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La vie ne danse qu’un instant ou beau portrait de femme-reporter de guerre (Albin Michel)

La vie ne danse qu’un instant
Theresa Révay © Astrid di Crollalanza

La vie ne danse qu’un instant ou beau portrait de femme-reporter de guerre (Albin Michel)

Theresa Révay nous renvoie dans le passé, juste avant la Seconde Guerre Mondiale, avec son dernier roman historique, La vie ne danse qu’un instant. Par l’intermédiaire d’une jeune journaliste américaine, Theresa Révay remonte à 1936, avec la montée du fascisme dans le Monde.

Histoire et histoires

Si La vie ne danse qu’un instant est un roman, c’est surtout une grande fresque historique qui nous apprend beaucoup sur l’Histoire de toute une époque et de plusieurs pays. L’Italie, le Vatican, l’Espagne, l’Egypte et bien sûr l’Allemagne… Si Alice Clifford est un personnage fictif, elle évolue dans un monde qui a réellement existé. Alice est reporter de guerre pour la revue New York Herald Tribune. Elle aime ça. Elle aime se mettre en danger, jeune, jolie et se sentant immortelle ! Et grâce à elle la romancière nous livre des détails passionnants d’Histoire que l’on ne connaît pas. Que ce soit sur Mussolini, Franco, Hitler, ou même le Pape Pie XI et Pie XII et tout ce qui tramait au Vatican à cette époque. Des allemands, des espagnols, des italiens, de tous bords, Alice n’a peur de rien. Elle est blessée sérieusement en Espagne, et s’en sort par miracle. Du coup, elle retourne chez son père à Alexandrie, pour se ressourcer. Mais Alice ne va pas y rester longtemps et repart en guerre ! Alice vit mille vies durant ces 500 pages et nous dévoile les coulisses de l’Histoire.

Tragédies, secrets et drames réels

La vie ne danse qu’un instant est un long roman (507 pages). Mais jamais le lecteur ne s’ennuie. Bien au contraire. Il faut dire que l’Histoire est bardée de secrets, de rebondissements, et de tragédies. Theresa Révay s’est énormément documentée pour l’écriture de ce roman et colle au plus près de la réalité historique avec une plume toute en finesse. A la toute fin du livre, l’auteure ajoute une note de remerciements : « Ce roman n’existerait pas sans ces travaux d’historiens, de sociologues, de mémorialistes et d’écrivains. La mise en scène des personnalités ayant appartenu à l’Histoire reflète ces mémoires véridiques ». Et c’est là toute la richesse de ce livre, La vie ne danse qu’un instant.

Theresa Révay fait vivre Alice à toute vitesse, et ses rencontres amoureuses sont toutes autant passionnelles les unes que les autres. Jusqu’à la dernière page, on craint pour elle qui brave tous les dangers. Vraiment un très bon roman chargé d’Histoire, de notre Histoire à tous ! Le coup de coeur de Publik’Art !

Quelques extraits :
p.137 : Ce mois de mars 1937 est à marquer d’une pierre blanche ! Celui où le Saint-Siège torpille les totalitarismes. Je regrette d’autant plus de n’avoir pas pu rencontrer le cardinal Pacelli. Je suis persuadée qu’il a aidé à la rédaction de l’encyclique contre le nazisme.

p.249 : De l’Egypte, sa terre d’élection, Alice avait hérité la ferveur et la capacité d’envoûtement. C’était la raison pour laquelle elle tournait la tête aux hommes. Lorsqu’elle vint vers lui, pieds nus sur les dalles, Umberto retint son souffle, respira un parfum fleuri et évanescent qui ne lui ressemblait pas, et il songea que cette femme ne cesserait jamais de le surprendre.

P255 : – Personne, en Europe, ne veut regarder la réalité en face, personne ne veut prendre les armes contre l’Allemagne pour anéantir ce dictateur avant qu’il ne soit trop tard.Alma a raison. La seule solution serait de l’abattre.

p.364 : […] Je ne peux pas vous dévoiler les démarches du Saint-Père que son action oblige à la plus grande prudence. Sachez cependant que chaque fois qu’il a parlé des juifs, les représailles nazies ont été terribles, et lorsqu’il a protesté en janvier 1940 dans les bulletins de radio Vatican contre les atrocités commises envers le clergé polonais, celles-ci se sont intensifiées.

p.418 : Une guerre menée pour assouvir l’ambition dévorante d’un seul homme alors que personne n’avait voulu de ce conflit, ni le peuple ni la monarchie, ni même la plupart des hiérarques fascistes.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Rome, 1936. Alice Clifford, la correspondante du New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini après sa conquête de l’Abyssinie. Sa liaison avec Don Umberto Ludovici, un diplomate proche du pouvoir fasciste, marié et père de famille, ne l’aveugle pas. Son goût pour la liberté l’empêche de succomber aux sirènes des dictatures.
La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui bruissent dans les couloirs feutrés du Vatican et les rues ensanglantées de Berlin. Son attirance pour un journaliste allemand au passé trouble révèle les fêlures de son passé. Si l’aventurière ne renie jamais ses convictions de femme moderne, toute liberté a un prix. Jusqu’où ira-t-elle pour demeurer fidèle à elle-même ? Des palais de Rome à la corniche d’Alexandrie, des montagnes d’Éthiopie aux plaines de Castille, une Américaine intrépide et passionnée témoigne d’un monde qui court à sa perte. Theresa Révay nous offre l’inoubliable portrait d’une femme pour qui la vie ne brûle et ne danse qu’un instant.
Date de parution : le 3 avril 2017
Auteur : Theresa Révay
Editeur : Albin Michel
Prix : 22,90 € (512 pages)
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Karine Arrête ton Cinéma, un spectacle parfait pour les cinéphiles et les mélomanes

Karine arrête ton cinéma
Karine arrête ton cinéma

Karine Arrête ton Cinéma, un spectacle parfait pour les cinéphiles et les mélomanes

Karine Arrête ton Cinéma fait étape à l’hôtel Novotel de Bagnolet pour un spectacle cinématographico-musical dans l’amphithéâtre ouvert récemment. Karine Abitbol et son trio de musiciens ont offert un best of musical invoquant une belle brochette de classiques de l’histoire du cinéma. Les plus grandes musiques de film interprétées sur scène font frissonner l’audience, les poils se dressent sur les bras pour un vrai plaisir musical à découvrir absolument! L’alliance de la chanson et des souvenirs cinés créée un vrai émerveillement qui se rééditera très prochainement sur scène!

Un plaisir de cinéphiles et de mélomanes

L’arrivée dans la salle montre une scène ressemblant à un boudoir cinématographique richement meublé et agrémenté de tapis posés sur le salle. L’audience se sent comme à la maison, une bouteille de champagne placée dans son seau à glace ajoute une touche old fashioned du plus bel effet. La lumière diminue, les musiciens montent sur scène sous les applaudissements nourris de la foule. Karine Abitbol apparait avec un cabat et un parapluie avant d’entonner le célèbre Chem Cheminée tiré de Mary Poppins. Le ton est donné, le spectacle sera cinéma ou ne sera pas, avec truculence et bienveillance. Et quand Karine ajoute des explications sur l’histoire des chansons et des films, elle séduit le public et donne envie de revoir les opus cités. Et comme Karine a le bon gout d’avoir un accent anglais bien meilleur que beaucoup d’interprètes francophiles, c’est très bon signe!

Des chansons éternelles

Les 3 musiciens qui accompagnent Karine sont au diapason de l’interprète et donnent envie de fredonner les chansons. Dino Trifunovic à la guitare, Sébastien Ménard au piano, et Christian Leroy à la contrebasse forcent le respect des spectateurs, ils sont tout simplement très très bons. Et il suffit de nommer quelques un des morceaux interprétés pour comprendre l’amour du cinéma de KarineWindmills of your mind tiré de L’affaire Thomas Crown, Moon River immortalisé par Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s, Old Souls dans Phantom of the ParadiseCity of Stars de La La Land, toutes les époques sont invoquées dans un best-of musical revigorant qui rejoue l’histoire du cinéma. Impossible de ne pas avoir le sourire aux lèvres tout au long du spectacle. Mention spéciale pour les musiciens laissés en route libre pour interpréter Once upon a time in the west du grand Morricone, c’est juste impressionnant.

Un spectacle trop court!

Le spectacle enchante l’audience, beaucoup tapent du pied mais sans se laisser aller à un niveau sonore trop important pour ne pas gêner les interprètes. Ce n’est qu’à la fin du spectacle pour The Hell of It tiré de Phantom of the Paradise et Always look on the bright side of life extrait de La vie de Brian que l’enthousiasme se fait plus démonstratif. Au hasard, on peut citer Everybody’s talking tiré de Macadam Cowboy et le Tourbillon de la Vie extrait de Jules et Jim pour illustrer les très bons choix musicaux et cinématographiques orchestrés par Karine Abitbol. Les remerciements finaux citent des blogs internet et une masse de soutiens présents dans la salle pour encourager l’artiste. Les mots échangés à la fin du spectacle avec la belle Karine donnent plus que très envie de revenir la voir pendant un prochain spectacle!

Karine Arrête ton Cinéma invoque l’amour du cinéma et de la musique. Le spectacle offre la possibilité de s’enthousiasme devant les interprétations pour découvrir de nouveaux films et se plonger dans des univers ciné enthousiasmants. Karine reviendra bientôt sur scène, restez à l’écoute pour venir l’applaudir vous aussi très prochainement!

Le trio Gunwood présente son premier album: Travelling Soul (Sortie le 28 avril)

Gunwood
Gunwood, Travelling Soul

Le trio Gunwood présente son premier album: Travelling Soul (Sortie le 28 avril)

A la première écoute, de multiples influences semblent parcourir le premier album de Gunwood. Entre le blues, la country et le grunge, on sent un héritage varié et même des touches européennes, peut être irlandaises. Les 12 chansons se laissent découvrir avec enthousiasme pour un voyage profondément rock’n’roll, avec guitares et voix mises en avant.

Vous avez dit Neil Young?

La première influence évidente a un nom et pas n’importe lequel: Neil Young. Les aficionados du loner se remémoreront son chef d’oeuvre Harvest voire Tonight’s the night. L’album des 3 garnements navigue dans les influences américaines, à deux doigts d’entendre l’harmonica de Bob Dylan au détour d’une chanson ou la guitare de John Lee Hooker débouler par surprise. On imagine le pied du guitariste taper le sol à chaque mesure et le batteur dandiner de la tête en rythme. Le leader Gunnar Ellwanger est passé par tous les genres, anti-folk, rock progressif et pop soul avant de revenir aux racines du blues. La première mouture du groupe s’appelait Gunwood Circle avant de devenir très vite Gunwood. La particularité du trio est de mélanger les voix. Dans ce trio basse, guitare batterie, tout le monde a voix au chapitre pour des mélanges envoutants mêlés à des guitares tantôt furieuses tantôt tranquilles. I wanna betray myself, Daydreams, More, Tales, les différents titres suivent des sillons variés avec une même constance dans la passion de partager leur passion de la musique. A l’époque d’Internet et des réseaux sociaux, leur album est un voyage régénérant dans les origines de la musique. Il n’est pas difficile de les imaginer écouter Radiohead ou SOAD il y a 20 ans de cela. On est en terrain connu, autant se laisser aller!

Une belle découverte que ce premier album de Gunwood qui donne envie de revenir au galop pour de nouvelles écoutes!

Outsider ou le revers du rêve américain

Outsider
Outsider, Film de Philippe Falardeau, Copyright Metropolitan FilmExport

Outsider ou le revers du rêve américain

Outsider lève le voile sur une histoire autrefois connue de tous aux Etats-Unis et tombée dans l’oublie depuis lors. Le film Rocky porté par Sylvester Stallone, sorti en 1976 et grand vainqueur des Oscars 1977 est loin d’être une histoire inventée de toutes pièces. Sly s’est inspirée de l’histoire vraie d’une gloire locale du New Jersey, Chuck Wepner, confronté à Mohamed Ali dans un véritable combat en 1975 et devenu une star avant de passer 3 ans en prison pour trafic de drogues. Le film revient sur ce destin singulier avec en toile de fond les éternelles chimères du rêve américain.

Un divertissement XXL 

Outsider est un film américain 100% pur black angus dans ses qualités et ses limites. L’histoire de Chuck Wepner est contée avec un rythme trépidant, exposant sa faculté innée à toujours se la jouer et à jacasser sans arrêt. Boxeur à la petite semaine obligé de mener des travaux alimentaires pour survivre, l’anonyme quidam de Bayonne dans le New Jersey côtoie les étoiles quand il lui est proposé d’affronter le champion du monde en titre, la légende Mohamed Ali. Ce qu’il fait plutôt bien, en tenant en haleine le public 15 rounds durant. Le combat est un des grands moments du film, la tension est à son paroxysme. Jusqu’à ce que ce combat hors normes inspire un jeune acteur presque inconnu d’origine italienne pour scénariser et jouer Rocky et devenir la star que l’on connait. La caravane de la célébrité a frôlé Chuck Wepner tout en le laissant sur le bord de la route. Le film raconte ses déboires, sa faculté à tromper sans arrêt sa première épouse interprétée par une patiente Elizabeth Moss revenue de Mad Men avant son incarcération et la rédemption au bras de la rousse Naomi Watts.

Une ambiance folle

Outsider fonctionne grâce à son rythme mais également à l’ambiance qu’il installe. La musique Disco résonne partout et gonfle les péripéties du héros avec une incessante rythmique qui tranche avec la nonchalance de son existence. Surtout que ce héros est plutôt un anti héros à la limite de la raclure antipathique. Son comportement avec une épouse trainée dans la boue en dit long sur les limites de son esprit. Liev Schrieber fait plus que tenir la baraque dans ce rôle ingrat de loser magnifique. Sa voix trainante et ses perpétuels errements hiératiques finissent pourtant par attendrir le spectateur désireux de le voir sortir la tête de l’eau. Outsider raconte l’autre face du rêve américain, l’histoire de ceux qui le cherchent sans jamais parvenir à le serrer dans leurs bras. Et au final, le film se suit très bien, surtout qu’il ne dure pas 2 heures comme trop souvent et que les rares temps morts ne suffisent pas à lasser les patiences. Un divertissement hollywoodien réalisé par un Philippe Falardeau déjà auteur d’un Monsieur Lazhar resté dans les mémoires. Va-t-il suivre le chemin de ses compatriotes Denis Villeneuve et Jean-Marc Vallée à Hollywood? C’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter!

Outsider est une vraie réussite, le genre de film sans prétention qui réussit à captiver l’audience grâce à la qualité de ses interprètes et à son rythme réjouissant.

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Outsider
Outsider

L’histoire vraie de Chuck Wepner, négociant en alcools du New Jersey, qui a tenu 15 rounds contre le plus grand boxeur de tous les temps, Mohammed Ali, lors du championnat du monde poids lourds en 1975, avant de finalement s’incliner par K.O. technique. Durant les dix années où il a été boxeur, celui que l’on surnommait « Bayonne Bleeder » a eu 8 fois le nez cassé, a connu 14 défaites, deux K.O., un total de 313 points de suture… et a inspiré le personnage de Rocky Balboa dans la franchise au succès planètaire Rocky.

Sortie : le 10 mai 2017
Durée : 1h38
Réalisateur : Philippe Falardeau
Avec : Liev Schreiber, Naomi Watts, Ron Perlman
Genre : Biopic, Drame

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Emily Dickinson, A quiet passion, un film surprenant de rigidité

Emily Dickinson, A quiet passion
Emily Dickinson, A quiet passion, film de Terence Davies

Emily Dickinson, A quiet passion, un film surprenant de rigidité

La plus grande poétesse américaine de l’histoire est l’héroïne d’un long métrage au classicisme assumé, voire exacerbé. Emily Dickinson, a quiet passion narre l’histoire d’une femme insoumise  au coeur d’une société wasp engoncée dans ses rigidités et sa bigoterie. Décidée à ne suivre que ses préceptes personnelles, elle vit en compagnie de sa famille en rédigeant chaque nuit des poèmes passés à la postérité. Le film met en rapport le statut d’icône atteint par ce petit brin de femme rendue célèbre grâce à ses oeuvres intemporelles et son existence routinière voire ascétique.

Un film figé dans son époque

Le réalisateur Terence Davies évoque le XIXe siècle américain sous l’angle de la grande bourgeoisie. Au coeur de familles fortunées installées dans une Nouvelle-Angleterre très WASP et rigoriste, les femmes s’habillent de noir, ne montrent pas leurs chevilles et se marient dans des unions d’intérêt. La caméra du metteur en scène ne virevolte pas et privilégie la langueur à l’ivresse. Les mouvements de caméra insinuent plus sur des personnages aux existences réglées comme du papier à musique entre fratries, amis et pasteur. Pourtant une femme sort du cadre de l’époque, il s’agit de la jeune Emily Dickinson. Contrainte de quitter son pensionnant pour cause de langue trop bien pendue et d’opinions iconoclastes qui privilégient le bon sens aux règles inflexibles de la religion, elle rejoint un cocon familial qu’elle ne quittera plus toute sa vie durant. Car la poétesse resta pour ainsi dire recluse de son retour à son trépas. Le film se concentre sur des  relations familiales intenses au coeur d’une maison bourgeoise dans laquelle presque tout le film va se dérouler.

Un rythme hypnotique

Le film tranche avec les productions cinématographiques actuelles. Pour faire revivre une époque avec sa chape de plomb sociale et ses conventions déshumanisantes, Terence Davies utilise musique classique (magnifique Charles Ives et sa Unanswered question notamment), mines compassées et acteurs aux visages fermés. Cynthia Nixon quitte l’univers superficiel de Sex and the City pour interpréter avec retenue un personnage retors et resté toute sa vie durant dans la maison familiale. Son faciès et son port de tête altier figurent une femme sans compromis, voire agaçante tant elle privilégie sciemment la réclusion à la vie. Fuyant les prétendants et les rencontres extérieures, elle se transforme en ermite atrabilaire avec un corps qui se rebelle jusqu’à la condamner. Le film se suit comme une plongée anthropologique dans un monde perdu où les IT girls et les réseaux sociaux n’existaient pas encore.

Emily Dickinson a quiet passion offre un spectacle qui rejoint les tableaux d’époque grâce à des images d’une classe incroyable et un travail sur la lumière qui donne au film une ambiance d’outre-tombe. Un bijou formel à découvrir.

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Emily Dickinson, A quiet passion
Emily Dickinson, A quiet passion

Nouvelle-Angleterre, XIXème siècle. Dans son pensionnat de jeunes filles de bonne famille, la jeune Emily Dickinson ne cesse de se rebeller contre les discours évangéliques qui y sont professés. Son père se voit contraint de la ramener au domicile familial, pour le plus grand bonheur de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Passionnée de poésie, Emily écrit nuit et jour dans l’espoir d’être publiée. 
Les années passent, Emily poursuit sa recherche de la quintessence poétique. La rencontre avec une jeune mondaine indépendante et réfractaire aux conventions sociales ravive sa rébellion. Dès lors, elle n’hésite plus à s’opposer à quiconque voudrait lui dicter sa conduite. 
Personnage mystérieux devenu mythique, Emily Dickinson est considérée comme l’un des plus grands poètes américains.

Sortie : le 3 mai 2017
Durée : 2h05
Réalisateur : Terence Davies
Avec : Cynthia Nixon, Jennifer Ehle, Jodhi May
Genre : Bipoic, Drame

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Concours : Carlos Pires, 5 single, Des mots tout simplement, à gagner

Carlos Pires

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A l’occasion de la sortie du single de Carlos Pires, Des mots tout simplement, Publik’Art vous offre la possibilité de gagner :

5 single de Carlos Pires

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Pour participer à notre concours, il vous suffit de répondre directement au quizz ci-dessous avant le 6 juin 2016. Evidemment, les infos  vous seront utiles pour trouver les bonnes réponses.

NOUVEAU : Doublez vos chances en nous rejoignant sur notre page Facebook ! Plus on est de fous plus on rit !

Pour recevoir les résultats, abonnez-vous à l’une de nos Newsletters, notre page Facebook ou notre compte Twitter. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.

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A l’écoute : ICI

Carlos Pires

Carlos Pires est un artiste ayant grandi en Suisse et qui a baigné, dès son plus jeune âge, dans l’univers des mots et de leur subtil agencement au travers du hip hop. Cette influence a fait de lui un poète urbain, auteur de trois recueils de poésie.

C’est à Genève qu’il va particulièrement s’intéresser à la musique et s’adonner au métier de parolier. C’est notamment grâce à d’heureuses rencontres avec de nombreux artistes qu’il va composer ses premiers titres. Des titres sur lesquels Carlos Pires égraine ses mots, les développent avec un phrasé mature, aussi proche du slam que ses refrains chantés le sont du R’n’B. Une musique charnelle, sensible, qui mêle avec brio instruments acoustiques et envolées électroniques, permettant de découvrir l’immense talent de ce jeune artiste.

Collaboration avec Patrick Duvoisin, plus connu pour sa collaboration avec le groupe Sens Unik, ou, sous le nom de DJ Rollercone, ses fréquentes apparitions dans les célèbres compilations lounge Hotel Costes et Buddha Bar, Yorgos Bernardos (compositeur/production/arrangements, chez Universal France, références : Jenifer, Le Roi Soleil, Nkonda…), Joe Baamil (pianiste et ami) et Anahy (chanteuse, guitariste et amie, références : Diam’s, Sniper, Grand Corps Malade et demi finaliste The voice 2016…). Sortie officielle le 1er décembre 2016 avec le maxi “Des mots… Tout simplement” sur le label SK EDITIONS

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Ce concours est organisé sur le site Publikart.net uniquement. Ce concours est réservé à la France métropolitaine, le Luxembourg, la Belgique et la Suisse.

Pour jouer à ce concours sur le site de Publikart.net, après avoir renseigné vos réponses, vos coordonnées et, le cas échéant votre choix de newsletter, cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire.

Une seule participation par personne, par E-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), il ne sera tenu compte d’aucune réclamation et aucun lot ne pourra être attribué à l’émetteur du bulletin.

Le concours prendra fin le 6 juin 2017 à 23h59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations. L’attribution du(des) lot(s) se fera par tirage au sort parmi les bonnes réponses sans autre condition. Les fans Facebook auront 2 fois plus de chances de gagner que les autres !

Le (Les) gagnant(s) sera (seront) prévenu(s) par mail le jour du tirage au sort. Ils devront confirmer leur présence par retour de mail dans un délai de 48 heures maximum. A défaut, la ou les places sera (seront) attribuée(s) à d’autre(s) participant(s). La participation à ce jeu implique que vous autorisiez Publik’Art à utiliser les informations vous concernant dans ce concours. Publik’Art s’engage à ne pas les transmettre à d’autres personnes ou sociétés que le ou les partenaires cités dans le présent concours dans le cadre légal d’une opt-in et/ou pour l’envoi des lots. L’expédition des lots est en effet confiée au partenaire sous sa charge et sa responsabilité. Publik’Art ne peut en aucun cas être tenu responsable du mauvais acheminement des lots aux gagnants du concours.

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Ma Folle Otarie au Lucernaire entre Prévert et Jarry

Ma folle otarie
Ma folle otarie, pièce de Pierre Notte, Le Lucernaire

Ma Folle Otarie au Lucernaire entre Prévert et Jarry

Ma Folle Otarie plonge un personnage anonyme dans un tumulte intérieur sans fond. Le monologue défile à la vitesse d’une parole décousue et dénuée de toute logique. Entre psychose et paranoïa, poésie et non-sens, Pierre Notte place son héros dans un univers entre Jarry et Prévert, non loin de Kafka et tout près des Monty Pythons. Le comédien Brice Hillairet ne se ménage pas et emporte la foule dans la douce folie de son auteur en compagnie d’une otarie qu’on aime à croire métaphorique voire cathartique.

Un auteur omniprésent

Pierre Notte hante les scènes parisiennes de manière quasi permanente. Noce déjà au Lucernaire, L’histoire d’une femme au Théâtre de Poche Montparnasse et tant d’autres, les pièces défilent avec ce même rythme de paroles épileptiques exprimées par des personnages tapis dans l’urgence et l’inconfort. La prise de conscience le mélange à la crise existentielle pour des moments de théâtre perturbants, avec un vrai humour noir. Ma Folle Otarie ne déroge pas à la règle avec un héros anonyme qui doit tout perdre pour se réinventer. Kafka avait transformé son héros en scarabée pour figurer le drame de l’aliénation. L’auteur imagine ici un personnage lisse et transparent, désireux de restéer confiné dans son confort tranquille. Mais le sort s’acharne et il s’en explique aux spectateurs. Chacune de ses rencontres le fait sombrer un peu plus dans une oubliette métaphysique d’où il ne parvient plus à s’extraire. Les choix se rétreignent et le comédien emmène avec lui l’audience, générant aussi bien les rires jaunes que le questionnement. Ce voyage théâtral est retors, d’aucuns diront même hardcore, la narration se perd entre le burlesque et le tragique, certains en rient pendant que d’autres méditent.

Une pièce tranchée

Le mini-entracte marque un tournant. La chute est freinée et le héros pourra ressortir la tête de la vase par l’entremise d’une otarie qui a tout de la main de dieu. Récupéré, sauvé, envolé, le héros peut envisager une suite à son existence sans fondements, son train arrière protubérant pourra cesser de le tourmenter comme un noeud gordien psychologique . La pièce ne fait pas dans la facilité et il faut tout de même se concentrer pour ne pas perdre le fil de la transmutation, quand le personnage cesse d’être neutre pour se réincarner en l’humain qu’il avait semble-t-il cessé d’être. L’heure de spectacle passe dans un faux rythme, entre le grand huit et les autos tamponneuses pour bousculer et alerter le spectateur. Ce héros faussement neutre peut être chacun de nous, perdu dans nos circonvolutions hasardeuses sans fondements. Il faut se réveiller pour exister, une otarie n’est peut-être pas loin pour nous aider à prendre pied sur le parapet et prendre notre envol.

Cette Folle Otarie est un spectacle qui divisera certainement mais ne pourra pas laisser indifférent. Ni un divertissement, ni une farce, la pièce invoque l’esprit caustique d’un Prévert ou d’un Jarry pour tenter de s’introduire dans l’esprit de chacun et éveiller la conscience. Ce n’est jamais inutile!

Dates :  du 10 mai au 24 juin 2017, du mardi au samedi à 19h
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Pierre Notte
Avec : Brice Hillairet

Résultats concours : Message from the king, 10 places de ciné gagnées

MESSAGE FROM THE KING
MESSAGE FROM THE KING © The Jokers / Les Bookmakers

Résultats concours : Message from the king, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 3470 participants au concours Message from the king. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Florence Ferret, Sandra Chamand, Céline Chalbos, Florian Dugast et Amandine Marchand

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

La mécanique de l’ombre sort en DVD le 17 mai 2017

La mécanique de l'ombre
La mécanique de l’ombre, film de Thomas Kruithof, Copyright Océan Films

La mécanique de l’ombre sort en DVD le 17 mai 2017

Le thriller anxiogène de Thomas Kruithof sort en DVD le 17 mai. François Cluzet interprète ce personnage piégé dans une béchamel infernale qui se rapproche autant d’un univers kafkaïen désincarné que de la psychose malsaine. Le héros s’enfonce dans un trouble de plus en plus profond avec des seconds rôles de luxe, Denis PodalydèsSami Bouajila et Simon Abkarian en tête. L’ambiance est à la pesanteur pour un héros qui tente de garder la tête hors de l’eau. Efficace et manichéen à souhait.

Un anti héros qui se fait mal

Les circonstances s’acharnent contre Duval, petite main engoncée dans une entreprise capitaliste qui le presse comme un citron. François Cluzet sait très bien faire le Droopy confronté à un destin contraire, voire taquin, limite frappeur. Quand il postule à une mystérieuse offre d’emploi très bien rémunérée mais remplie de contraintes, il sent le souci mais ne peut définitivement pas refuser cette offre en or. Commence alors un jeu tactique entre factions rivales avec un héros désarmé et perdu au milieu. Le concept, même déjà vu au cinéma, est très efficace, le héros cogite beaucoup pour quelques actions d’éclat lui permettant de ne pas finir dans la Seine avec les pieds coulés dans un bloc de béton. L’ambiance est à la vendetta permanente, à la paranoïa rythmée voire au Survivor movie. Pas beaucoup de poésie, des ficelles connues mais un traitement qui emporte l’adhésion.

Le DVD de la Mécanique de l’ombre permet de rattraper un thriller français efficace qui vous permettra de frissonner lors d’un visionnage qui tient toutes ses promesses.

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La mécanique de l'ombre
La mécanique de l’ombre

Deux ans après un « burn-out », Duval est toujours au chômage. Contacté par un homme d’affaire énigmatique, il se voit proposer un travail simple et bien rémunéré : retranscrire des écoutes téléphoniques. Aux abois financièrement, Duval accepte sans s’interroger sur la finalité de l’organisation qui l’emploie. Précipité au cœur d’un complot politique, il doit affronter la mécanique brutale du monde souterrain des services secrets.

Sortie DVD et BLU-RAY : le 17 mai 2017
Durée : 01h33
Réalisateur : Thomas Kruithof
Avec : François Cluzet, Denis Podalydès, Sami Bouajila
Genre : voir fiche allociné
Prix : 14,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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Meet & Sing : rencontre inédite et exclusive avec Galite, chef de choeur, à Paris

Galite - Meet & Sing
Galite – Meet & Sing © Xavier Belrose http://www.xavierbelrose.com/

Meet & Sing : rencontre inédite et exclusive avec Galite, chef de choeur, à Paris

Auteure-compositrice-interprète, chef de chœur et choriste expérimentée, Galite a créé Meet & Sing avec l’envie de connecter les gens à travers la musique et le chant choral moderne. Formée aux techniques Gospel, Pop, Lyrique et Jazz, Galite aime faire voyager ses élèves à travers différents styles de musique et leur communiquer le goût de la scène.
Meet & Sing, c’est avant tout une aventure humaine, artistique et conviviale basée sur une méthode positive et créative », dit Galite.

Publik’Art : Quelle a été votre 1ère motivation pour créer cette chorale créative ?

Galite : Plus jeune, j’ai été choriste au sein de nombreuses chorales. J’ai eu la chance d’être initiée au Gospel par le chef de chœur Mister Blaiz, puis à d’autres styles comme le jazz, le lyrique et la pop. Je peux donc en témoigner : faire partie d’une chorale rend heureux ! C’est une activité accessible à tous, qui permet de partager et de communiquer de la joie facilement. Et puis c’est très grisant de soutenir une mélodie par une autre, c’est le principe de l’harmonie. Que du positif donc !

J’ai également réalisé que le fait d’apprendre à chanter ensemble pouvait avoir un rôle social très fort. Lorsque vous faites partie d’une chorale, vous rencontrez des gens venus d’horizons divers et vous partagez avec eux des moments intenses. La chorale permet de créer des liens forts et authentiques. La voix est quelque chose de très intime, on ne peut pas tricher !

Dans une société comme la nôtre où l’on masque beaucoup ses émotions pour paraître fort, j’ai eu envie de revenir à l’essentiel et de transmettre ma passion au plus grand nombre en mettant l’accent sur la dimension de rencontre, de partage et de joie à travers la musique, sans jamais être dans l’élitisme et avec la bienveillance pour mot d’ordre.

Depuis combien de temps existe-t-elle ?
La chorale existe depuis 2 ans et se réunit chaque semaine à la Cité Internationale des Arts de Paris.

Publik’Art : Je ne suis pas sûre de chanter juste, mais j’adore chanter. Puis-je vraiment tenter ma chance chez Meet & Sing ?

Et comment ! 😉
Plus de la moitié de mes choristes sont venus me voir en me disant « Je chante comme une casserole », « Tout le monde me dit que je chante faux », « Je n’ai pas une voix intéressante » … et j’en passe ! Derrière ces peurs, ces doutes, se cache le plus souvent une envie très forte de chanter et un potentiel parfois insoupçonné. Et quoi de plus motivant pour un chef de chœur que des choristes qui ont vraiment envie d’apprendre à chanter !

Les élèves sont les bienvenus quel que soit leur niveau. Le travail de la justesse, le rythme, la gestion du trac, l’émotivité et le placement de la voix sont des difficultés par lesquelles sont passés tous les chanteurs et toutes les chanteuses sans exception.

Certains apprennent à chanter instinctivement, souvent guidés tout de même par un entourage averti et bienveillant (des parents qui écoutent beaucoup de musique à la maison par exemple), d’autres apprennent plus à leur rythme au fil des rencontres. Autrement dit, on découvre sa vraie voix plus ou moins jeune mais il n’est jamais trop tard. Chanter juste, ça s’apprend en travaillant…l’oreille ! Le plus important : écouter et expérimenter.

Publik’Art : Le groupe choral est formé de combien de personnes ?

Notre chorale est constituée d’environ 35 personnes, avec des chanteurs de tous âges et de tous niveaux.

Publik’Art : Quand vous dites : C’est le stage « Paris en chansons » : redécouvrez la ville lumière en chansons ! Cela veut dire quoi exactement ?

J’organise tout au long de l’année des stages de chant avec des thèmes différents à chaque fois. Le précédent avait pour thème  London Calling, centré sur un répertoire plutôt Pop & Rock britannique. Le stage Paris en chansons a pour thème Paris, la Ville Lumière qui a inspiré tant de chansons magnifiques à de nombreux artistes. Nous allons leur rendre hommage à travers des arrangements vocaux originaux. Ce stage s’adresse donc à ceux et celles qui aiment chanter en français.

Publik’Art : Pourriez-vous nous donner le programme du we du 14 mai, car pour certains, cela peut paraître un peu long, 2 jours de stage ?

Le stage Paris en chansons se déroulera sur deux après-midi, les 13 et 14 Mai à la Cité des Arts de Paris. Deux journées entières cela aurait été un peu long pour les jeunes chanteurs dont la voix est encore fragile, c’est pourquoi nous avons choisi le format demi-journée (de 14h à 18h). Lors de la première demi-journée de stage on se rencontre et on découvre un nouveau répertoire. On prend généralement tous plaisir à se retrouver le lendemain. On connaît les chansons étudiées la veille et on aborde les nouveautés avec plus de maîtrise.

Au programme, nous chanterons des chansons du répertoire de Mathieu Chédid, Vanessa Paradis, Camille, Alain Souchon, Dutronc, Édith Piaf… entre autres ! 🙂

Publik’Art : Merci Galite pour cet entretien exclusif réservé à tous nos lecteurs de Publik’Art ! Merci également de leur offrir la possibilité de participer à votre chorale pour ce stage Paris en chansons puisque vous leur offrez 4 places lors d’un concours organisé par Publik’Art : ici.
Alors, tentez votre chance avec ce concours, et si vous n’êtes pas gagnant, inscrivez-vous quand même à ce futur stage choral ! Vous partagerez des moments uniques, ensemble et en chansons !

Et pour vous donner envie et avoir la chair de poule, regardez cette petite vidéo du dernier stage de Galite, Meet & Sing :

Rendez-vous vendredi pour une nouvelle veillée #Foodstock !

Joyeux anniversaire Foodstock ! Cette année pour fêter ses 10 ans, la veillée Foodstock, rendez-vous incontournable des gastronomes et mélomanes, affiche déjà complet. Et pour cause, aux chanceux qui ont réussi à arracher une place ou deux, des chinoiseries, barbaqueries, saucisseries et autres merveilles culinaires seront proposées ( Melt, Le Grand Bain, le Gravity Bar, le Petit Keller et les Arlots). Enfin, Foodstock proposera une (re)découverte du boilermaker, cet art de trinquer malté associant bière et whisky.

Côté musique, la veillée Foodstock accueillera (parmi d’autres) Isaac Delusion, Clea Vincent et Papooz. Les hipsters parisiens croiseront même Quentin sans son acolyte Eric.

Cet événement est organisé avec le soutien de Jameson, une partie des fonds sont reversés au centre d’accueil « Les enfants du Congo Béthanie ».

Rendez-vous vendredi 12 mai au Grand Rivage de Paris. Pour l’occasion, nous réaliserons un live-tweet de l’événement !

Au menu : 

[vc_btn title= »En savoir plus sur la veillée Foodstock  » style= »flat » color= »orange » align= »center » button_block= »true » link= »url:http%3A%2F%2Fevenements.lefooding.com%2F2017%2Fveillees-foodstock%2F%23.WRLXS1Xyi70||target:%20_blank| »]

Vertigineuse exposition Picasso primitif au Musée du Quai Branly

Picasso Primitif
Picasso Primitif, Musée du Quai Branly

Vertigineuse exposition Picasso primitif au Musée du Quai Branly

Une nouvelle exposition parisienne consacrée à Picasso s’expose d’emblée au scepticisme du public. Est-il encore possible de dévoiler une nouvelle facette du maitre quand le Grand Palais et le Musée Picasso ne cessent d’aviver son esprit dans des évènements flamboyants récurrents? Le Musée du Quai Branly réussit l’exploit de proposer une exposition novatrice et pléthorique sous le prisme de l’influence décisive de l’art non-occidental sur le travail du maitre. Endurance et enthousiasme sont les maitres mots d’une visite qui multiplie les morceaux de bravoure tout du long.

Didactisme et symbolisme

L’exposition s’ouvre sur une vaste frise chronologique qui explique par le menu les différentes étapes de l’influence esthétique de l’art des outre-mondes sur la vision esthétique de l’artiste tout au long de sa vie. De sa première visite charnière à Paris en 1900 jusqu’à sa mort, Picasso ne cessa de collectionner les pièces de collection sous forme de masques, instruments de musique ou objets divers importés d’Afrique et d’Océanie, les disposant ostensiblement dans ses différents ateliers. Des commentaires éclairants accompagnés de photos d’époque expliquent le rôle majeur de masques destinés à personnifier les esprits de la nature sauvage chez les populations indigène pour leur donner une image et rassurer des populations censément entourées d’esprits tapis dans l’ombre. Picasso y voit surtout une alternative révolutionnaire à la mode occidentale de la représentation binaire dans des scénettes simplistes et simplement figuratives. La période cubiste de Picasso fera sa renommée et assurera la pérennité du choc esthétique qu’il préfigure en compagnie de ses acolytes de l’époque, Magritte et Braque en tête. Le spectateur déjà enivré par une vertigineuse accumulation d’informations doit encore garder tous ses esprits à la fin de la première partie. Car la suite est encore incroyablement dense et tout aussi enthousiasmante.

Des mises en abime esthétiques

Une fois les explications passées, il est temps de mettre en regard les oeuvres du maitre andalou avec celles des artistes anonymes des mondes inconnus pour identifier les influences et les mises en application. L’art devient quasiment anthropologique et se dissocie des simples relations esthétiques. Les sections de l’exposition s’orientent vers des questions tant psychanalytiques que plastiques, faisant émerger des questionnements qui aboutiront aux défigurations et aux restructurations. Picasso aborde sans se défausser les thématiques de  la sexualité, de la nudité ou de la mort dans des oeuvres frontales et sans détours. Les représentations ne se font plus en 2 ou 3 dimensions, l’artiste multiplie les angles de vue pour figurer les strates plus profondes de l’esprit, examinant l’intimité et les fondations de ce qui fait l’humain. Les amateurs autant que les allergiques aux oeuvres de Picasso trouveront matière à réflexion pour mieux appréhender un esprit novateur qui marqua l’art occidental et toue sa descendance de son empreinte magique. La vision de ses oeuvres avec à proximité les oeuvres d’art d’outre mer met à jour l’évidence d’une relation aussi complexe qu’indiscutable.

L’exposition Picasso primitif du Musée du Quai Branly offre un voyage enivrant dans une oeuvre plurielle que l’artiste ne cessa de faire évoluer tout au long de sa carrière. Le parcours réserve bien des surprises pour la confirmation que cette exposition est tout simplement immanquable.

Dates : Du 28 mars au 23 juillet 2017
Lieu : Musée du Quai Branly (Paris)
Entrée : 10 €

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Picasso primitif
Picasso primitif

Picasso primitif
Picasso primitif

Picasso primitif

 

 

 

 

 

Résultats concours : Stratton, 3 DVD et 3 Blu-ray gagnés

Résultats concours : Stratton, 3 DVD et 3 Blu-ray gagnés

Vous avez été 3083 participants au concours Stratton. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants d’un DVD sont les suivants :

Gilles Lacoste, Alain Nunez et Marie-Françoise Huart

Les 3 heureux gagnants d’un Blu-ray sont les suivants :

Cathy Rocherioux, Pierre Desamblanc et Paul Berger

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Entre mes doigts coule le sable, une belle histoire d’amour mais pas que (Albin Michel)

Sophie Tal Men
Sophie Tal Men

Entre mes doigts coule le sable, une belle histoire d’amour mais pas que… (Albin Michel)

Sophie Tal Men est réellement interne à l’hôpital en service neurologie. Et depuis toute petite, elle adore écrire. Son premier roman, Yeux couleur de pluie, connut un immense succès. Et avec son nouveau roman, Entre mes doigts coule le sable, Sophie Tal Men confirme son don d’écriture… et sûrement de médecin !

L’hôpital, les patients et … Marie-Lou

Sophie Tal Men va faire parler les deux protagonistes, Marie-Lou et Matthieu, tout au long du livre, Entre mes doigts coule le sable, à tour de rôle. Du coup, le ton change et même le style ! Marie-Lou est interne en psychiatrie et Matthieu en neurochirurgie, un milieu que connaît très bien l’auteure. Donc tout sonne très juste quand elle décrit certains cas de patients. On sent des histoires plus ou moins vécues ! Et c’est ce qui rend le livre passionnant. Un peu de médical, mais pas trop. Souvent un joli cadre où se ressourcer avec l’île de Groix… Et beaucoup d’analyses de sentiments dans Entre mes doigts coule le sable, car Marie-Lou est amoureuse de Matthieu. Mais pour Matthieu tout est compliqué ou plutôt rien ne peut être simple. Il finit sa thèse de médecine sur « l’exostose chez les surfeurs finistériens ».

Souffrance de Matthieu

Matthieu aime Marie-Lou mais il ne le montre pas. C’est le moins que l’on puisse dire. Et puis, aimer quelqu’un avec qui on a des relations professionnelles, c’est compliqué. Marie-Lou a-t-elle le droit de soigner la mère de Matthieu ? Ou même de s’occuper de ses potes ? Marie-Lou est la « Mère Térésa » de tout le monde et ça énerve prodigieusement Matthieu. Du coup, Marie-Lou est malheureuse. Plus elle en fait, plus il s’éloigne…
Jusqu’où cela va-t-il les mener ?

Une histoire d’amour mais pas que…

Non seulement les sentiments sont très bien analysés par l’auteure, Sophie Tal Men, mais tout l’environnement hospitalier pèse sur eux avec toutes les responsabilités qu’il exige et l’épuisement qui s’ensuit. Difficile de faire cohabiter en un juste équilibre la vie privée et la vie professionnelle. Finalement Sophie Tal Men met l’accent sur le problème que nous rencontrons tous un jour ou l’autre, même si l’hôpital est plus exigeant qu’une simple entreprise.

Entre mes doigts coule le sable nous permet de nous recentrer sur chacun des personnages avec qui il est aisé de s’identifier. Et cela en fait un très bon roman, empli de vie et de jeunesse ! Le coup de coeur de Publik’Art ! A lire absolument car il va devenir le livre de l’été !

Exrtrait : p.167 :
S’il voulait plus de temps et d’espace, c’est raté. J’ai fait tout le contraire. Malgré moi. Parce que j’en suis incapable. Incapable d’aimer à distance. D’aimer de façon légère et détachée. […] Tant pis si je ne suis pas assez ou trop pour lui. Quand on commence à faire des calculs, à anticiper ses réactions, c’est que le naturel a disparu.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Pas facile de concilier médecine et vie privée quand on est internes à l’hôpital ! Marie-Lou, qui a quitté sa Savoie natale pour Brest, et Matthieu, le ténébreux surfeur, sont tombés amoureux au premier regard. Mais entre leurs stages en psychiatrie et en neurochirurgie, les nombreuses gardes à effectuer, les apéros au « Gobe-mouches » et les fêtes carabines, leur histoire d’amour n’est pas un long fleuve tranquille. C’est plutôt la valse des sentiments… Surtout quand leurs proches deviennent leurs patients.Matthieu parviendra-t-il à vaincre ses peurs et à laisser Marie-Lou entrer dans sa vie ? Marie-Lou apprendra-t-elle à laisser glisser le sable entre ses doigts ?

Après le formidable succès des Yeux couleur de pluie, Sophie Tal Men poursuit sa chronique drôle et tendre de la vie à l’hôpital à travers une galerie de personnages attachants et qui nous ressemblent.

Date de parution : le 3 mai 2017
Auteur : Sophie Tal Men
Editeur : Albin Michel
Prix : 18 € (298 pages)
Acheter sur : Amazon

L’envolée poétique de L’Oiseau Bleu au Studio Hebertot

L'oiseau bleu
L’oiseau bleu, Mise en scène de Catherine Morrisson, Studio HebertoL’Oiseau Bleu

L’envolée poétique de L’Oiseau Bleu au Studio Hebertot

Un personnage aux airs d’anti-héros singulier prend possession de la scène du Studio Hebertot pour invoquer l’esprit rêveur de Prévert et interpréter ses chansons inscrites dans nos esprits pour l’éternité. L’auteur et metteur en scène Catherine Morrisson s’adresse à l’enfant tapi en chacun des spectateurs pour faire sourire et émouvoir dans des monologues accompagnés de délicates notes de piano. Fabrice Bibas commence à égrèner le Clair de Lune de Debussy pour placer Gael Giraudeau dans les meilleures dispositions et amorcer le décollage vers les étoiles.

Une pièce sous de bonnes auspices

L’esprit de Jacques Prévert flotte sur la scène à travers les subtils jeux de mots et les références littéraires qui s’accumulent tout du long. Le comédien Gael Giraudeau distille délicatement ses élocutions, sans hâter sa voix ni élever le niveau sonore. Le ton est presque à la confidence chuchotée à l’oreille et ce n’est que pour s’adresser à cet oiseau imaginaire qu’il se permet des invectives plus bruyantes, comme pour faire entendre ses rêves au-delà de la réalité. Une connivence tranquille s’instaure avec le pianiste Fabrice Bibas quand les notes rythment les monologues et accompagnent les ritournelles extraites du riche répertoire de Prévert. Certains des spectateurs en culottes courtes connaissent très bien les paroles et les chantonnent avec une joie communicative. La scène fait cohabiter le piano et des tissus transparents avec lesquels le comédien joue des scénettes toutes en ombres chinoises pour des illustrations visuelles pleines de sens. Le texte de Catherine Morrisson multiplie les références que les plus grands accueilleront avec enthousiasme, comme par exemple cet extrait de Brel qui fait plaisir.

Du rêve à foison

La pièce offre un vrai vol d’air frais loin des contingences matérielles du quotidien. Ecouter la voix lancinante du comédien pendant plus d’une heure fait décoller dans une galaxie aux frontières du monde du rêve pour un vrai retour en enfance que petits et grands apprécieront tout autant. Les spectateurs du soir hésitaient à applaudir après chaque chanson de peur de couper ce fil de légèreté tissé par l’auteur et entretenu par les deux acolytes sur scène. Clins d’oeil et litanies évoquent le grand méchant loup ou les secrets de ces voyageurs qui brisent les barreaux pour voler dans une quête sans fin du bonheur. Avec l’idée que la vie peut finalement être aussi simple que ça, aussi légère que les artifices inventés par l’esprit afin de s’évader. Ce voyage onirique parle au coeur et à l’esprit et les applaudissements finaux font honneur à cette tentative d’évasion bien trop rare dans nos vies.

Les sourires s’impriment sur les visages de spectateurs ravis du spectacle et de cette lucarne ouverte hors du temps. Cet Oiseau Bleu offre du rêve et donne envie de voyager, de quoi susciter des vocations et réserver sa place pour un prochain spectacle!

Dates :  à partir du 6 mai 2017
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Catherine Morrisson
Avec : Gaël Giraudeau, Fabrice Bibas

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L'oiseau bleu
L’oiseau bleu, @Catherine Morrisson

L'oiseau bleu
L’oiseau bleu, @Catherine Morrisson

L'oiseau bleu
L’oiseau bleu, @Catherine Morrisson

 

 

 

 

 

Chicago Police Department Saison 3 sort le 9 Mai en coffrets de 6 DVD

Chicago Police Department Saison 3
© 2015/2016 Universal Television, LLC. Tous droits réservés.

Chicago Police Department Saison 3 sort le 9 Mai en coffrets de 6 DVD

Retour à la case départ dans le combat contre le crime à Chicago, dans les 23 épisodes de cette série à succès produite par le maître du genre, Dick Wolf (New York Unité Spéciale, New York Section Criminelle…). Dans cette saison 3, l’unité des renseignements de Hank Voight (Jason Beghe) est sur le point d’arrêter un puissant baron de la drogue quand un de ses détectives se fait sévèrement tabasser et kidnapper. Dans une intense course contre la montre, Voight prend la lourde décision de réintégrer un des anciens membres de l’unité qui avait été démis de ses fonctions.
Partez en mission aux côtés des policiers du district 21, pour la plus provocante et la plus excitante des saisons de Chicago Police Department !

Extrait vidéo :


Chicago PD S3 extrait 9 – Crossover Chicago Med par upvfrance

Plus de vidéos : ici

* Caractéristiques techniques du DVD :
FORMAT IMAGE : 1.78:1 Anamorphic Widescreen
FORMAT ÉCRAN : 16/9ème
AUDIO : français, allemand et anglais 5.1 Dolby Digital
SOUS-TITRES : Anglais (sourds & malentendants), Français, Danois, Néerlandais, Finnois, Allemand, Norvégien, Suédois

* Bonus :
Dans les coulisses de la saison 3
Épisode crossover avec Chicago Fire
Épisode crossover avec Chicago Med
Épisode crossover avec New York Unité Spéciale

Coffret 6 DVD – 23 épisodes de 42 mins

Editeur : Universal Pictures Vidéo

L’exposition Pissarro à Éragny au Musée du Luxembourg, un peintre en liberté

Pissarro à Eragny
Pissarro à Eragny, Musée du Luxembourg

L’exposition Pissarro à Éragny au Musée du Luxembourg, un peintre en liberté

Le Musée du Luxembourg consacre une foisonnante exposition sur une période mal connue de la carrière du peintre Camille Pissarro. Ce maitre de l’impressionnisme trouva dans le petit village d’Éragny-sur-Ept un sanctuaire comparable à celui déniché par Claude Monet à Giverny. Le fil des saisons lui fait accumuler une quantité impressionnante de toiles avec des paysages, les travaux des champs et des thèmes à majorité pastorale. En compagnie d’une tribu nombreuse, il y trouva la quiétude jusqu’à sa disparition en 1903. L’exposition retrace avec brio le bouillonnement intellectuel du maitre en exhibant toiles et archives dans un parcours éblouissant.

Un village reculé pour refuge

Camille Pissarro est actuellement au carrefour du monde culturel parisien avec deux expositions riches et passionnantes. Après l’exposition découverte récemment au Musée Marmottan Monet, c’est au tour du Musée du Luxembourg de s’intéresser à une période moins connue de la carrière du peintre originaire des Antilles danoises. C’est en 1884 que Pissarro s’installa à Éragny-sur-Epte au coeur de l’Oise dans une maison qu’il put acquérir par la suite grâce à un prêt de Claude Monet. Il y trouva l’inspiration pour multiplier les travaux et compléter une collection déjà riche de toiles peintes à Pontoise, Louveciennes ou ParisOui, nous sommes décidés pour Éragny-sur-Epte ; la maison est superbe et pas chère : mille francs, avec jardin et prés. Il écrit à son fils Lucien pour l’avertir de sa décision de s’établir dans le petit village reculé non loin de Gisors et encore moins de Pontoise. Le choix d’Éragny-sur-Epte illustre une fois de plus la fascination des paysages du nord-ouest parisien et de la vallée de la Seine sur les impressionnistes car Auvers-sur-Oise n’est qu’à une encablure et Giverny pas si loin que cela. Le parcours de l’exposition fait découvrir les toiles du maitre avec un luxe de détails. Les salles thématiques s’appesantissent sur sa capacité de travail et son omniprésente curiosité.

Un maitre de la lumière

L’exposition fait découvrir un Camille Pissarro finalement assez mal connuSes affinités anarchistes surprennent et sa descendance nombreuse (8 enfants!) lui fit dire comme une boutade qu’il avait créé l’école d’Éragny. Ce qui fut en partie vrai car son fils Lucien reprit le flambeau paternel en tâtant à son tout du pinceau, ce que certaines toiles exposées démontrent fort bien. Considéré comme le premier impressionniste, Pissarro s’essaya au pointillisme au contact de son ami Seurat et n’hésita pas à représenter les gens de la terre dans des évocations aussi sincères qu’emphatiques. L’exposition montre l’évolution du peintre quand il contribue à l’émergence du néo-impressionnisme qui deviendra le pointillisme sous l’égaie de Signac. Les toiles de Pissarro donnent à la lumière un rôle central dans des toiles à à la beauté éthérée. Les visiteurs n’hésiteront pas à revenir sur leurs pas pour revoir plusieurs fois des oeuvres qui s’incrusteront pour longtemps dans leur rétine.

Souvent moins mis en valeur que ses contemporains Cézanne, Gauguin et surtout Monet, Pissarro retrouve la place centrale qui lui est due dans la galaxie impressionniste grâce à cette exposition éblouissante au Musée du Luxembourg. De quoi donner envie d’aller découvrir le petit village d’Eragny!

Dates : du 16 mars au 9 juillet 2017
Lieu : Musée du Luxembourg (Paris)
Entrée : 12 €

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Exposition Pissarro à Eragny
Exposition Pissarro à Eragny

Exposition Pissarro à Eragny
Exposition Pissarro à Eragny

Exposition Pissarro à Eragny
Exposition Pissarro à Eragny

Exposition Pissarro à Eragny
Exposition Pissarro à Eragny

Get Out, un thriller qui n’invente pas l’eau chaude

Get Out
Get Out, film de Jordan Peele, Copyright Universal Pictures International France

Get Out, un thriller qui n’invente pas l’eau chaude

Le succès surprise du Box Office américain Get Out laissait présager de la peur primale et un thriller vissé dans une Amérique anxiogène digne de son nouveau président milliardaire à moumoute Donald Trump. Le film joue sur la rupture entre héros noir constamment mal à l’aise face à des hôtes blancs aux sourires bien trop affables pour être honnêtes. Très peu d’horreur dans cet opus et surtout une volonté affirmée de faire frissonner les spectateurs par des scènes ambivalentes et des faciès forcés. Le concept est d’abord plaisant mais force est de constater que le film n’invente finalement rien, s’approchant d’un peu trop près de l’iceberg Caricature et n’inventant rien de neuf dans la plaine Thriller.

Différence sociale et hypocrisie de classe

Avant d’être un thriller, Get Out veut surtout présenter le constat d’une Amérique aux communautés foncièrement divisées. Le héros interprété par un Daniel Kaluuya aperçu récemment dans la série Black Mirror et Kick Ass 2 est ce petit ami black convié par sa petite amie blanche à un week end dans la demeure familiale avec tous les amis de la famille, eux aussi tous blancs. Mis à l’aise par des parents apparemment pro Obama et ouverts à l’altérité, il ne sent rien venir. Comme si l’affabilité ne devait être que de façade pour cacher une inévitable hypocrisie de classe poussée ici à son paroxysme. Car le principe de Get Out mélange à la fois l’implacable constat social et le fantastique gentiment gore. L’amabilité des deux employés black de la famille blanche cache bien des surprises et la mère de famille qui pratique l’hypnose n’est pas aussi bienveillante que prévu. Les aficionados du thriller s’amuseront des chausses trappes qui se révèlent au fur et à mesure du film, les spectateurs venus pour trouver un peu de surprise s’ennuieront de l’utilisation des mêmes grosses ficelles habituelles. Le pompom étant atteint par l’utilisation d’une musique stridente à chaque apparition inopinée à l’image. Et dieu sait qu’il y en a, des apparitions inopinées…

Mais alors où est le problème?

Sous couvert de thriller gentiment horrifique, Get Out ne cesse de se taper la tête contre le poteau Caricature. Le réalisateur Jordan Peele, finalement très peu connu chez nous, est un des rois de la comédie américaine et navigue ici entre humour noir et peur blanche. Sans vraiment chercher la subtilité et en transformant une paisible famille en repère de maboules, il aborde la question sociale avec une facilité déconcertante et une décontraction qui interroge. Le film est à sens unique et oppose les communautés un peu trop facilement. C’est le principe du film, sa recette comique/fantastique et les twists vont toujours dans le même sens. La bande annonce très bien faite donne envie d’aller au devant des surprises mais comme souvent elle contient ses scènes les plus troublantes. Le film creuse le même sillon avec une fin digne de n’importe quel survivor movie lambda avec ses habituels geysers de sang. Le héros parviendra-t-il à se sortir des murs d’une famille blanche bourgeoise aux secrets bien cachés? Son regard terrifié sur l’affiche en dit long sur sa motivation…

Get Out donnait envie mais le film n’invente finalement rien et fera frissonner tous ceux qui n’ont pas déjà vu au moins 30 thrillers dans leur vie. Et comme le principe de base est simpliste à l’extrême, le sentiment final ne peut être que très mitigé.

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Get Out
Get Out


Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

Sortie : le 3 mai 2017
Durée : 1h44
Réalisateur : Jordan Peele
Avec : Daniel Kaluuya, Allison Williams, Catherine Keener
Genre : Thriller

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Succès : prolongation pour le corps à corps existentiel entre Laetitia Casta et Raphaël Personnaz

L'amour à bout de souffle entre Laetitia Casta et Raphaël Personnaz
Scènes de la vie conjugale photo DR

Succès : prolongation pour le corps à corps existentiel entre Laetitia Casta et Raphaël Personnaz

En 1973, Ingmar Bergman écrit et réalise en quelques mois la série TV « Scènes de la vie conjugale ». Sa caméra explore la relation d’un couple, sur vingt ans, qui va brutalement se déchirer. La série sera suivie avec passion par des millions de téléspectateurs avant d’être condensée en film dont les coupes accentuent le sentiment de huit clos.

Safy Nebbou et Jacques Fieschi s’attaque à ce matériau introspectif pour nous replonger dans les méandres de la conjugalité à la fois singulière et universelle qui oscillent sans cesse entre la communion fragile et la solitude totale. Au plus près du jeu des deux comédiens (Laetitia Casta & Raphaël Personnaz) où se conjurent sans concession toutes les facettes d’une relation, le spectateur se confronte à un miroir de lui même aussi intime que bouleversant.

La pièce débute par une vidéo projetant l’interview confession d’un couple filmé en gros plan où derrière les masques, des dissonances se font jour.

Mariés depuis dix ans avec deux enfants, Johan et Marianne se disent heureux et épanouis. Tous les deux ont un métier. Elle est avocate, lui professeur d’université.

Une parole au scalpel

Pourtant Johan, mâle dominateur, s’ennuie et se crispe, tandis que Marianne, en manque de confiance, se montre vulnérable en se posant mille questions et veut toujours bien faire.

Les faux semblants commencent alors à s’éroder, ne laissant place qu’aux tensions latentes et rancœurs. Un soir Johan annonce sans management qu’il a rencontré une autre femme et qu’il a décidé de la rejoindre pour un nouveau départ. Si Marianne paraît détruite aux prises avec les ruines de son mariage, elle va finir par se reconstruire et révéler sa véritable personnalité.

Et c’est à ce cheminement cathartique en passant par son questionnement auquel nous assistons. Où à travers une radiographie du couple, sont disséqués le sentiment amoureux, le va-et-vient du désir, l’influence du temps qui passe, les compromis et les lâchetés de la vie à deux.

Un corps à corps existentiel

Avec une grande justesse, la pièce rend compte de l’individualité de l’autre avec ses élans, ses contradictions, son rapport à la solitude et à soi. Et c’est un tableau extrêmement précis de la relation, sa construction, sa maturité jusqu’à son émancipation auquel nous prenons part.

Bergman cristallise aussi les masques que l’on porte et qui se superposent dans le but de se mentir à soi-même et de se renier afin de se conformer au modèle social dont la critique rappelle le théâtre des plus grands dramaturges scandinaves, comme Strindberg ou Ibsen.

A l’abri d’une scénographie minimaliste, organique, le spectateur traque sans relâche à travers les gestes, les regards, la mise à nu, les moindres soubresauts de la relation entre amour et désamour, affrontement et rapprochement, trouble et apaisement.

Et dans ce corps à corps existentiel, Laetitia Casta, toujours juste, est troublante, tour à tour fragile, animale et sensuelle, elle livre toutes les nuances de son personnage tandis que Raphaël Personnaz incarne cet homme aux prises avec ses contradictions, d’abord sûr de lui puis chaviré par cette femme qui lui échappe.

Dates de tournée :
CALUIRE – 11 & 12 décembre 2017
BELLEY- 13 décembre 2017
LAUSANNE-PULLY – 14 décembre 2017
VIENNE – 15 & 16 décembre 2017
ASNIÈRES – 18 décembre 2017
VERNON – 19 décembre 2017
SOISSONS – 20 décembre 2017
MAISONS-ALFORT – 21 décembre 2017
AVIGNON – 6 janvier 2018
COURBEVOIE – 9 janvier 2018
BASTIA – 11 janvier 2018
PROPRIANO – 13 janvier 2018
ANNONAY – 17 janvier 2018
FRIBOURG – 17 & 18 janvier 2018
MOULINS – 19 janvier 2018
SAINT-LOUIS – 20 janvier 2018
SAINT-LUCE-SUR-LOIRE – 22 janvier 2018
BORDEAUX-MERIGNAC – 23 & 24 janvier 2018
 MONT DE MARSAN – 25 janvier 2018
SABLE D’OLONNE – 27 janvier 2018
NOISY LE GRAND – 29 janvier 2018
BOULOGNE-SUR-MER – 30 janvier 2018
LE HAVRE – 31 janvier 2018
LE CHESNAY – 1 & 2 février 2018
CHELLES – 4 février 2018
TOULOUSE – BLAGNAC – 5 au 7 février 2018
CAP D’ADGE – 9 février 2018
SALON DE PROVENCE – 10 février 2018
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Dates : Prolongation jusqu’au 28 mai 2017 l Lieu Au théâtre de l’Oeuvre (Paris)
Metteur en scène : Safy Nebbou l Avec : Laetitia Casta & Raphaël Personnaz

Elementary Saison 4 sort en DVD le 9 mai 2017

TM & © 2017 CBS Studios Inc. CBS et les logos s’y rapportant sont des marques déposées de CBS Broadcasting Inc. Tous Droits Réservés.

Elementary Saison 4 sort en DVD le 9 mai 2017

L’ENQUÊTE SE REPLIE SUR ELLE-MÊME…

Dans cette nouvelle saison d’ELEMENTARY, Sherlock Holmes (Jonny Lee Miller) et le Dr. Joan Watson (Lucy Liu) relancent l’alchimie de leur relation unique, qui leur permet de résoudre des crimes toujours plus complexes dans la Grosse Pomme.
Mais le ver fait son apparition dans la Pomme lorsque le père de Sherlock, Morland Holmes (John Noble), arrive à New York pour s’y installer définitivement. Son apparent souci pour le comportement perturbé et la rechute de son fils ne fait rien pour apaiser les soupçons et la méfiance de ce dernier au sujet de son arrivée. Avec de nouvelles affaires et des crises émotionnelles qui se profilent, les 24 épisodes de cette saison s’annoncent plus électriques que jamais !

Extrait vidéo :

Elementary S04 – Extrait 2 par upvfrance

Plus de vidéos : ici

* Caractéristiques techniques du DVD :
6 DVD – 24 épisodes de 42 min
FORMAT IMAGE 1.78:1
AUDIO Anglais 5.1, Français 2.0, Allemand 2.0
SOUS-TITRES Français, Anglais, Allemand, Néerlandais DURÉE 16h 16min env.

* Bonus :
Scènes coupées – Mina, Cassie & Ally – En avant : Les chiens de guerre
Le signe des quatre – Infamie – Papa Holmes – Bêtisier

Editeur : Paramount

Rodin, une exposition du centenaire à ne manquer sous aucun prétexte

Rodin, l’exposition du centenaire, Grand Palais

Rodin, une exposition du centenaire à ne manquer sous aucun prétexte

Cent ans après la disparition du monstre sacré Rodin, le Grand Palais lui rend hommage dans une exposition destinée à marquer la saison parisienne. Ce n’est pas seulement le sculpteur qu’elle invoque, mais également le peintre, le dessinateur, le précurseur et l’inspirateur d’une riche postérité. Le parcours accumule les pièces de choix et illustre parfaitement la majesté de celui qui révolutionna la statuaire en lui adjoignant une expressivité inédite et des techniques innovantes qui placent Rodin aux côtés de Picasso, Braque et Matisse dans l’histoire de la création artistique, rien de moins. Une exposition immanquable pour qui aime s’enivrer de l’art sous toutes ses formes.

Une expressivité légendaire

Rodin, l’exposition du centenaire ne perd pas de temps pour plonger immédiatement le visiteur dans le bain. Les premières salles du rez-de-chaussée sont rien de moins qu’un enchantement permanent quand se dévoilent les statues les plus légendaires de l’artiste. Les 6 Bourgeois de Calais sont des martyrs promis au sacrifice et entamant une lente procession vers la mort. Tout l’art de Rodin pour transformer la matière brute en substance proche de la chaire animée saute immédiatement aux yeux des visiteurs, les personnages semblent si réels et en pleine déliquescence physique que l’émotion jaillit instantanément. Un peu plus loin s’expose une des icônes majeures de l’art universel, à la taille monumentale et à la majesté intimidante, ce Penseur symbole d’une humanité qui pense et s’éloigne ainsi de l’animalité. Censé s’insérer dans la Porte de l’enfer exposée un peu plus loin, ce personnage représente Dante en pleine introspection à la contemplation des cercles de l’enfer. La foule nombreuse marque immanquablement une pause assez longue pour saisir la puissance que dégage ce personnage massif en plein exercice de la pensée. Encore un peu plus loin se dévoile une oeuvre toute en délicatesse et en émotion, ce Baiser qui insufflerait l’amour de l’amour à tous les hommes de la terre. Les corps s’enlacent, la pierre se fait soie, les sentiments jaillissent comme des torrents impétueux. Le premier niveau de l’exposition se clôture devant cette monumentale Porte de l’enfer qui marqua une étape décisive dans la reconnaissance de l’artiste. La première partie de la visite s’achève et le visiteur est déjà sous le choc d’oeuvres qui le laissent sans voix tant chacune dégage une force qui confine à la fascination.

Un artiste protéiforme

Le second niveau de l’exposition offre un panorama des autres talents du sculpteur. Dessinateur de génie, il s’entoure très tôt de toiles de maitres qu’il choisit avec application. Au-delà d’oeuvres attachées de très près au maitre, l’exposition expose également des oeuvres d’autres artistes pour souligner l’héritage exploité par une riche descendance artistique. CarpeauxRichier, Giacometti,  Bourdelle, Claudel, BrancusiPicasso, la liste donne le vertige et souligne encore un peu plus la place centrale occupée par Rodin dans l’histoire de l’art. Annonciateur des la modernité et à l’origine d’un renouveau dans l’approche de la matière, Rodin s’est affranchi des contraintes formelles en ayant recours à des techniques révolutionnaires toujours employées de nos jours. L’assemblage, la fragmentation et les réemplois lui permettent de créer des formes à la puissance inégalée, de celles qui seront encore admirées dans plusieurs siècles.

Le parcours de l’exposition se finit dans une ambiance moins monumentale et plus intimiste pour un constat sans appel. Cette exposition du centenaire de Rodin est un évènement artistique majeur à ne manquer sous aucun prétexte. Le Grand Palais vous attend, la réservation est grandement recommandée pour ne pas passer de longues minutes dans la file d’attente devant les marches du bâtiment.

Dates : du 22 mars au 31 juillet 2017
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 13 €

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Rodin, l'exposition du centenaire
Rodin, l’exposition du centenaire

Rodin, l'exposition du centenaire
Rodin, l’exposition du centenaire

Rodin, l'exposition du centenaire
Rodin, l’exposition du centenaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jardins, une exposition bucolique au Grand Palais

Jardins
Jardins

Jardins, une exposition bucolique au Grand Palais

La peinture de Gustav Klimt sur l’affiche de l’exposition Jardins au Grand Palais annonce la couleur sans mentir, l’évènement se déroule sous les auspices bienveillantes d’une nature luxuriante. Peintures, sculptures, photographies, dessins, installations, environnements sonores et olfactifs mènent les visiteurs dans les recoins les plus secrets de 6 siècles de créations artistiques pour une découverte paisible et ombragée de la fascination exercée par la couleur verte sur les esprits trépidants des artistes.

La nature au centre des oeuvres

Le chemin proposé par le Grand Palais fait d’abord découvrir des oeuvres à mi-chemin entre herbiers et plantes collées sur les toiles. Entre les peintures du XVIIIe siècle avec des parcs gracieusement entretenus et des oeuvres florales, l’exposition fait découvrir l’attrait à travers des environnements en perpétuel mouvement. L’extrait du film Meurtre dans un jardin anglais de Peter Greenaway illustre la volonté de choix de l’artiste, dans la saison, l’heure du jour ou le panorama pour transmettre des sentiments à jamais perdus dans l’instant. Les premières salles font déambuler dans des décors richement ornés de plantes, essences végétales et environnements gazonnés, loin des impressions habituelles ressenties dans un musée. Le ton est à l’ouverture et à l’évasion.

De délicats échantillons picturaux 

Si certains des plus grands peintres constituent la collection, d’oeuvres picturales, le catalogue est finalement assez succinct, avec tout de même l’immense et impressionnante toile Acanthes de Matisse ou l’hypnotisant Le Parc de Gustav Klimt à mi-chemin entre pointillisme et pixellisation. La balade fait découvrir des images du Parrain de Coppola ou du Shining de Kubrick pour bien souligner l’évidente permanence de la nature dans les oeuvres des plus grands réalisateurs. Les couloirs de l’exposition accolent toiles et photographies pour une envie de déambuler dans des forêts ou des prairies au coeur de la nature.

L’exposition Jardins ose le dépaysement et juxtaposer des oeuvres de tous horizons pour viser à l’exhaustivité la plus réconfortante. Nul besoin d’aller jusqu’au Bois de Boulogne ou de Vincennes, le Grand Palais propose une ballade toute aussi galvanisante.

Dates : du 15 mars au 24 juillet 2017
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 13 €

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Jardins
Jardins

Jardins
Jardins, Claude Monet

Jardins
Jardins, Gustav Klimt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le retour de Jules, ou l’histoire presque vraie d’un chien pas comme les autres (Albin Michel)

Didier van Cauwelaert
Didier van Cauwelaert

Le retour de Jules, ou l’histoire presque vraie d’un chien pas comme les autres (Albin Michel)

Didier van Cauwelaert nous avait déjà bien amusé avec son roman, Jules, publié en 2015. Jules est un chien guide d’aveugle et sa maîtresse est Alice. Le retour de Jules sort aujourd’hui et nous raconte la suite des aventures de Jules qui tombe amoureux de Victoire.

Scénario original et proche de la réalité

Avec Le retour de Jules, on découvre tous les pouvoirs et également tous les moyens de Jules. Jules n’accompagne plus Alice puisqu’elle a recouvré la vue. Du coup, il suit une formation et se reconvertit en chien d’assistance pour épileptiques. Il sort major de sa promo ! On va suivre non seulement les faits et gestes de Jules, mais également ses amours avec Victoire, sa « collègue » de travail. Et aussi parallèlement, avec beaucoup d’humour, les amours tumultueuses de ses anciens maîtres.

Romantique à souhait

Bien sûr, faut-il aimer les bêtes pour lire Le retour de Jules ! Comme les héros sont des chiens, cela peut paraître absurde à ceux qui ne croient pas aux pouvoirs et à l’amour des chiens. Et ceux de Jules sont immenses. Aucun de ses gestes n’est le fait du hasard. Il prévient sa maîtresse épileptique avant chaque crise, ce qui lui permet de revivre. Mais cette fois-ci, Jules va aller beaucoup plus loin. Il va s’attaquer au petit-fils de sa maîtresse et le mordre méchamment. Apparemment sans raison. Tout le monde le recherche pour l’arrêter. Il est condamné à mort car devenu dangereux. Ses vrais maîtres partent à sa recherche et tentent de comprendre les agissements de Jules, qui s’enfuit avec Victoire qui elle, détecte les explosifs. Ils ont 24h pour le sauver.

Grâce à Jules…

Depuis la parution de Jules, en 2015, ça bouge pas mal en France, et plus particulièrement à Nancy, nous explique Didier van Cauwelaert à la toute fin de son livre. Si Jules est une fiction, Jules existe aussi quelque part. Didier van Cauwelaert avec l’aide du Professeur Vespignani, en neurologie, à Nancy, crée le projet ESCAPE : « l’Ecole supérieure des chiens d’alerte et de protection pour épileptiques ». Des chiens sont formés pour sauver des personnes épileptiques, aveugles, handicapés ou même aider des unités antiterroristes… Cela existe déjà aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre, en Belgique…
Puisse ce nouveau roman de Didier van Cauwelaert les aider à trouver des financements pour continuer et développer cette formation auprès des chiens d’assistance.

Le retour de Jules se lit avec passion et suspense ! Les amours de Jules sont aussi passionnantes que celles des maîtres ! Et les pouvoirs des chiens sont merveilleusement bien révélés ! Le retour de Jules nous donne aussi une nouvelle piste pour contrer les terroristes. Un très bon roman de Didier van Cauwelaert, encore une fois !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le retour de JulesQuel bonheur de retrouver Jules ! On est pris dans le rythme effréné de cette comédie bouleversante, qui pourrait bien devenir le succès de l’été.

« Guide d’aveugle au chômage depuis qu’Alice a recouvré la vue, Jules s’est reconverti en chien d’assistance pour épileptiques. Il a retrouvé sa fierté, sa raison de vivre. Il est même tombé amoureux de Victoire, une collègue de travail. Et voilà que, pour une raison aberrante, les pouvoirs publics le condamnent à mort. Alice et moi n’avons pas réussi à protéger notre couple ; il nous reste vingt-quatre heures pour sauver notre chien. »

Au coeur des tourments amoureux affectant les humains comme les animaux, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans un suspense endiablé, où se mêlent l’émotion et l’humour.

Didier van Cauwelaert cumule prix littéraires et succès public depuis ses débuts. Prix Goncourt pour Un aller simple en 1994, il a publié récemment On dirait nous et Jules, exceptionnel phénomène de librairie.

Date de parution : le 4 mai 2017
Auteur : Didier van Cauwelaert
Editeur : Albin Michel
Prix : 18,50 € (176 pages)
Acheter sur : Amazon

Embarquez pour votre thérapie musicale avec Gatane, à Marseille

 

GataneEmbarquez pour votre thérapie musicale !
Live Therapy c’est le premier one man musical…bientôt remboursé par la sécu ! Au fil d’un voyage musical drôle et décalé, Gatane vous dévoile sa recette du bonheur.
Chanteur, humoriste et pianiste, Gatane mêle chansons et sketches dans une énergie débordante et communicative. Guérison spectaculaire garantie !

« Le remède Idéal ! » La Provence
« Une vitamine, un coup de punch ! » Publik’Art

GATANE – LIVE THERAPY – SÉANCE 4 : « MOI, MON GOSSE » :

GATANE Live Therapy
One man show musical
Au Quai du Rire Marseille
16 Quai de Rive Neuve, 13007 Marseille
Jeudi 18 Mai à 20H
Réservations: Fnac, Ticketnet ou Billetreduc
Lien billetreduc : http://www.billetreduc.com/182044/evt.htm

De l’émotion pure dans le film A mon âge je me cache encore pour fumer

A mon âge je me cache encore pour fumer
A mon âge je me cache encore pour fumer, film de Rayhana, Copyright Les Films du Losange

De l’émotion pure dans le film A mon âge je me cache encore pour fumer

A mon âge je me cache encore pour fumer lève le voile sur l’intimité de la femme musulmane. Présenté comme se déroulant à Alger en 1995, le huit clos d’un hammam sert de décor à des intrigues qui se font et se défont tandis que des femmes de tous horizons viennent se livrer à des rituels routiniers de nettoyage et massage. Seul lieu public où les femmes peuvent se rencontrer et échanger loin de l’oeil inquisiteur des hommes, il favorise autant le respect de l’intimité que le dévoilement de soi. Les personnages se révèlent lentement dans leurs forces et leurs faiblesses pour une narration crescendo jusqu’au drame du fanatisme. Un film aussi sincère que tragique qui ne peut pas laisser indifférent.

Une lucarne dérobée sur un monde caché

La réalisatrice Rayhana a d’abord rédigé une pièce de théâtre au temps où les mouvements intégristes déferlaient sur l’Algérie au début des années 90. Devant les risques croissants encourus en premier lieu par les femmes, elle a eu l’idée d’une pièce où la parole se libérerait loin de l’omniprésente surveillance masculine. La tenancière du hammam devise avec des vieilles habituées comme avec de plus jeunes protagonistes pour un tableau sans concessions où les opinions s’affrontent et les inimités grandissent entre libérales et traditionalistes. Sans les voiles et les djellabas, les visages apparaissent au grand jour et il devient difficile de discerner les différences. Le parti pris de la réalisatrice flirte avec l’impudeur tant les corps dénudés émergent dans un défilé où prime le pur naturel. Mais la nudité laisse très vite place aux discussions et aux enjeux communautaristes. Tourné dans un vieux hammam de Salonique en Grèce où l’occupation ottomane a duré plus de 4 siècles laissant derrière elle quantité de hammams traditionnels, le film touche par la proximité instaurée avec les personnages.

Une chronique sociale retorse

L’absence de barrières au sein du bain public provoque le questionnement sur l’origine des différenciations sociales. Les personnages féminins multiplient les clés, invoquant la culture, les rites ancestraux, les aspirations à l’émancipation et les écritures dans un tourbillon de références où l’individualité est trop souvent sacrifiée sur l’autel de la servitude. Les actrices sont resplendissantes dans cette chronique sociale touchant à l’universalité. Hiam Abbass réalise une prestation encore une fois exceptionnelle au milieu d’actrices connues et moins connues. Le visage de Biyouna est connu, ceux de Nassima Benchicou et Sarah Layssac beaucoup moins. La truculence des discussions informelles autour des sources d’eau  laisse place à la dramaturgie quand une femme enceinte fait l’objet des menaces de fondamentalistes décidés à l’occire pour le principe. Le hammam se transforme en sanctuaire sacré loin des yeux impudents et des menaces extérieures.

A mon âge je me cache encore pour fumer chronique avec clairvoyance les doutes d’une société qui se cherche et multiplie les idéaux. Le hammam dévoile les questionnements de femmes qui relayent ceux de la multitude, avec des personnages attachants et cramponnés à leurs certitudes.

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A mon âge je me cache encore pour fumer
A mon âge je me cache encore pour fumer

Au cœur du hammam loin du regard accusateur des hommes, mères, amantes, vierges ou exaltées islamistes, des fesses et des foulards de Dieu se confrontent, s’interpellent entre fous rires, pleurs et colères, bible et coran… avant le sifflement d’un poignard et le silence de Dieu.

Sortie : le 26 avril 2017
Durée : 1h30
Réalisateur : Rayhana
Avec : Hiam Abbass, Fadila Belkebla, Nadia Kaci
Genre : Drame

 

 

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