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L’orchestre des animaux joue Bach des éditions Usborne

L’orchestre des animaux joue Bach des éditions Usborne

Les éditions Usborne ont créé une très belle collection : L’orchestre des animaux. Après Mozart, Beethoven, c’est au tour de Bach avec L’orchestre des animaux joue Bach.

Le jeune lecteur va se régaler aussi bien au niveau des illustrations avec mille détails qu’avec la musique. L’orchestre est composé de plusieurs animaux, petits et grands, avec tous les instruments possible ! Les dessins sont colorés et ravissants !

Le tout-petit pourra appuyer à volonté sur le bouton, qu’il aura facilement repérer, pour entendre les différents extraits de la musique de Bach : Le concerto en mi majeur, une badinerie, Jésus que ma joie demeure, Aie pitié de moi, Le concerto brandebourgeois N°5.

Le jeune lecteur découvrira aussi la vie de Bach, sa famille, ses débuts, son génie.

L’orchestre des animaux joue Bach est une jolie façon d’initier le tout-petit à la musique classique. Un très bel album !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 8 septembre 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 13,95 €

Majnoun et Leïli, chants d’outre-tombe, une vraie prouesse aux éditions La Boite à Bulles le 2 novembre 2022

Ecrire une BD entière en alexandrins est une prouesse. Yann Damezin revisite en 176 pages l’histoire de Majnoun et Leïla, d’après une histoire d’amour populaire d’origine arabe racontant les péripéties concernant le poète bédouin Qays ibn al-Moullawwah et Layla al-Amiriyya. Les multiples incarnations et les divergences de cette histoire n’empêchent pas le récit de conserver les traits essentiels de l’histoire d’amour impossible et tragique. Les dessins de l’auteur s’inspirent de l’iconographie arabe pour reprendre les alexandrins traduits en français. Dans on concept, la BD rappelle la somptueuse BD Habibi de Craig Thompson, à la même portée universelle et aux mêmes références arabes. Une BD sublime qui invoque les mythes anciens dans un graphisme magnifique.

Synopsis:

Qaïs et Leïli sont deux amants éperdument amoureux. Si amoureux que le jeune homme, incapable de contenir sa passion, la chante à tous les vents avec tant de ferveur qu’il reçoit le surnom de « Majnoun  » (le fou). Très vite, sa réputation le précède, si bien que le père de Leïli refuse de donner la main de sa fille à ce personnage si extravagant.

Brisé, le poète se laisse dépérir, chantant sans cesse son amour perdu. Tel Orphée, ses paroles apaisent le cœur des désœuvrés et celui des animaux les plus féroces qui, bientôt, le suivent en cortège. Leïli, quant à elle, se lamente sur sa condition de femme assujettie, qui ne peut même pas, à la différence de son amant, laisser éclater publiquement son désarroi !

Peiné, le père de Leïli décide de la marier à un jeune homme « respectable » qui saura, lui, la rendre heureuse. Assistant au mariage, Majnoun périt de tristesse. Le charme de ses chants rompu, la fureur des animaux sauvages qui formaient son cortège reprend de plus belle et ces derniers dévorent son corps. Repus de ses chairs, tous entonnent l’ultime chant du poète, conjurant sa belle à le rejoindre dans la mort…

Yann Damezin revisite en alexandrins cette histoire d’amour impossible qui a inspiré les plus grands poètes orientaux.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Yann Damezin

Nombre de pages / Prix: 176 pages / 28 euros

L’agence Clo & Couette : Méli-mélo d’indices (Canailles)

L’agence Clo & Couette : Méli-mélo d’indices (Canailles)

Le premier tome de la BD L’agence Clo & Couette vient de paraître : Méli-mélo d’indices. Benou, le scénariste est nancéen (on adore Nancy ! ) et aime ce qui est un peu loufoque. Sylvie Bessard réalise sa première bande dessinée en tant que dessinatrice avec L’agence Clo & Couette. Et franchement, c’est une belle réussite.

L’agence Clo & Couette est une agence spécialisée dans les mystères et les enquêtes. Elle forme un drôle de duo. Une fille avec de grosses lunettes et de belles couettes, Clo, avec son oiseau inséparable, Couette.

Clo & Couette vont mener une enquête au musée où un objet hyper important a disparu. Le conservateur du musée est en larmes. En fait, quel est donc cet objet si précieux ?
Impossible de vous en dire davantage ! Il va falloir vous procurer au plus vite cette belle BD, joliment illustrée, destinée aux jeunes lecteurs pour découvrir tous les dessous de cette enquête peu commune… !
Les illustrations sont aussi rigolotes que le texte !

L’agence Clo & Couette : Méli-mélo d’indices, une nouvelle série à suivre aux Editions Paquet !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2022
Auteur : Benou
Illustrateur : Sylvie Bessard
Editeur : Paquet
Prix : 10 €

Mademoiselle K, une rockeuse de 40 ans à l’énergie intacte, nouvel album le 14 octobre

Mademoiselle K est de retour. Elle a fêté dignement en 2021 le 15ème anniversaire de la sortie de son premier album Ca me vexe. La rockeuse va sortir un nouvel album le 21 octobre grâce au soutien précieux et inconditionnel de ses fans via Ulule. Les nouveaux titres seront disponibles à l’écoute le 14 octobre et surtout en live. A Paris, Mademoiselle K sera en concert le 21/11 à la Cigale et en région à Rouen, Lyon, Alençon, Rennes.

Du rock brut

Après 5 ans d’absence, Mademoiselle K est de retour avec un nouvel album studio autoproduit en indépendante mais tout de même aidé par ses fans via sa page Ulule. Le dernier album Sous les brûlures l’incandescence intacte a été un grand jalon de la chanson française. Katerine Gierak est devenue une digne représentante du rock français avec une créativité sans bornes, avec des albums souvent coproduits par les nantais Simon Quenea et Pierre Cheguillaume. Mademoiselle K, c’est une femme aux commandes des projets mais aussi un groupe avec Peter Combard notamment. Après les 3 albums signés en maison de disque, elle a voulu reprendre son indépendance, sans compromis, jamais. En 2013 est né son propre label Kravache, avec la chanson R U Swimming? utilisée dans le film d’Antony Cordier Gaspard va au mariage. Après des centaines de milliers de disques vendus, une nomination aux Victoires de la musique, des duos avec Jacques Higelin et Zazie, elle s’interroge, l’âge de la retraite est-il venu? Est-ce que c’est la fin? Est-ce que je suis finie? dit-elle sur Chloroforme. A l’écoute de l’album, la réponse est bien évidemment non, la dame en a encore sous le capot. Nos intensités donne un embryon de réponse, elle retrouve ses musiciens, rien ne l’arrête. L’appel à la vie en collectivité, pour se remettre du Covid, est abordé dans Gratin de Tendresse avec humour et légèreté. La sensualité est aussi de mise comme le montrent bien les titres Vercors Hardcore, Les Trains, Gâché, Sous mon pull et Ta sueur. Les paroles sont brutes, pas d’œillères, les mots sont frontaux et sans détours. La voix de la chanteuse est toujours au top, avec une totale maitrise, une énergie préservée et l’envie d’en découdre. On sent l’apport incommensurable de 10 ans de conservatoire dans sa maitrise de la guitare et du chant.

 Les productions qu’elle nous a offertes jusque-là ont souvent dépassé les standards du genre. Ambitieux, créatifs, co produits par les nantais Simon Quenea et Pierre Cheguillaume, ces nouveaux titres n’échappent pas à la règle. Certes Mademoiselle K se présente comme un groupe, son fidèle Peter Combard n’est jamais bien loin, mais c’est bien elle seule qui est aux commandes de chacun de ses projets. C’est elle qui décide. Comme lorsqu’après trois albums signés en maison de disque, elle fait le choix de reprendre son indépendance pour éviter la compromission. Ainsi naît en 2013 son propre label Kravache avec un K, et avec lui deux albums dont le roboratif « Hungry Dirty Baby » écrit dans la langue de Shakespeare. Il contient plusieurs pépites dont « R U Swimming ? » choisi par Antony Cordier pour illustrer son film « Gaspard va au mariage ». Savoir trancher n’interdit pas de se questionner. Le doute est même une seconde nature chez Katerine Gierak. Peu importe les centaines de milliers de disques vendus, Mademoiselle K s’interroge. Une nomination aux Victoires de la musique, des duos avec Zazie et Jacques Higelin n’y change rien. Alors quand la quarantaine frappe à la porte, elle se demande si le temps n’est pas venu de passer à autre chose. C’est vrai, après tout, avec les années, les chanteuses deviennent une espèce en voie de disparition pourquoi y échapperait-elle ? « Est-ce que c’est la fin ? Est-ce que je suis finie ? » entonne-t-elle sur « Chloroforme » en ouverture de son nouvel opus.Les productions qu’elle nous a offertes jusque-là ont souvent dépassé les standards du genre. Ambitieux, créatifs, co produits par les nantais Simon Quenea et Pierre Cheguillaume, ces nouveaux titres n’échappent pas à la règle. Certes Mademoiselle K se présente comme un groupe, son fidèle Peter Combard n’est jamais bien loin, mais c’est bien elle seule qui est aux commandes de chacun de ses projets. C’est elle qui décide. Comme lorsqu’après trois albums signés en maison de disque, elle fait le choix de reprendre son indépendance pour éviter la compromission. Ainsi naît en 2013 son propre label Kravache avec un K, et avec lui deux albums dont le roboratif « Hungry Dirty Baby » écrit dans la langue de Shakespeare. Il contient plusieurs pépites dont « R U Swimming ? » choisi par Antony Cordier pour illustrer son film « Gaspard va au mariage ». Savoir trancher n’interdit pas de se questionner. Le doute est même une seconde nature chez Katerine Gierak. Peu importe les centaines de milliers de disques vendus, Mademoiselle K s’interroge. Une nomination aux Victoires de la musique, des duos avec Zazie et Jacques Higelin n’y change rien. Alors quand la quarantaine frappe à la porte, elle se demande si le temps n’est pas venu de passer à autre chose. C’est vrai, après tout, avec les années, les chanteuses deviennent une espèce en voie de disparition pourquoi y échapperait-elle ? « Est-ce que c’est la fin ? Est-ce que je suis finie ? » entonne-t-elle sur « Chloroforme » en ouverture de son nouvel opus.

L’album est une belle surprise, les 2000 soutiens sur ulule ont été bien utilisés. Les concerts live vont être une belle occasion de les remercier et de diffuser des ondes rock’n’roll aux publics ravis.

Je sais cuisiner, 1000 gestes pour devenir autonome (Les Arènes)

Je sais cuisiner, 1000 gestes pour devenir autonome (Les Arènes)

Les éditions Les Arènes ont connu un énorme succès avec leur album : Je sais le faire, avec un apprentissage de 1000 gestes autonomes dans la vie du quotidien. Cette fois-ci, il s’agit d’un domaine tout particulier qu’on affectionne tous : Je sais cuisiner.

Ce magnifique album, qui sort aujourd’hui, va permettre à l’enfant de cuisiner tout seul. Mais toute la famille va pouvoir également réaliser les 125 recettes proposées !

Il y en a pour tous les goûts : recettes salées (œufs mimosas, haricots en vinaigrette, soupe, légumes farcis, quiches…), recettes sucrées (brioche, gâteau au yaourt, riz au lait, mousse au chocolat…) et plein de surprises, toutes incroyables !

Non seulement la recette est très bien expliquée, mais de nombreuses photos aident aussi le cuisinier en herbe. Et ce sont les propres filles de la photographe qui servent de modèles ! Trop mignonnes !
Impossible de rater la recette !

Cet album met aussi en avant les légumes et fruits de saison. Et comment les déguster !

Je sais cuisiner, 1000 gestes pour devenir autonome est un album à mettre entre toutes les petites mains et même les grandes ! Pour que cuisiner devienne un plaisir pour tous !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 octobre 2022
Auteur/Photographe : Nina Davidson
Illustrateur : HifuMiyo
Editeur : Les Arènes
Prix : 19,90 €

Azor, un thriller ouaté et tortueux en salles le 12 octobre 2022

Azor est le premier long métrage d’Adreas Fontana. Le réalisateur situe l’action en 1980 dans une Argentine en pleine dictature avec arrestations sommaires et répression non moins violente. Un banquier privé genevois, Yvan de Wiel, bilingue en espagnol, y débarque pour remplacer son associé subitement disparu des radars. Il en profite également pour rencontrer certains clients locaux, fortunés et soucieux de placer leur argent dans les banques suisses à l’abri de tous les regards. Un rythme des plus compassés installe l’intrigue dans des ambiances ouatées où les non-dits abondent. Entre ranchs à la campagne, hôtels de luxe, réceptions mondaines et clubs privés, le protagoniste discourt à fleurets mouchetés contre des clients et prospects sans jamais se départir d’un parfait savoir-être.

Une hypocrisie de classe

Tout l’intérêt du film tient dans cette fine frontière que parviendra à franchir ou non De Wiel pour continuer à amasser de l’argent en acceptant ou non les compromis. La proverbiale neutralité helvétique est mise à rude épreuve dans ce qui ressemble à un vrai panier de crabes. Une part de mystère s’étend tout au long du film comme un épais brouillard et le fait ressembler à un film d’espionnage. Azor accorde également une place très précise aux femmes dans le monde bancaire, en arrière plan mais pas sans importance, comme si elles tiraient les ficelles en sous-main. Tandis que de mystérieuses manœuvres se déroulent, mettant très mal à l’aise le suisse obligé de marcher sur des œufs pour se faire une place, un énorme fossé semble se creuser avec la réalité sociale du pays, plongé dans le chaos pendant qu’une minorité pérore entre hôtels de luxe et courses hippiques. Le spectateur comprend un malaise sous-jacent du fait que l’attitude de De Wiel se situe à l’exact opposé de celle de son associé évaporé. Tandis que le flegmatisme initial disparait, la question de devoir se salir les mains se fait de plus en plus jour. L’ambiance de thriller d’intensifie de plus en plus tandis qu’Yvan accepte finalement de sortir de sa zone de confort pour plonger dans un monde politico-financier qui n’a absolument rien de reluisant.

Azor a été présenté dans de nombreux festivals dans le monde entier, dont à la Berlinale et à San Sebastian. En octobre 2021, Fabrizio Rongione recevait le prix du meilleur acteur au Festival international de Gáldar aux îles Canaries et en février 2022, il faisait partie de la section « D’Est en Ouest » du Festival A l’Est de Rouen. Un film à découvrir le 12 octobre sur grand écran.

Synopsis: Yvan De Wiel, banquier privé genevois, se rend dans une Argentine en pleine dictature pour remplacer son associé, objet des rumeurs les plus inquiétantes, qui a disparu du jour au lendemain. Entre salons feutrés, piscines et jardins sous surveillance, un duel à distance entre deux banquiers qui, malgré des méthodes différentes, sont les complices d’une forme de colonisation discrète et impitoyable.

Lorraine de Sagazan s’empare de « Platonov » dans une version actualisée et fait vibrer le désenchantement d’une génération

Lorraine de Sagazan s’empare de Platonov dans une version actualisée et fait vibrer le désenchantement d’une génération
Platonov – L’Absence de père d’après Tchekhov ©pascal Victor

Lorraine de Sagazan s’empare de « Platonov » dans une version actualisée et fait vibrer le désenchantement d’une génération

Anton Tchekhov a 18 ans quand il écrit Platonov. Pourtant, cette pièce de jeunesse est une œuvre majeure : elle contient, en puissance, tout le théâtre du dramaturge russe du XIXème siècle profondément ancré dans une crise existentialiste face à un monde finissant.

Si le paradis de Tchekhov est déjà perdu, la quête d’un destin plus grand que soi en l’absence de père et donc de repères, est au cœur de cette adaptation libre et réussie de Platonov par Lorraine de Sagazan.

Une relecture audacieuse et convaincante qui interroge avec force la question de l’héritage filial et du conditionnement social où la nécessité d’en découdre pour se consoler d’une vie en pointillés, exacerbe une impuissance à se réaliser.

Aucun climat d’ennui ni de torpeur dans cette version mais une énergie folle et fondatrice où chacun des protagonistes face à l’incertitude du monde, cherche éperdument à se réinventer afin de se sauver lui-même.

Une génération désenchantée

Et ce Platonov là est magistralement porté par la troupe où chacun des comédiens est habité par ces personnages : projection d’une génération sur fond de malaise existentiel et de fracture sociale.

L’été est enfin là, Anna Petrovna reçoit ses amis dans la maison de feu son mari. Menacée par les dettes, elle s’est laissée séduire par Paul Pétrine (excellent Romain Cottard), riche hommes d’affaires déterminé à l’épouser et la sauver de la ruine. Il y a là des trentenaires qui se retrouvent autour d’un repas : on y débat, on y rit, on s’y dispute aussi. Et il y a Platonov, homme provocateur et séducteur, qui incarne le portrait de ces jeunes gens, avides de reconnaissance et pétris d’incertitudes, mettant les convives face à leurs doutes et contradictions.

Platonov, surnommé le Hamlet local, est malheureux dans son couple. Un intellectuel velléitaire, insolent, qui fascine et séduit toutes les femmes, et se trouve le pivot malgré lui de cette génération désenchantée. Provocateur et manipulateur, il aiguise sa frustration et se délecte d’une nécessaire confrontation avec son entourage dont il raille les existences empêchées.

Faisant preuve d’une causticité précoce, Tchekhov dresse dans sa pièce le portrait d’une société sur le déclin, en perte de figures et de repères comme la nôtre aujourd’hui, pétrie de valeurs auxquelles elle ne croit plus que par lâcheté et résignation : les pères, la famille, l’amour conjugal.

Un jeu intense

Platonov est une pièce fleuve à la fois lucide, intime, tragique, sentimentale, brutale, elle offre au collectif tout un registre d’expression dont il s’approprie avec fluidité par un jeu intense, corporel et libéré des codes traditionnels de la théâtralité.

Les comédiens évoluent sur une scène entourée de quatre gradins, mêlant en aparté de brefs témoignages de leur vie personnelle au texte en résonance avec leurs père souvent absents, où la troupe dans une osmose toujours juste, touche à l’essentiel pour faire corps et âme avec ses personnages aux prises avec leurs chaos intimes et sensibles.

La distribution est au diapason avec dans les rôles titres Antonin Meyer-Esquerré qui incarne à la perfection ce Platonov aux prises avec ses incertitudes insurmontables, à la fois enjôleur et dépossédé de sa vie, tandis que Lucrèce Carmignac (Anna Petrovna) a la fêlure romanesque de cette vibrante humanité tchekhovienne.

Dates : 12 au 14 octobre 2022 – Lieu : Théâtre 71 Malakoff scène nationale (Malakoff 92240)
    Metteur en scène : Lorraine de Sagazan

L’imagier géant du Père Castor : Les bébés animaux.

L’imagier géant du Père Castor : Les bébés animaux.

Publik’Art vous avait déjà fait connaître la collection du Père Castor, des imagiers géants avec La Maternelle.
Aujourd’hui, les éditions du Père Castor nous proposent un imagier géant : Les bébés animaux. L’album est entièrement cartonné et a des dimensions hors-normes (340x461mm). Il est tout simplement superbe ! Imprimé avec des encres végétales et très joliment illustré.

L’imagier présente plus de deux cents bébés animaux, du Monde entier, sous des thèmes différents : des animaux de la maison, de la ferme, des forêts, de la jungle, des marais, du désert, de la savane, de la montagne, des lacs, des mers et océans, de la banquise.
Non seulement on découvre le nom des animaux et de leurs petits, mais également leurs écritures, sous deux polices de caractères.

Comment s’appelle le petit du dromadaire ? Le chamelon.

Et celui de la blairelle ? Le blaireautin. Sûr que vous découvrirez des merveilles !

L’imagier géant du Père Castor : Les bébés animaux est un livre à mettre entre toutes les petites mains qui adorent les livres géants ! Notre coup de coeur !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 12 octobre 2022
Auteur : Adeline Ruel
Illustrateur : Adeline Ruel
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 19,90 €

Aya, un film dramatique sur l’inéluctabilié du changement climatique, le 12 octobre 2022 dans les salles.

Le film Aya a été présenté à l’ACID au Festival de Cannes 2021. Le dépaysement est de mise pour un film qui mélange fiction et documentaire avec une place importante laissée à l’improvisation et au naturel. Le réalisateur Simon Coulibaly Gillard se laisse le temps, parfois trop peut être, quitte à insinuer le doute dans l’esprit du spectateur. L’intrigue parait presque secondaire pour donner toute sa place au contexte. Le point principal, l’érosion du littoral, et son impact sur l’habitat et le cimetière où les corps sont déterrés pour être déplacés loin de la mer montante, est tout de même de la plus criante actualité. Le changement climatique n’est donc pas une légende…

Un conte moderne

Le réalisateur Simon Coulibaly Gillard est né en Bulgarie et a vécu en Bretagne. Son premier voyage en Afrique date de 2005 et il s’est vite intéressé aux zones rurales éloignées avec des ethnies aux langues et aux traditions spécifiques. Il a baladé sa caméra au Burkina Faso, au Mali et en Côte d’Ivoire. C’est son assistant Lassina Coulibaly qui est à l’origine du film en Côte d’Ivoire. A la faveur d’un trajet avorté en voiture, il a découvert le village de Lahou, en cours de disparition car encerclé par la mer qui monte et un fleuve. La fine bande de sable de 2 kilomètres ne mesure plus que 200 mètres de large. Le film se concentre sur l’héroïne, viscéralement attachée à son île que la mer grignote inexorablement. Le film montre l’impuissance des habitants pour stopper la situation ou même l’inverser. Les maisons et les tombes sont vidées et emportées à l’intérieur des terres, la vie quotidienne est mise en danger, mettant en scène un ballet nomade. Aya est une fille de caractère, elle se dresse entre terre et mer pour figurer sa volonté de faire face. Sans véritables plans pour l’avenir, elle se concentre sur sa terre natale. Mais le jour vient où elle n’a plus le choix. La fin est plus rapide, presque cursive. Finies les longues contemplations, le destin d’Aya reste en suspens. La promesse d’une suite dans un second film?

Aya est une plongée dans un monde qui disparait, d’abord lentement puis plus rapidement. L’inéluctable pousse les habitants à l’exil. Le film est à découvrir le 12 octobre sur grands écrans

Synopsis: Lahou, Côte d’Ivoire. Aya grandit avec insouciance auprès de sa mère. Intimement liée à son île, la jeune fille voit ses repères s’effondrer lorsqu’elle apprend que son paradis est voué à disparaître sous les eaux. Alors que les vagues menacent sa maison, Aya prend une décision : Lahou est son île ; elle ne la quittera pas. Un chemin initiatique s’offre alors à elle, un chemin vers son identité, un chemin vers elle-même.

L’incroyable Histoire de la Littérature Française (Les Arènes BD)

L’incroyable Histoire de la Littérature Française (Les Arènes BD)

Les éditions Les Arènes ont créé une collection qui s’intitule Les Incroyables Histoires. Aujourd’hui, Publik’Art va vous faire partager son enthousiasme avec : L’Incroyable Histoire de la littérature française, nouvelle édition. Quatre nouveaux auteurs font leur apparition : Olympe de Gouges, Louis-Ferdinand Céline, Louis Aragon et Marguerite Duras.

Cet album BD de plus de 350 pages est un pur régal. Il reprend l’Histoire de la littérature du XVI° au XX° siècle. Tout y est absolument incroyable !
Il est rédigé avec beaucoup d’humour par Catherine Mory, professeur de Français. Non seulement, elle nous fait partager son savoir, mais de façon unique. A travers chaque auteur qu’elle analyse, elle nous raconte son enfance, son environnement familial, sa vie au quotidien, ses nombreuses histoires d’amour et bien sûr l’époque de l’auteur avec des faits historiques marquants.
Cet album est superbement illustré par Philippe Bercovici avec de multiples détails tant sur les costumes que sur lieux géographiques. C’est tout simplement sublime ! On pourrait lire cet album rien qu’en regardant les illustrations !
34 auteurs sont analysés à la loupe. La sélection a été difficile à faire, paraît-il. L’auteure a pensé aux futurs bacheliers et a donc privilégié les auteurs étudiés pour le Bac.
Publik’Art n’aurait qu’un conseil à vous donner : proposez cet album à votre jeune adulte, surtout s’il aime lire. Cela lui donnera, de façon certaine, envie de lire ces grands auteurs qui n’ont pas toujours eu une vie facile mais qui ont marqué l’humanité par leurs idées et leurs écrits. Et qui seront plus facilement abordables après avoir lu le récit de leurs vies.
Publik’Art a beaucoup appris sur certains auteurs qui, pour certains, n’ont pas toujours été honnêtes,  n’ont pas toujours eu de belles idées, ont eu de nombreuses aventures amoureuses, ont fait souffrir de nombreuses femmes… Mais avaient néanmoins une plume magique !
Cet album BD s’adresse vraiment aux jeunes adultes et aussi aux moins jeunes. Il est tout simplement passionnant. Beaucoup de citations ont été reprises, et souvent avec beaucoup d’humour. (C’est toujours bien de mettre des citations au Bac !).On sourit, on rit et on imagine tellement la scène bien dessinée. Beaucoup d’entre eux sont obsédés par l’amour, ou par l’argent ou par les deux ! Car ils sont souvent ruinés ! Un beau mariage arrangerait bien leurs affaires !
L’incroyable Histoire de la Littérature Française est un album coup de cœur ! Il nous permet de découvrir de grands auteurs d’un tout autre angle. Et toujours avec beaucoup d’anecdotes rigolotes. A découvrir absolument ! Il va révolutionner l’étude du Français chez les lycéens ! On espère une prochaine BD sur un élargissement des auteurs du XX siècle et du XXI siècle !

 

Quelques citations, des différents auteurs, extraites de L’incroyable Histoire de la Littérature Française :

XVI siècle :
Rabelais : C’est le naturel du mouton de toujours suivre le premier.
Du Bellay : Heureux qui sans souci peut garder son trésor.
Ronsard : Vivez si vous croyez n’attendez à demain.
Montaigne : Je suis moi-même la matière de mon livre.

XVII siècle :
Corneille : Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années.
La Fontaine : Le premier (jour du mariage) est amour, amitié le second. Le troisième est froideur.
Molière : Ah ! Pour être dévot, je n’en suis pas moins homme.
Pascal : L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature. Mais c’est un roseau pensant !

XVIII siècle :
Marivaux : Honteux d’être sage et glorieux d’être fou.
Montesquieu : Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
Voltaire : Moi, je suis auteur de tragédies. Zadig, Candide, tous ces contes, pfff ! Des petites « couillonnades » !

XIX siècle
Stendhal : Un roman, c’est un miroir que l’on promène le long d’un chemin.
Balzac : L’argent donne tout, même des filles.
Hugo : L’enseignement primaire obligatoire, c’est le droit de l’enfant.
Zola : La mine doit être au mineur comme la terre est au paysan.

XX siècle :
Aragon : Le mot n’a pas franchi mes lèvres.
             Le mot n’a pas franchi mon cœur.
Camus : Je tire de l’absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté, ma passion.
Duras : Dans le camion, je tiens la place de Dieu.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2022
Auteur : Catherine Mory
Illustrateur : Philippe Bercovici
Editeur : Les Arènes BD
Prix : 25 €

Viré-Clessé 2021 Vieilles vignes, AOC Prestige des Orfèvres du vin, une belle découverte venue de Bourgogne

Cette appellation Viré-Clessé 2021 est la plus septentrionale de la gamme Tradition. Elle ne comporte que quelques parcelles situées sur des coteaux dans le Nord du domaine. Les soins attentifs d’un passionné du vin l’a mené à la plus haute qualité. Ce millésime 2021 représente dignement des Orfèvres du vin, habitués à des articles sur Publik’Art.

Un vin blanc idéal pour la saison

A l’œil, la robe est or claire et brillante. Le nez un peu discret s’ouvre sur des notes typiques du Chardonnay (fleurs blanches, fruits blancs). La bouche est assez enveloppante, dans un registre frais et fruité, simple et gourmant. Le vin accompagne idéalement de la blanquette de lotte, du poulet au citron ou des supions de curry. Ce vin peut se garder de 3 à 5 ans et doit se conserver à une température de 12 degrés. Pour un tarif de 9,70 euros TTC départ cave, c’est une belle découverte à ne pas laisser passer.

Publireportage:

La cave réunit depuis des décennies des viticulteurs passionnés par leur métier et par leurs produits. Les Orfèvres du vin ont ainsi su investir et proposer une gamme développée au fil des ans d’une quinzaine d’appellations représentatives de la Bourgogne du Sud ; appelée le Mâconnais. Nous, viticulteurs depuis de nombreuses générations, sommes fiers de vous présenter, parmi les fleurons des appellations de la Bourgogne, nos Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon-Charnay Blanc, Bourgogne Aligoté mais également nos Bourgogne Pinot Noir, Mâcon-Charnay Rouge, Mâcon Rosé, Beaujolais Villages, Saint-Amour et Juliénas ou encore notre inimitable Crémant de Bourgogne Ainsi nous vous proposons, en toute simplicité, une promenade authentique en Bourgogne du Sud.

Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte Mâcon-Cluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.

Jean-Pierre Darroussin et Laura Smet : la possibilité d’une île

Jean-Pierre Darroussin et Laura Smet, la possibilité d'une île
© Fabienne Rappeneau

Jean-Pierre Darroussin et Laura Smet : la possibilité d’une île

Pour son baptême de feu au théâtre, Laura Smet incarne Georgie Burns, une américaine quarantenaire un peu paumée, délurée, au passé cabossé, et serveuse dans un restaurant. Sur le parvis d’une gare, elle apostrophe Alex Priest, un anglais de 70 ans, un peu misanthrope, boucher de profession, et aussi discret que désabusé. A la faveur de cet échange impromptu (ou pas…), un lien va se tisser et une histoire s’esquisser entre les deux.

Dirigée par Louis-Do de Lencquesaing (La Sainte Famille, Au galop…), Laura Smet donne la réplique à Jean-Pierre Darroussin. Un face à face juste et convaincant.

« Le principe d’incertitude », du Britannique Simon Stephens, en référence à la théorie quantique d’Heisenberg, est une pièce qui relate la rencontre improbable entre deux être que tout oppose mais que leurs deux solitudes et leurs fêlures communes face à la brutalité du monde et à la banalité du quotidien, vont réunir.

Une intranquillité sensible 

Stephens offre une écriture singulière qui ne cesse de creuser au cœur des angoisses existentielles et relationnelles pour en décortiquer les ressorts psychologiques et intimes.

Des mots qui dévoilent autant qu’ils ne dissimulent. Cristallisant par delà leur évocation, un retrait du monde et une errance des personnages qui augurent des échanges porteurs d’une introspection et d’un élan vital.

Le verbe se fait le catalyseur des humeurs, des peurs, des désillusions, des provocations, des espoirs, d’un possible empreint d’incertitude mais source de rapprochement, d’attirance, de désespoir en pointillé, et d’envie d’en découdre, ailleurs.

La mise en scène épurée de Louis-Do de Lencquesaing assisté par Margaux Vallé capte à bonne distance cette traversée à la fois réaliste et suggestive où la parole circule et se déploie entre les silences, les non-dits, les actes manqués, les regards, les ruptures d’espace et de lieux.

Jean-Pierre Darroussin impressionne de maîtrise de jeu et de vérité, au phrasé magnétique, tandis que Laura Smet révèle un vrai tempérament sur scène où elle se montre à la fois séductrice et impétueuse, chacun étant au plus près d’une intranquillité sensible qui les habite. Bravo !

Date : A partir du 22 septembre 2022 – Lieu : Théâtre Montparnasse (Paris)
Mise en scène : Louis-Do de Lencquesaing

TEST

 

Des livres à offrir pour tout petits : Un grand bruit dans la nuit / Qui baille le plus fort ? (Glénat Jeunesse)

Voici deux petits livres tout en carton que l’on ne peut que vous recommander pour vos tout petits ! Que ce soit Un grand bruit dans la nuit ou Qui baille le plus fort ? ces petits albums regorgent de petits volets à soulever et d’animations à mettre en action. Les illustrations dégagent à chaque fois beaucoup de tendresse et sont très agréables à admirer en compagnie de nos chérubins d’amour.

Bref, des albums à savourer pendant le rituel du soir, avant de s’endormir dans les bras de Morphée.

Extraits :

Résumés de l’éditeur :

Dans cette drôle d’histoire, les animaux bâillent à s’en décrocher la mâchoire. Mais qui est le plus fort ? Soulève les rabats pour le savoir.

Qu’est ce qui empêche Souriceau de dormir ? Pour le savoir, toque de porte en porte, ouvre les volets et découvre les bruits de la nuit…

Date de parution : le 13 septembre 2023
Genre : jeunesse
Editeur : Glénat
Prix : 9,90 €

Ne chatouille pas l’éléphant, des éditions Usborne

Ne chatouille pas l’éléphant, des éditions Usborne

Dans la collection, Je touche, j’écoute, les éditions Usborne nous avait déjà régalés avec
Ne chatouille pas le crocodile,  Ne chatouille pas le singe.

Aujourd’hui, c’est au tour de l’éléphant avec cet très chouette album : Ne chatouille pas l’éléphant ! Sinon, il va barrir.

Et ne chatouille pas le gnou, non plus, sinon il va grogner. Et le vautour non plus, sinon il va crier. Et le chacal, il fait quel cri si on le chatouille ?

Et bien sûr, la dernière double page sera un véritable concert entre tous les cris d’animaux ! Quel brouhaha !

Ne chatouille pas l’éléphant, un très chouette album tactile et sonore à mettre entre toutes les petites mains !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 8 septembre 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 14,50 €

Pour que tu t’aimes en grand, un album sublime (Casterman)

Pour que tu t’aimes en grand, un album sublime (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent dans leur collection Les Albums, un livre sublime : Pour que tu t’aimes en grand. Un album qui sort aujourd’hui !

Très gaiement illustré par Julia Spiers.
C’est en fait une vraie leçon de vie.

Capucine Lewalle délivre son secret en forme de cadeau à offrir à tous les enfants.

Une maman raconte à son enfant qu’elle a mis longtemps à découvrir un secret et qu’elle va le lui confier.

Mais quel est donc son secret ? Un secret qui peut changer la vie d’un enfant, et même celle d’un adulte.

« Mon secret, il est précieux et le voici : il y a une personne, une seule et unique, avec qui tu passeras toute ta vie. Et cette personne, c’est toi. »
Alors, chaque enfant devra prendre soin de lui-même, aimer son corps, se pardonner, croire en soi, découvrir ses talents…

L’auteur, page après page, dévoile ses secrets au lecteur pour arriver à mieux se connaître et à mieux s’apprécier. Une jolie leçon de philosophie !

Pour que tu t’aimes en grand est un album à mettre entre toutes les mains, petites et grandes ! Notre coup de cœur !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 5 Octobre 2022
Auteur : Capucine Lewalle
Illustrateur : Julia Spiers
Editeur : Casterman
Prix : 12,90 €

Loïs Le Van révèle son nouvel album Vind 2.0, sortie le 21 octobre 2022 chez Cristal Records

Loïs Le Van est un auteur, compositeur, chanteur, musicien et enseignant de jazz. Son nouvel album est donc un nouvel exemple de très bon jazz à découvrir le 21 octobre, aérien, vaporeux, fascinant.

Du bon jazz

Formé au Conservatoire de Lyon, Loïs Le Van s’est ensuite dirigé en Californie pour poursuivre sa formation et étudier avec Roger Letson. Sa formation s’est conclue avec un Master à Bruxelles sous la houlette bienveillante de David Linx. Ces talents de compositeur ont été couvés et guidés par Diederik Wissels et Daniel Goyone. Le jazz de Lois Le Van pratique un jazz éclectique et novateur. Habitué à mener plusieurs projets de front, il y a multiplié les collaborations : Loïs Le Van Sextet, Brussels Vocal Project, ensemble californien Vocal Flight, Sextet vocal Ego System, Grounded avec Sébastien Necca, Murmures avec Tom Bourgeois, Les Yeux de Berthe avec Sandrine Marchetti, Canopée, Loïs Le Van Quartet, Bravo Big Band et Trio Vind. Le dernier album Trio Vind en 2019 a été acclamé par la critique, avec Paul Jarret à la guitare et Sandrine Marchetti au piano. Il a aussi travaillé sur un trio avec la harpiste Delphine Latil et le batteur Roland Merlinc, un vrai hyperactif! Artiste mais aussi pédagogie investi, il enseigne le chant jazz au Pôle Supérieur de Bourgogne Franche Comté avec aussi une participation au sein de l’Association Crest Jazz dans la Drôme, lieu de sa résidence. Le chanteur dénote dans le monde du jazz avec un univers bien à part, comme le montre bien son nouvel album Vind 2.0. Encore accompagné de Sandrine Marchetti au piano et de Paul Jarrett à la guitare, le chanteur émeut toujours autant avec des pièces fragiles et émouvantes comme le bien nommé Bleu mais aussi Dying Light, In G et Isolate.

La musicalité de sa voix accompagne des intonations et ses phrasés, sans jamais laisser rien au hasard. Le jazz est partout, enjôleur pour l’oreille et apaisant pour l’esprit. Bref une belle réussite à découvrir le 21 octobre chez Cristal records.

Emmylou, envoutante reprise du groupe suédois First Aid Kit par Romy Ryan James désormais disponible à l’écoute et au visionnage

Romy Ryan James a déjà fait l’object de plusieurs articles sur Publik’Art, pour évoquer un concert sur la péniche Al Alamein, la sortie de l’EP Golden Gone et le concert privé pour la sortie du single It’s over. Elle est de retour avec une reprise du groupe suédois First Aid Kit intitulée Emmylou. Toujours enchanteur et vaporeux, la chanteuse creuse le sillon d’une ambiance rêveuse et fascinante.

Un morceau ultra addictif

Romy Ryan James est de retour avec un clip écrit et dirigé par elle-même. Les images donnent l’impression d’un rêve vécu les yeux ouverts avec toujours cette voix si envoutante. Images de soleil, paysages champêtres, les images sont d’Augustin Clermont et la post-production est de Romy elle-même. 2 amis lui ont permis de tourner une partie du clip dans ce qu’elle décrit comme leur petit paradis. Bref, tout un programme. Je vous laissez découvrir cette petite perle à ne pas manquer!

Plublireportage:

N’ayant pu obtenir la réponse des ayants droits pour sortir sur les plateformes sa reprise de la chanson « Emmylou » du groupe suédois First Aid Kit, Romy Ryan James décide d’en faire un clipbet de la sortir uniquement sur Youtube.

Tourné cet été entre deux vagues de chaleurs, avec son compagnon l’illustrateur et animateur 3D Augustin Clermont, le clip d’Emmylou raconte l’histoire d’une prêtresse qui voudrait être une cowgirl, qui voudrait l’été au lieu de l’automne. Bref, c’est l’histoire d’une femme qui veut ce qu’elle n’a pas.

Mot de Romy: On me défini souvent comme une artiste multidisciplinaire passant du dessin à la photo, du cinéma à la musique, sans oublier la mode de seconde main. Tout à commencé avec une formation en Arts Appliqués à l’Ecole Estienne, puis par un Master en Cinéma à Paris 3 durant lequel j’écris, réalise et produits mon premier moyen-métrage Les Femmes d’une Nuit d’Automne, dont j’ai également fait le cadre et la post-production, visible dans l’onglet « Cinéaste ».  J’ai écrit depuis des scénarii plus enchantés les uns que les autres, qui cherchent leur production. En parallèle, je tombe sous le charme de mon premier appareil photo vers 16 ans et deviens photographe autodidacte pendant 10 ans pour des portraits de comédiens.nnes, des photos de voyages, tournages, spectacles, mariages, mode, décoration…  J’ai sélectionné le meilleur de mon travail, que vous pouvez voir dans la section « Photographe ». Je préfère aujourd’hui poser pour des photographes. Vous pouvez voir le résultat de nos collaborations dans la section « Modèle ». Toujours vers 16 ans (mon Golden Age) je m’abandonne à l’écriture et la composition de mes chansons dès l’adolescence, qui prendrons forme d’un mini album (EP) bien plus tard, en janvier 2020. La vie me fait mettre la photo et le cinéma de côté pour m’adonner pleinement à ce projet musical qui me hante depuis tant d’années. Mon premier single est sorti sur toutes les plateformes le 10 décembre 2020, j’ai été invitée à le présenter lors de concerts privés et radio. J’ai ensuite lancé une cagnotte pour financer son clip que j’ai tourné avec mon équipe au New Morning en mars 2021, et qui est visible sur Youtube depuis le 28 mai 2021 ! Vous pouvez découvrir ce single dans la section « Musicienne » et sur toutes les plateformes d’écoute via ce lien ! Je pose aussi des mots sous forme de poèmes et les assemble petit à petit dans un recueil que je ferai publier. Quand je n’écris pas un scénario, quand je ne compose pas une chanson, quand je ne photographie pas, ou ne pose pas pour d’autres photographes, je m’occupe de mon collectif autour du zéro déchet et de la seconde main depuis 2007, Soif d’Idéal. Quelque soit le domaine, j’aime travailler avec des personnes qui ont à coeur de protéger le respect humain et celui de l’environnement.

Une exposition Füssli entre rêve et fantastique au Musée Jacquemart André jusqu’au 23 janvier 2023

Le Musée Jacquemart-André met à l’honneur un peintre britannique d’origine suisse, mal connu mais pourtant à l’origine de l’esthétique gothique fantastique, Johann Heinrich Füssli (1741-1825). Le Musée présente une soixantaine d’œuvres issues de collections publiques et privées pour découvrir les thèmes les plus emblématiques d’une oeuvre marquée par l’imaginaire, les thèmes antiques, les sujets shakespeariens, les représentations du rêve et du cauchemar, et les femmes.

Une peinture unique pour son époque

Avec un père peintre et historien de l’art, Johann Heinrich Füssli aurait du tout de suite pour devenir lui-même peintre. Il se dirige pourtant vers la carrière de pasteur et ne commence sa carrière artistique qu’assez tardivement. C’est à l’occasion d’un premier voyage à Londres qu’il se décide. Autodidacte mais déterminé, il bénéficie de influence de Sir Joshua Reynolds, alors président de la Royal Academy pour lancer sa carrière. Un long séjour en Italie le fascine avec la puissance des compositions de Michel-Ange. A son retour, il s’installe à Londres à la fin des années 1770 et puise son inspiration dans les livres qu’il adapte avec la force de son imagination. Atypique et intellectuel, Füssli a développé une imagerie onirique et dramatique le merveilleux et le fantastique, le sublime et le grotesque se côtoient incessamment. La dernière exposition dédiée au peintre remonté à 1975, l’occasion d’un parcours graphique des plus originaux. Le théâtre shakespearien l’a influencé, suite à ses nombreuses sorties au théâtre avec un gout particulièrement prononcé pour Macbeth. Les récits mythologiques et bibliques ont également animé son imagination avec des oeuvres marquées par les grands épisodes légendaires. Mais c’est surtout le thème du cauchemar qui en a fait un précurseur, allant même jusqu’à marquer Sigmund Freud. Loin de l’académisme classique Füssli a développé des oeuvres propres, entre clairs obscurs et créatures démoniaques. En 1782, il présente la première version de son oeuvre la plus emblématique, le Cauchemar, qui en fait sa renommée.. Élu membre associé de la Royal Academy en 1788, puis académicien en 1790, Füssli a développé des séries et recherché des thèmes qui ont marqué la postérité, jusqu’à préfigurer le sublime et anticiper l’oeuvre de glorieux suiveurs comme Gustave Moreau.

Cet artiste trop rare dans les collections françaises peut être admiré au Musée Jacquemart-André avec des visions de terreur et d’horreur qui ne peuvent pas laisser indifférent.

Exposition Face au soleil, un astre dans les arts au Musée Marmottan Monet du 21 septembre au 29 janvier 2023

Le Musée Marmottan Monet s’intéresse à la place des astres dans la peinture et l’art depuis l’antiquité. Le soleil en premier lieu évidemment, depuis les grecs jusqu’à les modernes en passant par les impressionnistes. L’occasion d’admirer des toiles de Rubens, Munch, Monet et Courbet avec un beau parcours pédagogique souligné de très bons commentaires explicatifs.

Une belle exposition à découvrir

Le point central de l’exposition tient dans cette toile emblématique peinte le 13 novembre 1872 par Claude Monet. Depuis la fenêtre de son hôtel au Havre, la future célébrité universelle de l’impressionnisme peignant une vue du port à travers la brume. Nommé Impression, soleil levant, le tableau est devenu un étendard du mouvement impressionniste. A tel point que l’œuvre inspire au critique Louis Leroy le terme d’Impressionnistes et donne son nom au groupe formé par Monet et ses amis comme Pissarro et même Turner. On retrouve tous ces peintres dans un parcours qui fait s’interroger sur la place du soleil dans notre société. D’entité quasi divine dans l’antiquité à astre centre du monde depuis les découvertes révolutionnaires de Copernic et Galilée, cet astre n’a cessé de fasciner les êtres et les peintres. En 2022, le musée Marmottan Monet collabore avec le Museum Barberini pour célébrer les 150 ans du tableau de Monet avec l’exposition Face au Soleil, un astre dans les arts visible à Paris du 21 septembre 2022 au 29 janvier 2023 et à Potsdam, du 25 février au 11 juin 2023 sous le titre Sonne. Die Quelle des Lichts in der Kunst.

La liste des peintres visibles est impressionnante: Albrecht Dürer, Luca Giordano, Pierre-Paul Rubens, Claude Gellée dit « Le Lorrain », Joseph Vernet, Mallord William Turner, Gaspar David Friedrich,  Gustave Courbet, Eugène Boudin, Camille Pissarro, Paul Signac, André Derain, Maurice Denis, Félix Vallotton, Laurits Tuxen, Edvard Munch, Otto Dix, Otto Freundlich, Sonia Delaunay, Vladimir Baranov-Rossiné, Joan Miró, Alexandre Calder, Otto Piene, Gérard Fromanger et Vicky Colombet. A noter que le tableau de Munch visible sur l’affiche a une déclinaison visible aussi actuellement dans l’exposition Munch du Musée d’Orsay.

Détails:

Plein tarif: 12 euros

[Livre Jeunesse] Pleine Jungle, album virtuose d’Antoine Guilloppé (Gautier-Languereau)

[Livre Jeunesse] Pleine Jungle, album virtuose d’Antoine Guilloppé (Gautier-Languereau)

Sous cette magnifique couverture se cache un album étonnant de détails et de virtuosité. Pleine Jungle provoque instantanément un effet « wouahou » sur le lecteur qui ouvre ce grand et beau livre illustré. Son auteur, Antoine Guilloppé (Pleine lune, Plein désert, Pleine Neige, Pleine mer, Pleine Brume) dispose d’une botte secrète pour nous surprendre de la plus belle des manières : la découpe laser.

Dans cette magnifique édition, on nous propose des pleines pages particulièrement immersives, peuplées de feuilles découpées au laser avec un sens du détail que l’on n’avait jamais vu. Impossible de dire si la découpe fait le dessin ou si le dessin est la découpe. Un peu comme des pochoirs, les feuilles se superposent avec des illustrations millimétrées dont le choix des couleurs opère avec magie.

L’ouvrage est magnifique et nous invite à un voyage au coeur de la jungle, à la recherche du seigneur qui habite les lieux. A vous de découvrir, au milieu de tous les animaux qui se cachent dans cette jungle, celui que tous redoutent. Vous serez forcément et immédiatement sous le charme de cet univers à nul autre pareil. Un album virtuose à découvrir absolument !

Extrait de l’album :

Résumé de l’éditeur : 

Dans la jungle, un être mystérieux règne sans partage. Aucun détail ne lui échappe. Tous les habitants de la forêt le connaissent et le craignent… La jungle est son royaume. Singes, serpents, panthères s’enfuient à son approche. Le vrai roi de la jungle, c’est lui  : le tigre.

Date de parution : le 7 septembre 2022
Auteur(s)
: Antoine Guilloppé (scénario, découpe et dessin)
Genre : découpe laser, album illustré
Editeur : Gautier-Languereau
Prix : 19,95 € (40 pages)
Age : tous âges

[BD] Convoi : un voyage qui vous fera saigner du nez (Soleil)

[BD] Convoi : un voyage qui vous fera saigner du nez (Soleil)

Cette superbe couverture est le résultat de la nouvelle collaboration tonitruante entre Kevan Stevens côté scénario et Jef côté illustrations. Ce duo de choc nous avait littéralement éclatés avec Mezkal, leur précédent album coup de poing. C’est donc avec un a priori très enthousiaste qu’on se lance dans la lecture de ce nouveau récit complet : Convoi.

Le scénario est plutôt basique : dans une France à l’univers post-apocalyptique, en 2074, la jeune Alex est chargée de convoyer une cargaison ultra-précieuse du Havre jusqu’à Marseille : des médicaments. Un voyage sous haute tension, menacé à chaque instant par les pilleurs. Avec son équipe aussi nombreuse qu’originale (peuplée des frères Bogdanov, d’un être bodybuildé non-binaire ou encore d’un homme dépendant aux légumes qui ne quitte jamais sa cagette…) l’aventure promet bien des rebondissements. 

Mais Convoi est surtout un défilé de personnages qui explosent dans tous les coins et laissent entrevoir leurs entrailles exposées à l’air libre. Un album plein d’hémoglobine qui, on le sent, cherche avant tout à divertir à outrance. On en perd un peu en termes de construction narrative qui a tendance à passer au second plan. 

Le divertissement est néanmoins bien présent et il serait dommage de s’en priver !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

2074. La France est exsangue, après guerres nucléaires et chaos climatique. Une jeune femme au mental de guerrier va tenter de traverser la France à la tête d’un chargement hautement convoité.
Bienvenus dans une France en proie au chaos aux côtés d’ALEX, jeune guerrière au volant de son truck de combat, guidant un convoi chargé de médicaments, entre Le Havre et Marseille, au travers d’un territoire contaminé où le réchauffement climatique a anéanti toute idée d’humanité. Où règne la violence brute et où l’amitié, l’amour, la folie n’ont plus de repères…
Date de parution : le 7 septembre 2022
Auteurs
: Kevan Stevens (Scénario)
Jef (Dessin)
Genre : BD Aventure
Editeur : Soleil
Prix : 24,95 € (132 pages)
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Mes premiers mythes grecs (Usborne)

Mes premiers mythes grecs (Usborne)

Les éditions Usborne nous proposent un livre très original destiné aux jeunes lecteurs : Mes premiers mythes grecs.

A travers ce recueil, cinq mythes grecs très connus sont abordés. Ils sont bien sûr simplifiés et adaptés pour les jeunes enfants. Néanmoins, ils découvriront ce qu’il y avait dans la boite de Pandore, qui était le roi Midas qui aimait tant l’or. Ou encore, comment Athéna fit pousser le premier olivier. Ou comment Héraclès réussit à nettoyer, tout seul, les écuries infectes du roi.

Il y a plus de deux mille ans, dans la Grèce antique, des conteurs ont imaginé ces histoires, mêlant des humains et des dieux. C’est ainsi qu’est née la mythologie grecque connue du monde entier !

Mes premiers mythes grecs est un album très joliment illustré qui va plaire aux petits comme aux plus grands !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 8 septembre 2022
Auteur/Adaptation : Rosie Dickins
Illustrateur : Sara Ugolotti

Editeur : Usborne
Prix : 14,95 €

Une belle dégustation de Champagne Charpentier au Sofitel Paris Arc de Triomphe avec des fromages divinement bien choisis

8h45

Jean-Marc Charpentier a convié des journalistes vins pour un moment de dégustation unique. Au menu, 5 cuvées Terres d’émotions dégustées avec des accord vins/fromages divins en compagnie du MOF Fromager Xavier Thuret. C’est peu dire que le plaisir gastronomique a été au rendez-vous. Une discussion passionnée s’est installée avec un Jean-Marc Charpentier toujours aussi volubile. Tous les champagnes sont à retrouver chez les cavistes et sur champagne-charpentier.com/fr.

Le meilleur du Champagne et le meilleur du Fromage

Le mariage original du Champagne et du Fromage s’impose de plus en plus comme une évidence. L’accord du crémeux et de l’acidulé a fait son chemin et ce n’est pas Xavier Thuret qui dira le contraire. Nommé MOF depuis 2007, il a échafaudé un programme qui a mis tout le monde d’accord. Avec son PH très bas, le champagne Charpentier se marie très bien avec le champagne. Pas de millésime pour cette dégustation mais une évidence sur la fraicheur d’une appellation qui met à raison 3 qualités en avant: Profondeur, Pureté, Précision. Le vignoble cultivé en biodynamie depuis 2009 a une fois de plus fait étalage de sa qualité après la dernière dégustation en 2020.

Le premier champagne dégusté a été le Terre d’Emotion Brut Vérité (38 euros TTC). 70% de Chardonnay, 15% de Pinot noir et 15% de Pinot Meunier aboutissent à un champagne gras avec une belle salinité. Ce champagne d’apéritif a été dégusté avec un cantal entre-deux pour une belle confirmation de la justesse de ce type d’accord. Ensuite, le champagne Terre d’Emotion blanc de blancs Brut 100% Chardonnay (43,50 euros TTC) accompagné d’un des premiers Mont d’Or de l’année a remporté tous les suffrages. Une belle profondeur et une belle pureté aboutissent à une sacrée finesse, un vrai plaisir. Le Terre d’Emotion Rosé brut (88% Chardonnay, 12% Pinot Meunier, 49 euros TTC) est un rosé qui ne ressemble à aucun autre rosé. L’accord avec une Fourme d’Ambert au lait cru est une évidence tant chacun complète l’autre. Le Terre d’Emotion Blancs de Noirs Extra-Brut (80% Pinot Noir, 20% Pinot Meunier, 43,50 euros TTC) est un vin plus puissant, tout en rondeur qui enrobe le palais, il a des beaux reflets dorés et des arômes toastés uniques. Avec un Camembert de Normandie accompagné d’une caresse de beurre demi-sel, c’est l’extase. Enfin le Pinot Meunier zéro dosage (100% Pinot Meunier, 55 euros TTC) accompagne d’un Gruyère d’alpage suisse, c’est encore une très belle réussite.

Cette dégustation gastronomique a réservé de très belles surprises, surtout que Xavier Thuret avait apporté en plus du vrai gouda pour apporter encore un peu plus de satisfaction. Le Champagne Charpentier est une très belle appellation comme l’ont démontré les 5 Terres d’Emotion dégustés. Il ne vous reste plus qu’à le découvrir pour être conquis.

Publireportage: Champagne Charpentier (Charly-sur-Marne) est une Marque exclusive montante dotée d’un vignoble historique : Jean-Marc Charpentier aime dire qu’il a reçu en héritage « la passion de l’art de vivre la terre ». Il apprécie particulièrement aussi le respect, de la terre, de la matière première, des 8 générations qui ont participé au vignoble familial. Côté vignoble 24 hectares en coteaux, répartis en 72 parcelles à Charly-Sur-Marne, en Vallée de la Marne, à 30 minutes des portes de Paris. Des cépages complémentaires : 45 % Chardonnay – pourcentage unique dans la Vallée de la Marne car son grand-père avait été dans les premiers à le planter dans cette région – et Pinot Meunier 40 % et Pinot Noir 15 %. Une vinification précise et parcellaire. La Biodynamie dans un esprit pragmatique : Le vignoble certifié AB depuis le millésime 2021 est cultivé en biodynamie depuis 2009 et en conversion Demeter (pour une certification officielle vendange 2023 !). Une distribution adaptée : Jean-Marc Charpentier a choisi au départ de confier la distribution de ses cuvées à de nombreux cavistes de l’hexagone qui ont un contact privilégié avec les grands amateurs, choix étendu plus récemment à la restauration et également à l’export qui représente 35 % de l’activité.

[BD] Hawkmoon, tome 1 : un album de Moorcock, Le Gris, Dellac et Poli (Glénat)

[BD] Hawkmoon, tome 1 : un album de Moorcock, Le Gris, Dellac et Poli (Glénat)

Après la très bonne adaptation BD d’Elric, voici place à l’autre superbe saga de fantasy de Michael Moorcock : Hawkmoon. Cette adaptation s’inscrit parfaitement dans la continuité de l’oeuvre de ce maître incontesté du mélange des genres. Car en effet, dans Hawkmoon, les références sont à la fois purement S.-F. avec des vaisseaux spatiaux et des êtres maléfiques aux pouvoirs surnaturels mais aussi médiévales où les combats de capes et d’épées tutoient les sommets. Un récit épique dont l’adaptation signe une entame parfaite avec ce premier album : Le Joyau noir.

Que ce soit la narration fleuve et rythmée ou la superbe ambiance graphique, tous les ingrédients sont réunis pour un cocktail explosif qui nous en met plein la vue. Un grand bravo à la très belle équipe qui a permis cette adaptation : Jérôme Le Gris au scénario (Serpent Dieu, Les Âges perdus, Lord Gravestone), Benoît Dellac au dessin (L’homme de l’année, Serpent Dieu, Nottingham) accompagné de Didier Poli (Neige Fondation, Elric…).

Hawkmoon tient toutes ses promesses, nul ne sera déçu ! Vivement la suite.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

L’Empire étend son ombre.Les Granbretons… ce nom résonne depuis des décennies dans tous les territoires d’une Europe dévastée. Après la chute des derniers grands Etats, le Roi-Empereur dégénéré et ses armées exercent une domination sans partage sur le Vieux Continent. Si le Ténébreux Empire continue d’étendre son pouvoir dans ce monde post-apocalyptique, bientôt nul ne pourra guider les nations de l’Europe vers la liberté. Même la puissante cité de Koln, dernier bastion de la résistance, vient de céder sous les coups de l’ennemi. Son seigneur, le ducDorian Hawkmoon, victime d’une infâme manipulation technologiquedans les noires prisons de Londra pourra-t-il continuer le combat dans l’ombre? L’unique espoir réside désormais dans leroyaume isolé de Kamarg, dirigé par le légendaire comte Airain… AprèsElric, voici l’adaptation de l’autre grande saga de fantasy de Michael Moorcock, une oeuvre sombre, mâtinée de science primitive et de magie futuriste. Cycle épique et inclassable par son mélange de références,Hawkmoonest aussi le récit d’une vengeance terrible que Jérôme Le Gris et Benoît Dellac magnifient avec la complicité de Didier Poli. Ils redonnent à cette oeuvre magistrale un souffle d’une troublante modernité.

Date de parution : le 7 septembre 2022
Auteurs
: Jérôme Le Gris (Scénario), Benoît Dellac (Dessin, Couleurs),
Didier Poli (Dessin)
Genre : heroic-fantasy
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Exposition Sam Szafran, Obsessions d’un peintre au Musée de l’Orangerie jusqu’au 16 janvier 2023

Le Musée de l’Orangerie fait honneur au peintre Sam Szafran (1934-2019) avec un parcours remontant aux principales phases de son oeuvre. Cet artiste récemment disparu s’est consacrée toute sa vie à une approche figurative et poético-onirique du réel qu’il a développée en marge du monde de l’art et de ses engouements, en retrait dans ses ateliers successifs, de la rue de Seine à Malakoff. De son vrai Samuel Berger, d’ascendance juive polonaise, il est né à Paris avant de se lancer dans une carrière picturale singulière et échapper à la délinquance.

Un focus sur un artiste mal connu

Totalement autodidacte, Sam Szafran a suivi des cours du soir de dessin dans les écoles de la Ville de Paris en menant une existence difficile et précaire. Son enfance a été marquée par la période de la Seconde Guerre mondiale, ceci lui a fait préférer la solitude, se focalisant sur sa propre existence et ses états intérieurs pour trouver ses thèmes de prédilection. 3 ans après la disparition de l’artiste, le musée de l’Orangerie met à l’honneur dans la première exposition organisée par un musée français depuis deux décennies, les sujets es plus emblématiques de sa carrière. Dessins d’ateliers, d’escaliers et de feuillages qui ont tous été des éléments clés de son environnement immédiat. Peu de représentations mais une recherche constante d’expérimentations pour un résultat envoutant, qui fonctionne comme une balise jetée dans l’histoire de l’art. Sa curiosité inépuisable l’a d’abord mené au pastel puis à l’aquarelle. Sam Szafran a mis à l’épreuve le regard, en déformant, déconstruisant et reformant es perspectives dans des lieux clos, hermétiquement fermés sur eux-mêmes. Avec le temps, ceux-ci s’ouvrent, se fragmentent pour donner naissance à des visions éclatées où se multiplient les plans de temporalité dans lesquels les espaces se conjuguent et se confrontent, symboliques d’un ordre à jamais disparu.

L’exposition au Musée de l’Orangerie permet de se familiariser avec un artiste singulier à travers un parcours complet et représentatif de son oeuvre.

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