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Tartuffe de Molière, mise en scène de Luc Bondy, à Paris

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 © Thierry Depagne

L’Odéon-Théâtre de l’Europe
Ateliers Berthier du 26 mars au 6 juin 2014

Pour combler l’absence du « Comme il vous plaira » qu’aurait dû mettre en scène Patrice Chéreau, Luc Bondy crée Tartuffe, pièce qu’il a adaptée en allemand la saison dernière à Vienne, et qu’il aborde cette fois-ci en revenant à l’original comme une histoire de famille au bord de la crise de nerf où l’intrus se révèle l’élément révélateur et perturbateur : jubilatoire.

Et nous assistons à la fissure de ce socle fragile où le patriarche, Orgon, s’en remet à un homme providentiel jusqu’à en perdre la raison et où chacun des membres devient alors la cible collatérale se trouvant pris dans  la tourmente de ses propres obsessions : la raison, la passion, le péché, la culpabilité, le désir,  la jalousie.

Une drôle de famille pour une grande histoire d’acteurs.

La mise en scène affûtée du directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe donne toute sa mesure au questionnement soulevé par ce Tartuffe transposé au XXI siècle et à cette situation d’emprise qui voit un homme profiter de la fêlure d’un autre pour en abuser et le manipuler à sa guise. Portée par des acteurs aussi inventifs que captifs jusque dans leurs corps pleinement investis, cette version fera date.

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Le plateau s’ouvre sur un vaste intérieur à la beauté glaçante et troublante de Richard Peduzzi  dont la hauteur des murs laissent entrevoir un couloir à l’étage avec des chambres et où défilent les personnages dans un instant de repli.  Au sol, un damier noir et blanc qui parcourt une grande pièce centrale décorée de meubles de choix, de têtes de cerf, d’un crucifix, d’une vierge en céramique, et de lourds rideaux de velours qui tantôt s’ouvrent ou se ferment pour une redistribution de l’espace.

Cette représentation clinique de la maison d’Orgon, lieu assiégé par le faux dévot Tartuffe, installe avec un seul regard tout l’enjeu dramatique des protagonistes et leur déséquilibre entre tension et déraison.

Madame Pernelle (Françoise Fabian), chapelet en main égrené, assène ses reproches à toute la maisonnée dont elle critique sans vergogne la vie dissolue, leur opposant la sage conduite de Tartuffe, homme bienfaiteur devant l’éternel qu’Orgon a recueilli chez lui. Convoitant la fortune, les biens, ainsi que la femme de son hôte, l’hypocrite imposteur réussit  si bien à le manipuler qu’il se voit proposer d’épouser Mariane (Victoire Du Bois), la propre fille  d’Orgon (Gilles Cohen). Décidée à agir afin de prouver à son mari l’imposture du malotru,  Elmire (Clotilde Hesme) le piège et le confond, mais entre temps ce dernier se sera déjà emparé  de tous les biens d’Orgon et aura déjà assouvi presque tous ses vices…

De cette œuvre foisonnante, monument d’intelligence, dans la sagacité et la finesse  de l’analyse des comportements humains, Luc Bondy se focalise sur le processus et les enjeux de la manipulation dont il met à jour à travers aussi les non-dits, l’état de frustration, d’aveuglement et de délitement de la famille qui a contribué à l’intrusion et au déploiement du corps étranger. Elle donne lieu à des scènes saisissantes aux images marquantes où chacun se débat face au trouble et à l’envoutement du prédateur.

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Toute la distribution est au diapason où Micha Lescot notamment s’empare avec une aisance diabolique du rôle titre tandis que Clotilde Hesme est désarmante en femme à la fois perdue et borderline. Quant à Orgon (Gilles Cohen), il est d’une présence intense entre l’affirmation de son statut de chef de famille et sa dévotion sans limite pour son gourou.

Une drôle de famille pour une grande histoire d’acteurs…

The Grand Budapest Hotel, un film de Wes Anderson

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Sortie le : 26 février 2014

Durée : 1h40

Avec : Ralph Fiennes, Tony Revolori, F. Murray Abraham, Adrian Brody, William Defoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Mathieu Amalric, Edward Norton, (respire), Bill Murray, Jude Law, Owen Wilson, Saoirse Ronan

Un peu de couleur dans les salles noires. Car oui, de la couleur, il y en a chez Wes Anderson. Bienvenue dans The Grand Budapest Hotel où vous y êtes accueillis comme princes et princesses, ambassadeurs de chez vous, trônes moquette-rouge sous vos fesses. Laissez-vous embarquer. Ne subissez surtout pas, et profitez d’un service cinq étoiles.

Synopsis :

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Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.
La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.[/pull_quote_center]

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 Wes Anderson a dû grandir sur un ancien cimetière indien. Comment expliquer The Grand Budapest Hotel et le reste de son Œuvre sinon ? Ah oui, le génie. Pas simplement le talent, mais le génie. C’est ce qui fait qu’Anderson est Anderson. L’humour anglais, franchement anglais même, vient épouser un traitement pictural maîtrisé et, terriblement bon. C’est pourquoi, le couple dialogue/image est parfait. Anderson découpe son film en chapitres. On découperait son film en tableaux, où chaque seconde serait une toile. Chaque plan est étudié. Chaque micro-centimètre de l’image est travaillé, rien n’est laissé au hasard. The Grand Budapest Hotel est, comme son nom l’indique, un hôtel, mais aussi, une galerie de portraits : Anderson peint  des personnages, tous différents, témoignage d’une inventivité monstre. Ralph Fiennes, Tony Revolori, F. Murray Abraham, Adrian Brody, William Defoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Mathieu Amalric, Edward Norton, (respire), Bill Murray, Jude Law, Owen Wilson, Saoirse Ronan, et j’en passe : qui dit hôtel de grande classe, implique casting de grande classe.

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Anderson se fait plaisir. Il bricole des personnalités et personnages singuliers pour chaque acteur, et les met en interaction, se croisant, se retrouvant, s’esquivant, s’échappant, se courant après (on adore la course poursuite luge contre moto entre Ralph Fiennes alias M.Gustave accompagné de son fabuleux Lobby Boy Zéro (T. Revolori) et William Defoe ou Joppling). Mais Anderson ne bricole pas seulement des personnages, il crée des décors, des maquettes : ainsi cette fameuse course poursuite, ne s’est surement réalisée qu’à échelle réduite. Mais on aime ça. On imagine ce Wes, gamin, jouant avec ses maquettes, dans sa chambre, et ses figurines, pensant des histoires loufoques.

 Dans la salle sombre, on rigole. La triple narration nous colle au corps, chaque seconde est amoureusement bouffée. Si The Grand Budapest Hotel  était un plat culinaire, il faudrait l’inventer : doux et tendre, jubilatoire et tordant, beau comme un plat gastronomique et généreusement copieux comme une assiette de grand-mère.

BO Alex Beaupain – Coffret cinéma

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Coffret cinéma – Livre disque / 2 rondelles
Sortie le 12 mai 2014

Alex Beaupain navigue depuis plusieurs années entre l’univers des albums studio (« Garçon d’honneur », « 33 Tours »,  « Pourquoi battait mon cœur » et « Après moi le déluge »), et celui de la création de musique de films.

Depuis sa rencontre avec Christophe Honoré, les 2 amis n’ont cessés de travailler ensemble :
Sur « les Chansons d’Amour », récompensé en 2008 par le César de la meilleure musique de film, ses compositions sont interprétées
tantôt par Louis Garrel, Clotildes Hesme ou encore Ludivine Sagnier.  Puis viennent les films « Les bien aimés », « Dans Paris » et « Non ma fille tu n’iras pas danser »… ou film après film,  la relève du cinéma français mais aussi les plus grands (Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, etc…)  s’empare et s’inspire de la poésie d’Alex Beaupain et le succès est toujours au rendez-vous.  Aujourd’hui, une sélection des 20 plus belles chansons du cinéma de Christophe Honoré  accompagnées de 10 chansons inédites et exclusives sont rassemblées dans le coffret « BO Alex Beaupain »…

Le livret est un très beau carnet de souvenirs, de correspondances entre Christophe Honoré et Alex Beaupain, d’extrait de scénaris et de notes…tout un univers, qu’Alex Beaupain nous laisse apercevoir et révélant une personnalité des plus talentueuses de la nouvelle scène française.

SIGNAL FESTIVAL du 11 au 14 juillet (w/ Vakula, Arandel, Downliners Sekt, Moerbeck, Antigone, Polar Inertia…)

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SIGNAL FESTIVAL
by Glazart & Exploration Music & Noctua
11 – 14 Juillet 2014
LaPlage + Glazart // Open Air + Club
4 Days // 2 Stages // 32 Artists // 60 Hours of house & techno

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ PROGRAMME ▬▬▬▬▬▬▬▬▬

ANTIGONE + ARANDEL + BAAZ + BATO (live) + BIRTH OF FREQUENCY + BORROWED IDENTITY
BRUMA (Live) + CALCIUM + CELINE + DIDIER ALLYNE + DJ JEE + DOWNLINERS SEKT (Live)
FRANCIS + FRANCOIS X + FULL QUANTIC PASS (Live) + GORDON SHUMWAY + GRAAL + HEARTBEAT
HENNING BAER + HORLA (Live) + [HXB] + JOHN SILL + MILTON BRADLEY + MOERBECK + PIT SPECTOR +
POLAR INERTIA (Live) + SAWF (Live) + VAKULA + VOPHONIQ (Live) + YAN KAYLEN (Live)

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ABOUT ▬▬▬▬▬▬▬▬▬

SIGNAL, c’est la résidence techno lancée par Glazart en 2013 avec le soutien d’Exploration Music.
Née de l’envie de mettre en place une série d’événements house et techno pointus pour un public large et festif,
cette nouvelle soirée, si elle est portée par Glazart, ne se fixe pas de limites géographiques.
Après s’être développée en quelques mois et plus de 7 événements réunissant entre 500 et 2000 personnes sur LaPlage,
à Glazart ou encore sur les Berges de Seine en plein coeur de Paris et sur des formats en journée comme de nuit,
SIGNAL se prépare déjà à voyager hors des frontières parisiennes au Printemps 2014 et inaugure
en même temps un nouveau format de concerts appelés « Signal Live ».

Cet été, la collaboration s’élargit avec la participation du collectif Noctua et met les bouchées double pour proposer
un véritable festival sur 4 jours, réunissant une trentaine d’artistes sur 2 espaces différents (plein air et intérieur)
en utilisant le cadre idyllique de LaPlage de Glazart. Notre ambition est de mettre en place un festival regroupant
quelques têtes d’affiches internationales mais qui mettra aussi en valeur une scène française débordante de dynamisme
et de talents, plaçant les labels et artistes locaux sur le devant de la scène !

The Spy, premier album de Monophona en libre écoute

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Que peut-il y avoir entre Émilie Simon et Mùm ? Désormais en tout cas, il y a Monophona, jeune groupe formé il y a tout juste 6 mois par la voix subtile et délicate de Claudine Muno et les instrus électro minimalistes et épurés de DJ Chook. Jorcsh, batteur, a rejoint le groupe ensuite pour former le trio sur scène. Monophona jouit déjà d’une belle réputation en ayant joué notamment en première partie du duo de guitaristes hors pairs Rodrigo y Gabriel.

Un très bel album.

Art Paris Art Fair : premiers chiffres d’une ouverture coup de poing !

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Mercredi 26 mars, l’ouverture d’Art Paris Art Fair a confirmé son succès grandissant.

14.976 visiteurs ont été enregistrés, soit 7 % de plus qu’en 2013. Un véritable succès, malgré le bouclage total du quartier des Champs Elysées et du Grand Palais, en raison de la visite du Président chinois Xi Jinping à Paris. Le poing monumental de l’artiste chinois Liu Bolin, qui domine l’entrée du Grand Palais, a donné le ton de la soirée du vernissage, qui a connu un véritable défilé de célébrités. Et Publik’Art y était of course !

On pouvait y croiser François Cluzet, Catherine Frot, Valérie Bonneton, Agnès Varda, Mathieu Demy, Jack Lang, Bernard Kouchner, Madame Toubon, Romane Sarfati, Dominique de Villepin, Vikash Dhorasoo, Stany et Dolores Chaplin, François Vincentelli, Edwy Plenel, Gérard Darmon, Pauline Lefèvre, Mickaël Cohen, Anthony Delon, ou encore ce matin Florence Foresti, et de nombreux collectionneurs : Comte et Comtesse de Flers, Monique Pozzo di Borgio, Diana Widmaier Picasso, Edouard Carmignac, Samir Sabbet d’Acre, DR Uli Sigg, grands donateurs du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, London Friends of the Hermitage, Patrons of the Whitechapel de Londres, The American Friends of the Musée d’Orsay, …

Cohérence et fraicheur des stands, exigence des galeries, sélection rigoureuse, Art Paris Art Fair s’affirme comme le rendez-vous leader pour l’art moderne et contemporain à Paris au printemps. Une foire de découvertes qui ose la différence.

Tous repartaient à la fermeture des portes, en contemplant L’Origine du Monde, projection événement de l’artiste français Miguel Chevalier que l’on peut voir chaque soir jusqu’à minuit, jusqu’au samedi 29 mars.

« Into the Woods », de Stephen Sondheim et James Lapine, à Paris

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Théâtre du Châtelet du 1 au 12 avril 2014
Comédie musicale « Into the Woods »
2, rue Edouard-Colonne – 75001 Paris

« Promenons-nous dans les bois »… À partir du fameux essai du psychanalyste Bruno Bettelheim, Stephen Sondheim revisite divers contes de fées : Cendrillon, Le Petit Chaperon rouge, Jack et le haricot magique…

« Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu’exige notre passage de l’immaturité à la maturité ». Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, 1976.

Mais le public du Châtelet, qui commence à se familiariser avec l’œuvre du maître de Broadway, doit bien se douter que Sondheim ne va pas forcément l’emmener sur les chemins nostalgiques de l’enfance. Tous ces contes se déroulent dans la forêt, lieu des peurs ancestrales qui représente ici, de manière métaphorique, la société dans laquelle des personnes d’âges, d’origines et de conditions diverses sont amenées à se côtoyer et tenter de vivre ensemble. Pas de leçon de morale dans cette œuvre, mais un regard empreint d’humanité sur notre illusoire quête de bonheur, où l’humour et le pastiche sont toujours présents à travers les chansons s’inspirant de rondes et de comptines dans lesquelles on retrouve l’inimitable « patte » Sondheim.

Captain America, le soldat de l’hiver, un film de Anthony et Joe Russo

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Sortie le : 26 mars 2014

Durée : 2h16

Avec : Chris Evans, Scarlett Johansson, Sebastien Stan, Samuel L. Jackson, Robert Redford

 

A l’image de la trilogie Batman de Christopher Nolan qui s’inspirait des bandes dessinées de Frank Miller publiées chez DC Comics, les deux frères réalisateurs Anthony et Joe Russo ont procédés à la même démarche pour Captain America, le Soldat de l’hiver en prenant également pour modèle Frank Miller mais surtout l’album Captain America – L’hiver meurtrier (The Winter Soldier en vo) signé du scénariste Ed Brubaker où le célèbre super-héros, crée en 1940 par Jack Kirby et Joe Simon, apparaît comme un personnage beaucoup plus subversif que dans son traitement initial.

Synopsis :

[pull_quote_center]Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi – le Soldat de l’Hiver.[/pull_quote_center]

C’est aussi la passion des deux réalisateurs pour les thrillers politiques des années 70 comme Marathon Man, Les Trois jours du Condor ou Les hommes du Président qui servent d’influence à ce second épisode.  Et ce n’est pas par hasard que le grand Robert Redford figure au générique dans le rôle de l’agent du SHIELD Alexander Pierce (attention spoiler) aux motivations qui vont se révéler pour le moins ambiguës. Si le premier film se situait en pleine seconde guerre mondiale, sa suite se déroule de nos jours et juste après les évènements de Avengers (2012). Le super-héros au costume et au bouclier patriotique de désormais quatre vingt quinze printemps n’a pas pris une ride ( !). Le contexte n’est plus le même et le Super-Héros, un peu désorienté par les bouleversements du monde, va devoir cette fois lutter contre des puissances obscures et invisibles comme des multinationales, des complots et une technologie qui permet désormais d’observer et d’écouter le moindre des citoyens de la planète…

Captain America, le Soldat de l’Hiver
Captain America, le Soldat de l’Hiver

 

Côté action, le film est parfaitement mis en scène, les réalisateurs ont opté pour un style réaliste avec des décors et des véhicules qui ne sentent pas trop le CGI à tout va. Certaines séquences de poursuites et fusillades, formidablement filmées, renvoient à celles du Heat (1995) de Michael Mann, Fast and Furious 5 (2011) de Justin Lin ou encore The Dark Knight : Le chevalier noir (2008) de Christopher Nolan par leur réalisme en même temps que leur puissance visuelle dévastatrice. Côté casting, Chris Evans (Snowpiercer, Le Transperceneige) reprend son rôle avec la même conviction que dans le premier film. Il a cette fois pour l’épauler la très sexy Scarlett Johansson dont le personnage de Natasha Romanoff/La Veuve noire (Black Widow) a été vue auparavant dans le Avengers de Joss Whedon, tout comme le patron borgne du SHIELD, Nick Fury, incarné toujours avec la même élégance par Samuel L. Jackson (Pulp Fiction). Enfin pour reprendre le célèbre adage de Alfred Hitchcock : « plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film », après le redoutable Crâne rouge (Red Skull) de Captain America : First Avenger (2011), le super vilain est ici ce fameux Soldat de l’Hiver du titre et campé brillamment par (attention spoiler) Sebastien Stan. Cet adversaire terrifiant confère une dimension supplémentaire par  son aspect noir, fantomatique et torturé qui renvoie au Joker de Batman.

 

Captain America, le Soldat de l’Hiver
Captain America, le Soldat de l’Hiver

 

Captain America, le Soldat de l’hiver, dernière cuvée du studio Marvel, est bourré de séquences d’action jouissives (voir la formidable mission d’ouverture nocturne contre des pirates à bord d’un bateau) et est porté par une intrigue qui n’est pas destinée à des post-ados écervelés tout en multipliant au passage les références « geek » en tout genre (aux spectateurs de les découvrir). Rares sont les suites qui peuvent se hausser, voir dépasser leur modèle, Captain America, le Soldat de l’hiver s’avère encore meilleur que le premier film. Alors que Captain America 3 est déjà en préparation, le succès de ce second volet des aventures du Super-Héros au bouclier est quasiment assuré !

Mexicana, tomes 1 & 2, une BD de Mars, Matz et Gilles Mezzomo (Glénat)

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Date de sortie : le 19 mars 2014

Auteurs : Mars & Matz (scénario) et Gilles Mezzomo (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Mexicana est une série BD co-écrite par Mars et Matz (Le Tueur, Du Plomb dans la tête…) – deux amis qui se sont rencontrés à Ubisoft Paris en collaborant sur un jeu – et dessinée par Gilles Mezzomo (Nouveau Monde). Un polar où un flic est obligé de se salir les mains à la solde d’un baron du cartel local, de l’autre côté de la frontière des Etats-Unis, où « le soleil peut tuer ».

Résumé de l’éditeur (tome 2) :

Parti à la recherche de son fils Kyle de l’autre côté de la frontière, Emmett se retrouve pris au piège dans le village que contrôle Angel Moreno. C’est lui qui avait ordonné à Kyle de dessouder l’agent infiltré de la DEA… Sauf que le gamin avait aussi une autre cible à abattre : Rolando Gutierez, l’un des principaux parrains de la terrible Ciudad Juarez. Angel promet à Emmett qu’une fois ce second contrat rempli, lui et son fils seront sauvés. Mais tiendra-t-il parole ? Car en tant qu’ancien militaire, vétéran de l’Afghanistan et du Kosovo, Emmett forme une recrue de choix. D’autant qu’il semble vraiment prêt à tout pour sauver son fils…

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Le scénario de Mexicana paraît simple, dans ces deux premiers albums qui en exposent les enjeux tout en profitant de l’occasion pour les développer à travers des scènes d’action où l’hémoglobine coule à foison. La violence froide et implacable est l’un des thèmes de prédilection de Matz, maître incontesté du polar BD. Il le démontre une fois encore avec cette nouvelle série. Plus le récit avance, plus l’intrigue prend de l’ampleur, notamment à la fin du second album. Bien que l’on puisse aisément user de divination, le récit n’en est pas moins très rythmé, avec beaucoup d’énergie donc de plaisir. Le scénario est certes simple, mais il est efficace, on ne peut que le reconnaître !

Le dessin de Gilles Mezzomo semble tout droit sorti d’une bonne vieille BD western à la Blueberry, avec des traits relativement épais et en nombre qui donnent dynamisme et profondeur aux planches, où les scènes d’action, bien découpées, abondent de détails sanguinolents…

Mexicana qui a un bon démarrage, n’a pas encore tout donné avec ses deux premiers albums. Le meilleur reste à venir, c’est une certitude.

Nouvelle bande-annonce du prochain X-Men : Days of Future Past, un film de Bryan Singer

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Date de sortie : le 21 mai 2014

Le prochain volet des X-Men est signé Bryan Singer (The Usual Suspects, X-Men : le commencement…). Un film avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Halle Berry, Anna Paquin, Ellen Page, Peter Dinklage, Ian McKellen, Patrick Stewart et Omar Sy.

Le film réunira pour la première fois les acteurs des premiers X-Men et ceux de la nouvelle génération.

Synopsis officiel :
Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

[youtube http://youtu.be/2Qap51SHxvY]

Les Thanatonautes – Tomes 1 à 3, une BD de Corbeyran et Pierre Taranzano (Glénat)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs : Corbeyran (scénario) et Pierre Taranzano (dessin) – d’après l’oeuvre de Bernard Werber

Prix : 13,90 € (56 pages)

Les Thanatonautes est l’adaptation BD du roman éponyme de Bernard Werber, scénarisée par Corbeyran (Metronom’, Le Chant des Stryges, Uchronie[s]Back World, La Conjuration d’Opale) et mise en images par Pierre Taranzano (Les Portes de Shamballa). Un triptyque terminé en ce mois de mars avec le troisième album : Le temps des professionnels.

Résumé de l’éditeur :

Poussés par le président Lucinder, les thanatonautes parviennent finalement à percer le secret de la pesée des âmes et de la réincarnation. Mais cette fabuleuse révélation provoque soudain auprès de la population un dangereux fatalisme. En effet, à quoi bon entreprendre quoi que ce soit puisque nos vies antérieures ont déjà défini notre karma ? Pourquoi accomplir des efforts si notre destinée est déjà écrite là-haut ?

Troisième et dernier volume de l’adaptation en BD du chef-d’œuvre de Bernard Werber ! Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit épique, drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination.

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Corbeyran, auteur très prolifique, adapte le roman préféré des lecteurs de Bernard Werber qui fut lors de sa sortie, dans les années 90, un échec commercial, étrangement. Dans son récit, l’auteur imagine ce qu’il y a après la mort, ou plus exactement en quoi consiste le passage de vie à trépas. Que devient-on ? Où allons-nous ? Sous quelle forme ? Autant de questions dont les réponses sont imaginées de façon totalement démystifiée, coupée des dogmes religieux, bien que les figures emblématiques de notre inconscient collectif y soient représentées (anges, démons, 7ème ciel….). C’est plutôt la façon d’appréhender les voyages dans l’au-delà qui est originale, à travers Les Thanatonautes. Et Corbeyran a très bien mis cela en avant, avec un récit bien calibré pour le format. L’écriture est fleuve, tout comme la lecture. On aurait presqu’aimer que cela dure un peu plus, avec un scénario étoffé.

Le dessin de Pierre Taranzano est réalisé dans un style moderne, aux traits fins, sans aspérité, si ce n’est les contours marqués des personnages, avec une coloration aux contrastes vivifiants. Un ensemble proche du comics.

Les Thanatonautes est une série agréable qui offre une nouvelle perspective à l’oeuvre de Bernard Werber. Une belle occasion de  la découvrir en images, et en bulles.

Pathé Distribution soutient Les Toiles Enchantées, pour les enfants hospitalisés : les dimanches 30 mars et 6 avril

Pathé Distribution soutient Les Toiles Enchantées !

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Pathé Distribution soutient Les Toiles Enchantées :

À cette belle association qui offre les films à l’affiche aux enfants hospitalisés sur grand écran comme au cinéma, Pathé reversera 1€ sur chaque place achetée pour toutes les séances de :

La Belle et la Bête le dimanche 30 mars

et toutes les séances du film Supercondriaque le dimanche 6 avril !

À vos agendas et rendez-vous partout en France les dimanches 30 mars et 6 avril en salles !

Hertz, tomes 1 à 4, une BD de Didier Convard, Éric Adam, Christian Gine et Denis Falque (Glénat)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs : Didier Convard et Éric Adam (scénario), Christian Gine et Denis Falque (dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Hertz est l’une des séries de l’univers du Triangle des Secrets (au même titre que I.N.R.I ou Les Gardiens du sang). Le quatrième album est signé au scénario des compères Didier Convard (Le Triangle SecretVincil’Ange briséTanâtosKaplan & Masson, Neige : Fondation, Marco Polo, Vercingétorix...) et Eric Adam (Contes du Septième SouffleLes CarrésD’Artagnan, Neige : Fondation, Marco Polo, Vercingétorix) et illustré par Christian Gine ( Le Protocole du Tueur, Le Triangle des Secrets, I.N.R.I) et Denis Falque (Mathieu Lamy, Neige, le Triangle Secret, Les Boucliers de Mars…).

Résumé de l’éditeur (tome 4) :

En parcourant le journal intime de son ancêtre, Martin Hertz fait une découverte étonnante : André Hertz aurait été « l’ombre de l’Aigle », l’espion particulier de Napoléon Bonaparte ! Son récit commence le 16 juin 1815… Dissimulé sur les toits de la Tour de Londres, André Hertz observe des membres du gouvernement anglais s’échanger un parchemin susceptible de donner à Bonaparte la clé de la victoire finale. Faisant état de ses talents, il parvient à subtiliser le document et à se faufiler telle une ombre. De son côté, sans nouvelles de son espion, Napoléon marche vers Waterloo : Hertz doit à tout prix rejoindre son Empereur avant que celui-ci ne s’empale sur les armées de l’Alliance. Mais il va devoir passer à travers les lignes ennemies et la fureur du combat…

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Hertz ne déçoit pas. Les scénaristes, Didier Convard en tête (il a scénarisé les quatre albums), font preuve d’une grande imagination, avec l’art de l’articuler autour d’une construction méticuleuse et soignée, sauvegardant toujours l’effet de surprise et entretenant le suspens jusqu’au bout. Décidément, l’univers culte du Triangle des Secrets n’a pas finit de faire des émules. Et des petits. Dans Hertz, chaque album réserve son lot de plaisir à travers les âges parcourus, sous l’époque de Napoléon. L’ombre de l’Aigle, quatrième album paru il y a quelques jours, se passe quasi-intégralement sur l’ennuyeuse île de Sainte-Hélène. Pourtant, le suspens est toujours au cœur du récit. L’écriture est stupéfiante d’habileté. Et les conclusions de chacun des albums honorent véritablement la lecture.

Quant au dessin, il est très fin et clair, dans un style traditionnel et épuré. Le découpage ne souffre d’aucun défaut tandis que la coloration, toujours classique, reste homogène et agréable à l’œil.

Hertz est une série à ne pas manquer, son dernier album le confirmant une nouvelle fois.

Johnny & Mary (feat. Bryan Ferry), le nouveau single de Todd Terje en libre écoute

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Date de sortie : le 7 avril 2014

 

Todd Terje vient tout juste de sortir Johnny & Mary, extrait de son premier album It’s Album Time. Une reprise du titre éponyme de Robert Palmer, complètement planante, accompagnée d’un synthé et de la voix suave de Bryan Ferry. Tout à fait prometteur.

Passions, une BD de Daniel Goossens (Fluide Glacial)

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Date de sortie : le 19 mars 2014

Auteurs : Daniel Goossens (scénario et dessin)

Prix : 14 € (48 pages)

Trois ans après Sacré Comique, Daniel Goossens revient avec Georges et Louis dans un ouvrage débordant de Passions, pour revisiter tous les codes du romantisme littéraire. Enfin, le romantisme selon Goossens, évidemment.

Résumé de l’éditeur :

Goossens met en scène ses personnages fétiches Georges et Louis romanciers. À la recherche de l’inspiration pour ses romans, Louis expose à son ami Georges de nouvelles idées qui vont révolutionner la littérature ! Et nous voilà embarqués dans des histoires sentimentales, drôles et absurdes teintées d’une multitude de références culturelles. Goossens manie l’absurde et le comique de situation avec grâce. Il joue avec délice avec tous les codes du romantisme, parodiant les clichés de la romance et les grandes oeuvres sentimentales. Scarlett O’Hara n’a qu’à bien se tenir !

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Daniel Goossens nous orne dans Passions de glorieux remakes avec Autant en emporte la Bidoche, ou avec un récit d’aventure de chasseurs (de bébés sauvages) au beau milieu de l’Afrique… Avec un thème de prédilection : le romantisme (et l’absurde en filigrane). La passion amoureuse qui va jusqu’aux relations moyennant finances. On retrouve l’humour et les traits géniaux d’un Goossens en (très) grande forme. Un ineffable style propre à son auteur, dont on se garderait bien de tenter de décrire les travers (car, tout va de travers, assurément).

Passions est à l’égal de son auteur : un condensé de génie et de folie furieuse.

Maggy Garrisson – T. 1, une BD de Lewis Trondheim et Stéphane Oiry (Dupuis)

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Date de sortie : le 7 mars 2014

Auteurs : Lewis Trondheim (scénario) et  Stéphane Oiry (dessin)

Prix : 14,50 € (48 pages)

Maggy Garrisson est une nouvelle série écrite par Lewis Trondheim, l’homme à l’humour fou et décalé (parfois décapant) auteur des séries fantastiques Donjon et Ralph Azham. Sauf qu’ici, c’est dans un registre légèrement différent qu’on le retrouve, à travers un récit d’humour noir et grinçant illustré par Stéphane Oiry (Les passe-murailles, Pauline et les loups garous).

Résumé de l’éditeur :

Même dans l’agence miteuse d’un détective alcoolique, un boulot, ça reste un boulot. Et depuis le temps qu’elle en cherche un, Maggy Garrisson veut bien faire quelques concessions. D’autant qu’il y a toujours moyen de se faire quelques billets, quand on est prêt à aider son prochain et qu’on sait faire preuve d’un minimum de présence d’esprit. Ce qui semble d’ailleurs sacrément manquer à Anthony Wight, son patron, qui s’est fait passer à tabac cinq jours après qu’elle eut commencé à travailler pour lui et qui ne reprend connaissance que pour lui demander de lui apporter son vieux portefeuille à l’hôpital.

Menue monnaie, facturette, reçu de parking, coupons pour une salle d’arcade… Pas de quoi faire le déplacement, et pourtant, quand Maggy constate qu’elle est suivie dans la rue, elle flaire le coup fourré. Car sous leur aspect anodin, les coupons semblent susciter une vraie convoitise.

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Maggy Garrisson est un personnage original, très original. Il fallait s’en douter avec Lewis Trondheim. Sans emploi, elle recherche sans cesse de petites combines pour extirper de l’argent à son prochain. Et pour combler le manque d’homme dans sa vie, elle passe ses soirées à vider des pintes de bières dans son bar favori. Un personnage haut en couleurs, dont le sens de la formule n’a pas d’égal et qui ne tardera pas à être embarqué dans une mystérieuse affaire quasi-policière, où danger et petites combines viendront pimenter sa vie de loseuse. Le récit est aussi original que bien écrit. Lewis Trondheim dote son histoire d’un humour tellement british qu’il est difficile d’y résister. C’est noir, c’est acerbe, c’est relevé.

Quant au dessin de Stéphane Oiry, il est réalisé dans un style très sobre, avec des traits aux contours épais et une coloration dense et contrastée, aux dominantes variant en fonction des planches et des endroits fréquentés. Un dessin très appréciable où la lumière est utilisée avec brio, malgré un récit se déroulant quasiment entièrement de nuit.

Maggy Garrisson débute ses aventures avec panache, sous ses formes d’antihéros. Ce premier tome porte bien son nom : Fais un sourire, Maggy. Elle le peut, son album est une franche réussite.

Découvrez les premières minutes du film #CaptainAmerica : Le Soldat de l’Hiver

Découvrez les premières minutes du film Captain America : Le Soldat de l’Hiver, ici et maintenant ! Vous pouvez également lire notre chronique ici.

[youtube http://youtu.be/JWwKzm98EXw]

Treble & Reverb, l’album d’Aaradhna l’artiste Néo-Zélandaise aux 9 Awards en libre écoute

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Date de sortie : le 24 mars 2014

Aaradhna est Néo-Zélandaise, elle a remporté 6 Pacific Music Awards (Meilleure artiste féminine, Meilleure artiste urbaine, Meilleure chanson « Wake up », Meilleur video-clip « Lorena Bobbitt », Meilleur album du Pacific, Meilleur airplay pour « wake up ») et 2 récompenses aux Vodafone New Zealand Music Awards (Meilleur album de l’année de Nouvelle Zélande, Meilleure artiste féminine de l’année).

Son album sorti aujourd’hui Treble & Reverb est en effet d’une fraîcheur bienvenue ! Des sonorités à dominante pop, mais qui ne se résume certainement pas à cela. A découvrir !

Les Damnés de Paris, une BD de Michael Le Galli et Marie Jaffredo (Vents d’Ouest)

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Date de sortie : le 12 mars 2014

Auteurs : Michael Le Galli (scénario) et Marie Jaffredo (dessin)

Prix : 22 € (128 pages)

Les Damnés de Paris est une BD one shot écrite par Michael Le Galli (Paroles sans Papiersl’Epopée Alexandre, Overlord…) et illustrée par Marie Jaffredo (Et si…). Une invitation au cœur du Paris de 1869.

Résumé de l’éditeur :

Paris, mai 1869. Constance Desprez arrive de province à la gare Saint-Lazare. Décontenancée par la foule et l’agitation de la capitale, elle parvient à surmonter ses craintes, portée par un seul objectif : retrouver son fils, placé dès sa naissance dans un orphelinat. Pour l’aider dans sa quête, elle s’appuie sur Darius, gavroche espiègle, et sa parfaite connaissance du « Paris populaire », et André Gill, célèbre caricaturiste au journal L’Éclipse qui lui ouvre les portes du « Paris mondain ». Les trois protagonistes sont en scène, le drame peut se jouer, nul n’en sortira indemne…

Michaël Le Galli et Marie Jaffredo se sont inspirés d’œuvres picturales et photographiques de l’époque pour nous offrir le décor plus vrai que nature des Damnés de Paris. Le Paris fascinant de la fin du XIXe siècle et des grands travaux d’Haussmann ; le Paris des impressionnistes et des écrivains, dont Émile Zola sert de référence à cette histoire ; le Paris des débuts de la photographie avec Nadar. Mais aussi un Paris au bord du gouffre, précédant de peu les événements de la Commune, la guerre et le déclin du Second Empire. 210219_pla

Michael Le Galli propose de suivre les destins de trois personnages centraux, qui se croisent dans Paris. Un homme artiste peintre et illustrateur, une femme provinciale venue à Paris dans l’espoir de retrouver son enfant adopté par une famille parisienne et un enfant vagabond des rues, qui les fera se rencontrer. Le scénario semble conçu comme une longue et belle balade dans le Paris de l’époque, dans ses belles rues, ses restaurants, ses lieux culturels et historiques phares, sans oublier les chantiers d’Haussmann. L’écriture est fleuve et très agréable, avec une intrigue légère mais divertissante. Un récit très bien documenté, qui donne l’illusion d’un voyage dans le temps.

Un voyage qui ne se ferait pas sans le dessin de Marie Jaffredo aux traits fins et délicats, à la coloration légèrement pastelle. De quoi donner à ce récit d’époque toute sa dimension, avec de magnifiques décors, aux détails nombreux. Un vrai régal pour les yeux qui ne manquent pas de s’attarder longuement sur les planches avec délectation.

Les Damnés de Paris est un excellent voyage initiatique dans la vie parisienne du XIXème siècle, remarquablement illustré.

Résultats concours : Her, 6 places de ciné et 1 affiche du film gagnées.

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Sortie le 19 mars 2014

A l’occasion de la sortie au cinéma le 19 mars de HER, la love story de Spike JonzePublik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

 3×2 places de cinéma pour le film HER

  1 affiche du film (120×160)

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 814 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les trois heureux gagnants de deux places de ciné sont :

Muriel Rousseau, Maryse Serene et Serge Jacques.

L’heureux gagnant d’une affiche du film est :

Bernard Renou

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Vous pouvez lire la chronique de Publik’Art sur ce film en cliquant ici.

Très bon film à tous.

Hervé Devolder (tout seul) dans Scapin (d’après Molière, Les Fourberies de Scapin)

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Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? Hervé Devolder joue Les Fourberies de Scapin, mais toute sa troupe l’a visiblement laissé en plan, alors… Il joue tout seul !

Art Paris Art Fair : 27 – 30 mars 2014, à Paris

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Du 27 au 30 mars 2014, ART PARIS ART FAIR
Grand Palais, Nef

Une édition 2014 qui regarde l’Asie
Du 27 au 30 mars 2014, ART PARIS ART FAIR réunit sous la nef du Grand Palais quelque 140 galeries internationales de 18 pays, présentant un panorama de l’art moderne et contemporain qui inclut également la photographie, le design et l’édition d’art.
La sélection 2014 affirme la nouvelle identité d’ART PARIS ART FAIR initiée il y a trois ans : celle d’être une foire européenne qui explore les territoires de l’Est (Europe centrale, Moyen Orient, Asie). Aux galeries russes, mises à l’honneur en 2013, s’ajoutent aujourd’hui les galeries chinoises invitées d’honneur de l’édition 2014, embarquant dans leur sillage d’autres enseignes asiatiques comme Hua Gallery (Londres), Adler Subhashok Gallery (Bangkok), ou encore 313 Art Project (Séoul). Bien que s’ouvrant davantage à l’international (50% de participation étrangère en 2014 contre 43% en 2013), ART PARIS ART FAIR revendique le soutien à la création européenne et française, qui constitue le socle de base de la foire. Du côté européen, on note l’arrivée de Feizi (Bruxelles), Ditesheim & Maffei Fine Art (Neuchâtel), Alessandro Bagnai (Florence) et le retour de Mario Mauroner (Vienne). Du côté français, les galeries Camera Obscura, Bertrand Grimont, font leur retour, tandis que font leur première entrée les galeries Françoise Besson (Lyon), In Camera (Paris), Françoise Livinec (Paris) et pour la partie design Jousse Entreprise (Paris), Armel Soyer (Paris) et Galerie NeC nilsson et chiglien (Paris).

Les 50 ans des relations France-Chine : La Chine invitée d’honneur
La Chine est l’invitée d’honneur de l’édition 2014 qui s’inscrit dans la commémoration des 50 ans des relations France – Chine (http://www.france-chine50.com).
ART PARIS ART FAIR met en lumière la richesse et le dynamisme de la scène chinoise moderne et contemporaine avec près de 90 artistes, de différentes générations, représentés aussi bien par dix galeries venues de Beijing, Shanghai et Hong Kong (Xin Dong Cheng, Ifa gallery, 10 Chancery Lane, Blindspot…) que par une vingtaine d’enseignes occidentales comme A2Z Art Gallery, Paris-Beijing, Loft, Daniel Templon… Cette mise à l’honneur souligne également la présence constante des créateurs chinois à Paris, de Zao Wou Ki (Galerie Bogéna) et Chu Teh Chun (Galerie Patrice Trigano), proches de l’abstraction lyrique, à Wang Keping (Galerie Zürcher), fondateur du fameux « groupe des étoiles », ou encore Gao Xingjian, Prix Nobel de littérature et peintre, à qui la Galerie Claude Bernard consacre son stand.

Privilégier la découverte grâce à des secteurs thématiques
En complément de la scène invitée, ART PARIS ART FAIR, propose des secteurs thématiques privilégiant la découverte :
PROMESSES Inauguré avec succès en 2013, ce secteur incite à la découverte de nouveaux talents internationaux et accueille 12 jeunes galeries de Beijing, Bruxelles, Genève, Londres, New- York, Paris et Saint-Pétersbourg qui participent pour la première fois et ont moins de cinq ans d’existence.
ART DESIGN Cette plateforme explore les frontières entre l’art et le design contemporain. Pour sa 3ème édition, celle-ci réunit une dizaine de galeries qui présentent des œuvres originales réalisées en mode confidentiel par des talents contemporains. Nouveauté 2014 : un espace ArtDesignLab donne carte blanche à 8 designers pour leurs recherches expérimentales interrogeant les frontières entre art et design. La plateforme Artdesign est soutenue par IDEAT Magazine et Maserati.
ART BOOKS LIBRAIRIE FLAMMARION Sous l’égide du groupe Art et Beaux livres du Syndicat national de l’édition, en association avec la librairie Flammarion, ART PARIS ART FAIR offre un espace spécifiquement consacré aux livres d’art et d’artiste qui rassemble une trentaine d’éditeurs. Pendant toute la durée de la foire, artistes, écrivains ou historiens d’art viendront signer leurs ouvrages.

L’ESPACE RELIURE CONTEMPORAINE Art Paris Art Fair met en avant la reliure d’art contemporaine et présente une cinquantaine des plus belles œuvres reliées en France, réunie de façon inédite sur plus de 200m2, avec le concours des plus grands collectionneurs. Cette présentation inédite de la reliure d’art est proposée par l’ATEMPOREL, association à but non lucratif, dont l’objet est de promouvoir les rencontres entre collectionneurs et professionnels de la reliure d’art.
FONDS CANSON® POUR L’ART ET LE PAPIER ART PARIS ART FAIR accueille sur ses murs la révélation des cinq finalistes du Prix Canson 2014 dont le jury est présidé par l’artiste français d’origine chinoise YAN PEI-MING. Le Prix Canson récompense, avec un prestigieux jury, un artiste pour son travail en affinité intime avec le papier.

A PARIS AU PRINTEMPS Le parcours VIP À Paris au Printemps met en exergue la riche actualité de la scène artistique parisienne avec les expositions Robert Adams et Mathieu Pernot au Jeu de Paume, Lida Abdul à la Fondation Calouste Gulbenkian, Angelika Markul au Palais de Tokyo, Astralis à l’Espace culturel Louis Vuitton, America Latina à la Fondation Cartier ou encore Bill Viola et Robert Mapplethorpe au Grand Palais. Le thème de la Chine est évoqué au Musée des arts décoratifs avec l’exposition « De la Chine aux Arts Décoratifs », au sein du nouvelle accrochage des collections du Centre Pompidou « Modernités Plurielles » et au Centquatre-Paris avec l’installation « Terracotta Daughters » de Prune Nourry, œuvre monumentale réalisée par l’artiste française au cours d’une année passée en Chine.

 

Art Paris Art Fair du 26 au 29 mars : Projection évènement

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Du 26 au 29 mars 2014 de 19h30 à minuit, l’Origine du Monde, la nouvelle création numérique monumentale de Miguel Chevalier, sera projetée sur la façade du Grand Palais. Cette installation s’inspire de la biologie, des micro-organismes et des automates cellulaires. Des cellules se multiplient, se divisent, fusionnent, prolifèrent dans un rythme tantôt lent, tantôt rapide.
Des tableaux de méga pixels noir et blanc instables glissent progressivement vers des spirales de couleurs vives et saturées qui tourbillonnent et exécutent de véritables chorégraphies sur la musique de Michel Redolfi. Monde organique ou pixellisé, cet univers artificiel semble retrouver celui de la vie. C’est un nouveau « baroque technologique » qui donne forme à l’informe et se renouvelle perpétuellement. Cette installation rend enfin hommage aux artistes du muralisme mexicain, tels que Diego Rivera ou David Alfaro Siqueiros, dont les peintures murales réalisées dans l’espace public rendaient l’art accessible au plus grand nombre.

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BIOGRAPHIE MIGUEL CHEVALIER Né en 1959 à Mexico, il vit et travaille à Paris. Depuis 1978, l’artiste français utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique. Son œuvre, expérimentale et pluridisciplinaire, prend ses sources dans l’histoire de l’art dont il reformule les données essentielles. Son travail aborde la question de l’immatérialité dans l’art, ainsi que les logiques induites par l’ordinateur, tels que l’hybridation, la générativité, l’interactivité, la mise en réseau. Il développe différentes thématiques, telles que la relation entre nature et artifice, l’observation des flux et des réseaux qui organisent nos sociétés contemporaines, l’imaginaire de l’architecture et des villes virtuelles. Les images qu’ils nous livrent interrogent perpétuellement notre relation au monde.

Jesse James : la playlist du maître du hip-hop instrumental en libre écoute

Jesse James

Jesse James est le dernier coup de cœur en date, album de la semaine sous nos octets pour Monochrome Skies. Le beatmaker a sorti depuis une foultitude de titres que nous vous avons rassemblés en une playlist, juste pour vous. Et pour le plaisir. A écouter d’urgence !

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