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Madame Bovary , un classique réinventé avec bonheur sur les planches du Théâtre de Poche Montparnasse

Madame Bovary

Madame Bovary, un classique réinventé avec bonheur sur les planches du Théâtre de Poche Montparnasse

Madame Bovary prend vie sur les planches du Théâtre de Poche Montparnasse dans une mise en scène décalée et surprenante. Monument de la littérature française, le classique de Flaubert inspire régulièrement pièces de théâtre et longs métrages. Son intrigue ultra connue avec des personnages rentrés dans la légende peut-elle encore surprendre? L’exploit est de taille puisque 4 acteurs s’approprient l’esprit Bovary pour offrir une variation tragicomique étonnante de dynamisme.

Peut-on encore imaginer le scandale que représenta la parution de Madame Bovary en 1857? A une époque patriarcale où la femme bourgeoise se mariait pour tenir son intérieur avec des enfants laissés à une nourrice, les idées d’autonomie féminine et de liberté sexuelle semblaient être de la science fiction. La morale religieuse tenait lieu de convention sociale et si les hommes jouissaient de dérogations bien comprises, la femme bourgeoise devait accepter une vie engoncée dans une confortable monotonie. Flaubert imagine une femme qui dit non à son destin. Elle recherche le feu de la passion, l’exultation des sens, l’expression de sa sensualité. Ancêtre de la femme moderne, elle partage les mêmes aspirations sans pouvoir pareillement en jouir. Le drame final est inéluctable, comme écrit par l’esprit du temps.

La maxime da pièce est cruelle, le XIXe siècle conservateur n’accepte ni compromis ni échappatoire.

Pour faire ressortir toute la puissance de l’intrigue, les 4 acteurs multiplient les rôles et les subterfuges. Si Sandrine Molaro donne des traits espiègles à Emma Bovary , David Talbot, Gilles-Vincent Kapps et Paul Granier se glissent dans les habits des autres personnages avec une truculence constante. La mise en scène minimaliste de Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps maximise la confusion des sentiments. L’ajout d’instruments et de chansons évoque les espoirs et les déceptions d’une héroïne bafouée avec une émouvante sincérité. Cette femme éprise d’exaltation ne connait que la trahison d’hommes qui abusent de ses aspirations. Et c’est en méprisant le seul homme réellement amoureux d’elle qu’elle se perdra. La maxime de la pièce est cruelle, le XIXe siècle conservateur n’accepte ni compromis ni échappatoire.

L’heure et demi de spectacle juxtapose chapitres comiques et scènes tragiques dans un tourbillon réussi. Nommée dans la catégorie de la révélation féminine aux Molières 2016, Sandrine Molaro porte le poids de la fatalité sur ses épaules. Les spectateurs font un triomphe final à une pièce divertissante et audacieuse, un vrai bonheur de théâtre.

Dates :  jusqu’au 19 juin 2016
Lieu : Théâtre de Poche Montparnasse
Metteur en scène : Sandrine Molaro, Gilles-Vincent Kapps
Avec : Sandrine Molaro, David Talbot, Gilles-Vincent Kapps, Paul Granier

Exposition La terre, le feu, et l’esprit, chefs-d’œuvre de la céramique coréenne au Grand Palais

La terre, le feu, et l’esprit, chefs-d’œuvre de la céramique coréenne
La terre, le feu, et l’esprit, chefs-d’œuvre de la céramique coréenne, Exposition au Grand Palais

Exposition La terre, le feu, et l’esprit, chefs-d’œuvre de la céramique coréenne au Grand Palais

Le Grand Palais rend hommage à la culture coréenne du 27 avril au 20 juin 2016. L’exposition La Terre, le feu et l’esprit, chefs d’oeuvres de la céramique coréenne présente les pièces les plus emblématiques d’une tradition millénaire remontant au néolithique. Le parcours retrace l’histoire du pays du matin calme à travers ses différentes époques et ses techniques de fabrication.

Créée par l’alliage du terre et du feu, la céramique se distingue d’une culture à l’autre par ses styles et ses procédés de fabrication. Si les écoles japonaises et chinoises bénéficient d’une notoriété ancienne et universelle, leur cousine coréenne remonte à la préhistoire avec des poteries datant de 6000 à 5000 avant JC. Elle est devenue un art à part entière, digne représentant de la culture du pays. Des pièces rares et réputées ont été prêtées par le Musée National de Corée afin d’explorer une histoire trop méconnue synonyme de paix et d’harmonie. Le pays ne s’est ouvert à l’extérieur qu’en 1880 après des siècles d’hermétisme volontaire, teintant la découverte de sa culture de surprise et d’émerveillement.

Les grandes époques de la céramique coréenne sont retracées dans cette exposition depuis les céramiques ancestrales jusqu’à ses déclinaisons les plus contemporaines. Période des Trois royaumes, Buncheong, Céladon de Goryeon, les périodes historiques se distinguent nettement avec des types bien représentatifs de céramiques. Les vases anthropomorphes enterrés avec les défunts pour guider leurs âmes dans l’au-delà côtoient des représentations de dragons et de cavaliers sur leurs montures.

L’exposition La terre, le feu, et l’esprit, chefs-d’œuvre de la céramique coréenne marie harmonieusement culture et esthétique dans un voyage éclairant. De quoi donner envie d’aller visiter un pays encore trop méconnu.

Dates : du 27 avril au 20 juin 2016
Lieu : Grand Palais
Entrée : 10 €

Lisbonne mélancolique de Philippe Besson (Julliard)

Philippe Besson
Philippe Besson Photo © Marina53

Lisbonne mélancolique de Philippe Besson (Julliard)

Les deux personnages du dix-septième roman de Philippe Besson, Les Passants de Lisbonne, sont des revenants. Terrassés par de récents drames respectifs, ils se croisent par hasard puis se parlent, dans l’hôtel lisboète qu’ils ont choisi pour abriter leur solitude et leur insondable chagrin.

S’il est impossible de comparer leurs souffrances, force est d’admettre que celle d’Hélène surpasse de très loin celle de Mathieu. Pourtant, elle sait qu’il lui faudra « se défaire de ce qui l’encombre, se rendre plus légère, plus disponible à ce qui arrivera, plus accessible aux vivants. »

Difficile de retenir une larme à l’évocation de leurs désastres, pudiquement racontés par la plume douce et mélancolique de l’auteur. Dans ce bref roman (192 p.), il est question de mort et de deuil impossible, d’absence irréversible qui fait perdre le goût de vivre mais aussi de ces rencontres lumineuses et de ces hasards bienheureux qui rendent soudain l’espoir envisageable. Les Passants de Lisbonne raconte le croisement de deux trajectoires, deux âmes et deux paroles intranquilles qui, soudain réconfortées par la présence de l’autre, son écoute et sa bienveillance, reprennent confiance en l’existence.

Un très beau livre, comme une célébration du lien humain, une ode aux rencontres, fantastiques sources de consolation.

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Les Passants de Lisbonne On ne renonce jamais vraiment, on a besoin de croire que tout n’est pas perdu, on se rattache à un fil, même le plus ténu, même le plus fragile. On se répète que l’autre va finir par revenir. On l’attend. On se déteste d’attendre mais c’est moins pénible que l’abandon, que la résignation. Voilà : on attend quelqu’un qui ne retiendra probablement pas.

Date de parution : janvier 2016
Auteur : Philippe Besson
Editeur : Julliard
Prix : 18 €
Acheter sur : Amazon

Résultats concours : West coast, 20 places de ciné gagnées

West coast
Résultats concours : West coast, 20 places de ciné gagnées !

Vous avez été 3436 participants au concours West coast. Merci de votre excellente participation. Les 10 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Eric Guéguiniat,  StephenThiebaud, Marlène Aubry, Monique Plumecocq, Nathalie Baron, Juliette Gradoni, Fer Boitiveau, Catherine Gadebois, Edith Tebessi et Catherine Lacroix

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Mémo rigolo, un jeu de mémoire de l’Ecole des Loisirs

Mémo rigolo, un jeu de mémoire de l’Ecole des Loisirs
Mémo rigolo, un jeu de mémoire avec Simon le lapin, de l’Ecole des Loisirs

Si vous avez des enfants en bas âge, vous connaissez sûrement l’univers de Stephanie Blake et ses célèbres albums du lapin Simon qui dit « Caca boudin » !

Cette fois-ci, ce n’est pas un nouvel album qui sort, mais un jeu de memory. Très astucieux, avec des dessins rigolos, colorés, comme ses héros de BD ! Vous vous souvenez du jeu des Mémo ? Non ? Eh bien, il suffit de trouver les bonnes paires, les cartes étant face cachée sur la table. Et le premier qui a fait le plus de paires a gagné. Très bon exercice de mémoire, aussi bien pour les petits que pour les grands.

L’intérêt de ce jeu est qu’il peut évoluer avec l’enfant. Il existe deux niveaux possibles avec ce Mémo rigolo : celui pour les petits, dès 3 ans où les dessins naïfs sont simples à reconnaitre et celui pour les plus grands, les cartes ont une petite étoile, où des détails plus fins feront la différence entre deux cartes. Je vous proposerai même de faire ce jeu avec des petits de deux ans, sans cacher les faces des cartes. Juste essayer d’assembler les cartes identiques.

Le jeu est très coloré et les dessins sont très attrayants. Et quand il s’agit de lire les cartes, c’est encore plus rigolo car, en général, ce sont des mots interdits : « caca boudin, prout…

Voilà une belle idée de cadeau pour un beau jeu familial qui vient de sortir à l’Ecole des Loisirs !

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Mémo rigolo A partir de 3 ans

Retrouvez Simon, le célèbre lapin qui dit « caca boudin »,
dans un jeu de mémory évolutif !
Les joueurs doivent constituer des paires de cartes identiques. Celui qui en obtient le plus grand nombre remporte la partie.
Si vous êtes « Tlo fort ! », des pièges vous attendent…Saurez-vous les déjouer ? Ouvrez l’oeil !

Date de parution : 2015
Editeur : Ecole des Loisirs
Prix : 11,90 € (72 cartes)
Acheter sur : Amazon

Rogue One : mais qui est la (re)belle Felicity Jones ?

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Rogue one : mais qui est la rebelle Felicity Jones ?

Rogue One : mais qui est la (re)belle Felicity Jones ?

Premier rôle de Rogue One, le premier spin-off de Star Wars, Felicity Jones  interprète Jyn Erso, une rebelle bien décidée à mener sa mission (le vol des plans de l’étoile noire) jusqu’au bout. La première bande annonce du film a fait son effet et déjà chacun y va de sa petite analyse sur fond de spéculations hypothétiques. Il semblerait en tout cas que ce Rogue One soit sans Jedi et sans espoir.

Le visage de Felicity Jones ne vous dit peut-être rien et pourtant, la jeune actrice n’en est pas à son coup d’essai. Découverte sur une série américaine sans grand intérêt il y a près de vingt ans (1998 – The Worst Witch) pour laquelle elle ne fera que la première saison, la britannique de 33 ans a obtenu son premier rôle principal dans Northanger Abbey de Jon Jones.

Felicity Jones Depuis, elle a multiplié les seconds rôles auprès d’acteurs à dimension internationale en jouant aux côtés de Daniel Craig dans Flashbacks of a fool (2008), Kathy Bates et Michelle Pfeiffer dans Chéri (2009) ou encore Maggie Gyllenhaal dans Oh My God ! (2010)… A force de persévérance, elle est parvient même à intégrer le casting de la super-production The Amazing Spiderman (2013) aux côtés d’Andrew Garfield, Emma Stone et Jamie Foxx.

Ce n’est qu’en 2014 que Felicity Jones se hissera son nom en haut de l’affiche du biopic de Stephen Hawking, Une merveilleuse histoire du temps. La belle y interprète son épouse Jane Wild Hawking. Un rôle qui lui a valu d’être nommée aux Oscars dans la catégorie de la meilleure actrice, rien que ça.

Disney aime faire appel à des visages inconnus, vierges de tout a priori auprès du public. En faisant appel à Felicity Jones, la franchise Star Wars s’offre une actrice de au vol tout en respectant son cahier des charges. L’actrice encore méconnue pourrait connaître une belle trajectoire après Rogue One, à condition de pouvoir se défaire de ce rôle qu’elle devra tenir durant les trois épisodes de cette saga dérivée.

To be continued…

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Rogue One : A Star Wars Story est le premier film de l’univers Star Wars en standalone de Lucasfilm. Ce premier volet raconte l’histoire d’une bande de rebelles résolus à voler les plans de la redoutable Etoile Noire.

Sortie : le 14 décembre 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Gareth Edwards (II)
Avec : Felicity Jones, Riz Ahmed, Ben Mendelsohn

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Rihanna, Ariana Grande, Nicki Minaj, Miley Cyrus… ou l’âge d’or du clip sexy

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Rihanna, Ariana Grande, Nicki Minaj, Miley Cyrus… ou l’âge d’or du clip sexy

Rihanna, Ariana Grande, Nicki Minaj, Miley Cyrus… ou l’âge d’or du clip sexy

Rihanna a sorti il y a quelques jours son clip de Needed Me dans lequel elle met à nouveau en avant certains de ses atouts artistiques qu’elle a pris l’habitude d’exhiber joyeusement, notamment pour ses fans. Deux semaines plus tôt, on pouvait déjà contempler sa plastique dans Kiss it Better, également extrait de son dernier album studio Anti.

Dans Needed Me, Rihanna raconte une sombre histoire qui se termine dans le sang. Et pourtant, la chanteuse en fait un clip aussi sexy que violent. Le clip, plutôt élaboré avec soin, a désormais son making of réparti en deux vidéos (dispo ci-dessous). Des produits marketing 2.0 qui fonctionnent (déjà plus de 2 millions de vues pour Behind The Scenes Part.1). A croire que le sexy n’a jamais aussi bien marché.

Parce que l’idée n’est pas nouvelle. Madonna faisait déjà des énormes buzz médiatiques autour de ses petites affaires et de ses quelques provocations (masturbation mimée lors d’un concert en 1990, orgie mise en scène dans le clip de Justify My Love…). Mais voilà, aujourd’hui, les jeunes ambassadrices du monde de la pop semblent ne plus pouvoir exister qu’en montrant d’abord leurs parties intimes. La pop doit être sexy voire sexuelle pour être écoutée et surtout vendue.

L’idée n’est pas très originale, donc, mais elle n’a jamais aussi bien marché. Chaque semaine sort un nouveau clip du même moule, comme un package marketing imparable. Ariana Grande (ex-star Disney) a ainsi fait fureur au début du mois, en petite tenue dans son clip de Dangerous Woman, comptabilisant plus de 55 millions de vues à ce jour. Une vidéo qui montre bien qu’aussi stérile soit la démarche, elle marche ! Les fans-consommateurs d’Ariana Grande ont crié victoire.

Mais Ariana Grande est encore vierge de tout dérapage (la pression médiatique est grande sur la jeune fille). Un cran au-dessus, Nicki Minaj s’est récemment illustrée en agitant son postérieur sans culotte mais avec un filet (et non l’inverse) dans le clip de Bebe Rexha qu’on a relayé il y a dix jours.

La palme revient évidemment à Miley Cyrus (ex-star Disney, elle aussi) rendue mondialement célèbre pour ses nombreuses exhibitions (totalement nue ou armé d’un god-ceinture pendant ses concerts). Elle fait figure de proue en matière de glorification de la popornographie. Et autant dire que le sexy-trash atteint des sommets de ventes.

Lorsqu’on y regarde de plus près, son clip Adore You, qui date de deux ans et comptabilise plus de 113 millions de vues, est la copie conforme du clip de Rihanna Kiss it Better, sorti il y a deux semaines (on vous laisse faire la comparaison avec les vidéos ci-dessous).

Vu sous cet angle, ces jeunes artistes au tempérament de feu paraissent beaucoup plus calculatrices que créatives. Le clip sexy est avant tout une arme marketing utilisée sans modération pour abreuver une population qui aime vampiriser son prochain et en demande toujours plus. Une industrie qui répète des process bien établis.

Rétrospectivement, la carrière de Madonna offre de nombreux coups « d’éclats » dont les schémas se répètent et se démultiplient aujourd’hui dans le monde de la pop. Les médias s’en délectent, le public aussi. Ne manque plus que la rubrique clips sexy en face de celle des faits divers ! Allez, on s’en fera peut-être une pour le fun.

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Après Jean Dujardin, Gaspard Proust en quête d’un idéal très « sexe »

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Après Jean Dujardin, Gaspard Proust en quête d’un idéal très « sexe »

Après Jean Dujardin, Gaspard Proust en quête d’un idéal très « sexe »

Gaspard Proust succède à Jean Dujardin dans le rôle du très controversé mais attachant Octave Parango, qui s’est fait connaitre avec 99 francs, le roman de Frédéric Beigbeder adapté au cinéma en 2007. L’auteur-réalisateur revient avec son alter-ego à la barbe et aux cheveux longs dans une suite qui promet de pousser le bouchon encore un peu plus loin.

Si 99 francs se focalisait sur les coulisses du monde de la pub (inspiré de l’expérience de Beigbeder) et de sa propension à faire appel aux substances illicites, L’idéal envoie carrément Octave en Russie chasser une égérie pour une multinationale du cosmétique. Cette première bande s’appuie assez lourdement sur des arguments de nature à faire monter la température malgré le froid sibérien… Mais les paires de fesses et les poitrines découvertes ne sont pas les seules seconds rôles du film. On y retrouvera notamment l’excellente Audrey Fleurot (Engrenages) ou encore Jonathan Lambert.

Attendu au tournant, L’idéal devrait faire la part belle au cynisme, au sexe, à l’art de la fête et aux drogues dures. Le défi reste de taille pour Gaspard Proust qui a la lourde tache d’interpréter le même personnage que Jean Dujardin presque 10 ans avant lui. Et pourtant, ce rôle est encore dans toutes les têtes. L’acteur oscarisé avait vraiment imprimé sa marque au personnage. Où sont donc passées les lunettes d’Oscar ? Elles semblent avoir été mises aux oubliettes et c’est dommage.

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gaspard proust l'idéal L’ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s’est reconverti dans le « model scouting » à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques… jusqu’au jour où il est contacté par L’Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des « new faces » aux quatre coins de l’ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.

Sortie : le 15 juin 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Frédéric Beigbeder
Avec : Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Anamaria Vartolomei

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La Prison Heureuse, au Théâtre Pixel ou le surréalisme mis en scène

La Prison Heureuse

La Prison Heureuse, au Théâtre Pixel ou le surréalisme mis en scène

3 femmes débarquent sur la scène du Théatre Pixel pour un moment de théâtre surréaliste. La Prison heureuse fait disparaitre les masques du quotidien pour révéler l’intérieur des êtres, leur poésie, leurs craintes et leurs espoirs. Les petits riens font les grands touts dans le texte de Sophia Negri.

Le titre poétique la pièce recèle bien des mystères. Quelle est cette prison si ce n’est cette enveloppe corporelle trompeuse et imperméable? Personnages transgenres, péripéties inattendues, c’est une avalanche de surprises que propose La Prison Heureuse. Les actrices Kahina Louifi, Vanessa Paric et Milena Studer abrogent les règles habituelles pour un moment de théâtre en liberté. Sophia Negri plonge des quidams dans un champ de marguerites métaphoriques et les confronte à leurs aspirations. La recherche du bonheur se heurte au mur de la solitude, intrinsèque à chaque être humain. Les 3 actrices dialoguent, monologuent ou se taisent dans des attitudes prostrées et exubérantes.

Chacune a le droit de s’exprimer et de briser les barrières.

Difficile de tracer une route dans cette heure de phrases à thèmes, variées et polysémiques. Les actrices se lamentent, exultent et rivalisent de subtilité pour faire transparaitre leur psyché. La pièce semble ouvrir une fenêtre sur une pensée habituellement cachée au plus profond de soi. Chacune a le droit de s’exprimer et de briser les barrières. La liberté est le mot clé de cette pièce de tous les possibles.

Plus qu’une représentation au Théâtre Pixel le jeudi 28 avril pour une pièce qui sera peut être reprise dans une autre salle? Ou prolongée? Le public est resté hypnotisé devant une représentation surréaliste qui change du quotidien.

Dates :  le 28 avril 2016
Lieu : Théâtre Pixel
Metteur en scène : Sophia Negri
Avec : Kahina Louifi, Vanessa Paric, Milena Studer

La vie bien qu’elle soit courte, une belle pantalonnade sur la scène du Lucernaire

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La vie bien qu'elle soit courte

La vie bien qu’elle soit courte, une belle pantalonnade sur la scène du Lucernaire

La vie bien qu’elle soit courte invoque l’humour noir kafkaïen dans une mise en scène inventive. Un héros idéaliste mais naïf est confronté à l’absurdité d’un système politique qui éloigne les hommes les uns des autres. Le texte de l’auteur bulgare Stanislas Stratiev est adapté dans une avalanche de non-sense burlesque et de situations décalées.

Stilianov est un architecte talentueux promis à un bel avenir. Alors qu’il se rend à une réunion d’homologation décisive, il décide de dénoncer l’ineptie des constructions modernes. Résolu et déterminé, il doit faire face à un regrettable incident qui le place dans une situation intenable. Il perd son bouton de pantalon et il lui faut trouver une épince à nourrice ou du fil pour ne pas finir à demi dévêtu. Comptant sur l’empathie de ses compatriotes, il va aller de désillusions en désillusions…

Le pauvre architecte cherche encore et encore de quoi faire tenir son pantalon… mais la pantalonnade tourne court pour lui…

La dénonciation de l’utopie communiste est au coeur de l’oeuvre de Stanislas Stratiev (1941-2000). Souvent associé au genre du théâtre de l’absurde, il trouve dans le quotidien de la Bulgarie communiste le terreau nécessaire à l’écriture de ses oeuvres. Dans un système socialiste basé sur des plans quinquennaux rigides et incohérents, le sens de l’initiative est réduit à néant, engendrant individualisme et repliement sur soi. Le jeune architecte interprété par Léonard Prain va de portes en portes pour réclamer de l’aide. Il rivalise de mimiques désappointées face aux multiples personnages incarnés par Tchavdar Pentchev et Sophie Accard. Tout à tour narrateurs et protagonistes, ils se griment et se travestissent dans un cortège de situations ubuesques. Les expressions sont théâtrales et les yeux exorbités font s’esclaffer un public charmé.

La petite taille de la scène est optimisée par un décor mouvant qui rappelle certaines mises en scène audacieuses du Théâtre de l’Odéon. Deux cages métalliques sont manipulées et déplacées pour imiter façades bétonnées, couloirs grisâtres et atelier défraichi. Des artifices sont cachés dans les coins obscurs pour faire apparaitre habitants névrosés et personnages hirsutes. Un système politique déficient génère des êtres égoïstes et malveillants… La pièce résonne-t-elle de l’actualité la plus brûlante?  Le pauvre architecte cherche encore et encore de quoi faire tenir son pantalon… mais la pantalonnade tourne court pour lui…

La Compagnie C’est pas du jeu adapte avec gourmandise la pièce cauchemardesque de Stanislas Stratiev. L’euphorie des acteurs est palpable et communicative. La mission est accomplie, le public est conquis.

Dates :  Jusqu’au 7 mai 2016
Lieu : Théâtre Lucernaire
Metteur en scène : Sophie Accard
Avec : Léonard Prain, Sophie Accard, Tchavdar Pentchev

Me and Mrs Jones au paradis pour toujours avec Billy Paul

Me and Mrs Jones

Me and Mrs Jones au paradis pour toujours avec Billy Paul

Billy Paul est décédé hier, alors qu’il avait 81 ans. Toute le monde connaît sa chanson interplanétaire : Me and Mrs Jones, sur laquelle on a tous dansé fièvreusement. Billy Paul était un chanteur afro-américain qui vivait dans le New Jersey. Sa chanson Me and Mrs Jones fut n°1 aux USA en 1972 avec 2 millions d’exemplaires vendus (Wikipédia) et emporta même le Grammy Award cette même année. Il a réalisé plus d’une douzaine d’albums. Dernièrement, il avait enregistré un duo avec Chimène Badi, en 2011, sur Ain’t No Mountain High Enough.

Une voix que l’on n’oubliera jamais.

Billy Paul. Me And Mrs Jones. Original Video :

Résultats concours : King Charles, 10 places de concert gagnées, à Paris

King Charles

Résultats concours : King Charles, 10 places de concert gagnées, à Paris !

Vous avez été 1050 participants au concours King Charles. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de concert de King Charles, à Paris, au Divan du Monde, le 27 avril à 20H sont :

Carole Rathier, Johan Jezequel, Rachel Bodier, Myriam Delille et Lionel Wetzel 

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Palmarès complet du concours de jeunes chorégraphes : Xenia Wiest s’envole, à Biarritz

Concours de jeunes chorégraphes
Le Bayonnais Martin Harriague, danseur et chorégraphe au Kibbutz Contemporary Dance Company en Israel est l’un des six finalistes© PHOTO DR

Palmarès complet du concours de jeunes chorégraphes : Xenia Wiest s’envole, à Biarritz !

Très belle finale ce dimanche à Biarritz à La Gare du Midi. Le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux et le Malandain Ballet Biarritz ont organisé ce concours de chorégraphes de façon à promouvoir « la danse classique dans son expression contemporaine ».

Six chorégraphes se retrouvent donc à La Gare du Midi pour cette finale. La salle est comble. Beaucoup de jeunes dans le public. Et une ambiance à la hauteur du très beau spectacle de cette soirée mémorable.

C’est Ricardo Amarante, de Belgique, qui ouvre le bal avec Love, Fear, Loss. Trois couples dansent sur la musique de Piaf : sur le thème de l’amour, la peur et le deuil. Beaucoup de légèreté dans chaque couple accompagné par la pianiste Nataliya Chepurenko. Des costumes assez classiques, tout comme la chorégraphie. Le Prix Fondation de la Danse a été attribué à Ricardo Amarante.

Yvon Demol, français, nous présente Oui, une danse totalement différente, beaucoup plus contemporaine. Un beau duo de deux jeunes danseurs en première partie. Puis entrent en scène les deux jeunes femmes. Toujours beaucoup de grâce et de souplesse chez ces danseurs.

Vitali Safronkine, de Russie, nous présente Moving Resonance. 5 danseurs en totale harmonie avec de très beaux jeux de lumière.

Xenia Wiest, d’Allemagne, est la seule chorégraphe finaliste féminine. To be continued réunit six danseurs, tous plus beaux les uns que les autres, avec des costumes très originaux. Publik’Art a eu un véritable coup de cœur pour cette chorégraphie qui remporte le Premier Prix ! Une énergie hors du commun ressort de cette danse, comme une énergie vitale.

Martin Harriague, de France, nous dévoile son  Prince, sur la musique de La Belle au bois dormant. Des scènes très originales, comme les costumes, et des danseurs époustouflants. Une originalité totale. « Confusion des genres et des apparences »… Il est reparti avec le Deuxième Prix et le Prix des Professionnels de la Danse et Prix du Public.

Et pour terminer, Olaf Kollmannsperger, d’Espagne, crée une chorégraphie drôle, vive, et très originale : The Cooking Show. Seuls deux danseurs et une danseuse se partagent le show. Le plaisir de cuisiner se révèle à travers ces corps magiques. Un spectacle drôle et toujours aussi envoûtant quant aux qualités artistiques des danseurs.

Il n’a sûrement pas été facile de décerner les prix entre ces six chorégraphes qui ont tous fait preuve de beaucoup d’originalité. Quant aux danseurs, ils étaient tous fantastiques, avec une énergie impressionnante et une grâce digne des anges… Un pur régal pour nous !

Palmarès complet du concours :

Premier prix : Xenia Wiest, To be continued. Création pour le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux (mars 2017)

Deuxième Prix : Martin Hariague, Prince. Création pour le CCN de Biarritz

Prix des Professionnels de la Danse et Prix du Public : Martin Harriague pour Prince

Prix Fondation de la Danse : Ricardo Amarante, (Ballet Royal de Flandre), Love, Fear, Loss.

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Concours de jeunes chorégraphes  La finale du concours de jeunes chorégraphes classiques et néoclassiques, organisé avec le ballet de l’Opéra national de Bordeaux, aura lieu à la Gare du Midi ce dimanche 24 avril. Durant les épreuves, les finalistes disposeront de formations de danseurs pour présenter leur projet. Les deux lauréats auront ensuite, au cours d’une résidence de trois semaines, les moyens de créer pour un ensemble de danseurs classiques et de présenter leur travail au public.

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La saison des femmes, un film bouleversant de Leena Yadav

La saison des femmes
La saison des femmes Photo © Seville International

La saison des femmes, un film bouleversant de Leena Yadav

Leena Yadav centre son film sur la vie des femmes indiennes au XXI°siècle. L’histoire est une pure fiction mais ce pourrait aussi bien être un documentaire sur la femme indienne aujourd’hui.

La saison des femmes se passe dans un village situé au nord-ouest de l’Inde. Des villages, perdus au milieu de nulle part, essaient de survivre aux difficiles conditions de vie. C’est un conseil de village qui gère le village entier. Et bien entendu, il est essentiellement constitué d’hommes. Mais cette fois-ci, une poignée de femmes va défendre leurs droits de plus en plus fermement. Cette fois-ci elles veulent une télévision ! Non seulement on découvre à quel point ces femmes, même toutes jeunes femmes, sont maltraitées par leurs maris,  ou tout simplement par des hommes, mais aussi par leur propre famille qui n’hésite pas à les « vendre » contre une dote importante, à leur futur mari. Et ce, dès l’âge de 15 ans !

[…] c’est un film centré sur la femme qui dénonce une réalité […]

Leena Yadav, elle-même indienne, a eu du mal à réaliser son film, dans son propre pays, du fait d’être une femme.
Son film est à la fois très dur, très violent et aussi très émouvant et aussi très drôle ! Il est centré sur la vie de quatre femmes, toutes différentes et en même temps très proches les unes des autres. On souffre avec elles des nombreux coups qu’elles reçoivent des hommes. Aucune n’y échappera. Et ça se transmet de génération en génération. Heureusement, la fin du film émet une touche positive…
La saison des femmes n’est pas un film féministe comme certains le disent. Non, c’est un film centré sur la femme qui dénonce une réalité d’aujourd’hui. Réalité insupportable. Mais réalité que nous ne pouvons plus ignorer.
Très belles images, très belle lumière, très belles couleurs des habits des femmes, très belles danses, très beaux chants. On découvre les belles cultures indiennes et une façon de vivre bien différente de la notre. Et bien sûr une très belle solidarité féminine. Les actrices sont étonnantes de vitalité, d’énergie vitale alors que leur vie est loin d’être jouissive. Leena Yadav veut dénoncer cette façon de vivre qui existe encore aujourd’hui sur notre Planète. Son film ne sera peut-être jamais projeté dans son pays à cause de la censure. Et ses actrices engagées seront peut-être maltraitées suite à ce film, traitées de « putains » sans aucun doute. Et c’est cela qui est encore plus terrible.
Allons voir ce film magnifique comme une sorte d’hommage rendu à ces actrices et à toutes les femmes qui souffrent de maltraitance dans le Monde.

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La saison des femmes
Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s’opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d’amour et d’ailleurs.

Sortie : le 20 avril 2016
Durée : 1h56
Réalisateur : Leena Yadav
Avec : Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla
Genre : Drame

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Concours : 20 places de concert gagnées pour LUKE, le 28 avril, à Paris

Luke
Concours : 20 places de concert gagnées pour LUKE, le 28 avril, à La Cigale, à Paris !

Vous avez été 1515 participants au concours Luke. Merci de votre excellente participation. Les 10 heureux gagnants de 2 places de concert sont les suivants :

Sophie Jacquard, Nora Lebert, Tiago Martins, Anthony Ribet, Yves Durot, Emmanuel Hery, Clémence Préault, Audrey Godimus, Selim Ennifar et Orianne Brys

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Fritz Bauer, un héros allemand, un film pesant de Lars Kraume

Fritz Bauer, un héros allemand
Fritz Bauer, un héros allemand, film de Lars Kraume, Copyright zero one film / Martin Valentin Menke

Fritz Bauer, un héros allemand, un film pesant de Lars Kraume

Fritz Bauer, un héros allemand éclaire sur l’attitude ambiguë de l’état allemand dans l’immédiat après-seconde guerre mondiale. Volonté délibérée de calmer le jeu, état allemand infiltré d’ex-dignitaires nazis cachés dans ses plus hautes sphères, difficulté à discerner la bonne attitude dans un contexte d’apaisement/déni, les comportements sont biaisés et les doutes minent les consciences. Un juge défie l’état allemand en rencardant le Mossad sur la localisation d’Adolf Eichmann. Une affaire d’état qui questionne sur la limite de l’obéissance et du parti pris…

En 1957, le juge Fritz Bauer apprend que l’ancien officier SS Obersturmbannführer et membre du parti nazi Adolf Eichmann a été probablement identifié en Argentine. Il informe sa hiérarchie mais découvre leur peu d’empressement pour mener une action d’envergure visant à rapatrier celui qui a organisé le transport de millions de juifs vers les camps de la mort. Adolf Eichmann était un maillon essentiel de la solution finale. Hannah Arendt a assisté au procès d’Eichmann à Jérusalem et en a tiré sa thèse de la banalité du mal. Eichmann n’a pas de grandes dents pointues, ressemble plus à un honnête comptable qu’à un ange de la mort, il a pourtant échafaudé la sinistre machinerie d’approvisionnement des camps en prisonniers, dans toute l’Europe, en flux tendu, dans une logique d’efficacité maximale.

[…] le cinéma allemand accouche d’un nouveau film somme toute captivant sur son douloureux passé

Ce qu’Arendt a intelligemment déduit après de longues heures de procès, Fritz Bauer l’a intuitivement deviné dès la première minute. Ne pouvant pas laisser vivre en toute impunité un criminel de guerre, il a agi en toute conscience. Jusqu’au rocambolesque kidnapping clandestin d’un quidam caché sous une fausse identité et son célèbre procès. Le film insiste sur la personnalité controversée et complexe d’un juge hargneux et volontaire. Burghart Laussner prête ses traits vieillis à un juge Bauer sous pression. Le procureur adjoint joué par Ronald Zehrfeld ajoute à l’ambiance paranoïaque qui habite le film. Chaque caractéristique est susceptible d’être utilisée pour affaiblir ou influencer. L’atmosphère très guerre froide avec ses éternelles volutes de fumée est rendue palpable, et avec elle les arcanes d’un fonctionnement archaïque voire kafkaïesque.

Rythme pesant et absence de vraie dynamique rendent le film un tantinet longuet. Mais comme souvent, le cinéma allemand accouche d’un film somme toute captivant sur son douloureux passé.

[Edit de Bénédicte de Loriol du 23 avril 2016] :

J’ai beaucoup aimé ce film qui nous dévoile des pans de l’histoire d’après-guerre pas forcément bien connus. Cette volonté qu’a Fritz Bauer, Burghart Klaussner, à arrêter cet ancien SS, Adolf Eichmann, réfugié, sans doute en Argentine, est assez extraordinaire.  Pour que l’Allemagne assume son passé. Il n’est soutenu par personne mais il ne lâche pas l’affaire, au péril de sa propre vie. Les rapports humains y sont abordés avec beaucoup de pudeur, d’autant plus qu’il s’agit d’homosexualité qui à l’époque était passible de prison, voire plus.

Selon l’article 175 du Code pénal allemand, l’homosexualité masculine était un crime et ce, jusqu’en 1994. Nombre d’homosexuels ont été déportés uniquement parce qu’ils étaient homosexuels (environ 50 000). Fritz Bauer a combattu toute sa vie pour que les hauts responsables du génocide durant la Seconde Guerre Mondiale soient jugés et condamnés. Tous les personnages du film ont réellement existé, sauf Karl Angermann (source ALLOCINE).

Ceci donne un côté très poignant au film de Lars Kraume qui pourrait presque être un documentaire historique. Je suis d’accord avec Stanislas, un film pesant mais oh combien percutant et important pour notre Histoire à tous. Vraiment un très bon film historique.

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Fritz BauerEn 1957, le juge Fritz Bauer apprend qu’Adolf Eichmann se cache à Buenos Aires. Les tribunaux allemands préfèrent tourner la page plutôt que le soutenir. Fritz Bauer décide alors de faire appel au Mossad, les services secrets israéliens.

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : 1h46
Réalisateur : Lars Kraume
Avec : Burghart Kaussner, Ronald Zehrfeld, Lilith Stangenberg
Genre : Drame

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Au secours ! Les mots m’ont mangé : quand Bernard Pivot joue avec sa langue (Allary Editions)

Au secours ! Les mots m’ont mangé
Bernard Pivot Photo © Giovanni Cittadini Cesi


Au secours ! Les mots m’ont mangé : quand Bernard Pivot joue avec sa langue (Allary Editions)

Quand Bernard Pivot joue avec sa langue (française), c’est par le rire qu’il nous séduit. Présentateur d’Apostrophes puis de Bouillon de culture, célèbres émissions culturelles du siècle passé et président de l’Académie Goncourt, Bernard Pivot a voué sa vie à la culture, à la littérature et à la pensée.

Tant de livres ouverts l’ont remis à sa place : il n’a pas l’étoffe des géants ! Il ne se considère pas comme un écrivain et pourtant, c’est dans un nouveau livre, Au secours ! Les mots m’ont mangé, qu’il les fête ces hommes de Lettres.

Le narrateur est un écrivain dont le meilleur ami se nomme Le Petit Larousse. Un ami fidèle, toujours à son chevet, très savant bien que certains l’accusent d’être ennuyeux et figé. Mais un ami démodé auquel on préfère désormais le PC. Peu importe, cet auteur sans nom, n’a que faire des modes, il est amoureux des mots. Goguenard, cabotin, provocateur, insouciant, subtil, il joue allègrement avec eux, tente des expériences et veut les sortir de leur case.

Aimez les mots !

Le maniement des mots est une vraie jouissance, on sent qu’il jongle, qu’il jubile, qu’il s’amuse en se racontant et en s’interrogeant. Ainsi, comment dit-on à une femme qu’on l’aime sans lui dire « je t’aime » ? Toutes les folies du style sont permises. Le trait d’union d’ex-mari n’est-il pas une aberration puisque justement, ils sont séparés ? Quel petit nom prêter à son amante lorsqu’elle est au lit : minou, mon canard ou anaphore, allégorie ? Autant de questions saugrenues aux réponses absurdes.

Il nous apprend que les mots ne sont pas qu’une nécessité dont on nous a rabâché l’orthographe et la conjugaison, ils peuvent devenir un jeu et des amis. C’est le parti pris par le narrateur, lui qui connait le poids des mots pour se battre avec eux au quotidien mais qui exalte ici leur potentiel comique ! C’est une invitation à se défaire de son esprit de sérieux. La langue française est certes complexe et même intimidante mais voyez, comme on peut s’en moquer, la détourner ! Aimez les mots !

En filigrane pourtant, derrière le voile de l’humour, l’obsession de la langue s’introduit dans tous les pores de la vie du narrateur, dans ses nuits aussi : « Allez donc expliquer tout ça à un homme ou à une femme pour qui les mots ne sont qu’un moyen de vivre, alors que pour l’écrivain ils sont sa raison de vivre ». Une raison de vivre qui peut le dévorer car la langue domine l’écrivain plus que l’écrivain ne la domine. L’infinie possibilité des mots est une force déstabilisatrice immense pour qui prétend vivre de sa plume. C’est aussi ça ce livre mais chut ! il ne faut pas le crier, il y en aurait plus d’un pour détaler ! Mieux vaut en rire.

Un livre sans prétention, court, léger, à visée distrayante. Du Pivot enjoué et du Pivot rondement mené.

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Au secours ! Les mots m’ont mangé

« On déguste des phrases. On savoure des textes. On boit des paroles. On s’empiffre de mots. Écriture et lecture relèvent de l’alimentation. Mais la vérité est tout autre : ce sont les mots qui nous grignotent, ce sont les livres qui nous avalent. » B.P.

plume pivotEcrit par admiration des écrivains, dit sur scène par son auteur, ce texte est une déclaration d’amour fou à notre langue. Bernard Pivot y raconte la vie d’un homme qui, malgré ses succès de romancier – invitation à Apostrophes, consécration au Goncourt – a toujours eu l’impression d’être mangé par les mots. Leur jouet plutôt que leur maître.

Un hommage malicieux, inventif et drôle aux hôtes du dictionnaire.

DVD du spectacle inclus.

Date de parution : le 7 avril 2016
Auteur : Bernard Pivot
Editeur : Allary Editions
Prix : 18,90 € (110 pages)
Acheter sur : Amazon

Adopte un veuf, et oblige-le à faire de la coloc

Adopte un veuf
Adopte un veuf Photo © SND

Adopte un veuf, et oblige-le à faire de la coloc

François Desagnat a décidé de nous distraire avec son dernier film : Adopte un veuf. Et c’est réussi ! Ce n’est, certes, pas un grand film, mais un film rigolo, léger et gai ! Une jolie comédie.

André Dussolier dans le rôle du veuf, Hubert Jacquin, est parfait ! Il ne sera triste que les premières minutes du film… Rassurez-vous. Le reste du film, il vous fera bien rire ! En plus pour cette comédie, il est très bien entouré : Arnaud Ducret (qui joue le père dans Parents mode d’emploi, sur France 2), la très naturelle et pétillante Bérengère Krief et Julia Piaton plus modérée.

[…] je vous garantis que vous finirez par rire !

Par erreur, Hubert Jacquin, propriétaire d’un bel appartement à Paris, va se retrouver avec trois colocataires, bien malgré lui. Il vient de perdre sa femme et ne sort plus de chez lui. D’un seul coup, son appartement va se transformer et subir un véritable tsunami ! Plus question de pleurer sur soi-même ! Il va falloir gérer les bêtises de tous ! Et pas des moindres ! Et lui qui n’a jamais eu d’enfant, ne sait pas trop comment s’y prendre… A signaler : aucune vulgarité, aucun passage qui pourrait choquer les jeunes. Certains gags nous font plus ou moins rire, mais je vous garantis que vous finirez par rire ! Le passage dans l’entrepôt tropical est complètement magique ! Sans trucages, en plus ! Excellent !

Bref, si vous avez envie de rire, n’hésitez pas, allez voir Adopte un veuf ! Et vous aussi, vous aurez envie de l’adopter ce veuf trop sympa ! Mais si vous cherchez un film plus sérieux, alors, choisissez La passion d’Augustine !

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Adopte un veuf Lorsqu’on est veuf depuis peu, il est difficile de s’habituer à sa nouvelle vie… C’est le cas d’Hubert Jacquin, qui passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer devant sa télé. Un beau jour, suite à un quiproquo, sa vie va être bouleversée.
Manuela, une jeune et pétillante baroudeuse à la recherche d’un logement s’invite chez lui ! D’abord réticent, Hubert va vite s’habituer à la présence de cette tempête d’énergie, qui parvient même à le convaincre de loger deux autres personnes. Entre les errements de Paul-Gérard que sa femme a quitté et les gardes à l’hôpital de Marion la jeune infirmière un peu coincée, la vie en colocation va réserver à Hubert de nombreuses surprises…

Sortie : le 20 avril 2016
Durée : 1h37
Réalisateur : François Desagnat
Avec : André Dussollier, Bérengère Krief, Arnaud Ducret
Genre : Comédie

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Prince est mort ? Vive Prince !

Prince mort
Prince est mort ? Vive Prince !

Prince est mort ? Vive Prince !

Prince mort ? C’est la folle nouvelle qui agite la sphère médiatique et musicale. De nombreux médias américains et canadiens ont lancé cette info avant même que l’on ne l’annonce officiellement, le chanteur de 57 ans est décédé aujourd’hui. Prince aurait été retrouvé sans vie dans sa résidence de Paisley Park, au Minnesota.

La police a été contrainte de confirmer cette triste nouvelle au monde entier. Celui que l’on appelait The Artist revenait tout juste d’une hospitalisation d’urgence qui avait eu lieu le vendredi 15 avril dernier à la suite de symptômes grippaux. Pour l’instant, on ignore les causes du décès mais il est évident que son état de santé est en cause.

Bon voyage à l’artiste ! Qu’il demeure en paix… Prince est mort ? Vive Prince et sa musique qui restera pour longtemps dans les mémoires.

Le Cyrano revu et corrigé par Dominique Pitoiset joue les prolongations

Une folie ! la version revue et corrigée de Cyrano par Dominique Pitoiset

Le Cyrano revu et corrigé par Dominique Pitoiset joue les prolongations

Après un succès public et critique qui a valu à Philippe Torreton le Molière et le prix de la critique du Meilleur Comédien en 2014, Cyrano a fait un retour gagnant  sur les planches parisiennes et joue les prolongations.

Loin des perruques, des épées, et des ors de l’Hôtel de Bourgogne, Dominique Pitoiset propulse Cyrano chez les fous et nous livre une version aussi radicale qu’inattendue du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand. Et pour incarner cet homme à part, ici et maintenant, qu’il voit d’abord comme un esprit irréductible et jusqu’au-boutiste, Philippe Torreton n’a pas son pareil pour lui insuffler une densité et une humanité exceptionnelles.

La scène d’exposition à l’abri d’un décor impersonnel s’ouvre sur la salle commune d’un hôpital psychiatrique où les comédiens, campés comme des malades en déshérence, endossent tour à tour les personnages qui donnent le change au fameux Cyrano.

[…] Philippe Torreton au sommet de son art […]

C’est là, en marcel blanc, crâne rasé, assumant sa laideur comme un défi lancé à la face du monde, que Cyrano, interdit d’amour mais qui en pince pour Roxane amoureuse de Christian, revendique sa droiture, son indépendance, son intransigeance et son appropriation des mots. Où dans un acte de bravoure, il va prêter à l’amoureux transi, un rival, mais limité en inspiration, son verbe flamboyant pour séduire l’impétueuse Roxane.

À l’intérieur de ces murs blancs, le metteur en scène joue habilement du décalage et des anachronismes. Avec dans un coin, un juke-box qui envoie comme des éclairs mélancoliques de la musique : Elton John, Queen, Alain Bashung, The Pogues ou encore Edith Piaf avec les compagnons de la chanson.

Une folie ! la version revue et corrigée de Cyrano par Dominique Pitoiset

Et des scènes jubilatoires revisitées à l’instar du duel avec le vicomte qui tourne au combat de rue, couteau à cran d’arrêt contre fer à repasser, celle aussi avec ces lettres écrites par Cyrano qui flottent au vent sur des fils à linges ou encore la tirade mémorable du balcon qui voit Cyrano souffler à Christian la poésie qui enflamme l’ingénue, désormais transposée à l’ère du multimédia. Elle s’établit via une communication par Skype à partir d’un ordinateur portable et d’un écran géant descendu des cintres renvoyant l’image sur écran géant de Roxane.

Dominique Pitoiset réussit à nous embarquer dans cet univers décalé et à imposer, par la vertu du jeu et la lecture de l’oeuvre, un Cyrano tourmenté à la force d’âme attachante et farouche défenseur de sa condition d’homme libre. Le Cyrano, serait donc fou puisqu’il est l’ennemi de la pensée unique où ni les puissants, ni la guerre, ni la mort, ne peuvent arrêter le feu de ce poète amoureux.

[…] une version aussi radicale qu’inattendue […]

Une théâtralité qui redonne toute sa dimension au texte où la tirade « Non merci » vibrante dans son incarnation, est saisissante de la vérité d’un homme et de ses sentiments.

Portée par l’engagement sans faille de la troupe avec à sa tête, un Philippe Torreton au sommet de son art : subtil, signifiant, émouvant, la pièce est une leçon de théâtre.

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Dates : du 2 février au 12 juin 2016 l Lieu : Au Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris)
Metteur en scène : Dominique Pitoiset

Prince : ses meilleurs titres en libre écoute

Prince mort

Prince : ses meilleurs titres en libre écoute

Prince est l’un des chanteurs contemporains les plus prolifiques que l’on connaisse. L’artiste sortait un album, voire deux par an depuis 1978. C’est une cinquantaine d’albums pour 80 millions d’exemplaires vendus (selon ses propres dires) que Prince affichent au compteurs. Son album Purple Rain, bande originale du film éponyme sorti en 1984, a été vendu à lui tout seul à plus de 20 millions d’exemplaires (c’est son plus gros carton).

Longtemps aussi populaire que Michael Jackson, Prince était devenu plus discret depuis la fin des années 90. Cela avant de revenir brièvement sur le devant de la scène en 2004 avec son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame et la sortie de Musicology écoulé à 2 millions d’exemplaires aux USA. L’occasion d’être remarqué comme l’artiste le plus prolifique de la planète par le magazine Rolling Stone et de faire son entrée dans le top 100 des plus grands artistes de tous les temps (au 27e rang).

Alors, parce que son oeuvre a marqué le monde de la musique, on s’est dit qu’il vous fallait ce petit tour d’horizon avec la playlist de ses titres les plus écoutés sur Deezer, dont le fameux Purple Rain est en tête, évidemment.

Vidéo portrait : Estelle Balet, championne du monde de freeride décédée à 21 ans

Estelle Balet

Vidéo portrait : Estelle Balet, championne du monde de freeride décédée à 21 ans

Estelle Balet est la championne du monde en titre de freeride en snowboard. Tout juste sacrée au Freeride World Tour à l’Xtrem de Verbier le 2 avril dernier (pour la seconde fois consécutive), la jeune femme avait un avenir brillant devant elle.

Alors qu’elle tournait un film à Orsières en Valais, déposée en hélicoptère avec une amie snowboardeuse au Portalet, Estelle Balet fermait la marche. Elle aurait alors été emportée par une coulée de neige de plus d’un kilomètre, selon les premiers éléments de l’enquête. Equipée d’un détecteur de personnes victimes d’avalanche (DVA) ainsi que d’un airbag, la jeune sportive n’a pas survécu à la violence du choc, sans doute lié à la qualité de la neige, particulièrement lourde car plus chargée en eau en cette fin de saison.

« Elle était très prudente, c’était tout sauf une tête brûlée » selon son père. « C’était un vrai rayon de soleil, elle était toujours très attentive aux autres. Elle a vécu sa vie avec passion, tout est allé très vite, trop vite« , a-t-il réagit auprès de l’AFP.

Vous le savez, nous ne manquons jamais une occasion de partager des vidéos de glisse. Mais aujourd’hui tout le monde des sports extrêmes est endeuillé. Cette fois, c’est un bien court portrait que nous vous proposons pour découvrir la suissesse. Malheureusement, il existe assez peu d’images d’elle car elle ne faisait que commencer sa carrière. Nous vous rajoutons la vidéo de son premier sacre en 2015.


Renaissance, un livre-vérité de Nicolas Duffaud (ABCD’r)

Renaissance, un livre-vérité de Nicolas Duffaud
Nicolas Duffaud Photo © gribouillebookblog

Renaissance, un livre-vérité de Nicolas Duffaud (ABCD’r)

 

Nicolas Duffaud écrit son premier roman avec Renaissance. Quand on découvre la vie de Nicolas Duffaud, on se rend compte qu’elle est très proche de celle de son héros, Alexandre. Il est marié, ingénieur, père de deux enfants, et amoureux de la nature… et de sa famille. Sûrement !

Nicolas Duffaud a aussi beaucoup de valeurs morales fondamentales, telles que la famille, l’environnement, la justice, le respect des autres… Et surtout l’Amour. Sans en avoir l’air, il nous transmet une belle leçon de vie.

Renaissance raconte une histoire pas banale d’une famille ordinaire. Alexandre, Claire et leurs deux ados. Alexandre travaille dans une entreprise à la pointe de la technologie. Claire est vétérinaire. Et comme l’auteur, ils sont installés à Chambéry et passent leurs vacances dans le magnifique massif des Bauges où ils ont un chalet.

Tous unis pour vivre et même survivre.

Un jour, Alexandre rapatrie de toute urgence toute sa famille, y compris ses parents, dans ce chalet, de façon à tous les mettre à l’abri d’un énorme tsunami. Les glaces du Groenland se sont effondrées et vont provoquer une inondation mondiale dans les heures qui suivent. Des régions entières vont disparaître, voire même des pays. Et tout cela à cause des hommes…

Toute la famille part à temps se réfugier dans leur chalet. Ils se retrouvent presque seuls. Toute la vallée a disparu sous les eaux. Le monde moderne a été enseveli. Finis ordinateurs, TV, tablettes, téléphones portables auxquels ils étaient tous accro ! Ils vont devoir apprendre à vivre comme autrefois, sans objet connecté. Sans rien en fait. Trois générations sous le même toit vont faire bon ménage. Alors qu’avant la catastrophe, cela paraissait impensable ! Tous unis pour vivre et même survivre. Ils ont tous besoin des uns des autres pour arriver à s’en sortir. Il faut tout faire pour se nourrir et continuer à vivre.

Cet événement climatique n’est pas si surréaliste que ça. L’auteur s’est inspiré tout simplement de notre passé, d’il y a 10 000 ans, que nous avons tendance à oublier. En décrivant ce drame naturel, qui pourrait, hélas, à nouveau se reproduire, Nicolas Duffaud met l’accent sur ce que nous ne voulons pas voir. Notre culpabilité quant au réchauffement climatique et aux désastreuses conséquences de ce dérèglement. Il décrit aussi un monde de folie avant le tsunami. Et un monde qui redevient humain, avec de vraies valeurs, après la catastrophe.

Un livre simple mais qui sonne si juste !

J’ai beaucoup aimé ce livre, bien écrit, que l’on lit à toute vitesse ! Et oui, bien sûr, tout pourrait se réaliser un jour. Et c’est quand on arrive à la dernière page, qu’on comprend tout le livre ! Une idée très originale de scénario qui nous transmet des vérités fondamentales sur l’homme et sa façon de vivre aujourd’hui et hier. Beaucoup d’humanité et beaucoup d’amour tout au long de Renaissance. Un livre qu’il fait bon lire, nous qui avons des vies trépidantes et souvent absurdes, connectées en permanence avec notre téléphone ou notre ordinateur et rarement avec la nature ou nos voisins. Un livre qui va nous inciter à faire davantage attention à notre Planète et à ceux qui nous entourent ! Un livre simple mais qui sonne si juste !

Voici quelques extraits :

p.116 : Quand j’y repense, le système était complètement fou. L’argent pourrissait tout. Il était la cause de tant d’inégalités et de dérives.Aujourd’hui, on a tous du travail par dessus la tête. On produit des choses concrètes pour nos proches et nous-même. On se sent important. Nos vies sont simples et tellement moins soumises eu stress.

p.132 : Il avait foi en ce que lui avaient dit un jour Juliette, Antoine et Clément, alors adolescents : Il faut qu’on invente un nouveau monde à l’image de notre famille : respectueux de la nature et de l’Homme, généreux dans le travail, désintéressé et solidaire, sensible, réfléchi et instruit.

p.172 : On avait accès à une source d’information infinie. On trouvait tout ce qu’on cherchait. On n’avait pas besoin de faire fonctionner notre mémoire. On savait qu’on pouvait tout y trouver. Du coup, on passait notre temps sur Internet. Parfois, on ne profitait même pas du beau temps pour aller jouer à l’extérieur.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Renaissance, un livre-vérité de Nicolas Duffaud Imaginez une seconde que vous et vos proches soyez contraints de quitter votre univers sécurisant et confortable. Vous n’avez pas le choix. C’est une question de survie. C’est l’expérience que vont vivre Alexandre et sa famille. Parents, enfants, grands-parents, tous vont se réfugier dans le chalet familial, isolé au fond du massif des Bauges, au-dessus de Chambéry.

Ils tentent d’échapper à un événement climatique extrême qui s’est réellement produit, il y a 10 000 ans environ. Survivre dans ce monde devenu hostile est un combat de tous les jours, même encore dix ans plus tard. Chacun a un rôle à jouer dans cette microsociété fragile qu’un tout petit rien pourrait faire disparaître.

Si ce nouveau mode de vie nécessite un lourd effort quotidien, il permet également une reconnexion avec la nature, d’être plus à l’écoute de ses besoins physiologiques, de mettre en avant les qualités de chacun et de prendre le temps d’échanges et de partages intergénérationnels. Qui regrettera l’ancien monde ? Découvrez les secrets d’une vie plus simple mais surtout plus heureuse. Et si notre instinct de survie était une chance ?

Date de parution : 2 octobre 2015
Auteur : Nicolas Duffaud
Editeur : ABCD’r
Prix : 19€ (190 pages)
Acheter : ici

Suicide Squad : mais qui sont ces super-vilains ?

Suicide Squad
Suicide Squad : mais qui sont ces super-vilains ?

Suicide Squad : mais qui sont ces super-vilains ?

Suicide Squad est en phase de devenir l’escadron de gros méchants super-vilains le plus célèbre du cinéma hollywoodien. Cette troupe qui revisite les douze salopards en version comics multiplie les bandes annonces explosives où des visages et des costumes plus ou moins connus se succèdent. C’est donc le moment de s’offrir un petit tour d’horizon pour mettre des noms sur chacun d’entre eux car au final, on ne sait pas toujours qui sont ces supers-salopards de chez DC Comics.

Parmi ces gros durs (et bien barrés) réunis pour l’occasion (c’est-à-dire pour une mission suicide), on trouve quelques incontournables, à commencer par le Joker.

Suicide Squad - JokerLe Joker de Jared Leto

Interprété par un Jared Leto déchainé, le Joker est sans doute la star incontestée de ce Suicide Squad. Annoncé comme plus comique et cérébral que ses prédécesseurs (interprétés par les immenses Jack Nicholson et Heath Ledger), ce Joker attise la curiosité. Sur le tournage, l’acteur aurait mis le paquet pour rentrer dans la peau du personnage en expédiant à ses camarades des colis immondes (préservatifs usagés…). Il a même rencontré des vrais psychopathes en internement longue durée pour ses recherches. Bref, on nous promet un Joker différent.

Suicide Squad Harley Quinn Harley Quinn (Margot Robbie)

Qui dit Joker dit Harley Quinn. Personnage emblématique de la série animée des années 90 Batman, Harley Quinn est l’éternel acolyte du Joker. Maligne et sexy, elle ne sortait jamais sans son petit masque et son chapeau à grelots. C’est une version plus moderne qui a été choisie dans Suicide Squad puisque la belle du Joker, incarnée par Margot Robbie, arbore deux belles couettes à la place ‘on préfère quand même les grelots.

Suicide Squad DeadshotDeadshot (Will Smith)

Deadshot est un vieil ennemi de Batman. C’est un assassin redoutable qui ne rate jamais sa cible (il est devenu tireur d’élite après avoir tué son frère par erreur, c’est tout de même dommage). Censé faire un peu office de leader au sein de la Suicide Squad, il est interprété par Will Smith, qui fait ainsi son entrée dans l’écurie DC Comics. Côté costume, on regrette que l’acteur soit à visage découvert dans le film. Cela enlève pas mal de charme au personnage qui ressemble plus à un soldat sorti d’Alien qu’autre chose…

Suicide Squad Rick Flag Rick Flag (Joel Kinnaman)

Rick Flag n’est pas vraiment un méchant. S’il fait partie de la Suicide Squad c’est en fait parce qu’il est à l’origine de la Task Force X. Héros de guerre, il a créé cette entité à la demande du Président des USA Truman. La Task Force X a deux branches : l’une militaire (Argent, dirigée par Control) et l’autre civile, la Suicide Squad (avec des criminels emprisonnés). Incarné par un Joel Kinnaman qui manque un peu de muscles, son rôle de super-soldat est assez proche de celui de Deadshot. Il est néanmoins le seul « gentil » de la bande.

Suicide squad Captain Boomerang Captain Boomerang (Jai Courtney)

Drôle d’énergumène, ce Captain Boomerang. Pour être tout à fait honnête, on ne connaissait pas ce personnage avant Suicide Squad. Un as du boomerang en super-méchant, il fallait y penser (il n’y a que des auteurs de comics pour aller jusque là). On nous réserve sûrement Captain Trottinette pour de prochains épisodes. Captain Boomerang est à l’origine un voleur qui a été arrêté par Flash. Pour sortir de prison, il va devoir accepter de rejoindre la Suicide Squad, lui aussi. Heureusement dans le film, son costume a été légèrement amélioré et l’acteur Jai Courtney ne parait pas aussi ridicule aux côtés de ses amis.

Suicide Squad Enchantresse Enchantresse (Cara Delevingne)

L’Enchantresse est une magicienne qui détient de nombreux pouvoirs comme celui de se téléporter ou de traverser les murs. Lorsqu’elle n’a pas l’apparence d’une sorcière, elle se fait appeler June Moone. Son côté obscur s’est révélé lorsqu’elle a affronté Supergirl. Recrutée pour la Suicide Squad, elle est jouée par Cara Delevigne dans le film.

Suicide Squad king Shark King Shark (Ray Olubowale)

King Shark est un gros balèze. Autrement appelé Nanaue, il serait le fils du roi des Requins (Shark God) à moins qu’il n’eut été simplement victime d’une mutation sauvage. On ne sait pas grand chose de ce personnage qu’on a déjà vu affronter Flash mais aussi Batman. Sous les traits de Ray Olubowale, il devrait apporter une bonne dose de testostérone à Suicide Squad.

Suicide Squad Diablo El Diablo (Jay Hernandez)

El Diablo est le cracheur de feu qu’il ne faut pas énerver. De son vrai nom Chato Santana, il est un criminel averti qui tombe dans le coma après avoir été hospitalisé. A son réveil, il découvre qu’il a développé un certain talent pour la pyrotechnie au naturel. Dans Suicide Squad, c’est Jay Hernandez qui est chargé de faire monter la température.

Suicide Squad Killer Croc Killer Croc (Adewale Akinnuoye-Agbaje)

Autre colosse de la Suicide Squad, Killer Croc est un homme atteint d’une maladie qui recouvre sa peau d’écailles et lui donne une apparence proche de celle d’un crocodile. C’est un gros méchant qui aime régulièrement affronter Batman. Il est ici interprété par Adewale Akinnuoye-Agbaje (voir la première photo de cette page).

Suicide Squad Katana Katana (Karen Fukuhara)

Spécialiste des arts martiaux, Katana est armée d’un Soultaker avec lequel elle capture les âmes de ceux qu’elle tue, les emprisonnant à l’intérieur de son épée, et lui permettant de communiquer avec ces âmes. Ces dernières peuvent être réincarnés au service de Katana. Une fine lame confiée à l’actrice Karen Fukuhara qui aurait manqué à la team de super-méchants si elle n’avait pas été là (malgré son masque aux reflets plastique).

Suicide Squad Slipknot Slipknot (Adam Beach)

Ingénieur et chimiste, Slipknot a inventé la corde incassable (ça aussi, c’est de l’idée !). Il n’a pas de pouvoir particulier si ce n’est qu’il manie la corde mieux que personne. Il a été arrêté par Superman suspecté de tentative d’assassinat. Ses connaissances scientifiques lui valent d’avoir plus d’une corde à son arc (…) et pourraient aider la Suicide Squad. Côté acteur, c’est Adam Beach qui va devoir donner de la corde à retordre à l’écran.

Voilà qui en fait du méchant !

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Suicide SquadC’est tellement jouissif d’être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

Sortie : le 3 août 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : David Ayer
Avec : Jared Leto, Margot Robbie, Will Smith, Jai Courtney, Cara Delevingne, Jesse Eisenberg, Joel Kinnaman, Gary Sinise, Scott Eastwood

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MAC Lyon : une partie de grands maitres d’échecs sur l’échiquier de Yoko Ono, le 22 avril à 15h

Vue de la rétrospective YOKO ONO Lumière de L’aube au MAC Lyon (09 mars – 10 juillet 2016). Détail. Œuvre : Play it by Trust. Courtesy Yoko Ono -
Vue de la rétrospective YOKO ONO Lumière de L’aube au MAC Lyon (09 mars – 10 juillet 2016). Détail.
Œuvre : Play it by Trust. Courtesy Yoko Ono – © Photo : Blaise Adilon

MAC Lyon : une partie de grands maitres d’échecs sur l’échiquier de Yoko Ono

Deux Grands Maîtres Internationaux s’affrontent sur un échiquier blanc.

L’œuvre Play it by Trust (1966-2016), de Yoko Ono est un jeu d’échecs entièrement blanc. Vous êtes invités à jouer… aussi longtemps que vous vous souviendrez de la position de vos pièces sur l’échiquier !

À l’occasion de l’Open international de Lyon, Alexandre Dgebuadze (Grand maître, Champion de Belgique en 2002, 2005 et 2007, numéro 4 Belge au classement ELO) et Alexis Tahay (vice-champion de France 2016 catégorie junior) se prêtent au jeu de l’échiquier blanc : démonstration à 15h. Puis c’est au tour des enfants du Lyon Olympique Échecs de s’affronter dans un tournoi blanc.

En partenariat avec la fédération française des échecs et le Lyon Olympique Échecs.

INFOS PRATIQUES
Vendredi 22 avril, 15h-17h30 dans les salles d’exposition
Accès libre sur présentation du billet d’entrée du jour

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