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7ème édition du WebProgram-Festival, compétition Grand Public, à vous de voter pour votre vidéo préférée

7ème édition Web Program Festival,
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7ème édition Web Program Festival, compétition Grand Public, à vous de voter votre vidéo préférée

Le Web Program Festival est le rendez-vous de tous les créateurs du web. C’est un Festival International francophone dédié à la création web. Et c’est la culture francophone qui y est exigée et qui donne l’opportunité de participer et d’être ainsi intégré dans la semaine de la Francophonie, organisé par la ville de Paris.

Pour la 7ème édition du Web Program Festival, on retrouvera pas moins de 9 catégories en compétition, 2 palmarès, un Professionnel et un Grand Public, des pitchs de projets en développement, des tables rondes… Dès maintenant, la compétition Grand Public est en ligne ! Il vous suffit de cliquer sur ce lien pour découvrir le meilleur de la production francophone internationale : Compétition Grand Public

Voir tous les programmes : ici

Votez pour votre vidéo préférée ! Et bientôt vous aurez le programme intégral des 21 et 22 mars !

Jusqu’au 22 mars : je clique, j’aime, je vote  ICI

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Communiqué de presse :

Le festival participe à la promotion de la créativité des auteurs, producteurs, et nouveaux diffuseurs, éditeurs du web… Il s’attache à :
• mettre en valeur la diversité des productions pour le web avec un focus sur la Francophonie
• présenter le meilleur de la production de programmes diffusés sur le web,
• permettre aux jeunes producteurs et créateurs de présenter leur projet pour trouver des partenaires,
• promouvoir des programmes inédits,
• projeter les programmes en avant-première,
• créer un événement convivial qui favorise les rencontres, les échanges.

Le festival a vu le jour en 2010, créé par l’Association Internationale des Web-tv Francophones. L’association s’est constituée portée par l’intuition de l’importance et du potentiel d’Internet et de ses utilisations web – notamment en terme de création audiovisuelles. Un des objectifs de l’association en 2010 était de fédérer les acteurs de ce secteur en recherche d’un modèle économique : dynamiser l’audience web pour attirer les annonceurs publicitaires. Aujourd’hui, le web s’est largement déployé et est en train de prendre le pas sur le petit écran… Rapidité, réactivité, interactivité, moyens techniques et financiers plus accessibles, le web séduit, attire, casse les codes, réinvente le genre audiovisuel… Le web est un média de proximité, un espace de création, une tribune d’information, un booster de talents…

Au delà de faciliter et favoriser les échanges de création web dans le monde francophone, la mission de l’association est également d’accompagner les nouveaux WebProgram-Festival créés dans les pays francophones. Pour la 2ème année, le Swiss WebProgram-Festival a eu lieu les 28, 29 et 30 octobre 2015, au Mad Club de Lausanne, l’Africa Web Festival s’est déroulé les 3, 4 et 5 décembre 2015 en Côte d’Ivoire, à l’Espace Latrille Event d’ Abidjan.

D’autres projets sont en développement !

Le Sacre d’Oscar

Leonardo DiCaprio
Le Sacre d’Oscar © Lodi Marasescu

Vous l’aviez sans doute repéré, notre chroniqueur Lodi a l’oeil vif et percutant. Il s’amuse régulièrement à illustrer ses chroniques. Il l’a fait aussi sur le dernier billet de Pony Pony Run Run. Mais ce n’est pas le sujet. Un talent inspiré doit être exposé au plus grand nombre. C’est donc tout naturellement que nous avons proposé à Lodi sa rubrique rien qu’à lui. Une rubrique qui vous donne rendez-vous avec l’actualité chaque semaine. Cette rubrique, nous l’appellerons logiquement : Les dessins de Lodi. Simple, épurée, essentielle.

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, Lodi vous propose un petit clin d’oeil aux Oscars qui ont pour la première fois récompensé Leonardo DiCaprio en tant que Meilleur acteur pour son rôle dans The Revenant. Un sacre longtemps attendu. C’est le Sacre d’Oscar proposé par notre cher dessinateur en chef.

Si vous aimez ses dessins, dites-le lui en commentaire ! A très bientôt pour d’autres aventures illustrées !

Après Sara, un livre sans fin d’Amanda Coe

Après Sara, un livre sans fin d’Amanda Coe
Après Sara, un livre sans fin d’Amanda Coe Photo © Helen Rumbelow 

Après Sara, un livre sans fin d’Amanda Coe 

Amanda Coe nous livre, avec Après Sara, une histoire de famille complexe. Petit à petit on essaie de comprendre la situation. Sara décède brutalement, laissant derrière elle son mari, second mariage, et ses deux enfants nés du premier mariage de Sara. On sent très vite une situation compliquée. Les enfants, Louise et Nigel, n’ont pas revu leur mère depuis très longtemps.

Après Sara est un roman qui ne se finit pas, qui du coup, dérange et énerve !

Dès la première ligne, on est immergé dans cette histoire de famille : « Il n’y avait plus personne pour l’appeler Nidge. Ca avait été sa première pensée cohérente quand la voisine de Patrick avait téléphoné pour lui annoncer que leur mère était morte. » Sara a quitté son premier mari et ses deux enfants pour vivre avec l’homme dont elle est tombée folle amoureuse et cet amour était réciproque. Il s’agit de Patrick, écrivain dramaturge qui écrit des pièces de théâtre et connaît un grand succès, à l’époque de leur première rencontre.

Le lendemain de la mort de Sara, Nigel et Louise, vont chez leur mère et découvre un Patrick hagard, alcoolique et désagréable. Au même moment débarque, sans prévenir, la jeune étudiante Mia qui fait un mémoire sur Patrick, l’écrivain. Et elle s’installe dans cette maison. Nous avons donc sous le même toit des personnes qui ne se connaissent pas, qui ne s’aiment pas, mais qui doivent cohabiter. Rien n’est dévoilé dans l’écriture de Amanda Coe, tout est chuchoté. Et bien sûr, on ne comprend pas tout ! Il faut arriver à lire entre les lignes. Ce qui n’est pas toujours aisé. Chacun réagit différemment face à la mort de Sara. Mais là n’est pas le point central du livre, même si on pourrait le croire. Les enfants, devenus eux-mêmes parents, espèrent dévoiler quelle fut la vie de leur mère durant toutes ces années avec Patrick. La description de chaque membre de cette drôle de famille n’est pas empathique et du coup, on reste très froid et presque insensible à leurs pensées. C’est vraiment dommage.

Un roman bizarre, avec des personnages complexes.

Amanda Coe expose des situations, des relations, mais pas le pourquoi du comment. Et ce, jusqu’à la dernière page. C’est assez déroutant et en même temps quand on a fini le livre, on est déçu. Aucune réponse à nos nombreuses questions. C’est à nous d’écrire la suite du roman et d’imaginer ce qu’il s’est vraiment passé du vivant de Sara. Et Mia reste une énigme, non sans avoir investi complètement la vie de Patrick… Un roman bizarre, avec des personnages complexes dont on ne retient pas grand chose si ce n’est un égoïsme grandissant chez chacun. La nature humaine n’est pas forcément emplie de bons sentiments, chez Amanda Coe. Bref, Après Sara est un roman qui ne se finit pas, qui du coup, dérange et énerve ! On le quitte et jusqu’à la dernière page, on espère le comprendre… C’est sans doute la force de ce livre : laisser au lecteur sa part d’écriture et à lui de décider qui a été vraiment Sara !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Après Sara, un livre sans fin d’Amanda Coe

Trad. de l’anglais par Claire-Marie Clévy
Années 1980. Patrick, jeune dramaturge charismatique et ambitieux, enfant terrible du théâtre, tombe follement amoureux de Sara. Mais Sara est déjà mariée. Elle abandonne mari et enfants pour vivre pleinement son destin de muse. Image parfaite du couple rêvé, alliant beauté et talent, Sara et Patrick deviennent les chouchous du public.
Trente-cinq ans plus tard, Patrick vit seul après la mort brutale de Sara. Il ne lui reste que son whisky, son carnet de notes et une rage toujours intacte contre le monde entier. Louise et Nigel, les enfants de Sara, désormais adultes, cherchent à comprendre qui était leur mère et pourquoi elle a choisi de les abandonner. Sara, malgré son absence, va réunir ces trois personnes. Chacun à leur manière, ils devront apprendre à faire leur deuil et à se reconstruire malgré les blessures qui ne guériront jamais, les questions restées sans réponse et la perte d’un être que personne ne pourra jamais remplacer.
Après Sara est un roman dérangeant, à l’humour féroce, terriblement juste sur le chagrin, l’égoïsme et la persistance des blessures anciennes.

Date de parution : le 18 février 2016
Auteur : Amanda Coe
Editeur : Denoël
Prix : 22 € (320 pages)
Acheter sur : Amazon

Alex Vizorek est une oeuvre d’art

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L’art, c’est comme la politique…

C’est pas parce qu’on n’y connait rien qu’on ne peut pas en parler. Et Alex Vizorek en a des choses à dire sur la Musique, la Sculpture, le Cinéma ou encore l’Art Moderne. Le phénomène de l’humour belge vous emmène dans un univers flamboyant ou Magritte, Ravel, Bergman, Visconti et Bergson côtoient Pamela Anderson, Luis Fernandez et Paris Hilton. Sa mission : vous faire rire tout en apprenant.

A moins que ce ne soit l’inverse.

Dates :  A partir du jour 3 février
Lieu : Pépinière Théâtre (Paris)
Metteur en scène : Stéphanie Bataille
Avec : Alex Vizorek

Alex Vizorek s’en prend à un sujet de pointe : l’art avec un grand « A », la peinture contemporaine, la sculpture, l’art conceptuel, le cinéma italien. Avec son visage d’ange, de petit bobo bien dans ses bottes, Vizorek se prend pour un professeur et enseigne à son public les règles de l’Art. Et on rigole bien.

De Matisse à Malevitch, des Fauves à l’Arte Povera, tout y passe !

Avec une belle touche d’autodérision, Alex Vizorek se moque de lui (le belge) et de son public (les bobos gaucho mitterrandiens et auditeurs de France Inter) ainsi que de son contre-public (les gens de droites qui sont deux à se déclarer dans la salle). C’est un spectacle participatif et pédagogique : qui n’a jamais rêvé d’un petit cours accéléré sur les dernières loufoqueries de l’art ? De Matisse à Malevitch, des Fauvistes a l’arte Povera, tout y passe. On passera même dix bonnes minutes devant le « chef d’oeuvre du cinéma » inspiré par Thomas Mann, Mort à Venise.

Contemplation : le public se retrouve confronté à un homme qui traverse un simili papier-peint. Ici on ne contemple pas en fait, on se moque. Là où dans un musée d’art contemporain, on n’oserait certainement pas dire que « c’est bullshit« , au théâtre avec Alex Vizorek, on en rit beaucoup. L’art n’a plus la même saveur quand on s’en moque, quand il est décontextualisé, et c’est là aussi l’originalité de ce spectacle car il met en lumière et il rit de la dimension sacrée de l’Art. Que devient l’oeuvre quand elle est exposée hors de son contexte ? Quand elle est racontée par un humoriste ?

C’est un spectacle où l’on se pose beaucoup, beaucoup de questions sans forcément avoir les réponses ! Mais trève de plaisanterie, Vizorek signe un bon one man show, plein de finesse et de références. Auditeurs de France inter, courez-y. Et pour les autres, vous passerez aussi un excellent moment, même si vous êtes de droite.

Tout à refaire avec G. Darmon : une pièce inaboutie

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Retour vers le passé…

Qui n’a jamais été nostalgique de son passé ? Les bons souvenirs d’enfance, les  » 400 coups  » de votre jeunesse, les premiers amours… En vieillissant, aurait-on tendance à oublier les coups durs pour ne garder que le meilleur ?
Grâce à une jeune serveuse (Ornella Fleury), les deux amis de toujours, joués par Gérard Darmon et Philippe Lellouche, vont pouvoir revivre leurs pires moments de galères en remontant le temps…

Dates :  Jusqu’au 10 avril 2016
Lieu : Théâtre de la Madeleine (Paris)
Metteur en scène : Philippe Lafeuille
Avec : Gérard Darmon, Philippe Lellouche, Ornella Fleury

Tout à refaire aurait pu être une pièce réussie. Manque de bol, si Gérard Darmon est un excellent acteur, il n’est pas un bon metteur en scène pour autant. L’histoire est simple et plutôt amusante : deux amis propulsés dans le passé, vont revivre les pires moments de leur jeunesse. Si l’on met de côté le jeu d’Ornella Fleury et son rôle absolument ridicule de fée clochette qui fait tomber des paillettes sur scène en agitant une cloche, on parvient peut-être à rentrer dans l’histoire. Certaines scènes sont tout de même très drôles et on s’attache facilement aux personnages de Darmon et Lellouche, naturels comme deux vrais vieux copains. La mise en scène laisse cependant à désirer (trop de paillettes, trop d’effets, trop de trop) et le temps paraît long dans l’enchaînement des saynètes. Malgré tout, le message est agréable comme un petit téléfilm du dimanche : revivre son passé, éviter les regrets, profiter de l’amitié, vivre le temps présent.

Une pièce inaboutie qui laisse tout de même perplexe.

Mauvaise Graine, bande annonce du dernier film de Claudio Caligari

Mauvaise Graine, film italien de Claudio Caligari
Mauvaise Graine, film italien de Claudio Caligari Photo © Bellissima Films

Mauvaise Graine, bande annonce du dernier film de Claudio Caligari

Mauvaise graine est le dernier film de Claudio Caligari. Hélas, le réalisateur ne pourra même pas voir son film car il est décédé des suites d’une longue maladie durant le montage de son film. Mauvaise graine a failli être sélectionné pour les Oscars 2016… Il sera sur nos écrans le 11 mai 2016.

L’histoire se passe dans la banlieue de Rome…

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Bande annonce : Mauvaise Graine, le dernier film de Claudio Caligari1995, près de Rome. Vittorio et Cesare qui se connaissent depuis 20 ans, sont comme des frères inséparables. Leur quotidien se résume aux discothèques, à l’alcool et aux trafics de drogues … Mais ils paient cher cette vie d’excès. Après avoir rencontré Linda, Vittorio semble vouloir changer de vie. Cesare lui, plonge inexorablement…

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : 1h40
Réalisateur : Claudio Caligari
Avec : Luca Marinelli, Alessandro Borghi, Silvia D’Amico

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Le Petit Prince, le César du meilleur film d’animation de Mark Osborne (DVD)

Le Petit Prince, un film d’animation de Mark Osborne (DVD)
Le Petit Prince Photo © Paramount Pictures France

Le Petit Prince, le César du meilleur film d’animation de Mark Osborne (DVD)

Mark Osborne a fait une très belle et originale adaptation du livre d’Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince. C’est une réalisation et une production françaises. C’est au départ le producteur Dimitri Rassam qui a travaillé sur ce film, durant 9 ans, avec un budget énorme de 60 millions de dollars (Allocine). J’imagine aujourd’hui leur joie d’avoir reçu le César du Meilleur film d’animation ! Une récompense totalement méritée car le film est d’une beauté à couper le souffle. Ce film d’animation réussit à nous transmettre la magie de l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, avec des dessins sublimes du Petit Prince sur sa planète.

 Le petit Prince est à la fois poétique, musical, beau, émouvant, voire même poignant.

Tout le monde connaît Le Petit Prince. A un moment de sa vie, on lit Le Petit Prince. Ce serait un des livres le plus lu au monde. Il aurait été vendu à 145 millions d’exemplaires à travers le Monde et traduit en plus de 270 langues (ventes Le Petit Prince). Donc, inutile de vous raconter l’histoire du Petit Prince ! Cette adaptation raconte une histoire d’une histoire, comme le dit le synopsis. Et à travers ces deux histoires, imaginées avec des yeux d’enfant, le Petit Prince fait son apparition, telle que l’aurait imaginé Antoine de Saint-Exupéry. Bien sûr on peut être dérouté de cette adaptation bien loin du conte de Saint-Ex. Mais c’est une façon originale de le transmettre aux jeunes générations et de mettre ainsi en valeur un de nos plus beaux contes. C’est réellement un chef-d’œuvre qui s’adresse aux plus petits, dès l’âge de trois ans, et sans limite d’âge. Car on a tous besoin d’un Petit Prince qui nous rappelle : «  On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Le film Le petit Prince est à la fois poétique, musical, beau, émouvant, voire même poignant et ne laissera personne indifférent. Un film à voir en famille, assurément ! Du rêve qui fait grandir ! Il va peut-être inciter nos petits à lire vraiment le livre de Saint-Exupéry !

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Le Petit Prince, l'Oscar du film d’animation de Mark Osborne (DVD)C’est l’histoire d’une histoire.C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes.C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi.C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire.

Sortie : le 2 décembre 2015
Durée : 1h47
Réalisateur : Mark Osborne
Avec les voix de : André Dussollier, Florence Foresti, Vincent Cassel, Marion Cotillard
Genre : Animation, famille

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Le visage de Satan, un thriller diablement efficace de Florent Marotta (Taurnada)

Le visage de Satan, un livre de Florent Marotta
Florent Marotta Photo © Rouge sang éditions


Le visage de Satan, un thriller diablement efficace de Florent Marotta (Taurnada)

Dans Le visage de Satan, Florent Marotta retrouve son personnage fétiche Gino ParadioGino est un ancien policier alcoolique, renvoyant l’image d’un homme brut et sanguin n’écoutant que son instinct. Il est devenu détective privé et doit lutter quotidiennement contre les démons de son passé. L’histoire se passe en décembre 2012 sous fond de croyance de fin du monde éminent. C’est dans cette atmosphère particulière qu’il va faire la rencontre de Sibylle, une cliente aussi envoûtante que mystérieuse. Celle-ci va lui demander d’enquêter sur la mort de son époux. En effet Sibylle est persuadée que son mari a été assassiné.

Les pages se tournent toutes seules, tant on est happé par l’histoire.

Cette enquête va contraindre Gino Paradisio, de côtoyer  un milieu qui lui est étranger et loin de ses convictions. Ce milieu est celui de l’occultisme, plus particulièrement le satanisme. Pour l’accompagner dans ce monde obscur, il va faire la connaissance de Morgane, jeune propriétaire d’une librairie ésotérique qui va l’aider à appréhender ce monde inconnu pour lui, mais l’aider à vaincre son côté obscur.

Florent Marotta réunit tous les ingrédients pour faire de son roman un thriller ésotérique efficace. Meurtre, violence, sang, course-poursuite et occultisme, chaque chapitre nous apporte son lot de suspens, de secret et de rebondissement. Les pages se tournent toutes seules, tant on est happé par l’histoire. Et il faut saluer le travail de l’auteur sur les recherches qu’il a dû faire pour se renseigner au mieux sur le sujet du satanisme.

Le visage de Satan est publié chez Taurnada, toute jeune maison d’édition fondée en 2014. Celle-ci a pour ligne éditoriale la science-fiction, le fantastique, le thriller et le policier. Il est important de soutenir et encourager les jeunes maisons d’éditions qui nous offre la possibilité de découvrir de nouveaux auteurs talentueux.

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Le visage de Satan– Florent MarottaUn hurlement. Là, quelque part, qui se répercutait sur les murs poisseux et humide de la pièce. L’endroit ressemblait davantage à une cave avec ses murs brut et ses parois voûtées. Puis un râle d’agonie s’étouffa, comme si même la mort prenait plaisir à attendre.
L’homme pendait comme une vulgaire carcasse de viande accrochée à une esse de boucher. Son visage n’était que souffrance, rictus d’agonie et abomination.
« Faites que je meure », implora-t-il en silence.
Date de parution : décembre 2015
Auteur : Florent Marotta
Editeur : Taurnada
Prix : 11,99 € (375 pages)
Acheter sur : Amazon

Dans les pas d’Anne Teresa De Keersmaeker à Beaubourg

Dans les pas d'Anne Teresa De Keersmaeker à Beaubourg

Dans les pas d’Anne Teresa De Keersmaeker

Que se passerait-il si on présentait une chorégraphie comme une exposition ? Cette question voulant faire bouger les lignes constitue le point de départ de Work / Travail / Arbeid, de la danseuse et chorégraphe d’Anne Teresa De Keersmaeker.

Une exposition chorégraphique investie donc le Centre Pompidou, en partenariat avec l’Opéra national de Paris, et spécialement composée et adaptée pour l’espace muséal.

« Work/Travail/Arbeid » est une adaptation de « Vortex Temporum », une pièce chorégraphiée à partir de l’œuvre musicale du même nom du compositeur français Gérard Grisey, selon les conditions temporelles, spatiales et perceptives propres à la configuration scénique.

[…] l’écriture chorégraphique mise à nu […]

Les danseurs de la compagnie Rosas et les musiciens de l’ensemble Ictus qui interprètent « Work/Travail/Arbeid » n’importent pas seulement une chorégraphie dans la Galerie sud du Centre Pompidou. Ils se réapproprient la danse sous la forme d’une exposition de neuf jours, accessible comme telle au public, où la durée initiale de la pièce s’étire sur des cycles de neuf heures.

Chaque heure proposant une nouvelle partie de la chorégraphie et une nouvelle association de danseurs et de musiciens.

Cette proposition donne au vocabulaire chorégraphique  mis à nu d’Anne Teresa De Keersmaeker, entre variation géométrique et dynamique pulsative, une mise en perspective où la chorégraphe explore depuis des années les liens entre musique et danse en les isolant ou en les juxtaposant avec l’intensité qu’on lui connait.

« Vortex Temporum » imprime donc ce parti pris, comme pour mieux nous demander de voir le mouvement, quand seul le son nous est offert, et de percevoir la musique, quand seule la danse est visible.

Cette approche nous ouvre au processus chorégraphique et créatif. Où contrairement au spectacle de danse qui fait converger l’ensemble de couches accumulées lors du travail en répétition, on observe ici la définition et la simplicité graphique du geste physique déconnecté de la structure d’ensemble et sa suggestion formelle au regard de sa possible et tangible combinaison une fois réunie.

Une déconstruction aussi passionnante que foisonnante.

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Dates : du 26 février au 6 mars 2016 l Lieu : Au Centre Pompidou  (Paris)

Droogz Brigade : l’interview vidéo façon « homemade » pour Projet Ludovico

Droogz BrigadeDroogz Brigade : l’interview vidéo façon « homemade » pour Projet Ludovico

Quand Droogz Brigade annonce un nouvel album, c’est à coup sûr un choc. Un choc émotionnel qui convoque un enthousiasme instantané. Le groupe de rap vient de sortir Projet Ludovico, une galette plus que généreuse avec dix-sept titres sombres et hardcore, largement imprégnés d’influences des années 90. Composé de Rhama le Singe, Sad Vicious, Staff l’Instable et Al’Tarba, le crew évolue sur des prods musclées signées Al’Tarba.

L’occasion de Projet Ludovico était trop belle pour ne pas proposer une interview-concept de notre cru. Droogz Brigade a accepté de se livrer à ce Confessions intimes version homemade. A la clé, quelques révélations savoureuses qui ne manquent pas de piquant. On les remercie vivement pour ce moment de partage !

Quant à l’album en lui-même, si vous aimez les lyrics qui claquent, les flows percutants accompagnés de samples ultra-référencés, écoutez Projet Ludovico ! Mentions spéciales à Commencer par la fin, Coffre à jouets, Aquarelle ou encore Projet Ludovico qui nous ont littéralement scotchés sur place. Un album indispensable !

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Kevin Morby : “I’ve been to the mountain”, vidéoclip troublant et engagé

Kevin Morby

Kevin Morby : “I’ve been to the mountain”, vidéoclip troublant et engagé

Kevin Morby est l’ancien bassiste du groupe de folk-rock Woods qu’il quitta en 2013 pour se consacrer à une carrière solo. Après deux premiers LP, Morby a signé un troisième opus, Singing Saw, qui sortira le 15 avril sous le label Dead Oceans.

En attendant, le premier extrait de l’album, I’ve been to the mountain, est disponible à l’écoute depuis le début du mois de février, accompagné d’un vidéoclip pour le moins remuant. Un homme mourant sur un lit d’hôpital, se voit accorder quelques derniers instants de vie, le temps d’un dernier baroud d’honneur qui se traduit par quelques pas de danse désarticulés dans l’établissement hospitalier. Mais alors que le rythme plutôt enjoué et les notes de cuivre, en décalage avec l’atmosphère clinique ambiante, pourraient nous induire en erreur, Kevin Morby ne nous suggère pas qu’une simple célébration triviale de la vie.

Profondément affecté et révolté par la mort de l’afro-américain Eric Garner, le 17 juillet 2014, étranglé à mort par des policiers de New-York, l’objectif de Morby est ici de nous faire penser à ces homicides les plus irréfléchis et tragiques, perpétrés contre la communauté noire aux Etats-Unis. Dans un des refrains de ce single, il chante «That man lived in this town, until that pig took him down. And have you heard the sound of a man stop breathing, breathing ? ».

Le titre du single est également loin d’être innocent. La veille de son assassinat le 4 avril 1968, Martin Luther King, leader du mouvement des droits civiques, délivre un discours poignant à Memphis. Il déclare : « Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Nous avons devant nous des journées difficiles. Mais peu m’importe ce qui va m’arriver maintenant, car je suis allé jusqu’au sommet de la montagne. »

Singing Saw, album disponible le 15 avril sous le label Dead Oceans
Kevin Morby sera en concert le vendredi 6 mai 2016 à la Maroquinerie (Paris)

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The time before, BD coup de coeur de Cyril Bonin (Grand Angle)

The time beforeThe time before, BD coup de coeur de Cyril Bonin (Grand Angle)

The time before est un one-shot qui nous pousse à la réflexion : est-ce que si l’on avait le pouvoir de retourner en arrière pour changer le cours de notre vie, cela serait-il toujours une bonne chose ? C’est une bande-dessinée réellement très captivante, avec une écriture scénaristique juste brillante. Si vous connaissez et avez aimé le film Un jour sans fin de Harold Ramis, vous trouverez juste que The time before est cent fois plus fort !

L’histoire, c’est celle de Walter Benedict, un jeune photographe de talent, mais qui n’a pas encore de renommée. Un soir, il assiste à l’agression d’un vieillard par des bandits. Armé de son appareil photo, il fait fuir les malfrats et il reçoit en remerciement un talisman. Cette pierre a l’incroyable pouvoir de permettre de revenir dans le passé pour changer le cours de son histoire. Très vite, il abuse de ce trésor pour faire de belles rencontres qui vont propulser sa carrière. Mais un jour, alors qu’il s’apprête à aller photographier la campagne des primaires de Kennedy, un terrible accident de voiture le mène sur un lit d’hôpital. D’abord tenté d’utiliser le talisman pour revenir en arrière, sa rencontre avec l’infirmière qui veille sur lui, va lui faire oublier cette possibilité. Lisa devient sa femme, mais à moitié infirme, sa carrière décline et la tentation de revenir en arrière refait surface.

Que se passera-t-il s’il n’a pas son accident ? Comment pourra-t-il se faire connaître et aimer de Lisa ? Une très belle histoire, qui nous confronte à nos propres questionnements. Cette question qui commence par Et si ?, Cyril Bonin y répond avec brio. Les dessins très réalistes et les couleurs chaudes amènent le suspense escompté.
Un véritable coup de cœur !

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Un soir de 1958, le photographe Walter Benedict vient en aide à un vieux vendeur à la sauvette que des loubards agressent. En guise de remerciement, le vieillard lui offre un talisman garantissant une vie réussie à celui qui le porte. il suffit à Walter de penser à un moment de sa vie pour y revenir et corriger une éventuelle fausse route. Walter a désormais en main l’instrument idéal pour réussir sa vie, devenir riche, séduire la femme qu’il aime : tout le temps nécessaire pour parvenir à une vie parfaite. Mais la perfection fait-elle partie de ce monde ?

Date de parution : le 2 mars 2016
Scénariste(s) : Cyril Bonin
Dessinateur(s) : Cyril Bonin
Genre : Fiction
Editeur : Grand Angle
Prix : 18,90 € (104 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

The time before

Jean-Louis Murat : « French Lynx » son nouveau single en libre écoute

Jean-Louis MuratJean-Louis Murat : « French Lynx » son nouveau single en libre écoute

French Lynx, le nouveau single rugissant est le premier indice laissé par Jean-Louis Murat nous mettant sur la piste de son énième album (le quinzième) Morituri, à paraître le 15 avril chez [PIAS]-Le label. Dans ce single, Murat a invité Morgane Imbeaud (du groupe Cocoon) à entonner quelques chœurs lui donnant la réplique.
D’après ce qui a été indiqué par le label Pias, Morituri (en latin, « ceux qui vont mourir »), a vu son inspiration puisée dans l’année 2015 et ses évènements. Attendons maintenant patiemment la mi-Avril pour voir de quoi il en retourne.

TRACKLISTING
1 French lynx
2 Frankie
3 Tarn et Garonne
4 La pharmacienne d’Yvetot
5 Le chant du coucou
6 Interroge la jument
7 Tous mourus
8 La chanson du cavalier
9 Nuit sur l’Himalaya
10 Morituri
11 Le cafard

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Les Poilus, tome 1 : une BD de Bouzard (Fluide Glacial)

Les poilusLes Poilus, tome 1 : une BD de Bouzard (Fluide Glacial)

Les Poilus frisent le burn out, nous emporte avec humour dans le monde de ces soldats de la première guerre mondiale. Bouzard (Moi, Bouzard) nous invite à imaginer la vie au cœur des tranchées et sur les champs de bataille, d’une manière beaucoup moins dramatique qu’elle ne l’a été au cours de l’Histoire. Car, si l’atrocité de la guerre et les difficultés des combats ne sont pas difficiles à comprendre, peut-on autoriser à ces combattants d’être avant tout des Hommes, mais des Hommes qui savent rire. Les dessins de Bouzard sont toujours autant caricaturaux et contre-balancent très bien le thème traité.
Les Poilus, cent ans après la guerre de Verdun font donc un joli pied de nez aux tristesses de la guerre, et ont le mérite de faire rire.

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1916-2016 : À l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun, Guillaume Bouzard plonge au cœur des tranchées pour raconter les petites histoires fantasmées et drolatiques de ces poilus qui ont fait l’Histoire.
Confrontés au drame et à la boucherie de la grande guerre, ces hommes survivent et parviennent à nous faire rire en répondant à la violence des canons avec l’arme ultime : leur folie ordinaire. Généraux belliqueux et lâches, officiers acariâtres et dépassés par les évènements, soldats débrouillards et solidaires, tous ces poilus forment un monde délirant où tous les coups semblent permis. Certains jouent au rugby avec des grenades, d’autres creusent en pensant trouver le trésor des Templiers, bref, dans l’enfer de tranchées de Guillaume Bouzard, on sait aussi s’amuser…
Sous ses traits de crayon, les poilus apparaissent avec toute leur humanité, leur courage et leur faiblesse, leur sens du sacrifice et leurs petites lâchetés. Avant d’être des héros, ces soldats sont des hommes, tout simplement. Des hommes qui vont vivre 300 jours et 300 nuits au cœur des tranchées pour livrer la plus terrible des batailles. Mais des hommes qui doivent aussi faire avec un quotidien moins glorieux, peuplé de ragoût de rats et de diarrhées aigües qui peuvent miner le moral du plus flamboyant des lieutenants…
Avec une finesse et une drôlerie de tous les instants, Bouzard rend hommage à ces soldats aux jolies moustaches qui nous rappellent les personnages de Gus Bofa ou de Georges Grosz, l’humour en plus ! Les Poilus de Bouzard, s’ils frisent le burn-out, ont décidé que leur salut était dans le rire.
Un rire de résistance, un rire de la paix au milieu de la guerre qui trouve un écho, 100 ans plus tard, dans notre monde au bord du chaos. Un rire salutaire pour prouver que, même au cœur de l’enfer, le rire peut nous sauver car il sera toujours le propre de l’homme…

Date de parution : le 10 février 2016
Scénariste(s) : Guillaume Bouzard
Dessinateur(s) : Guillaume Bouzard
Genre : Humour
Editeur : Fluide Glacial
Prix : 10,95 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Une pause créative pour Wild Nothing (en libre écoute)

Wild NothingUne pause créative pour Wild Nothing (en libre écoute)

La bande à Jack Tatum, leader de Wild Nothing, a sorti le 19 février dernier Life Of Pause, son troisième album. Depuis 2010 et la sortie de Gemini, Wild Nothing aime nous faire nous perdre le long de ses balades romantiques et rêveuses pop-shoegaze s’inscrivant dans des références britanniques des années 80 comme The Smiths ou Cocteau Twins. A la première écoute, Life of Pause, enregistré entre San Francisco et Stockholm, interpelle notre curiosité. La créativité de Jack Tatum a frappé et les risques sont pris. Le doux son des marimbas de l’introduction de la première piste Reichpop (un clin d’œil au compositeur américain Steve Reich, influence récente de Tatum) est une agréable mise en bouche d’un album qui n’en finira plus de nous surprendre.

Après une pause-réflexion, la musique de Wild Nothing avance.

Quitte à nous déconcerter, souvent. Car si le titre suivant, Lady Blue, est certainement l’un des plus réussis de l’album, nous ne pouvons-nous empêcher, en poursuivant l’écoute, de nous demander où sont passées les lumineuses et mélodieuses lignes de guitare façon Johnny Marr, qui formaient un joli repère du succès de Wild Nothing. Les années 80 sont très présentes et le synthé a une place de choix dans la majeure partie des compositions de l’album. L’intro du titre éponyme à l’album, Life Of Pause, nous fait même penser à un rythme disco moderne. Le rythme lancinant de Alien nous invite à danser un slow futuriste et robotique. Le souffle passionné habituel du groupe laisse souvent place à une ambiance plus froide et aseptisée.

Avant la conception de ce dernier album, Jack Tatum semble s’être assis dans un confortable fauteuil, comme nous le voyons sur la pochette d’album, afin de méditer sur quelles nouvelles directions donner à la musique de son groupe. Rester dans la recette à succès des albums précédents ? Franchir une étape de plus dans la création ? En novembre dernier, au site Stereogum, il confiait : « Je cherchais désespérément un album qui me déstabilise. J’étais terrifié par l’idée de n’être qu’une chose et de n’être confiné qu’à un seul genre. Et que j’aie ou non réussi mon objectif, mon seul espoir, c’est celui de me réinventer constamment. » En décembre, il expliquait au site américain Pitchfork : « Comme n’importe qui, mes goûts ont beaucoup évolué depuis le temps où je venais d’avoir vingt ans. »
Nous voilà fixés. Après une pause-réflexion, la musique de Wild Nothing avance.

Wild Nothing sera en concert le lundi 20 juin 2016 au Pont Ephémère (Paris)

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L’île, BD palpitante de Lorenzo Palloni (Sarbacane)

L'île BDL’île, une BD palpitante de Lorenzo Palloni (Sarbacane)

L’île est une bande-dessinée d’aventure, un thriller d’anticipation, qui raconte l’histoire d’une population vivant sur une île, dont ils ont pris possession par la force, après qu’ils y aient été emprisonnés au cours d’une guerre mondiale. En effet, ces hommes et femmes refusant de participer au combat se sont vus condamnés aux travaux forcés et à l’enfermement sur une île perdue. Mais, s’unissant, et utilisant malgré eux la force et les armes, ils ont exterminés leurs bourreaux et ont construit leur ville sur ce même lieu.
Ils y ont bâti leur vie et ont refusé toute intrusion sur leur territoire. Mais, un jour, un soldat se retrouve sur leur territoire et les avis au sein du camp se divisent : doit-on le tuer ou lui laisser une chance de vivre parmi eux ?
Lorenzo Palloni nous livre ici un récit très dynamique et palpitant, réalisant lui-même ses illustrations très détaillées et végétales. L’île est une bande-dessinée qui se lit très facilement.

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Dans un futur proche, des régimes totalitaires s’affrontent au cours d’un conflit mondial sans fin… Lors d’un transfert, le fourgon qui transporte un groupe de prisonniers, constitué de femmes, d’hommes et d’enfants, a un accident. Après avoir tué leurs geôliers, les prisonniers s’évadent, et s’enfoncent dans la forêt…. À la tête de la révolte, Antoll prend peu à peu le contrôle total de l’île sur laquelle ils étaient retenus. La vie s’organise sur cette île qui semble désormais oubliée de la guerre. Une démocratie naît, avec des règles identiques pour tous. Jusqu’au jour où, vingt ans plus tard, un étrange soldat échoue sur la plage… Les tensions montent et deux groupes s’opposent : faut-il tuer ce soldat pour se protéger et devenir à son
tour des tyrans, ou
au contraire l’accueillir, au risque de tout perdre ?

Date de parution : le 3 février 2016
Scénariste(s) : Lorenzo Palloni
Dessinateur(s) : Lorenzo Palloni
Genre : Thriller
Editeur : Sarbacane
Prix : 21,50 € (128 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Voyage Voyage : Pony Pony Run Run de nouveau en selle !

Pony Pony Run RunVoyage Voyage : Pony Pony Run Run de nouveau en selle !

Nous avons rencontré Pony Pony Run Run pour la sortie de leur nouvel album, Voyage Voyage. On vous invite à un petit tour de chauffe avant de vous mettre en selle, les oreilles bien ouvertes.

Actifs depuis 2005, les Pony Pony Run Run ont connu un succès maous en 2009 avec l’hymne de tout le monde. Qui n’a jamais fredonné le refrain de Hey You !? Un sondage pourrait être fait pour savoir combien de personnes en ont fait leur sonnerie, leur réveil, leur tête de liste de leur playlist préférée ! Carton national, ce fut le tremplin qui mena la bande au devant de la scène musicale. Une fois cette chose (monumentale) acquise, la grande graphie musicale de Pony Pony Run Run a pu exercer ses traits comme bon lui semblait. Pony Pony Run Run, c’est finalement très graphique. D’un point de vue musical, les sons désuets mais fichtrement jouissifs apparaissent comme des pigments de couleurs s’éclatant les uns contres les autres. D’un point de vue purement graphique, les traits visuels de l’enveloppe de leurs disques au col de la chemise, pétillent à l’œil.

[Une] quête effrénée de pépites sonores.

Ces loubards, aujourd’hui composés des frères Gaëtan et Amaël ont fait le choix de l’anglais. Considéré comme un groupe partiellement français à cause de cela, ils continuent en revanche à bavarder en saxon. Pourquoi ? Parce qu’ils s’en tapent ! Ce qui veulent faire, et c’est peut-être un des points forts (parmi tant d’autres) du groupe, c’est faire ce dont ils ont envie. Leurs disques ressemblent aux frères barbus. Cette liberté de faire comme bon leur semble, sans commande, sans artifice, sans démagogie, leur permet d’être en adéquation avec leur création. Pas de cahier des charges. Juste un carnet de voyage.

Voyage Voyage

Le succès a son côté négatif. Plus de temps pour soi. Un agenda bouclé pour les dizaines de jours qui suivent, les journées organisées au quart d’heure, le risque d’une noyade personnelle est présent. Pony Pony Run Run a fait le choix de prendre le temps de prendre le temps. Prendre le temps de penser à soi. De faire de la musique pour soi aussi. Et puis, ils ont pris le temps de voyager dans les quatre coins du globe. Les deux artistes ont navigué en Europe, Asie, aux Amériques et dans l’azur océanique.

Pony Pony Run Run
Pony Pony Run Run – dessin réalisé pour Voyage Voyage, album sorti le 4 mars 2016 – © Lodi Marasescu

Piochant des influences au hasard des rencontres et des expériences, Gaëtan et Amaël se sont abreuvés de Krautrock et de souvenirs laotiens pour aboutir, au fil des flots, à un nouvel album nommé Voyage Voyage. Les influences croisées s’enrichissent mutuellement et enthousiasment les musiciens dans leur quête effrénée de pépites sonores. Et si une cartographie de l’album peut se dessiner à l’aune des voyages, aucune volonté initiale n’a commandé à cette opération. Toujours cette fameuse quête de plaisir en amont de tous leurs choix artistiques.

Un nouvel album va de paire avec la scène. Et la scène, pour Pony Pony Run Run, c’est un pur bonheur. Remixer, revoir ou jouer, la scène est l’occasion pour les artistes d’offrir leur musique, brute et frontale. La scène, c’est un espace de jeu. Il n’y avait que cinq personnes pour le premier concert du groupe dans les années 2000. Aujourd’hui, Pony fait danser tout le monde. Les rythmes joviaux foisonnent à travers les 11 pistes de l’album. L’envie de faire danser ne laisse aucun doute. Les concerts de Pony Pony Run Run ressembleront certainement à une grande messe électro-rock dionysiaque.

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Résultats concours : La course du siècle, 5 DVD gagnés

La course du siècleRésultats concours : La course du siècle, 5 DVD gagnés !

Vous avez été 4978 joueurs au concours La course du siècle. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 DVD sont :

Virginie Besse, Alex Nicolas, Thierry Reymond, Martine Blaffart et Ingrid Auger

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Les Oscars 2016 : revivez heure par heure la cérémonie et le palmarès !

Oscars 2016
Oscars 2016 : Leonardo DiCaprio reçoit son Oscar du Meilleur Acteur pour son rôle dans The Revenant © afp.com / Mark Ralston

Les Oscars 2016 : revivez heure par heure la cérémonie et le palmarès !

La soirée des Oscars 2016 débute à 00h00 heure française par un défilé d’acteurs et d’actrices sur le Red Carpet du Dolby Theater de Los Angeles. Plastiques de rêves, robes de haut couturier. Alicia Vikander se fait remarquer avec sa sublime robe jaune moulante, l’arrivée de Léo réveille la foule, le niveau sonore augmente sensiblement, le brouhaha est à son comble quand il pose devant les photographes avec Kate Winslet. Les vedettes défilent, Cate Blanchett, Whoopy Goldberg, Eddie Redmayne. Le temps passe… doucement… Puis vient l’heure de la cérémonie à 2h, dirigée de main de maître par Chris Rock. Il met les pieds dans le plat en abordant directement la question du White Washing. Avec humour et un zest bienvenu d’ironie. La cérémonie est lancée.

Que d’enjeux pour cette soirée des Oscars 2016 ! Alejandro Inarritu réalisera-t-il un doublé inédit pour The Revenant après son plébiscite en 2015 pour ce film ? Sylvester Stallone bouclera-t-il la boucle 40 ans après son Oscar pour Rocky en 1976 ? Et surtout, Léo brisera-t-il le signe indien pour remporter enfin la précieuse statuette après 4 échecs ? Théorie personnelle : Léo a toujours été vaincu par des acteurs en état de grâce. Jamie Foxx en 2005 pour son rôle dans Ray, Forrest Whitaker en 2007 pour son rôle dans Le Dernier Roi d’Ecosse, Matthew McConaughey sublime en 2014 dans Dallas Buyers Club. Mais 2016 est son année, les pronostics des bookmakers le donnent favori, il a accumulé les récompenses depuis les Golden Globes jusqu’aux BAFTA en passant par les SAG… il ne peut rien lui arriver… ou pas ?

Comme prévu, Spotlight et The Big Short se partagent les prix des meilleurs scénarios. L’ambiance est tranquille jusqu’à l’avalanche Mad Max Fury Road. Rien de moins que 6 prix techniques quasiment d’affilée. George Miller sourit de satisfaction. Costumes, décors, maquillages, montage, montage sonore, mixage, c’est une déferlante. Puis vient le drame avec le prix des Meilleurs effets spéciaux. Ex-Machina coiffe au poteau Star Wars et Mad Max, incompréhension de la salle, stupeur sur le net. Non pas que le film soit mauvais, ce n’est pas le cas mais la première vraie surprise fait s’ébahir le worldwideweb. Rien de moins. Je lis des messages ulcérés sur Twitter.

Autre moment surprenant, Mark Rylance est nommé pour le meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans Le Pont des Espions…. Dommage pour Stallone, 40 ans après son Oscar pour Rocky, ç’eut été un bel hommage. Il aura au moins obtenu le Razzie de la rédemption. La soirée est pleine de surprises. Les esthètes retiendront que la prestation de Mark Rylance dans Le Pont des Espions est remarquable… Un frisson d’effroi traverse la salle… et si Léo n’obtenait pas la statuette ? Il est 5h, il reste une bonne heure de cérémonie. La twittosphère commente le In Memoriam plus long que d’habitude, égrené au son de la guitare de Dave Grohl interprétant le poignant Blackbird des Beatles. Pas de Michel Galabru ou de Jacques Rivette dans le diaporama, font remarquer les persifleurs…

Le prix du meilleur film étranger attribué à Le Fils de Saul fait à peine s’émouvoir une salle obnubilée par les prix principaux. Ils se font attendre, la pression monte. Le prix de la meilleure musique pour Ennio Morricone émeut très légèrement l’assistance. Le prix pour Sam Smith divise… surtout quand on connait la version refusée de Radiohead pour Spectre… Quand commencent les choses sérieuses, le public n’en peut plus ! Ca commence avec le meilleur réalisateur et Inarritu réalise le doublé ! Après Birdman, il est récompensé pour The Revenant ! Champagne ! Cet homme est le nouveau Kubrick du cinéma contemporain, rien de moins. Surtout quand on sait qu’aucun réalisateur n’a réalisé le doublé depuis 1951 et Joseph Mankiewicz. N’ayant pas vu Room, j’apprécie le prix de Meilleure actrice pour Brie Larson avec beaucoup de retenue.

Quand vient le moment tant attendu, le prix du Meilleur Acteur. Les opinions convergent à l’unanimité vers Léonardo DiCaprio. Quand arrive le moment tant attendu… le moment de vérité… attendu depuis au moins 2 mois… Et… soulagement, bonheur, cri de délivrance, Léo reçoit enfin son précieux sésame. C’est la folie. Le prix du Meilleur Film pour Spotlight me laisse songeur. Un film d’un classicisme extrême, même pas vraiment émouvant. Bref, la soirée est finie, je vais enfin pouvoir aller me reposer après cette longue soirée. 6 heures à regarder un écran, j’ai les yeux en compote. Il est 6 heures, Paris s’éveille, bonne nuit à vous !

Le palmarès des Oscars 2016, dans l’ordre d’attribution :

Meilleur scénario original : Spotlight
Meilleur scénario adapté :The Big Short
Meilleure actrice dans un second rôle : Alicia Vikander
Meilleurs costumes : Mad Max
Meilleurs décors : Mad Max
Meilleur maquillage : Mad Max
Meilleure photographie :The Revenant 
Meilleur Montage : Mad Max
Meilleur montage sonore : Mad Max
Meilleur mixage : Mad Max
Meilleurs effets spéciaux : Ex-Machina
Meilleur film d’animation : Vice Versa
Meilleur acteur dans un second rôle : Mark Rylance pour Le Pont des Espions
Meilleur film documentaire : Amy
Meilleur film étranger : Le Fils de Saul
Meilleure musique : Ennio Morricone pour Les 8 Salopards
Meilleure chanson : Sam Smith pour Spectre
Meilleur réalisateurAlejandro Inarritu pour The Revenant 
Meilleure actrice : Brie Larson pour Room
Meilleur acteur :Léonardo DiCaprio pour The Revenant 
Meilleur filmSpotlight

Ancien Malade des Hôpitaux de Paris : un feu d’artifice comique au Théâtre de l’Atelier

Ancien Malade des Hôpitaux de Paris : un feu d'artifice comique au Théâtre de l'AtelierAncien Malade des Hôpitaux de Paris : un feu d’artifice comique au Théâtre de l’Atelier

Ancien Malade des Hôpitaux de Paris est un One Man Show énergisant mené par un Olivier Saladin chaud bouillant. Porté par le texte haut en couleur de Daniel Pennac, il rivalise de mimiques truculentes et d’anecdotes incongrues pour transporter le public vers des sommets de burlesque. La mise en scène minimaliste met en valeur un comédien en état de grâce. Son récit d’une nuit de folie dans un hôpital parisien sert de prétexte à une fine étude de caractères dans un déluge délirant de termes médicaux.

Dates :  A partir du 23 février 2016
Lieu : au Théâtre de l’Atelier (Paris)
Metteur en scène : Benjamin Guillard
Avec : Olivier Saladin

Un quidam apparait sur la scène. Dynamique et volubile, il semble s’adresser à un patient et prend le public à témoin. Emporté par une irrépressible volubilité, il s’emballe et insiste pour conter une anecdote personnelle cruciale pour sa vocation médicale. 30 ans auparavant, il était un interne frais émoulu en poste aux Urgences. Surchargé par une avalanche de petits bobos défilant dans son service, le rythme de parole d’Olivier Saladin atteint des sommets de virtuosité. Termes médicaux savants, comptes rendus d’examens, interventions d’illustres collègues neurologues ou cardiologues, rien n’est épargné à une audience grisée par le dynamisme compulsif du narrateur. Il mêle commentaires personnels, souvenirs de discussions avec ses éminents collègues et répliques vécues. L’anecdote mérite de rester secrète pour préserver les coups de théâtre…

[Une] débauche de cascades et de monologues.

La pièce retrace les moeurs particulières d’un hôpital un soir de stress maximum. Les egos surdimensionnés rivalisent avec les diagnostics contradictoires. Les répliques fusent à toute allure, toutes enchainées par un Olivier Saladin au mour et au foulin. Le rythme trépidant est cadencé par un subtil jeu d’éclairages avivant les applaudissements. L’état de forme du comédien est maximal et aucune baisse de régime ne ralentit la débauche de cascades et de monologues. Le texte de Daniel Pennac est d’un lyrisme médical total, le jargon est respecté à la lettre et la dérision ne tourne jamais à l’ironie. Les médecins sont les acteurs de ce petit monde où vie et mort sont des notions très relatives… L’ajout d’un téléphone comme accessoire pittoresque, Olivier Saladin fait les questions et les réponses, les rires son extatiques dans l’assistance.

1h15 de spectacle, c’est beaucoup pour un comédien qui ne se ménage pas et enchaine les situations impayables, et trop peu pour un public qui en redemande quand sonne le gong. Le succès est bruyant et mérité, le sourire du comédien ne trompe pas, l’audience le célèbre longuement pour ce prodigieux numéro d’équilibriste sur le fil et sans filets.

Etenesh, l’Odyssée d’une migrante : une BD de Paolo Castaldi (Des ronds dans l’O, Amnesty International)

EteneshEtenesh, l’Odyssée d’une migrante : une BD de Paolo Castaldi (Des ronds dans l’O, Amnesty International)

Etenesh, l’odyssée d’une migrante est le récit incroyable et glaçant d’une jeune femme éthiopienne nommée Etenesh qui « choisit » de fuir sa situation d’esclave, sa ville d’Addis Abeba, son pays. On se retrouve plongé, par son récit introspectif, dans les tourmentes intérieures et extérieures qu’elle subit. Le récit est pauvre, mais les images se suffisent à elle-même. On vit la violence, on la ressent même. C’est un récit d’une profondeur extrême qui nous fait découvrir avec effroi le chemin de ces migrants jusqu’à l’Italie. Les morts sont nombreux et leur condition à l’arrivée difficile. Amnesty International s’est associée à cette publication, car cette bande-dessinée doit servir de témoignage, pour montrer aux yeux de tous ce qu’il se passe pas si loin de chez nous. On est profondément touché par la dureté de cette vie qu’ils n’ont pas choisie. Les dessins de Paolo Castaldi, tels des tableaux berbères à chaque bulle sont aussi intenses.
Un récit coup de cœur sans contest !

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Etenesh débarque sur les côtes de Lampedusa presque deux ans après son départ d’Addis Abeba en Éthiopie. Elle garde en elle la mémoire d’un voyage infernal entrepris dans l’espoir d’un avenir meilleur. Elle a parcouru le Soudan, le désert du Sahara, a fini dans les mains de trafiquants d’hommes dans une prison en Libye, a traversé la mer Méditerranée à bord d’un canot de sauvetage pensant à chaque mètre que tout serait en vain.
En partenariat avec Amnesty International.

Date de parution : le 21 janvier 2016
Scénariste(s) : Paolo Castaldi
Dessinateur(s) : Paolo Castaldi
Genre : Récit de vie
Editeur : Des ronds dans l’O en partenariat avec Amnesty International
Prix : 22 € (124 pages)
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Mes parents sont fragiles, un livre instructif du Professeur Philippe Duverger (Anne Carrière)

Mes parents sont fragiles, un livre instructif du Professeur Philippe Duverger
Photo : Philippe Duverger ©Ouest France


Mes parents sont fragiles, un livre instructif du Professeur Philippe Duverger (Anne Carrière)

Le Professeur Philippe Duverger nous offre son deuxième roman : Mes parents sont fragiles, après La petite voiture rouge au fond de mon tiroir (2014). Le centre de son écriture : l’enfant et l’adolescent et surtout dans ce dernier livre, les relations parents-enfant. Le Professeur Philippe Duverger est pédopsychiatre et consacre sa vie à tenter d’améliorer le bien-être de ses patients et de leurs familles.

Mes parents sont fragiles comme le titre l’indique, est davantage centré sur les parents. Bien sûr, le Professeur Philippe Duverger va mettre l’enfant au cœur de son écoute. Mais à travers lui, il va comprendre les réactions parentales à l’égard de l’enfant « perturbateur ». Ce livre est très bien fait car l’auteur va nous expliquer des situations, très concrètes, vécues, en nous ouvrant sur une compréhension plus fine des réactions des enfants, ou ados et des parents, bien sûr.

Il n’existe pas de parent parfait, et heureusement !

L’éducation d’un enfant n’est pas innée. Et hélas, il n’existe pas de cours d’éducation. Heureusement les pédopsychiatres sont là pour nous venir en aide, nous simples parents, souvent dépassés par nos propres enfants. A travers ce livre, Mes parents sont fragiles, les parents pourront se projeter et même se retrouver complètement. Plusieurs cas d’enfants sont exposés, mais aussi plusieurs cas familiaux : familles parentales sous toutes ses formes, la parentalité, les secrets de famille liés à la naissance ou autres, les positions de belle-mère ou beau-père, la mort et le deuil… Un vrai cours de psychologie, sans en avoir l’air, et avec de nombreuses références littéraires ! Comme il est question d’histoires vécues, le lecteur comprend parfaitement les ressentis des enfants et des parents. Et c’est cela la force du livre : une analyse aussi claire, pour tous, ne peut qu’être une aide pour tous les parents. Il est très bien écrit et se lit comme un roman ! Il est vrai que les mentalités ont évolué, mais je pense que ce livre va aussi inciter bon nombre de parents à consulter un pédopsy pour leur venir en aide, tout simplement. Le pédopsychiatre n’est pas un magicien mais il peut apaiser les douleurs et les violences dans une famille, violences souvent insupportables… Et peut-être déceler d’autres problèmes liés à l’école dont l’enfant n’ose pas parler. La présence d’un tiers suffit souvent à dénouer des situations, comme la baguette magique d’une fée.

[U]n livre utile à tous les parents, qu’ils soient en difficulté ou non !

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ce livre qui montre combien la souffrance et/ou le comportement de son enfant est lié à la famille, à la mère et/ou le père mais également à tous les non-dits de cette famille. Car un enfant ressent tout ce que les parents vivent ! Mes parents sont fragiles est un livre utile à tous les parents, qu’ils soient en difficulté ou non ! Le Professeur Philippe Duverger ne nous donne point de recette miracle, mais poursuit un cheminement rempli d’humanité et d’écoute de l’autre et nous le partage. Ce serait bien si chaque parent arrêtait de culpabiliser en ayant l’impression de ne pas bien faire avec son enfant. Et ce livre est là pour aider chaque parent à faire confiance en son enfant. J’aime particulièrement la conclusion du Professeur Duverger et espère qu’elle est vraie : Il y a dix ou quinze ans, aller voir un pédopsychiatre était signe de folie et source d’angoisse. Aujourd’hui, cela deviendrait presque un passage obligé (p. 295) ! Et encore une remarque fondamentale que chaque parent devrait connaitre : Un bon parent est un parent passable. Etre enfant, c’est apprécier les incapacités et les limites de ses parents (p. 295). Il n’existe pas de parent parfait, et heureusement, ajoute-t-il ! Alors, bonne lecture à tous !

Le Professeur Duverger est chef du service de psychiatrie de l’enfant et l’adolescent au CHU d’Angers, et professeur des universités. Il est également chroniqueur au Magazine de la santé et aux maternelles sur France 5.

Voici quelques extraits qui donnent une bonne idée du livre :

p. 102 : Faire autorité auprès d’un adolescent, c’est s’engager à résister aux foudres que va déclencher le fait de s’opposer à lui. Ici, les travaux du psychanalyste D.W. Winnicott sont précieux pour saisir la difficulté de faire exercice d’autorité auprès d’adolescents.

p. 208 : L’instabilité psychomotrice semble souvent être l’expression d’une difficulté de penser (en italique dans le livre). A défaut de penser, l’enfant se « dé-pense ».

p. 223 : A chaque rencontre avec un enfant, le pédopsychiatre questionne l’amour parental. Sans jugement ni critique, il s’interroge sur ce qui relie l’enfant à son (ses) parent (s). Quels sentiments, quels fantasmes, quelles croyances ? L’amour est-il toujours au rendez-vous ? Quel amour ?

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Mes parents sont fragiles, un livre instructif du Professeur Philippe Duverger

Être un bon parent semble devenu une véritable injonction contemporaine. Dès que leur enfant se trouve en difficulté, les tensions sont grandes et s’accompagnent, chez les parents, d’un sentiment d’impuissance et d’isolement. L’enfant a peur de les décevoir, eux redoutent d’échouer dans leur fonction. Que faire alors ?

Certains se tournent vers le pédopsychiatre, dans l’espoir légitime qu’une solution soit trouvée. C’est ainsi que j’ai la chance de recevoir de nombreux enfants et adolescents mais aussi leurs parents, parfois fragiles ou défaillants, parfois bienveillants mais dépassés ; quelques-uns sont parfaits, d’autres absents ou injustes ; d’autres encore, dangereux… Voire parfois d’impossibles parents ! Et quand ce ne sont pas les parents que je vois, cela peut être des beaux-parents perdus ou des grands-parents inquiets… Il s’agit alors de composer.

Mais sait-on ce qu’est un « bon » parent ? Ce n’est pas au pédopsychiatre d’en juger. Être parent est une aventure, peut-être la plus belle de toutes, avec ses embûches, ses impasses, ses joies et ses mystères. Gardons cette part d’énigme ! Alors pas de recettes dans ce livre, ni de bons conseils, mais des histoires d’enfants, de pères et de mères, des histoires de familles où chacun pourra se retrouver. Et une réflexion sur la parentalité qui viendra éclairer et enrichir l’expérience de chacun.

Un livre susceptible de donner des idées à tous les parents.

Date de parution : le 18 février 2016
Auteur : Pr Philippe Duverger
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 € (300 pages)
Acheter sur : Amazon

Desierto : bande annonce choc du prochain film de Jonás Cuarón (scénariste de Gravity)

Desierto
Desierto – Photo Gael Garcia – © Version Originale / Condor

Desierto : bande annonce choc du prochain film de Jonás Cuarón (scénariste de Gravity)

Prochain film de Jonás Cuarón, Desierto annonce la couleur avec une bande annonce du plus bel effet. Le film nous donne rendez-vous en plein désert sur la frontière mexicaine que des clandestins tentent de passer. L’ambiance est d’un calme suffocant. Le soleil semble embraser la moindre particule environnante, sur cette terre aride et poussiéreuse. La traversée se fait en silence quand soudain des balles sifflent dans tous les sens. C’est la panique. Une descente aux enfers brutale, que la surprise rend particulièrement violente.

Le sens aiguisé de la mise en scène de Jonás Cuarón nous explose ainsi en pleine figure dans une bande annonce prometteuse. Scénariste de GravityJonás Cuarón n’est autre que le fils de Alfonso Cuarón (le réalisateur de Gravity). On aura plaisir à retrouver Gael Garcia dans le premier rôle de Desierto. Le film a été tourné dans des conditions d’extrême chaleur, en plein désert, qui ont eu raison de deux acteurs, évanouis dès les premiers jours de tournage.

Autant dire qu’on « brûle » d’impatience de voir ce Desierto !

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DesiertoDésert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : 1h34
Réalisateur : Jonás Cuarón
Avec : Gael García Bernal, Jeffrey Dean Morgan, Alondra Hidalgo

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Le Lac des Cygnes, Irina Kolesnikova et le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre au Théâtre des Champs-Elysées

Le Lac des Cygnes
Le Lac des Cygnes, Irina Kolesnikova et le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre au Théâtre des Champs-Elysées

Le Lac des Cygnes, Irina Kolesnikova et le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre au Théâtre des Champs-Elysées

Irina Kolesnikova honore annuellement le Théâtre des Champs-Elysées de sa présence pour ses « saison théâtrales personnelles ». Le TCE accueille la danseuse et comédienne russe accompagnée du Saint Petersbourg Ballet Théatre en 2016 pour interpréter Odette/Odile dans Le Lac des Cygnes, Marie dans Le Casse-noisettes et Kitri dans Don Quichotte. Deuxième occasion personnelle d’admirer sa grâce et sa légèreté après un Roméo & Juliette fascinant en 2015. Une salle comble a fait un triomphe à la troupe russe pour un Lac des Cygnes divin en tous points.

L’argument du Lac des Cygnes mêle tragédie romantique et magie ensorcelante. Le prince Sigfried fête sa majorité dans un grand bal organisé au chateau. Le soir venu, il se dirige vers un lac où des cygnes se transforment en jeunes femmes. La reine des cygnes Odette lui narre l’ensorcellement dont elles sont victimes, Le sorcier Rotbart les condamne à rester cygnes le jour et femmes la nuit jusqu’à ce que la force d’un amour véritable vienne à les libérer. Siegfried assiste à la transformation des belles jeunes femmes en cygnes l’aube venue. Revenu au chateau, le prince voit défiler de belles jeunes femmes jusqu’à ce qu’un noble chevalier lui présente sa fille Odile. Le noble est nul autre que Rotbart et la ressemblance de sa fille avec Odette trouble le prince. Mais découvrant la supercherie et la duplicité du faquin, il se précipite au Lac, retrouve Odette et vainc le maléfice.

Chorégraphie parfaite, mouvement gracieux des mains, les doigts s’étirent jusqu’au ciel (…)

Odette/Odile est un personnage clé de l’univers du ballet. La légende voudrait que Tchaikovsky ait fait du cygne une métaphore des amours féminines interdites pour lui, le compositeur homosexuel. Après l’échec d’un mariage de convenance, ce qu’il vit comme une implacable fatalité le poursuit et il projette dans le personnage de Siegfried ses propres aspirations, lui qui ne peut avoir de relation charnelle avec un cygne blanc symbole de pureté. Tchaikovsky pave son ballet de doubles-sens et de partitions rentrées dans le patrimoine musical universel. La Danse des cygnes reprise notamment dans l’émouvant Des Hommes et des Dieux ou la Danse des petits cygnes sont connus de tous et utilisés dans les films ou publicités. Les 4 actes du ballet sont un morceau de bravoure du ballet mondial et chaque danseuse rêverait d’apparaitre dans Le Lac des Cygnes, même dans un rôle secondaire près de la porte du fond derrière le rideau.

Irina Kolesnikova est danseuse étoile depuis 2001 et sous ses faux airs d’Uma Thurman, elle dégage un charme enchanteur dès sa première apparition sur scène. Accompagnée de près de 40 danseuses et danseurs, elle subjugue dans un spectacle hypnotisant 3 heures durant. Il faut voir les danseuses vêtues de leurs tutus blancs faire leur entrée sur scène. 1, 2, 5, 10… ce sont 24 danseuses qui accompagnent Irina Kolesnikova dans des chorégraphies au classicisme captivant. Portés, pas chassés, pointes, les prestations sont parfaitement maitrisées. Quant à Irina…sa technique est parfaite et elle semble déployer chaque mouvement même le plus impressionnant sans le moindre effort apparent. Toujours souriante, toujours gracieuse. Les applaudissements pleuvent à la fin de chaque tableau et il faut voir l’élégance des danseuses lorsqu’elles remercient la foule. Chorégraphie parfaite, mouvement gracieux des mains, les doigts s’étirent jusqu’au ciel, regards délicats, de quoi tomber immédiatement amoureux de leur majesté.

L’intensité des scènes de danse fait littéralement irradier de grâce la scène du TCE. Les décors et les costumes ont une tonalité slave enchanteresse et la palette d’émotions envoute l’audience toute entière. C’est un concert d’applaudissement qui ponctue un pur moment de magie. Vivement le retour d’Irina Kolesnikova avec le Saint Petersbourg Ballet Theatre en 2017 pour Le Lac des Cygnes et Gisèle !

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Dates : les 24 et 25 février 2016 l Lieu : Au Théâtre des Champs-Elysées (Paris)

Le trio incandescent de Jean-Claude Gallotta

 Le trio incandescent de Jean-Claude Gallotta

Le trio incandescent de Jean-Claude Gallotta

Jean-Claude Gallotta, en deuil de sa propre mère, s’est remémoré la lecture de L’Etranger d’Albert Camus dont la perte catalyse chez Meursault une réalité impossible à vivre et des sentiments tumultueux.

À l’écriture blanche de l’écrivain, le chorégraphe fait écho par des corps en mouvement à la jeunesse séductrice de sa mère passée à Oran et à sa propre enfance en Algérie. Envoûtant.

Il sélectionne quelques passages lus en voix off en chronologie avec le récit où sont aussi projetés en fond de scène des photos de sa mère, des images documentaires et de courts extraits de films de Tarkovski, Visconti, Fellini ou Capra. Ce matériau vient en résonance avec cette part d’intimité dévoilée et la couleur du roman : mystérieuse, sensuelle, énigmatique, et dont la rencontre donne court à la force de l’imaginaire.

Le tout sur une bande son captive qui emprunte à la musique orientale traditionnelle au heavy metal en passant par l’électro.

[…] une réinterprétation intime et vibrante […]

Et rien d’illustratif dans la chorégraphie qui se cale sur la structure narrative du livre : la mère, Marie, Salamano (le voisin), le chien, le proxénète, la mort. Elle fait la part belle à des duos et des trios investis, propices à une gestuelle abstraite, rapide, organique et à cet embrasement fiévreux des corps aux prises avec leur antagonisme

Le trio incandescent de Jean-Claude Gallotta

Mouvements incessants et virevoltants composent l’espace emprunts d’élans qui s’entrechoquent et se cognent à cette étrangeté au monde, son absurdité, évoquée par l’écrivain.

Les trois danseurs, membres permanents du Groupe Emile Dubois (la compagnie de Jean-Claude Gallotta), hypnotisent la scène, en passant alternativement d’un personnage à l’autre, Thierry Verger jouant tour à tour Meursault, Salamano et l’Arabe; les deux danseuses Ximena Figueroa et Béatrice Warrand interchangeant entre Marie, la mère, des prostituées et des ombres féminines.

Un trio puissant pour une réinterprétation intime et vibrante de l’œuvre de Camus.

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Dates : du 23 février au 5 mars 2016 l Lieu Théâtre des Abbesses (Paris)
Chorégraphe : Jean-Claude Gallotta

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