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Henri IV et les guerres de religion (Casterman)

Henri IV et les guerres de religion (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent le dernier tome de la super saga de l’Histoire de France en BD. Publik’Art vous avait déjà fait découvrir dans cette collection, La révolution industrielle.
Cette fois-ci, il s’agit de l’histoire de l’un des plus célèbres rois de France : Henri IV et les guerres de religion.

Dominique Joly, historienne, nous raconte la vie incroyable de cet homme, Henri de Bourbon, qui n’était pas du tout destiné à être roi. Comme quoi, personne ne peut connaître son avenir !

Il ne fut pas du tout élevé comme un futur roi et pourtant il devint un excellent roi, et fut surnommé Henri le bon. Elevé par un père catholique et une mère protestante, ce fut lui, qui mit fin à ces terribles et éternelles guerres de religion en signant l’Edit de Nantes en 1598.

Cette BD, très joliment dessinée, avec de multiples détails, nous fait découvrir notre Histoire, avec émerveillement. A l’époque la vie était loin d’être facile !

Henri IV et les guerres de religion, une BD à découvrir sans plus tarder !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 24 Août 2022
Auteur : Dominique Joly
Illustrateur : Bruno Heitz
Editeur : Casterman
Prix : 11,90 €

[Manga] The Promised Neverland, un shonen pas comme les autres, à lire ! (Kazé)

[Manga] The Promised Neverland, un shonen pas comme les autres, à lire ! (Kazé)

Dans ce manga écrit par Kaiu Shirai et dessiné par Posuka Demizu, nous sommes dans un orphelinat rempli d’enfants et nous rencontrons Emma, Ray et Norman, les 3 cadets, âgés de 11 ans de cet orphelinat. Ils vivent une vie tranquille en alternant les tâches ménagères de l’orphelinat, des cours et des examens et des moments libres, tout ça sous la tutelle du seul adulte de cet établissement qu’ils nomment tous « Maman ». La vie est belle à Grace Field House jusqu’au jour où nos 3 héros découvrent la terrible réalité de leur orphelinat ! SPOIL : Leur orphelinat n’est pas sur Terre mais dans le monde des démons, et ce n’est pas un orphelinat d’ailleurs, c’est un élevage d’humains qui servira de nourriture aux démons de la haute société. Il ne leur reste donc plus qu’une chose à faire, planifier leur évasion tout en faisant attention à ne pas éveiller les soupçons de leur « Maman » qu’ils aimaient tant.

C’est un manga avec une véritable histoire profonde où chaque passage est important et exaltant !

On est loin d’un shonen avec un schéma du héros basique, ici pas d’entraînement surhumain pour acquérir certains pouvoirs, juste de la détermination et de l’entraide pour acquérir leur liberté ! L’histoire est belle, émouvante et remplie de rebondissements. Un manga en 20 tomes qui conviendra à énormément de personnes voulant se lancer dans le genre.

Résumé de l’éditeur :

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considérent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

Date de 1ere parution : le 25 avril 2018
Auteurs
: Kaiu Shirai (Scénario), Posuka Demizu (Dessin)
Genre : shonen
Editeur : Kazé
Prix : 6,89 € (192 pages)
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[BD] Adan, l’Agence de tous vos fantasmes : thriller érotique réservé aux adultes (Glénat)

[BD] Adan, l’Agence de tous vos fantasmes : thriller érotique réservé aux adultes (Glénat)

Nouvel album du label Porn’Pop des éditions Glénat, Adan, l’Agence de tous vos fantasmes est un récit pour adultes qui ne manque ni de piment ni d’originalité. Proposé sur un scénario d’Alban Sapin et Clara Néville, l’album développe un schéma narratif très bienvenu pour le genre : dès la découverte des premières planches, le lecteur est en effet plongé au coeur d’un thriller érotique plutôt inédit. Le scénario est en effet suffisamment de qualité pour maintenir mystères et suspens tout au long de son récit. Les personnages principaux s’animent ainsi au coeur d’une spirale psychologique où tous leurs fantasmes vont finir par s’embraser.

Il ne s’agit donc pas seulement de pornographie et c’est tant mieux !

Ajoutons à cela le dessin tout en finesse et en lumière de Lorenzo Nuti, dont le trait habile donne vie à tous les fantasmes et plaisirs de la chair. Un style graphique très apprécié qui se révèle comme un réel atout dans cet album.

A découvrir, mais toujours entre adultes consentants !

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Un thriller torride. Jeunes trentenaires, Adèle et Anis aimeraient pimenter leur vie de couple pour échapper à la routine qui s’installe… Un soir, à la sortie d’un restaurant, ils se laissent tenter et emboitent le pas de deux amants. Leur voyeurisme va les conduire jusqu’aux portes d’ADAN, une agence mystérieuse spécialisée dans la conception de fantasmes sur-mesure. Mais une fois sur place, le piège se referme sur eux. Un étrange et sulfureux jeu de piste commence… le couple pourrait bien perdre le sens des réalités au cours de cette enquête qui va les amener à libérer leur sexualité et à repousser leurs limites. On explore la face sombre des fantasmes à travers ce thriller pornographique qui nous invite à emprunter des sentiers inconnus pour goûter aux plaisirs de la chair.
Date de parution : le 17 août 2022
Auteurs
: Alban Sapin et Clara Néville (Scénario), Lorenzo Nuti (Dessin)
Genre : pornographique
Editeur : Glénat
Prix : 19 € (88 pages)
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Où est ma tortue de mer (Usborne)

Où est ma tortue de mer (Usborne)

Publikart vous a déjà fait découvrir la collection Les tout-doux des éditions Usborne
Où est mon lapin ?
Où est mon nounours ?

Cette fois-ci, c’est au tour de la tortue de mer : Où est ma tortue de mer ?

Ce très joli album, entièrement cartonné, et joliment illustré de couleurs vives, est tactile. A chaque double page, le jeune lecteur va pouvoir toucher les nageoires de la tortue, sa queue, ses œufs, sa langue, son ventre. Et surtout le tout jeune lecteur va faire la différence d’onctuosité entre les différents touchers.

Les nageoires sont écailleuses, sa queue rugueuse, ses œufs lisses, sa langue duveteuse, son ventre brillant et tout doux.
On aime Les tout-doux des éditions Usborne !

Où est ma tortue de mer peut convenir aux tout-petits lecteurs ! Son petit format carré s’y prête parfaitement ! Un joli cadeau de naissance à faire !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 11 août 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 7,95 €

Noonah, Fille du Grand Nord (Castor Romans)

Noonah, Fille du Grand Nord (Castor Romans)

Les éditions Flammarion jeunesse nous propose un très joli roman dans sa collection Castor Romans : Noonah, Fille du Grand Nord.

Noonah est une petite fille, Inuit d’une dizaine d’années. Elle habite dans un igloo, dans le Grand Nord. A travers son histoire, on découvre comment vivent les gens de cette région très particulière, au fil des saisons. Bien sûr, on ne peut pas imaginer leur vie tellement elle est différente de la nôtre.

En plus, Noonah est une petite fille très courageuse et elle arrive à faire face à des situations souvent dramatiques.

Comment va-t-elle pouvoir délivrer ce petit louveteau pris au piège, sans se faire mordre ?

Comment va-t-elle sauver son père tombé dans l’eau gelée alors qu’il pêchait ?

Et sa maman qui se retrouve face à un ours polaire, comment faire pour la sauver ?

Si Noonah ressemble bien à une héroïne, on est réellement captivé par son histoire et tous les éléments naturels qu’elle doit affronter, que ce soit au niveau du climat que de la survie alimentaire.

Noonah, Fille du Grand Nord est à la fois un roman captivant et en même temps un roman instructif sur les Inuits et tout leur environnement.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 24 Août 2022
Auteur : Pierre Gemme
Illustrateur : Djohr
Editeur : Castor Romans
Prix : 9,90 €

Vite, vite, un album jeunesse du Père Castor

Vite, vite, un album jeunesse du Père Castor

Les Editions du Père Castor nous propose, dès aujourd’hui, un album jeunesse étonnant : Vite, Vite.
Il va interpeller surtout les parents !

En effet, combien de fois dit-on, par jour, à un enfant, d’aller plus vite ? Essayons juste de compter durant une journée !

Dès le lever, notre petit est bousculé pour se lever vite, pour prendre son petit déjeuner vite, pour se laver vite, pour s’habiller vite…
Bref, c’est sans cesse qu’on bouscule nos petits ! Et souvent sans s’en rendre compte…

Et si on prenait le temps de vivre, de respecter le rythme de notre enfant ?

Vite, vite, un très chouette album empli de sagesse. A lire en famille, en prenant son temps !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 24 Août 2022
Auteur : Magdalena
Illustrateur : Isabelle Maroger
Editeur : Père Castor
Prix : 5,95 €

Mon petit imagier, Les couleurs (Usborne)

Cahier d’activités Cartes du Monde (Editions Usborne)

Les éditions Usborne nous proposent un joli petit imagier, destiné aux tout-petits : Les couleurs.

Quelle est la couleur préférée de tigre ? Comme c’est difficile de répondre à cette question !

Tigre aime toutes les couleurs : l’orange, comme lui, le rouge, comme les fraises, ou le jaune comme le tournesol, ou encore le violet ou le rose, ou même le blanc et pourquoi pas le noir ?
Il aime par-dessus tout l’arc en ciel !

Ce petit imagier, de format carré, entièrement cartonné, est très pratique pour être manipulé par les tout-petits.

Mon petit imagier, Les couleurs, est un album très coloré et instructif destiné aux tout jeunes lecteurs !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 11 août 2022
Auteur : Anna Milbourne
Illustrateur : Patrick Corrigan

Editeur : Usborne
Prix : 4,95 €

Star Wars : Knights of the Old Republic 2 – Les Seigneurs Sith : critique Switch

Star Wars : Knights of the Old Republic 2 – The Sith Lords se traduit bien sur la Switch, mais il souffre malheureusement de graves problèmes techniques.

Lorsqu’il s’agit de jeux Star Wars, rares sont ceux dont on se souvient aussi chèrement que les deux jeux Knights of the Old Republic en mode solo. Le Jedi Revan, déchu ou racheté, a essentiellement défini l’ère des jeux Star Wars du début des années 2000, et sa popularité n’a pas été reproduite depuis. Star Wars : Knights of the Old Republic 2 – The Sith Lords a pourtant presque atteint cette même hauteur, car il a repris le flambeau du premier jeu.

Il n’est pas surprenant qu’après le portage de l’original de Knights of the Old Republic sur la Switch, KOTOR 2 ait suivi. Ce titre d’Obsidian Entertainment a été porté par Aspyr, la société responsable du portage original de KOTOR sur Switch, du portage de Jedi Knight 2 : Jedi Outcast et du remake de Knights of the Old Republic en cours de développement.

Tout ce que les fans ont aimé de l’original est présent dans ce portage Switch, et quand il fonctionne, c’est un bon exemple de ce que devrait être un portage Switch. Les joueurs de Knights of the Old Republic 2 endossent le rôle du Jedi Exilé, alors qu’ils explorent la galaxie, rassemblent de nouveaux compagnons, restaurent leur connexion à la Force et se retrouvent face aux Seigneurs Sith qui les traquent. L’histoire était excellente dans la version originale, elle l’est donc tout autant ici.

Les joueurs accompliront des quêtes secondaires, auront des conversations avec leurs compagnons de KOTOR 2 et participeront à des combats au tour par tour. C’est vraiment dans la jouabilité de KOTOR 2 que ce portage Switch brille le plus. Qu’il s’agisse de faire défiler des capacités telles que Flurry et Power Attack, d’échanger des capacités de Force telles que Push ou Force Lightning, de déployer des boucliers, de changer de cible, etc. L’âge de ce titre de 2004 ne se voit pas vraiment, et il semble être un jeu conçu spécifiquement pour la Switch.

En mode portable comme en mode docké, la qualité des graphismes du jeu ne souffre pas. Tout se charge bien et est clair sur chaque planète Star Wars et dans chaque segment de gameplay, avec juste quelques cinématiques qui arrivent un peu floues. C’est une expérience amusante, agréable et relaxante sur le pouce ou sur la télévision, et il est facile de se perdre pendant des heures dans la galaxie lointaine, très lointaine.

Dans la narration et le gameplay momentané, les fans vont trouver beaucoup de contenu substantiel, peut-être même plus que ce dont ils se souviennent. Chaque planète est unique, chaque compagnon est vivant, et les choix du côté lumineux ou obscur pèsent lourdement sur la narration, les compagnons et le gameplay. KOTOR 2, en termes de gameplay instantané, se transpose bien sur la Switch, mais s’il est génial dans les moments où il attire les joueurs, il comporte un énorme et fatal défaut. L’immersion est parfaite tant qu’elle dure, mais elle s’effondre constamment.

En bref, KOTOR 2 sur la Switch est un cauchemar technique. Parfois, un portage Switch échoue parce que le jeu ne donne pas vraiment l’impression d’être fait pour la Switch, quelle que soit la qualité du jeu de base. C’était le cas avec le portage sur Switch de Star Wars : The Force Unleashed d’Aspyr. Ce n’est pas parce que c’est faisable qu’il est judicieux de le faire. Cette fois-ci, KOTOR 2 est un excellent portage quand il fonctionne, mais les joueurs auront du mal à le faire fonctionner.

Il y a une foule de petits bugs que les joueurs peuvent sans doute ignorer. Il arrive que l’IA ne bouge pas, que le son soit intermittent, que des murs invisibles obligent les joueurs à passer par une porte ouverte et que les ennemis et les alliés sautent à l’écran. C’est le lot de la plupart des jeux. Cependant, pendant notre temps avec le jeu, il a planté constamment – au moins une fois toutes les heures. Le jeu semble même en être conscient, puisque son conseil le plus courant sur l’écran de chargement est « sauvegardez souvent et dans plus d’un emplacement ». Un jeu doit fonctionner, et d’un point de vue fonctionnel, c’est beaucoup demander aux joueurs.

Mais si c’était le pire, certains fans se fraieraient sans doute un chemin jusqu’au bout, car le jeu est très gratifiant lorsqu’il fonctionne. Mais en plus de cela, il y a un certain nombre de bugs qui cassent le jeu. Au cours de notre expérience de KOTOR 2, nous avons rencontré deux bugs majeurs, dont le dernier nous a empêché de terminer le jeu.

Le premier plantait le jeu à chaque fois que l’on montait à bord de l’Ebon Hawk. Il n’y avait pas d’autre solution que de charger une sauvegarde beaucoup plus ancienne et de réessayer de terminer la planète, mais il était possible de contourner le problème. Heureusement, le problème semblait lié à la réalisation de certaines quêtes et à un événement qui se déclenche sur l’Ebon Hawk, le jeu étant incapable de traiter tout cela en même temps. Le deuxième problème, en revanche, était bien pire.

Un moment inévitable de l’histoire de KOTOR 2 voit les joueurs passer d’une partie séparée à la partie principale. Lorsque les joueurs passent de la première partie à la seconde, il y a une cinématique. Pour nous, le jeu a planté à la fin de cette cinématique, à chaque fois. Recharger jusqu’au début ne résout pas le problème, sauter ou jouer toute la cinématique ne résout pas le problème, et finalement tout ce que nous avons essayé n’a pas réussi à le résoudre. Le jeu, dans sa version actuelle, est imbattable. C’est quelque chose qu’Aspyr corrigera, nous l’espérons, dans un patch post-lancement, mais c’est incroyablement déchirant d’aller si loin, d’avoir le groupe et les constructions parfaits, et de se heurter à un mur aussi impénétrable.

Knights of the Old Republic 2 est un jeu formidable et apprécié, et son gameplay, ses mécanismes et ses systèmes sont tous bien adaptés à la Switch. C’est génial quand ça marche, mais le problème frustrant est de le faire marcher.

Conclusion 

Le jeu Star Wars est incontestablement devenu culte. Beaucoup de nos lecteurs ont joué à lego star wars et à des projets similaires. Mais nous devons vous prévenir, dans le monde des jeux de hasard nouvelles machines a sous gratuites série Star Wars, Marvel et même DC. Ils sont destinés à un public qui aime jouer à des jeux à thème, nous vous encourageons donc à les essayer et à les évaluer.

Un spectacle aussi frissonnant que désopilant avec The Dead Man Show au Théâtre Funambule Montmartre

The Dead Man Show est un seul en scène avec uniquement Zuriel Onaras comme unique narrateur. Il raconte les moments les plus représentais d’une vie de 712 ans bien remplie. Le public se prend rapidement au jeu d’une vie de vampire aussi réaliste qu’extravagante. Souvenirs de famille, anecdotes, jeu de rôles, le comédien enchaîne les scènettes pour faire plonger dans un univers plus vrai que nature. Pas vraiment d’effroi à l’horizon, le spectacle est avant tout comique, curieux pour un vampire, non?

Un vampire en folie

Plus que quelques dates pour venir assister à ce spectacle au Théâtre Funambule Montmartre. Difficile d’en dire trop sans compromettre l’effet de surprise. La scénographie et les lumières font tout pour insérer un sentiment d’effroi aux propos plutôt drolatiques du vampire, clown déclaré, même si buveur de sang quotidien. Le mélange des genres fait merveille et si le public est surtout transi plutôt que gorge déployée, nul doute que toute l’audience a apprécié le spectacle.

Pendant 1h20, le vampire enchaine les anecdotes et les historiettes pour un vrai moment de détente au Théâtre Funambule Montmartre.

Synopsis:

On ne vit qu’une fois et ça dure vachement longtemps

Zuriel Onaras, Vampire de 712 ans et demi en pleine crise d’adolescence, quitte la douillette froideur du tombeau familiale de sa Valachie natale. Il part en Europe de l’Ouest. A la conquête des scènes des plus belles capitales, il s’en va concrétiser son rêve le plus cher, faire rire les vivants.

C’est sur une de ces scènes qu’on le retrouve. Il nous emmène dans une traversée du temps, à la rencontre de sa famille, sa vie, ses expériences et ses rencontres à des époques révolues, du Moyen-Age à la révolution industrielle On y croise Mozart, les frères Lumière, Voltaire, le comte Vlad Tepes, son avocat et d’autres encore.

Il est sympathique Zuriel. Drôle, touchant aussi, par la candeur avec laquelle il aborde le monde actuel, et nous décrit la difficulté qu’il a à s’y adapter.

Tout ceci ne devra pourtant pas faire oublier aux spectateurs sa véritable nature, prédatrice et sanguinaire. Il n’est pas forcément prudent de venir voir un vampire se donner en spectacle à la nuit tombée…

Détails:

Tous les jeudis d’août jusqu’à 25 août à 19h

Le malade imaginaire au Lucernaire, un grand moment de Molière désopilant

Le Lucernaire laisse le champ libre à une belle bande de jeunes comédiens pour raviver la folie d’un texte du XVIIIe siècle. Le collectif Mot à Maux respecte le texte à la lettre, soulignant avec talent la beauté de la langue française et en y ajoutant quelques belles trouvailles de mise en scène pour ravir un public encore une fois nombreux. La salle était comble pour applaudir une prestation collective de premier plan à ne pas manque au Lucernaire.

Un classique revisité avec bonheur

L’intrigue est bien connue. Argan s’invente des maux, craignant le pire à chaque instant pour le plus petit des prétextes. Il lasse son entourage et fait le bonheur de médecins tout heureux de ramasser de argent à peu de frais, le patient croit tous leurs boniments pourvu que son mal soit identifié, vrai ou faux. A une époque où la médecine moderne en était encore à ses balbutiements, Molière s’en prenait aux charlatans de tous poils, imbus de leur connaissance pour s’ériger en grands ordonnateurs de la santé collective. La trame reste la même, le texte recèle de très bonnes trouvailles et tous les comédiens et comédiennes s’en donnent à coeur joie. L’1h30 de spectacle est d’autant plus passionnant que la mise en scène dynamique évite les trop grands temps morts et dynamise le tout. Argan, Angélique, Cléante, Diafoirus, Toinette, toute cette ménagerie hypnotise le public et réussit à faire revivre l’oeuvre de Molière pour une prestation de tout premier plan.

Le malade imaginaire est un bonheur de pièce à découvrir au Lucernaire jusqu’au mois d’octobre!

Synopsis:

Aux grands maux les grands remèdes !

Argan est ce qu’on appellerait aujourd’hui un hypocondriaque. Il vit dans la peur d’être malade et fait le bonheur de médecins plus intéressés à lui plaire qu’à lui dispenser les soins appropriés, ou à lui dire la vérité.

Sa fille, Angélique, est amoureuse de Cléante mais Argan préfère à ce dernier un jeune médecin, fils de médecin, nommé Thomas Diafoirus.

Toinette, la servante rusée, décide de faire éclater les faux semblants afin de faire triompher la vérité des sentiments…

Une comédie à voir en famille. 

Détails:

Du 29/06/22 au 09/10/22

A 18h30 du mercredi au samedi, Dimanche à 15h

Lehman, la crise et moi aux éditions La Boite à Bulles, une BD claire et précise sur l’impact de la crise de 2008

En 2008, la crise des subprimes a pris tout le monde de court, se matérialisant d’abord par des faillites retentissantes comme celle de Lehman Brothers aux Etats-Unis, puis par des difficultés inouïes pour tout le tissu économique. La BD fait un focus sur l’aventure vécue par le PDG de Solic, PME florissante dans le secteur du recrutement. Nicolas Doucerain vit de vrais travaux d’Hercule pour tenter de sauver son entreprise du naufrage. Tribunal, paperasserie, facteur à payer, équipes à licencier, les 112 pages se parcourent avec le coeur qui palpite.

L’impact économique et personnel de la crise des subprimes, par le menu

Comme le montrait brillamment le film The Big Short, personne n’avait prévu une telle onde de déflagration en 2008 quand la crise est apparue au grand jour. Business bloqué, abaissement drastique des rentrées d’argent, coupure des contrats, avec pour conséquence la baisse de le trésorerie et la perspective d’une faillite. Nicolas Doucerain a fait face à la situation, non sans angoisses ni cauchemars, mais il a avancé pas à pas vers la préservation de son entreprise. Peu s’en souviennent vraiment aujourd’hui, mais cette période fut un vrai champ de mine pour le secteur économique, avec des conséquences personnelles incalculables. La BD est brillamment scénarisée, s’en tenant certes aux faits mais aussi à la dimension humaine. Les dessins font ressentir autant les grandes peurs que les grandes joies pour un surplus d’émotion. Un vrai beau moment de lecture ultraréaliste, qui se lit comme on voit un Survivor movie au cinéma.

Lehman, la crise et moi est une belle réédition à découvrir absolument, sortie le 17 aout dans toutes les bonnes librairies!

Synopsis:

Florent Papin (scénario) & Étienne Appert (dessin)

15 septembre 2008, chute deLehman Brothers. Cette crise financière signe aussi le début de la crise pour Solic, PME en alors plein essor dans le domaine du recrutement.

Jour après jour, le lecteur suit son dirigeant, Nicolas Doucerain, et ses collaborateurs dans leur combat pour sauver Solic de la faillite : endettement, licenciements, confrontation aux banques, dépôt debilan et mise en redressement judiciaire, menace de faillite personnelle, captation de nouveaux clients, sauvetage final del’entreprise.

La réédition retravaillée d’un album paru en 2012, retraçant le parcours d’un patron de PME, dont l’entreprise fut violemment frappé par la crise des subprimes.

Editeur: La Boite à Bulle

Auteur: Etienne Appert, Florent Papin

Nombre de pages / prix: 112.pages / 16 euros

Une belle parabole sur les travers humains avec L’homme qui corrompit Hadleyburg aux éditions La Boite à Bulles

Mark Twain a imagine plusieurs récits autour de l’argent, ses vicissitudes et ses méfaits sur l’âme humaine. Le grand écrivain américain a écrit l’homme qui corrompit Hadleyburg en 1899 avec cette histoire de sac rempli de pièces d’or que le tout à chacun souhaite s’accaparer. Le cadre en est une austère ville de province américaine reconnue pour être la ville la plus honnête du pays. On passera sur la vanité nécessaire pour se vanter de tant de bienfaits, le reste de l’histoire ne fait que confirmer l’orgueil démesuré de ses habitants dans une BD qui se lit de bout en bout sans s’arrêter, preuve de la pertinence de l’écrivain.

Une réputation mise à bas

Le récit utilise des instruments simples et efficaces. Un inconnu remet un sac rempli de pièces d’or à un notable de la ville d’Hadleyburg, ainsi qu’une lettre dans une enveloppe à ouvrir tout de suite, une lettre dans une enveloppe à ouvrir plus tard, dix-neuf lettres identiques envoyées par la poste, diverses missives qui tournent toutes autour d’une phrase mystérieuse qui s’apparente à une formule magique qui rendra riche celui qui la reconnaitra et récupérera le sac d’or. Comme souvent dans les romans du XIXème siècle, l’histoire tourne autour de l’appât du gain, comme chez Balzac ou chez Dickens. Mark Twain (1835-1910), souvent considéré comme l’un des auteurs les plus importants de l’histoire littéraire américaine, imagine une parabole qui met en porte-à-faux la probité de façade et l’orgueil caché. Les dessins de Wander Antunes font revivre l’Amérique d’antan tandis que le scénario reprend l’histoire de Mark Twain. Et ça fonctionne très bien.

L’homme qui corrompit Hadleyburg est une BD qui fait sourire, les travers humains y sont dépeints avec une justesse malicieuse, montrant bien que, comme le dit si bien le proverbe, qui veut faire l’ange fait la bête.

Synopsis:

Wander Antunes (scénario et dessin)

Hadleyburg, ville dont la réputation est d’être la plus honnête d’Amérique, reçoit la visite d’un mystérieux inconnu. Ce dernier, cherchant se venger des habitants qui lui ont manqué de respect il y a de ça des années, est bien décidé à faire voler leur renommée en éclats.

Prétendant venir récompenser la personne qui lui porta secours quand il était sans le sou, l’inconnu confie àl’un des plus honorables habitants un sac contenant une forte somme d’argent ainsi qu’une lettre, àremettre au bon samaritain. Celui-ci se fera connaître en révélant une phrase, échangée à l’époque avec l’indigent, et consignée dans l’enveloppe scellée. Peu à peu, les masques vont tomber à Hadleyburg, tous jurant avoir aidé l’inconnu et prononcé la fameuse formule…

Une adaptation de la célèbre nouvelle de Mark Twain, bien connue outre-Atlantique et pourtant peu traduite en français.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Wander Antunes

Prix/ Nombre de pages: 19 euros / 88 pages

Le chat le plus espiègle du monde est de retour avec Madame, Bébé à bord aux éditions La Boite à Bulles

Après des Tomes 1, 2 et 3 déjà très drôles, le petit chat Madame bavard et cachotier est de retour. Avec un nouvel arrivant à la maison, sa maitresse a une petite fille et la vie domestique se complexifie affreusement. Jamais content, le chat disserte sur ce nouvel arrivant objet de toutes les attentions. Une BD pour rire, et c’est réussi!

Pas de répit pour Madame

La BD s’étale sur plusieurs années, l’annonce de la grossesse, la grossesse, l’arrivée du bébé bruyant et la montée en âge. La BD fera rire tous les jeunes parents, même les moins jeunes, avec ses historiettes pleines de turbulence. Eh oui, un bébé demande beaucoup d’attention, de quoi susciter la jalousie du chat autrefois chouchou de la demeure. Les histoires d’une page suivent les aventures du chat espiègle avec un bébé qui a droit à tous les égards que lui réclamait avec succès auparavant. Ne reste plus qu’à trouver sa place, toujours avec philosophie en compagnie d’un petit être au caractère bien affirmé et loin d’être décidé à se laisser faire. Les dessins sont toujours aussi doux, les bulles sont drôle, les situations sont cocasses, ça se lit comme un manuel d’éducation du bébé… et de son chat!

Madame, Bébé à bord est un nouveau moment de détente à découvrir aux éditions La Boite à Bulles. C’est drôle et tendre à la fois, une lecture parfaire pour se détendre au coeur de l’été, sortie le 17 août!

Synopsis:

Nancy Peña (scénario et dessin)

Heureux évènement : Nancy Peñadevient maman ! Enfin, heureux… cela dépend pour qui. Après avoir joué au reporter, le chat Madame se retrouve face à un défi encore plus grand : un bébé à la maison ! Déchirer les rideaux, montrer sa mauvaise humeur ne suffira pas à se débarrasser de la créature humaine : il faudra jouer plus subtil pour garder sa place de numéro 1 dans le cœur de sa maîtresse.

Madame grandit sous nos yeux, avec une répartie toujours aussi drôle et rafraîchissante.

Editeur:La Boîte à Bulles

Auteur: Nancy Pena

Prix / Nombre de pages: 13 euros / 80 pages

Ceci n’est pas une comédie romantique au Funambule Montmartre, une pièce grinçante et piquante à découvrir

Le Théâtre Funambule Montmartre donne la parole à un homme et une femme, amis pour la vie. Chris est englué dans une relation toxique qui le coupe littéralement du monde extérieur. Camille est une femme libérée qui s’assume, jusqu’à l’excès. Les apparences sont trompeuses et la pièce va révéler les vérités cachées avec fantaisie et bonne humeur. Les rires fusent dans la salle jusqu’au dénouement, salué par une belle salle d’applaudissements.

Sexe, amis et Rock’n’roll

Le rideau s’ouvre sur ce qui se rapproche le plus d’un appartement de célibataire. Bouteilles vides, boites de pizzas, guitares posées sur le sol, musique rock à fond les ballons, Chris (Jean Vocat) file un mauvais coton. Il arbore un T-shirt Nirvana adolescent pour bien montrer qu’il n’a pas beaucoup évolué. La musique rock est forte en décibels et tant pis pour les voisins. Surtout qu’il n’est pas vraiment célibataire et vivote dans une histoire d’amour pesante avec une Mélanie castratrice. Pour passer le temps, il distribue les messages téléphoniques mais personne ne lui répond. Ne donnant plus de nouvelles depuis trop longtemps, le voilà blacklisté. Seule son ex-meilleure amie Camille (Géraldine Adams) daigne lui répondre. Elle passe le voir pour lui remonter le moral avant de se rendre à un rendez-vous galant à la promesse des plus délurées. Autant lui est poilu et hirsute, véritable ermite des temps modernes, autant elle est sexy, elle assume sa libido jusqu’à son alarme de téléphone portable au message très drôle et explicite. Le tableau est posé, il se laisse vivre entre ennui et déprime, elle vit une vie d’émotions physiques constantes. Mais il ne faut pas se fier aux apparences et émettre un jugement trop hâtif. La pièce va de surprises en surprises pour dévoiler ce qui se cache derrière les apparences. La pièce de Yanick Vabre tient avant tout par les performances hautes en couleurs des 2 comédiens. Ils en font des tonnes et déclenchent des rires ininterrompus. Les dialogues grivois laissent pourtant peu à peu place à un spleen sentimental très dans l’ère du temps. Elle essaye de se conformer aux standards actuels de femme ouvertement libérée quand lui ne parvient plus à donner le change. Ces 2 amis étaient faits pour se revoir et dénouer les fils d’une relation bien plus complexe que prévue.

Ceci n’est pas une comédie romantique est un moment de théâtre tour à tour tendre et truculent à découvrir sur la scène du théâtre Funambule Montmartre durant tout cet été!

Synopsis:

Une pincée de « Friends », un zeste de « Sex & the City », une cuisson à 2022 : voilà une comédie relevée et résolument rock !

Camille, pétillante et libérée, croque la vie et les hommes à pleines dents.  Chris, lui, sous l’emprise d’une perverse narcissique, s’enlise depuis des années dans une relation toxique. Ce soir, de retour dans sa chambre de bonne, Chris tente désespérément de joindre ses anciens potes… en vain. Seule Camille, son ex-meilleure amie au tempérament volcanique, est disposée à lui accorder quelques minutes en souvenir du bon vieux temps. Le moment est venu pour Chris d’assumer son passé, d’affronter son présent pour vivre pleinement son futur.

Sur fond de rock et de sextos, cette tranche de vie bouleverse les codes et les limites de l’amitié entre un homme et une femme.

Détails: Vendredi, samedi, dimanche du 5 au 28 août, à 19h ou 21h (vérifier)

[BD] L’écluse, une BD de Philippe PELAEZ et Gilles Aris (Grand Angle)

[BD] L’écluse, une BD de Philippe PELAEZ et Gilles Aris (Grand Angle)

Philippe Pelaez qui nous avait conquis avec Bagnard de Guerreenchaine les récits noirs en signant le scénario de L’écluse, où un jeune homme bossu, muet et stigmatisé par tout un village supporte les soupçons du meurtre de trois jeunes femmes retrouvées dans l’écluse dont il a la charge.

Le dessin proposé par Gilles Aris insuffle à ce village de Douelle, près de Cahors, l’atmosphère lourde d’un été chaud et meurtrier, où les enfants se lancent des cailloux à la figure et cherchent à soulever à tout prix les jupes des filles… L’enquête policière ne sera pas de tout repos, entre rébellion des villageois et suspects multiples. Un polar rural qui explore la cruauté juvénile avec originalité à travers un univers graphique qui se révèle très efficace.

Récit complet, l’écluse est à découvrir dès le 10 août en librairie. 

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Il est des eaux moins paisibles qu’elles en ont l’air.
Trois noyées en moins d’un an… C’est beaucoup pour la petite écluse dont s’occupe Octave. Dans le village, les rumeurs vont bon train et le jeune éclusier un peu attardé au visage déformé a tout du suspect idéal. L’émoi est tel que deux policiers de la ville viennent enquêter pour tirer cette affaire au clair, mais aussi pour faire face à la fureur des habitants bien décidés à rendre la justice eux-mêmes. Les eaux de la rivière sont paresseuses, mais dans ses méandres, la cruauté et la méchanceté ne sont jamais très loin
Date de parution : le 10 août 2022
Auteurs
: Philippe Pelaez (Scénario)
et Gilles Aris (Dessin)
Genre : polar
Editeur : Grand Angle
Prix : 15,90 € (64 pages)
Acheter sur : BDFugue

Paris La Grande au Lucernaire, la capitale éternelle en anecdotes et en chansons savoureuses

Philippe Meyer est un merveilleux conteur et il tient en haleine la salle bien remplie du Lucernaire à coup de chansons entremêlées d’anecdotes croustillantes sur Paris. Pas vraiment de fil conducteur dans un spectacle dont l’intérêt principal est d’échanger et d’émouvoir. Paris est chantée depuis des siècles par ses habitants, et les chansons qui y font référence sont légion, Philippe Meyer en entonnent quelques unes, accompagné par Jean-Claude Laudat à l’accordéon. Entre concert et seul en scène, Paris la grande est un très beau moment de théâtre.

Paris, Paris, Paris…

Philippe Meyer multiplie les références pour invoquer la ville qu’il aime tant. Croquant avec tendresse les quelques travers de ses habitants, le narrateur fait rire et sourire. Lorsqu’il évoque la destruction des pavillons Baltard du Ventre de Paris pour laisser place à l’hideux forum des halles, on sent l’incompréhension dans sa voix. Il invoque la faune séculaire du quartier et de tant d’autres à Paris. Véritable connaisseur des souvenirs de Paris, il en partage quelques uns avec truculence et tendresse. Et quand il entonne des airs antédiluviens liés à la vie parisienne, le foule de spectateurs est conquise. Peu de mobilier sur scène, le conteur et son musicien n’ont pas besoin de beaucoup pour faire rêver le public et le laisser vaquer sur les flots de son imagination.

Paris la grande est un beau moment de nostalgie sur la scène du Lucernaire, à découvrir tout l’été.

Synopsis:

Deux ans avant les JO de Paris 2024 et en guise de préparation à l’évènement, Philippe Meyer nous dresse un portrait d’un Paris inattendu, en textes et en chansons. Une approche de l’histoire de Paris, très différente de celle des guides touristiques.

Ce Paris que vous habitez, ce Paris que vous visitez en cachent beaucoup d’autres. Ils cachent le Paris des chansons, le Paris des romans, le Paris des poètes, le Paris que les historiens nous rendent et le Paris que les voyageurs décrivent. Tous ces Paris sont comme les pièces d’un puzzle. Paris la grande les rassemble pour vous faire découvrir un Paris plus vrai que Paris.

Détails:

Du 08/06/22 au 21/08/22

Du mercredi au samedi à 20h

Dimanche à 17h

Boule de Suif au Lucernaire, le classique de Maupassant adapté avec force!

Tout le long de l’heure que dure le spectacle, André Salzet est seul en scène et il captive le public nombreux. Comme toujours au Lucernaire cet été, la salle était comble pour admirer le comédien à la diction parfaite et au charisme impressionnant. Dans une mise en scène épurée à l’extrême, il fait vivre le texte puissant, drôle, ironique de Maupassant. Que d’enseignements à retenir de cette histoire imaginée mais si proche du réel. Une grand performance!

Une pièce fabuleuse d’intensité

Nombreux sont ceux à avoir lu pour le plaisir ou pour l’école la nouvelle de Maupassant. Le texte Boule de Suif a été écrit au cours de l’année 1879 et rendue publique en 1880. La pièce se déroule selon 3 grand temps forts. C’est d’abord un équipage qui quitte Rouen pour Dieppe alors que la France doit subir l’occupation allemande suite à la défaite de 1870. 3 couples partagent la diligence, grands bourgeois, grands commerçants et riches aristocrates. A leurs côtés, 2 religieuses et la prostituée bien connue sous le nom d’Élisabeth Rousset, surnommée Boule de Suif. Méprisée par ses compagnons de voyage, elle gagne un certain crédit quand elle partage ses réserves de nourriture. Car le voyage dure et personne à part elle n’a pris le soin de se garnir de subsides. Puis le deuxième acte, la diligence est arrêtée à une auberge et le séjour s’étire en longueur. La raison? Un officier allemand veut passer la nuit avec Boule de Suif. Grande patriote, elle se refuse à une telle infamie, s’attirant le courroux des voyageurs lassés de devoir attendre plus longtemps, et qu’importe la dignité de la jeune fille. Troisième acte, l’équipage repart, Boule de Suif a cédé devant la vindicte collective. Mais loin d’être récompensée pour son sacrifice, elle est de nouveau méprisée et calomniée. André Salzet est un narrateur qui passe de rôles en rôles. Il joue aussi bien l’aubergiste asthmatique que les religieuses perfides que les couples donneurs de leçon. Les accents et les postures sont modifiées pour donner une idée de physionomies disparates, jusqu’à l’officier allemand au français impeccable mais à l’accent à couper au couteau. Le texte de Maupassant fait le reste, merveille de pertinence sur la perfidie humaine. C’est une merveille de temps de théâtre, un vrai moment de bonheur.

Rarement la langue française n’aura gagné autant de valeur dans la bouche d’un comédien crédité d’une salve d’applaudissements finale bien méritée. Maupassant n’est pas passé de mode, la preuve en est faite, une fois de plus.

Synopsis:

La dignité n’est pas toujours là où on pense.

André Salzet dans Boule de suif, après « Le Joueur d’échecs » et « Madame Bovary ».

Hiver 1870. À bord d’une diligence, dix personnes fuient Rouen occupée par l’armée prussienne : des notables, deux bonnes soeurs, un révolutionnaire et Boule de Suif, une prostituée pleine de dignité.

La voiture avance lentement dans la neige. La faim tourmente les esprits. Généreuse, Boule de Suif partage ses provisions avec les passagers. La nuit tombe. La diligence doit faire étape dans un village occupé par l’ennemi. Un officier prussien retient alors les voyageurs en otage…

Détails:

Du jeudi au samedi 19h, dimanche 15h30

du vendredi 22 juillet 2022 au dimanche 21 août 2022

Odyssée, la conférence musicale, le meilleur moyen d’initier toute la famille à Homère!

L’Odyssée d’Homère revisité avec une sacrée touche de folie, le Lucernaire ne recule devant rien dans ce spectacle haut en couleur. Julie Costanza et Jean-Baptiste Darosey s’en donnent à coeur joie pour un beau moment d’éducation joyeuse, le parents revisitent leurs classiques, les petits s’amusent comme des fous, si l’école pouvait être aussi folledingue, plus aucun enfant refuserait de ne plus s’y rendre. Cette conférence musicale enchaîne les trouvailles géniales de mise en scène (merci Stéphanie Gagneux) et les 2 comédiens s’amusent autant que les spectateurs pour faire revivre le long voyage d’Ulysse, avec des chansons et une bonne humeur contagieuse.

Une Odyssée du rire

Tout le monde connait l’histoire, après 10 ans de lutte contres les troyens, les héros grecs repartent dans leurs chaumières. L’Iliade est une épopée de la Grèce antique qui a traversée les siècles. Elle est attribuée à l’aède légendaire Homère. Les 2 comédiens donnent suffisamment de détails pour mettre l’eau à la bouche. Et puis ils en viennent rapidement à l’épopée d’Ulysse, victime du courroux de dieux décidés à le perdre sur la mer Méditerranée. La pièce détaille les différentes étapes du voyage, la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé et les sirènes. Les 2 comédiens s’amusent, échangent leurs rôles, multiplient les blagues et hypnotisent littéralement le public. La cascade de rires accompagne un cours magistral loin d’être rébarbatif, bien au contraire. Ils poussent la chansonnette et montrent que l’antiquité peut être un récit vivant et joyeux.

Le spectacle est un grand moment de bonheur à vivre en famille, sans hésiter, jusqu’au 4 septembre! Encore un spectacle à guichets fermés au Lucernaire!

Synopsis: La fameuse histoire de l’Odyssée racontée,chantée et dansée par 2 interprètes qui jouent 15 personnages. Une version inédite et explosive. Spectacle lauréat du Trophée de la comédie musicale 2022 du spectacle jeune public. « Après la guerre de Troie, Ulysse décide de rentrer chez lui, à Ithaque. Mais le destin et les dieux ne sont pas de cet avis et le voyage du retour sera semé d’embûches. Affrontant monstres en tous genres, sorcières, cyclope et autres créatures marines, Ulysse retrouvera Pénélope 10 ans plus tard… »

Détails:

du mercredi 3 août 2022 au dimanche 4 septembre 2022

14h30 mercredi et samedi, 14h dimanche

Shakespeare adapté en musique et avec fantaisie au Lucernaire avec Love Songe Thérapie

Le Lucernaire laisse le champ libre à une belle bande de galopins pour un Songe d’une nuit d’été revisité avec respect du texte et délire assurés. 9 comédiens et comédiennes s’en donnent à coeur joie pour surprendre et émerveiller. La salle pleine a adoré et en a redemandé. Ca tombe bien, le Lucernaire propose maints spectacles durant l’été, avec notamment Soie et L’écume des jours, de quoi donner envie de rester à Paris tout l’été!

Classique et modernité font bon ménage

Le concept est osé. 3 couples participent à une thérapie pour tenter de lever les difficultés et retrouver l’amour perdu tant espéré. Le docteur Puckerman n’est autre que Puck, le génie capricieux chargé de les réenchanter en leur faisant visiter leurs songes. Maladresses et quiproquos vont se succéder tout du long pour un festival de rires et de sourires. Comédiens et comédiennes en profitent pour accomplir des tours de chant et de danse au son d’un piano aux accents Raveliens. Difficile de raconter plus précisément les différentes intrigues qui s’entrecroisent sans trop en dévoiler et mettre en péril le sacro-saint effet de surprise. Car des surprises, il y en a, non-stop. Gentes filles et gents damoiseaux rivalisent de talent et de délire pour emporter avec eux le public dans une sarabande endiablée. C’est très bien joué, souvent très malin et le mariage entre le texte et les trouvailles ludiques fonctionnent à plein. La mise en scène de Ned Grujic ne recule devant aucune barrière, le décor se meut, les performances sont admirables. Quoi dire de plus?

Love Song Thérapie marie les textes d’antan, les connaissances psy d’aujourd’hui et le laisser-aller des comédiens et comédiennes. De quoi imprimer une marquer profonde dans l’esprit des spectateurs ravis. A découvrir tout l’été au Lucernaire, sans hésiter!

Synopsis:« Love Songe Thérapie », c’est la rencontre ludique entre Shakespeare, Freud et la comédie musicale. Un « Songe d’une nuit d’été » moderne joué, chanté et dansé, où trois jeunes couples en difficulté sont plongés dans une séance d’hypnose dirigée par le docteur Puckerman. Ce thérapeute, alias Puck, va, en véritable maître de cérémonie, les emmener dans leur inconscient à travers la forêt des songes, et y perdre chacun d’eux pour leur permettre de mieux se retrouver. Une relecture contemporaine de la célèbre comédie de Shakespeare où chansons originales et chants polyphoniques servent une partition célébrant le pouvoir ensorcelant de l’amour…

Détails:

Du 30/07/2022
au 28/08/2022

Durée: 1 heure 40 minutes

Une plongée dans le temps et l’esprit de Jacques de Bascher au Théâtre de la Contrescarpe

Peu de gens connaissent le dandy Jacques de Bascher. Personnage central des nuits parisiennes endiablées des années 70, il a été le petit ami de Karl Lagerfeld et l’amant de Yves Saint Laurent. Entre le gigolo de luxe, le libertin impénitent et le martyre des années Sida, il est apparu dans les 2 films consacrés à YSL. Gabriel Marc s’approprie la carapace cabossée de l’aristocrate décadent pour en livrer une vision tourmentée et hantée par son existence futile. Quelle trace laissera-t-il dans l’histoire? Cette réflexion lui fait faire des noeuds au cerveau tout le long d’un spectacle habile et délicieusement vain.

Un destin flamboyant et rococo

Gabriel Marc arbore une petite moustache du plus bel effet pour se glisser dans la peau de Jacques de Bascher. Il erre dans un appartement qu’il ne quittera guère plus car ses anciens « amis » de la jet-set le blacklisteront une fois la nouvelle de sa contamination connue. Il le sait et en souffre 1h30 durant. Les voyages dans le temps sont rares, les élucubrations éplorées sont légion. Il se confie à un magnétophone sur une cassette destinée à Kaiser Karl. Il enfile des tenues chamarrées pour rendre compte de son gout affiné pour la mode, exquis comme un serpent de la jet set. Pique-assiette, parasite, dandy, tant de surnoms luis ont été apposés qu’il ne sait plus vraiment qui il est. Il se morfond et fait le bilan d’une existence vaine faite à développer un hédonisme sans limites. Alcool, drogues relations multiples, orgies, tout a concouru à le précipiter dans un gouffre qu’il ne peut plus éviter. La mise en scène de Guila Braoudé transforme l’appartement en bric à brac entre le lupanar, la garçonnière et le… caveau.

Une vie d’excès ne fait pas rentrer au paradis, tout juste dans les mémoires. Le comédien est détendu, un peu trop peut être au vu de toutes ses erreurs de prononciation. Reste un moment de théâtre déroutant, entre l’hagiographie et le tribunal. A découvrir tout l’été au Théâtre de la Contrescarpe.

Synopsis:

 J’ai été le compagnon de Karl Lagerfeld et l’amant d’Yves Saint-Laurent… Mais de moi que reste-t-il ? « 

1984, Jacques De Bascher, le prince des nuits parisiennes, apprend qu’il est positif au VIH. Paris lui tourne le dos, il se retrouve seul dans son appartement. Il redécouvre ses enregistrements qu’il a faits tout au long de sa vie à l’aide de son magnétophone. Cet appartement, qui a connu de grandes soirées, devient un antre plein de souvenirs, de ses petites réussites mondaines à ses grandes défaites personnelles.

Durant cette soirée, Jacques de Bascher enregistre une dernière cassette pour son compagnon Karl Lagerfeld.

Jacques revit ses années Palace alcoolisées, ses rencontres secrètes avec Yves Saint-Laurent, sa passion tumultueuse avec Karl Lagerfeld et évoque tous ses projets avortés mais soigneusement conservés. Aux côtés de Jacques de Bascher, le spectateur sera invité à revivre les décennies 70 et 80 dans tout ce qu’elles avaient de merveilleux et de décadent.

Une plongée dans l’intimité des deux plus grands génies de la mode.

Détails:

DU 15 JUILLET AU 20 AOÛT
• les VENDREDIS et SAMEDIS à 21h

Les animaux en danger (Usborne)

Les animaux en danger (Editions Usborne)

Les éditions Usborne nous invitent à découvrir dans leur collection P’etits curieux un nouvel album : Les animaux en danger.
Le jeune lecteur va prendre connaissance de ce qui se passe aujourd’hui dans certains pays, concernant les animaux qui se trouvent en danger et/ou en voie de disparition.

Soit à cause de la déforestation, soit à cause du climat et du réchauffement climatique, ou encore à cause de la pollution.

Cet album entièrement cartonné, avec plus de 50 rabats, est écrit pour la jeunesse pour apprendre et découvrir de nombreux animaux et pourquoi certains souffrent. Et comment faire pour arranger la situation. Car chacun a le pouvoir de changer les choses.

Tous les milieux de vie sont concernés : sur terre, dans les arbres, dans la mer, dans la savane.

Savez-vous que la panda reste l’ursidé le plus rare mais qu’il n’est plus en danger !

Savez-vous que les tamarins ont été déplacés à cause de la déforestation et du coup, ils ont été sauvés !

Les animaux en danger est un album qui lance un cri de détresse mais aussi de solidarité ! L’homme doit prendre soin des animaux. Et beaucoup de personnes y consacrent leur vie !
Un bel album qui incite les jeunes à prendre conscience de la richesse et de la fragilité de leur environnement.

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 juillet 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95 €

Folie et énergie au Lucernaire avec l’adaptation totale de L’écume des jours de Boris Vian

Claudie Russoè

On tombe parfois sur un moment de théâtre complètement ébouriffant, sans vraiment s’y attendre et avec l’envie de revivre ça le plus rapidement possible. Les 5 comédiens et 4 comédiennes de la compagnie Les Joues Rouges ont dû passer une très bonne nuit après leur performance sans retenue tant leur implication a été totale. Par la grâce d’interprétations tour à tour vibrantes et émouvantes, l’ouvrage de Boris Vian prend une toute nouvelle dimension. Tours de chant, astuces de mise en scène, numéros de danse, rien ne manque dans cette pièce en tous points exceptionnelle. Chapeau.

Un sublime hommage à Boris Vian

Par où commencer? Un personnage hante la scène pendant que la foule nombreuse prend possession de la salle. Pas un siège de libre, la salle est comble de la cave au plafond. Les lumières changent et le public comprend vite que l’individu en question est un narrateur impliqué. Il observe les personnages défiler un à un, et que l’extravagance commence. Le héros Colin est jovial, accompagné d’une bande d’amis plus badins les uns que les autres. Comédiens et comédiennes s’en donnent à cœur joie pour aviver l’ambiance délurée de l’univers de Boris Vian. Le pianocktail est dans la place et une interprète multiplie les prestations endiablées pour participer à la fête. Le moment de théâtre rend parfaitement compte de l’atmosphère de l’ouvrage et débute sur les chapeaux de roue avant de se terminer dans le drame, tristement avec ce nénuphar qui envahit totalement les poumons de Chloé. La joyeuse troupe intercale astucieusement des extraits de l’œuvre musicale de Vian, la complainte du progrès, Fais-moi mal Johnny, pour un hommage total à l’artiste trop tôt disparu. L’heure et quart de spectacle passe dans un souffle, les très bons moments passent toujours trop vite. Certains comédiens multiplient les rôles, la salle est ravie, la connivence est reine, un médecin frappadingue déambule parmi le public, la joie est communicative, les rires fusent, le public est conquis. La mise en scène follement imaginative de Claudie Russo-Pelosi exploite chaque recoin de la scène et participe au succès du spectacle.

La salve d’applaudissements est au niveau de l’émotion ressentie. L’écume des jours au Lucernaire est certainement le spectacle à ne pas manquer cet été à Paris.

Synopsis:

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de chacun. » Boris Vian

« Tandis que l’écrivain s’apprête, dans son appartement, à écrire les premières lignes de son histoire, ses héros prennent vie et chantent ses plus grandes chansons au pianocktail. Colin a tout pour être heureux : un bel appartement où l’on chante et joue du jazz, de l’argent, des objets loufoques, ses amis Chick, Alise, Nicolas, Isis, et des souris qui lui tiennent compagnie. Mais il se rend compte d’une chose : ce qu’il lui manque, c’est l’amour. »

Détails:

1h15

du mercredi 20 juillet 2022 au dimanche 16 octobre 2022

Du mardi au samedi à 19h

Dimanche à 16h

Joseph Drouet, phénix dans « Le Marteau et la Faucille » 

Joseph Drouet, phénix dans "Le Marteau et la Faucille"
Joseph Drouet ©Simon Gosselin

Joseph Drouet, phénix dans « Le Marteau et la Faucille »

Quand un metteur en scène surdoué, amateur de défis théâtraux découvre un auteur visionnaire, on obtient des spectacles hors norme. Julien Gosselin, scénographe et metteur en scène, puise son inspiration dans la littérature contemporaine qui raconte, selon lui, tout ce qui saborde notre civilisation.

En 2013, à tout juste 25 ans, il adaptait sur scène Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq et faisait sensation à Avignon puis au théâtre de l’Odéon. En 2018, toujours à Avignon, le dramaturge s’emparait de trois romans de l’auteur américain Don DeLillo : Joueurs, Mao II et Les noms, un marathon de neuf heures dont a été extrait « Le marteau et la faucille », un solo d’une heure qu’il reprend aujourd’hui.

« Le Marteau et la Faucille » raconte l’histoire d’un homme, Jerold Bradway, dont nous comprenons qu’il a été trader dans une autre vie, et qui se retrouve aujourd’hui en prison, un camp aux contours flous, surplombant l’autoroute, passant d’une salle TV au terrain de football des détenus, tous comme lui puissants financiers ayant fait fortune dans les hedge funds ou marchands d’art ayant détourné des milliards de dollars. Tous sont là, aux prises avec leur absolue solitude, rendus à la quintessence de leur condition humaine, sans plus de pouvoir que celui d’observer les paysages alentours et se remémorer leurs vies d’avant, leurs smartphones déconnectés, leurs pères partis et ces toiles de maître dont ils couvraient leurs murs.

Ecrit en réaction à la crise financière de 2008, « Le Marteau et la faucille » pointe ses délinquants en cols blancs qui ne sont que les avatars d’un monde parfaitement amoral et hautement criminogène. C’est là toute la force de la démonstration, qui cite à propos « Le Marteau et la Faucille » en hommage à tous les travailleurs « niqués » autant qu’aux élites laminées par le système.

Une performance d’acteur

Baigné dans une oppressante lumière rouge, un homme, seul face à son large micro, nous relate donc son quotidien et celui de ses co-détenus, enfermés dans un fictif camp de redressement pour anciens financiers, désignés comme coupables de la crise économique de 2008. Un état des lieux ainsi qu’une introspection sensible qui dressent les torts d’une société obsédée par l’argent et le profit, mais qui est sur le point de s’effondrer.

Joseph Drouet interprète avec une intensité inouïe ce personnage confronté à la vacuité de nos sociétés contemporaines hors-sol. « Peut-être n’étions-nous que des tonnes de viande conditionnée, de la chair entassée et divisée en box », réalise-t-il alors que le programme télévisé qui défile dans la salle commune n’en finit pas de comptabiliser les pays en état de mort économique et d’énumérer les symptômes de la faillite.

Dans un jeu en perpétuel mouvement car l’acteur est filmé en même temps sur un grand écran où les expressions multiples de son visage nous renvoie l’image d’un homme brisé, bourré de tics, tordant ses mains, et dont la parole hallucinée porte celle d’un monde hors de contrôle et menaçant.

Modifiant sa voix selon qu’il reproduise les propos d’un marchand d’art frauduleux qui partage sa cellule ou de sa fille qui passe à la télé, sous un fond d’accords électro qui participent à la dramaturgie, il incarne ce trauma du monde et réceptacle des névroses et peurs paniques de l’homme moderne. Bravo !

Dates : du 26 au 28 juillet 2022 : Théâtre Paris-Villette
Metteur en scène : Julien Gosselin

Soie, un seul en scène magique sur les planches du Lucernaire

Baricco

Difficile d’anticiper ce qui va se produire pendant 1h15 de spectacle. Sylvie Dorliat apparait dans la peau de plusieurs personnages, à travers des clairs-obscurs savamment créés par la régie. La mise en scène de William Mesguich fait beaucoup pour nimber la pièce de mystères persistants. Entre France et Japon, le destin du personnage imaginaire Hervé Joncour à travers ses périples à la recherche de vers à soie, ses rencontres et ses obsessions. La salle était pleine, compréhensible vu l’impression générale déclenchée dans l’esprit des spectateurs.

Une pièce pour voyager et rêver

Soie, Seta dans la langue de Dante, est le troisième roman de l’auteur italien Alessandro Baricco. L’ouvrage a été publié en 1996 en Italie et la version française a paru en 1997. Immense succès, comparable à celui de Novecento, également adapté avec succès au Lucernaire, Soie se veut une fable sur l’amour et le sens de la vie à travers 4 voyages sur la route de la soie dans le Japon encore fermé du XIXe siècle. Le destin extraordinaire d’Hervé Joncour fait cohabiter coups de pouce du destin, impressionnante confiance en soi et 3 personnages féminins qui entourent le héros. Hélène, son épouse aimante et fidèle, Blanche la tenancière de maison close et une mystérieuse inconnue inlassablement rencontrée à chaque voyage. La pièce joue sur des répétitions de textes qui tranchent avec les subtiles évolutions d’évènements vécus par Hervé Joncour. Le héros s’enrichit financièrement par le commerce de la soie, il rapporte de très précieux œufs de vers à soie en France et concourt au développement d’une industrie très fructueuse. Dans le même temps, il est fasciné par une jeune fille qu’il aperçoit lors de ses périples japonais. Objet de curiosité autant que de fantasme, elle emplit l’esprit d’Hervé Joncour jusqu’à mettre en péril son équilibre intérieur. Sylvie Dorliat change d’incarnation au fur et à mesure de sa narration, prêtant des attitudes et des intonations pour suivre ses changements de peau. Avec toujours ce clair obscur qui emplit la salle et fait voyager les spectateurs. Un globe terrestre, une table en bois, des robes de soie cachées derrière des rideaux de fil, le décor est simple et chargé à la fois, hypnotisant et rehaussé de projections. Cages à oiseaux, ombres chinoises, tout et fait pour accompagner le récit sans jamais aucun artifice inutile.

Soie est un plaisir de pièce à découvrir au Lucernaire jusqu’au 28 août. La salle est ouverte tout l’été, les parisiens et les voyageurs de passage pourront en profiter pleinement.

Synopsis: Une invitation pudique au voyage et à l’amour traversée par des fulgurances érotiques, par l’auteur de « Novecento ». Vers 1860, Hervé Joncour entreprend quatre voyages au Japon, pour acheter des œufs de vers à soie. Dans ce pays dangereux et lointain, il va tomber follement amoureux d’une belle inconnue et cette rencontre va bouleverser sa vie. Désir, passion, velours d’une voix, sacralisation d’un tissu magnifique sont autant de fils impalpables qui tissent cette histoire dans laquelle s’entrelacent trois beaux portraits de femme : l’inconnue fantasmée à l’autre bout du monde, l’épouse aimante et fidèle et une tenancière de bordel. Soie parle d’amours impossibles, de sensualité, d’obsession et « du bonheur que l’on fuit de peur qu’il ne se sauve… »

Détails:

Spectacle d’1h15

du mercredi 20 juillet 2022 au dimanche 28 août 2022

Mercredi au Samedi à 21h

Dimanche à 17h30

Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes (Usborne)

Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes (Usborne)

Les éditions Usborne nous propose des fiches de jeux avec des parcours de labyrinthes très variés : Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes.

Grâce à un stylo effaçable fourni avec les fiches, le jeune lecteur devra trouver le bon chemin. Pas question de se perdre dans un labyrinthe !

Voilà quelques exemples :

Quel sentier te permet de sortir de la forêt en échappant aux monstres ?

Aide cette grenouille à sauter de nénuphar en nénuphar jusqu’à ses amies.Visite toutes les gares rouges le long de ces rails sans passer plus d’une fois devant la même gare.

Trace une route conduisant l’exploratrice à sa base.

Trace un chemin du départ à l’arrivée pour faire apparaître un dessin.

50 fiches, cartonnées et plastifiées, sont ainsi proposées avec de multiples situations dans des endroits aussi différents et de multiples thèmes tels que les musées, la base polaire, les serpents, la mine de bijoux, vers le sud, la tempête de neige, les traces de manchots…

 

Il suffit d’un Sopalin pour effacer et recommencer à l’infini !

Voilà une jolie occupation pour les voyages en voiture, ou en train, ou les jours de pluie ou de grosse canicule !

Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes, est à la portée de tous les enfants dès l’âge de 5 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,50 €

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