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Ys La Légende, tome 3 : une BD de Jean-Luc Istin et Dejan Nenadov (Soleil)

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Date de sortie : 16 juillet 2014
Auteurs : Jean-Luc Istin (scénario) et Dejan Nenadov (dessin)
Prix : 14,50 € (58 pages)

Ys La Légende est une nouvelle plongée dans l’univers des Légendes Arthuriennes, plus particulièrement chez les pictes, proposée par Jean-Luc Istin (Merlin, Les Contes du Korrigan, Les Druides, Excalibur Chroniques, Elfes, LancelotHannibal Mériadec et les larmes d’Odin, World War Wolves) et illustrée par Dejan Nenadov (Arcanes).

Résumé de l’éditeur :

Ys la blanche ! Ys la cité bretonne qui fait trembler les émissaires du christ ! Gwénolé y réclame une église, Ahès, la belle princesse, fille du célèbre roi Gradlon s’y refuse. Est-ce la force de Dieu qui emportera la cité sous les flots ou la cupidité et la jalousie des Hommes ?

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Le scénario d’Ys La Légende relate le destin légendaire d’une citée bretonne construite dans la baie de Douarnenez ou au large de celle-ci, puis engloutie par l’Océan. Et alors que dans les deux premiers tomes, Jean-Luc Istin nous contait plutôt l’histoire d’un chef de guerre picte vivant la tragédie de tout perdre, à l’exception de sa fille qu’il éduqua comme son fils, ce troisième album offre enfin la conquête promise : celle d’Ys. Et c’est sa fille qui la gouvernera avant qu’elle ne sombre dans les abysses. On se régale une fois encore à découvrir une nouvelle légende, plutôt méconnue, à travers la plume de cet excellent auteur. Une écriture et un découpage très harmonieux, qui donnent du relief aux nombreux duels guerriers et, évidemment, à cette légende.

Le dessin de Dejan Nenadov est pour sa part riche et chargé, aux planches presque noircies par de nombreux passages sur les traits de ses personnages. Mais cela ne fait que renforcer leur aspect brut, voire brutal. Un dessin qui colle très bien au récit.

Ce troisième album semble ainsi terminer la série sur un épilogue à la hauteur de nos espérances ! A lire.

Asier ETA biok, un film documentaire sur le Pays Basque, de Aitor Merino

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Asier ETA biok

Film espagnol sorti en 2013. Durée : 1h33

Actuellement au cinéma à l‘Autre Cinéma, à Bayonne.

Il était une fois une histoire vraie de deux amis basques.

Aitor Merino connaît Asier depuis de très nombreuses années. Ils étaient les meilleurs amis dès leur enfance. Puis, comme tout le monde, la vie les a séparés.

Aitor est devenu acteur, installé en Equateur et Asier …

Aitor est revenu dans son pays, le Pays Basque. Et, un jour, il reçoit un coup de téléphone de son ami Asier et reprend ainsi contact avec lui. Pour essayer de le comprendre, Aitor pense que le mieux est de réaliser un film sur les démarches de son ami.

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Aitor aime son Pays Basque. Il est de Pampelune, comme son ami. C’est donc avec beaucoup de passion qu’il nous explique ce qu’est le Pays Basque, à cheval entre la France et l’Espagne. Et ce qu’est l’ETA. Son ami Asier a quitté le Pays Basque, poursuivi par la police. Il est finalement arrêté, et passe 8 ans en prison, à Fleury Mérogis, en France.

Aitor pose alors les bonnes questions. Pourquoi Asier appartenait-il à l’ETA ? Etait-il armé ? A-t-il tué au nom de la liberté ?

Tout au long du film, et jusqu’à la fin, cette question va nous hanter. Asier est-il un criminel ? Est-ce possible qu’il ait tué ?

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Autant de questions qui donnent le fil conducteur à ce film… Un film vrai où le réalisateur reste avant tout un observateur qui traite des sujets les plus graves avec une jolie pointe d’humour. Il filme et examine à la louche les réactions d’Asier, et des autres. Sa sortie de prison est éloquente. Les confessions de sa mère également.

Asier et Aitor n’ont décidément pas du tout emprunté la même route, avec pourtant les mêmes origines basques.

Aitor finira-t-il par comprendre l’ETA et son ami, engagé à vie ? Est-il possible d’accepter cette adhésion ? De rester ami ?

L’ETA a rendu les armes, mais les braises restent encore chaudes…

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Un film qui nous aide à nous poser les bonnes questions sur l’histoire du Pays Basque et l’ETA. Un film à la fois politique, mais aussi historique. On peut juste regretter de ne pas dévoiler davantage l’Histoire de l’Espagne, sous le régime de Franco, qui a été déterminante pour le Pays Basque. L’Euskal Herria a alors été interdit de réunion, interdit de parler l’Euskara, interdit toute culture basque, interdit les ikastolas… Terrible répression franquiste dont les Basques ont terriblement souffert.

Aitor comprend-il Asier ? A-t-il réussi à expliquer à ses amis espagnols le pourquoi du comment de l’ETA à travers la vie de son ami ?

Aujourd’hui, quel est l’avenir du Pays Basque, du Nord et du Sud ? Et de l’ETA ? Et des prisonniers politiques ?

Un très bon film, avec de très belles photos, qui a reçu le Prix Irizar du Cinéma Basque au Festival International de Cinéma de San Sebastian 2013. Le film est en basque, doublé en espagnol et sous-titré en français.

Philippe Djian, Oh…, Collection Folio, Gallimard. Parution 13-02-2014.

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 « Oh… », prix Interallié 2012, désormais disponible en collection de poche Folio (256 pages, 6,80 €), est un roman percutant, dans lequel sa noirceur emprunte d’ironie dévastatrice, se révèle une fois encore jubilatoire.

Philippe Djian dresse un portrait sans concession d’une époque malmenée, la nôtre, où chacun des personnages se débat face à la médiocrité et aux désillusions de la vie avec la meilleure volonté du monde mais dans un cercle intime, familial, social, toujours incertain et donc perturbant.

[…] Un regard ultra contemporain porté sur notre société dont l’humour grinçant de Djian, tapi à l’abri d’une formule assassine ou d’une situation qui n’appartiennent qu’à lui, permet d’en mesurer l’acuité

La narratrice, Michèle, est violée chez elle par un homme cagoulé. De cette agression dont elle se relève sans être blessée, elle préfère la taire et plutôt se préparer à se défendre si son agresseur revient.

Ainsi va la force narrative de l’auteur, qui confronte son personnage principal à une situation extrême et en scrute les ressorts révélateurs d’une singularité, et dans un style très maîtrisé d’une grande fluidité.

Mère divorcée, co-dirigeante d’une boîte de production, elle porte un lourd passé à cause de son père emprisonné pour avoir tué soixante-dix enfants dans un club Mickey lorsqu’elle avait 16 ans.

Elle entretient des relations houleuses avec sa vieille mère qui vit avec un gigolo et doit subvenir aux besoins de son fils en couple avec une femme enceinte dont il n’est pas le père.

Le mari d’Anne, sa meilleure amie et marraine de son fils, est son amant. Michèle ne le supporte plus tout en redoutant, si celle-ci venait à l’apprendre, de perdre son unique amie.

Patrick, le nouveau voisin de Michèle, se montre serviable, et plus, si affinités. Il ne lui déplait pas et elle débute une liaison avec lui jusqu’à ce quelle constate qu’il est en réalité son violeur.

Entre attirance et répulsion, elle se dit que ce n’est plus possible, qu’il faut qu’ils parlent, jusqu’au coup de semonce final aussi inattendu que radical…

Djian se met pour la première fois dans la peau d’une femme à travers son héroïne dont la caractérisation est d’une grande justesse. Complètement raccord avec notre époque, Michèle est libre, intelligente, forte mais seule. Où sa force fragile avec sa part d’ombre la rende d’autant plus attachante et émouvante.

Les hommes qu’il met en scène subissent leur existence dans un lien de dépendance qui en font de grands enfants attardés.

Un regard ultra contemporain porté sur notre société dont l’humour grinçant de Djian, tapi à l’abri d’une formule assassine ou d’une situation qui n’appartiennent qu’à lui, permet d’en mesurer l’acuité…

Servitude, tome 4 : une BD de Fabrice David et Éric Bourgier (Soleil)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Fabrice David (scénario) et Éric Bourgier (dessin)
Prix : 14,50 € (48 pages)

Servitude est un univers conçu par Fabrice David (Carthage, Les Voies du Seigneur, Le Crépuscule de Tellure, Live War Heroes…) et Éric Bourgier (Live War Heroes). Un projet qui a pris plusieurs formes (les auteurs ont mis près de 10 ans à mettre ce monde sur pied) avant de devenir cette série BD culte, prévue en cinq tomes. C’est donc déjà l’avant-dernier épisode qui est paru au début de l’été.

Résumé de l’éditeur :

Les Fils de la Terre ont perdu leur roi et peut-être même la guerre lors de la terrible bataille d’Al Astan qui a vu le duc d’Omel et ses alliés s’imposer.
Pris au piège dans la cité marchande et grièvement blessé, Kiriel finit par trouver une bien étrange échappatoire grâce à l’arrivée d’un providentiel navire iccrin et à l’intervention de Fl’ar.
Mais qu’en est-il réellement du passé de la mystérieuse générale de Péloris ? Et quel rôle viennent donc jouer les serviteurs des Anges dans cette sombre machination qui répand le chaos sur l’ensemble du continent ?

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La richesse de l’univers de Fabrice David est telle qu’il aurait pu en faire un scénario gigantesque réparti en d’innombrables albums. Mais ce n’est pas le choix opéré puisque la série est à l’aube de son épilogue avec ce quatrième album, intitulé Iccrins. Après celui des Dragons et des Géants, c’est vers le peuple des Anges que nous emmène cette fois le récit. Des Anges qui se révèleront bien plus cruels qu’on ne le pense. Fidèle à sa trame scénaristique, l’auteur garde toujours en ligne de mire la guerre qui fait rage et divise les Fils de la Terre, orchestrée par le Dieu Créateur. Un voyage qui surprend encore et toujours, avec une intensité rare. Servitude est une merveille, qu’on verrait bien un jour adaptée en série télé à la manière de Game Of Thrones.

Une merveille sublimée par le dessin d’Éric Bourgier, au réalisme et à la finesse inégalée. On contemple ainsi de magnifiques planches, ornées d’une coloration subtilement  déclinée de tons sépias. Le résultat est à couper le souffle.

On redoute ainsi, au moins autant qu’on l’attend, la fin de la série avec le prochain et dernier album. Une série d’ores et déjà culte.

Deep, tome 3 : une BD de Stéphane Betbeder et Federico Pietrobon (Soleil)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteurs : Stéphane Betbeder (scénario) et Federico Pietrobon (dessin)
Prix : 14,50 € (54 pages)

Deep  est un triptyque écrit par Stéphane Betbeder (InlandsisDogma, 2021, Bunker, Les Montefiore) et illustré par Federico Pietrobon (Wisher, La Compagnie des ténèbres…). Il s’agit là d’un récit de science-fiction où l’extinction de la race humaine est précipitée par des nanovirus qui dérèglent les êtres vivants sur terre.

Résumé de l’éditeur :

L’émetteur sous-marin à l’origine inconnue est détruit, mais les nanos virus meurtriers qui répondaient à son signal se révèlent autonomes.
Venise, New York, Auckland, les attaques contre les zones de densité de population se multiplient.
La pandémie se propage rapidement, l’hécatombe qu’elle provoque est aussi brusque que mondialisée. L’humanité est décimée. Quelques poches de survivants sont pourtant épargnées. Au cœur du désert australien, la résistance s’organise.
Tout porte à croire que ces nanos virus sont intelligents et communiquent entre eux. Ils traquent les vivants où qu’ils soient.
Dans ces conditions, organiser une contre-attaque efficace paraît mission impossible. Heureusement, par delà le temps, par-delà l’espace, deux vieillards veillent. Leur aide providentielle, venue d’un futur où la conséquence précède la cause, suffira-t-elle à enrailler cette effroyable machine de mort ?

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Ce dernier album de Deep répond à nombre de questions et d’interrogations sur les phénomènes étranges arrivés jusqu’ici. On en apprend plus sur le fonctionnement des nanovirus, et sur leur mystérieuse source abyssale. De même en ce qui concerne le fameux couple lunaire capable de voyager dans le temps. Le voile tombe sur ce fameux ruban (ou noeud) de Moebius qui gouverne notre histoire. Stéphane Betbeder a ainsi échafaudé un scénario très complet qui ne manquent pas de tension et dont l’épilogue ne déçoit pas, loin de là. Une trame complexe et spectaculaire qui fera le bonheur des aficionados du genre.

Le dessin de l’italien Federico Pietrobon est également une belle réussite. Graphiquement très épuré grâce à un trait fin et précis ainsi qu’une coloration plutôt froide, réalisée en numérique, le style de l’illustrateur se révèle idéal pour un récit de science-fiction alternant scènes dans l’espace et scènes sous-marines.

Deep est une superbe trilogie réalisée de mains de maîtres. A lire.

Zombies Néchronologies, tome 1 : une BD d’Olivier Peru et Nicolas Petrimaux (Soleil)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Olivier Peru (scénario) et Nicolas Petrimaux (dessin)
Prix : 14,50 € (48 pages)

Zombies Néchronologies est une série spin-off de la série mère Zombies, dont chaque album est conçu comme un journal de bord de l’épidémie à un moment donné et en un lieu donné. Chaque tome est indépendant des autres (il s’agit de one-shot), dessiné par un illustrateur différent. Dans ce premier épisode, on retrouve le scénariste Olivier Peru (Zombies, Lancelot, Oracle, Elfes…) qui confie l’illustration à Nicolas Petrimaux (qui signe sa première BD).

Résumé de l’éditeur :

Paris. Le virus a transformé la capitale française en bombe à retardement. Un exode massif jette des milliers de gens sains et de zombies sur les routes. L’horreur embrase l’Europe et aucune nation ne parvient à y faire face. Charles, garde du corps expérimenté de l’Élysée, doit protéger le chef de l’État coûte que coûte… Mais sa mission a-t-elle encore un sens ? L’idée même de la République et un président qui ne mérite pas qu’on le sauve valent-ils plus que sa propre vie ? Charles doit choisir sa bataille.

PlancheA_217437Dans ce premier Zombies Néchronologies Olivier Peru nous immerge dans le Paris d’aujourd’hui, en compagnie de François Hollande. Et c’est un garde du corps présidentiel, Charles, que l’on suit plus particulièrement, à la première personne. De mauvaise décision en mauvaise décision, ce dernier va perdre confiance à l’encontre de son employeur. On suit l’évolution morale de Charles, obligé de faire face à l’épidémie. Il recouvrira ainsi ses idéaux, son intégrité, sa dignité humaine à mesure inverse que le monde perdra les siens. Un récit plutôt intéressant, qui n’hésite pas à caricaturer les politiciens que l’on connaît et n’oublie pas l’essentiel : les zombies. Ainsi, « angoisse » et « action » sont les maîtres mots de cet épisode (pour ne pas dire « fuites » et « cadavres »).

Nicolas Petrimaux réussit son baptême du feu avec brio, grâce à une identité graphique à fort caractère, dans un style pas si éloigné des comics. Les traits sont angulaires et appuyés tout en cultivant une certaine finesse. Plutôt esthétique, surtout lorsque les cadrages sont de qualité comme ici.

Voilà un premier album réussi, qui s’inscrit dans la droite lignée de la série mère.

Siorn, tome 2 : une BD de Sébastien Viozat et Morgann Tanco (Soleil)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteurs : Sébastien Viozat (scénario) et Morgann Tanco (dessin)
Prix : 14,50 € (56 pages)

Siorn est un diptyque signé Sébastien Viozat (Avec les morts, Brume, Ma vie de zombie, Tortuga) au scénario, illustré par Morgann Tanco (Le Droit chemin, L’ivresse des fantômes). Deux auteurs méconnus qui nous offrent un excellent récit barbare, à découvrir. 

Résumé de l’éditeur :

Alors que les Nosvars ont trahi et écrasé l’armée de Giarthen, avec laquelle ils étaient pourtant alliés, rien ne semble pouvoir s’opposer à l’invasion des terres d’Urad le Vénérable par ces barbares venus du Nord. Seul un petit groupe de résistants, mené par le jeune Dorshen, tente de retarder l’avancée de la horde. Son atout majeur ? Siorn, guerrier rusé et ennemi juré de Kostrok, l’élu divin auto-proclamé des Nosvars.
Hélas, Siorn a été empoisonné par la perfide Ysbel, et n’a plus que quelques jours à vivre. Il décide de mettre ce temps à profit pour élaborer une stratégie risquée, utilisant le grand barrage de Fornas, point de passage obligatoire pour les barbares sur la route de Shumshavar la grande capitale.
Aidé de la belle Hebryn et du fidèle Talorg, il rallie les forestiers en charge de la protection du barrage… qui est dans un état de délabrement avancé. Si celui-ci venait à céder, la grande Shumshavar, située dans la vallée, serait partiellement inondée, mettant à mal les dernières défenses des opposants à la horde !

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Sébastien Viozat propose une belle partie de batailles barbares, où des clans sans pitié s’affrontent pour l’unité d’un territoire, pour la gloire, ou pour l’argent. Au milieu de ce gigantesque « terrain de jeu » se trouve Siorn, un chef guerrier qui a perdu son peuple, écrasé sur les champs de batailles. N’ayant plus grand chose à perdre, ce dernier va chercher à donner les moyens à son armée de se battre (en d’autres termes, des armes). Il va alors se trouver comme un pion sur l’échiquier d’autres seigneurs, plus ou moins prompt à répondre à sa demande. Et très vite, il va devoir guerroyer sur tous les fronts, retrouvant bien souvent son ennemi juré du nord.

Le scénario est particulièrement bien écrit, actionnant toujours les bonnes ficelles pour surprendre le lecteur, et lui en mettre plein les yeux. Ce monde de barbares est développé de façon inattendue, avec une certaine densité malgré la contrainte d’un diptyque. On s’attache à notre invincible Siorn si rapidement qu’on aurait aimé que l’aventure dure encore et encore.

Le dessin de Morgann Tanco est à l’égal du scénario. Il ne souffre d’aucun défaut. Précis et naturel, son trait dégage une certaine puissance (barbare). Un véritable plaisir visuel pour une aventure musclée qui se prête bien à l’exercice.

Siorn est une excellente mini-série, comme un condensé de ce qu’il y a de mieux en la matière. Du suspens, de l’action, du sang, du muscle, des coups bas, de la trahison… Bref, du barbare. Une des meilleures sorties de l’été.

Magda Ikklepotts, tome 1 : une BD de François Debois et Krystel (Ankama)

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Date de sortie : 4 juillet 2014
Auteurs : François Debois (scénario) et Krystel (dessin)
Prix : 13,90 € (52 pages + bonus)

 

Magda Ikklepotts est une nouvelle série écrite par François Debois (Talisman, Hero Academy, Le Sang de la sirène…) et illustrée par Krystel (Ash). Alors que Magda Ikklepotts est une jeune sorcière aux capacités redoutables, cette dernière s’amuse à escroquer de pauvres innocents pour vivre. Jusqu’au jour où elle va être démasquée et être amenée à collaborer avec les forces de police pour enquêter sur l’auteur d’attentats effrayants et surnaturels….

Résumé de l’éditeur :

Magda Ikklepotts possède le double-glyphe, ce qui pourrait faire d’elle une sorcière très puissante… À condition, bien sûr, que quelqu’un l’initie à la magie. En attendant, pour gagner sa vie, Magda utilise les quelques pouvoirs qu’elle maîtrise pour arnaquer les antiquaires, et s’amuser aussi un peu, tant qu’à faire. Mais lorsque des attentats perpétrés par une force surnaturelle se produisent, Magda n’a d’autre choix que de se jeter dans l’arène, au péril de sa vie…

PlancheA_220065Le scénario de  François Debois est original en ce qu’il met en scène des sorcières dans un monde plutôt réaliste, qui pourrait correspondre à notre Paris d’aujourd’hui. Le côté fantastique du récit est quant à lui assez classique, puisqu’il débouche sur l’affrontement de sorcières très puissantes (avec beaucoup de sortilèges et de créatures magiques). Mais lorsqu’on y ajoute intrigue policière et histoire personnelle de l’héroïne, on trouve au final un récit assez varié avec une Magda aussi attachante que mystérieuse.

Le dessin de Krystel joue probablement pour beaucoup dans l’originalité de l’oeuvre, avec un graphisme unique, proche de l’animation ou du jeu-vidéo (domaines qui passionnent et influencent l’illustratrice).

Magda Ikklepotts débute ainsi avec un premier tome assez divertissant qui devrait plaire aux ados sans difficulté.

Résultats concours : Fastlife, 10 places gagnées (I)

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Un film de Thomas Ngijol avec Thomas Ngijol, Karole Rocher,

Julien Boisselier et Olivier Marchal.

A l’occasion de la sortie du film Fastlife, le 16 juillet 2014, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Fastlife

 

Vous avez été très nombreux à jouer : 2 658 personnes ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

Les cinq heureux gagnants sont :

Cédric Bellette, Laurence Gallais, Angélique Tinois, Christian Massat et Régis Olivier.

Notre partenaire vous enverra très prochainement vos places. Nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Éric Ruf nommé administrateur général de la Comédie-Française

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Éric Ruf a été nommé administrateur général de la Comédie-Française, en conseil des ministres, sur proposition d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication.

Après des études en pratique instrumentale au Conservatoire de Belfort, Éric Ruf a intégré l’École nationale supérieure des Arts appliqués et des Métiers d’art en 1987, avant de poursuivre ses études au Cours Florent de 1989 à 1992 et d’intégrer ensuite le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de 1992 à 1994. Il est devenu pensionnaire de la Comédie-Française en 1993, avant même la fin de ses études au Conservatoire. Depuis 1998, il est sociétaire de la Comédie-Française et a été l’un des sociétaires membres du Comité d’Administration en 2004 et en 2006.

Eric Ruf s’est illustré en tant que  décorateurscénographe de différentes pièces ou opéras, notamment pour des mises en scène de Denis Podalydès. Il a par exemple réalisé les décors de Cyrano de Bergerac pour lequel il obtenu le Molière du décorateur-scénographe en 2007. Il a joué de nombreux rôles à la Comédie-Française de Dom Juan à Amphitryon, de Ruy Blas à l’Avare. De « l’Échange » à  « Lucrèce Borgia  », il aura ainsi joué sous la direction de Jacques Lassalle, Anatoli Vassiliev, Andrzej Seweryn, Denis Podalydès, Patrice Chéreau, Robert Wilson, Brigitte Jaques-Wajeman, Jean-Louis Benoit, Claude Stratz, Alain Françon, Muriel Mayette ou Clément Hervieuger. Il a également assuré plusieurs mises en scène pour le théâtre et l’opéra parmi lesquelles « L’histoire de l’An 1 »,  de Jean-Christophe Marti en 2001 et « Peer Gynt » de Henrik Ibsen en 2012 qui se verra décerner le Grand Prix du Syndicat de la critique.

Le projet d’Éric Ruf pour la Comédie-Française repose sur une connaissance intime de l’établissement qui aura nourri son enthousiasme et son désir d’invention pour cette grande troupe. Dans une filiation évidente avec un théâtre populaire, moderne et exigeant, il propose des saisons qui conjugueront répertoire, commandes à des auteurs et invitations à des grands metteurs en scènes internationaux. le nouvel administrateur développera un projet ouvert sur le monde, en partenariat avec les théâtres publics du territoire national, se souciant sans cesse de l’impact de son projet sur les publics, son renouvellement et sa diversité.

Coconut Music Festival – les 26, 27, 28 septembre 2014 en compagnie de Christine and the Queens, François & the Atlas Mountains, Moodoïd, JC Satàn et bien d’autres.

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Abbaye aux Dames, la cité musicale
11 Place de l’Abbaye
17100 Saintes

Sur le somptueux site de l’Abbaye Aux Dames, embarquez pour un week-end de découvertes et d’exotisme en compagnie de Christine and the Queens, François & the Atlas Mountains, Moodoïd, JC Satàn et bien d’autres.

Mélange de musiques tropicales et d’expériences auditives, d’après-midi gratuits et de plaisirs épicuriens, la deuxième édition du Coconut Music Festival vous réserve bien des surprises.

Concerts, activités pour enfants, projections vidéo ou tournoi de palet. Du vendredi au dimanche, vous trouverez votre bonheur à l’ombre des cocotiers !

L’année dernière Brigitte Fontaine avait donné au festival son grain de folie. Zombie Zombie, Caandides et Fimber Bravo offraient leurs plus belles mélopées psychédéliques. Les écossais Kid Canaveral et Pictish Trail livraient avec style une britpop chaleureuse. Petit Fantôme et Pendentif démontraient avec talent tout le potentiel poétique d’une nouvelle scène française, alors que les Blacks Angels et Le Vasco secouèrent les esprits.

Avec cette année encore une programmation surprenante et innovante, la fête promet d’être belle du côté de l’Abbaye Aux Dames.

Article Sponsorisé : quel est donc le Smartphone le plus vendu au monde en 2014 ? (#ads)

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Les deux grands qui se partagent le secteur des smartphones, Apple et Samsung, se mènent une guerre sans merci, où tous les coups sont permis (guerre des brevets…)

Le coréen Samsung détient la place incontestable de numéro un en nombre de Smartphones vendus à travers le monde grâce à sa large palette de prix. Mais la saturation du marché, notamment en milieu de gamme et l’arrivée en force des chinois qui cassent les prix sur ce segment aboutissement à une baisse de 25 % du chiffre d’affaires du constructeur coréen au deuxième trimestre 2014 (lire à ce propos cet article de 01Net).

Mais cela n’empêche pas Samsung de s’amuser dès qu’il le peut pour décrédibiliser la marque à la pomme. C’est ce qui s’est passé il n’y pas moins d’une dizaine de jours quand Samsung a publié un petit clip plutôt piquant. Tandis que les utilisateurs de Samsung Galaxy S5 se promènent tranquillement dans un aéroport, smartphone à la main, on voit de nombreux autres voyageurs assis à même le sol, obligés de brancher leur téléphone pour recharger leur batterie.

Une façon originale de vanter les mérites de la nouvelle fonction Ultra Power Saving Mode du dernier né de Samsung tout en montrant du doigt l’absence de batterie amovible (et la courte durée de vie de celle existante) sur les appareils Apple.

Une campagne percutante dont on ne peut s’empêcher de rire, en bon détenteur d’Iphone que nous sommes.

Pourtant, c’est bel et bien l’Iphone 5S qui se hisse sur la première marche du podium des smartphones les plus vendus au monde (devant le Samsung Galaxy S4, le Samsung Galaxy S3, le Samsung Galaxy S4 LTE et l’iPhone 4s) au premier trimestre 2014. Une belle revanche qui prépare la sortie de l’Iphone 6 dans de bonnes conditions (dont une version sera, en taille, à mi-chemin entre le smartphone et la tablette : le 5,5 pouces).

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Concours vidéo : gagnez jusqu’à 6000 euros avec la Macif (article sponsorisé #ads)

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La Macif lance la 8ème édition de son concours vidéo destiné à soutenir la campagne Macif Prévention, sur les comportements à risque chez les jeunes au volant. Le but est simple : les candidats doivent réaliser des clips de 40 secondes maximum en dénonçant le plus habilement possible  des situations de danger, et responsabiliser les jeunes. Sont à gagner des entrées pour le mondial de l’automobile du 4 au 19 octobre 2014 (où vous pourrez retrouver un stand de la Macif avec de nombreuses animations au programme dont un réactiomètre, des lunettes de simulation d’état d’ébriété…), des dotations financières pour les lauréats, des éthylotests électroniques…

Bien sûr, tout le monde peut participer. Pour ce faire, il vous faudra mettre en ligne votre vidéo avant le 20 septembre 2014 sur dailymotion. Les 50 premiers à poster leur vidéo recevront une entrée pour deux au Mondial de l’automobile de Paris 2014.

Entre les 21 septembre et 10 octobre 2014, les internautes pourront voter pour leur vidéo favorite et un jury sélectionnera également une vidéo de son côté.

Et voici un exemple avec Super driver, petit clip joyeux qui pourra inspirer les participants :

Vidéo Sponsorisée

Résultats concours Festival d’Avignon : 180 places gagnées

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A l’occasion du Festival d’Avignon, et des RV  avec Ceux de Malevil,  Via Mundi et Aphrodite Persée Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner 180 places

Vous avez été près de 2000 à jouer et à tenter votre chance.

Notre partenaire a contacté directement les heureux gagnants pour leur donner toutes les informations concernant leurs places. Nous les en remercions vivement.

Très bon Festival à tous !

Orlando ou l’impatience, texte et mise en scène d’Olivier Py – Festival d’Avignon 2014

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© Christophe Raynaud de Lage

Du 5 au 16 juillet à la FabricA  

Olivier Py aime passionnément les mots, les acteurs et le théâtre. Et c’est réjouissant car il sait respectivement les manier, les diriger et en faire œuvre.

En témoigne son spectacle fleuve « Orlando ou l’impatience », une pièce de 3h30 aux allures de « métacomédie » et présentée en ouverture du Festival d’Avignon – dont il est désormais le directeur.

[pull_quote_center]A l’abri de répliques bien senties, de fulgurances poétiques, une autodérision assumée, une réflexion engagée sur le théâtre et sa nécessité, le tout parfaitement dirigé et orchestré, Olivier Py signe un spectacle vibrant et citoyen, bravo ![/pull_quote_center]

A travers la quête du personnage éponyme – Orlando, qui se lance sur les traces d’un père qu’il n’a pas connu –, c’est à la question essentielle de la place du théâtre aujourd’hui et de son rapport au monde : politique, spirituel, intime qui le déborde nécessairement, auquel l’auteur-metteur en scène passionné/passionnant nous convie avec force et sincérité à travers de longues tirades inspirées, fantasques et drôles.

Avec aussi en toile de fond, la perte des grandes figures d’autorité où les artistes ne cessent de se chercher des pères, de les convoquer mais pour mieux les remettre en question.

Le jeune Orlando (excellent Matthieu Dessertine) cherche donc désespérément son père (impérial Philippe Girard) et entretient une relation amoureuse fébrile avec Gaspard (François Michonneau très émouvant). Sa mère, une actrice tragédienne exubérante (ravageuse Mireille Herbstemeyer), le mène sur de fausses pistes, l’entrainant dans des questionnements existentiels et propices à interroger la place de l’art, de l’ego à travers un metteur en scène autoritaire, des formes théâtrales, du pouvoir politique et son ingérence loufoque, impétueuse en matière culturelle représentée par un ministre de la culture (irrésistible Eddie Chignara), du sexe, de la croyance religieuse et philosophique.

On notera également la présence d’un personnage ubuesque, à l’instar d’un fou du roi magistralement interprété par Jean-Damien Barbin, qui constitue le fil rouge du spectacle, impressionnant de drôlerie et de rouerie.

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© Christophe Raynaud de Lage

La scénographie (Pierre-André Weitz) est composée d’une scène carrée sur roulettes reconstituant des espaces intérieurs et mobiles en fonction de l’évolution de l’introspection du protagoniste qui emprunte à tous les personnages avec des panneaux de décor peints et représentant des rues de New-York.

A l’abri de répliques bien senties, de fulgurances poétiques, une autodérision assumée, et une réflexion engagée sur le théâtre et sa nécessité, le tout parfaitement dirigé et orchestré, Olivier Py signe un spectacle vibrant et citoyen, bravo !

Eléazi, un voyage musical initiatique – Festival d’Avignon

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Cédric et David Moulié présentent un splendide spectacle, « Eleazi », mis en scène par Romuald Borys, au théâtre Pixel à Avignon jusqu’au 27 juillet. Un voyage musical et enchanteur.

Résultats concours : Fastlife, 10 places gagnées.

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Un film de Thomas Ngijol avec Thomas Ngijol, Karole Rocher,

Julien Boisselier et Olivier Marchal.

A l’occasion de la sortie du film Fastlife, le 16 juillet 2014, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Fastlife

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 931 joueurs. Bravo à tous et merci de votre grande participation.

 

Les cinq heureux gagnants de 2 places de ciné sont :

Guy Malo, Patricia Felix, Romain Debever, Jonathan Chauvel et Nathalie Andrieu.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Frou-Frou, nouvel album de Lisa Angell

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LISA ANGELL

Album « Frou Frou » disponible

Concert « Enfin avec vous » le 17 Novembre

 

Ce que chante Lisa Angell sur son dernier album « Frou-Frou » nous est forcément familier : L’Accordéoniste, Trois Petites Notes de Musique, Sous le Ciel de Paris, L’Âme des Poètes, J’ai Deux Amours…

Une quinzaine de chansons éblouissantes que Lisa Angell emporte de sa voix si chaude et émouvante, et qui nous confirment qu’elle appartient à cette famille tant aimée des interprètes d’exception.

En concert pour la première fois dans l’écrin du Théâtre de la Madeleine, Lisa Angell donnera à entendre ce répertoire poli par le temps, avec le même plaisir qu’elle a eu elle-même à le redécouvrir.

Pour faire vos réservations pour le concert de Lisa Angell, le 17 novembre, à Paris, cliquez ici

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Out Of Control, nouvel EP de The Ghost

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  « Out Of Control« , reprenons-le.

Nous le savons tous que les temps sont difficiles, que tout roule affreusement mal, et que la rouille financière dans nos mécaniques ne fait que paralyser le mouvement des gens. Certes ! Devons-nous seulement se contenter de le dire? Huilons nos mécaniques à coups d’actions !


Le couple franco-british The Ghost offre un titre fort, « Out Of Control« . Le texte est percutant, il grogne, il attaque à vif la bête et bêtise humaine. Le seul bémol dans ce pamphlet, c’est son illustration, le clip, qui, à mon sens, semble en décalage avec la forte portée du texte : manque-t-il peut être de dynamisme ?

C’est vraiment pour chipoter, parce que, contrairement à d’autres chansons aujourd’hui, ayant le droit à des clips monstrueusement bien efficaces et artistiquement intéressants, mais dont le texte semble vide d’intérêt, « Out Of Control » a la chance et le mérite d’avoir une substance réflexive plus qu’ honorable ! Le fond, la forme.

Rencontre sur la transsaharienne, une BD de Pierre Christin et Sébastien Verdier (Dupuis)

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Date de sortie : 20 juin 2014
Auteurs : Pierre Christin (scénario) et Sébastien Verdier (dessin)
Prix : 19,00 € (88 pages)

Rencontre sur la transsaharienne est un one shot écrit par le talentueux Pierre Christin (globe-trotter, romancier et journaliste) et illustré par Sébastien Verdier (Ultimate Agency). L’histoire de la rencontre fortuite de trois groupes de jeunes venus de trois horizons opposés : l’Afrique, la France et l’Arabie Saoudite.

Résumé de l’éditeur :

Au même moment, en trois points du monde, des jeunes gens se préparent à partir. Pour Fanny, Nico et Lila, c’est le grand départ pour l’Afrique, où les attend une mission humanitaire ; Diop et Norbert quittent leur village africain pour une vie meilleure en Europe ou ailleurs ; Karim et Shafiq s’apprêtent quant à eux à prendre l’avion qui les mènera d’Arabie Saoudite au Sahara, où ils doivent participer à une chasse. Ils n’ont rien de commun, mais ils vont tous emprunter la Transsaharienne, cette route sans fin perdue au milieu du désert, étrangement propice aux rencontres les plus improbables. Dans cette zone imprécise et comme hors du temps, vont se nouer et se dénouer des liens entre des êtres que rien dans leur vie, leur parcours et leurs motivations ne prédisposait à se rencontrer.
Avec ce road-movie réaliste et sensible, Pierre Christin signe son premier scénario dans la collection « Aire Libre », servi par le dessin précis du jeune Sébastien Verdier.

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On se laisse volontier emmené par l’héroïne, étudiante en fac de lettre qui tente d’échapper à son quotidien solitaire en partant en Afrique, pour « faire quelque chose d’utile« . On lit le récit de Pierre Christin comme on lirait le journal de bord de la jeune fille. Avec ses amis, elle part distribuer des médicaments dans un vieux camion retapé pour l’occasion. Très vite, c’est la désillusion. La jeune fille va se rendre compte qu’il n’est pas toujours facile d’être utile comme elle le souhaiterait. Et certaines choses dérapent, lui échappent. A l’instar de cette rencontre qu’elle n’aurait pu soupçonner. Par un scénario à la fois réaliste et rêveur de Pierre Christinon voyage agréablement dans l’incertitude des destins qui semblent lier ces personnages si éloignés les uns des autres.

Un road movie mis en forme par Sébastien Verdier au style minimaliste, mais au coup de crayon efficace donnant une vraie âme aux personnages grâce à un trait fin et précis.

Rencontre sur la transsaharienne est une belle invitation au voyage et à la découverte de l’Autre au bout du monde.

Zeppelin’s War, tome 1 : une BD de Richard D. Nolane et Vicenç Villagrasa (Soleil)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Richard D. Nolane (scénario) et Vicenç Villagrasa (dessin)
Prix : 14,50 € (48 pages + cahier bonus)

Zeppelin’s War est une nouvelle série uchronique en deux tomes de Richard D. Nolane (20000 siècles sous les mers, Alchimie, Millénaire…). Après avoir écrit sur la seconde guerre mondiale dans Wunderwaffenil nous invite ici en plein coeur de la première guerre. Un nouveau récit d’aviation qui met cette fois en scène de gigantesques dirigeables, encore appelés Zeppelin, du nom de leur inventeur.

Résumé de l’éditeur :

En cette fin 1916, cette Première Guerre mondiale, qui appartient à un univers parallèle teinté de steampunk, semble s’être enlisée. L’Allemagne occupe une bonne partie du nord de la France et Paris se retrouve bombardé par des escadres de Zeppelins. Parmi les pilotes se trouve un certain Adolf Hitler. L’escadrille de protection de son Zeppelin est commandée par Hermann Goering, qui ne rêve que d’en découdre avec le célèbre pilote français Guynemer. Mais Hitler et Goering, ne savent pas que leur destin est en train de se jouer dans un empire russe en pleine décomposition où un certain Raspoutine s’apprête à faire basculer l’histoire de l’Europe.

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On y découvre un Adolf Hitler ou encore un Herman Goering peu connus, au milieu des combats aériens. Et ce n’est autre que Raspoutine, un espion russe, qui s’invite à la fête orchestrée par le scénariste. L’histoire est construite de la même manière que Wunderwaffenavec de nombreux assaults, duels et échanges de tirs aériens. L’auteur développe également une intrigue toute particulière avec le personnage mystérieux qu’est Raspoutine dans cet album… Une écriture agréable qui donne envie d’aller plus loin avec la suite de cette mini-série.

Le dessin de Vicenç Villagrasa, qui vient de l’univers comics (Star Wars : The clone wars), est marqué par ce style à l’encrage appuyé qui assombri les planches. Les scènes aériennes sont plutôt bien imagées, avec une belle lisibilité.

Le résultat est plutôt satisfaisant, et attise la curiosité quant à la suite qui lui sera donnée !

Prison School, tome 1 : un manga d’Akira Hiramoto (Soleil)

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Date de sortie : 16 juillet 2014
Auteur : Akira Hiramoto (scénario et dessin)
Prix : 7,99 €

Prison School est un nouveau manga en 13 tomes signé Akira Hiramoto, qui avait réalisé, dans un autre registre, l’excellent Me and the Devil Blues en quatre tomes. Il est également l’auteur de Ago nashi Gen to Ore Monogatari, série humoristique qui l’a fait connaître. D’une certaine façon, avec Prison School, il renoue avec son premier amour : l’humour. Le premier tome, bientôt en librairie, annonce en effet une série complètement barrée où cinq jeunes lycéens se retrouvent propulsés dans un internat qui ne compte que des filles… Ce qui ne se fera pas sans heurts.

Résumé de l’éditeur :

Kiyoshi intègre le lycée Hachimitsu, un ancien lycée pour filles connu comme étant l’un des meilleurs, mais aussi l’un des plus stricts. Cette année est la première année dans l’histoire de l’école où les garçons peuvent y accéder. À sa grande surprise, il se rend compte, qu’il n’y a que quatre autres garçons dans le lycée, soit un garçon pour 200 filles ! Ils sont plein d’espoir et se disent que c’est la chance de leur vie de pouvoir aborder enfin une fille, mais les choses prennent une tournure différente… En effet, aucune fille ne leur adresse la parole, pire encore, elles les ignorent totalement ! Un jour, alors qu’ils s’adonnent à une séance de voyeurisme, ils se font surprendre et séquestrer dans les sous-sols de l’établissement. Leur cauchemar ne fait alors que commencer !

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Le scénario d’Akira Hiramoto échafaude tout un stratagème pour faire en sorte que ces cinq jeunes garçons cèdent à leurs instincts les plus bas dès les premières pages et ce… jusqu’à se retrouver enfermer dans la prison de l’école…. Et à partir de là, ils iront d’humiliations en supplices physiques… et ils vont aimer ça (?!). Un pitch aussi original que loufoque mais toutefois divertissant.

L’auteur en profite donc pour s’amuser avec tout ce qui peut être imaginable en dessous de la ceinture, avec un dessin qui n’hésite pas à jouer à la carte du sexy mais également du comique.

Après le premier tome, on ne peut qu’être intrigué…

Le Square de Marguerite Duras, mise en scène par Didier Bezace, à Villeneuve-lès-Avignon

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©Nathalie Hervieux

Du 10 au 12 juillet 2014 à la Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon

On célèbre cette année le centenaire de la naissance de Marguerite Duras, que la scène théâtrale met à l’honneur à travers différents spectacles.

L’œuvre de Duras est traversée par une nécessité de se raconter et de se dissimuler. Elle est à la fois inspirée par l’imagination et le témoignage d’une mémoire sélective, filtrée, remodelée par l’érosion du temps.

Dans son théâtre, autant que dans ses romans, l’écrivain ne cesse de retravailler les événements qui l’ont marqué et d’en réinventer les traumatismes.

[pull_quote_center]Deux destins immobiles suspendus dans l’attente d’un rapprochement impossible[/pull_quote_center]

« Le Square » est composé de deux duos où l’enjeu dramatique repose sur la parole durasienne – forte de ses silences et de ses ellipses – qui, respectivement, se joue et se déjoue d’un avenir incertain et d’une mémoire fantomatique

Il met en scène une employée de maison et un représentant de commerce désabusé par la vie qui se rencontrent dans un jardin public.

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Ils dissertent sur leur condition et très vite transparait leur profonde solitude ainsi que leur conception opposée de la vie.

Exploitée dans son métier dont elle a horreur, elle cherche à tout pris à se marier en allant danser chaque semaine au bal espérant qu’un prétendant la remarquera. Le colporteur, lui, n’a plus d’espoir depuis longtemps mais revendique cette lucidité car elle lui confère une forme de liberté.

Clotilde Mollet est impressionnante de vérité dans l’expression d’une rancœur intériorisée et la croyance ardente d’un espoir toujours possible tandis que Didier Besace incarne avec justesse et fébrilité cet homme inaccompli et solitaire.

Deux destins immobiles suspendus dans l’attente d’un rapprochement impossible.

Kenshin Restauration, tome 1 : un manga de Nobuhiro Watsuki (Glénat)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteur : Nobuhiro Watsuki (scénario et dessin)
Prix : 6,90 €

L’auteur du manga culte, Kenshin, le Vagabond, a décidé de se replonger dans l’univers de son personnage favori le temps d’un diptyque. Il revisite ici le scénario de son adaptation cinématographique. Kenshin, Restauration vient tout juste de sortir son premier tome (à l’ouverture de la Japan Expo).

Résumé de l’éditeur :

Depuis 2012, Kenshin le vagabond a fait son grand retour, notamment par le biais du cinéma. L’auteur, Nobuhiro Watsuki, a profité de ce focus pour se replonger dans l’univers de sa série phare !
Reprenant le scénario proposé pour la version grand écran, il nous propose là un remake des premiers épisodes. Adepte des comics américains, il n’a eu aucun mal à prendre en main cet univers parallèle, replaçant les personnages au design retravaillé dans une intrigue complète en deux tomes. Sans oublier un croustillant “épisode zéro” qui vient compléter le volume…
Ce diptyque ravira tout autant les fans que le néophyte en quête d’une valeur sûre à découvrir.

On retrouve donc un Kenshin tout en discrétion à l’occasion d’un tournoi truqué où il sera propulsé par hasard dans son propre rôle… Plus tard, ce sont plusieurs soldats qui viendront le défier dans le seul but de se frotter à cette légende (et l’anéantir bien sûr). Mais voilà, Kenshin n’aime pas sortir son sabre. Il n’en a d’ailleurs pas besoin la plupart du temps. Le scénario s’amuse donc avec quelques duels sur le ton de la légèreté. Un divertissement sans véritable enjeu mais qui se lit toujours avec plaisir.

Le graphisme est quant à lui fidèle à l’oeuvre originelle, avec beaucoup d’énergie et de folie.

Ce premier volume est à la hauteur des espérances qu’il suscite : un shonen divertissant et de qualité qui nous permet de côtoyer une nouvelle fois cette légende du sabre.

Gangsta, tome 4 : un manga de Kohske (Glénat)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteur : Kohske (scénario et dessin)
Prix : 7,60 €

Gangsta. est un seinen signé Kohske qui mèle récit mafieux et policier sur fond d’affrontements de surhommes (les indexés ou crépusculaires) au service des humains et notamment de la pègre. Après avoir révélé l’origine de ces indexés dans le tome 3, le scénario lève le voile sur les chasseurs de crépusculaires. Ces derniers viennent faire une apparition démonstrative en tandem…

Résumé de l’éditeur : 

Alors que le mystère concernant les massacres de crépusculaires reste entier, un nouveau meurtre fait resurgir le spectre de la chasse aux indexés. L’agence “Services en tous genres” est chargée de guider ces derniers vers un club géré par le clan Cristiano, transformé en refuge clandestin. Mais tandis qu’Alex fait face à une meute de non-modifiés assoiffés de sang, un tandem de tueurs aussi étranges que redoutables fait son apparition…

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Extrait du tome 1

En quatre tomes, la série Gangsta a gagné beaucoup en profondeur, en explorant avec brio l’histoire personnelle qui lie Nicolas Brown, un crépusculaire sourd et dépendant aux drogues, et Worick Arcangelo, son maître mais avant tout son ami. Un duo qui préserve encore une grande part de mystère. La série, à destination des plus âgés, est assez violente. Les scènes d’action se soldent bien souvent en généreux jets de sang et blessures en tout genre. Le scénario est par ailleurs plutôt élaboré, autour de plusieurs niveaux d’intrigues et enquêtes policières très maitrisés.

Le style graphique est très fin et agréable à regarder, avec des cadrages et des découpages de scènes d’action audacieux.

Gangsta est une série à suivre (le tome cinq est attendu le 17 septembre prochain, et la série est actuellement en cours au Japon avec six tomes parus à ce jour).

A LIRE