S’il est bien un auteur que l’on imagine malmené, trafiqué, librement adapté, c’est bien Molière. Là où les pièces de Racine ou de Corneille ont besoin d’un respect scrupuleux du contexte pour en savourer la pleine exactitude, Molière peut, Molière doit être personnalisé pour garder toute son éternité. Tel est le challenge relevé avec succès par Tigran Mekhitarian qui met en scène cette pièce éternelle au Lucernaire comme auparavant Les Fourberies de Scapin et L’avare. Il ne suffit que de 4 comédiens pour interpréter la multitude de personnages de la pièce. Le rythme est là, les rictus aussi, et puis la musique rap, les changements de texte à la sauce banlieue, Molière serait fier de se voir réinterpréter de la sorte. Car ça fonctionne tellement bien qu’il serait difficile de voir après ça une pièce coller d’un peu trop près au texte/ C’est libre, c’est astucieux et c’est tout à fait dans l’esprit d’un Molière qui en 2022 ne saurait ignorer l’énergie débordante venue des quartiers. Surtout que les déclamations sont belles, le respect au texte est admirable, les comédiens portent ce Dom Juan avec une bonne humeur des plus communicatives. Sganarelle est un valet drolatique, Tigran Mekhitarian est un Dom Juan sardonique et méprisable, les comédiens sont au diapason d’un texte qu’il est bon voir sortir des sentiers battus. La mission est remplie, et de quelle manière. Une pièce à ne manquer sous aucun prétexte!
Synopsis:
UNE ADAPTATION MODERNE ET FAMILIALE
Dom Juan est introuvable. Accusé de fuite et de trahison par la famille de sa promise Dona Elvire, une chasse à l’homme s’engage. Sganarelle, meilleur ami et serviteur de Dom Juan, tente de raisonner ce dernier pendant leur périple pour lui éviter une mort certaine. Dom Juan est déjà à la recherche d’un nouveau cœur à séduire… Dom Juan est la 3ème mise en scène d’un texte de Molière par Tigran Mekhitarian, après Les Fourberies de Scapin et L’Avare. Le texte original, toujours conservé et respecté, est projeté dans un univers au plateau qui l’inscrit dans les codes urbains du rap et du hip-hop. La musique, la danse, les expressions et les styles vestimentaires de notre époque deviennent l’écrin qui sublime le texte. Mais la vraie modernité du travail de Tigran Mekhitarian réside dans sa capacité à traiter la langue de Molière avec la fougue et le flow du phrasé d’aujourd’hui.
L’impro, le rap et l’énergie d’une jeunesse française qui trouve son identité dans des codes urbains, sont au cœur de la mise en scène.
La célébration d’Halloween est pour de nombreuses personnes le moment de jouer à se faire peur, de se déguiser, ou encore de suivre des films d’horreur pour agrémenter leur soirée. Cette dernière activité est l’une des plus belles choses à faire pour se mettre dans l’ambiance d’Halloween. Que ce soit entre amis, en couple, ou seul, ces œuvres cinématographiques vous permettront de fêter comme il faut cet évènement. Toutefois, avec la quantité de films horrifiques qui existe, il est difficile de choisir ceux qui peuvent meubler vos soirées d’Halloween surtout sachant qu’il y en a qui ne sont pas plébiscités par les critiques. Certains même, sinon la majorité, finissent par se ressembler et revisitent sans cesse les mêmes scénarios. Voici pour vous une liste des films, avec des classiques indémodables à absolument suivre pour célébrer Halloween.
Get Out
Sorti en 2017, Get Out est un film d’horreur psychologique réalisé par Jordan Peele. Il s’agit d’un long-métrage effrayant, réfléchi, et drôle qui fait ressortir le problème de racisme qui touche les Américains. L’histoire se concentre sur Chris Washington, un photographe noir qui accepte de passer un weekend dans la famille de sa petite amie « de couleur blanche » Rose pour les rencontrer, mais qui finit par se retrouver pris au piège. Très vite notre jeune photographe est préoccupé par le comportement étrange de ses beaux-parents et l’ambiance lourde au sein de la résidence. S’il a d’abord pensé que cela avait un lien avec sa couleur de peau, il finit par découvrir que ce n’est pas la seule raison et que la vérité est plus bien plus effrayante. Get Out, le thriller qui n’invente pas l’eau chaude réussit néanmoins à vous immerger dans une atmosphère malsaine dont vous souhaiteriez vous échapper. Véritable succès au box-office à sa sortie, cette première production horrifique de Jordan Peele remporte l’Oscar du meilleur scénario original de 2018.
Halloween – La nuit des masques – 1978
Très grand Classique de films d’horreur, Halloween, la nuit des masques est un chef-d’œuvre du célèbre John Carpenter. L’histoire prend place la nuit d’Halloween 1963 où un jeune dénommé Michael Myers entre dans la chambre de sa grande sœur et la poignarde sauvagement. Après cela, il est interné dans un hôpital psychiatrique dans lequel il reste quinze ans avant de s’en échapper. Une fois libre, ce tueur psychopathe retourne sur le lieu du crime le soir d’Halloween. C’est alors que couvert d’un terrifiant masque blanc, il commence à s’en prendre aux adolescents de la ville et y sème la terreur et la mort. Du sang, des frissons, de la terreur, etc., c’est que propose ce film d’épouvante.
Véritable succès, Halloween 1978 a influencé de nombreux autres films d’horreur comme Vendredi 13. Ce long-métrage a aussi inspiré la création de certains produits tels que le jeu vidéo Halloween de 1983 sorti sur Atari 2600, le comics Halloween : 30 years of Terror de 2008, et le jeu de casino Halloween d’EGT. Si vous souhaitez par exemple profiter de ce dernier, vous pouvez le faire sur les meilleurs casinos en ligne. Ces casinos en ligne sont listés ici et vous y trouverez d’intéressantes offres pour jouer gratuitement à la machine à sous Halloween. En outre, cette œuvre cinématographique est le premier opus de la franchise Halloween qui compte actuellement 13 films.
Massacre à la tronçonneuse -1974
Réalisé par Tobe Hooper en 1974, Massacre à la tronçonneuse est vraiment terrifiant et saisissant. Premier épisode de la saga du même nom, ce long-métrage vous plonge dans le terrible, infernal et effroyable voyage d’un groupe de cinq amis à travers le Texas. En effet, durant leur périple pour se rendre sur la tombe du grand-père de l’un d’eux, le minibus de ces jeunes tombe en panne d’essence, ce qui les contraint à demander de l’aide. Malheureusement, ils cognent à la mauvaise porte, celle d’une maison qui semble abandonnée, mais appartient aux Hewitt, une famille cannibale. Ces amis deviennent dès lors la proie de cette famille spéciale au régime alimentaire abominable et inhumain.
À sa sortie, Massacre à tronçonneuse 1974 est présenté comme basé sur des événements réels même si l’intrigue est majoritairement fictive. Son personnage Leatherface, un meurtrier psychopathe, est par exemple inspiré des meurtres du tueur en série Ed Gein, de quoi attirer le public. Ce célèbre assassin de masse a même inspiré d’autres produits en dehors de ce film comme le comics intitulé Ed Gein, autopsie glaçante d’un tueur en série par Harold Schechter et Eric Powell. De plus, de nombreux déguisements d’Halloween prennent leur origine de Leatherface dans ce classique de l’horreur. Quelques-unes des insoutenables scènes de Massacre à la tronçonneuse 1974 ont fait une impression suffisamment forte pour laisser un souvenir indélébile dans la mémoire des spectateurs à travers le monde. Cela a permis que long-métrage soit considéré comme l’un des plus influents et des meilleurs films d’horreur.
The Conjuring – Les Dossiers Warren – 2013
The Conjuring – Les Dossiers Warren est un film d’horreur réalisé par James Wan en 2013. Dans ce classique de type moderne, l’intrigue se concentre sur Ed et Lorraine Warren, un couple de chasseurs de démon ou de parapsychologues qui décident d’aider une famille frappée de terreur par une présence sombre dans leur demeure. En effet, l’homme étant démonologue et la femme un médium, ils s’occupent ensemble des évènements paranormaux. Alors que ces investigateurs du paranormal étaient proche de prendre leur retraite, ils acceptent une affaire qui va se retrouver être la plus difficile et dangereuse de leur carrière. Cela a même failli être la dernière.
The Conjuring – Les Dossiers Warren, raconte l’histoire de la famille Perron qui après avoir emménagé dans leur nouvelle maison se rend compte qu’elle est hantée par l’esprit d’une sorcière qui a chaque 3 h 7 min du matin se manifeste violemment. Ils font donc appel au couple pour se débarrasser de ce mal qui rôde autour d’eux et qui désire s’emparer de leur famille. Vous aurez droit dans ce film à des poupées possédées, des démons, des séances d’exorcisme, et plus encore. Les passionnées du genre auront plaisir à suivre ce classique pendant leur soirée d’Halloween. En outre, il y a deux autres suites (Annabelle 2014 et Le Cas Enfield 2016) de cette saga que vous pourrez regarder si le premier ne vous satisfait pas. D’ailleurs, cela constitue une raison de plus pour mettre The Conjuring – Les Dossiers Warren dans sa liste de films pour célébrer Halloween.
Scream – 1996
Screamest un film d’horreur américain écrit par Kevin Williamson et réalisé par Wes Craven. Sorti en 1996, ce long-métrage est le premier opus de la saga Scream. Il a révisé les codes des œuvres cinématographiques d’horreur et a remis à jour le sous-genre slashers. L’intrigue se focalise sur un mystérieux tueur en série armé d’un couteau et portant un costume de fantôme qui commet des meurtres dans la ville californienne de Woodsboro. Ce psychopathe vise principalement la lycéenne Sidney Prescott et ses proches. Plus tard surnommé Ghostface, ce serial Killer se met à tuer en se basant sur les grands cinémas d’horreur des années précédentes. Il prend surtout plaisir à harceler les adolescents aux téléphones puis à faire des jeux pervers avec eux avant d’en finir. Mais personne ne sait qui se cache derrière le masque du tueur ou encore qui sera la victime suivante.
Scream – 1996 a été réalisé en se basant sur le film Halloween, mais aussi partiellement sur l’affaire du tueur en série de Gainesville. Ce film culte procure des frissons et des émotions dignes d’un véritable chef-d’œuvre horrifique. De plus, le masque de l’assassin de ce long-métrage est souvent utilisé dans les déguisements d’Halloween. Vous verrez même parmi la sélection des tendances 2022 de déguisements d’Halloween, celui de ce psychopathe tueur. Très populaire à cause du personnage Ghostface, la série de films Scream connaît pour le moment 4 suites avec le dernier sorti en janvier 2022. Un sixième opus de cette saga est même en développement et annoncé pour 2023. Si vous êtes fans des déguisements d’Halloween avec le costume de Ghostface ou simplement son masque, alors vous devez mettre Scream 1996 sur votre liste des films à voir pour fêter Halloween.
L’exorciste (The Exorcist) – 1973
L’exorciste est un film d’horreur sorti en 1973 et réalisé par William Friedkin. Ce long-métrage culte est adapté du roman du même nom de William Peter Blatty de 1971. Il est indissociable de la célébration d’Halloween et a sûrement déjà donné des cauchemars à un grand nombre de personnes. Inspiré d’un cas réel d’exorcisme réalisé en 1949, l’exorciste raconte l’histoire de Regan McNeil, une jeune fille possédée par un démon appelé Pazuzu et des pères Lankester Merrin et Damien Karras, tous deux exorcistes qui tentent de la sauver par tous les moyens. En effet, une célèbre actrice du nom de Chris McNeil s’inquiète des bruits très fréquents qu’elle entend dans la chambre de sa fille Regan.
Plus tard, cette dernière qui se plaignait également de ne pas pouvoir dormir à cause des mouvements saccadés de son lit commence par avoir de violentes crises de troubles du comportement. Bouleversé par cela, Chris demande l’assistance des prêtres Karras et Merrin qui vont procéder à un exorcisme. Ce film a engendré des scènes culte et emblématiques qui en ont rapidement fait un classique pour tous les amateurs du genre. C’est d’ailleurs pourquoi il fait partie des films à mettre dans sa liste pour célébrer Halloween. Par ailleurs, cette œuvre cinématographique est le premier volet de la saga « L’exorciste » composée de 3 films et d’un préquel sorti en 2004.
Les Ritals est un ouvrage de François Cavanna où l’auteur raconte son enfance, sa famille et surtout son père. Les mots pleins de force et de sincérité sont repris par Bruno Putzulu dans un spectacle d’une authenticité assez unique. Sur un presque constant d’air d’accordéon, le comédien ne cesse pas d’être parfaitement crédible de bout en bout. Il raconte l’histoire de ces italiens installés en banlieue parisienne, utile pour effectuer des travaux secondaires mais tout d’un coup de trop lorsque le chômage s’installe au début des années 30. Le jeune François est doué, il dévore les livres et son père l’impressionne. Le comédien faire revivre l’histoire jusqu’à faire venir les larmes aux yeux des spectateurs. Il soliloque, il court sur la scène, il interprète la mère et le père, il est totalement plongé dans une belle histoire de nostalgie et de famille. La pièce est un spectacle tout à fait immanquable, touchant, puissant, un immanquable de la saison au Lucernaire qui mériterait une prolongation.
Synopsis:
DRÔLE, CHALEUREUX ET ÉMOUVANT… UN SPECTACLE SALUTAIRE
Les Ritals de François Cavanna ce sont les Italiens venus en France pour travailler entre 1930 et 1940. Fils d’un maçon italien et d’une femme de ménage française, Cavanna se souvient de ses 400 coups avec ses copains à Nogent-sur-Marne, le cinéma, les fugues, les filles, l’amour des livres. Il se souvient de sa mère qui ne montrait pas ses sentiments. De sa petite main d’enfant dans celle de son papa pleine de crevasses et de chatterton. En se souvenant de son enfance, Cavanna nous rappelle la nôtre. Il nous rappelle aussi que « l’étrangé » change souvent de nationalité et que c’est toujours la même histoire. Les Ritals c’est surtout l’hommage d’un fils à son père.
C’est un spectacle qui résonne fortement aujourd’hui.
Aujourd’hui, il s’agit, dans la même collection des éditions Les Arènes, de cet album : Une famille c’est une famille tout simplement.
Au cœur : la famille. A-t-on tous la même famille ? La maitresse pose la question à ses élèves : pourquoi votre famille est-elle unique ? Alors, chaque élève raconte sa propre famille. Des parents qui s’aiment depuis toujours. Une famille nombreuse avec beaucoup d’enfants. Une famille avec deux mamans. Ou deux papas. Ou beaucoup de grands-parents. Une famille de parents divorcés. Une famille recomposée. Une famille d’accueil. Bref, Une famille c’est une famille tout simplement!
Un très chouette album, superbement illustré, avec un beau message de tolérance et d’amour. Peu importe notre famille, elle est toujours unique !
Le Lucernaire laisse la voie libre à Christophe Malavoy pour une adaptation émouvante et puissante de La légende du Saint Buveur d’après Joseph Roth. 2 sièges, des jeux de lumière, les comédien est vraiment tout seul pour porter l’histoire d’Andreas, un sans-abri originaire de Pologne à qui le destin accorde plusieurs félicités, les unes après les autres. Sans raison apparemment, si ce n’est celle de le mettre à l’épreuve pour vérifier la qualité de son âme et de son coeur. Le comédien enchaine les parties de trompettes dans un déroulé rempli de sensibilité, le personnage rivalise d’émotion au fur et à mesure d’un périple qui doit le mener dans une église pour rendre hommage à Saint-Thérèse de Lisieux. Difficile de rester de marbre devant une prestation impeccable et une histoire qui touche au coeur. Cette fable moderne est en tout point touchante et émouvante. Nul besoin d’artifices inutiles pour raconter une histoire à la simplicité sidérante. Christophe Malavoy change de voix pour interpréter les autres protagonistes rencontrés, toujours au summum de sa sincérité.
Synopsis:
UNE FABLE DRÔLE ET BOULEVERSANTE
La légende du saint buveur est un grand texte au même titre que Vingt- quatre heures de la vie d’une femme ou encore Le joueur d’échec de Stefan Zweig. Difficile de rester insensible à la beauté et à l’humanité qui émanent de cette histoire. Andréas, un sans-abri, qui se rêve en homme d’honneur et que la vie a malmené, mais qui s’accroche, croit à son destin, et défend le seul bien qui lui reste, sa dignité. Une adaptation délicieusement fraîche et irrévérencieuse où l’interprétation de Christophe Malavoy, empreinte de sensibilité, de retenue et d’émotions, rend l’histoire de ce saint buveur presque palpable.
L’occasion de découvrir Christophe Malavoy non seulement acteur, mais aussi chanteur et musicien.
Le Chateau de France est un habitué de Publik’Art avec la dégustation du Bec en Sabot 2020 et de cuvées rouges et blanches tout aussi séduisantes. Le rendez-vous a été pris au restaurant Pasco de Guy Martin dans le 7ème arrondissement de Paris (74 boulevard de la Tour Maubourg, 75007 Paris (métro Tour Maubourg)) avec une cuisine traditionnelle bien tournée à des prix abordable. Une bonne adresse pour une dégustation fastueuse.
Des vins blancs et rouges de qualité
Arnaud Thomassin lui-même a accueilli les convives avec son sourire bien-connu pour partager un très bon moment de convivialité. L’occasion d’échanger sur le monde du vin bordelais et de prendre des nouvelles des vendanges les plus récentes qui laissent présager d’un millésime 2022 d’extrême qualité. La quinzaine de journalistes a pu déguster en guise d’apéritif le Chateau Coquillas blanc 2021 – AOP Pessac Léognan (80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix de vente à la cave : 15,50 euros) frais et fruité, avec un nez très harmonieux d’abricot confit, lychee, fruits à chair blanche et miel, une bouche joliment structurée à déguster en apéritif, parfait pour débuter. Puis un deuxième vin blanc, le Château de France blanc 2021 – AOP Pessac Léognan (80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix de vente à la cave : 25,90 euros) à la belle robe dorée, brillante et limpide. Le nez dévoile des arômes de cire d’abeille, miel, pêche et abricot. La bouche est puissante avec un bel équilibre gras/acide, le nez épicé se confirme en bouche avec des arômes poivrés rares pour un vin blanc. Un vin parfait pour accompagner tous poissons grillés, du chèvre sec ou du beaufort. Puis Arnaud Thomassin a présenté quelques vins rouges. Chateau coquillas rouge 2020 – AOP Pessac Léognan (40% Cabernet Sauvignon, 60% Merlot, prix de vente à la cave du 2019: 15,00 euros) un vin à la belle robe grenat chatoyant et aux arômes de cassis, mûres, griottes et Menthol, parfait pour accompagner des viandes grillées ou rôties. Puis le Château de France rouge 2020 – AOP Pessac Léognan (51% Merlot, 49% Cabernet Sauvignon, prix de vente à la cave : 25,90 euros) à la robe rubis profond et au nez intense de fruits rouges (cassis, myrtilles, cerises) et de pain d’épices. En bouche, le vin parait épicé et réglissé avec des tanins élégants et mûrs, des arômes boisés très fins et une note fumée en finale. Ce vin de grande garde est à déguster sur toutes viandes grillées ou rôties. Enfin le Bec en Sabot 2020 – AOP Pessac Léognan (60% Merlot, 40% Cabernet Sauvignon, prix de vente à la cave: 11,50 euros) à la belle robe rubis chatoyant et au nez de groseilles, airelles, tabac, clous de girofle et framboises.
Un repas à la hauteur de l’évènement
Après cette belle entrée en matière accompagnée de verrines choux fleur quinoa et de feuilletés délicieusement craquants, est venu le moment tant attendu du repas avec son lot de très belles surprises. En entrée, un carpaccio de saint Jacques et cèpes avec de l’huile de noisettes s’est harmonieusement marié avec un Château de France blanc 2020 – AOP Pessac Léognan (80% Sauvignon, 20% sémillon, prix de vente à la cave: 25,90 euros) à la bouche puissante avec un bel équilibre gras/acide. Un accord parfait. Puis est arrivé un filet de boeuf saignant à souhait accompagné de carottes confites, de navets glacés, un jus au porto et foie gras. Rien de mieux qu’un Château de France rouge 2018 – A0P Pessac Léognan pour l’accompagner (44% Cabernet Sauvignon, 56% Merlot, prix de vente à la cave : 25,90 euros). Le vin arbore une belle robe rubis profond avec un nez intense de fruits rouges (cassis, myrtilles, cerises) et de pain d’épices. En bouche, le vin est épicé et réglissé avec des tanins élégants et mûrs, des arômes boisés très fins et une note fumée en finale, sans oublier une très belle longueur. Ce vin de grande garde est à déguster sur toutes viandes grillées ou rôties, poire au vin et aux épices. Le vin rouge étendard du Château de France. Le repas s’est accompagné d’un fondant au chocolat guanaja avec sa joconde au praliné et sa tuile cacao, parfait pour sublimer 2 vins plus du tout disponibles à la vente. D’abord le Château de France 2015 – AOP Pessac Léognan (40% Cabernet Sauvignon, 60% Merlot) surprenant de puissance et de suavité, et surtout le Château de France 2010 – AOP Pessac Léognan (60% Cabernet Sauvignon, 40% Merlot) excellent comme un grand vin de garde longtemps gardé sait l’être.
Un repas de très grande qualité a permis de faire ressortir la spécificité de chaque appellation pour un excellent moment de gastronomie conviviale. De quoi donner envie de découvrir le Château de France et ses cuvées toujours aussi surprenantes.
Synopsis:
La famille Thomassin fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le Châteaude France, qui avait été repris en 1971 par Bernard THOMASSIN, est conseillé depuis 1996 par Michel ROLLAND, et Arnaud THOMASSIN en assure la direction. Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge, et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Un domaine qui dispose d’un terroir original : le sol ferbos typique de cette région des Graves et – plus confidentiel – une parcelle bien-nommée « Coquillat » qui est truffée de fossiles remontant à 19 millions d’années !
Baiju Bhatt n’est pas un nouveau venu, il a sorti son dernier opus il y a 4 ans, Eastern Sonata. Compositeur et violoniste, le musicien suisse aime à mélanger jazz et musique du monde pour invoquer des sonorités venues des 4 coins du monde. Il revient avec son groupe Red Sun pour démontrer une fois de plus tout son talent avec son 3e album People of Tomorrow.
Une musique ensoleillée et chatoyante
Prévu pour le 28 oçtobre, People of Tomorrow propose un vrai voyage entre est et ouest, orient et occident. Les influences sont diverses, jazz, rock, musique indienne, c’est une véritable odyssée musicale qui se lance dans une exploitation sonore ébouriffante. D’ailleurs, un concert est prévu à Paris au PanPiper le 28 novembre prochain. Baiju Bhatt a découvert le violon à l’âge de 6 ans avant de mener à bien 20 ans d’études de musique classique au Conservatoire de Lausanne. Sa passion pour le jazz et les musiques du monde lui ont permis d’obtenir un prix d’excellence pour son Master Jazz à la Haute École de Musique de Lausanne en 2014. Suite à ses brillantes études, il s’est établi à Paris pour puiser aux 2 sources de sa Romandie natale et de la capitale du swing manouche. Il a ensuite tourné depuis dans le monde entier avec déjà son projet musical Red Sun. Il a côtoyé les frères tunisiens virtuoses Amine & Hamza Mraihi – The Band Beyond Borders dans un contexte de jazz manouche ou en temps qu’artiste invité. Baiju Bhatt a également enseigné au Conservatoire de Lausanne où il dirige notamment l’ensemble à succès des Ministrings, ainsi que la Compagnie Albertine (CH). Il est également formateur spécialisé dans l’improvisation et le jazz dans des cadres très variés (Schweizerischer Jugendmusikwettbewerb, Académie Tibor Varga, Under The Tuscan Sun, École de Musique de Lausanne, …). Il a aussi fondé en 2018 le Creative Strings Workshop – Europe avec le violoniste américain Christian Howes et le Festival du même nom. Ce rassemblement international s’organise autour de l’improvisation pour instrumentistes à cordes, dont il assure actuellement la direction artistique.
Les 15 titres de l’album enivrent par la virtuosité des musiciens. Du premier titre Namaste jusqu’au dernier, le dépaysement est de mise avec une fusion entre jazz-rock et musique indienne. Inner Nomad, Belly Of The Whale ou March Of The Endline sont de beaux spécimens d’une musique inédite et vraiment dépaysante.
Effie, # QuiNousProtège, un thriller de Livia Nattygan (Anne Carrière)
Livia Nattygan nous livre son premier roman : Effie, # Qui nous protège. Un thriller haletant !
Effie est une jeune femme, capitaine de police. Il se passe quelque chose chez elle qu’on n’arrive pas vraiment à déceler. Elle reste très discrète et porte un secret concernant son père. Tout au long du livre, on sent cette souffrance qui n’est jamais vraiment expliquée. Son métier a une connotation très particulière et on sent Effie, investie d’une mission. Quand elle est confrontée aux frères Yanka, sa vie bascule. Ces jumeaux vengent les femmes abusées, battues ou violées. Un des jumeaux est en prison alors que son frère organise leur vengeance. Terrible vengeance sur les hommes qui ont fait du mal à certaines femmes, y compris des prostituées. Anton filme même ses crimes et les poste en live. # QuiNousProtège a un succès fou ! Mais jusqu’où ira Anton ? Effie le pourchasse et essaie de comprendre le processus des jumeaux criminels. Ils veulent venger, lutter, et protéger les femmes. Mais est-ce possible de se faire justice soi-même ?
Effie, # QuiNousProtègenous embarque dans une histoire qui pourrait être tout à fait réelle. Et qui met au centre les femmes et leur protection. Un bon thriller !
Publik’Art aime beaucoup l’appellation BreiZ’île, jeu concours, saveur passion, les bonnes nouvelles affluent. Aujourd’hui, c’est un rhum vieux de Guadeloupe, une création propice à l’automne et aux longues soirées d’hiver. Vieilli en fûts de chêne, ce rhum vieux de Guadeloupe se distingue par son mariage parfait avec le miel de Bourdaine et ses arômes de sous-bois, une alliance délicatement équilibrée que BreiZ’île met en valeur pour le plus grand bonheur des fins gourmets.
BreiZ’île au top de la saison
Les produits BreiZ’île sont à découvrir chez les meilleurs cavistes et dans les meilleures épiceries fines, comme ce rhum arrangé Miel. C’est une très belle association de deux grands crus pour une nouveauté dans la gamme Breiz’île Collection. Le rhum vieux de Guadeloupe, vieilli en fûts de chêne, apporte une belle richesse aromatique à ce rhum arrangé artisanal. Son attaque puissante en bouche laisse une belle rondeur finale subtilement épicée. Le miel de Bourdaine, récolté dans le Sud-Ouest de la France, est un miel de grande qualité relativement rare. Avec de fins arômes de sous-bois et une note balsamique aromatisée, il apporte douceur et fruité à ce punch au rhum vieux – Miel de Bourdaine Affinée avec une gousse de vanille de Madagascar, cette création originale Breiz’île révèle d’intenses notes boisées, florales et fruitées alliées a la présence à la fois fine et puissante de la vanille. Une recette de rhum arrangé forte en caractère et riche en saveurs qui invite les amateurs de rhum vieux des Antilles à découvrir les douceurs du Sud-Ouest. Un grand cru classé Breiz’île Collection à déguster entre amis au coin d’un feu… Très apprécié, mais produit en quantité limitée, le miel de bourdaine exhale des effluves délicates et son goût se révèle fruité, balsamique et très légèrement aromatisé. Pour rappel, le Rhum arrangé a reçu une Médaille d’or au salon de l’agriculture à Paris en 2016.
Un rhum à découvrir chez BreiZ’île, une très belle dégustation à planifier rapidement!
Méduse est un film hypnotique avec ces 2 très belles soeurs interprétées par les très talentueuses Roxane Mesquida et Anamaria Vartolomei. Romane s’occupe de sa soeur Clémence hémiplégique et muette depuis un grave accident. Agent immobilier, elle se dévoue mais craint que Clémence n’accapare son nouveau crash amoureux car le beau Guillaume, pompier de son état, se met en tête de guérir Clémence, passant plus de temps que nécessaire avec elle, d’où la jalousie épidermique de Romane. Le trio amoureux est fascinant et le film gagne une belle densité.
Méduse et l’antiquité
Le film commence dans un silence qui questionne. Romane repasse, Clémence est sur un canapé, aucun mot n’est échangé. Le spectateur comprend très vite que la grande soeur s’occupe de sa cadette clouée dans le silence et aux possibilités limitées de mouvement. Le quotidien passe avec les soins apportées par Romane à Clémence, entre séances d’entrainement (au Volley?) et travail d’agent immobilier. Elles s’aiment en silence d’un amour fraternel, Romane ne compte pas son temps dans cette sublime maison héritée d’une grand-mère placée en maison de retraite. Et puis Guillaume arrive et le fragile équilibre est rompu. Romane est folle d’amour, Guillaume s’attache à Clémence et s’occupe d’elle, déclenchant l’ire d’une Romane délaissée. L’intrigue n’a que peu d’importance, l’essentiel tient dans ces regards et ces silences, car Clémence va mieux, elle rit beaucoup avec Guillaume, et si l’attachement devait se transformer en amour? Romane essaye de ne pas succomber à la jalousie mais la crise couve… Le film mène en bateau le spectateur, Clémence se laisse couver par Guillaume et son silence laisse imaginer au spectateur ses sentiments jamais dévoilé. Et si Romane avait raison? Le film réussit à captiver avec une belle intensité entre les différents personnages.
Méduse sort en octobre et c’est une très belle surprise à découvrir en salles.
Synopsis: Romane habite avec sa sœur Clémence restée hémiplégique et privée de la parole des suites d’un accident. Le quotidien de Romane est rythmé par son travail à l’extérieur et l’attention quasi permanente que demande Clémence à la maison. Un soir, Romane rentre tard en compagnie de Guillaume dont elle tombe rapidement amoureuse. Celui-ci se sent alors investi d’une mission : redonner corps et vie à Clémence.
Corba, La guerre de l’eau, super série des éditions Les Arènes
La guerre de l’eau est le troisième tome de cette super série, Corba, que nous propose les éditions Les Arènes.
Cette saga a déjà conquis des milliers de lecteurs. Il faut dire que durant les 368 pages, on ne s’ennuie pas une seconde ! Le suspense est bien là ! On passe d’aventures en aventures et toutes plus passionnantes les unes que les autres.
Tout est angoissant et nos amis, Aden, Isla, Jeanne, Jacob, Mardi Pesco, sans oublier la Licorne, forment une sacrée bande ! La solidarité va les sauver de bien de situations catastrophiques ! Il faut parfois avoir le cœur bien accroché et croire en la magie !
Tous les ingrédients sont là pour plaire aux lecteurs ! Le rythme est fou, on passe d’une aventure à une autre en se demandant si on est encore vivant ! Comme nos héros ! Vont-ils s’en sortir alors que tout laisse à croire que cette fois-ci, c’est la fin…
On reste dans un bon esprit, un peu de sorcellerie, de magie et tous solidaires, respectant la nature et l’écologie.
« On vit pour quelque chose, mais on meurt toujours pour rien. « p.336 Corba, La guerre de l’eau est l’avant-dernier volet de la tétralogie de Rémi Faure. On attend donc la suite avec impatience !
La réalisatrice Patricia Mazuy se raconte dans un livre d’entretiens passionnant avec Séverine Rocaboy et Quentin Mével, introduit par un texte de Gabriela Trujillo. Même sans avoir vu ses films Peaux de vaches, Saint-Cyr ou Paul Sanchez est revenu!, elle créée une vraie connexion avec le lecteur au fil de ses rencontres, de ses travaux et de ses descriptions techniques. Elle a abandonné HEC pour suivre son instinct, partir à Los Angeles, rencontrer Agnès Varda et se lancer dans une carrière inconnue mais qu’elle a porté à force de passion et de persévérance. L’ouvrage égrène des noms connus, Martin Karmitz, Sandrine Bonnaire, Laurent Lafitte, Isabelle Huppert, pour découvrir une cinéaste sûre de sa destinée et de ses intentions. Pas forcément la plus connue, mais une belle rencontre de cinéma qui donne envie de découvrir ses films! Playlist Society n’a pas choisi une réalisatrice super connue pour donner la parole à une faiseuse de films, une accoucheuse de concepts, avec toujours cette idée de déraillement de la vie, qui sort des voies pour mener à une autre destination, bien moins planifiée qu’espéré initialement. Une pépite de cinéma à découvrir!
Synopsis:
Patricia Mazuy est une cinéaste singulière dans le paysage cinématographique français. Après un parcours atypique, qui l’amène à devenir monteuse pour Agnès Varda, elle s’impose sur les écrans en 1989 avec Peaux de vaches, western rural, centré sur les motifs de la bascule et du déraillement.
Mélangeant les genres avec finesse, ses films, comme Saint-Cyr (2000) et Paul Sanchez est revenu! (2018), offrent des personnages passionnés, ancrés dans un territoire, une classe sociale ou des paysages. Sauvages par nature, ils échappent aux conventions et suivent des trajectoires d’émancipation, tels des animaux cherchant à se libérer du joug de l’homme. Composé d’un essai introductif et d’un entretien, Patricia Mazuy, l’échappée sauvage vous emmène sur les pas d’une réalisatrice qui traverse son époque au galop.
Gabriela Trujillo est l’autrice de l’essai Marco Ferreri, le cinéma ne sert à rien(Éditions Capricci, 2021) et du roman L’Invention de Louvette (Verticales, 2021). Elle dirige actuellement la Cinémathèque de Grenoble.
Séverine Rocaboy est directrice du cinéma Les Toiles à Saint-Gratien, et une des autrices de Frederick Wiseman, à l’écoute (Playlist Society, 2017).
Quentin Mével est délégué général de l’Acrif et auteur de plusieurs livres d’entretiens avec des cinéastes. En 2017, il a coréalisé, avec André S. Labarthe, Mathieu Amalric, l’Art et la Matière.
Franck Chavy est un habitué de Publik’Art, avec des Morgons souvent sans sulfites. C’est aujourd’hui le tour de son Morgon Sans Sulfite Ajouté 2021 au prix de vente à la cave de 16,00 euros et du Morgon Les Granites Roses 2020. De très belles découvertes à ne pas manquer.
Du Morgon en majesté
Ce Morgon Sans Sulfite Ajouté 2021 est composé unique de cépage Gamay. A l’œil, sa robe rubis saute aux yeux. Le nez est complexe, fruité raisin-cerise noire, floral sureau, épices douces réglisse vanille. La bouche est souple, ronde, fondue, finement épicée avec des tanins présents mais veloutés jusque dans la jolie longueur. Le vin se déguste idéalement avec du jambon grillé, un couscous, une pièce de bœuf, du faisan rôti, du canard sauce orange pain d’épices, épaule d’agneau aux herbes. Avec un prix de vente en ligne de 16,00 euros, c’est un immanquable à ne pas manquer.
Autre vin rouge à découvrir, le Morgon Les Granites Roses 2020 lui aussi composé de cépage Gamay. A l’œil, sa robe rubis a des reflets pourpres. Le nez est floral rose, fruits noirs cassis, clou de girofle. La bouche est ample et fruitée, avec une jolie structure, fraîche et longue. Le vin se déguste idéalement avec un carpaccio, une tarte tomates-chèvre, une côte de bœuf, du poulet au curry, un tournedos Rossini, un pavé de bœuf au foie gras et cèpes, du fondant caramel-chocolat. Au prix de 13,50 euros, c’est un excellent rapport qualité-prix!
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Franck Chavy est élu Vigneron de l’année par le Guide Hachette 2023 Son Morgon Sans Sulfite Ajouté 2020 est distingué de 2** et le Morgon Les Granites Roses 2020 est coup de cœur.
Un micro climat, protégé par les premiers contreforts du massif central, balayée selon les saisons par les vents d’influences continentales, océaniques, et méridionales, notre région bénéficie d’un micro climat unique avec des hivers rigoureux, des étés très chauds, et des perturbations balayées par les vents.
Un cépage, Le GAMAY noir à jus blanc, travaillé avec rigueur et précision le gamay est probablement le seul cépage capable de marier le fruit, la complexité, la rondeur, la fraicheur, et la gourmandise.
Catherine Hiegel, actrice absolue, dans Music-hall de Jean-Luc Lagarce
La vie d’artiste n’est pas toujours un long fleuve tranquille. La preuve avec la pièce de Jean-Luc Lagarce « Music-hall » et cette actrice sur le retour (épatante Catherine Hiegel) qui se raconte, tout de noir vêtue, yeux cerclés et paupières pailletées, devant un rideau rouge, possible linceul étoilé et dernier rempart d’une splendeur passée.
Entourée de deux partenaires tout droit sortis d’une autre planète, elle se produit encore mais dans des lieux perdus et des conditions toujours plus hasardeuses. Au devant de la scène, un tabouret indispensable qui la suit partout et sur lequel elle prend la pose, râle et décortique dans une syntaxe approximative et une gourmandise malicieuse, à l’abri d’un texte qui se joue à l’envi de la langue sur un ton sarcastique, les instants sordides de ce que fut son quotidien en tournée, et sa manière de surmonter désenchantements, humiliations et désespoirs.
« Music-hall » creuse, comme toute l’écriture de Lagarce, où la parole sacralise la dramaturgie à travers un dialogue ressassant, qui raconte ce qui a été, ce qui aurait pu être, ce qui peut-être n’a jamais été ou si peu. Ce qui ne sera plus ou peut encore advenir et jusque dans le fantasme de l’acteur et l’illusion du théâtre qui créent cette réalité plus grande, plus forte et plus puissante. Ce mirage plus vrai que vrai, plus réel que toute apparente réalité. Ce mensonge qui permet la survie.
Elle est là donc, dans l’improbable attente d’une représentation. Elle et ses deux acolytes. Ensemble, au pays lointain de l’illusion, ils ont tendu un fil, sur lequel, en équilibre, ils se remémorent ces souvenirs de théâtre, de vie, de tournées. Des histoires à dormir debout, des récits échevelés sur les grandeurs et misères, les misères surtout, de la vie d’artiste, la leur, celle de Lagarce.
Farce métaphysique
Mais c’est bien plus encore que l’envers du décor et sa vérité sans fard, cruelle et pathétique, que nous raconte Lagarce à travers le show d’une actrice désabusée et maintes fois réinventé. La véritable histoire est ailleurs. Dans l’absence, l’effacement de l’histoire, précisément. Les suspensions, les fractures de la parole, les phrases interrompues, les non-dits, les silences, tout ici est symptôme d’une disparition, d’une fossé entre ceux qui parlent ou se taisent et la salle obscure.
« Music-hall » est donc une célébration du spectacle et de cette aventure folle, fragile mais toujours épique. Jean-Luc Lagarce écrit cette pièce au moment où il apprend qu’il est atteint du Sida et se sait condamné. On y entend les résonances d’une âme éperdument accrochée à la vie.
Une traversée terriblement drôle à l’ironie mordante et mélancolique à la fois. Car la pièce raconte surtout comment face au néant, on n’abandonne pas, on continue envers et contre tout, alors que la mort rôde et que la mélancolie règne.
Dans cette chute vertigineuse et solitaire portée par une Catherine Hiegel au sommet de son art, actrice absolue, la protagoniste se débat, triche avec la vie, parle pour ne pas disparaître, se joue de la fin, l’esquive, implore à l’infini pour ne pas mourir.
La metteur en scène de Marcial Di Fonzo Bo s’empare avec un geste sûr du texte du dramaturge, aux multiples résonances, dont la scénographie magnifie à merveille la légèreté et la dérisoire vacuité de l’exercice de la scène où se mêlent à l’envi la supercherie et le réel.
La parole y est comme toujours singulière. Elle semble ne jamais finir, suspendue, à tiroirs, musicale, à la recherche incessante de l’infinie précision. Elle s’accroche sous la menace de la rupture ou de la chute définitive, brave le silence, résiste.
A l’abri d’un très beau décor de music-hall d’un autre temps, suspendu entre l’ici et l’ailleurs, le trio – emmené par l’immense et impétueuse Catherine Hiegel, composé de Raoul Fernandez et Pascal Ternisien, décalés et grotesques à souhait – s’imprègne avec force et justesse de la parole intranquille et mélancolique du grand dramaturge. Bravo !
Un enfant c’est un enfant tout simplement (Les Arènes)
Les éditions Les Arènes nous proposent un album, merveilleusement illustré, qui sort de l’ordinaire : Un enfant c’est un enfant tout simplement. Au cœur de ce livre : l’enfant. Un nouvel élève dans une école. Dur, dur… Fille ou garçon ? Quelle question ! Pourquoi j’aime lire ? Pourquoi je suis petit ? Pourquoi je n’ai pas d’ami ? Tant de questions que le petit n’aime pas ! On est tous différents ! Mais une chose est sûre : on aime tous jouer ! Ce très chouette album va permettre d’amorcer la discussion sur ce qui se passe en cour de récréation, sur les remarques que le jeune élève reçoit au fil des jours, dans sa vie quotidienne. Mieux se connaître, pour mieux s’accepter ! Un enfant c’est un enfant tout simplement est une très jolie leçon de philosophie, une leçon de vie ! A mettre entre toutes les petites mains mais aussi entre les grandes !
En même temps que les 2 autres pièces pour enfants très réussiesPetite abeille sait faire du mielet Bonne nuit choupinou déjà chroniquées sur Publik’Art, la Comédie Tour Eiffel propose une nouvelle pièce pour les enfants et les parents. La comédienne Odile Roig interprète une grande spécialiste du chiffre et raconte des histoires proches de fables animalières pour exposer l’importance des chiffres. Les enfants sont ravis et interagissent avec la comédienne avec entrain. Les 15 minutes de la pièce passent dans un souffle, à grands coups de rires et d’enseignements pédagogiques. Odile Roig et Lidia Greco ont toutes deux créer une pièce parfaite pour les tout petits et leurs parents, mise en scène avec astuce par la deuxième. Chiffres et figurines d’animaux aimantés, costume grand guignolesque, histoires captivantes pleines de profondeur et de légèreté, la pièce atteint avec succès ses objectifs, les petits sont ravis, les parents sont attendris, une pièce parfaite pour enthousiasmer toute la famille. La salle était bien remplie, l’entrain était général, mission accomplie!
Synopsis:
Albertine Chteinchtein est une grande spécialiste du chiffre, elle en a partout : plein la tête, plein les pieds et parfois même plein le dos. Contes et comptines pour compter.
Et ils lui parlent ! Oui oui oui ! Vous avez bien entendu, les chiffres lui parlent ! D’ailleurs, ils font complètement tourner Albertine en bourrique : le 4 veut son goûter, le 2 veut une histoire, le 7 veut qu’on se lève, le 3 veut jongler… AAAAAAh mais il ne faudrait pas non plus que les chiffres exagèrent ! Comment va-t-elle s’en sortir ?
Détails: Tous les dimanche à 14h
La Comédie Tour Eiffel – 14, rue Desaix, 75015 PARIS – tél : 01.77.17.85.04 – comedietoureiffel@free.fr
Simple Minds est un groupe majeur des années 80. Mandela day, Don’t you forget about it et Let there be love, beaucoup de titres ont accompagné la jeunesse de certains. C’est aujourd’hui l’heure du 18ème album studio avec Direction Of The Heartdont la sortie est annoncée pour le 21 octobre 2022 chez BMG. Le premier titre extrait de l’album Vision Thing annonce la couleur. Sonorités eighties, voix incomparable, batterie métronomique et robotique, guitare reconnaissable entre toutes, le groupe est de retour.
Un véritable retour aux sources
Simple Minds n’a jamais arrêté les concerts et leurs tour sont des vrais succès acclamés par des fans nombreux. Leur nouvel album Direction of the Heart est le premier depuis Walk Between Worlds sorti en 2018 et arrivé dans le Top 5 des Charts au Royaume-Uni. Avec ses 9 titres, Direction Of The Heart ne change pas sa ligne de conduite, voix de Jim Kerr en avant, sonorités de synthétiseurs, le groupe célèbre la vie et se fait plaisir. La chanson Vision Thing clame l’euphorie du groupe, ses principaux membres sont toujours là et veulent en découdre. Vision Thing est un hommage au père de Kerr décédé en 2019. Ce morceau d’ouverture donne la couleur d’un album ramassé avec seulement 9 titres, un véritable rendez-vous entre le passé et le présent qui rappelle la renaissance d’un groupe revenu du passé depuis 10 ans et orienté vers le futur. Les morceaux ont été écrits pour la plupart en Sicile, endroit de prédilection du chanteur Jim Kerr et du guitariste Burchill. Du fait des règles sanitaires pendant la crise sanitaire récente, l’enregistrement a eu lieu à Hambourg au studio Chameleon avec des membres du groupe au top. Ged Grimmes à la basse a co-écrit 2 morceaux de cet album First You Jump et Solstice Kiss. La batteuse Cherisse Osei et la vocaliste Sarah Brown ont participé à certains morceaux enregistrant leur partie à Londres. Les invités de l’album sont Russell Mael membre de Sparks qui participe au titre Human Traffic et Gary Clark sur Vision Thing, First You Jump et Natural.
Ces différentes participations contribuent à un disque cohérent et excitant. Un peu électro, un peu rock, l’album est un beau retour au sources à ne pas manquer.
L’appellation Fitou produit des vins rouges à la très forte personnalité. Le terroir est particulier avec une garrigue omniprésente et des paysages aussi riches que variés. Les vins de l’AOC Fitou peuvent s’adapter à vos gouts selon les appellations et les années, les terroirs et les types de dégustation, en apéritif ou avec un plat principal. Pour sn convaincre, une dégustation s’impose!
Les Vignerons du Mont Tauch – Hommage 2020 au prix TTC vente cave de 19,00 euros
Les Vignerons du Mont Tauch – Hommage 2020 proposent un vin roue composé des cépages Carignan, Grenache et Syrah. Les 3 cépages ont été placés en fermentation égrappée avec une cuvaison longue de 3 à 5 semaines avec malolactique sous marc. Puis l’élevage a eu lieu en fûts de chêne neufs durant 9 à 12 mois. A la dégustation, la robe apparait grenat profond à l’œil avec des reflets violets. Le nez est intense autour des épices et de la garrigue. L’attaque est très aromatique, ample où le boisé est harmonieusement marié au terroir. L’ensemble est très fin et d’une longueur impressionnante alliant finesse et caractère. Le vin accompagnera à merveille les viandes cuisinées, le gibier, la charcuterie et les fromages de caractère. C’est un vin de garde à ne pas manquer.
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L’histoire du Mont Tauch commence il y a bien longtemps lorsqu’en 1913, une poignée de pionniers se regroupe pour fonder à Tuchan la coopérative vinicole du Mont Tauch. Bien des années plus tard, l’esprit est le même. Ici on a su conserver les vignes anciennes tout en plantant les cépages traditionnels du cru, Carignan de coteaux, grenache et syrah. Travailler dans le respect des traditions qui font les grands vins tout en associant la haute technicité. Cette cuvée issue des grands terroirs valorisés par les anciens au cœur des garrigues est un hommage rendu à ces pionniers.
José Montalvo est de ceux qui pensent que bal et ballet ont une même origine sémantique et que la frontière entre le populaire et le savant est parfaitement poreuse. Il n’est pas le premier à casser ce cloisonnement : Mozart et Chaplin l’ont fait avant lui. Tous les grands créateurs s’inspirent des mouvements populaires et Montalvo n’échappe pas à cette assertion.
Le danseur chorégraphe a inventé son propre langage, ludique et joyeux, tissant des liens entre la danse, des univers cosmopolites, et des images vidéo fantasques, dont le mixage sont des plaidoyers pour une esthétique et une éthique métisses.
Son inspiration mêle donc allègrement l’incarnation charnelle au virtuel, la réalité à l’imaginaire, avec un goût prononcé pour le mélange, le métissage des genres et des cultures chorégraphiques, Gloria n’échappant pas à la règle. Cette dernière création se présente comme un manifeste dansé pour et par temps d’incertitudes. On ne peut être qu’emporté par cette pièce qui fête la danse, la vie dans tous ses états, et exprime avec humour toute la gratitude de Montalvo envers des artistes qui l’ont ému et des influences qui l’ont nourri.
La danse sauve de tout
Son écriture chorégraphique nous offre des moments intenses, de pur bonheur. Des projections filmées, au plateau endiablé et une bande-son inspirée des Quatre Saisons de Vivaldi, en passant par des chorégraphies d’une folle virtuosité, un vent de liberté souffle sur le plateau.
Se déroule devant nos yeux un hymne « à la gloire » de chaque danseur quand il se dépasse lui-même. Chacun des 16 interprètes prenant le micro pour raconter son histoire en quelques secondes, avant que tout le monde ne danse. Car personne n’était fait pour danser : trop gros pour le flamenco, blessé au coude ou encore poitrine trop forte, et pourtant chacun danse dans un accomplissement parfait et une allégresse communicative.
Le spectacle se poursuit sur un ton décalé et très fluide par le brassage de tous les genres habituellement cloisonnés : la danse classique, le flamenco, la danse africaine, le hip-hop. Où le comique et le tragique sont renvoyés dos à dos à travers des images vidéo qui défilent où symboliquement l’Apocalypse et l’Arche de Noé sont évoqués et le témoin d’un état du monde avec ses contradictions et ses paradoxes.
Mais heureusement la danse sauve de tout. Danser comme un homme, danser comme une femme, danser sans frontière, danser sans peur et sans reproche, danser furieusement pour célébrer la vie. Tel est le manifeste de Montalvo dont la phrase empruntée à la chorégraphe Pina Bausch prend ici tous son sens : « Dansons, sinon, on est foutu ». Bravo !
Nul besoin d’être un fan absolu de Leonard Cohen pour apprécier le documentaire Hallelujah, Les mots de Leonard Cohen qui retrace la carrière du regretté poète canadien avec pour fil rouge son ultra célèbre chanson Hallelujah. Les 2h passent en un souffle, avec cette musique inimitable portée par cette voix si grave et fascinante. Le documentaire sort le 19 octobre et nul doute que je le reverrai en salles une seconde fois.
Un parcours unique
Leonard Cohen est issu d’une famille canadienne et a commencé en tant que poète avant de se lancer dans la chanson la trentaine venue. Son parcours est unique, entre racines juives, séjours dans un temple bouddhiste, chansons devenues des classiques comme Suzanne ou So long Marianne, mais il y a surtout Hallelujah. Le documentaire est riche d’images d’archives et de confidences de proches. Larry « Ratso » Sloman, le producteur John Lissauer et certaines des femmes de sa vie. Le film insiste sur les grands thèmes qui ont traversé l »oeuvre de Leonard Cohen: l’amour-passion, la religion, la solitude, la sexualité et la complexité des relations interpersonnelles. Mais surtout sur la chanson Hallelujah, si longue à accoucher. Près de 8 ans de réflexion, 180 couplets rédigés sur ces petits carnets remplis d’idées et un enregistrement passé inaperçu en 1984 sur l’album Various positions. C’est grâce à de nombreuses reprises, au premier chef celle de John Cale, puis celles de Jeff Buckley et Rufus Wainwright pour le film Shrek que la chanson est devenu cet hymne universel. L’histoire est fascinante et sa narration donne au film une densité inattendue, faite de mystère, de mysticisme et d’humanité. Le documentaire permet surtout d’en savoir plus sur un personnage si loin des médias et à l’aura unique, proche de Bob Dylan, tout deux poètes de la folk et personnages fascinants.
Le documentaire est porté par la musique, les chansons et les paroles de Leonard Cohen. La chanson Hallelujah gagne encore en profondeur et en compréhension tout en gardant toujours cette mystérieuse spécificité. Je l’écoute en boucle depuis le visionnage presse du documentaire, c’est un signe qu’il ne faut absolument pas le manquer!
Synopsis: Il a créé une des chansons les plus mythiques de l’histoire. À la fin des années 60, Leonard Cohen signe, comme Bob Dylan, chez Columbia, et devient une légende. Mais sa carrière prendra un tournant inattendu. Découvrez l’histoire qui l’amènera à se reconstruire et à s’affirmer comme l’un des artistes les plus importants de notre époque. Une inoubliable balade à travers la chanson qui a marqué nos vies.
Le Musée d’Orsay a réunit plus de 200 oeuvres de Rosa Bonheur pour offrir un panorama très représentatif d’une artiste unique. Connue aussi bien en France et aux Etats-Unis durant sa vie, elle a marqué son siècle avec ses représentations très réalistes d’animaux aux caractères visiblement affirmés. De Toutou le bien-aimé à Buffalo Bill, l’exposition n’oublie rien!
Une femme de caractère
L’exposition au Musée d’Orsay donne a juste place à une femme un peu oubliée de nos jours et pourtant à l’oeuvre des plus hypnotiques. Hors norme, novatrice et inspirante, Rosa Bonheur a réalisé des tableaux qui forcent l’admiration, avec ces cavaliers flous sur des chevaux précisément dépeints, montrant bien son attache à la réalité animale. Les regards de boeufs sont puissants, les images sont poétiques, ses représentations sont rentrées dans les intérieurs via des reproductions nombreuses. Cette icône de l’émancipation féminine a connu une reconnaissance précoce via des succès fulgurants à des expositions ayant pignon sur rue, notamment avec les tableaux Deux lapins, Labourage dans le nivernais ou Le marché aux chevaux. Grande admiratrice de Géricault, elle a su comme lui restituer toute la puissance des équidés. Le monde vivant a toujours été au cœur de son travail et de son existence jusqu’à s’engager pour la reconnaissance des animaux dans leur singularité et chercher par son travail à exprimer leur vitalité et leur âme. L’anatomie des animaux représente très bien leur psychologie jusqu’à croire qu’ils partagent leurs pensée avec les spectateurs. Peintures, arts graphiques, sculptures, photographies, le champ des représentations est vaste et provient des plus prestigieuses collections publiques et privées d’Europe et des États-Unis.
Cette exposition est organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux en partenariat exceptionnel avec le Château- musée Rosa Bonheur. L’exposition sera présentée au musée des Beaux-arts de Bordeaux du 18 mai au 18 septembre 2022 pour admirer une exposition à ne pas manquer.
[BD] A prix d’or, diptyque explosif en milieu aride (Glénat)
Diptyque explosif, A prix d’orconvoque un peu de TNT, beaucoup de cash et un coffre fort sur fond de corruption et de guerre de succession. L’histoire se déroule au cœur d’une mine d’or, en Australie, en proie à des mouvements de grève inattendus, provoqués après une fuite sur des soupçons de corruption du dirigeant.
De l’autre côté de la ville, une certaine Birdy mène une existence difficile dans un bar miteux au patron borderline tandis que sa mère vit ses dernières heures. Cette dernière lui confie un secret de famille qui va tout embraser. Son beau-père et ses demi-frères, braconniers, se mettent à la pourchasser. Mais Birdy n’a qu’une idée en tête : aller à la mine récupérer quelque-chose qui lui appartiendrait.
Un récit très rythmé, qui offre un bon divertissement tout au long des deux albums qui le composent. La lecture est d’autant plus plaisante que le dessin est de qualité. Le trait est fin et soigné, avec un sens du détail vraiment appréciable.
A prix d’orne manque pas d’atouts pour séduire. Action et adrénaline en tête de liste. A découvrir en librairie !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Une aventure exaltante sur les terres reculées de l’Australie.
Outback australien, de nos jours. Une mine d’or à ciel ouvert, un truand en col blanc, des brutes épaisses, quelques bons gars, un magot et deux jeunes femmes que tout oppose. Birdy la délurée, qui rêve de se tailler loin de ce trou paumé et Ellie Faye la sérieuse, qui bosse dur pour se faire une place dans ce milieu rude, terre d’attache de ses ancêtres, se rencontrent un soir au bord d’une route poussiéreuse. Deux mois plus tard, alors qu’un scandale de corruption éclabousse le propriétaire de la mine d’or, Ellie Faye et Birdy se retrouvent piégées, leur vie menacée par une bande de crapules armées prêtes à tout pour s’emparer d’un juteux magot, que Birdy considère comme son héritage. La journée s’annonce explosive… Au risque de mordre la poussière, partez à la découverte du bush australien par un nouveau tandem inspiré, qui nous offre une comédie délirante et légère avec sa galerie de personnages farfelus et bien allumés du ciboulot. Courses poursuites et fusillades rythment ce diptyque au décor sauvage pour un pur moment d’aventure et de divertissement.
Date de parution : le 28 septembre 2022 Auteurs : Nathalie Sergeef (Scénario) et Bernard Khattou(Dessin) Genre : Action
Editeur : Glénat Prix : 14,95 € (56 pages) Acheter sur : BDFugue
L’Italie exporte son Prosecco en masse pourtant la France a de nombreux pétillants à faire découvrir. Tour d’horizon des possibilités 2022!
Crémant de Savoie de Jean-François Maréchal Cuvée L’Élégance
Ce très bon pétillant de Savoie a été élevé sur latte 12 mois selon la méthode traditionnelle. Conditionné en bouteille couleur antique, avec un bouchon liège, le vin est proposé en carton de 6 bouteilles. Ce vin est à servir à une température comprise entre 8 à 10°. Il est à servir idéalement en apéritif avec des mets de début de repas comme des verrines. Proposé au prix indicatif TTC départ cave de 9,00 euros, c’est un digne représentant des crémants de la région. Cette cuvée issue de jacquère et altesse est un crémant floral et délicat avec quelques notes d’agrumes. Il étonne par sa finesse et sa fraicheur en fin de bouche.
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Mon domaine « Domaine Marechal » situé sur les hauteurs d’Apremont est composé d’une dizaine d’hectares en coteau. La taille de mon exploitation me permet de maîtriser toutes les opérations : du travail de la vigne, la vinification jusqu’à la commercialisation de mes vins (ventes directes). Je me suis engagé, dès mon installation à mes 18 ans, dans une culture de la vigne respectant le terroir et notre environnement. La vinification se fait dans mes propres caves, construites de mes mains, en privilégiant l’écoulage des jus par gravité, la maîtrise des températures pendant la fermentation. Ceux-ci sont pour moi, des points importants pour obtenir des vins de qualité constante.
Cave Les Vignerons du Vendômois : Charme aux Dames brut
Ce vin du Vendômois est une énième confirmation de la qualité des vins de la région. Composé de 80% de Chenin Blanc et de 20% de Chardonnay, ce très bon pétillant est proposé au prix de vente à la cave de 6 euros. A l’œil, le vin arbore une belle robe jaune doré, brillant. Les bulles sont fines et offrent une mousse intense et fine. Le vin très aromatique séduit par son bouquet délicat de fruits jaunes frais (poire, pêche), d’ananas rôti, nuancé de fruits secs. Son palais est à l’unisson du nez, complexe, long et frais, et l’on perçoit les agrumes, les fruits secs et quelques notes miellées. Bref, à découvrir de toute urgence!
Publireportage: La cave du Vendômois représente 75 % de l’appellation A.O.C. Coteaux du Vendômois. Les vignes sont cultivées sur les plateaux et en coteaux sur des sols composés de calcaire du Turonien surmonté d’argile à silex. Les sélections de parcelles se font en fonction des destinations qualitatives et commerciales des vins qui en seront issus. La cave allie la modernité de ses équipements à une histoire de production qualitative depuis 1929, où la tradition y est associée depuis plus de 90 ans. La grande originalité de notre appellation est bien évidemment liée au terroir, mais aussi à un cépage, le PINEAU D’AUNIS. Ce cépage se cultive de nos jours quasi exclusivement dans la vallée du Loir.
Couly Dutheil Brut de Franc blanc
Ce vin Couly Dutheil Brut de Franc blanc est proposé avec un prix de vente à la cave de 9,95€. Il arbore une belle robe or pâle, avec des bulles fines. Le nez révèle des arômes fins et fleuris. En bouche, ce sont des notes acidulées qui apparaissent pour occuper la bouche avec puissance et simplicité. Composé de 100% de Cabernet Franc, le vin découle d’une Méthode traditionnelle. La vendange est pressée directement. La fermentation alcoolique démarre ensuite et est suivie d’une seconde fermentation en bouteille : prise de mousse. L’élevage est d’environ 24 mois et le dégorgement a lieu en Décembre. Ce très bon pétillant est à déguster en apéritif et ou avec les desserts.
Publireportage: Couly Dutheil est aujourd’hui dirigé par Arnaud Couly. En 2005, il a souhaité changer d’orientation, insistant sur le travail au vignoble afin d’obtenir des raisins beaucoup plus mûrs et des vins plus fruités sans perdre les notes de fraîcheur. Faibles extractions, abandon des élevages sur bois, très légère filtration. Déguster les différentes cuvées de Domaine Couly Dutheil, c’est découvrir les différents terroirs de l’appellation Chinon. Notre Domaine est propriétaire de 95 hectares à Chinon et 7 hectares à Turquant, sur les appellations Saumur et Saumur Champigny. Arnaud Couly Dutheil, arrière-petit-fils de Baptiste Dutheil, fondateur du Domaine, propose une nouvelle facette de l’appellation Chinon, en privilégiant les meilleures parcelles du Domaine.
Le Crémant de Savoie de la Cave de Chautagne chez les Vignerons Savoyards
La Cave de Chautagne propose un blanc brut du plus bel effet avec ce Crémant de Savoie. Ce Crémant est surtout composé de Jacquère (80%), cépage autochtone acide à maturité et avec des jus à potentiel alcoolique peu élevé. Le bout est très typé, pour bien rappeler ses origines savoyardes. Pour la dégustation le vin arbore à l’oeil une robe jaune pâle à reflets verts à l’effervescence fine. Au nez, des arômes d’agrumes et de fleurs blanches se dessinent pour un effet à la fois puissant et délicat, un bouquet étonnant dans lequel, sur fond de citron, de pamplemousse et de jasmin, pointe une note de rhubarbe. Frais, complexe, intéressant. En bouche, les touches de gamay (10%) et de pinot (10%) se révèlent pour apporter de la structure et du gras, une presque vinosité à ce crémant d’une vivacité pourtant toute printanière. Très franc, très équilibré, mais avant toute chose, fin, subtil et complexe, c’est un vin authentique, un authentique brut de terroir. Le vin se déguste parfaitement à l’apéritif, en accompagnement d’un foie gras ou sur certains desserts légers.
Publireportage: Une véritable volonté d’exigence tant au niveau viticole que vinicole anime l’ensemble des acteurs de la cave de Chautagne. Le vignoble est vraiment conduit dans un esprit d’harmonie et de respect de l’environnement : travail raisonné de la vigne, vendanges en vert, sélection des raisins… et autant d’attentions en cave pour accompagner au mieux le raisin à devenir le vin qui exprimera toute sa complexité. Un seul but : la qualité et l’authenticité de nos vins.
« L’Autre Fille » d’Annie Ernaux, seul en scène intense et percutant
Depuis 35 ans, Annie Ernaux, lauréate du prix Nobel de littérature en 2022, se raconte, elle, son père, sa mère, ses amants, ses années, et là, dans ce récit présenté sur scène, une absente apparaît, sa sœur ainée disparue avant qu’elle n’écrive.
« Elle était plus gentille que celle-là. » Celle-là c’est elle, AnnieErnaux.
Des mots surpris de la bouche de sa mère l’été de ses 10 ans. Des mots comme des gifles quand on se croit unique et adorée. Par ces paroles, Annie Ernaux est ainsi qualifiée de moins sainte, moins gentille, inexistante à jamais puisque remplaçante. On ne lutte pas contre une morte, encore moins contre une sainte. Sans doute est-ce pour cette raison que l’écrivaine n’a jamais osé parler de sa sœur à ses parents : « J’espérais peut-être qu’à la faveur de ce silence ils finiraient par t’oublier. »
Une place vide
Comme dans ”Les Années”, elle utilise de vieilles photographies, cailloux blancs sur le chemin de son passé, pour reconstruire le méccano de son enfance et comprendre comment cette sœur, dont les parents n’ont jamais parlé, n’a eu de cesse d’occuper à côté d’elle une place toujours vide. Elle nous raconte comment ce double invisible l’a, en fait, comme dépossédée de son identité, en s’inscrivant en reflet permanent et inaccessible de sa propre vie.
Mais heureusement il y aura l’écriture, la plus que vive, sa raison d’être « Je n’écris pas parce que tu es morte, tu es morte pour que j’écrive. »
Et pas de sentimentalisme dans cette réappropriation de la vie, pas d’effusion pour un être jamais connu, éternellement tu, mais la déconstruction d’un silence, l’identification d’un fantôme.
Que l’écrivaine poursuit sans relâche à travers des souvenirs de l’enfance, des objets, des bruits, des photos, des images, des attitudes et ou des réactions de ses parents, qui traduisent la perte, l’absence, le ressentiment.
Avec des phrases courtes et acérées, elle brise le secret de famille, s’interroge. Comment être quitte ? Pourquoi n’avoir rien dit ? L’écriture sonne comme un uppercut, un coup de tonnerre. L’adresse est franche et violente : l’incarnation, une évidence.
Sur un fil entre révolte et distance, entre l’indicible et une résurgence irrépressible, l’écriture dense et puissante creuse la mémoire et fait le lien entre le passé et le présent, l’ici et l’ailleurs. Là où se révèle la permanence en elle de cette absente/de cette absence.
Dans une scénographie sobre en demi-teinte, Marianne Basler, avec une intensité rare, donne corps à cet écho d’outre tombe et à sa déflagration aussi intense que percutante. Bravo !
Dates : du 29 septembre au 20 décembre 2022 – Lieu : Théâtre des Mathurins (Paris) Mise en scène : Jean-Philippe Puymartin et Marianne Basler
« Love », le théâtre social en toute intimité d’Alexander Zeldin
Avec Love, Alexander Zeldin nous plonge au cœur d’une réalité sociale dont le réalisme le dispute magistralement à l’intensité des émotions.
Dans un lieu d’accueil temporaire au Royaume-Uni, des personnages en attente de relogement se trouvent forcés de cohabiter. Un homme et sa mère âgée, une famille qui attend un enfant, deux émigrés en transit et autant de trajectoires sur le thème de l’exclusion sociale et des liens intimes qui constituent alors un dernier rempart d’humanité.
Car c’est là toute la force de la pièce où ces liens sont comme des boucliers de résistance aux humiliations de la pauvreté, à sa promiscuité, et à la violence d’un système social aussi impitoyable qu’implacable.
La famille est contrainte de rester dans le foyer car le père a perdu ses droits au chômage pour n’avoir pas pu pointer le jour où les huissiers ont débarqué chez lui, suite au non paiement des loyers trop fortement augmentés.
Dans la pièce de vie commune où l’on se dispute un coin de table ou l’accès à la salle de bain, chacun s’observe et défend son pré carré, tout en espérant retrouver rapidement une vie meilleure.
Des liens intimes au sursaut intérieur
L’inertie des démarches administratives pour retrouver un logement ou encore ces moments volés et consacrés aux répétitions d’un spectacle d’école sont autant d’instantanés qui laissent entrevoir un vécu aux prises avec des désillusions, des tensions, des impatiences sourdes mais aussi la nécessité de préserver un semblant de vie normale.
Alexander Zeldin ne s’attache pas à la reconstitution documentaire d’une lutte ordinaire face à la misère sociale mais à son ressenti intime et à son sursaut intérieur où se crée alors un autre rapport au monde : sensible et onirique.
La pièce est une longue traversée émotionnelle qui vient bousculer en douceur le spectateur, soutenue par un jeu incandescent et des questionnements sociaux.
Les acteurs, formidables, sont emmenés par Luke Clarke (impeccable) dans le rôle du père attentif aux siens, parfois dépassé mais toujours combatif et Anna Calder-Marshall qui tient celui de la mère âgée où bouleversante de vérité, elle est toujours sur le fil entre l’ici et l’ailleurs, la vie et bientôt la mort.
D’une saisissante interrogation, le dramaturge nous renvoie à l’intranquillité du monde mais aussi à cette expérience humaine dont la force intérieure est une sentinelle envers et contre tout. Bravo !