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Où est passé bébé ? Mon premier Cherche et Trouve (Père Castor)

Où est passé bébé ? Mon premier Cherche et Trouve (Père Castor)

Les éditions du Père Castor pensent à nos tout petits ! Et avec ce très bel album qui sort aujourd’hui, entièrement cartonné, le bébé va découvrir son premier « Cherche et trouve » : Où est passé bébé ?
Papa cherche bébé partout. Il n’est pas dans son lit, ni dans le jardin, ni dans le garage, ni dans la cuisine…
Mais partout où papa cherche, il constate que bébé est bien passé par là car il y a laissé quelques traces !
Du coup, le tout jeune lecteur, à partir de 1 an, va aussi chercher bébé. Et en même temps, il va chercher et trouver quelques objets définis dans la double page, joliment illustrée.
Un très bon exercice pour le jeune lecteur !
Où est passé bébé ? Mon premier Cherche et Trouve est à offrir sans plus tarder à votre petit amour !

Infos de l’éditeur :

A partir de 3 ans

Date de parution : 6 septembre 2023
Auteur : Magdalena
Illustrateur : Lili la Baleine
Editeur : Père Castor
Prix : 13,90 €

Mon premier jour d’école, un livre à lire ou à écouter (Gautier-Languereau)

Mon premier jour d’école, un livre à lire ou à écouter (Gautier-Languereau)

Un livre à écouter ou à lire.
Aujourd’hui, c’est le grand jour pour Petit Hibou: son premier jour d’école ! Mais Petit Hibou ne veut pas y aller, il a peur ! Alors Maman Hibou décide de lui faire changer d’avis … et elle réussit!

MAIS une fois que Maman Hibou est partie, Petit Hibou se fait des idées :
« Maman Hibou est partie dans l’espace…sans moi. »ou encore « Elle est montée dans un bateau de pirates… sans moi. » Mais quand Maman Hibou revient, Petit Hibou demande:
« Qu’as tu fait pendant que j’étais à l’école? »
À toi de découvrir la suite!!!

MERCI à : Debi Gliori et à Alison Brown!!!!!!!!

EXTRAIT : 

Un club de strip-tease au sthétoscope avec le film A mon seul désir, disponible en DVD depuis le 22 août 2023 (Pyramide)

La réalisatrice Lucie Borleteau, déjà à l’origine de Chanson douce et Fidelio l’odyssée d’Alice, s’immisce dans les coulisses d’une boite de strip-tease. Ses effeuilleuses, sa camaraderie, ses rivalités, la caméra ne cache rien, surtout quand 2 d’entre elles voient monter en elles les premiers signes d’une complicité un peu plus que professionnelle. Si le film évite la vulgarité et le glauque, il semble au contraire privilégier une vision angélique un peu surprenante. Pas de drogue pour supporter la cadence et de probables vexations, toutes semblent très contentes de leur sort pourtant très peu enviable. Film déconseillé aux plus jeunes, évidemment.

Le strip-tease bisounours

A mon seul désir est finalement l’histoire d’une romance entre la jeune étudiante Manon (nom de code: Aurore) et Mia. Quand la première pousse les portes du club nyctalope A mon seul désir, elle découvre un monde qui l’attire. Les performeuses restent à distance des spectateurs et s’effeuillent à la manière de comédiennes de théâtre. Manon choisit d’intégrer la troupe, trouvant ainsi une source de revenus qui semble n’avoir que des avantages pour elle. Pas de rabatteur vicieux à l’entrée, le patron est plein de bienveillance pour ses protégées, les spectateurs qui ne respectent pas les règles sont éjectés manu militari. Mais quelque chose interpelle rapidement le spectateur. Le monde du strip-tease ressemble dans le film à une voie professionnelle toute à fait enviable, sans grosses contraintes ni dangers mortels. Pas de guerre des gangs ni de relations forcées, et les jeunes femmes aux physiques disparates sont pleines d’un humour constant, des rires constants raisonnent des coulisses, l’univers bisounours déteint sur cet univers de la nuit. Pas de traces de piqures sont les bras, les jeunes femmes sont charmantes… Si ce travail dans le club interdit officiellement les relations consenties ou non consenties, la distance avec la réalité parait un peu trop grande. Alors si quelques unes choisissent en parallèle une activité beaucoup plus rémunératrice de prostituées de luxe, le film n’en fait pas une maladie. Elles sont visiblement contentes de leur sort. De là à dire que le film offre une vision faussée de la réalité, il n’y a qu’un pas. La thèse du film est reliée à un féminisme assumé de la réalisatrice qui lui permet toutes les audaces, les femmes semblent des héroïnes et les hommes des spectateurs bienveillants. Un tel club de strip-tease existe peut-être mais ce ne doit vraisemblablement pas être la norme dans la réalité.

Après un début très porté sur le show, le film se concentre très vite sur la relation entre Manon et Mia pour un film presque romantique. Loin de la réalité, le film propose surtout une fiction aux codes finalement bien sages, sans réelle portée sociale ni impact sur les mœurs.

Synopsis: Vous n’avez jamais été dans un club de strip-tease ? Mais vous en avez déjà eu envie … au moins une fois… vous n’avez pas osé, c’est tout. Ce film raconte l’histoire de quelqu’un qui a osé.

Une biographie belle et douloureuse, Simone Veil et ses sœurs : Les Inséparables aux éditions La Boite à Bulles le 13 septembre

Le récent film consacré à Simone Veil, le Voyage du siècle, remettait fort pertinemment ce personnage majeur du XXe siècle en France au premier plan. La BD revient d’abord sous forme de flashbacks sur la jeunesse insouciante de la jeune fille de 12 ans avant les drames de la seconde guerre mondiale, la BD fait des focus sur la vie difficile dans les camps où la volonté de Simone Veil permet de protéger ses proches. Son caractère de fer se dessine petit à petit avec notamment des discussions avec sa sœur Denise, elles reviennent sur leur passé avec émotion et précision. La discussion entre les 2 sœurs touche à l’intime et révèle une facette moins connue de la grande dame. Histoire officielle et récit intime se mélangent avec le retour sur les premiers temps de la guerre, recensement des familles juives, rafles, la lecture se fait avec le cœur serré. Les histoires liées à la déportation de la famille de Simone Veil serrent le cœur par leur plus pure sincérité. Les récits de Simone et de Denise s’entrecroisent avec beaucoup de pudeur et de souvenirs ressurgis. Certains spécialement douloureux comme ceux liés à la libération des camps, avec des disparitions et des conditions plus difficiles que jamais. Et puis l’après guerre est évoquée à bâtons rompus entre Simone revenue des camps de la mort et Denise ancienne résistante, la différence de traitement entre les 2 catégories est troublante, reflet des difficultés d’une époque pour faire face à son passé. L’indifférence des français non partis en camp, de l’opinion publique, de ceux qui ont collaboré et ne supportent pas les yeux des survivants des camps. La discussion est un témoignage inoubliable, la BD un moment la lecture nécessaire. Et puis la vie a repris, les études, la rencontre d’Antoine, la BD se lit avec concentration et plaisir pour un vrai beau moment de mémoire. La BD se finit avec l’entrée de Simone Veil dans ses fonctions régaliennes, mais c’est déjà une autre histoire…

Synopsis:

À l’occasion d’un de leurs traditionnels dimanches entre sœurs, Simone Veil et Denise Vernay rouvrent l’album aux souvenirs et se replongent dans la tragique histoire de leur famille. En 1939, la France entre en guerre, mettant brusquement terme à une enfance insouciante faite de scoutisme et de virées en bord de mer. Déchirée puis dispersée, la famille Jacob subit les tourments de l’occupation allemande et de sa politique antisémite.

Dans les camps de la mort, Simone soutient à bout de bras une mère et une sœur à la santé déclinante. Quant à Denise, elle œuvre dans la résistance, isolée à Lyon. Lorsqu’elle est déportée à son tour, elle cache jusqu’au bout son ascendance juive. La famille Jacob, qui se croyait pourtant indivisible, se retrouve projetée dans différentes visions de l’enfer. Et lorsque vient la Libération, et que la nation se reconstruit autour du récit d’une France résistante, Denise fait de l’ombre à ses sœurs déportées raciales, témoins et victimes malheureuses d’atrocités que l’on préfère déjà oublier.

Cette adaptation des « Inséparables », de Dominique Missika, retrace l’histoire de la famille Jacob, séparée par le destin mais unie par le coeur. Si Simone Veil est une personnalité majeure de la cinquième République, elle et sa sœur ont combattu toute leur vie, chacune à sa manière, pour que l’on se souvienne des tourments d’un siècle sombre mais aussi porteur de grands espoirs.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Pascal Bresson, Stéphane Lemardelé

Nombre de pages / Prix: 176 pages / 25 euros

Une vie d’artiste très loin de l’idée qu’on s’en fait avec Showing up de Kelly Reichardt avec Michelle Williams, sortie en DVD et BRD le 5 septembre

Showing up a été projeté en compétition au Festival de Cannes 2022 et suit le personnage de Lizzie, interprétée par Michelle Williams, quelques semaines avant le vernissage de son exposition. Showing up évoque le chaos de la création, les tâtonnements, les réflexions pour aboutir à des œuvres. Les œuvres du film censées être créées par Lizzie sont en fait réalisées par une autre artiste Cynthia Lahti, située à Portland et dont la réalisatrice Kelly Reichardt suit le travail depuis longtemps.

La difficulté de l’art

La réalisatrice a voulu partir des sculptures de Cynthia Lahti pour écrire le scénario et ainsi créer le personnage de Lizzie autour de cette œuvre si particulière. Au moment où justement Lahti était sur le point d’arrêter sa carrière, elle y a trouvé une grande inspiration pour se remettre à créer et accompagner Michelle Williams dans sa préparation en amont du tournage. Showing Up se base sur le fantasme de beaucoup autour du concept de génie. Don inné? Aboutissement d’une démarche personnelle après des années de travail? La réalisatrice montre qu’il faut travailler tous les jours pour s’entrainer et prendre le temps de parfaire une vision, transformant le travail en une partie même de l’existence, aussi nécessaire que le sommeil ou les repas. La réalisatrice s’évertue à montrer Lizzie sous un joug assez antipathique, l’air toujours renfrogné, jamais vraiment soignée ou souriante, perpétuellement enfoncée profondément dans son univers personnel et n’interagissant qu’occasionnellement avec son environnement. Stressées par l’approche de son vernissage, vulnérable face à son exposition au public, elle ne cache pas ses imperfections, s’en faisant même une sorte d’armure. Le film est la 4e collaboration entre Michelle Williams et Kelly Reichardt après les peu connus Wendy et Lucy, La dernière piste et Certaines femmes. La réalisatrice et la collaboratrice ont évolué chacune de leur côté pour des retrouvailles toujours fructueuses. Quant au titre, il renvoi au labeur quotidien de Lizzie, dans son atelier, toujours accaparée par la construction de ses œuvres dans une perpétuelle recherche plastique et spirituelle. Le format de l’image est volontairement rectangulaire et non plus carré comme dans ses films précédents, démontrant une adaptation aux lieux de tournage, avec ses couloirs et ses terrasses.

Le film se veut une plongée dans un univers artistique plus laborieux que foisonnant, avec une bonne dose de chaos comme source d’inspiration de l’artiste, aux antipodes de l’image souvent renvoyée par un artiste.

Synopsis: À quelques semaines du vernissage de son exposition, le quotidien d’une artiste et son rapport aux autres. Le chaos de sa vie va devenir sa source d’inspiration…

Une série de BD’s d’intérêt public, Portraits de lanceur d’alerte: Soigne, maltraite et tais-toi aux éditions La Boite à Bulles le 13 septembre

De la même manière que l’autre BD Fronde fiscale sortie aux éditions La Boite à Bulles, Soigne maltraite et tais-toi revient sur un scandale intolérable qui serait resté sous silence sans le courage d’une lanceuse d’alerte anonyme. Céline Boussié aime être une travailleuse sociale, se dévouant sans compter pour ceux qui ont besoin d’aide. Quand elle découvre le Château de Moussaron, elle pense d’abord avoir trouvé un nouvel endroit d’exception pour exercer un métier qui la passionne. Pour s’occuper d’enfants atteints de handicaps lourds, elle est prête à donner le meilleur d’elle même. Mais le CDD de 3 mois va lui faire découvrir des pratiques dures à comprendre. Installations vétustes, hygiène douteuse et surtout professionnalisme tout relatif du personnel vis à vis des pensionnaires, le bien être des patients ne semble pas du tout la priorité à en juger par les voitures de luxe des patrons et l’état où Céline retrouve les pensionnaires au matin. Le manque de dignité est criant et personne ne semble s’en soucier sauf elle. Sans compter les violences verbales et physiques, la coupe est pleine. La direction empêche les tentatives d’alerte, le personnel est tenu au silence mais Céline ne peut pas se taire. Quand elle commence à bouger, les sanctions financières commencent pour la pousser à bout pour la faire abandonner. Dans un style extrêmement réaliste, le récit se fait avec force détails pour un parcours du combattant des plus étonnants. La maltraitance des personnes handicapées est un sujet qui fait froid dans le dos, et quand la BD révèle que ce sujet était en fait bien connu des autorités depuis des années, c’est la goutte d’eau de trop. D’autant qu’une campagne de décrédibilisation se déchaine contre Céline, le sort semble s’acharner contre elle. Heureusement l’issue du procès met en avant l’importance de mesures contre la maltraitance, une belle victoire pour cette lanceuse d’alerte placée au cœur de l’ouragan médiatique.

Synopsis:

Le combat de Céline Boussié, la lanceuse d’alerte qui a dénoncé les actes de maltraitance de l’IME de Moussaron…

Céline Boussié a toujours eu la fibre sociale. Ce qu’elle aime, c’est aider les autres. En 2008, elle intègre l’IME de Moussaron pour prodiguer des soins aux résidents polyhandicapés.

Mais, alors qu’elle pensait avoir décroché le job de rêve, c’est une réalité tout autre que découvre Céline : à Moussaron, les équipements et locaux sont vétustes, le personnel insuffisant et, de fait, les pensionnaires subissent des traitements indignes. 

Pendant 5 ans, elle essaiera de composer avec ce peu de moyen. Pendant 5 ans, on lui reprochera de se mêler de ce qui ne la regarde pas. En 2013, pour Céline, lancer l’alerte devient une nécessité.

Les réactions ne se feront pas attendre : sanctions financières, menaces, vandalisme… Elle sera licenciée puis inculpée pour diffamation – comme trois autres employé.es avant elle.

Mais elle ne baissera pas les bras et n’aura de cesse de se battre pour que cesse cette maltraitance institutionnelle et que soit reconnu son statut de lanceuse d’alerte

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Ferenc, François Sanz

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 20 euros

[BD] Air tome 1 : entre récit SF et éco-terrorisme (Grand Angle)

[BD] Air tome 1 : entre récit SF et éco-terrorisme (Grand Angle)

C’est avec grand plaisir que l’on retrouve le scénariste Philippe Pelaez et le dessinateur Francis Porcel sur la nouvelle mini-série Air (diptyque). Le duo d’auteurs, qui a l’habitude de nous faire plaisir, propose une aventure SF aux accents de thriller autour d’un univers où l’air est contrôlé par les politiques. Forcément, la situation est sujette à l’émergence de résistances au pouvoir, dont le Réseau fait partie. Ajoutez à cela des attentats en pagaille, dont le numéro deux du gouvernement accepte de porter la responsabilité. Un homme immédiatement accusé de traitrise, ce qui le mènera droit vers le QG du Réseau…

Même si Air est loin d’avoir délivré tous ses secrets, ce premier album tient en haleine de bout en bout, dans un rythme soutenu. Un récit très plaisant tout comme l’univers graphique qui l’accompagne. Le résultat est d’une très grande efficacité et on passe un excellent moment de lecture.

A découvrir en librairie !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Qui contrôle l’air, contrôle l’humanité… Depuis que des météorites se sont écrasées sur le permafrost, libérant des bactéries rendant l’air irrespirable, la population est obligée de s’équiper de masques pour survivre. L’État, qui gère la distribution d’air, s’est lancé dans la construction d’aéronefs censés aspirer les particules nocives et rendre l’atmosphère à nouveau respirable. Mais un mystérieux groupe terroriste sabote systématiquement les vaisseaux. Troy Denen, un membre du Comité central, est chargé d’infiltrer le réseau rebelle pour découvrir qui se cache derrière le complot.
Date de parution : le 30 août 2023
Auteurs
: Philippe Pelaez (scénario) et Francis Porcel (dessin)
Genre : SF
Editeur : Grand Angle
Prix : 16,90 € (64 pages)
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[BD] Les reines de sang – Théodora, tome 1 : le destin fou d’une petite fille infortunée (Delcourt)

[BD] Les reines de sang – Théodora, tome 1 : le destin fou d’une petite fille infortunée (Delcourt)

Saga de très grande qualité, Les Reines de sang a récemment fait la part belle à Théodora dans un premier album (sur deux prévus) qui introduit ce personnage central de l’Histoire de Constantinople, au VIe siècle. On découvre une jeune fille, orpheline de père (qui officiait en tant que gardien des bêtes de la ville), laissée sans fortune avec sa mère et ses soeurs. 

Prête à tout pour s’extraire de sa condition, Théodora va chercher à approcher les puissants, par tous les moyens. Se salir les mains ne semble pas un problème. Et s’il faut devenir une danseuse et exhiber son corps, même au risque de choquer, alors soit ! Théodora ne recule devant rien et montre son tempérament de feu dans ce premier tome qui précède sa véritable accession au pouvoir.

L’album présente ainsi Théodora dans un récit fleuve et maitrisé. Un personnage fascinant qui n’hésite pas à prendre des risques pour forcer son destin.  A suivre !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Par la force de leur caractère, de leur intelligence et de leur résilience, les Reines de sang ont marqué les livres d’Histoire de leur empreinte. Théodora, qui régna sur l’empire byzantin, en est un magnifique exemple.
Fille d’un montreur d’ours byzantin décédé, Théodora, dont le nom signifie « cadeau de dieu », ne semble pas promise à un grand avenir. Ce moineau qui semblait destiné au chat a pourtant changé le cours de son vol grâce à sa détermination. Elle passera de courtisane à impératrice habile et impitoyable pour rester dans l’Histoire comme l’une des souveraines les plus influentes de son temps.
Date de parution : le 31 mai 2023
Auteurs
: France Richemond, Stefano Ascari (Scénario), Andrea Riccadonna (Dessin), Arancia Studio, Angelo Iozza (Couleurs)
Genre : Histoire
Editeur : Delcourt
Prix : 15,50 €
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[BD] Armelle et Mirko, tome 1 : à deux, on est plus forts (Delcourt)

[BD] Armelle et Mirko, tome 1 : à deux, on est plus forts (Delcourt)

Comme une jolie comptine, Armelle et Mirko raconte avec beaucoup de poésie les affres de la solitude et la peur du noir qui hantent la vie d’Armelle, la petite tortue. Elle a tellement peur du noir qu’elle ne peut même pas rentrer dans sa carapace pour se protéger des autres… Sa vie est un éternel recommencement jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre de Mirko, une petite luciole voyageuse qui va alors faire le bonheur de la petite tortue ! 

Les deux petits êtres vont rapidement se lier d’amitié. Et Armelle va enfin se sentir en sécurité ! Comme quoi, à deux, on est plus heureux ! Une jolie histoire que l’on apprécie d’autant plus qu’elle est particulièrement bien illustrée. 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Armelle est une tortue qui a une peur panique, une peur débordante et paralysante du noir. C’est problématique lorsqu’au moindre danger, on se replie dans sa carapace alors qu’il y fait bien sombre. Mais que voulez-vous, les tortues ne sont pas taillées pour la course et la forêt recèle de dangers. Mais la lumière et la bienveillance ne se trouvent-elles pas auprès d’un ami, surtout si c’est une luciole ?
Date de parution : le 22 mars 2023
Auteurs
: Loïc Clément, Anne Montel (Scénario), Julien Arnal (Dessin,Couleurs)
Genre : Fantastique, jeunesse
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 €
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Le champ des possibles, un drame de l’intime dans le Brésil contemporain, le 6 septembre en salles

Le réalisateur Aly Muritiba revient dans tous ses films sur le rapport de l’homme à lui-même et à ses semblables dans la la société brésilienne contemporaine toujours marquée par les sceaux du patriarcat et d’un conservatisme persistent. Son nouvel opus place son héros Daniel dans une situation compliquée dont il s’efforce d’en échapper malgré son statut d’homme fort à qui aucune faiblesse n’est pardonnée.

Une histoire d’amour et de dépassement de soi

Les 2 films précédents du réalisateur, To My Beloved en 2015 et Rust en 2018 évoquaient les sujets aussi forts et sensibles que le deuil et la culpabilité, moteurs de la transformation par laquelle passent les protagonistes. Dans Le Champ des Possibles, le héros traverse une passe difficile dont il sortira par la grâce de 2 moteurs différents, le désir et l’amour. Daniel est un policier mis à pied et exclu de ses fonctions après une sale affaire de violence sur collègue pendant une formation. Dans le même temps, il s’occupe de son père malade et le héros taciturne est comme engoncé dans une spirale de soucis insolubles. Seule clarté dans cette obscurité existentielle, une femme, Sara, dont il est tombé amoureux, mais qu’il n’a pas encore jamais rencontrée en vrai. L’action se déroule au Brésil, dans la métropole froide de Curitiba, ville principalement habitée par des descendants de Polonais et d’Ukrainiens. Sara, elle, vit à Sobradinho, une petite ville située éloignée de 3 000 kilomètres. Quand Sara ne répond plus aux messages de Daniel et qu’il en a besoin plus que jamais, il décide de partir la rejoindre. Le réalisateur montre avec cet épisode les disparités mal connues du pays, loin d’être uniforme et uniquement soit progressiste ou conservateur. Depuis 2016, avec le coup d’État qui a chassé du pouvoir la présidence démocratiquement élue au Brésil, le pays vit dans une époque post-dictature comme des montagnes russes, entre présidence d’extrême droite et périodes plus apaisées. Les minorités doivent s’en accommoder, entre persécutions et élans d’ouverture.

Le champ des possibles se veut une photographie d’un pays en perpétuelle mutation, grand et complexe, entre violence et élans progressistes. Le parti pris du réalisateur d’en faire un film d’amour offre une belle lucarne avec une fiction ancrée dans la réalité.

Synopsis: Daniel, 40 ans, a été suspendu de ses fonctions d’agent de police suite à une bavure. Il se focalise alors sur une relation virtuelle avec une personne mystérieuse qu’il n’a encore jamais rencontrée. Lorsqu’elle cesse de répondre à ses SMS, il décide de parcourir des milliers de kilomètres pour la retrouver…

Une série de BD’s d’intérêt public, Portaits de lanceur d’alerte: Fronde Fiscale aux éditions la Boite à Bulles le 13 septembre

La Boite à Bulles donne la parole à ceux qui ont choisi de ne pas rester silencieux face aux scandales de notre époque, comme Antoine Deltour, à l’origine des Luxleaks, ces accords fiscaux qui permettaient à des entreprises de payer beaucoup moins d’impôts. Ce que beaucoup appellent optimisation fiscale est hélas trop souvent synonyme d’abus et de manœuvre frauduleuse. La BD permet d’y voir plus clair dans un fonctionnement opaque dont les entreprises sont devenues un peu trop friandes. Surtout que le fameux lanceur d’alerte a subit une inculpation, preuve de l’aveuglement d’institutions qui ont perdu toute notion d’intérêt général. En choisissant de ne pas cautionner le système, Antoine Deltour a perdu la tranquillité pendant un certain temps mais pas son honnêteté, car le statut de lanceur d’alerte peut maintenant protéger ceux qui dénoncent, à juste titre, des pratiques illicites. Dans un dessin hyper réaliste et un luxe de détails pédagogiquement présentés pour ne pas perdre les néophytes, la BD se lit comme un roman, d’espionnage, en tous points intéressant! A noter que ce livre, écrit en collaboration directe avec Antoine Deltour, est largement documenté. Toutefois, pour les besoins du récit, certaines scènes quotidiennes ont été inventées et certains noms de personnes modifiés. Comme quoi, il n’y a pas que l’argent dans la vie! La vie d’auditeur est également disséquée dans le détail, toujours intéressant d’en savoir plus sur le milieu très cloisonné et pyramidal de l’audit. Le contenu très financier des différentes histoires demande un peu de concentration, mais l’humour permet de ne pas perdre le fil.

Synopsis:

Le parcours d’Antoine Deltour, un des deux lanceurs d’alerte qui ont révélé le scandale des Luxleaks, ces accords fiscaux secrets établis par le Luxembourg.

Antoine Deltour était auditeur pour PwC, l’un des principaux groupes d’audit comptable au monde, quand, en 2010, il découvre des milliers de rescrits fiscaux négligemment entreposés sur un serveur informatique interne. Ces documents confidentiels sont la preuve que de nombreuses multinationales pratiquent l’optimisation fiscale en accord et avec le soutien du cabinet d’audit et l’état luxembourgeois.

Poussé par sa vision de l’intérêt général, Antoine transmettra ces documents au journaliste Edouard Perrin afin de dénoncer cette pratique abusive. Quatre ans plus tard, le scandale sera révélé au grand public par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et le magazine télé Cash Investigation.

Mais pour Antoine Deltour, l’histoire ne s’arrête pas là. Il sera inculpé non seulement par son ancien employeur mais aussi par le Grand-Duché pour vol de documents et rupture du secret des affaires.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Ferenc, Léandre Ackermann

Nombre de pages / Prix: 120 pages / 20 euros

La fille du bourreau, une saga de Céline Knidler (Editions Jeanne et Juliette)

La fille du bourreau, une saga de Céline Knidler (Editions Jeanne et Juliette)

Les éditions Jeanne & Juliette nous proposent des sagas historiques et romanesques comme, La fille du bourreau.
Virginie Bégaudeau nous offre une belle collection avec la création de cette nouvelle édition, Jeanne & Juliette, qui proposent des romans aux notes contemporaines qui subliment l’Histoire. « Allier modernité, passion et qualité, c’est l’ambition des éditions Jeanne & Juliette. »
Céline Knidler est journaliste, auteure et passionnée d’Histoire. La fille du bourreau est son troisième roman. C’est le premier tome d’une saga historique qui nous plonge dans la France du XVII siècle, au temps où le Roi-Soleil n’était qu’un enfant.
Lire La fille du bourreau est une jolie façon d’apprendre l’Histoire de France.
A l ‘époque mieux valait naitre garçon que fille. C’est pour cela que le père de Céleste l’a déclarée garçon. Pour que sa vie soit plus facile ! Mais il ne s’est pas rendu compte des conséquences de ce mensonge. Céleste s’est donc déguisée en garçon et a suivi son père dans sa lourde tâche de bourreau. Jusqu’au jour où …
Mais Céleste n’est pas une enfant comme tout le monde. Elle n’a peur de rien ! Et un jour, elle saute dans la seine pour sauver qui ? Le jeune Louis XIV. Et cela va déterminer toute sa vie ! Elle va faire des rencontres inespérées, elle, la simple fille du bourreau…
La fille du bourreau, ce premier tome, ne peut que passionner les lecteurs. On attend la suite avec impatience !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : Céline Knidler
Editeur : Editions Jeanne & Juliette
Prix : 16,90€

Dolorès aux éditions La Boite à Bulles, un retour émouvant sur la guerre d’Espagne

Une femme âgée dans une maison de retraite commence à parler espagnol sans raison, la directrice informe ses petits enfants que cette agitation risque de la faire bouger dans une maison médicalisée. Sa petite fille Nathalie décide se se renseigner sur l’histoire de la Retirada, ces centaines d’espagnols poussés à l’exil suite à la prise de pouvoir de Franco en 1939. Le récit est hyper documenté, le dessin soigné et précis, l’histoire est touchante, la lecture est passionnante. La jeune Nathalie traverse l’Espagne pour retrouver des lieux de mémoire, entre Madrid et Alicante et retracer l’histoire mal connue de sa famille. Rien d’exact ne ressortira de cette enquête mais elle comprend mieux l’histoire de la Guerre d’Espagne, cette montagne de morts et d’exécutions, tous ces excès sans raison mais pas sans conséquences. La BD sortie initialement en 2016 est rééditée et colorisée à l’occasion des 20 ans de la maison d’édition La Boite à Bulles. Auteur de nombreuses BD, Bruno Loth est mis à l’honneur dans un récit entre témoignage et enquête. L’héroïne interroge des personnes âgées ayant connu cette période difficile, les mots sont vrais et font passer le message de l’inutilité du conflit à l’égard de son nombre vertigineux de victimes. Des infos historiques font mouche, comme les camps de concentration en France, l’accueil des exilés à Oran dans une période avant guerre d’Algérie, le manque d’eau et de nourriture sur les bateaux, le dénuement et les victimes, encore. La BD est nécessaire et passionnante à lire.

Synopsis: Pourquoi la mère de Nathalie, pourtant sujette à des trous de mémoire, se met-elle à parler espagnol ? Et pourquoi souhaite-t-elle se faire appeler Dolores ? Une nouvelle édition colorisée par l’auteur. A l’occasion de ses 20 ans, la Boîte à Bulles réédite en couleurs ce titre marquant  d’un de ses auteurs les plus emblématiques.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Bruno Loth

Nombre de pages / Prix: 80 pages / 19 euros

Vis ma vie de maman et d’humanitaire avec la BD Les mères de famille ne font pas d’humanitaire aux éditions La Boite à Bulles, sortie le 23 aout

Certaines lectures sont inoubliables, drôles, spirituelles, la nouvelle BD des éditions La Boite à bulles est tout ça à la fois. Justine raconte par le menu ses 4 enfants, ses 2 maris, son quotidien dans des zones à fort potentiel de danger, la vie de famille, les voyages en avion, le stress, le calme, la lutte pour vivre sa vie de Maman ET d’humanitaire toujours en alerte. Les courtes scénettes racontent ses prises de bec avec les chefs de guerre, les médecins et tout ce qui fait le sel de la vie. Les petits problèmes du quotidien pourraient paraitre des broutilles comparé à cette existence de fou. Mais justement non, pas de grande leçon avec des airs entendus, Justine parle de l’importance de chaque moment sans chercher à faire culpabiliser un seul instant, c’est fort. La lecture est passionnante, instructive, la BD se lit une fois, deux fois, trois fois, avec toujours le même plaisir. Un grand moment de lecture à ne pas manquer!

Synopsis: Justine est une humanitaire passionnée. Depuis sa première mission en Afghanistan en 2005, être sur le terrain, c’est un peu son obsession. Mère de quatre enfants, elle bat en brèche l’idée – qu’on lui a souvent opposée – selon laquelle les mères ne pourraient pas faire carrière dans l’humanitaire… Pour autant, elle ne nie pas les acrobaties qu’elle doit faire pour concilier missions à l’étranger et vie de famille.
Entre les urgences du terrain – construire des puits, acheminer des vivres, négocier avec des chefs de guerre – et celles liées à sa famille restée en France – trouver le document d’assurance maladie, expliquer comment fonctionne la télécommande – le décalage donne lieu à de nombreuses situations cocasses. Heureusement, Justine peut compter sur son mari et son ex-mari, pères de ses quatre enfants, qui sont amis et habitent dans la même rue.
Au-delà du rocambolesque des situations, le récit met en lumière les moments de doute de Justine : ceux d’une femme qui, du fait de sa passion, s’éloigne des canons de la mère idéale et qui, parfois,  n’est pas aussi présente pour ses enfants qu’elle aimerait l’être – surtout dans les petits moments clés de leur vie (anniversaires, rentrée des classes, première dent perdue…).
Sur la base de son témoignage, Léa Ducré et Benjamin Hoguet mettent en scène le quotidien de cette femme pugnace, dynamique, pleine d’humour et qui a voulu adresser là une lettre d’amour à la fois à son métier et à sa famille.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Léa Ducré, Benjamin Hoguet, Paul Gros

Nombre de pages / Prix: 96 pages / 19 euros

« Roméo et Juliette » : le geste enlevé et total de Thomas Jolly à l’Opéra Bastille, sur France.tv

"Roméo et Juliette" : le geste enlevé et total de Thomas Jolly à l'Opéra Bastille
© Vincent Pontet / Opéra national de Paris

« Roméo et Juliette » : le geste enlevé et total de Thomas Jolly à l’Opéra Bastille, sur France Musique

Avec Roméo et Juliette de Charles Gounod, Thomas Jolly s’empare du mythe des amants de Vérone et signe une version opératique qui fera date. A l’abri d’une mise en scène spectaculaire et grandiose, empreinte d’une esthétique baroque et ténébreuse, à la lisière du fantastique et de l’onirisme, qui s’appuie sur des costumes aux infinies références et des jeux de lumière d’Antoine Travert scénarisant ou découpant l’espace, Thomas Jolly livre un geste fort. L’opéra a fait l’objet d’une captation visible ici jusqu’au 27/12/2023

Il s’appuie sur un décor monumental conçu par Bruno de Lavenère qui reconstitue le grand escalier du Palais Garnier, assorti de petits balcons et surplombés d’une dizaine de chandeliers. En tournoyant sur lui-même, le décor offre dans une fluidité parfaitement orchestrée, des images saisissantes au gré des tableaux évoqués comme ceux de la salle de bal, du balcon, de l’autel nuptial, des combats entre les deux clans ou encore de la crypte mortuaire où les éclairages participent au climat onirique. Il est un écrin organique à la tension et à la fureur de vivre qui se déploient et attisent de bout en bout le drame shakespearien.

Tension et fureur de vivre

Thomas Jolly met aussi l’accent sur la figure de l’oxymore inhérente à l’œuvre et à ses vents contraires qui la traversent, au premier rang desquelles l’amour contrarié par la mort. Car la mort est omniprésente. A la fois de manière concrète et sous forme allégorique. Dès le commencement où le rideau se lève sur un cortège funèbre : au petit matin, des hommes en noir poussant une charrette de cadavres, emmènent – hors des remparts de la ville – les corps de ceux qui, la veille, ont trépassé de la peste.

Par delà aussi la scène de bal mémorable, laquelle cristallise une énergie explosive et transgressive d’une jeunesse prêt à en découdre et à braver l’interdit mais qui voit aussi l’amour entre deux adolescents naître dans un contexte mortifère d’opposition et d’affrontement. Une jeunesse où s’incarne cette soif de vivre immergée dans un contexte funèbre qui empêche toute possibilité d’émancipation.

Quant à la déclaration du balcon où les amants se jurent à la vie, à la mort leur amour, elle diffuse entre le verbe et la chair, une menace palpable où Juliette, retranchée, assène sa pleine et entière volonté, habitée de tout son être par un désir à jamais tourmenté. Une urgence de vivre qui consume les êtres dont les situations et les tirades mémorables cristallisent cette passion à la vie, à la mort. Où l’effervescence et la tension sont portées à leur paroxysme, le tout incarné/chanté par des acteurs/chanteurs à leur meilleur.

Une danse de mort inaugurale donc, tel un fil rouge, qui imprègne en filigrane toute l’intrigue entre tragédie et comédie. Où la course folle de deux amants jusqu’auboutistes qui voit les tensions entre les camps opposés à leur union se tendre, s’exacerber face à leur refus implacable de tout compromis.

Un jeu d’opposition poignant

Sur la partition-fleuve et symphonique de Charles Gounod, le livret se pare d’un jeu d’opposition poignant entre scènes de groupe et intimes qui permet à la musique en osmose totale, de jouer sur les contrastes avec des leitmotivs accompagnant les personnages aux prises avec la dramaturgie. Le metteur en scène livre un style inventif : dense, visuel, et vif au service de l’action et de la musique ainsi qu’un réalisme théâtral dont les épisodes de combat et la passion torturée qui anime les deux amants sont d’une composition saisissante.

Sa vision opératique et scénique s’imprègne de toute la dimension intime, charnelle, guerrière, surnaturelle, inhérente aux texte de Shakespeare, qui voit les corps exacerber l’amour fou et le désir ardent, la haine et la pulsion, l’injustice et l’oppression. Le tout à l’abri d’un tempo vertigineux.

La distribution est une réussite totale emmenée par les amants maudits. Benjamin Bernheim dans le rôle de Roméo impose une grâce et un timbre vocal tout en finesse où sa tessiture d’envergure et son jeu théâtral de premier ordre, sont au plus près de cette passion sous haute tension. La Juliette d’Elsa Dreisig se révèle aussi ardente que résolue. Sa voix dans ses aigus fiévreux et cristallins transporte toute la guerre intérieure à laquelle elle se livre. Du grand art. Bravo !

Dates : 17 juin au 15 juillet 2023 – Lieu : Opéra Bastille  (Paris)
Sur France.tv jusqu’au 27/12/2023
Metteur en scène : Thomas Jolly

Un ouvrage d’une érudition impressionnante avec Epistémé Tome 1: Eurêka, une histoire des idées scientifiques durant l’Antiquité, sortie le 16 août aux éditions La Boite à Bulles

C’est peu de dire que la BD est d’une lecture aussi passionnante que foisonnante. 208 pages du tome 1 d’Epistémé sont remplies de bulles et d’historiettes pour raviver toute l’histoire de la philosophie dans la Grèce Antique. Pythagore, Hippocrate, Socrate et tant d’autres, tout y passe dans un déroulé qui fait tourner la tête. Il faudrait pouvoir prendre des notes pour ne rien oublier et tout retenir, mais ce n’est pas si simple. Le lecteur préfère choisir ce qui lui parler plus, ou ce qu’il souhaite approfondir, car tout retenir est tout bonnement impossible. Pascal Marchand et Jean-Benoît Meybeck évitent l’écueil du cours magistral avec l’adjonction d’une bonne dose d’humour. Les doubles des auteurs voguent dans une époque lointaine où les personnages se rencontrent et échangent pour présenter leurs théories, même si les dates de naissance et de mort ne sont pas toujours cohérentes. Mais qu’importe, la folle histoire de la science et des idées est à ce prix pour intéresser le plus grand nombre et faire toucher du doigt les théories les plus ardues. Cet ouvrage est un premier tome de 5, de quoi donner envie de découvrir prochainement les suites après cette lecture certes parfois presque ésotérique mais toujours carrée et passionnante.

Synopsis: Comment en est-on venu à vouloir comprendre l’univers ? Quelles sont les origines de la science ? Qui étaient les premiers scientifiques à élaborer des théories d’interprétation du monde ? Autant de questions essentielles pour comprendre le monde actuel et ses origines… Pour y répondre, deux personnages – les doubles des auteurs – partent dans le passé à la rencontre de celles et ceux qui ont fait la science. Derrière des noms illustres, ou injustement inconnus, se cachent souvent des personnages fascinants avec des vies extraordinaires ! Avec humour, Pascal Marchand et Jean-Benoît Meybeck nous embarquent dans la folle histoire de la science et des idées. Dans ce premier tome, direction la Grèce Antique, berceau des sciences contemporaines, de l’école de Milet à l’Académie de Platon ! 

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Pascal Marchand, JB Meybeck

Nombre de pages / Prix: 208 pages / 22 euros

[BD] Spoon & white, tome 4 : le duo de flics de chocs à la rencontre de l’agent 007 (Bamboo)

[BD] Spoon & white, tome 4 : le duo de flics de chocs à la rencontre de l’agent 007 (Bamboo)

Spoon & White est actuellement rééditée chez Bamboo édition (après avoir fait partie du catalogue de Dupuis au début des années 2000). Et Force est de constater que la série crée par les scénaristes Jean Léturgie et Yann, dessinée par Simon Léturgie et Franck Isard, n’a pas pris une ride.

Associés à la journaliste d’investigation Courtney Balconi, les deux cops vont se frotter à la légende du MI-5 et ses agents secrets, dont James Bond – renommé Bonc pour l’occasion. Un épisode qui n’épargne aucun des protagonistes, mêlant toujours humour et suspens avec beaucoup d’énergie.

Une série qui est devenue un classique du genre ! A suivre donc !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les pire flics de New-York débarquent en Grande-Bretagne. Shocking ! Depuis quelque temps, les agents double zéros du MI-5 se mettent à briller comme les vers luisants. Ça pourrait passer inaperçu au milieu des centaines de milliers de lumières de New York. Sauf qu’un des agents perd la boule et effectue une prise d’otage au sommet d’un immeuble. Alors là, ça fait comme une tâche sur la Grosse Pomme. Et quand ce sont Spoon & White qui jouent aux négociateurs, la tâche risque d’être rouge et au pied du bâtiment. Il va falloir toute l’intelligence de Courtney Balconi pour mener l’enquête. Une enquête qui va les mener jusqu’à Londres.

Date de parution : le 28 juin 2023
Auteurs
: Jean Léturgie, Yann (Scénario), Simon Léturgie, Franck Isard (Dessin), Squad (Couleurs)
Genre : BD humour, policier
Editeur : Bamboo
Prix : 12,90 €
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[BD] Talion, tomes 1 à 3 : récit post-apocalyptique (Glénat)

[BD] Talion, tomes 1 à 3 : récit post-apocalyptique dense et superbe (Glénat)

On a enfin lu la trilogie de Talion livrée récemment par Sylvain Ferret en tant qu’auteur complet. Cela faisait un moment qu’on était tenté par l’expérience, surtout grâce à son accroche graphique : les couvertures sont particulièrement réussies et l’intérieur des albums parvient à tenir la promesse (ce qui n’est pas toujours le cas). L’univers graphique de Talion est particulièrement maîtrisé, le trait est fin et l’ensemble se bonifie même au fil des albums, le dernier étant beaucoup plus coloré et lumineux que les deux précédents tomes.

Mais qu’en est-il au delà des apparences d’un dessin de haut vol ? Talion imagine une dynastie mourante trônant sur un monde qui l’est tout autant, où l’eau occupe une place centrale dans la Société, divisée en deux. Seule une infime partie d’ultra privilégiés ont accès à une eau potable tandis qu’une écrasante majorité, vivant dans des bas fonds pollués, doit accepter de vivre avec une eau-poison qui les ronge où ils sont chassés par des formes de zombies assoiffés (d’eau pour le coup). 

Que ce soit le découpage ou la narration dont on a du mal à suivre tous les mystères, il est parfois difficile de tenir la course face à la densité et la complexité du récit. Il est donc conseillé de lire les trois albums d’une traite pour éviter d’avoir à reprendre plusieurs fois la lecture. Il est donc assez probable que je n’ai pas saisi l’intégralité des propos ! 

Talion est un récit écologique qui se mérite pour être sans doute apprécié à sa juste valeur. Il n’en demeure pas moins qu’on passe un bon moment de lecture, les yeux écarquillés par le talent graphique de son auteur.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Chaque jour, chaque vie, doivent être vécus pour mériter le monde.

Rescapés du chaos des mines d’Orfèvre et prisonniers d’Olympe l’Insurgée, Billie et Tadeus, livrés à eux-même et pourchassés par l’Armada du Talion, n’ont d’autre choix que de fuir. Guidés à travers un chemin aussi sinistre que sinueux, ils vont finalement être menés vers un environnement étrangement préservé. À bout de force, ils vont pénétrer dans une oasis qu’aucun étranger n’a réussi à atteindre depuis des décennies ! Inondés de lumière et de vie, Billie et Tadeus vont reprendre courage… La désolation du monde contaminé semble derrière eux. Ce nouveau lieu érigé en Société démocratique est un univers fécond où l’eau est pure. Mais la violence et l’envie peuvent à tout moment submerger l’âme humaine. La vie en autarcie est-elle l’unique voie à suivre pour survivre ? Ou faut-il reprendre le risque de s’ouvrir au monde ? Pris à parti dans ce dilemme, Billie et Tadeus devront affronter la peur et l’incertitude… Les fleurs des rêves pourront-elles éclore et devenir réalité ?
Sylvain Ferret clôt en beauté sa trilogie nourrie par les enjeux écologiques et technologiques de notre temps. Ce voyage initiatique, humaniste sans être manichéen, donne la part belle à des environnements riches et vertigineux. Avec ce dernier album au graphisme puissant qui se veut plus vert, l’immigration et l’asile restent des thèmes prédominants.

Date de parution : le 31 mai 2023
Auteurs
: Sylvain Ferret (Scénario, Dessin, Couleurs)
Genre : S.-F., écologie
Editeur : Glénat
Prix : 15,50 €
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[BD] Les chats en BD, tome 1 : une vie de chat entre documentaire et humour (Bamboo)

[BD] Les chats en BD, tome 1 : une vie de chat entre documentaire et humour (Bamboo)

Les Chats en BD est une nouvelle série qui offre un éclairage différent sur la vie de chat. L’adoption d’un nouveau chaton est un vrai bouleversement pour toute la famille. Mais surtout pour lorsqu’il y a déjà des vieux chats dans la maison. Dans une succession de petites scènettes, on en apprend plus sur ces petites boules de poils tout en s’amusant.   

Un album que tous les amoureux des animaux domestiques devraient lire avant de se lancer dans une telle aventure. Des conseils bienvenus dans un format idéal pour les transmettre aux plus jeunes de façon ludique.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Un nouveau matou par minou ? Chat va bien se passer ! Vivre avec un chat n’est déjà pas une sinécure. Deux, passe encore. Mais quand il y en a trois, ça relève plus de la survie ! L’humain qui vient d’adopter un nouveau chaton va l’apprendre à ses dépens. Car les deux vieux matous propriétaires des lieux entendent bien inculquer à leur jeune padawan tous les secrets de la maison, lui montrer tous les recoins du quartier, lui faire rencontrer tous les félins du coin et, surtout, lui donner tous leurs trucs pour rendre leur maître complètement chèvre. Tout ce qui fait une vraie vie de chat, en somme !

Date de parution : le 31 mai 2023
Auteurs
: Christophe Cazenove (Scénario), Flora (Scénario), Stéphane Escapa (Dessin,Couleurs)
Genre : BD humour, éducation
Editeur : Bamboo
Prix : 11,90 €
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Un pas après l’autre, un roman de Nicolas Duffaud

Un pas après l’autre, un roman de Nicolas Duffaud

Publik’Art vous a déjà fait découvrir Nicolas Duffaud avec son roman Renaissance.
Cette fois-ci, l’auteur nous plonge dans la vie intime d’un homme avec Un pas après l’autre.

L’auteur précise bien que c’est une pure fiction. Mais une fiction qui pourrait être réalité.

Difficile de parler de ce roman sans le spoiler. Même si la première page du livre nous donne un indice énorme avec la définition du déni.

On entre dans la vie tranquille d’Antoine, de sa femme Marie et de sa fille, Mélie. Ils sont sur le GR10, traversant des paysages fabuleux. Mais la situation n’est pas simple dans le couple. Ils ont besoin de se retrouver…

On les suit, on marche avec eux. On traverse les Pyrénées. On les comprend, on les ressent. Durant toute la première partie du livre.

Puis l’auteur nous embarque dans une tout autre aventure. Une aventure humaine, faite de joie, mais surtout de souffrances. On comprend mieux. On comprend tout. On s’accroche et on le lit d’une traite ! Beaucoup de vérités sont écrites sur la complexité de la vie, les souffrances que l’on subit… Les forces et les faiblesses de l’Homme. Les valeurs humaines fondamentales. Et surtout sur la vie qui finit toujours par triompher !

Un pas après l’autre, nous interpelle et nous touche profondément ! Un roman empli d’espoir. Publik’Art a été très sensible à la plume de Nicolas Duffaud, ses poèmes sont tout simplement superbes.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : Nicolas Duffaud
Editeur : Amazon
Prix : 20 €

[Album jeunesse] Mes docs à jouer : une nouvelle collection de livres-jeux documentaires pour passer des vacances toujours plus ludiques (Milan)

[Album jeunesse] Mes docs à jouer : une nouvelle collection de livres-jeux documentaires pour passer des vacances toujours plus ludiques (Milan)

Destinée aux enfants de 4 à7 ans, la nouvelle collection Mes docs à jouer ouvre le bal des livres-jeux d’été avec 4 albums aux thématiques très variées : Au Far West, Sous la terre, A la caserne des pompiers, A la plage… A l’intérieur de chaque exemplaire, on déplie une grande image comme un poster qui cache de multiples jeux (cherche et trouve, différences…) et petites infos documentaires. Les enfants passent un très bon moment de découvertes ludiques à travers un univers graphique riche et détaillé qui invite au voyage.

Un format malin et économique qui peut s’emporter partout ! Vraiment bien trouvé pour ces grandes vacances.

Résumé de l’éditeur de Au Far West :

« Mes docs à jouer », une nouvelle collection de livres-jeux documentaires à destination des 4-7 ans.
Format : 19 x 19 cm plié / 56 x 58,4 cm déplié, un format généreux mais pas trop grand pour éviter de gêner quand on déplie.
Avec des pages seulement illustrées qui créent une grande image au final et avec des pages présentant des textes docus, sur le sujet traité, et des consignes de jeux en lien.
Les solutions des jeux sont données, pour ne pas laisser l’enfant sans réponses.
Le concept : une grande feuille pliée qui, dépliée au fur et à mesure qu’on tourne les pages, donne au final une grande image poster au recto ; les textes docus et les jeux se retrouvent au verso une fois le titre déplié. Des jeux visuels et ludiques qui ne nécessitent aucun matériel. Le tout à un prix attractif : 5,90 €.

Une grande image du Far West fourmillante de détails
Une vue du Far West comme un grand poster à regarder, et pour découvrir, avec les yeux, tout ce qui se passait et se faisait dans cette région américaine où cohabitaient des hommes et des femmes venus d’Europe et les Indiens natifs d’Amérique.

Des infos docus simples et claires sur le sujet
Pour rencontrer les Indiens et les cow-boys des grandes plaines de l’Ouest américain, des fermiers, des shérifs et des hors-la-loi, des bâtisseurs de villes, des conducteurs de diligence ou encore des chercheurs d’or ou des trappeurs… Bienvenue à l’époque du Far West !


Résumé de l’éditeur de A la caserne des pompiers :

Une grande image sur la caserne des pompiers fourmillante de détails
Une vue de la caserne des pompiers comme un grand poster à regarder, et pour découvrir, avec les yeux, à quoi elle ressemble, ce qui se passe ou se fait dans ce lieu rarement ouvert au grand public, et mythique pour tous les enfants.

Des infos docus simples et claires sur le sujet
Pour découvrir, entre autres, la caserne, la vie à la caserne, les entraînements, le matériel, les missions, les types d’interventions, les véhicules. Pour faire plaisir à tous les petits fans de ces héros du quotidien !

 

Résumé de l’éditeur de A la plage : 

Une grande image sur la plage fourmillante de détails
Une vue de la plage comme un grand poster à regarder, et pour découvrir, avec les yeux, tout ce qui peut se passer ou se faire sur ce lieu très prisé et très fréquenté l’été !

Des infos docus simples et claires sur le sujet
Pour savoir par exemple comment s’habiller pour aller à la plage, les règles à respecter sur ce lieu, qui sont les personnes qui y travaillent, les activités qu’on peut faire sur le sable, celles qu’on peut pratiquer dans l’eau (sports nautiques ou autres), la faune qu’on peut y voir, ce qui se passe au large… Pour tous les petits fans de journées à la plage !

Résumé de l’éditeur de Sous la terre

Une grande image sous la terre fourmillante de détails
Une vue de ce qui ce passe sous terre comme un grand poster à regarder, pour découvrir, avec les yeux, tout ce qui grouille, vit et est installé, en mode parfois très organisé, dans nos sols. Qui l’eût cru ?

Des infos docus simples et claires sur le sujet
Nous ne pouvons pas voir sous la terre, pourtant il s’y passe des choses étonnantes. Un livre pour observer, comme si nous étions descendus dans leurs abris, les animaux qui vivent sous la terre. Pour découvrir, par exemple, la vie dans les terriers, les fourmilières ou les taupinières, pour apprendre quels animaux vivent sous terre toute l’année ou seulement en hiver… Pour explorer avec les yeux et les doigts des tunnels et des chambres souterraines très bien organisés. Un titre ludique pour percer les secrets du monde souterrain !

 

Date de parution : le 5 juillet 2023
Genre : albums documentaires
Editeur : Milan
Prix : 5,90 €
Age : 4 à 7 ans

Visions cinématographiques : scènes de casino emblématiques dans l’art et le cinéma

Visions cinématographiques : scènes de casino emblématiques dans l’art et le cinéma

Mettre en scène la rencontre de l’art, du cinéma et des casinos ne date pas d’hier. Le faste et le glamour, le drame et l’intrigue, le jeu de la chance et du hasard – tous ces éléments ont inspiré les artistes et les cinéastes pour créer des scènes de casino emblématiques qui sont devenues des représentations intemporelles de l’attrait du jeu et de l’esprit humain. Aujourd’hui, nous embarquons pour un voyage à travers certaines des scènes de casino les plus inoubliables de l’art et du cinéma, explorant comment ces visions cinématographiques capturent l’essence des casinos et leur impact sur la culture et la société.

Scènes de casino dans des peintures classiques

Avant l’aube du cinéma, les maîtres de l’art capturaient déjà des scènes de casino sur toile. Des peintures opulentes des casinos européens au XIXe siècle aux représentations vibrantes des tripots dans les saloons américains, les artistes ont longtemps été fascinés par les interactions humaines et les émotions des casinos. Nous plongeons dans ces peintures classiques et découvrons les choix artistiques qui continuent de résonner auprès des amateurs d’art et des amateurs de casino.

Scènes de casino sur grand écran

L’avènement du cinéma a offert de nouvelles possibilités aux cinéastes pour présenter le monde captivant des casinos. Des casinos éblouissants de Las Vegas aux salles de jeux souterraines des villes du vieux monde, nous explorons comment les cinéastes utilisent magistralement la cinématographie, l’éclairage et la scénographie pour créer des scènes captivantes les stratégies À la Roulette qui transportent le public au cœur de l’action.

L’amour et la chance se rencontrent

Aucune discussion sur les scènes de casino emblématiques ne serait complète sans mentionner le classique intemporel, « Casablanca ». Nous examinons de plus près la scène inoubliable de la roulette, où le destin des personnages se mêle à la rotation de la roue, incarnant l’intersection de l’amour, de la chance et du sacrifice au milieu de la guerre.

Enjeux élevés et style élevé

Dans le film de braquage moderne « Ocean’s Eleven », nous disséquons la scène du braquage du grand casino alors que Danny Ocean et son équipe exécutent habilement leur plan au milieu de l’extravagance éblouissante d’un casino de Las Vegas. Cette scène met en valeur l’attrait du jeu à enjeux élevés et l’art de la tromperie dans un cadre où le style et la sophistication règnent en maîtres.

Casinos et Glamour

L’histoire d’amour de James Bond avec les casinos est devenue une tradition cinématographique. Nous explorons la présence récurrente des casinos dans la franchise Bond, du jeu de baccarat tendu dans « Dr. No » à la confrontation au poker dans « Casino Royale ». Ces scènes illustrent l’élégance de la culture des casinos et renforcent le charme sophistiqué et le nerf inflexible du personnage de Bond.

Une lentille culturelle

Des films de jeux d’argent asiatiques comme « God of Gamblers » aux chefs-d’œuvre français comme « Bob le Flambeur », nous examinons comment différentes cultures dépeignent les casinos sur grand écran. Ces films offrent des perspectives uniques sur l’intersection de l’art, de la culture et du jeu, offrant un aperçu de l’attrait universel de l’expérience du casino.

Conclusion

Dans l’art et le cinéma, les casinos se sont révélés être une riche source d’inspiration, capturant l’imagination des créateurs et du public. Des débuts de la peinture à l’ère moderne du cinéma, les scènes de casino emblématiques continuent d’être célébrées comme de puissants symboles du désir humain, de la prise de risques et de la poursuite de la fortune. Tant que les casinos continueront de nous captiver avec leur mélange d’art et de divertissement, ils resteront sans aucun doute une muse convaincante pour les artistes et les cinéastes à l’avenir.

[BD] Wanted : Portrait de sang, un western qui saura vous surprendre (Drakoo) !

[BD] Wanted : Portrait de sang, un western qui saura vous surprendre (Drakoo) !

Récit complet paru aux éditions Drakoo, Wanted portrait de sang est un western tout ce qu’il y a de plus efficace. Porté par le scénario de David BORIAU ultra rythmé, l’album livre un exercice de style sans aucune fausse note. Au contraire, il ose le pari de revisiter en partie le genre par une petite touche fantastique très intelligemment mise en scène : Dull est un jeune indien qui a le pouvoir de retrouver n’importe quel individu qu’il parvient à dessiner. Connecté avec les esprits, il s’est associé à un photographe pour se mettre au service de la justice en retrouvant des criminels grâce aux affiches « wanted » que Dull dessine. 

Mais il se trouve justement que ce dernier est en quête de vengeance. Il cherche à identifier celui qui a massacré tout son clan. Malheureusement, il ne connaît de lui que ses yeux. Difficile alors de remonter sa piste sans un visage complet… La quête sera longue et périlleuse !

Le récit créé donc la surprise par son côté original mais est également solidement ancré dans sa filiation western. Du pur bonheur agrémenté du superbe dessin de Steven DHONDT qui propose de vraies gueules de cinéma à travers des personnages secondaires forts qui crèvent tous l’écran de papier. 

Bref, Wanted Portrait de sang est assurément à lire et à relire !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

877, Dull, un jeune cheyenne, veut venger sa tribu massacrée. Il parcourt l’Ouest sauvage en compagnie de son mentor, Oscar Carjat, photographe itinérant. De ville en ville, ils se mettent au service des autorités locales : ils suivent les traces des hors-la-loi et recueillent les dépositions qui permettent à Dull, qui a un don pour croquer les visages, de dresser en quelques coups de crayon les portraits robot qui orneront les célèbres affiches « Wanted ».
Mais au bout de son crayon, Dull tient aussi un bien étrange pouvoir, hérité de ses ancêtres…
Date de parution : le 28 juin 2023
Auteurs
: David BORIAU (Scénario) Steven DHONDT (Dessin)
Genre : western
Editeur : Drakoo
Prix : 18,90 € (104 pages)
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Quelle est la relation entre le théâtre et les arts visuels ?

La culture, dans toutes ses expressions, nous présente des voies pour interpréter, représenter et décomposer le monde qui nous entoure. Deux formes se distinguent souvent par leur habileté à émouvoir profondément l’auditoire : le théâtre et les arts visuels. On peut d’abord les percevoir comme des disciplines séparées mais un examen plus détaillé révèle une intersection intéressante entre les deux, déployant une interaction à la fois sophistiquée et attrayante.

On considère généralement le théâtre comme une forme d’art de la performance. Mais on ne doit pas occulter son rapport avec les éléments visuels qui valorisent la mise en scène théâtrale. Mouvement du comédien, détail du décor et des costumes, éclairages… Tous ces éléments créent l’esthétisme du théâtre. On pense aussi aux masques grandioses du théâtre grec traditionnel ou aux costumes élégants et aux décors du théâtre musical actuel qui témoignent de techniques artistiques visuelles, faisant de la scène une toile dynamique pour les passionnés des deux disciplines.

L’impact du théâtre sur les arts visuels

Le théâtre a également affecté les arts visuels en profondeur. Les artistes ont toujours puisé l’inspiration des narrations dramatiques, des personnages et des émotions illustrées sur scène pour concevoir leur œuvres. Cette présence est palpable à travers une composition soigneuse, des mouvements harmonieux et des émotions orchestrées qui évoquent une mise en scène d’un drame sacré.

Si vous êtes passionné par cette question et par les analyses en lien avec le théâtre et les arts visuels, vous pouvez retrouver de nombreuses revues spécialisées sur le site Je Mabonne (https://www.jemabonne.fr/). Ce site propose une riche bibliothèque d’articles tirés de magazines reconnus qui permettent d’explorer divers exemples de cette synergie entre le théâtre et les arts visuels.

La symbiose collaborative

La liaison entre les arts visuels et le théâtre dépeint une collaboration et une « symbiose » plus générale entre différentes formes d’art. C’est une preuve de leur capacité à s’imbriquer, à interpréter et à évoluer en se nourrissant mutuellement. La comédie musicale à succès d’Andrew Lloyd Webber, Le Fantôme de l’Opéra, en est une parfaite démonstration. Le spectacle fusionne des composants de l’art impressionniste et victorien. Par leur mise en scène et leurs tenues, ils symbolisent le lien entre le théâtre et les arts visuels.

Ces dernières années, l’évolution rapide de l’art multimédia et la performance ont progressivement réduit les frontières des disciplines traditionnelles tout en transformant les approches. Ces genres avant-gardistes collaborent avec la vidéo, l’audio, la sculpture, l’installation et la performance pour fabriquer d’extraordinaires spectacles d’expression humaine. Ils dessinent un future constamment en mutation pour ces domaines, où diverses langues artistiques se rencontrent en harmonie, augmentant l’expérience du spectateur tout en repoussant les limites de notre compréhension de l’art.

En conclusion

L’intersection des arts visuels et du théâtre souligne la profonde complexité et le dynamisme énergique de la créativité humaine. L’interaction spontanée entre ces formes dépasse les barrières habituelles, menant à une exploration plus intense et multidimensionnelle des expériences humaines, de leurs sentiments et de leurs récits. Cette exploration culmine dans ce que l’on pourrait désigner comme une symphonie harmonieuse d’expression.

Le ballet Malandain dans les pas brûlants de Stravinski, sur la chaîne Mezzo

Le ballet Malandain dans les pas brûlants de Stravinski
Le Sacre du printemps photo Olivier Houeix

Le ballet Malandain dans les pas brûlants de Stravinski, sur la chaîne Mezzo

Thierry Malandain, accompagné du chorégraphe Martin Harriague, revisitent les œuvres emblématiques d’Igor Stravinski : L’Oiseau de feu et Le Sacre du printemps. Bien que ces deux ballets phares et d’anthologie aient été chorégraphiés des centaines de fois dans le passé, le programme s’attache à donner aux deux œuvres un jour nouveau. Pour cela, ils sont revenus à leur source vive. Ainsi, Thierry Malandain rend à l’Oiseau sa spiritualité biblique chargé d’apporter aux hommes sa divinité salvatrice. Une réussite.

Le conte dansé, qui fut monté pour la première fois en 1910, se libère donc de ses oripeaux russes pour élever l’âme, à travers un passeur de lumière portant au cœur des hommes la consolation et l’espoir, à l’image de François d’Assise, le saint poète de la nature qui conversait avec ses frères les oiseaux qu’ils soient d’une grande splendeur, ou bien de simples moineaux.

Cette dimension initiatique se traduit par la symbolique des couleurs au niveau des costumes : noirs dans la première partie, blancs dans la dernière, et comme une évocation christique de la Résurrection.

Tableaux saisissants que cette figure collective où 22 danseurs vêtus de soutanes noires, dans un ordre quasi militaire, ondulent, le regard accablé, au gré de vagues chorégraphiques qui s’enchaînent et se répondent, tandis qu’apparait soudain un oiseau libérateur et ensorceleur (costume rouge et or) déployant ses ailes miraculeuses entre ciel et terre, qu’interprète le merveilleux Hugo Layer. D’une grâce infinie, à la silhouette androgyne et d’une souplesse animale, il est cet oiseau incandescent qui entraîne le spectateur vers le céleste.

Martin Harriague aborde « le Sacre » avec un humour tout droit sorti du cinéma muet. Un pianiste qui pourrait être Stravinski joue doucement la mélopée qui ouvre la pièce, avant que l’orchestre n’enchaîne pendant que les vingt danseurs sortent un par un du piano. Puis commence le rite païen, réglé avec beaucoup de maîtrise et d’incarnation.

Rituel en effet d’une communauté humaine qui sacrifie l’un des siens, une jeune femme, pour glorifier la divinité du Printemps et dont la symbolique nous renvoie à notre origine et à notre fin.

A l’abri d’une chorégraphie pulsative et martelée, « Le Sacre » se charge de cette danse tellurique où la scène finale qui voit l’élue s’élever vers la lumière, comme purifiée par la violence du rite, marque à jamais les esprits. Bravo.

Date : 1 août 2023 sur la chaîne Mezzo à 20h30
Chorégraphes : Thierry Malandain et Martin Harriague

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