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Le Théâtre de Poche adapte un texte mal connu de Dostoievsky, Le rêve d’un homme ridicule

Le rêve d'un homme ridicule
Le rêve d’un homme ridicule, texte de Fiodor Dostoievski, mise en scène de Olivier Ythier

Le Théâtre de Poche adapte un texte mal connu de Dostoievsky, Le rêve d’un homme ridicule

Le conte fantastique de Dostoievsky propose un voyage entre onirisme et critique sociale. Un écrivain est tout proche de commettre l’irréparable avant de s’enfoncer dans un profond sommeil qui le fait rêver et vivre une aventure singulière. Il y côtoie un peuple pacifique que sa compagnie pervertit et fait revêtir des pires tares humaines. Le récit personnel se transforme en critique de la société humaine dans un rapprochement lucide entre rêve d’idéal et déception de la réalité.

Un monologue habité 

Jean-Paul Sermadiras tient la scène une heure durant pour une performance fiévreuse. Il incarne cet écrivain déçu de l’existence et décidé à mettre fin à ses jours. Une rencontre providentielle avec une jeune fille perdue le détourne de son geste avant que de s’enfoncer dans le royaume des rêves. La pièce quitte alors la sphère intime pour s’élever dans le conte philosophique. Profondément endormi, le personnage se met à rêver d’une peuplade dénuée de tout vice. A l’instar d’Adam et Eve au coeur dans le jardin d’Eden avant de rencontrer le serpent, ce peuple vit sans malice ni artifices., laissant penser que l’humanité aurait pu suivre ce chemin fantasmé si… si quoi, en fait? S’il n’avait rencontré l’écrivain dépravé? La fable interroge sur les raisons des déficiences humaines, leurs causes irrémédiables et leurs conséquences.

Un comédien seul en scène

Pour capter tout du long l’attention du public, le comédien a en sa possession sa faconde, ses habits et un banc disposé sur scène. Des musiques évocatrices organisent les différents parties du monologue avec toujours la même passion enfiévrée du texte. Le trouble de Jean-Paul Sermadiras lui fait verser des larmes de désespoir tandis qu’il déclame un texte qui bouscule tout du long. Il se met (métaphoriquement) à nu pour se hisser à la hauteur des ambitions de Dostoievsky. Son débit s’accélère ou se ralentit avec une habilité équivalente. L’auteur russe avait tenté un brulot sur les limites de la liberté humaine, le comédien lâche son texte avec une exaltation tantôt furieuse tantôt retenue.

Si le texte de Dostoievsky peine parfois à conserver sa force évocatrice, l’heure de spectacle enchaine les performances d’acteur pour un résultat fascinant.

Dates :  du 8 janvier au 27 février 2017
Lieu : Théâtre de Poche Montparnasse (Paris)
Metteur en scène : Olivier Ythier
Avec : Jean-Paul Sermadiras

Raid dingue, une comédie de Dany Boon qui ne fait pas de mal

Raid dingue © Pathé Distribution

Raid dingue, une comédie de Dany Boon qui ne fait pas de mal

Un dimanche après-midi froid et pluvieux, nous voilà plongés dans le noir pour découvrir le dernier film de Dany Boon, Raid dingue, salle comble. Toutes générations confondues, le public de Dany Boon a répondu présent !

Le scénario

Si Dany Boon veut nous faire rire à tout prix, ce n’est pas aux dépens du Raid. Bien au contraire ! C’est plutôt grâce au rôle d’Alice Pol, Johanna Pasquali. Même si elle surjoue un peu beaucoup, elle nous fait quand même rire ! Elle joue la fille du Ministre de l’Interieur qui veut absolument faire partie du RAID. Le problème est qu’elle n’en a absolument pas les compétences. Elle va finir par y être acceptée, grâce à l’intervention de son papa, et bien sûr, Jo n’est pas au bout de ses peines. Et évidemment, on devine à l’avance tout le scénario ! un peu dommage, quand même !

Un film sur le RAID, bonne idée ou mauvaise idée ?

Même si les scènes sont tout simplement surréalistes, on peut se demander si c’est vraiment une bonne idée de faire une comédie sur le RAID en ces périodes troublées. Mais la bonne humeur de Jo efface ces réserves. Elle est maladroite, bête, les gaffes sont énormes, mais tellement énormes que l’on rit quand même ! On est très loin de la réalité du RAID.

Bref, si vous avez envie de vous détendre, vous pouvez aller voir ce film, en famille ! Mais ne vous attendez pas à un grand film, c’est juste un film avec un très beau casting, légèrement idiot mais qui ne fait de mal à personne !

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UJohanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d’un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d’elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues.
Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l’étalage, elle s’entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d’élite du RAID.
Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l’agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d’arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale.
Mais avant de pouvoir les arrêter, il faudrait déjà qu »ils parviennent à travailler en binôme sans s’entretuer au cours des entraînements ou des missions de terrain plus rocambolesques les unes que les autres.

Sortie : le 1 février 2017
Durée : 1h45
Réalisateur : Dany Boon
Avec : Alice Pol, Dany Boon, Michel Blanc
Genre : Comédie

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David Lynch: The Art Life révèle l’artiste derrière le réalisateur

David Lynch: The Art Life
David Lynch: The Art Life, documentaire de Jon Nguyen et Rick Barnes , Copyright Potemkine Films

David Lynch: The Art Life révèle l’artiste derrière le réalisateur

A tous ceux qui s’interrogent sur le don de David Lynch pour imaginer des scénarios plus fascinants les uns que les autres, ce documentaire devrait vous ravir. David Lynch: The Art Life révèle l’histoire de l’homme derrière le réalisateur et met en lumière son extraordinaire capacité à transformer ses idées en oeuvres artistiques. Les 2 responsables du documentaire suivent Lynch tandis que d’innombrables images d’archives défilent pour un constat implacable: avant d’être un réalisateur, Lynch est un artiste, un plasticien et un chercheur infatigable à l’imagination sans limites.

Un documentaire éclairant

Accompagné de son éternelle cigarette, David Lynch se livre à mots comptés. Habituellement avare en paroles et en explications, il accepte pourtant d »apporter d’inestimables éclairages sur son parcours. De son enfance jusqu’à son envol, le premier quart de sa vie ressemble à une recherche perpétuelle d’un épanouissement perpétuellement désiré. Tout entier tourné vers son art, le jeune homme devenu réalisateur de légende a débuté sa vie artistique par une carrière dans l’art pictural qui l’a mené au cinéma. Et à le voir manier des objets pour réaliser toujours plus d’oeuvres plastiques, c’est à se demander si le cinéma ne fut pas une parenthèse enchantée. L’homme semble plus préoccupé par la matérialisation de ses toiles pendant 1h30 d’un documentaire qui se laisse le temps. Le rythme est lent, l’homme se dévoile pas à pas sans cesser de fasciner le spectateur.

Un documentaire à l’image de David Lynch

A voir le réalisateur déambuler dans son atelier de travail avec une implacable lenteur,  il est plus facile d’imaginer le processus d’introspection qui aboutit à sa capacité à laisser à lui toutes ces idées originales qui ont fait sa réputation. L’homme aime à se poser avec une cigarette au bec, peut être pour laisser défiler devant lui une sarabande d’images folles qu’il s’ingénie à poser sur sa toile ou sur pellicule. Le film se suit comme une chasse au trésor, le spectateur veut savoir comment Lynch procède pour réaliser ses films. Pour une conclusion implacable. Lynch est un artiste, un vrai, avec une vision et très peu de gouts pour le compromis. Pas de revue en détail de sa riche carrière cinématographique ni de commentaires sur Blue Velvet ou Mulholland Drive. Tout juste est-il fait un focus sur Eraserhead, et encore, du bout des lèvres.

David Lynch: The Art Life ravira les fans du réalisateur par le luxe de détails proposés. Un vrai bonheur de rencontrer un homme habituellement si secret.

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David Lynch: The Art Life
David Lynch: The Art Life

Le film documentaire David Lynch: The Art Life est un portrait inédit de l’un des cinéastes les plus énigmatiques de sa génération. De son enfance idyllique dans une petite ville d’Amérique aux rues sombres de Philadelphie, David Lynch nous entraîne dans un voyage intime rythmé par le récit hypnotique qu’il fait de ses jeunes années. En associant les œuvres plastiques et musicales de David Lynch à ses expériences marquantes, le film lève le voile sur les zones inexplorées d’un univers de création totale.

Sortie : le 15 février 2017
Durée : 1h30
Réalisateur :  Jon Nguyen, Rick Barnes
Avec : David Lynch
Genre : Documentaire, Biopic

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https://youtu.be/BVgQ8yAdLbI

Noce, un ouragan euphorisant sur la scène du Lucernaire

Noce
Noce, mise nchain scène de Pierre Notte, Texte de Jean-Luc Lagarce, Lucernaire

Noce, un ouragan euphorisant sur la scène du Lucernaire

2 comédiens et 3 comédiennes mettent le feu à la scène du Lucernaire pendant plus d’une heure de spectacle total. La pièce de Jean-Luc Lagarce prend une dimension titanesque tant les performances d’acteur multiplient les morceaux de bravoure. Le texte incisif multiplie les niveaux de lecture que les comédiens retranscrivent avec une jubilation communicative. Noce enchaine les monologues habités aux échanges truculents sans aucun temps mort. Il est difficile d’imaginer l’intensité des répétitions pour arriver à une telle fluidité.

Une métaphore sociale affûtée

5 invités tentent de s’introduire dans une noce fréquentée par une foultitude de convives de toutes provenances. Les personnages aux manières rustiques et aux accoutrements à la limite du folklorique incarnent la volonté de reconnaissance sociale avec tout cela comporte de volonté et d’aveuglement. Chaque étape de leur intrusion marque une gradation dans la folie collective. La joie initiale d’avoir pu berner le service d’ordre pour infiltrer la fête amène des effusions que la suite des évènements va vite faire taire. Les plats tardent à arriver, les tables sont à la périphérie des mariés, rien ne va plus et le ton monte. Les personnages se coupent les uns les autres, s’invectivent bruyamment et rebondissent furieusement les uns sur les autres. L’accent est mis sur la revendication à plus de légitimité jusqu’au feu d’artifices final. Les rapines improvisées préfigurent un dénouement abracadabrantesque à la sentence sans appel: le respect que l’on exige des autres commence par le respect de soi même.

Des performances d’acteur jubilatoires

Pour personnifier aussi merveilleusement la folie humaine, il ne fallait rien de moins que 5 jeunes comédiens en forme olympique. Grâce à leurs prestations survitaminées, la pièce rappellera avec bonheur le non sense cruel du film The Party de Blake Edwards ou la violence désespérée du Melancholia de Lars von Trier (notamment la scène de mariage du début). Les scènes de groupe requièrent synchronisation et escalade pour bousculer le public, Noce y parvient parfaitement avec l’ajout d’une mise en scène dynamique transformant le spectacle en capharnaüm dionysiaque. Les sentiments montent en flèche à la manière du film récent Juste la fin du monde du même auteur. Les personnages s’époumonent et expriment toute leur souffrance intérieure dans un déluge de manifestations physiques et vocales. La pièce est éprouvante et réjouissante à la fois, comme une grande tempête déchainée qui emporte l’audience.

Des cris de joie saluent les interprètes à la fin de la pièce. Noce a parfaitement réussi à subjuguer le public du Lucernaire avec un moment de théâtre rien de moins qu’inoubliable. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Dates :  du 25 janvier au 11 mars 2017 du mardi au samedi à 21h
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Pierre Notte
Avec : Grégory Barco, Bertrand Degrémont, Eve Herszfeld, Amandine Sroussi, Paola Valentin

Le ballet électro-pop de Wayne McGregor électrise Garnier

Le ballet pop-électro de Wayne McGregor électrise Garnier
« Tree of Codes » © JOEL CHESTER FILDES/OPÉRA DE PARIS

Le ballet électro-pop de Wayne McGregor électrise Garnier

Avec « Tree of Codes », le répertoire de l’Opéra de Paris s’enrichit de la quatrième pièce de Wayne McGregor, chorégraphe britannique fondateur de la Random Dance Company et associé au Royal Ballet de Londres.

On se souvient de « Aleas Sands » qui permettait au chorégraphe à partir du plafond peint par Chagall, de créer un lien de connexion, sonore et visuel, entre la scène et la salle et de « L’anatomie de la sensation » qui s’inspirait du processus de métamorphose propre à l’œuvre de Francis Bacon.

Aujourd’hui, McGregor convoque le compositeur électro-pop Jamie xx et le plasticien Olafur Eliasson (décor et lumières) pour une création à la fois visuelle, musicale et chorégraphique d’une puissance rare.

Puissance graphique

A l’origine, il y a un livre de Bruno Schulz, The Street of Crocodiles, que l’auteur américain Jonathan Safran Foer redécoupe et recompose dans « Tree of Codes » en éliminant des mots de l’œuvre de Schulz.

Dynamitage littéraire donc qui constitue la source d’inspiration du ballet porté par des effets de miroir et des jeux de lumière complexes, électrisant les corps et démultipliant les points de vue à partir desquels le chorégraphe déploie son style mordant, affûté et déstructuré.

Combinaison aérienne

Le tout propice à des tableaux recomposés en duo, trio, quatuor ou ensemble qui s’enchainent avec frénésie et fluidité.

Pour une combinaison organique et aérienne entre les danseurs de l’Opéra national de Paris dont les étoiles Marie-Agnès Gillot et Jérémie Bélingard, et ceux de la compagnie de McGregor où se mêlent le vertige des corps et leurs doublures abstraites. Une interaction hypnotique.

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Dates : du 6 au 23 février 2017 l Lieu Palais Garnier (Paris)
Chorégraphe : Wayne McGregor

Le célibat, ou comment bien vivre sa sexualité avec ou sans partenaire (Publishroom)

Noellie GivryLe célibat, ou comment bien vivre sa sexualité avec ou sans partenaire (Publishroom)

 

Noellie Givry tient un blog (blablatine.com) depuis des années et vient de se lancer dans l’aventure du livre. Le célibat est son premier roman où elle nous livre les secrets du célibat ou plutôt les secrets de la rencontre avec l’autre.

La Saint Valentin

Bon, La Saint Valentin arrive ! Mais n’ayez crainte si vous êtes célibataire. Offrez-vous le livre de Noellie Givry sur Le Célibat et vous passerez une bonne soirée !

Noellie Givry aborde différents chapitres en passant du célibat à la vie sexuelle du couple. Mais avant, elle nous explique qu’il est bon d’être célibataire. Et qu’il faut profiter de notre situation de célibataire pour profiter à fond de sa liberté et apprendre à se connaître soi-même ! Ne pas à tout prix chercher la rencontre avec l’Autre. Noellie ne va pas chercher midi à quatorze heures. Son livre est simple, facile à comprendre et facile à mettre à exécution. Une sorte de carnet intime où elle se dévoile aussi.

Tout ou presque sur la sexualité

Rien de choquant, rien de spécial non plus, bref, pas de scoop avec ce livre mais des remarques pleines de bon sens. Si ce livre semble plus destiné aux femmes, les hommes seront sûrement intéressés par les chapitres concernant la sexualité des femmes. L’auteur aborde différents sujets, sans donner de détails scabreux, mais de façon simple et naturelle. Elle parle des femmes clitoridiennes, ou vaginales, une réalité ? Pas vraiment ! Du missionnaire en passant par le cunnilingus ou la fellation, vous saurez tout (si vous ne savez rien !). Mais vous n’aurez aucun orgasme en lisant ce livre !

Si vous êtes jeunes et inexpérimentés dans le domaine de l’amour, que vous soyez homme ou femme, les conseils de Noellie Givry peuvent vous être utiles. Et si vous êtes célibataire, vous n’aurez plus de complexe à l’être encore après avoir lu ce livre ! Et vous assumerez tout aussi bien votre sexualité !

Le célibat, un petit livre qui fait du bien même si vous n’apprendrez rien de nouveau sur l’amour. Pas vraiment de recettes, juste du bon sens et beaucoup d’amour envers l’autre vous fera vivre une belle relation amoureuse.

Le célibat, une bonne idée de cadeau à offrir aux célibataires, le jour de la Saint Valentin !

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Le célibatLe célibat : De l’art de bien vivre et assumer sa sexualité aborde avec humour et sans tabous les étapes auxquelles nous sommes tous confrontés quand nous sommes célibataires. De l’espoir persistant de faire LA rencontre aux projets illimités qui s’offrent alors à nous quand nous prenons le temps de mieux faire connaissance avec notre « moi », en passant par le manque sexuel et la culpabilisation par l’entourage avec cette fameuse horloge biologique, tout y est dépeint pour vous apporter de précieux conseils et quelques sourires, et enfin réussir à vous épanouir tels que vous êtes.

Un petit guide plein d’humour et de conseils tout à fait sérieux pour s’accepter tel que l’on est.

Date de parution : mai 2016
Auteur : Noellie Givry
Editeur : Publishroom
Prix : 12 € (114 pages)
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On touche le fond avec 50 nuances plus sombres

50 nuances plus sombres
50 nuances plus sombres, Film de James Foley, Copyright Universal Pictures

On touche le fond avec 50 nuances plus sombres

Le deuxième tome de la trilogie à succès d’EL James débarque sur les écrans et ressemble à un épisode raté des Feux de l’Amour. Là où le premier film mettait aux prises deux êtres animés par les feux de la passion, sa suite s’enfonce dans un scénario abracadabrantesque où tout ne semble que prétexte à découvrir le popotin de Dakota Johnson. Atmosphère de film érotique des années 70 et intrigue insipide rythment un épisode complètement raté. Même les fans des bouquins seront déçus, c’est dire.

Une romance cheap 

Comment un être blessé de 27 ans multimilliardaire et accro au sadomasochisme devient-il complètement gaga d’une jeune femme mimi sexy sympa sincère? C’est bien le secret que de nombreuses demoiselles aimeraient découvrir. Le film ne révèle pas la recette magique et se contente de montrer Christian Grey enlever encore et encore la culotte de sa belle pour des séances de jambes en l’air répétitives et dénuées d’intérêt. Le premier volet montrait la dichotomie entre deux personnages que tout semblait opposer. Lui réclamait une domination totale, elle rechignait à se laisser aller, d’où drame, incompréhension et séparation finale. Comment fait-il donc pour récupérer le coeur de sa belle? Il vient l’inviter à diner et hop, le tour est joué. Avec une condition: no more rules. Et quand elle lui réclame une fessée, il se contente de 3 claques légères sur le postérieur et hop, fin de la séance pseudo trash. Lorsque l’on se positionne sur un créneau SM, il faut savoir assumer sa campagne marketing et ne pas se défiler. Le film n’assume pas et se défile tout du long.

Un bon exemple d’entourloupe hollywoodienne

A bien y regarder, 50 Shades Darker a tout du Star Wars de la midinette. Un super héros très méchant, aussi improbable que Dark Vador mais suffisamment fascinant pour donner envie d’y croire. Christian Grey est beau, ténébreux et surtout mystérieux. Il a une fêlure secrète et se bat contre ses démons. Il rencontre sa princesse Leia, c’est l’amour fou mais elle le quitte parce qu’il manie un peu trop sauvagement le sabre laser. Vador va-t-il s’en remettre? Voilà ça c’est le premier film sorti en 2015. Dans la suite, Vador se transforme en petit caniche, échappe à l’explosion de l’étoile de la mort et même s’il clame être a little bit complicated, il n’a plus rien de mystérieux. Il a enlevé son casque, gardé certes son sabre laser et quitté le côté obscur de la force. Les masques de l’affiche et le titre laissaient présupposer des heures sombres. Ne les cherchez pas trop. Même quand nos deux jeunes tourtereaux retournent dans la Red Room riche en ustensiles de torture, il ne se passe rien, il se contente de lui attacher les poignets. C’est louche tant de complaisance.

50 nuances plus sombres accumule les déceptions. Quelques surprises auraient fait plaisir et sauvé un épisode qui se délite tout du long. Mais gardons espoir, le troisième volet (s’il sort un jour) verra deux ennemis tenter de détruire Vador, la super méchante refaite de partout Kim Basinger et un beau pervers ténébreux… qui vivra verra!

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50 nuances plus sombres
50 nuances plus sombres

C’est un Christian blessé qui tente de reconquérir Anastasia. Cette dernière exige un nouveau contrat avant de lui laisser une seconde chance. Mais une ombre surgit du passé de Christian et plane sur les deux amants, déterminée à détruire un quelconque espoir de vie commune.

Sortie : le 8 février 2017
Durée : 1h58
Réalisateur : James Foley
Avec : Dakota Johnson, Jamie Dornan, Bella Heathcote
Genre : Romance, Drame, Erotique

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Le Maître Jirô Taniguchi nous a quittés à 69 ans (vidéo)

Jiro Taniguchi
Jiro Taniguchi

Le Maître Jirô Taniguchi nous a quittés à 69 ans

Jirô Taniguchi, le maître mangaka qui a fait connaître l’univers du manga aux occidentaux, nous a quittés ce samedi 11 février à l’âge de 69 ans, peut-on lire sur la page Facebook des éditions Casterman.

L’homme avait marqué le monde du neuvième art avec son chef d’oeuvre Quartier Lointain publié pour la première fois en France en 2002. C’est à lui que l’on doit le succès des mangas dans l’hexagone, ayant su séduire avec son style « européanisé ».

Jirô Taniguchi, empereur du manga

Jirô Taniguchi a ensuite publié d’innombrables mangas, comme le cultissime Sommet des Dieux (série parue en 5 tomes), vendant plus d’un million d’exemplaires en France d’après les éditions Casterman. Une carrière digne de l’immense talent de cet artiste qui ne rencontrait qu’un succès relatif au Japon.

Ce véritable empereur du manga, qui occupait une place unique dans l’univers de la BD, s’envole vers d’autres cieux et nous laisse orphelins. Longue vie à son Oeuvre et merci à lui d’avoir partagé tant de talents.

Retrouvez toutes nos chroniques des mangas de Jiro Taniguchi.


Résultats concours : Silence, 10 places de ciné gagnées

Silence
Silence : Photo Andrew Garfield © Kerry Brown

Résultats concours : Silence, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 3170 participants au concours Silence. Merci de votre excellente participation. Les 10 heureux gagnants sont les suivants :

Véronique Fabre, Alice Morini, Sabine Nemitz, Sandrine Delaviere, Betty Prudhomme, Stéphanie Rivière, Armandine Wallart, Caroile Diet, Sébastien Lalouette et Georges Degand.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Et les Mistrals Gagnants, un documentaire tout en émotions

Et les Mistrals gagnants
Et les Mistrals gagnants, documentaire de Anne-Dauphine Julliand, Copyright Nour Films

Et les Mistrals Gagnants, un documentaire tout en émotions

La caméra d’Anne-Dauphine Julliand suit 5 enfants pendant plus d’une heure pour confronter la douceur de leur regard à la gravité de leurs pathologies. Obligés de supporter des traitements lourds, ils ne se départissent jamais d’une intense soif de vivre et donnent une belle leçon de vie. Tout en pudeur, la réalisatrice confronte chaque spectateur à la fragilité de l’existence.

La vérité au bout de la caméra

Et les Mistrals Gagnants est une chanson douce amère de Renaud qui correspond parfaitement au sujet du documentaire. La délicatesse est le maitre mot d’un documentaire qui accompagne 5 enfants dans leur lutte quotidienne contre la maladie avec tout ce que cela suggère de traitements lourds et de morphine pour apaiser les souffrances. Les enfants réagissent comme des enfants, avec une sincérité rafraîchissante. Les préoccupations de leur âge met à distance la dureté du quotidien et leurs réflexions donnent un gros coup de fouet à des adultes confrontés à des problématiques bien moins vitales.

Et les Mistrals Gagnants fait sourire, rire et pleurer dans une belle farandole d’émotions. Un documentaire à découvrir pour retrouver un regard d’enfant.

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Et les Mistrals gagnants
Et les Mistrals gagnants

Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l’instant. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie.  Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme nous montrent le chemin du bonheur. Un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement.

Sortie : le 1er février 2017
Durée : 1h19
Réalisateur : Anne-Dauphine Julliand
Avec : Acteurs inconnus
Genre : Documentaire

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American Honey dévoile la duplicité du rêve américain

American Honey
American Honey, film de Andrea Arnold, Copyright Robbie Ryan

American Honey dévoile la duplicité du rêve américain

American Honey confronte les réalités de l’Amérique actuelle à ses mythes ancestraux. Quand la jeune Star (fascinante Sasha Lane) rencontre Jake (surprenant Shia LaBeouf) et ses potes, elle pense pouvoir quitter pour toujours sa vie frustrante et partir sur la route en toute liberté. A la manière des pères fondateurs, elle veut construire sa vie et surtout s’éclater chaque jour. A la manière d’un road trip musical, Andrea Arnold propose un conte fascinant porté par une histoire forte et des jeunes acteurs épatants. Certains critiqueront la durée excessive du film (2h43!), mais il faut bien ça pour faire se confronter grandes espérances et mur de la réalité.

Une ode à la liberté… contrôlée

A 17 ans, tout semble possible. Andrea Arnold met en exergue la réalité du rêve américain avec ses centres commerciaux immenses et ses possibilités infinies de jouissance via la consommation de masse. Pourtant quelque chose semble clocher. Les visages sont fermés, les attitudes sont compassées, il n’y a qu’un petit groupe de jeunes qui font du bruit et expriment leur envie de vivre. C’est le début de l’aventure pour Star, fascinée par cet exemple fascinant de lâcher prise. Enrôlée dans l’aventure, elle va découvrir les règles et les contraintes nécessaires pour régir la vie en communauté et éviter l’anarchie. Sous une apparence de fable libératrice, American Honey manie le chaud et le froid avec tact et subtilité. Pour une aventure de 2h43 qui accumule les moments de grâce. Nombreux sont ceux qui acclament une bande son hyper variée, américaine en diable, avec des perles hip hop, rock et techno euphorisantes.

Sous la liberté, la frustration

Malgré les possibilités infinies de profiter de l’aventure, Star ne se départit jamais d’une moue boudeuse qui reflète sa frustration intérieure. Partie pour une aventure sans limites, elle doit supporter les menaces de la cheffe Krystal (anxiogène Riley Keough) et la duplicité de Jake. Le capitalisme insère ses règles jusque dans les tentatives d’y échapper et le petit gang de potes doit gagner sa croute pour permettre à l’équipée de continuer. En confrontant plages de jubilation et moments de doute, la réalisatrice touche autant à l’onirisme qu’à la réalité sociale. Les jeunes sont transformés en travailleurs laborieux et sont dominés pour échapper aux habituels corps asservissants de la société, famille et entreprise. Ils changent de maitre mais n’échappent pas au destin des masses.

American Honey subjugue en jouant avec les codes de la société. Sasha Lane fait une entrée fracassante dans le monde hollywoodien et devrait vite réapparaitre dans d’autres films. La réalisatrice de Fish Tank réussit un coup de maitre récompensé par le Prix du Jury lors du 69e Festival de Cannes. Amplement mérité!

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American Honey
American Honey

Star, 17 ans, croise le chemin de Jake et sa bande. Sillonant le midwest à bord d’un van, ils vivent de vente en porte à porte. En rupture totale avec sa famille, elle s’embarque dans l’aventure. Ce roadtrip, ponctué de rencontres, fêtes et arnaques lui apporte ce qu’elle cherche depuis toujours: la liberté ! Jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse de Jake, aussi charismatique que dangereux….

Sortie : le 8 février 2017
Durée : 2h43
Réalisateur : Andrea Arnold
Avec : Sasha Lane, Shia LaBeouf, Riley Keough
Genre : Drame, Comédie

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Noces de Sang à La Folie Théâtre, la passion envers et contre tout

Noces de sang
Noces de sang, d’après Federico Garcia Lorca, A la Folie Théâtre

Noces de Sang à La Folie Théâtre, la passion envers et contre tout

D’un fait divers dans l’Andalousie de 1928, Federico Garcia Lorca rédigea une pièce marquée par le sceau de la passion et du souffle de la vie. Noces de Sang ravive un contexte de traditions contre lesquelles la jeunesse éprise de liberté se heurte inlassablement. Une jeune mariée choisit de quitter ses noces à cheval avec son ex-fiancé et la marche harmonieuse des choses bascule. Les comédiens et comédiennes s’impliquent corps et âmes dans un récit qui prend aux tripes.

De la liberté jusqu’à en mourir

2 comédiens et 2 comédiennes bousculent tout d’abord l’audience en osant le brassage temporel. Plusieurs générations familiales sont invoquées pêle mêle avant que le puzzle ne se remette subitement en place. Les rivalités s’exposent, les frustrations aussi et surtout les passions enfouies. Un couple beau comme le jour s’aime et va convoler en justes noces, pourtant le drame tapis dans l’ombre ne demande qu’à consumer la mariée et son ex-fiancé. Entre intermèdes musicaux et danses métaphoriques, l’intrigue dévale la pente inclinée de la vie et emporte les personnages avec elle. Entre l’incertitude initiale et le feu d’artifices final, les spectateurs prennent conscience de la force du propos et de la subtilité de l’auteur espagnol. La pièce aurait pu se contenter de dérouler une pelote romanesque, elle choisit de faire des noeuds et toute la troupe s’évertue à mener la barque sur des flots tumultueux.

Un jeu d’acteur fiévreux

La mise en scène fait le choix de l’épure avec une économie totale d’artifices. Quelques chaises côtoient des masques accrochés aux murs. Tout l’art des comédiens et comédiennes est invoqué pour faire vivre un récit d’amour et de liberté. Clarinette et violon agrémentent des plages introspectives avant que de faire émerger les grands tumultes des âmes. Ces Noces de Sang surprennent et impriment une marque indélébile dans l’esprit des spectateurs. En incarnant différentes générations de personnages, les comédiens montrent la permanence des sentiments amoureux, âges après âges. Par delà les contraintes familiales et les accidents de la vie, l’amour est éternel jusqu’à influencer les descendants.

Noces de Sang fascine par l’affrontement incessant des sentiments contre les traditions et l’implication des comédiens dans des personnages écorchés vifs. Une pièce à découvrir d’urgence à La Folie Théâtre!

Dates :  du 11 février au 16 avril 2017 (jeudi 19h30, samedi 18h, dimanche 16h30)
Lieu : A la Folie Théâtre (Paris)
Metteur en scène : Natalie Schaevers
Avec : Hélène Hardouin, Romain Sandère, Erwan Zamor, Maiko Vuillod

Dans la forêt, un thriller fantastique qui se grise de son mystère

Jérémie Elkaïm ; Timothé Vom Dorp ; Théo Van de Voorde
Copyright Pyramide distribution

Dans la forêt, un thriller fantastique qui se grise de son mystère

C’est d’abord en tant que scénariste que Gilles Marchand se forge un nom dans le 7ème Art. En 2000, il est au sommet avec Harry, un ami qui vous veut du bien. Puis, il bascule dans la réalisation. Dans la forêt, un thriller sur fond de forêt suédoise, est son troisième long-métrage. Sortie en salles le 15 février.

Tom, tout petit Tom, mais très spécial

Tom croit avoir vu le diable. Cet homme à la gueule cassée et avec un trou béant à la place de la bouche peut-il être autre chose. Une apparition que seul lui peut voir et sentir. Lorsqu’il part en expédition avec son grand frère, Benjamin, et son père – qu’il n’a pas vu depuis 1 an, au milieu d’une immense forêt suédoise, le diable les accompagne. Et ce père au comportement étrange, à l’humeur changeante et qui ne dort jamais… Quelque chose le hante. Et pourquoi croit-il que Tom est spécial ?

Il est vrai que du haut de ses huit ans, Tom SEMBLE différent. Silencieux, observateur, il voit des choses invisibles pour le commun des mortels. Sa séance de pédopsychiatrie qui introduit le film, ne laisse aucune hésitation sur la particularité de son personnage.

Tom (Timothé Vom Dorp) et son père (Jérémie Elkaïm) sur une barque
Copyright Pyramide distribution

Dans la forêt, on se perd en hypothèses

Tout, dans ce film, semble être une métaphore fantastique des souffrances cachées et d’une quête de sens et de paix intérieure. Mais la métaphore est tellement poussée qu’elle en devient difficile à déchiffrer. Gilles Marchand a choisi de laisser le spectateur interprété le film à sa façon, une liberté pas forcément payante. Ne parlant que pour moi, je ne pas plus quoi penser, Dans la forêt me perd en hypothèses :

  • Un enfant, dans toute son innocence, peut-il guérir un adulte de ses névroses ?
  • Le regard d’un enfant peut-il attraper le monde sans les aprioris et les déformations adultes ?

Dans la forêt est un film étrange qui ne nous dit jamais où il va. Il flotte un brouillard épais sur les intentions de cette œuvre.

On attend, on attend quelque chose sans savoir quoi et Gilles Marchand transforme cette attente en suspens. Toujours sur nos gardes, la musique et la nuit alimentent notre appréhension. Que va-t-il se passer ? En vérité, il ne se passe pas grand-chose. La recette de ce film contient trois ingrédients majeurs : beaucoup d’attente, beaucoup d’observation et peu de compréhension.

Il y a les salles d’attente comme il y a les films d’attente

Tom, le père et la forêt – les trois vrais protagonistes – semblent chacun détenir un secret qu’ils protègent par leur silence. Trois protagonistes qui jouent juste. La forêt immense, apaisante et terrifiante est évidemment propice au thriller. Du déjà-vu mais bien utilisée. Jérémie Elkaïm surprend dans ce rôle inhabituel de père tourmenté jusqu’au délire qu’il tient bien et Timothé Vom Dorp est un Tom épatant. Il a un très bon jeu pour un p’tit bout de chou.

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Dans la forêtInterdit aux moins de 12 ans
Tom et son grand frère Benjamin partent en Suède retrouver leur père pour les vacances d’été. Tom appréhende les retrouvailles avec cet homme étrange et solitaire. Le père, lui, semble convaincu que Tom a le don de voir des choses que les autres ne voient pas.
Quand il leur propose d’aller vers le Nord pour passer quelques jours dans une cabane au bord d’un lac, les enfants sont ravis. Mais l’endroit est très isolé, au milieu d’une immense forêt qui exacerbe les peurs de Tom. Et plus les jours passent, moins le père semble envisager leur retour…

Sortie : le 15 février 2017
Durée : 1h43
Réalisateur : Gilles Marchand
Avec : Jérémie Elkaïm, Timothé Vom Dorp, Théo Van de Voorde
Genre : Thriller

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Gimme Danger, little stranger

Gimme Danger
Gimme Danger, film de Jim Jarmusch, Ed Caraeff/Getty Images

Gimme Danger, little stranger

Ceux qui connaissent Iggy & les Stooges ont écouté leurs 3 albums en boucle et les connaissent par coeur. Ils connaissent aussi la légende, les outrances et les tempêtes A quoi bon un documentaire? Jim Jarmusch avait promis à Iggy de rendre hommage au groupe avec force interviews et images d’archives. Si l’hagiographie respecte la grande histoire, les turpitudes et la trace indélébile laissée par le groupe, elle est hélas bien sage. Un personnage aussi controversé Iggy Pop ne méritait-il pas un documentaire plus Rock’n’Roll? La question se pose.

Un groupe mythique

Comme le dit si bien Iggy Pop, les Stooges ont enterré les années 60. Préfigurant l’urgence du Punk de la fin des années 70, le groupe de Détroit a remis à l’honneur les morceaux de 3 minutes avec moins de 25 mots. La violence primait sur le virtuosité et les performances scéniques d’un Iggy déchainé tranchaient avec les autres membres du groupe plus posés. Les images d’archives parfois inédites mettent Iggy au centre de l’attention, le montrant se rouler sur le sol ou marcher sur la foule. Ceux qui ne connaissent pas le groupe et son histoire, de sa naissance jusqu’à sa réformation en 2003  en passant par la rupture dans les années 70 en auront plein les yeux. Seulement, les fans hardcore auront de quoi rester sur leur faim.

Un documentaire convenu

Si les zones d’ombre du groupe sont bien mentionnées, autant les addictions dévastatrices que les tensions au sein du groupe, la manière qu’ont les survivants de les raconter n’est pas vraiment fouillée. L’ajout d’analyses extérieures ou d’images un peu plus scandaleuses aurait donné une mesure plus juste à une époque que les moins de 20 ans ne connaitront jamais. Voir Iggy sur son siège mentionner tranquillement les excès des années 70 ne peut pas rendre justice aux errances qui ont sillonnées l’histoire du groupe. Qui sait qu’Iggy se mettait régulièrement à oilpé sur scène, entre autres outrances? Jim Jarmusch semble se brider pour ne pas trop en faire, comme si la rentrée du groupe au Hall of Fame l’avait définitivement rendu fréquentable. Beaucoup crieront au scandale, non parce que le film n’abonde pas en détails et images sur les Stooges, mais parce que l’ampleur du groupe dans l’histoire du Rock méritait un peu plus de folie.

Gimme Danger donne envie de réécouter les albums des Stooges. Le travail est net, propre, sans bavure. Manque un peu plus d’extravagance pour le rendre définitivement définitif.

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Gimme Danger
Gimme Danger

Apparu pour la première fois à Ann Arbor, Michigan, au cours d’une révolution contre-culturelle, le style de rock’n’roll puissant et agressif des Stooges a fait l’effet d’une bombe dans le paysage musical de la fin des années 60. Soufflant le public avec un mélange de rock, de blues, de R&B et de free jazz, le groupe au sein duquel débute Iggy Pop posa les fondations de ce que l’on appellerait plus tard le punk et le rock alternatif. Gimme Danger, le nouveau film de Jim Jarmusch, retrace l’épopée des Stooges, l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps.
Gimme Danger présente le contexte dans lequel les Stooges ont émergé musicalement, culturellement, politiquement, historiquement et retrace leurs aventures et mésaventures en montrant leurs inspirations et les raisons de leurs premiers défis commerciaux, jusqu’à leur arrivée au Panthéon du rock.

Sortie : le 1er février 2017
Durée : 1h48
Réalisateur : Jim Jarmusch
Avec : Iggy Pop, Scott Asheton, Ron Asheton, Dave Alexander
Genre : Documentaire

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L’Avaleur au révélateur du capitalisme le plus débridé

L'Avaleur
L’Avaleur, Maison des Métallos, Mise en scène de Robin Renucci

L’Avaleur au révélateur du capitalisme le plus débridé

Robin Renucci met en scène la pièce Other people’s money de Jerry Sterner à la Maison des Métallos pour une savoureuse comédie humaine. Quand un insatiable trader londonien prend pour cible une honorable compagnie française de câblage engoncée dans son train train immémorial, les caractères se font jour. Au delà de la critique d’un capitalisme sans foi ni loi, c’est la nature humaine qui est passée au révélateur de l’argent et des intérêts particuliers. L’ère des aventures collectives a fait long feu, voici venu le temps de l’individualisme. La pièce fascine tout du long par ses outrances et son cynisme assumé pour un moment de théâtre jubilatoire.

Une mise en scène cartoonesque…

Les 5 comédiens accueillent le public nombreux pour un avertissement sans frais à garder à l’esprit. Par delà la caricature et les looks cartoonesques des personnages, la pièce se veut de la plus pure vérité. Commence alors un petit théâtre de la vie qui va confronter les tenants de la vieille école humaniste et les requins de la finance internationale victorieuse. Car la logique des affaires a changé et il ne s’agit plus de faire des affaires pour faire vivre les êtres humains mais de valoriser pour encaisser le plus rapidement possible les sommes les plus folles. L’auteur de la pièce Jerry Sterner était autant homme d’affaires que dramaturge. Il a du lui même côtoyer de ces personnages diamétralement opposés. Le PDG et sa fidèle assistante croient en l’intérêt général, désireux d’assurer la pérennité de leur entreprise pour le bien collectif. Face à eux, le séduisant Franck Kafaim assume ses excès autant que sa cupidité. Le metteur en scène insiste sur son appétit de vie dans tous les domaines. Epicurien bedonnant et requin insatiable, il fascine comme le serpent de la bible.

… et jubilatoire

L’Avaleur se veut une satire des moeurs financières mais n’oublie pas de pointer du doigt les petites lâchetés humaines qui créent l’aveuglement ou l’envoutement. Avec leurs perruques et leurs costumes chatoyants, les personnages pourraient prêter à la plaisanterie s’ils ne cachaient pas eux de profondes convictions. L’intrigue monte crescendo jusqu’au drame final, ou le dénouement heureux selon les points de vue. La pièce ne tranche jamais vraiment, laissant chacun se faire son opinions. L’Avaleur évoque surtout l’évolution du terme capitalisme à travers les âges. Autrefois synonyme de mise en œuvre de moyens de production par des travailleurs qui n’en sont pas propriétaires, le terme va au delà du marxisme car il n’est plus besoin d’exploiter les travailleurs pour obtenir des plus-values. Le capitalisme satisfait enfin le désir de reconnaissance, qui est l’essence absolue de l’Homme, par l’utilisation d’un capitalisme débridé à ses propres fins. Cet Avaleur fait réfléchir sur le rapport de l’homme avec ses semblables. Franck Kafaim rappelle le Walter Gekko du film d’Oliver Stone en ne cessant de clamer de tout son être que Greed is good. Comme si les temps n’avaient pas changé depuis les années 80.

L’Avaleur fait marcher autant l’esprit que les zygomatiques pour un moment de théâtre pénétrant. Pas de poésie ni de philosophie, juste des personnages qui interrogent sur notre monde réel avec une fine observation de l’humanité.

Dates :  du 31 janvier au 18 février 2017
Lieu : Maison des Métallos (Paris)
Metteur en scène : Robin Renucci
Avec : Nadine Darmon, Marilyne Fontaine, Xavier Gallais, Robin Renucci, Jean-Marie Winling

Résultats concours : Comancheria, 2 DVD et 1 BR gagnés

Comancheria

Résultats concours : Comancheria, 2 DVD et 1 BR gagnés

Vous avez été 4122 participants au concours Comancheria. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants sont les suivants :

Hong Hanh Nguyen et Thierry Barello : 1 DVD

Brigitte Boucheron : 1 BR

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

A Cure for Life en fait un peu trop

A Cure For Life
A Cure for Life : Photo Dane DeHaan © Twentieth Century Fox France

A Cure for Life en fait un peu trop

15 ans après le remake de The Ring, Gore Verbinski renoue avec le style horrifiant et imagine un financier de Wall Street isolé du monde dans une clinique au coeur de la Suisse. Dan DeHaan prête ses traits au personnage de Lockhart d’abord antipathique puis victime d’une ambiance anxiogène qui le voit tomber entre les mains d’un docteur au passé trouble. L’ambiance paranoïaque et claustrophobique débute sur les chapeaux de roue avec une critique séduisante du capitalisme avant de perdre de son ampleur faute de véritable originalité. Le rythme s’essouffle, les procédés sentent le déjà vu et le film déçoit finalement.

Un film qui débute sur les chapeaux de roue…

Le premier quart d’heure du film est un modèle du genre. Les grandes tours noires de Manhattan sont filmées de manière à figurer une déshumanisation rampante et un danger potentiel. Le jeune Lockhart fait des merveilles dans un environnement ultra concurrentiel où une ambition dévorante couplée à un cynisme débordant le voient invité à rejoindre la Suisse pour récupérer un dirigeant décidé à couper les ponts avec sa vie de leader démoniaque. Le début d’A Cure for Life pose les jalons d’un long métrage atypique, glaçant et anxiogène. Lorsque Lockhart découvre la clinique, son atmosphère aseptisée ne le touche que peu, décidé qu’il est à revenir rapidement à ses petites affaires. Le reste du film se déroulera entre les 4 murs de l’établissement à l’histoire porteuse des germes du drame qui va se nouer. Obligé contre sa volonté de suivre la fameuse cure, le héros va découvrir les arcanes d’une clinique pas comme les autres.

… avant de perdre rapidement en originalité

Et le film va perdre de son attrait. Le jeune patient déambule dans tous les recoins du lieu helvétique, se jouant aisément de mesures de sécurité par trop inefficaces. En proie à des hallucinations, acculé par un personnel décidé à le soigner coute que coute, le héros perd en cynisme ce qu’il gagne en conviction. Le médecin chef interprété par Jason Isaacs rappelle le Christopher Plummer époque Mélodie du bonheur avec le même sourire bienveillant mais des manières autrement plus coercitives. Dan DeHaan ne se départit jamais de son regard inquiet et éberlué dans une quête pour la vie qui accumule les péripéties dans une intrigue qui en rappelle tant d’autres. Entre la messe noire, le huit clos oppressant et les tortures dentaires comme un clin d’oeil évident à Marathon Man, le film s’éparpille et accumule les effets.

Le style gentiment horrifiant ravira les adeptes du genre en laissant quelque peu sceptiques ceux à qui un pitch quelque peu déconcertant laissait espérer d’autres ambitions.

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A Cure For LifeLockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse.Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure.

Sortie : le 15 février 2017
Durée : 2h27
Réalisateur : Gore Verbinski
Avec : Dan DeHaan, Mia Goth, Jason Isaacs
Genre : Thriller, Fantastique, Epouvante

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Résultats concours : Les Médicis, Maîtres de Florence : 3 coffrets DVD gagnés

Résultats concours : Les Médicis, Maîtres de Florence : 3 coffrets DVD gagnés

Vous avez été 4795 participants au concours Les Médicis, Maîtres de Florence. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants sont les suivants :

Mickaël David, Patricia Trochard et Virginie Besse.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Le Legs/L’épreuve à la Comédie de Genève

Le Legs/L’épreuve à la Comédie de Genève

Le Legs et L’épreuve sont deux oeuvres moins connues de Marivaux que La double inconstance ou Le jeu de l’amour et du hasard. Bien moins jouées, il est bon de redécouvrir ces courtes pièces pas moins truculentes et drolatiques que leurs glorieuses ainées. La mise en scène de Julien George privilégie le jeu des acteurs aux artifices scéniques et il faut tout le talent des 6 comédiens et comédiennes pour emmener le public dans deux sarabandes décomplexées. Le Legs privilégie le classicisme quand L’épreuve se laisse aller à la modernité.

L’amour mis à mal par l’argent

Le XVIIIe siècle reste dans l’inconscient collectif un siècle associé aux conventions et au libertinage. Les classes sociales sont clairement délimitées et ne souffrent pas de compromis. Le Legs montre un marquis obligé de se marier pour ne pas perdre une avantageuse rente. Pourtant il en aime une autre, le choix est cornélien. Les personnages abondent avec domestiques, comtesse et prétendants. C’est la femme qui porte le pantalon dans cette pièce tandis que les hommes revêtent perruques et moeurs précieuses. Les personnages entrent et sortent pour comploter, certains préfèrent l’argent, d’autres ne jurent que par l’amour. La différenciation quitte son horizon social pour privilégier les sentiments. Les comédiens insufflent une belle énergie pour faire s’esclaffer le public par delà le côté daté du texte. Marivaux revit et fait plaisir à voir.

L’amour mis à mal par un jeu dangereux

L’épreuve montre un soupirant tester l’amour de sa promise en lui mettant deux prétendants dans les pattes. Lui souhaite tester l’amour de sa belle, il ne récoltera que mépris. Marivaux montre la fragilité des sentiments jamais aussi forts quand ils sont pris dans leur entier sans questions ni subterfuges. Les mêmes 6 comédiens échangent les rôles après une hypnotique séance de déshabillage/rhabillage. Tout leur art est plus que démontré dans leur capacité à varier les tons et les degrés sociaux entre les 2 pièces. Les costumes se font plus modernes, l’énergie des comédiens tend vers la comédie de boulevard foisonnante. Le plaisir du public est différent mais tout aussi intact. Les 2 pièces permettent de varier les plaisirs et de ne pas s’ennuyer un seul instant. Spéciale dédicace aux accents utilisés par différents personnages qui augmentent encore l’humour et la mise à distance.

Ces 2 pièces de Marivaux font passer un moment de théâtre léger et plus qu’agréable. N’hésitez pas à découvrir la Comédie de Genève pour vous émerveiller de la scène théâtrale locale!

Dates :  du 24 janvier au 12 février 2017
Lieu : Comédie de Genève (Genève)
Metteur en scène : Julien George
Avec : Juan Antonio Crespillo, Camille Figuereo, Vincent Fontannaz, Dominique Gubser, Léonie Keller, Frank Semelet

Scorsese surprend avec un Silence bien pesant

Silence
Silence : Photo Andrew Garfield © Kerry Brown

Scorsese surprend avec un Silence bien pesant

Le nouveau film de Martin Scorsese bruisse des rumeurs les plus folles. Consacrer tout un long-métrage à deux prêtres jésuites dans le Japon du XVIIe siècle a un petit quelque chose de risqué. Lui qui avait consacré un film entier à l’histoire de Jésus dans La Dernière Tentation du Christ en 1988 revient à un thème religieux loin de ses thématiques mafieuses habituelles. Andrew Garfield et Adam Driver parviennent-ils à captiver le public 2h41 durant malgré l’austérité du sujet?

Beaucoup d’effort mais peu d’effet

Les autorité féodales dans le Japon du XVIIe siècle ont tapé fort pour limiter l’essor du christianisme naissant. Alors que plusieurs centaines de milliers d’habitants étaient déjà convertis, une vague de persécution sans précédent a tué dans l’oeuf l’irrépressible élan de foi. Deux prêtres jésuites partent à la recherche d’un missionnaire soupçonné d’apostasie pour le sauver de ce que les autorités ecclésiastiques pressentent être un féroce chemin de croix. Andrew Garfield et Adam Driver se mettent en quête de Liam Neeson et traversent des villages recroquevillés sur eux mêmes, assistant même à des supplices que les romains de l’an 0 n’auraient pas reniés. Religion, dévouement et sacrifice sont au coeur d’un film qui vise rien de moins qu’à ébranler du coeur à l’âme, sinon quel serait l’intérêt de montrer une quête faite d’aridité et d’intériorisation? Pourtant, le spectacle peine à toucher, se perdant dans des regards contrits et des attitudes défaites aux effets limités. Le syndrome The Revenant est passé par là mais Silence ne parvient que rarement à faire partager le calvaire des protagonistes. Bien que chevelu et barbu, Andrew Garfield semble se démener dans le vide, sans faire passer cette touche de mysticisme qui sauverait le film.

Un exercice de style maladroit

Malgré sa volonté d’ampleur et d’universalité, Silence met à distance à force de longs silences compassés et de caricatures maladroites. Quand ce n’est pas une voix divine qui apparait dans l’esprit du héros, ce sont des samouraïs japonais qui manient l’anglais avec des voix de canards. Car tel est peut être la plus hermétique des barrières que place Scorsese sur la route du public: personnages portugais et japonais sont obligés de parler anglais, transformant les efforts de vérité historique en caricature. Souvenons nous de Mel Gibson qui faisait manier l’araméen ancien à ces personnages, il était impossible de ne pas accrocher à l’intrigue. Martin n’a pas osé, transformant son rêve secret de 30 ans en long métrage vain et retors. Le sujet suffisait à dérouter les spectateurs, son traitement ne pourra que confirmer le doute dans l’esprit d’un public dérouté.

Ce Silence peine à convaincre. Il pourra même lasser, ennuyer ou endormir, ce sera selon votre endurance à l’effort.

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SilenceXVIIème siècle, deux prêtres jésuites se rendent au Japon pour retrouver leur mentor, le père Ferreira, disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au terme d’un dangereux voyage, ils découvrent un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés. Ils devront mener dans la clandestinité cette quête périlleuse qui confrontera leur foi aux pires épreuves.

Sortie : le 8 février 2017
Durée : 2h41
Réalisateur : Martin Scorsese
Avec : Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson
Genre : Historique, Drame

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Résultats concours : Moonlight, 10 places de ciné gagnées

Moonlight

Résultats concours : Moonlight, 10 places de ciné gagnées.

Vous avez été 3541 participants au concours Moonlight. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Anne Lardenois, Warren Hohl, Didier Moulin, Karine Guglielmi et Guillaume Gerez.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

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Le regard neuf de Clément Hervieu-Léger en direct au cinéma, le 9 février

Le regard neuf de Clément Hervieu-Léger en direct au cinéma, le 9 février

« Le Misanthrope » mis en scène par Clément Hervieu-Léger à la Comédie-Française sera diffusé en direct au cinéma, le 9 février 2017. Il fait entendre la résonance noire de la pièce qu’il relie à la déception de Molière, victime de la trahison de son grand ami Racine, qui lui préféra l’Hôtel de Bourgogne pour sa tragédie Alexandre le Grand. Et imprime la personnalité d’Alceste dominée par la mélancolie, la dépression le dotant d’un tempérament sombre et pessimiste, peu enclin aux compromis.

Cette nouvelle version transposée de nos jours pose un regard neuf sur cette œuvre du répertoire porté par un mouvement des corps à l’unisson.

Alceste souffre de l’hypocrisie du monde et de l’époque dans lesquels il vit. Il est pourtant fou amoureux de Célimène, une mondaine habitée par cet art de plaire qui voit défiler dans son salon des courtisans avides et calculateurs dont il n’a que mépris.

 […] la parole est au centre du dispositif […]

La conversation et l’appartenance sociale avec ces signes de reconnaissance sont les éléments fondateurs de ce microcosme. Entre soi, on se croise, on échange et on tente de répondre à la question qui est sur toutes les lèvres : Célimène est-elle sincère dans son amour ?. Avec ses enjeux, son interaction entre les protagonistes, sa fluctuation à travers la posture morale d’Alceste qui se confronte à l’appel contradictoire de son désir et sa circulation, la parole est au centre du dispositif.

Un mouvement chorégraphique

Elle prend pour cadre le salon d’un bel hôtel particulier (scénographie d’Eric Ruf) desservi par trois escaliers intérieurs qui reprend vie après une période de deuil de la jeune maîtresse des lieux (Célimène) où les joutes verbales, les faux-semblants, les confidences interagissent avec force et fluidité.

Les discussions mettent à l’épreuve la sincérité d’Alceste qui erre, telle une âme en peine écrasée et torturée par le poids de ses contradictions, désarmé face aux déceptions de la vie, faisant preuve de réactions contradictoires et inconsidérées, empruntes d’emportements suivis de périodes d’atonie et de faiblesse.

Mais capable aussi d’exaltation dans les sentiments amoureux qu’il éprouve pour Célimène, refusant dans sa critique du monde une société du paraître, de la dissimulation et dans laquelle la médisance s’avère un art à part entière. Avant que la solitude n’emporte le cœurs de chacun des amants vers leur exil respectif dans une scène finale saisissante.

La troupe du Français se montre parfaite. Dans le rôle titre Loïc Corbery incarne avec un désespoir ardent et jusqu’au-boutiste cet « atrabilaire amoureux » tandis que Célimène (Adeline d’Hermy) est à la fois pétillante et fragile dans sa quête héroïque de liberté. Quant à Eric Génovèse qui interprète Philinte, l’ami pacificateur, il offre un jeu d’une belle amplitude.

A l’abri d’un mouvement chorégraphique, la mise en scène de Clément Hervieu-Léger se réapproprie le texte pour l’inscrire dans un espace-temps intemporel où le discours sur la raison et la passion n’en a pas fini de consumer les âmes.

Résultats concours : L’ascension, 10 places de ciné gagnées

L'Ascension

Résultats concours : L’ascension, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 4295 participants au concours L’ascension. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Alexandra Bigotti, Hubert Pouessel, Philippe Jacob, Priscilla Ivars et Marc Decreton

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Deadmau5 se produira sur la grande scène de l’Electrobeach Music Festival, à Port-Barcarès

Electrobeach Music Festival Deadmau5 se produira sur la grande scène de l’Electrobeach Music Festival, à Port-Barcarès

Annonce presse

DEADMAU5 CHOISIT L’ELECTROBEACH POUR SA PREMIÈRE PERFORMANCE SUR UN FESTIVAL FRANÇAIS

La 5ème édition de l’Electrobeach Music Festival, le plus grand festival de musiques électroniques français, aura lieu les 13, 14 et 15 juillet 2017 à Port-Barcarès.

Première tête d’affiche annoncée : L’artiste Canadien Deadmau5 se produira sur la grande scène de l’Electrobeach le 13 juillet pour une date exclusive en France cinq ans après sa seule performance sur le sol français, (l’Olympia en 2012).

Joel Zimmerman, de son nom de scène Deadmau5 (prononcé dead mouse), est l’une des icônes electro les plus faciles à identifier grâce à sa tête de souris, qui lui a même valu un temps les représailles de Disney.

Nominé 6 fois aux Grammy Awards, auteur de 6 albums et premier artiste de musiques électroniques à faire la couverture du célèbre magazine Rolling Stone dès 2012, il est l’un des producteurs les plus respectés dans le milieu des musiques électroniques.

Hors norme et anti-système le Canadien a réussi à devenir une star de l’EDM tout en critiquant les DJs « pousseurs de boutons » et tous ceux qui tombent, selon lui, dans une facilité déconcertante. Futuriste et caractéristique, la musique de Deadmau5 est comparable à un grand manège, allant de la Dance Music accessible à la techno pointue, en passant par la House progressive. Capable de composer l’hymne de l’équipe de hockey-sur-glace de sa ville natale de Toronto tout comme de prendre à contre-pied le public d’un festival tout entier, Deadmau5 créé la sensation à chacune de ses rares performances.

A PROPOS DE L’ELECTROBEACH :

Lancé en 2009 par la Mairie du Port-Barcarès (Pyrénées Orientales) dans le but de dynamiser la commune et attirer un public jeune, le Festival Electrobeach a su s’imposer comme la destination privilégiée des plus grands DJ internationaux de passage dans l’hexagone. Avec 176 000 festivaliers en 2016 pour sa 4ème édition, le Festival Electrobeach connaît la plus forte progression des festivals français pour la deuxième année consécutive et se hisse au rang des géants du secteur : Tomorrowland et l’Ultra Music Festival. Avec la plus forte croissance de fréquentation des festivals français, l’Electrobeach se place en 3ème position* des festivals de musique français (derrière les Vieilles Charrues et Solidays).

* Source : étude Digitick réalisée sur 2600 festivals de mars à août 2016

BILLETTERIE : https://tickets.electrobeach.com
Phase 1 – Pass 3 jours accès général 165€, 220€ camping inclus

Electrobeach – liens internet :
www.electrobeach.com
– Billetterie : https://tickets.electrobeach.com
https://www.facebook.com/electrobeach
https://twitter.com/electrobeach
https://instagram.com/electrobeach
– Aftermovie 2016 :

 

Hip Hop Family Tree Volume 1 1970s-1981 (Editions Papa Guédé)

Hip Hop Family Tree volume 1 1970s-1981
Hip Hop Family Tree volume 1 1970s-1981, Editions Papa Guédé

Hip Hop Family Tree Volume 1 1970s-1981 (Editions Papa Guédé)

Hip Hop Family Tree, la saga culte de l’américain Ed Piskor, est enfin traduite en français par les éditions Papa Guédé. A la manière d’un anthropologue, le dessinateur/scénariste exhume une histoire mal connue dans nos contrées. D’où vient le Hip Hop, courant musical majeur éclos dans la seconde moitié des années 70? Nul besoin d’être un mordu fini pour découvrir et apprécier cette BD hyper documentée, à la fois distrayante et captivante.

Si vous ne jurez que par Beyoncé et Rhianna, ne croyez pas que la R&B soit apparu avec ces chanteuses. L’arbre généalogique du Hip Hop trouve ses racines dans le Bronx des années 70 quand le Disco et la Soul ont laissé place au Hip Hop dans les clubs. Les noms s’accumulent dans une atmosphère bouillonnante. Afrika Bambaata, DJ Kool Herc,  Grandmaster Flash, Kurtis BlowFunky 4+1, Sugarhill Gang, Run-DMC, Fab 5 Freddy, tous ont contribué à échafauder les règles du Hip Hop.

Une histoire passionnante

A la manière d’un graffeur, Ed Piskor illustre les prémices d’un genre d’abord méprisé par les maisons de production avant d’être finalement distribué devant l’enthousiasme populaire naissant. D’abord musique de rue, le Hip Hop a quitté l’underground pour investir les clubs et les charts avec le succès que l’on sait. Devenue une musique planétaire, il est temps de s’intéresser à ses premières heures. Le ton de la bande dessinée est parfois au thriller, parfois humoristique et toutes les histoires se mélangent pour une lecture réjouissante. Le dessin regorge de détails pour un rythme de lecture enlevé.

Impossible de lâcher la bande dessinée avant sa conclusion finale. Un volume 2 est attendu pour en savoir plus sur le développement d’un genre musical devenu aussi emblématique que le Rock et la Techno.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Premier volume de la saga culte d’Ed Piskor consacrée à l’histoire du hip-hop, ce comic book raconte la naissance dans le Bronx, à la fin des années 1970, d’un mouvement devenu planétaire. Irrésistiblement drôle et parfaitement documenté, il brosse les portraits de DJs, rappeurs ou graffeurs de légende comme Afrika Bambaata, DJ Kool Herc,  Grandmaster Flash, Kurtis Blow, les Funky 4+1, le Sugarhill Gang, Run-DMC et Fab 5 Freddy. Avec une remarquable authenticité, il dépeint aussi les coulisses d’une industrie encore balbutiante et parvient à capturer l’atmosphère unique des nuits new-yorkaises de l’époque, convoquant d’autres figures mythiques comme les Clash, Debbie Harry, Keith Haring et Jean-Michel Basquiat.

Date de parution : 28 septembre 2016
Scénariste(s) : Ed Piskor
Dessinateur(s) : Ed Piskor
Genre : Musical
Editeur : Papa Guédé
Prix : 26,00 € (112 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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