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La lanterne des morts, un thriller doublé d’une histoire d’amour (Fayard)

Janine Boissard
Janine Boissard

La lanterne des morts, un thriller doublé d’une histoire d’amour (Fayard)

Publik’Art avait apprécié le livre de Janine Boissard, publié en octobre 2016, Une femme. Cette fois-ci Janine Boissard nous raconte non seulement une saga familiale mais en même temps, un thriller et une histoire d’amour ! Avec une énergie incroyable !

Scénario captivant

Si Janine Boissard a toujours mis en avant la femme, dans ses romans, cette fois-ci, c’est encore des jeunes femmes qui sont les héros de La lanterne des morts, dont une atteinte de bipolarité. A travers Lila, l’auteure dévoile les possibles dangers de cette maladie. Le scénario est original, même si l’on comprend très vite que Lila est imprévisible et que ses actes ne sont pas toujours très nets ! Autour d’elle, des personnes disparaissent mystérieusement et subitement. Et Lila est surtout attirée par les hommes riches. Alors que sa sœur cadette, Adèle, est son opposé. Discrète, sensible, effacée et à l’écoute des autres et de la nature. Adèle a repris l’affaire familiale et cultive la truffe. Leur voisin, le châtelain Vivien, est leur ami d’enfance et depuis toujours fidèle à la famille. Mais Lila revient après un mariage et sept années d’absence, et va perturber l’équilibre d’Adèle et  également celui de Vivien.

Approche de la maladie

A travers Lila, on découvre les dangers de la bipolarité. Le livre se lit très facilement, davantage comme un thriller que comme une histoire d’amour. Même si les sentiments d’Adèle sont finement analysés, la maladie de Lila prend le dessus et détruit toute la réalité de la vie quotidienne qui devient vite un enfer pour sa sœur Adèle.

Janine Boissard continue à écrire et à nous régaler malgré son grand âge ! On a l’impression qu’elle a toujours 20 ans puisqu’elle donne une énergie débordante à ses personnages. Vraiment, La lanterne des morts vous réservera bien des surprises et sera un réel moment de plaisir !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La lanterne des mortsL’histoire se passe près de Brive, à Terrasson-Lavilledieu, dans le Périgord Noir, pays de la truffe et du bon vin.
Charles, trufficulteur, a deux filles. Lila, l’aînée, est belle, brillante et passionnée. Elle ne rêve que de grande vie. Adèle, la cadette, est tendre, modeste et responsable, en admiration pour sa grande soeur. Hélas, cette dernière est atteinte de bipolarité, cette maladie où le meilleur côtoie le pire.
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Adèle, 7 ans, l’âge de raison. Commencée dans la fête, la journée s’achève en tragédie : Madeleine, la mère, atteinte de diabète, succombe à une intoxication alimentaire, due à quelques baies de cytise incorporées par erreur dans son dessert. Par erreur ? Ne serait-ce pas Lila qui les y aurait glissées pour se venger d’une mère dont elle ne supporte plus l’autorité ?
Plusieurs années ont passé. Apparemment stabilisée, Lila épouse un bel et riche Espagnol. Mais, las de ses excès, celui-ci envisage de divorcer lorsqu’une crise cardiaque l’emporte. Revenue vivre à Terrasson, Lila s’éprend de Vivien, riche viticulteur qui envisage d’épouser Adèle. N’est-ce pas sa fortune qui l’attire ? Lila fait tout pour les séparer. Les yeux d’Adèle s’ouvrent enfin. Une discrète enquête lui révèle le pire. Parviendra-t-elle à sauver celui qu’elle aime ?
Auteur de près de quarante romans parmi lesquels L’esprit de famille, Une vie en plus ou, plus récemment, Chuuut, Janine Boissard est l’une des romancières françaises dont le succès ne s’est jamais démenti.

Date de parution : le 3 avril 2017
Auteur : Janine Boissard
Editeur : Fayard
Prix : 20,90 € (348 pages)
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Django, un biopic délicat et captivant

Django
Django, film de Etienne Comar, Copyright Fidelité – ArchesFilms

Django, un biopic délicat et captivant

Si Django Reinhardt a marqué à jamais l’histoire de la guitare et du jazz de son influence novatrice, le réalisateur novice Etienne Comar n’a pas pour autant voulu retracer son existence toute entière en la survolant au compte gouttes. Il a choisi au contraire de se concentrer sur une époque charnière au coeur de la seconde guerre mondiale pour faire ressentir l’intensité insouciante du guitariste manouche confronté à un occupant nazi  dangereux voire mortel. Pour l’interpréter, le choix de Reda Kateb fleure bon l’évidence tant sa prestation semble naturelle et habitée. Le film alterne entre plages musicales et langueur tourmentée pour un résultat aux frontières de l’envoutement.

Une existence méconnue

Si le nom de Django Reinhardt parle à tout le monde, peu de gens en savent vraiment plus de lui au delà de sa maitrise parfaite de la guitare. Le film Django relate 3 années charnières dans son existence en s’intéressant de près aux implications de l’occupation nazie. Les conséquences tragiques sur la communauté tzigane, le voyage romanesque du guitariste à Thonon-les-bains et son attitude retorse jusqu’à la fuite en Suisse voisine, le réalisateur Etienne Comar synthétise toute sa vie dans des évènements marquants. Et avec le sourire de Reda Kateb, l’incarnation revêt un charme certain. Le personnage enquille les cigarettes et semble observer l’action dans un détachement nonchalant, faisant hésiter sur son attitude entre retrait, légèreté et lucidité. Les sentiments s’entrechoquent jusqu’à la complète prise de conscience des intentions nazies et un regard changé à jamais sur les choses de ce monde. Aux côtés de l’acteur, Cécile de France incarne l’héroïne hypnotisée par le charisme du musicien, obligée de frayer avec l’occupant pour conserver sa place sociale. Les acteurs incarnant la communauté tzigane sont en grande partie non professionnels pour une vraie impression d’authenticité et une émotion palpable.

Des scènes charnières

Le film s’articule entre des scènes musicales qui parsèment le film et le structurent. Le premier concert à Pigalle fait découvrir le musicien accompli, la prestation dans un bar chiche de Thonon souligne le dénuement enchanté, le récital dans une réception nazie révèle les noirs desseins de l’occupant et le concert final invoque le souvenir des disparus. Le requiem final est d’autant plus émouvant qu’il n’en reste que quelques fragments de la partition originale perdue à jamais. Entre les moments de musique, le biopic choisit la lenteur d’un temps fait d’incertitude et de périls tapis dans l’ombre. Pas d’action spectaculaire ou d’effets visuels clinquants, le ton se veut réaliste et mélancolique, à l’opposé de la postérité flamboyante laissée par le guitariste. Disparu à 43 ans, Django Reinhardt ne cesse d’inspirer de nouvelles générations de musiciens et le biopic permet d’en savoir plus sur celui qui semblait manier l’instrument avec autant de dextérité que de facilité.

Le charme indéniable du biopic Django permet aux interprètes de raconter une histoire de survie et de mélancolie dans une ambiance tant réaliste que tragique. La scène de fin fait monter des sanglots couverts par une musique émouvante qui invoque le génie du regretté guitariste.

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Django
Djangodurant

En 1943 pendant l’occupation allemande, le tsigane Django Reinhardt, véritable “guitare héros”, est au sommet de son art. Chaque soir il fait vibrer le tout Paris aux Folies Bergères avec sa musique swing alors qu’en Europe, ses frères sont pourchassés et massacrés. Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse aidé par une de ses admiratrices, Louise de Klerk. Pour passer, il se rend à Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, avec sa femme enceinte, Naguine et sa mère Negros. Mais l’évasion est plus compliquée que prévue, Django et ses proches se retrouvent plongés dans la guerre. Pendant cette période dramatique, il n’en demeure pas moins un musicien exceptionnel qui résiste avec sa musique, son humour, et qui cherche à approcher la perfection musicale…

Sortie : le 26 avril 2017
Durée : 1h55
Réalisateur : Etienne Comar
Avec : Reda Kateb, Cécile de France, Beata Palya
Genre : Biopic

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https://youtu.be/81gQfGIATwo

Aurore ou l’histoire de la femme de 50 ans

Aurore
Aurore © Karé Productions

Aurore ou l’histoire de la femme de 50 ans

Blandine Lenoir consacre son dernier film, Aurore, à la femme de 50 ans. Très beau sujet, rarement traité au cinéma. Et c’est Agnès Jaoui qui interprète magistralement Aurore, 50 ans.

Le scénario manque un peu d’originalité

Si le scénario ne réserve guère de surprises, certains passages nous font quand même bien rire. Le film met en avant la difficulté d’être une femme de 50 ans. Non seulement la ménopause s’invite, mais le corps se transforme aussi. On grossit presque inévitablement. Et si Agnès Jaoui a grossi, il est vrai qu’elle reste très belle avec toutes ses rondeurs. Elle est éclatante dans ce film ! Aurore vit seule, divorcée, et a deux filles. Ses relations avec ses filles sonnent parfaitement justes ! L’une d’elle attend un enfant, ce qui ne fait guère plaisir à Aurore. Devenir Mamie ? Ce n’est pas vraiment son envie ! Mais pour le coup, personne ne va lui demander son accord.

Quelle époque est représentée ?

Ce qui est gênant dans ce film c’est qu’il a un côté complètement démodé. On ne connaît pas l’époque d’Aurore. Mais sûrement pas en 2017 ! Les costumes sont démodés, et relèvent davantage des années 80 que d’aujourd’hui. Mais cela ne colle pas car Aurore retrouve son amour de lycéenne, de 1985. En 30 ans, il s’en est passé des choses ! Donc, on serait bien en 2015… Bizarre.
Les femmes de 50 ans d’aujourd’hui souffrent toujours de la ménopause, mais se font soigner pour ça ! Elles souffrent aussi toujours d’être seules et abandonnées par leurs enfants. Mais, hélas, c’est la loi de la nature. Par contre, elles sont nettement plus délurées que cette Aurore !

Beau thème malgré tout

Publik’Art apprécie que le thème de la cinquantaine chez la femme soit ainsi exposé ! Beaucoup de femmes souffrent de dépression, se sentant inutiles, vieilles, abandonnées, et même rejetées par le système si jamais en plus elles perdent leur emploi ! L’horloge biologique de la femme tourne à toute vitesse mais ce n’est pas parce qu’elle est ménopausée que la femme n’a plus son rôle dans la société. A cela s’ajoute le départ des enfants qui est inéluctable même s’il se fait de plus en plus tard.
On peut regretter la fin du film qui est trop optimiste et qui va en faire rêver plus d’une ! Un peu trop « fleur bleue »… Mais il est vrai que la vie sentimentale d’une femme ne s’arrête absolument pas à 50 ans, bien au contraire !
Aurore dévoile les côtés négatifs de la femme à 50 ans, mais reste optimiste sur ses nombreuses possibilités face à l’avenir !
Aurore, un film vrai. Un film de femme sur les femmes, où l’on rit, où l’on pleure, où l’on ressent des émotions. A voir vraiment !

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AuroreAurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

Sortie : le 26 avril 2016
Durée : 1h29
Réalisateur : Blandine Lenoir
Avec : Agnès Jaoui, Thibault de Montalembert, Pascale Arbillot
Genre : Comédie

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L’exposition Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée, Musée Delacroix

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Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l'atelier au Musée
Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au Musée

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l'atelier au Musée
Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au Musée

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l'atelier au Musée
Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au Musée

 

 

 

 

 

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l'atelier au Musée
Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée, Musée Eugène Delacroix

L’exposition Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée, Musée Delacroix

Au proximité de l’église de Saint Germain des prés, le musée Delacroix invite à la découverte d’un lieu privilégié dans la carrière de l’illustre peintre. Dernière demeure de l’artiste, le musée abrite également un jardin somptueux caché des regards et son dernier atelier. A l’occasion de l’exposition Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée, un parcours ludique et instructif permet aux visiteurs de mieux connaitre l’attachement du premier président de la Société des Amis d’Eugène Delacroix à l’oeuvre du maitre et à sa postérité.

Entre hommage et célébration

Le parcours proposé par le Musée Delacroix fait d’abord traverser les anciens appartements du peintre. Toiles, lettres manuscrites et dessins s’exposent avec des commentaires explicatifs pour une plus grande proximité avec leurs secrets cachés. Et comme il n’est jamais trop tôt pour s’initier à l’art, des commentaires ludiques permettent aux plus jeunes de se familiariser avec les petits mystères des maitres. Les oeuvres de Delacroix sont évidemment mises en avant, avec une collection certes moins vertigineuse qu’au Louvre mais néanmoins très bien fournie grâce aux achats aux legs réguliers dont bénéficie le Musée Delacroix. Les oeuvres de Maurice Denis s’agencent harmonieusement avec des commentaires permettant de mieux connaitre l’admiration totale de cet artiste envers son ainé Delacroix. Par l’intermédiaire d’artistes plus âgés comme Cézanne, Redon et Gauguin, il découvrit l’héritage du peintre romantique qu’il fit fructifier avec ses contemporains Vuillard, Bonnard et Bernard. Delacroix écrivain fut un modèle et un exemple qui les inspirèrent dans leurs oeuvres respectives.

Une visite en apothéose

Après la découverte des appartements, le passage par le jardin caché ravit les visiteurs avec ses petits massifs de fleur et son calme olympien. Un siège en rotonde permet de se reposer et d’écouter une voix off narrant les aventures du peintre Delacroix. L’accès aux ateliers réserve une nouvelle surprise avec une pièce immense agrémentée de peintures diverses et savamment exposées. L’envie peut venir aux visiteurs de passer de longues minutes devant l’immense L’Hommage à Cézanne de Maurice Denis dans l’intimité des grands artistes du XIXe siècle. Du Matisse par ci, du Gauguin par là, l’exposition enchaine les enchantements pour un voyage pictural de haute volée.

L’exposition et sa commissaire Dominique de Font-Réaulx ont privilégié la proximité et l’émerveillement pour un parcours tout en surprises et en immersion pour découvrir Eugène Delacroix et ses héritiers en plein coeur du quartier germano-pratin.

Dates : A partir du 3 mai 2017
Lieu : Musée Delacroix, Paris
Entrée : 7 €

L’intense et vibrant trio dans Erich von Stroheim

Erich von Stroheim Crédit photo : Jean-Louis Fernandez

L’intense et vibrant trio dans Erich von Stroheim

Le couple est la toile de fond de cette pièce qui met en scène une femme et deux hommes, nommés Elle, l’Un et l’Autre. Trois personnages à la dérive qui se mentent à eux-mêmes dans un triangle amoureux sulfureux aussi désabusé que destructeur.

Il sont à un tournant de leur vie, notamment de leur vie amoureuse. C’est un trio presque parfait, puisque chacun des trois personnages a une relation avec l’autre où s’instaure un suspens psychologique : lequel de ces trois couples va rester ? En marge, il y a une réflexion sur la société et son univers globalisé, dérégulé, dématérialisé qui voient les repères sensibles exploser et ses membres se déserter les uns les autres, dans une peur récurrente de l’engagement et de la responsabilité humaine.
 
«  Elle   » dirige une entreprise, «  L’un » est acteur de films pornographique. «  L’autre  », le jeune homme, n’a pas de travail et aimerait pouvoir « truquer la société ». Il prend pour modèle Erich von Stroheim – d’où le titre de la pièce – qui a mystifié sa vie en trichant avec ce qu’il était.
  
La notion de survie est au cœur du spectacle où aucun des trois protagonistes ne vit vraiment, mais se livre à une fuite en avant pour ne pas se confronter à sa solitude et à une réalité pervertie. Echappatoire des sens donc pour pouvoir encore exister dans un monde du tout-économique où le corps humain n’est plus qu’une marchandise offerte au capital. Le tout porté par une écriture incisive, âpre, violente, rythmée de Christophe Pellet. Un poème noir, à l’humour  féroce et à la langue fragmentée qui interroge en creux le monde d’aujourd’hui, la relation à l’autre, le désir et le travail. Il questionne aussi l’enfance fracassée et la perte d’innocence. 

Une langue qui percute le corps

Une photo immense de Montgomery Clift et Lee Remick tirée du film Le Fleuve sauvage d’Elia Kazan apparaît sur le décor monumental avant qu’il ne s’ouvre et se referme sur des espaces intimistes, focalisant dans un ballet opératique et cinématographique, la perdition des personnages. Tandis que la  voix de la Callas dans Sanson et Dalila de Saint-Saëns inaugure chaque nouvelle scène.  
 
Stanislas Nordey orchestre d’un geste sûr et puissant cette danse de mort dont la fureur des mots magnifiquement rendus, résonne de cette compromission impossible. 
 
Des corps qui habitent la langue et une langue qui percute le corps, telle est la partition que servent à merveille Laurent Sauvage (l’Un), Thomas Gonzalez (l’Autre) et Emmanuelle Béart (Elle) dans un abandon aussi troublant que poignant. Bravo.    
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Dates : du 25 avril au 21 mai 2017 l Lieu Théâtre du Rond-Point (Paris)
Metteur en scène : Stanislas Nordey

Le Procès du siècle met les points sur les i

Le Procès du Siècle
Le Procès du Siècle, film de Mick Jackson, Copyright SquareOne/Universum

Le Procès du siècle met les points sur les i

Le Procès du siècle revient en détail sur le procès ayant opposé en 2000 l’historienne Deborah Lipstadt et David Irving dans le procès en diffamation intenté par ce dernier. L’objet? Rien de moins que la preuve de l’existence des chambres à gaz dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale. Le réalisateur Mick Jackson s’est plongé dans les archives officielles du procès pour reproduire à l’identique les dialogues et séquences de prétoire mot pour mot. Les acteurs sont d’une intensité stupéfiante pour un film aux visées universelles, pour enfin mettre un point final sur les polémiques stériles autour de la véracité des actes nazis. Mention spéciale à Timothy Spall dans le rôle du négationniste aux sympathies nazies, impressionnant dans la peau du révisionniste malhonnête.

Un film important

Le procès du siècle revient avec précision sur un moment charnière de l’histoire contemporaine, pourtant assez mal connu. Plus de 70 ans après la fin du second conflit mondial, les sceptiques de tout poil ont la tentation de remettre en cause l’horreur des actes nazis. Le temps passant, les souvenirs s’effacent peu à peu et l’incertitude est de mise quand des individus à l’assurance apparente s’occupent de remettre en cause la mémoire collective. Daniel Irving (Timothy Spall) est un négationniste qui attaque en justice l’historienne Deborah Lipstadt (Rachel Weisz) l’enjoignant le prouver devant un tribunal l’existence des chambres à gaz. Résolue à ne pas se défiler, elle s’entoure d’avocats experts pour contrer la mauvaise foi viscérale de son opposant décidé à se défendre sans l’aide d’avocats. Anthony Julius (Andrew Scott) et surtout Richard Rampton (Tom Wilkinson) sont ces avocats intéressés par la quête de la vérité. Et comme tous les dialogues reproduisent à l’identique les éléments du véritable procès, le film fait ressentir l’intensité des échanges et la force des réparties. Il faut voir durant le procès les tentatives de Daniel Irving pour capter le regard d’interlocuteurs qui refusent visiblement de croiser ses yeux, l’effet produit est d’une puissance considérable.

Entre le documentaire et le témoignage

Rachel Weisz s’est évertuée à reproduire du mieux possible l’attitude de l’historienne pour en faire ressortir la force de caractère. Ses regards et ses sourires font transparaitre les tourments intérieurs de celle qui est obligée de prouver l’irréfutable devant une cour de justice, sans pouvoir se tromper ni perdre le procès sous peine de laisser la porte ouverte à tous les révisionnistes du monde. Et comme le réalisateur du célèbrissime Bodyguard avec Withney et Kevin ne cesse de la confronter aux doutes d’adversaires pugnaces, l’issue de l’audience a un effet démultiplié. Le film fait revivre un moment clé de l’opposition entre négationnistes et tenants de la mémoire collective. L’intérêt de l’opus est autant cinématographique que sociologique, comme si le film s’imposait en ces temps troublés pour prouver par A + B que certains faits historiques ne sont plus discutables ni à remettre en cause.

Le procès du siècle a l’immense mérite de revenir sur un procès historique récent, mal connu, mais si nécessaire pour arrêter de couper les cheveux en quatre. Et comme les acteurs sont excellents, il ne faut pas bouder son plaisir.

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Le Procès du Siècle
Le Procès du Siècle

Deborah Lipstadt, historienne et auteure reconnue, défend farouchement  la mémoire de l’Holocauste.
Elle se voit confrontée à un universitaire extrémiste, avocat de thèses controversées sur le régime nazi, David Irving, qui la met au défi de prouver l’existence de la Shoah.
Sûr de son fait, Irving assigne en justice Lipstadt, qui se retrouve dans la situation aberrante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz. Comment, en restant dans les limites du droit, faire face à un négationniste prêt à toutes les bassesses pour obtenir gain de cause, et l’empêcher de profiter de cette tribune pour propager ses théories nauséabondes ?

Sortie : le 26 avril 2017
Durée : 1h50
Réalisateur : Vincent Garenq
Avec : Rachel Weisz, Tom Wilkinson, Timothy Spall
Genre : Drame, Judiciaire, Topic

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Résultats concours : Django, 10 places de ciné gagnées

DJANGO
DJANGO © Roger Arpajou

Résultats concours : Django, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 2468 participants au concours Django. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Magalie Pierson, Angelita Manchado, Christophe Kowsky, Vincent Sappey et Vincent Duflot

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

NCIS Los Angeles Saison 7 sort en DVD le 2 mai

NCIS

Les agents “G” Callen (Chris O’Donnell) et Sam Hanna (LL Cool J) font monter la pression dans cette septième saison saturée en adrénaline. Avec l’Agent spécial Kensi Blye (Daniela Ruah), le Détective du LAPD Marty Deeks (Eric Christian Olsen), le prodige de l’informatique Eric Beale (Barrett Foa) et l’expert analyste Nell Jones (Renée Felice Smith), cette équipe de choc intrépide s’attaque à des ennemis aux quatre coins de la planète, comme des espions nord-coréens ou des truands russes.
Pour la première fois en coffret 6 DVD, cette explosive saison 7 vous tiendra en haleine tout au long de ses 24 épisodes !


NCIS LA S07 – Extrait 08 par upvfrance

Caractéristiques techniques du DVD :
IMAGE 16/9ème 1.78:1 FULL FRAME
AUDIO : FRANCAIS ET ANGLAIS DOLBY DIGITAL 5.1 Bonus : Scènes coupées • fête pour le 150ème épisode • Qu’y a-t-il dans un nom ? • en Afrique • Double vision • Saison 7 de NCIS : Los Angeles : ça devient personnel • Forte demande • Meilleurs vœux, NCIS

Downtown Abbey Les Mariages sort en DVD le 2 mai

Downtown Abbey
© 2016 Carnival Film & Television Limited. Masterpiece est une marque déposée de WGBH Educational Foundation. Tous droits réservés. © 2010-2017 Carnival Film & Television Limited

Downtown Abbey Les Mariages sort en DVD le 2 mai

Durant 6 saisons, nous avons vécu au rythme tumultueux des relations amoureuses à Downtown Abbey, nous submergeant tantôt de bonheur, tantôt de compassion, pour tous ces couples qui auront partagé avec nous le meilleur comme le pire, de l’âge d’or de l’avant-guerre aux années folles.

Ce coffret inédit rassemble et célèbre les plus touchantes et romantiques de la série et contient également un film d’introduction et de discussion de l’équipe créative à l’origine de ces magnifiques histoires d’amour.

Bande-annonce :


Coffret_DVD_Downtown Abbey Les Mariages par upvfrance

* Inclus :
7 épisodes et des bonus exclusifs – un album collector – des photos de mariages inédites de Downtown Abbey

Editeur : Universal

Les gardiens de la galaxie reviennent avec une suite pleine de charme (même si parfois bien bavarde)

Les Gardiens de la Galaxie 2
Les Gardiens de la Galaxie 2, film de James Gunn, Copyright The Walt Disney Company France

Les gardiens de la galaxie reviennent avec une suite pleine de charme (même si parfois bien bavarde)

Les gardiens de la galaxie 2 replongent le spectateur dans un univers de science fiction hautement graphique avec 5 hors la loi mal assortis mais déterminés à se soutenir cout que coute. Peter Quill, Rocket, Groot, Gamora et Drax n’ont pas changé, se chamaillant continuellement dans des joutes verbales à l’humour débridé et affrontant les ennemis les plus terribles de la galaxie. Mais quand le père du premier débarque à l’improviste, le fragile équilibre du groupe est rompu. Une suite à la BO encore plus impeccable, aux   explosions récurrentes (voire envahissantes), aux longs bavardages parfois ennuyeux mais surtout aux quelques scènes cultes qui relèvent le film. Conseil: la case premier film est indispensable pour profiter au mieux de cette suite.

Une suite meilleure que l’original 

Premier constat: le deuxième épisode des gardiens de la galaxie n’hésite pas à emprunter des chemins de traverse qui lui donnent tout son charme. D’aucuns diront que Marvel a laissé les mains libres au réalisateur James Gunn pour lui laisser exprimer complètement sa créativité, avec à la clé un résultat à la hauteur des espérances, et c’est tant mieux. Les ingrédients sont pourtant les mêmes, mais la recette est bien plus ragoutante que pour le premier épisode. Moins d’action phagocytante, des anti-héros toujours aussi charismatiques et attachants, et surtout une musique aux forts accents seventies qui s’accorde parfaitement à l’intrigue. De l’action, il y en a, mais le réalisateur a le bon gout de la filmer comme à l’arrière plan. La flèche mortelle de Yondu fait ses habituels massacres, les 5 fantastiques se sortent de traquenards improbables, les bastons s’enchainent mais il y a toujours un dialogue décalé, une attitude compassée ou une mise à distance truculente qui amène de la profondeur en plus. Ca change des films de super héros où les personnages se prennent tellement au sérieux qu’ils gâchent le plaisir du visionnage (clin d’oeil à Superman ou Logan). Quant à la musique… une scène d’action avec Mr Blue Sky d’ELO vaut bien mieux que les récurrentes ritournelles RnB insipides trop souvent entendues. Et quand on sait que Father and son de Cat Stevens, The Chain de Fleetwood Mac ou My Sweet Lord de George Harrison sont également de la partie, il y a de quoi prendre son pied…

Des bavardages incessants

Mais il y a tout de même un hic, cette suite contient une ribambelle de têtes à têtes bavards qui tournent un peu trop souvent en rond. Et il y en a beaucoup, et ils s’étirent parfois pendant de longues minutes. Avec à la clé un problème de rythme car à trop vouloir rentrer dans les détails, le film créée un ennui surprenant. Mais les fans en feront fi et se concentreront sur les nombreuses qualités du film. Catalogue à la Prévert: une scène d’ouverture gaillarde et rythmée par un Bébé Groot moins central que redouté, des guest stars que le spectateur a plaisir à découvrir et quelques vagues à l’âme qui tranchent avec les héros classiquement trop sûrs d’eux. Au final, le spectacle est au rendez-vous avec une épaisseur de niveaux comiques, mélancoliques et romanesques qui font passer un très bon moment. Inutile d’insister que la qualité de la réalisation et des effets spéciaux, le spectateur n’en attendait pas moins. Que les héros franchissent un champ d’astéroïdes ou fassent des bonds de 20 mètres, ils conservent leurs brushings impeccables et ne se font que de tout petits bleus. On commence à avoir l’habitude…

Les gardiens de la galaxie vol. 2 est un divertissement qui remplit le contrat grâce à ses quelques moments de grâce et une musique hautement réjouissante. Les fans d’action et d’effets spéciaux seront également ravis. Il y en a donc pour tout le monde.

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Les Gardiens de la Galaxie 2
Les Gardiens de la Galaxie 2

Musicalement accompagné de la « Awesome Mixtape n°2 » (la musique qu’écoute Star-Lord dans le film), Les Gardiens de la galaxie 2 poursuit les aventures de l’équipe alors qu’elle traverse les confins du cosmos. Les gardiens doivent combattre pour rester unis alors qu’ils découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill. Les vieux ennemis vont devenir de nouveaux alliés et des personnages bien connus des fans de comics vont venir aider nos héros et continuer à étendre l’univers Marvel.

Sortie : le 26 avril 2017
Durée : 2h16
Réalisateur : James Gunn
Avec : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista
Genre : Action, Science-fiction, Comédie

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La colère d’un homme patient, un revenge movie à la sauce espagnole

La colère d'un homme patient
La colère d’un homme patient, film de Raúl Arévalo, Copyright EOne Films Spain

La colère d’un homme patient, un revenge movie à la sauce espagnole

Le film La colère d’un homme patient offre peu de sourires et de joie de vivre, le ton est plutôt aux mâchoires serrées et aux regards intenses. Le héros José interprété par le toujours excellent Antonio de la Torre a trop attendu pour ne pas laisser éclater sa soif de vengeance une fois que l’occasion se présente enfin. Le réalisateur Raul Arévalo fait naitre une ambiguité retorse dans l’esprit du spectateur tant la folie meurtrière du quidam vengeur interroge sur son aveuglement bestial. Le tout dans un film qui se laisse le temps, au risque de manquer de rythme.

La vengeance est un plat qui se mange froid

Le premier tiers du film a le mérite de dispenser les raisons de cette juste vengeance à doses comptées. Un personnage attend au volant d’une voiture des complices auteurs d’un braquage aux conséquences incalculables. La course poursuite qui s’en suit est un modèle du genre, sans effets spéciaux ni explosions mais avec une vraie tension étouffante au coeur du véhicule, bien loin de ses exemples hollywoodiens style Fast & Furious et compagnie. Le spectateur est un peu perdu mais comprend vite que le hold-up n’est qu’un flashback à l’origine de tout ce qui va suivre. Curro (Luis Callejo) finit seul en prison, pour 8 longues années loin de sa femme et de son fils, et purge sa peine. Un homme mystérieux dénommé José (Antonio de la Torre) va se servir de lui pour éliminer un à un ses complices coupables d’un crime odieux. La colère d’un homme patient rappelle alors tous ces westerns surannés où un homme seul règle leur compte à d’immondes crapules sans foi ni loi. Sauf que ce film ajoute une bonne dose d’ambiguité entre les raisons compréhensibles du vengeur revanchard et l’eau qui a coulé sous les ponts pour les auteurs du crime crapuleux. Jusqu’à interroger sur la moralité de ses actions et la logique de cette ligne rouge qu’il franchit allègrement.

Et le pardon, ça existe?

Le réalisateur Raul Arévaldo commet ici son premier film après de nombreux rôles marquants comme dans Les amants passagers d’Almodovar ou La Isla Minima d’Alberto Rodriguez. 10 ans se seront écoulés entre l’idée du film inspirée d’une histoire vraie et sa concrétisation. Après avoir entendu le client d’un bar réagir vertement à l’annonce d’un crime atroce en proclamant qu’il prendrait un fusil et ferait un carnage pour venger sa famille, l’idée nait et prendra son temps pour se concrétiser. Au final, le film rappelle les bons vieux opus de Sam Peckinpah, avec ses geysers de sang aussi inopinés qu’irrémédiables. Mais l’image du justicier s’évapore devant des excès de violence incontrôlables. Est-ce vraiment de la justice que de régler ses comptes aussi abruptement? La question a le temps de se poser tant le film multiplie les longues plages de langueur, peut être à l’excès. Le parcours de José hypnotise le spectateur, ne laissant de le faire réfléchir à la légitimité d’un comportement plus près de la folie que du discernement.

La colère d’un homme patient a tout de l’exercice de style pour un réalisateur novice s’essayant avec talent à l’exécution de son premier opus. Pour un résultat séduisant même si imparfait. Certains se rappelleront du même Antonio de la Torre dans le Balada Triste d’Alex de la Iglesia où il était déjà sérieusement barré, mais pour d’autres raisons.

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La colère d'un homme patient
La colère d’un homme patient

Un homme attend huit ans pour se venger d’un crime que tout le monde a oublié.

Sortie : le 26 avril 2017
Durée : 1h32
Réalisateur : Raul Arévalo
Avec : Antonio de la Torre, Luis Callejo, Ruth Diaz
Genre : Thriller, Drame

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Comtesse de Segur née Rostopchine invoque la faconde d’une auteure de légende

Comtesse de Segur née Rostopchine
Comtesse de Segur née Rostopchine, mise en scène de Pascal Vitiello, Studio Hebertot

Comtesse de Segur née Rostopchine invoque la faconde d’une auteure de légende

L’auteure des Petites Filles Modèles et des Malheurs de Sophie a beau être universellement lue et reconnue, son existence est beaucoup moins remémorée. C’est à ce manque que tente de remédier Bérengère Dautun seule en scène au Studio Hebertot dans une pièce émouvante visant à révéler les tourments d’une Comtesse de Ségur finalement assez méconnue. De la jeunesse russe à la vocation littéraire tardive en passant par un mariage décevant, la comédienne ne cache rien et se livre à un soliloque enflammé en forme d’hommage éblouissant.

Une confession à coeur ouvert

Bérengère Dautun n’a besoin que de son art consommé de l’éloquence pour captiver l’audience une heure durant. Elle invoque l’esprit de l’héritière de grande famille noble russe pour relater une existence longtemps contraire et retorse. C’est effectivement à partir de 55 ans que les mots se sont enchainés sur le papier pour des oeuvres rentrées dans la postérité et faire écho à sa propre enfance malheureuse auprès d’une mère lointaine et dénuée d’affection. Ses ouvrages marquent une rupture avec les modèles antérieurs de la littérature enfantine, ceux de Charles Perrault notamment. Chez la Comtesse de Ségur, le réalisme des descriptions de punitions sont sans complaisance, les serviteurs sont omniprésents et le vouvoiement est de rigueur. Mais avant cette évocation tardive à la littérature, c’est une vie entière qui est remémorée avec moult détails. Sofia Rostoptchina vécut une enfance sous le signe des guerres napoléoniennes avec un père gouverneur de Moscou, c’est lui qui libéra des prisonniers pour mettre le feu à la ville pour en chasser Napoléon et ses troupes. L’enfance solitaire auprès d’une marâtre sans tendresse précède un mariage compliqué avec Eugène de Ségur, époux volage qui la trompa notamment avec leur bonne. Ils ont tous deux huit enfants, lui vaque tandis qu’elle s’enferme avec leur descendance.

Une comédienne rayonnante

Bérengère Dautun se glisse dans la peau de la romancière avec une générosité rare dans ses expressions et ses effets. Tandis qu’un écran dans le fond de la scène projette des images significatives de l’existence de l’héroïne, elle déclame avec élégance un texte fouillé, alternativement drôle et poignant suivant le fil d’un parcours unique. Récemment présente dans le même Studio Hebertot dans un Compartiment Fumeuses partagé avec Sylvia Roux, Bérengère Dautun fait honneur à sa légende, elle qui fut notamment sociétaire de la Comédie Française de 1972 à 1997 et interprète gracieuse des plus grandes héroïnes de théâtre. Elle se plonge avec délice dans l’existence de la Comtesse de Ségur pour en exalter la profondeur de caractère et la grande culture. La comédienne prend visiblement un énorme plaisir à jouer, gratifiant l’audience de larges sourires et de répliques truculentes. Quand elle met en rapport l’époque de la comtesse et les temps actuels, c’est pour souligner la profusion des moyens de communication et la plus grande solitude qui en découle. La mise en scène de Pascal Vitiello place quelques meubles mais fait la part belle à la comédienne. Le texte de Joëlle Fossier se situe entre l’oeuvre épique et le ton intimiste de la confession, pour un spectacle vivifiant et émouvant.

La Comtesse de Ségur née Rostopchine ravit l’audience par l’implication de la comédienne et la joyseuté des aveux dispensés sur la scène du Studio Hebertot. Une pièce à découvrir au plus vite!

Dates :  à partir du 25 avril 2017, du mardi à samedi 19h, le dimanche à 17h
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Pascal Vitiello
Avec : Bérengère Dautun

La nuit, je mens, un roman truffé d’originalité et de vérités (Albin Michel)

Cathy Galliègue

La nuit, je mens, un roman truffé d’originalité et de vérités (Albin Michel)

Cathy Galliègue écrit son premier roman avec La nuit, je mens. Un premier roman riche en rebondissements et en imagination. Au début, on pense à une simple histoire d’amour. Mathilde a rencontré l’homme de sa vie, Gaspard. Une belle histoire même si c’était son boss. Peu importe, elle démissionne et s’installe avec lui.
Puis au fil des pages, Mathilde nous entraine dans son drôle de monde. On ne comprend pas tout tout de suite. Chaque nuit, elle « retrouve » Guillaume.
Elle a l’impression de tromper son Gaspard en attendant ses rendez-vous nocturnes avec Guillaume. Mais qui est donc ce Guillaume ? Que se passe-t-il chez Mathilde ? trompe-t-elle Gaspard avec Guillaume ? Une chose est sûre : Gaspard aime Mathilde, assurément !
A travers son livre, Cathy Galliègue aborde des thèmes graves comme la folie, sous un angle très original. Sa plume est très agréable à lire et son livre se lit d’une traite !
L’amour, la folie, la mort, les relations parents-enfants, les représentations de chacun au sein de la société, une belle interrogation sur le sens à donner à nos vies.
La nuit, je mens, un livre à découvrir sans plus tarder !

« J’aime ma sœur, je l’aime si fort que je la voudrais morte, elle aussi. Ma petite famille de morts que j’aime. C’est atroce de regarder chaque jour sa propre copie naviguer en pleine perfection. » p.125

« Ils croient pouvoir tout expliquer, ces toubibs. Tout rationaliser. Mettre dans des petites cases. Et quand ils ne savent pas, ils tâtonnent. Vous sortent un mot barbare avec toute l’assurance du diplôme qui leur donne le droit de faire de vous un malade, un inadapté de la société. » P.151

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Mathilde pensait avoir rencontré l’homme de sa vie, Gaspard, un homme savoureux, presque parfait. Mais son premier amour, Guillaume, réapparaît la nuit, en songe… Il était parti si loin, depuis si longtemps, et Mathilde n’a jamais pu se résigner à son absence.
Au cœur de cet étrange ménage à trois qui s’installe, entre rêve et réalité, Mathilde se cherche : où est sa vie ? Dans le regret d’un amour défunt ou dans le présent qui lui tend les bras ?

Un premier roman étrange et poignant où Cathy Galliègue explore avec subtilité l’inconscient de nos sentiments, de nos désirs, de nos âmes en peine… Jusqu’aux frontières de la folie.

Date de parution : le 3 avril 2017
Auteur : Cathy Galliègue
Editeur : Albin Michel
Prix : 16 € (224 pages)
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Résultats concours : L’Olivier, 3 DVD gagnés

L'olivier
L’olivier © EOne Films Spain

Résultats concours : L’Olivier, 3 DVD gagnés

Vous avez été 2959 participants au concours L’Olivier. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants sont les suivants :

Florence Ferret, Alain Fromentoux et Cédric Denomme

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Une langueur toute asiatique dans Adieu Mandalay

Adieu Mandalay, film de Midi Z, Copyright Les Acacias

Une langueur toute asiatique dans Adieu Mandalay

Un couple de jeunes birmans émigre clandestinement dans la Thailande voisine pour améliorer leurs conditions matérielles. Adieu Mandalay raconte la précarité autant que leur détermination à ne pas baisser les bras. Car les tourtereaux s’éloignent irrémédiablement par la faute de leurs différences de vue quant à leur avenir. Elle veut obtenir des papiers pour commencer une nouvelle vie, lui veut accumuler assez d’argent pour revenir en Birmanie. La caméra plonge dans un quotidien plein de langueur et de contrariétés pour un film à l’hyper réalisme exacerbé entre corruption omniprésente et exploitation de la misère humaine. Adieu Mandalay ouvre une lucarne sur une tranche de vie retorse.

Une tranche de vie laborieuse

Trajet à l’arrière d’un camion, balade en moto, plats de riz dégustés bruyamment,, travail à l’usine, le réalisateur Midi Z fait plonger dans le quotidien le plus élémentaire pour saisir les tourments intérieurs de personnages en plein changements de vie. Les péripéties sont rares dans des vies faites de silences et de regards éteints. Les birmans clandestins sont des proies faciles pour des exploiteurs sans vergogne qui profitent d’une main d’oeuvre bon marché et corvéable à merci. C’est un peu de l’occident du XIXe siècle qui semble reprendre vie, entre des Cosette et Lantier décidés à s’en sortir sans revendications ni luttes ouvrières. Les tranches de vie sont montrées sans effets ostentatoires, les gestes sont appliqués, les esprits sont absents, faisant toucher du doigt l’existence des migrants partout à travers le monde. Le labeur n’est pas vécu comme une servitude mais comme une opportunité et il ne manque pas grand chose pour apporter le contentement le plus complet. La jeune Liangqing (Wu Ke-Xi) recherche désespérément des papiers, Guo (Kai Ko) se perd corps et âme dans son travail pour accumuler de maigres richesses. Et tous deux s’éloignent irrémédiablement.

Un film asiatique typique

Le rythme du film se veut le plus aride possible, insistant sur un quotidien sans artifices ni maquillages où tout reste à faire. Adieu Mandalay exhume un peu de l’esprit de la dictature birmane en train de s’ouvrir au monde à deux pas d’une Thaïlande déjà versée dans l’économie de marché. La dichotomie s’expose constamment, les birmans sont quelque peu stupéfaits de ce que le pays voisin peut potentiellement leur apporter. Mais tout a un prix et qui n’a pas suffisamment de subsides doit batailler pour s’en sortir. L’accomplissement de soi semble ici se faire au détriment de l’amour et de sentiments passés dans un plan secondaire. Le mariage et la famille sont mis à distance, repoussés dans un avenir plus ou moins lointain. Les compatriotes sont là pour aider à mesure de leurs moyens pour un rayon d’espoir dans un quotidien rendu gris par la manière de film du réalisateur.

Adieu Mandalay propose une réalisation aussi terne qu’exsangue pour une tranche de vie toute en potentialité et en vexations. Une langueur qui tranche avec la tragédie finale, inattendue et tranchante comme une lame de rasoir. Une expérience cinématographique pleine de sens.

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Adieu Mandalay
Adieu Mandalay

Liangqing et Guo, deux jeunes birmans, émigrent clandestinement en Thaïlande. Tandis que Liangqing trouve un emploi de plonge dans un restaurant de Bangkok, Guo est embauché dans une usine textile. Sans papiers, leur quotidien est plus que précaire et le jeune couple ne partage pas les mêmes ambitions : si Guo veut gagner assez d’argent pour retourner en Birmanie, Liangqing est prête à tout pour obtenir un visa de travail et échapper à sa condition.

Sortie : le 26 avril 2017
Durée : 1h48
Réalisateur : Midi Z
Avec : Kai Ko, Wu Ke-Xi, Wang Shin-Hong
Genre : Drame

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Résultats concours : Theeb, 2 DVD gagnés

Theeb, la naissance d'un chef
Theeb, la naissance d’un chef © Laith Al-Majali

Résultats concours : Theeb, 2 DVD gagnés

Vous avez été 2430 participants au concours Theeb. Merci de votre excellente participation. Les 2 heureux gagnants sont les suivants :

Philippe Paccoud et Julie Lemoine

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Résultats concours : Chicago Med saison 1, 2 coffrets gagnés

Chicago Med Saison 1

Résultats concours : Chicago Med saison 1, 2 coffrets gagnés

Vous avez été 2916 participants au concours Chicago Med saison 1. Merci de votre excellente participation. Les 2 heureux gagnants sont les suivants :

Sandrine Tchitake et Fabrice Antoine

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

L’homme au mille visages perd un peu le spectateur

L'homme aux mille visages
L’homme aux mille visages, film de Alberto Rodriguez, Copyright Julio Vergne

L’homme au mille visages perd un peu le spectateur

L’Espagne contemporaine a connu un scandale financier sans équivalent même si resté discret au-delà de ses frontières. Le réalisateur Alberto Rodriguez en propose une déclinaison romanesque à la sauce espions et traquenards. Les deux personnages principaux louvoient entre petites combines et apparences trompeuses pour une trahison haute en couleur avec à la clé démissions de ministres et défaites électorales. Le film ultra rythmé perd quelques peu les spectateurs avec un excès de commentaires (en espagnol) et un trop plein d’effets dramatiques. Le film aurait profité de quelques ellipses et ralentissements pour atteindre le niveau de l’exemple parfait en la matière, le bien nommé Tinker Taylor Soldier Spy (La Taupe en français).

Un scandale rocambolesque

Que dit l’histoire véridique? En novembre 1993, Luis Roldán, chef de la Guardia civile, est accusé de détournement d’argent public, à hauteur de millions de pesetas. Dès février 1994, il fuit l’Espagne clandestinement pour échapper à une convocation de juge devant déboucher à une incarcération. Pendant six mois, il se cache avant d’être arrêté en février 1995 à l’aéroport de Bangkok dans des circonstances mystérieuses. L’arrestation aurait été préparée par un accord secret visant à lui faire échapper au jugement final. Mais Roldán sera finalement condamné à une peine de prison se comptant en décennies, avec pour conséquences collatérales la démissions de deux ministres de l’Intérieur et la défaite électorale du gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez. Une histoire aux multiples zones d’ombres décortiquée par le réalisateur de La Isla Minima dans un récit tortueux et retors. Une éminence grise de l’ombre sert de fil rouge. Un peu espion, un peu fraudeur, un peu diplomate, un peu extorqueur, Paco tire les ficelles d’une intrigue qui se perd un peu dans une accumulation de détails plus ou moins importants. Et comme le héros ressemble plus à Maigret qu’à l’Inspecteur Harry, il cache son jeu derrière une carapace dénuée de scrupules.

Du rythme mais une mise à distance constante

L’homme aux mille visages pourrait fasciner le spectateur mais son attitude perpétuellement distante va jusqu’à poser la question de sa crédibilité. Sans tambours ni trompettes, le méphisto espagnol réussit à extorquer une somme faramineuse pour se venger de traitements précédents, mettant au premier plan son envie de vengeance au-delà de son art de la magouille. Le ton ultra réaliste se passe de gunfights et privilégie les arrières cours aux feux de la rampe. Les mensonges sont monnaie courante et les longs regards fixes sont la règle. L’ambiguité entoure tout le déroulement du film jusqu’à quelque peu lasser tant le héros replet s’ingénie à brouiller les pistes jusqu’à mener une existence d’oiseau migrateur sans attaches et, disons-le, sans intérêt. Son ennui constant s’enveloppe de volutes de fumée très seventies, à la mode guerre froide et entourloupes est/ouest. Le récit est mené par le bras droit de Paco, un pilote de ligne séducteur aussi aride que son acolyte. 2h de film pour suivre les exploits de faussaires taiseux et retors, c’est un petit peu long…

Le pitch de L’homme aux mille visages séduit mais son traitement demande de la patience et surtout de l’endurance pour ne pas piquer du nez. A force de vouloir plonger les spectateurs dans tous les niveaux de lecture, le réalisateur perd son public pour un résultat quelque peu longuet.

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L'homme aux mille visages
L’homme aux mille visages

Francisco Paesa, ex agent secret espagnol, est engagé pour résoudre une affaire de détournement d’argent risquant d’entrainer un scandale d’Etat. L’homme y voit l’opportunité de s’enrichir tout en se vengeant du gouvernement qui l’a trahi par le passé. Débute alors l’une des plus incroyables intrigues politiques et financières de ces dernières années : l’histoire vraie d’un homme qui a trompé tout un pays et fait tomber un gouvernement.

Sortie : le 12 avril 2017
Durée : 2h03
Réalisateur : Alberto Rodriguez
Avec : Eduard Fernández, José Coronado, Marta Etura
Genre : Policier, Drame, Biopic, Thriller

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Joseph Holc, un astre en marche

Joseph Holc, un astre en marche
Joseph Holc photo DR

Joseph Holc, un astre en marche

En 2013, Joseph Holc – auteur, comédien, compositeur et interprète – fondateur du groupe « Joe Chicago & the Supercherries », quitte Paris pour s’installer dans un village isolé. Coupé du monde mais pas de la musique, dont la sienne s’inscrit dans un chemin de vie qui doit faire sens, elle se coule dans une inspiration aussi personnelle qu’exigeante entre création et ironie, spiritualité et partage. 

Chargés d’influences multiples et universalistes, ses notes brassent large, se chargent de vibrations cosmiques dont sa voix et ses textes nous accrochent entre un folk et une pop sous bonne escorte.

Après l’Episode 1 présenté en septembre dernier, Joseph poursuit avec ce spectacle « L’Exil et l’Orgueil de l’Exil », une introspection initiatique qui nous ouvre à ses songes, matrice de sa genèse créatrice, mêlant sa propre histoire à celle de son groupe sans oublier cette supercherie d’ego !

Joseph Holc « L’Exil et l’Orgueil de l’Exil » photo DR

Un folk et une pop sous bonne escorte

En croisant sa vision de la musique et sa recherche spirituelle émaillée de “Supercherries” dont il a le secret, il donne à voir et à entendre à travers le prisme de l’objet théâtral qu’il s’approprie naturellement, ce retrait du vacarme du monde ouvert à un ailleurs intérieur et composite, boosté par une âme libre et rebelle.

Quand l’exil prend fin, l’appel de la scène et son retour à Paris avec son effervescence, sonne alors comme une évidence.

L’Episode 3 est attendu à la rentrée, à vos marques !

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Date : le 20 avril 2017 l Lieu Comédie Nation (Paris)
Création, mise en scène et interprétation :  Joseph Holc

Le jeu de l’amour et du hasard s’amuse sur la scène du Théâtre Michel

Le jeu de l'amour et du hasard
Le jeu de l’amour et du hasard, mise en scène de Salomé Villiers, Théâtre Michel

Le jeu de l’amour et du hasard s’amuse sur la scène du Théâtre Michel

Marivaux est un des auteurs français du XVIIIe siècle les plus joués sur les scènes nationales. Ses pièces entre badinage et libertinage font plus que distraire, en révélant des niveaux de lecture divers en même temps qu’un humour fort affuté. Loin de le respecter à la lettre tel un monument poussiéreux, la petite troupe de 6 acteurs menée par l’héroïne et metteur en scène Salomé Villiers s’amuse à le réactualiser à la mode décontractée sur la scène du Théâtre Michel, avec toujours un grand respect du texte mais dans une mise en scène pleine d’une désinvolture assez vivifiante. Le jeu de l’amour et du hasard bénéficie d’une actualisation qui fait du bien et amuse follement l’audience!

Une scène comme terrain de jeu

La pièce semble se dérouler à proximité d’un grand bac à sable géant, sous les lumières du soleil estival et sans toutes les manières compassées d’un siècle engoncé dans ses conventions antédiluviennes. Nul doute que Marivaux aurait approuvé ce parti pris visant à ancrer sa pièce dans le XXIe siècle. L’intrigue est connue, Sylvia demande à son père Orgon l’autorisation d’intervertir son rôle avec celui de sa servante Lisette pour découvrir son prétendant Dorante, sans se douter que lui aussi va utiliser un procédé similaire. Quiproquos et malentendus vont s’enchainer 1h40 durant devant les yeux amusés du père et du frère, pas pressés de détricoter le fil des malentendus. Mais là où la pièce tient originellement de la plaisanterie bon teint entre lustres et candélabres, la pièce devient un joyeux pique nique décomplexé, rythmé par les remarques mi-agacées mi-implorantes des protagonistes.

Entre Marivaux et les Bronzés

Le servant de Dorante figure un Jean-Claude Dusse sans vergogne, au pantalon jaune moutarde et aux ray bans proche de la beaufitude, symbolisant très bien les intentions de Salomé Villiers. Les classes sociales sont actualisées pour figurer des grands bourgeois face aux classes plus prolétaires. Finies l’aristocratie et le tiers état, Orgon se pavane en pantalon rose et en panama. Le lien avec notre époque est rendu plus évident pour un véritable pont avec les intentions de Marivaux. Le gouffre temporel ne subsiste que dans les expressions grand siècle, en complet décalage avec les accoutrements. Les scènes sont découpées par des intermèdes vidéos laissant entendre du David Bowie (Time) et des airs contemporains accompagnant des extraits de film. L’intention tient du dynamisme et du raccourci pour éviter les pertes de temps. Et ça fonctionne à en juger par le volume sonore des exclamations amusées de l’audience.

Le jeu de l’amour et du hasard sort du musée pour se confronter à notre époque de divertissements. Sylvia et Dorante vont devoir affronter les doubles sens et les équivoques pour vivre leurs sentiments et faire honneur au génie de Marivaux!

Dates :  du 5 avril au 6 mai 2017, du jeudi au samedi à 21h, samedi et dimanche à 16h15
Lieu : Théâtre Michel (Paris)
Metteur en scène : Salomé Villiers
Avec : Raphaëlle Lemann, Philippe Perrussel, Bertrand Mounier, Pierre Helie, François Nambot , Etienne Launay

Résultats concours : Un profil pour 2, 6 places de ciné gagnées

Un profil pour deux
Un profil pour deux © La Belle Company

Résultats concours : Un profil pour 2, 6 places de ciné gagnées

Vous avez été 2461 participants au concours Un profil pour 2. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants sont les suivants :

Aurélie Savignat, Jean-Claude Gouillon et Leslie Avalos

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Résultats concours : Mammon saison 2, 2 coffrets gagnés

Mammon

Résultats concours : Mammon saison 2, 2 coffrets gagnés

Vous avez été 1622 participants au concours Mammon saison 2. Merci de votre excellente participation. Les 2 heureux gagnants sont les suivants :

Cyrielle Martin et Yves-Denis Moro

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

A nos amours : toute la beauté du cinéma

A nos amours : toute la beauté du cinéma

J’ai revu A nos amours pour la troisième fois hier soir. La première fois, je l’avais vu sur mon ordinateur portable ; je sortais à peine de l’adolescence. J’avais été bouleversé. La deuxième fois, je l’avais vu à la Cinémathèque française lors d’une séance spéciale présentée par Sandrine Bonnaire. J’avais été bouleversé. La troisième fois, je l’ai vu projeté sur le mur de mon salon ; c’était il y a quelques heures. J’ai été bouleversé, encore une fois. Il est tout sauf aisé de décrire ce que provoque en moi la vision de ce film, de mettre de l’ordre dans ce florilège d’émotions qu’il soulève, de mettre des mots sur tout ce qu’il bouscule, réveille et enflamme dans mon cœur, dans mes tripes et dans mon cerveau. Il me met sens dessus dessous, à chaque fois. Hier soir encore, je suis resté éveillé longtemps après la fin du film. Il fallait que je lise, que j’écrive, que je pense. Et quand j’ai fini par me mettre au lit, j’ai continué à m’agiter pendant de longues minutes. Cela faisait plusieurs mois que j’étais pris dans le quotidien asphyxiant et palpitant d’enseignant-stagiaire, que je ne prenais plus le temps de vraiment penser et sentir les choses en dehors des textes sur lesquels je travaillais pour mes cours. A nos amours m’a rouvert une porte qui était restée entrebâillée tout ce temps mais que je ne prenais plus la peine de voir.

A nouveau, j’ai ri et pleuré avec Suzanne, j’ai senti l’excitation provoquée par les regards des hommes qui se posent comme d’insatiables abeilles sur mon petit corps d’adolescente, j’ai senti la violence des baffes que me collent mon père, ma mère et mon frère après que je suis rentrée trop tard à la maison, et surtout j’ai senti ce vide en moi face à une vie qui ne semble plus rien avoir à m’offrir, ce vide terrible devant un monde qui ne me propose rien à désirer, rien à aimer, ce vide d’un âge où l’on quitte l’enfance sans trop le vouloir mais sans trop résister non plus, où l’on se laisse porter par le vent, par le temps, par les autres, où il faut devenir quelqu’un, se construire, s’affirmer, peut-être se marier, faire des projets, mais où l’envie a disparu, parce que c’est aussi l’âge où l’on apprend qu’il va falloir renoncer à la plupart des illusions qui ont bercé nos jeunes années. Pendant une heure et quarante minutes, j’ai à nouveau été cette Suzanne qui n’a que seize ans et ne croit déjà plus à l’amour.

Il y a chez Pialat une authenticité qu’on ne retrouve chez aucun autre cinéaste, à part peut-être chez Cassavetes. Et cette authenticité n’a rien à voir avec le réalisme. A nos amours n’est pas un film réaliste. Le réalisme, c’est l’illusion du réel. Pialat ne cherche pas l’illusion, bien au contraire : il laisse apparaître la réalité du tournage, les soubresauts du film en train de se faire. Les plans flous ou sous-exposés sont gardés au montage, les bégaiements des acteurs et les grésillements des micros aussi, les faux-raccords pullulent et viennent briser le mirage du cinéma, comme autant de taloches balancées à la gueule du spectateur. C’est précisément dans ce refus de « faire vrai » que le film trouve son authenticité. Dès lors Suzanne est aussi Sandrine Bonnaire, l’actrice débutante et hésitante : la comédienne et le personnage cohabitent dans un même corps, les deux personnalités affleurent en même temps sur son visage, dans ses yeux qui se perdent vers le hors-champ, vers l’infini ; jamais l’une ne s’efface au profit de l’autre. Et c’est ainsi qu’elle devient une des figures les plus vraies et les plus vivantes du cinéma.

A nos amours oscille sans cesse entre l’aridité et le trop-plein : d’un long plan granuleux sur le visage de Bonnaire où les modifications presque imperceptibles de son regard sont les seuls micro-événements auxquels le spectateur se raccroche, on passe à une scène de dispute parfaitement grandiloquente où les acteurs cèdent à une hystérie collective proche du grotesque. Le film fonctionne ainsi par à-coups ; sa narration est totalement déséquilibrée, on saute plusieurs années au détour d’un simple cut, on passe de Porquerolles à Paris en l’espace d’une demi-seconde. Pialat ne cherche pas l’harmonie, la fluidité, car la vie n’est pas harmonieuse ni fluide. Son film nous fait violence, il ne se laisse pas saisir ; il est parfois drôle et tendre, parfois sec, violent et terrifiant, parfois morne et démoralisant, et parfois tout cela à la fois. La dernière scène, qui marque les retrouvailles en même temps que les adieux du père Pialat et de sa fille Bonnaire, est un sommet de beauté ; ces derniers mots timides du cinéaste à son actrice qu’il vient de révéler au public et qu’il laisse finalement voler de ses propres ailes.

A nos amours contient ainsi tout ce qui fait la beauté du cinéma. Il stimule l’intelligence et les sens, il émeut, il chagrine, il console. C’est un coup de pied au cul et une caresse. C’est un film qui est comme un lieu édénique et sinistre à la fois, où l’on ne peut s’empêcher de vouloir revenir. Hier soir encore, j’en suis revenu ébranlé, épuisé, mais apaisé.

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A quinze ans, Suzanne découvre avec lucidité et une certaine amertume que ce qu’elle aime faire avec les hommes, c’est l’amour et rien d’autre. Le reste ne serait-il qu’ennui ou illusion ?

Durée : 1h35
Réalisateur : Maurice Pialat
Avec : Sandrine Bonnaire, Evelyne Ker, Pierre-Loup Rajot
Genre : Drame
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Gold passe de la fascination à l’essoufflement

Gold
Gold, film de Stephen Gaghan, Copyright Studiocanal GmbH / Lewis Jacobs

Gold passe de la fascination à l’essoufflement

Le film Gold s’inspire de faits réels pour dépeindre la folie destructrice de la fièvre de l’or sur des êtres humains habituellement doués de la plus minimale jugeote. En imaginant le personnage de Kenny Wells, outsider haut en couleur atteint de l’addiction à la pépite jaune, le réalisateur Stephen Caghan (Syriana) a d’abord pensé à Christian Bale avant de laisser les clés du camion à un Matthew McConaughey omniprésent, bavard comme un perroquet et complètement déchainé. Peu de plans du film parviennent à se passer de lui, il en rajoute, ne fait pas dans l’économie de moyens et livre un show dont il a le secret. Sorte de métaphore de la asy

ise financière de 2008, Gold est une déclinaison de The Big Short, avec les mêmes financiers inconscients et l’or à la place des subprimes.

Une fable sur le miroir aux alouettes

Gold se construit autour d’un personnage fantasque déterminé à réaliser ses rêves. Enième déclinaison de la quête de l’inénarrable rêve américain après Tucker, Requiem for a dream, There will be blood, Rocky ou Scarface, Kenny Wells ne rêve pas d’argent ou de reconnaissance mais d’or. Qui lui apportera, il l’espère, l’argent et la reconnaissance. Le film le suit dans sa quête sans fin pour dénicher le filon qui comblera toutes ses espérances, dans un va et vient incessant entre paradis et enfer. Car comme le dit le teaser d’après une histoire trop belle pour être vraie, Gold enfume le spectateur et les principaux protagonistes pendant la grande majorité du film. Et qui d’autre que Matthew McConaughey pouvait incarner ce personnage truculent, hâbleur et charismatique pour occuper l’écran 2 heures durant. Au risque de lasser quelque peu tant le réalisateur ne cesse de le mettre à contribution dans de grandes joies et d’immenses désillusions. Le film se suit comme un thriller épileptique sur un rythme de montagnes russes sans jamais baisser le pied. Ce qui peut constituer le défaut de ses qualités. Car les coups de théâtre se succèdent et interrogent sur la crédibilité des personnages.

Une agitation sans fin

Tout l’art du cabotinage de Matthew McConaughey tient dans son art de l’alternance, comme il a pu le démontrer dans Dallas Buyers Club ou Killer Joe. Mais laissé en roue libre, il peut lasser et mettre en péril l’édifice du film, surtout si le scénario s’embourbe dans une durée trop longue et une faiblesse dans les revirements. Habitué aux transformations physiques, l’acteur n’hésite pas à s’alourdir dans ce rôle de chercheur d’or compulsif comme il a pu montrer ses capacités à suivre une diète carabinée dans son rôle à Oscar. A ses côtés, les rôles secondaires tiennent plus de la figuration tant l’acteur texan attire à lui irrémédiablement la caméra. L’histoire s’inspire du véritable scandale Bre X pendant les années 90 quand une société minière canadienne annonçait la découverte d’un gigantesque gisement d’or en Indonésie. Stephen Caghan préfère délocaliser l’intrigue dans les années 80 avec d’omniprésentes cigarettes aux becs et des costumes croisés du plus bel effet. Pour une maxime de fin impitoyable. Le monde des entrepreneurs comme celui de la finance peut receler de fieffés filous capables d’amadouer la multitude.

Gold commence sur un rythme galvanisant avant de montrer rapidement ses limites. L’acteur oscarisé attire à lui la caméra pour multiplier les effets et ne plus jamais la lâcher. Pour le sentiment final d’un film rythmé mais somme toute limité.

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Gold
Gold

Kenny Wells a grandi dans le milieu des chercheurs d’or. Tout comme son père, il n’a pas peur de gravir des montagnes et de creuser le sol pour faire fortune. Mais dans un monde où le simple jeu du hasard peut faire la différence entre un milliardaire et un loser absolu, on ne peut pas dire que la chance ait souri à Kenny. Pourtant, l’homme incarne l’esprit d’entrepreneur par excellence et la foi inébranlable dans la capacité à surmonter tous les obstacles.

Il vend donc le peu qu’il lui reste et part à l’autre bout de la planète : en Indonésie. Il a la conviction qu’il va trouver de l’or dans l’une des jungles les plus denses et les plus terrifiantes du monde : Bornéo. Après s’être associé avec le légendaire géologue Mike Acosta, ils vont devoir affronter ensemble la nature, les institutions financières de Wall Street et les pires complots…

Sortie : le 19 avril 2017
Durée : 2h01
Réalisateur : Stephen Caghan
Avec : Matthew McConaughey, Bryce Dallas Howard, Édgar Ramírez
Genre : Drame, Aventure, Thriller

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Comment élever les enfants les plus heureux du monde, un bel exemple danois (JC Lattès)

Jessica Joëlle Alexander

Iben Dissing Sandahl
Iben Dissing Sandahl

Comment élever les enfants les plus heureux du monde, un bel exemple danois (JC Lattès)

Jessica Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl nous exposent une méthode d’éducation bien différente de la nôtre. Elles sont toutes les deux mamans et vivent au Danemark

Leur histoire

Jessica est américaine et mariée à un Danois. Iben est danoise et psychothérapeute. Elles ont décidé de faire une étude très poussée sur les enfants danois et surtout sur le fait que la population au Danemark est une des populations la plus heureuse au Monde.

L’éducation danoise

Contrairement à notre système d’éducation qui privilégie les résultats scolaires, au Danemark, l’important est le bien-être de l’enfant, son bonheur. Pas de stress, mais de l’empathie, et beaucoup de jeux libres. L’enfant développe ainsi sa créativité. Pas d’activités extra-scolaires comme nous les pratiquons à outrance en France. L’important est de créer un environnement qui va stimuler l’enfant et le pousser à être créatif. Pas de télévision, encore moins de tablettes, des jeux que l’enfant va créer lui-même soit à l’intérieur soit à l’extérieur de la maison.

Arrêter de congratuler son enfant

Si jouer seul est source de joie, inutile de les féliciter parce qu’ils ont réussi un bel avion en Lego. Non seulement, nous les félicitons sans arrêt et en plus pas toujours à bon escient, disent les auteurs. Il est vrai que cela peut engendrer une baisse de l’estime de soi. « Les Danois s’efforcent de ne pas couvrir leurs enfants d’éloges. » p.73. Pour eux, l’humilité est une valeur essentielle.

« La façon dont on complimente nos enfants a effectivement un impact profond sur leur résilience. » p.74

Jeu, vérité, liberté, recadrage et empathie 

Les auteurs démontrent comment les Danois traitent leurs enfants au quotidien. Jamais de cris, une ambiance conviviale à la maison et surtout beaucoup d’empathie les uns envers les autres. Même les enfants doivent avoir de l’empathie pour autrui. Et ce sont leurs parents qui doivent montrer l’exemple. Pas de cri, pas d’ultimatum, pas d’énervement, juste le besoin d’être compris, et de pouvoir s’exprimer librement. La grande notion danoise qui n’existe pas chez nous et qui au cœur de toute famille est le « hygge ». Le hygge est l’esprit danois, une forme de cocooning et de vivre ensemble en harmonie.

Si ce livre, Comment élever les enfants les plus heureux du monde, ne vous apprend rien du tout, j’en serai fort étonnée ! Les Danois ont une vision de la vie nettement plus optimiste et plus gaie que nous qui sommes beaucoup trop portés à toute critique ! Un livre qui ne peut que nous faire du bien même si nous n’arrivons pas à mettre en pratique ces quelques belles façons d’élever les enfants !

« En concentrant nos encouragements sur l’effort nécessaire à l’apprentissage, nous créons un état d’esprit de développement bénéfique dans tous les aspects de la vie, professionnelle ou privée. » p.85

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Comment élever les enfants les plus heureux du mondeLes recettes du bonheur danois

Pourquoi les Danois sont-ils les plus heureux au monde, et comment font-ils, année après année, pour que leurs enfants soient également heureux, confiants, dynamiques ? Ce guide pratique et optimiste révèle les habitudes des familles les plus heureuses sur terre. À l’aide d’exemples limpides, il présente les six principes fondateurs de la parentalité danoise :
– Le jeu est essentiel au développement et au bien-être des enfants.
– L’authenticité favorise la confiance et permet aux enfants de se créer une boussole intérieure.
– Le recadrage aide les enfants à surmonter les obstacles et à voir le côté positif de la vie.
– L’empathie nous permet d’agir avec bienveillance envers les autres.
– L’absence d’ultimatum évite les rapports de force ou le ressentiment.
– Le cocooning est une façon de célébrer la famille, les occasions spéciales et le quotidien.
Les Danois appellent ce dernier principe hygge. C’est une façon simple et efficace de tisser un lien étroit.
Par son point de vue éclairant et nouveau sur l’éducation interculturelle, Les Recettes du bonheur danois aident les parents de tous horizons à élever des enfants plus heureux et plus adaptés au monde.

Traduit de l’anglais par Isabelle Crouzet

Date de parution : le 5 avril 2017
Auteur : Jessica Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl
Editeur : JC Lattès
Prix : 16 € (240 pages)
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