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Très bonne et heureuse année 2016 à tous !

Très bonne et heureuse année 2016 à tous !

Un grand merci à tous d’avoir passé cette année 2015 en notre compagnie ! Vous êtes plus de 650.000 à nous avoir rendu visite régulièrement pendant cette dernière année. Un nombre impressionnant qui nous fait chaud au coeur. De quoi nous donner du courage pour continuer et aller toujours plus loin afin de vous proposer le meilleur de nous-mêmes !

Grâce à nos chroniqueurs et à de nombreux contributeurs, nous avons pu couvrir de nombreux évènements, que ce soit dans le domaine du théâtre, dans l’univers du septième art, dans le monde de la BD, de la littérature ou de la musique.

On a aussi tenté de nouvelles expériences, avec des Jeux concours beaucoup plus nombreux (pour atteindre une moyenne de un par jour !) ou en vous proposant une petite rubrique de vidéos insolites.

On espère que cela vous a plu et que 2016 sera encore plus folle à vos côtés. La nouvelle résolution pourrait d’ailleurs être qu’en 2016 il faut faire l’amour, pas la guerre (contrairement à 2015). Vous nous voyez venir* ?

Et vous ? Quelles sont vos résolutions ? Qu’aimeriez-vous voir sur Publik’Art ? Faites-nous part de vos remarques et aidez-nous à nous améliorer !

En attendant, nous vous souhaitons un bon réveillon et une très bonne et heureuse année 2016 pour vous et vos proches.

*On vous laisse faire la rime avec 2016. 

Emilie Menard : invitée d’honneur à l’expo : Couleurs au coeur, à Paris

Emilie Menard

EXPOSITION COLLECTIVE A LA GALERIE ART & MISS

Emilie Menard participera en tant qu’invitée d’honneur à l’exposition collective organisée par Vince Dark à la Galerie Art & Miss du 2 au 17 janvier. Le vernissage et la rencontre avec les artistes aura lieu le 7 Janvier à partir de 18 h dans les locaux de la Galerie Art & Miss. Le finissage sera le 16 janvier.

Pour vous y rendre :

Galerie Art & Miss 14, rue Sainte Anastase, Paris (Marais).
Vernissage le jeudi 7 janvier, à partir de 18 h
Métro Saint-Sébastien-Froissart (l.8)

Dates : du 2 au 17 janvier 2016
Lieu : Galerie Art & Miss 14, rue Sainte Anastase, Paris (Marais).

Desert Dancer, un film de Richard Raymond

Desert DancerDesert Dancer, un film de Richard Raymond

Premier long métrage de Richard Raymond, Desert Dancer raconte l’histoire vraie d’un jeune étudiant iranien qui prend tous les risques pour se sentir libre en son pays. Là-bas, le simple fait de danser est un acte criminel sévèrement puni par la loi (prison et coups de fouet). Afshin est pourtant un génie de la danse, habité par un don qu’il tient à exprimer malgré l’oppression.
Alors que les élections présidentielles se préparent en 2009, les manifestations organisées en faveur de l’opposant au régime de Mahmoud Ahmadinejad sont réprimées avec violence par le pouvoir qui cherche sans cesse des responsables à éliminer. Dans les milieux étudiants dont Afshin fait partie, il existe un vrai background qui s’oppose plus ou moins activement à la dictature en place. Ils sont de plus en plus nombreux à grossir les rangs des manifestations mais aussi à sortir en boite et à braver les interdits. On découvre un mode de vie bien différent qui se développe dans l’ombre mais que la drogue gangrène à petit feu. Afshin veut lui aussi construire son oasis de liberté. C’est pourquoi il va monter une petite troupe de danseurs qui se réunit dans un immeuble désaffecté pour vivre leur passion. Très vite, cela ne lui suffit plus. Son désir de partage le pousse à organiser un spectacle clandestin. Pour des raisons de discrétion, c’est au milieu du désert qu’ils se rendront pour livrer une danse enfiévrée au péril de leur vie. Afshin finira avec un pistolet sur la tempe.

un film brillant porté par une réflexion artistique aboutie

Desert Dancer est un film choc dont le scénario tient en haleine grâce à une construction virtuose. Le récit de ce jeune danseur épris de liberté émeut non seulement parce que son combat est aussi noble que juste mais aussi parce qu’il choisit de le mener quelqu’en soit le prix. Et la forme qu’il prend a de quoi bouleverser l’assistance. Le spectateur est saisi d’émotions lorsqu’il découvre les chorégraphies du film. Reece Ritchie et Freida Pinto qui interprètent Afshin et sa petite amie Elaheh signent une performance hors du commun en dansant avec un grand professionnalisme. Le duo touche à travers des danses élaborées, dont la narration se révèle aussi bavarde qu’accessible. Le film tire aussi sa force de ces instants suspendus aux mouvements des corps.

Desert Dancer est un film brillant porté par une réflexion artistique aboutie, comme l’expression d’un poème.

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L’histoire vraie d’Afshin Ghaffarian, un jeune homme qui a tout risqué pour accomplir son rêve de danseur, dans un Iran où la danse est interdite, et où la jeunesse s’enflamme et exprime son besoin de liberté.

Sortie : le 6 janvier 2016
Durée : 1h38
Réalisateur : Richard Raymond
Avec : Reece Ritchie, Freida Pinto, Tom Cullen (III)
Genre : Drame, Biopic

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Alice et autres merveilles : une féérie de Fabrice Melquiot

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Une adaptation belle et moderne

« Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ?« . De ce mythe littéraire de Lewis Carroll, Fabrice Melquiot a fait une nouvelle merveille. Dans cette adaptation d’Alice aux pays des Merveilles, d’autres personnages de la littérature et du conte s’invitent. Une très belle et moderne adaptation, une fantastique mise en scène et un jeu d’acteur fabuleux.

Dates :  Jusqu’au 9 janvier 2016
Lieu : Théâtre de la Ville (Paris)
Texte et Metteur en scène : Fabrice Melquiot et Emmanuel Demarcy-Mota
Avec : Suzanne Aubert, Jauris Casanova, Valérie Dashwood…

Adapter Alice au pays des merveilles au théâtre était un projet ambitieux. De ce conte repris à toutes les sauces par les plus grands, de Walt Disney à Tim Burton, Fabrice Melquiot a fait une oeuvre théâtrale. Pari réussi : Alice et autres merveilles transporte dans un monde moderne et fantastique, sans dénaturer le texte de Lewis Caroll.

Il y a, dans le Alice de Melquiot, ce grain de folie qui donne du cachet au conte de Lewis Caroll

Alice est en doudoune jaune, elle a des allures de gamine rêveuse et voit des lapins gambader dans la salle. Dans cette réécriture, elle va rencontrer un Chaperon Rouge qui n’en peut plus de mère-grand, une poupée Barbie fashion-victime, un Pinocchio qui se rêve en Cyrano de Bergerac ou un grand méchant Loup qui lui offrira une valse. Eux, ce sont les « autres merveilles » donc, issues de toutes les époques et de tous les styles, littéraires ou pas. Et leur présence ne dénature en rien l’authenticité du texte de Lewis Carroll, qui racontait les aventures d’une petite anglaise, Alice Liddel, dans un monde où les fous ont la parole. Il y a donc bien dans le Alice de Melquiot le grain de folie qui donne du cachet à ce conte. Dans son monde plein de fantaisie et aux multiples visages, Alice se confronte à des situations drôles et obscures à la fois, à des personnages inventés, fous, issus du pouvoir de l’imagination. Au pays des merveilles, et des autres merveilles, on apprend comment grandir et comment continuer à rêver. La Alice de Melquiot, comme celle de Caroll, se parle à elle-même et rencontre les célèbres créatures que sont le Lapin Blanc, la Reine de Coeur, le Dodo et le Chat de Cheshire. Elle se confronte, comme dans le conte, aux situations les plus saugrenues : boire le thé avec le chapelier fou, faire une partie de croquet avec des cartes à jouer et des flamants roses en guise de maillet, poursuivre un lapin blanc et un chat qui parlent.

La mise en scène (d’Emmanuel Demarcy-Mota) est ingénieuse et moderne : la chute d’Alice dans le terrier du lapin blanc est plus que réaliste, et l’intégralité du spectacle est joué sur un lit d’eau éclairé, en accord total avec la dimension fantastique et irréel du récit. Cette scène aquatique personnifie le miroir, le réel et l’irréel. Ajoutez à cela une touche de modernité : quelques chansons des Pink Floyds et de Tears for Fears et une Suzanne Aubert (Alice) époustouflante

Lorsque Lewis Caroll publiait Alice in wonderland, en 1865, il la dédiait à la famille de la petite Alice Liddel, à qui il racontait des histoires. Ce récit indémodable et aux multiples lectures a fasciné nombre d’auteurs, et c’est un bel hommage et une belle lecture qui lui est fait au Théâtre de la Ville.

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Simon Evans, Prix Canson 2014, bientôt présenté au Palais de Tokyo, à Paris

Simon Evans, Prix Canson 2014 : exposition au Palais de Tokyo

 

Grâce au Prix Canson que Simon Evans a reçu en 2014, son oeuvre va être exposée au Palais de Tokyo.

Dates : du 19 février au 16 mai 2016 Lieu : Palais de Tokyo, à Paris

Simon Evans, Prix Canson 2014

Créé en 2010 par le Fonds Canson® pour l’Art et le Papier, le Prix Canson® distingue chaque année le travail d’exception d’un artiste international dont l’œuvre témoigne d’une véritable affinité avec le papier.

En 2014, le jury, présidé par Yan Pei-Ming et composé de personnalités qualifiées du monde de l’art, a récompensé Simon Evans.

Le Prix Canson® offre à Simon Evans, comme à chaque lauréat, visibilité et dotation :
une exposition personnelle
des publications dans la presse grand public et spécialisée
une dotation en papier Canson® d’une valeur de 10.000 euros
l’achat d’une oeuvre pour la collection du Fonds Canson pour l’Art et le Papier

C’est ainsi que le Palais de Tokyo présente la première exposition personnelle en France de Simon Evans, organisée avec le soutien du Fonds Canson ® pour l’Art et le Papier, du 19 février au 16 mai 2016.

Cette exposition personnelle rassemble une trentaine d’œuvres, dont de nouvelles productions. Matérialisant les cheminements labyrinthiques empruntés par l’esprit de l’artiste, elles habitent – ou hantent – un espace domestique semblable à un appartement témoin, dans lequel le visiteur est invité à pénétrer.

Simon Evans est un duo d’artistes autodidactes rassemblant Simon Evans (né en 1972 à Londres. Vit et travaille à New York) et Sarah Lannan (née en 1984 aux Etats-Unis. Vit et travaille à New York).
Considéré comme une figure atypique dans le milieu de l’art contemporain, Simon Evans a tout d’abord été skateur professionnel jusqu’au milieu des années 1990 avant de se tourner vers l’écriture de nouvelles.
En 2006, il rencontre Sarah Lannan, illustratrice, avec qui il part vivre et travailler à Berlin pendant cinq ans.
Les œuvres du lauréat du Prix Canson® 2014 se déclinent en graphiques et diagrammes, schémas et plans, classifications et inventaires, s’inscrivant notamment à la suite des expérimentations de Georges Perec, de Guy Debord ou des Situationnistes.
À ces outils de rationalisation se superposent des récits autobiographiques, des spéculations métaphysiques ou autres observations inclassables ; des considérations poétiques, analytiques ou absurdes qui sont autant d’écritures mouvantes et intuitives, en prise avec « l’extérieur ».
Mêlant dessins, mots et collages, le plus souvent à partir d’éléments scotchés, agençant sur le papier des débris, traces et autres rebus collectés au cours d’errances urbaines, ses œuvres esquissent avec poésie et humour les contours d’une géographie mentale.

L’histoire du géant timide : bande annonce

L’histoire du géant timide : bande annonce

l'histoire du géant timideComédie venue des pays nordique (Islande et Danemark), L’histoire du géant timide est un film de Dagur Kari que l’on connaît pour avoir notamment réalisé The Good Heart et Nói albínói (si, si, c’est pas une blague !). Ce dernier long métrage promet une comédie douce et attendrissante en compagnie d’un personnage décalé, sorte de Tanguy à la sauce nordique, barbu et timide. Prénommé Fusi, sa vie va être bousculée par deux jeunes femmes…  Découvrez la bande annonce qui ne manque pas d’attiser la curiosité. L’affiche est à ce sujet assez bien trouvée. Le film, d’abord annoncé en février, ne sortirait en salle que le 23 mars 2016.

Synopsis, infos et bande annonce : 

A 43 ans, Fusi vit toujours chez sa mère. Alors que son quotidien est rythmé par une routine des plus monotones, l’irruption dans sa vie de la pétillante Alma et de la jeune Hera va bouleverser ses habitudes de vieux garçon…

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h35
Réalisateur : Dagur Kari

Avec : Gunnar Jónsson, Ilmur Kristjánsdóttir, Arnar Jónsson
Genre : Comédie dramatique

L’artiste Grems explose avec son expo Johnny Clegg, à Paris

GremsGrems exposition Johnny Clegg

Grems est un artiste français qui sait tout faire : rappeur, designer et graffiste, illustrateur, typographe, peintre mais avant tout un street artiste. Il rencontre un énorme succès avec son exposition Johnny Clegg, à Paris où déjà des milliers de personnes sont venus à la rencontre de son travail.

Dates : jusqu’au 31 décembre 2015, de 11h à 20h.
Lieu : Espace Oppidum, 30 rue Picardie 75003 Paris

L’artiste français aux multiples facettes rencontre un énorme succès avec son exposition « Johnny Clegg ». Des milliers de personnes sont déjà venus admirer le travail du graphiste, illustrateur, typographe, peintre, rappeur mais avant tout street artiste. Il pose ses valises jusqu’au 31 décembre à Paris pour une exposition unique.; GREMS brouille les pistes, prend des risques, et s’expose comme jamais. Il profite aussi de cet évènement pour lancer une nouvelle marque de vêtement, CAAPS, qui installe sa boutique éphémère dans la galerie.

Aujourd’hui, loin des tics et des tocs du street art et de ses dernières déviances, GREMS pose ses valises au cœur de la Capitale. Il nous propose un travail de guerrier inspiré par la spiritualité zoulou, sur les signes primitifs et la couleur, s’exprimant sur des toiles et des impressions tous formats ainsi qu’au travers d’une production d’Arts décoratifs réalisée en étroite collaboration avec des maîtres artisans.

Après avec travaillé avec de nombreuses marques comme Nike, Swatch, Philips ou Converse, GREMS est un des artistes les plus en vue de ces 10 dernières années. Véritable référence dans le monde du street art, on le retrouve à Paris (Beaubourg), Pékin, Mexico, Londres (Musée South Bank), Séville, Tokyo etc. Pour la 1ère fois, l’artiste protéiforme présente seul son univers et son travail. Cette prise de risque permanente qui caractérise l’ensemble de son œuvre picturale et musicale nous promet encore bien des surprises.

Grems

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Dirty Papy, avec Robert de Niro en mode vieux pervers

Dirty Papy, avec Robert de Niro en mode vieux pervers

Dirty PapyDirty Papy est une comédie à l’américaine très en dessous de la ceinture. Le film réunit pour la première fois Zac Efron et Robert De Niro à l’écran. Ce dernier, qui affiche déjà 72 ans au compteur, joue un veuf qui désire s’éclater à l’occasion du Spring Break (semaine de relâche pour les étudiants). La bande annonce est plutôt démonstratives en terme de tirades bien senties. Autant dire que De Niro fait comme d’autres acteurs de sa génération comme Dustin Hoffman : il s’amuse dans des comédies sans se prendre au sérieux malgré son âge. A réserver à un certain public !

Synopsis, infos et bande annonce : 

Alors qu’il est sur le point d’épouser sans conviction la fille de son patron, Jason (Zac Efron), un jeune avocat un peu coincé, se fait embarquer par son grand-père (Robert De Niro) dans un road trip déjanté jusqu’en Floride pour le Spring Break. Personnage haut en couleur et totalement dévergondé, Dick est bien décidé à apprendre à son petit-fils ce que veut dire profiter de la vie…

Sortie : le 3 février 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Dan Mazer

Avec : Robert De Niro, Zac Efron, Aubrey Plaza, Zoey Deutch, Julianne Hough
Genre : Comédie

Kader Attou hisse le hip pop dans la cour des grands

kader Attou hisse le hip pop dans la cour des grands

Kader Attou hisse le hip pop dans la cour des grands

Depuis vingt ans, les pièces de Kader Attou s’inspirent de sa vie, de son enfance et ses cours de boxe, de sa famille arrivée d’Algérie vers 1970, de son père ouvrier chez Renault. Avec « The Roots », il convoque quelques éléments personnels, mais revient surtout sur son parcours de danseur et chorégraphe, emprunté aux parterres urbains, espaces circassiens, scènes contemporaines. Et nous livre une partition de haut vol, aussi inventive qu’aboutie.

Sur le plateau, une table, un vinyle qui craque sur un électrophone, un fauteuil fatigué et le corps d’un jeune homme qui se révèle au son de l’émission culte H.I.P H.O.P. de Sidney. Derrière lui, dix danseurs envahissent l’espace sur une gestuelle issue de la breakdance, du smurf, de l’electric boogie et du popping.

[…] une partition de haut vol, aussi inventive qu’aboutie […]

Puis, le décor se met à tourner et les tableaux se succèdent dans un déferlement au rythme des codes de la danse urbaine et de ses influences revisitées où les corps démultipliés impriment la mémoire sourde qui les traverse.

Kader Attou hisse le hip pop dans la cour des grands The Roots © Julien Chauvet

 Du break, cette danse au sol dont le succès ne s’est jamais démenti, en passant par le locking et ses mouvements d’inspiration funk, ou le popping et sa gestuelle désarticulée .

Télescopage d’une infinie variété de mouvements alternant vitesse et lenteur, détente et tension, puissance et rupture, glissade et suspension, qui voit les corps s’immobiliser, se jauger, s’empoigner et se saisir.

Le tout dans un irrépressible élan salvateur – souligné par la musique qui mêle Brahms, Beethoven, le « Melocoton » de Colette Magny ou encore mélopées orientales, la musique électronique de Régis Baillet – et son basculement chorégraphique dans une écriture de ballet aussi singulière que dense.

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Dates : du 23 au 30 décembre 2015 l Lieu Au Théâtre National de Chaillot (Paris)
Chorégraphe : Kader Attou

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Empire saison 1 : un soap musical qui a du piquant

Empire saison 1 DVD

Empire saison 1 : un soap musical qui a du piquant

Soufflant un vent nouveau dans le monde des séries-télé, Empire saison 1 tente une percée avec un genre plutôt inédit en la matière : le soap musical. Empire, c’est l’histoire d’un label de hip-hop qui a fait sa place grâce à son rappeur-fondateur : Lucius Lyon. Un artiste devenu culte qui s’est élevé en fondant sa propre maison de disque qui signe les plus grands artistes hip hop, R’n’B et même électro. Arrivé au firmament, il apprend qu’il est atteint d’une grave maladie qui le condamne à court terme. Il décide d’organiser sa succession en mettant ses trois fils en compétition pour le trône, alors que le groupe Empire se prépare à faire son entrée en bourse. Cerise sur le gateau, son ex-femme sort de 17 années de prison pour trafic de drogues et compte bien régler ses compte avec LuciusEmpire, c’est une saga familiale où tous les coups sont permis. Si certaines batailles sont menées face au public avec des punchlines en règle lors de concerts et autres évènements live, l’essentiel de la guerre de succession se joue en coulisse. Dans Empire aussi le linge sale se lave en famille.

Articulé autour du personnage de Lucius Lyon, le scénario de cette première saison s’éternise avec des flash-backs à répétition qui nous entrainent dans le guetto dans lequel il vivait avec sa femme et ses trois enfants une vingtaine d’années auparavant. Si cela permet d’apporter un tant soit peu de profondeur aux protagonistes d’Empire, cela casse le rythme souvent sans aucune utilité. Lucius Lyon répond, comme ses fils, de clichés un peu gros qui pénalisent la série. On trouve le gangster multimilliardaire avec les mains pleines de sang (Lucius Lyon) et sans foi ni loi mais aussi l’homo de service, le petit jeune qui se la joue racaille, l’homme à tout faire de la famille etc… Rien de nouveau donc.

[L]’intrigue d’Empire saison 1 fonctionne et tient en haleine grâce à des rebondissements aussi poussifs que divertissants.

Si ce n’est que chaque épisode est ponctué de sessions live qui ajoutent du fond au script et rendent Empire assez unique en son genre. Les réalisateurs parviennent même à introduire ces passages musicaux avec fluidité et naturel. On y assiste avec un relatif plaisir bien que certains titres soient utilisés moult fois et finissent par irriter (il faut dire que la production musicale est saturée d’effets électro avec des voix qui n’ont plus rien d’humain). Mais le côté innovation parvient à prendre le dessus sur l’aspect franchement ridicule des performances.

Reste que l’intrigue d’Empire saison 1 fonctionne et tient en haleine grâce à des rebondissements aussi poussifs que divertissants. Il faut être honnête : on s’amuse malgré ce défilé de caricatures plutôt bien interprétées.

Empire saison 1 est donc une série qui a du piquant (mais pas pour les raisons qu’on pourrait croire). A tenter pour l’expérience un peu différente qu’elle propose. Mais pas pour beaucoup plus.

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Lucious Lyon, ancienne star du hip-hop, est devenu en l’espace d’une vingtaine d’années l’un des plus riches producteurs de disques Américains. Atteint d’une grave maladie, ses jours sont comptés. Il ne lui reste donc plus beaucoup de temps pour désigner son successeur parmi ses trois fils. Deux sont des artistes débutants, très différents mais soudés, tandis que le troisième est un homme d’affaires prêt à tout pour obtenir la position qu’il croit lui revenir de droit. Alors que la famille est sur le point de se déchirer, Cookie, la matriarche, en prison depuis 17 ans, retourne parmi les siens et sème encore un peu plus le trouble. Elle a des comptes à régler et une vengeance à assouvir…

Sortie DVD : le 12 décembre 2015
Durée : 12 épisodes de 42 min.
Réalisateurs : Lee Daniels, Danny Strong
Avec :  Terrence Howard, Taraji P. Henson, Trai Byers, Jussie Smollett, Bryshere Y. Gray
Genre : Drame, Soap, Musical
Prix : 25,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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Belle du Seigneur, un livre d’Albert Cohen (Folio, La Pléiade)

Belle du Seigneur, un livre d’Albert Cohen

Belle du Seigneur, un livre d’Albert Cohen

Inutile de présenter cette œuvre, Belle du Seigneur, très connue d’Albert Cohen. Mais je ne peux m’empêcher de vous en parler en ces périodes de fêtes. Ce roman est un pur chef-d’œuvre, même s’il date de 1968. Il reste toujours et encore d’actualité car il ne parle que d’amour. L’amour entre un homme, Solal, et Ariane d’Auble. C’est tout simplement un livre inoubliable, à lire et relire Belle du Seigneur est le troisième volet d’une tétralogie écrite, en 1968, par Albert Cohen. Le 1er volet a été écrit en 1930, Solal. Puis en 1938, Mangeclous et Les Valeureux en 1969.

Belle du Seigneur, un grand classique déjà bien connu, dont l’histoire est très simple : Ariane est mariée à Adrien Deume, petit bourgeois qui travaille à la Société des Nations. Un homme consciencieux qui veut être aimé par ses pairs et qui aime sa femme. Ariane est une jeune femme intelligente, d’un milieu aristocrate, nettement au-dessus de son mari qu’elle méprise quelque peu.

Des retournements de situation rendent la lecture palpitante.

Par un stratagème assez fantasque, le « patron direct » d’Adrien, Solal, va avouer son amour à Ariane. Mais ce n’est pas une femme facile, notre Ariane ! Il va falloir qu’il se donne beaucoup de mal.

Marche triomphale de l’amour. Auguste, elle allait, mue par l’amour comme autrefois ses sœurs des temps anciens, innombrables dormant du sommeil de la terre, allait, immortelle en sa marche, commandée comme les étoiles, légions d’amour conduit en d’éternelles trajectoires, Ariane solennelle, à peine souriante, accompagnée par quelle céleste musique, l’amour, l’amour en ses débuts. p. 654

Solal va finir par la faire tomber en pâmoison devant lui. Il va alors envoyer son mari, Adrien, en mission à l’étranger pour avoir la voie libre. Et tout va s’enchainer à toute vitesse. Très vite Solal va devenir le Prince d’Ariane. Ou plutôt Ariane va se transformer en Belle du Seigneur. Belle du Seigneur est remarquablement écrit. Les sentiments sont décrits avec une justesse à vous donner des frissons. Les situations évoluent à grande vitesse et pas toujours dans le bon sens. Des retournements de situation rendent la lecture palpitante.

Qui n’a pas été un jour Belle du seigneur ? Qui n’a pas joué au Seigneur, une fois dans sa vie ? Leur passion est sublime. Ils sont dans l’interdit et toute la mesure de leur amour est encensée. Jusqu’au jour où… Ils s’enferment pour mieux vivre leur amour. Ils partent dans le midi et passe des jours à l’hôtel, enfermés, des jours, voire des mois. Pour s’aimer, sans être vus. Et un jour, ils décident de louer une maison pour se sentir plus libres. Mais rien ne se vivra facilement. Plus rien ne sera naturel. Mais pour découvrir cette passion dévorante, il va vous falloir lire ce livre sans plus tarder ! On reste les témoins de ce couple qui nous renvoie à notre condition humaine, qui nous fait rire et pleurer ! Surtout beaucoup rire !

Bref, si vous n’avez pas lu Belle du Seigneur, faites-le vous offrir, ou offrez-le aux personnes que vous aimez. Et n’oubliez pas : un livre ne se prête jamais ! Remarquablement écrit et vraiment facile à lire. Un vrai coup de cœur de Publik’Art !

Ce livre est édité chez Folio mais également aux Editions La Pléiade. Albert Cohen avec Belle du Seigneur a reçu le Grand Prix du Roman de l’Académie Française en 1968.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

«Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient.»
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses : ce roman n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

Date de réédition : 1998
Auteur : Albert Cohen
Editeur : Folio et La Pléiade
Prix : 12,90 € (1120 pages)
Acheter sur : Amazon

Albert Cohen

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Le BGG (Le Bon Gros Géant) : bande annonce du prochain Spielberg

Le BGG (Le Bon Gros Géant) : bande annonce du prochain Spielberg

le BGGLe prochain Spielberg portera l’adaptation du livre de Roald Dahl à l’écran : Le Bon Gros Géant. Rebaptisé le BGG pour l’occasion,  ce film fantastique revisite sous la direction du réalisateur d’E.T. le Pays des Géants. Une contrée qui abrite aussi ses gros et grands méchants qui aiment se nourrir de chair humaine… C’est alors que ces derniers décident d’envahir le monde des humains pour un repas de fête. Heureusement, le BGG et sa nouvelle amie, une petite fille humaine, sont là pour combattre cette horde de sauvages, avec l’aide de la reine d’Angleterre ! L’univers de l’écrivain Roald Dahl (qui a aussi signé des oeuvres comme Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche et Matilda) promet une belle aventure ! Cette histoire, qu’il avait écrite pour lire aux enfants le soir avant de dormir, était celle que Dahl lui-même préférait. Steven Spielberg commente : « Il était essentiel pour nous de rester fidèles au style et au langage de Roald Dahl, et c’est à Melissa Mathison, la grande scénariste qui avait écrit E.T. L’EXTRATERRESTRE, que nous avons demandé d’écrire LE BGG – LE BON GROS GÉANT. ».

Synopsis, infos et bande annonce : 

L’incroyable histoire d’une petite fille et du mystérieux géant qui va lui faire découvrir les merveilles et les dangers du Pays des Géants. Mais lorsque les méchants géants dévoreurs d’hommes envahissent le monde des humains, la petite fille, la reine d’Angleterre et le bon gros géant (le BGG) se lancent dans une grande aventure afin de les arrêter…

Sortie : le 20 juillet 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Steven Spielberg

Avec :  Mark Rylance, Rebecca Hall, Bill Hader
Genre : Aventure fantastique

Top 100 des vidéos qui ont fait le buzz en 2015

Top 100 des vidéos qui ont fait le buzz en 2015

Top 100 des vidéos qui ont fait le buzz en 2015Accidents de la route improbables, animaux en surprenants, crise de nerfs impressionnantes ou gonflage de lèvres carrément dangereux… C’est un top 100 ambitieux mais assez complet de toutes les vidéos qui ont fait le buzz cette année 2015. Un bon cru quand on voit les 35 minutes de montage qui suivent. Une compilation qui va crescendo. Le numéro un interroge pourtant, tout comme ce rat qui traine une part de pizza de deux fois sa taille. Vidéo virale ne dit pas vidéo d’intérêt. Vous êtes prévenus : attention, curiosités à la pelle juste ci-dessous !

Avatar 2 dans les salles obscures en décembre 2017 !

Avatar 2 dans les salles obscures en décembre 2017 !

Avatar 2

Avatar 2 devrait débarquer dans les salles obscures en décembre 2017 ! C’est ce qu’a en tout cas annoncé le réalisateur à succès James Cameron en se fixant comme objectif les fêtes de Noël du millésime 2017. Une info qu’il a délivrée à un magazine canadien, Montréal Gazette à l’occasion d’un entretien vidéo. Il précise que toute la partie design est terminée, ce qui représente deux années de labeur : « Nous avons les décors, les paysages et les nouveaux mondes au sein de Pandora. L’écriture est toujours en cours mais touche à sa fin. » Une très bonne nouvelle pour les fans qui attendent depuis 2009 une suite au premier volet de cette tétralogie. Avatar avait généré 1,859 milliards de recettes, un record historique et inégalé dans l’industrie du septième art.
Star Wars – Le Réveil de la Force fera-t-il mieux ? Et Avatar 2 mettra-t-il la barre encore plus haute ? Les paris sont ouverts !

Radiohead offre leur version du générique de Spectre, le dernier James Bond

Radiohead offre leur version du générique de Spectre, le dernier James Bond

radioheadSur son site officiel, le groupe Radiohead explique sobrement : « L’année dernière on nous a demandé d’écrire le thème du James Bond, Spectre. Oui, tout à fait. Ca n’a pas marché, mais nous aimons beaucoup cette chanson, qui nous appartient désormais. En cette fin d’année nous avons pensé que vous aimeriez peut-être l’écouter. Joyeux Noël. Que la force soit avec vous« . Le titre se révèle d’une composition un peu plus sophistiquée que Writing’s on the Wall, retenu par la production de Spectre et signé Sam Smith. C’est un joli cadeau que fait Radiohead à ses fans. On comprend cependant que le titre ne fut pas repris pour James Bond. Il porte l’ADN très marqué du groupe et de son chanteur à la voix emblématique. Il manque aussi d’un peu d’énergie. On est loin des génériques habituellement servis. A découvrir néanmoins !

Jacques Rampal, auteur de théâtre, scénariste et dessinateur BD est décédé

Jacques Rampal, auteur de théâtre, scénariste et dessinateur BD est décédé

Jacques Rampal
© JACK GUEZ / AFP

Jacques Rampal s’est éteint à l’âge de 71 ans des suites d’une longue maladie. Il est connu pour avoir été l’auteur de la pièce de théâtre Célimène et le Cardinal, récompensée par deux Molières en 1992. Une pièce qui envisageait avec ambition, une suite du Misanthrope de MolièresLa Philiosphe et la putain était encore jouée il y a quelques semaines au théâtre 13.

Jacques Rampal menait par ailleurs une carrière de scénariste et dessinateur BD. En 1970, il avait en effet intégré en tant que scénariste le célèbre journal Pilote, qu’il a animé pendant 36 ans. Quatre ans plus tard, en 1974, il prenait part à la création de la revue Mormoil, puis cosignait une quinzaine d’albums BD dont le succès populaire de « Ces animaux qui nous gouvernent« .

Il a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Deadpool, bande annonce trash pour un super héros décalé

Deadpool, bande annonce trash pour un super héros décalé

deadpoolC’est sans doute le super-héros le plus trash et décalé de l’univers comics de la maison Marvel : Deadpool sort l’artillerie lourde pour sa campagne de teasing avec cette nouvelle bande annonce estampillée « Red Band », c’est-à-dire réservée à un public averti (le « R » rouge signifie « RESTRICTED audiences »). En effet, l’homme au costume rouge et noir nous convoque pour un festival de punchlines bien grasses (et pas toujours de bon goût, évidemment) et d’hémorragies externes en règle. Les têtes tombent dans tous les sens et pendant ce temps là, Deadpool amuse la galerie. L’adaptation du comics par le réalisateur Tim Miller et l’acteur Ryan Reynolds promet d’exploser les codes du genre, dans le même esprit que Kick Ass.

Synopsis, infos et bande annonce

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Sortie : le 10 février 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Tim Miller

Avec : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein
Genre : Action

Vidéo : Tony Hawk signe le premier looping à l’horizontale !

Vidéo : Tony Hawk signe le premier looping à l’horizontale !

Tony hawk loopingIl a les cheveux grisonnants mais il se maintient au sommet de la chaîne alimentaire des skaters : Tony Hawk a une fois encore surpris tout le monde en imaginant une figure encore jamais réalisée, le looping à l’horizontale. En se lançant depuis un half pipe (big), le cascadeur à roulettes prend suffisamment de vitesse pour faire le tour de ce tube original. Le vrai défi est de parvenir à gérer les appuis pour ne pas finir écrasé contre les parois. Ces hanches vont faire les frais de quelques essais musclés. L’homme de 47 ans montre qu’il a encore de belles réserves et qu’il n’est pas près de prendre sa retraite. Chapeau l’artiste ! Une vidéo à voir !

Résultats concours : Les prêtres, 3 albums gagnés

Résultats du concours : Les prêtres

Vous avez été 2 846 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants d’1 album sont :

Catherine Hoste, Laurent Rousselle et Patrice Ducatel

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

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A peine j’ouvre les yeux, un film de Leyla Bouzid

A peine j’ouvre les yeux, un film de Leyla Bouzid

A peine j’ouvre les yeux, un film de Leyla Bouzid

Leyla Bouzid réalise un excellent film sur son pays, la Tunisie. A peine j’ouvre les yeux est son troisième long métrage. Elle va surtout filmer la jeunesse tunisienne mais avant la Révolution, avant le Printemps arabe. L’histoire se situe volontairement en 2010, alors que Ben Ali est encore au pouvoir. Mais Leyla a écrit le scénario de son film bien après le départ de Ben Ali. Alors que la plupart des réalisateurs se sont centrés sur la Révolution, son désir à elle étaient de montrer la réalité de la vie quotidienne sous la dictature de Ben Ali, en particulier, la vie des jeunes, à travers l’histoire de cette jeune adolescente, Farah.

Farah est une jeune fille, brillante, qui vient de passer son bac. Elle chante avec un groupe de musiciens. La musique est belle et les paroles sont des vérités crues sur leur pays, vérités que personne n’ose dire. Farah chante pour faire passer ses émotions, sa révolte. Mais sa mère a peur. Elle veut protéger sa fille car elle, elle sait qu’elle se met en danger en chantant ainsi. Elle s’expose sans s’en rendre compte. Elle lui interdit donc de rejoindre son groupe et tente de l’enfermer chez elle. Bien sûr, Farah étouffe, et réussit à s’enfuir. La suite de l’histoire donnera raison à la mère de Farah. Ce film pourrait presque être un documentaire car très proche de la réalité. Plusieurs faits sont réellement arrivés à la réalisatrice. Ce film est un film vrai, sincère et de ce fait, il a été très bien perçu en Tunisie où il a remporté 4 prix.

Ce film est un film vrai, sincère, poignant

Farah est merveilleusement interprétée par Baya Medhaffar. Lors d’une avant-première, c’est elle-même qui a présenté ce film A peine j’ouvre les yeux. Impossible de ne pas poser de questions sur la situation actuelle de la Tunisie. Et ce que nous a révélé Baya fait froid dans le dos. La situation des tunisiens est encore pire aujourd’hui qu’au temps de Ben Ali. Et du fait des attaques terroristes, tout est bon aujourd’hui pour mettre les jeunes en prison. 7000 jeunes seraient en prison juste pour avoir fumer un joint. Les libertés personnelles sont restreintes. Les jeunes sont toujours empêchés de chanter, de créer. Comme dans le film, les indics sont partout, y compris au milieu de vos amis. Donc, chacun se méfie de tout le monde. Les scènes au commissariat de police sont assez proches de la réalité, mais en plus soft. Il est clair que beaucoup de personnes ont été torturées et sont marquées à vie si elles s’en sont sorties vivantes.

Petit bonus sur le film A peine j’ouvre les yeux  : les scènes de musique, composée par Khyam Allami, sont toutes tournées en live, avec un groupe composé de professionnels, excepté Baya. La mère de Farah est, dans la vraie vie, une grande chanteuse connue en Tunisie, qui fait beaucoup de concerts, Ghalia Benali . Et dans ce film, elle joue le rôle d’une mère qui interdit à sa fille de chanter ! Le comble ! Mais c’est une interprète remarquable ! La fin du film A peine j’ouvre les yeux est d’une très grande beauté. Ces deux visages mère-fille, sont bouleversants d’amour et d’intimité.

Baya est une jeune femme qui porte le film sur ses épaules. Un très beau film sur la jeunesse et leur pouvoir de créativité. Non seulement Baya Medhaffar est une excellente actrice, mais elle est aussi une personne qui connaît parfaitement l’histoire de son pays, qui en parle avec une maturité inouïe et avec la fougue de la jeunesse. Retenez bien son nom, vous en entendrez parler certainement très prochainement, dans le monde du cinéma. Car Baya veut devenir réalisatrice !

A peine j’ouvre les yeux a reçu déjà de nombreux prix, non seulement en Tunisie, mais aussi à plusieurs festivals : la Mostra de Venise, 2 prix dont celui du meilleur film européen, et aussi 3 prix au festival de Saint Jean de Luz 2015 : meilleur film, public et meilleure interprétation féminine.

Quant à Baya Medhaffar, on la reverra peut-être aux … César ? C’est tout ce qu’on peut lui souhaiter car elle est tout simplement prodigieuse avec le pouvoir de vous faire rire ou pleurer.

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Tunis, été 2010, quelques mois avant la Révolution, Farah 18 ans passe son bac et sa famille l’imagine déjà médecin… mais elle ne voit pas les choses de la même manière.
Elle chante au sein d¹un groupe de rock engagé. Elle vibre, s’enivre, découvre l’amour et sa ville de nuit contre la volonté d’Hayet, sa mère, qui connaît la Tunisie et ses interdits.

Sortie : le 23 décembre 2015
Durée : 1h42
Réalisateur : Leyla Bouzid
Avec : Baya Medhaffar, Ghalia Benali, Montassar Ayari
Genre : Drame

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Un monde tout à elles, un livre de Alain Bosser

Un monde tout à elles, un livre de Alain Bosser

Un monde tout à elles, un livre de Alain Bosser

Alain Bosser a tout le temps aujourd’hui pour se consacrer à sa passion : l’écriture. Un monde tout à elles est son premier roman et ce ne sera pas le dernier ! Alain Bosser nous entraîne dans un monde fantastique, une autre planète, Galia, où la population est formée de femmes, absolument magnifiques, les Galiennes. Mais pour les connaître, rien ne sera facile pour les survivants de la planète Terre.

Alain Bosser nous projette dans l’avenir. On est dans les années 2080. La planète Terre est en très mauvais état au niveau écologique et inhabitable. Plusieurs planètes abritent les rescapés de la terre. On va découvrir l’histoire de la naissance de Galia et de ses habitantes. Mais bientôt Galia va être colonisée par les Terriens. Et leur équilibre va en souffrir de façon inattendue et terrible.
Si vous aimez la science-fiction, ce roman est fait pour vous ! Non seulement il est empli de faits parfaitement irréels mais aussi de faits écologiques très troublants et hélas, très proches de la réalité.

Publik’Art a eu la chance de rencontrer l’auteur de ce beau roman de Science-fiction, Le monde tout à elles : Alain Bosser. Et voilà l’interview en intégralité :

Comment vous est venue cette idée de la Planète Galia ?

Elle s’est imposée d’elle-même dès que les grandes lignes du roman ont été arrêtées. Je souhaitais montrer comment des terriens, contraints de fuir la planète qu’ils avaient dévastée, se comporteraient si une deuxième chance leur était offerte. Pour cela, j’avais besoin d’une planète vierge, que sa population, après avoir probablement subi elle-même une catastrophe écologique dans un lointain passé, veillait à protéger de toute atteinte et de toute pollution.

Est-ce un engagement écologique, à votre façon ?

Au moins par l’écriture ! Je défends la « règle verte », c’est-à-dire la nécessité de ne pas prélever davantage de ressources que la Terre ne peut en fournir et de ne pas produire plus de déchets qu’elle ne peut en absorber. Nous en sommes fort loin aujourd’hui : Il nous faudrait une planète et demie pour pouvoir continuer durablement à vivre comme nous le faisons et, chaque année, le jour du « dépassement global », c’est-à-dire celui où nous atteignons des seuils qu’il ne faudrait pas dépasser, arrive de plus en plus tôt.

L’idée principale, c’est qu’il est plus que temps de remettre de la raison dans nos comportements collectifs.

Etes-vous persuadé que la Terre sera un jour inhabitable ?

Si nous continuons ainsi, cela ne fait guère de doute pour la quasi-totalité des scientifiques qui se consacrent à ces questions. A partir d’un degré et demi de réchauffement climatique global, ils nous annoncent des phénomènes incontrôlables. Or nous sommes actuellement sur une trajectoire nous conduisant à un réchauffement de 5 à 6°, que les engagements pris dans le cadre de la préparation de la COP 21 qui vient de se tenir à Paris ramènent seulement à 3°. Le prochain réexamen de ces engagements n’aura lieu qu’en 2025. A cette date, compte-tenu des émissions qui auront eu lieu entre temps, le plafond des 1,5° sera devenu hors d’atteinte. Il faut en effet se rappeler deux choses. D’abord, même si on cessait dès aujourd’hui d’émettre des gaz à effet de serre, la température moyenne du globe, compte-tenu de l’inertie des phénomènes climatiques, continuerait à monter. Ensuite, ces phénomènes, comme les phénomènes naturels en général, sont caractérisés par des effets de seuil : +2°, cela parait peu ! Mais souvenez-vous qu’à -1° vous avez de la glace, alors qu’à +1° vous avez de l’eau. A +37° vous êtes en bonne santé, mais à +39°, vous êtes malade ! Il est très difficile de définir ces seuils, mais une chose est sûre : nous allons inévitablement, au cours des prochaines décennies, en franchir un nombre d’autant plus grand que nous préserverons moins le climat. Certains franchissements passeront inaperçus, mais d’autres risquent d’être dramatiques : si un jour les calottes glaciaires de l’arctique et de l’antarctique glissent dans l’océan, comme beaucoup le craignent, le niveau de la mer montera de plusieurs mètres…

Vous nous envoyez dans le futur, relativement proche, 2080, mais en même temps, on a l’impression de retourner dans le passé, avec la colonisation, une forme d’esclavage ? Pourquoi ?

Je ne vois, dans le monde d’aujourd’hui, aucune raison de penser que si nous arrivions dans des territoires neufs, où n’existeraient ni lois ni justice, nous nous conduirions différemment des conquistadors et des marchands d’esclaves des siècles passés. Nos sociétés actuelles connaissent d’ailleurs toujours des formes d’exploitation du travail humain qui s’apparentent à l’esclavage (songez au système du péonage en Amérique latine ou au sort des travailleurs du textile au Bangladesh, par exemple). Quant à l’oppression des peuples premiers, entre les aborigènes d’Australie et les derniers indiens d’Amazonie, qui quittent leurs forêts parce qu’ils ne s’y sentent plus en sécurité face à l’avancée et aux exactions des industriels du bois et des chercheurs d’or, les exemples ne manquent pas.

Avez-vous toujours été un inconditionnel de science-fiction ?

Oui, j’ai toujours lu de la science-fiction, mais aussi des romans de littérature générale, des essais, de la poésie, du théatre. Beaucoup de romans noirs aussi, dont les codes, comme ceux des romans de science-fiction, sont souvent bien adaptés à l’analyse des sociétés contemporaines. De manière générale, je n’accorde pas beaucoup d’importance aux catégories qu’utilisent les éditeurs et les libraires pour présenter leurs livres. Ce qui compte, c’est la qualité du livre, pas l’étiquette qu’on lui a attribuée. Il y a de très mauvais romans de science-fiction, comme il y a de très mauvais romans d’amour et des pièces de théatre insupportables. Et puis, il y a « 1984 » de George Orwell et « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley ! Quand Boualem Sansal écrit «2084 », est-ce de la « science-fiction » ou tout simplement un grand roman ? Vous m’avez compris : les gens qui disent « je n’aime pas la science-fiction et je n’en lis jamais » m’agacent un peu. Et me désolent parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils manquent !


Quelle est l’idée principale que vous voulez véhiculer à travers votre livre ? L’imminence de la destruction de notre planète ?

Non, notre planète ne craint rien, elle en a vu d’autres. Ce qui est en cause c’est l’écosystème spécifique qui a permis à notre espèce d’apparaître et de se développer. S’il est détruit, nous disparaitrons avec lui, à l’issue d’une longue période de ténèbres dont quelques scientifiques nous annoncent qu’elle a déjà commencé. L’idée principale, c’est qu’il est plus que temps de remettre de la raison dans nos comportements collectifs. Comme le disait Goya : « Le sommeil de la raison engendre des monstres ».


Et votre prochain roman sera-t-il axé sur l’écologie ?

Je pense que les questions écologiques ne sont pas dissociables des questions sociales. Le roman que je viens de terminer s’efforce de lier ces deux aspects à travers la vie de trois témoins de la grande transformation qui, dans les pays avancés, nous a conduit des « trente glorieuses » à l’état d’anomie et de désespérance sociale dans laquelle nous nous débattons aujourd’hui. C’est en quelque sorte un « préquel » d’ « Un monde tout à elles ». L’un de ses personnages est d’ailleurs l’arrière grand-père d’Hélène Gravières, mère du fondateur de la colonie terrienne sur Galia…

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Résumé :
Sur Galia, un des mondes où les survivants d’une Terre devenue inhabitable tentent de reconstruire une société organisée, une population autochtone de femmes chasseurs-cueilleurs va demander à bénéficier d’une modification génétique qui pourrait bien bouleverser le cours de l’histoire de l’humanité…

Sur fond de catastrophes écologiques, l’auteur nous entraîne dans un univers lointain où s’affrontent des personnages étranges et pourtant familiers : des femmes sublimes, des policiers douteux, des politiciens autistes et des religieux radicaux, sans oublier des êtres naïfs qui croient avoir trouvé la formule magique pour transformer la société et amener chacun à contribuer spontanément au bien-être collectif.
Biographie de Alain Bosser :
Né en 1942, Alain Bosser se consacre désormais aux nombreux projets d’écriture entrepris au cours d’une carrière professionnelle absorbante. Avec une conviction : la fiction romanesque doit être solidement ancrée dans l’expérience historique. Un monde tout à elles est son premier roman publié aux éditions Edilivre.

Date de parution : octobre 2011
Auteur : Alain Bosser
EditeurEdilivre.com 
Prix : 30 € (403 pages)
Acheter sur : Amazon

Alain Bosser

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Béliers, un film de Grímur Hákonarson

Béliers, un film de Grimur Hakonarson

Béliers, un film de Grímur Hákonarson

Grímur Hákonarson est islandais et réalise avec Béliers, son deuxième long métrage, tourné au nord-ouest de l’Islande. Les paysages sont magnifiques, immensément verts ou blancs, en fonction des saisons.

Béliers raconte l’histoire de deux frères qui habitent des fermes voisines mais qui ne se parlent plus depuis 40 ans. Ils élèvent des moutons. Mais un grand malheur va s’abattre sur leurs fermes.

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Béliers : Gummi et Kiddi sont deux frères qui se détestent. Ils ne se parlent plus depuis 40 ans. On ne sait pas pourquoi. Et on ne le saura jamais. Ils se ressemblent et vivent tout près l’un de l’autre mais ils s’ignorent. Enfin, presque. Leur seul but de la vie est de s’occuper de leurs moutons. C’est leur seule passion. Mais c’est une passion commune.

Des personnages vrais, hauts en couleurs, comme on en voit rarement au cinéma.

Un jour, l’un d’eux détecte une maladie, « la tremblante », chez un bélier de son frère. Une fois le diagnostic posé, tous les moutons du voisinage doivent être tués, pour éviter l’épidémie. « La tremblante » du mouton est une maladie qui s’est déjà propagé en Islande. C’est une maladie terrible qui touche la moelle épinière et le cerveau de la bête. Et à travers cette épreuve, les frères vont être obligés de se parler, et même de faire front ensemble face aux autres. Pour sauver leur lignée. Leurs moutons. Leurs béliers.

On voit deux grosses brutes, Gummi et Kiddi, deux forces de la nature, chacun enfermé et campé sur ses positions, dès le début du film. Ils communiquent par l’intermédiaire du chien ! Puis peu à peu, les frères évoluent et leurs relations aussi. Même s’il n’y a pas beaucoup de dialogues, certaines scènes sont suffisamment parlantes pour en rire, ou en pleurer. De très beaux jeux d’acteurs. Des personnages vrais, hauts en couleurs, comme on en voit rarement au cinéma. Ce film pourrait presque être un documentaire sur l’Islande, et la façon de vivre de certains éleveurs. C’est magnifique, grandiose et infiniment grand. L’homme n’est rien face à cette étendue naturelle. Et face au blizzard et aux conditions extrêmes qui y règnent, l’homme est infiniment petit et faible.

Béliers, un film hors du commun qui a mérité son prix au Festival de Cannes 2015 dans la catégorie un Certain Regard, et pas moins de 9 nominations !

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Le film est présenté à Un Certain Regard au Festival de Cannes 2015

Dans une vallée isolée d’Islande, deux frères qui ne se parlent plus depuis quarante ans vont devoir s’unir pour sauver ce qu’ils ont de plus précieux : leurs béliers.

Sortie : le 9 décembre 2015
Durée : 1h32
Réalisateur : Grímur Hákonarson
Avec : Sigurður Sigurjónsson, Theodór Júlíusson, Charlotte Bøving
Genre : Drame, comédie

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D’après une histoire vraie, un livre de Delphine de Vigan (JC Lattès)

D’après une histoire vraie, un livre de Delphine de Vigan

D’après une histoire vraie, un livre de Delphine de Vigan

Delphine de Vigan raconte une parenthèse de sa vie avec son livre D’après une histoire vraie. Ce n’est pas ce que l’on appelle une autobiographie car en fait, qui nous dit qu’elle raconte sa propre histoire, une histoire vécue ? C’est le récit d’une histoire peu commune, sa rencontre avec L. Rencontre d’une amitié, relation particulière. Et qui devient dangereuse. Ce qui est sûr c’est que cela pourrait être probable. Très probable. L. est une femme, qui lui ressemble étrangement, et dont le nom, et prénom ne seront jamais dévoilés tout au long du livre. L. est un nègre, un écrivain qui écrit à la place des autres, mais qui reste dans l’ombre. D’après une histoire vraie, est un roman qui ressemble davantage à un triller psychologique qu’à une autobiographie. Vous serez entrainé, comme Delphine l’a été, dans le tourbillon infernal de L. Et jusqu’où ?

L’écriture de Delphine de Vigan est toujours aussi limpide et facile à lire. D‘après une histoire vraie commence comme une autobiographie. Delphine nous confie un bout de sa vie et bien sûr, on se passionne pour elle. Dans son dernier roman, Rien ne s’oppose à la nuit, elle nous avait confié ses histoires familiales, vraies. Roman centré surtout sur sa mère qui souffrait de troubles bipolaires. Un roman qui nous a marqués et elle encore davantage !

L. paraissait gentille avec Delphine, aux petits soins mais en fait, elle la détruisait de l’intérieur.

On pourrait penser que D’après une histoire vraie est la suite logique de Rien ne s’oppose à la nuit. Pas vraiment, mais un peu tout de même. Elle dit recevoir, régulièrement, des lettres anonymes d’insultes suite à ce fameux livre sur sa famille. Des insultes très fortes qui finissent par la détruire de l’intérieur.

Mais le cœur du livre de Delphine reste la relation qu’elle a avec cette femme L. L. s’impose à elle, de façon incroyable et très vite, sans vraiment comprendre comment cela a été possible, L. prend possession de Delphine. Possession de son appartement, de son ordi, de ses affaires personnelles. C’est L. qui va diriger sa vie, répondre à ses mails, payer les factures en imitant la signature de Delphine et même aller rencontrer des lycéens à la place de Delphine. Elle va même envoyer un mail aux amis de Delphine leur demandant de ne plus la déranger, qu’elle doit écrire… Et ce, dès le premier jour de son installation chez Delphine. Installation aussi soudaine qu’inattendue. Tout semble bizarre dans la vie de L. Mais Delphine est large d’esprit et généreuse.

Apparemment L. paraissait gentille avec Delphine, aux petits soins mais en fait, elle la détruisait de l’intérieur : En apparence, elle me portait, me soutenait, me protégeait. Mais en réalité, elle absorbait mon énergie. Elle captait mon pouls, ma tension, et ce goût pour la fantaisie qui pourtant ne m’avait jamais fait défaut. p.320

Ce n’est qu’au bout de plusieurs semaines que Delphine se rend compte du côté malsain de sa relation avec cette femme : Quiconque a connu l’emprise mentale, cette prison invisible dont les règles sont incompréhensibles, quiconque a connu ce sentiment de ne plus pouvoir penser par soi-même, cet ultrason que l’on est seul à entendre et qui interfère dans toute réflexion, toute sensation, tout affect, quiconque a eu peur de devenir fou ou de l’être déjà, peut sans doute comprendre mon silence face à l’homme qui m’aimait. p.324

Tout au long du livre, la pression monte et l’on est, nous simples lecteurs, pris dans un engrenage infernal. On se sent oppressés. D’une façon incroyable. On ressent très fortement cette relation et on pressent que cela va mal se terminer. Le livre est remarquablement écrit. Vrai, tellement vrai ! Il est vrai que Lionnel Duroy écrit les autobiographies des stars, et entre autres, celles de Depardieu. Toutes les références littéraires sont vraies également. Alors, on commence la lecture du roman D’après une histoire vraie pour ne plus le quitter. Et la fin est aussi surprenante que l’intrigue psychologique dans laquelle on a été plongé durant tout le roman. Qui est L ? Existe-t-elle vraiment ? Qui est Delphine de Vigan ? Quelle est celle qui prend possession de l’Autre ? Et si D’après une histoire vraie n’était pas une histoire vraie, mais pas du tout ? Peu importe, ce livre nous a passionnés et rend compte des sentiments de l’écrivain face à sa page blanche ou face à son ordinateur, seul, en face de l’immensité de sa tâche… Le tout dernier mot du livre nous délivre sa propre réponse…

Au final, on est content que Delphine de Vigan ait reçu le Prix Renaudot 2015 ainsi que le Prix Goncourt des Lycéens 2015. Une très belle réussite tant sur le plan littéraire que psychologique voire tout simplement humain.

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« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
L. est le cauchemar de tout écrivain.Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»

Date de parution : 26 août 2015
Auteur : Delphine de Vigan
Editeur JC Lattès
Prix : 20 € (484 pages)
Acheter sur : Amazon

Delphine de Vigan

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L’Oracle, le film épique de Philipp Stölzl bientôt en DVD

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L’Oracle, le film épique de Philipp Stölzl bientôt en DVD

Avec son affiche hollywoodienne d’un film à gros budget, L’Oracle promet une aventure orientale épique et esthétique. Ce film signé par Philipp Stölzl, réalisateur allemand inconnu du grand public (il a notamment signé Baby, Face Nord, The Expatriate) a les moyens de ses ambitions. Dessinant une véritable fresque historique de la médecine moyen-âgeuse, le long métrage nous invite d’abord au coeur de Londres. De ce côté-là du monde, la médecine était assimilée à de la sorcellerie et était fermement condamnée par l’Eglise catholique. Nous sommes au XIème siècle et un certain Rob Cole va perdre sa jeune mère, atteinte du mal du côté. Sa vocation est née dans la douleur mais il le sait : il fera tout pour percer les secrets de la médecine. D’abord aux côtés d’un barbier itinérant, arracheur de dents et guérisseur de maux qui vend son savoir-faire sur les places de marché. Mais il va très vite se heurter aux retard de la civilisation occidentale en la matière.

Son rêve : devenir l’un des disciples d’Avicenne, le plus célèbre savant de l’époque, qui rayonne à travers le monde depuis Perse. C’est donc un voyage au bout du monde qui s’engage, et qui passe nécessairement par d’arides déserts. A destination, de nombreux dangers attendent notre héros : la peste noire, la tyrannie du Shah, la guerre, les dogmes religieux et toujours le mal du côté. Un apprentissage et un exercice de la médecine orientale qui dérangent et bouleversent les croyances locales, une fois de plus.

Sur un scénario très habile, bien que très compartimenté en différentes phases, L’Oracle nous conte une véritable romance des Mille et une nuits au centre d’un récit épique et passionnant sur l’histoire de la médecine au Moyen-Age. Pourtant long, le film ne se contente pas de quelques facilités pour donner du rythme au montage. Au contraire, un fil rouge est patiemment tissé et prend de l’épaisseur à chaque nouvel évènement. Des rebondissements toujours utiles qui servent l’histoire de L’Oracle là où certains blockbusters nous habituent à un stérile remplissage.

Une aventure épique où romance, voyage et histoire de la médecine aboutissent à un très joli spectacle.

L’Oracle convainc donc grâce à son noble sens du spectacle et du rythme. Avec une photographie très esthétique, le film est aussi réalisé dans les règles de l’art. La pléiade d’acteurs qui investit l’écran est quant à elle assez satisfaisante (sans doute grâce à des personnages souvent intéressants). Si aucun d’entre eux n’appartient au star system et ne signe de grande performance, on y remarque quelques talents. Le premier rôle, très convenablement interprété par Tom Payne (que l’on avait déjà apprécié dans l’unique saison de Luck) révèlera sans doute ce dernier à un public plus large. Par ailleurs, Ben Kingsley, dans le rôle d’Avicenne, est un habitué des seconds rôles de grosses productions mais apporte ici une belle crédibilité au casting.

L’Oracle créé donc la surprise. Une aventure épique où romance, voyage et histoire de la médecine aboutissent à un très joli spectacle. Philipp Stölzl aurait-il trouvé la formule magique ?

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Londres, début du XIème siècle. Le jeune Rob Cole découvre à la disparition de sa mère qu’il possède un don particulier lui permettant de ressentir par le toucher l’imminence de la mort. Seul et sans ressource, c’est auprès d’un barbier ambulant qu’il découvre l’art de guérir. Se jurant de devenir médecin et de vaincre la mort elle-même, il décide de se rendre en Perse afin d’étudier auprès du « prince des savants », Avicenne. Face aux invasions barbares, aux guerres de religion, et aux épidémies dévastatrices, parviendra-t-il à accomplir son destin ?

Sortie DVD : le 4 janvier 2016
Durée : 02h35
Réalisateur : Philipp Stölzl
Avec : Tom Payne, Stellan Skarsgård, Olivier Martinez, Emma Rigby, Elyas M’Barek
Genre : Aventure, historique
Prix : 14,99 € (DVD) / 17,99 € (BR)
Acheter : sur Amazon

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Belle et Sébastien : l’aventure continue, un film de Christian Duguay

Belle est Sébastien : l'aventure continue, un film de Christian Duguay

Belle et Sébastien : l’aventure continue, un film de Christian Duguay

Publik’Art n’a pas vu le premier film de Belle et Sébastien, en 2013, qui avait fait près de 3 millions d’entrées. Ce qui explique cette suite. Le succès appelle une autre réalisation… Mais pas forcément le succès !

Belle et Sébastien : L’aventure continue voudrait ressembler à un épisode de notre feuilleton préféré quand on avait 10 ans, dans les années 65. Belle et Sébastien est une compilation d’aventures qui arrivent aussi bien à Belle qu’à Sébastien. A tour de rôle ils se sauvent la vie. Nous replongeons en 1945, juste à l’après-guerre.

C’est avec un peu de nostalgie que les parents, voire les grands-parents vont emmener leurs enfants et petits-enfants voir ce film. Belle et Sébastien d’aujourd’hui n’a guère de points communs avec notre feuilleton d’enfance. Sébastien, Félix Bossuet, est un très beau garçon et très bon acteur mais ce n’est pas Medhi. Quant à Belle, elle est toujours aussi belle ! Mais beaucoup d’invraisemblances dans ce film. C’est dommage. Le scénario est totalement irréel et frôle souvent l’absurdité.

De très beaux paysages ainsi que de nombreux animaux rendent ce film très nature.

Comme bien souvent, je vais fortement déconseillée ce film aux petits. Dès les premières minutes du film, la peur est omniprésente, le stress et l’angoisse aussi. Pour bien comprendre ce qui se trame au sortir de la guerre, je pense que les enfants de CM1, d’une dizaine d’années, apprécieront ce film. Ils sauront gérer leurs peurs. Si je me permets d’écrire cela c’est pour vous prévenir. Dans la salle, il y avait des petits qui pleuraient. Et en tant que vieille instit, je ne peux m’empêcher de prévenir…

De très beaux paysages de la nature, des villages montagnards, ainsi que de nombreux animaux rendent ce film très nature. On est plongé au cœur d’une forêt et même si le feu la menace, les vues d’avion sont sublimes. On retrouvera la musique du feuilleton que l’on n’a pas oubliée !

L’histoire est simple. Sébastien et César attendent le retour d’Angelina. Mais elle n’arrive pas. Et pour cause son avion a explosé en pleine forêt transalpine. Mais Sébastien ne croit pas à sa mort. Avec Belle, il part à sa recherche avec l’aide de Pierre, seul pilote de la région. Mais qui est donc ce Pierre ? Comment retrouver Angelina au milieu de cet incendie de forêt ? L’histoire se termine bien, comme toujours et ce, grâce à Belle ! Un film à voir en famille mais pas avec des petits !

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D’après l’oeuvre de Cécile Aubry : Septembre 1945. Au village, on a fêté la fin de la guerre. Sébastien a grandi, il a maintenant 10 ans. Belle et lui attendent impatiemment le retour d’Angelina… Mais Angelina ne revient pas. Elle a disparu dans un accident d’avion au cœur des forêts transalpines. Tout le village a perdu espoir. Tout le village sauf César : le grand père de Sébastien connaît un homme, Pierre, qui pourrait les aider à retrouver Angelina. Mais avant de sauver la jeune femme, l’enfant et son chien vont devoir braver mille dangers, traverser mille épreuves et affronter un secret. Un secret qui va changer la vie de Belle et de Sébastien à tout jamais. L’aventure continue…

Sortie : le 9 décembre 2015
Durée : 2h15
Réalisateur : Christian Duguay
Avec :  Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Thierry Neuvic
Genre : Famille, aventure

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