
Un James McAvoy impressionnant dans un Split sans saveur
Le buzz a annoncé la couleur à grands renforts de trompette. Split allait signer le retour du réalisateur au top niveau et en mettre plein la vue avec un James McAvoy au top de sa forme. Si l’acteur confirme les attentes placées en lui avec une prestation fascinante, le film peine à satisfaire les attentes. La faute à une intrigue simpliste à mi-chemin entre le thriller et l’opus horrifiant qui peine à s’élever vers des cimes plus ambitieuses. Le spectateur était en droit de s’attendre à un scénario plus intriguant avec un tel pitch de base. Les aficionados de M. Night Shyamalan retrouveront un style caractéristique qui avait fait merveille dans Incassable, les plus sceptiques ne pourront pas sortir le réalisateur de sa case auprès des réalisateurs moyens.
23 personnalités pour le prix d’une
Le personnage de James McAvoy monopolise l’attention avec sa lutte interne entre ses personnalités secondaires et ceux qui ont pris le pouvoir. Tandis que 3 adolescentes se font kidnappées, le trouble du personnage va croissant jusqu’à interroger sur son équilibre. Le spectateur s’interroge sur sa capacité de nuisance, jusqu’où ira-t-il donc? L’acteur multiplie les rictus selon les personnalités tandis que l’agitation monte crescendo. Le film aurait pu s’élever vers des hauteurs plus universelles voire philosophiques mais il se contente d’une ambiance de thriller certes prenante jusqu’à un certain point mais finalement bien limitée. Un personnage d’une telle ampleur n’aurait-il pas mérité un traitement un peu plus ambitieux? Lorsque le film finit par flirter avec l’horreur, l’évidence se fait jour. Split n’aboutira pas à un moment de cinéma inoubliable quoique… quoique… quoique… la toute dernière scène du film réserve une surprise de taille, de quoi s’incruster dans l’esprit pour longtemps. A bons entendeurs!
Split fait Pschitt
La recette du thriller au cinéma nécessite une gradation dans l’angoisse avec des surprises et des twists récurrents. Split se concentre tellement sur le personnage de Kevin/Dennis/Patricia… qu’il en oublie de varier les plaisirs. Le huit clos souterrain et claustrophobique peine à s’élever vers autre chose qu’un thriller lambda. De quoi procurer des frissons aux adeptes du genre, mais pas de quoi marquer l’histoire du cinéma. Reste un James McAvoy au four et au moulin jusqu’à ce qu’il se transforme une dernière fois pour une prestation… décevante. Et si la véritable héroïne du film n’était pas finalement le personnage de Casey Cooke interprétée par Anya Taylor-Joy? Son passé trouble ressurgit petit à petit au fur et à mesure du film jusqu’à faire douter de son propre équilibre. Entre weirdos, James McAvoy et elle ne peuvent que s’entendre.
Le public attendait un Split mémorable, il n’obtient qu’un thriller qui ne renouvelle pas le genre. Dommage.

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.
Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h57
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Avec : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley
Genre : Thriller, Fantastique, Epouvante-horreur



Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.




« Ce matin-là, je me suis juré de ne plus jamais l’appeler. Il fallait juste que je l’appelle pour le lui dire. »


































Elle vit quelque part en province, dans la France des années 50, celle de la guerre d’Algérie. Elle connaît un premier homme, il lui fait un enfant. À cet homme on la marie. Il est absent, infidèle. Le divorce prononcé, la jeune femme laisse son enfant à sa mère, part travailler en ville. Ouvreuse dans un cinéma, un soir où on projette Johnny Guitar, elle fait la rencontre d’un deuxième homme. Il est militaire. Ils vont à l’hôtel, passent quelques nuits ensemble. Un matin, le militaire s’en va rejoindre son régiment en Algérie. Lui a-t-il fait un enfant? Elle le craint. Elle l’espère. Elle décide que oui. Très vite, elle en a la confirmation : elle porte un enfant de cet homme parti là-bas, faire la guerre. Il est le père de son enfant, il faut qu’il le soit. Il est son mari, il faut qu’il le devienne. Elle est prête à tout pour ça. Une question de vie ou de mort. D’amour peut-être.





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