Accueil Blog Page 68

Un retour hyper réaliste sur un drame insoutenable dans Le prix de la vérité de Aneesh Daniel, sortie DVD le 1er septembre

Le réalisateur Aneesh Daniel s’est basé sur un article de l’Indian Today pour le scénario de son film. L’article sur le terrible assassinat de Graham Staines l’a suffisamment marqué pour débuter son film. Il a été à la rencontre de Gladys, la femme de Staines, pour lui demander l’autorisation de réaliser un film sur son époux. 4 ans de travail ont abouti à un scénario qu’il a présenté en 2007. Le réalisateur indien s’est basé sur le sujet des conversions illégales pour un premier film qui a attiré les producteurs par son sujet socialement fort et pertinent. Après 12 ans de travail, le film a vu finalement le jour pour un résultat troublant.

Un film sur un univers mal connu

Le titre original du film en anglais est une référence à un verset de l’Evangile. The least of these, traduit par Le Prix de la Vérité, est une référence au texte Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25,40). Graham Staines était un missionnaire évangélique qui soignait des lépreux en Inde depuis 30 ans. En 1999, il a été brûlé vif avec 2 de ses enfants par des fondamentalistes hindous. Sa femme Gladys a pardonné aux assassins de son mari, un signal fort sur la charité du Christ. Les acteurs du film sont venus eux-mêmes voir le réalisateur, Stephen Baldwin a apprécié le scénario et a poussé pour obtenir le rôle de Graham Staines. Shari Rigby interprète le rôle de Gladys, la femme de Graham Staines, et beaucoup d’autres acteurs et actrices ont été choisi sur place pour plus de réalisme. Un témoin clé de l’évènement tragique, le Dr Subhankar Ghosh, du fait de son rôle de témoin du drame, a été présent sur les plateaux tout au long du tournage. Le personnage du journaliste, incarné par Sharman Joshi, est lui fictif, avec une inspiration au plus près de la réalité. L’histoire racontée ne cache rien des évènements mais insiste aussi sur les notions de pardon et d’espoir, loin de la rancœur habituelle. Le personnage du journaliste personnifie lui-même les contradictions d’un univers complexe. Chrétiens et hindous, tous doivent cohabiter et le moindre signe de tension peut dégénérer rapidement en drame, au risque de victimes et de rancœurs.

En revenant sur un évènement douloureux, le réalisateur offre une vision originale, dévoilant des sentiments contradictoires sans critiquer qui que ce soit, dans une honnêteté rassénérante qui trouble forcément les spectateurs.

Synopsis:

À la fin des années 1990, dans l’état d’Orissa, Manav, un journaliste indien, est chargé d’enquêter sur Graham Staines, un missionnaire australien soupçonné d’acheter la conversion des pauvres au christianisme. Manav accepte d’investiguer sur cet homme avec la promesse d’obtenir un poste important en retour. Mais il découvre une série de révélations qui vont ébranler ses préjugés. Il se retrouve face à un choix crucial : favoriser son ambition professionnelle ou faire éclater la vérité. D’après l’histoire vraie de Graham Staines, qui soignait les lépreux en Inde depuis plus de 30 ans. Le 23 janvier 1999, il est brûlé vif avec deux de ses enfants par des fondamentalistes hindous.

Ils sont moi, je suis eux, un roman d’Alma Brami (Mercure de France)

Ils sont moi, je suis eux, un roman d’Alma Brami (Mercure de France)

Publik’Art se réjouit de lire à nouveau Alma Brami.
Après l’excellent Qui ne dit mot consent voilà une tout autre aventure : Ils sont moi, je suis eux.
L’auteure nous plonge dans l’univers de la maternité. Plus précisément celui de la parentalité. Le rôle de la mère, vu par la mère. Et uniquement la mère.
Comme toujours avec Alma Brami, on commence son livre sans pouvoir le quitter… Et on le termine à bout de souffle…
L’écriture reflète totalement le ressenti de cette mère de famille de deux enfants. Saccadée, rapide, vive, courte, débordée… Contrariée par des sentiments contradictoires.
Sonia veut être une mère parfaite, à l’opposé de sa propre mère qui ne s’est jamais occupée d’elle. Mais du coup, elle ne se reconnaît plus. Ne sent plus son corps, elle est « eux ». Ils sont moi et je suis eux. Tout est dit dans le titre du roman, à la fois captivant et terrifiant.
Jusqu’où ira cette mère parfaite ?
Beaucoup de mères se reconnaîtront dans certains passages du livre, écrit avec beaucoup d’humour. L’emploi du temps d’une mère de jeunes enfants est infernal. Et il est vrai qu’elles doivent souvent se débrouiller seules, et obligatoirement seules si le père est absent. Ce qui est le cas de Sonia : pas de place pour un homme ! Pas de place pour un père ! Pas une seconde de répit !
« Une mère est une planète entière, un soleil éternel. Je suis une louve aux mamelles pleines, saoulez-vous sans relâche ». P59
« Vous voyez les enfants, je suis là, je suis tout le temps là. Rien ne m’échappera si on vous tourmente, je saurai deviner ce que vous me cachez. Pour vous protéger, pour que vous n’ayez jamais mal tout seul. « p.99
L’auteure analyse finement les sentiments maternels mais également les relations mère-fille. La mère de Sonia veut imposer à sa fille sa façon d’élever les enfants. Et ne cesse de la critiquer. Mais Sonia tient bon. Elle est une louve qui protège ses petits. Personne ne peut toucher ses petits… Ils sont moi et je suis eux. Au risque de …
Ils sont moi et je suis eux est un très beau roman, centré sur la mère et ses possibles dérives… Tout simplement détonant !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 23 août 2023
Auteur : Alma Brami
Editeur : Mercure de France
Prix : 17€

Un beau documentaire sur la variété des océans avec L’océan vu du cœur (les alchimistes), sortie le 13 septembre en salles

Baleines, coraux, poissons, micro-organismes, la mer est riche d’une faune et d’une végétation variée, chaque élément a son importance dans le système globale, mis à mal par la surexploitation humaine. Les effets délétères sont si importants que l’exercice ressemble à une balle dans le pied. Des scientifiques expliquent de manière très pédagogique en quoi il est urgent de mieux connaitre le monde des océans et surtout pourquoi il faut absolument faire en sorte de ne pas continuer de le détruire. Le film documentaire canadien a été réalisé au Québec par Iolande Cadrin-Rossignol et Marie-Dominique Michaud. Il est la suite du documentaire La Terre vue du cœur avec déjà Hubert Reeves en narrateur en 2018. Les digressions sont nombreuses, sur les coraux, sur les baleines, sur le saumon, et tant d’autres. La sortie en salles du film donne l’occasion d’une prise de conscience phénoménale sur ce qui met en danger les océans et donc l’espèce humaine. La difficulté à contrôle l’activité humaine pourrait mener à une 6e extinction, rien que ça. Surpêche, forage dans l’arctique, les dangers sont innombrables, la nature n’est pas un puit de ressources sans limite, l’humanité doit accepter la responsabilité de les protéger pour garantir la bonne santé de l’ensemble. Vaste sujet… Surtout que les grandes profondeurs contiennent des ressources rares, de quoi accentuer la pollution générale.

Synopsis: Longtemps, l’Océan nous a paru inaltérable et inépuisable, mais l’impact de nos actions sur sa biodiversité et sa température est alarmant. Dans L’Océan vu du cœur, suite de La Terre vue du cœur, Hubert Reeves, entouré de scientifiques, d’explorateurs passionnés, nous propose de redécouvrir ce qui le menace et surtout, sa capacité de régénération phénoménale. Un hymne au Vivant, dans ce qu’il a de plus riche, de plus précieux et nécessaire à préserver si l’on veut survivre, parmi d’autres espèces, sur notre planète bleue.

Entre sensibilité et injonction à la maternité, Demain est un autre jour, sortie le 23 aout aux éditions Futuropolis

Il est rare de lire une BD si plongée dans un réel qui évoque forcément des images et des sentiments à chacun. Demain est un autre jour raconte les joies, les peines et les doutes d’un couple de trentenaire dans la Corée du Sud d’aujourd’hui. San et Bada rencontrent des difficultés pour enfanter, ils n’en ont pas vraiment envie mais les réflexions et les regards de leurs mères respectives finissent de les forcer à agir. Entre FIV, espoirs et déceptions, en plus de leurs emplois respectifs et de leurs envies de profiter de la vie, ils se retrouvent presque aculés dans une recherche effrénée de parentalité. C’est tout un univers qui se dessiner sur un peu plus de 220 pages, l’auteur Keum Suk Gendry-Kim manie le crayon avec aisance pour un dessin des plus réalistes, elle ajoute aussi beaucoup de poésie pour ajouter des paysages qui concourent à une belle mélancolie générale. Les éditions Futuropolis éditent une BD aussi belle qu’introspective sur cette quête constante de convenir aux impératifs sociaux, travail, famille, enfants, par delà les volontés personnelles qui se retrouvent courbées sous le poids des injonctions familiales et sociales. Une BD à lire absolument en cette rentrée de septembre 2023.

Synopsis:

« San et moi nous nous étions demandé si nous devions garder pour nous seuls le fait que nous suivions une procédure de fécondation in vitro. Mais nous avons décidé de tenir les parents au courant. Nous ne voulions plus entendre de remarque à propos de la conception éventuelle d’un bébé et nous pensions que la famille avait le droit de savoir. »

À travers l’histoire de Bada et San, c’est le récit de vie de nombreux couples qui est raconté : les difficultés physiques et morales, le regard de la famille (et belle-famille), des amis qui, suivant le sexe, reportent leurs propres jugements sur l’un ou l’autre membre du couple, le manque d’empathie du monde médical, les espoirs et déceptions… Et même si la douleur est partagée, c’est bien un sentiment de solitude qui s’empare de la femme. Un drame personnel mais qui véhicule des comportements similaires d’un continent à l’autre.

En quelques années, Keum Suk Gendry-Kim s’est imposée comme l’une des dessinatrices les plus importantes en Corée. Ses ouvrages, Mauvaises Herbes et l’Attente, sont couronnés de nombreux prix internationaux. Par ses récits sensibles, elle expose la violence des humains, nous conte l’histoire de son pays, les gens qui y vivent et les séquelles du passé.

Editeur: Futuropolis

Auteur: Keum Suk Gendry-Kim

Nombre de pages / Prix: 224 pages / 26 euros

Une belle BD héroic-fantasy avec Pécadilles de Cinzia Di Felice, sortie le 8 septembre 2023 aux éditions Kalopsia

Péccadilles se distingue par ses 8 histoires courtes et son graphisme rappelant les graphismes de Juan Gimenez dans La caste des Méta-Barons ou Manara pour ses dessins de créatures plantureuses. Les héros des différentes historiettes se retrouvent aux prises avec des destins contraires, le plus souvent à leurs dépens, comme des fables aux enseignements universels, l’habit ne fait pas le moins, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, méfie toi de l’eau qui dort. La lecture est ludique et presque pédagogique, non sans humour et un ton volontairement piquant. L’auteur Cinzia di Felice a débuté dans l’univers de la BD en 1998 et se signale par 64 pages très denses et ramassées. 8 histoires qui se lisent avec intérêt, 8 pages maximum par histoire, de quoi donner envie de les relire une à une pour en saisir toutes les subtilités. Les héroïnes sont pleines de caractères, les héros souvent victimes de leurs travers et a prioris. L’auteur s’amuse des avis à l’emporte-pièce de ceux qui croient tout savoir mais se retrouvent piégés faute de sagesse suffisante. Dragons, esprits malins, mort, les dangers sont nombreux et emportent avec eux qui ne se fient pas suffisamment à leurs jugements.

Synopsis: Peccadilles est un recueil de 8 histoires courtes dans un univers fantastique. Chacune d’entre elles met en scène avec humour des personnages hauts en couleur sur le thème de l’expérimentation, de l’échec et de la persévérance. «Le dernier dragon», «L’attente», «La princesse et l’abruti», «Petit scarabée», «La belle est bête», «C’est juste un jeu», «Une fille nue assise sur un arbre peut en cacher une autre…», «La mort te va si bien». Les maladresses des personnages sont autant de comptines riches en enseignements qui ne manqueront pas de vous faire sourire.

Editeur: Kalopsia

Auteur: Cinzia di Felice

Nombre de pages / Prix: 64 pages / € 8,99 – € 16,90 TVAC

La suite tempétueuse et pour toute la famille de Princesse Cracra à la Folie Théâtre avec Sorcière Gribouillis

La princesse Mélanie, le chevalier Fred et la sorcière Gribouillis sont de retour pour une nouvelle pièce haut en couleur. Le trio de choc est accompagné par un 4e membre indissociable, le jeune public sans cesse sollicité et avide de répondre bruyamment aux invectives des comédiens. L’énergie prodiguée à la pièce est à très haut voltage, les comédiens et les parents sont ravis de ce jeu de ping pong continuel. C’est maintenant une potion pas très catholique qui fait devenir le prince fou amoureux… de la sorcière Gribouillis! La princesse est dépitée mais la sorcière aussi, fatiguée des assauts continuels du fougueux prétendant. Chansons et musiques rythment ce très beau moment de théâtre familial à ne pas manquer A la Folie Théâtre. Cette suite de Princesse Cracra comble toutes les attentes des jeunes fans en tournant en dérision les codes des contes de notre enfance, le comédien et les 2 comédiennes s’en donnent à cœur joie, c’est un sans faute plein de bienveillance dénué de toute grossièreté! Une réussite qui laisse présager le meilleur pour un 3e volet à venir!

Synopsis:

Le chevalier Fred tombe soudain fou amoureux de la sorcière Gribouillis… Venez aider la princesse Mélanie à délivrer le chevalier de ce mauvais sort ! La princesse Mélanie et le chevalier Fred sont très amoureux et s’apprêtent à se marier. La sorcière Gribouillis apprend la nouvelle par Coco, son fidèle perroquet. Furieuse de leur bonheur, elle jette un sort au chevalier. Oups !
Elle se trompe dans la formule… Le chevalier tombe soudain fou amoureux de la sorcière… C’est le monde à l’envers !

Détails:

Du samedi 26 août au dimanche 5 novembre 2023
Mercredi, samedi et dimanche à 16h.
Pendant les vacances scolaires, du lundi 23 octobre au dimanche 5 novembre 2023, à 10h30 du lundi au vendredi et les samedis, dimanches à 16h. Le mercredi 1er novembre à 16h.

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » – L’Épopée D’un Jeune Auteur, Cyrille Kazar (Éditions Baudelaire)

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » – L’Épopée D’un Jeune Auteur, Cyrille Kazar (Éditions Baudelaire)

L’univers littéraire est en constante évolution, avec de nouveaux talents émergeants, régulièrement pour émerveiller les lecteurs. Parmi ces jeunes écrivains prometteurs, Cyrille Kazar publie « Chroniques de l’Univers Partie 1 » aux Éditions Baudelaire. Ce premier tome prometteur nous plonge dans un monde fascinant, mêlant science-fiction et faits réels, où l’imagination de l’auteur vient se frotter à la réalité.

Un Aperçu du livre

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » nous emmène dans un voyage allant des États-Unis à l’Antarctique et jusque dans l’espace. L’auteur Cyrille Kazar nous transporte dans un univers riche en détails, peuplé de personnages attachants et d’intrigues captivantes. L’histoire débute sur Terre il y a quelques décennies avec la création de la fameuse « Zone 51 » que les fans de SF connaissent bien (et les adeptes de complots extraterrestres) …
Au cœur de ce récit épique, Kazar explore des thèmes universels tels que la quête de nos origines et les mystères de l’univers. À travers une large galerie de personnages hauts en couleur donnant corps à son récit, l’auteur offre une expérience de lecture immersive qui saura satisfaire particulièrement les amateurs de science-fiction.

La Plume de Cyrille Kazar

Ce qui distingue particulièrement Cyrille Kazar, c’est sa plume simple mais efficace : son écriture est riche en détails, ce qui permet aux lecteurs de se plonger complètement dans l’univers qu’il a créé. Les descriptions donnent vie à chaque page du livre, transportant le lecteur dans un voyage très visuel. D’ailleurs on sent l’auteur bercé de gros films hollywoodiens tant le voyage est riche en grand spectacle.

Comme le laisse supposer le titre « Partie 1 », ces « Chroniques de l’Univers » ont été pensées comme une série épisodique en plusieurs tomes. Les lecteurs sont invités à patienter jusqu’au prochain tome (au moins) afin de connaître la suite de cette aventure palpitante.

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » de Cyrille Kazar est le premier livre épique d’un auteur prometteur qui sait tenir en haleine. Nous vous invitons à vous faire un avis du livre et soutenir un jeune écrivain à l’imagination débordante.

Vous pouvez acheter le livre dans les librairies partenaires (ou à la commande), et aussi sur Amazon, Cultura et FNAC.

Résumé de l’éditeur :

Et si nous faisions la plus grande découverte de l’Histoire ? Une découverte sur nos origines… et sur le danger imminent qui nous guette. Depuis une petite ville des États-Unis jusque dans le lointain de la galaxie en passant par l’Antarctique, découvrez une aventure inspirée de faits réels, où les révélations émerveilleront autant qu’elles terrifieront. Êtes-vous prêt pour ce voyage ? Êtes-vous prêt à entrevoir la vérité ? Cyrille Kazar naît en 1983. C’est sur les bancs du collège qu’il commence à se passionner pour la science-fiction. Les mystères et l’immensité de l’univers qui le fascinent constituent naturellement le décor de ce premier roman. Après quinze ans dans l’immobilier, il est temps pour l’auteur de voyager dans l’espace, et d’y emmener avec lui les esprits curieux et aventuriers.

Date de parution : le 28 octobre 2022
Auteur
: Cyrille Kazar
Genre : S.F.
Editeur : Editions Baudelaire
Prix : 25,00 € (389 pages)
Acheter sur : Amazon, Cultura et FNAC.

109 rue des Soupirs, tome 5, Fantômes de soirée (Casterman)

109 rue des Soupirs, tome 5, Fantômes de soirée (Casterman)

Publik’Art vous a déjà fait découvrir cette bande dessinée désopilante, aux illustrations uniques : 109 rue des Soupirs.

Aujourd’hui sort le tome 5  : Fantômes de soirée.

Comme souvent, Elliot est seul chez lui. Enfin, ses parents ne sont pas là. Mais sa bande d’amis, tous des fantômes, veille sur lui.

Elliot n’arrive plus à dormir depuis qu’il a de nouveaux voisins. Ils font un bruit d’enfer. Alors, Elliot décide d’aller faire un tour chez eux accompagner d’Eva, Angus, Amédée et Walter. Tous ensemble, ils vont bien réussir à faire cesser ce bruit. Le plan : détruire les enceintes…
Les fantômes se prennent au jeu et s’éclatent comme des gamins ! Mais du genre pas du tout discrets ! Ils ont un succès fou et se font même filmer avec les téléphones et sont immédiatement connus et reconnus sur les réseaux sociaux ! Et ils vont être repérés ! Par qui ? Devinez…

Au passage, quelques phrases succulentes vont ravir les éducateurs :
Alors Internet, c’est comme être espionné en permanence ?
Qu’est-ce qu’ils filment ?

N’importe quoi, du moment qu’on les regarde et qu’on les like.
A force de regarder le monde à travers leurs écrans, ils en oublient de le vivre.

Franchement, cette Bd est absolument géniale ! Les jeunes, tout en rigolant, sont obligés de prendre conscience de certaines manies absurdes avec leurs téléphones !

109 rue des Soupirs, tome 5, Fantômes de soirée, est une BD toujours aussi géniale ! L’auteur est M.Tan qui a écrit Mortelle Adèle, le grand succès des jeunes.

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 6 septembre 2023
Auteur : Mr Tan
Illustrateur : Yomgui Dumont
Editeur : Casterman
Prix : 11,90 €

Une belle pièce pour toute la famille avec Aladin et la lampe merveilleuse à la Comédie Saint Michel

Qui n’a pas regardé ni montré à ses enfants le film Aladin des studios Disney ne connait vraisemblablement pas le classique Ce rêve bleu, et c’est bien dommage. En tous cas, tous les spectateurs du samedi 2 septembre connaissaient visiblement la chanson, véritable fil rouge du spectacle. Le jeune enfant du souk Aladin rencontre la princesse Jasmine et son cœur s’en trouve bouleversé à tout jamais. Alors quand il découvre une lampe merveilleuse avec un génie dedans qui lui permet d’exaucer 3 voeux une fois libéré de la lampe, son sang ne fait qu’un tour, il veut conquérir le cœur de son aimé. Le spectacle est surtout un grand moment d’humour qui fait résonner les rires des plus jeunes mais aussi de leurs parents. La mise en scène de Jean Blanc est pleine d’astuces, lui qui interprète de multiples rôles et n’économise pas les performances pour les plus jeunes. Magie, bulles, il fait véritablement le show avec les 2 autres comédiens interprétant Aladin et Jasmine en alternance avec d’autres comédiens et comédiennes. Numéros de danse et tours de chant enchantent le public pendant une heure de spectacle mené tambour battant à découvrir à la Comédie Saint Michel.

Synopsis:

Rejoignez Aladin dans sa conquête de la belle Jasmine, et laissez-vous emporter par la magie, la musique et la danse ! Shérazade, Princesse des Mille et une Nuits, vous contera l’histoire d’Aladin, enfant du souk. Amoureux de la belle Jasmine, il fera tout pour la conquérir, aidé par Le Génie. Mais c’est sans compter sur le méchant Jafar qui fera tout pour l’empêcher d’y parvenir ! Venez à la rencontre de tous ces personnages de légende, Jafar, Le Génie, Le Calife, Aladin, et bien sûr, la belle Jasmine, qui vous feront voyager à travers chansons, tours de magie rigolos et danse hip-hop !

Détails:

Comédie Saint Michel les samedis et dimanches à 16h15

A partir du 9/09 :
– Les samedis à 16h15
– Les dimanches à 16h30

Présentation de Angry, le nouveau single des Rolling Stones lors d’une conversation avec Jimmy Fallon le 6 septembre à 15h30 retransmise sur Youtube dans le monde entier

C’est le morceau Start me up qui a accueilli la foule des participants au Live Streaming, émis dans le monde entier depuis Londres. Jimmy Fallon a animé la discussion, chauffé la salle et… Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood sont apparus pour annoncer la sortie prochaine du single Angry avant la sortie de l’album Hackney Diamonds. C’est leur premier album studio avec des chansons originales depuis 2005, rien de moins. Toujours aussi jeunes ces pierres qui roulent malgré la disparition de Charlie Watts et le poids des ans. La discussion a été animée, conviviale, pleine de bonnes vibrations. Les musiciens ont évoqué la joie de se retrouver en studio, d’échanger des tips, avec l’émulation et la joie d’apporter du bonheur à tous les fans du monde entier. Jimmy Fallon est un grand fan, il les a relancé tout au long de la discussion pour un échange dense et fructueux. Hackney Diamonds a ainsi été lancé lors d’un événement dans le quartier d’Hackney, dans l’est de Londres, un lieu au centre du nouvel album. Si Mick Jagger a maintenant 80 ans, il a toujours la pêche et une voix phénoménale. L’événement a été retransmis sur YouTube à partir de 15h30 (heure suisse) le 6 septembre, tous les continents ont eu accès à la retransmission live depuis Londres. « Il s’agit d’un moment véritablement mondial que nous voulons partager avec les fans du monde entier via YouTube », a dit le groupe. Beaucoup d’émotion pour cet évènement digne de la nouvelle génération connectée et avide de nouvelles fraiches, délivrées dans l’instant à travers le monde. Les Stones ne datent pas d’hier, mais ils bougent toujours et ils se sont adaptés à leur audience. Les voir tous les 3 en grande forme fait plaisir, on se sent soi-même un peu moins vieux, finalement, toujours jeune même! La vidéo d’Angry a été retransmise en exclusivité… ne reste plus qu’à la découvrir! Le morceau est très rock, très Stones, dans la lignée de tous leurs singles à succès, un plaisir de les entendre à nouveau!

[Comics] Reckless tome 5 : Descente aux enfers, nouveau volet d’Ed Brubaker et Sean Phillips (Delcourt)

[Comics] Reckless tome 5 : Descente aux enfers, nouveau volet d’Ed Brubaker et Sean Phillips (Delcourt)

On n’arrête plus Ed Brubaker et son acolyte Sean Phillips ! Preuve en est avec une actualité toujours chargée, comme la sortie cet été du troisième volume des intégrales de leur série culte Criminal et d’une rentrée qui s’accompagne de la parution du cinquième tome de la série Reckless, intitulé Descente aux enfers. On y retrouve le personnage d’Ethan toujours un peu perdu dans ses propres limbes mais qui accepte de revenir sur une affaire de disparition forcément suspecte…

Au bout du chemin, c’est un récit teinté de noirceur, de vengeance et de sang qui va une nouvelle fois cueillir le lecteur. Le scénario reste assez basique, mais tout l’art du duo d’auteurs réside bien dans sa façon de raconter ses histoires. Et force est de constater que le plaisir reste intact. On n’en dévoilera pas davantage.

Ce dernier tome fait largement le taf. On ne peut qu’apprécier le travail de ces maîtres du polar. Vivement une nouvelle histoire !

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les maîtres du thriller – Ed Brubaker et Sean Phillips – présentent un nouveau récit complet mettant en scène leur magnifique anti-héros, Ethan Reckless. Mais pourrait-il s’agir de sa dernière danse ?
À la suite du tremblement de terre survenu en 1989, Ethan se rend à San Francisco afin de rechercher une femme disparue. Mais il est bientôt pris dans les méandres d’une sombre affaire, bien différente de tout ce à quoi il a été confronté auparavant.

Date de parution : le 30 août 2023
Auteurs
: Ed Brubaker (scénario),
Sean Phillips (dessin), Jacob Phillips (couleurs)
Genre : Polar
Editeur : Delcourt
Prix : 16,50 € (144 pages)
Acheter sur : BDFugue

Où est passé bébé ? Mon premier Cherche et Trouve (Père Castor)

Où est passé bébé ? Mon premier Cherche et Trouve (Père Castor)

Les éditions du Père Castor pensent à nos tout petits ! Et avec ce très bel album qui sort aujourd’hui, entièrement cartonné, le bébé va découvrir son premier « Cherche et trouve » : Où est passé bébé ?
Papa cherche bébé partout. Il n’est pas dans son lit, ni dans le jardin, ni dans le garage, ni dans la cuisine…
Mais partout où papa cherche, il constate que bébé est bien passé par là car il y a laissé quelques traces !
Du coup, le tout jeune lecteur, à partir de 1 an, va aussi chercher bébé. Et en même temps, il va chercher et trouver quelques objets définis dans la double page, joliment illustrée.
Un très bon exercice pour le jeune lecteur !
Où est passé bébé ? Mon premier Cherche et Trouve est à offrir sans plus tarder à votre petit amour !

Infos de l’éditeur :

A partir de 3 ans

Date de parution : 6 septembre 2023
Auteur : Magdalena
Illustrateur : Lili la Baleine
Editeur : Père Castor
Prix : 13,90 €

Mon premier jour d’école, un livre à lire ou à écouter (Gautier-Languereau)

Mon premier jour d’école, un livre à lire ou à écouter (Gautier-Languereau)

Un livre à écouter ou à lire.
Aujourd’hui, c’est le grand jour pour Petit Hibou: son premier jour d’école ! Mais Petit Hibou ne veut pas y aller, il a peur ! Alors Maman Hibou décide de lui faire changer d’avis … et elle réussit!

MAIS une fois que Maman Hibou est partie, Petit Hibou se fait des idées :
« Maman Hibou est partie dans l’espace…sans moi. »ou encore « Elle est montée dans un bateau de pirates… sans moi. » Mais quand Maman Hibou revient, Petit Hibou demande:
« Qu’as tu fait pendant que j’étais à l’école? »
À toi de découvrir la suite!!!

MERCI à : Debi Gliori et à Alison Brown!!!!!!!!

EXTRAIT : 

Un club de strip-tease au sthétoscope avec le film A mon seul désir, disponible en DVD depuis le 22 août 2023 (Pyramide)

La réalisatrice Lucie Borleteau, déjà à l’origine de Chanson douce et Fidelio l’odyssée d’Alice, s’immisce dans les coulisses d’une boite de strip-tease. Ses effeuilleuses, sa camaraderie, ses rivalités, la caméra ne cache rien, surtout quand 2 d’entre elles voient monter en elles les premiers signes d’une complicité un peu plus que professionnelle. Si le film évite la vulgarité et le glauque, il semble au contraire privilégier une vision angélique un peu surprenante. Pas de drogue pour supporter la cadence et de probables vexations, toutes semblent très contentes de leur sort pourtant très peu enviable. Film déconseillé aux plus jeunes, évidemment.

Le strip-tease bisounours

A mon seul désir est finalement l’histoire d’une romance entre la jeune étudiante Manon (nom de code: Aurore) et Mia. Quand la première pousse les portes du club nyctalope A mon seul désir, elle découvre un monde qui l’attire. Les performeuses restent à distance des spectateurs et s’effeuillent à la manière de comédiennes de théâtre. Manon choisit d’intégrer la troupe, trouvant ainsi une source de revenus qui semble n’avoir que des avantages pour elle. Pas de rabatteur vicieux à l’entrée, le patron est plein de bienveillance pour ses protégées, les spectateurs qui ne respectent pas les règles sont éjectés manu militari. Mais quelque chose interpelle rapidement le spectateur. Le monde du strip-tease ressemble dans le film à une voie professionnelle toute à fait enviable, sans grosses contraintes ni dangers mortels. Pas de guerre des gangs ni de relations forcées, et les jeunes femmes aux physiques disparates sont pleines d’un humour constant, des rires constants raisonnent des coulisses, l’univers bisounours déteint sur cet univers de la nuit. Pas de traces de piqures sont les bras, les jeunes femmes sont charmantes… Si ce travail dans le club interdit officiellement les relations consenties ou non consenties, la distance avec la réalité parait un peu trop grande. Alors si quelques unes choisissent en parallèle une activité beaucoup plus rémunératrice de prostituées de luxe, le film n’en fait pas une maladie. Elles sont visiblement contentes de leur sort. De là à dire que le film offre une vision faussée de la réalité, il n’y a qu’un pas. La thèse du film est reliée à un féminisme assumé de la réalisatrice qui lui permet toutes les audaces, les femmes semblent des héroïnes et les hommes des spectateurs bienveillants. Un tel club de strip-tease existe peut-être mais ce ne doit vraisemblablement pas être la norme dans la réalité.

Après un début très porté sur le show, le film se concentre très vite sur la relation entre Manon et Mia pour un film presque romantique. Loin de la réalité, le film propose surtout une fiction aux codes finalement bien sages, sans réelle portée sociale ni impact sur les mœurs.

Synopsis: Vous n’avez jamais été dans un club de strip-tease ? Mais vous en avez déjà eu envie … au moins une fois… vous n’avez pas osé, c’est tout. Ce film raconte l’histoire de quelqu’un qui a osé.

Une biographie belle et douloureuse, Simone Veil et ses sœurs : Les Inséparables aux éditions La Boite à Bulles le 13 septembre

Le récent film consacré à Simone Veil, le Voyage du siècle, remettait fort pertinemment ce personnage majeur du XXe siècle en France au premier plan. La BD revient d’abord sous forme de flashbacks sur la jeunesse insouciante de la jeune fille de 12 ans avant les drames de la seconde guerre mondiale, la BD fait des focus sur la vie difficile dans les camps où la volonté de Simone Veil permet de protéger ses proches. Son caractère de fer se dessine petit à petit avec notamment des discussions avec sa sœur Denise, elles reviennent sur leur passé avec émotion et précision. La discussion entre les 2 sœurs touche à l’intime et révèle une facette moins connue de la grande dame. Histoire officielle et récit intime se mélangent avec le retour sur les premiers temps de la guerre, recensement des familles juives, rafles, la lecture se fait avec le cœur serré. Les histoires liées à la déportation de la famille de Simone Veil serrent le cœur par leur plus pure sincérité. Les récits de Simone et de Denise s’entrecroisent avec beaucoup de pudeur et de souvenirs ressurgis. Certains spécialement douloureux comme ceux liés à la libération des camps, avec des disparitions et des conditions plus difficiles que jamais. Et puis l’après guerre est évoquée à bâtons rompus entre Simone revenue des camps de la mort et Denise ancienne résistante, la différence de traitement entre les 2 catégories est troublante, reflet des difficultés d’une époque pour faire face à son passé. L’indifférence des français non partis en camp, de l’opinion publique, de ceux qui ont collaboré et ne supportent pas les yeux des survivants des camps. La discussion est un témoignage inoubliable, la BD un moment la lecture nécessaire. Et puis la vie a repris, les études, la rencontre d’Antoine, la BD se lit avec concentration et plaisir pour un vrai beau moment de mémoire. La BD se finit avec l’entrée de Simone Veil dans ses fonctions régaliennes, mais c’est déjà une autre histoire…

Synopsis:

À l’occasion d’un de leurs traditionnels dimanches entre sœurs, Simone Veil et Denise Vernay rouvrent l’album aux souvenirs et se replongent dans la tragique histoire de leur famille. En 1939, la France entre en guerre, mettant brusquement terme à une enfance insouciante faite de scoutisme et de virées en bord de mer. Déchirée puis dispersée, la famille Jacob subit les tourments de l’occupation allemande et de sa politique antisémite.

Dans les camps de la mort, Simone soutient à bout de bras une mère et une sœur à la santé déclinante. Quant à Denise, elle œuvre dans la résistance, isolée à Lyon. Lorsqu’elle est déportée à son tour, elle cache jusqu’au bout son ascendance juive. La famille Jacob, qui se croyait pourtant indivisible, se retrouve projetée dans différentes visions de l’enfer. Et lorsque vient la Libération, et que la nation se reconstruit autour du récit d’une France résistante, Denise fait de l’ombre à ses sœurs déportées raciales, témoins et victimes malheureuses d’atrocités que l’on préfère déjà oublier.

Cette adaptation des « Inséparables », de Dominique Missika, retrace l’histoire de la famille Jacob, séparée par le destin mais unie par le coeur. Si Simone Veil est une personnalité majeure de la cinquième République, elle et sa sœur ont combattu toute leur vie, chacune à sa manière, pour que l’on se souvienne des tourments d’un siècle sombre mais aussi porteur de grands espoirs.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Pascal Bresson, Stéphane Lemardelé

Nombre de pages / Prix: 176 pages / 25 euros

Une vie d’artiste très loin de l’idée qu’on s’en fait avec Showing up de Kelly Reichardt avec Michelle Williams, sortie en DVD et BRD le 5 septembre

Showing up a été projeté en compétition au Festival de Cannes 2022 et suit le personnage de Lizzie, interprétée par Michelle Williams, quelques semaines avant le vernissage de son exposition. Showing up évoque le chaos de la création, les tâtonnements, les réflexions pour aboutir à des œuvres. Les œuvres du film censées être créées par Lizzie sont en fait réalisées par une autre artiste Cynthia Lahti, située à Portland et dont la réalisatrice Kelly Reichardt suit le travail depuis longtemps.

La difficulté de l’art

La réalisatrice a voulu partir des sculptures de Cynthia Lahti pour écrire le scénario et ainsi créer le personnage de Lizzie autour de cette œuvre si particulière. Au moment où justement Lahti était sur le point d’arrêter sa carrière, elle y a trouvé une grande inspiration pour se remettre à créer et accompagner Michelle Williams dans sa préparation en amont du tournage. Showing Up se base sur le fantasme de beaucoup autour du concept de génie. Don inné? Aboutissement d’une démarche personnelle après des années de travail? La réalisatrice montre qu’il faut travailler tous les jours pour s’entrainer et prendre le temps de parfaire une vision, transformant le travail en une partie même de l’existence, aussi nécessaire que le sommeil ou les repas. La réalisatrice s’évertue à montrer Lizzie sous un joug assez antipathique, l’air toujours renfrogné, jamais vraiment soignée ou souriante, perpétuellement enfoncée profondément dans son univers personnel et n’interagissant qu’occasionnellement avec son environnement. Stressées par l’approche de son vernissage, vulnérable face à son exposition au public, elle ne cache pas ses imperfections, s’en faisant même une sorte d’armure. Le film est la 4e collaboration entre Michelle Williams et Kelly Reichardt après les peu connus Wendy et Lucy, La dernière piste et Certaines femmes. La réalisatrice et la collaboratrice ont évolué chacune de leur côté pour des retrouvailles toujours fructueuses. Quant au titre, il renvoi au labeur quotidien de Lizzie, dans son atelier, toujours accaparée par la construction de ses œuvres dans une perpétuelle recherche plastique et spirituelle. Le format de l’image est volontairement rectangulaire et non plus carré comme dans ses films précédents, démontrant une adaptation aux lieux de tournage, avec ses couloirs et ses terrasses.

Le film se veut une plongée dans un univers artistique plus laborieux que foisonnant, avec une bonne dose de chaos comme source d’inspiration de l’artiste, aux antipodes de l’image souvent renvoyée par un artiste.

Synopsis: À quelques semaines du vernissage de son exposition, le quotidien d’une artiste et son rapport aux autres. Le chaos de sa vie va devenir sa source d’inspiration…

Une série de BD’s d’intérêt public, Portraits de lanceur d’alerte: Soigne, maltraite et tais-toi aux éditions La Boite à Bulles le 13 septembre

De la même manière que l’autre BD Fronde fiscale sortie aux éditions La Boite à Bulles, Soigne maltraite et tais-toi revient sur un scandale intolérable qui serait resté sous silence sans le courage d’une lanceuse d’alerte anonyme. Céline Boussié aime être une travailleuse sociale, se dévouant sans compter pour ceux qui ont besoin d’aide. Quand elle découvre le Château de Moussaron, elle pense d’abord avoir trouvé un nouvel endroit d’exception pour exercer un métier qui la passionne. Pour s’occuper d’enfants atteints de handicaps lourds, elle est prête à donner le meilleur d’elle même. Mais le CDD de 3 mois va lui faire découvrir des pratiques dures à comprendre. Installations vétustes, hygiène douteuse et surtout professionnalisme tout relatif du personnel vis à vis des pensionnaires, le bien être des patients ne semble pas du tout la priorité à en juger par les voitures de luxe des patrons et l’état où Céline retrouve les pensionnaires au matin. Le manque de dignité est criant et personne ne semble s’en soucier sauf elle. Sans compter les violences verbales et physiques, la coupe est pleine. La direction empêche les tentatives d’alerte, le personnel est tenu au silence mais Céline ne peut pas se taire. Quand elle commence à bouger, les sanctions financières commencent pour la pousser à bout pour la faire abandonner. Dans un style extrêmement réaliste, le récit se fait avec force détails pour un parcours du combattant des plus étonnants. La maltraitance des personnes handicapées est un sujet qui fait froid dans le dos, et quand la BD révèle que ce sujet était en fait bien connu des autorités depuis des années, c’est la goutte d’eau de trop. D’autant qu’une campagne de décrédibilisation se déchaine contre Céline, le sort semble s’acharner contre elle. Heureusement l’issue du procès met en avant l’importance de mesures contre la maltraitance, une belle victoire pour cette lanceuse d’alerte placée au cœur de l’ouragan médiatique.

Synopsis:

Le combat de Céline Boussié, la lanceuse d’alerte qui a dénoncé les actes de maltraitance de l’IME de Moussaron…

Céline Boussié a toujours eu la fibre sociale. Ce qu’elle aime, c’est aider les autres. En 2008, elle intègre l’IME de Moussaron pour prodiguer des soins aux résidents polyhandicapés.

Mais, alors qu’elle pensait avoir décroché le job de rêve, c’est une réalité tout autre que découvre Céline : à Moussaron, les équipements et locaux sont vétustes, le personnel insuffisant et, de fait, les pensionnaires subissent des traitements indignes. 

Pendant 5 ans, elle essaiera de composer avec ce peu de moyen. Pendant 5 ans, on lui reprochera de se mêler de ce qui ne la regarde pas. En 2013, pour Céline, lancer l’alerte devient une nécessité.

Les réactions ne se feront pas attendre : sanctions financières, menaces, vandalisme… Elle sera licenciée puis inculpée pour diffamation – comme trois autres employé.es avant elle.

Mais elle ne baissera pas les bras et n’aura de cesse de se battre pour que cesse cette maltraitance institutionnelle et que soit reconnu son statut de lanceuse d’alerte

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Ferenc, François Sanz

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 20 euros

[BD] Air tome 1 : entre récit SF et éco-terrorisme (Grand Angle)

[BD] Air tome 1 : entre récit SF et éco-terrorisme (Grand Angle)

C’est avec grand plaisir que l’on retrouve le scénariste Philippe Pelaez et le dessinateur Francis Porcel sur la nouvelle mini-série Air (diptyque). Le duo d’auteurs, qui a l’habitude de nous faire plaisir, propose une aventure SF aux accents de thriller autour d’un univers où l’air est contrôlé par les politiques. Forcément, la situation est sujette à l’émergence de résistances au pouvoir, dont le Réseau fait partie. Ajoutez à cela des attentats en pagaille, dont le numéro deux du gouvernement accepte de porter la responsabilité. Un homme immédiatement accusé de traitrise, ce qui le mènera droit vers le QG du Réseau…

Même si Air est loin d’avoir délivré tous ses secrets, ce premier album tient en haleine de bout en bout, dans un rythme soutenu. Un récit très plaisant tout comme l’univers graphique qui l’accompagne. Le résultat est d’une très grande efficacité et on passe un excellent moment de lecture.

A découvrir en librairie !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Qui contrôle l’air, contrôle l’humanité… Depuis que des météorites se sont écrasées sur le permafrost, libérant des bactéries rendant l’air irrespirable, la population est obligée de s’équiper de masques pour survivre. L’État, qui gère la distribution d’air, s’est lancé dans la construction d’aéronefs censés aspirer les particules nocives et rendre l’atmosphère à nouveau respirable. Mais un mystérieux groupe terroriste sabote systématiquement les vaisseaux. Troy Denen, un membre du Comité central, est chargé d’infiltrer le réseau rebelle pour découvrir qui se cache derrière le complot.
Date de parution : le 30 août 2023
Auteurs
: Philippe Pelaez (scénario) et Francis Porcel (dessin)
Genre : SF
Editeur : Grand Angle
Prix : 16,90 € (64 pages)
Acheter sur : BDFugue

[BD] Les reines de sang – Théodora, tome 1 : le destin fou d’une petite fille infortunée (Delcourt)

[BD] Les reines de sang – Théodora, tome 1 : le destin fou d’une petite fille infortunée (Delcourt)

Saga de très grande qualité, Les Reines de sang a récemment fait la part belle à Théodora dans un premier album (sur deux prévus) qui introduit ce personnage central de l’Histoire de Constantinople, au VIe siècle. On découvre une jeune fille, orpheline de père (qui officiait en tant que gardien des bêtes de la ville), laissée sans fortune avec sa mère et ses soeurs. 

Prête à tout pour s’extraire de sa condition, Théodora va chercher à approcher les puissants, par tous les moyens. Se salir les mains ne semble pas un problème. Et s’il faut devenir une danseuse et exhiber son corps, même au risque de choquer, alors soit ! Théodora ne recule devant rien et montre son tempérament de feu dans ce premier tome qui précède sa véritable accession au pouvoir.

L’album présente ainsi Théodora dans un récit fleuve et maitrisé. Un personnage fascinant qui n’hésite pas à prendre des risques pour forcer son destin.  A suivre !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Par la force de leur caractère, de leur intelligence et de leur résilience, les Reines de sang ont marqué les livres d’Histoire de leur empreinte. Théodora, qui régna sur l’empire byzantin, en est un magnifique exemple.
Fille d’un montreur d’ours byzantin décédé, Théodora, dont le nom signifie « cadeau de dieu », ne semble pas promise à un grand avenir. Ce moineau qui semblait destiné au chat a pourtant changé le cours de son vol grâce à sa détermination. Elle passera de courtisane à impératrice habile et impitoyable pour rester dans l’Histoire comme l’une des souveraines les plus influentes de son temps.
Date de parution : le 31 mai 2023
Auteurs
: France Richemond, Stefano Ascari (Scénario), Andrea Riccadonna (Dessin), Arancia Studio, Angelo Iozza (Couleurs)
Genre : Histoire
Editeur : Delcourt
Prix : 15,50 €
Acheter sur : BDFugue

[BD] Armelle et Mirko, tome 1 : à deux, on est plus forts (Delcourt)

[BD] Armelle et Mirko, tome 1 : à deux, on est plus forts (Delcourt)

Comme une jolie comptine, Armelle et Mirko raconte avec beaucoup de poésie les affres de la solitude et la peur du noir qui hantent la vie d’Armelle, la petite tortue. Elle a tellement peur du noir qu’elle ne peut même pas rentrer dans sa carapace pour se protéger des autres… Sa vie est un éternel recommencement jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre de Mirko, une petite luciole voyageuse qui va alors faire le bonheur de la petite tortue ! 

Les deux petits êtres vont rapidement se lier d’amitié. Et Armelle va enfin se sentir en sécurité ! Comme quoi, à deux, on est plus heureux ! Une jolie histoire que l’on apprécie d’autant plus qu’elle est particulièrement bien illustrée. 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Armelle est une tortue qui a une peur panique, une peur débordante et paralysante du noir. C’est problématique lorsqu’au moindre danger, on se replie dans sa carapace alors qu’il y fait bien sombre. Mais que voulez-vous, les tortues ne sont pas taillées pour la course et la forêt recèle de dangers. Mais la lumière et la bienveillance ne se trouvent-elles pas auprès d’un ami, surtout si c’est une luciole ?
Date de parution : le 22 mars 2023
Auteurs
: Loïc Clément, Anne Montel (Scénario), Julien Arnal (Dessin,Couleurs)
Genre : Fantastique, jeunesse
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 €
Acheter sur : BDFugue

Le champ des possibles, un drame de l’intime dans le Brésil contemporain, le 6 septembre en salles

Le réalisateur Aly Muritiba revient dans tous ses films sur le rapport de l’homme à lui-même et à ses semblables dans la la société brésilienne contemporaine toujours marquée par les sceaux du patriarcat et d’un conservatisme persistent. Son nouvel opus place son héros Daniel dans une situation compliquée dont il s’efforce d’en échapper malgré son statut d’homme fort à qui aucune faiblesse n’est pardonnée.

Une histoire d’amour et de dépassement de soi

Les 2 films précédents du réalisateur, To My Beloved en 2015 et Rust en 2018 évoquaient les sujets aussi forts et sensibles que le deuil et la culpabilité, moteurs de la transformation par laquelle passent les protagonistes. Dans Le Champ des Possibles, le héros traverse une passe difficile dont il sortira par la grâce de 2 moteurs différents, le désir et l’amour. Daniel est un policier mis à pied et exclu de ses fonctions après une sale affaire de violence sur collègue pendant une formation. Dans le même temps, il s’occupe de son père malade et le héros taciturne est comme engoncé dans une spirale de soucis insolubles. Seule clarté dans cette obscurité existentielle, une femme, Sara, dont il est tombé amoureux, mais qu’il n’a pas encore jamais rencontrée en vrai. L’action se déroule au Brésil, dans la métropole froide de Curitiba, ville principalement habitée par des descendants de Polonais et d’Ukrainiens. Sara, elle, vit à Sobradinho, une petite ville située éloignée de 3 000 kilomètres. Quand Sara ne répond plus aux messages de Daniel et qu’il en a besoin plus que jamais, il décide de partir la rejoindre. Le réalisateur montre avec cet épisode les disparités mal connues du pays, loin d’être uniforme et uniquement soit progressiste ou conservateur. Depuis 2016, avec le coup d’État qui a chassé du pouvoir la présidence démocratiquement élue au Brésil, le pays vit dans une époque post-dictature comme des montagnes russes, entre présidence d’extrême droite et périodes plus apaisées. Les minorités doivent s’en accommoder, entre persécutions et élans d’ouverture.

Le champ des possibles se veut une photographie d’un pays en perpétuelle mutation, grand et complexe, entre violence et élans progressistes. Le parti pris du réalisateur d’en faire un film d’amour offre une belle lucarne avec une fiction ancrée dans la réalité.

Synopsis: Daniel, 40 ans, a été suspendu de ses fonctions d’agent de police suite à une bavure. Il se focalise alors sur une relation virtuelle avec une personne mystérieuse qu’il n’a encore jamais rencontrée. Lorsqu’elle cesse de répondre à ses SMS, il décide de parcourir des milliers de kilomètres pour la retrouver…

Une série de BD’s d’intérêt public, Portaits de lanceur d’alerte: Fronde Fiscale aux éditions la Boite à Bulles le 13 septembre

La Boite à Bulles donne la parole à ceux qui ont choisi de ne pas rester silencieux face aux scandales de notre époque, comme Antoine Deltour, à l’origine des Luxleaks, ces accords fiscaux qui permettaient à des entreprises de payer beaucoup moins d’impôts. Ce que beaucoup appellent optimisation fiscale est hélas trop souvent synonyme d’abus et de manœuvre frauduleuse. La BD permet d’y voir plus clair dans un fonctionnement opaque dont les entreprises sont devenues un peu trop friandes. Surtout que le fameux lanceur d’alerte a subit une inculpation, preuve de l’aveuglement d’institutions qui ont perdu toute notion d’intérêt général. En choisissant de ne pas cautionner le système, Antoine Deltour a perdu la tranquillité pendant un certain temps mais pas son honnêteté, car le statut de lanceur d’alerte peut maintenant protéger ceux qui dénoncent, à juste titre, des pratiques illicites. Dans un dessin hyper réaliste et un luxe de détails pédagogiquement présentés pour ne pas perdre les néophytes, la BD se lit comme un roman, d’espionnage, en tous points intéressant! A noter que ce livre, écrit en collaboration directe avec Antoine Deltour, est largement documenté. Toutefois, pour les besoins du récit, certaines scènes quotidiennes ont été inventées et certains noms de personnes modifiés. Comme quoi, il n’y a pas que l’argent dans la vie! La vie d’auditeur est également disséquée dans le détail, toujours intéressant d’en savoir plus sur le milieu très cloisonné et pyramidal de l’audit. Le contenu très financier des différentes histoires demande un peu de concentration, mais l’humour permet de ne pas perdre le fil.

Synopsis:

Le parcours d’Antoine Deltour, un des deux lanceurs d’alerte qui ont révélé le scandale des Luxleaks, ces accords fiscaux secrets établis par le Luxembourg.

Antoine Deltour était auditeur pour PwC, l’un des principaux groupes d’audit comptable au monde, quand, en 2010, il découvre des milliers de rescrits fiscaux négligemment entreposés sur un serveur informatique interne. Ces documents confidentiels sont la preuve que de nombreuses multinationales pratiquent l’optimisation fiscale en accord et avec le soutien du cabinet d’audit et l’état luxembourgeois.

Poussé par sa vision de l’intérêt général, Antoine transmettra ces documents au journaliste Edouard Perrin afin de dénoncer cette pratique abusive. Quatre ans plus tard, le scandale sera révélé au grand public par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et le magazine télé Cash Investigation.

Mais pour Antoine Deltour, l’histoire ne s’arrête pas là. Il sera inculpé non seulement par son ancien employeur mais aussi par le Grand-Duché pour vol de documents et rupture du secret des affaires.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Ferenc, Léandre Ackermann

Nombre de pages / Prix: 120 pages / 20 euros

La fille du bourreau, une saga de Céline Knidler (Editions Jeanne et Juliette)

La fille du bourreau, une saga de Céline Knidler (Editions Jeanne et Juliette)

Les éditions Jeanne & Juliette nous proposent des sagas historiques et romanesques comme, La fille du bourreau.
Virginie Bégaudeau nous offre une belle collection avec la création de cette nouvelle édition, Jeanne & Juliette, qui proposent des romans aux notes contemporaines qui subliment l’Histoire. « Allier modernité, passion et qualité, c’est l’ambition des éditions Jeanne & Juliette. »
Céline Knidler est journaliste, auteure et passionnée d’Histoire. La fille du bourreau est son troisième roman. C’est le premier tome d’une saga historique qui nous plonge dans la France du XVII siècle, au temps où le Roi-Soleil n’était qu’un enfant.
Lire La fille du bourreau est une jolie façon d’apprendre l’Histoire de France.
A l ‘époque mieux valait naitre garçon que fille. C’est pour cela que le père de Céleste l’a déclarée garçon. Pour que sa vie soit plus facile ! Mais il ne s’est pas rendu compte des conséquences de ce mensonge. Céleste s’est donc déguisée en garçon et a suivi son père dans sa lourde tâche de bourreau. Jusqu’au jour où …
Mais Céleste n’est pas une enfant comme tout le monde. Elle n’a peur de rien ! Et un jour, elle saute dans la seine pour sauver qui ? Le jeune Louis XIV. Et cela va déterminer toute sa vie ! Elle va faire des rencontres inespérées, elle, la simple fille du bourreau…
La fille du bourreau, ce premier tome, ne peut que passionner les lecteurs. On attend la suite avec impatience !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : Céline Knidler
Editeur : Editions Jeanne & Juliette
Prix : 16,90€

Dolorès aux éditions La Boite à Bulles, un retour émouvant sur la guerre d’Espagne

Une femme âgée dans une maison de retraite commence à parler espagnol sans raison, la directrice informe ses petits enfants que cette agitation risque de la faire bouger dans une maison médicalisée. Sa petite fille Nathalie décide se se renseigner sur l’histoire de la Retirada, ces centaines d’espagnols poussés à l’exil suite à la prise de pouvoir de Franco en 1939. Le récit est hyper documenté, le dessin soigné et précis, l’histoire est touchante, la lecture est passionnante. La jeune Nathalie traverse l’Espagne pour retrouver des lieux de mémoire, entre Madrid et Alicante et retracer l’histoire mal connue de sa famille. Rien d’exact ne ressortira de cette enquête mais elle comprend mieux l’histoire de la Guerre d’Espagne, cette montagne de morts et d’exécutions, tous ces excès sans raison mais pas sans conséquences. La BD sortie initialement en 2016 est rééditée et colorisée à l’occasion des 20 ans de la maison d’édition La Boite à Bulles. Auteur de nombreuses BD, Bruno Loth est mis à l’honneur dans un récit entre témoignage et enquête. L’héroïne interroge des personnes âgées ayant connu cette période difficile, les mots sont vrais et font passer le message de l’inutilité du conflit à l’égard de son nombre vertigineux de victimes. Des infos historiques font mouche, comme les camps de concentration en France, l’accueil des exilés à Oran dans une période avant guerre d’Algérie, le manque d’eau et de nourriture sur les bateaux, le dénuement et les victimes, encore. La BD est nécessaire et passionnante à lire.

Synopsis: Pourquoi la mère de Nathalie, pourtant sujette à des trous de mémoire, se met-elle à parler espagnol ? Et pourquoi souhaite-t-elle se faire appeler Dolores ? Une nouvelle édition colorisée par l’auteur. A l’occasion de ses 20 ans, la Boîte à Bulles réédite en couleurs ce titre marquant  d’un de ses auteurs les plus emblématiques.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Bruno Loth

Nombre de pages / Prix: 80 pages / 19 euros

Vis ma vie de maman et d’humanitaire avec la BD Les mères de famille ne font pas d’humanitaire aux éditions La Boite à Bulles, sortie le 23 aout

Certaines lectures sont inoubliables, drôles, spirituelles, la nouvelle BD des éditions La Boite à bulles est tout ça à la fois. Justine raconte par le menu ses 4 enfants, ses 2 maris, son quotidien dans des zones à fort potentiel de danger, la vie de famille, les voyages en avion, le stress, le calme, la lutte pour vivre sa vie de Maman ET d’humanitaire toujours en alerte. Les courtes scénettes racontent ses prises de bec avec les chefs de guerre, les médecins et tout ce qui fait le sel de la vie. Les petits problèmes du quotidien pourraient paraitre des broutilles comparé à cette existence de fou. Mais justement non, pas de grande leçon avec des airs entendus, Justine parle de l’importance de chaque moment sans chercher à faire culpabiliser un seul instant, c’est fort. La lecture est passionnante, instructive, la BD se lit une fois, deux fois, trois fois, avec toujours le même plaisir. Un grand moment de lecture à ne pas manquer!

Synopsis: Justine est une humanitaire passionnée. Depuis sa première mission en Afghanistan en 2005, être sur le terrain, c’est un peu son obsession. Mère de quatre enfants, elle bat en brèche l’idée – qu’on lui a souvent opposée – selon laquelle les mères ne pourraient pas faire carrière dans l’humanitaire… Pour autant, elle ne nie pas les acrobaties qu’elle doit faire pour concilier missions à l’étranger et vie de famille.
Entre les urgences du terrain – construire des puits, acheminer des vivres, négocier avec des chefs de guerre – et celles liées à sa famille restée en France – trouver le document d’assurance maladie, expliquer comment fonctionne la télécommande – le décalage donne lieu à de nombreuses situations cocasses. Heureusement, Justine peut compter sur son mari et son ex-mari, pères de ses quatre enfants, qui sont amis et habitent dans la même rue.
Au-delà du rocambolesque des situations, le récit met en lumière les moments de doute de Justine : ceux d’une femme qui, du fait de sa passion, s’éloigne des canons de la mère idéale et qui, parfois,  n’est pas aussi présente pour ses enfants qu’elle aimerait l’être – surtout dans les petits moments clés de leur vie (anniversaires, rentrée des classes, première dent perdue…).
Sur la base de son témoignage, Léa Ducré et Benjamin Hoguet mettent en scène le quotidien de cette femme pugnace, dynamique, pleine d’humour et qui a voulu adresser là une lettre d’amour à la fois à son métier et à sa famille.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Léa Ducré, Benjamin Hoguet, Paul Gros

Nombre de pages / Prix: 96 pages / 19 euros

A LIRE