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Opération Overlord, tome 3 : une BD de Bruno Falba et Davide Fabbri (Glénat)

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Date de sortie : 11 juin 2014
Auteurs : Bruno Falba (scénario), Davide Fabbri (dessin) et Domenico Neziti (couleurs)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Après deux albums très bien réalisés, la série Opération Overlord s’achève avec La Batterie de Merville, écrit, comme le second opus par Bruno Falba et illustré par Davide Fabbri (avec Domenico Neziti aux couleurs, cette fois). Ils nous emmènent cette fois dans une histoire d’amour qui va être mis à l’épreuve du front, à l’instar de ces soldats séparés de leur promise lorsque vient l’heure du débarquement.

Résumé de l’éditeur :

1944, Bulford Camp, Angleterre. Adrien Bellefontaine, engagé canadien et artiste à ses heures, croque sur le papier ses camarades soldats lors de son entraînement pour l’opération Overlord. Car au cœur de la campagne anglaise est reconstituée fidèlement la batterie de Merville, un objectif stratégique capital. Cette pièce d’artillerie allemande menaçant Sword Beach, doit à tout prix être démantelée pour faciliter le débarquement des forces alliées sur les plages normandes. L’unité de parachutistes d’Adrien doit protéger le flanc gauche du bataillon chargé de prendre la batterie. Ce n’était pas sa mission initiale, et pourtant le jeune Canadien va participer malgré lui à l’attaque…

2014 commémore le 70ème anniversaire du débarquement en Normandie. À cette occasion, les éditions Glénat vous proposent de revenir sur le D-Day à travers trois albums indépendants, centrés chacun sur un objectif stratégique précis de cette opération militaire historique. Une spectaculaire série qui nous raconte aussi, à l’instar de Il faut sauver le soldat Ryan, le conflit à hauteur d’hommes.

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Ce troisième album est à la hauteur des attentes créées par Michael Le Galli (scénariste du premier tome) et Bruno Falba : un récit qui choisit un nouvel angle pour aborder le jour du débarquement. Celui, plus intimiste, de la relation de couple et des tensions qui peuvent exister entre soldats… Un scénario original qui colture la série de façon inattendue, parvenant à surprendre le lecteur grâce à une écriture et un découpage réfléchis. Un travail talentueux. Et du plaisir pour ceux qui en profitent.

Le dessin de Davide Fabbri, qui aura assuré la totalité des planches de la série,  est fidèle à lui-même : un style résolument inspiré des comics et des cadrages toujours pertinents. La coloration de Domenico Neziti fait toutefois un peu moins d’effets que celle choisie dans les précédents volumes.

En conclusion, ce troisième album d’Opération Overlord est aussi plaisant à lire que les précédents. Une série à se procurer !

Lancaster, tomes 1 & 2 : une BD de Christophe Bec et Jean-Jacques Dzialowski (Glénat)

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Date de sortie : 11 juin 2014
Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Jean-Jacques Dzialowski (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Lancaster  (Jim , de son prénom) est le nouveau héros créé par Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56Deepwater Prison…) pour une série en diptyque illustrée par Jean-Jacques Dzialowski (Groom Lake, Batman – Prédateurs Nocturnes).

Résumé de l’éditeur (tome 2) :

Jim Lancaster, lord anglais anobli par la reine à la suite de ses exploits lors de la Seconde Guerre mondiale, est envoyé sur la base polaire d’Hyperborée à la recherche d’une mystérieuse civilisation disparue. En compagnie de son acolyte français Robert et de la belle journaliste Audrey, il descend dans un gouffre où sont censés se trouver les restes d’une cité bâtie par ladite civilisation, mais pas seulement… car ils découvrent également ceux d’un bivouac d’anciens militaires nazis ! En effet, sur place, tapi dans l’ombre, se trouve un vieil adversaire de Lancaster, bien déterminé à lui rendre la monnaie de sa pièce !

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Christophe Bec a ainsi imaginé un vétéran de la seconde guerre mondiale propulsé en plein Arctique pour une mission scientifique occulte, qui promet une découverte bouleversante pour l’humanité. Evidemment, la quête du graal ne se fera pas sans une course-poursuite, qui va se révéler très vite mystérieuse et anachronique. Christophe Bec s’amuse dans son domaine de prédilection : la science-fiction, en jouant avec l’échelle du temps. Une idée intéressante et originale développée au long de deux albums bien écrits mais qui ne prennent pas le temps qu’il aurait fallu pour développer les personnages, dont on a du mal à s’attacher.

Le dessin de Jean-Jacques Dzialowski est celui d’un spécialiste du comics. Forcément, on retrouve le style graphique de cet univers dans Lancaster. Les traits sont sombres, souvent volontairement imprécis ou floutés (on a parfois du mal à savoir qui est qui dans les scènes d’action). Mention spéciale à la couverture superbement mise en couleurs par Yann Villeneuve, dans un esprit vieille école très bien trouvé. Dommage que ce style ne fut pas choisi pour l’album.

Lancaster est une bonne série, plutôt divertissante. Mais elle aurait pu être bien plus encore, vu le potentiel…

Notre Dame, tomes 1 & 2 : une BD de Robin Recht et Jean Bastide (Glénat)

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Date de sortie : 11 juin 2014
Auteurs : Robin Recht (scénario) et Jean Bastide (scénario et dessin)
Prix : 14,95 € (64 pages)

Notre Dame est une adaptation en deux tomes du célèbre roman Notre Dame de Paris de Victor Hugo. Une version plutôt sombre et personnelle livrée par Robin Recht  (Julius, Totendom, Le Dernier Rituel) et Jean Bastide (La Guerre des Sambre), ce dernier réalisant également le dessin. On peut le dire d’emblée, le second album fraichement paru a transformé l’essai.

Résumé de l’éditeur (tome 2) :

L’histoire, nous la connaissons tous : dans le Paris grouillant du XVe siècle, une magnifique et jeune gitane danse sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris. La beauté d’Esmeralda est son trésor, mais elle causera aussi sa perte. En effet, l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, s’éprend éperdument de la belle et tente de la faire capturer par son sonneur de cloche, le bossu Quasimodo. Il est mis en échec par le flamboyant capitaine Phoebus, qui lui aussi est attiré par Esmeralda, bien qu’étant déjà fiancé à la douce Fleur-de-Lys… Pris entre les désirs coupables de ces trois hommes, le destin d’Esmeralda ne peut plus désormais avoir d’issue heureuse…

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Robin Recht et Jean Bastide racontent Notre Dame à leur manière, de façon originale et plus sombre encore que les adaptations que l’on connaît. La narration est fleuve et ingénieuse, vue à travers un artiste raté sauvé par La Esmaralda alors que le roi des truands allait le faire pendre sans qu’il ne sache trop pourquoi. Un récit très bien écrit et adapté, qui capte l’attention du début à la fin, alors que le lecteur perçoit un funeste destin pour cette belle créature. On aurait presqu’aimé que l’aventure dure plus longtemps.

Notre Dame est d’ailleurs très joliment dessiné de la main de Jean Bastide qui dégage une certaine naïveté avec des traits fins aux angles subtilement arrondis. Ce qui renforce cette atmosphère toute particulière à l’oeuvre de Victor Hugo, où la beauté tutoie l’horreur à tous les niveaux de lecture.

Notre Dame est un excellent diptyque à conseiller à tout amateur du genre.

Rayons pour Sidar, tome 1 : une BD de Valérie Mangin et Emmanuel Civiello (Ankama)

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Date de sortie : 23 mai 2014

Auteurs :   Valérie Mangin (scénario) et Emmanuel Civiello (dessin)

Prix : 13,90 € (56 pages)

Après avoir récemment collaboré sur Expérience mort avec son conjoint Denis Bajram (UW1), Valérie Mangin s’est intéressée à Rayons pour Sidar, l’un des chefs-d’oeuvre de l’un des pères de la science-fiction française : Stefan Wul (la collection des univers de Stefan Wul a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2014 avec un Prix Spécial tant ce projet éditorial est atypique – voir aussi Le Temple du passé dans la même collection). Et c’est Emmanuel Civiello (Korrigans) qui illustre ce premier album avec brio.

Résumé de l’éditeur :

Lionel, double robotique du Terrien Lorrain, a mystérieusement disparu sur la planète Sidar. Guidé par Xaog, un indigène sidarien, et aidé par le Résident, un administrateur envoyé par la Terre, son maître se lance à sa recherche. Il devra affronter des créatures mortelles et des phénomènes aussi étranges que terrifiants pour retrouver en pleine crise coloniale la trace de son alter ego mécanique : la Terre a choisi de se retirer de Sidar, l’abandonnant aux Xressiens, une race de conquérants destructeurs. Et si sauver Lionel, c’était sauver Sidar ?

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Rayons pour Sidar  c’est une nouvelle plongée dans une planète hostile, dont Stefan Wul a le secret. Une planète qui traverse une grande crise coloniale, alors qu’un certain Lorrain part à la recherche de son double robotique. Une quête dangereuse, au milieu d’un peuple belliqueux (et idiot), qui vise à sauver la planète Sidar. Le scénario de Valérie Mangin est très bien écrit (son introduction sur le contexte colonialiste du récit est d’ailleurs pertinente), dans un grand respect du style Wul dont l’esprit habite les planches.

Emmanuel Civiello fait également honneur à Rayons pour Sidar avec un dessin au graphisme unique, réalisé en couleurs directes. Un travail bluffant.

Rayons pour Sidar est une fois encore une aventure de Wul à ne pas manquer.

Le Temple du passé, tome 1 : une BD de Hubert et Etienne Le Roux (Ankama)

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Date de sortie : 23 mai 2014

Auteurs :   Hubert (scénario) et Etienne Le Roux (dessin)

Prix : 13,90 € (56 pages)

Le Temple du passé est l’une des six séries que compte la collection des Univers de Stefan Wul. Cette dernière a reçu il y a peu le Grand Prix de l’Imaginaire 2014 avec un Prix Spécial tant ce projet éditorial est atypique (voir aussi Rayons pour Sidar dans la même collection). Adapté par  Hubert (Le Legs de l’Alchimiste, Les Yeux verts, La Sirène des Pompiers, Bestioles…) au scénario et illustré par Etienne Le Roux (Aménophis IVLe dernier voyage d’Alexandre de Humbolt), ce diptyque nous emmène dans un huis clos spacial inquiétant…

Résumé de l’éditeur :

Pilote missionné pour une expédition de colonisation, Massir émerge de sa veille cryogénique pour se découvrir naufragé d’un vaisseau en pleine avarie. De l’équipage entier, seuls deux autres membres ont survécu. Pour échapper à l’environnement hostile où ils se sont échoués – une étrange caverne organique remplie de chlore liquide – tous trois vont devoir faire appel aux ressources de leur civilisation avancée, experte en manipulations génétiques
Mais les tensions ne tardent pas à apparaître entre les trois survivants : attirances, haines et jalousies menacent le précaire équilibre du huis clos et rendent la survie incertaine. D’autant que Massir, propulsé au grade de commandant et tentant par tous les moyens de garder le contrôle de la situation, dissimule lui-même un esprit fragilisé, hanté parles fantômes de son propre passé.

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Le premier album du temple du passé jouit d’un scénario adapté avec réussite au format BD. L’imaginaire de Stefan Wul parvient souvent à surprendre le lecteur car il ne se limite pas à créer des univers fantastiques. Il s’amuse avec  des environnements sociaux, des moeurs et des comportements loin de ses contemporains. Ainsi en est-il avec ces relations hétérosexuelles montrées honteusement du doigt dans son oeuvre (Le Temple du passé est paru en 1957). Un regard souvent perspicace sur des questions de société mis en perspective grâce au travail de grande qualité d’Hubert.

Les illustrations d’Etienne Le Roux sont également un bel hommage à la science fiction et à l’écrivain (et fait parfois penser au style de Moebius), avec des traits fins et précis et une belle coloration, vive et contrastée.

Le temple du passé promet d’être un diptyque abouti, avec ce premier album qui a trouvé le ton de l’adaptation idéale.

Nous, Anastasia R, tomes 1 à 3 : une BD de Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS et Nathalie BERR (Grand Angle)

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Date de sortie : 28 mai 2014

Auteur :   Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS (scénario) et Nathalie BERR (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Nous, Anastasia R retrace l’histoire de la révolution russe vécue à travers la famille impériale, victime d’un massacre auquel seule Anastasia, l’une des filles du Tsar, a survécu. Et cela à l’insu de ses geôliers. Une série co-scénarisée par le duo  Patrick Cothias (Les 7 vies de l’Épervier, Plume au vent, Le Lièvre de Mars, Hindenburg, les cendres du ciel, La Rafale, S.O.S. Lusitania...) et Patrice Ordas (Les Griffes de l’Hermine, Monsieur Nemo et l’éternité, L’Ambulance 13, L’OEil des Dobermans, Hindenburg, La Rafale, S.O.S. Lusitania, La Vénitienne) qui est par ailleurs illustrée par Nathalie Berr (Borderline).

Résumé de l’éditeur :

Au cours de la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la famille impériale de Russie et le Tsar Nicolas II sont massacrés au sous-sol de la villa Ipatiev. Depuis, une rumeur court : la grande duchesse Anastasia aurait survécu grâce à Félix Volodine un russe blanc infiltré dans les gardes de la Villa. Après bien des péripéties, Félix et Anastasia arriveront en France. Auparavant, Félix aura dû lancer la sinistre police politique bolchevique sur la piste d’une usurpatrice, Anna Anderson. Mais l’âge avançant, la furieuse envie de revenir sur les lieux du massacre devient nécessité. Anastasia et celui qui est devenu son mari, Félix, reviennent à Iekaterinebourg ce jour de 1997 où un certain Boris Eltsine commande la destruction de la villa Ipatiev…

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Le scénario débute par l’assassinat de la famille du tsar alors assignée à résidence, tout cela sur ordre de Lénine. Dès lors commence la cavale de la duchesse Anastasia, qui aura réussi à s’échapper de ce guets-apens avec l’aide d’un fidèle du Tsar, infiltré. Ce dernier parviendra à mettre en place un véritable simulacre pour faire croire à sa mort. Le point de départ d’un exil clandestin difficilement vécu par la grande duchesse, qui finira par épouser son sauveur Félix Volodine… Le premier cycle de la série se termine aux derniers jours d’Anastasia, alors qu’après plusieurs enquêtes,  Boris Eltsine ordonne la destruction de la villa où a eu lieu le terrible assassinat. Le récit dense  et complet des auteurs parcourt avec facilité les années qui ont suivi ce massacre, et la façon dont les mensonges et les trahisons ont été entretenus jusqu’alors (au prix de nombreuses vies).

Le dessin de Nathalie Berr aux traits fins et au graphisme plutôt traditionnel est par ailleurs tout à fait plaisant.

Nous, Anastasia R est une série qui s’intéresse à un fait historique plutôt méconnu en France, voilà qui est bienvenu !

Gaudi, Le Mystère de la Sagrada Familia, un film de Stefan Haupt

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Sortie le : 14 mai 2014

Durée : 1h29

 

Si vous êtes déjà allé à Barcelone et que vous avez visité la Sagrada Familia, alors, courez vite voir ce film ! Je vous garantis que vous ne serez pas déçu. Quelle luminosité ! Quelles vues époustouflantes !

Et si vous ne connaissez que de nom cette œuvre majestueuse de Antoni Gaudi et qu’elle vous interpelle, alors, ce film vous révèlera bien des secrets quant à sa construction qui dure depuis plus de 120 ans !

Gaudi y a consacré sa vie. Toute sa vie. Il n’avait que 31 ans quand il a été choisi comme architecte pour construire cette cathédrale. A la fin de sa vie, il y vécut, comme un pauvre, dormant sur place, mais ne lâchant toujours pas son travail. Et il est mort à 74 ans, espérant que les générations futures continueront sans relâche cette gigantesque construction.

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Le film nous dévoile toutes les facettes de construction, depuis 1882 à nos jours. On découvre Gaudi, mais aussi ses nombreux successeurs. Ceux pour qui Gaudi s’apparente à un génie, voire un dieu et qui se mettent à sa place pour répondre au mieux à ses « attentes ». Je pense plus particulièrement au sculpteur japonais, qui non seulement s’est converti au catholicisme mais qui plus est a pris la place de Gaudi pour être parfaitement en accord avec lui pour sculpter la pierre. Il nous parle de son métier avec passion.

A l’opposé le sculpteur catalan s’affirme dans son art qui semble très éloigné de Gaudi, mais d’après lui, davantage en adéquation avec notre temps.

A chacun sa vérité. A chacun sa passion.

De nombreux artisans, contremaîtres, architecte, sont interviewés et tous ensemble, ils forment une famille et se consacrent complètement à la Cathédrale des Pauvres que l’on découvre totalement, vue du dessous, vue du dessus, vue de l’intérieur, vue de l’extérieur, vues imprenables !

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On nous dévoile aussi les nombreux problèmes auxquels ils doivent faire face encore aujourd’hui ! Sous la Sagrada Familia, passe une ligne TGV ! L’horreur !

Le parvis devant une des façades de la Sagrada n’existe plus et de nombreux immeubles ont été construits…

Ce film retrace tout l’historique de cette construction gargantuesque et magnifique. On ne peut qu’admirer le travail de milliers d’hommes qui œuvrent ensemble à la construction du génial Gaudi !

Un très beau film, assurément ! Une prouesse de Stefan Haupt.

Gaudi, le mystère de la Sagrada familia Bande… par toutlecine

L’Italie est à l’honneur à La Colline du 18 au 22 juin 2014 !

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Théâtre, performances, écritures de plateau, rencontres : la génération émergeante de la scène italienne, aujourd’hui fragile mais en pleine effervescence, sera présente à La Colline du 18 au 22 juin.
Fil conducteur des créations invitées :la famille, noyau élémentaire du théâtre et focus des symptômes d’une crise à la fois humaine, politique, artistique et économique.
Avec le soutien des Chantiers de l’Europe organisé par le Théâtre de la Ville.
Pour tout savoir sur « Face à face » http://www.colline.fr/fr/spectacle/face-a-face

Le grand livre des voyages en voiture, un livre de Cédric Ramadier, avec de nombreux co-auteurs

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Publié aux Editions Le Seuil Jeunesse, en mai 2014

119 p –  16,90€

Vous partez bientôt en vacances ? Vous avez de nombreux kms à faire pour retrouver Grand-mère et y laisser les enfants ?

Alors, ce livre est fait pour vous ! Ne partez pas sans aller l’acheter à votre libraire préféré. Que votre enfant ait 4 ans ou 12 ans, il s’amusera avec ce livre absolument génial ! Et les parents aussi se régaleront.

On y trouve aussi bien des devinettes, des blagues, des jeux sous toutes leurs formes, des anecdotes, des coloriages, des vieilles chansons françaises classiques mais charmantes, comme Sur le pont d’Avignon, ou Il était une bergère… Vous chanterez en canon « C’est la cloche du vieux manoir » et ça vous rappellera votre enfance !

Vous trouverez les jeux des 7 erreurs pas si évidents que ça !

Les dessins sont naïfs et charmants.

Les enfants fabriqueront leur voiture, des masques ou encore des marionnettes.

Emportez avec ce livre des crayons feutres et 2 vieilles boites d’allumettes dont vous utiliserez le fond pour construire… Ah ! Surprise ! Je ne vous en dirai pas plus !

Bref, il faudra que votre voyage dure vraiment très longtemps pour avoir le temps de découvrir ce grand livre plein de surprises à découvrir en famille !

Un grand bravo aux nombreux auteurs de ce livre dirigé par Cédric Ramadier et Frédéric Houssin.

Le Point Virgule enflamme Bobino !

Le point Virgule fait l'Olympia et Bobino
Le point Virgule fait l’Olympia et Bobino

Chaque année depuis 2008, Le Point Virgule investit l’Olympia puis Bobino, pendant 3 jours sous le signe de l’humour. Une belle réussite. 

Le pianiste Dominique Fillon enchante le Duc des Lombards

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Crédit Photo : Philippe Marchin

Le jazzman Dominique Fillon jouait mardi 10 juin au Duc des Lombards, pour le plus grands bonheur des mélomanes parisiens. 

Exposition Mémoires Vives | Nouvel accrochage ! à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à Paris

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La Fondation Cartier pour l’art contemporain vous invite à découvrir, à partir du 10 juin 2014, le nouvel accrochage de son exposition-anniversaire, Mémoires vives.

Selon un principe de mouvement perpétuel, certaines œuvres s’éclipsent pour laisser la place à un accrochage riche de surprises. Le sous-sol du bâtiment de Jean Nouvel, qui était habité par la présence sonore d’une œuvre de Dennis Oppenheim, se mue en un espace de silence et de contemplation.

Les Propositions d’habitations d’Absalon, agencement de volumes immaculés et fragiles, rencontrent une sculpture de Judith Bartolani, prouesse d’équilibre et sédimentation de la mémoire, une installation méditative et spirituelle de Marc Couturier, une forme archaïque et énigmatique de Vincent Beaurin, ainsi qu’une sculpture modulaire de Tony Grand.

Ce nouvel accrochage, qui rend hommage aux artistes français, réserve également une place importante à la peinture, à travers quatre œuvres de Jean-Michel Alberola, témoins de la diversité de sa pratique, et un diptyque de Shirley Jaffe dont les formes abstraites et faussement géométriques instaurent un joyeux dialogue avec le mur peint d’Alessandro Mendini et les autres œuvres du rez-de-chaussée de la Fondation Cartier.

Prochain rendez-vous : le samedi 5 juillet autour d’un accrochage essentiellement consacré à la photographie.

Année France-Vietnam : Week-end autour d’une rizière les 14 et 15 juin au jardin d’agronomie tropicale, à Nogent-sur-Marne

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Le CIRAD, la mairie de Paris et l’Institut français proposent de fêter l’Année France-Vietnam le temps d’un week-end au Pavillon de l’Indochine du Jardin d’agronomie tropicale et de découvrir toutes les facettes de la culture et de la préparation du riz.

Etrange, sauvage, souvent méconnu, le jardin d’agronomie en bordure du bois de Vincennes abrite des vestiges de l’exposition coloniale de 1907 dont deux ponts asiatiques et le pavillon de l’Indochine récemment restauré.

Au programme : une mini-rizière pour s’initier à la culture du riz, une présentation des multiples manières de le préparer avec le chef Hando Youssouf du restaurant Paris Hanoi, une évocation de l’histoire franco-vietnamienne avec le journaliste Pierre Daum à travers l’épopée des travailleurs indochinois appelés par l’Etat Français à venir entre les deux guerres enseigner leur savoir à la riziculture camarguaise. D’autres cultures tropicales sont aussi à découvrir avec des dégustations de chocolat Marou, de café vietnamien et de fruits tropicaux dont la mangue, le mangoustan, le ramboutan, le pitaya…

Pendant toute la durée du week-end, un vélo taxi 2 places au couleur de l’année France-Vietnam sera positionné à la sortie du R.E.R. Nogent-sur-Marne et véhiculera gratuitement les visiteurs jusqu’au jardin d’agronomie tropicale.

Accès, activités et dégustations en accès libre et gratuit
Restauration payante
A 5’ à pied du RER C, (station Nogent sur Marne)

Simon Evans / Lauréat du Prix Canson 2014

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Mixed media on paper / Courtesy of the artist and James Cohan Gallery, New York / Shanghai

Désigné par un jury de professionnels présidé par Yan Pei Ming, Simon Evans s’est vu remettre hier, jeudi 12 juin, le Prix Canson® 2014 à l’occasion d’une soirée à la Fondation Miró de Barcelone.

Artiste anglais né en 1972 à Londres, Simon Evans vit et travaille aujourd’hui à New York. Considéré comme une figure atypique dans le milieu de l’art contemporain, il a tout d’abord été skateur avant de se tourner vers l’écriture de nouvelles et de chansons. Ses dessins, graphiques et diagrammes, schémas et plans, classifications et inventaires, sont autant d’éléments graphiques entre poésie concrète et écriture automatique.

Il explore une sorte de cartographie émotionnelle entre introspection et projection, allant de l’esthétique désuète des planches pédagogiques du début du 20ème siècle à la schématisation numérique du 21ème siècle : « J’essaie d’intégrer le monde extérieur à la vision intérieure ».

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Simon Evans © Kristine Larsen, Sarah Lannan & Simon Evans

« Le Prix Canson® 2014 a été décerné à Simon Evans qui, avec son épouse Sarah Lannan, forme un binôme rare et attachant. Le jury composé de personnalités fortes a, par ce choix, souhaité saluer cet artiste issu des cultures underground anglo-saxonnes qui livre une oeuvre plastique pleine de poésie ou le papier devient sculture, collage ou recyclage. »
Yan Pei Ming, Président du jury du Prix Canson® 2014 à propos de Simon Evans..

RAPPEL : Exposition des œuvres des 5 finalistes du Prix Canson® 2014 -Gilles Barbier, Simon Evans, Deborah Grant, Bayrol Jiménez et Alexandre Singh- à la Galerie Esther Montoriol de Barcelone jusqu’au 28 juin 2014.

Exposition Ransome Stanley « Scratching the surface » , Vivienne Art Galerie (Paris) jusqu’au 28 juin 2014

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Vivienne Art Galerie, jusqu’au 28 juin 2014
30 Galerie Vivienne, Paris 2è (à l’intérieur du passage Vivienne) du mardi au samedi de 13h30 à 18h30 et sur rendez-vous : Olivier Sultan 06 63 24 42 22

Ransome STANLEY
Né à Londres de père nigérian et de mère allemande, Ransome Stanley a un rapport original aux symboles, aux référents absents, aux mythes anciens comme contemporains. Il revisite les traces de l’Histoire et de notre vie quotidienne pour en faire des œuvres d’aujourd’hui, chargées de la mémoire encore vivante de l’art et des rituels populaires d’origine. Patchwork mémoriel chez le peintre, qui mêle Jazz, cinéma, dessins, publicité et typographie. Ses œuvres sont autant de compositions complexes, paradoxales, où se mêlent douceur, tendresse, identités composites, multiples et métissées. Contre les classifications, cet artiste s’affranchit, pas ses œuvres, des frontières et d’un certain paternalisme du regard. Temps, Histoire, époques communes partagées, cultures conjuguées: un travail d’une grande originalité.

Chez Ransome Stanley, ni volonté didactique ni scénario linéaire. Plutôt le télescopage de temps et d’espaces différents. Les articles de journaux, les photographies, les icônes sont pour lui des matériaux qu’il assemble, réarrange à sa façon.

Ransome Stanley se situe dans un courant, qui, depuis le milieu des années 1990, porte un « nouveau discours africain sur l’art ». Ce courant est ancré dans le refus de l' »authenticité », du « nativisme » et d’une prétendue « essence » africaine. La « négritude » se transforme ainsi en « afropolitanisme » (Achille Mbembe), paradigme de mobilité, envisagé comme une stylistique, une esthétique et une certaine poétique dynamique du monde. Diaspora post « black art » plutôt qu’identité statique et sclérosante.

Les œuvres de Ransome Stanley sont présentes dans de nombreuses collections et Musées (Munich, Johannesburg, Londres et Los Angeles).

Karajan – 25 ans après

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Le label jaune rend hommage au musicien d’exception

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Francosgourmandes 2014 : régalez-vous les 13 et 14 juin !

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Le premier festival musical et gastronomique de France remet le couvert pour une troisième édition pimentée ! Au menu : une grande louche de nouveauté, mais toujours saupoudrée des deux valeurs phares du festival, le plaisir et la convivialité. Ces deux jours de fête se tiendront les 13 et 14 juin à Tournus en Saône-et-Loire.

Amère Russie, tome 1 : une BD d’Aurélien Ducoudray et Anlor (Grand Angle)

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Date de sortie : 4 juin 2014

Auteurs :   Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Amère Russie est un diptyque d’Aurélien Ducoudray (Championzé, La Faute aux chinois, Clichés de Bosnie ) au scénario et d’Anlor (Les innocents coupables) au dessin. Une aventure touchante, froide et difficile en plein coeur de la (première) guerre de Tchétchénie où une mère russe vivant dans la misère part à la recherche de son fils capturé en tant que soldat par les Tchétchènes. Le premier album, Les Amazones de Bassaiev, vient de paraître.

Résumé de l’éditeur :

Au milieu des années 1990, une mère russe tente de survivre en vendant des DVD pirates dans le métro de Moscou. Elle est sans nouvelles de son fils militaire en opération en Tchétchénie. Un jour, elle lit le nom de Volodia sur une liste de prisonniers. Il est aux mains des Tchétchènes. Au même moment, Bassaiev, le général ennemi, annonce par voie de presse qu’il relâchera ses prisonniers si leurs mères russes viennent les chercher. Sans moyens, n’écoutant que son courage, son petit chien fantasque sous le bras, elle prend la route vers cette région en guerre pour aller chercher son fils…

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Le récit d’Aurélien Ducoudray est une plongée dans l’horreur de la guerre :celle d’une mère pour sauver son enfant. Une mère russe qui part clandestinement en plein coeur de la Tchétchénie, au péril de sa vie dont elle estime certainement ne plus valoir grand chose. Une épopée touchante qui peut s’arrêter à tout instant, à chaque coin de rue, dans le bus, à un contrôle d’identité, ou sous les balles d’une Amazone, ces femmes employées en tant que tireur d’élite contre les russes…. L’histoire de cette mère à la fois fragile et terriblement forte, est écrite avec une plume sensible qui ne fait pas de détour pour autant. La réalité est montrée. La cruauté du conflit en est une.

Le dessin d’Anlor porte sa marque, avec des traits fins aux détails multiples qui donnent aux personnages une force d’expression toute particulière. Un vrai plaisir des yeux.

Amère Russie commence très bien avec ce premier album. A lire !

Expérience mort, Tome 1: une BD de Valérie Mangin, Denis Bajram et Jean-Michel Ponzio (Ankama)

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Date de sortie : février 2014

Auteurs : Valérie Mangin, Denis Bajram (scénario) et Jean-Michel Ponzio (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Expérience mort est une série d’anticipation (diptyque) créée par le couple Valérie Mangin (Alix Senator…) – Denis Bajram (UW1…) ainsi que Jean-Michel Ponzio (Le Complexe du Chimpanzé, Black Lord) où, comme son nom l’indique, les personnages embarquent pour une expérience inédite : celle du voyage dans le tunnel de l’au-delà…

Résumé de l’éditeur :

Vous êtes mort. Saurez-vous revenir ?
 
Mme Fork, la célèbre milliardaire américaine, ne peut supporter de voir son fils unique agoniser d’une terrible maladie. Elle décide de tenter l’impossible : l’accompagner à la frontière de la mort et l’empêcher de la franchir. Pour cela, elle réunit une équipe de savants qui construit un incroyable vaisseau capable de suivre une âme désincarnée où qu’elle aille. C’est un stupéfiant voyage hors de notre réalité qui les attend. Aucune des expériences de mort imminente connues n’aurait pu laisser imaginer ce qu’ils vont découvrir. On ne force pas impunément les portes de l’Au-delà !

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Le scénario d’Expérience mort offre une réflexion sur les enjeux que représente la recherche scientifique de l’expérience de mort imminente. Partir et revenir. Pour ceux qui peuvent. Après les difficultés scientifiques, voilà qui peut poser des problèmes d’éthique, de religions, ou encore politiques et sociaux. Sous cette trame générale, c’est une expérience top secrète qui est menée. Une équipe de scientifiques embarque pour la vivre à leurs risques et périls. Le lecteur avec eux. Un récit palpitant qui rappelle l’univers des Thanatonautes  dans une version beaucoup plus sombre.

Ce qui s’explique aussi par le style graphique de Ponzio,  à l’hyper réalisme exacerbé dont il a le secret. On a l’impression de contempler des photos. C’est toujours stupéfiant de talent.

Expérience Mort est ainsi l’oeuvre de trois maîtres de la BD et leur premier album en témoigne par son efficacité d’écriture. On ne peut qu’attendre impatiemment la suite.

419 African Mafia, une BD de Loulou Dédola et Lelio Bonaccorso (Ankama)

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Date de sortie : 9 mai 2014

Auteurs :   Loulou Dédola (scénario) et  Lelio Bonaccorso (dessin)

Prix : 13,90 € (64 pages)

419 African Mafia c’est l’histoire d’une descente aux enfers, celle qui mène en plein coeur de la mafia nigériane par la porte du proxénétisme et de la drogue. Un polar noir extrêmement bien ficelé écrit par Loulou Dédola (leader du groupe RCP, auteur, compositeur, interprète et infiltré dans les réseaux criminels africain) adapté également en long-métrage (actuellement en cours de production ; avec Richard Bohringer, Adel Bencherif et Liya Kebede dans les rôles principaux). Pour la version BD, c’est Lelio Bonaccorso (Mafia Tabloids) qui s’est chargé des dessins.

Résumé de l’éditeur :

Entre Lagos et Lyon, de l’arnaque 2.0 à la prostitution : plongez dans l’enfer de la mafia nigériane !

« 419 » est à l’origine le numéro de l’article du code pénal nigérian condamnant les arnaques sur Internet, abusant de la crédulité des victimes pour leur soutirer de l’argent. Considérée aujourd’hui comme l’une des plus lucratives mafias au monde, le 419 s’est étendu au proxénétisme et au trafic de drogue, notamment grâce aux body packagers (mules) et à la traite des femmes, comme sous-traitant à d’autres mafias. Mino, un jeune musicien de la banlieue lyonnaise qui a séjourné en Afrique, fait la rencontre de Grace, une Nigériane enrôlée dans ce trafic d’êtres humains, menacée, endettée, déterminée à épouser sa condition pour retrouver sa liberté.

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L’écriture implacable de 419 African Mafia en fait une BD coup de poing redoutable. Un polar très bien construit, qui est sans doute inspiré de l’expérience d’investigation et d’infiltration de l’auteur. On y découvre l’une des mafias les plus puissantes au monde, aux pratiques ultra-violentes. Notre héros va s’y frotter, et s’y bruler les ailes évidemment. Le spectacle va crescendo de façon très contrôlée, grâce à un découpage particulièrement réussi. On s’attache presque immédiatement aux personnages bien qu’on ne sache pas grand chose de leurs passés. Loulou Dédola est vraiment doué, et pas que pour parler le broken english (mélange entre le dialecte nigérian et l’anglais).

Le dessin de Lelio Bonaccorso est très moderne. Des traits fins et un cadrage toujours adapté aux scènes d’action en font un illustrateur de talent. La coloration est réalisée  avec beaucoup de jeux de lumières, la plupart du temps de nuit.

419 African Mafia est au final un excellent one shot qui frappe par son réalisme ambiant et la violence qu’il met en scène.

Private Liberty, tome 1 : une BD de Nérac, Jean-Blaise Djian et Cyrille Ternon (Editions Vagabondages)

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Date de sortie : 23 avril 2014

Auteurs :   Nérac, Jean-Blaise Djian (scénario) et Cyrille Ternon (dessin)

Prix : 13,90 € (54 pages)

Private Liberty est une trilogie policière et fantastique écrite par Nérac (pour qui L’échelle de Kent est le premier album) et Jean-Blaise Djian (Les Quatre de Baker Street, Prospero, Le Grand Mort…) et illustrée par Cyrille Ternon (La conjuration des vengeurs). Le premier tome – L’échelle de Kent, sorti il y a peu – met en scène Jean Fanal, un journaliste qui enquête sur un crime aux allures surnaturelles : un homme écrasé par un 4×4 sur une plage de Normandie alors qu’aucune trace de pneu n’est décelée….

Résumé de l’éditeur :

Un homme est retrouvé mort sur la plage d’Omaha en Normandie, un 4X4 sur la tête : c’est le début de l’enquête surnaturelle que va mener le journaliste Jean Fanal. Son père a disparu et les cadavres de touristes pas comme les autres s’accumulent. C’est alors toute l’existence de ce reporter taciturne, cynique et attachant qui va se voir bouleversée. Du 6 juin 1944 à l’Amérique des années 20, Fanal découvrira qui est son père mais également qui il est lui-même, en exhumant l’histoire d’une guerre oubliée qui fait rage en secret depuis des siècles.

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Le scénario de Nérac et Djian offre un récit haletant à mi-chemin entre l’enquête policière réaliste et le comics de super-héros. Jean Fanal est un journaliste désabusé dont la vie privée semble plutôt chaotique. Un profil idéal pour en faire une sorte d’enquêteur acharné qui va vite découvrir que son père est lié à tous les mystères qui l’entourent. Un père aux capacités physiques hors normes (on retrouve un peu l’homme qui valait trois milliards) qui promet de dynamiter le rythme narratif. Course-poursuites, flash-backs et scènes d’action succèdent ainsi aux interrogations avec brio sans que le voile ne soit tout à fait lever, loin de là même.

La qualité du scénario est confortée par un dessin aux traits fins et légers dont le cadrage est souvent précis et dynamique.

Ce premier album réussi de Private Liberty promet une excellente suite qu’on attend de pied ferme.

Le brigand du Sertao, une BD de Flavio Colin et Wellington Srbek (Sarbacane)

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Date de sortie : avril 2014

Auteurs :   Wellington Srbek (scénario) et Flavio Colin (dessin)

Prix : 22,00 € (160 pages)

Le brigand du Sertao est une BD One shot de Wellington Srbek (5 prix HQ Mix et 2 prix Agelo Agostini) et Flavio Colin (souvent présenté comme le meilleur dessinateur de bandes dessinées brésilien de tous les temps). L’histoire d’un brigand sanguinaire à l’allure effrayante : Antonio Mortalma. Un western à la brésilienne aux multiples facettes.

Résumé de l’éditeur :

Région du Sertao, Nordeste du Brésil, années 20. Une suite d’histoires retrace la fabuleuse épopée du mythique brigand, le cangaçeiro Antonio Mortalma, mi-homme mi-démon. Les histoires se suivent, se mêlent, en empruntant chaque fois un nouveau conteur, qui poursuit l’histoire entamée par un autre… en variant les angles avec poésie. Tout au long du récit de nombreux personnages grandiloquents et théâtraux apparaissent, mais le terrible Antonio Mortalma demeure la référence : son destin concerne toute le monde, et chacun est partie prenante de sa légende. La narration est à l’image de la contrée qui lui sert de cadre : haute en couleur. Elle reflète la sauvagerie des hommes, la philosophie de ses habitants, et donne une place de choix aux plaisirs de la chair.

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Le scénario est réparti en six chapitres et autant de parachutages dans la tête de personnages différents. Il s’agit d’en savoir plus sur Antonio Mortalma bien sûr, mais il est loin d’être le seul homme à chapeau haut en couleurs dans le récit, et on lui vole bien souvent la vedette. Sous la chaleur étouffante de l’Amérique du Sud, on passe ainsi d’un journaliste à lunettes (ci-dessus), à un colonel borgne sans foi ni loi ou encore à un esclave noir etc… Un pêle-mêle dont on a d’abord du mal à trouver une cohérence avant de découvrir un univers insoupçonné  où tout s’imbrique avec intelligence et fluidité.

Le dessin de Flavio Colin (décédé en 2002) est quant à lui original pour les franco-belges que nous sommes. Avec un trait fin mais appuyé, il illustre des planches à la fois épurées et détaillées, en noir et blanc.

Le brigand du Sertao est une aventure hors du commun, un western qui n’a pas son pareil.

Les Cartes du Pouvoir au Théâtre Hébertot dès le 29 août 2014, à Paris

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PARTIR DU 29 AOUT 2014
SEANCES :
soirées : du mardi au samedi à 21h
Réservations :
matinées : samedi 15h30 & dimanche 18h
Réservations :
 http://theatrehebertot.com/

Les Cartes du Pouvoir D’après Farraguth North de Beau Willimon
Mise en scène Ladislas Chollat
avec : Raphaël Personnaz, Thierry Frémont, Elodie Navarre, Roxane Duran, Julien Personnaz, Francis Lombrail, Jeoffrey Bourdenet, Adel Djemai

Les Cartes du Pouvoir, traite de l’évolution psychologique des personnages, lors de l’élection du candidat démocrate des primaires américaines, dans une atmosphère de comédie de moeurs où l’engagement humain, professionnel et privé, se fait et se défait lorsqu’il est confronté à la grandeur et à la décadence de la cynique quête du pouvoir.

Stephen Bellamy, attaché de presse et conseiller de campagne du gouverneur Morris est jeune, séduisant, brillant, ambitieux et déjà très expérimenté. Il prépare les primaires de la présidence américaine, sous la tutelle de Paul Zara, directeur de campagne incontournable qu’il admire et dont il a toute la confiance. Tous deux, profondément convaincus de leurs idéaux politiques et sociaux, s’engagent honnêtement, avec une solidarité indéfectible dans ce combat électoral.

Mais il faut gagner … Dans le jeu des Cartes du Pouvoir, la trahison est-elle inéluctable?

Les Cartes du Pouvoir est l’adaptation française de la pièce de théâtre Farragut North de Beau Willimon, elle-même basée sur l’histoire vraie de Howard Dean.

Pièce à l’origine du film Les Marches du Pouvoir (The Ides of Marchs) réalisé par George Clooney, sorti en 2011. Le film a fait l’ouverture de la Mostra de Venise 2011.

 

Quatre Couleurs, une BD de Blaise Guinin (Vraoum!)

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Date de sortie : 14 mai 2014

Auteur : Blaise Guinin (scénario et dessin)

Prix : 16,00 € (144 pages)

Quatre Couleurs est le dernier One Shot de Blaise Guinin (En attendant que le vent tourneGeorges et la mort) sorti aux éditions Vraoum!. Un récit réaliste entièrement illustré au légendaire bic quatre couleurs, mais ce n’est pas tout ce qui le distingue… L’auteur propose en effet un scénario brillant, mettant en scène deux étudiants fraudeurs qui vont perdre le contrôle de leurs mensonges…

Résumé de l’éditeur :

Changer de vie comme on change de couleurs.

Grégoire et Pierre sont deux amis étudiants qui, le temps d’un cours, échangentleur identité pour améliorer leurs moyennes dans les matières que chacun des deux maîtrise. En suivant les cours dans la fac de l’autre, ils y rencontrent quatre femmes, sous le signe des quatres couleurs du bic du même nom.

Noir pour Chloé de Jais, l’ex du cynique Grégoire, qu’il a traumatisé sans mêmesans rendre compte, Vert comme les lunettes de sa troublante enseignante, Rouge comme la cheveleure de Mathilde dont Pierre tombe amoureux et qu’il séduitsous l’identité de son ami et Bleu comme cette brune mystérieuse que ne cesse de croiser Grégoire.

Chloé, toujours amoureuse, une romance qui commence sous le sceau du mensonge, un accident et l’histoire sans conséquence va alors prendre un tour beaucoup moins anodin…La chronique au bic d’un échange d’identité qui tourne mal.

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Le scénario de l’autodidacte Blaise Guinin est extrêmement inventif, écrit sur un ton réaliste qui mêle humour, passion et enquête policière avec brio. Le lecteur est tenu en haleine avec une intensité rare, qui ne lâche pas prise tout au long du récit. On se délecte ainsi d’une écriture terriblement efficace chapitrée par couleurs (rouge, vert, noir et bleu). Les personnages de l’histoire sont très bien travaillés, chacun avec un caractère fort, qui laisse présager une catastrophe. Et le final ne déçoit pas, bien au contraire !

Le dessin est à l’image du récit. Haut en couleurs. Le trait est simple (forcément au bic) mais les cadrages sont réfléchis. Il s’en dégage beaucoup de fraicheur créative.

Quatre Couleurs est un véritable coup de coeur, sans doute l’une des meilleurs sorties de ces dernières semaines. A ne manquer sous aucun prétexte !

Magnum Photos, Tome 1: Omaha Beach, 6 juin 1944 le docu-BD de Jean-David Morvan et Dominique Bertail (Aire Libre / Dupuis)

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Date de sortie : 30 mai 2014

Auteurs :   Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël (scénario) et Dominique Bertail (dessin)

Prix : 15,50 € (104 pages)

Pour commémorer le 70ème anniversaire du débarquement, Jean-David Morvan (Sillage) et le dessinateur Dominique Bertail ont décidé de raconter l’histoire du photographe Robert Capa, présent aux premières lignes le 6 juin 1944, parmi les soldats. Quatre photographes avaient été habilités à débarquer. Deux seulement seront présents au D-Day. Et, au final, seules onze photos (celles de Capa) pourront être tirées des centaines prises ce jour là. On les appelle The Magnificient Eleven….

Résumé de l’éditeur :

Avec ce premier volume consacré à Robert Capa et à sa photo prise à Omaha Beach le 6 juin 1944, Magnum Photos / Aire Libre invente une nouvelle manière de raconter la photographie. Mondialement connue, cette image illustre magistralement le débarquement allié de 1944. Elle nous raconte la guerre, le danger, l’incroyable tension de ce moment unique, mais elle ne nous dit rien du photographe, de son histoire au moment précis où il a appuyé sur le déclencheur de son appareil. Ce trou noir, Magnum Photos / Aire Libre se propose de le combler, au moyen d’un récit en images, sur la genèse d’une image.

À travers cette rencontre entre un dessinateur et un photographe, Magnum Photos / Aire Libre nous invite à suivre plusieurs fils entrelacés, ceux de l’histoire du monde, de l’histoire de la photographie, de l’histoire d’un regard et d’un langage…

Enrichi de quarante pages d’archives photographiques de l’agence Magnum Photos, d’interviews, de planches contact, de témoignages, chaque album devient le dépositaire de l’histoire du photojournalisme et de ses représentants les plus éminents.

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Les auteurs proposent un ouvrage en deux parties. La première est inspirée des photos de Robert Capa, sous forme de BD illustrée par Dominique Bertail. Elle retrace les derniers instants qui ont précédé le débarquement, et la grande tension qui régnait avant de mettre les pieds dans l’eau (certains ne parviendront pas jusqu’au sable). On assiste à l’horreur des affrontements à travers un Robert Capa qui ne quitte pas son objectif malgré la peur. Les photos d’origine sont revisitées, vues d’un autre angle qui met le photographe dans une perspective inédite. Une habile mise en scène. La seconde parties est une biographie écrite du reporter de guerre qu’il fut, accompagnée de quelques photos de l’agence Magnum Photos.

On aurait aimé que le concept de docu-BD soit poussé jusqu’au bout avec une biographie entièrement dessinée, toujours directement inspirée des photos. Mais le sujet est ici le débarquement de 1944 photographié par Robert Capa, ne l’oublions pas.

Le format de la BD est également original puisqu’il se rapproche du format photos, comme une sorte de petit album souvenir.

Un ouvrage original et pertinent qui vous fera découvrir la vie de ce photographe exceptionnel.

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