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Bande-annonce : The Homesman, le prochain film de et avec Tommy Lee Jones

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Date de sortie : le 21 mai 2014

Adapté du roman de Glendon Swarthout, THE HOMESMAN, met en scène Tommy Lee Jones et Hilary Swank accompagnés d’un casting de choix : Hailee Steinfeld, Meryl Streep, James Spader, John Lithgow, Tim Blake Nelson, Jesse Plemons, William Fichtner, Grace Gummer, Miranda Otto. 

Après les premières images du film,  découvrez la bande annonce de ce voyage long et éprouvant dans un grand Ouest américain de tous les dangers…

Synopsis : 
En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska.
Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de Georges Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente. Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière américaine.

[youtube http://youtu.be/J5ZGdY5wIk8]

Moby Dick, une BD d’Olivier Jouvrai et Pierre Alary (Noctambule / Soleil)

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Date de sortie : avril 2014

Auteurs : Olivier Jouvrai (scénario), Pierre Alary (dessin) d’après l’oeuvre de Herman Melville

Prix : 17,95 € (124 pages)

Moby Dick est l’adaptation du célèbre roman de l’américain Herman Melville écrite par Olivier Jouvrai (Lincoln, Nous ne serons jamais des héros, La grande évasion…) et illustrée par Pierre Alary (Une bien belle nuance de rouge, Silas Corey, sur les traces de luuna…) pour la collection Noctambule des éditions Soleil. Un superbe récit où la chasse au cachalot occupe le premier plan. Une descente aux enfers bleus rougis par le sang de la baleine blanche.

Résumé de l’éditeur :

Une adaptation fougueuse d’un monument de la littérature américaine, rythmée au gré des vents et des passions humaines ! Herman Melville, qui fut marin, s’inspira de faits réels pour donner naissance à Moby Dick – un chef-d’uvre de la litterature américaine, un livre culte qui inscrivit un nouveau mythe dans la mémoire des hommes : celui de la baleine blanche. Il y raconte – sous la forme d’une parabole chargée de thèmes universels – la quête furieuse, mystique et désespérée du Capitaine Achab et son dernier affrontement avec Moby Dick.

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Le récit d’Olivier Jouvrai est un magnifique condensé du chef d’oeuvre éponyme, façonné avec poésie à la manière d’un conte mortuaire. Le scénario est aussi élaboré que rythmé, au gré des vents et des rencontres aquatiques. Les scènes de chasse sont semblables à des guerres féroces où les hommes armés de simples harpons sur leurs fragiles embarcations sont comme frappés par la folie, dans une sorte de transe collective. L’écriture est fleuve grâce à une adaptation de haut vol.

Lorsqu’on y ajoute le talent de Pierre Alary, on pourrait croire lire une nouvelle oeuvre Disney, avec des traits à la fois ronds et angulaires, très détaillés. D’une grande finesse. Pour cause, l’illustrateur a déjà participé à la réalisation de plusieurs longs métrages comme Tarzan, Kuzco, Le Livre de la jungle 2. Un dessin très graphique sublimé par une coloration audacieuse.

Moby Dick est une très belle adaptation BD, qui a toute sa place dans la prestigieuse collection Noctambule.

Teaser : Gone Girl, le prochaine film de David Fincher (avec Ben Affleck)

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Date de sortie : le 8 octobre 2014

D’après le best-seller « Les Apparences » de Gillian Flynn
Avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris et Emily Ratajkowski.

Voici le teaser de Gone Girl, le prochain film très attendu de David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network).

Synopsis :

À l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne (Ben Affleck) signale la disparition de sa femme, Amy (Rosamund Pike). Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

[youtube http://youtu.be/JR8PmfgrLso]

Smokey Joe & The Kid : Stay Awake (feat Gift of Gab) en libre écoute

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Date de sortie : le 12 mai 2014

Après le making of de leur futur EPThe Game, attendu le mois prochain, Smokey Joe & The Kid viennent de publier sur soundcloud un premier titre résolument hip-hop à découvrir sans attendre : Stay Awake (feat. Gift of Gab).

 Communiqué de presse :

Un an après un 1er album remarqué « Nasty Tricks » (Banzaï Lab – 2013), le duo de gangsters le plus recherché de la planète Electro HipHop revient avec un nouvel EP 4 titres « The Game », enregistré entre Paris, Los Angeles et San Francisco.

Un parti pris résolument HipHop sur des samples toujours puisés dans le répertoire de la musique traditionnelle américaine d’avant guerre, Smokey Joe & The Kid ont su mettre à profit un séjour en Californie pour y enregistrer 4 titres, tour à tour puissants, envoûtants, et de manière générale carrément brillants.
Après avoir collaboré sur leur précédent opus avec Puppetmastaz, R-Wan (Java) ou Youthstar (Chinese Man), le duo a cette fois engagé plusieurs complices de la côte ouest américaine : NON Genetic (Shadowhuntaz), Gift of Gab (Blackalicious) et The Procussions (VOIR LE MAKING OF DE L’EP). Alors que le premier raconte ses frasques de tournées “What goes on tour stays on tour” (Gifted Child), le second martèle un message plus conscient sur “Stay Awake”. The Procussions enfin, posent leur flow affuté sur le thème du désir dans “Temptation”.

“The Game” est une référence évidente au fameux “Rap Game” dont ils font une interprétation toute personnelle, y trouvant le terrain de jeux idéal à leur mégalomanie de gangsters désuets…

K.O. à Tel Aviv 2, une BD d’Asaf Hanuka (Steinkis)

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Date de sortie : le 16 avril 2014

Auteur : Asaf Hanuka (scénario et dessin)

Prix : 16,95 € (96 pages)

K.O. à Tel Aviv 2 est le second recueil graphique d’Asaf Hanuka, illustrateur de renommée internationale travaillant pour Rolling Stone, Fortune, New York Times, Time, Wall Street Journal, Forbes, Newsweek…. Il a notamment été récompensé  en 2010 par la médaille d’or de la Society of Illustrators (et le prix d’excellence aux Communication Arts Annuals) pour ce projet dont les pages du premier album ont été publiées dans le mensuel Calcalist.

Résumé de l’éditeur :

Après K.O. à Tel Aviv paru en mai 2012, Asaf Hanuka reprend ses instantanés avec la même verve tantôt cynique, tendre, drôle ou poétique. On retrouve avec bonheur le citoyen désenchanté, le mari subjugué, le propriétaire dépité, l’artiste dubitatif et le père fusionnel et angoissé, bref, à la fois un personnage terriblement attachant, un regard d’une rare subtilité sur le monde et une remarquable inventivité graphique.

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La créativité d’Asaf Hanuka est  parfois comparée à celle d’Art Spiegelman (pour Les Inrocks) dont il fait d’ailleurs référence dans son premier album, son style graphique à celui de Moebius (20 Minutes) mais Asaf Hanuka reste Asaf Hanuka. Un style unique où l’écriture graphique déborde à la fois d’imagination et de surréalisme désenchanté. Asaf Hanuka raconte son quotidien de jeune père de famille, israélien et séfarade, à travers de petits sketchs en une planche (et parfois il dessine des pleines pages comme ci-dessus). Son fils, sa femme, ses beaux-parents, ses contrariétés, ses rêves, ses angoisses, ses désillusions… Drôle, touchant, cynique, triste… Tout y passe, comme mouliné, digéré, interprété par l’esprit de génie d’Asaf Hanuka.

Son dessin au trait fin et à la coloration vive est tout en sobriété, à l’exception de certaines planches illustrées dans un style qui diffère, avec souvent un travail graphique époustouflant.

Bref, K.O. à Tel Aviv 2 est une fois encore un sublime album.

Le pouvoir des innocents, cycle 2, tomes 1 & 2 : une BD de Luc Brunschwig, Laurent Hirn et David Nouhaud (Futuropolis)

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Date de sortie : le 3 avril 2014

Auteurs :    Luc Brunschwig (scénario), Laurent Hirn (mise en scène) et David Nouhaud (dessin)

Prix : 13 € (56 pages)

Après un premier cycle culte paru en 5 albums chez Delcourt pendant les années 90 (jusqu’en 2002), Le pouvoir des innocents poursuit sa longue route avec un deuxième (avant un troisième) cycle prévu en six albums, dont le deuxième vient de paraître aux éditions Futuropolis (qui ont par la même occasion réédité le premier album avec une nouvelle superbe couverture). Un thriller politique glacial qui s’acharne sur la personne de l’ancien marine Joshua Logan.

Résumé de l’éditeur :

Accusé à tort d’avoir assassiné 508 personnes, dont le charismatique boxeur Steve Providence, Joshua Logan s’est rendu à la police. Il veut un procès équitable. Pour prouver son innocence, il compte bien révéler le complot dont Jessica Ruppert a bénéficié pour parvenir à la tête de la mairie de New York. Celle-ci a déjà fort à faire avec des forces d’opposition, dont celles issues des rangs Républicains, qui se montrent très actives pour dénoncer sa politique sociale et humaniste. Le tome 2 raconte la seule journée du 4 septembre 1999. L’avocat de Logan, cloué au fond de son lit, après s’être fait attaquer, continue de travailler à sa défense. Il est aidé par un ami journaliste, qui multiplie les rencontres, et fouille dans le passé de Logan. Prouver l’innocence de celui-ci apparaît comme une mission de plus en plus impossible, d’autant que dans l’ombre, les vrais criminels brouillent les pistes et réduisent au silence les témoins de leurs massacres…

Le cycle II Car l’enfer est ici, tome 1, est réédité avec une nouvelle couverture. Le cycle III Les Enfants de Jessica est en préparation.

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Le scénario de Luc Brunschwig (Le sourire du clown, La mémoire dans les poches, Après la guerre, Holmes) s’engouffre dans la brèche de l’enquête judiciaire dans ce second cycle. Après l’attentat du 4 novembre, c’est Joshua Logan qui est consacré ennemi public numéro 1. Alors qu’il décide de se rendre après 6 mois de cavale, sa femme va devoir se battre avec quelques rares alliés pour tenter de prouver son innocence. Avec une dimension toujours introspective et sur un ton très personnel, le récit est à la fois nerveux et glacial. Il y règne une extrême tension. Luc Brunschwig fait preuve d’une grande habileté et régularité. Son dernier album ne déçoit vraiment pas.

Son ami de toujours le dessinateur Laurent Hirn (Le Sourire du clown) tient ici le rôle de metteur en scène, comme au cinéma. Et il faut dire que tout semble méticuleusement réfléchi, digne des plus grands films à suspens.

Et c’est à David Nouhaud (Maxime Murène) qu’est revenu l’honneur d’illustrer ce superbe deuxième cycle, avec un dessin très moderne, mariant des traits fins à une coloration aquarelle où l’aspérité photographique est plutôt originale. De très belles planches à admirer.

Résultats concours : Festen : 80 places gagnées !

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A l’occasion de la représentation de la pièce Festen, de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov,  à Paris, Publik’Art  vous a offert la possibilité de gagner :

10×2 places pour la représentation du 17 avril 2014

10×2 places pour la représentation du 18 avril 2014

10×2 places pour la représentation du 24 avril 2014

10×2 places pour la représentation du 25 avril 2014

Représentations au théâtre de Ménilmontant, 15 rue du retrait, 75020 Paris
Il suffit de vous présenter 30 mn avant le spectacle et retirer vos places au guichet « invités ».
 

Vous avez été très nombreux à participer. Un grand bravo à tous !

 

Les dix heureux gagnants de 2 places pour la représentation du 17 avril sont :

Yannick Briand, Juliette Favre, Janine Lancri, Pierre Perez, Axel Ramonet, Christopher Durand, Maryse Brunier, Benoit Lecomte, Joël Dumont et Brigitte Satoue.

Les dix heureux gagnants pour la représentation du 18 avril sont :

Dominik Lalo, Martin Eloic, Elodie Girot, Jacqueline About, Johan Audibert, Anthony Ribet, Philippe Ferreira, Alexis Colin, Pascale Gatine et Sandrine Fleury.

Les dix heureux gagnants pour la représentation du 24 avril sont :

Yoann Conan, Audrey Conan, Roxane Chiori, Mariane Combe, Brigitte Denizet, Samuel Dantan, Hélène Andreau, Catherine André, Frédéric Hien et M. Boudaoud.

Les dix heureux gagnants pour la représentation du 25 avril sont :

Carole Rathier, Jerome Capdevielle, Mélanie Corlin, Sophie Meningaud, Michel Berthelet, Olivier Briard, Paulien Simon, Zahira Chouali, M. Provenzano et Ericka Azaiz.

Notre partenaire vous contactera très rapidement pour vous donner la marche à suivre pour récupérer vos places.

Très bonne soirée à tous !

Résultats concours : Noé, de nombreux lots gagnés

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©2014 Paramount Pictures. All Rights Reserved.

Sortie le 9 avril 2014

 

A l’occasion de la sortie du film Noé, le 9 avril 2014, Publik’Art, en collaboration avec Way To Blue, vous a offert la possibilité de gagner :

5 stylos/stylets, 5 cahiers en cuir et 1 parapluie

 

Vous avez été très nombreux à participer : 7 503 joueurs. Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants d’un stylo/stylet sont :

Sabrina Carlier,Gérard Gabet, Michel Sapone, Cathy Haaff et Ange Quessada.

Les cinq heureux gagnants d’un cahier en cuir sont :

Clémence Humbert, Stéphanie Barthe, Frédéric Sentenac,

Benjamin Bayle et Julien Vallae.

L’heureux gagnant du parapluie est :

Bernard Renou 

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement !

 

Tom à la ferme, un film de Xavier Dolan

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Sortie : le 16 avril

Durée : 1h42

Avec : Xavier Dolan, Lise Roy, Pierre-Yves Cardinal

Beaucoup attendent un film de Xavier Dolan, le fusil en main, détracteurs de son arrogance juvénile : « alors, encore un exploit du petit prodige québécois ? »

Synopsis :

[pull_quote_center]Un jeune publicitaire voyage jusqu’au fin fond de la campagne pour des funérailles, et constate que personne n’y connaît son nom, ni la nature de sa relation avec le défunt. Lorsque le frère aîné de celui-ci lui impose un jeu de rôles malsain visant à protéger sa mère et l’honneur de leur famille, une relation toxique s’amorce qui n’aura de cesse que la vérité éclate enfin, quelles qu’en soient les conséquences.[/pull_quote_center]

 

Pourquoi s’attarder sur cette jeunesse ? Xavier Dolan n’a pas 25 ans, il a mille ans. Comme un chat, le cinéaste a plusieurs vies et en joue une à chacun de ses films.

 

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Après sa « trilogie des amours impossibles »  J’ai tué ma mère – Les amours imaginaires – Laurence Anyways, Xavier Dolan adapte une pièce de Michel Marc Bouchard. Pour une fois, le cinéaste n’est pas à l’écriture, pourtant il semble n’avoir jamais été autant impliqué.

Tom à la ferme serait pourtant un cousin de cette trilogie. Si la dimension pop des précédents films s’efface au profit du sombre et du sobre, il est tout autant question de relations impossibles : amour d’un défunt, amour aveuglé d’une mère, transfert sur le frère … Xavier Dolan explore plus que jamais le lien ténu entre Eros et Thanatos.

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Montage saccadé et obsession du cadrage renforce la dynamique d’emprisonnement de Tom. Au fil du film, la brume campagnarde absorbe l’astre solaire qu’il est. Le visage tuméfié par les coups, Tom finit par en redemander. Au cours d’une strangulation d’une sensualité morbide, Francis (puissant Pierre-Yves Cardinal) , le frère torturé, lui dit bien « c’est toi qui décides quand j’arrête », car dans Tom à la ferme, le drame est avant tout mental. Les quelques échappées du jeune homme hors de la maison ne font que renforcer le malaise : partira-t-il ou pas? Le spectateur est suspendu aux lèvres de Tom.

Où est le bien, où est le mal ?  Tom à la ferme se regarde comme un thriller psychologique d’une subtilité rare. Les échelles de valeur y sont bouleversées. Ainsi,  le visage de la mère, Lise Roy, riant aux larmes devient source d’angoisse. Une magnifique scène de tango dans une grange est tout à la fois sensuelle, drôle et effrayante. Dans Tom à la ferme, on ne sait jamais sur quel pied danser.

La fin laisse un goût amer, ne sommes-nous toujours pas prisonnier de quelque chose ?

 

Alcyon, tome 1, une BD de Richard Marazano et Christophe Ferreira (Dargaud)

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Date de sortie : le 11 avril 2014

Auteurs :   Richard Marazano (scénario) et Christophe Ferreira (dessin)

Prix : 13,99 € (48 pages)

Alcyon est une trilogie mythologique, dont ce premier album, Le Collier d’Harmonie débute le voyage à travers la Grèce pré-antique. Écrite par Richard Marazano (Genetiks, S.A.M, Le Protocole du Pélican, le Monde de Milo), la BD est illustrée par le tokyoïte Christophe Ferreira (Le Monde de Milo), venu du monde de l’animation japonaise.

Résumé de l’éditeur :

Le Collier d’Harmonie est le premier tome d’Alcyon, la nouvelle série d’aventure mythologique créée par Richard Marazano et Christophe Ferreira. En des temps lointains, bien avant que Sparte et Athènes ne se livrent une guerre impitoyable, Alcyon et Phoebe partent à l’aventure pour retrouver un collier légendaire, pensant pouvoir ainsi réparer une injustice faite à leur tribu, commandée par leurs pères respectifs. Aidé de Kirilos, un jeune Sparte, les deux amis traverseront la mer Égée, l’Asie Mineure et des endroits où vivent encore nymphes et monstres marins, harpies et griffons, et tant d’autres créatures mythiques…

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Richard Marazano propose un récit de grande aventure, imaginant le destin de deux jeunes enfants (Alcyon et Phoebe) partis rechercher une relique suspectée d’être à l’origine d’une malédiction. Un voyage entrepris sans l’autorisation de leurs parents, pour tenter de sauver leur peuple des mains de l’ennemi. Évidemment, durant ce périple, Alcyon et Phoebe vont devoir affronter beaucoup de dangers, poursuivis notamment par des créatures chimériques assoiffées de sang…. Un voyage mouvementé ponctué de rencontres pas toujours heureuses, mais qui rythment habilement le récit, construit comme une course-poursuite à tiroirs (tout le monde poursuit ces enfants, en réalité).

Le dessin de Christophe Ferreira pourrait être celui d’un mangaka. Avec des traits ronds et fins, on a vraiment la sensation d’admirer des planches grand format et en (jolies) couleurs d’un manga. Christophe Ferreira est bien un homme du pays du soleil levant. Alcyon pourrait même sans doute faire un jour l’objet d’une adaptation pour l’animation ? Voilà une idée qui a certainement effleuré l’esprit des auteurs.

En résumé, ce premier album d‘Alcyon est un bon divertissement, joliment dessiné. De quoi nous faire attendre la suite !

Les Vieux Fourneaux, tome 1, une BD de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet (Dargaud)

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Date de sortie : le 11 avril 2014

Auteurs :    Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet(dessin)

Prix : 11,99 € (56 pages)

Les Vieux Fourneaux est une comédie sociale et tendre écrite par l’excellent Wilfrid Lupano (L’Assassin qu’elle mérite, Alim le tanneur, Le Singe de Hartlepool) et dessinée par Paul Cauuet (Aster), un duo qui se connaît bien pour avoir déjà travaillé ensemble sur la série L’honneur des Tzaroms. Le premier album, Ceux qui restent n’est rien d’autre qu’une petite perle.

Résumé de l’éditeur :

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel.

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Le scénario de Wilfrid Lupano est jonché de petits riens qui en font une œuvre d’exception. Il choisit de raconter l’histoire de trois générations qui se succèdent en ouvrant ce premier album sur les funérailles d’une grand-mère, laissant Antoine veuf. Ce dernier trouvera momentanément un peu de réconfort en la compagnie de ses amis septuagénaires Pierrot et Mimile et de sa petite fille. C’en suit une véritable pièce de théâtre itinérante, amenant les protagonistes jusqu’en Toscane. L’occasion de confronter ces générations avec beaucoup d’humour, d’écouter les récits des plus vieux, bien décidés par ailleurs à profiter du temps qui leur reste. Et de découvrir le point de vue plus terre-à-terre de la jeune génération. Le lecteur rit. Il est attendri aussi, par cette atmosphère si chaleureuse et nostalgique dégagée par des septuagénaires au verbe bien pendu, drôle et plein de vie. Une écriture tout en finesse, très raffinée qui offre énormément de plaisirs. Un très grand travail. Et quel talent !

On pourrait en dire autant du dessin de Paul Cauuet. Ce dernier a l’art de dessiner le temps qui passe. Les traits sont extrêmement fins et les personnages sont tous graphiquement uniques. Surtout les vieux qui sont dessinés avec brio. L’illustrateur leur créé une histoire rien que par leurs physiques si divers et variés. C’est simplement superbe de réalisme, jusque dans les petits plis qui viennent se nicher sur ces petits cous fragiles et dodus (quand le goitre n’y a pas pris place). Des planches qui fourmillent de détails mis en valeur par une coloration vive magnifique.

Ce premier album des Vieux Fourneaux est à lire d’urgence !

Résultats concours : Candide, 5 albums gagnés.

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A l’occasion de la sortie du nouvel album Au pays du Ralenti de Candide, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

 5 Albums Au pays du ralenti 

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 904 participants ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

Sophie Lapouge, Frédéric Saurin, Delphine Gamundi, Stéphane Estevez et Adja Akre.

Notre partenaire vous enverra votre album très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

 

 

 

Une année sans été de Catherine Anne, mise en scène par Joël Pommerat, à Paris (critique n°2)

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Ateliers Berthier – Odéon Théâtre de l’Europe du 4 avril au 4 mai 2014

Le théâtre de Joël Pommerat est un monde à part qui chemine entre le clair et l’obscur. Un monde d’ambiguïté, de trouble, de profonde humanité où le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre.

Un monde sans fard lorsqu’il s’attaque au conte en revisitant de sa magie noire Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge ou Cendrillon. Un monde désabusé, d’illusions perdues traduisant parfaitement les angoisses de notre époque lorsqu’il narre le capitalisme dans Les Marchands ou La grande et fabuleuse histoire du commerce. Chacune de ses oeuvres est d’une inventivité plastique et théâtrale rare où Pommerat s’affirme comme l’un des auteurs-metteurs en scène majeur de cette dernière décennie.

[pull_quote_left]La mise en scène de Joël Pommerat s’approprie à merveille à l’univers poétique de l’auteure où la parole est au centre de tout avec sa puissance et sa part d’ombre « Jamais en mai je n’ai senti encore le monde chanter aussi plein »[/pull_quote_left]

Une année sans été, première pièce publiée par Catherine Anne en 1987, est librement inspirée de la vie et de l’oeuvre de Rainer Maria Rilke, l’auteur des Lettres à un jeune poète, et constitue une parenthèse singulière dans le parcours de la Compagnie Louis Brouillard et son fondateur, Joël Pommerat qui n’en est donc par l’auteur.

Avec ce spectacle, il aborde la question de la transmission, entre son équipe habituelle et de jeunes interprètes à travers un texte de jeunesse en miroir qui traite de la condition d’artiste : qu’est-ce qu’être un artiste ? qu’est-ce que faire l’artiste ? où s’entremêlent des considérations existentielles.

L’action se situe au début du siècle dernier et raconte l’entrée dans l’âge adulte de cinq jeunes gens avec son cortège de questionnements : le bousculement des repères, l’enchevêtrement des désirs et des peurs, la révolte contre l’ordre établi, la tension entre le rêve et le réel. S’y mêlent le désir d’écriture d’un des protagonistes et la nécessité d’émancipation du groupe confronté à ses propres tourments.
Ils vont se croiser, se lier d’amitié, tomber amoureux, partir, revenir. Se chercher en se confrontant à soi, à l’autre, se fuir ici, là-bas, fragiles et, pour la plupart, purs, à la fois prêts à s’envoler et se retenir tout à la fois.

Au dehors, on l’apprend à la fin de pièce, se prépare une autre rupture. La perspective de la Première Guerre mondiale, à peine évoquée, elle imprègne à cette recherche éperdue une urgence encore plus prégnante, émouvante et définitive : cette transition, on la devine, se terminera brutalement.

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La mise en scène de Joël Pommerat s’approprie à merveille l’univers poétique de l’auteure où la parole est au centre de tout avec sa puissance et sa part d’ombre « Jamais en mai je n’ai senti encore le monde chanter aussi plein ».

En maître incontesté du plateau : dépouillé, utilisation de la lumière (Eric Soyer), quasi- absence de couleurs (des contrastes), mise en valeur du corps du comédien dans l’espace scénique, utilisation du fonds de scène comme unique décor stylisé, illustration sonore, Pommerat donne corps à cet apprentissage vers un ailleurs. Où le possible tangible mais indéfini des personnages se charge de mystère, de non-dits et d’introspection.

Les comédiens Carole Labouze Franck LaisnéLaure LefortRodolphe MartinGarance Rivoal  sont d’une parfaite justesse pour habiter de leur jeunesse ardente ces destins en devenir et dans un jeu subtil d’intensité, de sensibilité et d’immédiateté.

Un texte d’initiation, tour à tour noir et léger, sentimental et cruel, toujours vivant…

La mort en tête, un livre de Sire Cédric

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Publié aux Editions Le Pré aux Clercs

Date de parution : 07 Novembre 2013

562 pages – 19,90 Euros.

Pour son sixième roman, Sire Cédric nous revient accompagné de son duo d’enquêteurs fétiches, Eva Svarta, flic profileuse albinos et Alexandre Vauvert un commandant n’hésitant pas à faire usage de la force pour mener à bien ses enquêtes.

Avec ce roman, Sire Cédric fait désormais partie des romanciers qui excellent dans le domaine du Thriller fantastique. Lauréat du prix Masterton pour son roman « L’Enfant des cimetières » et du prix polar, du festival de Cognac, pour son thriller « De fièvre et de sang ».

Banlieue parisienne, Eva Svarta est appelée sur une scène de crime, où un exorcisme sur un garçon de 8 ans tourne mal. Accident ? Meurtre ? Les circonstances de cette mort sont assez floues. Le seul témoin clé est le journaliste à sensation Dorian Barbarossa, célèbre grâce à son émission de télé mais aussi par sa particularité physique…

De son côté Alexandre Vauvert enquête sur des meurtres et un trafic d’organes dans le Sud de la France. Jusqu’ici la routine pour ce couple de policiers, mis à part peut-être la grossesse difficile d’Eva et sa sensation d’être observée depuis plusieurs jours comme un mauvais pré-sentiment…

Le duo d’enquêteurs est de nouveau sur la brèche, habitué à traquer sans relâche les criminels et autres psychopathes, ils vont ici devenir la proie de l’un d’entre eux. Sont-ils préparés à vivre une réelle descente aux enfers ? Est-ce qu’ils vont sortir indemnes de cette enquête ?

Sire Cédric nous offre ici une histoire dense, où le suspens est présent à chaque instant. Courses poursuites, des meurtres plus sanglants les uns que les autres, de la folie, de la noirceur, corruptions, tous les ingrédients sont réunis pour avoir un thriller terriblement efficace.

Aucun répit n’est donné aux lecteurs où chaque page réserve son lot de surprises, jusqu’à la dernière ligne du livre, nous sommes tenus en haleine.

Lire un livre de Sire Cédric, c’est rentrer dans un monde à la limite du surnaturel, là où la folie côtoie la raison.

Clip nerveux : Noise In Sepher II d’Anakronic Electro Orkestra (Feat. Taron Benson)

Noise In Sepher II feat. Taron Benson est un morceau extrait de l’album “Noise In Sepher” sorti chez BalaganBox en 2013. Sur fond de fusion electro-hip-hop nerveuse et percutante, le clip offre une jolie palette de polices graphiques en noir et blanc. Impeccablement réalisé. Bravo aux toulousains d’Anakronic Electro Orkestra.

[youtube http://youtu.be/2YJNhS9lJB0]

Antarctica, tome 1 : une BD de Jean-Claude Bartoll et Bernard Köllé (Glénat)

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Date de sortie : le 9 avril 2014

Auteurs :   Jean-Claude Bartoll (scénario) et Bernard Köllé (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Antarctica est une nouvelle série d’aventure, plus précisément sur l’exploration du Pôle Sud, écrite par le grand reporter Jean-Claude Bartoll (Insiders, Mortelle Riviera, L’Agence, T.N.O., Mékong, Diamants, Le Terroriste) et illustrée Bernard Köllé (Diamants). Le premier album, Jeu de dupes, s’ouvre comme toute expédition : par des préparatifs, et même une petite mise en jambes romanesque.

Résumé de l’éditeur :

1909, au large de Terre-Neuve. Alors que la campagne de pêche à la morue se termine, Knut Larson, officier de marine à bord de l’Aurore, se languit de retrouver son amour, la jeune et jolie Maureen, sur le port de Cancale. Mais à son retour, un drame se produit… Au cours d’une altercation, Le Bannec – armateur de l’Aurore et accessoirement le père de Maureen –, tue accidentellement son maître d’équipage. Témoin de la scène, Knut est finalement accusé à tort du crime. Pour échapper aux forces de l’ordre, il embarque alors à bord du navire norvégien le Fram,dont le capitaine Roald Amundsen part découvrir la dernière terra incognita en Antarctique. Persuadée de son innocence, Maureen va tout faire pour retrouver Knut, quitte à embarquer avec l’explorateur polaire rival : le britannique Robert F. Scott…

Inspirée des carnets de voyage des célèbres explorateurs Scott et Amundsen et de leur « course au pôle Sud », vivez en trois tomes l’histoire d’amour tourmentée entre Knut et Maureen, placée sous le signe des grands espaces, de la noble aventure et des défis à relever.

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Le récit d’Antarctica donne corps à l’Histoire de la conquête du Pôle Sud. Jean-Claude Bartoll créé une multitude de personnages qui vont tous jouer un rôle dans son scénario, en faisant ressortir l’embarcation anglaise d’un côté et la norvégienne de l’autre. Toutes deux en route pour dompter en premier le plateau de cette terre inconnue. Jean-Claude Bartoll mêle fiction et écriture documentée, soucieuse du détail (on a même droit à quelques annotations explicatives), avec une grande aisance. Il imagine une aventure romanesque (et romantique) dans l’aventure exploratrice. De quoi nous divertir tout au long du voyage qui s’annonce devant nous (trois tomes prévus).

Bernard Köllé, qui avait déjà collaboré avec le scénariste sur Diamants, propose un dessin aux traits fins, aux lignes claires et à la coloration froide qui va très bien avec ce récit d’époque, récit de marins. Joli.

En résumé, Antarctica commence bien, tout en promettant de délivrer sa dose d’adrénaline et d’action dans les prochains albums qui verront la conquête du continent blanc se concrétiser. On attend la suite !

#Défouloir du Vendredi : Ethernal Skate Films – Street Patterns Full film

Cette semaine, on se détend avec une vidéo skate qui a l’air plutôt old school. Pourtant elle ne date que de 2011. Une session canadienne avec une B.O. hip hop sympathique. A voir.

[youtube http://youtu.be/jJ0AUBdWKP8]

Il s’appelait Geronimo, une BD d’Étienne Davodeau et Joub (Vents d’Ouest)

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Date de sortie : le 9 avril 2014

Auteurs :   Étienne Davodeau (scénario) et Joub (dessin)

Prix : 18,25 € (128 pages)

Il s’appelait Geronimo est une BD d’Étienne Davodeau (Le Chien qui loucheImmigrants,  Les Ignorants, Geronimo) illustrée par le guyanais Joub (Mes années bêtes et méchantes, Geronimo), un duo qui a beaucoup travaillé ensemble depuis 1998. Dans Il s’appelait Geronimo, ils racontent l’histoire d’un jeune clandestin, ouvrier dans une ferme française qui décide d’embarquer pour un long voyage destination les Etats-Unis… Du moins c’est ce qu’il croyait avant d’arriver en Guyane où, presque malgré lui, Geronimo va prendre la place d’un autre… et vivre sa vie, en France.

Résumé de l’éditeur :

Élevé en France dans une ferme coupée du monde, Geronimo est un jeune garçon un peu paumé qui rêve d’aller aux États-Unis. Un jour, il prend son courage à deux mains et décide d’embarquer illégalement à bord d’un cargo. Persuadé de se rendre au fameux « pays des Indiens », il découvre qu’il fait en réalité route vers… la Guyane. Là-bas, sans ressources, obligé de faire la manche pour survivre, il va lui falloir un sérieux coup de pouce du destin pour s’en sortir…

Joub et Étienne Davodeau nous content les chroniques d’un personnage touchant, asocial sympathique à la recherche de son identité. Somptueusement dessiné en couleurs directes, l’album sera en outre accompagné d’un cahier supplémentaire composé des recherches graphiques et photos de repérage effectuées par les auteurs.

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Le récit d’Étienne Davodeau est toujours soucieux de réalisme et de sobriété. Il s’agit de donner vie à son histoire qui raconte la destinée d’un jeune homme perdu, débarqué dans un monde moderne qui n’est pas le sien (il ne sait pas allumé un ordinateur, ni quoi faire pour prendre un avion) et obligé de se fondre dans la masse par mimétisme de peur de se faire repérer… Une vie d’usurpateur vécue au grand jour. Plus clandestin encore que quand il n’était que… simple clandestin. Le scénario offre ainsi une certaine réflexion sur ce cycle infernal dont Geronimo semble pris au piège pour toujours. Sortir de sa clandestinité pour une autre forme de… clandestinité. Découvrir la vie d’un autre avant de (re)découvrir sa propre vie. Et faire face à son histoire. L’écriture, bien pensée, est de plus très agréable.

Le dessin est réalisé par Joub en couleurs directes. Un gros et beau travail brut et naturel qui dégage d’autant plus de réalisme et de sincérité à ce conte de société.

Il s’appelait Geronimo est un récit touchant d’un clandestin paumé et ordinaire dont le destin va transformer sa vie. Une belle histoire, si l’on peut dire.

Clip : London Western ou le Hop’n Roll par Coffees & Cigarettes

En voilà un groupe original : Coffees & Cigarettes est un groupe mené par Renaud Druel, auteur-compositeur et principal interprète. London Western est le premier single de l’album éponyme attendu le 22 avril prochain dans les bacs. Un mélange de rock n’roll et de hip-hop bien senti dans une ambiance clairement sortie d’un écran de ciné ou même d’une planche de BD. En témoigne ce très beau clip. A suivre donc…

[youtube http://youtu.be/s6xNRTt9WU4]

Fear Agent, intégrales volumes 1 & 2 : un comics de Rick Remender, Tony Moore et Jerome Opeña (Akileos)a

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Date de sortie : le 3 avril 2014

Auteurs : Rick Remender (Scénario), Tony Moore, Jerome Opeña, Mike Hawthorne, John Lucas et Kieron Dwyer (Dessin)

Prix (vol. 2) : 29,50 €

Fear Agent est un comics intergalactique (SF) imaginé par Rick Remender (Punisher, Uncanny X-Force, Venom…) et principalement illustré par Tony Moore (Walking Dead, The Exterminators) et Jerome Opeña (l’illustrateur fétiche de Remender qu’on retrouve également sur Punisher, Uncanny X-Force…). La série a fait l’objet d’une édition intégrale en deux volumes massifs dont le second est à peine sorti.

Résumé de l’éditeur (vol. 2) :

Heath Huston n’est plus qu’un minable exterminateur d’extraterrestres au bout du rouleau. Mais lorsqu’il découvre par hasard une gigantesque conspiration visant à décimer toute l’espèce humaine, il se résout à poser la bouteille et à reprendre son rôle de pacificateur… lui, le dernier des Fear Agent.

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Fear Agent est le résultat d’un scénario élaboré avec passion par Rick Remender qui voit dans son personnage principal, héros et anti-héros malgré lui, une projection de lui-même. A la fois complètement fou et terriblement terre-à-terre, Rick Remender  a fait de Heath Huston un agent paumé en quête de sensations extrêmes pour se sentir vivre, et panser ses souffrances (la perte de sa famille, notamment). Un personnage désabusé qui n’hésite pas à tourner les situations de détresses en amusants instants de dérision à travers une narration à la première personne abondante en figures de style… Une écriture dense et tranchée pour un récit d’action rythmé par des voyages dans le temps et dans l’espace pour tenter de sauver sa famille. De quoi passer d’intenses moments de lecture accompagnés d’un plaisir qui se confirme tout au long de la lecture !

Le dessin de Tony Moore et Jerome Opeña, comme celui de leurs compères intervenant dans le second volume est harmonieux, avec une coloration vive qui explose à la figure, digne des meilleurs comics. Il faut dire qu’ils sont (comme le scénariste) de véritables références dans le milieu.

En conclusion, Fear Agent est vraiment une œuvre SF à lire, d’autant qu’elle est rassemblée en deux très beaux volumes, avec quelques pages bonus du plus bel effet.

Nikki Yanofsky se dévoile au Carmen : un bonbon canadien !

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19 mai 2014 : sortie de son album : Little secret

Il faudrait retenir la date du 19 mai prochain. Pourquoi ? Princesse Nikki Yanofsky sort un disque à cette date là, ‘’Little Secret’’,  et il serait dommage de s’en passer. Le « Carmen », à Pigalle, a recueilli la jeune canadienne (elle n’a que 19 ans) pour faire résonner sa voix jazzy et chaleureuse dans ses appartements, afin d’assurer la promotion de son disque.

Deux notes ont suffi. Ses musiciens sont d’abord arrivés : bassiste/contrebassiste, guitariste, pianiste et batteur, tous des tronches, de la personnalité, et une absorption folle  lorsqu’ils jouent. Puis Nikki est apparue, elle pose sa voix, entame sa première chanson.  L’érection capillaire surgit au bout de quelques secondes ! Chez tout le monde ! Que faire ? Se laisser faire. Les mélodies soules et jazz nous font planer. On se laisse porter, emporter. On commence à bouger, en rythme. On se balance. Elle nous demande de taper dans les mains, on suit.  Tout le public était embarqué. La chanson se termine, on applaudit avec joie, et elle enchaine.

Nikki rayonne. Une femme a d’ailleurs secoué son mari qui semblait hypnotisé par la charmante artiste. Cette-dernière n’est pas venue simplement chanter et fuir ensuite, elle vient pour partager. Elle crée un lien avec le public, en lui parlant, en lui expliquant ce qu’elle fait et pourquoi elle chante telle ou telle chanson. Emotions et sentiments se croisent.

Nikki Yanofsky arrives at MusiCares Person of the Year tribute in Los Angeles

Aznavour se voit être repris par la talentueuse chanteuse, à la sauce RnB, et elle réécrit une partie de ‘’Jeepers Creepers’’ du monument Armstrong. On enchaine les shots  de monstrueuses vocalises, s’enivrant encore et encore. Sa générosité sur scène, toujours un sourire au coin des lèvres, mélangée à ses qualités vocales parfaites font d’elle une grande. Nikki nous balade, nous fait danser. Et puis l’Amour ! Ses chansons d’amour sont belles. On en tomberait amoureux. De Nikki.  Et de ses chansons aussi. Son délicieux ‘’franglais’’ fait rire. Nikki est un bonbon canadien qui ne fait pas grossir, et dont la consommation auditive ne doit pas être mesurée.

Fille des baronnes du jazz, Nikki publie son disque ‘’Little Secret’’, produit par Quincy Jones,  le 19 mai prochain, et il serait (terriblement) dommage de s’en passer.

Les Quatre de Baker Street, tome 5 : une BD de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien (Vents d’Ouest)

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Date de sortie : le 2 avril 2014

Auteurs : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand (Scénario) et David Etien (Dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Les Quatre de Baker Street est une série BD culte écrite par Jean-Blaise Djian (Le Maître du Hasard, Tard dans la Nuit, Silien Melville, Le Grand mort) et Olivier Legrand, et dessinée par David Etien. Après un quatrième tome où Sherlock Holmes brillait par son absence suite à l’annonce de son décès accidentel, il est temps pour les franc-tireurs de Bakeur Street de rempiler pour un nouvel épisode plein de rebondissements, dans ce cinquième album paru en ce début de mois d’avril.

Résumé de l’éditeur :

1892. Pour Billy le fin limier, Charlie le garçon manqué et Tom le monte-en-l’air (sans oublier le chat Watson !), une nouvelle vie commence – une vie sans leur mentor Sherlock Holmes, disparu tragiquement dans les chutes de Reichenbach avec son ennemi juré, le professeur Moriarty… Mais une rencontre des plus inattendues va bientôt précipiter nos héros dans une nouvelle aventure pleine d’action, de dangers et de rebondissements : une mystérieuse affaire d’enlèvement, impliquant les anciens lieutenants du diabolique Moriarty. Les apprentis-détectives parviendront-ils à déjouer les plans des héritiers du Napoléon du crime ? La partie est lancée… et les francs-tireurs de Sherlock Holmes sont sur le coup !

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Une fois n’est pas coutume, les scénaristes Jean-Blaise Djian (disciple de Loisel) et Olivier Legrand (pour qui c’est la première série BD) offrent à nouveau un superbe récit, avec un art de l’intrigue à nul autre pareil. On retrouve avec la joie partagée (et soulagement !) des Quatre de Baker Street notre ami Sherlock Holmes qui tente de contrer l’ordre successoral en marche dans le clan Moriarty. Un plan qui ne s’exécutera pas sans heurts. Un cinquième album toujours impeccablement écrit, où l’histoire et le suspens sont très soignés. C’est d’autant plus remarquable que la série est d’une régularité qualitative exemplaire. Un travail de maîtres de bout en bout.

Que dire du dessin de David Etien qui signe lui aussi sa première série ? Un dessin extrêmement fin à la coloration à la fois légère et contrastée, aux cadrages incroyables et aux sublimes jeux de lumière. Les pupilles se régalent à chacune de ses planches. Un atout certain sans lequel la série ne serait pas ce qu’elle est : culte !

En bref, ce nouvel album, La succession Moriarty s’impose une fois de plus comme la sortie à ne pas manquer. A noter d’ailleurs qu’à l’occasion de cet évènement, les auteurs ont également sorti un jeu de rôle très amusant dans l’univers de Baker Street. Vous pouvez le télécharger gratuitement ici !

Les Pirates de Barataria, tomes 1 à 7 : une BD de Marc Bourgne et Franck Bonnet (Glénat)

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Date de sortie : le 2 avril 2014

Auteurs : Marc Bourgne (Scénario) et Franck Bonnet (Dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Les pirates de Barataria est une fabuleuse série de grande piraterie à l’époque de Napoléon (fin XVIIIème début XIXème) écrite par Marc Bourgne (L’Été 63, Michel Vaillant, Barbe-Rouge, Voyageur) et illustrée par Franck Bonnet (Attila… mon amour, Vell’a, TNO). Le septième album, intitulé Aghurmi, vient de paraître (tandis que le premier album en est déjà à son cinquième tirage !) concluant avec brio le second cycle (oriental) de la série.

Résumé de l’éditeur (tome 7) :

Août 1813. En plein Sahara, autour de l’oasis de Siwa et de sa cité en ruines Aghurmi, le colonel Boutin, ancien agent de Napoléon qui s’est finalement affranchi de l’Empire, règne sur la région en s’autoproclamant « bey de Siwa ». Or c’est lui qui détient les diamants que la jeune Artémis Delambre doit récupérer. Elle compte user de ses charmes appris dans le harem de Mehemet Ali pour le séduire et lui subtiliser les joyaux. Dans le même temps, le gouverneur d’Égypte et son armée, ainsi que les troupes de la Royal Navy guidées par l’agent Fitzpatrick se dirigent vers Siwa. L’affrontement final approche, chaque camp prépare ses armes…

 

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Après deux cycles des Pirates de Barataria, on ne peut que saluer le grand talent des auteurs de la série. D’abord au scénario, sous la plume de Marc Bourgne, qui est écrit avec beaucoup de finesse et sans doute énormément de documentation à l’appui. On remarque d’ailleurs une petite bibliographie signalée à chaque début d’album. La marine de l’époque est retranscrite avec un réalisme stupéfiant, surtout lorsqu’il s’agit de stratégies navales à mettre en place sur les eaux. Le vocabulaire marin est très employé. Difficile pour le profane d’en juger l’exactitude mais c’est du plus bel effet et met le lecteur en condition. Un récit où l’air marin est omniprésent, où les épées sifflent et où l’écume se fait souvent poudrière. Une grande aventure menée jusqu’aux déserts égyptiens dans le second cycle. Et l’on a qu’une hâte : savoir où nous mènera le troisième !

Que serait la série sans le dessin remarquable de Franck Bonnet qui honore les flottes égyptiennes, anglaises, américaines, comme celles des pirates et corsaires qui ne disent pas leur nom. Car les navires sont dessinés sous un trait incroyablement majestueux et précis, qui offre une foultitude de détails. On pourrait rester des heures à admirer le travail. Les scènes d’action sont toujours très bien découpées et les cadrages ne souffrent d’aucun défaut. Du grand art.

Vidéo : Making of du nouvel Ep « THE GAME » de Smokey Joe & The Kid !

Smokey Joe & The Kid se prépare à sortir un nouvel EP : The Game. Enregistré cet hiver en Californie avec Gift of Gab (Blackalicious) et NON Genetic, l’album promet encore une fois du très lourd, du très grand, du très bon. Bref, du très ce-que-vous-voulez. Mais en bien, hein. Le groupe vient de balancer la première vidéo de son Making Of, avec des 1ers extraits de l’album qui sortira le 12 Mai sur notre label Banzaï Lab.

[youtube http://youtu.be/VXdyRFPN90w]

Douce, tiède et parfumée, tomes 1 et 2, une BD de Noé Ignacio (Glénat)

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Date de sortie : le 2 avril 2014

Auteur : Noé Ignacio (Scénario et Dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Douce, tiède et parfumée est une série steampunk créée par l’argentin Noé Ignacio (Chroniques de SillageT1, Helldorado). Un univers où la folie et l’imagination se tutoient sans limites dans un récit qui prend des allures de grande aventure dans le deuxième album fraîchement sorti.

Résumé de l’éditeur (tome 2) :

Ally sait maintenant que toute sa vie n’était qu’un mensonge. Avec l’aide de Juan, elle part à l’autre bout du monde, à Ushuaia, pour retrouver la trace de sa sœur jumelle Carry et en apprendre plus sur les secrets de sa famille. Mais au cours du voyage, Ally tombe malade et Juan doit continuer seul. Tombé entre les griffes d’un militaire dément nommé « Face de cochon », il apprend que Carry est en réalité partie il y a bien longtemps. Dans le même temps, une mutinerie s’est déclenchée sur le navire où se trouve Ally, délirante de fièvre ! Les mauvaises surprises se succèdent… Vont-ils finalement parvenir au bout de leur quête ?

Ignacio Noé, talentueux dessinateur de la série Helldorado, poursuit le parcours initiatique de son héroïne attachante, malmenée dans un univers steampunk flamboyant où la vérité ne s’obtient qu’au bout de bien des épreuves !

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Alors que le premier album plantait tranquillement le décor, et les enjeux du récit (une jeune fille sujette à des visions part à la recherche de sa soeur jumelle), le second album ouvre l’aventure. On s’attache très vite à Ally, cette jeune héroïne un peu naïve accompagnée de son fidèle ami Juan. Et le scénario leur réserve bien des surprises, chacun de leur côté. Le récit, plutôt cruel, déborde d’énergie imaginative souvent loufoque, domptée non sans une certaine violence. Le talent d’écriture de Noé Ignacio se dévoile vraiment avec le deuxième album, qui sonne comme un vrai départ : on voyage, on découvre des tas de choses et de créatures, et certaines visions s’éclaircissent…

L’auteur propose par ailleurs un dessin extrêmement original, identifiable entre mille. Avec un trait fourni, épais mais précis, et une coloration peinture très réussie, le graphisme décoiffant des planches est un vrai point fort.

Douce, tiède et parfumée est une série au style inédit, à posséder !

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