Dimanche 20 novembre, un mois de compétition va s’ouvrir jusqu’à la finale prévue le 18 décembre. Pour la première fois, une coupe du monde ne va pas se dérouler pendant la coupure estivale mais en novembre décembre. La raison est très simple, les températures estivales ne permettent pas de joue au football, donc il fera certes chaud, mais moins chaud. 32 équipes vont jouer les phases de poule, avec le Brésil, l’Argentine et la France tenante du titre comme favoris. Les pronostics étant faits pour être déjoués, il devrait y avoir des surprises, des joueurs sortis du chapeau et des victoires retentissantes.
Quoi attendre de la compétition?
Le brouhaha des pronostics commence à se faire assourdissant. Sur le plan sportif, tout le monde attend beaucoup de Neymar, Messi et Mbappé. Les commentateurs notent la grinta des argentins, la qualité de l’effectif brésilien et la constance du onze français malgré quelques absences regrettables (Kanté et Pogba en premier lieu). Les réseaux sociaux ont beaucoup parlé de l’inanité du choix du Qatar, je ne m’en ferai pas l’écho, je ne parle dans cet article que de sport. J’ai regardé 98% des matches en 2018, je ferai un score moins retentissant en 2022. La France va rencontrer des adversaires prenables au premier tout: Australie le 22 novembre, Danemark le 26 novembre, Tunisie le 20 novembre, matchs rapprochés, d’où l’intérêt de pouvoir compter sur des doublures de qualité. Matches intéressants du premier tour, Espagne–Allemagne le 27 novembre, Pologne–Argentine le 30 novembre et Croatie–Belgique le 1er décembre. Tous les matchs sont planifiés entre 14h et 20h, donc des horaires adaptables en fonction de l’activité professionnelle.
Moi, je vois bien la France arriver en demi-finale, il faudra un peu de chance et beaucoup de talent pour aller plus rien. Les prévisions penchent pour des matchs contre le Brésil en finale, le Portugal en demie, le Sénégal en quarts, pourquoi pas… Pour rappel, l’Argentine sera championne du monde selon EA Sports. A savoir qu’ils avaient prévu la victoire de l’Espagne en 2010, de l’Allemagne en 2014 et de la France en 2018, de quoi faire réfléchir… Allez, bonne coupe du monde à tous!
Par les chemins, un livre de Robert Macfarlane (Les Arènes)
Robert Macfarlane est au auteur anglais, très connu, qui enseigne à Cambridge. A 45 ans, c’est un modèle en littérature avec trois énormes succès : L’Esprit de la montagne, Underland et son dernier : Par les chemins.
Non seulement son style est unique mais ce qu’il nous délivre sur la Nature est éblouissant ! A chaque page de son livre, on fait de merveilleuses découvertes tant sur l’homme et ses capacités inouïes que sur la Nature merveilleuse qu’il rencontre. Nature parfois hostile et dangereuse pour l’homme. Nature qui domine l’homme.
La force de l’homme dans sa marche incessante est une leçon de vie. La marche de Robert Macfarlane est imprégnée d’une force incroyable. Il y a une dizaine d’année, Robert Macfarlane a quitté sa maison de Cambridge et s’est mis à marcher. Durant trois ans.
« Il a sillonné d’anciennes voies romaines, des routes maritimes historiques, des chemins de pèlerinage, des routes fracturées par la guerre, des sentiers escarpés de hautes montagnes. Il a marché, observé et fait parler les paysages, projetant son lecteur dans le temps (du mésolithique à nos jours) et dans l’espace (Cornouailles, Highlands, Palestine, Espagne, Tibet).
En lisant, Par les chemins, le lecteur est comme happé par cette marche hors-norme, comme illuminé ! Un très beau moment de lecture.
Ca bouge pas mal à Paris, un magnifique album pop-up (Casterman)
Quel magnifique album pop-up les éditions Casterman nous proposent : Ca bouge pas mal à Paris.
Les dessins sont joliment dessinés aux couleurs vives. La première page est réservée à la Tour Eiffel. Si grande, si haute, si belle.
Puis c’est au tour de Notre-Dame. Pour arriver ensuite au Louvre avec ses multiples trésors. N’oublions pas Montmartre, tout là-haut. L’Arc de triomphe avec l’avenue des Champs-Elysées… Paris dans toute sa splendeur !
La dernière double-page montre tous les monuments, en relief, au-dessus de la Seine. Une merveille !
Ca bouge pas mal à Paris, est un album qui va donner envie à tous les jeunes lecteurs de découvrir, en vrai, Paris, notre si belle capitale !
Les vins de l’état de New York ont déjà fait l’objet de plusieurs articles sur Publik’Art. Un nouveau webinar s’est déroulé le mardi 15 novembre pour découvrir la qualité des Cabernet franc et des Riesling cultivés près des Finger Lakes. 6 échantillons avaient été dégustés au préalable pour une nouvelle confirmation de la valeur montante des cuvées de la région.
De belles surprises
L’évènement a été l’occasion de découvrir la diversité des vins de la région des Finger Lakes. Le maitre de cérémonie Jamie Goode était entouré de 3 producteurs de la région: Kareem Massoud des Paumanok Vineyards (Long Island), Morten Hallgren des Ravines Wines (Finger Lakes) et Kelby James Russell des Red Newt Cellars (Finger Lakes). Ce premier webinar a permis de s’intéresser aux sols de la région, aux conditions climatiques variées et comment la qualité des sols impactent les décisions des viticulteurs. Echanges intéressants pour se rendre compte de la qualité des vignerons engagés dans une belle aventure. Au préalable, 6 mini-échantillons avaient été adressés pour dégustation, 2 vins des Paumanok Vineyards situés à North Fork of Long Island, un Chenin Blanc 2021 et un Cabernet Franc 2019, tous deux très doux et très agréables. Deux Riesling des Ravines Wine Cellars situés aux Finger Lakes, le Ravines dry riesling White Springs vineyard 2020 et le Ravines Dry Riesling Argetsinger Vineyard 2019, des Riesling équivalents à beaucoup de cuvées européennes en qualité. Enfin 2 échantillons des Red Newt Wine Cellars situés aux Finger Lakes, le Cabernet Franc 2019 et le Dry Riesling 2018. Pas de fautes de gout dans tous ces vins qui rendent bien compte de la profusion des cuvées et de leur qualité.
Publireportage:
Le vin de New York fait référence au vin fabriqué à partir de raisins cultivés dans l’État américain de New York. New York se classe au troisième rang de la production de raisin en volume après la Californie et Washington. 83% de la superficie viticole de New York est constituée de variétés de Vitis labrusca.
La maison Dominique Piron célèbre comme il se doit l’arrivée du Beaujolais nouveau prévue pour le jeudi 17 novembre. 2 cuvées de qualité rendent un parfait hommage à cette appellation trop souvent associée à de la piquette aux arômes de banane. Il existe d’excellents Beaujolais nouveau, la preuve! Le millésime 2022 est riche, rond et fruité sans exubérance. Les vins de cette appellation sont élaborés selon une technique de vinification unique, à la recherche de l’expression, de la rondeur et de la pureté. La macération de quelques jours suffit pour obtenir des vins fruités à souhait!
Maison Piron Beaujolais Villages Nouveau 2022
Le Beaujolais Villages Nouveau 2022 (prix de vente à la cave 10.00 euros TTC) se distingue par sa robe lumineuse, toute en nuances de rubis et de rouge. Les arômes de petits fruits rouges se font sentir rapidement, avec un nez de groseille framboise et mûre fraiche. La bouche est plutôt ronde et riche suite à un été généreux et chaud mais une belle fraicheur en final apparait avec le juteux du fruit. Le vin peut se découvrir à l’apéritif ou avec du saucisson brioché, une Pizza et de la Cervelle de canut.
Maison Piron Beaujolais Nouveau 2022
Le cépage de ce vin est bien évidemment du Gamay noir. Le vin n’a connu aucun élevage, il a été vendangé, vinifié et embouteillé en quelques semaines. A l’œil, la robe est lumineuse toute en nuance de rubis et de rouge. En bouche se dégagent des arômes et des goûts de fruits rouges et d’épices. Le vin proposé au prix de vente à la cave de 8.50 euros peut accompagner du saucisson brioché, une pizza ou de la cervelle de canut.
Publireportage: Représentant de 14 générations de vignerons, Dominique Piron a passé les rênes du domaine familial én 2020 à Julien Revillon, son associé depuis 2013. Ce dernier est désormais à la tête d’une cinquantaine d’hectares répartis entre les vignes en propre et les achats de raisin pour la partie négoce.
La Mouette d’après Anton Tchekhov sous le regard percutant de Cyril Teste, en tournée
La Mouette, classique du répertoire russe, est aujourd’hui revisitée par Cyril Teste et son collectif MxM.
On retrouve ici le dispositif cinématographique cher au fondateur du collectif : les acteurs sur scène et/ou en coulisses sont filmés en plan séquence. La vidéo projetée en direct sur grand écran vient augmenter l’espace imaginaire du plateau et raconter le hors-champ théâtral. Un procédé nullement artificiel mais qui fait partie intégrante de la dramaturgie, cristallisant l’envers du miroir entre espace réel et projection/fiction et son exploration introspective et mémorielle.
Le plateau est ici organisé comme un atelier où se font et se défont les formes artistiques au grès d’une perspective entre champ et hors-champ. Tandis que sur de grandes toiles amovibles, des images filmées en direct par les comédiens sont projetées.
En revisitant le chef-d’œuvre d’Anton Tchekhov, Cyril Teste compose ici une œuvre où se répondent fragments théâtraux et cinématographiques pour une relecture percutante. Associée à des éléments d’une nouvelle de Tchekhov intitulée “Une Banale Histoire”, sa Mouette est une plongée dans l’intime et des âmes torturées.
Celles notamment de Nina, une jeune fille qui rêve d’être actrice mais dont la vocation sera détruite par une trahison amoureuse, ou celles de Constantin, épris de Nina qui en regarde un autre. Constantin est jeune auteur épris d’absolu en quête de reconnaissance et de l’amour d’Irina, sa mère, comédienne célèbre, qui le méprise ouvertement et n’a d’yeux que pour l’écrivain en vogue, Trigorine, son amant. Une relation fils/mère irrésolue qui aurait à voir avec la tragédie d’Œdipe et dont les contours qui irriguent toute l’intrigue sont aux prises avec des destins contrariés et opposés.
Il y a Trigorine qui représente un art conventionnel, souvent auto-satisfait, un art reconnu mais qui manque cruellement de radicalité, de liberté et sans doute de passion, à l’inverse de celui de Constantin qui se cherche, ne connaissant pas les lois, les règles de la scène, du théâtre, de la narration, mais qui veut révolutionner le théâtre, témoigner d’un engagement, au risque d’être ridicule, superficiel et dérisoire dans son art.
Jeux de miroir vertigineux
Une rivalité qui embrasse alors une expérience humaine avec ses non-dits et ses conflits intérieurs, où le spectacle donné par Constantin devant ses proches qui se transforme en un manifeste pour un théâtre avant-gardiste, est fustigé par sa mère. Et si les liens intimes et la condition d’artiste sont mis à mal, l’amour y est aussi contrarié : l’instituteur aime Macha qui aime Konstantin qui aime Nina qui aime Trigorine, lequel fait semblant d’aimer Arkadina.
Entre frustrations et acte manqués, chacun des protagonistes est suspendu à un flot continu d’espoirs et de renoncements alors que gronde au plus profond d’eux-mêmes un désir indicible d’en découdre.
Portée par la traduction enlevée d’Olivier Cadiot, “La Mouette” résonne avec force dans l’ici et maintenant où les protagonistes se confrontent dans un va-et-vient constant à leurs tourments. Dans cette maison, près d’un lac, on entre, on sort, on se croise, on se fuit. Aller-retour permanent des hommes, des femmes, et des sentiments, où tout est passion, tout est théâtre.
A l’abri d’une grammaire sophistiquée entre jeu sur scène et projection vidéo (tournée et diffusée en simultanée sur le plateau, laissant voir également, grâce à la caméra qui se déplace, les coulisses et les hors-champs), le dispositif capte sous différents angles l’intériorité et la confusion des sentiments et articule de concert plusieurs temps : présent représenté, présent filmé, différents temps passés, plusieurs lieux.
Sous l’œil introspectif de la caméra (gros plans, plans large, champ et hors champ), au plus près des corps, des visages, des expressions, des attitudes, s’explorent sans relâche les tréfonds de l’âme où s’annihilent les frontières troubles entre le conscient et l’inconscient, le réel et la fiction.
Servie par une distribution de haut vol où chacun des comédiens dessine sa partition tout en s’accordant dans un élan qui circule entre les êtres et la justesse du geste du metteur en scène/collectif, cette « Mouette » brûle de toute sa dimension symbolique et sacrificielle dont chaque personnage incarne, corps et âme, la blessure. Bravo !
Dates et lieux de la tournée : > 17-18 novembre 2022 Le Vellein, scènes de la CAPI, Villefontaine > 24-25 novembre 2022 Théâtre des Salins, Scène nationale de Martigues > 8-15 décembre 2022 Lieu unique, Centre de culture contemporaine de Nantes en coréalisation avec Le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique > 10-13 janvier 2023 Théâtre National Wallonie-Bruxelles > 18-20 janvier 2023 Théâtre de l’Union CDN Limoges-Limousin > 25-27 janvier 2023 Comédie de Valence, CDN Drôme Ardèche > 8-9 février 2023 Théâtre Liberté, Scène nationale de Toulon > 8-10 mars 2023 MC2: Grenoble > 25 mars 2023 Le Carré, Sainte-Maxime > 30-31 mars 2023 Festival Canal Connect, Teatros del Canal, Madrid > 5-6 avril 2023 Le Trident, Scène nationale de Cherbourg-en-Cotentin > 26 avril-5 mai 2023 Théâtre Vidy – Lausanne
Les sapins de Noël, Mes autocollants brillants (Usborne)
Pour bien préparer Noël, les éditions Usborne nous proposent un cahier d’activités : Les sapins de Noël, Mes autocollants brillants. Plusieurs pages attendent vos décorations : le choix du sapin, les lumières de Noël, le sentier de Noël, patinage nocturne, crée ton propre sapin…
Et à la fin du cahier, plus de 190 autocollants sont à la disposition du jeune lecteur. Il pourra à loisir les changer de place et les réutiliser. Grâce à ces magnifiques autocollants, le cahier ressemblera à plusieurs tableaux de Noël !
Pas très connu dans nos contrées, Maxwell Farrington est originaire d’Australie, plus précisemment de Brisbane. Il a quitté son île en 2013 pour rejoindre d’abord le Royaume-Uni puis la France. Après être passé par Marseille et Toulouse, il a finalement atterri à Saint-Brieuc pour participer à la formation de Dewaere. Le quatuor noise pétri d’influences 90’ a connu un vrai petit succès avec l’apport au chant de la voix chaude et pop de Maxwell. Il revient aujourd’hui avec un album très psychédélique à écouter.
Un album de Noël?
Pour mémoire, Christophe et Maxwell se sont rencontrés lors d’un concert commun à la Boule Noire lors du MaMA Festival 2019. Pendant la balance de son groupe, Maxwell a interprèté a capella une chanson du compositeur américain Burt Bacharach. Ils ont alors tous deux échangé sur Lee Hazlewood, Scott Walker et Frank Sinatra, de quoi rapprocher. Le nom de l’album qui annonce la couleur, faite de rouge et de vert, parfait pour les fêtes de fin d’année. La pochette ne laisse pas indifférent, presque psychédélique. Pour ceux qui ne le savent pas, Yuletide évoque bien les fêtes de fin d’année. Le concept de l’album est très simple, c’est l’évocation d’une soirée de fin décembre, remplie d’évènements inattendus. Maxwell Farrington se transforme en guide pour présenter les traditions de Noël, très présentes dans la culture anglo-saxonne. L’album évoque les traditions, passant pêle-mêle en revue Santa, bonhommes de neige, cadeaux, houx, Auld Lang Syne mais aussi les pommes de terre rôties, les cuisses de jambon, le jus de viande, la dinde, es gâteaux, les biscuits apéritifs. Comme l’artiste est également lui-même chef cuisinier, rien d’étonnant à ça.
L’album plonge l’auditeur dans une soirée de fin décembre inattendue et enthousiasmante. La recette d’album maison a été concoctée par Yann Ollivier, un album à déguster pour les fêtes de fin d’année autour de la cheminée et du sapin.
Ernest et Célestine : Le voyage en Charabïe (Casterman)
Publik’Art suit avec attachement les aventures d’Ernest et Célestine . Après La fête des fleurs, c’est maintenant, Le voyage en Charabïe qui va emporter nos héros loin de leur quotidien !
D’après le film réalisé par Jean-Christophe Roger et Julien Chheng, inspiré de l’œuvre de Gabrielle Vincent et adapté en album par Alexandra Garibal. En fait la Charabïe est le pays d’Ernest, le pays des ours, mais il ne veut pas y retourner. Célestine tombe dans les escaliers avec le super beau violon d’Ernest. Il est tout cassé. Du coup, il faut absolument le faire réparer et seul Octavius peut le faire. Octavius habite en Charabïe. Peu importe, Célestine, elle, va y aller ! Et Ernest finit par la retrouver et la suivre.
Et là-bas, ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Ils hallucinent de tout ce qui se passe depuis le départ d’Ernest. La musique est interdite partout. Sauf la note Do… Mais quelle tristesse et pourquoi une telle situation ? Quelle injustice !
Ernest et Célestine : Le voyage en Charabïe, voilà encore une super histoire, jolie et pleine de bons sentiments. Et tellement joliment illustrée ! Le film sortira, en France, en salle le 14 décembre 2022.
Plein de l’allant de la jeunesse, les Lehmanns Brothers démontrent une fois de plus leurs qualités. L’ EP The Youngling, Vol. 1 en 2021 préfiigurait ce 2e volume à sortir le 18 novembre. 5 titres transforment l’essai avec de titres au groove séduisant. L’opus a été capté en conditions live aux Alhambra Studios. C’est vivifiant, parfait pour bien passer l’automne.
Un album rempli de good vibes
The Youngling est un véritable concept album en 2 volets, un vrai manifeste porté sur le lâcher prise et la découverte de soi même. Les membres ont mis dedans tout ce qui leur tient à coeur pour faire ainsi faire fructifier toutes leurs expériences. De quoi aboutir sur une musique vibrante et pénétrante, reflet fidèle de l’état actuel des choses. Originaires d’Angoulème, la rencontre a lieu en 2012 et c’est dans un petit garage de l’avenue Lehmann que 5 lycéens en option musique se sont lancés. Partageant le même enthousiasme pour le groove et rythmes-afro-américains, ils se sont lancés avec des touches hip-hop, house et nu-soul. Après 3 EP’s, le membres confirment encore que leurs compositions font sens autour du guitariste Alvin Amaïzo, du bassiste Clément Jourdan et du claviériste et chanteur Julien Anglade. The Youngling volume 1 évoquait les thèmes de l’amour perdu, de l’amour fort, les moments de doutes et d’introspection et de la connaissance de ses propres limites. A coup de groove énergique, les notes faisaient vibrer les corps. Le 2ème volume propose maintenant un enregistrement proche de leurs prestation live avec une énergie que les spectateurs du groupe connaissent bien. Si l’enregistrement est studio, un public et une équipe de tournage sont présents et un réalisateur professionnel a immortalisé le moment. Ainsi, le contenu vidéo est de qualité et sa diffusion peut toucher le monde entier. L’Alhambra Studios permet au groupe d’évoluer dans un espace plus que respectable et de partager cette expérience avec des invités musiciens et choristes de talent. D’où ce line-up impressionnant composé de 15 interprètes, rappelant l’époque où le funk, l’afro-beat et la soul déchainaient des foules nombreuses. Avec des lignes de chœurs, des cuivres et des pianos, le résultat est euphorisant, rien de moins.
Cet album est une vraie révélation pour ceux qui ne connaissent pas Lehmanns Brothers. Laissez vous contaminer par cette énergie trépidante pour vous réchauffer en cette saison grisâtre.
Encore une pièce magique pour toute la famille à la Comédie Tour Eiffel. Une salle comble a fait un triomphe au comédien et à la comédienne dans une mise en scène directe et dépouillée de Sophie Hoyer pour une belle histoire d’amour entre une Mademoiselle soleil et un Monsieur Lune qui s’aiment sans hélas pouvoir jamais se rencontrer, tous deux alternent selon les moments de la journée, le soleil veut découvrir le calme de la nuit, la lune veut partager les moments ensoleillés de la journée. Ils se trompent tous les deux, et leurs rencontre va leurs faire réviser leur jugements préconçus Les enfants sont tout ouïe devant la mine d’informations dispensées tout au long du spectacle, de quoi les divertir et les instruire en même temps, une spécialité du lieu. Les parents sont charmés par un spectacle qui participe à l’éducation de leurs plus jeunes, le tout dans une atmosphère de profonde bienveillance. Les comédiens s’adaptent à une audience des plus agitées, joyeuse et bruyante, qui profite de quelques musiques tirées notamment de Casse-noisette ou d’autres oeuvres illustres. Pour un dimanche matin à 11h, c’est un plaisir partagé entre le public et les comédiens, un beau moment familial à découvrir à la Comédie Tour Eiffel!
Synopsis:
MADEMOISELLE SOLEIL ET MONSIEUR LUNE
A partir de 2 ans
Monsieur Lune adore danser, mais la nuit il ne voit pas ses pieds alors il rêve de vivre le jour…
Mademoiselle Soleil aime chanter, mais le jour il y a trop de bruit et elle ne s’entend plus, du coup elle rêve du calme de la nuit…
Lors de leurs brâves rencontres à l’aube et au crépuscule, ils découvrent les différents bonheurs du jour et de la nuit et s’apprécient un peu plus è chaque rendez-vous…
Les plus petits seront captivés par les effets visuels et les musiques de TCHAIKOVSKI, JANACECK, RIMSKI-KORSAKOV et BEETHOVEN. Les plus grands et leurs parents (re)découvriront que nous sommes sur un énorme vaisseau spatial: la Terre!
Gaspard Proust, Jean-Luc Moreau, Brigitte Catillon : une famille en or ! au Théâtre Antoine
Sébastien Thiéry, comédien, est aussi auteur de pièces de théâtre où son écriture portée plutôt vers l’absurde et affranchie de toute morale, cohabite avec la comédie de boulevard, n’hésitant pas à déstabiliser le spectateur.
On se souvient de sa comédie noire et hilarante « L’origine du monde », montée au Théâtre du Rond-Point en 2013, dans une mise en scène de Jean-Michel Ribes, où s’imaginant condamné à mourir, il devait dans un défi aussi improbable que psychanalytique pour éviter la mort annoncée, prendre une photo du sexe de sa mère jouée par Isabelle Sandoyan !
Aujourd’hui, c’est à une crise d’ado attardé (Gaspard Proust) aussi kafkaïenne que loufoque que nous convie Sébastien Thiéry. Face à lui, des parents abasourdis (Jean-Luc Moreau et Brigitte Catillon), déstabilisés dans leur petit confort bourgeois, et qui doivent faire face à l’amnésie aussi brutale que perverse de leur rejeton.
Matthieu, un quadra en couple, paumé et hagard débarque seul chez ses parents à cinq heures du matin. Il est trempé des pieds à la tête, porte un sac à dos rempli de pierres, et a zappé littéralement sa vie d’adulte. Le père et la mère tentent de comprendre ce qui a bien pu lui arriver, mais très vite leurs questionnements se transforment en un règlement de compte familial. Férocement drôle !
La pièce impose dès les premiers instants cette idée farfelue qui voit les repères habituels de la petite famille remis en cause et interroger la relation de couple qui en prend un sacré coup ! ainsi que le binôme parents/enfant où la mère ménage et défend bec et ongles sa progéniture, moins innocente qu’elle en a l’air…
De l’absurde au comique, il n’y a qu’un pas…
L’absurde qui naît du personnage du fils avec sa dimension psychanalytique – d’un comique irrésistible – est un cauchemar parce que les parents ont conscience de vivre une situation surréaliste et inconcevable.
Le texte, bien écrit, se révèle drôle et méchant, corrosif à souhait, et interroge aussi la responsabilité des parents dans l’adulte que l’on devient.
La mise en scène au cordeau de Ladislas Chollat accompagne de concert la situation conflictuelle où la tension va crescendo et dans un suspens savamment orchestré. Le tout à l’abri d’un très beau décor, mobile, qui nous fait passer de l’entrée, à la cuisine et au salon, propice à un déroulé rythmé et fluide de la sournoise intrigue.
Gaspard Proust dans le rôle du fils est d’une justesse parfaite, aussi intriguant qu’inquiétant, il porte toute la rancœur et la violence rentrée de son personnage. Face à lui, Brigitte Catillon est renversante de subtilité et d’incarnation en mère un brin possessive qui prend le parti de son fils et en maîtresse femme d’une lucidité vacharde et sans appel sur sa relation de couple. Quant au père (Jean-Luc Moreau), il est cet homme accablé qui se rebiffe entre l’affrontement de son fils et les certitudes assassines de sa femme. Bravo !
Dates : depuis le 5 novembre 2022 – Lieu : Théâtre Antoine (Paris) Mise en scène : Ladislas Chollat
Proposée au prix caveau de 7,95€ et également présent chez Intermarché, Leclerc et système U Occitanie, cette cuvée exprime toute la typicité du terroir dans un produit 100% vigneron, sans artifices boisés et avec l’accent mis sur les cépages traditionnels du cru et du terroir réputé de Saint Jean de Barrou. Composé de cépages Carignan pour 45%, Grenache pour 30%, et Syrah pour 25%, le vin est un assemblage savant. Le est vin généreux et expressif avec de belles expressions de jeunesse et une texture de velours. La bouche est fringante et le ton est porté généreusement sur le fruit. Les tanins sont doux et patinés. Un plaisir de dégustation.
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Les Vignerons Artisans de Cascastel privilégient un travail personnalisé sur les terroirs, leur mot d’ordre étant : « qualité et respect de l’environnement ». Le vignoble, travaillé en agriculture raisonnée, sous le label « Rêve » (« Respect de l’Être humain, de la Vigne et de l’Environnement ») est réparti dans le massif des Hautes Corbières et le Haut Fitou et composé d’une multitude de petites parcelles gagnées sur la garrigue. Le climat chaud, sec et venté, permet une parfaite maturation des baies pour un état sanitaire idéal.
Notre vignoble est composé d’une multitude de petites parcelles gagnées sur la garrigue. Un climat chaud, sec et venté qui permet une parfaite maturation des baies et un excellent état sanitaire. Notre vignoble est entièrement en agriculture raisonnée sous notre label « REVE » et la vendange se fait uniquement à la main, dans le respect des traditions. Chacune de nos cuvées reflète le terroir sélectionné qui lui donne vie et le savoir-faire séculaire des Maîtres Vignerons de Cascastel. La complète implication de chacun des acteurs de notre cave et la qualité de nos installations techniques nous permettent de proposer une parfaite régularité qualitative pour chacune de nos cuvées. Cette culture de l’Excellence nous amène à réaliser des vins d’auteur, reflets élogieux de l’expression de nos terroirs. Vignerons passionnés héritiers d’une tradition et d’un savoir-faire ancestrale, cette cuvée reflète le terroir de Durban où elle est née au cœur des Hautes Corbières.
Les éditions Nathan nous proposent un livre incroyable : Grande et petites histoires de l’école.
En octobre, sur France 2, vous avez pu voir le documentaire Histoire d’une Nation. Le livre reprend les grandes idées de ce documentaire. On découvre la vraie histoire de l’école depuis sa création jusqu’à nos jours. Et toute son évolution à travers l’Histoire de la France.
Carl Aderhold, écrivain, et Françoise Davisse, réalisatrice et scénariste, sont co-auteurs de la série documentaire Histoires d’une nation, ainsi que du documentaire : Il était une fois l’amour à la française. Ils ont également co-écrit le formidable livre : Histoires d’amour qui a été le coup de cœur de Publik’Art.
Avec le livre, Grande et petites histoires de l’école, les auteurs, à travers de nombreux témoignages de personnes plus ou moins connues, nous font découvrir l’école, au fil des années, sous un angle très original. Nous avons tous des souvenirs d’école, bons ou moins bons. Voire même mauvais. Des personnalités connues dévoilent leur inadaptation à l’école alors qu’ils ont très bien réussi dans la vie. L’école pour tous, est-ce vraiment la réalité ? L’élève est-il vraiment au cœur du système ? La formation des professeurs a-t-elle su évoluer ?
Les différences entre les écoles se sont-elles davantage creusées au fil des années ?
Quand on sait que l’aide aux devoirs des enfants d’éducation prioritaire revient à 18€ par élève alors que pour un étudiant en classe préparatoire, cela revient à 840€ rien que pour les heures de colle ! Liberté, Egalité, Fraternité… On en est loin !
Ecole laïque, école de la République, école de l’égalité, école du mérite ou de l’excellence, où en est l’école en France ?
On lit Grande et petites histoires de l’école comme un roman, passionnant et souvent on hallucine de l’état dans lequel baigne l’école ! On aimerait tellement pouvoir révolutionner le système ! Et ce, depuis des années !
Si vous vous souveniez bien, j’ai déjà évoqué Welan Edvee en juillet 2020 pour son essai 7ème Symphonie. Il est aujourd’hui de retour avec son album Heart, créée avec le cœur d’après ses propres mots, ce qui explique évidemment son nom. Chacune de ses pistes est une ode aux personnes auxquelles Welan Edvee tient particulièrement, d’où un ton très personnel et très intimiste. 7ème symphonie était déjà une entrée en matière séduisante, Heart creuse le sillon d’une musique qui pourrait bien devenir à terme une musique de film, croisons les doigts pour lui!
Une musique très personnelle
Les accords et la notes de Heart se réfèrent à des thématiques très personnelles pour Welan Edvee avec des références à ses proches, sa famille, ses amis. L’inspiration a fait appel à des sentiments profondément enfouis, qu’il a tenté de mettre en musique. Le résultat est revendiqué comme étant très personnel et à fleur de peau, sans perdre de vue la possibilité de se diriger vers la musique de films, séries, documentaires ou publicité. Vitrine d’un savoir-faire aussi bien que manifestation de l’être profond, Heart s’écoute vraiment comme une musique de film, avec ses références, ses instrumentations, en un mot ses ambiances, aussi variées que complémentaires. La musique est une passion dévorante pour l’artiste autant qu’une extension de lui-même, à travers laquelle il peut exprimer ses doutes, peurs, questionnements tout en prenant du plaisir à créer. Compositeur de musique depuis plus de 15 ans et beatmaker depuis 7 ans, Welan Edvee eu la chance d’avoir des parents qui lui ont inculqué l’amour de l’art, notamment pour la musique grâce à son père. Son attrait pour le dessin et la musique ont été un vrai moteur pour son cheminement personnel. Plusieurs années de batterie lui ont permis de découvrir le solfège et la rigueur. Il a également été puiser son inspiration aux sources de grands compositeurs comme James Horner, John Williams, Alexandre Desplat, James Newton Howard et Howard Shore.
L’album Heart est disponible sur Spotify pour une écoute complète, des extraits peuvent également être trouvé sur Youtube. Bonne découverte!
Climats terrestres, Architectes des beautés de la nature (Favre)
Si vous êtes passionnés par la nature, si vous êtes passionnés par les phénomènes naturels, et si vous avez envie de tout comprendre, alors Climats terrestres, Architectes des beautés de la nature est un livre fait pour vous. Un livre splendide, d’une qualité incroyable qui sort aujourd’hui !
Bien sûr, on vole très haut avec Martin Beniston. Il est climatologue, Professeur à l’Université de Genève. Et dirige depuis 2008 l’Institut des sciences de l’environnement dont il est désormais Professeur honoraire après 40 ans de carrière académique.
En écrivant Climats terrestres, Martin Beniston nous livre ses découvertes faites lors de ses nombreux voyages à travers le Monde. Il nous explique, scientifiquement, comment le relief a évolué à cause du climat. Le climat joue sur toutes les formes d’érosion en les contrôlant, que ce soit l’eau, les glaciers, les vents, les vagues…
On découvre à quel point les climats peuvent jouer un véritable rôle au niveau de la création des sites. Les photos de Martin Beniston sont absolument splendides et parlent d’elles-mêmes ! On peut juste tourner les pages de ce très beau livre et en prendre plein les yeux !
Dans un premier temps, l’auteur aborde la complexité des nuages. Sources d’eau, source de vie. Les nuages de beau temps, les nuages lenticulaires, les nuages bas, les nuages de haute altitude, d’orage…
Puis, il abordera les paysages façonnés par l’eau : érosion fluviale, gorges, canyons, défilés, éboulements…
Puis les paysages liés aux réseaux dendritiques, et aux réseaux radiaux. Et les paysages karstiques.
De très belles photos accompagnent à chaque fois les explications de l’auteur. Le lecteur comprend ainsi mieux les transformations de la nature. On découvre les méandres, les deltas, les embouchures…
Mais aussi les glaciers de montagne, les paysages polaires l’hémisphère Nord, et Sud. Les paysages périglaciaires, postglaciaires…
Difficile de raconter ce livre tellement il est complet ! Tellement il est unique et ambitieux !
Climats terrestres, Architectes des beautés de la nature dévoile la complexité de la nature et son extrême beauté ! Notre livre coup de cœur, assurément ! Une très belle idée de cadeau de Noël !
Chamberlain a déjà fait paraitre 2 albums, Gardens (Vol.1) et Gardens II. Artiste multi casquettes aussi bien musicien que producteur et compositeur, Chamberlain tente maintenant une véritable expérience dans le spectacle vivant avec sa création visuelle et sonore Typotypex. Empreinte de poésie avec une référencer explicite à Rimbaud, la création séduit.
Rimbaud invoqué
En plus de poésie, Typotypex s’aventure du côté de la création visuelle et sonore, de l’art graphique, de la typographie, des couleurs, de l’abstraction, de la nature et de la musique cosmique.- Typotypex se veut comme un concert graphique tout public à partir de 7 ans pour embarquer le public dans un voyage poétique et musical. L’inspiration libre au poème Voyelles d’Arthur Rimbaud n’est pas la seule référence. L’artiste a également fureté du côté de Kraftwerk, Steve Reich, Ravel, Ennio Morricone, Brad Mehldau et Aphex Twin. En s’appropriant des textes et des ambiances, il a composé une œuvre plurielle et pourtant très personnelle. La bande originale de Typotypex doit se considérer comme un paysage sonore qui se place en miroir de paysages naturalistes et abstraits. Les fleurs poussent en noir et blanc, la musique enivre, le plateau est envahi par les lettres et inondé d’une musique magnétique, avec les mots du poème. Sur scène apparaissent un piano ouvert, des machines, de l’encre de Chine, des pinceaux. Un écran géant fait défiler des voyelles avec pour chacune une association avec une couleur primaire : A noir, E blanc, …, O bleu. Les notes de musique sont des couleurs.
C’est à une belle expérience cosmique qu’invite Chamberlain, il est temps de s’y intéresser et de prendre sa place pour une des 2 représentations.
Dates de représentation : 29 et 30/11/2023 à la Cartonnerie à Reims
Les plus anciens se souviennent du vibrant album United sorti en 2000 et porté par le single If I Ever Feel Better puis est venu l’album Wolfgang Amadeus Phoenix en 2009 avec le sublime single Lisztomania. Entre pop et rock, Phoenix est de retour avec leur tout nouvel album Alpha Zulu porté par le single du même nom. Entre pop et electro, le morceau est entrainant et annonce un album taillé pour les dance floors. Alors, que nous promet ce nouvel album?
Entre délicatesse et énergie
Si le titre a des sonorités assez digitales, c’est voulu, le clavier et la guitare se mélangent pour un résultat surprenant. Surtout que le chanteur Thomas Mars se laisse aller à des vocaux entre aigus et graves, ça fait frissonner. Le morceau a été composé après un vol turbulent au dessus des montagnes du Belize qui laisse un souvenir particulier aux membres du groupe. Petit avion dénommé Zulu, pilote qui n’arrête pas de répéter en boucle Alpha Zulu, le groupe choisit d’en rire plutôt que d’en pleurer. Le mixage de ce 7e album a été l’oeuvre de Manny Marroquin après la triste disparition du fidèle Philippe Zdar (à l’origine de pas moins de 4 longs formats). Reparti sur la route l’été dernier dans quelques festivals français; Phoenix a confirmé son savoir faire en live. Pour les avoir vu à l’œuvre au Palais des Sports de Paris il y a quelques années, je peux confirmer leur belle énergie. Ils ont raconté dans leur livre Liberté, Egalité, Phoenix ! sorti en 2019 qu’ils forment tous les 4 une famille. Thomas, Christian Mazzalai, Laurent « Branco » Brancowitz et Deck d’Arcy ont commencé leur aventure commune il y a plus de 30 ans, de quoi créer des liens aussi forts que durables. Le livre a été achevé tandis que l’album commençait à être composé, pour un résultat aussi direct que spontané. La pandémie a certes stoppé l’aventure de ce 7e album, mais ce n’était que partie remise. Comme les membres du groupe composent toujours ensemble et pas séparément, la séparation forcée n’a fait que retarder le projet. Pour cela, ils ont investi leur nouvel espace d’enregistrement au sein du Musée qui les a accueilli en résidence. Fermé au public pendant les confinements successifs, le musée a laissé le champ libre pour l’accès à leur studio, avec une traversée à travers les trésors du lieu pour atteindre une aile opposée, tout une émotion. Le résultat est composé pour moitié de premières prises enregistrées, The Only One, avec des percussions, All Eyes on Me au beat techno, l’album multiplie les pistes. My Elixir est une chanson plus distante. Winter Solstice est la chanson la plus mélancolique pour passer de l’obscurité à la lumière.
Le Musée des Arts Décoratifs a ouvert une lucarne au groupe pour un album varié et original, à découvrir au plus vite!
Les éditions Les Arènes et la nouvelle maison d’édition Komon coéditent ce livre-album : Va au Japon.
L’auteur Vahram Muratyan est un auteur reconnu dans le monde entier. Il a écrit Paris vs New York qui a connu un énorme succès. Son style graphique est reconnaissable entre tous : très épuré et aux couleurs très gaies.
On le retrouve pleinement à travers son Va au Japon. Il nous fait voyager à travers ce pays assez magique pour nous occidentaux.
Vahram Muratyan dit du Japon : Le Japon est une sorte de planète aussi désirable qu’incompréhensible, et le laboratoire de notre modernité.
Si vous aimez le Japon, si vous avez envie de le découvrir de façon très originale, alors, lisez Va au Japon. Vous découvrirez un drôle d’itinéraire et des anecdotes rigolotes :
Loin du tord-boyaux servi en France, le saké qu’il soit chaud ou froid, ne me donne pas la gueule de bois.
Pour que le chef vous surprenne vous dites : omakase, servez-moi ce qu’il vous plaira. L’expérience ultime des toilettes se passe de mots superflus.
Se rendre dans un café kitsuné, un matcha latte est plus excitant qu’un expresso bien serré.
A chaque page, une petite citation illustrée merveilleusement comme seul peut le faire Vahram Muratyan !
Chaque double page est reliée à la suivante et nous incite à réellement voyager à travers le Japon, de façon unique et extraordinaire.
Va au Japon, un très beau livre à lire et à offrir ! Une œuvre d’art !
Raoul Pigeon détective SOS tortue disparue, Tome 4 (Casterman)
Le tome 4 de la super série, Raoul Pigeon détective, vient de sortir : SOS tortue disparue.
Raoul pigeon est détective. Et cette fois-ci, il doit résoudre une énigme très complexe : un vol a été commis au Muséum. C’est une momie de ouisti-tigre qui a été volée ! Pétavie, la tortue, veut aider Raoul car en fait, elle en pince pour lui !
Raoul passe la nuit au Muséum pour découvrir le voleur.
Que va faire Pétavie alors que Raoul lui a interdit de rester avec lui ? Raoul va vivre de nombreuses aventures avant de comprendre ce qui lui arrive…
Raoul Pigeon détective SOS tortue disparue, un album plein de surprises, d’humour et de retournements de situations ! A lire dès 7 ans !
Une salle comble a accueilli le comédien et la comédienne pour 45 minutes de spectacle désopilant. L’histoire de Thésée contient tous les ingrédients du bon film d’aventure. Un héros demi-dieu fils d’une mortelle et de Poséidon, une quête au mépris de tous les périls pour sauver Athènes face au péril de la Crète, une lutte contre le dangereux Minotaure au coeur du fameux labyrinthe, l’aide bienvenue d’Ariane la fille de Minos, bref, l’histoire est passionnante et racontée avec talent et humour sur la scène de la Comédie Tour Eiffel. Le spectacle est parfait pour passer un bon moment au coeur d’un automne parisien pluvieux et frisquet. Les parents révisent les classiques, et les plus jeunes sont enchantés par l’art des comédiens! Un spectacle gagnant gagnant! La mise en scène faite de bric et de broc participe à la joie ressentie, les dieux sont avec les comédiens! Surtout qu’ils n’hésitent pas à en rajouter, faisant participer les petits spectateurs à coup de répliques trépidantes. Après Thésée, on peut attendre d’autres histoires inspirées de la mythologie grecques, succès garanti!
Synopsis:
Spectacle à partit de 6 ans
Artistes : Laurène SAVART, Rémi COUTURIER ou Guillaume VILLIERS-MORIAME
Auteur : VINCENT MARGUET
Mise en scène : VINCENT MARGUET
Les histoires de la mythologie jouée pour les enfants de façon ludique et farfelue.
Thésée dans le labyrinthe du Minotaure raconte :
• comment Thésée devient un homme, fait la rencontre de son père et s’élève en héros en sauvant la jeunesse d’Athènes.
• Comment Thésée en est-il arrivé à combattre le Minotaure ?
• Pourquoi ne se perd-il pas dans le labyrinthe aux détours infinis ?
• Ariane est-elle toujours au bout du fil ?
• Pourquoi a-t-il besoin de lunettes rouges ?
• Mangera-t-il sa soupe pour enfin arriver à soulever le rocher ? Des histoires qui racontent la grande Histoire à des petits.
Une filiation en héritage sous le regard enlevé d’Igor Mendjisky
Igor Mendjisky refait le film et revient sur les traces de son père. Entre fiction et réalité, une quête de soi qui passe par le deuil et une incontournable renaissance. Une réussite.
Pour créer cette fiction, le metteur en scène et comédien s’est inspiré librement de son histoire personnelle et de celle de son père, artiste peintre et escroc bonimenteur dont la démesure, la guerre et la résistance ont forgé un art de vivre.
La mort du père fait alors éclater le trouble du mensonge à l’intérieur d’une famille où la cassure ressentie par chacun des enfants à travers l’image de ce père fantasque et flamboyant, se trouve questionner.
Un souffle poétique et baroque
Comment faire avec cet héritage matériel et immatériel ? En trois parties empreintes d’un souffle poétique et baroque indéniable, dans une forme aussi singulière qu’impétueuse orchestrée par Igor Mendjisky, un fils affronte la part d’ombre de cette filiation, là où le lien filial, indépassable, tente de transcender la trahison.
À Moscou, un jeune réalisateur se lance dans le tournage d’un film sur l’existence de son père et se retrouve rattrapé par ses démons. De qui est-il vraiment le fils ? Comment peut-il encore aimer ce père qui l’a trompé ?
Qui était cet homme affabulateur laissant derrière lui des créanciers et la vente de tableaux de maîtres n’ayant jamais existé ? Jeune résistant ayant vu son frère être fusillé, graveur chez Picasso, faussaire sorti de prison, arnaqueur de haut vol, artiste peintre exposant dans le monde entier.
Un rythme captivant
Igor Mendjisky tente de démêler le vrai du faux ou plutôt de comprendre ce qui se joue entre les deux. Entre affrontements qui opposent la fratrie et flashbacks qui touchent au plus profond, la mise en abîme accompagne les fêlures de l’âme. La scène se peuple des images du passé et du père disparu. Et devient ce lieu imaginaire, où l’on peut rejouer sa vie. Rattraper le temps perdu, dévoiler ce qu’on n’a jamais osé dire, et se libérer de cette incompréhension abyssale.
A l’abri d’une mise en scène très vivante avec sur écran des projections vidéos ainsi que quelques intermèdes musicaux, se déploie le puzzle de cette histoire familiale complexe.
Avec des scènes d’anthologie dont le tableau final (à découvrir) et un décor minimaliste qui s’inscrivent parfaitement dans une écriture de plateau, chacun fait entendre ses contradictions, ses doutes et sa quête de vérité.
Et dans cette traversée, les acteurs – emmenés par Igor Mendjisky dans le rôle du fils réalisateur qui se montre à la fois poignant de fébrilité et de fragilité mêlée – sont formidables d’incarnation et d’une juste distanciation : Raphaèle Bouchard, Pierre Hiessler, GuillaumeMarquet, Hortense Monsaingeon, Juliette Poissonnier, Esther Van den Driessche, Jean-Paul Wenzel, YuriyZavalnyouk. Bravo !
Dates : 3 au 19 novembre 2022 – Lieu : Théâtre des Bouffes du Nord (Paris)
En tournée : 26 novembre 2022 au Théâtre de Saint-Maur
11 au 15 janvier 2023 aux Célestins – Théâtre de Lyon Ecriture et mise en scène : Igor Mendjisky
Richard Gotainer a fait son petit effets sur la scène pop française pendant les années 80. Paroles décomplexées, bonne humeur ambiante, il a été un peu oublié mais fait un retour en force. En compagnie du musicien expert Brice Delage, il se met lui-même en scène avec ses textes susurrés et non chantés faute de débit vocal suffisant, mais l’effet s’en trouve augmenté. La salle comble a ressentir une électricité folle à ces chansons prononcées avec le plus docte respect et des significations des plus pertinentes. Paroles délicates et très explicites se déroulent pour le plus grand bonheur d’un public heureux de l’absence de censure inutile de la part de quelques pisse-froids qui revêtent une importance des plus excessives sur la scène médiatique hexagonale. Les références à Gotlieb font plaisir et un Gotlieb heureux de refaire surface produite un effet monstre. Avec la guitare polyphonique de son acolytes, c’est un triomphe des plus mérités. L’auteur de ces lignes attendait Le Youki, il l’a eu, et c’était très bon. L’amusement était la règle, le credo était le lâcher prise, et ça fait du bien. Gotainer a été un OVNI sur la scène musicale française, il l’a prouvé une fois de plus à 74 ans, il manque pour stopper de pérorer sans in sur des sujets qui méritent juste d’être tournés en dérision. Un vrai moment de grâce au Lucernaire, gorgé de nostalgie et de bonne humeur. Les contempteurs n’ont qu’à bien se tenir, l’humour grivois a encore de beaux jours devant lui!
Synopsis:
IL DONNE LA PAROLE À SES TEXTES
Avec ce nouveau spectacle, le chanteur-auteur, « fantaisiste » féru de surprises, propose une formule totalement inédite. Il dit, interprète, revisite une vingtaine de chansons sans les chanter, exaltant ainsi uniquement le rythme poétique originel de leurs textes, l’originalité de leurs thèmes et le charme des mots dont il fait de chacun une friandise. Pas de chansons chantées donc, mais beaucoup de musique quand même, distillée par son seul partenaire sur scène, le multi-talentueux Brice Delage, jeune « guitare héros » virtuose, inventif et drôle, qui illustre, bruite le propos, et s’avère être, en plus, un réjouissant complice de jeu.
Gotainer donne la parole à ses textes : du théâtre musical spectaculaire, innovant et drôle, servi par un duo épatant.
Un seul en scène féminin sur le thème des 10 dernières années de l’illustre auteur Marcel Proust, c’est ambitieux. Et pourtant, Céline Samie déclame son texte avec assurance et pertinence pour rend hommage au créateur de la série d’ouvrages A la recherche du temps perdu. Par ces mots et sa diction, l’auteur semble présent à chaque instant, elle a beau raconter une lente déchéance physique, l’empathie exprimée par le personnage de Céleste envers un des plus grands auteurs de langue française emplit tout l’espace. Anecdotes, sentiments, émotions, tout y passe, et nul besoin d’être un admirateur du créateur de Du côté de chez Swann pour succomber. Les liens étroits qui unissent le grand Marcel et son employée sont des plus sincères et des plus respectueux. Céleste est dévouée, Proust est un gentilhomme, chacun honore l’autre à la mesure de sa qualité d’être humain. Pas de déférence inutile ni de courbettes illusoires, tous deux clients des liens qui ressemblent à de la fraternité humaine. La comédienne fait montre d’une qualité rare au théâtre, celle de la plus parfaite empathie pour les personnages qu’elle interprète à tour de rôles. C’est beau, c’est précis, c’est chaleureux. Le personnage de Céleste touche à la grâce dans une pièce qui fait honneur également au grand écrivain. Généreux, attentionné, il ressort grandi de la pièce. C’est beau. Merci le Lucernaire.
Synopsis:
PROUST VU PAR SA GOUVERNANTE
Céleste Albaret est volontairement restée dans l’ombre de Marcel Proust. Bien que l’ayant servi les 8 dernières années de sa vie, elle a refusé de livrer ses souvenirs jusqu’en 1973. Alors âgée de 82 ans, elle accepte que le journaliste Georges Belmont l’enregistre. Cela donnera 49 heures d’entretien dont ils tireront un livre intitulé Monsieur Proust. Partant de l’ouvrage publié, j’ai choisi les passages non qui raconteraient Proust, mais ceux qui mettent en lumière Céleste par sa relation à Proust. Céleste met systématiquement Proust au centre. Mon choix est de lui donner sa place à elle. Il ne s’agit pas de mettre en scène un énième témoignage pour éclairer Marcel Proust, mais du « premier » pour faire découvrir cette femme merveilleuse dont le sens admirable du récit en fait, encore une fois, un réel personnage de théâtre. (Ivan Morane). Ce spectacle est une sorte de « 2 en 1 » : Proust et Céleste ou Céleste et Proust !
La comédienne Céline Samie interprète tous les personnages qu’elle évoque : Proust, Gide, Gallimard, son mari Odilon et bien sûr elle-même au cours de ces huit années.
Calendrier de l’Avent, Une histoire par jour (Usborne)
Noël approche à grands pas ! Les éditions Usborne nous offre un super Calendrier de l’Avent avec Une histoire par jour.
Il est immense, entièrement cartonné, et absolument magnifique ! D’une qualité incroyable. Il tient debout comme un livre géant ouvert.
Le jeune lecteur aura droit, chaque jour du mois de décembre à un très joli petit album illustré. Les thèmes sont très variés : il trouvera les grands classiques comme : Blanche Neige et les sept nains, Le petit chaperon rouge, Casse-Noisette, Pinocchio, Cendrillon, La princesse au petit pois, Les trois petits cochons… Mais aussi des fables comme La Cigale et la Fourmi. Et bien sûr, des livres sur Noël : La Nativité, C’était la nuit de Noël, Les douze jours de Noël.
Bien sûr, les contes sont très résumés, mais toujours joliment illustrés.
Les adultes apprendront que Blanche-Neige est un conte qui date de plus de 700 ans !
Ces 24 petits livrets constitueront la première bibliothèque de votre enfant !
Calendrier de l’Avent, Une histoire par jour est une belle idée de cadeau à offrir dès maintenant, à votre petit, pour bien préparer Noël !