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« Giselle » de Mats Ek par le Ballet de l’Opéra de Lyon, à Paris

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Théâtre de la Ville jusqu’au 3 janvier 2014

« Giselle » c’est d’abord le grand ballet classique, chorégraphié en 1841 par Jean Coralli sur une musique d’Adolphe Adam et  considéré comme une référence d’interprétation pour les  danseurs du monde entier.

Mais c’est aussi, la relecture contemporaine,  majeure, en 1982 de Mats Ek, le chorégraphe  suédois bien connu de toutes les compagnies  internationales, et dont s’emparent avec force et brio les 16 danseurs du ballet de l’Opéra de Lyon.

De la trame ultra romantique initiale (une jeune paysanne, Giselle, tombe  raide dingue – dans tous les sens du terme – d’un  prince déguisé en villageois, Albrecht, venu la  courtiser : elle en mourra) le chorégraphe en dissèque la dimension transgressive et sociale empreinte d’une lutte intérieure où l’héroïne est en proie à ses pulsions, et de classes.

Ainsi, tout en gardant la structure en 2 actes et la musique originelle,  Mats Ek transpose l’action de la première partie dans un décor de style naïf de Marie-Louise Ekman, évocateur d’une rêverie mentale : une île tropicale dont  les formes montagneuses suggèrent la sensualité du  corps de la femme, ses formes généreuses et voluptueuses, où Giselle s’abandonne à ses émois.

L’occasion pour le suédois d’affirmer sa singularité dès l’ouverture avec cette scène qui voit Gisèlle attachée par une corde car son fiancé, Hilarion, qui l’aime, sans pouvoir  la comprendre, l’attache dès que son amour ne parvient plus, seul, à la retenir. Un lien dont elle se défait énergiquement sous l’impulsion de ses envies dévastatrices.

 […] le chorégraphe en dissèque la dimension transgressive et sociale empreinte d’une lutte intérieure où l’héroïne est en proie à ses pulsions […]

Et d’exacerber une liberté de l’héroïne par une affirmation du corps contre la bienséance ainsi que le jeu des appartenances sociales à l’œuvre dans la pièce avec une gestuelle vive, des mouvements parfois brusques, des sauts nerveux, comme des pas de deux aux allures de duel. Car le romantisme n’est ici pas de mise où la fable se charge d’une tension et d’un affrontement entre les faibles et les puissants, par le combat des forces de la vie et de la mort, qui prennent des allures de tragédie moderne.

Le sens inné du théâtre de Mats Ek lui permet de caractériser chaque personnage, Giselle tout d’abord dont il fait la marginale, trompée et abusée par un séducteur venu passer un bon moment avec ses copains.  Ebranlée, elle en perdra ici la raison.  Mais également Hilarion, son amoureux transi, trahit, ou Albrecht le séducteur falsificateur.

Ballet de Opera de Lyon " Giselle" Mats EK

Et à la mort de l’héroïne, Mats Ek substitue au second acte  la plongée dans la folie, prenant pour paysage mental, un asile psychiatrique. Sur les  murs, des morceaux de corps humains sont disposés ça et là : un nez, un doigt,  un sein… une humanité disloquée, fractionnée, enfermée dans un lieu vide et glacial  Où les voiles et les tutus longs des Wilis, fantômes de jeunes femmes trahies avant leur mariage dans la version originale, font place aux blouses d’infirmière  et aux camisoles de force.

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La reine des Wilis, Myrtha, s’est métamorphosée – dans cette partition –  en une sœur infirmière, aussi débordante de bonté glacée que d’amour castrateur. Dans ce monde clos, coupé de l’extérieur,  Myrtha fait office de rempart inébranlable contre les attirances et la  menace de la sexualité. Les « malades » sont condamnés à la frustration.  Hilarion rend visite à Giselle, espérant la ramener à la raison. Mais Giselle, désormais, appartient à un autre monde.

Et toute sa fragilité mentale éclate alors dans l’écriture tiraillée de Mats Ek qui sait traduire comme nul autre le déséquilibre et la rédemption du corps.

On assiste ici comme dans la version traditionnelle au douloureux parcours initiatique de la vie d’Albrecht où l’amour de Giselle lui aura fait découvrir la vanité des choses et la vérité des sentiments.

Les trois rôles principaux Dorothée Delable (Gisèle), Randy Castillo (Albrecht), Franck Laizet (Hilarion) sont saisissants d’expressivité et collent parfaitement à la tonalité intense de Mats Ek.

Là où le réalisme chorégraphique de Mats Ek parvient à saisir toutes les nuances de la détresse de Giselle, que l’amour impossible a brisé et dont chaque mouvement est l’incarnation la plus juste et la plus absolue…

Moi, Caravage. Au théâtre des Mathurins, mise en scène par Stanislas Grassian

Moi Caravage 

« Mon corps, on ne l’a jamais retrouvé. Jeté dans la mer ? Brûlé sur la plage ? Mangé par des fourmis ? Dévoré par les loups ? Ravi par les aigles ? (…) Volé et emporté par quelque âme pieuse ? Enseveli en cachette puis oublié comme un chien ? Les voyous que j’ai si souvent pour les peindre déguisés en anges sont-ils venus me chercher pour m’enlever au ciel ? Un autre, à ma place, se lamenterait » (Dominique Fernandez)

Henri, un film de Yolande Moreau

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Sortie le : 4 décembre 2013

Durée : 1h47

Avec :  Miss Ming, Pipo Delbono, Jackie Berroyer…

Yolande Moreau réalise un film poignant, en mettant en scène une actrice pas comme les autres, une actrice que nous aimons beaucoup, Candy Ming, ou plus simplement Miss Ming. La réalisatrice y joue également un petit rôle, Tante Michèle.

Synopsis :

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Henri, la cinquantaine, d’origine italienne, tient avec sa femme Rita un petit restaurant près de Charleroi, « La Cantina ». Une fois les clients partis, Henri retrouve ses copains, Bibi et René, des piliers de comptoirs ; ensemble ils tuent le temps devant quelques bières en partageant leur passion commune, les pigeons voyageurs. Rita meurt subitement, laissant Henri désemparé. Leur fille Laetitia propose alors à Henri de se faire aider au restaurant par un « papillon blanc », comme on appelle les résidents d’un foyer d’handicapés mentaux proche de « La Cantina ». Rosette est de ceux-là. Elle est joyeuse, bienveillante et ne voit pas le mal. Son handicap est léger, elle est simplement un peu « décalée ». Elle rêve d’amour, de sexualité et de normalité. Avec l’arrivée de Rosette, une nouvelle vie s’organise.[/pull_quote_center]

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Miss Ming interprète à merveille Rosette, un papillon blanc. Rosette va aider Henri, Pipo Delbono, dans son restaurant, après la mort de sa femme, Rita, interprétée par Lio. Henri est comme tout le monde. Rosette n’est pas comme tout le monde. Mais on pourrait peut-être dire le contraire. Rosette console Henri, à sa façon et son épaule semble plus réconfortante qu’aucune autre. Une simplicité, et surtout une pureté émanent de Rosette. Yolande Moreau la filme à merveille, au milieu des pigeons qui s’envolent, scène magique, et aussi à l’hôtel où elle s’enroule, avec la grâce d’une danseuse étoile, avec les rideaux blancs. Elle se fait sur mesure sa robe de mariée… Elle rêve tout éveillée.

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Pas beaucoup de dialogues, beaucoup de regards qui en disent long…

Dans ce beau film, le rêve a sa part et on voudrait tous qu’il colle au plus près avec la réalité. Miss Ming aussi a droit à sa part de bonheur, tout son corps le réclame avec élégance. Bonheur simple, liberté, sexualité, normalité… Des thèmes chers à Yolande Moreau qui dévoile la vie ordinaire de gens ordinaires sous son vrai jour.

Publik’Art avait adoré Camille redouble, on a beaucoup aimé Henri qui délivre un message de tolérance et d’amour pour son prochain. Et surtout qui pose la question cruciale de la normalité. Infime barrière…

Très beau film, réalisé avec beaucoup de cœur et de façon très poétique, avec des acteurs remarquables.

Henri a été sélectionné au festival de Cannes 2013, dans la catégorie de la Quinzaine des Réalisateurs.

[youtube http://youtu.be/Icpq2SAGxqo]

Bande-annonce d’ Une promesse, un film de Patrice Leconte, au cinéma le 16 avril 2014.

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Sortie au cinéma le 16 avril 2014

un film de Patrice Leconte

avec Rebecca Hall, Richard Madden, Alan Rickman…

 

Le synopsis : 

Allemagne, 1912. Un jeune diplômé, d’origine modeste, devient le secrétaire particulier d’un homme âgé, patron d’une usine de sidérurgie. L’état de santé du patron se dégrade et lui impose de rester à domicile. Il y accueille le jeune homme pour travailler.
L’épouse du patron est une femme de trente ans, belle et réservée. Le jeune homme s’éprend d’elle, sans oser révéler ses sentiments. Dans le huis-clos de la demeure, couve cette passion amoureuse, sans geste ni parole, tout en regards et en silences.
Brusquement, le patron décide d’envoyer son protégé au Mexique, afin d’y superviser l’exploitation de mines de fer. L’annonce de ce départ provoque chez l’épouse une réaction désespérée. Le jeune homme réalise qu’il est aimé d’elle, lui aussi, en secret. Mais la présence du mari malade interdit à leur amour de s’accomplir ici et maintenant. L’épouse fait une promesse : au retour du jeune homme, dans deux ans, elle sera à lui.

La famille Bélier, première photo du film d’Eric Lartigau, au cinéma le 17 décembre 2014.

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Sortie au cinéma le 17 décembre 2014.

Avec :  Karin Viard, François Damiens, Eric Elmosnino, Louane Emera

 Synopsis :

Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifierait pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

Résultats concours : Albator Corsaire de l’espace, 10 places de ciné gagnées.

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Sortie le 25 décembre 2013

A l’occasion de la sortie du film Albator Corsaire de l’espace, le 25 décembre 2013Publik’Art, en partenariat avec Océan Film,  vous a offert la chance de gagner :

5×2 places pour le film Albator Corsaire de l’espace

 
Vous avez été très nombreux à participer : 3 536 joueurs !
Bravo à tous et merci de cette excellente participation !
Les cinq heureux gagnants de deux places de ciné sont :
Laurence Schaffner, Yann Bacquart, Benjamin Belvire, François-Xavier Monnot et Karine Bernardo.
Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.
Très bon film à tous !

Résultats concours : Maxibébé, 5 albums Maxibébé gagnés

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Publié aux Editions Le Seuil Jeunesse, Hors collection Jeunesse

 Le 24 octobre 2013

 44 pages

Prix : 17 €

 

A l’occasion de la sortie du livre Maxibébé, Publik’Art, en collaboration avec les Editions Le Seuil Jeunesse, vous a offert la chance de gagner :

5 albums Maxibébé

Vous avez été très nombreux à participer : 3575 joueurs !

Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

Sabine Nemitz, Michel Cliquennois, Chantal Vautherot, Christophe Senechal et Christine Leoni.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement !

La Normalitude du Noël, une nouvelle vidéo hilarante de Valentine Feau

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La comédienne Valentine Feau revient avec un nouvel épisode hilarant de sa web-série !

Cette série met en scène une trentenaire aux prises avec ses complexes et l’absurde du quotidien. A travers les thèmes abordés, elle explore les névroses et ridicules de la vie adulte.

« La Normalitude du Noël » 

Valentine Féau est également chroniqueuse au côté de Stéphane Bern dans l’émission « Comment ça va bien » sur France 2.

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 Biographie de Valentine Feau :

L’idée lui est venue dans sa salle de bains, un jour de printemps 2012. Remuée par la quête présidentielle de « normalité », Valentine Feau, d’humeur « Royal », réalisait _ sous sa douche _ à quel point les p’tits défauts étaient le dénominateur commun des gens normaux.

Dans la mine d’or de nos travers, la comédienne trouvait ainsi le filon d’un rire, parfait antidote au stress du perfectionnisme. Le temps de se sécher, de passer un coup de fil à son complice de frère, La Normalitude était née. Tourné 4 jours après, monté en moins de 2 semaines, un premier épisode _ La normalitude du réveil _ lançait le 1er juin 2012, une web-série mettant en scène une trentenaire au prise avec ses complexes et l’absurde du quotidien.

On sait depuis Norman, Cyprien et autre Max Boulbil, comment Internet permet à de nouveaux talents d’autogérer la production et la diffusion de leur univers comique. Auteur-interprète-metteur en scène-productrice, Valentine Feau fait sortir le genre des chambres d’ados pour explorer les névroses et ridicules de la vie adulte. Normalitude du baiser, de la féminité, de la conduite, de la solitude, du régime, du sport, voire du pipi… L’éclat burlesque se niche dans tous nos petits riens.

Chroniqueuse et experte farfelue des reproductions chorégraphiques, au côté de Stéphane Bern, dans l’émission Comment ça va bien (France 2), la demoiselle fait fructifier sur le Net une verve depuis toujours inspirée par la comédie. Gamine déjà, la rigolote de la classe rode sa repartie avec ses frangins, se passionne pour la danse, les sketches et les spectacles de fin d’année. Un copain de son frère lui glisse entre deux fou-rires : « Toi, si tu ne fais pas du théâtre un jour, tu auras raté ta vie ».

Si Valentine essaie de donner le change en fac de lettres pour rassurer ses parents, elle se consacre vite à la scène et à la vie de troupe. Même les boulots alimentaires _ un job de serveuse pendant 4 ans _ deviennent des postes d’observation pour enrichir sa palette d’actrice et de futurs dialogues.

Car ses envies de jeu vont de paire avec le besoin d’écriture. Un spectacle conçu et joué en duo avec Sandrine Jouanin, Quand je serai grande, j’aurai des chaussures rouges, fera connaître cette double casquette en triomphant, pendant deux ans, au Théâtre des Blancs-Manteaux.

Se révèle alors sa prédilection pour l’étude de la personnalité féminine, la démystification de la superwoman ou de la douce idéale, les ressorts de la banalité… Mais aussi un penchant jubilatoire pour l’autodérision décalant jusqu’au trash ses allures de fille de bonne famille. Parmi ses sources d’inspiration, des femmes bien sûr : Muriel Robin, Valérie Lemercier, l’Américaine Kristen Wiig…, mais également ses souvenirs de la troupe du Splendid ou des Nuls (en particulier Alain Chabat, son goût de l’absurde et de la cruauté bordée d’amour).

Grâce à l’autonomie des moyens de production et des tournages à l’ambiance familiale et participative, La Normalitude est devenu un labo où se testent non stop jeux de situations, de gestes, de mots et de thématiques. Au programme des prochains épisodes : l’alcool, la séduction, l’entretien d’embauche, l’attente, la visite médicale… Tous ces moments qui font que, contrairement à ce qu’on pense, il est tout à fait normal d’être anormal…

 

Résultats concours : Belle et Sébastien, 5 BO gagnées.

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A l’occasion de la sortie du film Belle et Sébastien, le 18 décembre 2013, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

5 albums de la Bande Originale du film Belle et Sébastien

 Vous avez été très nombreux à participer : 3 085 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

Brigitte Buisan, Remi Paradowski, Cécile Guglielmi, Fabrice Simon et Ivan Foutel.

Notre partenaire vous contactera très prochainement et vous enverra votre lot. D’avance nous les en remercions vivement !
Très bonne écoute !

Album de la semaine : Go Away, de H1987 en libre écoute (et téléchargement gratuit)

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H1987 est un faiseur de son mystérieux venu d’on ne sait où. Un beau jour, il nous a fait signe avec cet album. Go Away est une jolie pépite qui rassemble titres inédits et remixes de grands noms de ce monde. Gorillaz, Daft Punk, les Fugees, Nas, JAY-Z, Ami Winehouse sont ainsi passés à la moulinette de l’artiste. Du grand. Et du généreux avec ça. Car l’album est offert en téléchargement ici.

Ne reste plus qu’à conclure : Joyeux Noël ! Très bonne semaine à tous sur Publik’Art !

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Résultats concours : Tropical Family, 5 albums gagnés !

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A l’occasion de la sortie de l’album Turn me on, de Tropical Family, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

5 albums Turn Me On

Vous avez été très nombreux à participer : 4 036 joueurs ! Un grand bravo à tous et un grand merci pour votre excellente participation !

Les cinq heureux gagnants sont :

Franck Boizard, Cédric Couhe, Charlène Quiblier, Brigitte Boudin et Johan Theveniaud.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. Nous les en remercions d’avance vivement !

Très bonne écoute à tous !

Les Toiles Enchantées : Opération Joyeux Ciné-Noël le mercredi 25 décembre.

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Cette année encore Way To Blue soutient l’association Les Toiles Enchantées, présidée par Alain Chabat, qui permet, depuis 15 années maintenant, à des milliers d’enfants hospitalisés de voir des films à l’affiche, voire parfois en avant-première, dans tous les hôpitaux de France.

Cette année, pour nos jeunes spectateurs dans les hôpitaux qui n’auront pas la chance de pouvoir se déplacer le jour de Noël, Les Toiles Enchantées leur proposeront tout au long du mois de décembre :

– L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet,
– Sur le chemin de l’Ecole
– Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill.

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Mais pour cela, Les Toiles Enchantées ont besoin de notre aide à tous.

Pour la 4ème année consécutive, cette association orchestre l’opération Joyeux Ciné-Noël le mercredi 25 décembre. Le concept est simple : aller au cinéma le jour de Noël dans tous les cinémas de France, c’est soutenir les Toiles Enchantées et faire un cadeau aux enfants hospitalisés. 

Après le succès rencontré lors des trois premières éditions de Joyeux Ciné-Noël, la profession cinématographique, et plus particulièrement les distributeurs de films et exploitants de salles de cinéma, se mobilise une nouvelle fois aux côtés des Toiles Enchantées !

Sur chaque entrée dans une salle obscure, uniquement le jour de Noël, partout en France, quel que soit le film, la salle de cinéma, la séance, ou le mode paiement (billets classiques achetés aux caisses, cartes prépayés, cartes et pass illimités, chèques cinéma, etc…), une partie du prix du billet sera reversée aux Toiles Enchantées pour financer son action quotidienne dans les hôpitaux pédiatriques tout au long de l’année 2014.

Pour le spectateur, cela ne change donc strictement rien, si ce n’est que quel que soit le film que vous souhaitiez voir en décembre, pourquoi ne pas attendre le 25 !

 

Les Toiles Enchantées comptent sur vous !

Un spot percutant (vous découvrirez pourquoi…) avec Virginie Efira, Julie Ferrier, Norman (YouTube), Arié Elmaleh et Maurice Barthélémy  :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=XdmBXQ42aQc]

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Je Te Aime, nouveau single de Baptiste Giabiconi

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Alors que son 1er album français « Un Homme Libre » est en cours de finition, son 1er single « Je Te Aime » sera disponible le 6 Janvier.

Afin d’en avoir un aperçu, voici en vidéo un extrait acoustique inédit :

Dès ce Lundi 23 décembre, inscrivez-vous via son compte Twitter pour l’écouter en avant-première…

Hommage au grand chorégraphe Alain Buffard décédé ce jour

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Crédits : Stéphane Barbier

Ce samedi 22 décembre, au matin, nous avons appris par la compagnie Pi:es  le décès du talentueux et visionnaire chorégraphe Alain Buffard à l’âge de 53 ans. Figure de la danse contemporaine., ses chorégraphies sans cesses renouvelées, saluées dans le monde entier, s’inspiraient de l’humanité. En novembre dernier il présentait à Montpellier Danse « Mauvais genre » qu’il avait recréée au Théâtre Bernadette Laffont de Nîmes où il s’était établi.

Issu du CNDC d’Angers avec Alwin Nikolaïs et Viola Farber, après de multiples collaborations prestigieuses dont Régine Chopinot et Philippe Découflé , Claudia Triozzi ou la regrettée grande historienne de la danse Laurence Louppe, ses performances s’inscrivaient dans la lignée d’Anna Halprin avec laquelle il a présenté un film en 2006 My lunch with Anna et Yvonne Rainer. Le Maître fut Lauréat de la Villa Médicis en 1996 et 2004 et a remporté en 2006 le Prix de La Critique pour les Inconsolés. Parallèlement il a été co-commissaire de l’Exposition Campy, Vampy, Tacky au Centre de la Criée à Rennes en 2004. En perpétuelle recherche il continuait son exploration des spectacles musicaux mêlant toutes les disciplines artistiques, commencée en 2008 au Centre Georges Pompidou à Paris.

Sa pièce « Baron Samedi » inspirée de (Lwa ou Loa) esprit Vaudou, sur la musique de Kurt Weil jouée par six interprètes était jouée dans le monde entier. Originalité, fusion des arts, transgression esthétique et sociale sont la particularité de sa danse visionnaire.

Transes en danses

Baron Samedi est en quelque sorte la suite logique des pièces (Not) a love song et Tout va bien avec sa manière bien spécifique de revisiter la musique du célèbre compositeur allemand Kurt Weill (L’Opéra de quat’sous)son musicien fétiche. Le titre de la pièce est illustré par des transes passionnées, langoureuses, luxurieuses sur fond d’humour corrosif. Comme de coutume la danse d’Alain Buffard altère les critères sexuels, dénonce le politiquement et culturellement corrects. Le but étant de transposer l’univers de Brecht –Weill avec des performers noirs venus de tous les continents dans la lignée de la culture Blackface. Tels des jeux de rôle, se mettre dans la peau de chacun, ne plus être assujetti, cantonné à des normes imposées, et ce, dans la plus grande liberté d’expression pour un mieux être et meilleure compréhension de l’autre. Intelligent, beau tout simplement. Une invitation à un autre regard sur le monde.

 « Inverser en quelque sorte les points de vues et produire une multiplicité de circulations, entre les lieux, les conditions, les formations, et les origines, me semble plus que jamais nécessaire ».Cela veut dire faire partager les gestes, les signes, les images, les mots et les musiques par des personnes qui peuvent en proposer des usages inverses ou pris eux-mêmes entre des pôles opposés» affirmait-il .

A l’instar de sa pièce autobiographique « Good boy«  datant de 1988, la fragilité du corps atteint par la maladie, l’artiste est parti côtoyer les étoiles, « sans chichis », pour reprendre ses termes, laissant le monde de la danse éploré.

 

Les Palmes de M. Schutz au Théâtre Michel, par Jean-Noël Fenwick

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La pièce Les Palmes de M. Schutz, créée en 1989 au Théâtre des Mathurins et écrite par Jean-Noël Fenwick, revient cette année quelques mètres plus loin, au Théâtre Michel, après avoir été primée, dans les années 1990, de 4 Molières.

Expo « Get Hold of This Space » la carte de l’art conceptuel au Canada, à Paris

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Centre culturel canadien | Canadian Cultural Centre
5 rue de Constantine 75007 Paris
1ère partie : exposition du 7 février au 25 avril
2014
Entrée libre

La carte de lʼart conceptuel au Canada, une exposition majeure sur lʼart conceptuel qui sʼest développé au Canada, de lʼextrême Est à lʼextrême Ouest en passant par le cercle arctique, entre 1960 et 1980. Constituée dʼœuvres et de documents dʼarchives en provenance de grands musées, écoles dʼart, archives personnelles dʼartistes et collections privées canadiennes, cette exposition propose un regard inédit sur la diversité de la production canadienne ainsi que les divers centres et lieux excentrés où elle sʼest exercée.
Plus dʼune cinquantaine dʼartistes et de collectifs sont exposés, parmi lesquels Carole Condé et Karl Beveridge, General Idea, Raymond Gervais, Rodney Graham, Image Bank (Michael Morris  et Vincent Trasov), Garry Neil Kennedy, N.E. Thing Co., Rober Racine, Michael Snow, Françoise Sullivan, Ian Wallace, Joyce Wieland ainsi que des artistes américains et européens ayant réalisé des pièces importantes au Canada à cette époque (Lawrence Wiener, Hans Haacke, Denis Oppenheim, John Baldessari, Jan Dibbets…).

Cette première partie de lʼexposition porte sur la critique de lʼinstitution et le développement des réseaux, notamment par le biais de magazines et de centres dʼexposition gérés par les artistes eux-mêmes. Elle montre diverses expériences de pratiques artistiques sortant des formes traditionnelles de lʼart, confrontant lʼartiste et le spectateur à la réflexion, la performance, lʼengagement, lʼutopie, lʼironie sans oublier lʼennui ou lʼhumour.

Commissaire générale : Barbara Fischer
Commissaire associée : Catherine Bédard

La deuxième partie sera présentée du 19 mai au 5 septembre 2014.

ElectroSnow : le retour les 28 & 29 mars 2014

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Après une 1ère édition édifiante qui a attirée plus de 4000 personnes, l’Electrosnow est de retour en 2014. Ce festival qui mélange musique électro et sports d’hiver prépare sa deuxième édition, sur les mêmes pistes que l’année dernière à Grandvalira, Andorre.
Toujours dans le même esprit, neige, le top de l’électro, du ski et des amis, pour vivre cette aventure unique.
Electrosnow c’est plus de 20 artistes internationaux. RDV en janvier pour découvrir la programmation !

electrosnow.com

Recovery, nouveau single de James Arthur

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James Arthur nous présente le clip de son nouveau single « Recovery », à voir ici :

Son premier album intitulé « James Arthur » est déjà disponible ! On y retrouve ses premiers titres « Impossible » et « You’re Nobody ‘Til Somebody Loves You ».

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Thérapie musicale de Gatane, dont le nouvel EP vient de sortir… sous forme de Boîte de médicaments !

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Cette innovation packaging s’inscrit dans le cadre de son nouveau spectacle intitulé Live Therapy. Il s’agit d’un mix chansons humoristiques et stand up.

Le spectacle est très drôle et les chansons vous trottent dans la tête pendant des jours !!

Il vous suffit de jeter un œil sur les critiques presse et spectateurs pour réaliser qu’il n’y a que des avis positifs et qu’ils sont amplement mérités.

Gatane participera aux Biennales Internationales du Spectacle de Nantes fin janvier ainsi qu’au Midem Festival à Cannes en février en tant qu’intervenant pour présenter son innovation à la conférence « Call for ideas ».

 De nouvelles dates sont également programmées aux Déchargeurs les 14 mars et 4 et 10 avril 2014, et d’autres dates sont en cours de programmation dans toute la France.

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Pour en savoir plus : cliquez ici

El Tigre, livret et mise en scène d’Alfredo Arias, à Paris

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Théâtre du Rond-Point jusqu’au 12 janvier 2014

On connait le goût d’Alfredo Arias pour le travestissement, l’exubérance, la démesure, au service d’un imaginaire aussi fantasque que poétique et toujours dans un geste stylisé, puissant, nostalgique et coloré. Si l’on retrouve cette exigence formelle dans sa nouvelle création “El Tigre” mâtiné de dialogue et de chansons, on est déçu par une écriture trop facile, appuyée, qui peine à insuffler un fil conducteur et brouille cet ode à la mémoire du cinéma hollywoodien : dommage !

 Dans un endroit appelé El Tigre, un îlot au Nord de Buenos Aires, le travesti Holy et ses ami(e)s “cinéfolles” s’apprêtent à rejouer un très grand mélodrame de Douglas Sirk, « Mirage de la vie » avec Lana Turner (Arielle Dombasle) dans le rôle de l’actrice.

Mais c’est sans compter sur la présence du fantôme de la star revenu de nulle part et d’un extraterrestre pour que l’hommage tourne court et glisse vers un film de mauvais genre que le réalisateur Ed Wood n’aurait pas renié !

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Le spectateur est vite largué par le manque d’homogénéité des situations ainsi que leurs invraisemblables rebondissements dont le caractère souvent caricatural et potache manque cruellement d’esprit.

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Heureusement qu’entre en scène Arielle Dombasle, sculpturale dans un fourreau qui sublime sa taille mannequin, et dont le sens inné du décalage fait mouche à chaque apparition à l’instar de sa voix parfaitement posée, ouf !

Les protagonistes sont accompagnés en live par un quatuor à cordes et dont l’univers s’étend de l’opérette baroque à la variété.

Un tigre dont les rugissements se font entendre sur la forme mais nettement moins sur le fond…

2 Automnes, 3 Hivers : entretien exclusif de Publik’Art avec Sébastien Betbeder, le réalisateur du film.

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 19 décembre 2013. Le rendez-vous est pris avec le réalisateur Sébastien Betbeder dans un bar du boulevard  Ménilmontant pour parler de son dernier film, 2 Automnes, 3 Hivers. L’endroit me parle, et je me rends compte que je retrace le parcours des personnages, leur quartier et leur bar favori, ceux du cinéaste aussi. L’harmonie s’installe, l’air est froid et doux, comme si l’atmosphère du film continuerait de me poursuivre dans la vie. A moins que ça ne soit le film qui est plein de ce Paris, au mois de décembre….

« 2 automnes, 3 hivers », ce sont des saisons froides dont vous avez très bien réussi à capter l’atmosphère particulière. Vous trouviez ce climat plus  »cinématographique », plus apte à transmettre certaines émotions?

Effectivement, j’avais cette impression que c’était beaucoup plus propice au regard sur soi, le dispositif premier du film étant ces monologues face caméra. Les saisons d’été sont dédiées à l’oubli de soi, à l’action. Par rapport au sujet du film, qui est de raconter trois ans dans la vie des personnages, il fallait ellipser des pans entiers de leur histoire, d’où ce choix de garder les saisons froides.

Il y a une écriture très particulière dans ce film, un rythme qui lui est propre. Est-ce que l’écriture est le processus qui a été le moteur du film?

Au départ, je me refuse de penser à « l’objet cinéma », même si je n’ai jamais voulu faire de « 2 Automnes, 3 Hivers » un roman. Je voulais trouver la forme la plus originale pour raconter ces choses en apparence simple que sont une histoire d’amour, une première rencontre, la décision de rester ensemble, l’amitié. Très vite est venue cette idée de monologue comme moyen pour construire des émotions.

Il y a ces petites choses qui font évènements, et ces petits évènements qui font histoire. C’est une idée qui vous parle, bien plus que les grandes fresques romanesques par exemple ?

Oui j’ai vraiment l’impression que « l’anecdotique » permet de dire des choses plus universelles. Une scène par exemple comme celle de « Koh Lanta » nous éclaire vraiment sur Arman. Comment il regarde cette émission nous éclaire sur sa façon dont il voit ses congénères, ça le fait se questionner sur l’individualisme de la société contemporaine. Les monologues permettaient de ne pas avoir d’échelle de valeur entre le grave et le léger. J’aurais détesté avoir une  »succession » de moments. Le film devait avoir une densité, celle-ci ne pouvait exister que s’il y avait de la place pour des moments plus signifiants que d’autres.

Oui il y a vraiment un mélange des genres qui participe à la dynamique du film. Une dimension « patchwork » sans être foutraque. Vous évitez la dimension « films à sketch » par ce fil conducteur qui est l’histoire d’amitié entre Arman et Benjamin, et l’histoire d’amour entre Arman et Amélie.

Je voulais traiter de cette force d’une relation amicale qui est née aux Beaux-Arts entre les personnages d’Arman et de Benjamin. On sait d’entrée dans cette relation qu’il y a quelque chose d’indestructible, là où la relation amoureuse est peut être plus ouverte aux intempéries. Pour Arman et Benjamin, c’est presque quelque chose de l’ordre du combat contre les aléas de la vie. Les accidents qu’ils subissent le long du film , ils vont passer dessus grâce à ce fondement très fort qui est leur amitié.

Vos personnages masculins et vous-même êtes des anciens étudiants des Beaux Arts, et il y a une certaine  »plasticité » dans votre film, un vrai travail formel. Cela vous a plu d’exploiter cet aspect dans un long métrage?

Le film exigeait en quelque sorte ce côté « patchwork » dont on parlait, on y trouve huit ou neuf supports d’images différents. La vraie question, à partir du moment où j’avais cette envie, c’était de savoir comment j’allais mettre en scène tout ça. Pour donner du rythme à cette histoire, il fallait un éclatement du récit et de la texture de l’image. D’ailleurs une des vidéos que j’avais réalisé pour les Beaux-Arts a été intégrée dans une scène du film. J’ai toujours eu une attention particulière aux arts plastiques, mais quand je suis rentré aux Beaux-Arts je savais déjà que je voulais faire du cinéma. Aussi j’ai été à l’école Le Fresnoy qui a toujours considéré le cinéma comme faisant partie des arts plastiques. Après il y avait ce surplus de la narration, qui m’intéresse évidemment. Et a priori il y a des restes de cette dimension  »expérimentale » dans « 2 Automnes 3 Hivers » propre aux études que j’ai pu faire.

Si on schématise ce mélange des genres dans votre film, on pourrait dire : d’un côté on trouve quelque chose qui tire vers la comédie américaine indépendante type  »500 Days of Summer », au burlesque même ; mais un sens d’observation et d’accompagnement des personnages très  »français » à la Rohmer. C’est un mélange voulu ?

Ça découle de mes propres goûts en fait. Je ne pense pas à des références quand j’écris. Ce film là c’est fait sur le désir de raconter des choses qui correspondent pour moi à vingt ans de ma vie. Je ne parle pas là d’une dimension autobiographique, mais plutôt de choses vues, observées chez les uns et les autres, des émotions…. En fait trouver une forme qui pouvait laisser place au portrait, à l’anecdotique puis à des choses plus sérieuses. Sans être attaché à la référence, j’ai absolument conscience qu’il y a des échos qui se font avec la Nouvelle Vague pour le côté très littéraire du film. Moi ce qui m’intéresse le plus ces dix dernières années dans le cinéma et la littérature c’est ce mélange des genres entre la comédie et le drame, décider qu’un film pouvait être hybride. En ça j’ai pensé à des choses beaucoup plus contemporaines, de la comédie indépendante américaine effectivement, plus précisément la « dramédie » comme ce que font les frères Duplass. C’est quelque chose qui me fascine, et permet un champ des possibles narratif immense.

2 Automnes 3 Hivers dépeint une jeunesse trentenaire, parisienne, des gens qui ont des idéaux mais qui restent un peu perdus et qui prennent une certaine distance avec les évènements qui leur arrivent. Le personnage d’Arman par exemple se dit « dans une grosse période de démission ». Cette question de génération et d’ancrage social est visible sans être accentuée, pourquoi ?

C’était important pour moi de ne pas évacuer cette question tout en ne restant pas figer dessus. Je la mets de côté dès le début du film. On définit tout le temps la vie des gens par leurs activités professionnelles, et là finalement pendant 1 heure 30 on va suivre des personnages qui refusent ce constat-là. C’est un choix politique, courageux même j’ose de dire de la part de mes personnages. Montrer d’emblée cela, c’est comme dire au spectateur « voilà maintenant on va partir dans un film où les questions essentielles seront posées, celles qui ont attrait à l’amour, l’amitié, la mort, la place de la culture dans nos vie etc ». De ma part, on peut dire que c’est une sorte de rébellion face à un certain cinéma à veine naturaliste

Il y a beaucoup de références, de  »name-dropping » …

Dans un film comme celui-ci, beaucoup porté sur la parole, il ne faut pas craindre de nommer les choses. J’ai l’impression que c’est quelque chose que le cinéma a beaucoup de mal à faire. Encore une fois, je crois beaucoup au détail, à l’anecdotique pour raconter l’universel.

Finalement ce sont plus les répercussions qu’ont ces références sur les personnages qui importent, bien plus que les références en-elle même ?

Exactement, c’est complètement lié à la narration. Ces noms sont venus en cours d’écriture, il ont trouvé leur place. C’était vraiment pour donner matière à des personnages qui seraient comme autonomes, qui auraient leur propre vie avec leurs propres références. Après il y a évidemment quelque chose de ludique pour moi de faire parler d’Alain Tanner ou de l’exposition Munch de Beaubourg, parce que ce sont mes propres goûts. Ces dix dernières années, ces moments là, ces rencontres avec ces œuvres d’art ont été importants pour moi.

Paris est un personnage à part entière dans votre film , on y nomme ses lieux même les plus insignifiants comme le  »Simply Market » en bas de chez Arman ce qui donne lieu à une scène très drôle. Cette détermination à cartographier la ville, c’est un moyen de vous l’approprier parce que vous n’y êtes pas né?

C’est tout à fait ça. Je suis effectivement né dans les Pyrénées, je suis monté à la capitale et pendant très longtemps j’ai eu une appréhension à filmer cette immensité. Ma solution a donc été de créer des territoires, dans « 2 Automnes 3 Hivers » celui de mes personnages c’est le 20e arrondissement. C’est une manière de se rassurer et d’appréhender une grande ville, je peux moi-même rester « casanier » dans un même quartier. C’est quelque chose que j’avais envie de transmettre dans ce film, même si mes personnages bougent aussi beaucoup.

C’est un film qui m’a laissé une sensation de tristesse, de mélancolie diffuse. La musique y est vraiment pour quelque chose. Parlez-moi de ce travail sur la bande-son et de votre compositeur, Bertrand Betsch.

Pour mes autres réalisations j’avais fait appel à Sylvain Chauveau qui composait des morceaux qui se mêlaient vraiment à la texture de l’image, la matière sonore de la ville, des Buttes Chaumont notamment pour Les Nuits avec Théodore . Là, j’avais envie d’un travail vraiment différent, je désirais une interprétation mélodique de mon histoire. J’ai donc fait appel à un musicien, Bertrand Betsch, que j’ai découvert par un de ses disques, « La Soupe à la grimace » qui est mon album de chevet. C’est un musicien qui a commencé dans le même label que Dominique A, Diabolo Gum etc …. Soit tout un pan de la pop française qui a joué un rôle essentiel dans ma culture musicale. Il n’avait jamais fait de musique de film, et pour moi il a écrit très vite sur le texte. Des thèmes sont ressortis qui ont énormément servis au montage du film. Il y a aussi des musiques additionnelles, de Michel Delpech aux Fleet Foxes ce qui évoque encore une fois cet éclectisme propre à « 2 Automnes 3 Hivers ». Les comédiens chantent eux-mêmes pendant une séquence. Je crois beaucoup à l’émotion de la musique dans un film. Je pense souvent mes images par rapport à une musique.

Prochainement sort  »Tonnerre », le film de Guillaume Brac qui met aussi en scène Vincent Macaigne. On l’a beaucoup vu ces derniers temps ( »La Bataille de Solférino »,  »La Fille du Quatorze Juillet » …). Guillaume Brac utilise magnifiquement le côté  »borderline » de cet acteur. Dans votre film cette fragilité est aussi visible, mais sous une autre dimension, plus douce et mélancolique. C’est quelque chose que vous avez eu envie d’exploiter avec cet acteur ?

Quand j’écris un scénario, j’essaye de ne jamais penser au comédien qui va interpréter le rôle, ce serait trop réducteur. Pour Arman, j’ai fait appel au premier comédien avec lequel j’avais envie de travailler. Le talent de Vincent par rapport à notre collaboration a été de comprendre le personnage. Le film est très écrit, je récuse l’improvisation. Ce qui transparait d’un comédien, ce qui peut découler sur son travail c’est sa capacité à trouver en lui des émotions pour servir le personnage. Vincent a effectivement une forte personnalité qu’il distille le long des films qu’il joue, il impose un jeu comme Depardieu l’a fait à une époque en allant de Blier à Duras. Vincent a réussi à le faire ici pour servir parfaitement le personnage d’Arman.

La plupart de vos interprètes (Vincent Macaigne, Maud Wyler, Bastien Bouillon, Thomas Blanchard …) viennent du théâtre, et adhèrent parfaitement à l’hyper-construction du film, à son écriture en monologues etc.

Bizarrement, je me suis rendu compte plus tard que mes acteurs venaient pour la plupart du Conservatoire. Mais finalement, ce n’est pas pour rien que j’ai tourné mon choix envers eux pour tourner ce genre de choses, ces longs monologues qui peuvent rentrer en écho avec un travail d’atelier sur une scène. Je n’ai pas répété avec eux avant, je crois vraiment à l’instant, au rituel de la caméra et de l’équipe sur le tournage. C’est là que tout se passe pour moi.

Vous dépeignez une génération de personnages, et par conséquent vous filmez une génération d’acteurs. Ce sont des visages que l’on a vu apparaître dans le cinéma français ces derniers temps, dans des beaux films qui saisissaient de manière très singulière l’ère du temps. Cette nouvelle  »constellation d’acteurs », qui empreinte quelque chose d’une tradition française type Nouvelle Vague tout en alliant à une grande modernité, c’est quelque chose dont vous aviez conscience et qui vous a intéressé en tant que metteur en scène ?

Sans penser de cette façon là, je suis vraiment attentif aux nouveaux visages qui apparaissent de film en film. Le travail de spectateur fait partie intégrante de mon travail de metteur en scène. Ce sont chacun des acteurs que j’avais repérés, c’était un choix crucial. Je me sentais fort pendant ce tournage car c’était des comédiens que j’avais voulus pour ce projet. Je n’ai pas pensé quand j’écrivais à des références, mais en même temps je regardais beaucoup de films pendant cette période. Je me suis par exemple rappelé de Maud dans Louise Wimmer. C’était important de partir dans cette aventure avec cette certitude que c’étaient les meilleurs à cet endroit là.

16 ans ou presque, un film de Tristan Séguéla

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Sortie : le 18 décembre 2013

Durée : 1h28

Avec : Laurent Lafitte, Christophe Malavoy, Judith El Zein…

Film stupide et ridicule. Absolument pas drôle ! Un film pour ados qui vont eux-mêmes ne pas se reconnaître ! Enfin, j’espère ! Les ados sont beaucoup plus intelligents et plus intéressants que ça !

Synopsis :

A 34 ans, Arnaud Mustier, avocat et philosophe, est un symbole de réussite et d’excellence. Pour son frère Jules, 16 ans, il est surtout chiant, très très chiant ! Jusqu’au jour où Arnaud est pris d’étranges pulsions et se découvre quelques boutons d’acné. Le diagnostic tombe : il souffre d’un syndrome rare de puberté tardive. Emporté par un tourbillon hormonal, et en compagnie de son frère et sa bande, il va découvrir la jeunesse qu’il n’a jamais eue.

J’ai assisté à l’avant-première et la salle était remplie de jeunes de 16 ans, qui avaient été bien attirés par le titre du film ! Eh bien, les rires étaient quasi absents !

L'Adulescent

LTCD : crise de puberté à retardement…

Alors, un conseil : évitez de perdre votre argent et quel que soit votre âge, ce film, où la moyenne d’âge des acteurs, qui ne sont pas des acteurs, est de 16 ans, ne vous fera nullement rire !

Préférez l’excellent film qu’est Casse-tête chinois !

Vivez à fond votre crise d’adolescence et éclatez-vous !

Suits, avocats sur mesure – saisons 1 & 2, la série bluffante d’Aaron Korsh

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 Suits, avocats sur mesure est, comme son nom l’indique, une série télé s’intéressant au monde du barreau, plus particulièrement des avocats d’affaire. La série a fait une entrée relativement discrète en France via des sorties DVD rapprochées (le coffret des saisons 1 & 2 est dispo pour ceux qui veulent se faire un plaisir pour Noël). Le pitch est plutôt séduisant, deux avocats pour un seul diplôme. Un jeu de dupes qui va comme un gant aux hommes et femmes du métier.

Synopsis :

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Avocat très ambitieux d’une grosse firme de Manhattan, Harvey Specter a besoin de quelqu’un pour l’épauler. Son choix se porte sur Mike Ross, un jeune homme très brillant mais sans diplôme, doté d’un talent certain et d’une mémoire photographique très précieuse. Ensemble, ils forment une équipe gagnante, prête à relever tous les défis. Mike devra cependant user de toutes les ruses pour maintenir sa place sans que personne ne découvre qu’il n’a jamais passé l’examen du barreau.[/pull_quote_center]

La série, créée par Aaron Korsh – un quasi-inconnu, a été commandée par USA Network (qui a d’ailleurs dicté un certain nombre de ses desiderata au créateur, comme le sujet à aborder ou les personnages à retenir). Suits devait au départ s’intéresser à Wall Street, avant que la maison USA Network ne demande à se rapprocher du monde judiciaire (ce qui n’est pas un petit virage !). De même, la patronne de Harvey Specter et Mike Ross devait au départ être… un patron. Là encore, c’est une exigence de USA Network qui a fait faire demi-tour à Aaron Korsh. Pourtant, ce dernier semble avoir fait siennes toutes ces recommandations.

Sur le papier, la série paraît presque gentillette. Encore une qui s’amuse du monde judiciaire comme tant d’autres l’ont fait avant elle. Pour autant, ici, on s’amuse pour de bon. La série est à la fois légère et pleine d’intrigues. Très élaborée, jusque dans les costumes (chacun a sa garde robe en fonction de son rôle et surtout du tempérament incarné, et le spectateur le remarque), elle offre une galerie de personnages qui se développent de manière très approfondie au fil des épisodes et des saisons. Les seconds rôles sont aussi importants que les deux avocats en tête d’affiche.[pull_quote_right]Le scénario est très calibré : rythmé, documenté, varié, vif…[/pull_quote_right]

Le scénario est très calibré : rythmé, documenté, varié, vif… bref, tout sauf monotone. Un fil d’Ariane occupe le premier plan. Tout est fait pour le développer. Il ne s’agit vraiment pas de raconter des petites histoires sans intérêt, bien que les épisodes soient illustrés de cas juridiques ou judiciaires. Ces derniers finissent toujours par avoir des conséquences sur le destin de nos avocats préférés.

Revenons un instant sur l’aspect documenté de Suits. Ayant travaillé dans un important cabinet d’avocats, l’étonnement a été grand de voir à quel point l’esprit même de l’exercice de la profession se retrouve dans la série. On retrouve tous les qualificatifs qui viennent à l’esprit lorsqu’on y songe : une profession exigeante mais également fougueuse, empreinte de liberté, sachant prendre des risques quand il le faut, avec un esprit d’équipe aiguisé et un soutien sans faille envers des collaborateurs qui agissent souvent dans l’ombre, si l’on met le personnage atypique de Louis Litt à part. Une profession où il est très difficile d’entrer, où seuls les meilleurs sont reçus ainsi que cela est décrit par le difficile parcours d’une juriste au sein du cabinet (Rachel Zane).

Le jeu des acteurs, aussi inconnus que le créateur de la série, est quant à lui irréprochable.

Difficile d’en dire plus. Suits mériterait sans doute sa place chez vous…

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Maxibébé, Les mots d’éveil, un livre pour enfants de Kimiko

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Publié aux Editions Le Seuil Jeunesse, Hors collection Jeunesse

Le 24 octobre 2013

44 pages

Prix : 17 €

 

Les tout-petits ont enfin droit à leur Maximagier avec Le Maxibébé !

Kimiko réalise un véritable chef-d’oeuvre ! Les dessins sont charmants et rigolos, les couleurs très gaies et  fait beaucoup d’humour ! Le tout-petit apprendra du nouveau vocabulaire, tout en s’amusant et en découvrant les animaux ! Toutes sortes d’animaux !

Le livre est petit (12x14cm), tout en carton, avec 44 pages colorées. Il se lit facilement et malgré son épaisseur, il n’est pas lourd.

En ce moment, Publik’Art organise un concours et vous donne la possibilité de gagner un Maxibébé ! Pour cela, il vous suffit de cliquer : ICI

L’auteure :

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Kimiko est née en 1963, d’une mère japonaise et d’un père français. Elle a surtout vécu en France mais a suivi des études de stylisme à Tokyo. De retour en France, elle travaille comme styliste chez un grand couturier puis quitte le monde de la mode pour celui des livres pour enfants.

Auteur-phare de l’École des Loisirs, elle est aujourd’hui une référence incontournable de la petite enfance. Sa série Popo a reçu le Prix de l’Album pour les Bébés 1994.

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