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Exposition contemporaine Monumenta 2014, au Grand Palais, à Paris : L’Etrange cité – Ilya et Emilia Kabakov –

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Du 10 mai au 22 juin 2014.

MONUMENTA 2014 – L’Etrange cité – Ilya et Emilia KABAKOV – Grand palais

Les Russes ont toujours été précurseurs en matière d’explosifs, de Molotov à Kalachnikov. Cette année, c’est notre rapport aux cités utopiques que les deux artistes russes Ilya et Emilia Kabakov ont décidé de dynamiter. Après l’Ile Utopia de Thomas More, L‘abbaye de Thélème de François Rabelais, le Phalanstère de Charles Fourier ou encore les projets utopiques de Rodchenko et Melnikov, il ne vous tarde de découvrir l’Etrange cité. Le concept d’art contemporain Monumenta revient pour sa septième édition dans la Nef du Grand Palais à Paris. Depuis 2007, des artistes internationaux ont exposé leurs œuvres : Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski, Anish Kapoor et Daniel Buren. Cette année avec un labyrinthe grandeur nature composé de salles hétéroclites, les artistes Kabakov donnent à réfléchir sur la condition humaine ou encore les progrès scientifiques destructeurs de l’homme. Alternative au monde d’aujourd’hui, critique du matérialisme ou encore du régime autoritaire russe, l’installation, composée de sept salles aux projets différents mais dont les thèmes se rejoignent, se focalise sur la spiritualité.

Un haut mur blanc, voilà ce à quoi l’on peut s’attendre à l’entrée. Il s’agit de longer les courbes de cet œuf blanc géant couvert par la verrière pour enfin apercevoir une gigantesque coupole. Cette coupole dont les couleurs sont changeantes, s’apparente à la complexité des vitraux ecclésiastiques. Cette installation constitue, au delà du projet, une véritable expérience pour le spectateur. Une musique de l’artiste russe Alexandre Scribine nous porte dans une osmose apaisante. La synesthésie s’opère. On se sent happé par le point central du dôme comme-ci allait s’ouvrir à nous un passage vers un autre monde : une cité « blanche ».

Un vestige antique fait office d’entrée dans la cité. La lumière étincelante et la blancheur clinique des murs éblouissent et donnent presque mal au crâne. Tout se ressemble et il paraît plutôt aisé de se perdre.

Au sein des sept salles toutes plus différentes les unes que les autres, la plus surprenante est sûrement celle du Centre de l’énergie cosmique. Il aurait existé une ville au nord du Tibet appelée Manas entourée de huit montagnes. Elle se déployait sur deux niveaux : le premier est celui de la vie quotidienne et le second est celui du monde supérieur soit le céleste. Cette ville pouvait grâce au Centre de l’énergie cosmique communiquer avec des mondes lointains et notamment la noosphère qui, selon la théorie du chimiste russe Vladimir Vernadsky, constitue une couche autour de la Terre rassemblant l’ensemble des pensées et consciences de l’humanité.

Dans la pièce, maquettes et dessins d’étranges mécanismes, laboratoires, antennes, réservoirs véhiculent une atmosphère scientifique. La précision des croquis et descriptions des instruments pourraient donner lieu à un questionnement de la part du spectateur quant à la véracité de ce Centre de l’énergie cosmique. Cet aspect s’apparente aux projets du photographe contemporain espagnol Joan Fontcuberta qui use de manipulation afin d’entraîner le spectateur dans une réalité insolite. Cette salle attribue aux Kabakov une imagination débordante et un talent de narrateur univoque. Il ne faut pas oublier qu’Ilya a créé de nombreux albums fictifs et s’est affirmé comme un excellent illustrateur.

Cependant, quand on sait que le projet de Monumenta réside dans l’exploitation des 13 500 m2 de la Nef on est un peu déçu de s’enfermer dans des pièces semi-obscures étroites et étouffantes quand bien même cela fasse partie du projet.

Les moyens de communication qui s’articulent par un centre, des portails, des tableaux dans les autres salles, sont au cœur de la démarche des Kabakov et semblent être les moyens d’améliorer la condition de l’homme.

C’est ainsi que le cocktail Kabakov s’embrase, on admire le génie d’une œuvre capable d’enflammer les passions.

Solidays 2014 : Fight must go on !

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Du 27 au 29 juin, c’est la 16ème édition du festival des Solidays, 80 concerts et de nombreuses animations sont prévues pour l’occasion, à l’Hipopdrome de Longchamp.

Vidéo : Entretien exclusif avec Steve Cuzor à la Comédie du Livre 2014 (Montpellier)

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A l’occasion de la Comédie du Livre à Montpellier, où Xavier Dorison (Long John Silver, XIII Mystery, Asgard, Black Lord…) avait carte blanche pour la programmation, nous avons eu le plaisir  d’échanger un long moment avec Steve Cuzor, notamment auteur BD des séries BlackJack et O’Boys et dessinateur sur la série XIII Mystery… Un auteur au talent reconnu de tous, dont la générosité n’a pas de limite. Cette vidéo en est l’illustration : un condensé d’un entretien de près d’une heure où il nous fait voyager dans ses univers et ses projets. Et il faut reconnaître que ça aussi, il le fait avec talent.

A voir tout de suite :

 

Five Thirteen, un film de Kader Ayd

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Sortie : le 11 juin 2014

Durée : 1h50

Avec : Malik Barnhardt, Avelawance Philips, Tom Sizemore…

 

Synopsis :

Tre et Mike, deux frères à la recherche d’une vie meilleure, essaient désespérément de laisser derrière eux l’emprise du passé. Après avoir été libéré de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, Mike tente de renouer contact avec sa petite fille, contre l’avis de son ex-femme qui n’est pas disposée à oublier le passé. Mais il va vite se rendre compte que la justice de la rue va bien au-delà que tout ce qu’il a pu vivre en prison. Son frère aîné, Tre, accepte à contrecœur une dernière « livraison », pour essayer de libérer sa petite amie et son frère de l’influence de ce milieu sans avenir. Il en résulte une épopée tragique et sauvage où plusieurs vies se croisent sans le savoir et où les décisions prises les hanteront tous à jamais.

Five Thirteen est la troisième réalisation de Kader Ayd, 38 ans, après Ennemis Publics en 2005 et surtout Old School en 2000, premier long métrage avec Joey Starr qui l’a révélé au public. Ce nouveau film possède les qualités et les défauts d’un jeune réalisateur.

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Après une ouverture percutante qui flirte avec le cinéma de Michael Mann, la suite du film sera hélas plus en dent de scie. La faute à un casting en demi-teinte dans lequel brillent Malik Barnhardt (8 Mile), Steven Bauer (Scarface), James Russo (Donnie Brasco), Danny Trejo (Machete) et surtout Tom Sizemore (Heat) dans le rôle d’un gangster imprévisible. ce dernier éclipse à lui seul le reste d’un casting dont les choix sont parfois hasardeux, comme d’avoir choisi le couturier Christian Audigier, qui n’est donc pas un acteur, mais possède une « gueule ». Autre point faible, la méthode de création du scénario reposant sur des improvisations. La démarche est à saluer pour son originalité dans le cadre d’une production hollywoodienne et ici proche du cinéma indépendant à la Tarantino, mais livrant un polar d’action sympathique mais bancal, dans lequel jaillit par instant quelques étonnantes fulgurances. Five Thirteen possède des séquences d’une grande maîtrise formelle avec un beau sens de l’espace qui alterne avec d’autres moments beaucoup plus maladroits et ennuyeux, dont les dialogues sonnent parfois terriblement artificiel et semble singer ceux de Pulp Fiction (1994) et Reservoir Dogs (1992).

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Le jeune réalisateur français Kader Ayd (cocorico !) est à l’évidence très doué, mais il manque à son film la rigueur narrative que lui aurait apporté un scénario plus solide, ainsi Five Thirteen aurait pu ressembler aux meilleurs des films de gangsters américains. Au final nous avons droit à un bon petit polar qui se laisse voir, ce qui n’est déjà pas si mal.

[youtube http://youtu.be/4Tw5PkxLUCk]

Colorama, un livre-peinture de Sophie Ledesma

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Publié aux Editions de La Martinière Jeunesse, le 9 mai 2014

32 pages – 12,90€

A partir de 4 ans

Ce beau livre de coloriage-peinture s’adresse aux enfants, dès l’âge de 4 ans. Mais un enfant d’une dizaine d’années trouvera aussi son bonheur et pourra s’inspirer des beaux dessins pour les reproduire.

C’est un livre de 32 pages, très épaisses, qui reprend le thème des couleurs mais sous une forme originale. Le lecteur doit intervenir pour donner vie au soleil, au caméléon, à l’oiseau, à la forêt… Chaque page est une histoire qui doit être complétée, coloriée par le lecteur-dessinateur, avec sa propre imagination.

Comme les pages sont épaisses, elles ne gondolent pas même si l’enfant met beaucoup de peinture !

Les dessins sont beaux, simples, mais harmonieux et faciles à reproduire.

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Avec ce livre, une palette de douze couleurs de peinture est jointe, ainsi qu’une palette pour mélanger les couleurs, et un pinceau. Votre enfant va apprendre les couleurs primaires mais aussi les pastels et les mélanges.

Une très beau livre qu’il gardera ensuite pour admirer ses œuvres !

Sophie Ledesma a fait l’école de l’ESAG Penninghen, à Paris. Non seulement elle écrit et illustre des livres pour enfants, mais elle a également créé un studio de design textile baptisé Colorama Studio. On lui souhaite bonne chance !

Royal Légende au Lucernaire : plus que quelques jours !

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Il vous reste quelques jours pour aller voir la pièce Royal Légende au Théâtre du Lucernaire. Un spectacle qui mêle Histoire et imagination, du mardi au samedi à 20h00 jusqu’au 8 juin.

Synopsis

« Royale Légende » c’est l’Histoire vraie d’une correspondance qui n’a jamais existé entre Marie Antoinette et le Chevalier d’Eon. Vingt ans d’une amitié fidèle, en quelques lettres, depuis les premiers pas de « l’autrichienne » sur le sol français jusqu’à ses derniers pas sur l’échafaud. Qu’est-ce qui unit si fort le redoutable chevalier excentrique et la reine grave et frivole ? Une certaine ambivalence, le large fossé entre la croûte et le coeur, un même destin de paria, tantôt couverts d’or, tantôt de haine, l’incapacité à vivre la vie d’une femme libre… tout simplement. Dans « Royale Légende », les années qui précèdent la révolution française s’observent par le trou de la serrure, depuis l’intimité de deux témoins perdus dans un costume qui ne leur va pas. « Royale Légende » est un regard décalé sur un monde qui s’écroule, une divagation pétillante sur l’Histoire, une rencontre avec deux êtres humains dans leur intimité, leur complexité, et le récit déchirant de leur déchéance.

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Teaser

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=ohEtZb3mzm0]

 

Royal Légende
Jusqu’au 8 juin
Théâtre du Lucernaire
Du mardi au samedi à 20h
Dimanche à 15h

26 ème Cérémonie des Molières : le palmarès 2014

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La 26e cérémonie des Molières s’est tenue lundi soir juin au Théâtre des Folies Bergères, à Paris. Après deux années d’interruption, la soirée de remise des prix, retransmise sur France 2, était orchestrée par Nicolas Bedos dont l’humour décomplexé, provocateur et corrosif a renouvelé le genre.

Numéro de danse, mots d’esprit, et petites piques bien senties ont étayés la soirée avec en guest-stars Denis Podalydès en vieillard, Michel Fau en diva, Florence Foresty survoltée, Guy Bedos égal à lui-même  ou encore Valérie Lemercier complètement à l’ouest avec leur quart d’heure de célébrité décalé donc sans oublier la place faite aux intermittents et leur actualité brûlante, le tout sous le regard médusé de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti.

Un hommage a été rendu à Patrice Chéreau disparu cette année et un Molière d’honneur remis par Fabrice Luchini à Michel Bouquet, 88 ans, et longuement ovationné

Les prix de meilleur spectacle de l’année ont récompensé pour le théâtre public « Paroles Gelées », l’adaptation enlevée d’après Rabelais par Jean Bellorini et pour le privé, « Le Père » de Florian Zeller, qui prend comme sujet la relation entre un père atteint de la maladie d’Alzheimer interprété par Robert Hirsch (meilleur comédien) et sa fille Isabelle Gélinas (meilleure comédienne).

Parmi les autres récompenses, un vent de jeunesse a soufflé avec Alexis Michalik, 31 ans, auteur de deux pièces, Le cercle des Illusionnistes et Le Porteur d’histoire, lequel a été primé en tant qu’auteur et metteur en scène du théâtre privé, tandis que la révélation féminine est allée à l’actrice Jeanne Arenes.

Le jeune metteur en scène Jean Bellorini  s’est vu attribuer une deuxième distinction, celle de la meilleure mise en scène pour « Paroles Gélées » & La bonne âme du Se-Tchouan. Il n’était pas là pour recevoir ses trophées car il se trouvait lundi soir à Ramallah en Palestine où il présentait sa toute première pièce, « Tempête sous un crâne ».

Philippe Torreton, fabuleux interprète de Cyrano de Bergerac mis en scène par Dominique Pitoiset (actuellement à l’Odéon) a reçu le prix du meilleur comédien. Il a dédié son prix aux intermittents, jugeant « lamentable de devoir le faire sous un gouvernement socialiste ».

Le prix de la meilleure comédienne est allé à Valérie Dréville pour les « Les Revenants », une pièce noire d’Henrik Ibsen où elle excelle dans un jeu énigmatique mise en scène par Thomas Ostermeier qui était en lice avec Isabelle Huppert pour les Les fausses confidences

La suite du palmarès de cette 26 ème édition :

– Meilleur spectacle du théâtre public : « Paroles gelées » d’après Rabelais, mise en scène Jean Bellorini

– Meilleur spectacle du théâtre privé : « Le Père » de Florian Zeller

– Révélation féminine : Jeanne Arenes (« Le Cercle des illusionnistes« , mis en scène par Alexis Michalik)

– Révélation masculine : Grégori Baquet (« Un obus dans le coeur » de Wajdi Mouawad)

– Meilleure comédienne d’un spectacle public : Valérie Dréville (« Les Revenants » mis en scène par Thomas Ostermeier)

– Meilleur comédien d’un spectacle public : Philippe Torreton (« Cyrano de Bergerac » mis en scène par Dominique Pitoiset)

– Meilleur comédienne d’un spectacle privé : Isabelle Gélinas (« Le Père » de Florian Zeller)

– Meilleur comédien d’un spectacle privé : Robert Hirsch (« Le Père »)

– Meilleur comédien « seul en scène » : Grégory Gadebois (« Des Fleurs pour Algernon »)

– Meilleure Comédie : « Dernier coup de ciseaux« , mis en scène par Sébastien Azzopardi

-Meilleur acteur dans un second rôle : Davy Sardou dans « L’affrontement »

-Meilleure actrice dans un second rôle : Isabelle Sadoyan dans « L’origine du monde »

– Meilleure création visuelle (Scénographie, Lumières, Costumes) : Tabac rouge, mise en scène James Thierrée

Rosco le Rouge, l’intégrale : une BD de Jean-Louis Marco (Physalis)

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Date de sortie : 2013

Auteur :   Jean-LouisMarco (scénario et dessin)

Prix : 17,90 € (144 pages)

Rosco le Rouge, c’est un capitaine de pirates un peu fou, même complètement déjanté, imaginé par  Jean-Louis Marco (Mac Steel, Mémoires d’un guerrier). L’intégrale de la série regroupe les trois aventures (pour trois albums) de l’énergumène qui fait (trop) confiance à son instinct et se trouve à chaque fois embarqué dans des histoires improbables…

Résumé de l’éditeur :

Par les mille requins albinos… Rosco le Rouge est de retour !
ET revoici en un seul tome de 144 pages, trois aventures affligeantes du pirate d’opérette Rosco le Rouge, faux méchant mais vrai looser, incapable notoire en quête de célébrité ! Au programme, de la bagarre, de l’amour, de l’humour et de la trahison…
 – Alors, comme ça tu t’es lancé dans le commerce !
– Oui, je suis dans l’import-export. C’est un beau métier. Je vends des tissus, des épices, des trucs comme ça.
– Tu me prends pour une courge, Rosco !!! 

Des critiques dytiren, dithiran, dix tyrans ?… Incroyables !
Il a des moustaches en pointe, une barbe effilée, l’oeil mauvais et la gâchette ultrasensible.
Il s’appelle Rosco le Rouge et c’est un vrai pirate, entouré d’une bande d’affreux, d’un petit mousse nommé la Pieuvre et dont les intentions sont toujours saines : voler, piller, tuer. 
Après avoir piqué un plan du trésor à un concurrent aussi teigneux que lui, il vogue jusqu’à une île peuplée de cannibales dans le but de remplir ses cales d’or, qui sont jusqu’à présent occupées par des oeufs de pingouins, maigre butin récupéré lors d’un précédent abordage…
Une BD culte… à pisser de rire !

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L’univers de Rosco le Rouge bouillonne de bonnes idées. Servi sur un ton décalé et drôlatique, le scénario de Jean-Louis Marco nous plonge dans les folles aventures du capitaine le plus loser qui soit, et de ses acolytes tout autant chanceux. Des pirates souvent sans bateau et sans fortune qui se débrouillent toujours pour nous faire rire malgré eux tout en nous emmenant loin… très loin ! La narration choisie est aussi plaisante que divertissante. On s’amuse vraiment à chaque instant. Un vrai moment de détente.

Le dessin est quant à lui dans le même ton : caricatural et plein d’énergie, avec une coloration vive et un cadrage qui ne souffre d’aucun défaut.

A lire !

Un léger bruit dans le moteur, une BD de Gaet’s et Jonathan Munoz (Physalis)

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Date de sortie : août 2012

Auteurs:  Gaet’s (scénario) et Jonathan Munoz (dessin)

Prix : 12,90 € (60 pages)

Un léger bruit dans le moteur est un one shot écrit par Gaet’s et illustré par Jonathan Munoz (Les Dormants). Un thriller adapté du roman de Jean-Luc Luciani qui met en scène le plan machiavélique d’un jeune garçon projetant d’assassiner tout le petit village dans lequel il vit avec sa famille. A commencer par son frère.

Résumé de l’éditeur :

Dans une petite et sinistre communauté villageoise isolée, située en bordure d’une route qui mène à la grande ville, un gamin se prépare à commettre le pire. En effet, persuadé d’avoir tué sa mère à sa naissance et après le terrible meurtre, un peu plus tard, de son frère, ce dernier a décidé de décimer tous ceux qui l’entourent. C’est ainsi que, se référant à un plan diaboliquement simple, le gamin égraine une à une les victimes sans soulever le moindre soupçon sur sa personne. Se pourrait-il que le passage d’un véhicule qui n’avait aucune raison apparente de s’arrêter puisse freiner les aspirations mortifères du gosse ?

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Un léger bruit dans le moteur est une plongée horrifique en plein coeur d’un village isolé, dont les habitants semblent pauvres et pas toujours honnêtes. Et il y a ce petit garçon, qui n’a d’ailleurs pas de nom. Ce gamin qui expose pour chacun les raisons de sa volonté de les supprimer : l’institutrice a une haleine fétide, le voisin fait des bruits bizarres le soir après s’être enfermé avec sa fille ect… Il échafaude un plan machiavélique à partir duquel il pourra les éliminer un à un, jusqu’au dernier. Une adaptation très bien exécutée d’un thriller qui glace le sang, surtout à travers la narration subjective de cet enfant démoniaque !

Le dessin de Jonathan Munoz renforce le paradoxe avec des traits ronds qui donnent à cet enfant un aspect presque sympathique. Mais la coloration lugubrement subtile distille habilement une ambiance angoissante – presque claustrophobe – dans ce thriller à huis clos.

Un léger bruit dans le moteur est un excellent one shot à ne pas mettre entre toutes les mains !

La faucheuse des moissons, tome 1 : une BD de Frédéric Chabaud et Julien Monier (Physalis)

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Date de sortie (tome1) : septembre 2013

Auteurs:  Frédéric Chabaud (scénario) et Julien Monier (dessin)

Prix : 12,90 € (60 pages)

La faucheuse des moissons est une série écrite par Frédéric Chabaud et illustrée par Julien Monier, duo qui se connaît bien pour avoir déjà réalisé En attendant l’Aube ou encore Sang NoirC’est toujours de la première guerre mondiale dont il s’agit avec cette fois un récit plus romancé, où il est question avant tout d’amitié et d’amour. Des sentiments qui vont être mis à l’épreuve du front.

Résumé de l’éditeur :

De nos jours, au mois de Novembre, sur la place d’un petit village, tout le monde s’est réuni pour décorer le dernier poilu de la région, Jean Rocaillon.
Alors que le maire s’apprête à lui agrafer la funeste distinction, les souvenirs brûlant reviennent en mémoire du vieil homme. De vieux souvenirs, de très vieux souvenirs… toujours aussi douloureux.
Qui a dit que les blessures du cœur ne cicatrisaient jamais ?
Ils étaient trois frères, les jumeaux Jean et Lucien et le petit Joseph.
Toujours à faire les quatre cent coups dans le village avec Cyprien, Justin et même le jeune fils du comte de  St-Pons, Pierre.
De bancs de l’école à l’apprentissage, de la cour de récré à la cour d’honneur de St Cyr pour Pierre…Rien n’a réussi à les séparer.
Pas même la jolie Charlotte dont tous revendiquent la préférence en ce mois d’Août 1914.
Comment imaginer que toute cette fraternité va voler en éclats, lorsque le tocsin de la mobilisation va retentir sur les blés coupés…

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Le second album de La Faucheuse des Moissons est paru il y a tout juste un mois. Mais fallait-il encore commencer par le commencement. Et les bases que pose Frédéric Chabaud semblent prometteuses avec ce premier tome, intitulé Les Blés coupés. L’auteur nous fait revivre l’enfance heureuse et nostalgique d’un ancien combattant. Avec sa bande d’amis de toujours, il a fait les 400 coups. Au milieu, il y avait Charlotte, une jeune fille qui leur faisait tourner la tête. Mais voilà, les temps changent et les enfants grandissent… Puis vient le jour où chacun est appelé. De quoi précipiter les sentiments… Et quand l’un d’entre eux finit dans les bras de la tant convoitée Charlotte, d’autres pleurent leur amitié ainsi bafouée. Un récit romanesque qui promet.

On a également plaisir à retrouver le dessin de Julien Monier avec ses traits toujours appuyés qui dégagent un certain caractère et sa coloration authentique et naturelle.

Autant dire que le second tome ne nous résistera pas longtemps !

Sang Noir, une BD de Frédéric Chabaud et Julien Monier (Physalis)

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Date de sortie : 2013

Auteurs:  Frédéric Chabaud (scénario) et Julien Monier (dessin)

Prix : 14,90 € (96 pages)

Sang Noir est un one shot qui raconte la vie et l’évolution d’un tirailleur sénégalais parti se battre aux côtés des français lors de la première guerre mondiale. Le récit de Frédéric Chabaud (En attendant l’Aube, La Faucheuse des Moissons) retranscrit la peur et la violence qui régnaient dans les tranchées boueuses et insalubres pendant les combats (notamment la bataille de Verdun, qui occupe une place importante du récit). Des scènes effrayantes illustrées par Julien Monier (En attendant l’Aube, La Faucheuse des Moissons).

Résumé de l’éditeur :

C’est l’histoire d’un tirailleur sénégalais (Yacouba Ndaw), issu d’une classe populaire de l’ethnie Wolof. Au départ, il regarde les français avec une forme « d’admiration ». Ce sont des guerriers puissants, des surhommes qui méritent de les dominer. En allant au feu il revoit son jugement. Il croise des hommes blancs qui ont plus peur que lui, qui refusent d’aller au combat, il voit la peur dans le regard du soldat allemand.
Dans les tranchées, il apprend l’égalité humaine, dans la peur, la souffrance et la mort. Il apprend à se positionner en  égal du blanc.
2 officiers français dirigent son « bataillon ». L’un est respectueux de ses hommes tandis que l’autre les méprise. L’histoire s’orientera sur la relation de plus en plus amicale de Yacouba envers l’un et l’affrontement crescendo avec l’autre.
2 batailles (Verdun et le chemin des dames) seront particulièrement mises en avant dans le récit et serviront de décors aux relations entre les protagonistes.
Si Yacouba change durant l’histoire, il en est de même pour les soldats français qu’il croise. Au départ les poilus sont curieux , parfois  hostiles envers les tirailleurs. Au fur à mesure des batailles, ils apprennent à les respecter. Ceux qui auront vécu dans la boue des tranchées, dans les relents putrides de corps en décomposition, dans la tourmente des orages d’acier, seront à jamais frères d’armes.

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Le scénario de Frédéric Chabaud est construit autour du personnage de Yacouba, jeune paysan sénégalais choisi par son oncle pour aller se battre sous la bannière des tirailleurs. Un destin forcé qu’il n’hésitera pas à empoigner avec courage. Il fera à cette occasion de nombreuses rencontres. Notamment celle avec ses deux supérieurs blancs : l’un raciste jusqu’au bout des ongles, l’autre altruiste bien veillant. Le jeune tirailleur va vite se rendre compte que tous sont fait du même bois et qu’il n’y a aucune raison d’admirer les blancs plus que les noirs. Au fil des amitiés qui se font et se défont au rythme des obus, on suit ce tirailleur ordinaire plongé droit en enfer. L’écriture est fluide et agréable et le suspens bel et bien présent face à tant d’horreurs.

Le dessin de Julien Monier est quant à lui simple et efficace, avec des traits épais et appuyés, dans un cadrage intelligent et avec une coloration contrastée et naturelle.

Sang Noir propose ainsi une immersion en pleine guerre d’un point de vue original : à travers les yeux d’un jeune noir parti défendre les blancs.

Les drôles de poissons-chats, un film de Claudia Sainte-Luce

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Sortie le : 28 mai 2014

Durée : 1h29

Avec : Wendy Guillen, Lisa Owen, Ximena Ayala, Sonia Franco, Andrea Baeza…

Claudia Sainte-Luce réalise là son premier film, avec brio. C’est à la fois drôle, touchant, très émouvant même et inspiré de sa propre histoire.

Synopsis :

Claudia a 22 ans et vit seule dans une grande ville du Mexique. Une nuit, elle atterrit aux urgences pour une crise d’appendicite. Elle se lie d’amitié avec Martha, qui occupe le lit voisin. Martha a 46 ans, 4 enfants, et une inépuisable joie de vivre. A sa sortie de l’hôpital, Martha invite Claudia à habiter chez elle. D’abord désorientée par l’organisation chaotique de la maisonnée, Claudia trouve progressivement sa place dans la tribu. Et tandis que la santé de Martha s’affaiblit, le lien de Claudia avec chaque membre de la famille se renforce jour après jour.

 

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Claudia Sainte-Luce rencontra Martha quand elle avait 22 ans. Elle vécut deux ans dans sa famille avant que Martha ne disparaisse. Ayant été très marquée par cette rencontre, elle décide d’en faire un long métrage. Une jolie façon de rendre hommage à Martha. Et le rôle de Wendy, l’une des filles de Martha, est joué par sa propre fille, Wendy Guillen, tout à fait étonnante de réalisme. Il faut dire que tous les acteurs sont remarquables de naturel. D’ailleurs, l’ensemble des actrices du film a reçu le Prix d’interprétation féminine au festival de Biarritz de l’Amérique Latine 2013 : Lisa Owen, Martha, Ximena Ayala, Claudia, Sonia Franco, Alejandra, Wendy Gullen et Andrea Baeza, Mariana.

Ce film sort du lot ! C’est une histoire triste, certes, mais la vie l’emporte sur la maladie. Martha transmet son message d’amour, à tous. Et surtout on voit cette pauvre Claudia revivre au contact de cette famille mexicaine qui semble un peu fofolle. Trois filles et un garçon entourent avec tout leur amour leur mère malade.

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Avant cette rencontre, la vie de Claudia ressemblait à un cauchemar. Elle vivait dans une espèce de garage, travaillait au super marché où elle devait vendre des saucisses ou des crèmes épilatoires… Et un jour, par hasard, Martha va totalement transformer le quotidien de Claudia. On voit cette évolution tout au long du film. De la même façon on découvre la sensibilité de chaque membre de cette famille. De façon très subtile, lente, réfléchie, posée. Au même rythme que celui de Martha qui lutte contre la maladie, et apprivoise peu à peu sa propre mort. On reparle du sida, maladie presque oubliée aujourd’hui… Martha est entourée par ses enfants. Rien n’est parfait, mais ils sont là. Et l’amour les réunit tous. On découvre la vraie personnalité de Alejandra, Mariana, Armando et surtout Wendy, pétillante et pourtant si fragile.

Un film écrit par une mère, presque assurément ! Avec un cœur de mère, obligatoirement !

Lucrèce Borgia de Victor Hugo, mise en scène de Denis Podalydès, à Paris

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© Christophe Raynaud de Lage

Comédie Française du 24 mai au 20 juillet 2014 

Pièce noire et baroque portée par la virtuosité de la langue Hugolienne et les figures qui s’y déploient, elle emprunte à la liberté du drame shakespearien et aux passions des tragédies antiques.

Des personnages qui prennent à la fois une dimension dramatique, propre à l’intrigue et à ses rebondissements, et une dimension allégorique, mythique avec un souffle poétique : Lucrèce la sainte martyre dans un corps de démon, Gubetta l’Antéchrist, Gennaro héritant de Moïse et d’Œdipe, Alphonse le mari jaloux et cauchemardesque ou encore un groupe de jeunes gens décadents.

[pull_quote_left]Dans cette inversion des genres et ce parti pris de mise en scène qui donnent à voir des représentations chimériques, se calque en miroir toute la dimension tragique de l’œuvre, porteuse du destin impossible de la mère empêchée et du fils hanté.[/pull_quote_left]

Hugo disait à propos de ce texte : « Je cherche dans cet océan de noirceur la goutte de lait qui va teinter tout le reste » et cette perle de lait, c’est la monstrueuse Lucrèce femme de pouvoir aux mains tachées de sang qui cache un cœur de mère en quête de rédemption.

La version qui nous est présentée par Denis Podalydès rappelle cette indication de l’auteur « Les ténèbres sont multiples, la nuit est une ». Opératique et somptueuse, elle nous plonge au cœur d’un espace temps onirique et révélateur aux contrastes affirmés, mêlant le grotesque et le sublime, l’ironie et la mort.

LUCRECE BORGIA -

© Christophe Raynaud de Lage

Avec des costumes sombres aux doublures de couleurs signés Christian Lacroix, les lumières en clair-obscur de Stéphanie Daniel, les décors d’Eric Ruf tout droit sortis de l’école hollandaise, la musique funèbre de Verdi, s’impriment des corps et des visages qui émergent puis retournent à la nuit.

Nous sommes à Venise durant le carnaval. Gennaro est soldat, fils abandonné, il ignore qu’il est le fruit d’un inceste entre Lucrèce Borgia et son frère Jean. Lucrèce y séjourne également, sous une fausse identité. Elle découvre Gennaro endormi et, débordant d’amour maternel, elle dépose un baiser sur son front. Le Duc Alphonse d’Este, son troisième mari, la soupçonne aussitôt de le tromper…

Identités cachées puis révélées, quiproquo, haine, désamour…Tous les ingrédients d’un drame romantique sont mis en place.

Guillaume Gallienne incarne loin de toute emphase mais dans une intériorité enivrante et puissante cette femme dévastée aux prises avec son instinct maternel rédempteur et l’infamie séculaire dont elle veut se défaire.

Tandis que dans un parfait contrepoint, son fils caché, le jeune Gennaro, est joué par l’excellente Suliane Brahim, un homme/enfant à l’esprit pur et chevaleresque, entre rejet et horreur pour Lucrèce, dont elle restitue à l’abri d’un jeu d’une grande maîtrise tout le poids dévastateur du secret et l’impulsivité frondeuse.

LUCRECE BORGIA -

© Christophe Raynaud de Lage

Dans cette inversion des genres et ce parti pris de mise en scène qui donnent à voir des représentations chimériques, se calque en miroir toute la dimension tragique de l’œuvre, porteuse du destin impossible de la mère empêchée et du fils hanté.

[pull_quote_left]La version qui nous est présentée par Denis Podalydès rappelle cette indication de l’auteur « Les ténèbres sont multiples, la nuit est une« . Opératique et somptueuse, elle nous plonge au cœur d’un espace temps onirique et révélateur aux contrastes affirmés, mêlant le grotesque et le sublime, l’ironie et la mort.[/pull_quote_left]

Scène saisissante qui voit dans un duel de monstres s’affronter Lucrèce et son époux qu’elle implore pour ne pas exécuter la condamnation à mort de Gennaro. Elle offre à Eric Ruf une partition mémorable et de haut vol où se déversent avec une intensité inouïe la perversité, la souffrance et la dévastation de Don Alphonse d’Este.

Christian Hecq dans le rôle du serviteur exécuteur des basses oeuvres est un Gubetta aussi démoniaque que vénéneux.

Bravo également à Eric Génovèse (Jeppo) et Georgia Scalliet (la princesse Negroni).

Une plongée sans retour dans les ténèbres de l’âme humaine…

Little Secret, le dernier album de Nikki

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 L’album ‘’Little Secret’’ : sortie le 19 mai 2014

 

Every day is Saturday

On retrouve autour d’une tasse de café, la même Nikki que l’on aurait pu voir sur scène, derrière un micro. En d’autres termes, Nikki est une artiste vraie, et avant d’être Nikki la chanteuse, elle est Nikki Yanofsky. Pas de mensonge, sincérité revendiquée. On comprend rapidement qu’elle ne triche pas, elle chantonne quand elle ne parle pas. Une réelle passion pour la musique anime sa vie : pour elle, impossible de vivre sans.

Et ça fait du bien de voir qu’un milieu de ringards se disant artistes tractés par leur célébrité éphémère, machine à sous et puant le dollar, pondeurs de dauberies impersonnelles, des jolies fleurs comme Nikki Yanofsky germent et puissamment rayonnent. Ce bonbon canadien compose et écrit ses chansons, c’est ce qui fait en grande partie que son album ‘’Little Secret’’, sorti le 19 mai dernier, fonctionne. Dans cet album, elle ne cherche pas à ressembler à ses idoles Stevie Wonder, Ella Fitzgerald, mais simplement à elle-même. D’ailleurs, elle avance qu’elle chante avant tout, pour elle.

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Fruit épicé d’une collaboration avec Quincy Jones, l’immense, son dernier album est un décapage du jazz-soul-pop traditionnel. Amoureusement elle tente d’offrir des morceaux personnels, mariage entre des rythmiques jazz –soul classiques et d’une fraîche modernité. Et en découle de ce disque le sirop adorable au timbre chaud de la canadienne, met de choix pour nos oreilles qui jamais ne se trouvent gavées.

Nikki Yanofsky est à retrouver sur Paris le 01 juillet Au Divan du Monde.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=AXrMnm9TxCI]

« Et n’oublie pas d’être heureux » un livre de Christophe André

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Christophe André, auteur de « Et n’oublie pas d’être heureux » était l’invité de la conférence organisée par Psychologies Magazine lundi 26 mai, aux Folies Bergères.

Chef de file de la thérapie comportementale, Christophe André est également l’auteur de nombreux ouvrages pour le grand public sur différents thèmes de la psychologie : l’estime de soi, la méditation (qu’il pratique et utilise pour soigner ses patients), l’anxiété… La force de chacun de ses livres résidant dans une incroyable aptitude à vulgariser ce qui pourrait relever de théories scientifiques ou médicinales parfois obscures pour certains. Psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne et spécialisé dans les troubles anxieux et dépressifs, Christophe André est également un blogueur hyperactif, ou plutôt « Psychoactif » comme le nom de son blog. Il est également contributeur régulier dans Psychologies Magazine.

C’est son dernier ouvrage en date, « Et n’oublie pas d’être heureux », qui faisait l’objet d’une conférence sur la psychologie positive aux Folies Bergères, lundi dernier. Fort d’une humilité sans pareille et d’une agréable capacité à capter l’attention des spectateurs, Christophe André laisse devant lui une salle éblouie, et heureuse. Il commence par un test psychologique, durant lequel la salle doit choisir entre deux types de formes se référant à une troisième, avant d’expliquer en quoi choisir telle forme plutôt que l’autre relève d’un état psychologique particulier. Durant tout son exposé, on rit ou on sourit de voir à quel point son propos est pertinent, à quel point on se reconnaît dans telle ou telle situation du quotidien. Comment faire pour être heureux ? Quels sont les secrets du bonheur ? Qu’est-ce que la psychologie positive ? Comment apprendre à être heureux ? Des émotions négatives peuvent-elles être bénéfiques ?

[quote_box_right]« Le bonheur n’est pas un luxe, c’est une nécessité »[/quote_box_right]

Christophe André explique alors la relativité du bonheur, l’importance de prendre conscience des événements joyeux, car sans conscience il n’y a pas de vrai bonheur. Il illustre son propos de bandes-dessinées, d’illustrations amusantes, son discours n’en étant que plus sérieux et captivant. Il évoque des détails du quotidien, et même des détails de son quotidien. Et son livre, comme l’exposé de sa conférence, est à la fois composé de définitions et d’expériences vécues, de conseils et d’anecdotes.

« J’aime bien que les détails du quotidien me bousculent, me forcent à réfléchir, à ressentir et à observer plus attentivement ma vie. »

Et c’est alors que pour conclure son exposé sur le bonheur, Christophe André, psychiatre et psychothérapeute mais aussi papa, affiche une photographie vieillissante qui lui évoque des souvenirs. Sur la photo mal cadrée, ternie par le temps, des peluches semblent esquisser un sourire à l’objectif d’un appareil jetable. Cette photo, ce sont des souvenirs heureux de son passé et du bonheur de ses enfants, mais également la preuve du temps qui s’écoule. Et c’est avec émotion qu’il conclue son discours, devant une salle émue, et ravie.

Et pendant l’espace de quelques instants, on se dit que la vie est  vraiment belle et qu’il faut savoir profiter des instants de bonheur du quotidien. Et on n’oublie plus d’être heureux…

Résumé du livre « Et n’oublie pas d’être heureux« 

« N’aie pas peur d’être heureux. Ne t’inquiète pas de savoir si ton bonheur cessera un jour : il cessera. Mais ne te désespère pas : il reviendra, toujours. Ne t’inquiète donc pas et savoure plutôt chaque instant de ta vie. Souris, fais de ton mieux, et surtout : n’oublie pas d’être heureux. »

Dans cet ouvrage très personnel, Christophe André nous accompagne sur le chemin d’une vie plus épanouie, plus heureuse et plus sage, pour mieux traverser les hivers et les étés de notre existence. Parcouru de conseils et d’exercices, cet abécédaire constitue une méthode passionnante et convaincante pour apprendre à vivre heureux.

Les mystères de Saint Pétersbourg, racontés par Vladimir Fédorovski, à La Gare du Midi, à Biarritz.

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Le 27 mai 2014,à La Gare du Midi, à Biarritz

Vladimir Fédorovski est un écrivain russe, d’origine ukrainienne, né à Moscou en 1950.

Vladimir parle plusieurs langues couramment, dont le français, l’anglais et l’arabe. Passionné d’histoire, il a été également ambassadeur de l’URSS en Mauritanie, en 1972, a servi d’interprète au Kremlin en négociation avec les pays arabes.

Il fut surtout le porte parole du mouvement des réformes démocratiques pendant la résistance au putsch communiste de Moscou en août 1991.

Vladimir est un passionné d’Histoire, de politique et d’écriture. Il a rencontré les Grands de ce Monde : Dali, Chagall, Aragon…

Il a écrit de très nombreux livres et reçu de nombreux prix. Son dernier livre, Poutine, l’itinéraire secret, vient d’être publié aux Editions du Rocher.

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Ce soir encore, il a partagé avec son public ses très nombreuses connaissances et sa passion sur l’histoire de la Russie. Tout cela sans aucune note !

Il nous a concocté une soirée des plus surprenantes, avec son ami Mikhaïl Rudy, l’un des plus grands pianistes du Monde. Pianiste français, d’origine russe, né en 1953. Il fut condamné par le régime soviétique et voué à l’exil. Il demande alors l’asile politique en France. Il est retourné en Russie en 1989, pour enregistrer l’émission Le grand échiquier. Et depuis, il joue avec les plus grands orchestres russes.

Il a écrit le spectacle Le Pianiste, en 2001, qui connut un énorme succès.

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La première partie de la soirée fut consacrée à l’œuvre de Vassili Kandinsky qui créa lui-même, en 1928, un spectacle inédit de ses tableaux, à la fois décomposés et animés, sur une musique des tableaux d’Une Exposition de Moussorgski. C’est Kandinsky qui est à l’origine de chaque scène ! Un moment tout simplement magique : on découvre les œuvres de Kandinsky sous un autre jour, d’autres couleurs, et tout cela parfaitement en adéquation avec la musique. C’est à la fois gai, naïf, rapide, fulgurant même, toujours très colorés et plein de vie ! Grâce à Mikhaïl Rudy qui interprète l’œuvre de Moussorgski ! Il joue cette partition pour la première fois à la Cité de la Musique de Paris, en 2010. Et hier soir, Mikhaïl Rudy nous a offert son plus beau piano, sans aucune partition, bien entendu ! Du très grand art !

Vladimir Fédorovski nous a expliqué, tout au long de la soirée, l’importance du va et vient entre Saint Pétersbourg et la France, leurs liens étroits depuis des années. Histoire étonnante de Saint Pétersbourg. Chagall disait de cette ville : « Je n’ai rien inventé, tout se trouve dans les façades de Saint Pétersbourg.». Ville-miracle.

Vladimir Fédorovski nous conte l’histoire des tsars, de Pierre Legrand qui fonde Saint Pétersbourg en 1703, d’Elisabeth 1ère de Russie, de Catherine II, avec des anecdotes cocasses et d’autres historiques et tragiques.

La deuxième partie de cette soirée très originale fut un concert de l’Orchestre Symphonique Confluences, de Lyon, dirigé par le très remarquable et très énergique Philippe Fournier, avec Ravel, Moussorgski, Tchaïkovski… Absolument grandiose !

Du grand art à l’état pur, très apprécié par le public de Biarritz. On peut juste regretter qu’il n’y ait pas davantage de jeunes dans le public, d’autant plus qu’il y a eu une campagne avantageuse pour cette belle soirée : une place achetée = une place offerte… Les jeunes présents étaient enchantés de leur soirée !

Concert proposé grâce au soutien de la Caisse d’Epargne, ne l’oublions pas !

Madame Claude, un film de Just Jaeckin, sortie en dvd le 22 avril 2014

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Sortie : en 1977 au cinéma, en DVD le 22 avril 2014 chez Zylo

Durée : 1h45

Avec : Françoise Fabian, Maurice Ronet, Murray Head, Klaus Kinski

 

Synopsis :
L’histoire vraie de Madame Claude, patronne d’un réseau de call girls qui « exercent » leurs talents pour de hauts dignitaires et fonctionnaires du gouvernement. Certains d’entre eux vont subir un chantage, car David, photographe de métier, possède des images de ces messieurs et dames dans des positions compromettantes.

 

Durant les années 60 à 70, Fernande Grudet, connue sous le nom de Madame Claude, dirigeait un réseau de prostitution dans lequel trempait de hauts fonctionnaires et des membres du gouvernement de l’époque. Un scandale politique qui a alimenté la presse et entaché l’image de la république après des années de mensonge et d’obtentions d’informations ultra secrètes qui la mettront à l’abri durant des années, avant que le juge Bruguière ne vienne démanteler son réseau en 1976. A l’époque de la présidence de Valéry Giscard D’Estaing, l’activité de proxénétisme est sévèrement réprimé et Madame Claude sera poursuivie par la justice et le fisc. Elle s’enfuit aux Etats-Unis puis retourne en France en 1985, pensant bénéficier alors de la prescription fiscale, à tort puisque qu’elle sera arrêtée et purgera finalement une peine de prison de 4 mois. A sa sortie, elle tente de monter un nouveau réseau de prostitution mais la justice la condamne encore plus fortement. Fernande Grudet vit toujours et a aujourd’hui 90 ans.

 Madame Claude

 Cette affaire d’état sulfureuse a donc été à la source de nombreuses adaptations littéraires et cinématographiques dont l’une des plus illustres est ce film de Just Jaeckin. Notoriété en partie dû à son casting de classe et à l’énorme succès de Histoire d’O (1974) à la suite de celui de Emmanuelle (1975) du même réalisateur. Un genre de cinéma érotique « grand public » qui n’a plus cours aujourd’hui et dont la chaîne M6 s’est un temps fait le relais le dimanche soir, avant internet et les chaînes du réseau de diffusion de la télévision numérique. A revoir aujourd’hui ce Madame Claude, l’aspect scandaleux des scènes de sexe ne fait plus le même tapage, reste une intrigue solide et une réalisation classique au charme suranné qui en font avant tout le témoignage de la liberté sexuelle d’une époque qui n’avait pas encore plongé dans les années sida. Françoise Fabian qui tient ici le rôle principal, est parfaite dans le rôle de Madame Claude et elle a autour d’elle un panel d’acteurs de premier plan comme Maurice Ronet, François Perrot, Evelyne Dress, le chanteur Murray Head et Klaus Kinski. Leurs apparitions apportent un cachet certain à ce thriller politico-érotique qui reste avant tout destiné aux amoureux du cinéma français d’exploitation des années 70, mais qui risque de laisser les moins cinéphiles sur le carreau.

Pour en savoir plus :

Twitter: @Zylo_Paris : ici
Facebook: Zylo : ici

Vous pouvez vous procurer le DVD :
Amazon : ici
Fnac: ici

Les Mystères de la Cinquième République, tomes 1 & 2 : une BD de Philippe Richelle et François Ravard (Glénat)

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Date de sortie : le 28 mai 2014

Auteurs:  Philippe Richelle (scénario) et François Ravard (dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Le second album des Mystères de la Cinquième République, écrit par Philippe Richelle (Secrets Bancaires, Les Coulisses du Pouvoir, Amours Fragiles) et illustrée par François Ravard (Le Portrait, Hamlet 1977, La Faute aux Chinois, Bosanska Slika) est sorti aujourd’hui en librairie. L’occasion de revenir sur cette série à succès (100.000 exemplaires vendus pour Les Mystères de la [3ème, 4ème et 5ème] République) qui retrace des faits historiques de la France des années 30 à nos jours. Dans ce dernier diptyque, les auteurs s’intéressent à une enquête policière en marge de la manifestation tristement célèbre du FLN en octobre 1961 (cf. résumé ci-dessous).

Résumé de l’éditeur (tome 2) :

20 octobre 1961. Trois jours après la célèbre manifestation organisée par le FLN qui a tourné au massacre, un épicier algérien, Mohamed Mansouri, est retrouvé mort le corps criblé de balles dans une ruelle parisienne. Le commissaire Verne, dépêché sur les lieux, se rend compte avec effroi qu’il connait la victime : Mohamed était le père de son meilleur ami, à Alger, lorsqu’il était enfant. Dans un climat sous haute tension, alors que le couvre-feu est instauré pour les ressortissants algériens et que les bavures policières se multiplient, Verne va tout faire pour identifier les coupables. Quitte à se heurter à sa hiérarchie ou à se frotter aux réseaux troubles du FLN en métropole…

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Dans ce dernier album, Octobre noirPhilippe Richelle développe une enquête policière dans la droite lignée des précédents albums. Un récit efficace qui met à profit de sombres histoires du passé grâce à une écriture à la fois digne et respectueuse d’un bon vieux polar. Le style du scénariste est à la fois intimiste et haletant, mélange de confidences de flics enquêteurs et de suspens lié à l’enquête elle-même. Un équilibre savant qui opère avec magie sur le lecteur qui ne boude pas son plaisir. Voilà qui justifie tout le succès de la série, qui fait office de grand classique.

Surtout lorsque c’est François Ravard qui se charge des dessins. Son trait appuyé et incisif donne beaucoup de caractère à ses personnages, avec une coloration vive et contrastée, ajoutant des effets de lumière non sans un certain génie.

Bref, Les Mystères de la Cinquième République est à ne pas manquer…

Wika, tome 1 : une BD de Thomas Day et Olivier Ledroit (Glénat)

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Date de sortie : le 21 mai 2014

Auteurs:  Thomas Day (scénario) et Olivier Ledroit (dessin et scénario)

Prix : 14,95 € (72 pages)

Wika est une nouvelle série fantasy co-scénarisée par l’écrivain Thomas Day (La voie du sabre) et Olivier Ledroit (Chroniques de la Lune noire, Porte écarlate), ce dernier illustrant également l’album. Un récit où les fées se font déchirer les ailes par d’affreux ogres dans un univers steampunk original et superbement mis en image.

Résumé de l’éditeur :

Il était une fois un couple de fées, le duc Claymore Grimm et la duchesse Titania, et leur petite fille, Wika. Alors que le prince Obéron, ancien amant de Titania aux pouvoirs redoutables, prend d’assaut le château Grimm, la petite Wika est confiée, après avoir eu les ailes sectionnées pour dissimuler sa nature, à un couple de fermiers chez qui elle grandira à l’abri de tous… Treize ans plus tard, Wika, émancipée, se rend dans la capitale contrôlée par Obéron. Elle y rencontre le jeune Bran, voleur talentueux qui, entre larcins et arnaques, lui dévoile les secrets de la cité. Mais petit à petit, les pouvoirs de Wika semblent se développer, révélant sa nature de fée, et éveillent l’intérêt du prince tyrannique, celui-là même qui voulut sa perte des années auparavant…

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Le scénario de Thomas Day et Olivier Ledroit est basé sur quelques idées simples et classiques du genre, revisitées pour l’occasion. Ils orchestrent une guerre sanglante entre un seigneur et des fées. Et seule l’une d’entre elles semble en être réchappée (à l’exception des trois fées noires), sans le savoir vraiment… C’est surtout la mise en scène qui souligne l’originalité de l’oeuvre. Dans une narration fleuve, les auteurs nous transportent dans un monde imaginaire extrêmement riche, soutenu par un graphisme époustouflant.

Le dessin d’Olivier Ledroit, réalisé en couleurs directes, est en effet vraiment très impressionnant. Le dessinateur semble bouillir d’idées et parvient à nous immerger dans ce monde imaginaire fascinant dès les premières planches. Un travail titanesque qui se prolonge sur 72 pages !

Wika plaît instantanément pour ce voyage féérique qu’elle offre. Un très beau et généreux premier album.

L’Assassin qu’elle mérite, tomes 1 à 3 : une BD de Wilfrid Lupano et Yannick Corboz (Vents d’Ouest)

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Date de sortie : le 21 mai 2014

Auteurs:  Wilfrid Lupano (scénario) et Yannick Corboz (dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Lorsque Wilfrid Lupano (Les Vieux Fourneaux, Alim le tanneur, Le Singe de Hartlepool) signe une BD, c’est souvent l’assurance d’un scénario de grande qualité et de beaucoup de plaisir pour le lecteur. Alors forcément, le succès est au rendez-vous. Le troisième album de L’Assassin qu’elle mérite, illustré par Yannick Corboz (Voies Off), ne déroge pas à la règle. Wilfrid Lupano est un maître de l’écriture, dont la régularité impressionne.

Résumé de l’éditeur (tome 3):

Bien que leurs vies aient été détruites par les manipulations d’Alec, Victor et Klément semblent encore nourrir une malsaine dépendance envers leur mécène. Ils décident de le retrouver à Paris où se déroule justement cette année l’Exposition universelle. Un lieu étrangement propice pour la venue de Victor en tant qu’œuvre d’art vivante… Irrésistiblement attiré par son ancien mentor, Victor se fait espion et découvre peu à peu que si Alec est à Paris, ce n’est pas simplement pour profiter des attractions de l’exposition. Le dandy viennois a de surprenantes fréquentations et semble nourrir de sombres desseins.

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Dans l’Assassin qu’elle mérite, le scénariste échafaude une sorte de thriller en plein coeur de Vienne au XIXème siècle. Un jeune homme pauvre et innocent, Victor, est pris sous l’aile d’un richissime viennois habité par un esprit malsain, amateur d’arts et de duels sanglants. Ce dernier, Alec, décide de faire de son poulain son oeuvre d’art, son brasier. Il lui offre tout, avant de lui confisquer subitement ses privilèges. Tout cela pour en faire un assassin. L’assassin que cette société des classes a toujours mérité. Un personnage complexe qui atteint le paroxysme de la perversité. Dans le troisième album, l’auteur nous transporte jusqu’à Paris, lors de l’Exposition Universelle où le jeune Victor cherche à retrouver Alec, exilé d’alors, pour se venger. Un album qui surprend une fois de plus et donne une nouvelle dimension aux personnages de Lupano qui nous prépare un épilogue sans doute proche (on n’espère pas trop quand même).

 Le dessin de Yannick Corboz est quant à lui de mieux en mieux au fil des albums, avec des traits fins et de nombreux détails dans les décors. Une belle révélation.

L’Assassin qu’elle mérite est une série coup de coeur à ne pas manquer, et le dernier album le confirme une nouvelle fois.

Alexandre, L’épopée, tome 1 : une BD de David Chauvel, Michael Le Galli et Gildas Java (Glénat)

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Date de sortie : le 21 mai 2014

Auteurs:  David Chauvel, Michael Le Galli(scénario) et  Gildas Java (dessin)

Prix : 14,95 € (64 pages)

Alexandre, L’épopée est un péplum co-écrit par David Chauvel (Black Mary, Le Poisson-clown, Soul Man, WW2.2) et Michael Le Galli (Operation OverlordLes Damnés de Paris) dont le dessin a été confié au jeune et talentueux Gildas Java (La IIe rédemption). Un récit qui s’intéresse de façon très documentée aux premiers jours du règne d’Alexandre.

Résumé de l’éditeur :

Alors que le roi Philippe II de Macédoine vient de mourir, le jeune prince Alexandre s’apprête à lui succéder. Les vétérans Karanos et Méléagre, deux amis de longue date, assistent de loin au couronnement. Méléagre a pour charge de veiller sur Pyrrhus et Eurydice, les héritiers d’un héros de la bataille de Chéronée qui, bien qu’ils aient perdu leurs titres de noblesse, semblent avoir les faveurs d’Alexandre. Sans compter que de nombreux autres individus gravitent dans l’entourage du nouveau souverain : sa mère Olympias, son précepteur Aristote et son médecin Philippe… Entre assassinats, complots, jeux d’alliance divers, manipulations et stratégies guerrières, chacun va tenter de tirer son épingle du jeu en accompagnant celui qui fera de son petit royaume de Macédoine l’un des plus vastes empires que le monde ait connus.

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Le scénario de Chauvel et Le Galli est dense. Et pour cause, il y a beaucoup à dire d’Alexandre. Mais les auteurs ont fait le choix ambitieux de raconter leur histoire à travers son entourage proche : un frère et une soeur de sang noble mais déshérités de leur fortune comme de leur titre sous le règne de Philippe, le père d’Alexandre. Pour reconquérir ce qui leur revient, ils seront prêts à tout, y compris à comploter et espionner leur roi bien aimé… L’écriture d’Alexandre, L’épopée fait penser à celle de l’excellente série télé Rome, avec une multitude de personnages secondaires profonds, qui seront appelés à jouer un rôle d’importance, on le devine. Le récit fait d’ailleurs appel à des figures de l’époque, ayant réellement existé, ainsi qu’en témoigne le lexique de fin, très utile pour une meilleure compréhension. Un travail de documentation que l’on imagine important.

De son côté, le dessin de Gildas Java force le respect. Avec des lignes extrêmement claires et détaillées, particulièrement pour les visages dont il parvient à saisir les moindres plis expressifs.

Alexandre, L’épopée commence son aventure sur les chapeaux de roues. Voilà qui promet un bel avenir.

Les Montefiore, tomes 1 et 2 : une BD de Christophe Bec, Stéphane Betbeder et Pasquale Del Vecchio (Glénat)

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Date de sortie : le 21 mai 2014

Auteurs:  Christophe Bec, Stéphane Betbeder (scénario) et Pasquale Del Vecchio (dessin)

Prix : 14,95 € (64 pages)

 

Les Montefiore est une jeune série BD réaliste co-écrite par deux auteurs talentueux et reconnus : Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56, Deepwater Prison…) et Stéphane Betbeder (InlandsisDeus, Deep, 2021, Bunker…). Elle est par ailleurs illustrée par l’italien Pasquale Del Vecchio (Russel Chase, Tex, Blackline). Le second album, Contrefaçon, poursuit l’intrigue dans le monde impitoyable de la mode, mêlant les tabloids aux affaires.

Résumé de l’éditeur (tome 2):

De faux vêtements portant la griffe Montefiore, produits en Chine à bas coût et dans des conditions douteuses, circulent sur les marchés du monde entier et ternissent gravement l’image de la marque. Pris dans une guerre intestine où les pires coups bas se succèdent, comment Narsiso va-t-il redorer le blason familial ? Au milieu de tout cela, la jeune Oksana Kovsky, nouvelle égérie Montefiore, gravit les échelons. À ce rythme, elle ne va pas tarder à devenir le top model le plus en vue du moment. Encore faut-il qu’elle prenne les bonnes décisions et choisisse les bonnes fréquentations…

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Le scénario du duo de choc Christophe Bec et Stéphane Betbeder est bien monté, mettant en scène deux grosses maisons de modes qui s’affrontent par médias interposés, manipulations et coups bas en prime. Des coups souvent durs à encaisser. Surtout pour Narsiso, le riche héritier de la maison Montefiore qui tente de donner une seconde vie à son nom. Après avoir été longuement chahuté dans sa succession lors du premier album, c’est au tour des menaces extérieures d’occuper le premier plan. Les auteurs imaginent en effet dans le second tome nombre de manoeuvres frauduleuses, dont évidemment Les Contrefaçons. Mais on y suit également le destin de la jeune Oksana mannequin venu des pays de l’Est qui aura bien du mal à faire le tri dans ses fréquentations… Un récit où la fiction est bien souvent inspirée de la réalité (ici le magazine Vogue prend le nom de Wave mais sa patronne est dépeinte sous les mêmes traits). Un environnement plutôt original dans le monde du neuvième art, qui rend cette série divertissante et agréable à lire.

Le dessin de Pasquale Del Vecchio est quant à lui assez traditionnel avec un trait fin et une coloration classique, même si quelques imprécisions viennent se nicher dans les petites vignettes.

L’histoire des Montefiore est ainsi suffisamment intrigante et inédite pour que l’on attende la suite !

Résultats concours : La Foire du Trône, 2 pass illimités gagnés.

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Foire du Trône : du 6 avril au 9 juin 2014

Pelouse de Reuilly Paris 12è

 

 

A l’occasion de la Foire du Trône, du 6 avril au 9 juin 2014, à la Pelouse de Reuilly Paris 12è, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

 

2 pass pour la Foire du Trône, à Paris, donnant accès à toutes les attractions.

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 446 joueurs ! Bravo et merci à tous de votre grande participation.

 

Les deux heureux gagnants de deux pass sont :

 

Seryse Anglio et Camille Poulain.

 

Notre partenaire vous enverra vos pass très prochainement ! D’avance nous les en remercions très vivement.

Profitez-en bien et éclatez-vous !

 

 

Premier musée d’art brut au Portugal collection Treger / Saint-Silvestre : ouverture au public le 1er juin 2014

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Oliva Creative Factory | Núcleo de Arte
Rua da Fundição, 240
3700-119 S. João da Madeira GPS 40.905761, -8.497561

Christian Berst a été choisi par l’Oliva Creative Factory, à Sao Joao de Madeira (près de Porto) pour assurer le commissariat du premier musée d’art brut au Portugal, réuni grâce à la collection Treger-Saint Silvestre. Cette exposition permanente « Art Brut : Breaking the Boundaries » réunit les oeuvres de plus de 70 créateurs, historiques et contemporains.

À compter du 1er juin, le musée Oliva creative factory ouvre son premier étage à la collection d’art brut de Richard Treger et Anto- nio Saint Silvestre, soit une centaine d’oeuvres de créateurs clas- siques (Adolf Wölfli, Carlo Zinelli, Henry Darger, Janko Domsic, Oskar Voll, Evaristo, Anna Zemankova, Joachim Gironella, James Edward Deeds, Edmund Monsiel, Augustin Lesage, Alexandre Lobanov, Raphaël Lonné, Scottie Wilson, Jean Perdrizet, Friedrich Schröder-Sonnenstern…) et de plus contemporains (Josef Hofer, Lubos Plny, Eugene von Bruenchenhein, Guo Fengyi, Harald Stof- fers, Albert Moser, Giovanni Bosco, George Widener, Miroslav Tichy, Vasilij Romanenkov, André Robillard, Josef Wittlich…).

Richard Treger, musicien d’origine irlandaise né au Zimbabwe et Antonio Saint-Silvestre, artiste portugais né au Mozambique, col- lectionnent depuis plus de 40 ans – dont 20 en tant que galeristes à Saint-Germain-des-Prés – de l’art “des marges”, vaudou et brut. « Nous ne sommes pas intéressés par la spéculation. Notre voeu le plus cher était de permettre au plus grand nombre de profiter de ces oeuvres. Cet espace incroyable correspond en tout point à ce que nous recherchions ».

L’Oliva Creative Factory, sise à S. João da Madeira à 45 km au sud de Porto, est une ancienne usine de fabrication de machines à coudre rehabilitée en complexe culturel. Outre des résidenc- es d’artistes, elle dispose de salles de spectacle et d’un espace d’exposition spacieux aménagé sur deux niveaux. La collection d’art brut s’étend sur les quelques 600 m2 de l’étage tandis que le rez-de-chaussée accueille les autres pièces de la collection.

Un catalogue de 300 pages (en/pt) est publié, avec des textes de Christian Berst et de Richard Treger et Antonio Saint Silvestre.

Tambour Battant au sang-neuf d’Oberkampf, en concert au Nouveau Casino de Paris, le 21 mai.

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En concert au Nouveau Casino de Paris, le 21 mai 2014.

Boom Boom. Melting-pot de hip-hop, house et dance music, le groupe TBBT, ou Tambour Battant, s’est produit au Nouveau Casino de Paris mercredi dernier pour fêter la fraiche sortie de leur label Château Bruyant.

Le duo français a offert une prestation scénique assez remarquable faisant trembler les murs de la coquette salle. La question qui titille beaucoup de personnes c’est : pourquoi faire de l’électro en concert, si c’est pour rester derrière un ordinateur ou un clavier, à tapouiller sur des touches ?

TBBT répondrait en deux points, non pas le droit et le gauche, mais parce qu’une batterie électronique les accompagne, et parce qu’ils bougent et ne restent pas stoïques et statiques derrière leurs machineries. Ils dansent, on danse, ça fonctionne comme ça.

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A l’origine batteurs, ils associent avec pertinence la percussion des baguettes et la magie du duo phalanges et clavier. Quand on demande au duo ce que c’est  »TBBT » en trois mots, ça donne  »gros sons de basse, mélodies riches et le rythme bien en avant », et c’est ce qui finalement définit bien le genre personnel du groupe. De la création et de l’inspiration pour le duo, jamais du copiage ou de papier maché fadasse, TBBT engloutit, et produit le fruit d’un long travail d’assimilation.
Leur album  »TBBT » sorti le 14 avril est à user. Ou, si vous désirez rencontrer les amis Chixx et Ben Stocker, retrouvez les aux Solidays fin juin. Boom Boom.

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