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Charlemagne : une BD de Clotilde Bruneau, Vincent Delmas, Gwendal Lemercier et Geneviève Bührer-Thierry (Fayard / Glénat)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Clotilde Bruneau, Vincent Delmas (scénario), Gwendal Lemercier (dessin) et Geneviève Bührer-Thierry (conseiller historique)
Prix : 14,50 € (56 pages)

La collection historique Ils On fait l’Histoire se poursuit avec Charlemagne (après Philippe Le Bel,  Vercingétorix et Jaurès) proposé par les scénaristes Clotilde Bruneau et Vincent Delmas (Synchrone) et illustré par Gwendal Lemercier (Durandal)en collaboration avec Geneviève Bührer-Thierry (Professeur agrégée, co-directrice de la revue Médiévales), spécialiste du monde franc et germanique.

Résumé de l’éditeur :

Le roi qui devint empereur L’épopée de Charlemagne est celle d’un fils de grand seigneur parvenant au sommet du pouvoir en Europe en construisant un nouveau système politique, dont il occupe la place la plus élevée. Chrétien convaincu, il poursuit constamment un objectif affiché comme religieux : promouvoir partout et le plus loin possible la société chrétienne, par tous les moyens (militaires, culturels, administratifs, etc.), se plaçant d’autorité comme le protecteur de la papauté. Conquérant charismatique et homme politique sachant s’entourer des grands intellectuels de son époque, il incarne un moment unique de l’Europe dont l’apogée est le sacre impérial.Clotilde Bruneau et Vincent Delmas font appel à l’expertise de l’historienne Geneviève Thierry pour dresser le destin de cette figure emblématique de la monarchie française, enluminé de fort belle manière par le dessin épique de Gwendal Lemercier.

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Le scénario de Charlemagne débute par un rapide passage : celui de la mort du roi Pépin le Bref, premier monarque carolingien qui passe le relais à ses fils Charles et Carloman. Charles sera fait roi des Francs, avant de devenir l’empereur Charlemagne (et pour cela, l’homme a du user de ses talents de fin stratège à l’encontre du Pape Léon III). La BD retrace alors son parcours, mettant en avant un Charlemagne téméraire et combattant, souvent parti en guerre pour asseoir son autorité, renforcer son territoire et, évidemment, l’étendre. On évoque nombre des batailles qu’il épousera, contre les Lombards voisins et leur Lombardie convoitée, contre la veuve de son frère pour récupérer ses terres… Avec des obsessions qui ne le quittèrent pas tout au long de son règne : accroitre le territoire qui lui a été confié, honorer la mémoire de son père en plaçant l’Eglise sous sa protection et éduquer ses sujets pour mieux régner. Et autant dire que l’éducation était l’une de ses grandes préoccupations, comme chacun le sait. Un scénario de qualité que l’on prend plaisir à parcourir.

Tout comme le dessin de Gwendal Lemercier qui traduit bien les atmosphères et costumes de l’époque. Un voyage dans le temps à travers des traits fins et des vignettes ornées de nombreux détails.

Charlemagne offre un bon moment de lecture en compagnie de notre empereur préféré (ou pas, tout dépend de notre âme d’écolier).

Jaurès : une BD de Jean-David Morvan, Frédérique Voulyzé, Vincent Duclert et Rey Macutay (Glénat / Fayard)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Jean-David Morvan, Frédérique Voulyzé (scénario), Rey Macutay (dessin) et Vincent Duclert (conseiller historique)
Prix : 14,50 € (56 pages)

Après Philippe Le Bel et  Vercingétorix la collection historique Ils On fait l’Histoire s’étoffe avec le récit de Jean Jaurès écrit par Jean-David Morvan (Zorn et Dirna, Nomad, Sillage, Spygames) et Frédérique Voulyzé et mis en images par Rey Macutay, le tout aidé par l’expert historique Vincent Duclert (agrégé et docteur en histoire, spécialiste d’histoire politique, notamment de la République en France).

Résumé de l’éditeur :

Orateur hors-pair, grand humaniste et fondateur du journal L’Humanité, Jean Jaurès est une figure de proue du socialisme français dont le nom incarne pour beaucoup l’opposition à la guerre qui s’annonce en 1914. Alors que le monde est sous tension après l’assassinat de l’archiduc Ferdinand, Jaurès met tout son poids politique dans ce combat pour la paix et finit assassiné à l’aube de cette grande guerre qu’il redoutait. Cet engagement ultime est le point d’orgue d’une carrière politique au service des exclus et des persécutés commencée dans les années 1880 par un soutien enflammés aux mineurs grévistes de Carmaux.

Vincent Duclert apporte son regard expert à Jean-David Morvan et Rey Macutay pour nous offrir le portrait détaillé et passionnant de cette figure universelle du socialisme et du pacifisme, dont s’inspirent encore nos dirigeants actuels.

PlancheA_217292Jaurès retrace les moments forts vécus par l’homme politique et humaniste à l’aube de la première guerre mondiale, quelques temps avant son assassinat. L’homme, pilier  du socialisme et fondateur du quotidien L’Humanité était connu comme un grand orateur. Et c’est à travers ses nombreux discours pacificateurs contre la guerre, appelant à la paix et à la grève, que les scénaristes ont axé leur narration. Les planches fusent de ces moments forts, reprenant le verbe de Jaurès à travers de longues tiradesOn admire la qualité documentaire de la BD, même si on aurait également apprécié un peu plus de romance, un peu plus de la vie de Jaurès.

Le dessin de Rey Macutay est original, au trait naturel et imparfait (voire brut) qui dégage une certaine authenticité.

Au final, on a tout de même la sensation de contempler les discours de Jaurès plus que sa vie, bien que les deux soient étroitement liés, notamment dans sa fin tragique. Une petite déception qui ne gâchera sans doute pas le plaisir des aficionados d’Histoire et de cette belle collection.

Résultats concours : Colorama, 5 albums gagnés.

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Publié aux Editions de La Martinière Jeunesse, le 9 mai 2014

32 pages – 12,90€

A partir de 4 ans

 

A l’occasion de la sortie du livre Colorama, le 9 mai 2014, Publik’Art, en partenariat avec les Editions La Martinière Jeunesse, vous a offert la chance de gagner :

5 livres Colorama

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 680 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Géraldine Bourdache, Amandine Dasque, Gilles Vors, Maxime Hoguin et Thierry Gregoire.

Notre partenaire vous enverra votre livre très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement !

 

 

Classe de Sandy Ouvrier : Légendes de la forêt viennoise d’Ödön von Horváth, au Conservatoire national d’Art dramatique, à Paris

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Conservatoire national d’Art dramatique
du 26 au 28 juin 2014

En préambule de son texte « Légendes de la forêt viennoise » Horváth indique : « Rien ne donne autant le sentiment de l’infini que la bêtise ».  Dramaturge de langue allemande né en 1901, Horváth a, pour beaucoup, réinventé le théâtre populaire allemand.

Avec ce mélodrame sans cesse contrebalancé par la satire des répliques et des situations, Horváth dénonce la bêtise ordinaire et son aveuglement qui fait tomber les masques dans un jeu de massacre où se révèlent la lâcheté, l’égoïsme, les pulsions mises à nu, les instincts de domination et de revanche d’une humanité dévastée.

[pull_quote_right]Un spectacle réussi dont l’esprit d’Ödön von Horváth nous habite longtemps et rejoint cette définition de l’auteur « Toutes mes pièces sont des tragédies. Elles ne deviennent comiques que parce qu’elles sont étrangement inquiétantes », bravo ![/pull_quote_right]

Vienne 1931. La fille d’un petit commerçant rompt ses fiançailles avec un patron boucher pour un beau gosse, vivant d’expédients, qui ne l’aime pas. Abandonnée et méprisée par tous, sa sincérité et sa franchise la conduiront à une destinée tragique.

Avec ce drame, le dramaturge dépeint admirablement la complexité humaine et sa part d’ombre aiguisée par les idéologies montantes d’une Allemagne nazie en gestation, et qui ne saurait tarder à contaminer l’Autriche.

Pièce baroque et profonde par excellence, elle valut à son auteur de recevoir le prix Kleist en 1930, dont Sandy Ouvrier s’empare avec le talent qu’on lui connait (sens de l’espace, du mouvement, du rythme) pour le spectacle de fin d’année de sa classe de 1ère année.

Sa mise en scène très accomplie fait la part belle au naturalisme avec des tableaux saisissants pour évoquer le quotidien faussement bucolique de la petite bourgeoisie captive de l’idéologie dominante. Mais aussi à l’expressionnisme, en parfait écho avec la démesure propre au ton du dramaturge qui opère sans cesse un basculement instantané des personnages dans des situations qui les dépassent.

Ce fil conducteur toujours d’une grande fluidité maintient la tension dramatique du début à la fin du spectacle.

Et les comédiens : Alice Berger – Emmanuel Besnault – Candice Bouchet – Margaux Chatelier – Jade Fortineau – Julien Frison – Loulou Hanssen – Camille Jacoulet –  Julie Julien – Maxime Le Gac Olanié – Loïc Mobihan – Raphaël Naasz – Pablo Pauly – Antoine Prud’homme de la Boussinière – Roxane Roux – Paul Toucang – Charles Van De Vyver et Ana Sofia Da Silva Lopez, totalement investis sont justes et généreux, tour à tour drôles, odieux et pathétiques pour rendre compte de cette humanité aliénée qui n’arrive plus à avancer.

Un spectacle réussi dont l’esprit d’Ödön von Horváth nous habite longtemps et rejoint cette définition de l’auteur « Toutes mes pièces sont des tragédies. Elles ne deviennent comiques que parce qu’elles sont étrangement inquiétantes », bravo !

Prométhée, tome 10 : une BD de Christophe Bec et Stefano Raffaele (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Stefano Raffaele (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Prométhée est une série S-F créée et écrite par Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56Deepwater Prison, Lancaster) dont le 10ème album – Dans les ténèbres (1ère partie) – est illustré par Stefano Raffaele (Pandemonium, Deepwater Prison). Deux auteurs qui se connaissent bien et qui collaborent ici depuis le tome 4 (Christophe Bec a dessiné lui-même les premiers albums, avant d’inviter de nombreux dessinateurs sur sa série. Depuis le tome 6, c’est Stefano Raffaele qui en a pris la responsabilité). L’histoire revisite le mythe de Prométhée, figure de la mythologie qui donna le feu aux simples mortels, à l’insu et contre l’avis de Zeus. Dans le récit de Christophe Becce serait les extra-terrestres qui auraient transmis une part de leur technologie aux humains dans l’espoir d’en faire une civilisation meilleure. Déçus, ces derniers auraient échafaudé l’extinction de la race humaine…. Une fin du monde programmée en 13 jours et autant de catastrophes à travers le monde.

Résumé de l’éditeur :

Plus qu’un jour avant la fin du compte à rebours ! D’étranges navettes spatiales sont aperçues, et alors que les catastrophes s’enchaînent…c’est le black-out planétaire ! Plus aucune technologie ne fonctionne ! La planète est au bord du gouffre ! Le suspense est à son paroxysme !

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Dans ce dixième tome, le scénario de Christophe Bec – très dense – lève peu à peu le voile sur les mystères qui entourent les évènements meurtriers et surnaturels qui frappent la planète depuis plusieurs jours. Le jour tant attendu, non sans appréhension pour nos héros, est maintenant tout proche. Ce qui n’empêche pas les nombreux personnages de la série de poursuivre leurs quêtes et enquêtes respectives. Journalistes, agents spéciaux, chercheurs, politiques, archéologues, astronautes… Christophe Bec a imaginé une pléthore de personnages dans un récit où chacun se croise et se poursuit, de toute façon lié par un destin commun. L’écriture de Christophe Bec est intéressante car très documentée sur de nombreux points mais elle pâtit d’une narration trop riche d’explications de texte et de redites (tout au long des dix tomes). Un défaut qui peu paraître toutefois inévitable quand on voit l’ampleur et le nombre d’informations que le lecteur doit garder en tête d’un tome à l’autre.

Le découpage est par ailleurs soigneusement mis en place, l’auteur prenant soin de faire avancer chacun de ses personnages, un par un, par petites scènes qui s’entrecoupent. Du beau travail de mise en scène.

Et l’on retrouve évidemment tous ces ingrédients dans ce dixième album (la série étant qualitativement très régulière), où l’action est un peu plus présente puisque par la force des choses, tout s’accélère. Et la pression avec.

Le dessin de Stefano Raffaele est depuis sa première intervention toujours dans la droite ligne de l’esprit Bec. Avec des traits fins et sombres, au graphisme hyperréaliste, l’illustrateur s’est adapté avec brio.

On ne peut qu’être impatient de découvrir la suite de Prométhée, qui – peut-être – se clôturera en 13 albums (?). Un mystère de plus !

Rendez-vous exceptionnel demain au Miramar, à Biarritz, pour découvrir la chanteuse Florence Bartolo.

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Florence Bartolo

Chanteuse professionnelle depuis 20 ans, Florence Bartolo a écumé les moindres recoins du Sud Ouest dans des répertoires du classique au Pop rock, chantant du Sarah Brightman, Emma Shapplin, à Adèle et Alicia Keys… Florence Bartolo veut un répertoire où tout son public y trouve son compte et passe une très bonne soirée !

Publik’Art vous fait découvrir cette talentueuse chanteuse que l’on va suivre lors de ses nombreux concerts. Le 12 juillet, Florence Bartolo nous réserve une soirée jazz exceptionnelle, à Anglet, à La Royale ! Frissons garantis !

Pour écouter le CD de présentation de Mystyc Dream : cliquez ici

 

Pour en savoir plus sur Florence Bartolo :

Facebook de Mystyc Dream

 


Dogma, tome 3 : une BD de Stéphane Betbeder et Elia Bonetti (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Stephane Betbeder (scénario) et Elia Bonetti (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

 

Dogma  est une série ésotérique terminée en trois tomes, écrite par Stéphane Betbeder (InlandsisDeus, Deep, 2021, Bunker, Les Montefiore) et mise en images par Elia Bonetti (L’ordre des dragons, Captain America). Le dernier album, paru il y a peu, voit l’avènement tant attendu se préparer dans une atmosphère pré-apocalyptique : la parousie – ou la seconde venue du Christ, plus que jamais au coeur de l’intrigue.

Résumé de l’éditeur :

– Sanctuaire de Fatima, Portugal: Le pape est victime d’un attentat. Il survit miraculeusement, mais est plongé dans un coma profond.
– Castel Gandalfo, Italie: À l’aube, les astronomes de l’observatoire du Vatican constatent, éberlués, que le soleil levant a grossi et qu’il se rapproche… Le globe est plongé dans un chaos technologique.
– Somalie, frontière du Kenya: Dans un camp de réfugiés, Zoran essaie de convaincre Grace de reprendre la traque des Signes du Temps. Elle est la seule à pouvoir trouver et identifier celui qui naît. Mais Grace refuse, elle a perdu la foi. Pour elle, l’humanité est condamnée et elle mérite ce châtiment divin.
– Barcelone, Espagne: Kristen, l’adolescente enceinte, se cache. Autour d’elle, les phénomènes paranormaux ne cessent de s’intensifier alors que sa grossesse arrive à terme. Bientôt elle accouchera. Bientôt, celui dont la naissance est annoncée depuis des siècles naîtra…
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Le scénario brillant de Stéphane Betbeder met en scène une Eglise puissante de ses dogmes mais fébrile de ses secrets et face aux miraculées et aux stigmatisées, surtout depuis la mort soudaine de 125 d’entre elles en public. Le récit s’enclenche sur une lutte perpétuelle entre le Vatican et la préservation de ses secrets, parmi lesquels l’annonce par la vierge lors de l’une de ses apparitions de la parousie. Les personnages sont nombreux à jouer un rôle très important dans le déroulement de l’histoire, et surtout dans son issue. Ce qui est bienvenu et donne de la profondeur au récit et à sa mise en scène.

Le troisième album voit l’Eglise courber l’échine dans une course-poursuite infernale pour mettre la main sur la femme censée porter l’enfant Jésus. L’écriture est dense et haletante, ne laissant aucun répit aux personnages comme au lecteur. Et le final est à la hauteur avec une mise en scène particulièrement réussie.

Le dessin d’Elia Bonetti est réaliste, plutôt traditionnel, qui colle bien à l’ambiance du récit.

Dogma demeure ainsi un très bon triptyque où l’ésotérisme est plus que jamais cultivé.

Résultats concours : Under The Skin, 10 places de ciné et 2 BO gagnées

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Sortie le 25 juin 2014

Un film de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson

 

A l’occasion de la sortie du film Under The Skin, Publik’Art, en collaboration avec Diaphana, vous offre la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Under The Skin

2 BO du film Under The Skin

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 900 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

 

Les 5 heureux gagnants sont :

 

S.Praud, Aurore Messmer, Cédric Donzel, Evelyne Catrin et Cindy Ménagé.

Les deux gagnants de la BO sont :

Rudy Gomérieux et Elghriba Bendjedda.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. D’avance on les en remercie très vivement !

 

Résultats concours : On a failli être amies, 10 places de ciné gagnées.

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Sortie le 25 juin 2014

Une comédie dramatique d’Anne Le Ny avec Karin Viard, Emmanuelle Devos et Roschdy Zem

 

 

A l’occasion de la sortie du film On a failli être amies, Publik’Art, en collaboration avec Mars Films, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : On a failli être amies

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 821 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants de deux places de ciné sont :

 

Sophie Lapouge, Emmanuel Seyer, Elodie Bauny, Nicolas Goetschel et Karen Artaxet.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance, nous les en remercions vivement !

 

Les Vigilantes, tome 3 : une BD de Jean-Charles Gaudin et Riccardo Crosa (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Jean-Charles Gaudin (scénario) et Riccardo Crosa (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Les Vigilantes est une série fantastique prévue en quatre tomes dont le troisième vient de paraître. Un récit qui sonne comme un hommage aux comics de super-héros, écrit par Jean-Charles Gaudin (Phoenix, Angor, Les Arcanes du « Midi-Minuit », L’Assassin royal) et illustré par Riccardo Crosa (Sanctuaire Reminded, Highgate, Synchrone).

Résumé de l’éditeur :

Un homme politique, William Peter Stahl, fait son apparition et brigue un des plus hauts postes de l’État…
Daryl, Zack, Curtis et Jesse sont quatre anciens amis qui se sont perdus de vue. Ils sont les seuls à connaître la véritable personnalité de cet homme qui a commis des crimes atroces, il y a une trentaine d’années. À l’époque, en grands fans de super-héros, ils avaient formé un groupe secret nommé les « Vigilantes » pour le combattre.
Aujourd’hui, ils arrivent à Pitsgreen, la ville où tout a commencé. Alors qu’ils retrouvent pleinement l’usage de leurs « supers pouvoirs », les souvenirs de leur première lutte contre Peter Stahl mettent à vif de vieilles et terrifiantes blessures, et réveillent une nouvelle menace…

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Jean-Charles Gaudin imagine une histoire où quatre anciens amis d’enfance se retrouvent après une trentaine d’années. Une période bien particulière pour eux puisqu’ils étaient alors dotés de supers pouvoirs. Des facultés qu’ils avaient utilisés pour enquêter sur un criminel impuni… Un récit en flash-back où la dangereuse enquête est menée par ces jeunes enfants alors insouciants. Et les souvenirs de la bande continuent à refaire surface dans ce troisième album. A travers eux, le récit prend une dimension plus dramatique puisque l’on apprend le décès de l’un d’entre eux à l’occasion d’une de leur « sortie ». Dans le même temps, ce troisième volet monte en pression, préparant l’épilogue de la série avec énergie (et quelques blessés).

L’écriture de Jean-Charles Gaudin est fleuve et construite, jouissant d’un découpage efficace. L’auteur semble très à l’aise dans l’exercice du flash-back, profitant de l’occasion pour donner une certaine profondeur à ses personnages, aux caractères bien différents. Le dessin de Riccardo Crosa se prête par ailleurs parfaitement au style comics, tout à fait agréable.

Avec Les Vigilantes, on prend plaisir à retourner en enfance, accompagné du parfum – insouciant mais dangereux – de nos comics préférés.

Samurai, tome 9 : une BD de Jean-François Di Giorgio et Frédéric Genêt (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Jean-François Di Giorgio (scénario) et Frédéric Genêt (dessin)
Prix : 13,95 € (46 pages)

Samurai est la série phare de écrite par Jean-François Di Giorgio (Eden killer, Erik le rouge, Western Valley…) et illustrée par son ami Frédéric Genêt. Le tome 9 est sorti au début du mois, annonçant enfin la rencontre avec le terrible Ogomo et promettant de livrer les secrets du sceau de la famille de Takeo  et son frère.

Résumé de l’éditeur :

Takeo et son frère Akio ont besoin d’aide, tel est le message reçu par Maître Kazé, qui les a élevés jadis. Il s’empresse alors de partir pour les Terres d’Ogomo. Magie néfaste, pillards, ennemis cachés, un long parcours semé d’embûches attend Maître Kazé avant ses retrouvailles avec ses amis…

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Le scénario de ce dernier album ne déçoit pas. Jean-François Di Giorgio tient ses promesses avec toujours autant de régularité. Et ça fait 9 tomes que cela dure maintenant. Avec cette série, les scènes d’action ne manquent pas, les guerres seigneuriales non plus. Mais ici, c’est surtout le passé de notre ronin préféré, Takeo, qui occupe le premier plan.  Il rencontre son ennemi juré avec l’aide de son frère, le colosse Akio. L’écriture de la série, de qualité, jongle entre humour, fantastique et récit de samurai pur. Un mélange savamment dosé qui la rend à la fois divertissante, mystérieuse et haletante. Pour finir, le découpage du scénario est à chaque fois idéal.

Le dessin de Frédéric Genêtest de haut niveau, avec de magnifiques planches aux multiples détails et arrières-plans. Ses cadrages sont souvent impressionnants de perspectives. La fluidité graphique des scènes d’action est également une merveille. On adore.

Samurai ne démérite pas avec ce neuvième album. Une série qui se suit avec enthousiasme et se lit dans la bonne humeur !

J’espère que tu vas bien, nouveau single de Patrick Fiori.

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Alors que son album « Choisir » vient d’être certifié disque de platine, Patrick Fiori dévoile son nouveau single « J’espère que tu vas bien ».

Patrick Fiori chante ici l’amitié en compagnie de Tommy, jeune artiste qu’il a pris sous son aile, et pour qui il a réalisé le premier album.

Pour le clip, cliquez : ici

U-29, une BD de Rotomago et Florent Calvez (Akileos)

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Date de sortie (nouvelle édition) : 6 février 2014
Auteurs : Rotomago (scénario) et Florent Calvez (dessin)
Prix : 13,90 € (46 pages)

U-29 est une BD parue pour la première fois en 2005 et rééditée ce début d’année après avoir été longtemps épuisée. Adaptée au scénario par Rotomago (Nyarlathotep) et illustrée par Florent Calvez (Carmen Mc Callum, Sept, Milmo, Jour J), l’histoire d’U-29 est née d’une nouvelle de Lovercraft (Le Temple, 1920): un huis-clos en sous-marin torpilleur allemand, pendant la première guerre mondiale.

Résumé de l’éditeur :

Une antique figurine d’ivoire, un sous-marin muni de puissants projecteurs, des marins allemands psychotiques, un scaphandre doté de générateurs chimiques d’oxygène, des dauphins qui évoluent à des profondeurs improbables, voici quelques-uns des ingrédients qui font de U-29 une histoire d’aventure originale, inventive et pleine de rebondissements.
1917. Un sous marin allemand torpille un cargo anglais. Les canots de sauvetage ne sont pas épargnés. Au coucher du soleil, quand le U-boot refait surface, les marins découvrent, sur le pont, le cadavre d’un jeune homme, accroché au garde-fou. Dans la poche du noyé, ils trouvent un objet curieux : une miniature d’ivoire représentant un visage couronné de lauriers. L’étrange figurine devient la propriété exclusive du second. Les autres marins, superstitieux, voudraient qu’il s’en débarrasse…

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L’adaptation du scénario de Rotomago est plutôt réussie, ce dernier nous emmenant sans grande difficulté dans l’univers exiguë de l’U-29. Il nous fait ressentir les machines qui vrombissent pour emmener l’équipage sous le niveau de la mer. On sent l’humidité ambiante et le confort rudimentaire. Jusqu’à ce que tout bascule. L’équipage se déchire suite à une mystérieuse affaire : celle d’une petite statuette mystique retrouvée sur un cadavre attaché aux parois externes du sous-marins. Depuis lors, rien ne va plus. Malheureusement, la rupture de ce point d’équilibre se ressent également sur une écriture précipitée, qui n’a pas pris le temps de développer ses personnages. Le lecteur ne s’attache donc pas ou peu à ces derniers et la tension à bord du navire s’en trouve amenuisée. La descente aux enfers promise se contemplera alors plutôt froidement par ce dernier, sans réel frisson.

Le dessin de Florent Calvez est par ailleurs très froid, comme réalisé entièrement à l’ordinateur. Ce qui convient plutôt à l’ambiance souhaitée, bien que l’on ait le sentiment de passer à côté de certains détails, notamment en ce qui concerne des décors assez pauvres (difficile d’en juger, l’intérieur d’un sous-marin n’étant sans doute pas le plus fourni en la matière).

En résumé, U-29 est une belle idée de départ, qui ne parvient pas à tenir ses promesses et ne répond pas aux attentes (fortes) du lecteur.

Les critiques de théâtre, de musique et de danse décernent leurs Prix pour la saison 2013 – 2014

 

 

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Grand Prix de la Critique 2014 : saga des Lehman Brothers © Jean-Louis Fernandez
 

Comme tous les ans, les 156 critiques, membres du Syndicat professionnel de la critique théâtre-musique-danse (dont nous sommes), décernent après un vote collectif à deux tours leurs prix, distinguant les spectacles et les artistes qui ont marqué la saison écoulée.

Le palmarès 2013/2014, sous l’égide donc du Syndicat et pour la cinquantième année consécutive qui donne lieu en la circonstance à la publication d’un fascicule assorti des palmarès de 1963 à 2013 dont on note au passage avec le recul la pertinence des choix, a été révélé le lundi 23 juin au théâtre de la Colline à l’occasion d’une cérémonie.

Rendez-vous incontournable de la profession, il atteste d’une marque de reconnaissance qui, dans le paysage du spectacle vivant, est particulièrement appréciée des artistes lauréats où l’émotion témoignée ainsi que l’engagement total pour leur art sont à saluer.

Les distinctions attribuées cette saison sont à la hauteur de la qualité et de l’exigence des productions sélectionnées tout en témoignant d’un juste équilibre entre jeunes créateurs et personnalités confirmées aussi bien à Paris qu’en province.

Nous vous invitons à retrouver l’intégralité du palmarès ainsi que nos chroniques associées aux spectacles et/ou artistes récompensés.

Théâtre :

Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l’année) :

Chapitres de la chute, saga des Lehman brothers, de Stefano Massini, mis en scène par Arnaud Meunier, à la Comédie de Saint-Étienne

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) :

Une saison au Congo, d’Aimé Césaire, mis en scène par Christian Schiaretti, au TNP, à Villeurbanne

Meilleure création d’une pièce en langue française :

Ceux qui restent, d’après Paul Felenbok et Wlodka Blit-Robertson, conçu et mis en scène par David Lescot, au Monfort-Théâtre, à Paris.

Meilleur spectacle étranger :

The old woman, d’après Daniil Kharms, mis en scène par Robert Wilson au Théâtre de la Ville, à Paris

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle dans un théâtre privé) :

Gros-câlin de Romain Gary, mis en scène par Bérengère Bonvoisin, avec Jean-Quentin Châtelain, au Théâtre de l’Œuvre, à Paris.

Meilleure comédienne :

Vanessa Van Durme dans sa pièce, Avant que j’oublie , mise en scène par Richard Brunel à la Comédie de Valence et au Théâtre du Rond-Point, à Paris.

Meilleur comédien :

Philippe Torreton, dans Cyrano de Bergerac, de Rostand, mis en scène par Dominique Pitoiset et créé au Théâtre national de Bretagne, à Rennes.

Prix Jean-Jacques Lerrant (révélation théâtrale de l’année) :

Julien Gosselin, adaptateur et metteur en scène des Particules élémentaires, de Michel Houellebecq, au Festival d’Avignon, en 2013.

Meilleur créateur d’éléments scéniques :

Stéphane Braunschweig, metteur en scène et scénographe du Canard sauvage, d’Ibsen, au Théâtre national de la Colline, à Paris .

Meilleurs compositeurs de musique de scène :

Michalis Boliakis, Hugo Sablic et Jean Bellorini (par ailleurs aussi metteur en scène) pour La Bonne âme du Se-Tchouan, de Bertolt Brecht, créé au Théâtre national de Toulouse.

Meilleur livre : Armand Gatti dans le maquis des mots, de Jean-Jacques Hocquard et Pauline Tanon (Ed. Actes Sud).

Musique :

Grand Prix (meilleur spectacle lyrique de l’année) :

Dialogues des Carmélites, de Francis Poulenc, dirigé par Jérémie Rhorer et mis en scène par Olivier Py au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris.

Prix Claude Rostand (meilleur spectacle lyrique créé en province) :

Bérénice d’Albéric Magnard, dirigé par Jean-Yves Ossonce et mis en scène par Alain Garichot à l’Opéra de Tours.

Meilleure création musicale : Cœur de chien, opéra d’Alexander Raskatov dirigé par Martin Brabbins et mis en scène par Simon McBurney à l’Opéra national de Lyon.

Meilleurs créateurs d’éléments scéniques : Étienne Guiolet Bruno de Lavenère pour

Le Coq d’Or de Rimski-Korsakov avec les Percussions-Claviers de Lyon et le Théâtre de la Croix-Rousse, et pour Doctor Atomic de John Adams à l’Opéra national du Rhin.

Personnalités musicales

_ dans la catégorie instrumentale : Tugan Sokhiev pour son action à la tête de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse.

– dans la catégorie lyrique : Laurent Campellone pour son action en faveur du répertoire de la musique lyrique française à l’Opéra de Saint-Étienne.

– dans la catégorie instrumentale et vocale : l’ensemble de musique baroque « Les surprises ».

Meilleur essai

Émile Vuillermoz, critique musicale 1602-1960, au bonheur des soirs, texte établi par Jacques Lonchampt (Ed. L’Harmattan)

Meilleure monographie :

Olivier Greif, le rêve du monde, de Brigitte François-Sappey et Jean-Michel Nectoux

Meilleure diffusion musicale audiovisuelle :

DVD du Parsifal de Wagner, dirigé par Hartmut Haenchen et mis en scène par Romeo Castellucci à La Monnaie de Bruxelles (Éd. Bel Air Classiques)

Prix de l’Europe francophone :

WagnerGeneva Festival 2013.

Prix in honorem

– Patrice Chéreau pour sa dernière production lyrique au Festival d’Aix-en-Provence : Elektra, de Richard Strauss

– Gérard Mortier pour sa commande au Teatro Real de Madrid à Michael Haneke de la mise en scène du Cosi fan tutte de Mozart ( DVD. Ed. C Major).

Danse :

Grand Prix :

D’après une histoire vraie, de Christian Rizzo, au Festival d’Avignon 2013

Personnalité chorégraphique de l’année :

Dave St.Pierre

Meilleur livre sur la danse :

Pina de Walter Vogel (L’Arche Éditeur).

Cet été-là, une BD de Mariko Tamaki et Jillian Tamaki (Rue de Sèvres)

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Date de sortie : 14 mai 2014
Auteurs : Mariko Tamaki (scénario) et  Jillian Tamaki (dessin)
Prix : 20,00 € (316 pages)

Cet été-là est un one shot écrit par la canadienne Mariko Tamaki et illustré par Jillian Tamaki, un duo de cousines qui avait déjà travaillé ensemble sur la BD Skim. Dans Cet été-là, elles racontent l’histoire de deux jeunes filles qui se retrouvent pendant les grandes vacances dans leurs maisons de familles, voisines l’une de l’autre. Un lieu de repos à l’écart des grandes villes, avec son lac et sa petite épicerie qui loue également des DVD…

Résumé de l’éditeur :

Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au bord du lac Awago où leurs familles louent des cottages. cet été là, elles ont respectivement 13 ans et 11 ans et demi, passent leur journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence.

Une étroite différence d’âge, suffisante à cet âge charnière pour que leurs préoccupations différent : Rose suit avec beaucoupd’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

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Cet été-là met en scène deux jeunes filles de 13 et 11 ans, qui se retrouvent comme chaque année sur leur lieu de vacances. Leur différence d’âge est presqu’infime et pourtant, Windy, la plus jeune est restée dans l’innocence de l’enfance tandis que la plus grande, Rose est déjà préoccupée par des questions plus adultes et sentimentales. Sans être totalement une ado, cette dernière observe avec attention l’évolution d’un petit groupe de jeunes adultes (ou ados) et les intrigues amoureuses qui l’anime. Elle tombe vite sous le charme de l’un d’entre eux et tente d’attirer son attention comme elle peut…  Mariko Tamaki parvient à saisir avec justesse un monde que l’on a tendance à oublier, celui de la pré-adolescence, avec ses complexités mises en avant lorsqu’elles sont confrontées à d’autres âges ou générations (avec la plus jeune, la bande d’ados ou avec les plus vieux). L’auteur joue adroitement entre les générations et intrigue par des préoccupations diverses et variées.

Le dessin de Mariko Tamaki est par ailleurs très naturel et met subtilement en avant les différences de tempéraments et d’âges par des physiques bien étudiés. Rose est longiligne et semble déjà prendre soin de son apparence alors que Windy est encore rondouillarde et adore grignoter toute la journée. Ses planches en noir et blanc dégagent une certaine sensibilité, à l’instar du récit.

Cet été-là est un one shot surprenant et délicat, aux personnages touchants de sincérité.

Québec Land, une BD de Pauline Bardin, Edouard Bourré-Guilbert et Aude Massot (Sarbacane)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Pauline Bardin, Edouard Bourré-Guilbertl (scénario) et Aude Massot (dessin)
Prix : 13,90 € (256 pages)

Québec Land ou le Petit guide d’une installation réussie au Canada est un super carnet de voyage de Pauline et Edouard (les auteurs), jeune couple parti près d’un an à Québec après avoir obtenu le précieux sésame : le PVT (Permis Vacances – Travail). De leur arrivée à leur départ, le couple décrit avec amusement leur petit périple, leurs découvertes à travers leurs yeux de français, leurs galères, leurs boulots, la météo, la faune locale, les amis ect…

Résumé de l’éditeur :

Québec Land, ou l’histoire de deux jeunes Français (Edouard et Pauline) et leur chat, Gaspard qui décident de quitter la France pour vivre une expérience au Canada.
 Après obtention de leurs PVT (Permis Vacances- Travail), vient l’heure des cartons, des adieux à la famille, des sept heures d’avion et des premiers pas sur le Nouveau Monde… S’inspirant avec humour et tendresse de leur propre expérience, les auteurs passent en revue les grandes thématiques de l’expatriation canadienne.
Avertissement : grand froid, caribou et « tabarnak » ne sont pas les seuls au rendez-vous !

 

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Alternant trucs et astuces avec des petites anecdotes, les auteurs nous font souvent sourire à travers une écriture généreuse, qui donne envie d’aller les rejoindre. Le Canada est d’ailleurs une destination de choix pour nous les français puisque, rien qu’en 2013, 40.000 demandes de visas ont été enregistrées en seulement 6 heures (l’ambassade du Canada en France ne délivre pourtant que 14 000 visas temporaires chaque année). Et ce petit guide permet d’en apprendre beaucoup sur de petits rien qui font le quotidien de nombre d’expatriés. Une idée très originale mise en scène avec beaucoup de fraicheur. Il s’en dégage même une certaine spontanéité.

On retrouve cet esprit dans le dessin d’Aude Massot (Chronique d’une chair grillée) qui a l’art et la manière d’illustrer Quebec Land avec un trait fin et proche de la caricature, qui donne beaucoup de légèreté à ces quelques 256 pages.

On ne peut donc que souhaiter que Québec Land fasse des petits, à l’instar du Guide du Routard ! Pourquoi pas !

Une histoire d’hommes, une BD de Zep (Rue de Sèvres)

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Date de sortie : Septembre 2013
Auteur : Zep (scénario et dessin)
Prix : 18,00 € (60 pages)

 

Une histoire d’hommes est un one shot de Zep (Titeuf, Happy Sex…) qui raconte les retrouvailles de quatre anciens rockeurs après avoir vécu quelques années chacun de leur côté. Certains ont fait leur vie, d’autres sont toujours de vieux rêveurs endormis… A l’exception de Sandro qui a percé dans le rock et est devenu une star. Un récit où l’humour, l’envie, la jalousie et l’amour viennent s’entrechoquer dans une ambiance intimiste et nostalgique.

Résumé de l’éditeur : 

Après s’être séparés plusieurs années auparavant, une bande de copains et membres d’un groupe de rock se retrouvent chez l’un d’eux, Sandro. Certains ont réussi, d’autres moins. Au détour de flash-back sur les concerts, la drogue, les amours passagères, ils comprennent les événements mal perçus à l’époque et découvrent que quelque chose de plus fort que la musique unit certains d’entre eux.

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L’auteur alterne deux tonalités dans son récit. Avec d’abord, les scènes d’insouciance grâce à des flash-backs où Sex, Drugs and rock’nroll semblait n’être que le seul crédo des héros. On les voit faire leur 400 coups version jeunes adultes rockeurs qui n’ont pas froids aux yeux. Puis, viennent  les scènes d’aujourd’hui où le quatuor se retrouve, prenant conscience de certaines choses plus ou moins essentielles avec le recul des années… Ce genre de retrouvailles étant toujours propices aux révélations mais également aux blagues potaches. Deux choses que l’on trouve dans le scénario de Zep dont l’écriture aussi simple qu’efficace laisse agréablement sa part de surprises.

Le dessin de Zep n’est évidemment pas dans la même veine que Titeuf. Ici, son trait est fin et réaliste (oubliez le caricatural), avec des vignettes colorées de manière uniforme et originale.

Une histoire d’hommes est au final un one shot parfaitement maîtrisé par Zep qui s’aventure dans un registre bien différent, sans oublier de surprendre et de divertir. Joli coup.

Le Horla, une BD de Guillaume Sorel (Rue de Sèvres)

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Date de sortie : 12 mars 2014
Auteurs : Guillaume Sorel (scénario et dessin), d’après l’oeuvre de Guy de Maupassant
Prix : 15,00 € (62 pages)

Le Horla est l’adaptation par Guillaume Sorel (Les Derniers jours de Stefan Zweig, Hotel Particulier, Typhaon…) de l’oeuvre de Guy de Maupassant. Une nouvelle dont la forme originelle était celle d’un journal inachevé. A contrepied de son époque prolifique de conquête scientifique et de révolution industrielle, Guy de Maupassant écrit l’une des premières oeuvres de science-fiction française (si ce n’est la première) avec la descente aux enfers d’un homme qui perd la tête, dominé par une bête qui lui apparaît la nuit : Le Horla.

Résumé de l’éditeur :

Le héros mène une vie contemplative dans une jolie demeure des bords de Seine, à quelques kilomètres de Rouen, en Normandie. D’étranges phénomènes font alors leur apparition. D’abord, ce sont des objets qui disparaissent, des verres qui se brisent, la carafe d’eau qu’il laisse remplie sur sa table de nuit et qu’il retrouve vide à son réveil le lendemain matin, etc. Petit à petit, le narrateur fait face à une certitude : il se trouve en présence d’un être surnaturel qui s’est installé chez lui. Le Horla, comme il le nomme, exerce une emprise de plus en plus grandissante. Quand la tension atteint son paroxysme, l’homme se retrouve au bord du gouffre…

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Guillaume Sorel donne son interprétation du Horla avec cette adaptation BD qui fait honneur au père de l’oeuvre. Il parvient à donner vie à l’indicible, en matérialisant toute l’horreur qu’inspire ce monstre, en utilisant également de son propre chef l’image d’un félin qui fuit le mal et inquiète son maître. L’écriture est du scénario est brillamment construite, on ressent la torpeur du narrateur qui sombre dans la folie, happé par ce monstre qui le hante par des manifestations bien physiques (il boit son eau et son lait la nuit)… L’épilogue de cette adaptation suggère enfin celui de son oeuvre mère avec habileté. Et l’horreur est au rendez-vous.

Le graphisme de la BD prend une part importante dans la réussite de l’exercice. L’auteur traduit la moindre des émotions de son héros, avec une gradation très maîtrisée, de l’angoisse naissante à la folie peureuse… Le trait est par ailleurs fin, soucieux du détail (tout en couleurs directes a priori).

Le Horla est une très belle adaptation, livrée dans une belle édition. A découvrir.

Home Run, nouvel EP d’Örfaz qui part en tournée dans la toute la France.

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Après «Magnetik» & «Roleen», ÖRFAZ frappe une nouvelle fois le monde de l’electro avec «Home Run» sorti chez Play Me Records (Must Die!, Tim Ismag, Dillon Francis, Dodge & Fuski etc.)
 à Los Angeles. Ce nouvel EP permet au groupe un gain de visibilité internationale mais affirme également une reconnaissance du milieu musical dans lequel il évolue.

C’est en 2009 que la formation du groupe ÖRFAZ se concrétise grâce aux talents des  5 producteurs de musique électronique qui le composent. Ces 5 jeunes Parisiens font office de nouvelle vague lorsqu’ils adaptent leurs productions dans une version live, tour de force permis par le background d’instrumentalistes de chacun. 
Le Live devient alors un atout considérable, un moyen de se démarquer, un véritable podium pour leur musique qu’ils défendent tous sur scène ; non pas derrière une table avec des ordinateurs mais en première ligne avec leurs instruments !

 Gautier (Batterie, Pads, triggers), Rémi (Basse), Mathieu (Guitare), Julien Aka Dj Nops (Djing/Sampling) et Vince (Machines) réalisent un melting-pot musical détonant, du scratch au Sound Systems Dub en passant par l’électro, le hip-hop et le Dubstep .

Au final, on retrouve chez ÖRFAZ une alchimie de cinq talents qui aboutit à des beats massifs et ravageurs et à une puissante artillerie qui vrille intelligemment nos tympans !

Pour l’écouter dans son intégralité, cliquez :

EN TOURNEE
 :

16 mai : Le Cap – TOULOUSE (31)

31 mai : Festival d’ORSAY

7 juin : Café de la Plage – MAUREPAS (78)

4 juillet : Fest Col des 1000 – VOIRON (38)


5 juillet : Le Pelstival – Harréville-Les-Chanteurs (52)


15 août : Forezstival – TRELINS (42)


23 aout : Fest’île – COUHE (86)

La Grotte ornée du Pont-d’Arc inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO/ La Caverne du Pont-d’Arc, sa réplique ouvrira ses portes au printemps 2015

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Le Comité du patrimoine mondial, réuni actuellement à Doha (Qatar) lors de la 38ème session de l’Unesco, vient d’inscrire la Grotte ornée du Pont-d’Arc dite Grotte Chauvet sur la liste des biens culturels du patrimoine mondial. Actuellement, la Caverne du Pont-d’Arc, réplique de grotte, est en cours de réalisation à Vallon Pont d’Arc en Ardèche. Plus grande restitution au monde réalisée à ce jour, elle ouvrira au printemps 2015.

Daté de 36 000 ans et situé à Vallon Pont d’Arc à l’entrée des gorges de l’Ardèche, le bien inscrit englobe la totalité de la cavité mais également l’écrin paysager naturel et le bassin hydrogéologique dont l’arche naturelle du Pont d’Arc et ses 54 m de haut.

Il s’agit du plus ancien bien culturel jamais classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Cette inscription est une formidable nouvelle pour cette candidature portée par la Région Rhône-Alpes et le Conseil général de l’Ardèche, en lien avec l’État français et l’Association pour la mise en valeur de La Grotte ornée du Pont-d’Arc.

« L’inscription de la Grotte au patrimoine mondial est un merveilleux hommage rendu aux premiers artistes de l’histoire et récompense l’engagement et la mobilisation des territoires ardéchois et rhônalpins » se félicite Pascal Terrasse, député de l’Ardèche et Président du Grand Projet de la Caverne du Pont-d’Arc.

Être inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco garanti aujourd’hui la conservation de la grotte et permet de comprendre et expliquer son intérêt patrimonial. Cela permet aussi de valoriser la grotte, son environnement et son contexte culturel ; de participer au rayonnement national et international du projet et de favoriser la mobilisation de la communauté scientifique internationale autour de l’étude des milieux souterrains et de l’art pariétal à l’échelle mondiale.

« Tel le trésor de l’Atlantide, la grotte ornée du Pont-d’Arc restera à jamais fermée et enfouie dans l’imaginaire collectif. Ce trésor unique au fondement du premier acte culturel se devait néanmoins d’être connu du plus grand nombre avec la réalisation d’une réplique unique : la Caverne du Pont-d’Arc » poursuit Pascal Terrasse.

Née de la volonté de faire partager au plus grand nombre ce trésor de l’humanité légué par nos ancêtres aurignaciens, la Caverne du Pont-d’Arc ouvrira ses portes au public au printemps 2015 à proximité de la Grotte ornée, sur les hauteurs de Vallon Pont d’Arc en Ardèche.

Elle offre au plus grand nombre un singulier et émouvant voyage dans le temps. Peintures, gravures et vestiges archéologiques sont ici restitués à l’échelle 1 dans un environnement identique à celui de la grotte : un paysage souterrain dont la richesse même est elle aussi remarquable.

Pour Jean-Jack Queyranne président du Conseil régional Rhône-Alpes, « C’est toute notre histoire humaine et artistique qui se trouve résumée dans ce que l’on a pu appeler, à juste titre, la Chapelle Sixtine de la Préhistoire. Tout y est : profil, perspective, mouvement, mais aussi déjà l’envie de communiquer ce message d’humanité et de création, qui est aussi celui que nous portons par l’inscription au patrimoine mondial de l’Humanité ou par la réalisation de la Caverne du Pont d’Arc ».

Hervé Saulignac, président du Conseil général de l’Ardèche, complète : »C’est une chance que ce trésor de l’intelligence, de la sensibilité et de la présence humaine soit sur notre territoire. Notre responsabilité et notre ambition sont de préserver ce chef-d’oeuvre. Demain la réplique permettra à chacun de découvrir ce joyau de l’Humanité sans endommager l’original, dans un espace préservé pour la science et… pour nos descendants ».

Marc Ladreit de Lacharrière, membre de l’Institut, président de l’Association pour la Mise en Valeur de la Grotte ornée du Pont-d’Arc, ajoute : « Je suis très heureux que l’UNESCO ait retenu la candidature de la Grotte ornée du Pont-d’Arc sur la liste du patrimoine mondial. Cette inscription va permettre de faire partager avec les Français et le monde entier ce trésor que nous ont légué nos ancêtres aurignaciens et ardéchois.

N’oublions jamais que la culture est notre bien commun mais également un atout majeur au service de l’égalité des chances et de la cohésion sociale ».

La Technique du périnée, une BD de Florent Ruppert et Jérôme Mulot (Aire Libre / Dupuis)

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Date de sortie : 9 mai 2014
Auteurs : Florent Ruppert et Jérôme Mulot (scénario et dessin)
Prix : 20,50 € (104 pages)

La Technique du périnée est un one shot réalisé à quatre mains par le duo Florent Ruppert et Jérôme Mulot (Panier de singe,  Le Royaume, La Grande Odalisque).  Une oeuvre juste et audacieuse autour des thèmes de la sexualité hyperconnectée, du libertinage, de la solitude et, surtout, du sentiment amoureux…

Résumé de l’éditeur :

JH a rencontré une fille via l’appli de rencontres OKCupid. Elle s’appelle Sarah, mais il n’en sait pas davantage. Régulièrement, ils se connectent sur Skype et se font jouir mutuellement. Leurs échanges, brefs et solitaires, finissent par obséder JH, qui essaie de convaincre Sarah de dîner avec lui. S’instaure alors entre eux un étrange jeu de séduction qui ne dit pas son nom, mais qui va amener JH à relever le défi sexuel – ou d’abstinence sexuelle – que lui lance Sarah.

Jusqu’à quel point notre rapport à la séduction est-il conditionné par les moyens techniques dont nous disposons, et par les pratiques qui en découlent ? Comment parler, en 2013, de l’éclosion du sentiment amoureux en cette heure paradoxale d’hyperconnexion aux réseaux et d’intense solitude individuelle ? Telles sont les pistes de réflexion qu’explorent Ruppert et Mulot dans ce récit très contemporain, qui interroge, à travers la relation qui se noue, à leur corps défendant, entre JH et Sarah, les notions de désir, de rencontre, de dévoilement et de libertinage. Dans un monde où, grâce aux technologies de communication, tous les possibles semblent ouverts, JH va se trouver confronté à de nouveaux codes – pas forcément moins astreignants que ceux traditionnellement assignés aux relations amoureuses -, et il n’échappera ni au manque, ni à la frustration ni à l’attente. Jouant habilement de la métaphore sexuelle et de ce qui, en creux, à force de ne pas vouloir être dit, devient assourdissant, Ruppert et Mulot nous invitent à les suivre dans le dédale des jeux de la séduction et du hasard.

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Le scénario de Ruppert et Mulot suit la relation un peu étrange de JH et Sarah qui se donnent régulièrement rendez-vous sur un site de webcam pour se masturber. Sans  en savoir plus l’un sur l’autre. Une relation intime sans intimité. Seulement JH souhaite découvrir sa correspondante et va commencer à tenter d’établir un contact plus abouti. D’abord et toujours en numérique, avant de demander une fameuse rencontre dans le monde réel. Les auteurs s’amusent des codes de cette société nouvelle en échafaudant une histoire romantique qui ne dit pas son nom. C’est dur. Surtout quand le libertinage de Sarah vient s’imposer à ce JH un peu paumé, qui le vit malgré lui… Un homme désarmé qui trouve refuge dans son art de vidéaste à travers de magnifiques métaphores.

Des paraboles de l’état amoureux, de la frustration et de l’acte d’amour magnifiquement imaginées par les auteurs, qui proposent une superbe mise en scène graphique et esthétique. Le dessin est en effet au moins aussi puissant que le scénario, dans une atmosphère de tension où le non-dit occupe une place de premier plan. Le sentiment d’amour doit être tu. Car la liberté (ou le libertinage) commande. Et très vite c’est la contrainte.

En conclusion, on ne peut que saluer le talent de Ruppert et Mulot qui, avec La Technique du périnée nous ont offert un chef d’oeuvre.

Tripoli, une BD de Youssef Daoudi (Glénat)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteur : Youssef Daoudi (scénario et dessin)
Prix : 19,50 € (88 pages)

Tripoli est un one shot de Youssef Daoudi (La Trilogie Noire, Mayday, Ring) qui met en scène le premier conflit international mené par les Etats-Unis. Une guerre fondatrice qui ira jusqu’à être mentionnée dans l’hymne du corps des Marines et donnera à ce dernier ses armes d’apparat (le sabre de Mamelouk).

Résumé de l’éditeur :

1801, au large des côtes d’Afrique du Nord. L’État barbaresque et pirate de Tripoli fait régner la terreur sur les mers de la région, exigeant un tribut à ceux qui veulent y faire commerce. Mais la jeune nation américaine, portée alors par le président Thomas Jefferson, n’entend plus laisser son commerce extérieur entravé de la sorte. Jefferson charge l’ex-consul de Tunis, William Eaton, de contacter Hamet Karamanli, roi légitime de Tripoli en exil et frère du pacha actuel, pour l’aider à récupérer le trône. Ensemble, partant d’Égypte, ils mènent une troupe bigarrée de 500 hommes : des soldats américains (les premiers « Marines » de l’Histoire), mais aussi des mercenaires arabes, berbères, grecs, italiens et turcs. Près d’un siècle avant Lawrence d’Arabie, ils vont vivre une odyssée incroyable à travers 800 kilomètres de désert…

Dans ce grand récit d’aventure, Youssef Daoudi nous raconte le premier fait d’armes des États-Unis en dehors de leur territoire : un épisode méconnu, mais pourtant fondateur de l’histoire militaire américaine.

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Le récit de Youssef Daoudi est celui raconté à la première personne du diplomate William Eaton qui se jeta corps et âme dans ce conflit, prenant les armes avec le peu de moyens dont il disposait pour marcher vers Tripoli. Et autant dire que le destin lui réserve un drôle de sort (pas si drôle en fait). L’écriture du scénario est fleuve et documentée. On revit ces moments historiques alors qu’on ne les connaissait pas. C’est à la fois une idée originale et audacieuse d’avoir choisi de mettre ce fait d’armes en avant. Le défi est relevé avec brio à travers 88 pages denses et pleines de rebondissements, superbement illustrées.

L’auteur a en effet un coup de crayon fin et précis, mis en valeur par une très belle coloration et un art du cadrage bien employé. L’effet est assuré.

Tripoli est un one shot particulièrement réussi, qui offre un très bon moment de lecture : à ne pas manquer !

Le Couronnement de Poppée, de Monteverdi, mise en scène par Bob Wilson, à l’opéra de Paris

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© Andrea Messana

Palais Garnier, Opéra de Paris
du 7 juin au 30 juin

Une nouvelle production de Bob Wilson est toujours un événement attendu tant son univers hypnotique fait naître un nouveau rapport au plateau, décomposant le temps et l’espace jusqu’à tendre à l’intemporalité.

Avec le Couronnement de Poppée, ultime opéra de Monteverdi, Bob Wilson compose une partition parfaite entre son inspiration formelle/abstraite (images, lumières, gestuelle hiératique) et son épure extrême pour l’inscrire dans une dimension métaphysique.

Et quand l’art protéiforme du maître texan s’accorde magistralement au livret composite pour un spectacle total

Intense comédie humaine toute entière déployée à l’exaltation des passions : l’amour adultère triomphant de Poppée et de Néron, l’humiliation douloureuse d’Octavie, la rigueur morale et le stoïcisme de Sénèque sacrifié sur l’autel du désir de l’Empereur, que la vision de Bob Wilson apparente à un songe immobile tout droit sorti du théâtre nô japonais et de son envoutement. Sidérant.

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Othon apprend que son amante Poppée lui préfère l’Empereur Néron, lequel s’apprête à répudier Octavie, son épouse légitime, pour faire de sa dulcinée la nouvelle impératrice.  Sénèque, le tuteur de Néron, tente de s’opposer à un tel dessein provoquant les foudres de l’empereur qui réclame et obtient sa mise à mort.  Othon et Octavie décident alors de s’allier pour tuer Poppée, mais cette conspiration est déjouée car le destin des deux êtres aimés s’avère indissociable.

Les deux conspirateurs seront condamnés à l’exil. Néron et Poppée peuvent enfin s’unir…

A l’abri en fond de scène d’un à-plat lumineux sur lequel se projettent différents tons pastel au gré des changements de situation et d’affect des personnages, les décors stylisés propres au vocabulaire « wilsonien » d’inspiration antique apparaissent, se succèdent puis disparaissent.

Le tout orchestré dans un espace mouvant aux lignes géométriques qui ouvre ou ferme la perspective et traduit les enjeux de conquête, de pouvoir, d’ambition, d’amour et de trahison des protagonistes.

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D’une unité virtuose, la mise en scène de Bob Wilson s’empare avec un puissant geste pictural des ressorts de la dramaturgie dont les chanteurs/comédiens aux visages fardés de blanc, vêtus de costumes somptueux d’inspiration renaissance : soie grège et velours noir, signés Jacques Reynaud, impriment un jeu millimétré et hiératique.

Le Concerto italiano dirigé par Rinaldo Alessandrini ainsi que les chanteurs sacralisent cette emprise visuelle pour un ressenti indéfinissable avec à la clé de belles individualités.

Et quand l’art protéiforme du maître texan s’accorde magistralement au livret composite pour un spectacle total…

Conversation animée avec Noam Chomsky, un film de Michel Gondry

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Sortie  : le 30 avril 2014

Durée : 1h28

Avec : Noam Chomsky,Michel Gondry

Voilà un film pas comme les autres. C’est à la fois un documentaire sur Noam Chomsky et également un film créé et animé de Michel Gondry. On en apprend autant sur l’un que sur l’autre ! Le scientifique linguiste, philosophe et le réalisateur !

Synopsis :

Conversations avec le linguiste et philosophe américain Noam Chomsky, sur sa vision du monde, de l’homme et de tout ce qui nous entoure, dans une série d’interviews avec Michel Gondry, et animé à la main par ce dernier.

Bien sûr, notre esprit est captivé par Noam Chomsky, l’un des plus grands philosophes contemporains, par ses théories, par ses explications sur le langage, sa grammaire générative et transformationnelle.

En fait, le film permet à tous de comprendre les pensées parfois bien abstraites du philosophe. Gondry, par ses dessins, essaie de les interpréter, comme il les a comprises, et du coup, ses dessins, hyper créatifs et naïfs nous permettent d’accéder aux hautes sphères de Noam Chomsky.

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A certains moments, Gondry croit comprendre le discours du scientifique, mais en fait, il se rend compte que, comme nous, il est passé à côté de La vérité !

Gondry revient souvent dans son interview sur la vie privée de cet homme pas comme les autres. Son éducation, sa jeunesse, ses études, ses parents, sa femme, sa religion, ses croyances… Mais pas question de politique ! Sachant le philosophe un grand anarchiste, « Appel à la résistance contre toute forme d’autorité illégitime », le réalisateur a choisi délibérément de ne pas aborder ce sujet, qui à lui tout seul, mériterait un autre film !

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Explorer un peu sa vie d’homme pour le rendre sans doute davantage à notre portée, tel est l’objectif de ce documentaire. Pour Gondry, Chomsky est un savant, un génie, mais c’est aussi un homme. Le film est fait avec beaucoup de naturel, de pudeur et une sorte d’intimité qui permet au spectateur d’entrer dans la vie de Noam Chomsky, et ainsi d’essayer de mieux le comprendre.

Bien sûr le sujet sur la philosophie du langage peut laisser certains sur la touche. Mais c’est une expérience à tenter, ne serait-ce que pour constater comme notre cerveau peut être réceptif ! On apprend que les enfants sont étonnamment réceptifs et construisent le langage de façon naturelle. A nous de capter les théories de grand savant qu’est Noam Chomsky. Gondry nous est une aide précieuse et rend le film très gai et du coup, allégé ! La boucle est bouclée…

L’accent anglais de Gondry laisse à désirer, ainsi que son vocabulaire anglais. Du coup, si on n’est pas très bon en anglais, on le comprend très bien ! Mais cela peut devenir gênant, surtout face aux réponses complexes de Chomsky. Le film est sous-titré en français, bien sûr.

Il faudrait voir et revoir et encore revoir ce film pour en comprendre chaque minute, d’une rare intensité !


Conversation animée avec Noam Chomsky

Abominable, nouvelle édition : une BD de Hermann (Glénat)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteurs : Hermann, avec les participations de Yvan Delporte et Christian Godard (scénaristes)
Prix : 14,95 € (64 pages)

Paru pour la première fois en 1988, Abominable est un album d’épouvante conçu par Hermann (Jeremiah, Nic, Lune de Guerre, Le Diable des sept mers), réédité et enrichi d’une nouvelle histoire signée Christian Godard dans cette nouvelle version (Une Histoire d’Ange).

Résumé de l’éditeur :

Dans un univers où la peur et l’inquiétude perlent à la surface de toutes les choses, Hermann, d’un coup de scalpel ébouriffant, révèle les tréfonds de l’humanité. En une suite de courts récits vénéneux,Abominable nous offre une plongée au cœur du fantastique le plus pur. Frissons graphiques et violence narrative garantis, quelque part entre les angoisses d’Hitchcock et de Dario Argento.

Les éditions Glénat ont décidé de rééditer ce classique de la bande dessinée d’épouvante avec une nouvelle couverture, dessinée spécialement pour l’occasion, et une histoire inédite écrite par Christian Godard.

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Hermann signe ce one shot composé d’histoires courtes étonnantes, oscillant entre l’horreur absolue d’une scène de crime bien réelle et des récits de science-fiction où des créatures étranges viennent hanter leurs victimes avant de les déposséder… Un cocktail efficace qui n’épargne pas le lecteur de quelques frayeurs visuelles. Un tronc commun qui unit logiquement l’ensemble avec harmonie, l’histoire ajoutée dans cette édition sur un scénario de Christian Godard s’intégrant parfaitement à l’ouvrage. Et pourquoi ne pas en ajouter d’autres au fil des ans ? 

Le dessin de Hermann est redoutablement sombre, avec un aspect brut et naturel (couleurs directes) qui exacerbe l’aspect horrifique de ses histoires toujours sordides.

Abominable porte bien son nom : une oeuvre pleine de noirceur et d’épouvantes, à réserver à un public averti.

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