Accueil Blog Page 61

Les Petits Mâles, un documentaire sur le poids des conventions ancestrales entre garçons et filles, sortie le 29 novembre au cinéma

Le réalisateur Laurent Metterie est également auteur et producteur de fictions, documentaires ou installations. L’idée commune de son travail tourne autour du féminisme et de la lutte contre les discriminations. La philosophe Camille Froidevaux-Metterie travaille sur la pensée féministe et souhaite placer les corps au centre de sa réflexion pour mettre en valeur les concepts indissociables d’aliénation et d’émancipation. Le documentaire tourne autour d’entretiens en full frontal, une trentaine d’enfants racontent leurs visions de la différence homme/femme dans de nombreux domaines, répartition des tâches ménagères, sensibilité, rapport de l’homme à la femme (et inversement), spécificités physiques pour le constat de préjugés toujours présents et à faire évoluer pour faire changer les choses dans la société de demain.

Un film engagé

Laurent Metterie et Camille Froidevaux-Metterie interrogent tout du long de leur documentaire la vision de la jeune génération sur le féminisme. La trentaine de garçons âgés de 7 à 18 ans est issue de plusieurs régions et de plusieurs milieux sociaux. Ils s’expriment sur les rapports hommes/femmes en appréhendant les notions d’amour, d’amitié et de violence, ils évoquent aussi la question des genres, hommes, femmes ou LGBT. Le documentaire met face à ces témoignages des femmes plus âgées qui évoquent ce que furent les hommes de leurs temps. Le sujet du film met en exergue les notions d’égalité et de sexisme à hauteur d’enfants, pour évoquer l’avenir et le travail à réaliser pour avoir des futurs hommes sortis des stéréotypes et de la violence sous-jacente.

Les 73 minutes se regardent avec l’esprit ouvert pour bien appréhender l’étendue des concepts abordés et se demander comment se comporteront les adultes de demain.

Synopsis: Les Petits mâles donne la parole à une trentaine de garçons âgés de 7 à 18 ans, rencontrés partout en France et dans tous les milieux. Nous les avons interrogés sur les thèmes qui sont aujourd’hui au cœur des combats féministes : apparence physique et injonctions esthétiques, amours et amitiés, sexisme et violences sexuelles, fluidité des genres et droits des personnes LGBTQI. En résonance avec leurs propos, des femmes qui ont l’âge d’être leurs grand- mères déroulent le fil de leur vie, évoquant les « hommes d’hier ». Le contraste avec les garçons, hommes de demain, révèle l’ampleur des mutations en cours. Pensé comme un film d’éducation à l’égalité et contre le sexisme, Les petits mâles cherche à produire chez les jeunes une prise de conscience des mécanismes qui reproduisent les stéréotypes de genre et nourrissent les violences. En tendant ainsi un miroir aux adolescents, le film se présente comme un outil de réflexion et de discussion transgénérationnel.

Un documentaire honnête et sensible avec Edouard Louis ou la transformation, sortie en salles le 29 novembre

Dans ce documentaire littéralement en full frontal, Edouard Louis se raconte en toute honnêteté. Il raconte son enfance, sa scolarité et surtout tous les efforts consentis pour se changer et transformer l’image qu’il donnait aux autres. Le réalisateur François Caillat laisse la parole à l’auteur né dans une famille populaire et qui est devenu un personnage phare de l’intelligentsia parisienne après la parution de son premier ouvrage En finir avec Eddy Bellegueule .

Un focus très personnel

Edouard Louis ou la transformation laisse presque toute la place à l’auteur Edouard Louis, quelques paysages, des bâtiments, mais surtout lui, face caméra. Le documentaire offre une réflexion très pertinente sur la question des classes sociales, selon que vous soyez situés en bas ou en haut, vous ne vous percevez pas de la même manière. Langage, alimentation, centres d’intérêt, tout est différent. Le premier ouvrage publié a donné une renommée immédiate à son auteur, surtout au vu de son parcours si particulier. La caméra ne propose aucun artifice, la parole est donnée et elle est totalement prise et assumée. Edouard Louis parle très clairement, sa pensée est en ordres, il sait ce qu’il veut communiquer, des sacrifices, des paradoxes, la nécessité de jouer un autre pendant très longtemps et de cacher son moi profond. Edouard Louis se déclare maintenant ouvertement homosexuel, il a longtemps tenté de le cacher, en vain, il se souvient et montre la difficulté de son existence. Le film ressemble à une autobiographie filmée, entre confession et résistance, montrant les tentatives pour se cacher et se recréer, être sensible dans un monde dur et vulgaire, celui qui ne sait pas quelle identité choisir, subir ou se défaire des oripeaux de son milieu. Eddy Bellegueule est devenu Edouard Louis à l’âge de 21 ans, fuyant les fuites pour se réinventer et assumer ouvertement qui il est. Le mensonge est vu comme une force qui lui a permis de surnager pendant longtemps, avec tout de même un sentiment très fort d’amertume, de fausseté.

Le documentaire ouvre une lucarne sur un parcours atypique, à prendre comme un exemple d’émancipation assumée. Le documentaire est à découvrir le 29 novembre en salles pour un beau moment de vérité.

Synopsis: Edouard Louis, ou la transformation raconte la métamorphose d’un garçon, issu d’un milieu sous-prolétaire picard, en star de la vie culturelle française. Edouard Louis, devenu en quelques années l’écrivain porte-parole d’une génération, engage chacun de nous à faire de la transformation permanente un nouveau mode d’existence.

[BD] Demain, Acte 3 : une aventure toujours aussi captivante de Léo, Rodolphe et Louis Alloing (Delcourt)

[BD] Demain, Acte 3 : une aventure toujours aussi captivante de Léo, Rodolphe et Louis Alloing (Delcourt)

C’est toujours avec plaisir que l’on retrouve un nouvel épisode de Demain, série S-F. aux accents survivalistes, écrite par Léo et Rodolphe (créateurs des mondes d’Aldébaran, Centaurus et Europa) et illustrée par Louis Alloing. Dans ce troisième acte, les univers parallèles se télescopent de plus en plus et les frontières entre les deux parait de plus en plus ténue.

La trame narrative continue son développement, en s’affirmant avec des personnages secondaires anciens et nouveaux qui prennent de l’épaisseur mais qui renforcent aussi une part de mystère, notamment la nouvelle amie de Fleur qui ne manque pas de susciter d’innombrables questionnements !

Le résultat est toujours aussi efficace et incisif, malgré un dessin parfois trop épuré par un trait à la ligne claire qui peut paraitre un peu dégarnie. Il n’en demeure pas moins qu’on reste totalement captivés de A à Z par cette aventure à rebondissements !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Ted et Jo découvrent ce qui se cache de l’autre côté de l’ouverture au fond du garage de Norman Smith : un autre monde que le leur, montagneux, peuplé de créatures étonnantes et d’autochtones dangereux. Une chose est sûre, ils ne devaient rien découvrir de tout ceci. De son côté, Fleur survit seule dans un monde toujours plus violent, tandis que son père est captif dans une prison dorée.

Date de parution : le 22 novembre 2023
Auteurs
: Rodolphe et Leo (Scénario)
Louis Alloing (Dessin)
Genre : BD S.-F.
Editeur : Delcourt
Prix : 13,50 €
Acheter sur : BDFugue

Les grands contes, des éditions du Père Castor

Les grands contes, des éditions du Père Castor

Les éditions du Père Castor nous proposent un album superbe, grand format (27X33cm) : Les grands contes. A la très belle couverture cartonnée.

Le jeune lecteur pourra retrouver les plus beaux contes de la littérature française. Et tous, très joliment illustrés ! La qualité est incroyable. C’est un très bel album que l’enfant va garder longtemps ! Surtout qu’en sixième, les élèves étudient des contes !

Il retrouvera : Bambi, La Petite Sirène, Grigrigredin-Menufretin, Le Prince grenouille, Blanche-Neige, La Vaillant Petit Tailleur, Le Vilain Petit Canard, Le Petit Poucet, La Belle au bois dormant, La Chat botté, Raiponde, Les Lutins cordonniers, la Chèvre de Monsieur Seguin, Cendrillon, Hansel et Gretel, Tom Pouce, La Princesse au petit pois, Poucette, Dame Hiver, Le Petit Sapin.

Il y a un beau marque page qui lui permettra de retrouver facilement sa page de lecture.

Les Grands Contes sont à faire découvrir aux enfants dès l’âge de 4 ans ! Un très beau cadeau à commander au Père Noël !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Novembre 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 29,90 €

Une exposition Mark Rothko à découvrir à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 2 avril 2024

La Fondation Louis Vuitton fait honneur au peintre américain d’origine lettone Mark Rothko avec une exposition très complète permettant de retracer son parcours et d’admirer une quantité impressionnante de ses œuvres. Des premières œuvres plus figuratives jusqu’aux célèbres tableaux colorés à l’horizontale, le visiteur peut se rendre compte de l’exigence du peintre pour emmener les spectateurs de ses tableaux dans d’intenses voyages intérieurs, bercés par des vibrations qui touchent l’âme.

Un peintre majeur du XXe siècle

Cette exposition marque la première rétrospective en France consacrée à Mark Rothko (1903-1970) depuis celle du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1999. 115 œuvres sont réunies, provenant des plus grandes collections du monde entier, comme celle du National Gallery of Art de Washington, de la Tate de Londres et de la Phillips Collection de Washington. Il y a également des pièces provenant de collections privées internationales dont celle de la famille de l’artiste. Plusieurs pièces sur plusieurs étages de l’immense Fondation Louis Vuitton sont mises à profit pour proposer un parcours chronologique retraçant l’ensemble de la carrière de l’artiste depuis ses premières peintures figuratives surprenantes, entre Egon Schiele et James Ensor, jusqu’à l’abstraction qui représente dans l’esprit de beaucoup aujourd’hui la partie la plus importante de son œuvre. La première thématique recouvre les scènes intimistes et les paysages urbains avec notamment des scènes du métro new-yorkais. Puis après les années 1930, un répertoire inspiré des mythes antiques et du surréalisme soulignent la dimension tragique de la condition humaine. C’est après la seconde guerre mondiale que Rothko se plonge dans l’abstraction, avec un chemin rappelant celui réalisé 30 ans avant par Kandinsky, avec des premières expérimentations vers les Multiformes avec des masses chromatiques en suspension à l’équilibre instable mais cohérent. Puis le nombre de formes diminue et leur organisation spatiale devient sa marque de fabrique, une juxtaposition de formes rectangulaires avec un rythme binaire ou ternaire, et l’utilisation de tons jaunes, rouges, ocre, orange, et également bleus ou blancs. Il faut se laisser fasciner par des tableaux à la fausse sobriété, les couleurs ne sont pas unies, elles comportent des variations pour un effet vibratoire d’abord sur l’œil et finalement sur l’esprit. L’exposition égrène les grandes étapes d’une œuvre marquante, avec en 1958 la commande d’un ensemble de peintures murales destinées au restaurant Four Seasons conçu par Philip Johnson pour le Seagram Building, en 1960, la salle permanente consacrée au peintre dans la Phillips Collection, la première rétrospective au MoMA l’année suivante et les principales commandes données dans les années 60. Entre peintures aux tonalités sombres révélant les moments de dépression et les peintures aux teintes plus vives, l’exposition montre également le rapprochement de ses œuvres avec les sculptures de Giacometti.

L’exposition mérite plus qu’un long coup d’œil, possible en famille pour faire profiter les plus jeunes de la densité d’une œuvre protéiforme et marquée par les couleurs. L’exposition dure jusqu’en avril, de quoi laisser le temps de s’organiser pour la visiter.

Détails:

Commissariat de Suzanne Pagé et Christopher Rothko avec François Michaud et Ludovic Delalande, Claudia Buizza, Magdalena Gemra, Cordélia de Brosses

Le chanteur lyrique Philippe Jaroussky fait découvrir des arias oubliés au Théâtre des Champs Elysées

Le Théâtre des Champs Elysées a laissé toute la place qui lui revient à un chanteur trop rare. Philippe Jarrousky a été accompagné d’un orchestre en formation réduite pour interpréter des arias oubliés dans une salle complètement pleine. L’occasion était rare donc chère d’entendre en live un chanteur au poli maintenant poivre et sel et toujours aussi convaincant sur scène. 9 tours de chant alternés de moments purement instrumentaux ont agrémenté presque 2 heures de légèreté musicale avec des airs principalement du XVIIIe siècle, que peu connaissent mais qui méritent d’être découverts. Beaucoup d’instruments d’époque pour plus d’authenticité et un chanteur au charisme toujours aussi magnétique. Il interprète les airs de mémoire sans pupitre, son faciès se transforme en harmonie avec les notes, les spectateurs ont été conquis par une séance du dimanche soir parfaite pour clôturer un weekend-froid mais réchauffé par un spectacle qui ouvre une lucarne sur des compositeurs moins connus. Violons, cuivres, une quinzaine d’instruments joués par des musiciens experts ont tissé un fond musical du plus bel effet pour laisser le chanteur s’ébattre en liberté. Pas de contraintes, juste de la musique dans une forme des plus pures. Un véritable moment en apesanteur.

Programme

Forgotten arias
Hasse  Sinfonia, « Ma che vi fece… Sperai vicino il lido », « Misero pargoletto », récitatif et airs extraits de Demofoonte
Fugue et Adagio en sol mineur, Fugue alla breve
Leo  Sinfonia extraite de Catone in Utica
Valentini  
« Se mai senti spirarti sul volto », air extrait de La Clemenza di Tito
Traëtta  « Dove son che m’avenne… Gemo in un punto e fremo », récitatif et air extraits de L’Olimpiade
Bernasconi  « Siam navi all’onde algenti », air extrait de L’Olimpiade
Ferrandini  Gelido in ogni vena 
Jommelli Sinfonia periodica
J. C. Bach  « Per quel paterno amplesso », air extrait d’Artaserse
Jommelli  « Fran cento affanni », air extrait d’Artaserse

« One Shot », la dernière danse d’Ousmane Sy

"One Shot", la dernière danse d'Ousmane Sy
© Timothée Lejolivet

« One Shot », la dernière danse d’Ousmane Sy

Sur le plateau on découvre un DJ mixant musiques électroniques sous influence africaine et huit interprètes féminines à l’inspiration démultipliée, qui chacune vont affirmer sans relâche leur gestuelle singulière aux influences chorégraphiques multiples.

Au son de la dance et de l’afrobeat, elles font puissamment corps, confrontant leurs styles, s’unissant puis s’émancipant en solos ou duos dans une fluidité parfaite, le tout porté par un incessant flux collectif, mêlant différentes esthétiques issues du hip-hop, de la danse africaine et de la house dance.

Et toute la pièce miroite de leurs personnalités de feu, de leurs styles de danse urbaine, de leurs énergies propres, tendues, vives, allègres, puissantes, enivrantes.

La danse d’une génération 

De cet effet miroir et attractif sur des pas chaloupés et ondoyants souverainement exécutés, émane alors un mélange de force et de douceur, de rage contenue et de sensualité, d’insolence et d’ivresse collective, permettant à ces prêtresses du dancefloor de nous communiquer bien plus que leur seule virtuosité : leur incroyable confiance en la vie, la plus que vive.

Avant de disparaitre brutalement en décembre 2020, le chorégraphe Ousmane Sy aura donc eu le temps d’incarner la danse d’une génération.

Ce langage corporel baptisé « Afro house spirit » qui synthétise la rythmique house des clubs new -yorkais, le fighting-spirit virtuose du hip-hop des origines, la danse africaine et les passements de jambes des footballeurs admirés de son enfance, et qui, ce soir, s’est déployé dans une intensité flamboyante. Bravo !

Dates : 23 au 25 novembre 2023 – Lieu : La Villette (Paris)
Chorégraphe : Ousmane Sy

Une Dégustation conviviale des cuvées du Château de France

Arnaud Thomassin nous a fait récemment la joie d’un tarif à prix cassé sur le Château de France rouge 2018 pour un évènement privé relayé sur Publik’Art. Une nouvelle occasion s’est présentée de déguster plus largement les cuvées du domaine, vin blanc et vin rouge autour d’un très bon repas servi au restaurant Bissac pour un moment de Bistronomie Parisienne autour d’une cuisine traditionnelle et de saison mise à l’honneur par le Chef Damien Boudier.

Une appellation Pessac Léognan à la hauteur de sa réputation

Chateau de France a convié journalistes et rédacteurs web le mercredi 15 novembre pour déguster puis dîner au Restaurant Bissac, 10 Rue de la Bourse, 75002 Paris (métro Bourse). Arnaud Thomassin a accueilli les convives avec un grand sourire et un premier verre de Château de France blanc 2022 – AOP Pessac Léognan (80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix de vente à la cave: 27,60 euros) à la belle salinité et avec une fraicheur bienvenue pour débuter la soirée. Puis a suivi le Château de France rouge 2021 – AOP Pessac Léognan (62% Cabernet Sauvignon, 38% Merlot, prix de vente à la cave: 25,60 euros, 51,60 euros en magnum) très gouleyant. 3e choix d’apéritif, le Château de France rouge Cuvée Anniversaire 2021 – AOP Pessac Léognan (100% Cabernet Sauvignon, prix de vente à la cave: 35,00 euros) composé à l’occasion du centenaire du Château et agrémenté de son étiquette historique. Il était également possible de gouter le Château Coquillas blanc 2022 – AOP Pessac Léognan (80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix de vente à la cave: 17,00 euros) et le Château Coquillas rouge 2021 – AOP Pessac Léognan (57% Cabernet Sauvignon, 43% Merlot, prix de vente à la cave: 16,60 euros, 33,60 euros en magnum) pour un tour d’horizon représentatif des cuvées du Château de France.

Des accords mets-vins raffinés

A l’heure du diner, le restaurant Bissac n’a pas déçu les convives. Un consommé de châtaigne a été proposé en amuse bouche, parfait pour se réchauffer pendant ces temps frisquets. En entrée, les Saint-Jacques avec leurs poireaux à la crème ont accompagné le Château de France blanc 2020 – AOP Pessac Léognan (80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix de vente à la cave: 27,60 euros) pour une entrée en matière parfaite. Un magret de canard avec une réduction d’orange et ses carottes colorées a suivi avec le fameux Château de France rouge 2018 – AOP Pessac Léognan (56% Cabernet Sauvignon, 44% Merlot, prix de vente à la cave: 27,60 euros) pour un vrai accord parfait, le vin et le canard ne se phagocytent pas et se complètent avec grâce. Pour le dessert, un macaron ganache chocolat, fleur de sel, clémentine a accompagné le Château de France rouge 2020 – AOP Pessac Léognan (38% Cabernet Sauvignon, 62% Merlot, prix de vente à la cave: 27,60 euros).

De quoi finir sur une très bonne note gastronomique et clôturer un très beau moment de convivialité. Les discussions ont eu bon train pendant tout le diner, avec mention des dégâts occasionnés par le mildiou et également des efforts déployés pour faire connaitre le domaine à l’étranger. Un très bon moment œnologique pour toujours mieux connaitre les qualités du Château de France.

Publireportage:

La famille Thomassin fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le Château de France, qui avait été repris en 1971 par Bernard THOMASSIN, est conseillé depuis 1996 par le laboratoire ROLLAND, et Arnaud THOMASSIN en assure la direction. Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge, et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Un domaine qui dispose d’un terroir original : le lieu-dit Ferbos typique de cette région des Graves et – plus confidentiel – une parcelle bien-nommée “Coquillat” qui est truffée de fossiles remontant à 19 millions d’années !

Le « Tartuffe » crépusculaire d’Ivo van Hove avec la troupe de Comédie-Française au Théâtre de l’Orient

Le "Tartuffe" crépusculaire d'Ivo van Hove à la Comédie-Française
De gauche à droite : Damis (Julien Frison), Orgon (Denis Podalydès) et Tartuffe (Christophe Montenez) dans « Le Tartuffe ou l’hypocrite », de Molière, mis en scène par Ivo van Hove à la Comédie-Française, salle Richelieu, à Paris, en janvier 2022. JAN VERSWEYVELD

Le « Tartuffe » crépusculaire d’Ivo van Hove avec la Comédie-Française au Théâtre de l’Orient

La version de ce Tartuffe ici présentée en trois actes au lieu de cinq, mise en scène par Ivo van Hove, jouée pour la première fois par la troupe de la Comédie-Française, est celle de la pièce originelle écrite par Molière, avant son interdiction par Louis XIV qui la jugeait beaucoup trop satirique à l’égard des dévots et de la religion, et telle que reconstituée par l’historien du théâtre et des formes littéraires Georges Forestier.

Plus ramassée, plus vénéneuse, plus radicale et plus percutante, cette version fait donc l’économie de l’acte 2 et des scènes entre les amoureux Valère et Marianne, et de l’acte V qui constituait l’épilogue moralisateur en forme de coup de théâtre, rajouté par Molière pour obtenir du pouvoir royal l’autorisation de jouer la pièce.

Comédie noire

Ainsi la relation entre Tartuffe (Christophe Montenez) et Elmire (Marina Hands) devient le centre de l’intrigue avec son empreinte subversive à souhait, qui opère comme une bombe à retardement et prête à exploser au sein d’une famille désunie ou chacun vit de son coté.

Comédie noire donc par excellence qui se déploie sous le regard acéré d’Ivo van Hove où l’esthétique glacée comme le rythme imposé et séquencé des actions, ainsi qu’un univers ultra contemporain, sur une musique tout en rupture d’Alexandre Desplat, l’inscrivent au cœur du chaos social et familial qui se joue.

Tartuffe est donc cette figure crépusculaire introduite au sein d’une famille en perdition où l’intrus se révèle l’élément révélateur et perturbateur du malaise qui y règne. 

Dès lors, nous assistons à la fissure de ce socle qui voit le patriarche, Orgon, s’en remettre à un homme providentiel jusqu’à en perdre tout discernement où chacun des membres devient alors la cible collatérale se trouvant pris dans la tourmente de ses propres obsessions/frustrations : la raison, la passion, le péché, le désir, et s’acheminer vers une métamorphose.

Portée par des acteurs aussi inventifs que captifs jusque dans leurs corps pleinement investis au jeu chorégraphique, elle cristallise les ressorts intimes qui facilitent et permettent l’imposture. Car dans la lecture opérée par Ivo van Hove Elmire ne fait pas que subir les avances de Tartuffe, elle en tombe aussi amoureuse.

Une troupe au firmament

De cette œuvre foisonnante, monument d’intelligence, dans la sagacité et la finesse de l’analyse des comportements humains, Ivo van Hove se focalise sur le processus et les enjeux de la manipulation qui va conduire à une renaissance des protagonistes, dont il explore à travers les non-dits et l’état de frustration, les raisons du clash expiatoire. La lecture d’Ivo van Hove donne lieu à des scènes saisissantes et brûlantes où chacun se débat face au trouble du prédateur qui se révèle aussi noir que salvateur.

Elle consacre aussi la vision progressiste et libertine du monde portée par Cléante (Loïc Corbery) au détriment de celle conservatrice et mortifère d’Orgon et de sa mère.

Toute la distribution est au diapason. Christophe Montenez s’empare avec une aisance diabolique et proprement fascinante de son personnage ambigu tandis que Marina Hands se montre intense et vibrante en femme à la fois forte et déstabilisée. Quant à Orgon (Denis Podalydès), il est cet homme désarmé et dépassé. Loïc Corbery, charismatique, apporte une vraie dimension au personnage de Cléante sans oublier Dominique Blanc (Dorine) parfaite et drôle, alors que Claude Mathieu (Mme Pernelle, mère d’Orgon) et Julien Frison (fils d’Orgon) ne sont pas en reste dans cette lutte acharnée pour se sauver. Bravo !

Dates : 25 et 26 novembre 2023  – Lieu : Théâtre de l’Orient
Metteur en scène : Ivo van Hove

Chamalo fête Noël (Père Castor)

Chamalo fête Noël (Père Castor)

Les éditions du Père Castor nous proposent un très joli petit album, souple, Chamalo fête Noël.

C’est bientôt Noël ! Chamalo est en vacances chez ses grands-parents avec ses parents !

C’est bientôt Noël. Ils décorent ensemble le beau sapin, dégustent ensemble leur repas de fête et Chamalo va se coucher. Le lendemain, c’est Noël ! Alors, surtout qu’il n’oublie pas de mettre ses souliers au pied du sapin ! Il met ses bottes rouges, celles qu’il préfère !

Et le lendemain matin, il découvre avec joie tous les cadeaux que lui a amené le Père Noël ! Vive Noël ! C’est la fête des enfants !

Vive Chamalo fête Noël ! A offrir à tous nos petits qui attendent Noël avec tellement d’impatience !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2023
Auteur : Charlotte Moundlic
Illustrateur : Marion Billet
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 5,95 €

Audrey Rose, un classique du film d’épouvante en sortie combo Blu-Ray + DVD + livret le 21 novembre 2023

Audrey Rose est un film américain réalisé par Robert Wise et sorti en 1977. Le pitch est des plus glaçants. Un étranger tente de convaincre une famille heureuse que sa fille Ivy n’est autre que la réincarnation de sa propre fille Audrey, brûlée vive dans un accident de la route 11 ans auparavant.

Un vrai film d’angoisse

Le film est l’adaptation du livre The Case for Reincarnation écrit par Joe Fisher. L’histoire d’Audrey Rose s’inspire d’une histoire vraie vécue par Frank de Felitta, auteur du roman original et scénariste du film. Il raconte qu’un jour chez lui, il a entendu une main très assurée jouer au piano des airs de ragtime depuis le salon. Il constata alors que son propre fils âgé de 6 ans, qui n’avait jamais reçu de cours de musique, jouait cet air. Le garçon lui aurait alors dit: Mes doigts bougent tout seul, papa, n’est-ce pas merveilleux ? Le film a des faux airs de l’exorciste dans une ambiance un peu datée mais pas sans charme. Surtout que Anthony Hopkins joue un des rôles principaux aux côtés de Marsha Mason et Susan Swift dont c’est le premier film, dans un rôle pour lequel Brooke Shields a auditionné. Grande différence du film avec l’exorciste dont beaucoup ont taxé le film Audrey Rose de copier l’intrigue, pas de possession démoniaque dans le film ni d’effets grandiloquents, le ton est beaucoup plus sobre même si l’histoire tient en haleine et si la rationalité affichée fait perdre de l’intensité au film.

Le début du film est étrange et détrangeant, la fin est plus convenue. Le film reste un bel exemple de film d’angoisse des années 70 à découvrir le 21 novembre en DVD et Blu-Ray!

synopsis: Janice et Bill Templeton forment avec leur fille Ivy une famille heureuse et sans histoire… jusqu’au jour où un mystérieux étranger se met à les suivre partout où ils vont. L’inconnu finit par leur proposer un rendez-vous et leur révéler qu’Ivy serait la réincarnation de sa propre fille, morte onze ans plus tôt…

L’hiver en fête, petit coffret avec un livre et 3 puzzles (Usborne)

L’hiver en fête, petit coffret avec un livre et 3 puzzles (Usborne)

Les éditions Usborne nous proposent un joli coffret sur le thème de : L’hiver en fête, pour nos petits bambins !

Dans ce coffret, vous trouverez 3 jolis puzzles, de 9 pièces chacun, reprenant des scènes du petit livre, très joliment illustré, avec de multiples détails, et entièrement cartonné.

4 doubles-pages sur l’hiver et également sur Noël. Les décorations brillent ! Les rennes du Père Noël courent ! Les animaux jouent de la musique et chantent !
L’hiver en fête, petit coffret avec un livre et 3 puzzles, est à offrir aux petits, dès l’âge de 3 ans !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2020
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95€

Un drame sur fond de crise environnementale avec Les algues vertes, sortie DVD le 21 novembre 2023

Le film de Pierre Jolivet est l’adaptation d’une bande dessinée d’Inès Léraud et Pierre Van Hove intitulée Algues vertes, l’histoire interdite. La BD se base sur l’enquête menée par Inès Léraud sur le scandale des algues vertes et qui s’est vendue plus de 130 000 exemplaires pour révéler un vrai scandale sanitaire et environnemental. Le réalisateur aime mettre son nez dans les affaires sociales pour confronter les institutions publiques à leurs manquements, c’est réussi.

Un film coup de poing

Ce sont les producteurs de Pierre Jolivet qui lui ont conseillé la lecture de la BD. Le ton puissant du récit et le sujet l’ont poussé à en faire l’adaptation filmée pour montrer l’omerta et le silence généralisé pour cacher un vrai scandale de santé publique. La personnage d’Inès est interprété par Céline Salette pour une vraie figure de cinéma. Son personnage a la puce à l’oreille lorsqu’un joggeur décède dans une vasière remplie d’algues vertes, dans la baie de Saint-Brieuc en septembre 2016. Inès se mue alors en lanceuse d’alerte, quittant son rôle de simple spectatrice pour devenir actrice de l’histoire et tenter d’en révéler les dessous. L’actrice a tout de suite accroché au scénario du film et la rencontre avec la véritable Inès l’a confortée dans son choix de l’interpréter. Le sujet du film avait beau être des plus intéressants, le tournage n’a pas été sans difficultés. Les élus ont refusé de laisser le tournage se dérouler dans les décors réels et véritables, reflet peut-être de leur volonté le sujet sous le tapis. Au final, les négociations ont bien abouti après les crispations initiales. Le résultat du film laisse songeur avec la révélation de conflits entre les intérêts économiques et les intérêts de la population, ce qui fait écho à de nombreux autres sujets similaires existant dans l’actualité. Inès Léraud a été conseillère technique pendant le tournage, s’investissant dans des scènes lui rappelant étrangement de vraies scènes personnellement vécues.  Le film a été tournée dans le Finistère-nord autour de Saint-Brieuc, sur les lieux de plus grande concentration des algues vertes.

Agriculteurs qui reprochent d’attaquer la Bretagne, situation locale ubuesque, le film révèle les arcanes secrètes d’une non-réaction à un pays qui se défigure sans que personne ne souhaite réagir parmi les instances publiques. Le film de Pierre Jolivet est un beau coup de gueule à découvrir en DVD le 21 novembre.

Synopsis: À la suite de morts suspectes, Inès Léraud, jeune journaliste, décide de s’installer en Bretagne pour enquêter sur le phénomène des algues vertes. À travers ses rencontres, elle découvre la fabrique du silence qui entoure ce désastre écologique et social. Face aux pressions, parviendra-t-elle à faire triompher la vérité ?

Philippe Jaroussky en concert exceptionnel le dimanche 26 novembre au Théâtre des Champs Elysées

Le Théâtre des Champs Elysées laisse le champ libre au Contre-Ténor Philippe Jaroussky le dimanche 26 novembre à 20h30 pour un concert exceptionnel/ Le programme est dense pour une expression totale du talent du chanteur lyrique. Connu pour sa maitrise technique parfaite, il est capable d’interpréter des arts de tous les horizons. Il a commencé sa carrière en 1999 à l’âge de 21 ans après avoir travaillé le piano et le violon. Evidemment plus féru de musique ancienne, il peut également interpréter des airs de Barbara ou des chants de la très contemporaine compositrice finlandaise Kaija Saariaho. Il a récemment dirigé en tant que chef d’orchestre Giulio Cesare et son talent semble sans limites. Il revient à l’exercice du récital en compagnie du Concert de la Loge et du violoniste Julien Chauvin pour une plongée dans l’atmosphère musicale du XVIIIe siècle et y entendre des perles oubliées de Valentini, J.C. Bach, Hasse, Jommelli, Bernasconi, Ferrandini et Traëtta. Le moment sera somptueux, il est encore possible de réserver ses places pour entendre le célèbre chanteur dans ses œuvres, au Théâtre des Champs Elysées pour une soirée de concert inoubliable.

Programme du concert

Forgotten arias
Hasse  Sinfonia, « Ma che vi fece… Sperai vicino il lido », « Misero pargoletto », récitatif et airs extraits de Demofoonte
Fugue et Adagio en sol mineur, Fugue alla breve
Leo  Sinfonia extraite de Catone in Utica
Valentini  
« Se mai senti spirarti sul volto », air extrait de La Clemenza di Tito
Traëtta  « Dove son che m’avenne… Gemo in un punto e fremo », récitatif et air extraits de L’Olimpiade
Bernasconi  « Siam navi all’onde algenti », air extrait de L’Olimpiade
Ferrandini  Gelido in ogni vena 
Jommelli Sinfonia periodica
J. C. Bach  « Per quel paterno amplesso », air extrait d’Artaserse
Jommelli  « Fran cento affanni », air extrait d’Artaserse

Production Théâtre des Champs-Elysées

Réservation

Chili 1976, un thriller politique anxiogène, sortie DVD le 21 novembre 2023

3 ans après l’arrivée au pouvoir du Général Pinochet, le Chili s’enfonce dans une atmosphère de répression généralisée. Les opposants disparaissent, la population doit choisir entre silence ou opposition au risque de se faire identifier et de possiblement subir la torture la plus abjecte. Le premier film de Manuela Martelli suit une femme à la croisée des chemins, grande bourgeoise occupée à restaurer sa résidence secondaire et entourée de ses petits-enfants, elle accepte d’héberger un jeune homme blessé à la cuisse, peut-être un opposant activement recherché. Sans le savoir consciemment, le vertige d’une vie dans la clandestinité s’empare d’elle, installant une paranoïa traitée cinématographiquement avec maestria.

Un film particulièrement bien maitrisé

Le film débute dans une atmosphère surprenante, avec une femme plongée dans la plus parfaite oisiveté. Occupée à choisir une couleur pour les murs de son salon dans un magasin de peinture, Carmen (Aline Küppenheim) assiste à l’arrestation violente d’une femme par la police. Sans le savoir vraiment, sa vie va changer avec la fin de l’oisiveté et le début de la paranoïa. Dans un contexte de pays réglé sous la coupe d’un régime militaire violent, la réalisatrice brosse surtout une étude de caractère avec une femme loin des évènements qui se trouve tout d’un coup plongée au centre du cyclone, et la caméra ne va pas cesser de la suivre. La subjectivité du ton transforme le film pour offrir une vision inédite de la dictature chilienne, plongeant le spectateur dans les tourments de la peur avec l’obligation de regarder constamment derrière son dos et de garder son calme en toutes circonstances. La musique aux tonalités industrielles souligne la psychose d’un esprit accaparé par de nouvelles préoccupations. Plus question de couleur de peinture, la femme mûre et installée, avec son mari chef de service dans un hôpital de la capitale et sans problèmes matériels se retrouve classée dans la catégorie des opposants potentiels, elle le sait, elle pourrait subir les affres de la torture en cas d’arrestation. Le Chili des années 1970 est reconstitué avec art, surtout dans cette ville du bord de mer qui semble être située hors du temps. Ce paradoxe de la femme bourgeoise plongée en terrain miné rend le film particulièrement prenant. Les films sur le Chili de cette période sont nombreux, No, Colonia, Missing, Santiago 73, Chili 1976 offre un nouveau point de vue, plus personnel, moins politique, de quoi faire partager un état d’esprit bien loin de celui d’un habitant d’une nation prospère avec un régime démocratique.

Chili 1976 n’est pas qu’une nouvelle évocation de la dictature chilienne, c’est au contraire une vision inédite que propose le film. De manière à faire comprendre les affres d’un esprit confronté à une situation inédite, la réalisatrice a tissé un cadre passionnant pour faire toucher du doigt l’esprit de l’héroïne. La sortie DVD du 21 novembre permettra de découvrir le film pour une séance assez inoubliable.

Synopsis: Chili, 1976. Trois ans après le coup d’état de Pinochet, Carmen part superviser la rénovation de la maison familiale en bord de mer. Son mari, ses enfants et petits-enfants vont et viennent pendant les vacances d’hiver. Lorsque le prêtre lui demande de s’occuper d’un jeune qu’il héberge en secret, Carmen se retrouve en terre inconnue, loin de la vie bourgeoise et tranquille à laquelle elle est habituée.

[Album jeunesse] Les Contes du Loup : Le Loup et le bon gros cochon : fous rires garantis (Gautier-Languereau)

[Album jeunesse] Les Contes du Loup : Le Loup et le bon gros cochon : fous rires garantis (Gautier-Languereau)

Philippe Jalbert nous propose un nouvel album des Contes du Loup avec cette fois Le Loup et le bon gros cochon dans lequel Le Loup projette de faire grossir le cochon avant de le dévorer. Oui mais, voilà cela peut engendrer des effets secondaires indésirables, du moins pour l’entourage…

Fous rires garantis pour toute la famille avec cet album plein de malice, toujours aussi bien illustré. Une collection qui ne manque pas de charme et d’humour. A offrir et à lire sans modération !

Extrait de l’album :

Résumé de l’éditeur : 

Oh oh ! Le Loup a une idée de génie : faire grossir, grossir un petit cochon pour dévorer ensuite ses beaux jambons. Les heures perdues à chasser, c’est terminé !

Les idées du Loup sont-elles toujours les meilleures ?
Pas si sûr…
Une relecture savoureuse du conte Le Gros Navet.

Date de parution : le 18 octobre 2023
Auteur(s)
: Philippe Jalbert (scénario et dessin)
Genre : album jeunesse
Editeur : Gautier-Languereau
Prix : 8,95 €

Tombé du ciel, un roman de Mathieu Deslandes (Grasset)

Tombé du ciel, un roman de Mathieu Deslandes (Grasset)

Mathieu Deslandes est reporter, responsable éditorial à l’institut National de l’Audiovisuel. Il est aussi écrivain et nous livre un roman autobiographique : Tombé du ciel. Un très beau roman.

Mathieu est père d’un petit garçon. Il joue avec lui et James fait tomber un petit bonhomme du haut d’une tour et demande alors à son papa si c’est comme ça qu’est mort son grand-père.

Mathieu Deslandes est bouleversé par cette question car en fait, il n’a pas de réponse. C’est alors qu’il entreprend un long cheminement intérieur. Il ne sait pas grand-chose de son père, mort quand il avait deux ans. Qui était donc cet homme ? Qu’elle a été sa vie ? Que s’est-il vraiment passé ?

Tout au long du roman, on découvre non seulement le portrait d’un homme, le père de l’auteur, mais également la vie de toute une époque. On est plongé dans les années 80. Un monde tellement différent de celui d’aujourd’hui et pourtant si proche !

En partant sur les traces de son propre père, l’auteur, grâce à sa plume, ouvre le chemin de sa propre paternité. En paix avec lui-même. Plus serein face à l’avenir, en connaissance du passé.

Tombé du ciel est un très beau roman sur la transmission, l’héritage, l’hérédité, la paternité et le sens à donner à sa propre vie.

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2023
Auteur : Mathieu Deslandes
Editeur : Grasset
Prix : 19 €

Une dégustation fastueuse de cuvées du Champagne Chassenay d’Arce au restaurant Bonhomme le 15 novembre 2023

Chassenay d’Arce a accueilli journalistes et rédacteurs à proximité des Grands Boulevards à Paris le 15 novembre pour un déjeuner en compagnie du chef de caves Romain Aubriot et de la responsable marketing opérationnel et digital Elise Dinquel. Au 58 rue du Faubourg Poissonnière, l’établissement a proposé ses très belles installations et sa cuisine pour une dégustation en tous points fastueuse.

Une dégustation dans des conditions parfaites

Ce sont près de 10 cuvées du Champagne Chassenay d’Arce qui ont été dégustées pour la confirmation d’une qualité toujours renouvelée. Après les cuvées essentielles Cuvée Première (62% Pinot Noir, 37% Chardonnay, 1% Pinot blanc, prix de la vente TTC à la cave: 25,90 euros) et Cuvée Rosé (54% Pinot Noir, 29% Chardonnay, 14% Pinot Meunier, 3% Pinot blanc, prix de la vente TTC à la cave: 27,90 euros) sont des classiques, le gout reste toujours le même, parfait pour une entrée de gamme de qualité et les apéritifs. Puis sont venues les cuvées caractères avec un nouveau millésime Blanc de Blancs 2015 (100% Chardonnay, prix de la vente TTC à la cave: 33,40 euros) très expressif et lié aux particularités du cépage Chardonnay. Cette nouveauté a ravi tous les testeurs présents. Le Blanc de noirs 2014 extra-brut (100% Pinot Noir, prix de la vente TTC à la cave: 33,40 euros) et Pinot Blanc 2014 extra-brut ( 100% Pinot Blanc, prix de la vente TTC à la cave: 47,00 euros) sont bien connus et appréciés, la dégustation a été surtout une belle confirmation. A noter que le cépage Pinot Blanc est très rare, seulement 86ha des vignes champenoises et 3ha pour Chassenay d’Arce, le rendant d’autant plus particulier. Les cuvées authentiques sont 2 vins bio, la Cuvée origine (100% Pinot noir, prix TTC départ cave: 32,50 euros) et la Cuvée Audace 2014 (100% Pinot Noir, prix de la vente TTC à la cave: 42,30 euros) sont de vraies réussites. La cuvée confidentielle Confidences Rosé Brut 2015 présentée en avant-première (86% Pinot Noir, 10% Chardonnay, 4% Pinot blanc, prix de la vente TTC à la cave: 67,60 euros) est un tout nouveau millésime, très frais, de la vraie dentelle en bouche, d’une douceur totale.

Un déjeuner royal

Le déjeuner qui a suivi la dégustation initiale a permis de tester les champagnes dans le cadre d’un repas convivial, avec les hôtes très prolixes en détails. Le restaurant Bonhomme se veut un lieu accueillant pour les copains, avec des plats du terroir et des cuvées à découvrir, un vrai bistro vivant du 10ème arrondissement parisien. En entrée, des noix de St-Jacques, accompagnées d’agrumes frais, d’une purée et de chips de panais est un plat parfait pour proposer un Pinot Blanc 2014 extra brut, l’accord est parfait, le champagne s’accorde parfaitement à des fruits de mer. Le filet de veau avec sa purée de navets rôtis et ses pommes dauphines avec son jus de viandes et des herbes fraiches est une splendeur, à déguster avec la cuvée confidences 2009 brut hélas plus disponible à la vente, un vrai moment exceptionnel pour les testeurs. En dessert, une sublime mousse au chocolat Bonhomme a été proposée avec un Ratafia champenois surprenant, proche du Pineau des Charentes, titré à 18%,prévu à la commercialisation en 2024, à boire en apéritif ou frais en dessert.

La dégustation a été au niveau des cuvées proposées, confirmant les impression déjà ressenties lors de précédentes dégustations (Blanc de noirs 2014, Cuvée rose brut). Chassenay d’Arce ne fait pas faux bond à sa réputation, la maison s’inscrit dans une longue existence d’excellence, l’occasion de s’en rendre compte une fois de plus.

Publireportage:

Fondée par 5 pionniers en 1956 à Ville-sur-Arce, ce sont aujourd’hui 130 familles et 3 générations de vignerons qui composent la Maison Chassenay d’Arce. Le fonctionnement d’origine perdure dans un même esprit de coopération, de solidarité et de transmission des savoirs. Au cœur de la Côte des Bar, le vignoble Chassenay d’Arce s’étend sur 315 hectares et sur 14 villages répartis le long de la rivière, l’Arce. Façonné par un paysage unique où alternent vignes et forêts, il est également caractérisé par la diversité de nos cépages et par la culture raisonnée que nous y pratiquons. L’esprit de la Maison, c’est à la fois l’esprit de famille, l’esprit du terroir et l’exigence partagée par nos vignerons pour élaborer des champagnes de grande qualité.    

[BD jeunesse] Le Grimoire d’Elfie tome 4 : Le Trésor de la Tricomancienne (Drakoo)

[BD jeunesse] Le Grimoire d’Elfie, tome 4 : Le Trésor de la Tricomancienne (Drakoo)

Comme chaque année, Le Grimoire d’Elfie revient dans un nouvel album plein de magie et d’aventure qui débute à bord du bus-librairie. Cette fois, direction les Pyrénées chez le Grand-Père de la lignée, qui est aussi un berger solitaire, occupé à garder ses brebis en altitude. L’occasion de découvrir les dons spéciaux de la Grand-mère qui a laissé des messages cachés à Elfie à travers sa magie du tricot. Et il s’agit d’une carte… probablement celle d’un trésor…

Un quatrième album toujours aussi rythmé et très joliment mis en image, à travers des décors montagnards typiques. Un joli voyage au coeur de la nature, peuplée d’animaux, d’humour et de rebondissements !

Le Grimoire d’Elfie est encore une fois une série à glisser sous le sapin des plus jeunes !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Une aventure émouvante et pleine de surprises, où l’amour de la nature façonne un lien fort entre les générations.
C’est dans les Pyrénées qu’arrive le bus-librairie d’Elfie et ses deux sœurs. Là, vit leur Grand-Pé, un berger montagnard. Mais les filles le trouvent changé : il semble ne pas avoir fait son deuil de la mort de leur mère, et elles se demandent s’il a encore toute sa tête.
Sur place, Elfie découvre que sa grand-mère était une sorcière du tricot, et surtout qu’elle a tricoté dans des couvertures des indications que seule Elfie peut voir. Une carte qui pourrait la conduire à un fabuleux trésor. Elfie va déployer sa magie pour le retrouver…
Date de parution : le 8 novembre 2023
Auteurs
: Arleston, Alwett (Scénario) Mini Ludvin (Dessin)
Genre : fantastique jeunesse
Editeur : Drakoo
Prix : 16,90 € (80 pages)
Acheter sur : BDFugue

[Livre jeunesse] L’enfant et la Baleine, édition collector d’un album à offrir pour Noël (Milan)

[Livre jeunesse] L’enfant et la Baleine, édition collector d’un album à offrir pour Noël (Milan)

Profitons de la très belle réédition de L’enfant et la Baleine pour nous replonger dans ce récit qui fête ses dix ans de succès. Un récit sur la solitude et la résilience, où un jeune Noé vivant seul avec son papa pêcheur découvre une petit baleine échouée sur la plage… et décide de la ramener chez lui. De quoi faire d’une pierre deux coups puisque ce sauvetage va permettre à Noé de tromper l’ennui en compagnie de cette nouvelle amie. Mais une telle situation est-elle bien raisonnable ? 

Une histoire portée par un dessin poétique qui nous emporte avec facilité dans cette relation d’amitié bien particulière. A découvrir en librairie et à offrir avec plaisir !

Résumé de l’éditeur : 

Noé vit au bord de la mer avec son papa et leurs six chats. Une nuit, la tempête fait rage. Le lendemain, Noé va sur la plage et aperçoit une forme au loin. Il découvre alors une petite baleine échouée !

Un album universel qui fête ses 10 ans
« L’enfant et la Baleine » fête son anniversaire : cela fait 10 ans que les lecteurs du monde entier suivent l’histoire de Noé et de sa baleine.

Une édition collector avec une illustration offerte
Une nouvelle fabrication luxueuse, avec un macaron doré et un effet de fabrication sur la couverture. En bonus, une illustration offerte et une note inédite de l’auteur. Le parfait cadeau de fin d’année.

En bonus : une note de l’auteur qui revient sur les 10 ans de cette histoire
Dans cette édition limitée, Benji Davies livre les secrets d’écriture de cet album tendre et universel. Il évoque la genèse de cet album : le moment où il a commencé à y réfléchir, l’idée de la première phrase qui lui est venue lors d’une promenade en bord de mer et sa première publication il y a 10 ans.

Date de parution : le 9 novptembre 2023
Auteurs
: Benkie Davies
Genre : tout petits
Editeur : Milan
Prix : 14,90 €

Mon bloc de Noël, Activités et coloriages, de PS à GS de Maternelle (Père Castor)

Mon bloc de Noël, Activités et coloriages, de PS à GS de Maternelle (Père Castor)

Les éditions du Père Castor ont pensé à nos petits, de la Petite Section de maternelle à la grande pour préparer Noël avec Mon bloc de Noël, Activités et coloriages.

Pour les petits, 30 activités leur sont proposées : coloriages, jeu des différences, points à relier, jeux d’observation, décoration des boules de Noël… Tout a été conçu par une enseignante. C’est à la fois ludique et pédagogique.

De même pour les Moyens. Le niveau sera un peu plus élevé. Avec des jeux de logique, chercher l’intrus, repérer des lettres… 30 activités du niveau Moyenne Section de Maternelle.

Pour les plus grands, on retrouve le même style de jeux mais avec une plus grande difficulté : jeux graphiques, labyrinthes, coloriages magiques, repérer des mots, retrouver des lettres pour former un mot… On se rapproche de la lecture !

Chaque Bloc de Noël se met au niveau de l’enfant de 3 ans à 6 ans ! Et toutes les illustrations tournent autour de Noël !

Mon bloc de Noël, Activités et coloriages est à offrir à nos enfants, de 3 ans à 6 ans ! A la fois ludiques et pédagogiques !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2023
Auteur : Astrid Chef d’Hotel
Illustrateur : Gaël Le Neillon
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 5,95 €

[Livre jeunesse] Le grand livre animé du vivant, un très bel album aux mille découvertes (Milan)

[Lire jeunesse] Le grand livre animé du vivant, un très bel album aux mille découvertes (Milan)

Le Grand Livre Animé du Vivant porte bien son nom : il s’agit d’un album documentaire en grand format peuplé de très nombreuses animations (une cinquantaine) prenant des formes aussi diverses que variées (volets, pop-up, tirettes…). On plonge dans un univers très immersif avec de magnifiques doubles pages sur le thème du vivant (que ce soit le règne animal ou le règne végétal…).

C’est extrêmement bien pensé, et cela permet de découvrir une partie de la richesse de notre biodiversité, d’y inscrire le cycle de la vie, de la naissance à la mort. On y apprend ainsi combien tout est lié et coexiste dans une harmonie qui a de quoi émerveiller.

Bref, Le Grand Livre Animé du Vivant est un petit bijou qui ne manquera pas de passionner tous les enfants, petits et grands !

Résumé de l’éditeur : 

« Le Grand Livre animé de la biodiversité », c’est plus de 50 animations sur 10 doubles pages pour s’émerveiller de la beauté et de la richesse du vivant et comprendre son fonctionnement : naître, grandir, se nourrir, communiquer, se reproduire, collaborer, s’adapter… et réaliser que nous sommes tous liés, nous, les êtres vivants, et que nous pouvons protéger ce fragile équilibre de la vie.

Un documentaire interactif
Pop-up, roues, tirettes, languettes, volets, accordéons, spirales, pages à déplier : plus de 50 animations pour permettre à l’enfant de comprendre grâce aux manipulations comment le vivant fonctionne et quel est le rôle de chacun dans cette grande mosaïque de la vie à l’équilibre fragile.

Une maquette attractive
Une maquette claire sur fond blanc, des textes courts et simples, accessibles dès 3 ans, au ton entraînant. Des illustrations aux couleurs pimpantes et gaies qui fourmillent de détails, pour une découverte interactive qui fait la part belle au foisonnement de la nature et à l’émerveillement de l’enfant.

Une approche résolument positive
Un documentaire qui propose une première approche de la biodiversité pour découvrir les grands mécanismes du vivant, car on protège mieux ce que l’on comprend : les milieux naturels et les différentes formes de vie, leur évolution, naître, grandir, se nourrir, se reproduire, communiquer, interagir, s’adapter… le tout sans discours anxiogène ni catastrophiste.

Date de parution : le 19 octobre 2023
Auteurs
: Pascale Hédelin (textes) et Didier Balicevic
Genre : documentaire
Editeur : Milan
Prix : 22,90 €

Sortie en DVD de Sacré Père Noël PÈRE NOËL d’après la BD culte de Raymond Briggs, le 21 novembre 2023 (Hopikid)

Le film original est sorti en 1981 il y a plus de 40 ans et les livres Sacré Père Noël et Les Vacances du Sacré Père Noël de Raymond Briggs n’ont pas pris une ride. Rééditées sous forme d’intégrale en 2022,et classées selon l’Obs parmi les 5 plus beaux livres pour raconter le Père Noël aux enfants, les bandes dessinées sont des best-sellers internationaux. C’est maintenant le tour de l’adaptation animée Sacré Père Noël de ressortir en DVD. Fidèle à l’œuvre originale, le film fait le portrait savoureux d’un vieil homme grincheux, un Père Noël qui a horreur de l’hiver et préfère passer ses vacances à la plage. L’auteur et illustrateur Raymond Briggs s’inspire de son vécu et s’évertue à démystifier le personnage légendaire dans son livre. Mais en dépit de son caractère bougon et grincheux, le Père Noël sait être touchant,
drôle et attachant, et il fait tout pour accomplir sa tâche du mieux possible pour distribuer des cadeaux à tous les enfants du monde et perpétuer la magie de Noël. Dans une animation fluide et colorée, l’humour du film est irrésistible avec des scènes à la fois cocasses et
magiques, de quoi enchanter petits et grands pour un film à regarder absolument en famille. Édité en DVD pour la toute première fois en France, Sacré Père Noël est recommandé dès l’âge de 5 ans pour préparer la fête de Noël qui pointe à l’horizon dès le 21 novembre en DVD !

Synopsis: Mais que fait le Père Noël après la nuit du 24 décembre ? Comme chaque année, après avoir terminé sa livraison de cadeaux, le Père Noël quitte ses bottes et son manteau pour partir en vacances ! Son traîneau transformé en caravane, il vole à la découverte de la France et ses bons petits plats, de l’Ecosse et de Las Vegas. Un voyage mouvementé, mais qui ne fera pas oublier à ce bougon, grognon, glouton de revenir à temps pour ouvrir les premières lettres, préparer les cadeaux et décrasser son traîneau. Il faut vite reprendre le rythme, à renfort de chocolat chaud, pour organiser la nouvelle tournée et réveiller la magie de Noël.

Une « Andromaque » aux traumas rouge sang à l’Odéon

Une "Andromaque" aux traumas rouge sang à l'Odéon
Andromaque © Simon Gosselin – Bénédicte Cerutti

Une « Andromaque » aux traumas rouge sang à l’Odéon

Dans les décombres sanglants de la Guerre de Troie, les survivants ne peuvent échapper à la répétition de l’horreur sous le regard acéré de Stéphane Braunschweig.

Après Britannicus à la Comédie-Française en 2016, et Iphigénie aux Ateliers Berthier en 2020, c’est la troisième fois que Stéphane Braunschweig met en scène Racine.

Racine a consacré deux tragédies à la guerre de Troie : Iphigénie, récit d’avant les batailles où se mesure le prix du sacrifice pour exaucer les désirs de puissance. Et Andromaque, la pièce de l’après, celle des survivants, vainqueurs ou vaincus, cristallisant non la paix après la victoire des Grecs sur les Troyens, mais une après-guerre instable, qui semble pouvoir retourner au chaos à tout moment

Dans ce monument en cinq actes et 1648 alexandrins, tous les personnages sont hantés par l’horreur qu’ils ont traversée. Car Troie est anéantie et les traumatismes engendrés par cette violence sont irréparables. Aucun des protagonistes ne sait s’en relever, ne peut oublier le sang répandu au nom de la conquête. Une pièce qui raconte l’abîme que peut engendrer la quête de pouvoir.

Les personnages qui s’affrontent, tous dévorés pas la jalousie, la passion contrariée, le ressentiment et l’orgueil, luttent pour rester debout, mais ce sont des êtres de souffrance qui cherchent aveuglément une paix dans la mort.

Des acteurs incandescents

Destinées funestes où le traumatisme de la guerre agit comme un marqueur du malheur à venir où les protagonistes sont aux prises avec une cascade de ratages, dérapages, et trahisons. Le tout attisé par le jeu des amours impossibles. Car Andromaque, c’est aussi la folie amoureuse, résumée par ce schéma passionnel on ne peut plus synthétique : « Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui n’aime qu’Hector, son époux mort ».

Et que Racine exalte à son plus haut degré d’incandescence destructrice. Des héros à bout de souffle donc et à jamais hantés par une histoire et des spectres trop lourds à porter.

Sur la scène de l’Odéon, un plateau nu avec pour seul décor, l’empreinte d’une terre brulée, rouge sang, où tel un ring sacrificiel et mémoriel s’articule et se déploie la tragédie jusqu’à son dénouement final.

Un espace peuplé de cauchemars, de folie meurtrière, de stratagèmes et de passions mortifères, sous l’oracle impétueux, de l’alexandrin et de son astre noir à la brûlure assassine. Le tout orchestré à l’abri d’un geste de mise en scène du Directeur de l’Odéon aussi brillant que percutant.

Un récit servi par des acteurs à l’unisson, dans un jeu à l’équilibre parfait qui imprime un rythme et une tension en résonance totale et fusionnelle avec la langue crépusculaire et lapidaire de Racine. Pierric Plathier (Oreste) et Alexandre Pallu (Pyrrhus) sont magnifiques de passion dévastée. Face à eux, Bénédicte Cerruti est une Andromaque à la douleur rentrée tandis que Chloé Réjon dans le rôle d’Hermione, se révèle aussi machiavélique que possédée. Du grand art. Bravo !

Dates : 16 novembre au 22 décembre 2023 – Lieu : Odéon – Théâtre de l’Europe (Paris)
Metteur en scène : Stéphane Braunschweig

Sur la branche, un film original et décalé, sortie DVD le 21 novembre (Pyramide Vidéo)

Le premier long métrage de Marie Garel-WeissLa Fête est finie et son film pour Arte, Qu’est-ce qu’on va faire de Jacques ? mettaient déjà en scène des personnages différents, de par des pathologies psychiatriques ou des comportements en dehors des clous. La réalisatrice réitère avec Sur la branche en présentant une héroïne visiblement à l’inverse des comportements usuels. La comédie prête à rire avec des situations véritablement décalées qui font tout autant réfléchir que sourire, est-il possible de ne pas convenir aux standards dans notre société, au risque de se faire marginaliser, voire pire?

Un film comme une bulle hors de la réalité usuelle

Être à part est trop souvent considéré comme un handicap dans notre monde moderne. L’héroïne Mimi avoue naturellement sa différence, elle a réussi le barreau mais a fait des séjours en instituts spécialisés, ce qui arrive souvent aux schizophrènes, bipolaires ou dyslexiques. La réalisatrice ne parle plus de son expérience personnelle comme dans La fête est finie, elle invente une histoire fictionnelle des plus réalistes, plongeant Mimi (Daphné Patakia) dans une intrigue où elle doit se débrouiller avec des contraintes dont elle n’a pas l’habitude. Là où une véritable personne serait vraisemblablement suivie pour la protéger, le personnage évolue en toute liberté, causant des maladresses, des incompréhensions ou des petites catastrophes. Mimi ressemble parfois à une Charlot moderne, à la bienveillance confinant à la naïveté, obligée de se débrouiller dans des conditions qu’elle ne semble pas vraiment capable d’appréhender, pourtant elle s’en sort souvent pas si mal. Hypersensible, victime de bouffées d’angoisse, elle circule dans un monde qu’elle comprend mal, les non-dits sont pour elle invisibles, elle prend toujours les choses au premier degré, ce qui met souvent ses interlocuteurs mal à l’aise, créant autant de quiproquos savoureux. Le film oscille alors souvent entre comédie, rom’com et enquête ardue. Mimi est un personnage qui en rappelle d’autres de l’âge d’or d’Hollywood. Héroïne involontaire, bien loin de se débrouiller comme un poisson dans l’eau, toujours à la marge mais réussissant finalement à se construire un destin. Surtout que les autres personnages supposés normaux semblent eux mêmes enfermés dans leurs bureaux, dans leurs existences et dans eux mêmes, en ce sens Mimi symbolise la liberté possible à atteindre malgré les avanies du quotidien. Chaque personnage garde d’ailleurs la même tenue toute au long du film, plongeant ainsi dans un rôle immuable, entre comics et tenue de super (anti-)héros.

Les choix d’histoire et de mise en scène rappellent d’autres réalisateurs désireux de s’éloigner de la normalité pour ouvrir le champ des possibles (cf Le Daim de Quentin Dupieux). Sur la branche offre un vrai courant d’air frais en refusant le terrain balisé des scénarios basiques avec une histoire véritablement originale.

Synopsis: Mimi a presque trente ans et rêve toujours à ce qu’elle pourrait faire quand elle sera grande. Alors qu’elle se décide à chercher du travail, elle fait la connaissance de Paul, un avocat sur la touche. Ensemble ils vont tenter de défendre Christophe, un petit arnaqueur qui clame son innocence. Si Paul voit dans cette affaire un moyen de se refaire, Mimi y voit, elle, une mission, un chemin vers la justice et la vérité.

A LIRE