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[Album jeunesse] Mon premier jour d’école, un livre sonore (Gautier-Languereau)

[Album jeunesse] Mon premier jour d’école, un livre sonore (Gautier-Languereau)

Mon premier jour d’école est un livre à écouter ou à lire. Aujourd’hui, c’est le grand jour pour Petit Hibou: son premier jour d’école ! Mais Petit Hibou ne veut pas y aller, il a peur ! Alors Maman Hibou décide de lui faire changer d’avis … et elle réussit!

MAIS une fois que Maman Hibou est partie, Petit Hibou se fait des idées : « Maman Hibou est partie dans l’espace…sans moi. »ou encore « Elle est montée dans un bateau de pirates… sans moi. » Mais quand Maman Hibou revient, Petit Hibou demande: « Qu’as tu fait pendant que j’étais à l’école? »
À toi de découvrir la suite!!!

Extrait de l’album :

Résumé de l’éditeur : 

Aujourd’hui, c’est un grand jour pour Petit Hibou ! Il va à l’école pour la première fois. Pourtant, Petit Hibou préférerait rester à la maison, avec Maman et Bébé Hibou. Mais l’école lui réserve de drôles de surprises… Une histoire pleine d’humour et de tendresse pour rassurer les petits avant la rentrée. Avec une puce son pour écouter l’histoire, et une fonction pause pour arrêter quand on le souhaite.

Date de parution : le 14 juin 2023
Auteur(s)
: Giles Andreae, Vanessa Cabban
Genre : album jeunesse
Editeur : Gautier-Languereau
Prix : 14,95 €

Des voies venues du froid mais pas que au Festival Paris l’été 

Des voix venues du froid mais pas que au Festival Paris l'été

Des voies venues du froid mais pas que au Festival Paris l’été

Lorsqu’elle ne crée pas des spectacles, la réalisatrice et chorégraphe Elle Sofe Sara garde des rennes en Norvège avec ses enfants ou observe les traces des animaux dans la neige. Et pour cause, elle est une véritable Sami ; elle appartient à ce peuple autochtone vivant en Laponie, région qui embrasse le nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande ainsi que la péninsule de Kola en Russie. Sur scène, dans des œuvres fédératrices et salvatrices, elle nous fait voyager dans ce monde de tradition et de résistance.

 Un chant collectif, intense et profond

Dans la cour du lycée Jacques Decour, sept femmes, poings levés et tout de noir vêtues, brandissent des mégaphones au-dessus de leurs têtes. Elles dansent pour demander à la terre la permission de l’habiter. Il s’agit par cet acte de s’engager à laisser le territoire tel qu’il a été trouvé. Une tradition sámie transposée en mouvement chanté et joiké.

Puis, marchant têtes hautes, elles guident le public vers une autre scène pour un concert chorégraphique galvanisant. Vástádus eana amplifie les voix longtemps réprimées du peuple sámi.

La pièce est ainsi imprégnée par les luttes contemporaines des Sámi·e·s, plutôt que par leur histoire. Où le corps et la gestuelle sont porteurs de savoirs et de mémoire qu’il suffit de raviver pour activer des récits incarnés dans un geste aussi puissant qu’empli de générosité.

Par leurs chants polyphoniques et leurs mouvements, les performeuses façonnent a cappella une histoire de résistance et de guérison. Leurs voix s’ancrent dans le joik, envoûtante musique vocale sámie pour voyager en territoire. Corps de mémoire, elles célèbrent les alliances entre les vivants et la terre, entre nature et communauté. Et nous offrent un instant de communion aussi intense que profond. Bravo !

Dates : du 26 au 28 juillet 2023 – Lieu : Festival Paris l’été au lycée Jacques Decour (Paris)
Chorégraphe : Elle Sofe Sara

[Album jeunesse] L’abécédaire musical, un livre qui enchantera les tout petits (Gautier-Languereau)

 

[Album jeunesse] L’abécédaire musical, un livre qui enchantera les tout petits (Gautier-Languereau)

Voilà une belle manière de découvrir l’alphabet tout explorant l’univers de la musique. Tout en apprenant, on découvre des instruments de musique illustrés avec beaucoup de malice et de créativité (G comme guitare ou C comme cymbale…). 

A découvrir en librairie 

Extrait de l’album :

 

Résumé de l’éditeur : 

De « A » comme accordéon à « Z comme zicos », toutes les lettres de l’alphabet célèbrent la musique. Un abécédaire tout-carton moderne et graphique pour faire découvrir la musique aux tout-petits !

Date de parution : le 14 juin 2023
Auteur(s)
: Théophile Sutter
Genre : album jeunesse
Editeur : Gautier-Languereau
Prix : 12,99 €

[Album jeunesse] Sandro l’apprenti pizzaiolo, un livre qui sent bon la pizza (Gautier-Languereau)

[Album jeunesse] Sandro l’apprenti pizzaiolo, un livre qui sent bon la pizza (Gautier-Languereau)

Sandro est un jeune garçon qui vit avec sa voisine Nonna. Il travaille avec son patron, Luigi, qui est pizzaiolo. Mais Luigi est furieux de toute l’attention que ses clients portent auprès de son apprenti. Luigi décide de lui compliquer la tache. Le pauvre Sandro est
surbooké. Lui qui avait en tête de participer au concours annuel de la meilleure pizza napolitaine. Va t-il réussir à participer au concours…avec tous ses malheurs ! Que va t-il lui arriver ? À vous de le découvrir en lisant se livre !

Pourquoi je l’ai aimée ? Parce qu’évidemment je suis fan de pizzas !!! Malheureusement l’histoire commence MAL, mais se finit BIEN !!!! Avec du courage, de l’amour et de la patience !

MERCI à l’autrice : Gaëlle Arnaud et l’illustratrice : Shiilia !!

Extrait de l’album :

 

Résumé de l’éditeur : 

Sandro, apprenti pizzaïolo, n’a qu’un rêve : remporter le concours de la meilleure pizza !
Mais son patron Luigi ne compte pas le laisser gagner, il est prêt à tout pour lui mettre des bâtons dans les roues.
Une course folle pour tous les amoureux de l’Italie et des pizzas.

Date de parution : le 14 juin 2023
Auteur(s)
: Gaëlle Arnaud (scénario) et Shiilia (dessin)
Genre : album jeunesse
Editeur : Gautier-Languereau
Prix : 12,99 €

Une belle romance douce-amère avec Rendez-vous à Tokyo, sortie en salles le 26 juillet

Le film débute avec quelques scénettes introduisant les 2 personnages principaux. Le réalisateur Matsui Daigo explore les existences de 2 jeunes adultes dans le Tokyo d’aujourd’hui. Sosuke Ikematsu et Sairi Itô sont suivis à rebours, de leur rupture à leur rencontre, année après année, dans une histoire d’amour mélangeant mélancolie et romantisme, dans un déroulé doux-amer aussi touchant que réaliste.

Une nouvelle histoire de voitures

Le film rappelle l’autre opus acclamé mondialement, Drive my car. Le film mélange régulièrement ton de comédie et pointes dramatiques dans un contexte actuel et moderne qui créée une belle proximité avec les personnages. Teruo est danseur, Yo est conductrice de taxi, leurs caractères sont disséqués avec de belles peintures psychologiques pour souligner leurs chagrins, leurs doutes, leurs moments d’allégresse, dans un tourbillon de sentiments qui emporte l’adhésion grâce à une belle sincérité. Le film sort le 26 juillet, belle coïncidence (?) que les 2 personnages se rencontrent annuellement le jour de l’anniversaire de Teruo, le 26 juillet. Les séparations et les retrouvailles se succèdent dans un concept original qui ressemble à un parcours initiatique en accéléré avec 7 rendez-vous à Tokyo. L’amour vient, grandit, disparait, dans un Tokyo rempli de lumières et de bruits de circulation. Les passagers montent dans le taxi, les 2 amoureux aiment le film Night oin Earth de Jim Jarmush avec Wynona Rider, les passagers s’accumulent dans le taxi et Yo devient une sorte de confidente temporaire. Les vies sont ordinaires et gagnent en extraordinaire à travers toutes ces petites tranches de vie où l’humanité de chacun ressort avec tendresse.

Rendez-vous à Tokyo ouvre une belle lucarne sur le quotidien d’une métropole où les destins particuliers se heurtent et se bousculent, pour le meilleur et le pire. Le film sort sur les écrans le 26 juillet avec la promesse d’une belle tranche de vie toyoïte.

Synopsis: Les 26 juillet se suivent et ne se ressemblent pas… C’est le jour où ils se sont rencontrés, celui où ils se sont aimés, où ils se sont séparés. Sept rendez-vous entre un danseur professionnel et une conductrice de taxi dans le Tokyo d’aujourd’hui.

Un album de reprises à ne pas manquer, The endless coloured ways, the songs of Nick Drake

The endless couloured days est le résultat d’un travail conjoint entre Cally Callomon, gestionnaire de la succession du regretté Nick Drake disparu en 1974 et Jeremy Lascelles, cofondateur de Blue Raincoat Music et PDG de Chrysalis Records. De quoi raviver l’extrême sensibilité des chansons de l’auteur-compositeur-interprète et musicien britannique dont les 3 albums ont marqué tant de générations. L’hommage est fastueux et vient de groupes et interprètes prestigieux comme Fontaines D.C.Let’s Eat GrandmaJohn GrantSelf EsteemEmeli SandéGuy Garvey ou David Gray.

Eternel Nick Drake

Avant la sortie de cet album si particulier, Chrysalis a publié une série de vinyles en édition limitée, double face A, avec une sélection des artistes réunis. La série a été complétée par un disque bonus comprenant un enregistrement jamais publié auparavant avec Nick Drake interprétant la fameuse chanson de Bob DylanTomorrow Is A long Time. Pour l’album de reprises, Jeremy Lascelles et Cally Collomon ont désiré qu’aucun des artistes invités ne reprenne exactement les chansons originales, chacun devant se réapproprier les morceaux dans son propre style. L’importance de l’influence et du style de Nick Drake a donc conduit à des réinventions rivalisant d’intelligence et d’inspiration. Ses 3 albums seulement enregistrés ne cessent d’être redécouverts. De Five leaves left à Pink Moon en passant par Bryter Layter, chacun recèle des pépites jamais approchées depuis. Mort à 26 ans d’une overdose d’antidépresseurs, l’artiste a réussi à mener à bien une carrière courte mais prolifique étant donné le nombre de morceaux éternels qu’il a accouché. Ventes médiocres à l’époque, mais postérité grandiose, Robert Smith des Cure ou Peter Buck de R.E.M. le citent comme une influence incontournable. Souffrant de dépression et d’insomnie, le chanteur donnait peu d’interviews, ne contribuant ainsi pas à lancer sa carrière avec une plus grande ampleur. Ce Best-of est une expérience unique et une occasion de le redécouvrir avec notamment River Man repris par Famous Blue Cable avec la voix enjôleuse de Feist, Pink Moon repris par Aurora ou Three hours par John Parish & Aldous Harding.

Artiste secret et tourmenté, Nick Drake aurait été flatté d’être repris de cette manière avec de si belles revisites par des artistes aussi divers que talentueux. Les morceaux semblent se répondre dans un bel enchainement aussi envoutant que cohérent. Il faut se jeter à l’eau et écouter ce bel hommage à l’artiste britannique.

Michel Fau et Sébastien Castro font des leurs à la Michodière !

Michel Fau et Sébastien Castro font des leurs à la Michodière !
© Matthew Totaro

Michel Fau et Sébastien Castro font des leurs à la Michodière !

On connait la passion de Michel Fau pour le Vaudeville propice à un jeu surréaliste et survolté qui offre une vision du genre humain aussi petit que jusqu’au-boutiste.

Pour cette nouvelle version théâtrale de la pièce « Le vison voyageur », Michel FAU et Sébastien CASTRO sont partis de l’adaptation par Jean-Loup DABADIE du texte très anglais de Ray Cooney et John Chapman.

L’action se déroule à Londres, dans le temple de la fourrure, chez Bodley et Crouch, un milieu éminemment snob et coincé dans lequel le dramaturge propulse des personnages décomplexés et de plus en plus barrés qui vont contaminés et faire exploser tout ce petit ordre établi.

Une théâtralité ravageuse

Comique de situation, adultères, portes qui claquent et surenchères sont alors à l’œuvre avec son lot de turpitudes, stratagèmes, et fumeuses machinations qui animent et/ou accompagnent les protagonistes.

Une folie furieuse donc mais qui nous raconte aussi la faiblesse de l’être, la lâcheté masculine, l’impulsivité féminine, l’inconstance du désir et la roublardise de chacun des personnages car personne n’est ici épargné.

En s’appropriant les codes du genre à l’abri d’un ton décalé et exubérant, ludique et poétique, Michel Fau en explore toute la force comique mais aussi tragique. Car comme dans la Tragédie, ces personnages boulevardiers sont aussi victimes d’une situation terrible, qu’ils ne maitrisent pas et qui les saisit alors d’une panique psychotique.

Surréaliste et sophistiquée, la mise en scène se joue à merveille des répliques et de la dérision des situations sur fond de quiproquos et de renversements de situation qui affolent les personnages.

Michel Fau orchestre avec un sens aigu de la théâtralité, portée par une folie qui lui va bien : les mimiques, les attitudes, les regards, les ruptures de ton, les envolées tragiques de ces personnages, où chacun lutte et se débat avec sa petitesse. Bien au delà du grotesque, c’est le jeu de la comédie humaine qui se révèle à la fois grandiloquent et dérisoire.

Le décor décalé aux couleurs vives de Nicolas Delas ainsi que les costumes saillants de David Belugou soutiennent judicieusement le rythme et la mécanique de la folle embardée.

Le duo Michel Fau / Sébastien Castro fonctionne parfaitement où chacun, dans son registre et sa palette de jeu, offre un précipité d’intentions aussi riche que contrasté. Mention spéciale également à Nicole Calfan, irrésistible de finesse ainsi qu’à Armelle, hilarante de drôlerie. Bravo !

Dates : du 12 au 30 juillet 2023 – Lieu : Théâtre de la Michodière (Paris)
 Mise en scène : Michel Fau

La Pire Amie du monde, un très beau livre d’Alexandra Matine (Les Avrils)

La Pire Amie du monde, un très beau livre d’Alexandra Matine (Les Avrils)

Publik’art vient de découvrir, avec bonheur, Alexandra Matine, autrice et scénariste. Quelle belle plume ! Quel talent ! Quelle profondeur !

Son dernier roman, La Pire Amie du monde, nous entraine dans une drôle de spirale. On découvre une jeune femme, Cyr. Elle vit à Amsterdam. Dès la première ligne, on entre dans la vie mouvementée de Cyr : « Je me suis fait virer… ».

Et au fil des pages, on essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête de Cyr. C’est compliqué. Tout se mélange, et surtout on sent cette terrible souffrance au fond d’elle.
Difficile de parler de ce roman car il est impensable d’en dévoiler la teneur. Ce serait comme une violation… L’autrice nous dévoile le pourquoi des choses tout au long des 320 pages du roman.

C’est à la fois drôle, quelquefois absurde, mais la vie n’est-elle pas absurde ? Nos gestes ont-ils toujours un sens ? Mais c’est surtout très attachant.

C’est aussi souvent profond, vrai, dérangeant. Le thème de la mort y est abordé de façon direct, abrupt, mais aussi délicate. Cyr apprend qu’elle vient de perdre soudainement son meilleur ami. Mais aux yeux de tous, ce statut de « meilleure amie » existe-t-il ? Surtout entre garçon et fille ! Est-ce vraiment possible ? Quelle est la place de Cyr ? De sa souffrance ?

Et en plus, on lui demande d’écrire un discours pour la cérémonie. Le comble du comble…

Cyr va devoir prendre sur elle, se remettre dans la spirale de la vie, aller vers les autres et continuer à vivre… On n’est jamais prêt à perdre un être aimé. Et encore moins quand il est si jeune !

Alexandra Matine a un véritable don pour analyser les sentiments humains, les souffrances que l’on ne peut exprimer. Elle aborde des thèmes difficiles comme la mort, le deuil, avec beaucoup de naturel. La Pire Amie du monde est un très beau roman. A lire sans plus attendre !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2023
Auteur : Alexandra Matine
Editeur : Les Avrils
Prix : 22 €

Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages (Usborne)

Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages (Usborne)

Les grandes vacances sont là et il faut occuper nos charmantes petites têtes blondes ! Les éditions Usborne ont pensé à nous avec leur cahier d’activités : Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages.

Dès l’âge de trois ans, votre enfant appréciera !

L’enfant pourra faire comme il lui plait : suivre les consignes ou non !

Avec ses crayons de couleurs, ses feutres ou ses crayons de cire, il pourra colorier, dessiner et ajouter ses propres dessins. Il pourra même transformer de jolis dessins pour en faire des monstres. Ajouter des voitures et des camions à l’énorme embouteillage page 6 !
Colorier les girafes au long cou ! Pas facile car elles sont nombreuses et toutes collées les unes aux autres !

Dessiner des empreintes de chiens et de chats.

Continuer le dessin sans lever le crayon de la feuille. Remplir des bocaux.

Décorer des coquillages. Dessiner des robots, des immeubles, colorier des hiboux…

Bref de très nombreuses propositions sont faites à chaque page ! Il y en a des faciles et d’autres pour les plus grands !

Tout est fait pour développer la motricité fine de l’enfant et surtout qu’il se fasse plaisir !

Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages est un cahier d’activités que notre enfant gardera longtemps !

Mon cahier de dessins, gribouillages et coloriages, P.19

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : juillet 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95 €

Naître fille, un très beau livre d’Alice Dussutour (Editions du Ricochet)

Naître fille, un très beau livre d’Alice Dussutour (Editions du Ricochet)

Alice Dussutour, française, est autrice, illustratrice, graphiste et surtout passionnée par les femmes. Son livre, Naître fille, est tout simplement incroyable. Elle raconte la vie de cinq jeunes filles à travers les continents. Elle a elle-même magnifiquement illustré son documentaire !

On imagine souvent la vie de certaines jeunes filles, dans le monde. On sait que pour elles, la vie ressemble vraiment à un combat.

Alice Dussutour analyse la situation des jeunes filles et leurs conditions de vie en fonction de leur pays.
Pour Kaneila qui habite au Népal, dans un village au milieu des montagnes. La vie pourrait être belle et simple mais ce n’est pas le cas depuis que Kaneila a ses règles. Elle devient impure et doit partir loin du village, durant une semaine. Et ce, chaque mois ! Elle dort dans une hutte, seule, et n’a le droit de ne rien faire ! Elle ne peut même pas utiliser l’eau du village car elle la contaminerait ! Elle a compris la vraie signification des règles à l’école et a découvert que les filles n’avaient pas à avoir honte de leurs règles, bien au contraire !

Jade habite en France. Elle est géniale, drôle et créative mais depuis quelques temps, elle se sent mal dans sa peau. On lui reproche sans cesse son poids ! Elle subit des moqueries et devient triste. Jusqu’au jour, où elle ose le dire à ses parents !

Mahnoosh est la troisième d’une famille afghane, de sept filles ! Dans un pays où il ne fait pas bon être une fille. Alors, elle se fait passer pour un garçon pour vivre plus libre. Elle peut travailler, jouer dans la rue, faire du sport, aller à la mosquée… Elle ne veut surtout pas être une fille, qui sont toutes maltraitées par les talibans qui ont supprimé tous leurs droits et leurs libertés depuis qu’ils ont repris le pouvoir.

Makena vit au Kenya. Là-bas persiste une tradition épouvantable. Au moment de la puberté, les jeunes filles sont volontairement mutilées, par une exciseuse qui va couper une partie de l’intimité de la jeune fille : les lèvres ou le clitoris. Sans lui laisser aucun choix. Ainsi la jeune fille peut se marier, à un homme souvent très âgé. Comment faire pour que cela cesse ? C’est inimaginable qu’au vingt-et-unième siècle, des jeunes filles soient encore mutilées de la sorte et mariées de force !

Luisa est mexicaine. Elle est souvent harcelée dans la rue. Et du coup, elle a peur des hommes. Pour les 15 ans de sa sœur il y a eu une grande fête. Sa grand-mère découvre ce jour-là que Maria subit des violences de son copain. Un jour elle disparaît. Sans doute un féminicide. Jamais élucidé, jamais jugé…

Naître fille est un livre qui aborde tous les thèmes centrés sur la femme. Avec justesse et dignité. Sans tabou. Avec pudeur. Naître fille n’est pas facile, surtout dans certains pays. C’est une lutte perpétuelle. Mais la femme est forte, très forte. Il est évident qu’il faut que tout le monde lise Naître fille, garçons et filles. Pour faire évoluer la société, il faut être instruit ! Et partager !

Naître fille est notre coup de cœur ! Un grand bravo à Alice Dussutour et à toutes les femmes qui y ont participé. Elles redonnent de l’espoir à toutes les femmes !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : janvier 2023
Autrice et illustratrice : Alice Dussutour
Editeur : Editions du Ricochet
Prix : 22 €

Une belle sélection de vins blancs et de vins rouges pour passer un bel été

Une belle sélection de vins blancs et de vins rouges nous a été proposée pour une dégustation sous le signe de l’été, des terrasses et de la langueur estivale. Fitou des Vignerons de Cascastel, Vacqueyras de Vidal Fleury, Château du Moulin-à-Vent, Cairanne rouge et blanc du Domaine Brusset, AOC Coteaux du Vendômois, que du bon pour un été tout douceur et toujours avec modération.

Château du Moulin-à-Vent 2021, une belle confirmation

Le Château du Moulin-à-Vent est un habitué de Publik’Art avec ses nombreuses appellations. Le millésime 2021 est une nouvelle réussite, issu de vignes situées sur le domaine, avec des rendements bas (inférieurs à 35hl/ha) et des vieilles vignes de Gamay qui ont en moyenne 50 ans et évoluent dans un environnement contraignant. A l’œil, la robe rubis présage du meilleur. Le nez est élégant, minéral et frais, fruité cerise fraise, épices douces (réglisse et une note chocolatée). La bouche est fondue et veloutée avec des tanins soyeux jusqu’en finale. Le vin se déguste harmonieusement avec un jambon de pays, des linguine aux légumes grillés, un rôti de bœuf, un magret de canard, du risotto aux cèpes ou du parmesan. Distribué par Millésima, son prix indicatif est de 23 euros.

Publireportage: Notre localisation exclusive sur Moulin-à-Vent permet une compréhension fine des contextes géologique et climatique. Depuis 12 ans, nous avons identifié 6 grands terroirs, dont nous cultivons les individualités. Ils se nomment “Le Moulin-à-Vent”“Les Thorins”“Aux Caves”“Les Vérillats”“Champ de Cour” et “La Rochelle”. Situés dans un rayon de 300 mètres autour du Château, ils sont sur la partie intermédiaire et supérieure de l’appellation, la plus qualitative. Chacun d’entre eux s’exprime dans nos cuvées parcellaires, où la puissance du terroir et l’impact du millésime sont nos seuls vecteurs.

Laurent Brusset Cairanne blanc Les Travers 2022, un vin blanc en majesté

Le Domaine Brusset est un autre habitué des dégustations sur Publik’Art. Distribué en vente directe, dans les hôtels-restaurants et chez les cavistes, le vin est proposé au prix de vente en ligne de 13 euros. A l’œil, le vin arbore une belle robe pâle brillante à reflets argentés. Au nez, des arômes de fleurs blanches se mélangent aux fruits à chair blanche pomme-poire, au citron, avec une touche très minérale et une touche d’anis, finement épicé. La bouche est élégante, fraîche et ample, fondue, fraîche et gourmande, longue sur le citron. Le vin accompagne idéalement des langoustines, du crabe, de la lotte à l’américaine, du filet de poulet au citron ou du chèvre frais. Composé des cépages Clairette, Grenache blanc, Roussanne et Viognier, ce vin blanc est à déguster absolument cet été.

Publireportage: Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999), fondateur de l’exploitation, a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences, qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. La Philosophie Familiale se perpétue et peut se résumer ainsi : privilégier au mieux l’expression de chaque terroir – travail du sol par de nombreux labours dans le plus grand respect de nos vignobles – ébourgeonnages sévères et vendanges en vert assurent des rendements faibles.Pour cela, les options les plus pointues sont retenues pour le plus grand respect de l’environnement et de la biodiversité. Ces démarches se concrétisent par deux certifications HVE et biologiques.

Vignerons de Cascastel, Fitou 2020, un vin rouge puissant

Les Vignerons de Cascastel savent proposer des vins au caractère affirmé, maintes fois abordés sur Publik’Art. Assemblé avec des cépages Carignan pour 35%, Grenache pour 35% et Syrah pour 30% sur des terroirs calco-schistes, le vin développe une vraie puissance en bouche. A l’œil, le vin arbore une robe profonde et développe au nez des senteurs de garrigue et de grillé d’une belle intensité laissant s’exprimer ensuite des arômes de fruits rouges surmûris et compotés. La bouche est très épicée (poivre et cannelle) assouplie par son élevage qui lui amène gras et rondeur pour le plaisir du palais. Le vin accompagne amoureusement un barbecue au soleil avec de belles cotes de veau. Proposé au prix de vente à la cave de 7,90 euros, ce vin est un compagnon idéal de moments conviviaux entre amis.

Publireportage: A Cascastel, l‘appellation FITOU, c’est notre ADN ! De nos aînés, nous avons hérité d’un vignoble morcelé, éparpillé et gagné sur la garrigue. C’est de ces terroirs aux expositions multiples, au climat idéal sec et venté, et aux sols de schistes purs et calco-schistes, que nos vins tirent toutes leurs forces de caractère, offrant des FITOU aux nombreux visages et aux multiples facettes. Par cette cuvée, nous vous invitons à contempler tout le fruit du travail de nos Vignerons Artisans, au travers de leurs regards, plongez dans l’œil du vigneron et laissez libre court à l’expression de vos sens : Nous vous partageons la vision de notre FITOU, le FITOU de Cascastel !
Cette cuvée exprime toute la typicité de ce terroir dans un produit 100% vigneron : pas d’artifices boisés, nous sommes dans la mise en valeur des cépages traditionnels du cru et du terroir escarpé et réputé de Cascastel. : respect du savoir-faire ancestral, un travail de la vigne à l’ancienne, de petits rendements de 30HL/Ha, le tout récolté en vendanges manuelles… Bienvenue à Cascastel ! Rappelons que l’ensemble de nos cuvées sont mises en bouteille par nos soins, dans notre cave et avec notre outil de production. Nous maîtrisons tout, de la vigne à la bouteille.

Vidal Fleury, Vacqueyras 2020, un vin du Rhône sans concessions

Les vins Vidal Fleury sont souvent mis à l’honneur sur Publik’Art. Ce Vacqueyras 2020 est un vin rouge, sec, de garde, charpenté, complexe et puissant. À la fois majestueux et raffiné, il supporte facilement le poids des années. A l’œil, le rouge est lumineux et jeune,
avec quelques éclats bleutés et noirs. Le nez présente des arômes de mûre, garrigue, romarin et une touche de violette. La bouche révèle des arômes d’épices et de fruits noirs avec des tannins présents, soyeux et légèrement serrés sur la finale. Le vin se déguste parfaitement avec de la viande rouge, de la charcuterie, un bon barbecue, de la viande froide ou du fromage. Composé de grenache pour 50 %, de Syrah pour 30 % et de Mourvèdre pour 20 %, le vin est un pilier des tables de l’été, proposé au prix de vente à la cave au prix de 22 euros.

Publireportage: Sur la côte septentrionale de la Vallée du Rhône, le relief est pentu, escarpé, parfois difficile d’accès. Pour s’accommoder de cette vertigineuse topographie, les Romains, implantés dans la région, ont aménagé le vignoble en belles terrasses qui perdurent encore aujourd’hui grâce à l’entretien régulier des murets qui soutiennent les sols. Il faut parfois jusqu’à 30 minutes de marche pour atteindre certaines parcelles… Pas de tracteur, pas de cheval, juste la volonté de l’homme. Niché aux pieds des Dentelles de Montmirail, dans la vallée du Rhône méridionale, le vignoble de Vacqueyras exprime une belle richesse aromatique que lui confère la diversité de ses sols et de ses terroirs.

Pascal Creuzet, Les Maizes 2022

Le vin Blanc Les Maizes est issu d’une vigne de chenin. Vinifié en cuve sans levure ni autre produit ajouté pour mettre en valeur le terroir et laisser aux raisins toute leur expression, le vin blanc est sec et fruité avec 10 grammes de sucre résiduel. Il se boit frais et accompagne très bien une cassolette de Saint Jacques et des fruits de mer. Le vin blanc de la Cave aux Caux est un AOC Coteaux du Vendômois et présente une légère douceur en bouche avec une subtile acidité. Vif et élégant, il se sert en apéritif ou avec entrées froides, coquilles st-jacques, tajines de la mer, viandes blanches, fromage de chèvre.

Publireportage: Situé en Loir-et-Cher, à l’ouest de Vendôme (vallée du Loir), notre domaine appartient aux Coteaux du Vendômois, l’une des aires d’appellations des vins du Val de Loire. Les cépages typiques sont le Chenin et le Pineau d’Aunis. Nous produisons également d’autres cépages, hors appellation, tels que le Chardonnay, le Sauvignon, le Cabernet, le Côt (ou Malbec), le Gamay, etc. Nous pratiquons une viticulture raisonnée, labellisée HVE (Haute Valeur Environnementale), et nos vins sont vinifiés avec leurs levures naturelles et le minimum d’intrants. Recherchant toujours plus d’authenticité, nous développons une gamme de vins sans intrant à la vinification (= sans sulfites ajoutés ni autre conservateur), dont le premier est né en 2017

Domaine Brusset, Cairanne Vieilles Vignes 2022, un Cairanne rouge vigoureux

Le Domaine Brusset propose un assemblage marqué par un supplément de syrah par rapport à la cuvée « tradition ». Des vignes âgées donnent à ce vin son profil légèrement plus confit dans l’expression du fruit, d’où un supplément d’épaisseur mais sans la moindre chaleur. Un vin charnel, bien équilibré, avec une matière d’une réelle gourmandise.

Le mot du domaine :  » Cette cuvée est une sélection de vignes de 80 ans cultivées sur un coteau avec une exposition plein sud. Un assemblage grenache et syrah. La vendange est 100 % manuelle avec tri. Pour la vinification, éraflage, pas de levurage, fermentation pré-fermentaire à froid, cuvaison 4 semaines avec pigeages journaliers et contrôle des températures à 31 °C. Un élevage 70 % en cuve, 30 % en fûts de 2 ans pendant 1 an. Pas de filtration. Une cuvée avec une couleur très soutenue rubis, un nez très complexe de petits fruits noirs avec des notes d’épices très présentes, poivre. Structuré et long en bouche, tanins soyeux. Excellente persistance aromatique. Parfait pour accompagner viandes grillées et gibiers « 

Super bloc des vacances, Je rentre en CP (Père Castor)

Super bloc des vacances, Je rentre en CP (Père Castor)

Les éditions du Père Castor pensent aux parents ! Comment occuper nos charmants petits durant ces longues vacances d’été ?

Avec Super bloc des vacances, Je rentre en CP, plus de 60 activités, conçues par des enseignantes. Toutes les activités proposées vont ravir nos enfants.

Cela va leur permettre d’améliorer leur graphisme, et d’approfondir quelques notions de lecture et de mathématiques.
L’enfant, entre 3 et 6 ans, pourra :
– Faire des coloriages magiques
– Former des mots
– Trouver les différences entre 2 dessins
– Faire des coloriages suivant des consignes
– Reconnaître des sons
– Compter des éléments
– Trouver le labyrinthe des lettres
– Repérer la droite et la gauche
– Trouver l’intrus

Il y a des activités pour tous les goûts et différents niveaux. Mais ce cahier d’activités sera vraiment parfait pour les enfants qui vont entrer en CP.

Super bloc des vacances, Je rentre en CP, est à mettre dans vos valises, pour passer de bonnes vacances !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : Collectif
Illustrateur :Collectif
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 7,50 €

« La Cerisaie » électrisante de Tiago Rodrigues, sur France 4

« La Cerisaie » électrisante de Tiago Rodrigues
« La Cerisaie » de Anton Tchekhov, avec Isabelle Huppert (au centre). Photo (Christophe Raynaud De Lage / Festival d’Avignon)

« La Cerisaie » électrisante de Tiago Rodrigues, sur France 4

Tiago Rodrigues, nouveau directeur du Festival d’Avignon, signait le spectacle d‘ouverture de la 75e édition du Festival dans la cour d’honneur du palais des Papes avec cette pièce. Elle est rediffusée le 09 juillet 2023 sur France 4 à 21h10, offrant au public une « Cerisaie » électrisante et intemporelle, portée par une distribution éclatante.

Dans la mise en scène de Tiago Rodrigues, c’est Isabelle Huppert qui joue le rôle de Lioubov, cette femme ayant fui la Russie pour Paris après la noyade de son fils et la perte de son époux,  « mort d’avoir trop bu de champagne », et qui se trouve contrainte à son retour, ruinée par un amant dépensier, de « regarder la vérité en face », « ne serait-ce qu’une fois dans sa vie ». Cette vérité inconcevable de devoir se séparer de son domaine tant aimé, la Cerisaie.

Une comédie douce-amère au texte hypnotique où s’agite un clan en décomposition. Entre l’extravagante Lioubov qui a dilapidé l’héritage familial et l’ambitieux Lopakine, interprété par Adama Diop, construisant méticuleusement son patrimoine, toute une tribu gravite, partagée entre ceux imaginant un avenir meilleur et ceux regrettant un passé qui leur fut clément.

La cerisaie, œuvre testamentaire de Tchekhov, est commandée en 1903 par le grand metteur en scène et théoricien Stanislavski pour le Théâtre d’Art de Moscou. Elle se déploie à partir de l’état de crise provoqué par la vente du domaine, parabole d’un changement inexorable et l’esquisse d’une autre société, qui pointe entre les fissures d’un ancien monde craquelé de toute part.

Une tragi-comédie grinçante et enjouée

Vision existentielle entre la nostalgie romantique d’un passé révolu et des aspirations vagues vers un futur incertain où autour d’une maison que l’on va perdre, se concentrent des êtres opposés, animés par le profit et l’avenir tandis que d’autres sont en proie aux souvenirs et à la passion de l’inutile.

Il n’y a pas de héros dans La Cerisaie. C’est une pièce chorale qui offre une partition pour un tempo embrassant le collectif. Car c’est le temps qui en est le personnage principal : le temps des saisons, celui de l’enfance, le temps d’aimer, le temps qui passe, le temps perdu, la vieillesse, et la mort. Mais aussi ses lentes transformations, personnelles ou collectives. Tchekhov raconte avec une intensité déchirante la disparition d’un ordre et l’émergence d’une nouvelle ère dont l’inconnu effraie. La complexité des sentiments de chaque personnage y est disséqué jusqu’à l’os.

« Ce que j’écris, c’est la vie », confie Tchekhov à sa femme. Et le dramaturge orchestre cette fuite abyssale des choses, des êtres où dans un flux continu de personnages, de situations, de dialogues, les voix se croisent, s’entrechoquent, se chevauchent parfois, s’interrompent brusquement, suggèrent à peine avant de s’évanouir.

L’écriture de plateau de Tiago Rodrigues

Chaque acte s’annonçant par une rupture, une déconstruction totale de l’espace où le glissement vers l’issue fatale s’opère ainsi dans un mouvement des objets et des corps. Mosaïque pour une dramaturgie en éclats sans cesse recomposée, fragmentée, dans l’éclatement de la parole et des silences, et qui catalyse les aspirations humaines. Là où le drame est aussi une comédie.

Tiago Rodrigues embrasse toutes ces dimensions, s’en tenant à la fois à la temporalité étirée de la pièce et à ses soubresauts intempestifs.

Avec des scènes d’anthologie (le retour au domaine de la famille sous les riffs endiablés de guitare électrique, l’épisode du bal et son étirement infini, suspendu à l’aveuglement candide de la protagoniste, puis soudain un plateau vide immortalisant la perte de la Cerisaie) et un décor minimaliste (le domaine est seulement représenté par trois arbres métalliques aux lustres suspendus, et un ensemble de chaises alignées) qui s’inscrivent parfaitement dans l’écriture de plateau chère à Tiago Rodrigues, chacun fait entendre ses contradictions et sa complexité.

La scène est occupée en permanence par l’ensemble de la troupe où ceux qui la quittent se mettent juste en retrait à l’arrière du plateau où s’orchestre dans un mouvement continu et toujours fluide, la circulation des comédiens.

Le duo Lioubov-Lopakhine fait des étincelles : Isabelle Huppert, en cheffe de clan ruinée qui refuse de voir la vérité en face, est cette femme éperdue aux inclinaisons désarmantes, fantasques, mutines, désabusées, fragiles, tandis qu’Adama Diop se montre poignant de profondeur et d’humanité dans le rôle du fils de serf devenu riche marchand qui voulait sauver le domaine et qui finira, à la fin, par l’acheter.

On citera aussi le désopilant Marcel Bozonnet en Firs, le fidèle serviteur de la famille, à qui reviennent les mots de la fin et qui résonnent alors comme un écho cinglant dans la nuit étoilée : « La vie, elle a passé, on a comme pas vécu ». Rideau !

Date de diffusion : 09 juillet 2023 sur France 4 à 21h10
 Metteur en scène : Tiago Rodrigues

El Agua, un film envoutant entre réalité et mystère, sortie en DVD le 18 juillet 2023

El Agua se veut un film à la croisée des chemins. Entre chronique sociale dans l’Espagne contemporaine, fleuve couvert d’une aura de mystère et amitié/rivalité hommes/femmes, le film brosse le portrait d’une jeunesse démunie dans une ville de province. Entre ennui et sentiment d’enfermement, images de cadavres d’animaux drainés par la rivière, légendes de personnes disparues, légende de femmes condamnées à disparaitre lors de chaque inondation, l’eau est au cœur du récit, l’eau est à la fois une bénédiction et une malédiction, à la fois espérée et redoutée.

Un film envoutant

Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2022. Après le court-métrage documentaire Los que desean sorti en 2018 et présenté au Festival de LocarnoEl Agua est le premier long métrage de la réalisatrice. Le point commun entre les 2 tient à une scène de lâcher de pigeon, coutume ancestrale de la région. Le film montre également des images d’inondation, certaines prises par des amateurs permettant de montrer la grande inondation de la fin du film, en style documentaire mais aussi avec une dimension fantastique. Tous les acteurs du film sont des non-professionnels, sauf les interprètes de la mère et de la grand mère, Bárbara Lennie et Nieve de Medina. Le casting a été réalisé de manière sauvage au village pendant un an et demi pour mélanger acteurs et non-acteurs. Au final, le film ressemble de manière très prégnante à la réalité la plus crue. L’été est langoureux, les travailleurs sont fatigués, les jeunes sont las et démunis alors ils tuent le temps. Ils fument, dansent et se séduisent. L’amour se mêle à la partie avant la tempête, inéluctable, redoutée, riche en eau mais aussi en menaces. Car la légende tenace voulant qu’elle emmène les femmes qui ont l’eau en eux s’insinue dans les esprits, devenant tangible et familière. Tout le films mène à ce dénouement, le film est réaliste mais la pointe de fantastique ajoute une dimension impressionnante, au plus près du quotidien.

El agua est un film passionnant à découvrir en DVD le 18 juillet.

Synopsis: C’est l’été dans un petit village du sud-est espagnol. Une tempête menace de faire déborder à nouveau la rivière qui le traverse. Une ancienne croyance populaire assure que certaines femmes sont prédestinées à disparaître à chaque nouvelle inondation, car elles ont « l’eau en elles ». Une bande de jeunes essaie de survivre à la lassitude de l’été, ils fument, dansent, se désirent. Dans cette atmosphère électrique, Ana et José vivent une histoire d’amour, jusqu’à ce que la tempête éclate…

« Café Müller » possédé par Pina Bausch

"Café Müller" possédé par Pina Bausch
© Uwe Stratmann

« Café Müller » possédé par Pina Bausch

Des panneaux vitrés d’une porte-tambour tournent. Une femme, poussée dans la pénombre de la scène par le tourniquet, se faufile entre les chaises vides pour disparaître à nouveau côté cour. C’est le début de « Café Müller », une pièce de Pina Bausch et chef-d’œuvre fondateur de sa singulière danse-théâtre.

Evoluant dans un espace encombré de chaises et de tables vides, six hommes et femmes se poursuivent et s’étreignent sans fin avec violence ou passion. Ils veulent s’apprivoiser, se conquérir, laisser parler leur désir, mais en vain : la solitude l’emporte. Les corps en mouvements sont hésitants, se font violence, se heurtent entre eux ou contre les murs, se cherchent, se collent et se repoussent.

Une traversée chahutée donc. D’un élan sans cesse menacé et qui donne naissance à une chorégraphie radicale évoquant les thèmes majeurs et fondateurs de la chorégraphe : la solitude, l’errance, la perte, l’incommunicabilité, la douleur d’être soi, la difficile relation à l’autre.

Une dramaturgie dansée

Le désir y est aussi criant. Les danseurs s’y livrent à corps perdus, avec une rage de vivre bouleversante. Car la détermination qui se manifeste dans cette quête éperdue recèle toujours une force, une volonté de ne pas abandonner, de ne pas se laisser détourner de sa destinée, aussi écrasante et désespérante que puisse paraître la situation.

Dans une scène d’anthologie, un danseur place une danseuse dans les bras d’un autre danseur. Ce dernier ne cesse de la laisser tomber avec nonchalance, tandis qu’elle se retrouve dans une infernale boucle d’étreintes éphémères saccadées par des chutes.

Il y a là toute la grammaire de Pina Bausch dans cette intense fuite en avant. Une dramaturgie dansée d’une pureté à couper le souffle. Dans son vocabulaire, on retrouve les poignets tournés vers l’avant et vecteurs de mouvements, des corps parfois basculés en arrière, des gestes étirés, répétés, le tout dans une chorégraphie aux prises avec un enjeu dramaturgique et une évocation du réel.

La musique et les arias de Purcell résonnent d’une ferveur mélancolique tandis que les moments de silence dansés et puissants suspendent le temps. Là où la danse exalte les sentiments et leurs territoires mouvants. Bravo !

Dates : 6 au 12 juillet 2023 – Lieu : La Villette et Théâtre de la Ville hors les murs (Paris)
 Mise en scène et Chorégraphie : Pina Bausch
Direction artistique : Boris Charmatz

Ollie et Compagnie, un beau film pour enfants, le 12 juillet dans les salles

Les 9 histoires réalisées par Anton Setola sont proposés par les Films du Whippet pour 35 minutes de programme à découvrir dès 3 ans. L’aventure se déroule en 9 chapitres:
Chapitre 1 Sauvons les bulles: Ollie, Mabel & Charlie découvrent des bulles de savons et leur fragilité.
Chapitre 2 Un goûter super taupe: Le Goûter d’Ollie perturbé par une petite taupe bien sympathique.
Chapitre 3 Mabel, toute belle pour son anniversaire: Ollie et Charlie rivalisent pour lui offrir la plus belle fête. Laquelle va-t-elle choisir ? 
Chapitre 4 Chasse à l’Arc-en-ciel: Ollie et Charlie veulent capturer l’Arc-en-ciel. Vont-ils y arriver ?
Chapitre 5 Moment de solitude pour Charlie: Charlie a envie d’un moment à lui pour se distraire mais c’est sans compter sur Ollie et Mabel.
Chapitre 6 Concert de tonnerre: Nos trois amis vont transcender la peur par la musique. 
Chapitre 7 Rien ne sert de tricher: Le trio se lance un défi à la voile. Qui sera le gagnant ? 
Chapitre 8 Pas la forme pour Mabel la cigogne: Ollie et Charlie sont aux petits soins pour leur amie. 
Chapitre 9 Nid de miel pour petite coccinelle: Une petite coccinelle vient s’installer dans l’univers d’Ollie et de ses amis.   
Le programme est un plaisir pour toute la famille.

Synopsis : En plein cœur d’une ville grouillante, existe un havre de paix. C’est un petit parc, fermé et oublié, une véritable oasis au milieu de la jungle urbaine. C’est le pays d’Ollie, le hibou, de Charlie, la grenouille, de Mabel, la cigogne, et de cinq petits oiseaux. Les amis de Ollie y vivent de nombreuses aventures racontées en 9 chapitres et qui traitent, au niveau des regards d’enfants, des petites (mais essentielles) choses de la vie : la découverte, l’amitié, la solitude… Il vaut mieux venir à la tombée de la nuit pour rencontrer Ollie et ses complices : c’est le moment où la ville s’endort et où ses habitants vont se coucher. Mais pas nos héros qui, eux, restent bien éveillés pour vivre leurs petites aventures. 
Note d’intention de l’équipe de distribution Adapter une série au cinéma, tel est le nouveau défi des Films du Whippet ! Au travers de neuf chapitres très courts, nous proposons aux enfants une première séance au cinéma tout à la fois récréative et éducative en traitant différents sujets chers aux enfants. Dans quel but ? Un enfant n’a qu’un seul désir dans la vie : jouer pour apprendre en s’amusant. 
OLLIE & COMPAGNIE est particulièrement adapté aux tout-petits pour commencer à se familiariser avec l’image. Si dans cette nouvelle proposition, les valeurs de partage, de mieux vivre ensemble mais aussi la découverte de la vie sont évoquées, c’est avant tout d’émotions dont il sera question : la colère, la jalousie, la joie, la surprise… 

Captain Sparks & Royal Company dévoile son nouveau EP Objectif Lune

Captain Sparks et Royal Company est de retour avec un second EP intitulé Objectif Lune. L’énergie est toujours présente, communicative et vivifiante. Captain Sparks et Royal Company racontent des histoires tout en faisant danser, de quoi donner envie de les écouter pour se remuer tout l’été.

Un joyeux ramdam

Captain Sparks s’appelle Antoine Rigaud, grand dénicheur d’ambiances de fête et d’histoires inspirées de ses propres souvenirs. Le morceau La bande à picsou s’inspire ainsi de son expérience en gestion de patrimoine avec cette constante course au profit qui rend fou et amène à sacrifier l’avenir pour faire fructifier le présent. Le chanteur manie aussi bien le rap que la chanson française ou l’orchestration en fanfare, de quoi rappeler les riches heures de la Mano Negra ou des Négresses vertes grâce à cette petite touche de folie qui fait la différence. Originaires de Rouen, Captain Sparks et Royal Company s’inspirent autant de Georges Brassens que de NTM, le collectif n’a aucune limite pour manier les mots dans une verve bien sentie et les agrémenter d’orchestrations portées par des sources urbaines, latines, électro ou portées par des cuivres ruisselants. La voix du Captain trouve sans difficultés des atours poétiques pour des morceaux entre hip-hop et chanson française. Nostalgie des bons moments du passé, espoir dans un avenir qui chante, références à l’amour et à la vie, le combo cherche le soleil. Ca tombe vraiment bien en ce début juillet 2023. L’album sera défendu sur scène par un groupe qui a envie d’en découdre, les normands partent en tournée tout cet été, leur musique est faite pour être jouée en live, avec un surcroit d’énergie qu’il tarde d’entendre. Les 6 musiciens sont survoltés et vont enflammer les scènes.

Après des Premières lignes découvertes en EP 7 titre en mars 2019, le groupe rouennais a été lauréat du dispositif Go (Région Normandie – 2020) et ne cesse pas de faire saturer les sonos sur scène pour proposer des morceaux irrésistibles.

Le groupe, c’est:
– Chant lead/ Trombone: Antoine “Sparks” Rigaud
– Guitare/ Chant choeur: Josselin Sauvage
– Batterie/ Percus: Yves-Marie Dien
– Saxo: Jérémy Meglinky
– Trompette/ Chant chœur: Thomas Bourreau
– Claviers/ Machines: Julian Mauvieux

[Album jeunesse] Les petits bonheurs de Charlie Blossom, nouvelle série au charme fou (Glénat Jeunesse)

[Album jeunesse] Les petits bonheurs de Charlie Blossom, nouvelle série au charme fou (Glénat Jeunesse)

Nouvelle série au charme fou, Les petits bonheurs de Charlie Blossom nous invite à un doux voyage à travers deux albums écrits avec beaucoup de délicatesse par Camille Osscini et illustrés par le très talentueux Julien Arnal. Tandis qu' »Une glace à la mer » signe le début des vacances d’été, « Des noeuds dans les cheveux » s’ouvre sur la fin de la saison. Et chacun des deux albums commence par le visage de cette petite fille qui garde les yeux fermés avant de plonger dans ces véritables bulles de bonheur. 

Tous les sens sont explorés avec brio, on ressent le premier bain de mer – et toutes les sensations qui l’entourent – comme dans nos souvenirs. Voilà qui nous ramène directement au coeur de notre enfance. Accompagnés par des illustrations absolument sublimes, ces récits offrent un vrai plaisir nostalgique que l’on peut partager à notre tour avec nos enfants. Nous n’en dirons pas plus car il faut faire l’expérience des petits bonheurs de Charlie Blossom en cultivant la surprise et le lâcher prise (bref, avec une âme d’enfant). 

Alors, il ne vous reste plus qu’à vous jeter dessus les yeux fermés !

Extrait :

Résumé de l’éditeur :

Les petits bonheurs de Charlie Blossom, ce sont ces instants de l’enfance, précieux, éphémères, savoureux, qui rendent l’instant présent unique. « Il y a des traces de sel sur la peau et les pointes de cheveux emmêlées par le vent. Si l’on traînait encore un peu ? Aujourd’hui, c’est presque comme des vacances, et les vacances, c’est pas fait pour être sérieux. Qu’est-ce qu’on est bien. C’est donc ça le bonheur, comme une glace à la mer. » Le bonheur, ça se goûte, au présent, les cinq sens en éveil.

Les petits bonheurs de Charlie Blossom, ce sont ces instants de l’enfance, précieux, éphémères, savoureux, qui rendent l’instant présent unique. Sans que tu t’en rendes compte, l’été s’achève. C’est vrai que les cigales chantent un peu moins fort. Mais aujourd’hui, tu as encore le temps, on s’occupera des valises plus tard. Un album tout en douceur et en délicatesse pour goûter ces instants, ces moments de l’enfance précieux, souvent anodins et toujours éphémères, qui accompagnent ensuite toute une vie. Ceux qui remontent au gré d’un parfum dans l’air, d’une musique, d’une saveur.

Date de parution : le 5 juillet 2023
Auteurs
: Camille Osscini (Scénario)
Julien Arnal (Dessin)
Genre : jeunesse, bonheur
Editeur : Glénat
Prix : 12,50 € (32 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le fardeau tranquille des choses, une pépite de Ruth Ozeki (Belfond)

Le fardeau tranquille des choses, une pépite de Ruth Ozeki (Belfond)

Ruth Ozeki est une auteure et réalisatrice américaine. Son père est américain et sa mère japonaise. Tout au long de son excellent livre, Le fardeau tranquille des choses, sa double nationalité transpire et nous réjouit.

Mais ce n’est pas tout. Ruth Ozeki a étudié aux Etats-Unis, mais également au Japon. Après la réalisation de quelques films, elle se lance dans l’écriture. Immédiatement ses livres sont couronnés de succès et reçoivent des prix. En 2010, Ruth Ozeki est ordonnée prêtre bouddhiste zen.

Le fardeau tranquille des choses est son quatrième livre. Une véritable pépite !

Benny, jeune adolescent de 13 ans, vient de perdre son père, d’un accident stupide. Il se retrouve seul avec sa mère. Il adorait son père qui était musicien. Depuis sa mort, Benny n’est plus le même. Il entend des voix, de plus en plus de voix qui l’empêchent de se concentrer. Ces voix sont parfois bienveillantes, mais d’autres fois, elles peuvent être cruelles. Voire violentes. Non seulement il entend des voix, mais même les objets lui parlent. Même Son Livre lui parle et analyse sa propre vie.

A la maison, tout se dégrade. Sa mère comble le vide de son mari en accumulant des objets de manière psychotique. Bientôt la maison ne ressemble plus à rien, hormis la chambre de Benny. Et Benny ne supporte plus ni l’école, ni sa mère qui vit dans une extrême solitude…
Benny se réfugie, dès qu’il le peut, à la bibliothèque. Au huitième étage, seul dans un petit box, entouré de livres. Dans cet endroit, les voix ne font que murmurer.

A la bibliothèque il va faire des rencontres, toutes plus insolites les unes que les autres.

Et ce sont ces rencontres qui vont transformer, petit à petit, la vie de Benny.

Ce livre de 590 pages, ne peut être dévoilé tellement sa richesse est immense. Tout est écrit sur l’Humain, ses faiblesses, ses failles, mais aussi ses forces et sa puissance. Ses dérives psy de toutes sortes, ses addictions, mais aussi ses sentiments, l’amour et l’amitié. La relation mère-fils est analysée de façon complexe, Comme elle est dans la vie… Mais également la relation entre chaque homme et femme. On ne peut pas vivre les uns sans les autres. Même les marginaux ont leur place ! Une place de choix, même ! Et quelle richesse !
Rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir.
Le vide, le plein.
Le sens à donner à sa vie.
La vie, la mort.
La folie, la sagesse. 

La quête spirituelle tient une place fondamentale dans ce livre, sans jamais la citer. De même que la folie. Les maladies mentales. L’univers psychiatrique.
La vie forme un tout ! Et nous formons ce Tout !

La plume de Ruth Ozeki est envoûtante, débordante d’imagination, et nous entraîne exactement là où elle veut. Et nous, lecteurs, nous sommes sous son emprise et c’est tout simplement magique. Un moment de lecture hors du temps ! Quand on commence, Le fardeau tranquille des choses, on ne peut plus s’arrêter et surtout on ne veut pas arriver à la fin du livre. Cela voudrait dire qu’on a terminé cette aventure humaine extraordinaire… Alors qu’on s’est attaché à Benny, à Annabelle et à ceux qui les ont aidés dans leur cheminement de l’acceptation du deuil. Sur le chemin de Vie.

Merci Ruth Ozeki ! Merci pour ce chef-d’œuvre qui nous a bouleversés. Et qui a reçu le « Women’s prize for fiction 2022 ». Et le coup de cœur de Publik’Art !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : Ruth Ozeki
Editeur : Belfond
Prix : 24 €

Le cirque Les Gontellis de retour à Paris

Comme tous les ans au mois de juillet, les Gontellis s’installent place Dupleix dans le 15e à Paris pour le plus grand plaisir des enfants. Places à 5€, ambiance familiale, les petits sont ravis et les parents aussi. Les spectateurs à partir de 2 ans sont les bienvenus, la taille du chapiteau est à hauteur d’enfant, monté dans un square ou un parc à la manière d’un théâtre de Guignol

Une famille d’artistes

Toute la famille s’active pour accueillir le public. La maman à la caisse et au micro, le papa en monsieur loyal, les enfants participent au contrôle des billets et maquillent les enfants, Ils sont aussi mis à contribution pour réaliser des numéros d’équilibriste, de clown ou de rodéo. Les numéros s’enchaînent dans une ambiance bon enfant, le public est mis à contribution pour se faire entendre avec des applaudissements ou des cris. Le moment préféré des enfants, c’est l’arrivée des clowns Patate, Chocolat et Cornichon. Le spectacle dure 1 heure, les enfants sont ravis. La Reine des Neiges et la Fée Clochette font partie du spectacle dans une belle bienveillance chaleureuse. Des numéros sans animaux mais avec des membres doués d’une famille d’artistes qui font leur spectacle place Dupleix depuis… 17 ans, rien que ça! Année après année, le spectacle est modifié, par petites touches, pour continuer à surprendre les habitués. Nouveauté cette année, les Minions débarquent et le chapiteau se transforme en piste de danse, les enfants en redemandent, ils se trémoussent au son du Born du te alive, les parents bougent en rythme, les enfants se défoulent joyeusement. Les 2 minions doivent balayer le sol, mais ils ne résistent pas à l’envie de désobéir, au grand dam du Papa Gontellis, les enfants sont ravis!

Le plaisir reste toujours le même devant le spectacle des Gontellis, les numéros surprennent, amusent, divertissent, du vrai plaisir pour toute la famille!

Le château d’Auguste, dans la collection Je rentre au CP (Castor poche)

Le château d’Auguste, dans la collection Je rentre au CP (Castor poche)

Votre enfant va entrer en CP ou vient juste de finir son CP. Alors, ce petit livre, Le château d’Auguste, joliment illustré, lui est complètement adapté.
Des outils de lecture sont proposés autour du son O : o/au/eau.

L’histoire est très simple et grâce aux illustrations, l’enfant peut tout comprendre tout seul : Auguste fait un château. Il est beau ton château. Auguste court après l’oiseau…
Les phrases sont courtes et les lettres muettes sont grisées.

Ce petit livre présente également des rabats d’aide à la lecture, et des pages d’activités pour renforcer la compréhension de la lecture.

Le château d’Auguste, dans la collection Je rentre au CP, est un joli petit livre pour les lecteurs débutants ! Il existe une version sonore de cette histoire, lue par l’auteure elle-même, Magdalena.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2023
Auteur : Magdalena
Illustrateur : Charlotte Roederer
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 5,80 €

Retour à Séoul, un film sur l’identité et la culture coréenne à découvrir en DVD le 4 juillet

Le film Retour à Séoul a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022. IL est basé sur une histoire biographique et retrace le parcours d’une amie du réalisateur Davy Chou, née en Corée du Sud et adoptée en France à l’âge d’1 an. Après être retournée dans son pays de naissance pour la première fois à 23 ans, elle y a vécu 2 ans avant de repartir en France. Le film souligne la question de l’identité avec une femme qui s’est émancipé des questions d’identité et que la caméra suit sur une période de 8 ans pour explorer son caractère dans un déroulé lancinant et à la limite du documentaire.

Une plongée dans la Corée contemporaine

Lorsque Davy Chou a rencontré Laure Badufle, son histoire l’a interpelé. Il lui a présenté son premier long métrage documentaire, Le Sommeil d’or, au Festival International du Film de Busan. Elle lui a proposé de l’accompagner et lui a indiqué qu’elle ne voulait pas voir son père biologique coréen. Une fois à Busan, elle a décidé de revoir son père et sa grand-mère biologiques, avec la présence de Davy Chou. La jeune femme a partagé ses sentiments avec le réalisateur avec un mélange de tristesse et d’amertume, les regrets et l’incompréhension n’étaient pas loin. Le film montre aussi les caractéristiques de la culture coréenne, faites de politesse et d’extrême gentillesse. Retour à Séoul est surtout le portrait d’une femme inspirée du caractère trempé de son amie qui propose aujourd’hui un accompagnement thérapeutique pour les adoptées et les adoptants. Le réalisateur est lui-même né en France de parentés nés au Cambodge et qui y est allé pour la 1re fois à 25 ans. Il s’est inspiré de sa propre expérience pour imaginer un personnage qui cherche à se réinventer, se reconstruire et se réaffirmer dans son histoire personnelle bousculée par sa nouvelle vie. Certaines scènes sont marquantes, comme celle de la rencontre entre l’héroïne Freddie et sa famille originelle. L’artiste plasticienne Park Ji-Min interprète Freddie pour une première prestation d’actrice. Elle est née en Corée du Sud et est arrivée en France à l’âge de 8 ans. Sans expérience préalable devant la caméra, la femme est directe et sans filtre, communiquant ses émotions de manière brute et avec beaucoup de vulnérabilité.

La lenteur du film permet au scénario de se développer petit à petit sur une période de 8 ans. Pas de baguette magique, la découverte des origines ne règle aucun problème dans ce film hypnotique à découvrir en DVD le 6 juin.

Synopsis: Sur un coup de tête, Freddie, 25 ans, retourne pour la première fois en Corée du Sud, où elle est née. La jeune femme se lance avec fougue à la recherche de ses origines dans ce pays qui lui est étranger, faisant basculer sa vie dans des directions nouvelles et inattendues.

Interdit aux chiens et aux italiens, un film d’animation étonnant et émouvant, en DVD le 4 juillet 2023

Le film d’animation Interdit aux chiens et aux Italiens se veut un dialogue fictif avec la grand-mère décédée du réalisateur Alain Ughetto, Cesira. Il en profite pour poser toutes les questions qu’il n’a pas eu le temps de lui poser. L’évocation de l’émigration italienne se fait comme un hommage à tous ceux qui ont quitté leur terre natale pour trouver une nouvelle terre d’opportunités, malgré les brimades et les vexations. La famille du réalisateur venait d’un petit village du Piémont, Ugheterra, où beaucoup se nomment Ughetto. Le film s’adresse aussi bien aux petits qu’aux grands dans un déroulé aussi touchant qu’émouvant.

Un temps révolu

Le réalisateur dit n’avoir pas trouvé les tombes de sa famille dans le cimetière italien, disant ainsi tout du temps qui passe et des souvenirs qui tombent en poussière. Rien ne permet de se remémorer des raisons de la migration, le peu de nourriture, le peu de moyens et la guerre. L’émigration italienne a été une migration économique pour fournir une main d’œuvre bon marché contre des moyens de subsistance. Le réalisateur s’est servi de ce qu’il a trouvé à Ugheterra pour imaginer le décor à base de brocolis, de charbon et bois et de châtaignes. Un monde disparu reprend vie et le réalisateur met en avant l’intime de personnages oubliés, les grands-parents et les parents dans un contexte historique particulièrement difficile. Le film se veut la chronique d’une famille comme il en a existé des milliers, parties d’Italie pour trouver travail et argent en France. Le réel n’est pas loin, entre guerre et migration, naissances et décès, petits bonheurs et difficultés. Comme le dit le titre, les italiens n’étaient pas très bien vus, différents, suspectés de prendre le travail des locaux pour pas grand chose. L’histoire personnelle prend des atours d’universalité, avec un ton marqué par une belle sincérité. Les personnages du film ont été conçus à Rennes fans les ateliers de Vivement lundi !Alain Ughetto et son équipe ont conçu les personnages, Luigi, Cesira, Vincent (le père), et les poupées qui les accompagnent. Le réalisateur a hérité de son père et de son grand-père un goût certain pour le bricolage et il s’en sert dans son cinéma pour créer une animation quasi artisanale et toujours touchante, un peu à la manière de Wallace et Gromit. Le producteur des films du Tambour de Soie, Alexandre Cornu a aidé ainsi que le scénariste Alexis Galmot pour trouver une trame cohérente. Le tournage a eu lieu à Beaumont-les-Valence dans les studios de Foliascope de janvier 2020 au 31 juillet 2021 et le Covid a évidemment occasionné quelques retards.

Ce film d’animation ravira les plus jeunes comme les plus grands grâce à la grande honnêteté du propos, à découvrir le 4 juillet en DVD.

Synopsis: Début du XXe siècle, dans le nord de l’Italie, à Ughettera, berceau de la famille Ughetto. La vie dans cette région étant devenue très difficile, les Ughetto rêvent de tout recommencer à l’étranger. Selon la légende, Luigi Ughetto traverse alors les Alpes et entame une nouvelle vie en France, changeant à jamais le destin de sa famille tant aimée. Son petit-fils retrace ici leur histoire.

Goutte d’or, sortie DVD et BRD le 4 juillet du film à la peinture sociale effarante de Clément Cogitore

Goutte d’or a été présenté à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2022 avec un fort retentissement critique, un peu moins au niveau du public. Film particulièrement urbain situé entre Barbès et la Porte de la Chapelle jusqu’à la Plaine Saint-Denis, le film dévoile le quotidien mal connu de tous ceux qui font leur business pour s’en sortir, à coup de magouilles et de larcins, dans un contexte où tout est cher et souvent inaccessible. Le réalisateur se focalise sur Ramsès (excellent Karim Leklou, comme toujours) médium un peu roublard et un groupe de jeunes délinquants, reflet de la situation migratoire actuelle très difficile à appréhender.

Un film reflet de l’époque

Goutte d’or se veut une plongée dans une partie réalité de ce quartier parisien, certains la connaissent bien, d’autres moins. Les populations émigrées s’entassent dans le quartier de la Goutte d’Or, le quotidien est bondé, voire violent avec l’existence de bandes de jeunes délinquants. Et en plein milieu vivent les marabouts, abusant de la crédulité des plus faibles pour leur offrir des services chers mais tout de même vecteurs de réconfort pour consoler des douleurs réelles. L’escroquerie n’est pas loin et il faut être fort pour ne pas paraitre ridicule, Ramsès y arrive bien avec une structure bien huilée. Ramsès est un escroc, mais sa bienveillance apparente n’est pas feinte, il connait sa valeur et ses efforts pour paraitre crédibles le rendent authentique. Ramsès parvient à faire subsister son petit business mais il rencontre une bande d’enfants venus de Tanger, clairement analphabètes, débrouillards mais surtout irrespectueux des locaux, ils zonent et se servent des échafaudages pour s’introduire dans les appartements. Le spectateur est amené à se poser la question, mais que fait la police? Comme ils sont mineurs, la justice n’a pas de prise sur eux, interrogeant sur la crédibilité du système judiciaire.

Toutes ces histories se mélangent pout un film qui fait se demander s’il se déroule vraiment en France. 1h30 de film, c’est assez pour brosser le portrait d’un individu et d’une société où les règles sont à géométrie variable.

Synopsis: Ramsès, trente-cinq ans, tient un cabinet de voyance à la Goutte d’or à Paris. Habile manipulateur et un peu poète sur les bords, il a mis sur pied un solide commerce de la consolation. L’arrivée d’enfants venus des rues de Tanger, aussi dangereux qu’insaisissables, vient perturber l’équilibre de son commerce et de tout le quartier. Jusqu’au jour où Ramsès va avoir une réelle vision.

Mon grand livre de coloriage, des éditions Usborne

Mon grand livre de coloriage, des éditions Usborne

Les éditions Usborne nous proposent un grand cahier d’activités pour nos petits lecteurs : Mon grand livre de coloriage.

Ce cahier s’adresse aux enfants dès l’âge de 3 ans. Plus de 90 coloriages leur sont proposés : des animaux de toutes sortes comme : l’éléphant, le crabe, la pieuvre, le lion, la tortue, la licorne, l’écureuil, le singe, le tyrannosaure, les abeilles, le caméléon…
Ou encore des camions, des châteaux, des avions, des fleurs, des champignons…
Et même un Bonhomme de neige, un lutin, des fées, des super-héros…

Bref, il y en a pour tous les goûts ! Des gros dessins naïfs, faciles à colorier !

Mon grand livre de coloriage va occuper, intelligemment, nos enfants cet été ! Tout en coloriant, ils développent leur motricité fine ! Et sont calmes…

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : juin 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 5,95 €

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