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Un James McAvoy impressionnant dans un Split sans ampleur

Split
Split, film de M. Night Shyamalan, Copyright Universal Pictures

Un James McAvoy impressionnant dans un Split sans saveur

Le buzz a annoncé la couleur à grands renforts de trompette. Split allait signer le retour du réalisateur au top niveau et en mettre plein la vue avec un James McAvoy au top de sa forme. Si l’acteur confirme les attentes placées en lui avec une prestation fascinante, le film peine à satisfaire les attentes. La faute à une intrigue simpliste à mi-chemin entre le thriller et l’opus horrifiant qui peine à s’élever vers des cimes plus ambitieuses. Le spectateur était en droit de s’attendre à un scénario plus intriguant avec un tel pitch de base. Les aficionados de M. Night Shyamalan retrouveront un style caractéristique qui avait fait merveille dans Incassable, les plus sceptiques ne pourront pas sortir le réalisateur de sa case auprès des réalisateurs moyens.

23 personnalités pour le prix d’une

Le personnage de James McAvoy monopolise l’attention avec sa lutte interne entre ses personnalités secondaires et ceux qui ont pris le pouvoir. Tandis que 3 adolescentes se font kidnappées, le trouble du personnage va croissant jusqu’à interroger sur son équilibre. Le spectateur s’interroge sur sa capacité de nuisance, jusqu’où ira-t-il donc? L’acteur multiplie les rictus selon les personnalités tandis que l’agitation monte crescendo. Le film aurait pu s’élever vers des hauteurs plus universelles voire philosophiques mais il se contente d’une ambiance de thriller certes prenante jusqu’à un certain point mais finalement bien limitée. Un personnage d’une telle ampleur n’aurait-il pas mérité un traitement un peu plus ambitieux? Lorsque le film finit par flirter avec l’horreur, l’évidence se fait jour. Split n’aboutira pas à un moment de cinéma inoubliable quoique… quoique… quoique… la toute dernière scène du film réserve une surprise de taille, de quoi s’incruster dans l’esprit pour longtemps. A bons entendeurs!

Split fait Pschitt

La recette du thriller au cinéma nécessite une gradation dans l’angoisse avec des surprises et des twists récurrents. Split se concentre tellement sur le personnage de Kevin/Dennis/Patricia… qu’il en oublie de varier les plaisirs. Le huit clos souterrain et claustrophobique peine à s’élever vers autre chose qu’un thriller lambda. De quoi procurer des frissons aux adeptes du genre, mais pas de quoi marquer l’histoire du cinéma. Reste un James McAvoy au four et au moulin jusqu’à ce qu’il se transforme une dernière fois pour une prestation… décevante. Et si la véritable héroïne du film n’était pas finalement le personnage de Casey Cooke interprétée par Anya Taylor-Joy? Son passé trouble ressurgit petit à petit au fur et à mesure du film jusqu’à faire douter de son propre équilibre. Entre weirdos, James McAvoy et elle ne peuvent que s’entendre.

Le public attendait un Split mémorable, il n’obtient qu’un thriller qui ne renouvelle pas le genre. Dommage.

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Split
Split

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h57
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Avec : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley
Genre : Thriller, Fantastique, Epouvante-horreur

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La collection Chtchoukine : l’expo évènement et programme exceptionnel pour la dernière semaine

La collection Chtchoukine : l'exposition évènement
© Christian Cornelius (Xan) Krohn, portrait de Sergueï Chtchoukine, 1916. Huile sur toile, 191 × 88 cm, Musée d’Etat de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg

La collection Chtchoukine : l’expo évènement et programme exceptionnel pour la dernière semaine

L’exposition « Icônes de l’art moderne. La collection Chtchoukine », présentée à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 05 mars 2017, rend hommage à l’un des mécènes les plus influents du siècle dernier, Sergueï Chtchoukine. Un éblouissement.

Collectionneur russe audacieux et militant de l’art affranchi de tous préjugés, dont la collection, comme le rappelle Anne Baldassari, conservateur général du Patrimoine et commissaire général de l’exposition, « reste encore aujourd’hui méconnue du grand public occidental. Depuis sa dispersion en 1948, elle n’a jamais été réunie comme une entité artistique singulière et cohérente ».

À Paris, l’exposition donne à voir 127 des 278 œuvres acquises par Chtchoukine auprès de ceux qui sont aujourd’hui les peintres les plus cotés au monde, mais qui à l’époque étaient souvent peu connus ou peu appréciés. Notamment 8 Monet, 8 Cézanne, 12 Gauguin essentiellement de la période tahitienne, 29 Picasso dont beaucoup de toiles cubistes, et 22 Matisse, à qui une salle entière est dédiée. Avec parmi les œuvres présentées du maître, « La Desserte » qui constitue la première grande commande faite par Chtchoukine à Matisse en 1908.

Troisième d’une fratrie de dix enfants, Sergueï Ivanovitch Chtchoukine est né en 1854 à Moscou au sein d’une famille de marchands dans le commerce du textile dont il reprit plus tard la firme familiale « Chtchoukine & Fils » avant de devenir l’un des plus grands négociants en textile de Moscou. Les voyages en Asie Centrale et en Inde se succèdent à la recherche de modèles pour répondre à l’engouement des Russes pour les tissus décoratifs.

Industriel reconnu, il épouse en 1884 Lydia Koreneva avec qui il fondera une famille qu’il installera dans le palais Troubetskoï à Moscou. C’est à cette époque que Chtchoukine débute sa collection avec l’acquisition de tableaux d’artistes norvégiens, allemands et anglais et qu’il rentre contact avec les marchands d’art Paul DurandRuel, Ambroise Vollard et Berthe Weill.

De 1897 à 1907, sa collection est déjà importante puisqu’elle compte treize Monet dont Le Déjeuner sur l’herbe, huit Cézanne, seize Gauguin tahitiens, quatre Van Gogh, trois Renoir, cinq Degas et bien d’autres perles encore.

un éblouissement

Au-delà de la création d’une collection, Chtchoukine travaille également la composition, notamment avec ses tableaux de Gauguin qu’il accroche bord à bord à la manière des iconostases orthodoxes.

Palais Troubetskoï
Palais Troubetskoï

Conscient du caractère novateur, parfois provocateur, des œuvres qu’il a réunies, le collectionneur veille à ce qu’elles soient accessibles à tous en ouvrant ses galeries au public dès 1908. Visitée par les amateurs, artistes et intellectuels, la collection qui constitue une onde de choc plastique et émotionnelle, contribue précocement à la découverte des avant-gardes françaises comme à marquer fortement la création contemporaine en Russie, en donnant naissance au cubisme, au suprématisme et au constructivisme.

La révolution de 1917 met fin à la monarchie et la communauté artistique de Moscou salue les temps nouveaux. Chtchoukine apparaît comme un visionnaire de l’art moderne par les progressistes et sa collection incarne l’art le plus radical de son époque. Son destin le sépare de celui de sa collection en 1918. Date à laquelle elle fut déclarée propriété du peuple suite à la spoliation de Chtchoukine par Lénine arrivé au pouvoir. Le Palais Troubetskoï devint alors le premier musée d’art moderne occidental.

Frappé par des tragédies personnelles (la perte successive de deux de ses fils et de son épouse), puis chassé par la révolution, celui qui fut l’un des mécènes majeurs de son temps disparaît en 1936, dans l’anonymat, à Paris – là même où son nom était célébré, du temps de sa splendeur, dans les milieux d’avant-garde.

Il faut saluer la pugnacité d’AndréMarc Delocque-Fourcaud, le petit-fils de Sergeï Chtchoukine, qui est à l’initiative de ce projet d’exposition, pour obtenir l’accord des musées, peu enclins à travailler ensemble, mais aussi celui des gouvernements des deux pays où les tractations diplomatiques ont été mises à contribution.

Ce dernier vit à Paris et « Cela fait 25 ans que ma mère avait écrit au président de la Russie pour parler de Chtchoukine qui était complètement oublié. Cela fait quatre ans et demi que le directeur du musée de l’Ermitage a dit : « Allons-y’. Et j’ai vu comme un miracle s’accomplir », raconte-t-il aujourd’hui en soulignant aussi le devoir de mémoire ainsi rendu.

Une exposition majeure donc dont on ressort ébloui par l’œil avisé, passionné et prolifique du collectionneur dans ce bel ouvrage qu’est le bâtiment conçu par l’architecte américain Franck Ghéry.

Aussi pour la dernière semaine d’ouverture, du lundi 27 février au dimanche 5 mars, la Fondation Louis Vuitton a mis en place des horaires exceptionnels, afin de permettre l’accès de l’exposition au plus grand nombre :

A partir du lundi 27 février, l’exposition sera ouverte 7 jours/ 7 de 7h à 23h et jusqu’à 1h du matin le samedi 4 mars.

· Chaque matin de 7h à 9h se tiendront les « Morning Chtchoukine » pendant lesquels la Fondation offrira un petit déjeuner au public.

· Le mercredi 1er mars de 9h à 19h se tiendra la journée « Chtchoukine en famille » qui proposera des parcours « Chtchoukine en rimes et comptines », des micro-visites en famille et un atelier « Chercheurs d’art », à la recherche des chefs d’œuvres de la Fondation.

· Le samedi 4 mars à partir de 23h Concert Surprise : un artiste phare de musique électronique proposera un voyage sonore dans les contrées russes. Le nom de l’artiste sera révélé le soir même.

Lion raconte l’histoire vraie et bouleversante d’un petit indien (Audible)

Lion
Lion © Mark Rogers

Lion raconte l’histoire vraie et bouleversante d’un petit indien

Bien sûr, depuis sa sortie hier au cinéma, vous entendez parler de l’excellent film Lion. En fait, son réalisateur, Garth Davis, d’origine australienne, réalise avec Lion, son premier long métrage ! Ce n’est pas lui qui a réalisé Slumdog Millionaire qu’on avait particulièrement apprécié. Mais Danny Boyle. Si les deux films sont associés, c’est grâce à l’acteur Dev Patel qui joue le rôle principal dans ces deux films.

L’histoire vraie d’un petit garçon indien

Dans la vraie vie, Dev Patel est anglais et a toujours vécu à Londres. Mais dans ces deux films, il est indien, né en Inde, et vit dans des conditions de pauvreté extrême. Lion est la traduction de son prénom indien, Saroo. Saroo enfant, merveilleusement interprété par Sunny Pawar, vit en Inde à 1600km de Calcutta, dans un petit village perdu au milieu de nulle part. Il vit avec sa mère, son grand frère, Gudddu, et sa petite sœur. Sa maman est ouvrière et ramasse des cailloux. Guddu et Saroo essaient de rapporter un peu d’argent à leur mère en chapardant quelques morceaux de charbon ou autres… Un soir, Guddu emmène son petit frère qui s’endort sur le quai de la gare. A son réveil, Saroo s’affole de ne pas voir son grand frère et monte dans un train à sa recherche. Bien malgré lui ce train l’emmènera à Calcutta, où il va se retrouver, à 5 ans, perdu au milieu d’une foule dense et malveillante. On imagine bien que rien n’a été rajouté sur la vie à Calcutta. De l’extrême misère, de la saleté, de la surpopulation, des enfants couchant par terre, sales et affamés, Garth Davis nous montre tout. Il ne manque que les odeurs. Et le petit Saroo doit affronter tous les dangers liés à sa perdition et à sa misère. Il va atterrir dans un centre d’orphelinat pitoyable et finira par être adopté et du jour au lendemain, il se retrouvera en Australie. Avec une nouvelle maman, Nicole Kidman, et un nouveau papa, David Wenham.

La vie australienne

Saroo va s’adapter à sa nouvelle famille, sa nouvelle vie où rien ne lui manquera. Ses parents adoptifs sont parfaits et il essaie de répondre à leurs attentes. Sa mère, Nicole Kidman, est d’une vérité bouleversante. Mais dans le fond, Saroo adulte, le sublime Dev Patel, vit toujours, dans son cœur, avec sa vraie famille biologique et ce n’est qu’à 30 ans qu’il décidera de tout faire pour les retrouver. Il ne supporte plus d’avoir tout ce confort alors que les siens doivent se morfondre quelque part dans un village dont il ne connait même pas le nom. Si Garth Davis nous plonge au cœur de Calcutta, la vie australienne de Saroo sera beaucoup plus discrète. Mais on sent petit à petit naître le mal-être de Saroo qui se transforme sous nos yeux, même physiquement, abandonne tout son confort et ne se consacre plus qu’à ses recherches.

Histoire vraie

La réussite du film tient au fait qu’il reprend l’histoire vraie, et pourtant inouïe, de Saroo Brierley que l’on voit à la toute fin du film avec des vraies photos des siens. Impossible de ne pas être ému jusqu’à la dernière minute du film ! Un conseil : emportez vos mouchoirs… Un très beau film qui pose beaucoup de questions sans mélo et sans faire de leçon de morale. 80 000 enfants en Inde, vivent dans la misère, seuls, abandonnés, ou enlevés…
Lion, un film qui restera à jamais gravé dans nos mémoires. Un vrai coup de coeur !

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Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.
25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h58
Réalisateur : Garth Davis
Avec : Dev Patel, Rooney Mara, Nicole Kidman
Genre : Biopic, Drame, Aventure

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Mon Gainsbourg à moi enthousiasme un public conquis au Théâtre Trévise

Mon Gainsbourg à moi
Mon Gainsbourg à moi, Théâtre Trévise, Mise en scène Cédric Chapuis

Mon Gainsbourg à moi enthousiasme un public conquis au Théâtre Trévise

Dans le cadre du Festival Musical’In qui se tient tous les mercredis soirs au Théâtre Trévise, Gainsbourg est mis à l’honneur dans un spectacle animé par la performance habitée et glamour de Mademoiselle A. Accompagnée de l’homme orchestre expert Mathieu Lucas, elle raconte un parcours placé sous le signe du grand Serge. D’une enfance tiraillé entre une Grand-Mère joyeuse et un Père violent jusqu’à l’évocation une histoire d’amour compliquée, elle raconte tout au public avec charme et humour. Impossible de ne pas accompagner les paroles égrenées par la chanteuse pour des chansons très connues et moins connues de Serge Gainsbourg.

Une joie partagée avec le public

1h15 durant, c’est à un festival Gainsbourg qu’est invité un public enthousiaste au Théatre Trévise. Et loin de se contenter de raviver uniquement les chansons, Mademoiselle A donne de sa personne en imaginant un parcours de femme moderne. Au fur et à mesure de sa narration, elle invoque les chansons de Lucien Ginsburg en lien avec la vie d’un personnage tour à tour truculent et dramatique. Mademoiselle A chante avec bonheur, danse avec ardeur et joue avec émotion. A ses cotés, son compère Mathieu Lucas multiplie les performances grâce de multiples instruments et à une boite à rythmes. Le public est mis à contribution et une heureuse Sophie est conviée sur scène pour partager une étape clé de la vie du personnage. Applaudissements réguliers et paroles chantées à tue tête donnent au spectacle un air de communion collective sous l’égide d’un des plus grands auteurs compositeurs interprètes de la chanson française.

Du Gainsbourg à tous les étages

Certaines des compositions du célèbre show man sont invoquées autour d’un spectacle tout entier centré autour de la comédienne. Elle s’amuse sur scène, multiplie les oeillades et revêt maintes tenues décolletées pour illustrer son numéro glamour. Au son des Sucettes d’Annie, de Boomerang ou du Poinçonneur des Lilas, la salle entière chavire devant un spectacle jubilatoire. La connivence est totale entre la comédienne et le public et beaucoup sentent qu’elle aurait pu mener la revue jusqu’au bout de la nuit. Nommé aux P’tits Molières 2016 dans la catégorie meilleure scénographie, Mon Gainsbourg à moi est un cocktail survitaminé d’énergie et d’émotion qui donne la banane.

Difficile de bouder son plaisir devant un spectacle aussi réjouissant. La mise en scène de Cédric Chapuis donne un cadre idéal pour deux artistes qui s’en donnent à coeur joie sur la scène du Théâtre Trévise. De quoi repenser au spectacle longtemps après le coup de sifflet final et se remettre à écouter du Gainsbourg! Il reste de nombreuses dates, n’hésitez pas à réserver un mercredi soir!

Dates : Les mercredis 25 janvier, 22 février, 01 et 22 mars, 24 mai, 07 juin 2017
à 21h15
Lieu Théâtre Trévise (Paris)
Metteur en scène :Cédric Chapuis
Avec : Mademoiselle A, Mathieu Lucas

Stavanger livre ses secrets sur la scène du Studio Hebertot

Stavanger
Stavanger, Mise en scène Quentin Defalt, Texte d’Olivier Sourisse, Studio Hebertot

Stavanger livre ses secrets sur la scène du Studio Hebertot

Un homme hirsute et une femme à la confiance chevillée au corps débarquent sur la scène du Studio Hebertot pour une joute verbale qui va les mener au bout de la nuit et d’eux mêmes. Le texte retors d’Olivier Sourisse prend toute son ampleur dans la mise en scène sobre et minimaliste de Quentin Defalt. Toute l’importance est donnée aux comédiens dans un jeu du chat et de la souris qui livrera tous ses secrets dans un dénouement inattendu. Le ton est à l’introspection et à la remise en cause de soi pour un voyage éprouvant.

Un huis clos pesant

La pièce Stavanger ne multiplie ni les effets scéniques ni les artifices. Toute entière portée par ses deux protagonistes, elle construit un labyrinthe tortueux dont le sens reste longtemps obscur tant les répliques semblent creuser un trou dont le public peine longtemps à voir le fond. Un jeune homme a failli se suicider, sauvé in extremis par une avocate qui passait sur le même quai. Elle l’interroge pour connaitre la raison de ce geste désespéré, le discours est confus, il peine à tenir un langage cohérent mais elle ne se lasse pas, le relançant incessamment. Plus que de tenir absolument aux pourquoi et aux comment, l’attitude de l’avocate semble renfermer quelque chose de plus énigmatique, au delà du comportement simplement humaniste… Les textes d’Olivier Sourisse s’inscrivent dans la mouvance de ces textes contemporains qui interrogent l’humain et ses aspirations. Au delà de la mouise vécue par le personnage masculin et de l’apparente flamboyance de son interlocutrice, c’est un monde qui se dessine au fur et à mesure de la pièce. Les apparences volent en éclat à force de questionnements et si la rage et la colère concourent à des moments de désespoir, l’esprit humain ne peut cesser de chercher la solution à un mystère lancinant…

Un duo à batons rompus

Egalement à l’affiche de Compartiment Fumeuses au même Studio Hebertot, Sylvia Roux abandonne ses oripeaux de taularde gouailleuse pour ceux de bourgeoise plus scrutatrice. Elle forme avec Thomas Lempire un duo qui tient de la glace et du feu. Les yeux exorbités de l’un ajoutés à son attitude perpétuellement craintive tranchent avec les airs confiants de l’autre. Le public se laisse entrainer dans un jeu sans savoir quels en sont véritablement les enjeux. Que peut elle donc trouver à dire à cet être perdu dans des circonvolutions existentielles perpétuellement tangentes? Il invoque ses parents et sa fiancée sans jamais que l’on puisse y discerner du réconfort. Son inquiétude va crescendo face à une avocate qui enchaine les coupes de champagne avec un trouble de plus en plus apparent. Stavanger est une pièce fondée sur l’agitation de personnages qui ‘apprennent à se connaitre, qui se frôlent sans jamais vraiment se toucher, comme si une barrière invisible devait irrémédiablement les séparer.

Stavanger ne laisse pas indifférent tant les sentiments ne cessent d’affluer au fur et à mesure de la pièce. Un moment de théâtre fascinant sur le mystère de l’être humain sur ce qui l’anime, ce qui le pousse au fond et ce qui peut le faire rebondir.

Dates :  Actuellement dumardi au samedi 21h, le dimanche à 15h
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Quentin Defalt
Avec : Sylvia Roux, Thomas Lempire

Trainspotting 2 se la joue Tontons Flingueurs fatigués

Trainspotting 2
Trainspotting 2, film de Danny Boyle, Copyright Sony Pictures Releasing France

Trainspotting 2 se la joue Tontons Flingueurs fatigués

Souvenez vous, 1996, le siècle dernier. Le premier Trainspotting débarquait sur les écrans et faisait l’effet d’une bombe atomique. Porté par une bande son cataclysmique, un casting de feu et une histoire rock’n’roll de junkies magnifiques, le film de Danny Boyle faisait chavirer toute une génération. Accusé de faire l’apologie de la drogue par quelques conservateurs rétrogrades, le film montrait surtout le savoir faire du réalisateur de l’acclamé Petits meurtres entre amis. Tout le monde espérait une suite au moins au même niveau pour ressentir le même frisson d’excitation, le réalisateur s’est enfin décidé à donner une suite… peut être aurait-il du se retenir car du frisson, la suite est bien incapable d’en donner. Sur les écrans le 1er mars.

Les héros sont fatigués

Le casting en entier du premier opus est de retour, à l’exception évidemment de Tommy. Mark Renton (Ewan McGregor) revient à Edimbourgh après une longue période d’errance. Il tente de renouer avec Sick Boy (Jonny Lee Miller) et Spud (Ewen Bremner) tout en veillant à échapper à un Begbie (Robert Carlyle) plus vindicatif que jamais. Pour un constat sans appel: l’argent n’a pas fait son bonheur et la seule issue acceptable reste pour lui de faire le ménage avec son passé. 20 ans après les aventures déjantées d’une jeune bande d’outsiders écossais sous héroïne, Danny Boyle invoque la nostalgie des débuts avec des références multiples que les aficionados ne manqueront pas de noter. Le classique Lust for life d’Iggy Pop remisé accompagne les retrouvailles de Mark avec sa ville natale et des amis perdus de vue qui finissent par lui manquer. De nouveaux morceaux font le lien avec l’époque actuelle pour bien souligner que les personnages sont des reliques du passé. Leur heure est passée et il ne leur reste plus que des regrets, nombreux et pesants.

Une suite ratée

Qu’attendait-on au juste de cette suite? Certainement ressentir la même effervescence jubilatoire et pas seulement passer presque deux heures devant une bande de ratés à la limite de la chaise roulante. La comparaison avec l’original est inévitable et le résultat est sans appel. D’exaltation, il n’en est ici nullement question et il faut attendre près d’1h10 avant d’assister à une scène véritablement mémorable lorsque Mark rencontre accidentellement Begbie. Il est certes possible de penser que Danny Boyle innove et ne se contente pas de recycler le même concept à l’identique mais lorsque l’ennui pointe, le doute surgit. L’exigence de rythme survitaminé du premier opus porté par la voix off d’Ewan McGregor et une bande son hyper pertinente laisse place à une intrigue paresseuse et à des prestations en demi-teintes. Danny Boyle fait le choix de ne pas reproduire à l’identique la même recette, préférant insister sur le temps qui passe et l’aigreur généralisée. Le rythme est plus lent, les répliques sont moins percutantes et il est quasiment impossible de s’identifier à des loosers encroutés dans leurs travers. Des loosers de 20 ans fascinent, des loosers de plus de 40 ans font peine à voir.

Les choix artistiques du réalisateur sont les bons et pourtant la mayonnaise ne prend pas. Peut être était-il juste inutile de raviver un concept si bon et ancré dans une époque maintenant lointaine. Ne reste plus qu’à regarder une fois de plus le premier Trainspotting pour se remettre de la déception du second…

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Trainspotting 2
Trainspotting 2

D’abord, une bonne occasion s’est présentée. Puis vint la trahison.
Vingt ans plus tard, certaines choses ont changé, d’autres non.
Mark Renton revient au seul endroit qu’il ait jamais considéré comme son foyer.
Spud, Sick Boy et Begbie l’attendent.
Mais d’autres vieilles connaissances le guettent elles aussi : la tristesse, le deuil, la joie, la vengeance, la haine, l’amitié, le désir, la peur, les regrets, l’héroïne, l’autodestruction, le danger et la mort. Toutes sont là pour l’accueillir, prêtes à entrer dans la danse…

Sortie : le 1er mars 2017
Durée : 1h57
Réalisateur : Danny Boyle
Avec : Ewan McGregor, Jonny Lee Miller, Ewen Bremner
Genre : Drame, Comédie

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https://youtu.be/pVTrNYLQvHo

Aimer et prendre l’air, ou l’amour au bout de 20 ans de mariage (JC Lattès)

Sophie Simon

Aimer et prendre l’air, ou l’amour au bout de 20 ans de mariage (JC Lattès)

 

Cette fois-ci, Sophie Simon nous entraîne dans les méandres amoureux avec son dernier roman : Aimer et prendre l’air. Sophie Simon entre dans l’intimité de deux couples amis qui vont passer quinze jours de vacances ensemble.

Analyse fine des protagonistes

Amy et Jack habitent à New-York. Amy est une actrice reconnue. Et marié à Jack depuis une vingtaine d’années. Elle l’a déjà quitté une quinzaine de fois ! Elle suit une psychanalyse depuis des années. Elle se demande sans cesse si elle doit quitter Jack ou pas. Jack écrit des scénarios. Mais il est souvent de mauvaise humeur, et ne semble jamais heureux. Julia, sa collègue de travail, vient passer quelques jours, dans leur maison de campagne, pour avancer dans leur travail d’écriture de scénario. Leurs amis, depuis toujours, Larry et Kathleen, les retrouvent aussi pour passer quelques jours de vacances ensemble, comme ils le font chaque année. Mais l’ambiance n’est pas top, dès le début ; Jack annonce qu’Amy va le quitter. Cette fois-ci pour de vrai.

L’amour, un sentiment bien complexe

Rien n’est simple quand on parle amour. Sophie Simon le décrit parfaitement. Amy ne sait plus si elle aime encore Jack. Et Jack, a-t-il encore des sentiments pour elle et est-il attiré par la jeunesse de Julia. Et Larry, est-il encore amoureux fou de Amy, tout en étant fou amoureux de Kathleen ? Oh, comme c’est compliqué ! Il suffit de dire une affirmation pour en fait, penser le contraire. Et si finalement, la vie était faite sur des malentendus, des coïncidences, du hasard ? L’auteur nous embarque dans une histoire passionnante où les sentiments humains sont très finement analysés. On s’attache aux deux couples, et on ressent leur mal-être à chacun.

La difficulté de rompre

Même si le couple va mal, est-ce si facile de quitter son mari avec qui l’on vit depuis si longtemps ? Avec qui se sent-on en confiance ? Un double de soi, en quelque sorte… Non, rien n’est facile et rien n’est évident. Toute relation humaine est tissée jour après jour. Alors, au bout de vingt ans, le tissage est très solide. Même si l’amour n’est plus.

L’écriture de Sophie Simon est très agréable à lire. A travers Amy, la vie jaillit, avec ses désirs, ses envies, ses contradictions, ses sentiments. C’est à la fois simple, gai et triste, avec l’amour et ses désillusions ! Vraiment un très bon livre qui se lit à toute vitesse !

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Aimer et prendre l’air« Ce matin-là, je me suis juré de ne plus jamais l’appeler. Il fallait juste que je l’appelle pour le lui dire. »

Alors qu’elle vient de s’installer dans le Connecticut pour les vacances, Amy, actrice new-yorkaise au faîte de sa gloire, s’interroge : le moment n’est-il pas venu de quitter Jack, son vieil époux atrabilaire ? Comment y parvenir, alors qu’elle a déjà tant de fois échoué ? Et surtout, qu’en pense son psychanalyste ?
Lorsqu’un couple d’amis débarque, au bord de la rupture, la confusion atteint son comble…

Après American clichés et Gary tout seul, Sophie Simon met en scène, dans ce drame joyeux et burlesque que ne désavouerait pas Woody Allen, la fin de l’amour et des idéaux, et l’éternelle renaissance du désir.

Date de parution : le 22 février 2017
Auteur : Sophie Simon
Editeur : JC Lattès
Prix : 18,50 € (200 pages)
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3 expositions majeures à découvrir au Musée duLouvre

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, Exposition au Musée du Louvre

3 expositions majeures à découvrir au Musée du Louvre

Le Musée du Louvre ne fait pas dans la demi mesure en proposant non pas une mais 3 expositions majeures qui raviront les aficionados d’art pictural. Jugez plutôt: Une exposition centrée sur le siècle d’or de la peinture flamande avec Vermeer en tête d’affiche, un focus sur Valentin de Boulogne alias un des plus grands représentants de l’école caravagesque et les chefs d’oeuvre de la collection Leiden avec une belle poignée d’oeuvres de Rembrandt. De quoi passer un intense moment d’émerveillement devant des toiles réunies pour certaines pour la première fois. Un seul et même billet vous permettra de tout admirer en même temps qu’il pourra vous mener dans les pléthoriques collections permanentes.

Vermeer et les maitres de la peinture de genre

Débutons par le plus renversant. Imaginez que vous puissiez vous ébahir devant 12 des oeuvres les plus emblématiques de Johannes Vermeer réunies pour la première fois à Paris depuis 1966, à savoir la Dentellière, la Laitière, La Femme à la Balance, Le Géographe, L’Astronome et tant d’autres. C’est exactement ce que propose cette exposition avec l’ajout d’oeuvres de Gabriel Metsu, Jan Steen, Gerard Dou et Gerard ter Borch. Les prêts des plus grandes institutions internationales revêtent cette exposition d’un prestige inégalable justifiant de planifier au plus vite votre visite. Le peintre de la langueur et du clair obscur se confronte à ses illustres contemporains dans un parcours fascinant de pédagogie. Les tableaux sont organisés par grands thèmes et un luxe d’explications permettent de se plonger dans des oeuvres qui hypnotisent le regard. Les toiles du maitre hollandais ont beau être de petites tailles, elles n’en sont pas moins puissantes. Le parcours mérite plusieurs passages, ce que permet sa taille somme toute modeste.

Valentin de Boulogne, Réinventer Caravage

Le peintre français né en 1591 a vécu la plus grande partie de sa vie en Italie, s’inscrivant ainsi dans le sillage du Caravage. Ses toiles monumentales multiplient les motifs bibliques avec une expressivité peu commune. Les regards sont intenses, les postures sont outrées, les drames ressortent dès le premier regard jeté sur les toiles. Peintre mal connu, il reprend le rôle central qu’il mérite grâce à la réunion de nombreuses toiles prêtées par les plus grandes institutions internationales en plus de la collection déjà importante du Musée du Louvre. Une période charnière de l’art pictural s’expose avec l’art passionné du peintre.

Chefs d’oeuvre de la collection Leiden

La plus importante collection privée d’oeuvres de Rembrandt permet de s’extasier devant les multiples oeuvres du peintre hollandais. La saison consacrée au Siècle d’or hollandais permet au musée du Louvre de présenter une sélection des chefs-d’oeuvre de peintres du XVII siècle hollandais, tous issus de la collection de Thomas Kaplan et de son épouse. Une trentaine de peintures et de dessins des plus grands peintres du Siècle d’or originaires de la région de Leiden aux Pays-Bas sont exposés dans un parcours bref mais intense. Jan Steen, Jan Lievens, Frans van Mieris et Gerard Dou font partie de cet assemblage harmonieux d’oeuvres rares. Le parcours thématique permet de montrer les différents genres abordés par les artistes. La pièce majeure consiste en ce tableau d’un des élèves de RembrandtFerdinand Bol, Eliezer et Rebecca au puits. 

Le Musée du Louvre offre la possibilité de découvrir 3 parcours d’expositions pour admirer des oeuvres flamboyantes du XVIIe siècle.

Dates : du 22 février au 22 mai 2017
Lieu : Musée du Louvre (Paris)
Entrée : 15 € (accès collections permanentes et expositions), ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h. Nocturnes les mercredi et vendredi jusqu’à 21h45.

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Vermeer et les maîtres de la peinture de genre
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, Exposition au Musée du Louvre
Chefs d'oeuvre de la collection Leiden / Le siècle de Rembrandt
Chefs d’oeuvre de la collection Leiden / Le siècle de Rembrandt
Valentin de Boulogne
Valentin de Boulogne

[TEST] Trois enceintes Bluetooth Aukey à découvrir

[vc_text_separator title= »LES ENCEINTES BLUETOOTH AUKEY » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Après avoir testé quelques batteries externes de la marque chinoise AUKEY, on a voulu s’amuser avec leurs enceintes bluetooth et de la bonne musique à partager. Voici donc un rapide tour d’horizon autour des modèles BT03, SK-M18 et la SK-M15. De quoi flatter vos oreilles.

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Profitez d’une réduction promotionnelle de -6 € sur le modèle BT03 avec le code promo suivant :

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[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LES BATTERIES EXTERNES AUKEY » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
modèle sk-m15 adaptable sur vélo

Les plus :

De la mini-enceinte au Ghetto Blaster

Comme pour les batteries externes, AUKEY s’efforce de proposer une large gamme de produits pour répondre à un maximum de besoins. Les tailles comme les prix s’adaptent donc en fonction, sachant que ces derniers sont particulièrement abordables (prix médian de 21,99 euros pour la BT03).

Un design pour tous les goûts

Les trois modèles testés sont très différents en terme de design. La mini-enceinte SK-M15 est particulièrement sobre, affichant des boutons directement imprégnés à son boitiers de silicone. Très léger (102g), agréable et doux au toucher, il est aussi résistant à l’eau et antichoc. On retrouve un peu le même esprit avec le plus gros modèle : le SK-M18. Ce dernier arbore un design beaucoup plus franc et massif. Une ligne « Ghetto Blaster » qui dégage beaucoup de robustesse. Les matériaux utilisés sont identiques sauf que les boutons sont cette fois situés sur le côté (l’ergonomie de l’intégration des boutons est moins évidente).

Le modèle BT03 affiche sa différence avec des lignes plus douces, qui en feraient presque un objet de déco à poser sur votre bureau. Ce modèle propose d’ailleurs une petite encoche sur le dessus pour y déposer votre tablette. L’enceinte est équipée d’une petite cale sur l’arrière pour une meilleure stabilité.

Modèle SK-M18

Bim Bam Boum !

Côté sonorités, les enceintes AUKEY ont plutôt relevé le défi. Malgré une gamme de prix très abordable, nos oreilles ont largement de quoi se divertir. Evidemment, le Ghetto Blaster (SK-M18) est le plus costaud avec son double drive 2W et ses haut-parleurs de basse 7W intégrés. Les basses déménagent comme il faut et le son est clair et stéréo. Ce modèle offre aussi la radio FM contrairement aux deux autres.

Mais ses petits frères ont largement de quoi contenter les nomades amateurs de musique. Le BT03 surprend d’ailleurs avec une puissance Sonore de 10W (2 Haut-Parleurs de 5w).

Une très bonne autonomie

Avec des batteries de 600mAh (6 heures d’autonomie) pour le plus petit modèle (SK-M15), 1050 mAh pour le BT03 ou carrément 3000 mAh pour le SK-M18 (8h d’autonomie avec un volume maximum), on peut profiter de la musique sans trop s’inquiéter d’une interruption ! Un point très important.

BT03

LE(S) MOINS :

Appel main libre pas systématique

On regrettera que seul le modèle BT03 propose l’appel main libre : le bouton de multi-fonction permet de répondre/terminer des appels grâce aux 2 microphones intégrés. Un plus que l’on ne retrouve pas sur les deux autres modèles.

Conclusion :

Les 3 enceintes portables AUKEY testées ont une fois de plus démontré le savoir-faire de la marque : la qualité à moindre frais.

Compartiment fumeuses, quand la joie fait irruption derrière les barreaux

Compartiment fumeuses
Compartiment fumeuses, Studio Heberto, pièce de Joëlle Fossier, mise en scène de Anne Bouvier

Compartiment fumeuses, quand la joie fait irruption derrière les barreaux

Le Studio Hebertot propose tous les dimanches à 19h30 un moment libérateur derrière des barreaux imaginaires. 2 femmes que tout oppose vident leur sac au milieu d’une scène transformée en cellule. Une surveillante par trop consciencieuse applique le règlement carcéral avec une pointe de jalousie enfouie au fond d’elle même. Bérengère Dautun et Sylvia Roux interprètent un duo improbable que la vie n’aurait jamais du se faire rencontrer. L’ambiance varie entre pesanteur et légèreté pour un moment de grâce théâtral. Face à elles, Florence Muller incarne l’inflexibilité d’un système qui n’accepte pas que l’on se joue de lui.

Une scène changée en geôle

Si Compartiment fumeuses met l’accent sur des dialogues incessants entre les différents  personnages, la métamorphose de la scène en espace carcéral clos fait froid dans le dos. 2 lits, 2 tables et 2 chaises composent l’environnement claustrophobique des deux détenues. Et le bruit des clés dans les serrures compose le seul accompagnement sonore d’une vie inlassablement répétée entre ennui et éternel recommencement. Petit déjeuner, activités rémunérées, couché, tout est fait pour réduire le plus possible les perspectives et les plaisirs quotidiens. La bourgeoise délicate Blandine de Neuville (Bérengère Dautun) tombe comme un cheveu sur la soupe quand elle atterrit dans la cellule de Suzanne, prolo rebelle qui houspille sans cesse la surveillante. Pourtant elles vont se soutenir pour ne pas s’effondrer, jusqu’à ces confessions troublantes qui vont donner une toute autre dimension à leur cohabitation. D’un enjeu purement carcéral, la pièce s’élève au niveau des souffrances de l’humanité et de la dureté de la condition humaine.

Des actrices charismatiques

Sociétaire de la Comédie-Française de 1972 à 1997, Bérengère Dautun ajoute une nouvelle pierre à l’édifice de sa majestueuse carrière théâtrale. Face à elle, Sylvia Roux également à l’affiche de Stavenger au même Studio Hebertot (critique à paraitre prochainement) insuffle une sensibilité à fleur de peau pour un personnage qui se dévoile peu à peu plus fragile qu’il n’y parait. Florence Muller enchaine les réflexions caustiques, drapées dans l’uniforme de la légitimité, jusqu’à vouloir réduire à néant la tentative de libération en train de se fomenter dans la fameuse cellule. Si la liberté est avant tout dans la tête, la pièce de théâtre l’illustre parfaitement avec un texte de Joelle Fossier fait de délicatesse et de brutalité alternées, ce que la mise en scène d’Anne Bouvier souligne parfaitement. Pour s’échapper de l’implacable châtiment social qu’est la prison, il est toujours plus facile d’être deux, ce que les héroïnes de la pièce tentent de faire envers et contre tout.

Compartiment fumeuses est loin de se passer dans un train avec différentes passagères. C’est une pièce puissante portée par une mise en scène évocatrice et des comédiennes éblouissantes. Un plaisir que le public n’a pas boudé si on en juge par le volume sonore des applaudissements finaux.

Dates :  Tous les dimanches à 19h30 jusqu’au 9 avril 2017
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Anne Bouvier
Avec : Bérengère Dautun, Sylvia Roux, Florence Muller

Après une si longue nuit : rendez-vous début mars au Montansier

Jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 mars à 20h30
Théâtre le Montansier 
De :
Michèle Laurence
Mise en scène : 
Laurent Natrella, sociétaire de la Comédie-Française
Avec : Maxime Bailleul, Olivier Dote Doevi,Slimane Kacioui et Elodie Menant

Sarah est née à Jérusalem en 1988, Samir est né à Bagdad en 1987, Tekitoi est né à Kigali en 1987, Pierrot est né à Aubervilliers en 1984.

Résultats concours : New York Unité Spéciale-Saison 17, 3 coffrets gagnés

Résultats concours : New York Unité Spéciale-Saison 17, 3 coffrets gagnés

Vous avez été 3554 participants au concours New York Unité Spéciale– Saison 17. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants sont les suivants :

Laurence Demaret, Stéphane Lherbier et Stéphane Laglaine.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Mes vrais enfants, un roman époustouflant de Jo Walton (Denoël)

Jo Walton
Jo Walton © babelio

Mes vrais enfants, un roman époustouflant de Jo Walton (Denoël)

Mes vrais enfants, une femme, deux vies, deux univers

Jo Walton, auteure originaire du Pays de Galles, nous offre une pépite avec son dernier livre : Mes vrais enfants. C’est un peu l’histoire « double » d’une femme. Très difficile à décrire, mais tellement passionnante !

Jo Walton a une imagination débordante. Non seulement elle écrit remarquablement bien, mais elle nous apprend aussi beaucoup de choses. Dans tous les domaines : Histoire, art, éducation… L’héroïne de son roman, Mes vrais enfants, est Patricia Cowan. Cette femme née en 1926 va avoir une vie bien chargée. Dès le premier chapitre, on sait que Patricia est vieille, et VC : vraiment confuse, dans une maison de retraite. Elle nous raconte sa vie, ses souvenirs du passé, sa vie ou plutôt ses deux vies. Une vie où elle s’appellera Tricia, puis Trish et une autre où elle sera Pat. C’est la même femme mais Tricia a dit oui à Mark et l’épousera alors que Pat a rencontré Bee, l’amour de sa vie. Tricia comme Pat a eu des enfants. Mais pas dans les mêmes conditions ni les mêmes circonstances, ni le même univers. Deux façons totalement opposées de vivre sa vie, ses maternités, ses amours.

La femme au coeur du roman

Tout est passionnant dans ce livre, Mes vrais enfants. Tout est parfaitement mené et centré sur la femme, celle des années cinquante. On suit Tricia avec angoisse. Elle souffre dans son mariage. Alors qu’on entre dans l’intimité de Pat avec volupté et délicatesse. On découvre à travers elle l’amour entre deux femmes, sexuelle et pudique. Rien de choquant. Tout est finement dosé et sonne parfaitement juste. Pat a eu des enfants, et Tricia aussi. Pat est amoureuse de Bee et de l’Italie et nous fait partager ses deux amours d’une merveilleuse façon. On voyage avec elle en Italie dont on découvre tous les trésors. On partage tout avec Pat comme avec Trish, leurs joies, leurs douleurs,leurs souffrances,leurs deuils,leurs maladies… La vie n’épargne ni Pat, ni Trish. D’ailleurs qui épargne-t-elle la vie ?
Les relations intergénérationnelles sont omni présentes dans Mes vrais enfants.

Identification évidente

Tout tourne autour de la femme, de la mère, de sa vie au quotidien, des questions qu’elles se posent, sur ses choix, son éducation, sa liberté, ses amours, sa sexualité, et même sa façon de penser tout au long des années. Un brin féministe, un brin audacieux, un brin idéologique, un brin intimiste et un brin philosophique, ce roman de Jo Walton ne peut que nous passionner. On ne peut que s’identifier à Pat ou Tricia ! Et nous, si on avait fait un autre choix, quelle serait alors notre vie ? Vaste question, plus qu’angoissante…

J’aime les livres où l’on peut relire le premier chapitre dès la fin du roman. C’est à dire que quand on finit le roman, on peut le reprendre au début, et tout prend sa place. La boucle est bouclée. On a du mal à la quitter, Pat, la vieille Pat Pat, VC, vraiment confuse, mais pas si confuse que ça !

Impossible de vous en dévoiler davantage sur cet excellent roman très original de Jo Walton. Je ne peux que vous inciter à le lire et à vous régaler ! Vous aurez l’impression de lire deux livres en parallèle, sans jamais vous tromper de vie ! Un véritable coup de cœur pour Publik’Art !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Trad. de l’anglais par Florence Dolisi

Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.

Date de parution : le 19 janvier 2017
Auteur : Jo Walton
Editeur : Denoël
Prix : 22,50 € (352 pages)
Acheter sur : Amazon

Un monde s’éteint dans Les Derniers Parisiens

Les Derniers Parisiens
Les Derniers Parisiens, film de Hamé Bourokba et Ekoué Labitey, Copyright Haut et Court

Un monde s’éteint dans Les Derniers Parisiens

Les membres du groupe de rap La Rumeur se lancent dans le cinéma. Hamé et Ékoué font le point sur un quartier en pleine transformation, ce Pigalle entre esprit populaire et gentrification galopante. Les Derniers Parisiens mettent aux prises des héros de l’ancienne école balayés par l’affairisme roublard de nouveaux acteurs qui n’ont que faire de l’héritage  culturel séculaire. Les sushis bars se substituent à l’esprit débrouille / bistrot / convivialité dans le sillage des bobos hipsters friqués. Casting de choix avec le toujours impeccable Reda Kateb, l’intense Slimane Dazi et l’incongrue Mélanie Laurent. La réalisation privilégie la spontanéité au travail d’orfèvre, la caméra au poing aux effets artificiels.

Dilletantisme ou spontanéité?

Les Derniers Parisiens ne font pas de chichis et la caméra recherche le grain de réalité, au risque d’un apparent amateurisme. Faux rythme et déambulations sur le macadam égrènent les pérégrinations de Nas (Reda Kateb) sorti de taule et sous liberté surveillée. Entre le bar de quartier Le Prestige tenu par son frère Arezki (Slimane Dazi), taiseux et méfiant, et ses velléités de faire son trou dans le monde de la nuit, Nas se cogne contre un impossible plafond de verre. Des personnages tout droit sortis du réel accompagnent l’intrigue principale dans des réflexions douces amères sur un quotidien rendu difficile par les changements qui transforment le quartier. Pas vraiment film de gangster ni chronique sociale, le film privilégie la langueur aux péripéties tonitruantes. Le héros surnage entre petites filouteries et grandes ambitions. Mais le petit saumon est bien tendre face aux requins du milieu. La volonté des deux réalisateurs de coller au plus près du  réel plaque volontairement le film au sol, au plus près des personnages, au détriment d’une ampleur plus cinématographique.

Entre film et documentaire

Les acteurs portent le film sur leurs épaules. Reda Kateb et Slimane Dazi ont des vraies tronches de cinéma et leurs regards pénétrants en disent plus que les innombrables discussions qui se multiplient tout au long du film. Face à eux, Mélanie Laurent ne semble pas vraiment à sa place avec ses cheveux peroxydées et son look très BCBG. Les seconds rôles trainent leur carcasse dans un quartier popu en passe de devenir une artère friquée de la capitale, repoussant ses habitants encore plus loin derrière le périph. C’est une tranche d’histoire qui se joue avec un bar populaire transformé en adresse commerciale. Les autochtones ne sont plus chez eux et il faudra se souvenir de ces derniers parisiens condamnés à devenir des reliques du passé.

Hamé et Ékoué donnent du souffle à un film aux petits moyens et à l’apparente bonne volonté. L’envie de bien faire surclasse l’ampleur limitée du film pour un tableau aigre doux d’un esprit de quartier bientôt remisé aux archives.

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Les Derniers Parisiens
Les Derniers Parisiens

Tout juste sorti de prison, Nas revient dans son quartier, Pigalle, où il retrouve ses amis et son grand frère Arezki, patron du bar Le Prestige. Nas est décidé à se refaire un nom et Le Prestige pourrait bien lui servir de tremplin…

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h45
Réalisateur : Hamé Bourokba, Ekoué Labitey
Avec : Reda KatebSlimane Dazi, Mélanie Laurent
Genre : Drame

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https://youtu.be/I5eEKFLipVg

Choc des générations et des cultures dans Noces

NOCES
Noces : Photo Aurora Marion, Lina El Arabi © Jour2fête

Choc des générations et des cultures dans Noces

Noces est une belle histoire de femmes, tragique et poignante, au coeur de notre monde contemporain. Entre aspirations à la modernité et poids des traditions, le personnage de Zahira (Lina El Arabi) suit un parcours désespéré pour échapper au déterminisme familial. La jeune femme de 18 ans refuse de tout son être la perspective d’un mariage forcé et arrangé avec un inconnu du bout du monde sélectionné par sa famille. La délicatesse le mélange à la détermination d’une femme de notre temps, respectueuse de l’héritage familiale mais déterminée à s’affirmer. Avec un rebondissement final déchirant. Un film puissant à découvrir en salles le 22 février.

Une histoire de notre temps

Noces se déroule en Belgique mais pourrait se dérouler n’importe où ailleurs. L’immigration pakistanaise a conservé des liens traditionnels très forts, de ceux que nombre de populations indigènes en Europe ne peuvent plus se targuer. La place des parents dans la vie des enfants reste primordiale et leurs décisions ne souffrent aucune contestation, du moins en théorie. Le respect, le quand dira-t-on et la tradition ne sont pas de vains mots. Zahira vit pourtant selon le mode européen, ce qui ne va pas sans turpitudes. Elle incarne le gouffre des générations autant que le choc des civilisations avec une détermination peu commune. Jusqu’où pourra-t-elle aller pour ne pas se mettre à dos les siens, à commencer par Amir (Sébastien Houbani) ce frère si présent et protecteur, bien incapable d’influer sur le caractère bien trempé de sa cadette. Son incapacité à réagir aura des conséquences dramatiques… Le film fait monter la pression crescendo autour du destin d’une jeune femme éprise de liberté.

Un parti pris ultra réaliste

Noces n’utilise ni effets spéciaux ni artifices visuels. Le film évolue dans la plus pure réalité. Pour un résultat désarmant d’émotion. Face à elle apparaissent la révélation Zacharie Chasseriaud et le bien connu Olivier Gourmet pour des prestations elles aussi hyper réalistes. Les difficultés succèdent aux difficultés pour une jeune femme confrontée à une famille de bonne volonté mais engoncée dans un système séculaire rigide. Le film se suit avec un intérêt démultiplié par les enjeux sociétaux si proches de nous. Le réalisateur Stephan Streker offre un film à découvrir pour un vrai shoot de réalité, émouvant et puissant. Les rôles secondaires sont si réalistes qu’on croirait parfois à un documentaire.

Noces évite les poncifs et la caricature pour un tableau brossé avec sensibilité. La jeune actrice pourrait bien éclore suite à ce film pour de futures prestations très attendues.

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Noces
Noces

Zahira, belgo-pakistanaise de dix-huit ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Ecartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son grand frère et confident, Amir.

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h38
Réalisateur : Stephan Streker

Avec : Lina El Arabi, Sébastien Houbani, Babak Karimi
Genre : Drame

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Trames d’Aubusson, exposition inédite à Aubagne

Victor Vasarely
Victor Vasarely, « Koska » 1970 ©bdeloriol

Trames d’Aubusson, exposition inédite à Aubagne

A Aubagne, actuellement et jusqu’au 15 avril 2017, a lieu une exposition qui s’intitule : Trames d’Aubusson, tapisseries contemporaines. C’est une exposition qui se trouve au Centre d’Art Les Pénitents Noirs. L’endroit est assez magique et convient parfaitement à ces grandes et majestueuses tapisseries. Vous y découvrirez des tapisseries de Marc Petit, ainsi que celles de : Arp, Vasarely, Braque, Gleb…

Non seulement, vous verrez de très belles œuvres, mais y seront associées aussi des évènements artistiques, soit de la musique, par le conservatoire de musique, de théâtre et de danse d’Aubagne (le 10 mars, le 6 avril) soit des conférences, soit des lectures (le 24 mars avec Jean-François Lucido).
Pour en savoir plus : Trames d’Aubusson
Rendez-vous à ne pas manquer si vous êtes dans la région PACA !

Trames d'Aubusson
Trames d’Aubusson. Vue d’ensemble. ©bdeloriol

Trames d'Aubusson
Trames d’Aubusson. Vue d’ensemble. ©bdeloriol

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Trames d'Aubusson
Trames d’Aubusson
Marc Petit « Venise » ©bdeloriol

Trames d'Aubusson
Trames d’Aubusson
Marie-Laure Bourgeois et Vincent Bécheau : « Tissage Métissage, toute personne 2 » ©bdeloriol

Trames d'Aubusson
Trames d’Aubusson
Marie-Laure Bourgeois et Vincent Bécheau : « Tissage Métissage, toute personne 2 » ©bdeloriol

Résultats concours : Alibi.com, 10 places de ciné gagnées

Résultats concours : Alibi.com, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 3705 participants au concours Alibi.com. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Andrée Corman, Clarisse de Barros, Johanna Fouillouse, Gilles Solina et Thierry Marchand

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Une adaptation impressionnante du Oncle Vania de Tchekhov au Théâtre Essaïon

Oncle Vania
Oncle Vania, Théâtre Essaïon, Mise en scène de Philippe Nicaud

Une adaptation impressionnante du Oncle Vania de Tchekhov au Théâtre Essaïon

Le chef d’oeuvre d’Anton Tchekhov consume littéralement la scène du Théâtre Essaïon 1h25 durant. Les 9 personnages originaux de la pièce Oncle Vania sont réduits à 5 protagonistes incarnés par des comédiens habités et émouvants dans une intrigue qui fascine un public conquis. Le coup de coeur du Club de la Presse Avignon OFF 2016 subjugue par le dynamisme de la mise en scène de Philippe Nicaud et une dramaturgie qui monte crescendo jusqu’à la déflagration finale. Un plaisir de théâtre total à découvrir rapidement!

Des sentiments d’abord enfouis…

La pièce débute par une beuverie que l’on croirait typique dans la Russie rurale de la fin du XIXe siècle. Le Dr Astrov (Philippe Nicaud) et Ivan Petrovitch (le fameux Oncle Vania interprété par Fabrice Merlo) placent d’emblée la pièce sous le double signe de la comédie et du drame. Faussement ironiques face au dénuement de leurs existences, ils masquent à peine une amère lucidité et leurs saillies drolatiques préfigurent les drames à venir. Car tous cachent des récriminations qui mettront le temps nécessaire pour se faire jour. Le domaine géré par l’Oncle Vania sert de cadre à un huit clos où désirs et griefs se mélangent dans une sarabande cruelle. Face à eux, trois autres personnages promènent un spleen teinté de mélancolie. Le vieux professeur fatigué et hypocondriaque (Bernard Starck) balance entre arrogance et mauvaise foi tandis que sa jeune épouse Elena (Céline Spang) fait l’objet de toutes les sollicitations. Au milieu d’eux évolue Sonia (Marie Hasse), nièce dévouée et renfermée mais non point indifférente.

… mais qui vont tout emporter

Tcheckhov sait si bien brouiller les cartes pour faire finalement surgir les passions enfouies. Les politesses initiales laissent rapidement place à des insatisfactions qui ne demandent qu’à s’exprimer. A ce titre, la densité ordonnée du décor porte en elle les germes des troubles à venir. Comédiens et comédiennes se meuvent avec aisance dans un espace réduit que le dynamisme des va-et-vient fait très vite oublier grâce à l’habile mise en scène de Philippe Nicaud. Car les fils discrets qui relient les personnages apparaissent vite au grand jour, l’alcool et le désoeuvrement aidant. L’air chaud de la campagne agite les esprits et délie les langues. La belle Elena et le Dr Astrov sont l’objet de surprenantes sollicitations tandis que Sonia et Oncle Vania n’en peuvent plus de garder en eux leurs frustrations enfouies. Marie Hasse et Fabrice Merlo émeuvent par la dignité douloureuse dont ils imprègnent leurs personnages. Comme toujours chez Tchekhov, la pièce se finit dans des révélations fracassantes qui rebattent les cartes. Plus rien ne sera comme avant et il est alors temps de se quitter.

Oncle Vania tient en haleine tout du long grâce à l’habileté éblouissante de ses comédiens augmentée d’artifices musicaux et visuels qui touchent au coeur. La pièce se clôture dans un tonnerre d’applaudissements d’une salle éblouie par un moment de théâtre poignant de justesse et de sincérité. Une petite salle et le peu de moyens n’empêchent pas l’inventivité et la puissance quand le coeur y est, dont acte.

Dates :  du 19 janvier au 19 mars 2017, les jeudi à 19h30 et dimanche à 18h
Lieu : Théâtre Essaïon (Paris)
Metteur en scène : Philippe Nicaud
Avec : Céline Spang, Philippe Nicaud, Bernard Starck, Marie Hasse, Fabrice Merlo

John Bost (Editions La Boîte à Bulles), un hommage vibrant à un homme d’exception

John Bost
John Bost, BD de Vincent Henry et Bruno Loth, Editions La Boîte à Bulles

John Bost (Editions La Boîte à Bulles), un hommage vibrant à un homme d’exception

Parmi nous tous, qui a déjà entendu parler ne serait-ce qu’une seule fois de John Bost? Le pasteur calviniste du XIXe siècle est pourtant à l’origine de l’action sociale en faveur des orphelins, handicapés et vieillards. En fondant des Asiles à destination de ceux que tout le monde rejetait, il a contribué à révolutionner la vision sanitaire et médicosociale de la société. La BD retrace son histoire avec talent et conviction.

Un avant gardiste?

L’histoire de John Bost est saisissante et parfaitement rendue par le couple Vincent Henry et Bruno Loth. Le dessin en ligne claire retranscrit parfaitement la douceur du récit du premier dans un déroulé à vocation autant pédagogique qu’historique. La BD se lit comme une biographie éclairée autant pédagogique qu’informative. John Bost a suivi une voie au service des autres avec un investissement personnel qui force le respect. Les établissements font maintenant partie d’une fondation qui entretien la mémoire d’un pasteur qui a joint les actes à la parole. Au delà de tout point de vue purement religieux, c’est l’oeuvre d’une vie qui est retranscrit, de celles qui s’inscrivent dans l’histoire de l’humanité. Les 144 pages se lisent avec plaisir tant le legs laissé par l’homme Bost laisse admiratif.

Les éditions La Boîte à Bulles mettent à l’honneur un homme exceptionnel qui a préféré l’action directe à une place honorifique somme toute stérile dans l’histoire. L’homme n’est pas connu de beaucoup, lire cette BD permet de remettre les choses à leur juste place!

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Le pasteur Eugène Rayroux se voit proposer un poste prestigieux et périlleux : devenir l’adjoint – et le successeur – de John Bost, le créateur des asiles de Laforce… Mais sera-t-il capable de succéder à un personnage aussi charismatique ? Son séjour aux asiles sera l’occasion pour lui – et le lecteur – de mieux cerner l’homme et son œuvre… Pionnier de l’action sociale, John Bost créa au XIXe siècle l’un des premiers centres d’accueil des défavorisés de tous âges, qu’ils soient orphelins, simples d’esprits, épileptiques… Ces infortunés trouvèrent refuge aux asiles de La Force fondés près de Bergerac par ce pasteur d’origine suisse et ses paroissiens gascons. Le portrait du protestant français le plus emblématique du XIXe siècle dont l’œuvre  contribua à changer le regard posé sur les personnes atteintes d’un handicap physique ou mental.

Date de parution : Février 2017
Scénariste(s) : Vincent Henry
Dessinateur(s) : Bruno Loth
Genre : Biopic, Historique
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 22 € (144 pages)
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John Bost
John Bost

John Bost
John Bost

John Bost
John Bost

John Bost
John Bost

Rock’n’Roll, un bide carabiné

Rock'n'Roll
Rock’n’Roll, film de Guillaume Canet, Copyright Jean Claude LOTHER / LES PRODUCTIONS DU TRESOR – PATHE PRODUCTION – M6 FILMS – APPALOOSA CINEMA – CANEO FILMS

Rock’n’Roll, un bide carabiné

Méchamment touché par le bide (mérité?) de son dernier film Blood Ties, Guillaume Canet pète un cable et met en scène une pseudo crise de la quarantaine qui le voit multiplier les excès. Alcool, drogue, chirurgie esthétique, Guillaume Canet met en danger sa carrière, sa santé et même son couple. Marion Cotillard va-t-elle pardonner à son mari toutes ses outrances? Au bout de 2h de film, le spectateur implore la pitié d’un acteur/réalisateur qui enchaine les sketches avec quelques sourires à la clé mais aussi beaucoup d’impatience. Les têtes connues défilent à l’écran, les producteurs ont du sacrifier quelques bon scénarios de jeunes réalisateurs pour financer une comédie (presque) pas drôle, ultra caricaturale et sans subtilité.

Un lachage complet

Le scénario part sur des bases plutôt séduisantes. Acteur ultra bankable, le quarantenaire Guillaume Canet perd confiance dans le capital sex symbol que lui accorde le public. La faute à quelques cheveux blancs augmentés de rides qui le rendent hargneux à la moindre remarque. Le gentil gendre idéal se transforme peu à peu en boule de nerfs qui va tenter de récupérer une jeunesse qui se délite inéluctablement. Face à lui, une Marion Cotillard assez croustillante en répétitrice d’un accent québecquois incompréhensible (donc réussi) assiste impuissante au tumulte intérieur subi par le beau Guillaume. A partir de là, le film enchaine des prises de tête surjouées, une transformation physique ridicule et des péripéties certainement imaginées par le fils du couple. Le film se veut une satire de ce mal contemporain qui voit une prime totale à la jeunesse, cause de tant de tourments chez des stars qui se considèrent comme vieillissantes. Les gags s’enchainent comme dans un épisode de Cocoricocoboy au coeur de ces années 80 si dévergondées; Est-ce que ce traitement de la célébrité enchante le public? Visiblement non si j’en juge aux quelques commentaires glanés de ci de là en sortie de salle.

Une comédie pas drôle

Les plus de 2 heures de film dispensent pas plus de 6 ou 7 occasions de rire ou sourire. Le reste est inutilement caricatural et surtout joué avec les pieds. Ni Gilles Lellouche, ni Yvan Attal ni Camille Crowe ne semblent vraiment y croire. A la limite, Johnny et Laetitia Halliday semblent prendre du bon temps dans une mise en abime réussie d’eux mêmes. Et si l’appartement du couple et les sacs de la belle en feront rêver plus d’un(e), le film se regarde avec un sentiment de malaise profond. Comme si à vouloir trop en faire, le réalisateur/acteur avait décrédibilisé un projet séduisant sur le papier mais victime d’une complaisance énormément trop grande à l’écran. Arrivé dans les 20 dernières minutes, chacun attend le gong final en ne sachant plus quoi penser de la parodie de générique de 2 flics à Miami. Au milieu de ce tumulte, Marion Cotillard sait rester digne et s’exerce à l’énervement incontrôlé comme déjà dans les Petits Mouchoirs. Et son accent canadien est vraiment vraiment irrésistible. Maigre consolation…

Ce Rock’n’Roll ne déménage pas beaucoup et interroge sur un cinéma français qui se regarde beaucoup trop le nombril. Le résultat est désespérant, rien à ajouter.

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Rock'n'Roll
Rock’n’Roll

Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

Sortie : le 15 février 2017
Durée : 2h03
Réalisateur : Guillaume Canet
Avec : Guillaume Canet, Marion Cotillardn Gille Lellouche
Genre : Comédie

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La pièce L’Amante anglaise entretient le mystère au Lucernaire

L'Amante anglaise
L’Amante anglaise, Théâtre Le Lucernaire, Mise en scène de Thierry Harcourt

La pièce L’Amante anglaise entretient le mystère au Lucernaire

2 personnages sont alternativement interrogés par ce que le public imagine être un enquêteur. Les échanges sont pesants bien que la salle émette parfois des exclamations amusées face à l’incongruité de certaines réponses. L’enjeu tient dans la compréhension d’un geste que l’auteur Marguerite Duras a tiré d’un fait divers criminel de 1949. Un meurtre a été commis et l’interrogateur cherche des réponses pour comprendre le geste assassin d’une femme apparemment sans histoires. Bien qu’aucun personnage ne soit avare de paroles, la bien connue langueur durasienne s’immisce dans toutes les strates de ce moment de théâtre vaporeux.

Un jeu d’acteurs complexe

Le mobile et inquisiteur interrogateur Jean-Claude Leguay tourne d’abord autour du mari désappointé. Assis sur une chaise, Jacques Frantz interprète un Pierre Lannes qui répond avec un luxe de détail aux questions d’un interrogateur qui oriente les questions comme un cercle concentrique autour de l’épouse Claire Lannes. Quelle était la teneur de de leurs relations? Le malaise s’installe d’autant plus facilement dans la salle qu’un habile clair obscur contribue à envelopper la scène d’une épaisse enveloppe de mystère. Une table et quelques chaises sont les uniques accessoires de la pièce, comme pour signifier l’importance donnée au jeu d’acteurs. Les paroles semblent contenir différents niveaux de lecture que l’interrogateur tente de percer avec une patience infinie. Le mari ne semble pas surpris du drame qui s’est noué dans la cave de sa maison. Pas d’esclandres ni de feux d’artifices, l’ambiance est ouatée. La pièce s’était initialement jouée en 1968, le metteur en scène à succès Thierry Harcourt (The Servant) choisit d’en conserver une ambiance très vieille France qui pourra rebuter malgré l’investissement des comédiens.

Une enquête psychologique

L’intérêt de la pièce est moins dans le dévoilement des raisons que dans le tableau psychologique dressé des personnages. Individus de la classe moyenne, ils s’ébattent dans une existence sans fondements qui n’apporte pas plus d’explications au crime qu’à leur acceptation d’une vie sans ampleur. Le crime se transforme en élément de plus d’un jeu des apparences qui ne trompe plus personne. Mari et femme cohabitent sans passion ni chaleur. Elle vogue de la chambre au jardin, il la retrouve le soir pour repartir dès le matin à sa vie faite de maitresses et de rancoeurs enfouies. Le couple qui ne se comprend plus n’attend plus rien d’un futur où même un crime ne déchaine plus les passions. Qui ne serait pas effondré d’apprendre le geste assassin de sa moitié? Ni la femme ni l’homme ne s’émeuvent plus de rien. Ne reste plus que cette menthe anglaise transformée en nouveau personnage de la pièce par la grâce d’un jeu de mots. Claire Lannes interprétée par la sépulcrale Judith Magre ne dévoile guère plus que son intense spleen existentiel, cette fatigue de vivre qui l’a fait agir sans motif apparent. L’interrogateur aura beau s’ébaudir, il n’obtiendra aucune des informations qu’il recherche.

Une pièce pour les fans de Marguerite Dumas, une pièce de fin de vie qui scrute des personnages abattus par leur vie et leurs souvenirs perdus. Une pièce comme un constat implacable, dénué de passion mais non pas de profondeur.

Dates :  du 25 janvier au 9 avril 2017, 19h du mardi au samedi, dimanche à 15h
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Thierry Harcourt
Avec : Judith Magre, Jacques Frantz, Jean-Claude Leguay

Résultats concours : American Honey, 10 places de ciné gagnées

American Honey

Résultats concours : American Honey, 10 places de ciné gagnées

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Résultats concours : Dans la forêt, 10 places de cinéma gagnées

Dans la forêt

Résultats concours : Dans la forêt, 10 places de cinéma gagnées

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Alexandro Benvegnu, Chantal Gemond, Jean-Claude Gouillon, Raphaël Bizet et Stéphane Boizier

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Les herbes folles, ou l’histoire d’une jeune femme des années cinquante (Denoël)

Philippe Fréling
Philippe Fréling

Les herbes folles, ou l’histoire d’une jeune femme des années cinquante (Denoël)

Philippe Fréling écrit son deuxième roman avec Les herbes folles. Il s’intéresse à une jeune fille, de tout juste dix-huit ans, qui vit en France, à la campagne. L’histoire se situe dans les années 50, juste au début de la guerre d’Algérie.

Le scénario

Philippe Fréling décrit une période un peu trouble de l’Histoire française. On pense découvrir des faits intéressants de l’Histoire, que ce soit celle de France ou celle de l’Algérie. Mais non, on n’aura droit qu’à quelques détails que l’on connaît déjà ! Dommage…
Cette toute jeune femme tombe enceinte alors qu’elle ne connaît que très peu son amant. Mais on la marie. Pour le qu’en dira-t-on, c’est mieux. Bien sûr, le mariage ne fonctionne pas. Son mari la trompe. Elle divorce et va s’installer chez sa mère, avec son enfant. Puis, très vite, elle part en ville chercher du travail. Elle laisse son enfant à sa mère, et va habiter chez son frère. Son frère avec qui elle a une relation presque fusionnelle. Elle est ouvreuse au cinéma et rencontre un homme avec qui elle a plusieurs rendez-vous galants. Elle ne connait pas grand-chose de cet homme, mais ils font l’amour. Seize fois. C’est un militaire. Un jour, il la laisse et repart en Algérie.

La maternité des années 50

Si cette jeune femme, dont on ne connaît pas le prénom, tombe enceinte, deux fois de suite, elle n’a pas vraiment consciente des conséquences de ces maternités sur sa vie et celle de sa famille. C’est sa mère qui assume son premier enfant et qu’en sera-t-il du second ? Cette vision de la maternité, bien loin de celle d’aujourd’hui, doit être située dans le contexte de l’époque. Et ne pas oublier que cette femme est encore très jeune ! Car il peut paraître très choquant qu’elle abandonne ainsi son enfant, sans vraiment culpabiliser. Et en même temps, elle espère être enceinte de son militaire, qu’elle ne connaît pas mieux ! Mais elle est persuadée qu’elle connaît l’amour avec lui. Ils s’échangent de nombreuses lettres. Et se mentent l’un l’autre, une façon de sauver leur quotidien sinistre. Bref, elle n’a pas la fibre maternelle et cela peut choquer.

Relation intergénérationnelle

Philippe Fréling analyse bien les rapports mère-fille, mère-petite-fille. La mère, à l’époque sacrifiait sa vie pour élever ses enfants. Donc, elle trouve normal de laisser ses enfants à sa mère, mais elle, elle ne peut pas le faire ! Elle ne veut pas le faire ; ça peut paraître invraisemblable, mais à l’époque, c’était juste le début de la libération des femmes… Et surtout, elle est jeune. Elle veut profiter de la vie. Même si sa mère lui donne des leçons de « morale », cela ne l’empêche pas de n’en faire qu’à sa tête. Toujours, avec la bienveillance de son frère. Mais est-ce bien là une relation normale avec son frère ?

On aurait aimé avoir plus de faits historiques en parallèle à cette histoire. Les lettres de son militaire nous décrivent bien la situation en Algérie, mais trop brièvement.

Les herbes folles est un roman facile à lire et agréable, même si la fin, ultra-rapide, nous paraît complètement invraisemblable…

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Les herbes follesElle vit quelque part en province, dans la France des années 50, celle de la guerre d’Algérie. Elle connaît un premier homme, il lui fait un enfant. À cet homme on la marie. Il est absent, infidèle. Le divorce prononcé, la jeune femme laisse son enfant à sa mère, part travailler en ville. Ouvreuse dans un cinéma, un soir où on projette Johnny Guitar, elle fait la rencontre d’un deuxième homme. Il est militaire. Ils vont à l’hôtel, passent quelques nuits ensemble. Un matin, le militaire s’en va rejoindre son régiment en Algérie. Lui a-t-il fait un enfant? Elle le craint. Elle l’espère. Elle décide que oui. Très vite, elle en a la confirmation : elle porte un enfant de cet homme parti là-bas, faire la guerre. Il est le père de son enfant, il faut qu’il le soit. Il est son mari, il faut qu’il le devienne. Elle est prête à tout pour ça. Une question de vie ou de mort. D’amour peut-être.

Voici l’histoire de cette femme et de ses deux enfants : comment avec elle ils viennent au monde ; comment, dans les herbes folles, ils viennent à la vie.

Date de parution : le 12 janvier 2017
Auteur : Philippe Fréling
Editeur : Denoël
Prix : 19,90 € (208 pages)
Acheter sur : Amazon

Udama chez ces gens-là (Editions La Boîte à Bulles), une fable philosophique et sociale intrigante

Udama chez ces gens-là
Udama chez ces gens-là, BD de Zelba, Editions La boîte à Bulles

Udama chez ces gens-là (Editions La Boîte à Bulles), une fable philosophique et sociale intrigante

Quand Zelba imagine un couple en crise engager une nounou originaire du Mali, il ne se contente pas d’une histoire toute simple, il en fait un conte philosophique et social qui va bien au delà des problématiques habituelles. Avec des lignes claires et une intrigue qui monte crescendo, Zelba mélange ambiance de thriller et dialectique maitrise/servitude pour un moment de lecture qui tient en haleine tout du long.

Le drame de l’incommunicabilité à tous les niveaux

Claire et Hervé forment un couple qui va mal. La venue au monde d’une petite Rose met à mal leur équilibre. Elle vit un baby blues carabiné pendant que lui se sent délaissé. Pour retrouver la vie professionnelle qui la satisfaisait tant, Claire engage Udama, une nounou malienne certes inexpérimentée mais de bonne volonté. Le lecteur voit seul les troubles ressentis par chaque personnage et assiste à l’impossibilité rencontrée par chacun pour les partager. Les solutions trouvées par le couple pour remonter la pente les font s’enfoncer dans un insoluble maelström dont la jeune mais futée nounou malienne profite pour s’élever socialement. Une même histoire peut être ressentie différemment selon les lecteurs, certains se concentreront sur le couple en crise, d’autres sur la nounou obligée de laisser ses enfants pour de longues journées de travail sans les voir.  Devenue indispensable au couple, ses prérogatives la rendent de plus en plus centrale, jusqu’à s’immiscer entre ses deux patrons pour une intrigue qui devient de plus en plus agitée.

Udama chez ces gens là se lit avec un plaisir grandissant au fur et à mesure des pages. Une BD à découvrir!

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Claire et Hervé sont parisiens et habitent un appartement cossu, au pied de la Tour Eiffel. Ensemble, ils viennent d’avoir une petite fille, Rose, mais pour Claire, pas question de délaisser sa carrière : il faut engager au plus vite une nounou. Udama, elle, est malienne. Elle vit en périphérie de la capitale, dans une mansarde minuscule et insalubre, avec sa cousine et ses enfants. Répondant à leur annonce, la jeune femme sonne à la porte de Claire et Hervé. C’est elle qui s’occupera de Rose, quitte à tout accepter et à négliger ses propres enfants. Car Claire, accaparée par son travail, rentre en retard et laisse à peine à Udama le temps de vivre. Tandis que ni l’une ni l’autre ne trouvent le temps de souffler, Hervé, de son côté, souffre cruellement du mal-être et de la distance de sa femme. En la personne d’Udama, Hervé recherche le réconfort qui lui manque et c’est alors que le couple et la jeune femme se retrouvent pris dans une spirale qui changera la donne.

Date de parution : Février 2017
Scénariste(s) : Zelba
Dessinateur(s) : Zelba
Genre : Comédie, Drame
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 20 € (112 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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