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Judith Chemla, une Violetta en état de grâce

Judith Chemla, une Violetta en état de grâce
© Pascal Gely

Judith Chemla, une Violetta en état de grâce

« La Traviata. Vous méritez un avenir meilleur », version revisitée de l’œuvre de Verdi, revient au Théâtre des Bouffes du Nord où elle fut créée en 2016. Ce retour en majesté est porté par l’incandescente et vibrante soprano Judith Chemla, dans le rôle titre.

Le célèbre opéra est inspiré de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils, et de la vie dissolue de la courtisane Marie Duplessis, femme de son siècle et victime annoncée de sa condition sociale.

Benjamin Lazar et ses treize interprètes, musiciens /chanteurs, s’emparent avec un geste fort de son destin tragique à partir de larges extraits de la partition, – l’orchestre étant réduit à une douzaine d’instruments – alternant en fluidité avec le texte parlé, librement inspiré du livret de Francesco Maria Piave d’après « La Dame aux camélias », et de scènes où s’évoque le spleen d’un XIXe siècle en quête de sensations fortes, de passions humaines et d’étourdissement.

La Traviata, c’est la figure libre et forte d’une femme dont les sentiments la consument peu à peu. Elle raconte le sacrifice de Violetta qui doit renoncer à l’homme de sa vie et y décrit une souffrance dont la brûlure n’a d’égale que son destin brisé. Violetta, héroïne mythique, qui éprouve à la fois l’allégresse et le désespoir, une liberté effrénée et la possession de la passion.

Une fuite en avant donc où la fête est un lieu de perdition empreinte d’une joie trop éphémère pour que le bonheur s’enracine.

Tout commence sous un immense voile de tulle, qui tombe du plafond comme une brume et sous lequel évoluent les personnages, les visages éclairés de lampes de poche, puis la scène se vide pour laisser place à une disposition de vases de fleurs. Métaphore du voile sous lequel semble se dissimuler ou disparaître Violetta.

Une brûlure incandescente 

Musique et théâtre fusionnent ici à merveille dans un univers fantasmagorique et hybride, d’une grande finesse poétique, sensible, où dans un même espace, les musiciens mêlés aux chanteurs-acteurs explorent la fougue lyrique de Verdi autant qu’ils incarnent les personnages de La Dame aux camélias.

De cet entrelacement des œuvres, naît un jeu entre le parlé et le chanté, entre le français et l’italien, entre le théâtre et l’opéra, le tout sur une partition musicale luxuriante réduite sous la direction pertinente de Florent Hubert à huit instrumentistes : flûte, clarinette, cor, violon, violoncelle, contrebasse, trombone et accordéon, d’un effet ensorcelant.

Benjamin Lazar frappe fort et juste à l’abri d’une mise en scène au cordeau qui imprime une fluidité sans faille à la narration dont les corps, les voix, les ruptures comiques et décalées, se font les relais du vertige de la passion, son envahissement, ses tourments, et sa perte sacrificielle. Il ressuscite à l’envi tout un univers fantasmatique dont Violetta est la reine et le fantôme, l’ombre et la lumière, la prostituée et l’amante, à jamais écartelée entre le sordide et le sublime.

Dans cette traversée, la soprano Judith Chemla est en état de grâce où sa voix cristalline, aux multiples nuances, est en osmose parfaite avec l’action dramatique qui s’y déploie. Quant à son partenaire qui joue son amoureux (Damien Bigourdan), il témoigne d’une aisance gestuelle et d’un timbre aussi puissant que mélodieux, tandis que Jérôme Billy (Germont père), impose avec un naturel éclatant, une voix flamboyante et équilibrée. Bravo !

Dates : du 12 septembre au 3 octobre 2023 – Lieu : Théâtre des Bouffes du Nord  (Paris)
Metteur en scène : Benjamin Lazar

Traviata – Vous méritez un avenir meilleur • teaser from Théâtre des Bouffes du Nord on Vimeo.

Une plongée tortueuse dans la jeunesse américaine avec War Pony (Films du losange), sortie en DVD le 19 septembre

War Pony propose une plongée immersive dans le quotidien de 3 jeunes américains issus d’une réserve indienne. Loin de l’image d’Epinal du rêve américain, tous trois doivent se battre pour exister, dans la sentiers légaux ou en dehors. Les réalisateurs Gina Gammell et Riley Keough tracent une route sinueuse pour ces jeunes héros confrontés à l’addiction, à la violence et aux chemins de traverse. Le film rappelle le déjà très prenant American Honey, normal, c’est là que Riley Keough a rencontré Bill Reddy et Franklin Sioux Bob, les deux co-scénaristes natifs américains de War Pony pour une plongée sans concession dans une existence perdue d’avance.

Un film puissant

War Pony a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022 et il a obtenu la Caméra d’or, qui récompense le meilleur premier film toutes sections confondues. Belle consécration pour ses réalisateurs qui collent au plus près du réel, loin de la pensée dominante, plutôt au plus près des laissés pour compte. Riley Keough est apparue en tant que comédienne dans Mad Max : Fury RoadLogan Lucky et The Girlfriend Experience. War Pony fait découvrir la communauté de Pine Ridge, peuplée d’amérindiens parqués dans une réserve loin du regard du reste de la population. Les personnages et comédiens de War Pony sont des Oglala Lakota et des Sicangu Lakota, apparentés à la tribu des Sioux Oglala et de la tribu des Sioux Rosebud situés dans le Dakota du Sud, pas plus américains qu’eux. Musique rap, images de fumette, langage du ghetto, tous les signes d’une jeunesse à la marge sont mis en avant dans le film. Le jeune héros veut tout de même s’en sortir, Bill a 23 ans et il est déjà père de 2 fils de 2 mères différentes. Il se fait embaucher, il veut vendre les chiots de son caniche, il croit voir le bout du tunnel. Mais les minorités sont des communautés trop défavorisées pour qu’un simple coup de pouce puisse suffire à la aider pour s’en sortir. Le système exerce une oppression silencieuse sur eux, pas de solutions pour tous ceux traumatisés génération après génération.

Les 2 réalisatrices Gina Gammell et Riley Keough sont deux femmes blanches à la base d’un film sur une communauté dont elle ne font pas partie. Aucun signer cependant d’oppression culturelle, le film respire l’honnêteté et la bienveillance, de quoi donner envie de le voir en DVD dès sa sortie le 19 septembre.

Synopsis:

Deux jeunes hommes de la tribu Oglala Lakota vivent dans la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. Bill, 23 ans, cherche à joindre les deux bouts à tout prix. Matho, 12 ans, est quant à lui impatient de devenir un homme. Liés par leur quête d’appartenance à une société qui leur est hostile, ils tentent de tracer leur propre voie vers l’âge adulte.

Supplément:

Entretien avec Mathieu Macheret, critique de cinéma.

Entre conflit intime et craintes collectives, le film Avant l’effondrement à découvrir en DVD

Le film Avant l’effondrement suit un homme tiraillé, s’articule autour d’un double conflit, intime et collectif. Un homme atteint d’une maladie génétique incurable se retrouve dans une situation inextricable. Il reçoit un message anonyme contenant un test de grossesse positif, il ne comprend pas et son cas particulier renvoie à la situation collective sombre et désenchantée.

Un film marqué par son époque

Avant l’effondrement s’articule en chapitres, avec à chaque fois des ruptures de ton, de lieux et de temporalité. Les réalisateurs Alice Zeniter et Benoît Volnais varient les angles pour montrer la complexité du personnage de Tristan, interprété par un Niels Schneider investi. Le personnage en crise est raconté tantôt avec une voix-off extérieure, tantôt avec une voix-off intérieure, tantôt avec des gros plans sur lui-même, tantôt avec des plans larges sur des paysages où il se retrouve comme perdu. Le film fait des références assez explicites à l’œuvre des réalisateurs Nuri Bilge Ceylan et Gus Van Sant dans leur manière de film et de raconter la difficulté d’être un homme plongé dans le monde actuel. Ils avouent également une autre référence plus littéraire et philosophique à l’ouvrage La Nausée de Jean-Paul Sartre par rapport à la grande langueur vécue par le personnage et à ses états d’âme à certains carrefours du film. Si les réalisateurs semblent avoir privilégié les plans moyens et larges, ce n’était pas forcément prévu dès le départ, certains ont été improvisés en fonction des situations et des décors. La liberté d’action est restée importante tout au long de la réalisation, pour penser aux réactions des spectateurs et les placer devant un film qu’ils veulent vraiment découvrir. Le trio d’acteurs/actrices a été contacté très tôt, Niels Schneider, Ariane Labed et Souheila Yacoub étaient très tôt envisages et ils ont accepté très vite de participer au film. Le reste du casting est composé de comédiens et comédiennes de théâtre.

Le résultat est un film envoutant, très marqué par l’époque actuelle, canicule interminable, craintes sur l’avenir, le titre lui-même renvoie à une situation incertaine, comme le personnage principal.

Synopsis: Dans un Paris caniculaire, Tristan, directeur de campagne d’une candidate aux législatives, reçoit un courrier anonyme contenant un test de grossesse positif. Parce qu’il est peut-être atteint d’une maladie génétique mortelle et incurable, il devient obsédé par l’idée de retrouver la femme qui lui a envoyé ce test. Mais a-t-il affaire à une blague morbide, une vengeance froide, un appel à l’aide ou à une manœuvre politique ? Tristan décide de mener l’enquête, au péril de sa vie professionnelle et affective.

La dernière reine, un vrai beau blockbuster fastueux à découvrir en DVD et Blu-Ray

Aventure et drame shakespearien se confondent dans ce film historique fort en drame et en émotion. Pirates, rivalités, meurtres, amour et haine se bousculent dans une intrigue à tiroirs qui tient en haleine. Pas de temps morts dans cette page d’histoire mal connue, Barberousse est un nom qui parle à chacun, célèbre pirate de la méditerranée au XVIe siècle, il tient un rôle clé en même temps que la reine Zéphira, héroïne impétueuse qui tient tête à tous les hommes qu’elle croise dans un film à ne pas manquer.

Un drame intense

Entre histoire et légende, les réalisateurs invoquent l’esprit de la reine Zéphira. Damien Ounouri et Adila Bendimerad ont découvert ce personnage via des lectures sur l’histoire de l’Algérie. Epouse de roi, mère d’un descendant qu’elle chérie plus que tout, elle aurait tenu tête au sanglant Aroudj Barberousse pour sauver le royaume promis à son fils. Si le récit flirte beaucoup avec la légende, il est situé dans une période où Espagne et royaume algérien se confrontaient constamment pour le contrôle des terres et des mers. Les historiens contestent ou confirment la réalité de l’intrigue avec cette reine obligée de se sacrifier pour la pérennité du royaume de son défunt mari. Si l’histoire a quelque peu effacé jusqu’au souvenir de cette reine, beaucoup considèrent que cela tient à son statut de femme dans une époque cruelle où les hommes imposaient leur force. La dernière reine est le premier long-métrage de Damien Ounouri et Adila Bendimerad et ils voient les choses en grand. Costumes somptueux, décors hyper réalistes et colorés, l’Algérie du XVIe siècle est invoquée avec force moyens dans ce qui peut être considéré comme un blockbuster. Les batailles sont acharnées, les flots de sang giclent à volonté et le spectateur est constamment bousculé. Surtout que le film d’aventure est également un drame shakespearien, la reine doit faire face à des choix cornéliens, mettant en jeu sa vie et celle de ses proches. Les plans du film ont pu être réalisés dans de véritables sites historiques, palais, mosquées, vieilles de plusieurs siècles. Le patrimoine algérien revêt une richesse surprenante, très mal connue vue d’ici.

Le résultat est proprement éblouissant, la densité de l’intrigue tient en haleine les spectateurs tout du long. Le film est à découvrir absolument pour assister à un grand spectacle qui n’a rien à envier aux productions hollywoodiennes, le réalisme en plus et sans images de synthèse. A l’ancienne pour plus de réalisme et de crédibilité.

Synospsis: Algérie, 1516. Le pirate Aroudj Barberousse libère Alger de la tyrannie des Espagnols et prend le pouvoir sur le royaume. Selon la rumeur, il aurait assassiné le roi Salim Toumi, malgré leur alliance. Contre toute attente, une femme va lui tenir tête : la reine Zaphira. Entre histoire et légende, le parcours de cette femme raconte un combat, des bouleversements personnels et politiques endurés pour le bien d’Alger.

[BD jeunesse] Avni fête son 10e anniversaire avec la parution de son 10e tome et ON ADORE ! (BDKids)

[BD jeunesse] Avni fête son 10e anniversaire avec la parution de son 10e tome et ON ADORE ! (BDKids)

Avni, est un héros qui ne ressemble à aucun autre. Avec sa petite frimousse et ses supers pouvoirs, on ne sait pas bien d’où il sort. Mais il ne rate jamais une occasion de nous faire rire et de nous attendrir. L’essayer, c’est vraiment l’adopter ! On adhère à 1000% à ce personnage loufoque mais si attachant et bourré d’imagination pour faire toutes les bêtises possibles. D’autant plus qu’il y a toujours un message porteur d’amour et de sagesse dans ses petites aventures (sur l’adoption, par exemple).

Avni fête déjà son 10e anniversaire avec ce dernier tome paru aujourd’hui. A cette occasion, une réédition du premier tome est proposée avec beaucoup de surprises (et même un jeu de cartes !!!). Un vrai régal pour les fans et une chance pour ceux qui vont pouvoir en profiter pour découvrir cette excellente série. 

Bravo aux auteurs pour leur super travail qui dure depuis tout ce temps et nous offre tant de bons moments de lecture (on lit et on relit les albums sans cesse !!). Avni, c’est le coup de coeur assuré !

Edition limitée du tome 1 spécial anniversaire :

Résumé de l’éditeur :

Dans l’école d’Avni, il y a un nouveau. C’est le petit frère de Mina, mais il ne lui ressemble pas du tout. D’ailleurs, il ne ressemble à personne de la famille de Mina : ce sont tous des chats, et Colibrice, lui, est un oiseau. C’est que le petit frère de Mina a été adopté. Avni trouve ça super : après tout, le plus important, ça n’est pas d’être pareils, mais c’est d’être heureux ensemble !

Enfin, ça, c’est ce qu’il pense jusqu’à ce que ses parents profitent de cette situation pour lui annoncer que, lui aussi, il a été adopté. Voilà pourquoi il ne ressemble à personne !
Pour le petit animal non identifié aux pouvoirs incroyables, c’est une sacrée surprise, et il se sent trahi… Aussitôt, il prend son sac à dos et décide de faire une fugue en direction d’un endroit beaucoup plus drôle et où ses parents ne veulent jamais l’emmener : le parc Monstrofun.

Une expédition qui lui fera prendre conscience de l’amour que lui porte sa famille, de la chance qu’il a d’être si bien entouré, et qui lui donneront surtout l’occasion de faire de nouvelles bêtises : car si on ne sait toujours pas quel animal est Avni, une chose est sûre, c’est qu’il est super drôle !

Date de parution : le 13 septembre 2023
Auteurs
: Romain Pujol (Scénariste), Vincent Caut (Dessinateur)
Genre : humour, kids
Editeur : BDKids
Prix : 10,50 €

[BD] Show Time at the Apollo, histoire d’une salle mythique de Harlem (Glénat)

[BD] Show Time at the Apollo, histoire d’une salle mythique de Harlem (Glénat)

Adaptation du livre éponyme de Ted Fox paru en 1983, Show Time at the Apollo est un roman graphique particulièrement dense qui retrace, à la manière d’un documentaire, l’histoire de l’une des salles de théâtre les plus légendaires et exigeantes du monde : l’Apollo. 

L’album est une gigantesque frise temporelle, construite à travers différents entretiens que l’auteur a eu la chance d’avoir notamment avec les stars du showbiz qui ont pu se produire sur cette scène mythique. Car L’Apollo, toute petite salle au fin fond de New York, a vu passer les plus grands artistes depuis 1934 (même si elle a un temps dû fermer ses portes avant d’être reprise). Elle a d’ailleurs connu toutes les grandes vagues : du jazz au rock jusqu’au hip-hop… de James Brown à Jimi Hendrix en passant par Paul McCartney ou encore Jay Z. Tous ont rêvé de cette scène et ont un jour réussi (parfois après de longues années d’attente, même pour les plus grands d’entre eux) à s’y produire. 

Au fil d’entretiens fleuves, on découvre toutes les époques de l’Apollo, salle pas toujours accueillante mais pourtant adoptée comme une seconde maison par tous ceux qui témoignent. Un documentaire mélomane où l’on apprend beaucoup sur les différents artistes, sur le show business qui les entourent etc… 

Un album qui impressionne par le travail qu’il représente.

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La plus célèbre salle de New York réouvre ses portes !

Depuis sa création dans les rues de Harlem en 1934, des milliers d’artistes se sont produits sur la scène de l’Apollo, dont Billie Holliday, Ella Fitzgerald, James Brown, Jimi Hendrix ou encore les Jackson Five. Ils ont ouvert une voie royale au swing, au blues, au jazz, au gospel, à la soul, au funk ou encore au hip-hop… Certains ont aussi apporté un renouveau en matière de danse et de comédie. L’Apollo a vu naître des artistes de légende qui ont transcendé à travers leur art, la haine, l’ignorance et l’intolérance. À partir des années 1940, le théâtre devient un symbole de la musique noire américaine et un haut lieu new yorkais pour lancer les futurs talents. Une salle mythique, devenue aujourd’hui un musée de la Musique afro-américaine à jamais associé à la culture de la ville de New York, mais surtout un théâtre toujours aussi vivant et prospère. Des années 1930 à nos jours, le scénariste Ted Fox et l’artiste James Otis Smith retracent toute l’histoire incroyable de cette salle de spectacle légendaire – probablement la plus célèbre de New York – dans un passionnant roman graphique. Showtime at the Apollo se fait aussi le reflet d’une époque en lutte pour les droits civiques et le témoin d’une Histoire, celle de l’Amérique noire et de la culture urbaine. Seule véritable biographie sur l’Apollo, cet ouvrage documenté ravira les fans inconditionnels de musique et les néophytes

Date de parution : le 30 août 2023
Auteurs
: Ted Fox (Scénario) et James Otis Smith (Dessin, Couleurs)
Genre : roman graphique
Editeur : Glénat
Prix : 25 €
Acheter sur : BDFugue

Mon Quiz, Je suis en CP des éditions du Père Castor

Mon Quiz, Je suis en CP des éditions du Père Castor

Mon Quiz, Je suis en CP des éditions du Père Castor se présente comme un petit livret. Il a été entièrement conçu par un conseiller pédagogique. Avec 150 questions-réponses sur plusieurs thèmes, aux illustrations rigolotes.

C’est un petit quiz qui teste les connaissances de l’enfant tout en lui apprenant de nouvelles notions. Les questions portent aussi bien sur le domaine des mathématiques, du français que des sciences ou de l’Histoire-Géographie. Les questions sont sur la page de droite et au dos se trouvent les réponses.
Exemples :
Je commence les phrases. Qui suis-je ?
Ce fruit fait partie des agrumes. Sa couleur est son nom. Qu’est-ce que c’est ?
Je brûle et je réchauffe aussi. Qui suis-je ?
Je suis la 5ème lettre de l’alphabet et aussi la 2ème voyelle. Qui suis-je ?
Quand j’effectue une opération, j’ai moins d’éléments à la fin. Qui suis-je ?

Vous l’aurez compris, les questions semblent faciles pour un adulte, mais n’oublions pas que cela s’adresse aux tout jeunes lecteurs de CP.

Mon Quiz, Je suis en CP est à offrir aux nouveaux petits écoliers du CP qui vont apprendre en s »amusant !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : août 2023
Auteur : Daniel Bensimhon
Illustrateur : Emmanuel Ristord
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 6,50 €

Une belle plongée dans l’univers godardien avec la BD J’aurais voulu voir Godard de Philippe Dupuy aux éditions Futuropolis

Dire que Godard n’était pas un homme simple a tout de la lapalissade. Comme dire que l’artiste ne rentrait dans aucune case. Regarder un film de Godard est fatigant, le rencontrer devait être également une belle gageure. L’auteur s’imagine deviser avec le petit suisse dans des échanges à bâtons rompus, ni fluides ni très accessibles, dans des cases également pas très claires. Le livre est un beau concept, de ceux qui plaisent aux adorateurs du réalisateur parti récemment dans d’autres contrées célestes. Dessins au crayon, portraits, photos, le livre est un véritable fourre tout, comme un labyrinthe dans lequel on doit retrouver son (propre) chemin pour se faire sa (propre) idée. Alors l’auteur imagine, il parle avec JLG, tous d’eux parlent de langage, de son, d’images, de films, de philosophie peut être, de malentendus certainement. Il est beaucoup question de son et d’écoute, plutôt que d’images à regarder. Le discours prend le pas sur la forme de l’image, peut être parce que le message prime toujours sur le procédé. La BD peut, (doit?) se lire en plusieurs fois, dissocier les bulles et les longs dialogues d’échanges, les bulles qui renvoient aux films de JLG et les élucubrations intellectuelles de l’auteur. Le chemin est beau, il mène peut être dans un mur mais le prendre est un vrai plaisir.

Synopsis: Philippe Dupuy part à la rencontre du cinéaste Jean-Luc Godard. Une rencontre improbable a priori, mais rien n’est impossible en bande dessinée ! 100 pages pour évoquer avec lui le processus de création, la singularité de toute démarche artistique, dans un dialogue ludique et didactique au pays de la bande dessinée et du cinéma. Une exploration des grandes questions qui passionnent Philippe Dupuy en tant qu’artiste : l’acte de création, faire, faire lire, le statut de l’artiste dans l’histoire de l’art.

Editeur: Futuropolis

Auteur: Philippe Dupuy

Nombre de pages / Prix: 104 pages / 22 euros

Eblouissante exposition Gertrude Stein et Pablo Picasso au Musée du Luxembourg, du 13 septembre au 28 janvier 2024

Certaines expositions marquent l’esprit plus que d’autres. L’exposition Gertrude Stein et Pablo Picasso au Musée du Luxembourg fait partie des moments marquants de la saison artistique avec ce voyage dans l’histoire de l’art. La collectionneuse et écrivaine Gertrude Stein et l’artiste total Pablo Picasso ne sont pas les seuls à hanter l’exposition. Les visiteurs trouveront également Cézanne, Braque, Warhol, Johns et tant d’autres pour une puissante plongée dans l’histoire culturelle. Une exposition à ne pas manquer.

Un parcours à faire et refaire 10 fois

Les plus attentifs auront remarqué que l’année 2023 est l’occasion de célébrer l’anniversaire des 50 ans de la disparition de Picasso. Le Musée du Luxembourg en profite pour associer sa grande amie Gertrude Stein et montrer leurs liens très forts rentrés dans la légende. En effet, les 2 icônes du XXe siècle se sont rencontrés avant que Pablo ne devienne Picasso, le cubisme était encore balbutiant, Matisse et Braque n’avaient pas encore percé et Picasso attendait son heure au Bateau Lavoir. L’ainée (1874-1946) vient juste de s’installer à Paris pour gouter à la trépidante vie artistique qui y a cours. Le cadet (1881-1973) est déjà présent depuis peu pour des expérimentations qui le font être remarqué. L’immigrée juive américaine et le jeune artiste andalou sont des étrangers vivant encore dans une relative marginalité, leur bohême va fonder leur appartenance à la coterie artistique parisienne. Tous 2 sont férus d’avant-gardisme, littéraire pour elle et pictural pour lui, ils se reconnaissent très tôt et ne se quittent plus. L’exposition fait un focus admirable sur cette amitié particulière à la postérité immense. La Commissaire générale, Cécile Debray, présidente du Musée national Picasso-Paris a souligné dans cette exposition la complicité indéfectible qui lie 2 êtres si particuliers, ogre à femme pour lui, homosexuelle avouée pour elle, pas de fausse pudeur ni de gêne entre ces 2 êtres d’exception. Un siècle d’art, de poésie, de musique et de théâtre sont explorés avec l’invocation de noms aussi illustres que ceux de Henri Matisse, Juan Gris, Marcel Duchamp, Jasper Johns, Andy Warhol, Bruce Nauman, Carl Andre, Joseph Kosuth, Hanne Darboven, Glenn Ligon, John Cage, Bob Wilson, Gary Hill ou Philip Glass

C’est peu dire que le parcours est prodigieux, il fait tourner l’esprit et ouvrir grand les yeux. L’exposition est visible à partir du 13 septembre pour un vrai moment de ravissement esthétique!

Le yoga des collégiens, 5 séances complètes (Casterman)

Le yoga des collégiens, 5 séances complètes (Casterman)

En ces temps de rentrée, votre enfant, pré-ado, est peut-être un peu stressé. Alors, cet album, très bien illustré, pourra sans aucun doute l’aider : Le yoga des collégiens.
On a déjà découvert le Yoga des émotions qui était destiné aux plus jeunes.
Cette fois-ci, il s’agit des adolescents.
Le yoga des collégiens va les aider à gérer leurs émotions, leur stress, leurs tensions, leurs angoisses. Au collège, ils ont tous ressenti un jour ou l’autre des tensions telles qu’ils en perdent leurs capacités. Comment alors récupérer en quelques secondes le contrôle de son corps et de sa tête ?
Plusieurs thèmes sont abordés dans cet album, joliment illustré :
Comment s’endormir sereinement
Comment se détendre avec les copains
Comment se calmer sans quitter sa chaise
Comment améliorer sa concentration et sa mémoire
Comment retrouver le sourire quand rien ne va plus.
Tout est très bien expliqué avec des dessins des différentes postures à réaliser.
Quand on lit cet album, on ne peut que penser que c’est vraiment à la portée de tous de faire quelques séances de yoga qui peut apporter tellement de bien à notre corps.
Le yoga des collégiens, avec ses cinq séances complètes, est un album à mettre entre toutes les mains, pas forcément que des collégiens ! Un livre qui fait du bien à toute la famille !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : septembre 2023
Auteures : Marie Faure Ambroise, Agnès Gliozzo
Illustratrice : Sibylle Ristroph
Editeur : Casterman
Prix : 13,95 €

Le classique de Jacques Rivette L’amour fou ressort en salles le 13 septembre

4h15 de film, il faut être motivé pour suivre cette dissolution du mariage entre une actrice et son metteur en scène dans le Paris de l’après 1968. Hyper réalisme, banalité du quotidien, scènes de répétition d’Andromaque de Racine et des scènes de la vie de couple entre Sébastien et Claire à l’extérieur du théâtre, le tout bien mélangé aboutit à un psychodrame qui divise. Truffaut y voyait un sommet de la Nouvelle Vague, d’autres y voient au contraire un film nombriliste facile et paresseux. Ne reste plus qu’à vous faire votre opinion!

L’amour en fuite

Jean-Pierre Kalfon et Bulle Ogier forment un couple éternel du cinéma. L’un metteur en scène extrême et l’autre actrice hypnotisante fascinent par leur jeu entre improvisation et émotion! Le film sur le théâtre mélange scène et intimité dans un espace et un temps toujours en mouvement, l’immobilité est impossible et suivre le rythme créée des difficultés que le couple tente de surmonter, non sans mal. Liberté et scénario se mêlent dans un carambolage délicat, pas de limite dans la durée des scènes, quitte à permettre de savants délayages et des pétillantes élucubrations. L’intrigue se suit en pointillés dans d’incessantes digressions artistiques et sentimentales. Plus qu’un film, L’amour fou est une véritable expérience comme la Nouvelle Vague aimait à en offrir, sous les auspices d’un réalisateur exigeant à la vision exacerbée de l’être humain. Rien n’est simple, rien ne se fait en ligne droite, tout est virages et détours, atermoiements et péripéties. Le couple Kalfon/Ogier s’aime mais se déchire, le couple se trouve et se dérobe, les plans séquences sont nombreux, mettant à rude épreuve autant les acteurs que les spectateurs pour un résultat assez fascinant. La lenteur de la plupart des scènes tranche avec la violence de certaines autres. L’amour fou est un amour qui met en danger les personnages, c’est excitant, revigorant, mais dur à suivre sur la durée, les sentiments se diluent inévitablement dans tous ces élans répétés. La pièce Andromaque est un catalyseur autant qu’un poison pour les sentiments, un nouvel amour naît pendant les répétitions, filmées par une équipe de télévision, avec un effet de miroir troublant et une mise en abime de l’amour autant que du théâtre. L’œil de la caméra devient intrusif, le metteur en scène s’en amuse, les comédiens beaucoup moins, ils y voient une violation de leur intimité. La beauté diaphane de Bulle Ogier capte l’attention de la caméra et des spectateurs. La scène de séparation, avec la découpe des vêtements, est perturbante, la ressemblance métaphorique avec le déchirement des corps crispe.

Le film a été restauré en 4K sous la supervision de Caroline Champetier pour redécouvrir un film culte de la Nouvelle Vague le 13 septembre au cinéma.

Synopsis: Claire et Sébastien vivent ensemble. Sébastien est metteur en scène de théâtre et Claire comédienne. Elle s’apprête à jouer Hermione dans une mise en scène d’Andromaque de Racine que Sébastien et sa troupe répètent, sous l’œil d’un réalisateur de télévision qui filme leur travail. Lors d’une répétition où elle peine à dire son texte, elle quitte brusquement le théâtre. Sébastien la remplace, au pied levé, par Marta, son ancienne femme. Tandis qu’au théâtre les répétitions avancent, Claire, seule dans son appartement, perd pied peu à peu.  


[BD jeunesse] Mikki et la traversée des mondes, tome 1 : aventure onirique d’une enfant mutique (Glénat)

[BD] Mikki et la traversée des mondes, tome 1 aventure onirique d’une enfant mutique (Glénat)

Mikki est une jeune fille maladivement mutique, dont plus aucun son ne sort de sa bouche. Ses parents adoptifs sont inquiets et l’inscrivent à un programme très spécial, à la clinique Mortelente. Un drôle de nom pour un établissement qui abrite une thérapeute au style tout aussi déroutant. La jeune fille se trouve alors catapultée dans un monde parallèle, façon réalité virtuelle. Mikki vient d’intégrer une sorte de jeu d’aventure où elle doit trouver et passer des portes comme une quête, à la recherche de l’origine de ses maux.

C’est ainsi que débute ce premier tome de Mikki et la traversée des mondes, justement intitulé La Maladie des portes. Car plus notre héroïne ouvre de portes, plus elle découvre des mondes différents en lien avec elle-même, et rencontre des êtres exubérants (au premier rang desquels on trouve son ami au Capybara-totem) et fantastiques. Jusqu’au moment où elle va forcer l’ouverture d’une porte interdite et provoquer une collision de mondes avec d’autres malades de la clinique !

Un album aussi rythmé qu’un jeu de plateforme où le personnage bondit de mondes en mondes sans s’arrêter. Si on ne saisit pas encore tout de l’expérience proposée par Stéphane Betbeder (scénario) et Paul Frichet (dessin) elle demeure plaisante à suivre, dès les premières secondes. D’autant plus que le dessin est pêchu et offre beaucoup de dynamisme aux scènes d’action. Une façon très originale et ludique d’aborder la santé mentale des plus jeunes, en les sensibilisant sans en avoir l’air.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Un conseil, méfiez-vous des portes. Mikki souffre d’une timidité maladive. Avec quatre autres enfants atteints eux aussi de troubles du comportement, elle participe à un nouveau programme révolutionnaire : le Protocole Mortelente. Cette thérapie originale fait appel à la réalité virtuelle et à l’intelligence artificielle. Le Protocole crée des jeux d’aventures immersifs sur-mesure pour permettre à chaque enfant de dépasser ses peurs. Pour les parents, c’est la promesse d’une guérison miraculeuse, garantie 100 % sans risques… Le parcours de Mikki s’avère déconcertant : après chaque épreuve, elle franchit une porte et se retrouve aussitôt projetée dans un tout autre univers. Porte après porte, des personnages se joignent à elle : super-héros des Cavernes, un jeune explorateur loufoque, une petite fille sans peur et son grand frère poltron, et même une hyène fluorescente particulièrement soupe au lait. Muette et craintive au début, Mikki va aller loin, trop loin en franchissant une énième porte dont l’accès est interdit… Ce sera le début d’une sacrée pagaille qui va mettre en danger tous les autres participants ! Nouvelle série jeunesse totalement connectée avec son temps, Mikki nous emporte dans une aventure abracadabrante et espiègle, aux frontières du réel, qui aborde en filigrane la question de la santé mentale des plus jeunes.

Date de parution : le 6 septembre 2023
Auteurs
: Stéphane Betbeder (Scénario) , Paul Frichet (Dessin, Couleurs)
Genre : Aventure, jeunesse, santé mentale
Editeur : Glénat
Prix : 13,95 €
Acheter sur : BDFugue

[BD] Le seul endroit, roman graphique d’une grande réussite sur la transidentité (Glénat)

[BD] Le seul endroit, roman graphique d’une grande réussite sur la transidentité (Glénat)

Cette rentrée littéraire compte de belles surprises. Le seul endroit, de Séverine Vidal (scénario) et Marion Cluzel (dessin) en fait partie. Ce roman graphique met en scène Léold, un jeune étudiant qui se revendique « gender fluid ». Ni totalement homme, ni totalement femme, il montre comment on peut vivre dans la peau d’une personne non-binaire. Avec toute l’honnêteté qui commande la rédaction de ces lignes, on imagine immédiatement un sujet lourd et difficile dont la lecture pourrait être pesante. 

Mais l’album provoque rapidement la surprise. Il retentit comme un témoignage fort sur la transidentité, avec une sincérité et un amour de l’autre profondément touchants.

Léold nous raconte ses convictions et ses craintes. Comment son frère, sa mère ou son père réagissent à sa prise d’hormones, chacun très différemment. Comment son corps se modifie doucement, comment il se perçoit et la façon dont il veut vivre avec, à la croisée de deux genres. Mettre du vernis à ongle et se laisser pousser les poils… On entre dans l’intimité d’une personne différente et finalement si semblable à chacun. Car Léold va tomber sous le charme de sa voisine. Le récit va alors nous embarquer dans une romance où Léold devra composer avec une situation de fait compliquée.

Inspiré de faits réels, Le seul endroit touche du doigt des questions très sensibles avec un sens de l’humanité et une délicatesse remarquables. Comme une ode à l’acceptation et à l’amour de l’autre quelqu’il soit. Les choses apparaissent alors comme une évidence : tout le monde a le droit de vivre son identité, sa vie, en accord avec lui-même. Une leçon de tolérance, donnée avec beaucoup d’amour, qui emporte forcément l’adhésion du lecteur.

Bravo donc pour ce grand travail, qui montre que ce que l’on croit parfois être un sujet particulier, lorsqu’il touche à l’humain, est fondamentalement universel. Un album écrit avec brio, à la narration fleuve et rythmée où l’on apprécie le trait particulièrement doux du dessin et où la coloration participe à faire rayonner des personnages solaires. A ne pas manquer.   

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

« Les mots sont essentiels, quelque chose qu’on ne nomme pas n’existe pas … »

En première année de fac, Léold vient d’emménager à Bordeaux. Au même moment il démarre sa prise d’hormones. Car Léold est une personne non-binaire, ni complètement fille, ni complètement garçon. Léold revendique sa « fluidité » et ne regrette rien. Il vit un entre-deux… Face à cette situation ses parents sont un peu perdus. Ils pourraient comprendre un changement de genre mais la « fluidité » ? Heureusement, les amis sont bienveillants. En attendant, Léold doit s’atteler aux cartons dans un appartement en vrac. Pour se détendre, il prend des bains et va à la piscine où le maître-nageur le regarde d’un œil curieux. Peu importe, Léold se sent bien tel qu’il est. Bientôt, un imprévu va venir bousculer son quotidien. Un imprévu … qui s’appelle Olivia. C’est sa voisine. Au fil des échanges, une certaine complicité va se nouer entre eux. Olivia va le suivre dans ce parcours de transition, discuter, écouter et débattre. Ensemble, ils vont chercher les mots justes et surtout vivre librement leur histoire naissante. Face au regard d’une Société binaire qui évolue, Léold est en mouvement perpétuel. Il se réinvente chaque jour, il éclate de rire, se questionne, s’habille comme il le souhaite, met du vernis sur ses orteils, marche loin devant…
Ce roman graphique touchant met en lumière un personnage fort affirmant son identité genderfluid et ouvre le dialogue en réinterrogeant la langue française. Avec ses dessins délicats et des couleurs solaires à l’image de Léold, Marion Cluzel sublime le récit de l’écrivaine Séverine Vidal.

Date de parution : le 30 août 2023
Auteurs
: Séverine Vidal (Scénario) et Marion Cluzel (Dessin, Couleurs)
Genre : roman graphique
Editeur : Glénat
Prix : 22 €
Acheter sur : BDFugue

Le barrage, un film hypnotique entre réalisme et fantastique, sortie le 22 août 2023 en DVD

Le barrage a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2022. Le premier long-métrage de l’artiste plasticien libanais Ali Cherri interroge sur la situation sociale de ceux qui travaillent sur un grand chantier au Soudan. Il filme les paysages et questionne la violence de populations plongées dans le dénuement.

La situation d’états sans vraie stabilité

L’Afrique connait actuellement des bouleversements géopolitiques incessants. Le film a d’ailleurs été réalisé en pleine révolution soudanaise, les radios bruissent des dernières nouvelles et des incessantes péripéties. Le titre Le Barrage n’est d’ailleurs pas choisi au hasard. Cet édifice grandiose contraint les forces de la nature, modifie le cours de fleuves et organise le flux de la ressource naturelle la plus essentielle à l’homme, l’eau. Mais le film montre surtout que le barrage a des effets destructeurs sur les populations, contraignant les populations au départ, souvent contraint et forcé. La caméra du réalisateur suit les personnages, en premier lieu Maher, ouvrier dans une briqueterie traditionnelle dont l’existence dépend essentiellement du grand Nil. Le film suit ses pérégrinations nocturnes dans le désert où il bâtit un édifice mystérieux fait de boue. En même temps que la révolution bat son plein, la structure semble s’adresser à lui. Le film est rempli de symboliques difficiles à appréhender pour qui connait peu ou mal la culture locale. Le film est une partie intégrante du travail au long cours du réalisateur consacré à ce qu’il nomme les géographies de violence ou les paysages de violence. Par son travail, il souhaite détailler les processus qui mènent à la violence, que ce soit par des canaux politiques, sociaux ou géopolitiques. Les 2 autres volets de la trilogie sont les courts-métrages The Disquiet (L’Intranquille, tourné au Liban autour de la question des tremblements de terre) et The Digger (Le Creuseur, filmé sur un site archéologique dans le désert aux Émirats Arabes Unis, qui questionne la construction des récits historiques sur lesquels une nation essaie de se fonder). Le Barrage a été tourné à proximité du barrage de Merowe, bâti par les Chinois au Nord Soudan. Le film fait apparaitre en filigrane les effets destructeurs du barrage sur l’environnement mais aussi la violence causée par ce projet ressentir comme néfaste par la population. Le renversement du dictateur Omar el-Bechir a perturbé le début du tournage mais le réalisateur n’a jamais voulu abandonner.

Le barrage est un film au sujet fort, il parle de l’époque actuelle et des difficultés à appréhender le futur. Sa sortie en DVD est le moment de le découvrir.

Synopsis: Soudan, près du barrage de Merowe. Maher travaille dans une briqueterie traditionnelle alimentée par les eaux du Nil. Chaque soir, il s’aventure en secret dans le désert, pour bâtir une mystérieuse construction faite de boue. Alors que les soudanais se soulèvent pour réclamer leur liberté, sa création semble prendre vie…

Un retour hyper réaliste sur un drame insoutenable dans Le prix de la vérité de Aneesh Daniel, sortie DVD le 1er septembre

Le réalisateur Aneesh Daniel s’est basé sur un article de l’Indian Today pour le scénario de son film. L’article sur le terrible assassinat de Graham Staines l’a suffisamment marqué pour débuter son film. Il a été à la rencontre de Gladys, la femme de Staines, pour lui demander l’autorisation de réaliser un film sur son époux. 4 ans de travail ont abouti à un scénario qu’il a présenté en 2007. Le réalisateur indien s’est basé sur le sujet des conversions illégales pour un premier film qui a attiré les producteurs par son sujet socialement fort et pertinent. Après 12 ans de travail, le film a vu finalement le jour pour un résultat troublant.

Un film sur un univers mal connu

Le titre original du film en anglais est une référence à un verset de l’Evangile. The least of these, traduit par Le Prix de la Vérité, est une référence au texte Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25,40). Graham Staines était un missionnaire évangélique qui soignait des lépreux en Inde depuis 30 ans. En 1999, il a été brûlé vif avec 2 de ses enfants par des fondamentalistes hindous. Sa femme Gladys a pardonné aux assassins de son mari, un signal fort sur la charité du Christ. Les acteurs du film sont venus eux-mêmes voir le réalisateur, Stephen Baldwin a apprécié le scénario et a poussé pour obtenir le rôle de Graham Staines. Shari Rigby interprète le rôle de Gladys, la femme de Graham Staines, et beaucoup d’autres acteurs et actrices ont été choisi sur place pour plus de réalisme. Un témoin clé de l’évènement tragique, le Dr Subhankar Ghosh, du fait de son rôle de témoin du drame, a été présent sur les plateaux tout au long du tournage. Le personnage du journaliste, incarné par Sharman Joshi, est lui fictif, avec une inspiration au plus près de la réalité. L’histoire racontée ne cache rien des évènements mais insiste aussi sur les notions de pardon et d’espoir, loin de la rancœur habituelle. Le personnage du journaliste personnifie lui-même les contradictions d’un univers complexe. Chrétiens et hindous, tous doivent cohabiter et le moindre signe de tension peut dégénérer rapidement en drame, au risque de victimes et de rancœurs.

En revenant sur un évènement douloureux, le réalisateur offre une vision originale, dévoilant des sentiments contradictoires sans critiquer qui que ce soit, dans une honnêteté rassénérante qui trouble forcément les spectateurs.

Synopsis:

À la fin des années 1990, dans l’état d’Orissa, Manav, un journaliste indien, est chargé d’enquêter sur Graham Staines, un missionnaire australien soupçonné d’acheter la conversion des pauvres au christianisme. Manav accepte d’investiguer sur cet homme avec la promesse d’obtenir un poste important en retour. Mais il découvre une série de révélations qui vont ébranler ses préjugés. Il se retrouve face à un choix crucial : favoriser son ambition professionnelle ou faire éclater la vérité. D’après l’histoire vraie de Graham Staines, qui soignait les lépreux en Inde depuis plus de 30 ans. Le 23 janvier 1999, il est brûlé vif avec deux de ses enfants par des fondamentalistes hindous.

Ils sont moi, je suis eux, un roman d’Alma Brami (Mercure de France)

Ils sont moi, je suis eux, un roman d’Alma Brami (Mercure de France)

Publik’Art se réjouit de lire à nouveau Alma Brami.
Après l’excellent Qui ne dit mot consent voilà une tout autre aventure : Ils sont moi, je suis eux.
L’auteure nous plonge dans l’univers de la maternité. Plus précisément celui de la parentalité. Le rôle de la mère, vu par la mère. Et uniquement la mère.
Comme toujours avec Alma Brami, on commence son livre sans pouvoir le quitter… Et on le termine à bout de souffle…
L’écriture reflète totalement le ressenti de cette mère de famille de deux enfants. Saccadée, rapide, vive, courte, débordée… Contrariée par des sentiments contradictoires.
Sonia veut être une mère parfaite, à l’opposé de sa propre mère qui ne s’est jamais occupée d’elle. Mais du coup, elle ne se reconnaît plus. Ne sent plus son corps, elle est « eux ». Ils sont moi et je suis eux. Tout est dit dans le titre du roman, à la fois captivant et terrifiant.
Jusqu’où ira cette mère parfaite ?
Beaucoup de mères se reconnaîtront dans certains passages du livre, écrit avec beaucoup d’humour. L’emploi du temps d’une mère de jeunes enfants est infernal. Et il est vrai qu’elles doivent souvent se débrouiller seules, et obligatoirement seules si le père est absent. Ce qui est le cas de Sonia : pas de place pour un homme ! Pas de place pour un père ! Pas une seconde de répit !
« Une mère est une planète entière, un soleil éternel. Je suis une louve aux mamelles pleines, saoulez-vous sans relâche ». P59
« Vous voyez les enfants, je suis là, je suis tout le temps là. Rien ne m’échappera si on vous tourmente, je saurai deviner ce que vous me cachez. Pour vous protéger, pour que vous n’ayez jamais mal tout seul. « p.99
L’auteure analyse finement les sentiments maternels mais également les relations mère-fille. La mère de Sonia veut imposer à sa fille sa façon d’élever les enfants. Et ne cesse de la critiquer. Mais Sonia tient bon. Elle est une louve qui protège ses petits. Personne ne peut toucher ses petits… Ils sont moi et je suis eux. Au risque de …
Ils sont moi et je suis eux est un très beau roman, centré sur la mère et ses possibles dérives… Tout simplement détonant !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 23 août 2023
Auteur : Alma Brami
Editeur : Mercure de France
Prix : 17€

Un beau documentaire sur la variété des océans avec L’océan vu du cœur (les alchimistes), sortie le 13 septembre en salles

Baleines, coraux, poissons, micro-organismes, la mer est riche d’une faune et d’une végétation variée, chaque élément a son importance dans le système globale, mis à mal par la surexploitation humaine. Les effets délétères sont si importants que l’exercice ressemble à une balle dans le pied. Des scientifiques expliquent de manière très pédagogique en quoi il est urgent de mieux connaitre le monde des océans et surtout pourquoi il faut absolument faire en sorte de ne pas continuer de le détruire. Le film documentaire canadien a été réalisé au Québec par Iolande Cadrin-Rossignol et Marie-Dominique Michaud. Il est la suite du documentaire La Terre vue du cœur avec déjà Hubert Reeves en narrateur en 2018. Les digressions sont nombreuses, sur les coraux, sur les baleines, sur le saumon, et tant d’autres. La sortie en salles du film donne l’occasion d’une prise de conscience phénoménale sur ce qui met en danger les océans et donc l’espèce humaine. La difficulté à contrôle l’activité humaine pourrait mener à une 6e extinction, rien que ça. Surpêche, forage dans l’arctique, les dangers sont innombrables, la nature n’est pas un puit de ressources sans limite, l’humanité doit accepter la responsabilité de les protéger pour garantir la bonne santé de l’ensemble. Vaste sujet… Surtout que les grandes profondeurs contiennent des ressources rares, de quoi accentuer la pollution générale.

Synopsis: Longtemps, l’Océan nous a paru inaltérable et inépuisable, mais l’impact de nos actions sur sa biodiversité et sa température est alarmant. Dans L’Océan vu du cœur, suite de La Terre vue du cœur, Hubert Reeves, entouré de scientifiques, d’explorateurs passionnés, nous propose de redécouvrir ce qui le menace et surtout, sa capacité de régénération phénoménale. Un hymne au Vivant, dans ce qu’il a de plus riche, de plus précieux et nécessaire à préserver si l’on veut survivre, parmi d’autres espèces, sur notre planète bleue.

Entre sensibilité et injonction à la maternité, Demain est un autre jour, sortie le 23 aout aux éditions Futuropolis

Il est rare de lire une BD si plongée dans un réel qui évoque forcément des images et des sentiments à chacun. Demain est un autre jour raconte les joies, les peines et les doutes d’un couple de trentenaire dans la Corée du Sud d’aujourd’hui. San et Bada rencontrent des difficultés pour enfanter, ils n’en ont pas vraiment envie mais les réflexions et les regards de leurs mères respectives finissent de les forcer à agir. Entre FIV, espoirs et déceptions, en plus de leurs emplois respectifs et de leurs envies de profiter de la vie, ils se retrouvent presque aculés dans une recherche effrénée de parentalité. C’est tout un univers qui se dessiner sur un peu plus de 220 pages, l’auteur Keum Suk Gendry-Kim manie le crayon avec aisance pour un dessin des plus réalistes, elle ajoute aussi beaucoup de poésie pour ajouter des paysages qui concourent à une belle mélancolie générale. Les éditions Futuropolis éditent une BD aussi belle qu’introspective sur cette quête constante de convenir aux impératifs sociaux, travail, famille, enfants, par delà les volontés personnelles qui se retrouvent courbées sous le poids des injonctions familiales et sociales. Une BD à lire absolument en cette rentrée de septembre 2023.

Synopsis:

« San et moi nous nous étions demandé si nous devions garder pour nous seuls le fait que nous suivions une procédure de fécondation in vitro. Mais nous avons décidé de tenir les parents au courant. Nous ne voulions plus entendre de remarque à propos de la conception éventuelle d’un bébé et nous pensions que la famille avait le droit de savoir. »

À travers l’histoire de Bada et San, c’est le récit de vie de nombreux couples qui est raconté : les difficultés physiques et morales, le regard de la famille (et belle-famille), des amis qui, suivant le sexe, reportent leurs propres jugements sur l’un ou l’autre membre du couple, le manque d’empathie du monde médical, les espoirs et déceptions… Et même si la douleur est partagée, c’est bien un sentiment de solitude qui s’empare de la femme. Un drame personnel mais qui véhicule des comportements similaires d’un continent à l’autre.

En quelques années, Keum Suk Gendry-Kim s’est imposée comme l’une des dessinatrices les plus importantes en Corée. Ses ouvrages, Mauvaises Herbes et l’Attente, sont couronnés de nombreux prix internationaux. Par ses récits sensibles, elle expose la violence des humains, nous conte l’histoire de son pays, les gens qui y vivent et les séquelles du passé.

Editeur: Futuropolis

Auteur: Keum Suk Gendry-Kim

Nombre de pages / Prix: 224 pages / 26 euros

Une belle BD héroic-fantasy avec Pécadilles de Cinzia Di Felice, sortie le 8 septembre 2023 aux éditions Kalopsia

Péccadilles se distingue par ses 8 histoires courtes et son graphisme rappelant les graphismes de Juan Gimenez dans La caste des Méta-Barons ou Manara pour ses dessins de créatures plantureuses. Les héros des différentes historiettes se retrouvent aux prises avec des destins contraires, le plus souvent à leurs dépens, comme des fables aux enseignements universels, l’habit ne fait pas le moins, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, méfie toi de l’eau qui dort. La lecture est ludique et presque pédagogique, non sans humour et un ton volontairement piquant. L’auteur Cinzia di Felice a débuté dans l’univers de la BD en 1998 et se signale par 64 pages très denses et ramassées. 8 histoires qui se lisent avec intérêt, 8 pages maximum par histoire, de quoi donner envie de les relire une à une pour en saisir toutes les subtilités. Les héroïnes sont pleines de caractères, les héros souvent victimes de leurs travers et a prioris. L’auteur s’amuse des avis à l’emporte-pièce de ceux qui croient tout savoir mais se retrouvent piégés faute de sagesse suffisante. Dragons, esprits malins, mort, les dangers sont nombreux et emportent avec eux qui ne se fient pas suffisamment à leurs jugements.

Synopsis: Peccadilles est un recueil de 8 histoires courtes dans un univers fantastique. Chacune d’entre elles met en scène avec humour des personnages hauts en couleur sur le thème de l’expérimentation, de l’échec et de la persévérance. «Le dernier dragon», «L’attente», «La princesse et l’abruti», «Petit scarabée», «La belle est bête», «C’est juste un jeu», «Une fille nue assise sur un arbre peut en cacher une autre…», «La mort te va si bien». Les maladresses des personnages sont autant de comptines riches en enseignements qui ne manqueront pas de vous faire sourire.

Editeur: Kalopsia

Auteur: Cinzia di Felice

Nombre de pages / Prix: 64 pages / € 8,99 – € 16,90 TVAC

La suite tempétueuse et pour toute la famille de Princesse Cracra à la Folie Théâtre avec Sorcière Gribouillis

La princesse Mélanie, le chevalier Fred et la sorcière Gribouillis sont de retour pour une nouvelle pièce haut en couleur. Le trio de choc est accompagné par un 4e membre indissociable, le jeune public sans cesse sollicité et avide de répondre bruyamment aux invectives des comédiens. L’énergie prodiguée à la pièce est à très haut voltage, les comédiens et les parents sont ravis de ce jeu de ping pong continuel. C’est maintenant une potion pas très catholique qui fait devenir le prince fou amoureux… de la sorcière Gribouillis! La princesse est dépitée mais la sorcière aussi, fatiguée des assauts continuels du fougueux prétendant. Chansons et musiques rythment ce très beau moment de théâtre familial à ne pas manquer A la Folie Théâtre. Cette suite de Princesse Cracra comble toutes les attentes des jeunes fans en tournant en dérision les codes des contes de notre enfance, le comédien et les 2 comédiennes s’en donnent à cœur joie, c’est un sans faute plein de bienveillance dénué de toute grossièreté! Une réussite qui laisse présager le meilleur pour un 3e volet à venir!

Synopsis:

Le chevalier Fred tombe soudain fou amoureux de la sorcière Gribouillis… Venez aider la princesse Mélanie à délivrer le chevalier de ce mauvais sort ! La princesse Mélanie et le chevalier Fred sont très amoureux et s’apprêtent à se marier. La sorcière Gribouillis apprend la nouvelle par Coco, son fidèle perroquet. Furieuse de leur bonheur, elle jette un sort au chevalier. Oups !
Elle se trompe dans la formule… Le chevalier tombe soudain fou amoureux de la sorcière… C’est le monde à l’envers !

Détails:

Du samedi 26 août au dimanche 5 novembre 2023
Mercredi, samedi et dimanche à 16h.
Pendant les vacances scolaires, du lundi 23 octobre au dimanche 5 novembre 2023, à 10h30 du lundi au vendredi et les samedis, dimanches à 16h. Le mercredi 1er novembre à 16h.

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » – L’Épopée D’un Jeune Auteur, Cyrille Kazar (Éditions Baudelaire)

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » – L’Épopée D’un Jeune Auteur, Cyrille Kazar (Éditions Baudelaire)

L’univers littéraire est en constante évolution, avec de nouveaux talents émergeants, régulièrement pour émerveiller les lecteurs. Parmi ces jeunes écrivains prometteurs, Cyrille Kazar publie « Chroniques de l’Univers Partie 1 » aux Éditions Baudelaire. Ce premier tome prometteur nous plonge dans un monde fascinant, mêlant science-fiction et faits réels, où l’imagination de l’auteur vient se frotter à la réalité.

Un Aperçu du livre

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » nous emmène dans un voyage allant des États-Unis à l’Antarctique et jusque dans l’espace. L’auteur Cyrille Kazar nous transporte dans un univers riche en détails, peuplé de personnages attachants et d’intrigues captivantes. L’histoire débute sur Terre il y a quelques décennies avec la création de la fameuse « Zone 51 » que les fans de SF connaissent bien (et les adeptes de complots extraterrestres) …
Au cœur de ce récit épique, Kazar explore des thèmes universels tels que la quête de nos origines et les mystères de l’univers. À travers une large galerie de personnages hauts en couleur donnant corps à son récit, l’auteur offre une expérience de lecture immersive qui saura satisfaire particulièrement les amateurs de science-fiction.

La Plume de Cyrille Kazar

Ce qui distingue particulièrement Cyrille Kazar, c’est sa plume simple mais efficace : son écriture est riche en détails, ce qui permet aux lecteurs de se plonger complètement dans l’univers qu’il a créé. Les descriptions donnent vie à chaque page du livre, transportant le lecteur dans un voyage très visuel. D’ailleurs on sent l’auteur bercé de gros films hollywoodiens tant le voyage est riche en grand spectacle.

Comme le laisse supposer le titre « Partie 1 », ces « Chroniques de l’Univers » ont été pensées comme une série épisodique en plusieurs tomes. Les lecteurs sont invités à patienter jusqu’au prochain tome (au moins) afin de connaître la suite de cette aventure palpitante.

« Chroniques de l’Univers Partie 1 » de Cyrille Kazar est le premier livre épique d’un auteur prometteur qui sait tenir en haleine. Nous vous invitons à vous faire un avis du livre et soutenir un jeune écrivain à l’imagination débordante.

Vous pouvez acheter le livre dans les librairies partenaires (ou à la commande), et aussi sur Amazon, Cultura et FNAC.

Résumé de l’éditeur :

Et si nous faisions la plus grande découverte de l’Histoire ? Une découverte sur nos origines… et sur le danger imminent qui nous guette. Depuis une petite ville des États-Unis jusque dans le lointain de la galaxie en passant par l’Antarctique, découvrez une aventure inspirée de faits réels, où les révélations émerveilleront autant qu’elles terrifieront. Êtes-vous prêt pour ce voyage ? Êtes-vous prêt à entrevoir la vérité ? Cyrille Kazar naît en 1983. C’est sur les bancs du collège qu’il commence à se passionner pour la science-fiction. Les mystères et l’immensité de l’univers qui le fascinent constituent naturellement le décor de ce premier roman. Après quinze ans dans l’immobilier, il est temps pour l’auteur de voyager dans l’espace, et d’y emmener avec lui les esprits curieux et aventuriers.

Date de parution : le 28 octobre 2022
Auteur
: Cyrille Kazar
Genre : S.F.
Editeur : Editions Baudelaire
Prix : 25,00 € (389 pages)
Acheter sur : Amazon, Cultura et FNAC.

109 rue des Soupirs, tome 5, Fantômes de soirée (Casterman)

109 rue des Soupirs, tome 5, Fantômes de soirée (Casterman)

Publik’Art vous a déjà fait découvrir cette bande dessinée désopilante, aux illustrations uniques : 109 rue des Soupirs.

Aujourd’hui sort le tome 5  : Fantômes de soirée.

Comme souvent, Elliot est seul chez lui. Enfin, ses parents ne sont pas là. Mais sa bande d’amis, tous des fantômes, veille sur lui.

Elliot n’arrive plus à dormir depuis qu’il a de nouveaux voisins. Ils font un bruit d’enfer. Alors, Elliot décide d’aller faire un tour chez eux accompagner d’Eva, Angus, Amédée et Walter. Tous ensemble, ils vont bien réussir à faire cesser ce bruit. Le plan : détruire les enceintes…
Les fantômes se prennent au jeu et s’éclatent comme des gamins ! Mais du genre pas du tout discrets ! Ils ont un succès fou et se font même filmer avec les téléphones et sont immédiatement connus et reconnus sur les réseaux sociaux ! Et ils vont être repérés ! Par qui ? Devinez…

Au passage, quelques phrases succulentes vont ravir les éducateurs :
Alors Internet, c’est comme être espionné en permanence ?
Qu’est-ce qu’ils filment ?

N’importe quoi, du moment qu’on les regarde et qu’on les like.
A force de regarder le monde à travers leurs écrans, ils en oublient de le vivre.

Franchement, cette Bd est absolument géniale ! Les jeunes, tout en rigolant, sont obligés de prendre conscience de certaines manies absurdes avec leurs téléphones !

109 rue des Soupirs, tome 5, Fantômes de soirée, est une BD toujours aussi géniale ! L’auteur est M.Tan qui a écrit Mortelle Adèle, le grand succès des jeunes.

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 6 septembre 2023
Auteur : Mr Tan
Illustrateur : Yomgui Dumont
Editeur : Casterman
Prix : 11,90 €

Une belle pièce pour toute la famille avec Aladin et la lampe merveilleuse à la Comédie Saint Michel

Qui n’a pas regardé ni montré à ses enfants le film Aladin des studios Disney ne connait vraisemblablement pas le classique Ce rêve bleu, et c’est bien dommage. En tous cas, tous les spectateurs du samedi 2 septembre connaissaient visiblement la chanson, véritable fil rouge du spectacle. Le jeune enfant du souk Aladin rencontre la princesse Jasmine et son cœur s’en trouve bouleversé à tout jamais. Alors quand il découvre une lampe merveilleuse avec un génie dedans qui lui permet d’exaucer 3 voeux une fois libéré de la lampe, son sang ne fait qu’un tour, il veut conquérir le cœur de son aimé. Le spectacle est surtout un grand moment d’humour qui fait résonner les rires des plus jeunes mais aussi de leurs parents. La mise en scène de Jean Blanc est pleine d’astuces, lui qui interprète de multiples rôles et n’économise pas les performances pour les plus jeunes. Magie, bulles, il fait véritablement le show avec les 2 autres comédiens interprétant Aladin et Jasmine en alternance avec d’autres comédiens et comédiennes. Numéros de danse et tours de chant enchantent le public pendant une heure de spectacle mené tambour battant à découvrir à la Comédie Saint Michel.

Synopsis:

Rejoignez Aladin dans sa conquête de la belle Jasmine, et laissez-vous emporter par la magie, la musique et la danse ! Shérazade, Princesse des Mille et une Nuits, vous contera l’histoire d’Aladin, enfant du souk. Amoureux de la belle Jasmine, il fera tout pour la conquérir, aidé par Le Génie. Mais c’est sans compter sur le méchant Jafar qui fera tout pour l’empêcher d’y parvenir ! Venez à la rencontre de tous ces personnages de légende, Jafar, Le Génie, Le Calife, Aladin, et bien sûr, la belle Jasmine, qui vous feront voyager à travers chansons, tours de magie rigolos et danse hip-hop !

Détails:

Comédie Saint Michel les samedis et dimanches à 16h15

A partir du 9/09 :
– Les samedis à 16h15
– Les dimanches à 16h30

Présentation de Angry, le nouveau single des Rolling Stones lors d’une conversation avec Jimmy Fallon le 6 septembre à 15h30 retransmise sur Youtube dans le monde entier

C’est le morceau Start me up qui a accueilli la foule des participants au Live Streaming, émis dans le monde entier depuis Londres. Jimmy Fallon a animé la discussion, chauffé la salle et… Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood sont apparus pour annoncer la sortie prochaine du single Angry avant la sortie de l’album Hackney Diamonds. C’est leur premier album studio avec des chansons originales depuis 2005, rien de moins. Toujours aussi jeunes ces pierres qui roulent malgré la disparition de Charlie Watts et le poids des ans. La discussion a été animée, conviviale, pleine de bonnes vibrations. Les musiciens ont évoqué la joie de se retrouver en studio, d’échanger des tips, avec l’émulation et la joie d’apporter du bonheur à tous les fans du monde entier. Jimmy Fallon est un grand fan, il les a relancé tout au long de la discussion pour un échange dense et fructueux. Hackney Diamonds a ainsi été lancé lors d’un événement dans le quartier d’Hackney, dans l’est de Londres, un lieu au centre du nouvel album. Si Mick Jagger a maintenant 80 ans, il a toujours la pêche et une voix phénoménale. L’événement a été retransmis sur YouTube à partir de 15h30 (heure suisse) le 6 septembre, tous les continents ont eu accès à la retransmission live depuis Londres. « Il s’agit d’un moment véritablement mondial que nous voulons partager avec les fans du monde entier via YouTube », a dit le groupe. Beaucoup d’émotion pour cet évènement digne de la nouvelle génération connectée et avide de nouvelles fraiches, délivrées dans l’instant à travers le monde. Les Stones ne datent pas d’hier, mais ils bougent toujours et ils se sont adaptés à leur audience. Les voir tous les 3 en grande forme fait plaisir, on se sent soi-même un peu moins vieux, finalement, toujours jeune même! La vidéo d’Angry a été retransmise en exclusivité… ne reste plus qu’à la découvrir! Le morceau est très rock, très Stones, dans la lignée de tous leurs singles à succès, un plaisir de les entendre à nouveau!

[Comics] Reckless tome 5 : Descente aux enfers, nouveau volet d’Ed Brubaker et Sean Phillips (Delcourt)

[Comics] Reckless tome 5 : Descente aux enfers, nouveau volet d’Ed Brubaker et Sean Phillips (Delcourt)

On n’arrête plus Ed Brubaker et son acolyte Sean Phillips ! Preuve en est avec une actualité toujours chargée, comme la sortie cet été du troisième volume des intégrales de leur série culte Criminal et d’une rentrée qui s’accompagne de la parution du cinquième tome de la série Reckless, intitulé Descente aux enfers. On y retrouve le personnage d’Ethan toujours un peu perdu dans ses propres limbes mais qui accepte de revenir sur une affaire de disparition forcément suspecte…

Au bout du chemin, c’est un récit teinté de noirceur, de vengeance et de sang qui va une nouvelle fois cueillir le lecteur. Le scénario reste assez basique, mais tout l’art du duo d’auteurs réside bien dans sa façon de raconter ses histoires. Et force est de constater que le plaisir reste intact. On n’en dévoilera pas davantage.

Ce dernier tome fait largement le taf. On ne peut qu’apprécier le travail de ces maîtres du polar. Vivement une nouvelle histoire !

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les maîtres du thriller – Ed Brubaker et Sean Phillips – présentent un nouveau récit complet mettant en scène leur magnifique anti-héros, Ethan Reckless. Mais pourrait-il s’agir de sa dernière danse ?
À la suite du tremblement de terre survenu en 1989, Ethan se rend à San Francisco afin de rechercher une femme disparue. Mais il est bientôt pris dans les méandres d’une sombre affaire, bien différente de tout ce à quoi il a été confronté auparavant.

Date de parution : le 30 août 2023
Auteurs
: Ed Brubaker (scénario),
Sean Phillips (dessin), Jacob Phillips (couleurs)
Genre : Polar
Editeur : Delcourt
Prix : 16,50 € (144 pages)
Acheter sur : BDFugue

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