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« En attendant Godot » de Samuel Beckett, mise en scène par Jean Lambert-wild, Lorenzo Malaguerra et Marcel Bozonnet, à Caen

EN ATTENDANT GODOT

© Tristan Jeanne-Valès

Création à la Comédie de Caen du 18 au 28 mars 2014 puis en tournée

« En attendant Godot » de Samuel Beckett est un texte fondateur mettant en scène la tragédie de l’existence et la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Absurdité donc de la condition humaine où attendre Godot c’est espérer que cela va changer alors que cet espoir est vain.

Jean Lambert-wild, directeur de la Comédie de Caen, Marcel Bozonnet, artiste associé, et Lorenzo Malguerra, artiste d’origine suisse, signent la mise en scène de ce chef d’œuvre dont ils réactualisent avec force le propos très actuel à travers le destin des deux vagabonds, Vladimir et Estragon, candidats à un avenir impossible.

EN ATTENDANT GODOT

Deux hommes sont seuls au milieu de nulle part à la tombée de la nuit et attendent quelqu’un, Godot. Cet homme providentiel — qui ne viendra jamais — leur a promis qu’il serait au rendez-vous. En l’attendant, les deux amis tentent de trouver des occupations, des « distractions », des diversions pour combler le vide et cette interminable attente. Ils sont à l’affût du moindre divertissement et leur dialogue est traversé de quiproquos, d’incompréhensions, d’insignifiance, de faux espoirs, sans cesse répétés et renouvelés.

Les deux personnages rappellent les couples interdépendants célèbres comme Sganarelle et Don Juan ou Don Quichotte et Sancho Panza ou encore Alex et Zavatta, Laurel et Hardy mais aussi une forme de dualité : le père, le fils, l’esprit, le corps.

[pull_quote_left]Une traversée d’une densité rare portée par un supplément d’âme.[/pull_quote_left]

L’incarnation des deux éclopés par Fargass Assandé et Michel Bohiri, acteurs ivoiriens, qui nous renvoie à tous les laissés pour compte d’aujourd’hui sonne d’une grande justesse.

Ils sont magnifiques d’intensité avec cette capacité inouïe à inscrire leur jeu dans une immédiateté et une réalité qui font entendre comme jamais les mots de Beckett et cette humanité confisquée, confrontée à une errance et à une perdition de l’être.

EN ATTENDANT GODOT

Hérésie d’un monde irréconciliable qui voit se rencontrer nos deux accidentés de la vie et ce couple maître-esclave interprété par Marcel Bozonnet (vibrant) et Jean Lambertwild (incandescent) où se mettent à jour les rapports de force et la mise en abîme de toutes les détresses humaines, à la fois victimes et bourreaux.

Jean Lambert-wild est un poète de la scène. Les images créées par le co-metteur en scène (le chapeau penseur qui s’éclaire ou encore les chaussures abandonnées qui changent de couleur comme par magie) ainsi que la gestuelle concrète, rythmée des acteurs mobilisent complètement le spectateur, propice à un questionnement en profondeur et universel sur notre époque.

Une traversée d’une densité rare portée par un supplément d’âme…

Tournée :
Le 31 mars et le 1er avril 2014 – Scène Nationale 61, Alençon
Le 8 avril 2014 – Scène Nationale d’Evreux-Louviers
Les 6 et 7 mai 2014 – MAC d’Amiens
Les 15 et 16 mai 2014 – TPR, La Chaux de Fonds (Suisse)
Le 20 mai 2014 – Bienne (Suisse)
Le 22 mai 2014 – Théâtre du Crochetan, Monthey (Suisse)
Le 24 mai 2014 – Fully (Suisse)
Le 27 mai 2014 – Théâtre du Préau – CDR de Vire
Les 26 et 27 septembre 2014 – Festival les Francophonies en Limousin
Du 2 au 4 octobre 2014 – La Filature-Mulhouse
Le 9 octobre 2014 – Les Treize Arches-Brives
Le 7 novembre 2014 Val de Reuil
Semaine
Du 24 au 29 novembre 2014 – CDN de Nancy
Du 3 au 29 mars 2015 Théâtre de l’Aquarium-Paris
Le 31 mars 2015 Théâtre de Chelles

Vidéo : Ecirava, une animation de Daisuke Kaneko

Voici une animation originale de Daisuke Kaneko, au sujet d’un SDF et d’un miroir plutôt mystérieux. Jolie boucle.

[vimeo http://vimeo.com/88131286]

Les idées fixes, une BD Gabrielle Piquet (Futuropolis)

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Date de sortie : le 6 mars 2014

Auteurs : Gabrielle Piquet (scénario et dessin)

Prix : 17 €

Les idées fixes est le dernier album de Gabrielle Piquet (Trois fois unLes Enfants de l’envieArnold et Rose). Un album où il est beaucoup question d’amour fraternel, de tendresse, mais aussi de différences. Entre celui qui est normal et celui qui ne l’est pas…

Résumé de l’éditeur :

Achille et Adrien sont frères. Achille est un ancien « enragé de la mer » qui ne la prend plus depuis vingt ans. Il veille sur Adrien, considéré comme l’idiot du village, qui, sans lui, n’aurait sans doute ni gîte ni couvert. Adrien raconte à qui veut bien lui prêter attention, qu’il entend des voix et qu’il reçoit souvent la visite de morts, notamment de marins perdus en mer. Il a un « esprit de travers, qui lui fait des misères mais aussi lui fait voir les plus belles histoires. Il va marcher des heures, il disparaît des jours… On le revoit hagard ou riant aux éclats… Et le voilà qui prie du matin au soir. Ses phrases sont des énigmes, il parle par ellipses, il hurle sans raison, fait plein de contorsions… Et son plus grand plaisir, c’est de faire peur aux gosses. » Au village, on est habitué, il n’est pas méchant. Son médecin et Achille pensent que ces « fantaisies » sont une façon de fuir des horreurs du passé, et qu’elles cesseront le jour où Adrien se décidera à parler de ce qu’il a vécu pendant deux ans en Algérie… Achille, quant à lui, était marin pêcheur. Il a un jour prêté son bateau L’Agathe, à une famille de touristes, mais ni le bateau ni la famille ne sont jamais revenus. Disparus en mer ? Aujourd’hui, cela fait vingt ans, jour pour jour que L’Agathe a disparu. Achille est nerveux, et Adrien, comme chaque année à la même époque, lui déclare que bientôt son bateau reviendra, que c’est l’âme d’un marin qui le lui a dit. La poésie, la délicatesse, la tendresse de Gabrielle Piquet créeront le miracle, celui de l’Agathe…

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Dans Les idées fixes, Gabrielle Piquet propose un récit touchant, délicat et sensible. Quelque chose d’aérien et de doux comme une plume. Une plume savante et minimaliste, comme celle de son auteur qui distille une atmosphère unique à travers ses mots, dans une apparente simplicité. Un scénario qui prend son temps, s’attarde sur des petits rien, ces petites choses qui font la vie d’Adrien, notamment, et donne parfois la sensation de se perdre un peu. Le cap ne semble pas fixé, contrairement aux idées, mais c’est sans doute l’effet recherché, même s’il peut être désarmant pour le lecteur.

Gabrielle Piquet illustre son propos par des dessins aux lignes fines, presque clairsemées, sur des planches sans cadre ni bulle, où tout s’enchevêtre. Ici aussi, il y a de quoi dérouter. Pourtant on y trouve toujours facilement son chemin. Un style loin des conventions.

Les idées fixes est donc un album inhabituel dont il est difficile de dire que l’on aime ou pas. Il y a autant de raison d’aimer que de ne pas aimer. Et au fond, c’est ça, la poésie.

Vidéo : quand Center Parcs reçoit le PSG, c’est forcément pour voir les choses en grand (#ad)

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Center Parcs lance une nouvelle campagne pour l’ouverture de ses ateliers foot, le 23 mai prochain, à l’occasion desquels le staff du PSG sera reçu. La vidéo est bien pensée, avec un effet de surprise  garanti ! C’est bien vu.


Vidéo Sponsorisée

L’eau sur Mars, une exposition exceptionnelle au Pavillon de l’eau

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Eau de Paris, service public en charge de la production et distribution de l’eau à nos chers parisiens, inaugure une toute nouvelle exposition dans son Pavillon de l’Eau, dédiée à la planète Mars. 

Le dernier voyage d’Alexandre de Humbolt, tomes 1 & 2, une BD d’Étienne Le Roux et Vincent Froissard (Futuropolis)

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Date de sortie : le 6 mars 2014

Auteurs : Étienne Le Roux (scénario), Vincent Froissard (dessin)

Prix unitaire : 17,25 €

Le dernier voyage d’Alexandre de Humbolt est une histoire mettant en scène les derniers jours du savant du même nom, considéré comme le père de l’exploration scientifique de la première moitié du XIXème siècle. Une épopée fantastique imaginée par Etienne Roux (L’éducation des assassins) et illustrée par Vincent Froissard (Felicidad).

Résumé de l’éditeur :

Le Dernier voyage d’Alexandre de Humboldt mettent en scène l’un des plus grands naturalistes du 19e siècle. De manière jubilatoire, Étienne Le Roux et Vincent Froissard renouent avec les grands récits d’exploration du temps où la terre recelait encore des espaces inexplorés. 

Nous sommes le 22 décembre 1847. Alexandre de Humboldt, célèbre naturaliste à la retraite, doit se rendre au repas annuel de l’Académie des sciences, lorsque une jeune fille se présente à lui avec le carnet du dernier voyage de son défunt père, Aymé Bonplant, disparu dans la jungle amazonienne. À la lecture de ce carnet, Humboldt décide de partir immédiatement de l’autre côté de l’Atlantique sur les traces de celui qui fut un confrère estimé mais surtout un ami. Ce départ précipité fait sensation à l’Académie. Pourquoi le vieil homme, qui n’est plus parti en expédition depuis si longtemps, a-t-il tout laissé pour, une nouvelle fois, explorer le monde ? Son grand rival à l’Académie, subodorant une découverte sensationnelle, part à sa suite…

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Le dernier voyage d’Alexandre de Humbolt est conçu comme un carnet de voyage, où l’assistante d’Alexandre de Humbolt vient tout consigner. De la moindre sensation anodine à l’élément marquant de ce voyage. Une dernière échappée, plutôt. Car Étienne Le Roux nous invite au pays des rêves, avec un récit où l’onirisme donne une dimension toute particulière à ce voyage. Une dimension forte, un ailleurs inattendu. Si la narration est fleuve, l’histoire n’est pas à la portée de tous. Il faut s’y aventurer en lâchant prise. s’abandonner à la lecture pour apprécier pleinement l’expérience.

Le dessin de Vincent Froissard est également élitiste. Un superbe dessin qui magnifie à la perfection ce récit d’évasion, avec des traits fins et souvent embrumés, une coloration très uniformisée, presque sépia, comme pour renforcer cette impression de rêverie.

Le dernier voyage d’Alexandre de Humbolt fait figure d’ouvrage haut de gamme, qui s’éloigne volontiers des sentiers battus. Une expérience originale, certes élitiste, mais bienvenue !

Vidéo originale : l’art de centrer les plans par Wes Anderson

Voici une vidéo originale qui mixe des films de Wes Anderson. On y remarque le talent déployé par le réalisateur pour centrer ses plans. C’est d’une précision à toute épreuve. Assez incroyable. Une belle idée.
[vimeo http://vimeo.com/89302848]

Inoxydable, une BD de Sébastien Floc’h et Steve Baker (KSTR / Casterman)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs : Sébastien Floc’h (scénario) et Steve Baker  (dessin)

Prix : 18 € (104 pages)

Inoxydable est une BD à l’ambiance dynamitée à la sauce manga, avec une pincée de comics signée Sébastien Floc’h illustrée par Steve Baker (La vie en slip).

Résumé de l’éditeur :

Incarcéré à la prison 103 en compagnie d’un robot nommé Zip, Harry Rockwell se voit proposer un marché par Visconti, le mystérieux personnage qui vient de faire échouer sa spectaculaire tentative d’évasion. Le héros adulé des foules, le major Pulsor, a disparu. En échange de leur liberté, Harry et Zip sont lancés sur les traces de ses kidnappeurs, avec pour mission de sauver Pulsor. L’enquête débute dans les secteurs interlopes d’où Harry est originaire, et où il retrouve avec plaisir quelques-uns de ses anciens comparses comme l’ineffable Elvis, trafiquant d’armes et spécialiste des combines en tout genre. Mais il s’avère vite que la mission est piégée, et que l’ancien taulard est manipulé par ceux qui ont provoqué sa remise en liberté. Harry a beau être un cassecou très rock’n’roll, son avenir paraît bientôt très compromis. Réussira-t-il, comme l’imprévisible Zip, à demeurer envers et contre tout… inoxydable ?
Action, suspense, humour, et un clin d’oeil appuyé aux codes de la pop culture d’aujourd’hui, des comics aux mangas. Rock’n’roll, on vous dit !

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Le scénario de Sébastien Floc’h ne laisse pas le temps de respirer : on est parachuté au coeur de l’action dès la première seconde, et l’on découvre peu à peu le pourquoi avant le petit final bien concocté. Les personnages sont tous haut en couleurs, et la narration prend souvent des traits humoristiques et légers pour en faire un très bon divertissement, au récit de qualité.

Steve Baker illustre le tout avec un dessin très new age, condensé de toutes les influences connues dans le monde de la BD : manga, comics, franco-belge. Les traits sont précis, détaillés et angulaires. La coloration est également très réussie, proche de l’univers comics.

Inoxydable est une très bonne surprise, une BD décoiffante et très divertissante.

#Défouloir du Vendredi : Skateboarding Motivation 2013

Voici deux compilations de Skate, sélectionnant des gaps assez incroyables. Largement de quoi se motiver. Et se défouler !

[youtube http://youtu.be/Nsp7F6B4_kQ]

[youtube http://youtu.be/G5pYDqx6Big]

Clip hip-hop : « Glory Days » des Union Blak (mixé par DJ 279)

Union Blak est un duo formé par le producteur british Sir Williams et le MC américain Kimba, autour d’un esprit hip-hop à l’anciene. Comme on aime. Glory days est un titre extrait de leur album Union Blak Friday.

[youtube http://youtu.be/N1lxqbnrs2M]

Fate Zero, un manga de Gen Urobuchi et Shinjirô (Ototo)

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Prix : 7,99 €

Fate Zero est un light novel scénarisé par Gen Urobuchi et illustré par Takashi Takeuchi. Il est en fait un préquelle au visual novel Fate/stay night de Type-Moon. Six tomes sont pour l’instant parus au Japon. En France, seul le premier est sorti récemment aux éditions Ototo.

Résumé de l’éditeur :
Il y a de cela deux cents ans, trois familles ont décidé d’unir leurs pouvoirs pour atteindre l’ « autre côté du monde ». Les Einzbern, Les Makiri et les Tôsaka. Ils unissent leurs forces et leurs connaissances secrètes pour recréer le Saint Graal et fabriquer le « Récipient ultime ».

Cependant ce calice ne peut réaliser le vœu que d’un seul être humain. La collaboration entre les magiciens se transforme alors en conflit violent et sanglant.

Après trois défaites consécutives dans sa conquête du Saint Graal, la famille Einzbern est bien décidée à vaincre cette ultime bataille. Elle engage le redoutable Emiya Kiritsugu, plus connu sous le nom de Tueur de Mages, et lui confie une relique qui lui permettra d’invoquer le plus puissant des Servants parmi les Esprits héroïques : Saber.

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Nous ne connaissons pas la série d’origine, mais si ce premier volum de Fate Zero est plutôt introductif, le scénario qui se dévoile doucement est à destination d’un public de jeunes adultes (seinen). Avec une trame assez noir, on découvre l’enjeu de l’histoire qui se jouera sur fond d’affrontements où magie et force de combats seront au centre du débat. Un manga dans la plus pure tradition du genre. L’originalité n’est pas fondamental, Fate Zero est là pour divertir avant tout. Le récit est de bonne qualité et promet une suite des plus mouvementées.

Le dessin suit quant à lui la même veine. Les traits sont fins et précis. Très agréable à regarder.

En conclusion, Fate Zero semble ne pas avoir encore dévoiler tout son potentiel dans ce premier volume. Voilà qui attise notre curiosité pour la suite !

Block 109 : S.H.A.R.K. une BD de Vincent Brugeas, Ryan Lovelock et Ronan Toulhoat (Akileos))

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Date de sortie : le 20 février 2014

Auteurs : Vincent Brugeas (scénario), Ryan Lovelock (dessin), Ronan Toulhoat (couleurs)

Prix : 14 €

S.H.A.R.K. est le dernier album né de l’univers Block 109, créé par Vincent Brugeas et Ryan Lovelock, célèbre uchronie sur la Seconde Guerre Mondiale.

Résumé de l’éditeur :

Novembre 1946, rescapée de l’holocauste nucléaire, l’Australie est devenue le refuge des dernières forces Alliées, mais aussi une immense prison pour plusieurs dizaines de milliers de soldats allemands. En plein milieu du désert de Tanami, la prison de Rabbit Flat renferme de nombreux anciens nazis surveillés par une poignée de gardes fatigués. L’arrivée de Worth, un hors-la-loi australien, fasciste et surtout indomptable, va rendre la situation explosive…

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Dans SHARK, Vincent Brugeas propose un récit conçu comme une opération coup de poing. Un scénario digne des meilleurs films d’action où le suspens occupe le premier plan. Le mystère quant au personnage principal est bien entretenu tout au long de l’album. La rythmique est aussi maîtrisée que réussie. Vincent Brugeas démontre encore une fois de belles capacités d’écriture.

Quant à son duo Ryan Lovelock, il propose un dessin aux contours sûrs et aux traits détaillés, avec un découpage pertinent qui participe au plaisir de lecture.

La saga Block 109 fait encore mouche avec ce S.H.A.R.K. !

Vidéo du jour : Walking Contest, ce moment de confusion que nous connaissons tous

Voici une vidéo aussi drôle que pertinente. L’auteur s’amuse à mettre en scène ce moment de confusion que nous connaissons tous : l’instant fugace où, alors que nous marchons tranquillement, quelqu’un d’autre se met à nos côtés et prend la même allure, jusqu’à gêner notre for intérieur.
[vimeo http://vimeo.com/88916863]

Erotic Market : nouvel album Blahblahrians dans les bacs le 28 avril

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Date de sortie : le 28 avril 2014

Le nouvel album d’Erotic Market, Blahblahrians sortira le 28 avril prochain chez Jarring Effects. Un album qui ne fait pas dans la demi-mesure. Ça secoue, ça va vite, et c’est tant mieux. De l’authentique qui lance un gros coup de karcher sur la monotonie du quotidien en proposant du neuf, du vrai.

A découvrir bientôt !

Pour l’explication de texte, voici un extrait de la présentation officielle de leur dernier album :

« Erotic Market est un go fast. Un bolide qui s’invente ses routes, autour desquelles défilent des paysages paradoxaux. Celui qu’il y a entre l’érotisme, sensuel et évocateur et le marché, clinquant, et tranché. Celui qu’il y a à se sentir alternativement pleinement dans et hors de ce monde. Une allégorie de la vie contemporaine, qui nous fait souvent osciller et faire des embardées entre deux extrémités.

Embarqué dans ce road trip, quelques Blahblahrians, figures symboliques, contraction du blabla, des warriors et des barbarians. Francs-tireurs de la parole, étrangers aux normes, ils éreintent les codes, crachent dans la soupe, critiquent sans être moralistes, parce qu’ils ont bien conscience d’appar- tenir à ce qu’ils fustigent. Ne pas les confondre dès lors avec les réfractaires et les rebelles, qui se construisent par essence en opposition à quelque chose.

Les Blahblahrians sont à la fois dans et hors du cadre, se définissent par eux-mêmes, ne refusent pas en bloc un “système”, mais adaptent les règles à leur jeu. Ils ne sont pas non plus des girouettes. Ils acceptent simplement l’accident : ce moment où l’intention rencontre l’imprévu pour générer un évènement beau et désordonné qui semble figé quand il ne dure que quelques instants, et dont personne ne sait dire ce qui en résultera vraiment. Des contrebandiers musicaux en somme, franchissant les frontières des genres pour diffuser leur propre came, au prix de vraisemblables collisions ».

Découvrez les premières images de The Homesman, le prochain film de Tommy Lee Jones

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Le grand Tommy Lee Jones revient avec une nouvelle réalisation après son premier film Trois Enterrements. The Homesman, raconte une histoire inédite sur la face cachée de la conquête de l’Ouest américain. Le casting réunit nombre de grands acteurs avec Tommy Lee Jones, évidemment mais aussi : Hillary Swank, Hailee Steinfeld, Meryl Streep, James Spader, John Lithgow, Tim Blake Nelson, Jesse Plemons, William Fichtner, Grace Gummer, Miranda Otto.

Synopsis :
En 1855, trois femmes ayant perdu la raison sont chassées de leur village, et confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska.
Sur sa route vers l’Iowa, là où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de Georges Biggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente.
Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière.

[rev_slider TheHOMESMAN]

 

Clip : Caramello du groupe hip-hop l’Entourage

Caramello est le dernier titre du groupe français Entourage, qui a balancé ce très bon clip il y a quelques jours. La prod est de Mitch Buckanon. Vous pouvez télécharger le titre en vous rendant ici.

[youtube http://youtu.be/E3Ene7aHxnE]

Errance en mer Rouge, une BD de Joël Alessandra (Casterman)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs :   Joël Alessandra (scénario et dessin)

Prix : 22,50 € (120 pages)

Errance en mer Rouge est un récit poignant de Joël Alessandra (Instinct Sauvage, Bad Atmosphère, Retour du Tchad) illustré dans une très belle édition BD. Une histoire à mi chemin entre le carnet de voyage et la BD, remarquablement mise en scène.

Résumé de l’éditeur :

Pour essayer de se distraire du souvenir lancinant de son épouse récemment décédée, Tom, un enseignant en arts plastiques dans la quarantaine, accepte un nouveau poste à Djibouti. Là, face au détroit de Bab-El-Mandeb – « la Porte des larmes » – qui a tant fasciné des générations d’artistes de toutes origines, Tom soudain submergé par des ambiances et des sensations nouvelles cesse peu à peu de se cramponner à son chagrin et se laisse happer par cet environnement inédit. Ses interventions bénévoles pour enseigner des rudiments de dessin aux orphelinats locaux et surtout sa rencontre avec Fred, un baroudeur excessif et illuminé installé de longue date à Djibouti, vont achever de le guérir de sa neurasthénie. Rapprochés par leur passion pour les grands écrivains de l’ailleurs comme Henry de Monfreid, le sulfureux vétéran de l’aventure en mer Rouge, ces deux hommes que tout semble opposer sympathisent. Et Tom se laisse convaincre d’accompagner Fred, trafiquant à ses heures, dans l’une de ses sorties pas vraiment légales en mer…

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Joël Alessandra propose un récit au bord de la mer Rouge, où la piraterie somalienne n’est jamais loin. Un récit d’aventure qui commence pourtant comme un roman introspectif. Tom, le personnage principal est un jeune veuf, enseignant d’arts plastiques, parti à Djibouti pour fuir les larmes de son quotidien. Tenter d’enseigner là-bas. Et tenter de vivre, simplement, dans ce lieu que l’on appelle aussi la Porte des larmes. L’écriture est incroyable. [pull_quote_right]L’écriture est incroyable.[/pull_quote_right]Le lecteur est transporté dans cette mélancolie tragique mais qui trouve aussi un apaisement. Dans les rencontres. Et l’aventure. Et sans que l’on s’en aperçoive, le récit glisse petit à petit, au fur et à mesure que Tom reprend goût à la vie. Il faut dire que son cheminement passe par des sentiers mouvementés, arme à la main.

Quant au dessin, il est tout aussi superbe, offrant de très belles fresques de peinture, avec ça-et-là des photos qui exacerbent la dimension réelle du récit.

Errance en mer Rouge est un coup de coeur, autant qu’un coup de maître !

JUKEBOX CHAMPIONS LIVE 2014, c’est demain au Bataclan (Paris #20Mars2014)

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Alors qu’ils sillonnent les routes d’Europe avec leur projet, JUKEBOX CHAMPIONS, les producteurs Fade et Blanka, reviennent en 2014 avec un live détonant !
Une nouvelle scénographie pour un show encore plus visuel en vidéo mapping ! Pour les accompagner, Mattic, l’excellent MC américain sera présent sur toute la tournée aux côtés de son âme sœur, la chanteuse danoise Astrid Engberg.

Cette année, JUKEBOX CHAMPIONS est devenu le duo connu pour ses performances et productions autour des MPCs. A l’origine, le premier, Fade, est producteur/Dj du groupe ASM (A State of Mind), connu pour ses productions et concerts aux côtés de Wax Tailor, le second, Blanka, est l’un des 4 beatmakers de La Fine Equipe. Ensemble ils créent un live unique entre technologie et musique, éternellement influencée par le Hip Hop, le Funk et la Soul. Sur scène, ils s’entourent de platines, de MPCs, d’instruments créés sur-mesure, ils s’amusent d’un jeu scénique et de vidéo interactive, mais surtout jouent pour et avec le public ! Leur premier album « Don’t Rock The Jukebox » a définitivement installé JUKEBOX CHAMPIONS dans l’univers musical actuel. Entourés de nombreux artistes tels que Biga Ranx, Astrid Engberg, Mattic, Akil the Mc (Jurassic 5), Emilie Chick, Afrika Baby Bam (Jungle Brothers), A.S.M, The Empire Fantastic, Jean-Jacques Milteau, Soom T, l’album connaît un véritable succès depuis sa sortie.

Billeteries:

http://www.fnactickets.com/place-spectacle/manifestation/Musique-electronique-JUKEBOX-CHAMPIONS—GUESTS-BAJUK.htm

http://www.infoconcert.com/ticket/concert-jukebox-champions-paris/760629.html

http://www.digitick.com/jukebox-champions-guests-concert-le-bataclan-paris-20-mars-2014-css4-digitick-pg101-ri2144992.html

Extrait de la page Facebook du groupe

Veneris Dies, l’album EP de Vendredi en libre écoute (+ Clip)

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Date de sortie : le 3 mars 2014

Le groupe Vendredi, nouvelle signature du label NØ FØRMAT (qui a sorti, entre autres, Mélissa Laveaux et Vincent Segal), est un duo de jeunes producteurs parisiens originaux. Ils ont en effet pour particularité d’enregistrer tout ce qui bouge (ou fait bouger l’oreille, plus exactement) : bruits, instrus, voix qui se transforment en incantations chamaniques…  Après un peu de travail, ils parviennent à un  résultat plutôt intéressant, avec Veneris Dies. Des instrumentaux posés, qui invitent à la méditation.

Un coup de chapeau au superbe clip de Chiara :

[youtube http://youtu.be/8Q56GOSE8VM]

Exposition JonOne « Evolution to Oils » – Galerie Rabouan Moussion, à Paris

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JonOne, Forest Mist, 2014 Huile sur toile, 110 x 110 cm

Exposition du 22 mars au 24 mai 2014
GALERIE RABOUAN MOUSSION
121 rue Vieille du Temple – 75003 Paris

D’origine dominicaine, John Perello est né dans le quartier de Harlem, à New York en 1963. Il débute dans le monde du graffiti à 17 ans grâce à son ami d’enfance White Man, taguant son nom Jon suivi de 156 (sa rue) sur les murs et les trains de son quartier, puis ceux de tout New York. Selon lui, « Le métro, c’est un musée qui traverse la ville. »
Il crée le collectif de graffiteurs 156 All Starz en 1984, afin de réunir leur passion, peindre des trains la nuit et oublier leurs problèmes, notamment de drogues. Il fait alors la connaissance de Bando, résidant à New-York à cette période. Suite à une invitation de ce dernier, il économise de l’argent et vient à Paris en 1987. Il commencera à graffer avec lui, Boxer et le BBC Crew. Il débute son activité de peintre sur toile dans un atelier à l’Hôpital éphémère avec A-One, Sharp, Ash, JayOne et Skki, sans pour autant abandonner le graffiti. Très vite, il se fait un nom dans les milieux artistiques parisiens grâce à ses œuvres sur toile dans les expositions; il est exposé en 1990 à la Gallery Gleditsch 45 de Berlin et participe en 1991 à l’exposition Paris Graffiti, rue Chapon à Paris, puis en 2009 à La Fondation Cartier pour l’exposition «Nés dans la rue». Depuis, il ne cesse d’exposer à travers le monde : Tokyo, Monaco, Paris, Genève, New York, Hong Kong ou encore Bruxelles.

« Quand je suis arrivé à Paris en 1987, les gens étaient un peu déçus (rires) ; je venais de New York, ils me voyaient donc comme le représentant du graffiti new-yorkais. Même si c’est vrai, je suis avant tout JonOne et basta ! Ce que je faisais n’était pas représentatif de ce qu’ils pouvaient imaginer, j’étais plus free que technique, j’étais dans l’imaginaire. Comme je possédais la technique, je pouvais la laisser derrière moi et créer, mélanger des centaines d’informations, prendre des raccourcis graphiques tout en me laissant porter par la vague. Aujourd’hui, j’appartiens à la old school. Je travaille dans un certain confort, à l’aise avec des lettrages ou n’importe quoi d’autre. Je ne suis plus obligé de prouver quoi que ce soit : mon passé parle pour moi. D’un autre côté, je n’ai pas envie de passer mon temps à le revendiquer. » — JonOne, Interview réalisée pour Nova Mag oct. 2004 a l’occasion de l’exposition Night and Day à la Speerstra gallery.

« Je n’ai reçu aucune éducation artistique. Quand je taguais les trains à New York, je ne pouvais pas imaginer qu’un jour je m’exprimerais sur la toile. Ce qui m’a vraiment amené au tag a été de voir les autres peindre des graffitis dans toute la ville. L’école à laquelle j’allais était très stricte. Et tellement ennuyeuse! Je me souviens qu’à l’époque, ceux de la rue avaient la liberté. Je ne voulais pas de ce que l’Amérique me proposait : un travail, un joli costume et une jolie maison. J’ai rencontré A-One (Anthony Clark 1964-2001). Il avait l’habitude de traîner avec Jean-Michel Basquiat (Brooklyn, New York, 22 décembre 1960 – 12 août 1988). A-one était le lien entre la rue et le monde de l’art. Il voyageait en Europe et revenait avec beaucoup d’argent, simplement grâce à son art. J’écoutais ses récits de voyage et mes yeux brillaient d’envie. A cette époque à New York, j’étais comme beaucoup aujourd’hui : je traînais devant mon immeuble. En ces temps, moi non plus je ne sortais pas de mon quartier. Grâce à A-One, j’ai commencé à visiter des expositions, à nourrir ma vision de ce qui se passait dans ce monde. J’ai commencé à prendre mon travail au sérieux, à ne pas le considérer comme du vandalisme mais simplement comme de l’art. » — JonOne

JonOne est un artiste d’origine américaine qui vit à Paris depuis plus de vingt ans. Il est un des principaux représentants du street-art en France, et l’un de ses précurseurs. Très remarqué lors de l’exposition Né dans la rue à la Fondation Cartier (2009), JonOne est reconnu pour son travail à l’acrylique proche de l’abstract painting américain – ce qui le caractérise : sa signature JONONE en all over, sur toute la surface de la toile. En 2011 il avait déjà exploré le domaine de la sculpture lors de l’exposition The City Breathes à la galerie Rabouan Moussion. Il y présente aujourd’hui sa première exposition personnelle de peintures à l’huile, du 22 mars au 24 mai 2014.

VERS L’EFFACEMENT DU SIGNE
Lorsque nous arrivons dans l’atelier de JonOne nous l’interrompons en pleine séance de kick-boxing. C’est avec un accent américain appuyé, doublé d’une charmante désinvolture que cet homme d’allure jeune – qui ne fait absolument pas sa cinquantaine – nous accueille. Nous passons dans un autre lieu, dont les fenêtres ouvertes tentent d’atténuer une forte odeur de solvants. Il nous met en garde : « Attention par terre… ». Le polyane et les cartons qui protègent le sol sont en effet recouverts de gouttes de couleur, qui collent derrière nos pas lorsqu’elles ne sont pas sèches. Des souliers maculés de peinture y sont déposés, attendant d’être chaussés par l’artiste. Ce nouvel espace dont JonOne nous ouvre les portes est pour lui un lieu d’expérimentation dédié à la peinture à l’huile, et consacré à cette réflexion à laquelle la maturité le convoque.

C’est la toute première fois que JonOne exposera le resultat de ces nouvelles recherches sur la matière : « Pour moi l’huile n’est plus du street art, ça devient une partie des beaux-arts, quelque chose d’institutionnel, que je considère comme une étape de mon parcours de création. C’est un matériau fantastique, sa luminosité est très différente, et les couleurs sont beaucoup plus fortes et plus profondes. Mais cette technique demande à être apprivoisée, il m’a fallu plus d’un an pour préparer ces œuvres ».
L’inclusion de matière est remarquable dans ce nouveau travail. La toile est enrichie d’un volume constitué de sable et de colle, qui accidentent l’écriture, ajoutent des ombres, des irrégularités et creusent la toile en déviant les drippings. Sur certaines œuvres, on peut penser qu’il a fallu reconstruire un mur pour y déposer sa signature, créant ainsi un nouveau territoire graphique, un espace dont JonOne a lui-même défini le cadre. Le tag répétitif JONONE, sa signature, signe omniprésent qui habituellement constitue le squelette de l’œuvre devient ici un motif presque illisible, qui orchestre son propre effacement. « Je ne vois plus le tag, il va vers de la pure abstraction. Il a été mon ticket d’entrée vers la peinture à l’huile, et maintenant ma signature devient quelque chose de purement gestuel. »

Dans l’atelier, après un monochrome noir d’une grande force, on peut voir d’autres tableaux qui portent une matière très dense, et certaines œuvres plus graphiques, proches de la pancarte, du protest. Au fond de l’atelier se trouve une pièce maîtresse : le drapeau des États-Unis recouvert de tags outrageants – JONONE JONONE JONONE… – John The One, l’unique du nom, affiche son insubordination en apposant sa signature sur les hautement symboliques stars and stripes du drapeau américain. « Ce drapeau est ma transgression, au même titre que de taguer un mur. Lorsque j’ai peint ce tableau j’étais comme enragé, c’était une nuit de vraie folie, de frénésie. Aux États-Unis, je pourrais aller en prison pour ça, un américain serait extrêmement offensé par ce geste. Il ne représente pas une revanche, mais ma relation aux États-Unis : j’ai créé ma propre histoire avec ce pays, et elle n’est ni patriotique ni nationaliste. C’est qui je suis aujourd’hui vis-à-vis de cette terre, en sachant que plus jamais je n’y habiterai. Vivre à New-York et écrire mon nom partout comme j’ai pu le faire, je ne considérais pas cela comme de l’art, ou ce qu’on appelle aujourd’hui du street art, à l’époque c’était ma révolte. Ce drapeau s’inscrit dans cette révolte : je considère ce pays comme un système d’oppression qui se cache derrière le mot démocratie, au même titre que l’oppression en URSS se cachait derrière le terme de communisme. Au nom des idéologies on se permet des atrocités. Je ne pense pas que la situation ait beaucoup changé avec Obama, on a pu s’en apercevoir avec les affaires de surveillance révélées par Edward Snowden – je l’admire vraiment, à mon sens c’est un héros. »
JonOne s’inscrit dans une pratique mature sans pour autant oublier ses origines : il se considère aujourd’hui comme un peintre abstrait, qui utilise le langage plastique de la rue mais lorsqu’on l’interroge sur ses liens avec Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, il leur préfère aujourd’hui une filiation avec Raymond Hains, Jacques Villéglé, Christopher Wool ou Ben. « Mon travail a toujours été en évolution, et aujourd’hui, je sens que je suis devenu un artiste complet »

La galerie Rabouan Moussion a été créée à Paris en 1988, en faisant le choix de son implantation dans le marais, guidée par la présence historique de lieux tels que l’hôtel de Solé et le Centre Georges Pompidou.
Jacqueline Rabouan et Caroline Moussion, dès 1988, s’engagent sur l’évolution du bloc soviétique. Après la première foire d’art contemporain de Moscou, elles décident de promouvoir les artistes russes en France – parmi eux Oleg Kulik, Dimitri Tsykalov, Vlad Mamyshev Monroe, Kirill Chelushkin, Ira Waldron, le groupe PG, Gosha Ostretsov, et Olga Kisseleva.
La galerie Rabouan Moussion est ouverte et engagée auprès d’autres scènes émergentes comme le street art avec JonOne, le collectif Jane_Doe 22, ou l’art contemporain indien avec Sunil Gawde et Justin Ponmany. Les choix artistiques sont le fruit d’un savant mélange entre une sensibilité aiguisée et une relation privilégiée avec les artistes.
Ainsi, dans sa collaboration avec Erwin Olaf ou les français Bernar Venet et Florence Cantié- Kramer, la galerie Rabouan Moussion sait étonner, sans jamais se limiter à un genre ou une zone géographique.

Monuments men, un film de George Clooney

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Sortie le : 12 mars 2014

Durée : 1h58

Avec : George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, Jean Dujardin…

Si le film n’est pas une véritable prouesse cinématographique, il a le mérite de dénoncer la spoliation par les nazis, à la Seconde Guerre Mondiale, d’un nombre colossal d’œuvres d’art, appartenant soit à des juifs, soit à des musées européens. Un film brûlant d’actualité puisqu’on a retrouvé en décembre dernier plus de 1400 œuvres d’art chez un fils de nazi, œuvres bien sûr volées pendant la guerre…

Synopsis :

[pull_quote_center]La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. MONUMENTS MEN est inspiré de ce qui s’est réellement passé.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…[/pull_quote_center]

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Le film, américain, met en valeur, naturellement, les américains qui ont sauvé des œuvres d’art durant la seconde Guerre Mondiale. Et aussi Rose Valland, dans le film nommée Claire Simone, interprétée par Cate Blanchett. Cette jeune femme travaillait au Musée du Jeu de paume et a pu espionner tous les faits et gestes des allemands concernant les œuvres d’art. Grâce à elle, la Commission de Récupération Artistique (CRA) va retrouver un bon nombre de toiles et de trésors enfouis dans des mines ou cachés dans des châteaux.

Dommage que le film ressemble plus à une course aux trésors, oubliant presque la guerre. Ils rient beaucoup et se font des blagues bien lourdes alors que la guerre est partout autour d’eux… Ou alors, ce sont un anglais et un français, interprété par Jean Dujardin, qui se font tuer, mais les américains, eux, sont plus forts… Ils ne meurent pas bêtement.

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Dommage que ce film de George Clooney n’ait pas su insister sur les faits historiques ; à savoir les nazis ont pillé les juifs qu’ils soient français, allemands, ou néerlandais. Ils étaient avant tout juifs. Egalement dommage que le travail des résistants ne soit pas mis en valeur. Grace à eux, un nombre impressionnant de toiles fut mis en sécurité, et grâce également à  de nombreuses personnes travaillant dans les musées.

Ce film a tout de même le mérite de faire connaître au plus grand nombre un pan de l’Histoire plutôt ignoré des jeunes générations.

Lors de son avant-première, aux USA, le dernier Monument Man vivant était présent. Il s’agit de Harry Ettlinger, né en Allemagne, émigré au New jersey à 13 ans et qui a fait parti des Monuments men en tant que natif allemand. Le plus jeune de la troupe. Sans aucun doute impressionnant.

Quand nous étions révolutionnaires, un livre de Roberto Ampuero


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Quand nous étions révolutionnaires, de Roberto Ampuero

Publié aux Editions JC Lattès en septembre 2013

22€90 – 350 p

Dans ce livre, l’auteur, Roberto Ampuero, chilien, nous livre sa vie, sa jeunesse, ses combats, ses désillusions, ses souffrances. Un témoignage courageux et bouleversant.

Roberto est né au Chili. Il s’exile en RDA au moment du coup d’état de Pinochet. Il rencontre en RDA sa future épouse dont il est tombé fou amoureux. Il se trouve que c’est la fille d’un « bras droit » de Fidel Castro, un révolutionnaire responsable de la mort de centaines de contre-révolutionnaires, Cienfuegos.

A travers ce livre, nous découvrons la Révolution cubaine, le régime autoritaire de Fidel, les privations, les injustices, les censures, et aussi tout simplement la vie quotidienne à Cuba.

Bien sûr, on s’en doute, ce roman est complètement autobiographique et tout ce qui y est écrit est, hélas, véridique.  Il a été écrit il y a déjà onze ans et en septembre 2013 a été éditée une nouvelle version. Mais l’auteur est toujours interdit de séjour à Cuba, comme des millions de Cubains à travers le Monde, et son livre, bien entendu, y est interdit.

Pour se rendre mieux compte de la gravité de ce livre, voilà quelques extraits :

Pourquoi ai-je écrit ce livre ? (p 482)

[pull_quote_center]Parce que je n’avais aucun autre moyen de raconter mes années dans l’île à ceux qui m’interrogeaient à ce sujet. Cuba était alors aussi mystérieuse que la Corée du Nord. Il n’y avait pas de tourisme international, le pays était isolé et son régime maintenait à son tour cet isolement pour mieux contrôler la population et empêcher les actions de l’opposition ou des exilés. Comme l’affirmaient fièrement ses dirigeants : A Cuba n’entre pas qui veut, mais qui peut. Enfin, j’ai écrit ce roman parce que je désirais laisser un témoignage de cette étape cruciale de ma vie à Ana Lucrecia, ma femme, à nos enfants, à mes proches.[/pull_quote_center]

P 490

[pull_quote_center]Concrètement, quand j’écrivais – Quand nous étions révolutionnaires, je n’ai pas pensé une seconde que ces mémoires me placeraient sur la liste noire d’un régime, feraient de moi la cible des attaques de ses agents et compagnons, et trouveraient tant de lecteurs dans le monde.[/pull_quote_center]

Aujourd’hui, ce livre circule en Amérique Latine et dans des pays européens, et le plus important, il est également lu, bien que clandestinement, à Cuba.

P491

[pull_quote_center]Il n’existe pas de pire châtiment que celui qui consiste à dépouiller quelqu’un de sa patrie, de ses amis, de ses traditions et de son paysage.[/pull_quote_center]

Vidéo à voir : Heart Shapped Box de Nirvana revisité par Kawehi

Kawehi s’approprie le titre Heart Shapped Box de Nirvana version Robot Heart tout en se filmant. Une belle leçon qui force l’admiration !

[vimeo http://vimeo.com/88165960]

Vor, un voleur dans la loi, une BD de Jérôme Pierrat et Vincent Burmeister (T.1 / Casterman)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs :   Jérôme Pierrat (scénario),  Vincent Burmeister (dessin)

Prix : 14,50 € (72 pages)

Vor, un voleur dans la loi est une série sur le grand banditisme géorgien, et ses ramifications russes et tchétchènes, scénarisée par Jérôme Pierrat, journaliste spécialiste du milieu (scénariste notamment de Braquo) et illustrée Vincent Burmeister (Kriegszeiten).

Résumé de l’éditeur :

Après avoir passé huit ans dans la prison de Koutaïssi, en Géorgie, Tariel, la trentaine, sort avec une seule idée en tête : devenir un « vor », c’est-à-dire un des parrains de la mafia géorgienne. Mais pour cela, il devra ronger son frein et se rendre en France pour régler une bataille importante avec un clan concurrent, issu de la ville de Tbilissi, qui veut mettre la main sur le réseau et les trafics locaux. Tariel parviendra à ses fins – mais au prix de la perte de son meilleur ami lors de cet affrontement sans pitié. Criminologue averti, Jérôme Pierrat relate les us et coutumes de ceux qu’on appelle désormais les « voleurs dans la loi » (les « Vory v Zakone »), une nébuleuse maffieuse venant de Géorgie et implantée dans une grande partie de l’Europe occidentale. Ces voleurs pratiquent des délits mineurs, dits de « basse intensité », afin d’échapper à la vigilance de la police. Ils respectent leur loi propre et la hiérarchie de leur organisation. Leurs tatouages bigarrés marquent le grade qu’ils occupent en son sein. Et le butin qu’ils amassent (l’« obchtchak ») est ensuite reversé à leurs Vory. À priori inoffensives, leurs activités se règlent pourtant dans un bain de sang. Ce que dévoile avec crudité le tome 1 de Vor. Trois volumes sont prévus.

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Jérôme Pierrat est un journaliste chevronné considéré comme l’un des meilleurs spécialistes du milieu. Il propose l’histoire d’un voleur prometteur tout juste sorti de huit ans de prison, qui est missionné par son parrain, un Vor, pour rétablir leur réseau en France, menacé par une autre famille. C’est l’histoire de la quête d’un homme pour le pouvoir au sein de sa famille, les étoiles du Vor qu’il convoite depuis toujours et dont il estime être digne. Le scénario est sombre et explosif. On est tenu en haleine du début à la fin par ce destin qui peut basculer à chaque instant.

Le dessin de Vincent Burmeister est très graphique, grâce à des traits non retouchés qui dégagent un certain aspect brut et une coloration aux teintes froides (sans doute faite à l’aquarelle) qui donne beaucoup de puissance.

Ce premier album de Vor est une franche réussite, le récit de mafia par excellence.

Supercondriaque, un film de Dany Boon

Supercondriaque

Le dernier film de Dany Boon ne nous a pas fait exploser de rire, loin de là. La première partie nous a bien détendus avec le duo Kad Merad – Dany Boon. Mais c’est tout.

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Sortie : le 26 février 2014

Durée : 1h47

Avec : Dany Boon, Kad Merad, Alice Pol…

Le dernier film de Dany Boon ne nous a pas fait exploser de rire, loin de là. La première partie nous a bien détendus avec le duo Kad Merad – Dany Boon. Mais c’est tout.

Le premier est le médecin depuis 18 ans du second. Médecin et ami. Mais le patient est surtout hypocondriaque. Pas facile à soigner !

Le sujet est drôle et on aurait pu espérer des scènes hilarantes. Il n’en est rien. Juste des scènes cocasses, de bons sketchs et de belles grimaces. Mais, trop c’est trop… Dany Boon est « too much ».

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Valérie Bonneton est, comme toujours, extra, mais on ne fait que l’apercevoir… Dommage !

Mais la seconde partie du film s’enlise dans une tout autre histoire qui ne tient pas vraiment debout. On s’éloigne complètement du sujet, pour entrer dans un quiproquo qui mêle la politique, les réfugiés balkans, la révolution… Bref, on ne rit plus du tout !

L’histoire n’est plus crédible, et la comédie a disparu… On se demande même si on va pouvoir rester jusqu’au bout. Car le film dure tout de même presque 2 heures.

Regardez la bande annonce, cela sera largement suffisant !

A LIRE