Sortie en DVD le : 2 décembre 2014
Durée : 1h30
Bonus : 68 mn
Si vous êtes déjà allé à Barcelone et que vous avez visité la Sagrada Familia, alors, regardez vite ce film ! Je vous garantis que vous ne serez pas déçu. Quelle luminosité ! Quelles vues époustouflantes !
Et si vous ne connaissez que de nom cette œuvre majestueuse de Antoni Gaudi et qu’elle vous interpelle, alors, ce film vous révèlera bien des secrets quant à sa construction qui dure depuis plus de 120 ans !
Gaudi y a consacré sa vie. Toute sa vie. Il n’avait que 31 ans quand il a été choisi comme architecte pour construire cette cathédrale. A la fin de sa vie, il y vécut, comme un pauvre, dormant sur place, mais ne lâchant toujours pas son travail. Et il est mort à 74 ans, espérant que les générations futures continueront sans relâche cette gigantesque construction.
Le film nous dévoile toutes les facettes de construction, depuis 1882 à nos jours. On découvre Gaudi, mais aussi ses nombreux successeurs. Ceux pour qui Gaudi s’apparente à un génie, voire un dieu et qui se mettent à sa place pour répondre au mieux à ses « attentes ». Je pense plus particulièrement au sculpteur japonais, qui non seulement s’est converti au catholicisme mais qui plus est a pris la place de Gaudi pour être parfaitement en accord avec lui pour sculpter la pierre. Il nous parle de son métier avec passion.
A l’opposé le sculpteur catalan s’affirme dans son art qui semble très éloigné de Gaudi, mais d’après lui, davantage en adéquation avec notre temps.
A chacun sa vérité. A chacun sa passion.
De nombreux artisans, contremaîtres, architecte, sont interviewés et tous ensemble, ils forment une famille et se consacrent complètement à la Cathédrale des Pauvres que l’on découvre totalement, vue du dessous, vue du dessus, vue de l’intérieur, vue de l’extérieur, vues imprenables !
On nous dévoile aussi les nombreux problèmes auxquels ils doivent faire face encore aujourd’hui ! Sous la Sagrada Familia, passe une ligne TGV ! L’horreur !
Le parvis devant une des façades de la Sagrada n’existe plus et de nombreux immeubles ont été construits…
Ce film retrace tout l’historique de cette construction gargantuesque et magnifique. On ne peut qu’admirer le travail de milliers d’hommes qui œuvrent ensemble à la construction du génial Gaudi !
Un très beau film, assurément ! Une prouesse de Stefan Haupt.
Avec le DVD, en bonus, vous trouverez un entretien avec le réalisateur, Stefan Haupt, qui explique pourquoi il a choisi de s’intéresser à cette cathédrale. Il a voulu donner une vue de l’intérieur car il voit en La Sagrada Familia un lieu vivant et en même temps sacré. Il a lui-même vécu dans une église à Zurich où ses parents étaient très actifs. Ce film, c’est un peu « revenir sur son passé ». Il dit aussi avoir voulu savoir ce que ressentaient toutes les personnes qui travaillent et contribuent à l’oeuvre de Gaudi.
En supplément, vous aurez également un film de 55 mn, Gaudi le dernier bâtisseur, de Lizette Lemoine et Aubin Hellot, qui retrace l’histoire personnelle et artistique de Gaudi.
Le DVD sera disponible à la vente le 2 décembre au prix public conseillé de 20€. Vous pouvez le trouver sur :
http://boutique.blaqout.com/products/gaudi-le-mystere-de-la-sagrada-familia
Gaudi, le mystère de la Sagrada familia Bande… par toutlecine











































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Comment vous racontez la partie, texte et mise en scène de Yasmina Reza, à Paris
© Pascal Victor/ArtcomArt
Théâtre du Rond-Point du 5 novembre au 6 décembre 2014 Salle Renaud-Barrault 21h
Six ans après « Le Dieu du carnage », Yasmina Reza revient au théâtre avec sa nouvelle pièce : « Comment vous racontez la partie ». Une comédie enlevée sur le jeu des apparences avec pour toile de fond l’entre-soi médiatico-culturel où, par delà la vacuité des attitudes, se débusquent les failles existentielles. Un régal
[pull_quote_center]Instantané de la condition humaine, parfois tendre, parfois cruelle, souvent drôle, mais toujours juste où chacun se joue de soi et des autres[/pull_quote_center]
Nathalie Oppenheim, écrivain policée et pudique, découvre la salle polyvalente de Vilain-en-Volène, où elle est invitée à parler de son dernier roman “Le Pays des lassitudes”. Roland, responsable culturel, admirateur et précieux, l’accueille. Rosana Ertel-Keval, enfant du pays devenue une critique littéraire reconnue, l’interviewe en public avec l’assurance de sa position dont elle sait l’importance.
L’humeur charmante de cet après-midi littéraire bascule vite dans un climat trouble lorsque l’invitée entame la lecture d’extraits de son œuvre et doit la commenter en répondant aux interrogations de plus en plus personnelles de la journaliste.
[pull_quote_left]Avec son écriture proche du réel et en même temps très stylisée, l’auteure metteuse en scène convoque la bonne distance entre un regard lucide mais aussi surréaliste où son humour ravageur fait mouche.[/pull_quote_left]
Et cet épisode marque alors dans la pièce une rupture de ton porteur d’une mélancolie qui voit les personnages, à l’instar d’une fuite en avant jubilatoire, abandonner leur rôle social et révéler leur manque.
Ainsi, dans la grande salle polyvalente impersonnelle, les quatre personnages désinhibés sous l’effet de l’alcool et du lâcher prise entonnent « Nathalie » de Gilbert Bécaud qui laissent entrevoir leurs rêves inaccomplis et leur ultra moderne solitude.
Le décor de Jacques Gabel avec son espace panoramique qui accapare toute la scène participe à la mise en abîme et au vide existentiel qu’il renvoie.
Yasmina Reza n’a pas son pareil pour se moquer du conditionnement social et de ses travers qui font la part belle à la vanité, l’égocentrisme et le snobisme tout en imprimant à ses personnages une faiblesse foncièrement humaine. Avec son écriture proche du réel et en même temps très stylisée, l’auteure metteuse en scène convoque la bonne distance entre un regard lucide mais aussi surréaliste où son humour ravageur fait mouche.
Les protagonistes imaginés par Yasmina Reza impliquent donc authenticité, tranchant et second degré, facultés que possède haut la main le quatuor réuni sur le plateau : Dominique Reymond, souveraine et irrésistible, Zabou Breitman, parfaite, Romain Cottard, une découverte, et André Marcon, royal.
Instantané de la condition humaine, parfois tendre, parfois cruelle, souvent drôle, mais toujours juste où chacun se joue de soi et des autres…