« Roméo et Juliette » : le geste enlevé et total de Thomas Jolly à l’Opéra Bastille, sur France Musique
Avec Roméo et Juliette de Charles Gounod, Thomas Jolly s’empare du mythe des amants de Vérone et signe une version opératique qui fera date. A l’abri d’une mise en scène spectaculaire et grandiose, empreinte d’une esthétique baroque et ténébreuse, à la lisière du fantastique et de l’onirisme, qui s’appuie sur des costumes aux infinies références et des jeux de lumière d’Antoine Travert scénarisant ou découpant l’espace, Thomas Jolly livre un geste fort. L’opéra a fait l’objet d’une captation visible ici jusqu’au 27/12/2023
Il s’appuie sur un décor monumental conçu par Bruno de Lavenère qui reconstitue le grand escalier du Palais Garnier, assorti de petits balcons et surplombés d’une dizaine de chandeliers. En tournoyant sur lui-même, le décor offre dans une fluidité parfaitement orchestrée, des images saisissantes au gré des tableaux évoqués comme ceux de la salle de bal, du balcon, de l’autel nuptial, des combats entre les deux clans ou encore de la crypte mortuaire où les éclairages participent au climat onirique. Il est un écrin organique à la tension et à la fureur de vivre qui se déploient et attisent de bout en bout le drame shakespearien.
Tension et fureur de vivre
Thomas Jolly met aussi l’accent sur la figure de l’oxymore inhérente à l’œuvre et à ses vents contraires qui la traversent, au premier rang desquelles l’amour contrarié par la mort. Car la mort est omniprésente. A la fois de manière concrète et sous forme allégorique. Dès le commencement où le rideau se lève sur un cortège funèbre : au petit matin, des hommes en noir poussant une charrette de cadavres, emmènent – hors des remparts de la ville – les corps de ceux qui, la veille, ont trépassé de la peste.
Par delà aussi la scène de bal mémorable, laquelle cristallise une énergie explosive et transgressive d’une jeunesse prêt à en découdre et à braver l’interdit mais qui voit aussi l’amour entre deux adolescents naître dans un contexte mortifère d’opposition et d’affrontement. Une jeunesse où s’incarne cette soif de vivre immergée dans un contexte funèbre qui empêche toute possibilité d’émancipation.
Quant à la déclaration du balcon où les amants se jurent à la vie, à la mort leur amour, elle diffuse entre le verbe et la chair, une menace palpable où Juliette, retranchée, assène sa pleine et entière volonté, habitée de tout son être par un désir à jamais tourmenté. Une urgence de vivre qui consume les êtres dont les situations et les tirades mémorables cristallisent cette passion à la vie, à la mort. Où l’effervescence et la tension sont portées à leur paroxysme, le tout incarné/chanté par des acteurs/chanteurs à leur meilleur.
Une danse de mort inaugurale donc, tel un fil rouge, qui imprègne en filigrane toute l’intrigue entre tragédie et comédie. Où la course folle de deux amants jusqu’auboutistes qui voit les tensions entre les camps opposés à leur union se tendre, s’exacerber face à leur refus implacable de tout compromis.
Un jeu d’opposition poignant
Sur la partition-fleuve et symphonique de Charles Gounod, le livret se pare d’un jeu d’opposition poignant entre scènes de groupe et intimes qui permet à la musique en osmose totale, de jouer sur les contrastes avec des leitmotivs accompagnant les personnages aux prises avec la dramaturgie. Le metteur en scène livre un style inventif : dense, visuel, et vif au service de l’action et de la musique ainsi qu’un réalisme théâtral dont les épisodes de combat et la passion torturée qui anime les deux amants sont d’une composition saisissante.
Sa vision opératique et scénique s’imprègne de toute la dimension intime, charnelle, guerrière, surnaturelle, inhérente aux texte de Shakespeare, qui voit les corps exacerber l’amour fou et le désir ardent, la haine et la pulsion, l’injustice et l’oppression. Le tout à l’abri d’un tempo vertigineux.
La distribution est une réussite totale emmenée par les amants maudits. Benjamin Bernheim dans le rôle de Roméo impose une grâce et un timbre vocal tout en finesse où sa tessiture d’envergure et son jeu théâtral de premier ordre, sont au plus près de cette passion sous haute tension. La Juliette d’Elsa Dreisig se révèle aussi ardente que résolue. Sa voix dans ses aigus fiévreux et cristallins transporte toute la guerre intérieure à laquelle elle se livre. Du grand art. Bravo !
Dates : 17 juin au 15 juillet 2023 – Lieu : Opéra Bastille (Paris)
Sur France.tv jusqu’au 27/12/2023 Metteur en scène : Thomas Jolly
C’est peu de dire que la BD est d’une lecture aussi passionnante que foisonnante. 208 pages du tome 1 d’Epistémé sont remplies de bulles et d’historiettes pour raviver toute l’histoire de la philosophie dans la Grèce Antique. Pythagore, Hippocrate, Socrate et tant d’autres, tout y passe dans un déroulé qui fait tourner la tête. Il faudrait pouvoir prendre des notes pour ne rien oublier et tout retenir, mais ce n’est pas si simple. Le lecteur préfère choisir ce qui lui parler plus, ou ce qu’il souhaite approfondir, car tout retenir est tout bonnement impossible. Pascal Marchand et Jean-Benoît Meybeck évitent l’écueil du cours magistral avec l’adjonction d’une bonne dose d’humour. Les doubles des auteurs voguent dans une époque lointaine où les personnages se rencontrent et échangent pour présenter leurs théories, même si les dates de naissance et de mort ne sont pas toujours cohérentes. Mais qu’importe, la folle histoire de la science et des idées est à ce prix pour intéresser le plus grand nombre et faire toucher du doigt les théories les plus ardues. Cet ouvrage est un premier tome de 5, de quoi donner envie de découvrir prochainement les suites après cette lecture certes parfois presque ésotérique mais toujours carrée et passionnante.
Synopsis: Comment en est-on venu à vouloir comprendre l’univers ? Quelles sont les origines de la science ? Qui étaient les premiers scientifiques à élaborer des théories d’interprétation du monde ? Autant de questions essentielles pour comprendre le monde actuel et ses origines… Pour y répondre, deux personnages – les doubles des auteurs – partent dans le passé à la rencontre de celles et ceux qui ont fait la science. Derrière des noms illustres, ou injustement inconnus, se cachent souvent des personnages fascinants avec des vies extraordinaires ! Avec humour, Pascal Marchand et Jean-Benoît Meybeck nous embarquent dans la folle histoire de la science et des idées. Dans ce premier tome, direction la Grèce Antique, berceau des sciences contemporaines, de l’école de Milet à l’Académie de Platon !
[BD] Spoon & white, tome 4 : le duo de flics de chocs à la rencontre de l’agent 007 (Bamboo)
Spoon & White est actuellement rééditée chez Bamboo édition (après avoir fait partie du catalogue de Dupuis au début des années 2000). Et Force est de constater que la série crée par les scénaristes Jean Léturgie et Yann, dessinée par Simon Léturgie et Franck Isard, n’a pas pris une ride.
Associés à la journaliste d’investigation Courtney Balconi, les deux cops vont se frotter à la légende du MI-5 et ses agents secrets, dont James Bond – renommé Bonc pour l’occasion. Un épisode qui n’épargne aucun des protagonistes, mêlant toujours humour et suspens avec beaucoup d’énergie.
Une série qui est devenue un classique du genre ! A suivre donc !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Les pire flics de New-York débarquent en Grande-Bretagne. Shocking ! Depuis quelque temps, les agents double zéros du MI-5 se mettent à briller comme les vers luisants. Ça pourrait passer inaperçu au milieu des centaines de milliers de lumières de New York. Sauf qu’un des agents perd la boule et effectue une prise d’otage au sommet d’un immeuble. Alors là, ça fait comme une tâche sur la Grosse Pomme. Et quand ce sont Spoon & White qui jouent aux négociateurs, la tâche risque d’être rouge et au pied du bâtiment. Il va falloir toute l’intelligence de Courtney Balconi pour mener l’enquête. Une enquête qui va les mener jusqu’à Londres.
Date de parution : le 28 juin 2023 Auteurs : Jean Léturgie, Yann (Scénario), Simon Léturgie, Franck Isard (Dessin), Squad (Couleurs) Genre : BD humour, policier
[BD] Talion, tomes 1 à 3 : récit post-apocalyptique dense et superbe (Glénat)
On a enfin lu la trilogie de Talion livrée récemment par Sylvain Ferret en tant qu’auteur complet. Cela faisait un moment qu’on était tenté par l’expérience, surtout grâce à son accroche graphique : les couvertures sont particulièrement réussies et l’intérieur des albums parvient à tenir la promesse (ce qui n’est pas toujours le cas). L’univers graphique de Talion est particulièrement maîtrisé, le trait est fin et l’ensemble se bonifie même au fil des albums, le dernier étant beaucoup plus coloré et lumineux que les deux précédents tomes.
Mais qu’en est-il au delà des apparences d’un dessin de haut vol ? Talion imagine une dynastie mourante trônant sur un monde qui l’est tout autant, où l’eau occupe une place centrale dans la Société, divisée en deux. Seule une infime partie d’ultra privilégiés ont accès à une eau potable tandis qu’une écrasante majorité, vivant dans des bas fonds pollués, doit accepter de vivre avec une eau-poison qui les ronge où ils sont chassés par des formes de zombies assoiffés (d’eau pour le coup).
Que ce soit le découpage ou la narration dont on a du mal à suivre tous les mystères, il est parfois difficile de tenir la course face à la densité et la complexité du récit. Il est donc conseillé de lire les trois albums d’une traite pour éviter d’avoir à reprendre plusieurs fois la lecture. Il est donc assez probable que je n’ai pas saisi l’intégralité des propos !
Talion est un récit écologique qui se mérite pour être sans doute apprécié à sa juste valeur. Il n’en demeure pas moins qu’on passe un bon moment de lecture, les yeux écarquillés par le talent graphique de son auteur.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Chaque jour, chaque vie, doivent être vécus pour mériter le monde.
Rescapés du chaos des mines d’Orfèvre et prisonniers d’Olympe l’Insurgée, Billie et Tadeus, livrés à eux-même et pourchassés par l’Armada du Talion, n’ont d’autre choix que de fuir. Guidés à travers un chemin aussi sinistre que sinueux, ils vont finalement être menés vers un environnement étrangement préservé. À bout de force, ils vont pénétrer dans une oasis qu’aucun étranger n’a réussi à atteindre depuis des décennies ! Inondés de lumière et de vie, Billie et Tadeus vont reprendre courage… La désolation du monde contaminé semble derrière eux. Ce nouveau lieu érigé en Société démocratique est un univers fécond où l’eau est pure. Mais la violence et l’envie peuvent à tout moment submerger l’âme humaine. La vie en autarcie est-elle l’unique voie à suivre pour survivre ? Ou faut-il reprendre le risque de s’ouvrir au monde ? Pris à parti dans ce dilemme, Billie et Tadeus devront affronter la peur et l’incertitude… Les fleurs des rêves pourront-elles éclore et devenir réalité ? Sylvain Ferret clôt en beauté sa trilogie nourrie par les enjeux écologiques et technologiques de notre temps. Ce voyage initiatique, humaniste sans être manichéen, donne la part belle à des environnements riches et vertigineux. Avec ce dernier album au graphisme puissant qui se veut plus vert, l’immigration et l’asile restent des thèmes prédominants.
Date de parution : le 31 mai 2023 Auteurs : Sylvain Ferret (Scénario, Dessin, Couleurs) Genre : S.-F., écologie
[BD] Les chats en BD, tome 1 : une vie de chat entre documentaire et humour (Bamboo)
Les Chats en BDest une nouvelle série qui offre un éclairage différent sur la vie de chat. L’adoption d’un nouveau chaton est un vrai bouleversement pour toute la famille. Mais surtout pour lorsqu’il y a déjà des vieux chats dans la maison. Dans une succession de petites scènettes, on en apprend plus sur ces petites boules de poils tout en s’amusant.
Un album que tous les amoureux des animaux domestiques devraient lire avant de se lancer dans une telle aventure. Des conseils bienvenus dans un format idéal pour les transmettre aux plus jeunes de façon ludique.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Un nouveau matou par minou ? Chat va bien se passer ! Vivre avec un chat n’est déjà pas une sinécure. Deux, passe encore. Mais quand il y en a trois, ça relève plus de la survie ! L’humain qui vient d’adopter un nouveau chaton va l’apprendre à ses dépens. Car les deux vieux matous propriétaires des lieux entendent bien inculquer à leur jeune padawan tous les secrets de la maison, lui montrer tous les recoins du quartier, lui faire rencontrer tous les félins du coin et, surtout, lui donner tous leurs trucs pour rendre leur maître complètement chèvre. Tout ce qui fait une vraie vie de chat, en somme !
Date de parution : le 31 mai 2023 Auteurs : Christophe Cazenove (Scénario), Flora (Scénario), Stéphane Escapa (Dessin,Couleurs) Genre : BD humour, éducation
Publik’Art vous a déjà fait découvrir Nicolas Duffaud avec son roman Renaissance. Cette fois-ci, l’auteur nous plonge dans la vie intime d’un homme avec Un pas après l’autre.
L’auteur précise bien que c’est une pure fiction. Mais une fiction qui pourrait être réalité.
Difficile de parler de ce roman sans le spoiler. Même si la première page du livre nous donne un indice énorme avec la définition du déni.
On entre dans la vie tranquille d’Antoine, de sa femme Marie et de sa fille, Mélie. Ils sont sur le GR10, traversant des paysages fabuleux. Mais la situation n’est pas simple dans le couple. Ils ont besoin de se retrouver…
On les suit, on marche avec eux. On traverse les Pyrénées. On les comprend, on les ressent. Durant toute la première partie du livre.
Puis l’auteur nous embarque dans une tout autre aventure. Une aventure humaine, faite de joie, mais surtout de souffrances. On comprend mieux. On comprend tout. On s’accroche et on le lit d’une traite ! Beaucoup de vérités sont écrites sur la complexité de la vie, les souffrances que l’on subit… Les forces et les faiblesses de l’Homme. Les valeurs humaines fondamentales. Et surtout sur la vie qui finit toujours par triompher !
Un pas après l’autre, nous interpelle et nous touche profondément ! Un roman empli d’espoir. Publik’Art a été très sensible à la plume de Nicolas Duffaud, ses poèmes sont tout simplement superbes.
[Album jeunesse] Mes docs à jouer : une nouvelle collection de livres-jeux documentaires pour passer des vacances toujours plus ludiques (Milan)
Destinée aux enfants de 4 à7 ans, la nouvelle collection Mes docs à jouer ouvre le bal des livres-jeux d’été avec 4 albums aux thématiques très variées : Au Far West, Sous la terre, A la caserne des pompiers, A la plage… A l’intérieur de chaque exemplaire, on déplie une grande image comme un poster qui cache de multiples jeux (cherche et trouve, différences…) et petites infos documentaires. Les enfants passent un très bon moment de découvertes ludiques à travers un univers graphique riche et détaillé qui invite au voyage.
Un format malin et économique qui peut s’emporter partout ! Vraiment bien trouvé pour ces grandes vacances.
Résumé de l’éditeur de Au Far West :
« Mes docs à jouer », une nouvelle collection de livres-jeux documentaires à destination des 4-7 ans. Format : 19 x 19 cm plié / 56 x 58,4 cm déplié, un format généreux mais pas trop grand pour éviter de gêner quand on déplie. Avec des pages seulement illustrées qui créent une grande image au final et avec des pages présentant des textes docus, sur le sujet traité, et des consignes de jeux en lien. Les solutions des jeux sont données, pour ne pas laisser l’enfant sans réponses. Le concept : une grande feuille pliée qui, dépliée au fur et à mesure qu’on tourne les pages, donne au final une grande image poster au recto ; les textes docus et les jeux se retrouvent au verso une fois le titre déplié. Des jeux visuels et ludiques qui ne nécessitent aucun matériel. Le tout à un prix attractif : 5,90 €.
Une grande image du Far West fourmillante de détails Une vue du Far West comme un grand poster à regarder, et pour découvrir, avec les yeux, tout ce qui se passait et se faisait dans cette région américaine où cohabitaient des hommes et des femmes venus d’Europe et les Indiens natifs d’Amérique.
Des infos docus simples et claires sur le sujet Pour rencontrer les Indiens et les cow-boys des grandes plaines de l’Ouest américain, des fermiers, des shérifs et des hors-la-loi, des bâtisseurs de villes, des conducteurs de diligence ou encore des chercheurs d’or ou des trappeurs… Bienvenue à l’époque du Far West !
Résumé de l’éditeur de A la caserne des pompiers :
Une grande image sur la caserne des pompiers fourmillante de détails Une vue de la caserne des pompiers comme un grand poster à regarder, et pour découvrir, avec les yeux, à quoi elle ressemble, ce qui se passe ou se fait dans ce lieu rarement ouvert au grand public, et mythique pour tous les enfants.
Des infos docus simples et claires sur le sujet Pour découvrir, entre autres, la caserne, la vie à la caserne, les entraînements, le matériel, les missions, les types d’interventions, les véhicules. Pour faire plaisir à tous les petits fans de ces héros du quotidien !
Résumé de l’éditeur de A la plage:
Une grande image sur la plage fourmillante de détails Une vue de la plage comme un grand poster à regarder, et pour découvrir, avec les yeux, tout ce qui peut se passer ou se faire sur ce lieu très prisé et très fréquenté l’été !
Des infos docus simples et claires sur le sujet Pour savoir par exemple comment s’habiller pour aller à la plage, les règles à respecter sur ce lieu, qui sont les personnes qui y travaillent, les activités qu’on peut faire sur le sable, celles qu’on peut pratiquer dans l’eau (sports nautiques ou autres), la faune qu’on peut y voir, ce qui se passe au large… Pour tous les petits fans de journées à la plage !
Résumé de l’éditeur de Sous la terre
Une grande image sous la terre fourmillante de détails Une vue de ce qui ce passe sous terre comme un grand poster à regarder, pour découvrir, avec les yeux, tout ce qui grouille, vit et est installé, en mode parfois très organisé, dans nos sols. Qui l’eût cru ?
Des infos docus simples et claires sur le sujet Nous ne pouvons pas voir sous la terre, pourtant il s’y passe des choses étonnantes. Un livre pour observer, comme si nous étions descendus dans leurs abris, les animaux qui vivent sous la terre. Pour découvrir, par exemple, la vie dans les terriers, les fourmilières ou les taupinières, pour apprendre quels animaux vivent sous terre toute l’année ou seulement en hiver… Pour explorer avec les yeux et les doigts des tunnels et des chambres souterraines très bien organisés. Un titre ludique pour percer les secrets du monde souterrain !
Date de parution : le 5 juillet 2023 Genre : albums documentaires
Visions cinématographiques : scènes de casino emblématiques dans l’art et le cinéma
Mettre en scène la rencontre de l’art, du cinéma et des casinos ne date pas d’hier. Le faste et le glamour, le drame et l’intrigue, le jeu de la chance et du hasard – tous ces éléments ont inspiré les artistes et les cinéastes pour créer des scènes de casino emblématiques qui sont devenues des représentations intemporelles de l’attrait du jeu et de l’esprit humain. Aujourd’hui, nous embarquons pour un voyage à travers certaines des scènes de casino les plus inoubliables de l’art et du cinéma, explorant comment ces visions cinématographiques capturent l’essence des casinos et leur impact sur la culture et la société.
Scènes de casino dans des peintures classiques
Avant l’aube du cinéma, les maîtres de l’art capturaient déjà des scènes de casino sur toile. Des peintures opulentes des casinos européens au XIXe siècle aux représentations vibrantes des tripots dans les saloons américains, les artistes ont longtemps été fascinés par les interactions humaines et les émotions des casinos. Nous plongeons dans ces peintures classiques et découvrons les choix artistiques qui continuent de résonner auprès des amateurs d’art et des amateurs de casino.
Scènes de casino sur grand écran
L’avènement du cinéma a offert de nouvelles possibilités aux cinéastes pour présenter le monde captivant des casinos. Des casinos éblouissants de Las Vegas aux salles de jeux souterraines des villes du vieux monde, nous explorons comment les cinéastes utilisent magistralement la cinématographie, l’éclairage et la scénographie pour créer des scènes captivantes les stratégies À la Roulette qui transportent le public au cœur de l’action.
L’amour et la chance se rencontrent
Aucune discussion sur les scènes de casino emblématiques ne serait complète sans mentionner le classique intemporel, « Casablanca ». Nous examinons de plus près la scène inoubliable de la roulette, où le destin des personnages se mêle à la rotation de la roue, incarnant l’intersection de l’amour, de la chance et du sacrifice au milieu de la guerre.
Enjeux élevés et style élevé
Dans le film de braquage moderne « Ocean’s Eleven », nous disséquons la scène du braquage du grand casino alors que Danny Ocean et son équipe exécutent habilement leur plan au milieu de l’extravagance éblouissante d’un casino de Las Vegas. Cette scène met en valeur l’attrait du jeu à enjeux élevés et l’art de la tromperie dans un cadre où le style et la sophistication règnent en maîtres.
Casinos et Glamour
L’histoire d’amour de James Bond avec les casinos est devenue une tradition cinématographique. Nous explorons la présence récurrente des casinos dans la franchise Bond, du jeu de baccarat tendu dans « Dr. No » à la confrontation au poker dans « Casino Royale ». Ces scènes illustrent l’élégance de la culture des casinos et renforcent le charme sophistiqué et le nerf inflexible du personnage de Bond.
Une lentille culturelle
Des films de jeux d’argent asiatiques comme « God of Gamblers » aux chefs-d’œuvre français comme « Bob le Flambeur », nous examinons comment différentes cultures dépeignent les casinos sur grand écran. Ces films offrent des perspectives uniques sur l’intersection de l’art, de la culture et du jeu, offrant un aperçu de l’attrait universel de l’expérience du casino.
Conclusion
Dans l’art et le cinéma, les casinos se sont révélés être une riche source d’inspiration, capturant l’imagination des créateurs et du public. Des débuts de la peinture à l’ère moderne du cinéma, les scènes de casino emblématiques continuent d’être célébrées comme de puissants symboles du désir humain, de la prise de risques et de la poursuite de la fortune. Tant que les casinos continueront de nous captiver avec leur mélange d’art et de divertissement, ils resteront sans aucun doute une muse convaincante pour les artistes et les cinéastes à l’avenir.
[BD] Wanted : Portrait de sang, un western qui saura vous surprendre (Drakoo) !
Récit complet paru aux éditions Drakoo, Wanted portrait de sang est un western tout ce qu’il y a de plus efficace. Porté par le scénario de David BORIAU ultra rythmé, l’album livre un exercice de style sans aucune fausse note. Au contraire, il ose le pari de revisiter en partie le genre par une petite touche fantastique très intelligemment mise en scène : Dull est un jeune indien qui a le pouvoir de retrouver n’importe quel individu qu’il parvient à dessiner. Connecté avec les esprits, il s’est associé à un photographe pour se mettre au service de la justice en retrouvant des criminels grâce aux affiches « wanted » que Dull dessine.
Mais il se trouve justement que ce dernier est en quête de vengeance. Il cherche à identifier celui qui a massacré tout son clan. Malheureusement, il ne connaît de lui que ses yeux. Difficile alors de remonter sa piste sans un visage complet… La quête sera longue et périlleuse !
Le récit créé donc la surprise par son côté original mais est également solidement ancré dans sa filiation western. Du pur bonheur agrémenté du superbe dessin de Steven DHONDT qui propose de vraies gueules de cinéma à travers des personnages secondaires forts qui crèvent tous l’écran de papier.
Bref, Wanted Portrait de sang est assurément à lire et à relire !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
877, Dull, un jeune cheyenne, veut venger sa tribu massacrée. Il parcourt l’Ouest sauvage en compagnie de son mentor, Oscar Carjat, photographe itinérant. De ville en ville, ils se mettent au service des autorités locales : ils suivent les traces des hors-la-loi et recueillent les dépositions qui permettent à Dull, qui a un don pour croquer les visages, de dresser en quelques coups de crayon les portraits robot qui orneront les célèbres affiches « Wanted ».
Mais au bout de son crayon, Dull tient aussi un bien étrange pouvoir, hérité de ses ancêtres…
Date de parution : le 28 juin 2023 Auteurs : David BORIAU (Scénario) Steven DHONDT (Dessin) Genre : western
Editeur : Drakoo Prix : 18,90 € (104 pages) Acheter sur : BDFugue
La culture, dans toutes ses expressions, nous présente des voies pour interpréter, représenter et décomposer le monde qui nous entoure. Deux formes se distinguent souvent par leur habileté à émouvoir profondément l’auditoire : le théâtre et les arts visuels. On peut d’abord les percevoir comme des disciplines séparées mais un examen plus détaillé révèle une intersection intéressante entre les deux, déployant une interaction à la fois sophistiquée et attrayante.
On considère généralement le théâtre comme une forme d’art de la performance. Mais on ne doit pas occulter son rapport avec les éléments visuels qui valorisent la mise en scène théâtrale. Mouvement du comédien, détail du décor et des costumes, éclairages… Tous ces éléments créent l’esthétisme du théâtre. On pense aussi aux masques grandioses du théâtre grec traditionnel ou aux costumes élégants et aux décors du théâtre musical actuel qui témoignent de techniques artistiques visuelles, faisant de la scène une toile dynamique pour les passionnés des deux disciplines.
L’impact du théâtre sur les arts visuels
Le théâtre a également affecté les arts visuels en profondeur. Les artistes ont toujours puisé l’inspiration des narrations dramatiques, des personnages et des émotions illustrées sur scène pour concevoir leur œuvres. Cette présence est palpable à travers une composition soigneuse, des mouvements harmonieux et des émotions orchestrées qui évoquent une mise en scène d’un drame sacré.
Si vous êtes passionné par cette question et par les analyses en lien avec le théâtre et les arts visuels, vous pouvez retrouver de nombreuses revues spécialisées sur le site Je Mabonne (https://www.jemabonne.fr/). Ce site propose une riche bibliothèque d’articles tirés de magazines reconnus qui permettent d’explorer divers exemples de cette synergie entre le théâtre et les arts visuels.
La symbiose collaborative
La liaison entre les arts visuels et le théâtre dépeint une collaboration et une « symbiose » plus générale entre différentes formes d’art. C’est une preuve de leur capacité à s’imbriquer, à interpréter et à évoluer en se nourrissant mutuellement. La comédie musicale à succès d’Andrew Lloyd Webber, Le Fantôme de l’Opéra, en est une parfaite démonstration. Le spectacle fusionne des composants de l’art impressionniste et victorien. Par leur mise en scène et leurs tenues, ils symbolisent le lien entre le théâtre et les arts visuels.
Ces dernières années, l’évolution rapide de l’art multimédia et la performance ont progressivement réduit les frontières des disciplines traditionnelles tout en transformant les approches. Ces genres avant-gardistes collaborent avec la vidéo, l’audio, la sculpture, l’installation et la performance pour fabriquer d’extraordinaires spectacles d’expression humaine. Ils dessinent un future constamment en mutation pour ces domaines, où diverses langues artistiques se rencontrent en harmonie, augmentant l’expérience du spectateur tout en repoussant les limites de notre compréhension de l’art.
En conclusion
L’intersection des arts visuels et du théâtre souligne la profonde complexité et le dynamisme énergique de la créativité humaine. L’interaction spontanée entre ces formes dépasse les barrières habituelles, menant à une exploration plus intense et multidimensionnelle des expériences humaines, de leurs sentiments et de leurs récits. Cette exploration culmine dans ce que l’on pourrait désigner comme une symphonie harmonieuse d’expression.
Le ballet Malandain dans les pas brûlants de Stravinski, sur la chaîne Mezzo
Thierry Malandain, accompagné du chorégraphe Martin Harriague, revisitent les œuvres emblématiques d’Igor Stravinski : L’Oiseau de feu et Le Sacre du printemps. Bien que ces deux ballets phares et d’anthologie aient été chorégraphiés des centaines de fois dans le passé, le programme s’attache à donner aux deux œuvres un jour nouveau. Pour cela, ils sont revenus à leur source vive. Ainsi, ThierryMalandain rend à l’Oiseau sa spiritualité biblique chargé d’apporter aux hommes sa divinité salvatrice. Une réussite.
Le conte dansé, qui fut monté pour la première fois en 1910, se libère donc de ses oripeaux russes pour élever l’âme, à travers un passeur de lumière portant au cœur des hommes la consolation et l’espoir, à l’image de François d’Assise, le saint poète de la nature qui conversait avec ses frères les oiseaux qu’ils soient d’une grande splendeur, ou bien de simples moineaux.
Cette dimension initiatique se traduit par la symbolique des couleurs au niveau des costumes : noirs dans la première partie, blancs dans la dernière, et comme une évocation christique de la Résurrection.
Tableaux saisissants que cette figure collective où 22 danseurs vêtus de soutanes noires, dans un ordre quasi militaire, ondulent, le regard accablé, au gré de vagues chorégraphiques qui s’enchaînent et se répondent, tandis qu’apparait soudain un oiseau libérateur et ensorceleur (costume rouge et or) déployant ses ailes miraculeuses entre ciel et terre, qu’interprète le merveilleux Hugo Layer. D’une grâce infinie, à la silhouette androgyne et d’une souplesse animale, il est cet oiseau incandescent qui entraîne le spectateur vers le céleste.
Martin Harriague aborde « le Sacre » avec un humour tout droit sorti du cinéma muet. Un pianiste qui pourrait être Stravinski joue doucement la mélopée qui ouvre la pièce, avant que l’orchestre n’enchaîne pendant que les vingt danseurs sortent un par un du piano. Puis commence le rite païen, réglé avec beaucoup de maîtrise et d’incarnation.
Rituel en effet d’une communauté humaine qui sacrifie l’un des siens, une jeune femme, pour glorifier la divinité du Printemps et dont la symbolique nous renvoie à notre origine et à notre fin.
A l’abri d’une chorégraphie pulsative et martelée, « Le Sacre » se charge de cette danse tellurique où la scène finale qui voit l’élue s’élever vers la lumière, comme purifiée par la violence du rite, marque à jamais les esprits. Bravo.
Date : 1 août 2023 sur la chaîne Mezzo à 20h30 Chorégraphes : Thierry Malandain et Martin Harriague
[Album jeunesse] Mon premier jour d’école, un livre sonore (Gautier-Languereau)
Mon premier jour d’école est un livre à écouter ou à lire. Aujourd’hui, c’est le grand jour pour Petit Hibou: son premier jour d’école ! Mais Petit Hibou ne veut pas y aller, il a peur ! Alors Maman Hibou décide de lui faire changer d’avis … et elle réussit!
MAIS une fois que Maman Hibou est partie, Petit Hibou se fait des idées : « Maman Hibou est partie dans l’espace…sans moi. »ou encore « Elle est montée dans un bateau de pirates… sans moi. » Mais quand Maman Hibou revient, Petit Hibou demande: « Qu’as tu fait pendant que j’étais à l’école? » À toi de découvrir la suite!!!
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Aujourd’hui, c’est un grand jour pour Petit Hibou ! Il va à l’école pour la première fois. Pourtant, Petit Hibou préférerait rester à la maison, avec Maman et Bébé Hibou. Mais l’école lui réserve de drôles de surprises… Une histoire pleine d’humour et de tendresse pour rassurer les petits avant la rentrée. Avec une puce son pour écouter l’histoire, et une fonction pause pour arrêter quand on le souhaite.
Date de parution : le 14 juin 2023 Auteur(s) : Giles Andreae, Vanessa Cabban Genre : album jeunesse
Des voies venues du froid mais pas que au Festival Paris l’été
Lorsqu’elle ne crée pas des spectacles, la réalisatrice et chorégraphe Elle Sofe Sara garde des rennes en Norvège avec ses enfants ou observe les traces des animaux dans la neige. Et pour cause, elle est une véritable Sami ; elle appartient à ce peuple autochtone vivant en Laponie, région qui embrasse le nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande ainsi que la péninsule de Kola en Russie. Sur scène, dans des œuvres fédératrices et salvatrices, elle nous fait voyager dans ce monde de tradition et de résistance.
Un chant collectif, intense et profond
Dans la cour du lycée Jacques Decour, sept femmes, poings levés et tout de noir vêtues, brandissent des mégaphones au-dessus de leurs têtes. Elles dansent pour demander à la terre la permission de l’habiter. Il s’agit par cet acte de s’engager à laisser le territoire tel qu’il a été trouvé. Une tradition sámie transposée en mouvement chanté et joiké.
Puis, marchant têtes hautes, elles guident le public vers une autre scène pour un concert chorégraphique galvanisant. Vástádus eana amplifie les voix longtemps réprimées du peuple sámi.
La pièce est ainsi imprégnée par les luttes contemporaines des Sámi·e·s, plutôt que par leur histoire. Où le corps et la gestuelle sont porteurs de savoirs et de mémoire qu’il suffit de raviver pour activer des récits incarnés dans un geste aussi puissant qu’empli de générosité.
Par leurs chants polyphoniques et leurs mouvements, les performeuses façonnent a cappella une histoire de résistance et de guérison. Leurs voix s’ancrent dans le joik, envoûtante musique vocale sámie pour voyager en territoire. Corps de mémoire, elles célèbrent les alliances entre les vivants et la terre, entre nature et communauté. Et nous offrent un instant de communion aussi intense que profond. Bravo !
Dates : du 26 au 28 juillet 2023 – Lieu : Festival Paris l’été au lycée Jacques Decour (Paris) Chorégraphe : Elle Sofe Sara
[Album jeunesse] L’abécédaire musical, un livre qui enchantera les tout petits (Gautier-Languereau)
Voilà une belle manière de découvrir l’alphabet tout explorant l’univers de la musique. Tout en apprenant, on découvre des instruments de musique illustrés avec beaucoup de malice et de créativité (G comme guitare ou C comme cymbale…).
A découvrir en librairie
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
De « A » comme accordéon à « Z comme zicos », toutes les lettres de l’alphabet célèbrent la musique. Un abécédaire tout-carton moderne et graphique pour faire découvrir la musique aux tout-petits !
Date de parution : le 14 juin 2023 Auteur(s) : Théophile Sutter Genre : album jeunesse
[Album jeunesse] Sandro l’apprenti pizzaiolo, un livre qui sent bon la pizza (Gautier-Languereau)
Sandro est un jeune garçon qui vit avec sa voisine Nonna. Il travaille avec son patron, Luigi, qui est pizzaiolo. Mais Luigi est furieux de toute l’attention que ses clients portent auprès de son apprenti. Luigi décide de lui compliquer la tache. Le pauvre Sandro est surbooké. Lui qui avait en tête de participer au concours annuel de la meilleure pizza napolitaine. Va t-il réussir à participer au concours…avec tous ses malheurs ! Que va t-il lui arriver ? À vous de le découvrir en lisant se livre !
Pourquoi je l’ai aimée ? Parce qu’évidemment je suis fan de pizzas !!! Malheureusement l’histoire commence MAL, mais se finit BIEN !!!! Avec du courage, de l’amour et de la patience !
MERCI à l’autrice : Gaëlle Arnaud et l’illustratrice : Shiilia !!
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Sandro, apprenti pizzaïolo, n’a qu’un rêve : remporter le concours de la meilleure pizza ! Mais son patron Luigi ne compte pas le laisser gagner, il est prêt à tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Une course folle pour tous les amoureux de l’Italie et des pizzas.
Date de parution : le 14 juin 2023 Auteur(s) : Gaëlle Arnaud (scénario) et Shiilia (dessin) Genre : album jeunesse
Le film débute avec quelques scénettes introduisant les 2 personnages principaux. Le réalisateur Matsui Daigo explore les existences de 2 jeunes adultes dans le Tokyo d’aujourd’hui. Sosuke Ikematsu et Sairi Itô sont suivis à rebours, de leur rupture à leur rencontre, année après année, dans une histoire d’amour mélangeant mélancolie et romantisme, dans un déroulé doux-amer aussi touchant que réaliste.
Une nouvelle histoire de voitures
Le film rappelle l’autre opus acclamé mondialement, Drive my car. Le film mélange régulièrement ton de comédie et pointes dramatiques dans un contexte actuel et moderne qui créée une belle proximité avec les personnages. Teruo est danseur, Yo est conductrice de taxi, leurs caractères sont disséqués avec de belles peintures psychologiques pour souligner leurs chagrins, leurs doutes, leurs moments d’allégresse, dans un tourbillon de sentiments qui emporte l’adhésion grâce à une belle sincérité. Le film sort le 26 juillet, belle coïncidence (?) que les 2 personnages se rencontrent annuellement le jour de l’anniversaire de Teruo, le 26 juillet. Les séparations et les retrouvailles se succèdent dans un concept original qui ressemble à un parcours initiatique en accéléré avec 7 rendez-vous à Tokyo. L’amour vient, grandit, disparait, dans un Tokyo rempli de lumières et de bruits de circulation. Les passagers montent dans le taxi, les 2 amoureux aiment le film Night oin Earth de Jim Jarmush avec Wynona Rider, les passagers s’accumulent dans le taxi et Yo devient une sorte de confidente temporaire. Les vies sont ordinaires et gagnent en extraordinaire à travers toutes ces petites tranches de vie où l’humanité de chacun ressort avec tendresse.
Rendez-vous à Tokyo ouvre une belle lucarne sur le quotidien d’une métropole où les destins particuliers se heurtent et se bousculent, pour le meilleur et le pire. Le film sort sur les écrans le 26 juillet avec la promesse d’une belle tranche de vie toyoïte.
Synopsis: Les 26 juillet se suivent et ne se ressemblent pas… C’est le jour où ils se sont rencontrés, celui où ils se sont aimés, où ils se sont séparés. Sept rendez-vous entre un danseur professionnel et une conductrice de taxi dans le Tokyo d’aujourd’hui.
The endless couloured days est le résultat d’un travail conjoint entre Cally Callomon, gestionnaire de la succession du regretté Nick Drake disparu en 1974 et Jeremy Lascelles, cofondateur de Blue Raincoat Music et PDG de Chrysalis Records. De quoi raviver l’extrême sensibilité des chansons de l’auteur-compositeur-interprète et musicien britannique dont les 3 albums ont marqué tant de générations. L’hommage est fastueux et vient de groupes et interprètes prestigieux comme Fontaines D.C., Let’s Eat Grandma, John Grant, Self Esteem, Emeli Sandé, Guy Garvey ou David Gray.
Eternel Nick Drake
Avant la sortie de cet album si particulier, Chrysalis a publié une série de vinyles en édition limitée, double face A, avec une sélection des artistes réunis. La série a été complétée par un disque bonus comprenant un enregistrement jamais publié auparavant avec Nick Drake interprétant la fameuse chanson de Bob Dylan, Tomorrow Is A long Time. Pour l’album de reprises, Jeremy Lascelles et Cally Collomon ont désiré qu’aucun des artistes invités ne reprenne exactement les chansons originales, chacun devant se réapproprier les morceaux dans son propre style. L’importance de l’influence et du style de Nick Drake a donc conduit à des réinventions rivalisant d’intelligence et d’inspiration. Ses 3 albums seulement enregistrés ne cessent d’être redécouverts. De Five leaves left à Pink Moon en passant par Bryter Layter, chacun recèle des pépites jamais approchées depuis. Mort à 26 ans d’une overdose d’antidépresseurs, l’artiste a réussi à mener à bien une carrière courte mais prolifique étant donné le nombre de morceaux éternels qu’il a accouché. Ventes médiocres à l’époque, mais postérité grandiose, Robert Smith des Cure ou Peter Buck de R.E.M. le citent comme une influence incontournable. Souffrant de dépression et d’insomnie, le chanteur donnait peu d’interviews, ne contribuant ainsi pas à lancer sa carrière avec une plus grande ampleur. Ce Best-of est une expérience unique et une occasion de le redécouvrir avec notamment River Man repris par Famous Blue Cable avec la voix enjôleuse de Feist, Pink Moon repris par Aurora ou Three hours par John Parish & Aldous Harding.
Artiste secret et tourmenté, Nick Drake aurait été flatté d’être repris de cette manière avec de si belles revisites par des artistes aussi divers que talentueux. Les morceaux semblent se répondre dans un bel enchainement aussi envoutant que cohérent. Il faut se jeter à l’eau et écouter ce bel hommage à l’artiste britannique.
Michel Fau et Sébastien Castro font des leurs à la Michodière !
On connait la passion de Michel Fau pour le Vaudeville propice à un jeu surréaliste et survolté qui offre une vision du genre humain aussi petit que jusqu’au-boutiste.
Pour cette nouvelle version théâtrale de la pièce « Le vison voyageur », Michel FAU et Sébastien CASTRO sont partis de l’adaptation par Jean-Loup DABADIE du texte très anglais de Ray Cooney et John Chapman.
L’action se déroule à Londres, dans le temple de la fourrure, chez Bodley et Crouch, un milieu éminemment snob et coincé dans lequel le dramaturge propulse des personnages décomplexés et de plus en plus barrés qui vont contaminés et faire exploser tout ce petit ordre établi.
Une théâtralité ravageuse
Comique de situation, adultères, portes qui claquent et surenchères sont alors à l’œuvre avec son lot de turpitudes, stratagèmes, et fumeuses machinations qui animent et/ou accompagnent les protagonistes.
Une folie furieuse donc mais qui nous raconte aussi la faiblesse de l’être, la lâcheté masculine, l’impulsivité féminine, l’inconstance du désir et la roublardise de chacun des personnages car personne n’est ici épargné.
En s’appropriant les codes du genre à l’abri d’un ton décalé et exubérant, ludique et poétique, Michel Fau en explore toute la force comique mais aussi tragique. Car comme dans la Tragédie, ces personnages boulevardiers sont aussi victimes d’une situation terrible, qu’ils ne maitrisent pas et qui les saisit alors d’une panique psychotique.
Surréaliste et sophistiquée, la mise en scène se joue à merveille des répliques et de la dérision des situations sur fond de quiproquos et de renversements de situation qui affolent les personnages.
Michel Fau orchestre avec un sens aigu de la théâtralité, portée par une folie qui lui va bien : les mimiques, les attitudes, les regards, les ruptures de ton, les envolées tragiques de ces personnages, où chacun lutte et se débat avec sa petitesse. Bien au delà du grotesque, c’est le jeu de la comédie humaine qui se révèle à la fois grandiloquent et dérisoire.
Le décor décalé aux couleurs vives de Nicolas Delas ainsi que les costumes saillants de David Belugou soutiennent judicieusement le rythme et la mécanique de la folle embardée.
Le duo Michel Fau / Sébastien Castro fonctionne parfaitement où chacun, dans son registre et sa palette de jeu, offre un précipité d’intentions aussi riche que contrasté. Mention spéciale également à Nicole Calfan, irrésistible de finesse ainsi qu’à Armelle, hilarante de drôlerie. Bravo !
Dates : du 12 au 30 juillet 2023 – Lieu : Théâtre de la Michodière (Paris) Mise en scène : Michel Fau
La Pire Amie du monde, un très beau livre d’Alexandra Matine (Les Avrils)
Publik’art vient de découvrir, avec bonheur, Alexandra Matine, autrice et scénariste. Quelle belle plume ! Quel talent ! Quelle profondeur !
Son dernier roman, La Pire Amie du monde, nous entraine dans une drôle de spirale. On découvre une jeune femme, Cyr. Elle vit à Amsterdam. Dès la première ligne, on entre dans la vie mouvementée de Cyr : « Je me suis fait virer… ».
Et au fil des pages, on essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête de Cyr. C’est compliqué. Tout se mélange, et surtout on sent cette terrible souffrance au fond d’elle. Difficile de parler de ce roman car il est impensable d’en dévoiler la teneur. Ce serait comme une violation… L’autrice nous dévoile le pourquoi des choses tout au long des 320 pages du roman.
C’est à la fois drôle, quelquefois absurde, mais la vie n’est-elle pas absurde ? Nos gestes ont-ils toujours un sens ? Mais c’est surtout très attachant.
C’est aussi souvent profond, vrai, dérangeant. Le thème de la mort y est abordé de façon direct, abrupt, mais aussi délicate. Cyr apprend qu’elle vient de perdre soudainement son meilleur ami. Mais aux yeux de tous, ce statut de « meilleure amie » existe-t-il ? Surtout entre garçon et fille ! Est-ce vraiment possible ? Quelle est la place de Cyr ? De sa souffrance ?
Et en plus, on lui demande d’écrire un discours pour la cérémonie. Le comble du comble…
Cyr va devoir prendre sur elle, se remettre dans la spirale de la vie, aller vers les autres et continuer à vivre… On n’est jamais prêt à perdre un être aimé. Et encore moins quand il est si jeune !
Alexandra Matine a un véritable don pour analyser les sentiments humains, les souffrances que l’on ne peut exprimer. Elle aborde des thèmes difficiles comme la mort, le deuil, avec beaucoup de naturel. La Pire Amie du mondeest un très beau roman. A lire sans plus attendre !
Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages (Usborne)
Les grandes vacances sont là et il faut occuper nos charmantes petites têtes blondes ! Les éditions Usborne ont pensé à nous avec leur cahier d’activités : Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages.
Dès l’âge de trois ans, votre enfant appréciera !
L’enfant pourra faire comme il lui plait : suivre les consignes ou non !
Avec ses crayons de couleurs, ses feutres ou ses crayons de cire, il pourra colorier, dessiner et ajouter ses propres dessins. Il pourra même transformer de jolis dessins pour en faire des monstres. Ajouter des voitures et des camions à l’énorme embouteillage page 6 ! Colorier les girafes au long cou ! Pas facile car elles sont nombreuses et toutes collées les unes aux autres !
Dessiner des empreintes de chiens et de chats.
Continuer le dessin sans lever le crayon de la feuille. Remplir des bocaux.
Décorer des coquillages. Dessiner des robots, des immeubles, colorier des hiboux…
Bref de très nombreuses propositions sont faites à chaque page ! Il y en a des faciles et d’autres pour les plus grands !
Tout est fait pour développer la motricité fine de l’enfant et surtout qu’il se fasse plaisir !
Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages est un cahier d’activités que notre enfant gardera longtemps !
Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages, P.19
Naître fille, un très beau livre d’Alice Dussutour (Editions du Ricochet)
Alice Dussutour, française, est autrice, illustratrice, graphiste et surtout passionnée par les femmes. Son livre, Naître fille, est tout simplement incroyable. Elle raconte la vie de cinq jeunes filles à travers les continents. Elle a elle-même magnifiquement illustré son documentaire !
On imagine souvent la vie de certaines jeunes filles, dans le monde. On sait que pour elles, la vie ressemble vraiment à un combat.
Alice Dussutour analyse la situation des jeunes filles et leurs conditions de vie en fonction de leur pays. Pour Kaneila qui habite au Népal, dans un village au milieu des montagnes. La vie pourrait être belle et simple mais ce n’est pas le cas depuis que Kaneila a ses règles. Elle devient impure et doit partir loin du village, durant une semaine. Et ce, chaque mois ! Elle dort dans une hutte, seule, et n’a le droit de ne rien faire ! Elle ne peut même pas utiliser l’eau du village car elle la contaminerait ! Elle a compris la vraie signification des règles à l’école et a découvert que les filles n’avaient pas à avoir honte de leurs règles, bien au contraire !
Jade habite en France. Elle est géniale, drôle et créative mais depuis quelques temps, elle se sent mal dans sa peau. On lui reproche sans cesse son poids ! Elle subit des moqueries et devient triste. Jusqu’au jour, où elle ose le dire à ses parents !
Mahnoosh est la troisième d’une famille afghane, de sept filles ! Dans un pays où il ne fait pas bon être une fille. Alors, elle se fait passer pour un garçon pour vivre plus libre. Elle peut travailler, jouer dans la rue, faire du sport, aller à la mosquée… Elle ne veut surtout pas être une fille, qui sont toutes maltraitées par les talibans qui ont supprimé tous leurs droits et leurs libertés depuis qu’ils ont repris le pouvoir.
Makena vit au Kenya. Là-bas persiste une tradition épouvantable. Au moment de la puberté, les jeunes filles sont volontairement mutilées, par une exciseuse qui va couper une partie de l’intimité de la jeune fille : les lèvres ou le clitoris. Sans lui laisser aucun choix. Ainsi la jeune fille peut se marier, à un homme souvent très âgé. Comment faire pour que cela cesse ? C’est inimaginable qu’au vingt-et-unième siècle, des jeunes filles soient encore mutilées de la sorte et mariées de force !
Luisa est mexicaine. Elle est souvent harcelée dans la rue. Et du coup, elle a peur des hommes. Pour les 15 ans de sa sœur il y a eu une grande fête. Sa grand-mère découvre ce jour-là que Maria subit des violences de son copain. Un jour elle disparaît. Sans doute un féminicide. Jamais élucidé, jamais jugé…
Naître filleest un livre qui aborde tous les thèmes centrés sur la femme. Avec justesse et dignité. Sans tabou. Avec pudeur. Naître fille n’est pas facile, surtout dans certains pays. C’est une lutte perpétuelle. Mais la femme est forte, très forte. Il est évident qu’il faut que tout le monde lise Naître fille, garçons et filles. Pour faire évoluer la société, il faut être instruit ! Et partager !
Naître fille est notre coup de cœur ! Un grand bravo à Alice Dussutour et à toutes les femmes qui y ont participé. Elles redonnent de l’espoir à toutes les femmes !
Une belle sélection de vins blancs et de vins rouges nous a été proposée pour une dégustation sous le signe de l’été, des terrasses et de la langueur estivale. Fitou des Vignerons de Cascastel, Vacqueyras de Vidal Fleury, Château du Moulin-à-Vent, Cairanne rouge et blanc du Domaine Brusset, AOC Coteaux du Vendômois, que du bon pour un été tout douceur et toujours avec modération.
Château du Moulin-à-Vent 2021, une belle confirmation
Le Château du Moulin-à-Vent est un habitué de Publik’Art avec ses nombreuses appellations. Le millésime 2021 est une nouvelle réussite, issu de vignes situées sur le domaine, avec des rendements bas (inférieurs à 35hl/ha) et des vieilles vignes de Gamay qui ont en moyenne 50 ans et évoluent dans un environnement contraignant. A l’œil, la robe rubis présage du meilleur. Le nez est élégant, minéral et frais, fruité cerise fraise, épices douces (réglisse et une note chocolatée). La bouche est fondue et veloutée avec des tanins soyeux jusqu’en finale. Le vin se déguste harmonieusement avec un jambon de pays, des linguine aux légumes grillés, un rôti de bœuf, un magret de canard, du risotto aux cèpes ou du parmesan. Distribué par Millésima, son prix indicatif est de 23 euros.
Publireportage: Notre localisation exclusive sur Moulin-à-Vent permet une compréhension fine des contextes géologique et climatique. Depuis 12 ans, nous avons identifié 6 grands terroirs, dont nous cultivons les individualités. Ils se nomment “Le Moulin-à-Vent”, “Les Thorins”, “Aux Caves”, “Les Vérillats”, “Champ de Cour” et “La Rochelle”. Situés dans un rayon de 300 mètres autour du Château, ils sont sur la partie intermédiaire et supérieure de l’appellation, la plus qualitative. Chacun d’entre eux s’exprime dans nos cuvées parcellaires, où la puissance du terroir et l’impact du millésime sont nos seuls vecteurs.
Laurent Brusset Cairanne blanc Les Travers 2022, un vin blanc en majesté
Le Domaine Brusset est un autre habitué des dégustations sur Publik’Art. Distribué en vente directe, dans les hôtels-restaurants et chez les cavistes, le vin est proposé au prix de vente en ligne de 13 euros. A l’œil, le vin arbore une belle robe pâle brillante à reflets argentés. Au nez, des arômes de fleurs blanches se mélangent aux fruits à chair blanche pomme-poire, au citron, avec une touche très minérale et une touche d’anis, finement épicé. La bouche est élégante, fraîche et ample, fondue, fraîche et gourmande, longue sur le citron. Le vin accompagne idéalement des langoustines, du crabe, de la lotte à l’américaine, du filet de poulet au citron ou du chèvre frais. Composé des cépages Clairette, Grenache blanc, Roussanne et Viognier, ce vin blanc est à déguster absolument cet été.
Publireportage: Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999), fondateur de l’exploitation, a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences, qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. La Philosophie Familiale se perpétue et peut se résumer ainsi : privilégier au mieux l’expression de chaque terroir – travail du sol par de nombreux labours dans le plus grand respect de nos vignobles – ébourgeonnages sévères et vendanges en vert assurent des rendements faibles.Pour cela, les options les plus pointues sont retenues pour le plus grand respect de l’environnement et de la biodiversité. Ces démarches se concrétisent par deux certifications HVE et biologiques.
Vignerons de Cascastel, Fitou 2020, un vin rouge puissant
Les Vignerons deCascastel savent proposer des vins au caractère affirmé, maintes fois abordés sur Publik’Art. Assemblé avec des cépages Carignan pour 35%, Grenache pour 35% et Syrah pour 30% sur des terroirs calco-schistes, le vin développe une vraie puissance en bouche. A l’œil, le vin arbore une robe profonde et développe au nez des senteurs de garrigue et de grillé d’une belle intensité laissant s’exprimer ensuite des arômes de fruits rouges surmûris et compotés. La bouche est très épicée (poivre et cannelle) assouplie par son élevage qui lui amène gras et rondeur pour le plaisir du palais. Le vin accompagne amoureusement un barbecue au soleil avec de belles cotes de veau. Proposé au prix de vente à la cave de 7,90 euros, ce vin est un compagnon idéal de moments conviviaux entre amis.
Publireportage: A Cascastel, l‘appellation FITOU, c’est notre ADN ! De nos aînés, nous avons hérité d’un vignoble morcelé, éparpillé et gagné sur la garrigue. C’est de ces terroirs aux expositions multiples, au climat idéal sec et venté, et aux sols de schistes purs et calco-schistes, que nos vins tirent toutes leurs forces de caractère, offrant des FITOU aux nombreux visages et aux multiples facettes. Par cette cuvée, nous vous invitons à contempler tout le fruit du travail de nos Vignerons Artisans, au travers de leurs regards, plongez dans l’œil du vigneron et laissez libre court à l’expression de vos sens : Nous vous partageons la vision de notre FITOU, le FITOU de Cascastel ! Cette cuvée exprime toute la typicité de ce terroir dans un produit 100% vigneron : pas d’artifices boisés, nous sommes dans la mise en valeur des cépages traditionnels du cru et du terroir escarpé et réputé de Cascastel. : respect du savoir-faire ancestral, un travail de la vigne à l’ancienne, de petits rendements de 30HL/Ha, le tout récolté en vendanges manuelles… Bienvenue à Cascastel ! Rappelons que l’ensemble de nos cuvées sont mises en bouteille par nos soins, dans notre cave et avec notre outil de production. Nous maîtrisons tout, de la vigne à la bouteille.
Vidal Fleury, Vacqueyras 2020, un vin du Rhône sans concessions
Les vins Vidal Fleury sont souvent mis à l’honneur sur Publik’Art. Ce Vacqueyras 2020 est un vin rouge, sec, de garde, charpenté, complexe et puissant. À la fois majestueux et raffiné, il supporte facilement le poids des années. A l’œil, le rouge est lumineux et jeune, avec quelques éclats bleutés et noirs. Le nez présente des arômes de mûre, garrigue, romarin et une touche de violette. La bouche révèle des arômes d’épices et de fruits noirs avec des tannins présents, soyeux et légèrement serrés sur la finale. Le vin se déguste parfaitement avec de la viande rouge, de la charcuterie, un bon barbecue, de la viande froide ou du fromage. Composé de grenache pour 50 %, de Syrah pour 30 % et de Mourvèdre pour 20 %, le vin est un pilier des tables de l’été, proposé au prix de vente à la cave au prix de 22 euros.
Publireportage: Sur la côte septentrionale de la Vallée du Rhône, le relief est pentu, escarpé, parfois difficile d’accès. Pour s’accommoder de cette vertigineuse topographie, les Romains, implantés dans la région, ont aménagé le vignoble en belles terrasses qui perdurent encore aujourd’hui grâce à l’entretien régulier des murets qui soutiennent les sols. Il faut parfois jusqu’à 30 minutes de marche pour atteindre certaines parcelles… Pas de tracteur, pas de cheval, juste la volonté de l’homme. Niché aux pieds des Dentelles de Montmirail, dans la vallée du Rhône méridionale, le vignoble de Vacqueyras exprime une belle richesse aromatique que lui confère la diversité de ses sols et de ses terroirs.
Pascal Creuzet, Les Maizes 2022
Le vin Blanc Les Maizes est issu d’une vigne de chenin. Vinifié en cuve sans levure ni autre produit ajouté pour mettre en valeur le terroir et laisser aux raisins toute leur expression, le vin blanc est sec et fruité avec 10 grammes de sucre résiduel. Il se boit frais et accompagne très bien une cassolette de Saint Jacques et des fruits de mer. Le vin blanc de la Cave aux Caux est un AOC Coteaux du Vendômois et présente une légère douceur en bouche avec une subtile acidité. Vif et élégant, il se sert en apéritif ou avec entrées froides, coquilles st-jacques, tajines de la mer, viandes blanches, fromage de chèvre.
Publireportage: Situé en Loir-et-Cher, à l’ouest de Vendôme (vallée du Loir), notre domaine appartient aux Coteaux du Vendômois, l’une des aires d’appellations des vins du Val de Loire. Les cépages typiques sont le Chenin et le Pineau d’Aunis. Nous produisons également d’autres cépages, hors appellation, tels que le Chardonnay, le Sauvignon, le Cabernet, le Côt (ou Malbec), le Gamay, etc. Nous pratiquons une viticulture raisonnée, labellisée HVE (Haute Valeur Environnementale), et nos vins sont vinifiés avec leurs levures naturelles et le minimum d’intrants. Recherchant toujours plus d’authenticité, nous développons une gamme de vins sans intrant à la vinification (= sans sulfites ajoutés ni autre conservateur), dont le premier est né en 2017
Domaine Brusset, Cairanne Vieilles Vignes 2022, un Cairanne rouge vigoureux
Le Domaine Brusset propose un assemblage marqué par un supplément de syrah par rapport à la cuvée « tradition ». Des vignes âgées donnent à ce vin son profil légèrement plus confit dans l’expression du fruit, d’où un supplément d’épaisseur mais sans la moindre chaleur. Un vin charnel, bien équilibré, avec une matière d’une réelle gourmandise.
Le mot du domaine : » Cette cuvée est une sélection de vignes de 80 ans cultivées sur un coteau avec une exposition plein sud. Un assemblage grenache et syrah. La vendange est 100 % manuelle avec tri. Pour la vinification, éraflage, pas de levurage, fermentation pré-fermentaire à froid, cuvaison 4 semaines avec pigeages journaliers et contrôle des températures à 31 °C. Un élevage 70 % en cuve, 30 % en fûts de 2 ans pendant 1 an. Pas de filtration. Une cuvée avec une couleur très soutenue rubis, un nez très complexe de petits fruits noirs avec des notes d’épices très présentes, poivre. Structuré et long en bouche, tanins soyeux. Excellente persistance aromatique. Parfait pour accompagner viandes grillées et gibiers «
Super bloc des vacances, Je rentre en CP (Père Castor)
Les éditions du Père Castor pensent aux parents ! Comment occuper nos charmants petits durant ces longues vacances d’été ?
Avec Super bloc des vacances, Je rentre en CP, plus de 60 activités, conçues par des enseignantes. Toutes les activités proposées vont ravir nos enfants.
Cela va leur permettre d’améliorer leur graphisme, et d’approfondir quelques notions de lecture et de mathématiques. L’enfant, entre 3 et 6 ans, pourra : – Faire des coloriages magiques – Former des mots – Trouver les différences entre 2 dessins – Faire des coloriages suivant des consignes – Reconnaître des sons – Compter des éléments – Trouver le labyrinthe des lettres – Repérer la droite et la gauche – Trouver l’intrus
Il y a des activités pour tous les goûts et différents niveaux. Mais ce cahier d’activités sera vraiment parfait pour les enfants qui vont entrer en CP.
Super bloc des vacances, Je rentre en CP, est à mettre dans vos valises, pour passer de bonnes vacances !
« La Cerisaie » de Anton Tchekhov, avec Isabelle Huppert (au centre). Photo (Christophe Raynaud De Lage / Festival d’Avignon)
« La Cerisaie » électrisante de Tiago Rodrigues, sur France 4
Tiago Rodrigues, nouveau directeur du Festival d’Avignon, signait le spectacle d‘ouverture de la 75e édition du Festival dans la cour d’honneur du palais des Papes avec cette pièce. Elle est rediffusée le 09 juillet 2023 sur France 4 à 21h10, offrant au public une « Cerisaie » électrisante et intemporelle, portée par une distribution éclatante.
Dans la mise en scène de Tiago Rodrigues, c’est Isabelle Huppert qui joue le rôle de Lioubov, cette femme ayant fui la Russie pour Paris après la noyade de son fils et la perte de son époux, « mort d’avoir trop bu de champagne », et qui se trouve contrainte à son retour, ruinée par un amant dépensier, de « regarder la vérité en face », « ne serait-ce qu’une fois dans sa vie ». Cette vérité inconcevable de devoir se séparer de son domaine tant aimé, la Cerisaie.
Une comédie douce-amère au texte hypnotique où s’agite un clan en décomposition. Entre l’extravagante Lioubov qui a dilapidé l’héritage familial et l’ambitieux Lopakine, interprété par Adama Diop, construisant méticuleusement son patrimoine, toute une tribu gravite, partagée entre ceux imaginant un avenir meilleur et ceux regrettant un passé qui leur fut clément.
La cerisaie, œuvre testamentaire de Tchekhov, est commandée en 1903 par le grand metteur en scène et théoricien Stanislavski pour le Théâtre d’Art de Moscou. Elle se déploie à partir de l’état de crise provoqué par la vente du domaine, parabole d’un changement inexorable et l’esquisse d’une autre société, qui pointe entre les fissures d’un ancien monde craquelé de toute part.
Une tragi-comédie grinçante et enjouée
Vision existentielle entre la nostalgie romantique d’un passé révolu et des aspirations vagues vers un futur incertain où autour d’une maison que l’on va perdre, se concentrent des êtres opposés, animés par le profit et l’avenir tandis que d’autres sont en proie aux souvenirs et à la passion de l’inutile.
Il n’y a pas de héros dans La Cerisaie. C’est une pièce chorale qui offre une partition pour un tempo embrassant le collectif. Car c’est le temps qui en est le personnage principal : le temps des saisons, celui de l’enfance, le temps d’aimer, le temps qui passe, le temps perdu, la vieillesse, et la mort. Mais aussi ses lentes transformations, personnelles ou collectives. Tchekhov raconte avec une intensité déchirante la disparition d’un ordre et l’émergence d’une nouvelle ère dont l’inconnu effraie. La complexité des sentiments de chaque personnage y est disséqué jusqu’à l’os.
« Ce que j’écris, c’est la vie », confie Tchekhov à sa femme. Et le dramaturge orchestre cette fuite abyssale des choses, des êtres où dans un flux continu de personnages, de situations, de dialogues, les voix se croisent, s’entrechoquent, se chevauchent parfois, s’interrompent brusquement, suggèrent à peine avant de s’évanouir.
L’écriture de plateau de Tiago Rodrigues
Chaque acte s’annonçant par une rupture, une déconstruction totale de l’espace où le glissement vers l’issue fatale s’opère ainsi dans un mouvement des objets et des corps. Mosaïque pour une dramaturgie en éclats sans cesse recomposée, fragmentée, dans l’éclatement de la parole et des silences, et qui catalyse les aspirations humaines. Là où le drame est aussi une comédie.
Tiago Rodrigues embrasse toutes ces dimensions, s’en tenant à la fois à la temporalité étirée de la pièce et à ses soubresauts intempestifs.
Avec des scènes d’anthologie (le retour au domaine de la famille sous les riffs endiablés de guitare électrique, l’épisode du bal et son étirement infini, suspendu à l’aveuglement candide de la protagoniste, puis soudain un plateau vide immortalisant la perte de la Cerisaie) et un décor minimaliste (le domaine est seulement représenté par trois arbres métalliques aux lustres suspendus, et un ensemble de chaises alignées) qui s’inscrivent parfaitement dans l’écriture de plateau chère à Tiago Rodrigues, chacun fait entendre ses contradictions et sa complexité.
La scène est occupée en permanence par l’ensemble de la troupe où ceux qui la quittent se mettent juste en retrait à l’arrière du plateau où s’orchestre dans un mouvement continu et toujours fluide, la circulation des comédiens.
Le duo Lioubov-Lopakhine fait des étincelles : Isabelle Huppert, en cheffe de clan ruinée qui refuse de voir la vérité en face, est cette femme éperdue aux inclinaisons désarmantes, fantasques, mutines, désabusées, fragiles, tandis qu’Adama Diop se montre poignant de profondeur et d’humanité dans le rôle du fils de serf devenu riche marchand qui voulait sauver le domaine et qui finira, à la fin, par l’acheter.
On citera aussi le désopilant Marcel Bozonnet en Firs, le fidèle serviteur de la famille, à qui reviennent les mots de la fin et qui résonnent alors comme un écho cinglant dans la nuit étoilée : « La vie, elle a passé, on a comme pas vécu ». Rideau !
Date de diffusion : 09 juillet 2023 sur France 4 à 21h10 Metteur en scène : Tiago Rodrigues
El Agua se veut un film à la croisée des chemins. Entre chronique sociale dans l’Espagne contemporaine, fleuve couvert d’une aura de mystère et amitié/rivalité hommes/femmes, le film brosse le portrait d’une jeunesse démunie dans une ville de province. Entre ennui et sentiment d’enfermement, images de cadavres d’animaux drainés par la rivière, légendes de personnes disparues, légende de femmes condamnées à disparaitre lors de chaque inondation, l’eau est au cœur du récit, l’eau est à la fois une bénédiction et une malédiction, à la fois espérée et redoutée.
Un film envoutant
Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2022. Après le court-métrage documentaire Los que desean sorti en 2018 et présenté au Festival de Locarno, El Agua est le premier long métrage de la réalisatrice. Le point commun entre les 2 tient à une scène de lâcher de pigeon, coutume ancestrale de la région. Le film montre également des images d’inondation, certaines prises par des amateurs permettant de montrer la grande inondation de la fin du film, en style documentaire mais aussi avec une dimension fantastique. Tous les acteurs du film sont des non-professionnels, sauf les interprètes de la mère et de la grand mère, Bárbara Lennie et Nieve de Medina. Le casting a été réalisé de manière sauvage au village pendant un an et demi pour mélanger acteurs et non-acteurs. Au final, le film ressemble de manière très prégnante à la réalité la plus crue. L’été est langoureux, les travailleurs sont fatigués, les jeunes sont las et démunis alors ils tuent le temps. Ils fument, dansent et se séduisent. L’amour se mêle à la partie avant la tempête, inéluctable, redoutée, riche en eau mais aussi en menaces. Car la légende tenace voulant qu’elle emmène les femmes qui ont l’eau en eux s’insinue dans les esprits, devenant tangible et familière. Tout le films mène à ce dénouement, le film est réaliste mais la pointe de fantastique ajoute une dimension impressionnante, au plus près du quotidien.
El agua est un film passionnant à découvrir en DVD le 18 juillet.
Synopsis: C’est l’été dans un petit village du sud-est espagnol. Une tempête menace de faire déborder à nouveau la rivière qui le traverse. Une ancienne croyance populaire assure que certaines femmes sont prédestinées à disparaître à chaque nouvelle inondation, car elles ont « l’eau en elles ». Une bande de jeunes essaie de survivre à la lassitude de l’été, ils fument, dansent, se désirent. Dans cette atmosphère électrique, Ana et José vivent une histoire d’amour, jusqu’à ce que la tempête éclate…