[Comics] Sleeper, tome 1 : superbe intégrale des maitres du polar (Urban Comics)
Quand l’univers comics compte Ed Brubaker et Sean Phillips dans son actu, cela fait forcément du bruit. Les maîtres du polar US voient l’une de leur première création Sleeper(alors spin-off de WildCats) éditée vingt ans après dans une magnifique intégrale. Le premier tome compte en effet plus de 400 pages. S’ouvrant sur Point Break, sorte de prémices de Sleeper dessiné par Colin Wilson, le scénario explore donc l’univers créée par Jim Lee et Brandon Choi peuplé d’humains augmentés par des technologies high tech et aliens.
Mais ici, c’est bien le polar qui est à l’honneur. D’une ineffable noirceur, le récit est habité par des personnages hautement charismatiques qui font plus que le job. On est happé par l’ambiance implacable dont on a d’abord le plaisir de découvrir le graphisme à travers Colin Wilson que nous ne connaissions pas. Du très grand travail qui colle bien à l’univers de Brubaker. Evidemment on retrouve ensuite la patte de Sean Phillips dans Sleeper, qui permet de voir aussi l’évolution de son style dans le temps.
Tout ce qu’ont pu faire Brubaker et Phillips (Criminal, Reckless, Un été cruel…) est à lire absolument. Et Sleeperne déroge pas à la règle, d’autant qu’on est servi dans une superbe édition. A lire de toute urgence. Culte.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Holden Carver n’a jamais eu de chance. Et cette mission d’infiltration est un caillou supplémentaire dans la chaussure déjà bien usée de l’agent. Sous couverture depuis plusieurs années au coeur de la plus grande organisation mafieuse, Carver a pour mission de faire tomber le génie criminel Tao. Pour garantir une clandestinité totale, John Lynch, son supérieur, est le seul au courant de cette mission. Or, Lynch est actuellement dans le coma, laissant Carver dans le noir, exposé à l’intellect retors de Tao et contraint d’exécuter ses plus basses oeuvres au péril de sa santé mentale…
Date de parution : le 26 août 2022 Auteurs : SCÉNARIO : ED BRUBAKER, DESSIN : SEAN PHILLIPS et COLIN WILSON Genre : polar (DC Black Label)
« Le Sacre du Printemps » en majesté à la Villette
La reprise du « Sacre du Printemps », morceau d’anthologie de Pina Bausch (1975) est toujours un évènement.
Sous la direction artistique de Josephine Ann Endicott, Jorge Puerta Armenta et Clémentine Deluy, danseurs de longue date du Tanztheater Wuppertal, 30 danseurs de 14 pays africains s’approprient magistralement « Le Sacre » légendaire sur la partition de Stravinsky, chef-d’œuvre pionnier de l’histoire musicale.
Champ de bataille
La scène couverte de terre fraîche accueille danseurs et danseuses qui s’opposent en d’âpres combats et s’épuisent jusqu’au sacrifice.
Rituel d’une communauté humaine qui sacrifie l’un des siens, une jeune femme, pour glorifier la divinité du Printemps et dont la symbolique nous renvoie à notre origine et à notre fin.
A l’abri d’une chorégraphie radicale et d’une intensité inouïe, « Le Sacre » se charge de cette danse tellurique qui nous laisse, une fois encore, sans voix. Bravo !
Date : 19 au 30 septembre 2022 – Lieu : La Villette (Paris) Production : Pina Bausch Foundation – Ecole des Sables – Sadler’s Wells
Un bébé chez Monsieur Chien, un album pour tout-petit (Petit Castor)
Un bébé chez Monsieur Chien est un album pour tout-petit, de la Collection Petit Castor. Il est très original car pour une fois, on fait la présentation du nouveau bébé à Monsieur Chien et non l’inverse. Mais Monsieur Chien est fort surpris ! Car ce bébé ne lui ressemble pas du tout ! Il n’a pas l’odeur d’un chien, ses pattes sont toutes différentes, il n’a pas de queue… Par contre, il dort beaucoup comme lui ! Et avec ce bébé, le chien partage tout et fait tout comme lui ! S’il pleure, le chien pleure ! S’il joue, il joue avec lui !
Même si ce n’est pas un chien comme lui, le bébé est devenu son meilleur ami !
Un bébé chez Monsieur Chien, un très joli album aux couleurs très colorées !
[Livre Jeunesse] ça brille ! Le pouvoir extraordinaire des animaux (Milan)
Voici un album documentaire à propos des animaux qui ont la capacité de produire de la lumière : ça brille ! Le pouvoir extraordinaire des animaux vient de paraitre en librairie avec sa jolie couverture texturée.
L’album ne manque pas d’innombrables détails et nous emmène partout à travers la planète, à la découverte de cette faune parfois insoupçonnée. C’est aussi l’occasion de comprendre comment ces animaux peuvent produire leurs propres sources de lumière, avec par exemple la différence entre biofluorescence et bioluminescence. On y trouve largement de quoi combler notre curiosité et faire rêver nos petits !
Les explications sont étoffées et accompagnent des pages entièrement illustrées et très colorées. Le graphisme occupe une grande place et permet d’offrir le voyage escompté au jeune lecteur.
Un bel album à découvrir !
EXTRAIT :
Résumé de l’éditeur :
Un documentaire fascinant sur les animaux qui ont la capacité de briller, étayé de nombreuses données scientifiques. Comment brillent ces animaux ? Pourquoi ? À quel moment de la journée ou de la nuit ? La luminescence, qui semble magique, trouve ici des explications scientifiques.
Une découverte époustouflante du pouvoir extraordinaire d’animaux qui brillent De multiples animaux ont la capacité de briller, que ce soit dans le noir, ou bien sous un rayonnement ultraviolet comme le soleil ou la lune… La thématique, fascinante pour les enfants, est particulièrement bien documentée. La relecture scientifique du livre a été assurée par Cassius V. Stevani, un universitaire brésilien spécialiste du sujet. De plus, des liens forts entre animaux et êtres humains sont mis en avant et donnent envie de préserver cette nature merveilleuse.
Un livre au contenu très riche Ce documentaire présente une grande variété d’animaux dans de nombreux pays : lucioles, vers luisants, grenouilles, tortues, caméléons, à travers le Japon, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis… Le texte est très clair et accessible pour les jeunes lecteurs. Grâce à cet ouvrage joliment illustré, la bioluminescence et la biofluorescence n’auront plus de secrets pour les enfant
Date de parution : le 7 septembre 2022 Auteurs : Zoë Armstrong (scénario) et Anja Susanj (dessin) Genre : documentaire
Editeur: Milan Prix : 14,90 € (40 pages) Age : 6 ans et +
Le Lucernaire propose une adaptation astucieuse et désopilante du conte populaire anglais popularisé par Joseph Jacobs dans son recueil English Fairy Tales en 1890. 2 comédiens suffisent pour faire revivre l’histoire du petit garçon qui doit nourrir sa famille et sauver sa vache. Laurine Mével l’incarne avec une coupe à la garçonne et Alexandre Levasseur multiplie les rôles pour incarner la maman de Jack, l’ogre et le vieux marchand. Les rires fusent, les frissons parcourent l’épiderme des plus jeunes pour un beau moment de théâtre familial.
55 minutes de bonheur
Adapté à la télévision et au cinéma à maintes reprises, le conte Jack et le haricot magique fait partie des références universelles connues par tous les enfants et tous les parents. Les 2 comédiens font revivre la narration du conte avec une bonne dose de talents. Alexandre Levasseur. est au four et au moulin, changeant fréquemment de costumes pour mener le héros Jack de la ferme maternelle au monde céleste jusqu’à l’épilogue merveilleux. La progression se fait naturellement avec un effroi amusant parcourant la salle quand il rencontre l’ogre. L’avertissement initial permet aux parents de serrer contre eux leurs progénitures pour les rassurer. Les 2 compères utilisent des effets minuscules aux effets majuscules pour figurer la ferme, le haricot magique ou le papa ogre dévoreur de jeunes enfants. Et ça fonctionne, les petits sont hypnotisés et les parents sont heureux de partager ce moment de bonheur avec eux. La mise en scène de Sarah Gabrielle donne du rythme et permet aux plus jeunes de conserver toute leur attention du début à la fin.
La pièce est un beau moment de bonheur familial à partager au Lucernaire. A découvrir jusqu’au 15 janvier 2023!
Synopsis: Il était une fois, dans une lointaine campagne anglaise, un garçon, prénommé Jack. L’enfant vivait seul avec sa mère. Son père avait disparu quelques années plus tôt, leur laissant pour seule richesse, une vache. Jack et sa mère ne se nourrissaient que grâce au lait qu’elle leur donnait et aux rares légumes qui poussaient dans leur champ. Mais d’année en année, les récoltes s’appauvrissent, et hélas un jour, la pauvre vache, devenue trop vieille et fatiguée, ne leur fournit plus aucune goutte de lait. En chemin vers le marché pour la vendre, Jack rencontre un drôle de marchand qui l’aborde et lui propose en échange de la vache, une poignée de haricots, prétendant qu’ils sont magiques. De retour chez lui, sa pauvre mère malade le gronde et jette les haricots par la fenêtre. C’est pendant la nuit que la magieopère. Au réveil, que voit Jack ? Et que va-t-il faire ?
[Livre jeunesse] « Mes p’tites questions Vivre ensemble » – Les informations (Milan)
S’adressant aux enfants ayant atteint l’âge de raison, l’album Les informations de la collection Mes p’tites questions Vivre ensemble répond à 16 questions d’enfants avec un objectif : l’éducation à l’information et aux médias : Où on trouve les informations ? Est-ce qu’un journaliste écrit ce qu’il veut ? C’est vrai que les journalistes mènent des enquêtes ? C’est quoi, la liberté de la presse ?…
Des questions sans détour qui permettent de sensibiliser les plus jeunes sur les grandes problématiques qui entourent le métier de journalisme oscillant entre liberté d’expression et difficultés liées aux fake news par exemple.
Voici donc un indispensable qui sera idéal entre les mains de toutes les maitresses pour diffuser des messages particulièrement pédagogiques.
Un excellent documentaire !
EXTRAIT :
Résumé de l’éditeur :
Un livre sur les informations, pour initier les enfants aux médias, au métier de journaliste et pour éveiller leur esprit critique, à l’heure où ils sont submergés de contenus et exposés à la désinformation.
Une découverte de l’information Où on trouve les informations ? Est-ce qu’un journaliste écrit ce qu’il veut ? C’est vrai que les journalistes mènent des enquêtes ? C’est quoi, la liberté de la presse ? À travers cet ouvrage, on apprend ce qu’est une information, où on la trouve, comment travaillent les journalistes, si on peut se fier aux informations présentes sur les réseaux sociaux, ou encore ce qu’est un dessin de presse ou la liberté d’expression. L’enfant découvre aussi la pluralité des supports (presse écrite, radio, télévision, information en ligne, podcasts…).
Éduquer à l’information et aux médias En plus de la Semaine de la presse à l’école, organisée chaque année au niveau national, ce livre sera un support idéal pour aborder l’éducation à l’information et aux médias. Cet ouvrage explique pourquoi il est important de bien s’informer, en quoi la liberté d’expression et la liberté de la presse sont essentielles pour une information libre, ce que sont les fake news et les deepfakes, ou encore les théories du complot. Mieux les connaître, c’est mieux les repérer !
Date de parution : le 7 septembre 2022 Auteurs : Catherine de Coppet (scénario) et Mikael Moune (dessin) Genre : documentaire
Editeur: Milan Prix : 8,90 € (32 pages) Age : 7 ans
Christophe Alévêque est de retour avec son spectacle Vieux Con ? dès le 04 octobre à Paris.
Après le Théâtre du Rond-Point, nous pourrons le retrouver tous les mardis à 21 heures dans la salle mythique du Café de la Gare, pour un rendez-vous hebdomadaire. Avec le spectacle Vieux Con ?, Christophe Alévêque tente d’expliquer le monde à son petit dernier. Un monde pasteurisé et anxiogène où l’on vous sauve la vie en la pourrissant.Avec ses petits poings et le cerveau disponible qui lui reste, il a décidé de lutter contre la mièvrerie, l’hypocrisie et le lissage de la pensée. La tyrannie de la bienveillance n’a pas de limites, lui non plus. Il en a marre et le dit. Il s’en prend à la bien-pensance des Bisounours en place, aux bières sans alcool, aux journées sans tabac et autres charcuteries maigres. Il fonde le club des « Vieux Cons Modernes », en réponse à la dictature molle d’une pensée tiède, et raconte le monde à son jeune fils.
Irrévérencieux, Alévêque l’est sans aucun doute, mais avec talent, panache et goût du risque, lui qui a pour adversaires toutes les formes de superficialité et d’aliénation contemporaines. Humoriste engagé, dégagé, à la marge, clown dérisoire ou missionnaire, Christophe Alévêque défend une liberté d’expression totale et sans entrave, une imagination débridée, sans autocensure, ni censure du tout.
« Vieux con », écrit et interprété par Christophe Alévêque. Mise en scène : Philippe Sohier – Durée : 1h30.
Au Café de la Gare à Paris à partir du 04/10/2022, tous les mardis à 21h. Billetterie.
Café de la Gare 41 rue du Temple 75004 Paris
Pour regarder la bande-annonce du spectacle Vieux Con ?
Le Palais Galliera célèbre Frida Kahlo (6 juillet 1907-13 juillet 1954), l’une des artistes les plus reconnues et influentes du XXe siècle.
Loin des clichés qui entourent sa personnalité, l’exposition Frida Kahlo, au-delà des apparencespropose aux visiteurs d’entrer dans l’intimité de l’artiste, et de comprendre comment elle s’est construite une identité à travers la manière de se présenter et de se représenter.
Pour la première fois en France et en étroite collaboration avec le Museo Frida Kahlo, l’exposition rassemble plus de 200 objets provenant de la Casa Azul, la maison où Frida est née et a grandi : vêtements, correspondances, accessoires, cosmétiques, médicaments, prothèses médicales… Ces effets personnels ont été mis sous scellés au décès de l’artiste, en 1954, par son mari le peintre muraliste mexicain Diego Rivera, et ont été redécouverts cinquante ans plus tard, en 2004. Cette précieuse collection – comprenant des robes traditionnelles Tehuana, des colliers précolombiens que Frida collectionnait, des exemplaires de corsets et de prothèses peints à la main… – est présentée, avec des films et photographies de l’artiste, pour constituer un récit visuel de sa vie hors-normes.
L’apparence de Frida Kahlo constitue un moyen d’exprimer ses préoccupations identitaires et politiques : c’est, en effet, à la suite d’un grave accident, survenu à l’âge de 18 ans, que Frida se consacre à la peinture et adopte le vêtement traditionnel qui lui permet d’affirmer sa mexicanité, mais aussi de composer avec son handicap. Ainsi, l’exposition Frida Kahlo, au-delà des apparencesretrace la manière dont l’artiste a façonné, tel un manifeste, son image nourrie par son héritage culturel et par son expérience du genre et du handicap.
Dans un parcours à la fois biographique et thématique, le Palais Galliera met en lumière le passage de l’artiste à Paris et ses relations avec le groupe des Surréalistes.
La visite se prolonge avec une exposition-capsule, présentée du 15 septembre au 31 décembre 2022, qui aborde l’influence de l’artiste sur la mode contemporaine et la façon dont elle demeure, encore de nos jours, une icône et une source d’inspiration pour les designers, parmi lesquels Alexander McQueen, Jean Paul Gaultier, Karl Lagerfeld pour CHANEL, Riccardo Tisci pour Givenchy, Maria Grazia Chiuri pour Dior ou Rei Kawakubo pour Comme des Garçons.
[Manga] City Hall, un manga frenchy à lire (Ankama)
Et si tout ce qu’on écrivait devenait réalité ? C’est ce qu’a imaginé le créateur de City Hall. L’histoire se passe dans un monde où le papier est banni car il est l’arme la plus puissante du monde, et donc les écrivains sont les personnes ayant le plus grand pouvoir.
Plus ce qu’on écrit est détaillé, mieux il est réalisé, ça peut aller d’une arme, d’un véhicule à un univers parallèle !
Ce manga étant français, on suivra donc les aventures d’écrivains européens connus, notamment Jules Verne et Arthur Conan Doyle, luttant contre un puissant ennemie à l’imagination détaillée extrêmement dangereuse !
Les personnages que l’on rencontre, le scénario et ses rebondissements donnent un air nouveau à ce manga qui ne ressemble pas aux autres.
A lire !
Résumé de l’éditeur :
Imaginez un monde où tout ce que vous écrivez prendrait vie. Imaginez maintenant qu’un individu utilise cette arme avec les plus sombres desseins… A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, les forces de police de City Hall n’ont d’autre choix que de faire appel à deux des plus fines plumes de Londres : Jules Verne et Arthur Conan Doyle !
Date de 1ere parution : le 14 juin 2012 Auteurs : Rémi Guérin (Scénario), Guillaume Lapeyre (Dessin) Genre : shonen
Editeur: Ankama Prix : 7,95 € (176 pages) Acheter sur : BDFugue
[BD] Hurlevent tome 2 : un coup de coeur sous le magma (Delcourt)
Après une entrée en matière particulièrement remarquée avec son premier album La Nuit des chasseurs, le superbe série herioc fantasy Hurlevent revient transformer l’essai de très belle manière avec ce second volet intitulé sobrement Les Enfants du magma.
Avec un scénario signé Fred Duval et Stéphane Créty au dessin (sans oublier Jérôme Maffre aux couleurs), Hurlevent poursuit son aventure en intensifiant le rythme et en proposant un univers riche et inédit qui ne perd à aucun moment son souffle. Le récit est toujours d’une grande maitrise et explore de nouvelles directions qui viennent nourrir l’intrigue avec brio. Le style est sans cesse renouvelé, et les batailles épiques. Les monstres de lave font leur apparition, nos héros vont donc devoir redoubler d’efforts pour les combattre.
Que ce soit pour son superbe dessin ou pour son histoire sans écueils, Hurlevent est l’une des meilleures séries du moment (prévue en trois tomes initialement). A découvrir d’urgence !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Avec Hurlevent, les auteurs abordent l’heroïc fantasy en l’adossant à une esthétique Renaissance puissante pour y situer la plus fantastique épreuve à laquelle une société peut se trouver confrontée… Dans l’Hélios, Alceste de Hurlevent accompagne le Duc de Batz, sa fille et les survivants de leur expédition de chasse dans une course vers la citadelle des Bannis, pour gagner les hautes terres. Les phénomènes issus des éruptions de lave se multiplient et génèrent monstres et guerriers. Les enfants du magma cheminent, à la vitesse d’une coulée de lave vers leur destin vengeur…
Date de parution : le 17 août 2022 Auteurs : Fred Duval (Scénario), Stéphane Créty (Dessin), Jérôme Maffre (couleurs) Genre : BD heroic fantasy
[Livre jeunesse] Mes p’tits pourquoi : Les écrans (Milan)
La guerre des petits pois n’aura pas lieu porte bien son nom : Max et Lulu sont très heureux d’avoir pu récolter une montagne de petits pois. Oui, mais voilà le vilain Stan va tout leur manger dans la nuit. Après avoir mené l’enquête auprès de leurs amis, les deux acolytes sont bien décidés à partir lui faire la guerre. Mais au dernier moment ils feront la rencontre de Dominique, un escargot qui a besoin d’aide…
La guerre peut bien attendre, ils doivent aider leur nouvel ami. Un joli message de tendresse et de bienveillance envers son prochain : faites l’amour, pas la guerre ! Tout cela est agrémenté de dessins tout en simplicité qui dégagent une certaine douceur.
Les enfants pourront dormir l’esprit apaisé, car en effet, La guerre des petits pois n’aura pas lieu et c’est tant mieux pour tout le monde !
EXTRAIT :
Résumé de l’éditeur :
Max et Lulu adorent jardiner. Ils viennent de récolter une montagne de petits pois. Demain, ils iront les vendre au marché et, avec les sous, ils pourront faire un grand voyage. Mais le lendemain, catastrophe, le gros méchant Stan a dévoré tous les petits pois ! Pas question de se laisser écraser par cette brute ! Avec l’aide de leur amie Caroline, Max et Lulu décident de prendre les armes et d’aller donner une bonne leçon à Stan. Mais lorsque leur ami Dominique a besoin d’eux se pose un dilemme : prendre leur revanche sur Stan ou aider leur ami ?
Un album pour apprendre à mieux vivre les petites et grandes injustices Édouard Manceau offre aux enfants une histoire douce, joyeuse et pleine d’empathie, qui ne manquera pas de les faire rire et réfléchir. Ses deux héros apprentis jardiniers vont devoir mettre de côté leur désir de vengeance pour trouver la joie et la paix. Par le biais de cette histoire, l’auteur dispense aux enfants une jolie leçon de sagesse. De quoi leur apprendre à être résilients face aux petites et grandes injustices qu’ils peuvent parfois rencontrer.
« Des dessins simples servent une histoire tout en douceur où la bienveillance et l’amitié viennent à bout de tous les problèmes. Faites des rêves, pas la guerre » Graou magazine
Date de parution : le 7 septembre 2022 Auteurs : Edouard Manceau (scénario et dessin) Genre : bonheur et entraide
Editeur: Milan Prix : 10,90 € (40 pages) Age : 3 ans
Roméo et Juliette sous le regard augmenté de Benjamin Millepied
En collaboration avec le L.A. Dance Project, compagnie qu’il a créée en 2012, Benjamin Millepied revisite le ballet légendaire de Prokofiev, Roméo & Juliette.
Dans cette nouvelle version, le duo est chaque soir interprété par une distribution différente : un homme et une femme, deux hommes, deux femmes. Vendredi soir, les rôles étaient assurés par Daphne Fernberger (Roméo) et Nayomi Van Brunt (Juliette) dont la prestation s’est révélée remarquable de maîtrise, d’aisance et de facilité. Des variations de combinaisons qui s’affirment comme autant de représentation de la passion et de sa brûlure.
Et l’ancien directeur du Ballet de l’Opéra de Paris réussi son pari avec cette relecture du drame de Shakespeare qui se focalise sur une guerre de clans ancrés dans l’aujourd’hui et les soubresauts d’une époque.
Une course effrénée
Ses protagonistes sont donc de jeunes adultes du monde urbain, confrontés à des normes sociales rétrogrades et liberticides. L’intrigue des amants maudits se révèle ici comme une suite de tableaux dont certains sont filmés en direct et projetés sur grand écran, tandis que sur la scène d’un rouge flamboyant, cerclée de faisceaux lumineux, s’orchestre la danse incarnée au premier rang.
La caméra suit aussi les danseurs et danseuses jusque dans les alentours immédiats du théâtre où les scènes de rencontres et de confrontations transitent des coulisses à la salle, du plateau à l’écran, imprimant un rythme et un vécu au plus près du réel et de son emprise.
Pour traduire l’urgence et l’absolutisme des deux amants qui déjouent la rivalité des deux camps, Millepied déploie son vocabulaire inspiré, empreint de fluidité et de sophistication, à l’abri d’une danse aérienne et déliée qui ouvre ou referme l’espace sur fond de passion amoureuse et de course-poursuite.
Une danse virevoltante et sensuelle imprégnée de toute la dimension irréductible et passionnelle inhérente à la dramaturgie, qui voit les corps exacerber l’amour impossible et le désir ardent, la tension et le combat. Où l’intrigue et son emportement tiennent lieu de verbe chorégraphique à la fois ciselé, fiévreux et bondissant.
Les 16 danseurs de la compagnie font magistralement corps avec la musique endiablée aux ruptures de ton, entre âpreté et sensualité, où le final, dans un solo saisissant, parachève son homogénéité, et consacre la mort des deux protagonistes, à jamais réunis pour l’éternité. Bravo !
Dates : du 15 au 25 septembre 2022 – Lieu : La Seine Musicale (Paris) Chorégraphe : Benjamin Millepied
Le chanteur et poète brésilien Chico César offre une fois de plus un bel échantillon de rythmes du monde pleins de fougue et de grâce pour éclairer nos temps obscurs. Profilique et plein de fougue, il sait enchanter à chacun de ses nouveaux albums. L’occasion de le découvrir pour vous si vous ne le connaissez pas encore.
De la musique remplie d’ondes positives
Le dernier album de Chico César date de 2019. Love is a revolutionary act confirmait l’appétit pour cet artiste pour la musique rythmée du soleil. Son déjà 10e album prévu chez nous pour le 23 septembre, ainsi qu’au Brésil et en Uruguay continuera de porter très haut la bannière de l’amour. Le titre éponyme Vestido de amour a été réalisé avec le renfort d’Albin de la Simone et du quartet vocal Aestesis pour mettre en scène une jeune femme pleine de vie entraînant son amoureux dans un monde insouciant et multi-culturel. Le premier disque Aos Vivossorti en 1995 annonçait la couleur d’une lutte constante contre les inégalités avec des engagements forts pour la culture, l’environnement et les minorités opprimées. Chico César aime aussi célèbrer la joie, la diversité et les couleurs du monde dans un bel arc en ciel d’ondes positives. Pour cela, il aime mêler dans sa musique les héritages brésiliens, caribéens et africains. Le nouvel album a été réalisé par Jean Lamoot, collaborateur connu d’Alain Bashung et Salif Keita avec des arrangements de cumbia et forró du Nordeste brésilien, boléro et morna du Cap-Vert, coco du Sertao et rumba zaïroise, rock, reggae, calypso. Tant de styles différents qui s’harmonisent avec bonheur chez Chico César. Il a invité sur son nouvel album Salif Keita et Ray Lema et le percussionniste bahianais Zé Luis Nascimento ainsi que le bassiste camerounais Etienne Mbappé. Né en 1964, le musicien se révèle multiple, grand héraut de l’universalité avec l’utilisation de tous les rythmes du monde. Il est aussi ancien journaliste, auteur de plusieurs recueils de poésie et auteur de textes pleins de sens.
Les 11 chansons de Chico César sont un beau festival de couleurs et de sentiments pleins de joie et de sourires. De quoi donner envie de le découvrir et de l’écouter.
Etienne Mbappé:
Chico César : guitare et voix Zé Luis Nascimento : Percussions, batterie Natalino Neto : basse Jean- Baptiste Soulard : guitare électrique Quatuor vocal Aestesis Albin de la Simone : Keyboards, ciboulette Salif Keita : voix Sekou Kouyaté : Kora Ray Lema : voix piano fender rhodes Etienne Mbappe : Basse
Les Bienheureux, un livre éblouissant de Julien Dufresne-Lamy (Plon)
Publik’Art est un fan incontesté de Julien Dufresne-Lamy. Pourquoi ? Parce que sa plume est légère tout en étant captivante ! Et ses récits sont tous tellement à part… et tous si différents ! A chaque livre, l’auteur donne un peu de lui-même à ses lecteurs. Comme un cadeau.
Avec Les Bienheureux, Julien Dufresne-Lamy aborde un tout autre monde, celui de la différence. Celui de la maladie. La maladie rare. La maladie orpheline. Le syndrome Williams-Beuren.
Pour nous faire découvrir le monde des enfants qui sont atteints de cette maladie, l’auteur nous plonge dans la vie de neuf enfants, de neuf familles. Leur point commun : un des leurs est atteint de cette maladie. Une maladie dont on ne guérit pas. Une maladie qui ne se voit pas toujours mais une maladie qui rend les enfants différents. 300 000 personnes dans le monde sont concernées par cette terrible maladie.
L’auteur nous explique les symptômes nombreux et invalidants de cette maladie mais il nous fait surtout découvrir la vie au quotidien des familles de ces enfants. Sans jamais s’apitoyer, les parents et leurs enfants mènent leur combat, chacun à leur manière, pour tenter d’avoir une vie la plus proche de la normale. Julien a suivi ces familles, ces enfants, durant des semaines, des mois, pour tenter d’en percer leur mystère. Avec toujours beaucoup de justesse, de discrétion et d’humanité. Pour comprendre leur force, leur endurance et leur détermination et surtout leur joie de vivre. Ne jamais baisser les bras et croire en l’avenir. Leur vie est un perpétuel combat qui a du sens à chaque minute ! Des familles tout simplement incroyables.
Les Bienheureux est un livre-témoignage profond d’une vie ordinaire avec des personnes pas du tout ordinaires. Ce sont tous des héros. Des héros au quotidien. Et Julien Dufresne-Lamy leur a consacré un livre, un livre qui parle d’eux, comme des êtres uniques qui ont tant à nous apprendre ! Les Bienheureux, notre coup de cœur de la rentrée ! Bravo Julien, et longue vie aux Bienheureux et à leurs familles !
[Livre jeunesse] Les petits doigts contraires : livre d’éveil en relief surprenant (Milan)
C’est le moment de jouer avec vos petits doigts avec ce très bel album qui propose un instant réellement récréatif et hautement ludique. Les petits doigts contraires, c’est tout un concept : choisir un doigt de la main gauche, un doigt de la main droite et parcourir les pages, que ce soit pour faire la course, se retrouver au coin, monter les montagnes ou parcourir les mers…
Les petits doigts suivent tout un parcours en relief avec un programme chargé, qui évoque les contraires mais pas que. Un album généreux en volume, qui permet d’apprécier le moment plus longuement que d’ordinaire sur ce type de format. C’est très bienvenu !
Graphiquement épuré et très bien pensé, Les petits doigts contraires fait mouche. Une expérience originale et audacieuse !
Résumé de l’éditeur :
Aujourd’hui, tes petits doigts sont sens dessus dessous. Quand l’un fait quelque chose, l’autre s’empresse de faire le contraire. Tout va de travers ! Mais heureusement, même désaccordés, tes petits doigts ont très envie de jouer. Alors choisis un doigt de ta main gauche, choisis un doigt de ta main droite, et emmène-les s’amuser !
Un livre-jeu pour découvrir les contraires L’artiste et psychomotricienne Claire Zucchelli-Romer propose aux tout-petits, dès un an, ce livre animé poétique et éducatif, pour faire leurs premiers pas dans l’apprentissage des contraires. Devant/derrière, ensemble/seul, petit/grand… Toutes les grandes notions contraires sont représentées. Au fil des pages, l’enfant apprend à les appréhender tout en s’amusant !
Un livre d’éveil à la motricité Pour avancer dans l’histoire, le tout-petit est invité à suivre les tracés et les formes simples creusés dans chaque page, en coordonnant ses doigts et en réalisant des mouvements de plus en plus complexes. De quoi développer sa motricité fine et l’aider à mieux se repérer dans l’espace.
Date de parution : le 6 septembre 2022 Auteurs : Claire Zucchelli-Romer (scénario et dessin) Genre : Eveil
Editeur: Milan Prix : 13,90 € (26 pages) Age : 1 an
[Livre jeunesse] Mes p’tits pourquoi : Les écrans, un formidable documentaire (Milan)
Oubliez les discours simplement moralisateurs et manichéens sur Les écrans : place à « Mes p’tits pourquoi » sur le sujet. Un formidable livre documentaire pour les enfants qui crève l’abcès sur le sujet de la meilleures des manières.
Ouvrage hautement pédagogique, élaboré avec les conseils d’un pédiatre, Les écrans sont connus pour leur nocivité qui est désormais de notoriété publique. Mais on en oublie aussi qu’ils peuvent avoir de l’intérêt, à condition de s’en servir à bon escient. Nathan va découvrir tous les pourquoi qui accompagnent le bon usage des nouvelles technologies.
Les enfants comme les parents adoreront suivre ce personnage attachant en suivant les bons conseils qui lui sont prodigués. Un livre qui devrait être lu par les maitresses en classe !
Les écrans est un vrai coup de coeur à lire sans modération par toute la famille.
EXTRAIT :
Résumé de l’éditeur :
Nathan trouve que les écrans, c’est fascinant ! Mais il ne comprend pas toujours pourquoi son temps d’écran est limité…
Comprendre les limites des écrans, mais aussi leurs avantages Ce livre de la collection « Mes p’tits pourquoi », qui met la vie émotionnelle des petits au cœur de ses textes, s’attaque à la question des écrans. On suit le petit héros dans son quotidien : il découvre que les écrans sont partout dans la ville, et qu’ils sont très utiles ! Mais ce que Nathan veut surtout, c’est jouer à la console en rentrant. Il a le droit à un temps d’écran limité, ce qui est parfois source de conflits dans les familles ! Mais ses parents lui expliquent que cette restriction est importante pour bien grandir, notamment pour ses yeux et le bon développement de son cerveau. Les écrans peuvent empêcher les apprentissages de se faire correctement, mais aussi entraver la communication, notamment à table, et le sommeil. On peut aussi y trouver des choses qui ne sont pas adaptées à son âge, et qui peuvent faire peur ou rendre mal à l’aise. Cependant, Nathan découvre que, lorsqu’ils sont utilisés avec modération, les écrans sont super ! Ils permettent de se parler à distance, d’apprendre des choses, de jouer, de regarder des dessins animés avec plaisir, de partager des moments au cinéma…
Un documentaire explicatif et déculpabilisant Ce livre documentaire, grâce au fil narratif, propose une identification au héros, qui permet aux lecteurs d’être confrontés à diverses situations de la vie quotidienne mettant en jeu les écrans. Sans jamais culpabiliser ni les parents ni les enfants, le livre permet de poser les bonnes pratiques liées aux écrans, en ne posant pas d’injonctions : chacun adapte comme il le veut dans sa famille ! Les illustrations colorées et avec une pointe d’humour font passer un bon moment aux petits et aux grands pendant la lecture.
Date de parution : le 7 septembre 2022 Auteurs : Stéphanie Redoulès (scénario) et Thierry Manes (dessin) Genre : documentaire
Editeur: Milan Prix : 7,90 € (32 pages) Age : 4-7 ans
[Livre Jeunesse] Un peu de magie dans l’air, conte poétique de Fabrice Colin et Adrien Mangournet (Gautier-Languereau)
Très bel album qui invite au pays des rêves, Un peu de magie dans l’air est un conte poétique de Fabrice Colin (textes) et Adrien Mangournet (illustrations). L’histoire débute tristement, puisque Petit Pierre se trouve au chevet de sa mère malade, fatiguée et alitée et décide de sortir à la recherche d’un peu de couleurs. Mais la ville et ses habitants étouffent sous un ciel gris presque pesant. Petit Pierre continue son excursion jusqu’à faire une rencontre improbable : un vieux monsieur sans fortune lui ouvre la voie d’un autre monde. Et tout devient couleurs et enchantements.
Les orages ne sont que les bruits des dragons, les collines sont en réalité des ours qui se reposent le ventre à l’air, le ciel est en fait jonché de couleurs où les papillons dessinent de sublimes arcs-en-ciel… Finalement, tout dépend du point de vue !
Entre fable et conte, le texte de Fabrice Colin apparait aussi parfois comme un poème aux allures sophistiquées que les enfants ne comprennent pas toujours malgré la fascination qui opère. Ce sera l’occasion de relire l’album pour ouvrir les perspectives.
Si le verbe est haut, le dessin offre de superbes planches en pleine page qui fourmillent de détails. Très joli.
Un peu de magie dans l’air tient ses promesses en montrant que l’évasion est permise même quand elle n’est pas propice.
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Tout est gris autour de Petit Pierre et sa maman ne sourit plus très souvent. Mais une rencontre peut changer la vie ! Un vieux monsieur farfelu va lui révéler son précieux secret : si l’on sait ouvrir les yeux, on verra toute la beauté du monde et on pourra la partager avec ceux qu’on aime. La vie peut devenir un enchantement, il suffit d’un peu de magie. Un conte puissant écrit par un maître de l’imaginaire, qui célèbre le pouvoir de la rêverie et de l’imagination.
Date de parution : le 7 septembre 2022 Auteurs : Fabrice Colin (scénario) et Adrien Mangournet (dessin) Genre : conte
[BD] Blacking Out, thriller sans fioritures de Chip Mosher et Peter Krause (Delcourt)
Publié initialement en financement participatif, Blacking Out est un récit complet proposé par Chip Mosher au scénario et Peter Krause au dessin. Un album publié aux éditions Delcourt en format BD mais qui aurait très bien trouvé sa place dans leur collection Comics.
L’histoire déroule sa trame de polar noir à l’américaine, où violence et enquête policière se télescopent. Alors que le corps Karen Littleton est retrouvé calciné, un ex-flic un peu paumé est missionné pour remonter le fil de l’enquête en pleine saison des incendies en Californie. Le récit semble d’abord assez classique jusqu’à un dénouement qui vient cueillir le lecteur non sans une once de brutalité. Plutôt efficace !
Le dessin est plutôt sobre, au trait agréable et moderne appuyé par un encrage soutenu et une coloration sombre. Les zones d’ombre sont mises en avant comme une ambiance générale de cette enquête qui piétine.
Bref, Blacking Outfait dans l’efficacité. Rien de dépasse, si ce n’est quelques giclées de sang. Vous serez prévenus !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Dans ce thriller violent, rapide et poisseux, un ex-flic tombé en disgrâce cherche à se racheter en dénouant les fils d’un meurtre resté non résolu, en pleine saison des incendies dans le Sud de la Californie. Tout en luttant contre son alcoolisme, Conrad – ex-flic – ne dispose que d’un seul maigre indice pour élucider la mort de la jeune Karen Littleton dont le corps a été retrouvé calciné dans une petite ville de Californie. Les rebondissements continus de cette affaire changent constamment le point de vue du lecteur, jusqu’à ce que le récit atteigne son apogée avec un final puissant et inattendu.
Date de parution : le 29 juin 2022 Auteurs : Chip Mosher (Scénario), Peter Krause (Dessin) et Giulia Brusco (Couleur) Genre : thriller, polar noir
Les éditions Casterman nous proposent une nouvelle série, tout en couleurs : 109 rue des soupirs. L’auteur, Mr Tan est l’auteur de la série culte, Mortelle Adèle. Cela promet ! 109 rue des soupirs va plaire énormément aux lecteurs ados. Succès garanti !
Le 1er tome, Fantômes à domicile, démarre très fort. Elliot et ses parents déménagent au 109 rue des Soupirs, à Belle-en-joie. Elliot est très souvent seul car ses parents travaillent beaucoup. Très vitre, il se rend compte qu’il n’est pas tout seul dans cette maison bizarre. On dirait même que c’est une maison hantée ! Et pas par un seul fantôme, mais plusieurs ! Tous très originaux et plutôt rigolos ! Du coup Elliot n’est plus jamais seul. Mais ça, ses parents ne le savent pas. Alors, une baby-sitter débarque pour soi-disant s’occuper d’Elliot…
Le 2ème tome, Fantômes sur le grill, nous tient encore en haleine. Elliot vit au milieu de ses fantômes qui sont devenus ses amis et qui veillent sur lui en permanence car décidément, ses parents ne sont jamais là. Mais les rôles vont être renversés, c’est au tour d’Elliot d’aider les fantômes car un inspecteur vient contrôler leur vie de fantômes. Font-ils suffisamment peur ? Sont-ils des bons fantômes ? Elliot va tout faire pour montrer comme il est terrorisé par ses meilleurs amis…
Quant au 3ème tome, Fantômes d’extérieur, le suspense est total. Elliot a disparu. Introuvable au 109 rue des Soupirs. Il faut à tout prix le retrouver ! Mais les fantômes ne sont pas sortis depuis des siècles ! Un parcours de combattant les attend, non sans frayeurs. Parviendront-ils à retrouver Elliot ?
Les parents d’Elliot ne sont jamais là ! Mais dans le tome 4, Fantômes au tableau, ils doivent aller dans la classe d’Elliot présenter leur métier d’avocats. Encore une fois, au dernier moment, ils ne vont pas pouvoir y aller, le travail les appelle. Mais cette fois-ci, les meilleurs amis d’Elliot, les quatre fantômes du 109 rue des soupirs, ne vont pas les laisser partir ! Et les catastrophes vont s’enchainer ! Toutes plus hilarantes les unes que les autres !
Bon, vous l’aurez compris, vous ne vous ennuierez jamais avec la série, 109 rue des soupirsqui vient de sortir ! C’est rythmé, drôle, décapant, surprenant, avec des illustrations super originales, et en même temps plein de vérités ! Une série à suivre, assurément !
La réalisatrice Kateryna Gornostai choisit de dévoiler le quotidien de jeunes adolescents en Ukraine au préoccupations universelles. Image de soi, craintes sur l’avenir, proximité de la guerre, rien n’est laissé de côté. Elle choisit de ne pas raconter cette histoire en se focalisant uniquement sur un seul personnage mais sur quelques individus de la même classe d’âge. 2 amies et un copain sont le centre du film mais ne sont pas les seuls héros. Le film se veut réaliste et fascinant, comme si le spectateur se changeait en petite souris et pouvait découvrir l’intimité des membres d(‘une même classe.
Un film hors des sentiers battus
La recréation d’un univers de vie en établissement scolaire a été organisé grâce à un casting sauvage. Plus de 800 personnes ont postulé et la cinéaste a également fait le tour des écoles de Kiev car elle avait pertinemment qu’une fille timide comme le personnage de Masha n’oserait pas se présenter à un casting. La rencontre de plus de 200 jeunes a abouti au choix de 25 adolescents. Jeunesse en sursis est un film Ukrainien, d’une très grande actualité donc, mais la situation géopolitique en Ukraine a conduite la fin de son exploitation dans son pays d’origine. Pour la France, le film sort le 14 septembre pour une belle découverte. Une fois la fin du casting, la réalisatrice Kateryna Gornostai et les jeunes choisis ont passé le temps nécessaire pour mieux se connaitre avec l’organisation d’ateliers de théâtre. Les rôles ont ainsi pu être distribués et les jeunes ont pris connaissance du scénario. Du fait des caractères de chaque personnage, les acteurs ont pu apporter leur personnalité et leur imagination pour densifier leurs rôles. De fait, le tournage a été assez simple car les jeunes acteurs s’étaient parfaitement imprégné des univers de leurs personnages. Trouver l’école du film a été un autre défi pour Kateryna Gornostai et elle a finalement choisi de combiner plusieurs lieux. Les intérieurs et les extérieurs correspondent ainsi à sa vision d’une histoire d’adolescents à la croisée des chemins, entre familles, amis, expériences et possibilités de futur incertaines.
Jeunesse en sursis est une belle expérience de cinéma avec des jeunes acteurs sincères et impliqués. La découverte de ces personnalités complexes donne au film une dimension d’universalité touchante à découvrir en salles dès le 14 septembre.
Synopsis: Masha effectue sa dernière année de lycée. Elle traîne le plus souvent avec deux amis aussi anti-conformistes qu’elle, et tombe amoureuse d’une manière qui la force à sortir de sa zone de confort. Une histoire universelle sur la jeunesse ukrainienne qui trouve une résonance particulière dans le contexte actuel.
Pas d’artiste unique mis à l’honneur dans cette nouvelle exposition organisée au Musée du Luxembourg, mais un focus sur une période de l’histoire où l’Europe s’intéressait aux cultures du monde. Ce sont pas moins d’une centaine d’œuvres et d’objets qui sont réunis pour se rendre compte de la curiosité des notable européens entre le XVIe et le XVIIIe siècle pour les cultures du monde. Les puissants Princes électeurs de Saxe ont ouvert la mode des cabinets de curiosité pour montrer dans des mêmes lieux des objets qui dénotaient avec les modes européennes d’alors.
Pas une exposition pour Sandrine Rousseau
Comme le signifie le Musée du Luxembourg« Dans la période marquée par la lutte pour le pouvoir impérial entre les Électorats du Saint Empire romain germanique et les cours européennes, cette collection éclatante de richesse montre le pouvoir politique du Prince électeur. » Le cabinet d’art constitué par le prince électeur amasse des objets d’art, des instruments venus d’autres continents, des livres scientifiques, des matériaux naturels comme l’Ivoire et des objets ethnographiques pour montrer la connaissance du monde qu’avait réussi à collecter quelques grands notables de l’Europe d’alors. La Kunstkammer ou cabinet d’art fut la première et plus grande collection d’Europe à se présenter aux yeux émerveillés du grand public. Ce lieu était considéré comme un lieu de savoir et d’éducation qui permettait au tout à chacun d’en savoir plus sur le monde qui l’entoure. L’exposition met l’accent sur la qualité artistique et la provenance des œuvres pour refléter les multiples relations mondiales et les échanges culturels. Ces lieux de culture mettaient à mal la vision eurocentrique que beaucoup de souverains et de scientifiques tentaient de défendre. Les mappemondes d’époque montrent bien que le monde est bien plus grand que l’Europe et qu’il y a beaucoup à découvrir pour se faire une vision juste de la réalité. Des objets historiques sont placés en miroir d’œuvres d’artistes contemporains, pour mettre en perspective ces collections historiques avec les enjeux de notre époque.
Miroir du monde est une belle collection pour s’ouvrir à l’autre et trouver sa vraie place dans un univers bien plus large que soi qui donne envie de se sentir tout petit par rapport à l’immensité et la richesse de l’ailleurs.
Vous vous souvenez certainement de la BD Le Cid en 4e B sortie en 2019 aux mêmes éditions La Boîte à Bulles et chroniquée sur Publik’Art. L’auteur Vérolée est de retour et se concentre cette fois sur les fables de Jean de la Fontaine. Toujours le même langage fleuri des déjeune d’aujourd’hui pour une bon shoot de réalité. Le jeunes de la classe en profitent pour parler d’écologie, de capitalisme et d’homophobie et débattent entre eux. Les réflexions fusent et les propos soulignent les grands problèmes de notre société moderne. L’enfermement sur soi et le poids du regard des autres. Les 15 fables choisies s’intègrent parfaitement entre les murs d’une classe avec le recours récurrent aux inévitables réseaux sociaux. Ou comment rebondir sur une oeuvre universelle de la culture française pour parler des problèmes d’aujourd’hui. C’est main et pertinent.
Synopsis:
Avec Jojo, Gaby et Lola, chaque moment est propice aux réflexions et débats enflammés. Et quoi de mieux que les Fables de La Fontaine pour illustrer leurs propos ?
Écologie, capitalisme, rapports de pouvoir ou encore homophobie : Véropée n’épargne aucun travers ou drame contemporain. À travers une sélection de quinze fables, les animaux et végétaux rejouent leurs histoires en open space, dans les cours d’école ou sur les réseaux sociaux.
Injectant au passage verlan, anglicismes ou autres expressions du temps présent, les trois jeunes filles redonnent aux fables une résonance contemporaine, les éclairant de sens nouveaux… Ainsi, le Corbeau sirote un smoothie et parle de son N+1 au Renard opportuniste ; la Cigale et la Fourmi discutent dans le hall de l’immeuble ; le Chien est vigile devant un supermarché quand il rencontre le Loup tenté de postuler pour ce travail.
Avec : La Cigale et la Fourmi, Le Lièvre et la Tortue, Le Corbeau et le renard, Le Rat de ville et le Rat des champs, Le Loup et l’Agneau, Le Lion et le Rat, La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, Le Chêne et le Roseau, Le Loup et le Chien, Le Renard et la Cigogne, La Poule aux œufs d’or, Le Loup et la Cigogne, Le Lion et le Moucheron, Le Héron, Le Coche et la Mouche.
Les éditions Seghers nous offrent un très beau roman graphique à l’occasion du centenaire de la mort de Proust : Monsieur Proust, Céleste Albaret.
Si les souvenirs de Céleste ont été recueillis par Georges Belmont, les illustrations, sublimes sont de Stéphane Manel. Et l’adaptation, remarquable, est de Corinne Maier.
Quand on commence la lecture de ce roman graphique, on ne peut que le lire d’une traite.
Rien ne prédisposait Céleste de rencontrer un jour Monsieur Proust, et encore moins de devenir une personne indispensable à sa vie au quotidien. Et au bon déroulement de l’écriture de Marcel Proust.
Le mari de Céleste était le chauffeur particulier de Marcel Proust, Odilon Albaret. Céleste avait 22 ans quand elle débarque à Paris, toute jeune mariée. Elle entre au service de Monsieur Proust en commençant par de menus travaux.
Puis, au fil des années, Céleste devint indispensable à Proust. Ce n’était pas un homme facile. Il était de santé fragile et son rythme de vie était calqué sur son écriture. À tout moment il pouvait avoir besoin de Céleste, de jour comme de nuit. Elle lui était indispensable. Il faut croire que durant ces presque dix années, Céleste n’a pas dû beaucoup dormir ! Elle était au service de Proust, sans limite ! Ayant une admiration illimitée pour cet homme exigeant, qui pouvait rester enfermé dans sa chambre plusieurs jours de suite, ne voyant personne… Ou sortir la nuit en rentrant à des heures impossibles.
Elle l’a aidée en prenant des notes sous sa dictée pour son œuvre A la recherche du temps perdu. Pour cela, elle a reçu les insignes de commandeur des Arts et des Lettres.
Céleste n’a pas tenu de journal mais à la mort de Proust, elle publia, en 1973, Monsieur Proust, aidé par Georges Belmont. Livre qui reçut un accueil incroyable ! Comme le lui avait prédit Proust lui-même !
Monsieur Proust, Céleste Albaret, un roman graphique merveilleux ! A découvrir sans plus tarder !
[BD] Jukebox MOTEL tome 2 : la vie d’artiste comme un feu de joie (Grand Angle)
Dyptique célébrant avec panache la vie d’artiste peintre, Jukebox Motel est un petit OVNI dans le monde de la BD, écrit par Tom GRAFFIN et illustré par Marie DUVOISIN. Dans ce second et dernier tome, on retrouve Thomas Shaper qui gère toujours aussi mal sa notoriété en tant que peintre. Régulièrement visité par ses démons, que ce soit ses proches ou le marchand d’art à l’allure d’ogre prêt à dévorer son âme, Thomas Shaper est toujours dans son Jukebox Motel qu’il a bâtit mais qui ne lui appartient finalement pas.
Un hâvre de paix ou un lieu lui-même maudit ? Peut-être que Robert Fury, pseudo de l’artiste, a la réponse. Et il lui faudra plusieurs vies pour la trouver. Voilà un scénario particulièrement original qui captive de bout en bout. Récit à tiroirs sur le sens de la vie, Jukebox MOTEL séduit sans peine grâce à des rebondissements nombreux, servis avec imagination et malice
Tout comme le dessin lumineux de Marie Duvoisin qui propose un univers graphique très joli, avec un sens du détail bienvenu. On se régale au fil des pages.
Jukebox MOTEL est donc à lire en deux tomes, pour tous ceux qui cherchent à donner du sens à leur vie sans y parvenir toujours. Et les autres aussi !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Où les hommes renaissent au monde. Où les femmes reviennent toujours. Où les lumières se voilent. Pour mieux rayonner ensuite.
Thomas Shaper est un jeune peintre dépassé par le succès. Adoubé par Andy Warhol, rebaptisé « Robert Fury » par un marchand d’art cupide, l’artiste a fui New York et laissé derrière lui sa compagne pour s’installer en Californie. Sa rencontre fortuite avec Johnny Cash dans un bar de Los Angeles l’a mis sur la route du Jukebox Motel, vieille bâtisse isolée dans laquelle il tente depuis de trouver la paix. Hélas, les tourments familiaux et la peinture lui collent à la peau. Piégé dans une spirale destructrice, Thomas s’accroche à un fol espoir : que le Jukebox Motel, refuge où il s’est enfermé, donne un sens à sa vie.
Date de parution : le 27 avril 2022 Auteurs : Tom GRAFFIN (Scénario), Marie DUVOISIN (Dessin) Genre : vie d’artiste, fiction
[BD] Movie Ghosts, tome 1 : récit elliptique au coeur de la nuit Hollywoodienne (Grand Angle)
Movie Ghostsest une série pas comme les autres proposée sur un scénario de Stephen DESBERG, illustrée par Attila FUTAKI. Le pitch peut paraitre déroutant : au coeur des nuits Hollydiennes, un certain détective privé du nom de Jerry Fifth erre dans les rues à la recherche d’anciennes stars disparues. Des personnalités qui ont fait la gloire du Sunset Boulevard de la ville de tous les péchés. Et Jerry les trouve. Tout simplement parce qu’il entend leur voix. Un point de départ à partir duquel il va farfouiller pour tenter de répondre à de multiples énigmes ou cold cases.
Si l’idée d’un détective hanté par les fantômes d’anciennes stars séduit, le traitement narratif semble quant à lui alourdi, comme pesant sur un rythme qui s’essouffle dans la nuit. L’histoire ne manque pas d’être étoffée et rend un bel hommage à l’âge d’or d’Hollywood, mais elle nous perd un peu en route.
Quant au dessin d’Attila FUTAKI, il est particulièrement esthétique. Le trait est épuré et adroit, l’ambiance nocturne incroyable. C’est un grand travail.
Movie Ghosts est donc un album en demi-teinte qui séduit sans trouver son rythme.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Jerry Fifth connaît tous les péchés de la Cité des Anges, des prostituées de Sunset Boulevard aux divas de Hollywood, des producteurs sur le retour aux jeunes acteurs sur le chemin de la gloire. On le paie pour trouver des amants, des enfants illégitimes, des assassins, des assassinés. Pourtant, Jerry a un problème. Il entend les voix des fantômes d’étoiles éteintes. Pourquoi a-t-il accès à ces voix, à ces visages en quête de vérités perdues ? Au cœur d’un siècle de cinéma, des salles à deux sous aux machines à rêve des grands studios, Jerry va découvrir les ruines d’une ville dans la ville, des secrets à l’intérieur d’autres secrets.
Date de parution : le 27 avril 2022 Auteurs : Stephen DESBERG (Scénario), Attila FUTAKI (Dessin) Genre : polar mystérieux