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Lhomé dévoile son nouvel album Miracle(s), sortie le 30 juin chez L’atelier du Pélican / Absilone

Lhomé propose des morceaux de rap aux paroles profondes et à l’orchestration limpide. Les mots s’enchainent dans des harmonies hypertravaillées, il veut faire passer des messages positifs, pas de frime ou de bimbos comme souvent, le propos est engagé et interroge notre société. L’enregistrement lors de la Nouvelle Scène France Bleu Poitou a permis à l’artiste Châtelleraudais de présenter son nouvel album Miracle(s) prévu pour le 30 juin.

Du rap harmonieux et lancinant

Lhomé, c’est Julien de son vrai nom, qui s’est lancé dans la musique à la fin de ses études pour faire ce qu’il souhaite, dans des harmonies rap. Lhomé, c’est un hommage à sa ville de naissance, Lomé, capitale du Togo. Le rappeur rappelle ses racines, avec un h en plus, pour évoquer l’humilité et l’humain, mots qui lui tiennent à cœur pour ne pas oublier l’essentiel. Plusieurs EP sont déjà parus, forts de titres engagés, qui préfigurent ce Miracle(s). L’album se veut intimiste, porté par des textes au sens profond et une musique qui invite autant à la méditation qu’au voyage. L’artiste évoque la vie, tous les petits combats quotidiens, l’importance de rester soi et ne pas se croire plus beau que ce que l’on est. Le rappeur se risque même à quelques titres personnels, très intimes et d’autant plus sincères. Les textes se veulent précis, les musiques sont envoutantes. Même si certains textes nous font rentrer dans l’intimité du rappeur, Miracle(s) va plus loin. Grâce à des textes précis et des musiques envoûtantes, Lhomé ne se cache pas derrière un ego malvenu, il parle vrai et évoque les disfonctionnements de notre société. Ce qui est maintenant le 3e album de l’artiste se veut un aboutissement après 2 années de travail et 15 titres plus percutants les uns que les autres. L’écriture est intense, le résultat est le fruit de nombreux sacrifices. De nombreux artistes ont participé, Lamento pour le mix de 25 titres avec finalement 15 choisis, Guillaume Barbier, Greg B et Sorrento qui ont recomposé l’album, et Korey et Evgeny qui ont accepté de lui vendre en exclusivité leurs magnifiques compositions.

La production et la promotion de ce 3ème album est assurée par L’Atelier du pélican au résultat si envoutant, à découvrir le 30 juin pour un vrai beau moment musical.

Je suis née au son du violon, La vie de Camille Urso (Editions Infimes)

Je suis née au son du violon, La vie de Camille Urso (Editions Infimes)

Bénédicte Flye Sainte Marie nous livre la biographie de Camille Urso avec son livre : Je suis née au son du violon. Un énorme travail de recherches sur cette femme exceptionnelle.
Camille Urso est née en 1840, au son du violon. Elle fut brillante violoniste dès son plus jeune âge. Alors qu’à l’époque le violon était réservé aux hommes.

Elle fut l’une des premières jeunes filles, à neuf ans seulement, à être admise dans les classes de violon du Conservatoire de Paris et à remporter un prix à la fin de ses années d’études. Sa carrière fut incroyable, d’autant plus qu’elle partit faire des concerts aux Etats-Unis, où son succès fut immense !

Camille était une jeune femme discrète et humble. Mais quand il s’agissait de violon, elle devenait tout autre et semblait toujours prête à se battre pour que les femmes soient davantage reconnues dans ce milieu. Aucune femme à l’époque n’était embauchée dans un orchestre de renom ! Tout au long de sa vie, Camille réclama plus d’égalité entre homme et femme dans le milieu artistique. Surtout pour les musiciennes professionnelles qui étaient souvent obligées de jouer dans des conditions inacceptables.

Camille Urso fit plus de huit cents concerts durant toute sa carrière et l’on peut s’étonner qu’aujourd’hui il ne reste rien de son histoire incroyable ! Alors que c’était une enfant prodigieuse avec un talent incroyable !

A son époque, toute femme arrêtait ses activités le jour où elle se mariait. Elle devait obéir à son mari et se sacrifier, l’homme étant le chef moral de la famille ! Il n’en a rien été pour Camille qui a tenu bon malgré les nombreuses critiques ! Elle menait son combat personnel au nom de toutes les femmes, pour faire évoluer les mentalités.

Aujourd’hui, le sexisme est moindre mais toujours présent car, comme le précise l’auteure, seulement 6% des chefs d’orchestre sont des femmes et un peu plus d’un quart des solistes sont des femmes.

L’auteure, Bénédicte Flye Sainte Marie, a fait un travail de recherche remarquable pour écrire Je suis née au son du violon. Avec ce livre, elle rend un très bel hommage à Camille Urso !

Le combat d’une avant-gardiste, d’une féministe musicienne, d’une femme tout simplement ! A lire sans plus attendre !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2023
Auteur : Bénédicte Flye Sainte Marie
Editeur : Editions Infimes
Prix : 14 €

Un nouveau vin blanc des Orfèvres du vin à découvrir, le Mâcon Charnay Blanc

Récompensé au prestigieux Concours Général Agricole de Paris, le Mâcon Charnay Blanc Domaine les Perserons millésime 2022 des Orfèvres du vin a fait forte impression. Le Chardonnay est vif et frais, parfait pour accompagner les premiers barbecues de l’été et agrémenter les repas festifs qui s’annoncent!

Un vin blanc à découvrir

La Médaille d’Or a été reçue pour récompenser un vin issu de parcelles de vignes de plus de 40 ans nichées sur les coteaux de la commune de Charnay-Lès-Mâcon. A l’œil, la robe est couleur or avec des reflets flamboyants, claire et brillante. Tout en fraîcheur et en subtilité, le vin dévoile en bouche un savant mélange de pêche de vigne, de fumée, une touche minérale et un soupçon de fleur blanche infusée, le fruité est subtil, typé et généreux. Le vin se déguste idéalement avec une fricassée de veau, un risotto aux champignons ou une truite aux amandes. De quoi trouver sa place lors des repas d’été en famille ou des mariages à l’ombre des magnolias qui se profilent à l’horizon. Le prix public de 11,10 Euros TTC la bouteille est très intéressent, le vin est également proposé en carton de 6 bouteilles au prix de 59.40 Euros TTC.

Publireportage:

Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte Mâcon-Cluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.

La maitresse en maillot de bain (Père Castor)

La maitresse en maillot de bain (Père Castor)

Voilà bientôt les grandes vacances, pour nos petits, comme pour les maîtresses !

Alors, pour remercier la maitresse de votre petit lecteur, quoi de mieux qu’un livre ?

La maitresse en maillot de bain des éditions du Père Castor est un album à offrir aux petits comme aux maîtresses !

Eh oui ! La maîtresse est aussi en vacances et a droit d’en profiter un peu ! Elle est très excitée et part avec son chat, au bord de la mer ! Pas sûr qu’elle n’oublie rien !
Elle mange trop de glaces, a mal au ventre, ne veut pas sortir de l’eau. Elle fait aussi des concours de château de sable !

Aura-t-elle envie de retourner à l’école pour faire sa rentrée ?

La maitresse en maillot de bain est à mettre entre toutes les mains pour bien démarrer les vacances !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2023
Auteur : Anne-Claire Lévêque
Illustrateur : Olivier Latyk
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 9,50 €

Le Samouraï, le classique de Jean-Pierre Melville en sortie restauration 4K inédite en salles le 28 juin

Le Samouraï est un opus long et intense, une descente dans un esprit tourmenté qui se force à une discipline de fer pour ne pas sombrer. Alain Delon est Jef Costello, tueur à gages mutique et perpétuellement sur le qui vive. Quand il est aperçu par un témoin lors d’un énième assassinat, sa vie bascule et la traque commence dans une ambiance froide et clinique.

Un film noir à l’ancienne

Pas d’effets spéciaux, pas de course poursuite haletante, juste un regard concentré qui fait deviner les tourments intérieurs. Jef Costello est une ombre qui craint la lumière, le silence est son arme, la discrétion son credo. Tout juste se permet-il de visiter une maîtresse interprétée par Nathalie Delon Le film se déroule entre le 36 Quai des Orfèvres, le boulevard Masséna, la Petite Ceinture de Paris et des endroits de la capitale, souvent dans le métro. Le film est une traque, le tueur cherche ses proies, la police cherche le tueur, les personnages n’en disent pas beaucoup, tout est suggéré par les postures et les regards. Le Samouraï est un film référence pour de nombreux réalisateurs contemporains, de John Woo à Jim Jarmusch en passant par Quentin TarantinoJoel Coen et Michael Mann. L’action est ralentie, pesante, le tueur est un mur vivant, uniquement mu par sa quête criminelle Le réalisateur fait d’ailleurs référence au Bushido, le livre des samouraïs avec une phrase fondatrice: Il n’y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï, phrase que le réalisateur a en fait inventée pour souligner le caractère excessivement introverti de son personnage. Le tournage a eu lieu dans les studios Jenner en 1967, ravagés par un incendie et dont les décors ont du être reconstruits à l’identique dans les studios de Saint-Maurice. Le réalisateur a eu une vision, un homme seul allongé sur son lit, avec un bouvreuil (l’oiseau du tueur) à ses côtés. John Woo a d’ailleurs repris cette idée dans A toute épreuve.

Le film est devenu un classique du film noir, à l’ambiance si particulière et à l’intrigue parfaitement hypnotisante. Il est à découvrir en salles via une version restaurée 4K le 28 juin.

Synopsis: Jeff Costello, dit le Samouraï est un tueur à gages. Alors qu’il sort du bureau où git le cadavre de Martey, sa dernière cible, il croise la pianiste du club, Valérie. En dépit d’un bon alibi, il est suspecté du meurtre par le commissaire chargé de l’enquête. Lorsqu’elle est interrogée par celui-ci, la pianiste feint ne pas le reconnaître. Relâché, Jeff cherche à comprendre la raison pour laquelle la jeune femme a agi de la sorte.

Viva la Muerte, sortie DVD le 28 juin d’un film scandaleux

L’expression espagnole Viva la muerte! (en français : Vive la mort) était le cri de ralliement du camp franquiste pendant la guerre d’Espagne. Le réalisateur Fernando Arrabal était à l’époque interdit de séjour dans l’Espagne franquiste, les prises de vue extérieures du film se sont fait en 1970 à Hergla en Tunisie, là où Roberto Rossellini a tourné Les Actes des Apôtres en 1968. Un jeune tunisien joue le rôle principal dans un film qui met mal à l’aise. Le réalisateur a vécu les souffrances engendrées par le fascisme, il le critique sans retenue dans une approche totale, pas facile il faut bien l’admettre.

Un film sorti de l’oubli

L’objet du film met déjà mal à l’aise, un homme est arrêté pendant la période franquiste, dénoncé par sa femme. Leur fils, le jeune Fando, découvre la vérité et a eu mal à faire face. Le film contient des scènes de torture, d’exécution, certains images sont d’ailleurs difficilement soutenables, le surréalisme est à ce prix tel une démonstration des pratiques fascistes avec une violence véritablement frontale. Le jeune héros tombe dans des fantasmes morbides, entre inceste et espoir de revoir le père vivant. Le film a été interdit au moins de 18 à sa sortie, on peut facilement le comprendre. Le film est à la fois une œuvre d’art totale et un réquisitoire implacable. La restauration du film a été achevée en mars 2022 et présentée au Festival de Cannes dans la section Cannes Classics le 24 mai de la même année. Viva la muerte a été scanné et restauré en 4K par la Cinémathèque de Toulouse à partir du négatif original image 35 mm, du négatif son 35 mm de la version française, et d’un élément interpositif 35 mm, contenant le générique de fin qui était absent du négatif. La numérisation et la restauration de l’image sont réalisées par le laboratoire de la Cinémathèque de Toulouse, avec la collaboration de Fernando Arrabal. Les travaux de numérisation et restauration du son sont effectués par le studio L.E. Diapason. Cette restauration est rendue possible grâce au soutien d‘Arrabal, du ministère tunisien des Affaires culturelles, de Mohamed Challouf (Association Ciné-Sud Patrimoine, Tunisie) et de Samir Zgaya (ministère tunisien des Affaires culturelles).

Synopsis: Après la guerre civile espagnole et sous le régime franquiste, Fando, un garçon d’une dizaine d’années, cherche à comprendre pourquoi son père a disparu. Il ne tarde pas à découvrir que c’est sa mère, pieuse catholique, qui a dénoncé son mari antifasciste. Perturbé par ces révélations, Fando va enquêter pour savoir ce qu’est devenu son père. Dans un pays cadenassé par la censure et les interdits religieux, Fando, partagé entre haine et amour pour sa mère et l’espoir de retrouver son père vivant, va enfanter autant de délire sexuels que morbides…

La veuve apprivoisée, un roman de Virginie Bégaudeau (Anne Carrière)

La veuve apprivoisée, un roman de Virginie Bégaudeau (Anne Carrière)

Virginie Bégaudeau nous dévoile son premier roman : La veuve apprivoisée. Roman centré sur la femme, sur son intimité.

L’auteure donne le ton dès la première page : « Moi, à vingt-neuf ans, je suis veuve. »

Daphné vient de perdre son mari alors qu’ils allaient souhaiter leur troisième anniversaire de mariage. Colin et Daphné essayaient d’avoir un enfant et avaient commencé un parcours de procréation médicalement assisté.

Mais Colin est parti. Colin n’est plus. Daphné est veuve. C’est alors que sa belle-mère, Mathilde, lui propose une idée complètement folle. Daphné peut continuer son parcours, grâce à elle. Elle va régler tous les frais et ils partiront à l’étranger pour faire ce bébé car en France c’est interdit. Mathilde veut un enfant de son fils, à tout prix, et pense que cela va sauver aussi Daphné.
Tout au long du livre, l’auteure analyse les sentiments des deux femmes de façon hallucinante. La douleur de ces deux femmes face à la disparition de Colin, et puis cette quête éperdue de le faire revivre, à leur façon…

On voit Daphné de plus en plus sous l’emprise de sa belle-mère, sans vraiment s’en rendre compte.

Jusqu’où ira Mathilde ? Qu’est-elle capable de faire faire à Daphné juste pour assouvir ses propres folies ? Le déni de la mort de son fils domine ses sentiments et la rend follement agressive.

Pas beaucoup de place à l’homme dans ce roman. Il est vrai qu’aujourd’hui, l’homme n’a plus la première place dans le cheminement de la procréation assistée… Le mari de Mathilde fuit la situation, sentant bien qu’elle devient ingérable. La folie ne lui laisse que peu de place.

Ce huis clos féminin nous embarque loin, très loin et nous aide à comprendre tout ce qui peut se passer chez des femmes qui souffrent, suite à un deuil, qui entraine le deuil de ne plus être future mère.

La veuve apprivoisée est un très bon premier roman, à la fois palpitant et angoissant. Le lecteur s’attache immédiatement à Daphné et voudrait la protéger…

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2023
Auteur : Virginie Bégaudeau
Editeur : Anne Carrière
Prix : 19 €

Un documentaire à ne pas manquer avec Dancing in A-Yard, sur la réhabilitation par la danse, projection à Montpellier Danse

Quel choc que ce documentaire plongé au plus profond du réel! Les images de ces détenus d’une prison de haute sécurité en Californie sont d’une intensité constante. Le chorégraphe Dimitri Chamblas vient les faire participer à un programme de réhabilitation par la danse, chacun a un lourd fardeau psychologique à porter, gangs, drogues, familles dysfonctionnelles, parfois homicides. Les peines vont de plus de 10 ans de réclusion à la perpétuité. Le documentaire insert des images de règlements de compte réels dans ces environnements à très forte tonalité explosive, la violence est omniprésente, les détenus ne doivent pas paraitre trop sensibles sous peine de brimades. L’1h10 de documentaire ouvre une extraordinaire lucarne sur la part d’humanité qui reste encore en chacun d’eux, malgré les vexations, malgré les coups du sort et malgré leur sort peu enviable, pour montrer que le bonheur est possible, même en prison.

Un documentaire nécessaire

Le danseur et chorégraphe français de danse contemporaine Dimitri Chamblas est également un directeur artistique et producteur de films. En 2019, il a entamé un nouveau travail au sein d’une prison de Los Angeles, à Lancaster pour une toute première expérience aux États-Unis en milieu carcéral. La danse contemporaine est entrée dans une prison de haute sécurité d’hommes, pas un milieu où l’art, la culture et la danse sont particulièrement promus. Le documentaire Dancing in A-Yard (Danse dans la section A) se veut un témoignage du pouvoir de l’art en général et de la danse en particulier pour changer les hommes. La réalisatrice Manuela Dalle s’intéresse au parcours de chacun des détenus danseurs, leur parcours intérieur pour pouvoir trouver une sorte de paix intérieure. Les témoignages font froid dans le dos et soulignent d’autant plus le succès de cette initiative mise en place par Bidhan Roy, directeur de programmes dans les prisons en Californie pour donner la possibilité aux prisonniers de passer des diplômes ou de s’ouvrir, par exemple grâce à la danse. Les sourires marquent des visages peu habitués à sourire jusque là, les peines de prison sont souvent rédhibitoires, n’offrant parfois que peu de chance de retrouver la vie en dehors. Et pourtant tout le monde s’investit dans la danse pour se sentir exister et se donner une chance de connaitre autre chose que la dureté de la détention.

Le documentaire colle au réel, les gardiens rôdent près des danseurs, les images d’archives font frissonner, les détenus témoignent avec sincérité sur leur parcours et leur volonté de changer, de quoi bouleverser le spectateur devant tant de bonne volonté.

Synopsis: À 60 km au nord de Los Angeles, le chorégraphe Dimitri Chamblas intervient dans une prison haute sécurité et prépare un show avec un groupe de dix détenus, purgeant de lourdes peines. En prison, où la masculinité toxique règne, danser est un tabou absolu et un geste fort. Dans ce contexte exceptionnel, les détenus se livrent avec une sincérité bouleversante, évoquent leur enfance, les gangs, les crimes, la prison, et leur désir de transformation, d’évolution. Au-delà des vies abîmées et d’un système carcéral au bord du gouffre, Dancing in A-Yard offre un regard sur la capacité qu’a chaque être humain de se réinventer, s’il en a la possibilité.

Un concert jazz langoureux avec Sarah Lancman au Café de la danse

Sarah Lancman est une grande habituée des pages de Publik’Art avec des articles publiés pour chroniquer le clip de Je le sais, l’album très jazz Parisienne et l’album A contretemps. Le temps est enfin venu de la voir sur scène, charismatique, piquante, enjôleuse et charmeuse pour un tour de chant enthousiasmant au cœur du quartier Bastille, à 2 pas de la rue de Lappe, au Café de la danse. Entourée de guests prestigieux, elle a conquis le public tout du long d’un concert captivant, avec ses chansons tirées d’un répertoire teinté de jazz et de chanson française, toutes aussi douces et envoutantes les unes que les autres. L’occasion parfaite pour découvrir un peu mieux son nouvel album Le pouvoir des mots paru le 26 mai.

Une salle remplie à ras bord

La première partie Emily Dukes & Noé a débuté le set en anglais et avec beaucoup de talent, avec notamment une reprise introductive de Creep très intimiste et puissante. Duo franco-italien actif depuis 2020, formé par Emily Dukes, auteure-compositrice-interprète et violoniste originaire de Milan et Noé, pianiste, compositeur et producteur niçois, tous deux diplômés du Berklee College Of Music de Boston où ils se sont rencontrés, les deux artistes mélangent leurs talents respectifs pour offrir un univers qui allie d’ambiance cinématique et electro pop américaine. Puis Sarah Lancman est apparue pour défendre son 6e album Le Pouvoir des mots. Les compositions originales sont marquées de l’empreinte de Michel Legrand et du jazz. Le piano n’est jamais très loin, accompagné par le Quatuor Hanson et ses violons dirigé par le complice Philippe Maniez. Le concert a vu les incursions aussi amicales que réjouissantes de Jean-françois Prins à la guitare, Louis Billette au saxophone et Lucas Henri à la contrebasse. Le chanteur Paul Barreyre est également apparu pour un duo inédit fort en émotion. Une heure de chanson a permis de rentrer dans un univers musical foisonnant et bienveillant, avec des paroles qui touchent au cœur et emportent le public.

Le concert a été l’occasion de voir une artiste qui aime à partager ses émotions avec le public, tout en complicité et sans jamais d’ostentation superfétatoire. Un concert rare, rempli d’ondes positives et de sensibilité à fleur de peau, de quoi donner envie d’écouter ses 6 albums pour ressentir le même émerveillement.

« Mémoire de fille » : trois voix pour le dire

Mémoire de fille" : trois voix pour le dire
©-Monika-Rittershaus-coll.-Comédie-Française

Mémoire de fille » : trois voix pour le dire

Depuis 35 ans, Annie Ernaux, lauréate du prix Nobel de littérature en 2022, se raconte, elle, son père, sa mère, ses amants, ses années.

Dans « Mémoire de fille », publié aux Éditions Gallimard, Annie Ernaux explore en profondeur les dédales de la mémoire. L’écrivaine part à la recherche de l’été 58 et des deux années qui ont suivies. Elle a dix-huit ans.

Le texte puissant fait alterner le « je » désignant la Annie Ernaux d’aujourd’hui à un impersonnel « elle » qui désigne la jeune femme qu’elle fut.

Monitrice dans un centre de vacances, Annie Duchesne connaît sa première expérience sexuelle, désastreuse, avec le « chef » de 22 ans et, aussitôt abandonnée par l’amant fantasmé, méprisée par ses camarades, elle tombe dans les bras d’un autre garçon. Désir de libération doublé de l’épreuve de l’humiliation : s’ensuivent des périodes d’aménorrhée et de boulimie, mais aussi la prise de conscience, après sa lecture du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, de son rapport à la soumission. « Avoir reçu les clés pour comprendre la honte ne donne pas le pouvoir de l’effacer », dit l’autrice qui a mis plus de vingt ans à écrire sur ce qui est resté pour elle « un trou inqualifiable ».

Un ballet narratif, plastique et sensoriel

Sur le plateau trois corps, trois voix de femmes composent un espace mémoriel : la voix de la jeune fille en 1958 (Coraly Zahonero), qui retranscrit l’exactitude des sensations éprouvées, des paroles prononcées, des gestes effectués, celle de l’écrivaine aujourd’hui (Anne Kesler), portant un regard sans concession sur ce passé et une voix sociétale (Clotilde de Bayser) qui contextualise les années 1950 avec le rôle assigné à la femme (objet) ainsi que les rapports entre les garçons et les filles mais aussi l’éducation des parents.

Autant d’échos qui s’entremêlent dans un effet de mémoire multipliée et une défragmentation du réel. Où une introspection à bonne distance, à l’abri de phrases courtes et acérées, opère une traque du souvenir dans l’objectivité des faits et leur questionnement sous l’angle d’un recul analytique aux prises avec les composantes sociétales d’alors.

Patriarcat, domination masculine, déni du plaisir féminin, quête irrépressible d’émancipation et jugement moral d’une société sclérosée s’évoquent en filigrane.

Et dans ce théâtre de remémoration, Silvia Costa qui a longtemps travaillé auprès de Romeo Castellucci, grand ordonnateur d’images et sensations sidérantes, orchestre un ballet narratif aussi plastique que sensoriel. Là où le rituel des réminiscences, les déplacements, la symbolique des objets, les clairs obscurs, la gestuelle, les éclipses, la musique entêtante, les images abstraites font corps avec le texte et sa déflagration aussi intense que percutante. Bravo !

Dates : 7 juin au 16 juillet 2023 – Lieu : Théâtre du Vieux-Colombier (Paris)
 Mise en scène : Silvia Costa

Les champagnes Chassenay d’Arce dévoilent leur cuvée Blanc de Noirs brut 2014

Chassenay d’Arce est un classique des dégustations Publik’Art avec par exemple ses cuvées Rosé Brut ou Blanc de Noirs 2012. La maison champenoise dévoile aujourd’hui la cuvée Blanc de Noirs 2014 composée de 200% du cépage emblématique de la Côte des Bar, le Pinot Noir. met en avant le cépage emblématique de la Côte des Bar : le pinot noir. Avec un équilibre entre puissance et élégance, le champagne ne peut que se découvrir avec délectation (mais toujours avec modération) au tarif de 33,40 euros prix château.

Un champagne haut de gamme

Assemblé avec donc 100% de cépage pinot noir, le Blanc de Noirs 2014 doit être dégusté dans de grands verres à vin blanc. Le champagne dévoile rapidement un caractère franc et généreux, avec une puissance affirmée et une belle structure. Le nez est riche et puissant avec des arômes de fruits jaunes à noyaux comme la reine-claude et également des notes de mirabelle à l’eau-de-vie. La bouche est en adéquation avec le nez, entre puissance et fraîcheur. Des touches d’épices et des notes beurrées garantissent la complexité de la cuvée. En fin de bouche, une pointe de kirsch se dévoile avec une belle longueur en bouche. Le champagne doit être dégusté de manière idéale lors d’un apéritif dînatoire, avec un plateau de fromages à pâtes cuites ou de la charcuterie, des entrées à base de champignons, et pour accompagner un repas composé de tajine de poulet et d’abricots secs, des volailles rôties ou d’autres préparations longuement mijotées ou confites. Le champagne doit être servi à une température comprise entre 8 et 10°C. Proposé en bouteille 75 cl et en carton de 6 avec ou sans étui, il doit être conservé couché à température constante (entre 10 et 12°C) et à l’abri de la lumière.

Ce millésime est une belle réussite avec un équilibre entre acidité et fraîcheur pour un beau potentiel de garde.

Publireportage: Fondée par 5 pionniers en 1956 à Ville-sur-Arce, ce sont aujourd’hui 130 familles et 3 générations de vignerons qui composent la Maison Chassenay d’Arce. Le fonctionnement d’origine perdure dans un même esprit de coopération, de solidarité et de transmission des savoirs. Au cœur de la Côte des Bar, le vignoble Chassenay d’Arce s’étend sur 315 hectares et sur 14 villages répartis le long de la rivière, l’Arce. Façonné par un paysage unique où alternent vignes et forêts, il est également caractérisé par la diversité de nos cépages et par la culture raisonnée que nous y pratiquons. L’esprit de la Maison, c’est à la fois l’esprit de famille, l’esprit du terroir et l’exigence partagée par nos vignerons pour élaborer des champagnes de grande qualité.    

« Angels in America » ou les triangles amoureux d’Arnaud Desplechin, diffusé sur France 4

"Angels in America" ou les triangles amoureux d'Arnaud Desplechin au Français
Jérémy Lopez et Clément Hervieu-Léger dans « Angels in America » mis en scène par Arnaud Desplechin à la Comédie Française Crédits : Christophe Raynaud de Lage

« Angels in America » ou les triangles amoureux d’Arnaud Desplechin, diffusé sur France 4

« Angels in America », la pièce fleuve de Tony Kushner, qui a fait son entrée au répertoire de la Comédie-Française en 2020 dans la mise en scène du réalisateur Arnaud Desplechin, inaugurant sa deuxième collaboration avec la troupe après « Père » de Strindberg en 2015, fait l’objet d’une diffusion sur France 4, le samedi 24 juin à 21h10.

Cette pièce monstre est un flash-back sur les années 80 qui dresse un portrait à la fois baroque, fantasmagorique et profondément humain d’une époque, secouée par les années Reagan. Une présidence particulièrement réactionnaire marquée par l’incarnation du libéralisme économique et de la morale conservatrice. Mais aussi par l’arrivée dévastatrice du Sida où la pandémie se répand et décime les homosexuels.

Œuvre chorale par excellence, elle entrecroise les destins de plusieurs personnages dont chacun d’eux représente à lui seul une vision de l’Amérique et scrute, sans relâche, les protagonistes aux prises avec leur démon ou leur ange, qui devront repenser dans cette atmosphère de doute, de déstabilisation, de désir de vivre envers et contre tous, leur rapport à la mort, à la vie.

Il y a Prior et Louis, qui s’aiment, mais le SIDA les sépare ; un couple mal accordé, Harper et Joe, troublé par une sexualité incertaine et des croyances religieuses pesantes ; un grand avocat d’affaires, Roy M. Cohn impliqué dans les scandales financiers et politiques du parti au pouvoir ou du maccarthysme antérieur, et dont la vie est aussi en danger ; il y a Belize, infirmier miséricordieux, lourd du double handicap d’être Noir et drag-queen ; il y a Hannah, mère de famille mormone découvrant l’homosexualité nouvelle de son fils. Il y a aussi le fantôme d’Ethel Rosenberg et un Ange qui élit Prior comme Prophète d’un Occident mal en point avant de rejoindre ses congénères dans un paradis aride et déserté par Dieu.

Des anges passent

S’il y est question de peurs et de mensonges aux autres et à soi-même, de la figure emblématique de Roy Con, jouée par Michel Vuillermoz, qui concentre tous les péchés de l’Amérique, la pièce se charge aussi d’une quête d’amour et d’humanisme. Et qu’Arnaud Desplechin exploite avec finesse à travers le triangle amoureux composé des ex-amants Prior et Louis, du juge mormon qui fait son « coming out », de l’infirmier drag-queen, Belize, agrémenté de la parole des anges qui fait son œuvre.

Le tout séquencé à travers une fresque théâtrale fluide qui mêle de nombreux registres allant du sublime au trivial, du comique au tragique, du burlesque à l’intime.

Où à l’abri d’un décor ingénieux mouvant de Rudy Sabounghi, fait de panneaux coulissants, de rideaux et d’images vidéo, on passe d’un lieu, d’une situation à l’autre, alliant la mise en abyme intime des personnages à la dimension politique du propos, qui voit des anges passer et dénoncer le rêve américain ou faire ressurgir au grès des hallucinations des fantômes encombrants de l’histoire à l’instar d’Ethel Rosenberg.

La troupe est emmenée par un Michel Vuillermoz tonitruant, redoutable Roy Coy à la posture aussi insolente que monstrueuse mais aussi Dominique Blanc qui endosse avec une facilité déconcertante, six rôles masculins et féminins. Clément Hervieu Léger porte avec intensité et fragilité toute la blessure intime et spirituelle de Prior, le malade devenu prophète malgré lui, tandis que Julien Frison (Joe Pitt) brûle de sa nouvelle orientation sexuelle. Sans oublier Jennifer Decker, Jérémy Lopez, Florence Viala et Gaël Kamilindi qui ne sont pas en reste.

Date : 24 juin 2023 sur France 4 à 21h10
Metteur en scène : Arnaud Desplechin

Une chance sur trois, un chouette roman d’Olivier Adam (Flammarion jeunesse)

Une chance sur trois, un chouette roman d’Olivier Adam (Flammarion jeunesse)

Publik’Art apprécie particulièrement la plume d’Olivier Adam. Je vais bien, ne t’en fais pas, La tête sous l’eau, avec Une chance sur trois, on le découvre comme auteur jeunesse ! Et quel enchantement !

Nino a un grand frère, Simon, en pleine adolescence ! Il mange la bouche ouverte, joue sans arrêt à ses jeux vidéos ou passe sa vie sur son portable. Nino n’est pas du tout comme lui. Il adore jouer avec ses copains. Son meilleur ami Kader le comprend si bien qu’ils n’ont même pas besoin de se parler !

Alors, à Kader il lui raconte ce qui lui arrive. Car franchement, ce qui se passe dans sa tête, ça commence à lui faire peur.

Quand quelqu’un de son entourage pose une question, Nino a trois flashs. Trois situations différentes où la catastrophe s’annonce. Alors Nino réfléchit à toute vitesse pour empêcher ces catastrophes !

Les situations sont drôles et nous embarque dans des situations complètement dingues !
Comment Nino va s’en sortir ? Car ces flashs l’épuisent et en plus, il ne peut rien dire à personne sinon on va le prendre pour un fou !

Une chance sur trois, un très chouette roman jeunesse, avec quelques belles illustrations, à mettre dans ses valises pour les vacances ! Il ne pourra qu’emballer nos lecteurs, dès l’âge de 9 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : Olivier Adam
Illustrateur : Thomas Baas
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 13,90 €

Festival de la création artistique en réalité augmentée et des innovations culturelles immersives au Grand Palais éphémère du 23 au 25 juin


Le Grand Palais éphémère propose 3 jours de festival immersif pour découvrir des œuvres en réalité augmentée. Un parcours fascinant avec des images à découvrir sur l’écran de votre téléphone portable ou de votre portable.

Publireportage:

Artistes représentés: Liu Bolin (né en 1973, Chine), Salomé Chatriot (née en 1995, France), Lu Yang (né en 1984, Japon), Tobias Gremmler (né en 1970). Ce festival, initiative de Fisheye et de la Rmn GrandPalais, a pour ambition de dresser un état des lieux des innovations technologiques liées à la culture. Au programme de cette 3ème édition : un parcours d’œuvres inédites en réalité augmentée créées par des artistes internationaux et accessibles depuis les smartphones des visiteurs, des expériences interactives numériques dans des espaces appelés « labs », et une agora publique, abordant des thématiques liées à la création numérique contemporaine.
Toutes les œuvres sont des commandes originales créées pour le festival.
 
Labs
En parallèle de l’exposition, une dizaine d’expériences innovantes et engageantes sont proposées au public par des musées, des acteurs technologiques et des écoles d’art, pour permettre la rencontre, l’échange et l’apprentissage des nouvelles technologies. 
 
Giant Lab
L’Oréal, mécène du festival, proposera un parcours immersif explorant les différentes facettes de la beauté du futur. Ce parcours qui mêle plusieurs technologies (3D, réalité augmentée, tracking en temps réel) prend la forme d’une carte blanche donnée à quatre artistes digitaux contemporains : 
Ines Alpha, Romain Gauthier, Sam Madhu et Kami.
 
Agora
Un cycle de prises de parole inédites aura lieu au centre du Grand Palais Éphémère, sur les trois jours de l’événement. Experts, artistes, penseurs, écoles, entreprises et institutions pourront débattre et échanger sur des sujets de fond liés aux nouvelles sociétés numériques.
 
Informations pratiques
 
Ouverture au public
Vendredi 23 juin : 12h – 20h
Samedi 24 juin : 10h – 20h
Dimanche 25 juin : 10h – 18h
 
Billetterie 
https://www.grandpalais.fr/fr/evenement/palais-augmente-3

Programmation détaillée
https://www.grandpalais.fr/fr/thematique/palais-augmente-3-la-programmation

Application « Palais Augmenté 3 » disponible sur Androïd et Apple.

Marguerite Duras ressuscitée avec grâce sur la scène du Lucernaire dans La vie matérielle

Le Lucernaire laisse le champ libre à Catherine Artigala ressemblante en diable à la grande Marguerite Duras. Femme de lettres, dramaturge, scénariste et réalisatrice, elle a animé la scène littéraire française jusqu’à sa mort en 1996. En adaptant l’ouvrage La Vie Matérielle paru en 1987 et centré sur sa relation avec l’alcool, Michel Monnereau en fait une femme complexe, à la vie riche et dense entre récits d’Indochine, Paris, Neauphle-le-chateau et Trouville. La pièce se veut une confession à cœur ouvert, puissante et animée, de quoi ravir une audience conquise.

Un témoignage vibrant

La mise en scène de William Mesguich est vivante. Entre photos, livres, papier et bouteilles, l’interprète évolue en liberté, seulement rattachée au monde des vivants par son récit. La comédienne se poste face au public, elle mime des pas de danse, elle se rappelle et évoque son addiction à l’alcool, qu’elle parvient parfois à fuir pour y revenir inéluctablement à chaque fois. Les paroles intimes rappellent sa vie amoureuse et sexuelle, sa relation passionnée avec le jeune Yann Andréa et sa mère. Figure tutélaire de son existence, elle a marqué son enfance et sa carrière littéraire, cette dernière toujours tournée vers des autobiographies romancées. Les multiples prix littéraires et le poids de son œuvre dans la postérité ont rendu la dame devenue vieille et caricaturale, droite dans ses bottes, toujours vêtue des mêmes oripeaux et la voix toujours vibrante. La scène se veut un fourre-tout de souvenirs et de chaines qui enserrent l’auguste femme, fière de son parcours et aux propos teintés d’un beau féminisme. Sa vie fut sans concessions, pas sans douleurs, mais toujours menée tambour battant. La pièce dure 1 heure, assez pour se plonger dans un caractère hors norme et s’y attacher. Pas besoin d’être un fanatique de son œuvre pour se laisser aller et partager ce beau moment d’intimité ravivée sur la scène du Lucernaire.

La vie matérielle se veut un reflet fidèle, forcément théâtral mais toujours juste de ce que fut l’existence de Marguerite Donnadieu, devenue Marguerite Duras et restée profondément ancrée dans l’histoire littéraire française.

Synopsis:

UN MOMENT DE GRÂCE AVEC MARGUERITE DURAS

Marguerite Duras à l’apogée de son œuvre nous invite à une confession intime passionnante. Sur le ton de la confidence, elle fait le bilan de sa vie personnelle et artistique : l’enfance en Indochine, le rapport à la mère, les lieux fondateurs de sa vie, la vie amoureuse et sexuelle, l’alcool, la rencontre avec Yann Andréa, le féminisme (la mère, l’amante, la femme au foyer), le rapport à l’injustice, à la célébrité. Nul besoin d’être un familier de l’œuvre pour découvrir cette vie hors norme.
Une performance de Catherine Artigala dans une mise en scène subtile de William Mesguich.

Avertissement : ce spectacle est déconseillé aux moins de 14 ans.

Détails:

Mercredi < samedi 21h | Dimanche 17h30

Doa, rétablir le chaos, un livre d’entretien passionnant aux éditions Paylist Society, sortie le 22 juin

Né en septembre 1968 à Lyon, l’auteur de romains noirs DOA s’appelle en vrai Hervé Albertazzi. Sous son pseudonyme, l’écrivain a révolutionné le polar français. Pourquoi DOA? C’est une référence au film noir américain Dead on Arrival (1950) réalisé par Rudolph Maté. Son entretien avec la journaliste Elise Lépine est l’occasion d’échanges constructifs et passionnants sur les influences et les credos du génial auteur.

Un auteur mystérieux

Passé d’abord par la case parachutisme au sein d’un régiment d’infanterie de marine, DOA a ensuite travaillé comme producteur de jeux vidéo en France et à Londres avant de se tourner vers la littérature. Sa carrière a été fructueuse, premier roman Les Fous d’Avril paru en 2004 avec le Prix Agostino des lecteurs au Quai du Polar à Lyon en 2005 à la clé. Son autre roman Citoyens clandestins a reçu le Grand prix de littérature policière en 2007, débuts sur les chapeaux de roue pour le moins. En 2009, Le Serpent aux mille coupures a fait partie de la sélection de l’été du prix SNCF du polar. Scénariste de la série télévisée Braquo (épisode 5 de la saison 1, coscénarisé avec Jean-Guy Serrier et Michaël Souhaité), il a aussi publié avec Dominique Manotti le thriller L’Honorable Société qui a obtenu le Grand prix de littérature policière 2011. 5 de ses romans font déjà partie de la célèbre Série noire de Gallimard, c’est dire la renommée de cet auteur à la pointe du thriller. En 2018, Lykaia paru chez Gallimard a créé l’évènement avec une histoire d’amour mélangeant sexe et mort. Tous les romains de DOA se signalent par une documentation préalable hautement fouillée pour aboutir à des univers puissants et coupants comme une lame de rasoir. L’auteur dévoile à Elise Lépine les détails de son parcours et de ses ambitions d’écrivain, non sans se permettre des digressions bien senties sur la marche du monde.

Playlist Society livre un ouvrage passionnant qui ravi les aficionados de l’auteur et donner a certainement envie aux autres de le découvrir avant de le dévorer, tout cru!

Synopsis:

Son Cycle Clandestin, réunissant Citoyens clandestinsLe Serpent aux mille coupures et le diptyque Pukhtu, l’a hissé au rang de monstre sacré du polar français. Mais DOA s’est aussi illustré dans le thriller ésotérique avec La Ligne de sang, le polar politique avec L’Honorable Société (coécrit avec Dominique Manotti), et a mêlé le noir au rouge avec Lykaia, consacré à l’univers du sado-masochisme hardcore. Avec Rétiaire(s), publié en 2023, il pousse le roman noir dans ses retranchements, mêlant guerre des gangs et guerre des services. Le point commun à tous ses ouvrages : une documentation minutieuse, un univers aussi marquant que foisonnant, une écriture précise, puissante.

Composé d’une introduction et d’un entretien, DOA, rétablir le chaos lève le voile sur le parcours de l’auteur, ses intentions littéraires, son regard acéré sur la marche du monde et la violence qui le gouverne.

Elise Lépine est journaliste au Point et chroniqueuse dans l’émission Mauvais Genres sur France Culture. Elle a participé à l’ouvrage collectif Mad Max, au-delà de la radicalité (Playlist Society, 2022).

Editeur: Playlist Society

Auteur: Elise Lépine

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 10 euros

Sortie en fanfare du live Motörhead, We play Rock’n’Roll, Live at Montreux Jazz Festival ’07 le 16 juin

Le groupe britannique Motörhead a marqué l’histoire de la musique avec ses touches puissantes de heavy metal. Le groupe formé en 1975 par le bassiste et chanteur emblématique Lemmy Kilmister a été dissout en 2015 à la suite de la mort de cet emblème de la vie en roue libre, entre excès et posture polémique. Le live a été enregistré lors de la tournée Kiss Of Death du groupe à l’Auditorium Stravinski le 7 juillet 2007 au bien connu Montreux Jazz Festival. Le concert se veut une formidable démonstration de puissance par le trio formé par Lemmy, Phil Campbell et Mikkey Dee. 

Un live puissant

Motörhead était un groupe surtout connu pour ses performances scéniques très lourdes et enlevées. SI les albums étaient souvent jugés comme décevants, rien de tel pour les live, le public en prenait plein les oreilles et les fanatiques du groupe ne manquaient aucune prestation pour revivre à chaque fois la même extase. Tout le monde faisait partie du show et si Montreux est connu pour être surtout un festival de jazz, il s’ouvrait à tous les genres pour une communion populaire unique. La venue de Motörhead a été un évènement unique, comme les venues de Miles Davis, Queen ou Deep Purple. Le Festival de Montreux a toujours eu pour objectif de dépasser les frontières du jazz pour accueillir des artistes uniques issus de tous les genres, styles et sensibilités.

Les enregistrements de ces concerts phares ont tous été classés au patrimoine de l’UNESCO en 2013, tant ils sont précieux pour les arts. Autant dire qu’il ne fautr pas rater la sortie de ce live, puissant et décomplexé. Et pour qui connait les albums mythiques OverkillBomberAce of Spades, et surtout No Sleep ’til Hammersmith, ce live rappellera des choses et confirmera la réputation de Motörhead comme l’un des plus grands groupes live de heavy metal.

[BD] Legio Patria Nostra tome 3 : vers l’impossible bataille de Cameron (Glénat)

[BD] Legio Patria Nostra tome 3 : vers l’impossible bataille de Cameron (Glénat)

Legio Patria Nostra continue de nous régaler après deux premiers albums très réussis. Une série historique qui fait le récit de la Légion Etrangère du milieu du XIXe siècle, venue livrer bataille au Mexique. Au coeur de ce régiment de 60 soldats, les intrigues se multiplient sous le regard du capitaine Danjou. Les liens qui unissent et opposent Casimir Laï et Le Maure occupent une bonne partie de ce troisième tome. Mais entre l’épidémie de vomito negro (fièvre jaune), les rivalités avec les hommes de la Marine, et l’attaque surprise de 3000 hommes fonçant sur le convoi pour la bataille de Cameron, il y a beaucoup de matière tout au long de ce nouvel album !

Un scénario, signé Jean-André Yerlès, toujours d’une belle maîtrise, privilégiant les intrigues entre de nombreux personnages qui s’épaississent au fil de l’histoire. On s’intéresse donc à chacun avec l’envie de poursuivre et d’en apprendre toujours plus, dans un contexte historique riche et passionnant. Le dessin de Marc-Antoine Boidin est toujours très apprécié, avec son trait naturel et sa coloration lumineuse qui laisse transparaître le climat étouffant de Vera Cruz. 

Vivement la suite !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

À la rencontre de leur destin.

Algérie, 1863. Casimir Laï, l’orphelin des rues devenu légionnaire, découvre que le Maure, l’assassin de son ami Dino, s’est lui aussi engagé dans la Légion sous une fausse identité. Alors que la Légion embarque enfin pour aller se battre au Mexique, il doit surveiller ses arrières, craignant que l’ancien criminel veuille se venger. Au bout de 48 jours d’une traversée éprouvante, leur navire accoste enfin à Vera Cruz. Et ils découvrent l’horreur. Le Vomito Negro, la fièvre jaune, tue les soldats français plus efficacement que les balles des Mexicains. Irina et Zélie risquent leur vie à soigner les malades dans des camps de fortune. Le capitaine Danjou et ses hommes veulent se battre. Mais méprisés par le commandement, ils sont cantonnés à des missions de surveillance de la route qui relie Vera Cruz à la ville de Puebla où se déroulent les combats. Lorsqu’un convoi est organisé pour acheminer des armes et de l’or jusqu’à Puebla, c’est à Danjou que l’on confie la mission de reconnaître la route. Les chemins sont tout sauf sûrs, les guérilleros attaquent et pillent sans vergogne, la chaleur et l’humidité épuisent les hommes et les bêtes. Quant à la compagnie, elle a un traitre dans ses rangs et elle ne le sait pas encore. Alors que la compagnie arrive au hameau de Cameron, l’armée mexicaine attaque. Pris en tenaille, Danjou n’a pas d’autre choix que de se replier dans les ruines de l’hacienda, espérant tenir suffisamment longtemps pour donner l’alerte et empêcher l’attaque du convoi. 3000 hommes les entourent et ils ne sont que 60. Ils n’ont aucune chance de s’en sortir. Le combat de Cameron commence. 

Date de parution : le 26 avril 2023
Auteurs
: Jean-André Yerlès (scénariste),
Marc-Antoine Boidin (illustrateur)
Genre : Aventure, Histoire
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (64 pages)
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IL Y A, très bel album jeunesse (A2MIMO)

IL Y A, très bel album jeunesse (A2MIMO)

Les éditions A2MIMO nous proposent un très bel album jeunesse : IL Y A.
Le jeune lecteur pourra lire les illustrations et inventer sa propre histoire. Car il y a très peu de textes dans cet album. Les illustrations sont superbes, volontairement naïves et surtout très poétiques. Des mots dessinés sur le sable. La beauté de la nature est au cœur de cet album.

Au début de l’album, on découvre deux jeunes garçons qui jouent sur la plage. Et découvre l’univers marin. Ensuite, avec leurs parents, ils découvrent les richesses de la nature. On les imagine frères.

La deuxième partie du livre les dévoile un peu plus vieux. Mais toujours au bord de la mer. Heureux de se retrouver dans un si bel endroit. Un peu nostalgique de leur enfance… Enfin, on imagine !

Le jeune lecteur peut imaginer une tout autre histoire. Juste admirer la beauté des lieux, la richesse de la nature et le bonheur de le partager avec quelqu’un que l’on aime.

IL Y A, Quand le souvenir des moments partagés vibre au présent ! Une très belle balade au bord de la mer !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : Nicolas Pechmezac
Illustrateur : Jennifer Yerkes
Editeur : A2MIMO
Prix : 17 €

L’astronaute, sortie DVD le 20 juin d’un film ultra réaliste sur la quête de l’impossible

L’Astronaute part d’un principe simple: il est impossible d’aller dans l’espace sans le soutien d’un état et de ses structures de recherche. Le réalisateur et acteur Nicolas Giraud n’est pas d’accord, son personnage de Jim Desforges n’en démord pas, il veut aller dans l’espace par ses propres moyens, seulement aidé de quelques autres idéalistes aussi barrés que lui. Le film sent les bouts de ficelle, l’artisanat, sans écran vert ni grosses explosions. Tintin va dans la lune depuis la campagne française, et pourquoi pas? Le choix du pitch est fort en poésie et invoque les rêves d’enfants.

L’ultime frontière

Le personnage de Jim est censé être arrivé 3e sur 4500 lors des sélections de 2009 qui ont vu Thomas Pesquet décrocher le gros lot avec un décollage en 2016 vers l’ISS. Doué mais resté sur le tarmac, il ne s’est jamais résolu à ne pas pouvoir décrocher la lune. Il décide donc de construire sa propre fusée pour décoller jusqu’à la zone basse de l’atmosphère. Ingénieur à l’ESA, il récupère des pièces pour assembler son véhicule spatial, un ami chimiste amateur lui fournit le combustible aussi instable que puissant, sa grand-mère habituée aux lubies de son défunt mari le soutient et le personnage fictif de Alexandre Ribbot (Mathieu Kassovitz, censé être le dernier français à avoir navigué dans le cosmos) lui apporte son expertise. Le projet est interdit par la règlementation mondiale, tout le monde risque la prison mais personne ne se décourage. Le projet est fou mais les plus grands explorateurs ou inventeurs ont du se battre pour réaliser leurs rêves. Les Christophe Colomb, Thomas Edison ou Marie Curie n’ont pas eu la partie facile mais y sont arrivés. Jim veut devenir le premier à rejoindre l’espace en amateur, rêve fou mais pas impossible. Le film recherche l’authenticité maximale avec des données précises liées à l’aéronautique et l’aide de Jean-François Clervoy, véritable astronaute et l’aide d’ArianeGroup. Le prix de cette sincérité a été un risque financier énorme pour un projet qui a monopolisé le réalisateur 5 ans, soit à peine moins que les 8 ans du personnage du film pour achever sa fusée. Le personnage s’entraine dans une piscine, à la dure, enchainé lourdement et jeté au fond de l’eau avec un trousseau de 70 clés, dont trois seulement pouvaient ouvrir les cadenas qui l’emprisonnaient pour un stress crédible et réaliste, comme pour les astronautes en mission. Le film n’est pas dans l’espace, il va dans l’espace, nuance. Mathieu Kassovitz a participé bien volontiers, séduit par le réalisme du film, loin du ton de science-fiction habituel mais basé sur une anticipation déjà d’actualité avec les vols réalisés par SpaceX. Jeremy Renier fait une apparition sympathique en policier borné, alors que la fusée est partie, impuissant et impressionné devant la volonté de fer du personnage de Jim.

L’Astronaute est un film qui interroge sur la force de la volonté pour renverser les barrières et réaliser ses rêves. Sa sortie en DVD le 6 juin sera le moyen de le découvrir ou redécouvrir.

Synopsis: Ingénieur en aéronautique chez ArianeGroup, Jim se consacre depuis des années à un projet secret : construire sa propre fusée et accomplir le premier vol spatial habité en amateur. Mais pour réaliser son rêve, il doit apprendre à le partager…

[BD] Hacendado, l’honneur et le sang : un western coup de poing à la sauce mexicaine (Glénat)

[BD] Hacendado, l’honneur et le sang : un western coup de poing à la sauce mexicaine (Glénat)

Hacendado, l’honneur et le sang, est un western pimenté à la sauce mexicaine, qui sent la poussière et le scalp (avis aux âmes sensibles). Un récit ultra efficace où la poudre à canon et les lames aiguisées sont au moins aussi bavards que les hommes qui les manient. 

L’Hacendado est un noble respecté. Mais son fils Diego va jeter le déshonneur sur la lignée, accusé d’avoir causé un terrible carnage chez une famille amie. Diego clame pourtant son innocence. Mais cela ne lui suffira pas pour échapper à son destin. Avec un scénario de Philippe Thirault particulièrement bien construit, le lecteur remonte le fil de l’histoire de Diego. Sans en dévoiler davantage, le parti pris est plein d’audace et n’épargne pas le lecteur : le rythme est effréné mais les personnages profitent de chaque occasion pour gagner en profondeur. Une très belle construction narrative. D’autant plus que la conclusion ne manque pas de surprise.

Le dessin de Gilles Mezzomo vient quant à lui sublimer le tout avec un trait vif et dynamique, dont l’aspect brut et naturel vient soutenir un univers aride au graphisme 100% western. Un véritable atout qui accompagne la lecture de la plus belle manière.

Bref, voici une nouvelle parution à ne pas manquer dans vos librairies !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Une aventure impitoyable au cœur du désert mexicain.

Mexique, 1863. Sur ces terres arides où la violence et le crime sont le lot quotidien de la population de l’État de Sonora, le descendant d’une ancienne lignée de conquistadors tente de faire perdurer les notions de justice et d’honneur. C’est pour sauver l’honneur bafoué de son nom que Don Armando, riche Hacendado, décide de faire justice lui-même en condamnant son propre fils à une mort lente mais certaine… Plus tôt en ville, le jeune Don Diego aurait été aperçu couteau à la main, laissant la belle Doña Joselita au milieu d’une mare de sang. Convaincu de la culpabilité de ce fils retors au visage d’ange qui ne cesse de clamer son innocence, Don Armando l’emmène dans le sinistre désert de Sonora et l’y abandonne ! Or, dans ces sierras, il faut autant redouter la sauvagerie des bêtes que celle des hommes. Territoire de la bande d’Abraham Hinter, le plus cruel des chasseurs d’Apaches, le désert est un enfer peuplé de tueurs que le dernier sentiment humain a quitté depuis longtemps… Partie à la recherche de Diego, sa mère Doña Maria, qui refuse de croire à l’horreur, va tout faire pour retrouver ce fils, quitte à se perdre. Car hélas, le désert peut nous révéler parfois plus que ce que l’on aimerait savoir…
Ce western brutal et sauvage nous ouvre les portes d’un univers sans concession pour un one shot sombre et noir, qui nous tient en haleine jusqu’au bout grâce au scénario ciselé de Philippe Thirault et au dessin impeccable de Gilles Mezzomo. Un album saisissant. 

Date de parution : le 14 juin 2023
Auteurs
: Philippe Thirault (Scénario) et
Gilles Mezzomo (Dessin, Couleurs)
Genre : Western
Editeur : Glénat
Prix : 18,50 € (88 pages)
Acheter sur : BDFugue

L’école, Cahier d’activités avec autocollants (Usborne)

L’école, Cahier d’activités avec autocollants (Usborne)

Si votre petit de 3 ans va faire sa rentrée en septembre, les éditions Usborne ont pensé à lui avec ce cahier d’activités centré sur : L’école. Avec plus de 180 autocollants.
Le jeune lecteur va découvrir sa future nouvelle vie :

Avant de partir à l’école, on prépare le sac de l’école, avec une boite à gouter. On part à l’école, à pied, ou à vélo, ou en voiture.

Arrivé à l’école, on suspend son manteau et son sac au porte-manteau et on rencontre les autres copains.

A l’école, on fait des arts plastiques, on apprend les couleurs, on découvre l’univers des sciences et on fait des expériences ! On va aussi en récréation pour jouer !

On fait aussi de la gymnastique et de la musique ! Et puis vient le temps des mamans et des papas…

Une journée à L’école, c’est long et c’est trop bien ! Le jeune lecteur va pouvoir animer les pages de ce cahier avec les nombreux autocollants ! A offrir avant la rentrée prochaine !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : juin 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 6,50€

Un beau film fait par et pour les enfants avec La sorcière et le martien, sortie cinéma le 21 juin

Un film avec des enfants sur des enfants, ce n’est jamais anodin. Thomas Bardinet anime depuis 10 ans à Floirac des ateliers dans la banlieue bordelaise. Il a créé avec des jeunes des dizaines de courts métrages surprenants qui ont précédé ce film plus long de presque 1h20. La sorcière et le martien est un film d’atelier entre science-fiction et chronique sentimentale, rempli de sensibilité et de bienveillance.

Une expérience cinématographique

La sorcière et le martien est le résultat de 3 années de travail entre le réalisateur Thomas Bardinet et une quinzaine d’acteurs des ateliers ou professionnels. Le film est une véritable expérience avec une cinquantaine de figurants, une équipe technique réduite et des lieux de tournage répartis sur tout le territoire Girondin entre Floirac, Cenon, Bassens, Lormont, Bordeaux et la dune du pila. Les adolescents et le réalisateur ont préparé minutieusement les scènes du film pour travailler les émotions et préparer cette histoire de rencontre entre 2 solitudes avec des touches de fantastique et de science-fiction. L’importance de l’imaginaire est primordiale pour emporter les adolescents dans ce projet de long métrage. Le film évite les clichés en faisant intervenir des jeunes venus de tous horizons dans un mélange vivifiant d’énergie et de conviction. Même artisanal, le film réussit à faire passer des messages forts grâce à l’art des plus jeunes pour jouer aux acteurs devant la caméra. L’aventure est réussie, les passages étranges et iconoclastes donnent au film une vraie dimension onirique, mélangeant quotidien de jeunes de banlieue et aventures fantastiques.

La sorcière et le martien a été projeté dans plusieurs salles de France avant sa sortie à Paris le 21 juin. Ces projections sont l’occasion pour Thomas Bardinet d’animer des ateliers de bricolage cinématographique dans les communes accueillantes et de proposer leurs résultats en première partie. Des supers initiatives pour initier les plus jeunes au cinéma. 

Synopsis: Myriam, orpheline, apprend qu’elle va changer de famille d’accueil. Elle est souvent moquée pour sa naïveté, mais cette candeur lui permet de voir ce que d’autres ne voient pas : des animaux qui parlent ou même des sorcières bienveillantes qui gardent la forêt surplombant la cité. Elle seule pourrait croire au destin du jeune Bilal qui va rejoindre ses parents scientifiques sur la planète Mars.
Ce premier jour d’été sera pour les deux le dernier qu’ils vivront sur le territoire de leur enfance.

Isabelle Huppert et Fabrice Luchini en vrai dans le film Par cœurs, sortie DVD le 20 juin

Le réalisateur Benoit Jacquot colle aux basques de 2 immenses comédiens pour tenter d’en saisir la singularité de leurs talents respectifs.   Il a eu envie de suivre Isabelle Huppert à Avignon le jour avant une représentation de La Cerisaie dans la Cour d’honneur du Palais des Papes. Le documentaire fait écho au film Par cœur sorti en 1998 avec Fabrice Luchini qui lisait et disait seul sur scène La Fontaine, Céline, Flaubert, etc. Les 2 artistes partagent tour à tour l’écran en toute intimité et dans un réalisme total.

Un film hommage aux comédiens

Benoit Jacquot a tourné 2 jours avec Isabelle Huppert et 1 journée et demie avec Fabrice Luchini, entre la veille et le jour de la représentation. La complicité est palpable entre les comédiens et la caméra, la confiance aussi. Pas d’entourloupe, chacun se livre à la hauteur de ce qu’il veut bien dévoiler, pendant les répétitions, les habillages et les moments off. Le mot interprétation prend tout son sens, ils jouent certainement avec la caméra, choisissant les intonations et les postures, le naturel est dévoilé à hauteur de leurs consentements, prenant même une dimension philosophique passionnante. La scène de raté sur scène avec Isabelle Huppert (elle répète son texte plusieurs fois) a des beaux accents de sincérité, la caméra montre bien son désarroi face à cette situation a priori inédite. La parole des comédiens a des accents d’invraisemblance tant ils paraissent habituellement insubmersibles. Le réalisateur est habitué à ces moments rares, le spectateur moins. La fragilité se mélange à la sincérité face à la caméra de la directrice de la photographie Caroline Champetier, pas de préparations, les situations sont d’une totale improvisation professionnelle, permise par la confiance entre tous les protagonistes. Fabrice Luchini ne peut pas s’empêcher de faire son cinéma, il s’amuse, multiplie les harangues et les diatribes, il faut du Luchini, et c’est savoureux. Quant à la question du trac, ils en livrent des versions incomparables en s’ouvrant encore un peu plus.

Le documentaire montre des comédiens en plein travail, l’esprit à pied d’œuvre pour livrer des prestations à la hauteur de leurs talents. En 1h16, la plongée est fascinante avec une mise en abime dont peu ont conscience. Le documentaire est à découvrir en DVD le 20 juin.

Synopsis: Festival d’Avignon, été 2021.
Une comédienne, un comédien, face à leur rôle, leur texte, juste avant les représentations.
Devant la caméra documentaire de Benoit Jacquot, Isabelle Huppert et Fabrice Luchini au travail.

Ashkal L’enquête de Tunis, un film noir puissant, sortie DVD / Blu-Ray le 20 juin (Jour2Fête)

Ashkal L’enquête de Tunis est le premier long-métrage du réalisateur tunisien Youssef Chebbi. Le tournage a eu lieu dans un quartier de Tunis en cours de reconstruction pour un thriller entre chronique sociale et état des lieux de la société tunisienne. Un couple de policiers mène l’enquête dans une ambiance de film noir avec pour toile de fond plusieurs cas d’immolations à répétition qui révèlent surtout l’aspect politique de l’après Ben Ali, le printemps arabe semble alors bien loin. L’atmosphère est volontairement glauque pour un film mystérieux qui interroge.

L’après printemps arabe

Ashkal l’enquête de Tunis mélange révolution, religion et métaphore enflammée dans un rappel fascinant de l’Histoire tunisienne contemporaine. Le film devient fascinant, se déroulant entre réalité et fiction avec de multiples références cinéphiles que certains reconnaitront sans peine, entre Hitchcock, Antonioni et Kiyoshi Kurosawa. Les travaux des Jardins de Carthage sont un arrière plan fascinant, entre échec révolutionnaire et impasse sociologique. Le rêve d’abroger les inégalités a fait long feu et rien n’a vraiment changé dans la société tunisienne, les mêmes élites corrompues sont aux commandes, bloquant les réformes et les rêves de changement. Le chantier symbolise la société bloquée, personne ne sait comment le chantier évoluera et à quoi il aboutira. Ashkal fait appel à des touches de science-fiction et d’étrange pour un film qui ne laisse pas indifférent. Le cinéma tunisien est peu habitué aux films de genre, s’éloignant de l’approche habituellement très frontale pour faire appel à l’imagination. Tradition et modernité se bousculent pour un résultat troublant. Le film Cure de Kiyoshi Kurosawa a marqué le réalisateur et concourt au mélange entre film policier et fantastique. En arabe, Ashkal est le pluriel de forme et est utilisé pour parler de la forme d’une structure, des motifs d’un vêtement, d’un tapis ou encore de la silhouette de quelqu’un, le mot appartient aussi au vocabulaire de l’architecture. Les fameux Jardins de Carthage concourent à l’impression persistante de science-fiction. Les immeubles sont très droits et très vitrés, loin de l’architecture locale traditionnelle et est destiné à accueillir la haute société et des membres du gouvernement. Les loyers y atteignent des montants exorbitants, et la vie de quartier y est quasi inexistante. La vie se déroule à l’intérieur des appartements ou des villas. Les acteur Mohamed Houcine Grayaa et Fatma Oussaifi forment un duo au centre du film, ils mènent l’enquête non sans difficulté.

Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2022 pour une peinture tristement fidèle de la situation actuelle où plusieurs centaines de cas d’immolation se produisent chaque année en Tunisie. Le nom des victimes n’est plus évoqué, ces actes sont devenus tragiquement habituels, perdant de leur impact et ne permettant plus de reconnaitre le désespoir des membres de la société. La sortie DVD et Blu-Ray du film le 20 juin est une bonne occasion de le redécouvrir ou de le découvrir.

Synopsis: Dans un des bâtiments des Jardins de Carthage, quartier de Tunis créé par l’ancien régime mais dont la construction a été brutalement stoppée au début de la révolution, deux flics, Fatma et Batal, découvrent un corps calciné. Alors que les chantiers reprennent peu à peu, ils commencent à se pencher sur ce cas mystérieux. Quand un incident similaire se produit, l’enquête prend un tour déconcertant.

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