Le réalisateur Jean-Baptiste Durand propose un film axé sur des personnages sortis de l’adolescence au cœur d’un village du Sud de la France. Lui-même a grandi dans le village de Montpeyroux, à proximité de Pouget où a été tourné le film. Animés par des passions commune, les personnages de Dog et Mirales écoutent du rap, regardent du foot et aiment glander. La proposition de cinéma contient plusieurs niveaux de lecture derrière des apparences bien moins simplistes qu’il n’y parait de prime abord dans un film qui offre une plongée captivante dans des esprits complexes.
Un focus sur une jeunesse destructurées
Chien de la casse est un film de banlieue tourné à la campagne. Mêmes destinées contrariées, même cadre de vie limité sans vraies possibilités d’épanouissement professionnel et familial. Soirées alcoolisées, barres de shit qui circulent, langage vulgaire, bastons, l’univers est clairement délimité. L’originalité vient du personnage de Mirales (Raphaël Quenard), fort d’un univers intérieur formé par ses lectures et sa curiosité. Toujours accompagné de son chien Malabar, il deale dans le village et connait tout le monde. Avec son ami Dog (Anthony Bajon), ils zonent tous les deux et enchainent les parties de console. Quand ce dernier rencontre une jeune fille universitaire, le courant ne passe pas avec Mirales, mettant Dog en porte-à-faux. Car Mirales est une sorte de grand frère pour Dog, il le prend sous son aile et le protège, il le domine aussi, la relation quasi fraternelle est proche d’un rapport dominant dominé que la jeune Elsa remet en cause à son corps défendant. Le titre bien mystérieux est une expression utilisée par les jeunes, signifiant amour indéfectible mais aussi rapport de domination d’un ami sur l’autre. Le film ouvre une lucarne sur une tranche de vie avec les 2 amis en point de fuite. Mirales est un personnage complexe, porté par la vista de son interprète, cabossé par la vie après la disparition de son père et s’occupant une mère fuyante, il veut donner l’impression d’être bien dans sa peau mais tout fait penser le contraire. Alors il parle, il cite Montaigne, il dit avoir lu Le Loup des Steppes pour remettre une Elsa universitaire à sa place à cause de son mépris pour les gens du village. Eduqué et malin, il vit mal sa situation de prisonnier involontaire dans un coin paumé de l’hexagone. Raphael Quenard et Anthony Baujon portent littéralement le film avec l’exubérance du premier et la discrétion du second. Galatea Bellugi interprète une jeune femme mal assurée et mise mal à l’aise par la relation particulière entre Mirales et Dog, elle sent l’influence du premier sur un second qui n’ose pas s’affirmer.
Le ton très réaliste du film fait plonger dans un univers à la limite du naturalisme; avec un personnage de Mirales captivant de doutes et de sensibilité. Quant au chien Malabar, il joue un rôle tragique… un film à découvrir en DVD dès maintenant.
Synopsis: Dog et Mirales sont amis d’enfance. Ils vivent dans un petit village du sud de la France et passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues. Pour tuer le temps, Mirales a pris l’habitude de taquiner Dog plus que de raison. Leur amitié va être mise à mal par l’arrivée au village d’une jeune fille, Elsa, avec qui Dog va vivre une histoire d’amour. Rongé par la jalousie, Mirales va devoir se défaire de son passé pour pouvoir grandir, et trouver sa place.
Le Musée de l’Orangerie met à l’honneur Amedeo Modigliani dans une exposition qui revient sur les moments marquants de son œuvre. Né en 1884 à Livourne en Italie et mort en 1920 à Paris, l’artiste peintre et sculpteur donne l’image d’un artiste maudit, à la santé fragile et trop tôt disparu. L’exposition fait un focus sur la relation entre l’artiste et son marchand Paul Guillaume pour mettre en exergue leurs liens
Un parcours éclairant
Un siècle a passé depuis la rencontre entre les 2 hommes en 1914. L’exposition s’attache à revenir sur l’un des moments majeurs de la carrière d’Amedeo Modigliani avec la prise en charge par Paul Guillaume de la carrière commerciale de l’artiste avec un vrai impact sur sa carrière artistique. Dès son arrivée à Paris en 1906, Modigliani a creusé ses recherches dans la peinture, il a rencontré le sculpteur d’origine roumaine Constantin Brancusi en 1909, et cette rencontre est une révélation pour lui avec une initiation à la sculpture qui l’occupera presque totalement jusqu’en 1914. Le retour à la peinture jusqu’à sa mort en 1920 le verra se consacrer principalement à la figure humaine ce que le marchand approuve et encourage avec la location d’un atelier à Montmartre et la promotion de ses toiles dans les cercles artistiques et littéraires parisiens. La légende veut que ce soit par l’entremise du poète Max Jacob (1876-1944) que Paul Guillaume découvre Modigliani en 1914. Modigliani a immortalisé son galeriste dans une série de portraits peints et dessinés restés célèbres, il en réalise pas moins de quatre entre 1915 et 1916. Le premier d’entre eux est conservé au musée de l’Orangerie et montre la relation privilégiée entre 2 hommes qui partagent les mêmes affinités artistiques et littéraires comme l’art africain et la poésie. 5 peintures de Modigliani sont conservées aujourd’hui au musée de l’Orangerie, elles apparaissent évidemment dans l’exposition avec plus d’une centaine de toiles, une cinquantaine de dessins et une dizaine de sculptures. Les portraits des figures marquantes du Paris de l’époque sont visibles, Max Jacob, André Rouveyre, Jean Cocteau, Moïse Kisling, et également des modèles inconnus et des portraits des femmes qui ont partagé la vie du peintre, notamment l’écrivain Béatrice Hastings et la jeune peintre Jeanne Hébuterne qui est aussi sa dernière compagne et la mère de son enfant.
L’exposition montre une variété de thématiques chères à l’artiste, et les liens entre lui et le galeriste, à l’origine de la diffusion très large de l’œuvre de Modigliani sur le marché de l’art en France et aux États-Unis dans les années 1920 pour une indéniable postérité.
Au Bonheur des Souris, un nouvel album d’Ernest et Célestine (Casterman)
Publik’Art est fan des histoires d’Ernest et Célestine. Après La fête des fleurs, Le voyage en Charabïe, voilà maintenant Au Bonheur des Souris, avec une page de couverture superbe et d’excellente qualité. Il sort aujourd’hui !
Ce sont toujours les merveilleuses illustrations de Gabrielle Vincent qui ont été complétées par Marie Flusin, dans le respect du trait de Gabrielle Vincent (décédée en 2000). Chaque dessin ressemble à un tableau !
Quant à l’histoire, elle a été écrite par Astrid Desbordes. Une vraie et longue histoire, centrée sur l’amitié de l’ours et de la petite souris. C’est tellement rare d’avoir une si belle histoire à lire !
Cette histoire s’étale sur le temps. Cela va permettre au jeune lecteur de se situer dans la semaine. Elle commence un dimanche et se termine un dimanche. Une histoire par jour.
Le premier dimanche on découvre Célestine en colère. Rien ne va plus. Elle a perdu son chapeau et s’énerve contre Ernest.
Lundi, elle se réveille dans la maison des souris. Une très très belle maison ! Très luxueuse. Elle va prendre des cours avec ses amis les souris pour devenir une parfaite souris en société. Mardi, elle reçoit une lettre d’Ernest. Même sans elle, il a l’air heureux, Ernest ! Mais est-ce vrai tout ce qu’il a écrit à Célestine ? Elle ne lui manque pas du tout ?
Ainsi, au fil des pages, on découvre chaque jour une nouvelle histoire. Une analyse des sentiments d’Ernest, mais aussi de ceux de Célestine. En fait, ce n’est pas si simple que ça… Est-ce vraiment bien d’avoir quitté son ami de toujours ? Est-elle plus heureuse sans lui ?
Ce très joli album, Au Bonheur des Souris, d’Ernest et Célestine, est notre coup de cœur ! Un pur régal de le lire, un pur régal de l’admirer !
Ce sont 2 champagnes et trois autres bulles de qualité qui ont été dégustés, toujours avec modération, pour de belles confirmations. Pour tous les moments d’un repas festif en famille ou en amis, tous ces vins permettent de passer un excellent moment, gastronomique ou de convivialité.
Terre d’émotion, Blanc de blancs (46 euros)
Le champagne Charpentier Terre d’émotion Blanc de blancs est issu d’un terroir fait de calcaire, de silex et de meulières pour une composition 100% Chardonnay nature qui dénote. A l’œil, la robe est or vert à reflets dorés. Les bulles sont visiblement fines et crémeuses. Le nez est délicat et gourmand, avec des notes d’agrumes puis de meringue et de beurre frais, identitaires de son terroir singulier. La bouche est riche, minérale, soyeuse. La finale est fraîche, saline et iodée sur fond d’infusion. Il est remarquable de noter que le vignoble est certifié Agriculture Biologique avec une pratique de la culture Biodynamique. Un très bon moment de découverte à ne pas manquer.
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Le vignoble en coteaux de 72 parcelles est situé à Charly-Sur-Marne, en Vallée de la Marne. Très atypique et unique pour cette région, il compte 45% de Chardonnay, complété par le Pinot Meunier et le Pinot Noir. Vigneron humaniste et agronome audacieux, Jean-Marc Charpentier a converti son vignoble de 24 ha vers une agriculture biologique. Il pratique la Biodynamie depuis 2009 avec pragmatisme et bienveillance. L’œnologie appliquée est donc très simple mais intransigeante concernant le respect de la matière première. Son approche consiste à partager la sensibilité de son travail avec le consommateur curieux et exigeant, faisant preuve de discernement et l’indépendance dans ses choix de vins. TERRE D’ÉMOTION est le résultat d’un travail d’équipe minutieux, orchéstré par Jean-Marc Charpentier et marqué par son sens du détail et de la précision. L’intuition, l’observation et les ressentis prennent ici toutes leurs dimensions. La culture biodynamique maîtrisée des parcelles dédiées vient parfaire le supplément d’âme naturel de la matière première. Avec simplicité, authenticité et patience, Jean-Marc Charpentier vous ouvre les portes d’un autre monde du champagne.
Chassenay d’Arce Blanc de noirs extra brut 2014 (33,40 euros)
Ce champagne Chassenay d’Arce Blanc de noirs extra brut 2014 est un sommet. Élaboré exclusivement avec du pinot noir, le cépage emblématique de la Côte des Bar, ce champagne présente un caractère franc et généreux, avec une puissance et une structure affirmées. Le style mûr et démonstratif de la vendange 2014 apporte à cette cuvée un supplément de profondeur et d’intensité, qui en accentue la fermeté et la virilité en préservant une réelle facilité d’accès, de la générosité et une belle fraîcheur. La Cuvée Blanc de Noirs est à associer de préférence à de la charcuterie, des entrées à base de champignons, de volailles rôties et d’autres préparations longuement mijotées ou confites. Au tarif de 33,40 euros, c’est un immanquable!
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Fondée par 5 pionniers en 1956 à Ville-sur-Arce, ce sont aujourd’hui 130 familles et 3 générations de vignerons qui composent la Maison Chassenay d’Arce. Le fonctionnement d’origine perdure dans un même esprit de coopération, de solidarité et de transmission des savoirs.7 Au cœur de la Côte des Bar, le vignoble Chassenay d’Arce s’étend sur 315 hectares et sur 14 villages répartis le long de la rivière, l’Arce. Façonné par un paysage unique où alternent vignes et forêts, il est également caractérisé par la diversité de nos cépages et par la culture raisonnée que nous y pratiquons. L’esprit de la Maison, c’est à la fois l’esprit de famille, l’esprit du terroir et l’exigence partagée par nos vignerons pour élaborer des champagnes de grande qualité.
Charles Jumert La Berthelotière (7,50 euros)
Ce Méthode traditionnelle brut La Berthelotière de Charles et Forent Jumert, produite dans les Coteaux du Vendômois, est composé des cépages Chenin, Chardonnay, Pineau d’Aunis. Léger et fruité, cet vin est parfait pour l’apéritif, avec du poisson grillé, en dessert ou pour un vin d’honneur, à servir nature ou en kir. Le vin est proposé à un prix indicatif TTC départ cave de 7,50 euros, un tarif exceptionnel pour cette qualité
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Charles et Françoise Jumert, viticulteurs depuis 7 générations, vous invitent à découvrir leur production de vins et surtout le cépage gris pineau d’Aunis. Située à Villiers sur Loir, l’entreprise Jumert-Viticulteurs est spécialisée dans la production et la distribution du vin. Le vignoble se situe à 7 km de Vendôme, sur un terroir d’argile à silex. La superficie de l’exploitation est de 13 hectares en plantation traditionnelle (vigne basse pour des vins de qualité).Plusieurs cépages y sont récoltés, tels que : le Chenin, le Chardonnay, le Cabernet, le Pinot noir et le cépage historique du Vendômois le Gris Pineau d’Aunis. La vinification se fait en cave dans la Roche. Pour vos fêtes ou cadeaux, demandez les coffrets et magnums sérigraphiés (plus de 80 modèles), et sur commande toute la gamme des:- Jéroboam =3 litre – Mathusalem= 6 litres – Salmanazar= 9 litres – Balthazar= 12 litres. Les vins sont vinifiés le plus naturellement possible par petit lot et les assemblages sont fait après dégustation des 3 générations présentes sur l’exploitation.
Charme aux dames gris (6,50 euros)
La Cave du Vendomoispropose un vin mousseux gris friand, pleine de gaieté et de fraîcheur, particulièrement fruité. De quoi aiguiser les papilles à l’apéritif ! A l’exubérance des fruits rouges, il ajoute une dimension de fraîcheur incomparable par ses notes mentholées et réglissées ! Avec 100% de cépage Pineau d’Aunis, ce vin est un digne représentant des coteaux du Vendômois. A 5,90 euros la bouteille, c’est bien le signe que cette région viticole n’est pas encore suffisamment connue par rapport à la qualité de ses productions.
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Parcelles classées en premières côtes, situation de coteaux exposés au soleil levant, en bordure du Loir, permettant une bonne précocité. Les parcelles sont protégées du Nord et bénéficie grâce au Loir à un microclimat propice. Le terroir est majoritairement composé de sols argileux (12 à 14% d’argile) riches en silex (notamment des petits silex roses) avec des affleurements calcaires par endroits. Une combinaison qui permet une bonne alimentation en eau et des conditions idéales de drainage. Un terroir original qui donne aux vins des Coteaux du Vendômois leur typicité.
Brut rosé de la Jaubertie (12 euros)
Le Château de la Jaubertie présente un Brut Rosé qui se présente à l’œil avec une belle couleur rose pâle. Le vin se distingue avec des combinaisons d’arômes de groseille, propre, frais, pointu au palais, acide. Les bulles sont équilibrées au palais avec de la fraîcheur en finition. Ce vin se déguste idéalement en apéritif ou en accompagnement avec des tapas, salades, snacks ou bien du poisson cru. Composé de 50% de Malbec et 50% de Cabernet Franc, au tarif de 12 euros la bouteille, c’est une belle découverte à ne pas manquer.
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Couvrant 50 hectares situés au bord de l’appellation Monbazillac, le vignoble propose des cépages similaires à ceux que l’on trouve dans le bordelais, tout en affirmant des particularités liées à son environnement. Le climat est mi continental – mi océanique avec des étés secs favorables à l’agriculture biologique, mais un printemps parfois très humide impliquant un risque de mildiou. Les cépages blancs (26 ha) comprennent le Sauvignon, le Sémillon et la Muscadelle, ainsi que 3,3 ha de Chardonnay et depuis peu 2,2 ha de Chenin. On retrouve parmi les cépages rouges (24 ha) le Merlot, le Malbec, le Cabernet franc, le Cabernet sauvignon et deux anciens cépages typiques du sud-ouest : le Mérille et le Fer Servadou. La densité est de 5 500 pieds/ha pour les blancs et 5 000 pieds/ha pour les rouges. Toutes les vignes sont palissées en vertical et taillées soit à latte, soit à courson. Depuis 2008, toutes les nouvelles plantations sont issues de sélections massales provenant de la propriété pour le Sauvignon, le Sémillon et le Cabernet sauvignon, et de Saint-Emilion pour le Cabernet franc.
La saison de théâtre reprend à la comédie Tour Eiffelavec un nouveau spectacle axé sur la guerre de Troie, Les Petits Mythos La guerre 2 Troie aprèsThésée et le Minotaure. Un comédien et une comédienne racontent une histoire haute en couleurs durant 45 minutes de spectacle mené tambour battant. Véritable moment de folie douce, le mythique épisode est raconté de manière ultra ludique et super farfelue dans une mise en scène volontairement faite de bric et de broc, de quoi hypnotiser la jeune audience et les parents. La pomme, Aphrodite, Paris, Hélène, Agamemnon, Hector, Achille, Ulysse, il ne manque personne et les anecdotes se suivent, parfois en chanson, mention spéciale au final chanté de l’odyssée d’Ulysse racontée en 3 minutes. C’est malin, prenant et plein d’imagination, une véritable prouesse à ne pas manquer à la Comédie Tour Eiffel! Surtout que les autres pièces sont toujours mise en scène, Monsieur Lune et Madame Soleil, Petit Dinosaure n’est pas d’accord, Le malade imaginaire, Petite goutte d’eau deviendra grande, Petite abeille sait faire du miel, La revanche de la chèvre de Monsieur Seguin, tout pour faire découvrir des très bons spectacles aux plus jeunes! Surtout que des cours de théâtre et de stand up sont également proposés dans ce haut lieu culturel du XVe arrondissement!
Synopsis:
Les histoires de la mythologie jouées pour les enfants de façon ludique et farfelue.
Le cheval de Troie raconte :
Comment une simple discorde entre les Dieux grecs peut entraîner une guerre entre les hommes.
Comment le rusé Ulysse parvient à mettre fin aux combats entre les Grecs et les Troyens.
Pourquoi les Dieux sont -ils si frivoles ?
Hélène est-elle la plus belle femme du monde? Et la plus intelligente ?
Pâris le berger aurait-il dû compter ses moutons et se rendormir ? Plutôt que de désigner Aphrodite comme la plus belle des déesses et être à l’origine d’une guerre de 10 ans.
Des histoires qui racontent la grande Histoire à des petits.
#ToutlemondedétesteLouise, excellent roman d’Annelise Heurtier (Casterman)
L’histoire de Louise doit être lue par le plus grand nombre. Elle est racontée par Annelise Heurtier dans son dernier roman destiné aux collégiens : #ToutlemondedétesteLouise.
Tout va très bien dans la vie de Louise, fille unique, adorée par ses parents. Elle a 12 ans. Elle est au collège. Et elle rêve d’avoir un smartphone. Enfin, le jour de son anniversaire arrive et le tant désiré téléphone est là ! Elle l’appelle Désiré !
Sa vie est transformée ! Enfin, comme toutes ses copines, elle aussi a un téléphone. Bien sûr, ses parents ont rédigé un contrat qu’elle a dû accepter en le signant. Tout n’est pas permis avec son téléphone. Interdit de créer un compte sur les réseaux sociaux, par exemple. Evidemment, rien ne se passe comme c’est écrit. Très vite, sa meilleure amie l’incite a créé un compte sur LikeMe, le réseau social à la mode.
L’auteure a pris la peine d’inventer des réseaux sociaux… Mais on sait tous ceux qui se cachent derrière…
Louise est folle de joie ! Elle découvre tout ce qu’elle peut faire avec sa meilleure amie, Romy. Elles se prennent en photo… les postent… Rien de bien grave, se dit Louise. Et puis, un beau jour, un garçon, justement celui dont Romy est folle, s’approche un peu trop près de Louise, juste au moment où Romy entre dans les toilettes. Oui, vous l’aurez compris. Ca se passe bien dans les toilettes du collège. Et là, tout dégénère… Au fait, le consentement, il ne connaît pas, ce gars-là ? Mais bizarrement, ce n’est pas vraiment le problème… Car au lieu d’incriminer ce garçon qui a un comportement inadmissible, c’est Louise qui va être traitée de tous les noms. Louise la victime va devenir en quelques minutes la coupable.
L’auteure analyse très bien la situation qui prend chaque jour des proportions démentes. Grâce aux réseaux sociaux ou plutôt à cause des réseaux. Le téléphone de Louise ne cesse de vibrer et Louise découvre, presque chaque minute, un message de haine. Et tout ça grâce à qui ? Sa meilleure amie qui déverse sa haine sur les réseaux sociaux.
La vie de Louise devient un enfer. Elle se sent de plus en plus mal et incapable d’en parler à ses parents. Elle a trop honte.
#ToutlemondedétesteLouise devrait être lu et étudié à l’école en CM2 avant même que le jeune ait un portable. Ainsi pourrait-il se rendre compte des conséquences dramatiques de certains messages. Ils sauront ce que veut dire « cyberharcèlement ».
Et l’étudier aussi au collège, sans limitation d’âge. Que les jeunes sachent aussi ce qu’ils risquent en agissant ainsi. Qu’ils soient victimes ou coupables.
Comme pour le moment, rien de concret n’est fait par l’Education nationale, même s’ils ne cessent d’en parler, Publik’Art conseille fortement aux parents de faire lire ce livre à leurs enfants et d’en discuter ensemble. Car tout passe par l’éducation. Cela pourrait faire diminuer le nombre de suicides à cause du cyberharcèlement. Vraiment.
#ToutlemondedétesteLouise est un excellent roman, d’utilité publique pour dire attention aux téléphones et NON au cyberharcèlement. Notre coup de cœur de la rentrée !
Il est toujours temps de découvrir ou de redécouvrir des vin de domaines qui produisent des vins rouges et blancs de qualité. 5 vins de domaines ont été dégustés pour de belles confirmations, toujours avec modération.
Domaine Pichon Père et Fils Hermitage rouge « Béryl » 2021 (prix 64 € TTC en ligne)
Le domaine Pichon Père & Fils présente son vin Hermitage rouge Béryl 2021, composé exclusivement de cépage Syrah. A l’œil, la robe est couleur rubis profond. Le nez est intense et complexe, floral violette, fruité cassis-mûre, poivre blanc. La bouche est ronde, puissante et souple, harmonieuse et longue. Le vin se déguste idéalement en accompagnement d’un magret de canard, d’un filet de bœuf à la provençale ou d’un gigot d’agneau. Un vin parfait pour l’automne!
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Une passion familiale. Après ses études en viticulture-œnologie, Corentin intègre le domaine familial en 2012. En 2014, il prend 6 mois pour vinifier la Syrah en Australie dans la très réputée région de la Barossa Valley. Après cette première vinification du millésime 2014, et de multiples dégustations, il revient pour vinifier son deuxième millésime de la même année !!! Fort de son expérience, il affine les vinifications en parfaite harmonie avec la philosophie du domaine. (Vinification des vins blancs sans sulfites). Alexis, après un séjour d’une année en Australie pour faire ses armes dans un domaine d’une quinzaine d’hectares (Tasmanie), est revenu sur le Domaine. Il ne cache pas son souhait d’avoir une expérience supplémentaire dans le commerce des vins et spiritueux au niveau national ou international. Victor, après des études dans l’immobilier, rejoint le domaine en septembre 2021. Laetitia, la compagne de Corentin est la dernière arrivée sur le domaine pour épauler Isabelle à l’administratif!!! Elle Accompagne également Corentin lors de salon comme Wine Paris ou Découverte en vallée du Rhône mais aussi à la visite de notre clientèle professionnelle.
Le domaine Christophe PICHON situé à Chavanay vous offre une visite de cave et une dégustation gratuite des vins de la Vallée du Rhône. Ancestrale et familial, le domaine Christophe PICHON fait partie des meilleurs producteurs des appellations au niveau de la qualité des vins. Ambitieux et déterminé à insuffler une nouvelle dimension, il souhaite renforcer sa notoriété et être reconnu par les spécialistes comme un incontournable des appellations Condrieu, Cote-Rôtie, Saint-Joseph Blanc et Rouge Hermitage, Crozes-Hermitage et Cornas.
Domaine Brusset Laurent B. Côtes du Rhône rouge 2022 (prix de vente en ligne 10,00 euros)
Le Domaine Brusset propose un vin à la robe rouge rubis avec des reflets violacés. Le nez fait ressortir des fruits rouges (fraise- cerise noire, épicé poivre. La bouche est fraîche, ample, fruitée et souple tanins fondus, longue sur la framboise et la prune, poivrée. Le vin se déguste idéalement avec un rôti de porc aux pruneaux, des aubergines ou un barbecue. Le vin est un assemblage des cépages Grenache, Syrah, Carignan et Mourvèdre. Un vin d’automne à découvrir absolument!
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Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999), fondateur de l’exploitation, a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences, qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. La Philosophie Familiale se perpétue et peut se résumer ainsi : privilégier au mieux l’expression de chaque terroir – travail du sol par de nombreux labours dans le plus grand respect de nos vignobles – ébourgeonnages sévères et vendanges en vert assurent des rendements faibles. Pour cela, les options les plus pointues sont retenues pour le plus grand respect de l’environnement et de la biodiversité. Ces démarches se concrétisent par deux certifications HVE et la conversion biologique.
Domaine Franck Chavy Morgon Les Granites Roses 2022 (Prix: 13,40 euros en ligne)
Le Domaine Frank Chavy propose un Morgon les granites roses 2022 à la robe rubis avec un beau reflet pourpre. Le nez est floral rose, fruits noirs cassis, clou de girofle. La bouche est ample et fruitée, avec une jolie structure, fraîche et longue. Le vin accompagne parfaitement un carpaccio, une tarte tomates-chèvre, une côte de bœuf, du poulet au curry, un tournedos Rossini, un pavé de bœuf au foie gras et cèpes ou un fondant caramel-chocolat. Franck Chavy produit depuis quelques années des vins sans sulfite pour une vraie expérience et un plaisir gustatif à découvrir.
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Un micro climat, protégé par les premiers contreforts du massif central, balayée selon les saisons par les vents d’influences continentales, océaniques, et méridionales, notre région bénéficie d’un micro climat unique avec des hivers rigoureux, des étés très chauds, et des perturbations balayées par les vents. Un cépage, le gamay noir à jus blanc, travaillé avec rigueur et précision le gamay est probablement le seul cépage capable de marier le fruit, la complexité, la rondeur, la fraicheur, et la gourmandise
La cuvée spéciale du Château de France rouge 2021 Cuvée Anniversaire (35 euros au Château)
Le Château de France propose sa cuvée spéciale du Château de France rouge 2021 Cuvée Anniversaire, habillée de l’étiquette de 1920. A l’œil, la robe est rubis profond. Le nez est fin, intense et puissant, floral sureau, fruits rouges fraise et cerise. La bouche est ronde et vive, élégante et longue sur la finesse, le fruit mûr et les épices douces. Les harmonies mets-vin pour cette cuvée sont le rôti de bœuf grillé aux herbes ou à la cocotte, le magret de canard grillé ou laqué, la côte de porc grillée, l’épaule d’agneau, la poire au vin et la mousse au chocolat noir. La cuvée est réservée aux particuliers au prix de vente TTC au Château de 35,00 euros pour une très belle expérience.
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La famille Thomassin fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le Château de France, qui avait été repris en 1971 par Bernard THOMASSIN, est conseillé depuis 1996 par le laboratoire ROLLAND, et Arnaud THOMASSIN en assure la direction. Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge, et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Un domaine qui dispose d’un terroir original : le lieu-dit Ferbos typique de cette région des Graves et – plus confidentiel – une parcelle bien-nommée “Coquillat” qui est truffée de fossiles remontant à 19 millions d’années !
Domaine Brazillier Ocre Jeanne 2022 Vin blanc sec-tendre Coteaux du Vendômois (Prix: 12,00 euros à la cave)
Le Domaine Brazillier propose un vin blanc demi-sec, la Cuvée l’Ocre Jeanne Vin du Val de Loire, AOC Coteaux du Vendomois. Cette cuvée est élaborée et élevée en barriques pendant 12 mois, ce qui lui donne un parfum subtil mélangeant des notes sucrées de fruits bien mûrs de pomme et un coté mentholé. Le nez est fruité, boisé, et la bouche dévoile un blanc puissant, onctueux, avec une belle fraîcheur. Le vin peut être conservé 5 ans. Son tarif de 9.50 € rend cette proposition très attractive.
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Au cœur de l’AOC des Coteaux du Vendômois, le Domaine Brazilier se situe à Thoré-la-Rochette, à mi-chemin entre Vendôme et Montoire-sur-le-Loir. Benoît Brazilier, représente la septième génération de viticulteur de sa famille. Dès 1997, il s’est installé comme vigneron indépendant, avec son père Jean aujourd’hui retraité.
Le Château de France est un vin de Bordeaux bien connu de Publik’Art avec des nombreux articles prouvant à chaque fois la grande qualité de ses cuvées. C’est le vin rouge 2018 qui a été proposé à une foule de convives à l’occasion d’une soirée privée. Grand succès pour ce Pessac Léognan qui porte très haut les couleurs de sa région viticole.
Château de France rouge 2018 (27,60 euros)
La cuvée 2018 est une digne représentante des vins de Pessac Léognan. Ce vin de garde ouvre une trilogie 2018-2019-2020 de grande qualité. En bouche, le vin est épicé avec des tanins élégants et des arômes boisés ainsi qu’une finale ouvrant sur une belle note fumée. Recommandé pour accompagner des viandes grillées ou rôties avec une poire au vin et aux épices, le vin a accompagné de la cuisine italienne typique, antipasti, pasta et tiramisu dans un accord mets-vin très harmonieux. 78 000 bouteilles de cette cuvée ont été produites pour un vin élevé en fût. Si le vin est recommandé pour une dégustation à partir de 2024, il peut être dégusté dès maintenant dans le cadre d’un repas de qualité. Fruit d’un assemblage de 54% de Cabernet Sauvignon et de 46% de Merlot, le vin arbore à l’œil une belle robe rubis et une belle complexité aromatique sur les fruits rouges et les épices au nez. Les convives n’ont fait que louer ce vin ample et généreux avec des tanins à la fois puissants et élégants. Un vin de Bordeaux qui rappelle que cette région est à la pointe du vin en France.
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La famille Thomassin fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le Château de France, qui avait été repris en 1971 par Bernard THOMASSIN, est conseillé depuis 1996 par le laboratoire ROLLAND, et Arnaud THOMASSIN en assure la direction. Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge, et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Un domaine qui dispose d’un terroir original : le lieu-dit Ferbos typique de cette région des Graves et – plus confidentiel – une parcelle bien-nommée “Coquillat” qui est truffée de fossiles remontant à 19 millions d’années !
Les 7 vies de Mlle Belle Kaplan, le dernier roman de Gilles Paris (Plon)
Gilles Paris est très suivi par Publik’Art. Et à chacun de ses livres, il nous révèle une très bonne surprise. C’est encore le cas avec son dernier roman : Les 7 vies de Mlle belle Kaplan. Difficile de connaître Belle Kaplan, superbe actrice au succès fou, juste après son unique film. Elle est un mystère pour tous. Elle ne veut rien dévoiler d’elle, ni de son passé, ni de son présent. Elle est insaisissable. D’ailleurs, elle n’a pas de téléphone. Elle a un succès planétaire. Actrice adulée par tous. Mais personne ne la connaît vraiment. Absolument personne. Si ce n’est Pierre… Au fil des pages, on découvre le passé de Belle. Et surtout pourquoi elle ne veut rien révéler de sa vie. Elle se sent vulnérable car elle reçoit des lettres anonymes qui révèle des secrets connus par elle-seule. Et elle ne comprend pas. Elle si prudente, si discrète, si introvertie… Qui possède autant de détails sur sa vie privée ? Ce n’est que vers la fin du roman qu’on comprend toute l’histoire de Belle. Où veut nous mener l’auteur. La vie de Belle semblait imperturbable et d’une telle indépendance qu’on avait, en quelque sorte, envie de l’admirer. Une telle force. Une telle assurance. Une femme hors norme ! Mais en fait, Belle est fragile. Belle a souffert. Beaucoup souffert. Belle a connu plusieurs identités avant de devenir Belle. Un passé pas toujours glorieux. Une femme qui vendait son corps pour le plaisir des hommes. Avant de devenir Belle, elle fut tour à tour : Grâce, Paradis, Talia, Jade… A chaque étape de sa vie, une nouvelle identité. Une nouvelle vie. Une coupure avec le passé. Gilles Paris rend aussi un bel hommage au cinéma des années 50 à nos jours, à travers ce roman. Les 7 vies de Mlle Belle Kaplan est un très beau roman centré sur l’identité d’une femme au destin et au mystère incroyables.
Le Champagne Charpentier a déjà fait l’objet de plusieurs articles sur Publik’Art consacrés à des dégustations pour des belles confirmations de la qualité des productions du domaine, notamment au Sofitel Paris Arc de Triomphe et une spéciale Terre d’Emotions Blanc de noirs. L’occasion était trop belle de réitérer l’exercice, cette fois dans un cadre familial festif et convivial. Le résultat a été des plus naturels, l’ensemble des convives a loué ses qualités, toujours avec modération et avec une belle collection d’adjectifs élogieux.
Terre d’émotions Blanc de noirs (46 euros)
Si la fraîcheur incomparable de ce Blanc de Noirs a déjà été évoquée, les convives ont surtout été frappés par la légèreté fruitée de la cuvée. Là où les Blancs de noirs peuvent parfois se démarquer par la densité du champagne, avec souvent une certaine lourdeur, rien de tel pour le champagne du Domaine Charpentier, bien au contraire. Tous ont remarqué à l’œil la belle robe vieil or à reflets lumineux si agréable à contempler, ils ont aussi noté la finesse des bulles et leur effet dans le palais sans oublier le nez concentré, expressif et aérien. Quant à la bouche franche et la longueur bien présente sur une minéralité fraîche, ce fut l’évidence. Composé de cépages à 80% Pinot Noir et 20% Pinot Meunier, ce champagne a marqué les esprits. Servi tout au long d’une belle réunion familiale, le champagne fut dégusté avec succès aussi bien à l’apéritif que durant le buffet à forte connotation italienne que lors la période festive autour du gâteau d’anniversaire. Convivial, très agréable, surprenant par sa grande légèreté, le champagne a emporté l’adhésion collective. Jean-Marc Charpentier a répondu favorablement à une demande de dégustation privée en émettant une proposition au rapport qualité prix impossible à ne pas accepter. La maison issue du terroir de la Vallée de la Marne autour de Crus Charly-Sur-Marne et Saulchery se fait remarquer par sa démarche authentique avec un vignoble certifié Agriculture Biologique et une pratique de la culture Biodynamique. Les convives ont célébré l’évènement avec un champagne du Domaine Charpentier de très grande qualité, à boire avec modération tout au long d’une soirée insouciante et décontractée, sans excès et toujours avec le sourire. De quoi se tourner plus souvent vers le Pinot Noir plutôt que vers le Chardonnay, quoique le Blanc de blancs ait fait également son petit effet!
Terre d’émotion, Blanc de blancs (46 euros)
Ce champagne100% Chardonnay nature a fait également son petit effet. A l’œil, sa robe or vert à reflets dorés a surpris par son esthétique. Les bulles fines et crémeuses ont fait le reste, avec un nez délicat et gourmand, et des notes d’agrumes puis de meringue et de beurre frais, reflets de son terroir singulier. La bouche riche, minérale, soyeuse a annoncé une finale fraîche, saline et iodée sur fond d’infusion. Composé de cépage 100% Chardonnay et issu d’un vignoble certifié Agriculture Biologique avec une pratique de la culture Biodynamique, le champagne a offert un plaisir complémentaire au champagne Terre d’émotionBlanc de noirs. Le Domaine Charpentier propose une gamme large et adaptée à tous les gouts pour un vrai plaisir gastronomique à découvrir rapidement.
Publireportage:
Le vignoble en coteaux de 72 parcelles est situé à Charly-Sur-Marne, en Vallée de la Marne. Très atypique et unique pour cette région, il compte 45% de Chardonnay, complété par le Pinot Meunier et le Pinot Noir. Vigneron humaniste et agronome audacieux, Jean-Marc Charpentier a converti son vignoble de 24 ha vers une agriculture biologique. Il pratique la Biodynamie depuis 2009 avec pragmatisme et bienveillance. L’œnologie appliquée est donc très simple mais intransigeante concernant le respect de la matière première. Son approche consiste à partager la sensibilité de son travail avec le consommateur curieux et exigeant, faisant preuve de discernement et l’indépendance dans ses choix de vins. TERRE D’ÉMOTION est le résultat d’un travail d’équipe minutieux, orchestré par Jean-Marc Charpentier et marqué par son sens du détail et de la précision. L’intuition, l’observation et les ressentis prennent ici toutes leurs dimensions. La culture biodynamique maîtrisée des parcelles dédiées vient parfaire le supplément d’âme naturel de la matière première. Avec simplicité, authenticité et patience, Jean-Marc Charpentier vous ouvre les portes d’un autre monde du champagne.
[BD] Lapérouse 64 : à la recherche de l’épave disparue de La Boussole (Glénat)
Nouveau roman graphique dont le scénario est signé par LF Bollée (auteur de La Bombe) et Marie-Agnès Le Roux, Lapérouse 64 est une quête vers l’élucidation d’un des plus grands mystères de la marine française de la fin du XVIIIe siècle. Et c’est un certain François Guérin, nageur de combat, qui est missionné en 1964 pour aller retrouver l’épave du bateau amiral de Lapérouse à Vanikoro : La Boussole.
L’album s’ouvre sur une scène d’assassinat exécuté en règles par l’agent Guérin pour le compte des services secrets. Puis, vient cette nouvelle mission où ce dernier va devoir dompter une météo capricieuse pour aller récupérer tout ce qu’il pourra de La Boussole. Sauf que la mission va s’annoncer très compliquée, ce qui ne manquera pas de provoquer l’impatience de son Capitaine de frégate Durieux ! Surtout quand l’équipage est accompagné d’une journaliste peu conciliante avec la hiérarchie. Un récit original qui cultive un certain suspens malgré des temps plus ou moins longs.
Il faut encore souligner le dessin de Vincenzo Bizzarri dont le trait naturel ne manque pas de charme, surtout avec cette coloration très réussie. On prend plaisir à parcourir ces belles planches.
Lapérouse 64 est à découvrir dès maintenant en librairie !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Quand l’océan livre ses secrets : le mystère du naufrage de Lapérouse
Paris. 1964. Le nageur de combat François Guérin est dépêché à l’autre bout du monde pour une opération « secret-défense » : retrouver l’épave perdue de La Boussole, le mythique vaisseau amiral de Lapérouse ! De nouvelles informations ont en effet été livrées aux autorités françaises, qui se mobilisent pour percer enfin le mystère de Vanikoro… François n’est pas attiré par cette légende « lapérousienne » mais le devoir l’appelle et il sait que le destin funeste de cette expédition n’a cessé d’obséder tous les pouvoirs français en place depuis près de deux siècles. Partie de Brest en 1785 à bord de deux frégates, La Boussole et L’Astrolabe, l’expédition a subi plusieurs drames avant de disparaître corps et biens début 1788, après une halte dans la nouvelle colonie anglaise de Sydney. Sous la Révolution et durant tout le XIXe siècle, des recherches et fouilles ont été entreprises, notamment à Vanikoro, une île « maudite » du Pacifique. Là, on sait qu’en effet L’Astrolabe s’est bien fracassée sur des récifs coralliens… mais quid de La Boussole, le navire où se trouvait Lapérouse ? Il semble bien que cette fois, on puisse apporter la preuve définitive du lieu du naufrage. Lorsque le patrouilleur français, La Lilloise, arrive aux abords de Vanikoro, François ne se doute pas encore de ce qui l’attend. Sous les ordres du Capitaine de frégate Durieux, c’est une véritable « fièvre » qui semble s’emparer de l’équipage, prêt à tout pour arracher une relique des profondeurs… François va devoir agir avec prudence. Après tout n’est-ce pas l’orgueil des hommes qui mena l’équipage à sa perte 176 ans en arrière ? Et si la quête de la preuve ultime du naufrage de Lapérouse ne devenait pas, sous une météo exécrable et des périples hasardeux dans la jungle, le terrain idéal pour se tromper encore une fois et mettre des vies en danger ? Sous l’œil parfois narquois de Viviane, une journaliste photographe indépendante et peu encline à suivre la hiérarchie militaire, François navigue assurément en eaux troubles… Est-ce la plus belle des quêtes qui est en cours, ou la plus absurde ? Inspiré par les missions d’exploration menées par la France à Vanikoro dans les années 1960, ce superbe roman graphique écrit par LF Bollée (La Bombe, Terra Australis, Terra Doloris, Patrick Dewaere…) et Marie-Agnès Le Roux, grande passionnée de Lapérouse, remet au goût du jour le naufrage le plus célèbre de la Marine française, qui restait alors un mystère et ne cessait de hanter les esprits depuis près de deux siècles. Une aventure humaine entre Cousteau et Conrad, Histoire et fiction, qui nous plonge dans les eaux fascinantes et dangereuses du Pacifique sud. Vincenzo Bizzarri rend à cette expédition toutes ses couleurs et nous invite à évoluer dans des décors plus vrais que nature, où les hommes semblent devenir plus fragiles que jamais…
Date de parution : le 06 septembre 2023 Auteurs : LF Bollée, Marie-Agnès Le Roux (Scénario) et Vincenzo Bizzarri (Dessin, Couleurs) Genre : roman graphique
« La Traviata. Vous méritez un avenir meilleur », version revisitée de l’œuvre de Verdi, revient au Théâtre des Bouffes du Nord où elle fut créée en 2016. Ce retour en majesté est porté par l’incandescente et vibrante soprano Judith Chemla, dans le rôle titre.
Le célèbre opéra est inspiré de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils, et de la vie dissolue de la courtisane Marie Duplessis, femme de son siècle et victime annoncée de sa condition sociale.
Benjamin Lazar et ses treize interprètes, musiciens /chanteurs, s’emparent avec un geste fort de son destin tragique à partir de larges extraits de la partition, – l’orchestre étant réduit à une douzaine d’instruments – alternant en fluidité avec le texte parlé, librement inspiré du livret de Francesco Maria Piave d’après « La Dame aux camélias », et de scènes où s’évoque le spleen d’un XIXe siècle en quête de sensations fortes, de passions humaines et d’étourdissement.
La Traviata, c’est la figure libre et forte d’une femme dont les sentiments la consument peu à peu. Elle raconte le sacrifice de Violetta qui doit renoncer à l’homme de sa vie et y décrit une souffrance dont la brûlure n’a d’égale que son destin brisé. Violetta, héroïne mythique, qui éprouve à la fois l’allégresse et le désespoir, une liberté effrénée et la possession de la passion.
Une fuite en avant donc où la fête est un lieu de perdition empreinte d’une joie trop éphémère pour que le bonheur s’enracine.
Tout commence sous un immense voile de tulle, qui tombe du plafond comme une brume et sous lequel évoluent les personnages, les visages éclairés de lampes de poche, puis la scène se vide pour laisser place à une disposition de vases de fleurs. Métaphore du voile sous lequel semble se dissimuler ou disparaître Violetta.
Une brûlure incandescente
Musique et théâtre fusionnent ici à merveille dans un univers fantasmagorique et hybride, d’une grande finesse poétique, sensible, où dans un même espace, les musiciens mêlés aux chanteurs-acteurs explorent la fougue lyrique de Verdi autant qu’ils incarnent les personnages de La Dame aux camélias.
De cet entrelacement des œuvres, naît un jeu entre le parlé et le chanté, entre le français et l’italien, entre le théâtre et l’opéra, le tout sur une partition musicale luxuriante réduite sous la direction pertinente de Florent Hubert à huit instrumentistes : flûte, clarinette, cor, violon, violoncelle, contrebasse, trombone et accordéon, d’un effet ensorcelant.
Benjamin Lazar frappe fort et juste à l’abri d’une mise en scène au cordeau qui imprime une fluidité sans faille à la narration dont les corps, les voix, les ruptures comiques et décalées, se font les relais du vertige de la passion, son envahissement, ses tourments, et sa perte sacrificielle. Il ressuscite à l’envi tout un univers fantasmatique dont Violetta est la reine et le fantôme, l’ombre et la lumière, la prostituée et l’amante, à jamais écartelée entre le sordide et le sublime.
Dans cette traversée, la soprano Judith Chemla est en état de grâce où sa voix cristalline, aux multiples nuances, est en osmose parfaite avec l’action dramatique qui s’y déploie. Quant à son partenaire qui joue son amoureux (Damien Bigourdan), il témoigne d’une aisance gestuelle et d’un timbre aussi puissant que mélodieux, tandis que Jérôme Billy (Germont père), impose avec un naturel éclatant, une voix flamboyante et équilibrée. Bravo !
Dates : du 12 septembre au 3 octobre 2023 – Lieu : Théâtre des Bouffes du Nord (Paris) Metteur en scène : Benjamin Lazar
War Pony propose une plongée immersive dans le quotidien de 3 jeunes américains issus d’une réserve indienne. Loin de l’image d’Epinal du rêve américain, tous trois doivent se battre pour exister, dans la sentiers légaux ou en dehors. Les réalisateurs Gina Gammell et Riley Keough tracent une route sinueuse pour ces jeunes héros confrontés à l’addiction, à la violence et aux chemins de traverse. Le film rappelle le déjà très prenant American Honey, normal, c’est là que Riley Keough a rencontré Bill Reddy et Franklin Sioux Bob, les deux co-scénaristes natifs américains de War Pony pour une plongée sans concession dans une existence perdue d’avance.
Un film puissant
War Pony a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022 et il a obtenu la Caméra d’or, qui récompense le meilleur premier film toutes sections confondues. Belle consécration pour ses réalisateurs qui collent au plus près du réel, loin de la pensée dominante, plutôt au plus près des laissés pour compte. Riley Keough est apparue en tant que comédienne dans Mad Max : Fury Road, Logan Lucky et The Girlfriend Experience. War Pony fait découvrir la communauté de Pine Ridge, peuplée d’amérindiens parqués dans une réserve loin du regard du reste de la population. Les personnages et comédiens de War Pony sont des Oglala Lakota et des Sicangu Lakota, apparentés à la tribu des Sioux Oglala et de la tribu des Sioux Rosebud situés dans le Dakota du Sud, pas plus américains qu’eux. Musique rap, images de fumette, langage du ghetto, tous les signes d’une jeunesse à la marge sont mis en avant dans le film. Le jeune héros veut tout de même s’en sortir, Bill a 23 ans et il est déjà père de 2 fils de 2 mères différentes. Il se fait embaucher, il veut vendre les chiots de son caniche, il croit voir le bout du tunnel. Mais les minorités sont des communautés trop défavorisées pour qu’un simple coup de pouce puisse suffire à la aider pour s’en sortir. Le système exerce une oppression silencieuse sur eux, pas de solutions pour tous ceux traumatisés génération après génération.
Les 2 réalisatrices Gina Gammell et Riley Keough sont deux femmes blanches à la base d’un film sur une communauté dont elle ne font pas partie. Aucun signer cependant d’oppression culturelle, le film respire l’honnêteté et la bienveillance, de quoi donner envie de le voir en DVD dès sa sortie le 19 septembre.
Synopsis:
Deux jeunes hommes de la tribu Oglala Lakota vivent dans la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. Bill, 23 ans, cherche à joindre les deux bouts à tout prix. Matho, 12 ans, est quant à lui impatient de devenir un homme. Liés par leur quête d’appartenance à une société qui leur est hostile, ils tentent de tracer leur propre voie vers l’âge adulte.
Supplément:
Entretien avec Mathieu Macheret, critique de cinéma.
Le film Avant l’effondrement suit un homme tiraillé, s’articule autour d’un double conflit, intime et collectif. Un homme atteint d’une maladie génétique incurable se retrouve dans une situation inextricable. Il reçoit un message anonyme contenant un test de grossesse positif, il ne comprend pas et son cas particulier renvoie à la situation collective sombre et désenchantée.
Un film marqué par son époque
Avant l’effondrement s’articule en chapitres, avec à chaque fois des ruptures de ton, de lieux et de temporalité. Les réalisateurs Alice Zeniter et Benoît Volnais varient les angles pour montrer la complexité du personnage de Tristan, interprété par un Niels Schneider investi. Le personnage en crise est raconté tantôt avec une voix-off extérieure, tantôt avec une voix-off intérieure, tantôt avec des gros plans sur lui-même, tantôt avec des plans larges sur des paysages où il se retrouve comme perdu. Le film fait des références assez explicites à l’œuvre des réalisateurs Nuri Bilge Ceylan et Gus Van Sant dans leur manière de film et de raconter la difficulté d’être un homme plongé dans le monde actuel. Ils avouent également une autre référence plus littéraire et philosophique à l’ouvrage La Nausée de Jean-Paul Sartre par rapport à la grande langueur vécue par le personnage et à ses états d’âme à certains carrefours du film. Si les réalisateurs semblent avoir privilégié les plans moyens et larges, ce n’était pas forcément prévu dès le départ, certains ont été improvisés en fonction des situations et des décors. La liberté d’action est restée importante tout au long de la réalisation, pour penser aux réactions des spectateurs et les placer devant un film qu’ils veulent vraiment découvrir. Le trio d’acteurs/actrices a été contacté très tôt, Niels Schneider, Ariane Labed et Souheila Yacoub étaient très tôt envisages et ils ont accepté très vite de participer au film. Le reste du casting est composé de comédiens et comédiennes de théâtre.
Le résultat est un film envoutant, très marqué par l’époque actuelle, canicule interminable, craintes sur l’avenir, le titre lui-même renvoie à une situation incertaine, comme le personnage principal.
Synopsis: Dans un Paris caniculaire, Tristan, directeur de campagne d’une candidate aux législatives, reçoit un courrier anonyme contenant un test de grossesse positif. Parce qu’il est peut-être atteint d’une maladie génétique mortelle et incurable, il devient obsédé par l’idée de retrouver la femme qui lui a envoyé ce test. Mais a-t-il affaire à une blague morbide, une vengeance froide, un appel à l’aide ou à une manœuvre politique ? Tristan décide de mener l’enquête, au péril de sa vie professionnelle et affective.
Aventure et drame shakespearien se confondent dans ce film historique fort en drame et en émotion. Pirates, rivalités, meurtres, amour et haine se bousculent dans une intrigue à tiroirs qui tient en haleine. Pas de temps morts dans cette page d’histoire mal connue, Barberousse est un nom qui parle à chacun, célèbre pirate de la méditerranée au XVIe siècle, il tient un rôle clé en même temps que la reine Zéphira, héroïne impétueuse qui tient tête à tous les hommes qu’elle croise dans un film à ne pas manquer.
Un drame intense
Entre histoire et légende, les réalisateurs invoquent l’esprit de la reine Zéphira. Damien Ounouri et Adila Bendimerad ont découvert ce personnage via des lectures sur l’histoire de l’Algérie. Epouse de roi, mère d’un descendant qu’elle chérie plus que tout, elle aurait tenu tête au sanglant Aroudj Barberousse pour sauver le royaume promis à son fils. Si le récit flirte beaucoup avec la légende, il est situé dans une période où Espagne et royaume algérien se confrontaient constamment pour le contrôle des terres et des mers. Les historiens contestent ou confirment la réalité de l’intrigue avec cette reine obligée de se sacrifier pour la pérennité du royaume de son défunt mari. Si l’histoire a quelque peu effacé jusqu’au souvenir de cette reine, beaucoup considèrent que cela tient à son statut de femme dans une époque cruelle où les hommes imposaient leur force. La dernière reine est le premier long-métrage de Damien Ounouri et Adila Bendimerad et ils voient les choses en grand. Costumes somptueux, décors hyper réalistes et colorés, l’Algérie du XVIe siècle est invoquée avec force moyens dans ce qui peut être considéré comme un blockbuster. Les batailles sont acharnées, les flots de sang giclent à volonté et le spectateur est constamment bousculé. Surtout que le film d’aventure est également un drame shakespearien, la reine doit faire face à des choix cornéliens, mettant en jeu sa vie et celle de ses proches. Les plans du film ont pu être réalisés dans de véritables sites historiques, palais, mosquées, vieilles de plusieurs siècles. Le patrimoine algérien revêt une richesse surprenante, très mal connue vue d’ici.
Le résultat est proprement éblouissant, la densité de l’intrigue tient en haleine les spectateurs tout du long. Le film est à découvrir absolument pour assister à un grand spectacle qui n’a rien à envier aux productions hollywoodiennes, le réalisme en plus et sans images de synthèse. A l’ancienne pour plus de réalisme et de crédibilité.
Synospsis: Algérie, 1516. Le pirate Aroudj Barberousse libère Alger de la tyrannie des Espagnols et prend le pouvoir sur le royaume. Selon la rumeur, il aurait assassiné le roi Salim Toumi, malgré leur alliance. Contre toute attente, une femme va lui tenir tête : la reine Zaphira. Entre histoire et légende, le parcours de cette femme raconte un combat, des bouleversements personnels et politiques endurés pour le bien d’Alger.
[BD jeunesse] Avni fête son 10e anniversaire avec la parution de son 10e tome et ON ADORE ! (BDKids)
Avni, est un héros qui ne ressemble à aucun autre. Avec sa petite frimousse et ses supers pouvoirs, on ne sait pas bien d’où il sort. Mais il ne rate jamais une occasion de nous faire rire et de nous attendrir. L’essayer, c’est vraiment l’adopter ! On adhère à 1000% à ce personnage loufoque mais si attachant et bourré d’imagination pour faire toutes les bêtises possibles. D’autant plus qu’il y a toujours un message porteur d’amour et de sagesse dans ses petites aventures (sur l’adoption, par exemple).
Avnifête déjà son 10e anniversaire avec ce dernier tome paru aujourd’hui. A cette occasion, une réédition du premier tome est proposée avec beaucoup de surprises (et même un jeu de cartes !!!). Un vrai régal pour les fans et une chance pour ceux qui vont pouvoir en profiter pour découvrir cette excellente série.
Bravo aux auteurs pour leur super travail qui dure depuis tout ce temps et nous offre tant de bons moments de lecture (on lit et on relit les albums sans cesse !!). Avni, c’est le coup de coeur assuré !
Edition limitée du tome 1 spécial anniversaire :
Résumé de l’éditeur :
Dans l’école d’Avni, il y a un nouveau. C’est le petit frère de Mina, mais il ne lui ressemble pas du tout. D’ailleurs, il ne ressemble à personne de la famille de Mina : ce sont tous des chats, et Colibrice, lui, est un oiseau. C’est que le petit frère de Mina a été adopté. Avni trouve ça super : après tout, le plus important, ça n’est pas d’être pareils, mais c’est d’être heureux ensemble !
Enfin, ça, c’est ce qu’il pense jusqu’à ce que ses parents profitent de cette situation pour lui annoncer que, lui aussi, il a été adopté. Voilà pourquoi il ne ressemble à personne ! Pour le petit animal non identifié aux pouvoirs incroyables, c’est une sacrée surprise, et il se sent trahi… Aussitôt, il prend son sac à dos et décide de faire une fugue en direction d’un endroit beaucoup plus drôle et où ses parents ne veulent jamais l’emmener : le parc Monstrofun.
Une expédition qui lui fera prendre conscience de l’amour que lui porte sa famille, de la chance qu’il a d’être si bien entouré, et qui lui donneront surtout l’occasion de faire de nouvelles bêtises : car si on ne sait toujours pas quel animal est Avni, une chose est sûre, c’est qu’il est super drôle !
Date de parution : le 13 septembre 2023 Auteurs : Romain Pujol (Scénariste), Vincent Caut (Dessinateur) Genre : humour, kids
[BD] Show Time at the Apollo, histoire d’une salle mythique de Harlem (Glénat)
Adaptation du livre éponyme de Ted Fox paru en 1983, Show Time at the Apolloest un roman graphique particulièrement dense qui retrace, à la manière d’un documentaire, l’histoire de l’une des salles de théâtre les plus légendaires et exigeantes du monde : l’Apollo.
L’album est une gigantesque frise temporelle, construite à travers différents entretiens que l’auteur a eu la chance d’avoir notamment avec les stars du showbiz qui ont pu se produire sur cette scène mythique. Car L’Apollo, toute petite salle au fin fond de New York, a vu passer les plus grands artistes depuis 1934 (même si elle a un temps dû fermer ses portes avant d’être reprise). Elle a d’ailleurs connu toutes les grandes vagues : du jazz au rock jusqu’au hip-hop… de James Brown à Jimi Hendrix en passant par Paul McCartney ou encore Jay Z. Tous ont rêvé de cette scène et ont un jour réussi (parfois après de longues années d’attente, même pour les plus grands d’entre eux) à s’y produire.
Au fil d’entretiens fleuves, on découvre toutes les époques de l’Apollo, salle pas toujours accueillante mais pourtant adoptée comme une seconde maison par tous ceux qui témoignent. Un documentaire mélomane où l’on apprend beaucoup sur les différents artistes, sur le show business qui les entourent etc…
Un album qui impressionne par le travail qu’il représente.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
La plus célèbre salle de New York réouvre ses portes !
Depuis sa création dans les rues de Harlem en 1934, des milliers d’artistes se sont produits sur la scène de l’Apollo, dont Billie Holliday, Ella Fitzgerald, James Brown, Jimi Hendrix ou encore les Jackson Five. Ils ont ouvert une voie royale au swing, au blues, au jazz, au gospel, à la soul, au funk ou encore au hip-hop… Certains ont aussi apporté un renouveau en matière de danse et de comédie. L’Apollo a vu naître des artistes de légende qui ont transcendé à travers leur art, la haine, l’ignorance et l’intolérance. À partir des années 1940, le théâtre devient un symbole de la musique noire américaine et un haut lieu new yorkais pour lancer les futurs talents. Une salle mythique, devenue aujourd’hui un musée de la Musique afro-américaine à jamais associé à la culture de la ville de New York, mais surtout un théâtre toujours aussi vivant et prospère. Des années 1930 à nos jours, le scénariste Ted Fox et l’artiste James Otis Smith retracent toute l’histoire incroyable de cette salle de spectacle légendaire – probablement la plus célèbre de New York – dans un passionnant roman graphique. Showtime at the Apollo se fait aussi le reflet d’une époque en lutte pour les droits civiques et le témoin d’une Histoire, celle de l’Amérique noire et de la culture urbaine. Seule véritable biographie sur l’Apollo, cet ouvrage documenté ravira les fans inconditionnels de musique et les néophytes
Date de parution : le 30 août 2023 Auteurs : Ted Fox (Scénario) et James Otis Smith (Dessin, Couleurs) Genre : roman graphique
Mon Quiz, Je suis en CP des éditions du Père Castor
Mon Quiz, Je suis en CP des éditions du Père Castor se présente comme un petit livret. Il a été entièrement conçu par un conseiller pédagogique. Avec 150 questions-réponses sur plusieurs thèmes, aux illustrations rigolotes.
C’est un petit quiz qui teste les connaissances de l’enfant tout en lui apprenant de nouvelles notions. Les questions portent aussi bien sur le domaine des mathématiques, du français que des sciences ou de l’Histoire-Géographie. Les questions sont sur la page de droite et au dos se trouvent les réponses. Exemples : Je commence les phrases. Qui suis-je ? Ce fruit fait partie des agrumes. Sa couleur est son nom. Qu’est-ce que c’est ? Je brûle et je réchauffe aussi. Qui suis-je ? Je suis la 5ème lettre de l’alphabet et aussi la 2ème voyelle. Qui suis-je ? Quand j’effectue une opération, j’ai moins d’éléments à la fin. Qui suis-je ?
Vous l’aurez compris, les questions semblent faciles pour un adulte, mais n’oublions pas que cela s’adresse aux tout jeunes lecteurs de CP.
Mon Quiz, Je suis en CPest à offrir aux nouveaux petits écoliers du CP qui vont apprendre en s »amusant !
Dire que Godard n’était pas un homme simple a tout de la lapalissade. Comme dire que l’artiste ne rentrait dans aucune case. Regarder un film de Godard est fatigant, le rencontrer devait être également une belle gageure. L’auteur s’imagine deviser avec le petit suisse dans des échanges à bâtons rompus, ni fluides ni très accessibles, dans des cases également pas très claires. Le livre est un beau concept, de ceux qui plaisent aux adorateurs du réalisateur parti récemment dans d’autres contrées célestes. Dessins au crayon, portraits, photos, le livre est un véritable fourre tout, comme un labyrinthe dans lequel on doit retrouver son (propre) chemin pour se faire sa (propre) idée. Alors l’auteur imagine, il parle avec JLG, tous d’eux parlent de langage, de son, d’images, de films, de philosophie peut être, de malentendus certainement. Il est beaucoup question de son et d’écoute, plutôt que d’images à regarder. Le discours prend le pas sur la forme de l’image, peut être parce que le message prime toujours sur le procédé. La BD peut, (doit?) se lire en plusieurs fois, dissocier les bulles et les longs dialogues d’échanges, les bulles qui renvoient aux films de JLG et les élucubrations intellectuelles de l’auteur. Le chemin est beau, il mène peut être dans un mur mais le prendre est un vrai plaisir.
Synopsis: Philippe Dupuy part à la rencontre du cinéaste Jean-Luc Godard. Une rencontre improbable a priori, mais rien n’est impossible en bande dessinée ! 100 pages pour évoquer avec lui le processus de création, la singularité de toute démarche artistique, dans un dialogue ludique et didactique au pays de la bande dessinée et du cinéma. Une exploration des grandes questions qui passionnent Philippe Dupuy en tant qu’artiste : l’acte de création, faire, faire lire, le statut de l’artiste dans l’histoire de l’art.
Certaines expositions marquent l’esprit plus que d’autres. L’exposition Gertrude Stein et Pablo Picasso au Musée du Luxembourg fait partie des moments marquants de la saison artistique avec ce voyage dans l’histoire de l’art. La collectionneuse et écrivaine Gertrude Stein et l’artiste total Pablo Picasso ne sont pas les seuls à hanter l’exposition. Les visiteurs trouveront également Cézanne, Braque, Warhol, Johns et tant d’autres pour une puissante plongée dans l’histoire culturelle. Une exposition à ne pas manquer.
Un parcours à faire et refaire 10 fois
Les plus attentifs auront remarqué que l’année 2023 est l’occasion de célébrer l’anniversaire des 50 ans de la disparition de Picasso. Le Musée du Luxembourg en profite pour associer sa grande amie Gertrude Stein et montrer leurs liens très forts rentrés dans la légende. En effet, les 2 icônes du XXe siècle se sont rencontrés avant que Pablo ne devienne Picasso, le cubisme était encore balbutiant, Matisse et Braque n’avaient pas encore percé et Picasso attendait son heure au Bateau Lavoir. L’ainée (1874-1946) vient juste de s’installer à Paris pour gouter à la trépidante vie artistique qui y a cours. Le cadet (1881-1973) est déjà présent depuis peu pour des expérimentations qui le font être remarqué. L’immigrée juive américaine et le jeune artiste andalou sont des étrangers vivant encore dans une relative marginalité, leur bohême va fonder leur appartenance à la coterie artistique parisienne. Tous 2 sont férus d’avant-gardisme, littéraire pour elle et pictural pour lui, ils se reconnaissent très tôt et ne se quittent plus. L’exposition fait un focus admirable sur cette amitié particulière à la postérité immense. La Commissaire générale, Cécile Debray, présidente du Musée national Picasso-Paris a souligné dans cette exposition la complicité indéfectible qui lie 2 êtres si particuliers, ogre à femme pour lui, homosexuelle avouée pour elle, pas de fausse pudeur ni de gêne entre ces 2 êtres d’exception. Un siècle d’art, de poésie, de musique et de théâtre sont explorés avec l’invocation de noms aussi illustres que ceux de Henri Matisse, Juan Gris, Marcel Duchamp, Jasper Johns, Andy Warhol, Bruce Nauman, Carl Andre, Joseph Kosuth, Hanne Darboven, Glenn Ligon, John Cage, Bob Wilson, Gary Hill ou Philip Glass.
C’est peu dire que le parcours est prodigieux, il fait tourner l’esprit et ouvrir grand les yeux. L’exposition est visible à partir du 13 septembre pour un vrai moment de ravissement esthétique!
Le yoga des collégiens, 5 séances complètes (Casterman)
En ces temps de rentrée, votre enfant, pré-ado, est peut-être un peu stressé. Alors, cet album, très bien illustré, pourra sans aucun doute l’aider : Le yoga des collégiens. On a déjà découvert le Yoga des émotions qui était destiné aux plus jeunes. Cette fois-ci, il s’agit des adolescents. Le yoga des collégiens va les aider à gérer leurs émotions, leur stress, leurs tensions, leurs angoisses. Au collège, ils ont tous ressenti un jour ou l’autre des tensions telles qu’ils en perdent leurs capacités. Comment alors récupérer en quelques secondes le contrôle de son corps et de sa tête ? Plusieurs thèmes sont abordés dans cet album, joliment illustré : Comment s’endormir sereinement Comment se détendre avec les copains Comment se calmer sans quitter sa chaise Comment améliorer sa concentration et sa mémoire Comment retrouver le sourire quand rien ne va plus. Tout est très bien expliqué avec des dessins des différentes postures à réaliser. Quand on lit cet album, on ne peut que penser que c’est vraiment à la portée de tous de faire quelques séances de yoga qui peut apporter tellement de bien à notre corps. Le yoga des collégiens, avec ses cinq séances complètes, est un album à mettre entre toutes les mains, pas forcément que des collégiens ! Un livre qui fait du bien à toute la famille !
4h15 de film, il faut être motivé pour suivre cette dissolution du mariage entre une actrice et son metteur en scène dans le Paris de l’après 1968. Hyper réalisme, banalité du quotidien, scènes de répétition d’Andromaque de Racine et des scènes de la vie de couple entre Sébastien et Claire à l’extérieur du théâtre, le tout bien mélangé aboutit à un psychodrame qui divise. Truffaut y voyait un sommet de la Nouvelle Vague, d’autres y voient au contraire un film nombriliste facile et paresseux. Ne reste plus qu’à vous faire votre opinion!
L’amour en fuite
Jean-Pierre Kalfon et Bulle Ogier forment un couple éternel du cinéma. L’un metteur en scène extrême et l’autre actrice hypnotisante fascinent par leur jeu entre improvisation et émotion! Le film sur le théâtre mélange scène et intimité dans un espace et un temps toujours en mouvement, l’immobilité est impossible et suivre le rythme créée des difficultés que le couple tente de surmonter, non sans mal. Liberté et scénario se mêlent dans un carambolage délicat, pas de limite dans la durée des scènes, quitte à permettre de savants délayages et des pétillantes élucubrations. L’intrigue se suit en pointillés dans d’incessantes digressions artistiques et sentimentales. Plus qu’un film, L’amour fou est une véritable expérience comme la Nouvelle Vague aimait à en offrir, sous les auspices d’un réalisateur exigeant à la vision exacerbée de l’être humain. Rien n’est simple, rien ne se fait en ligne droite, tout est virages et détours, atermoiements et péripéties. Le couple Kalfon/Ogier s’aime mais se déchire, le couple se trouve et se dérobe, les plans séquences sont nombreux, mettant à rude épreuve autant les acteurs que les spectateurs pour un résultat assez fascinant. La lenteur de la plupart des scènes tranche avec la violence de certaines autres. L’amour fou est un amour qui met en danger les personnages, c’est excitant, revigorant, mais dur à suivre sur la durée, les sentiments se diluent inévitablement dans tous ces élans répétés. La pièce Andromaque est un catalyseur autant qu’un poison pour les sentiments, un nouvel amour naît pendant les répétitions, filmées par une équipe de télévision, avec un effet de miroir troublant et une mise en abime de l’amour autant que du théâtre. L’œil de la caméra devient intrusif, le metteur en scène s’en amuse, les comédiens beaucoup moins, ils y voient une violation de leur intimité. La beauté diaphane de Bulle Ogier capte l’attention de la caméra et des spectateurs. La scène de séparation, avec la découpe des vêtements, est perturbante, la ressemblance métaphorique avec le déchirement des corps crispe.
Le film a été restauré en 4K sous la supervision de Caroline Champetier pour redécouvrir un film culte de la Nouvelle Vague le 13 septembre au cinéma.
Synopsis: Claire et Sébastien vivent ensemble. Sébastien est metteur en scène de théâtre et Claire comédienne. Elle s’apprête à jouer Hermione dans une mise en scène d’Andromaque de Racine que Sébastien et sa troupe répètent, sous l’œil d’un réalisateur de télévision qui filme leur travail. Lors d’une répétition où elle peine à dire son texte, elle quitte brusquement le théâtre. Sébastien la remplace, au pied levé, par Marta, son ancienne femme. Tandis qu’au théâtre les répétitions avancent, Claire, seule dans son appartement, perd pied peu à peu.
[BD] Mikki et la traversée des mondes, tome 1 aventure onirique d’une enfant mutique (Glénat)
Mikki est une jeune fille maladivement mutique, dont plus aucun son ne sort de sa bouche. Ses parents adoptifs sont inquiets et l’inscrivent à un programme très spécial, à la clinique Mortelente. Un drôle de nom pour un établissement qui abrite une thérapeute au style tout aussi déroutant. La jeune fille se trouve alors catapultée dans un monde parallèle, façon réalité virtuelle. Mikki vient d’intégrer une sorte de jeu d’aventure où elle doit trouver et passer des portes comme une quête, à la recherche de l’origine de ses maux.
C’est ainsi que débute ce premier tome de Mikki et la traversée des mondes, justement intitulé La Maladie des portes. Car plus notre héroïne ouvre de portes, plus elle découvre des mondes différents en lien avec elle-même, et rencontre des êtres exubérants (au premier rang desquels on trouve son ami au Capybara-totem) et fantastiques. Jusqu’au moment où elle va forcer l’ouverture d’une porte interdite et provoquer une collision de mondes avec d’autres malades de la clinique !
Un album aussi rythmé qu’un jeu de plateforme où le personnage bondit de mondes en mondes sans s’arrêter. Si on ne saisit pas encore tout de l’expérience proposée par Stéphane Betbeder (scénario) et Paul Frichet (dessin) elle demeure plaisante à suivre, dès les premières secondes. D’autant plus que le dessin est pêchu et offre beaucoup de dynamisme aux scènes d’action. Une façon très originale et ludique d’aborder la santé mentale des plus jeunes, en les sensibilisant sans en avoir l’air.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Un conseil, méfiez-vous des portes. Mikki souffre d’une timidité maladive. Avec quatre autres enfants atteints eux aussi de troubles du comportement, elle participe à un nouveau programme révolutionnaire : le Protocole Mortelente. Cette thérapie originale fait appel à la réalité virtuelle et à l’intelligence artificielle. Le Protocole crée des jeux d’aventures immersifs sur-mesure pour permettre à chaque enfant de dépasser ses peurs. Pour les parents, c’est la promesse d’une guérison miraculeuse, garantie 100 % sans risques… Le parcours de Mikki s’avère déconcertant : après chaque épreuve, elle franchit une porte et se retrouve aussitôt projetée dans un tout autre univers. Porte après porte, des personnages se joignent à elle : super-héros des Cavernes, un jeune explorateur loufoque, une petite fille sans peur et son grand frère poltron, et même une hyène fluorescente particulièrement soupe au lait. Muette et craintive au début, Mikki va aller loin, trop loin en franchissant une énième porte dont l’accès est interdit… Ce sera le début d’une sacrée pagaille qui va mettre en danger tous les autres participants ! Nouvelle série jeunesse totalement connectée avec son temps, Mikki nous emporte dans une aventure abracadabrante et espiègle, aux frontières du réel, qui aborde en filigrane la question de la santé mentale des plus jeunes.
Date de parution : le 6 septembre 2023 Auteurs : Stéphane Betbeder (Scénario) , Paul Frichet (Dessin, Couleurs) Genre : Aventure, jeunesse, santé mentale
[BD] Le seul endroit, roman graphique d’une grande réussite sur la transidentité (Glénat)
Cette rentrée littéraire compte de belles surprises. Le seul endroit, de Séverine Vidal (scénario) et Marion Cluzel (dessin) en fait partie. Ce roman graphique met en scène Léold, un jeune étudiant qui se revendique « gender fluid ». Ni totalement homme, ni totalement femme, il montre comment on peut vivre dans la peau d’une personne non-binaire. Avec toute l’honnêteté qui commande la rédaction de ces lignes, on imagine immédiatement un sujet lourd et difficile dont la lecture pourrait être pesante.
Mais l’album provoque rapidement la surprise. Il retentit comme un témoignage fort sur la transidentité, avec une sincérité et un amour de l’autre profondément touchants.
Léold nous raconte ses convictions et ses craintes. Comment son frère, sa mère ou son père réagissent à sa prise d’hormones, chacun très différemment. Comment son corps se modifie doucement, comment il se perçoit et la façon dont il veut vivre avec, à la croisée de deux genres. Mettre du vernis à ongle et se laisser pousser les poils… On entre dans l’intimité d’une personne différente et finalement si semblable à chacun. Car Léold va tomber sous le charme de sa voisine. Le récit va alors nous embarquer dans une romance où Léold devra composer avec une situation de fait compliquée.
Inspiré de faits réels, Le seul endroit touche du doigt des questions très sensibles avec un sens de l’humanité et une délicatesse remarquables. Comme une ode à l’acceptation et à l’amour de l’autre quelqu’il soit. Les choses apparaissent alors comme une évidence : tout le monde a le droit de vivre son identité, sa vie, en accord avec lui-même. Une leçon de tolérance, donnée avec beaucoup d’amour, qui emporte forcément l’adhésion du lecteur.
Bravo donc pour ce grand travail, qui montre que ce que l’on croit parfois être un sujet particulier, lorsqu’il touche à l’humain, est fondamentalement universel. Un album écrit avec brio, à la narration fleuve et rythmée où l’on apprécie le trait particulièrement doux du dessin et où la coloration participe à faire rayonner des personnages solaires. A ne pas manquer.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
« Les mots sont essentiels, quelque chose qu’on ne nomme pas n’existe pas … »
En première année de fac, Léold vient d’emménager à Bordeaux. Au même moment il démarre sa prise d’hormones. Car Léold est une personne non-binaire, ni complètement fille, ni complètement garçon.Léold revendique sa « fluidité » et ne regrette rien. Il vit un entre-deux… Face à cette situation ses parents sont un peu perdus. Ils pourraient comprendre un changement de genre mais la « fluidité » ? Heureusement, les amis sont bienveillants. En attendant, Léold doit s’atteler aux cartons dans un appartement en vrac. Pour se détendre, il prend des bains et va à la piscine où le maître-nageur le regarde d’un œil curieux. Peu importe, Léold se sent bien tel qu’il est. Bientôt, un imprévu va venir bousculer son quotidien. Un imprévu … qui s’appelle Olivia. C’est sa voisine. Au fil des échanges, une certaine complicité va se nouer entre eux. Olivia va le suivre dans ce parcours de transition, discuter, écouter et débattre. Ensemble, ils vont chercher les mots justes et surtout vivre librement leur histoire naissante. Face au regard d’une Société binaire qui évolue, Léold est en mouvement perpétuel. Il se réinvente chaque jour, il éclate de rire, se questionne, s’habille comme il le souhaite, met du vernis sur ses orteils, marche loin devant… Ce roman graphique touchant met en lumière un personnage fort affirmant son identité genderfluid et ouvre le dialogue en réinterrogeant la langue française. Avec ses dessins délicats et des couleurs solaires à l’image de Léold, Marion Cluzel sublime le récit de l’écrivaine Séverine Vidal.
Date de parution : le 30 août 2023 Auteurs : Séverine Vidal (Scénario) et Marion Cluzel (Dessin, Couleurs) Genre : roman graphique
Le barrage a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2022. Le premier long-métrage de l’artiste plasticien libanais Ali Cherri interroge sur la situation sociale de ceux qui travaillent sur un grand chantier au Soudan. Il filme les paysages et questionne la violence de populations plongées dans le dénuement.
La situation d’états sans vraie stabilité
L’Afrique connait actuellement des bouleversements géopolitiques incessants. Le film a d’ailleurs été réalisé en pleine révolution soudanaise, les radios bruissent des dernières nouvelles et des incessantes péripéties. Le titre Le Barrage n’est d’ailleurs pas choisi au hasard. Cet édifice grandiose contraint les forces de la nature, modifie le cours de fleuves et organise le flux de la ressource naturelle la plus essentielle à l’homme, l’eau. Mais le film montre surtout que le barrage a des effets destructeurs sur les populations, contraignant les populations au départ, souvent contraint et forcé. La caméra du réalisateur suit les personnages, en premier lieu Maher, ouvrier dans une briqueterie traditionnelle dont l’existence dépend essentiellement du grand Nil. Le film suit ses pérégrinations nocturnes dans le désert où il bâtit un édifice mystérieux fait de boue. En même temps que la révolution bat son plein, la structure semble s’adresser à lui. Le film est rempli de symboliques difficiles à appréhender pour qui connait peu ou mal la culture locale. Le film est une partie intégrante du travail au long cours du réalisateur consacré à ce qu’il nomme les géographies de violence ou les paysages de violence. Par son travail, il souhaite détailler les processus qui mènent à la violence, que ce soit par des canaux politiques, sociaux ou géopolitiques. Les 2 autres volets de la trilogie sont les courts-métrages The Disquiet (L’Intranquille, tourné au Liban autour de la question des tremblements de terre) et The Digger (Le Creuseur, filmé sur un site archéologique dans le désert aux Émirats Arabes Unis, qui questionne la construction des récits historiques sur lesquels une nation essaie de se fonder). Le Barrage a été tourné à proximité du barrage de Merowe, bâti par les Chinois au Nord Soudan. Le film fait apparaitre en filigrane les effets destructeurs du barrage sur l’environnement mais aussi la violence causée par ce projet ressentir comme néfaste par la population. Le renversement du dictateur Omar el-Bechir a perturbé le début du tournage mais le réalisateur n’a jamais voulu abandonner.
Le barrage est un film au sujet fort, il parle de l’époque actuelle et des difficultés à appréhender le futur. Sa sortie en DVD est le moment de le découvrir.
Synopsis: Soudan, près du barrage de Merowe. Maher travaille dans une briqueterie traditionnelle alimentée par les eaux du Nil. Chaque soir, il s’aventure en secret dans le désert, pour bâtir une mystérieuse construction faite de boue. Alors que les soudanais se soulèvent pour réclamer leur liberté, sa création semble prendre vie…