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Fantasia, un film poignant de Wang Chao

Fantasia, un film de Wang Chao
FantasiaPhoto © Droits réservés

Fantasia, un film poignant de Wang Chao

Wang Chao nous dévoile la Chine sous des aspects assez noirs et misérables. La Chine d’aujourd’hui qui compte énormément de personnes vivant dans une grande précarité. Fantasia met en avant une famille d’ouvriers touchée par la maladie.

Cette famille vit dans une grande ville industrielle. Le père travaille à l’usine, la mère vend des journaux. Puis le père tombe malade. Très malade. Une leucémie qui nécessite des soins à l’hôpital, très chers.

C’est un film chinois, pur, où le spectateur est invité à entrer en communion avec les acteurs.

. Les deux enfants font ce qu’ils peuvent pour aider leurs parents. Lin, le garçon, abandonne peu à peu l’école et essaie de gagner de l’argent pour aider à financer le traitement de son père, atteint de leucémie. Au début du traitement, l’usine prenait en charge les frais d’hôpital. Mais ensuite, il a fallu à la famille se débrouiller pour payer l’hôpital. Wang Chao dévoile un côté très sombre de la Chine, sans pour autant tomber dans le misérabilisme. Il nous montre ce qui est encore réalité aujourd’hui. Des gens, parce qu’ils sont atteints par la maladie, se retrouvent dans une misère totale. Pas de sécurité sociale en Chine. Le film Fantasia n’a guère d’actions, il est assez lent et poétique quoique aussi assez sombre. C’est un film chinois, pur, où le spectateur est invité à entrer en communion avec les acteurs. Rien n’est vraiment dit, tout est subtilement suggéré !

Un jeu d’ombres et de couleurs, d’espoir et de désespoir, fait de Fantasia un film pas comme les autres. Un film esthétique bien qu’abordant le thème difficile de la mort. Ce pourrait presque être un documentaire. On n’a pas l’impression de vivre une fiction, mais bien le quotidien d’une famille chinoise éprouvée par la maladie du père. Effondrée même. La solidarité persiste au sein de la famille mais pas avec les autres. Attentes de la vie, déceptions, où l’argent est au cœur de leur vie. Lin, le fils, trouve sa propre solution en se créant un monde fantasmatique, à sa dimension.

Personnellement, j’ai bien aimé ce film, Fantasia, mais je pense qu’il faut être averti du thème du film. Thème difficile de la vie, de la maladie, de la mort. Fantasia a eu 6 nominations au Festival de Cannes 2014, dans la catégorie Un certain Regard.

 

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Fantasia, un film de Wang ChaoUne famille recomposée dans une ville industrielle chinoise. Lorsque les hospitalisations du père deviennent de plus en plus fréquentes et coûteuses, toute la famille se trouve ébranlée. La mère enchaîne les petits boulots et se démène pour trouver de l’argent, la grande soeur décide de travailler secrètement dans un bar et Lin, le petit frère, stigmatisé par la maladie de son pèreet rejeté par ses camarades, fuit l’école et se réfugie dans un monde rêvé, un monde fantasmatique,un monde de fantaisie.

Sortie DVD : le 15 février 2016
Durée : 1h26
Réalisateur : Wang Chao
Avec : Ruijie Hu, Su Su, Xu Zhang
Genre : Drame

Achat sur : Blaq Out

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Fragments met Marilyn Monroe à nue au Théâtre La Boussole

FragmentsFragments met Marilyn Monroe à nue au Théâtre La Boussole

Fragments exhume des textes inédits de l’icône Marilyn Monroe sur la scène du Théâtre La Boussole. Loin de son image habituellement glamour et sexy, une femme fragile est mise à nue avec ses faiblesses, ses espoirs et son déchirant besoin de protection. Poèmes, correspondances et états d’âme sont mis en scène avec une Caroline Ducey habitée et émouvante.

Fragments dévoile la psyché tourmentée d’une femme restée petite fille toute sa vie. Son âme dénudée s’étale sans pudeur dans un monologue poétique et poignant. Loin des minauderies et œillades de ses éternels rôles de séductrice mangeuse d’homme, Norma Jean raconte son moi profond et révèle ses douleurs intimes. Internée dans un institut psychiatrique ou seule devant un pupitre, elle dévoile ses pensées intimes comme pour se décharger d’un poids trop lourd. L’ambiance pesante et déchirante est soulignée par l’ajout de deux musiciens sur scène. La guitare de Fred Sachs et le clavier de David Lanzmann accroissent la mélancolie de la confession avec leurs mélodies bluesy tantôt désenchantées tantôt dramatiques. Les voix off éclairent l’histoire de la femme loin des feux de la rampe.

Blonde potiche ou grande sensible incomprise ? Fragments prend le parti de la femme désorientée, restée toute sa vie dans une case mal adaptée. Mais Hollywood est un univers impitoyable où seule compte la rentabilité immédiate. Le prix de la gloire tient dans ces cachets de somnifères avalés trop vite et ces perpétuelles dépressions. Marilyn n’a pas dérogé à la règle, sacrifiée sur l’autel de la notoriété et de l’image publique. Une heure durant, le spectateur oublie l’image de la Marilyn de papier glacé pour se retrouver devant une femme désemparée. Accrochée au maigre espoir d’une rémission, elle craint de rencontrer la même pathologie psychiatrique subie avant elle par sa mère et sa grand mère. La fatalité génétique le dispute aux doutes, avec l’espérance de se révéler un jour, aux autres comme à elle même.

Une pièce à découvrir pour une Caroline Ducey en plein lâcher prise et ce texte si pénétrant.

Synopsis :
En 2010 sort aux éditions du Seuil, « Fragments », recueil de textes inédits écrits par Marilyn Monroe. Caroline Ducey, actrice révélée au grand public par « Romance », interprète pour la première fois sur scène à Paris une sélection de ses écrits. Notes, poèmes, correspondances, ce spectacle est un voyage dans l’âme de l’actrice. Ces écrits témoignent d’un destin dont la lutte est le moteur, une lutte contre ses origines, ses émotions, contre la folie. Ils révèlent la grâce d’un être fragile, sujet à une perpétuelle introspection et en permanente quête d’amour. Accompagné de Fred Sachs (guitare) et David Lanzmann (piano) qui délivrent une partition aux airs de films noirs, Caroline Ducey livre une interprétation sur le fil du rasoir qui permet de découvrir la sensibilité exacerbée, la véritable créativité, qui se cachaient derrière l’icône.

Dates :  jusqu’au 29 avril 2016
Lieu Théâtre la Boussole
Metteur en scène : Marie-Sohna Condé/ David Lanzmann
Avec : Caroline Ducey, Fred Sachs et David Lanzmann

Résultats concours : Mémé casse-bonbons, 10 places de spectacle gagnées

Mémé casse-bonbonsRésultats concours : Mémé casse-bonbons, 10 places de spectacle gagnées

Vous avez été 1033 participants au concours Mémé casse-bonbons. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de spectacle Mémé casse-bonbons, chapitre 2, au théâtre des Blancs Manteaux, à Paris, le 20 mars à 19h30 sont les suivants :

Géraldine Thevenard, Béatrice Fleury, Patrice Messence, Sophie Reymond et Joëlle Kagan

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Royal Orchestra, un film de Heddy Honigmann

Royal Orchestra
Royal Orchestra – Photo extraite du film

Royal Orchestra, un film de Heddy Honigmann

Tu le trouves sensuel mon alto ? Elle te plaie ma contrebasse ? Matte les courbes de mon violon. T’aimes quand je fais vibrer mes cordes hein ? Rendre la musique classique sexy ? Un pari réussi pour Royal Orchestra.

L’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam a fêté ses 125 ans. Pour l’occasion, la réalisatrice Heddy Honigmann s’est lancée dans le projet de suivre les musiciens pour une tournée mondiale. On les retrouve à Buenos Aires, en Afrique du Sud, en Europe.

On s’immisce dans l’intimité de quelques uns. Et on se plonge facilement et avec intérêt dans l’univers de la musique reine. Et puis on aime. Rencontrer le musicien via le documentaire et le voir et l’entendre jouer sensibilisent davantage celui qui ne connaît pas bien ce genre musical, et ravissent ceux qui en sont friands ! Le documentaire donne du temps aussi aux personnes rencontrées pendant le voyage. Une chocolatière en Argentine. Des musiciens sud-africains.

Le documentaire fait preuve d’une grande générosité. Il ne s’offre pas à ceux qui maîtrise le sujet, mais donne la possibilité à tous de passer un bon moment. Peu de fausses notes pour Royal Orchestra.

Ce film a été visionné et chroniqué dans le cadre du 6ème Festival 2 Valenciennes.

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Royal-Orchestra-affichePour célébrer son 125e anniversaire, le prestigieux Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam part en tournée à travers le monde. Heddy Honigmann suit les virtuoses à Buenos Aires, Soweto et Saint-Pétersbourg. Elle nous fait partager leur quotidien loin de leurs familles et leur communion avec le public ; elle part également à la rencontre des auditeurs et spectateurs, réunis par la même passion pour la musique.

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h34
Réalisateur : Heddy Honigmann
Genre : Documentaire

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Keeper, film doux amer de Guillaume Senez

Keeper
Keeper – Kacey Mottet Klein, Galatea BellugiFilm de Guillaule Senez © Happiness Distribution

Keeper, film doux amer de Guillaume Senez

Keeper est une histoire d’amour entre deux adolescents obligés de grandir trop vite. L’emballement des sentiments précède une maturité nécessaire pour assurer la pérennité d’une relation forte mais pas encore aboutie. Guillaume Senez privilégie le point de vue masculin d’un héros désemparé devant les choix de vie qui se présentent à lui quand survient la perspective d’un bébé.

Les questions s’enchainent dans un emballement qui met en danger leur amour pur mais fragile.

Ce fameux Keeper est le poste occupé par le jeune héros Maxime sur les terrains de foot. Un gardien de but ne peut pas sauver un match mais peut empêcher la défaite. La métaphore accompagne tout le film avec les tentatives du personnage interprété par le jeune Kacey Mottet Klein pour gérer l’irrémédiable. Le film débute sur une relation passionnelle avec la jeune Mélanie (Galatéa Bellugi), faite de beaux sentiments à la lisière de l’enfance mais avec des ébats bien adultes. Peu portés sur une protection nécessaire pour éviter la grossesse, l’incident irrémédiable les met au pied du mur. Avorter ? Se préparer à prendre soin d’un nourrisson ? Gagner leur vie ? Continuer leurs études ? Les questions s’enchainent dans un emballement qui met en danger leur amour pur mais fragile.

Le film insiste sur les relations désemparées de parents placés face à leurs insuffisances éducatives. Leurs enfants doivent échafauder des scénarios que ni leur jeune âge ni leur maturité ne leur permettent de faire au mieux. A mi-chemin entre le thriller et le drame social, Keeper pose habilement des questions universelles liées à la maturité et à la vulnérabilité. Le jeune acteur apparaitra prochainement dans Quand on a 17 ans d’André Téchiné aux côté de Sandrine Kiberlain, premières étapes d’un parcours que l’on espère flamboyant. Galatea Gelluti a notamment remporté le prix de la meilleure actrice des mains de Francis Ford Coppola au festival de Marrakech alors que Kacey était mis en avant au festival de Berlin dans la catégorie jeunes talents. Si le film éveille l’empathie pour les jeunes personnages, le rythme flirte avec une langueur trop handicapante pour pleinement convaincre.

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Keeper

Maxime et Mélanie s’aiment. Ensemble, ils explorent leur sexualité avec amour et maladresse. Un jour, Mélanie découvre qu’elle est enceinte. Maxime accepte mal la nouvelle, mais peu à peu se conforte dans l’idée de devenir père. C’est maintenant décidé : du haut de leurs quinze ans, Maxime et Mélanie vont devenir parents…

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h31
Réalisateur : Guillaume Senez
Avec :  Kacey Mottet Klein, Galatéa Bellugi
Genre : Drame

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Il m’a appelée Malala, un film de Davis Guggenheim

Il m’a appelée Malala, de Davis Guggenheim
Il m’a appelée Malala Photo © Twentieth Century Fox

Il m’a appelée Malala, un film de Davis Guggenheim

Davis Guggenheim réalise un documentaire sur la très connue Malala : Il m’a appelée Malala. Une toute jeune fille pakistanaise ! Prix Nobel de la Paix en 2014.

En 2002, le Pakistan est assailli par les Talibans. Swat, un district au Nord-Ouest du pays fait partie de ces endroits où le radicalisme religieux saigne la population. Malala vivait là-bas. Fille de militant, elle va à l’école et comprend très rapidement l’enjeu de l’éducation pour les jeunes et plus particulièrement les jeunes filles. La pression de l’islamisme extrême pousse à l’extinction des droits des femmes. La femme doit être celle qui couche, celle qui lave, et celle qui se tait. Bien qu’elle soit très jeune à l’époque, Malala ne veut pas se taire.

Meurtres, pillages et oppression règnent alors dans certains districts du Pakistan.

Se taire, c’est laisser gagner les Talibans. Elle commence à l’ouvrir, et bien. Avec l’approbation de son père, elle devient une correspondante pour la BBC anglaise. Son père est une sorte de modèle pour elle. Éloquent, fort et brave. Elle raconte tous les jours ce qu’il se passe dans sa ville. Meurtres, pillages et oppression règnent alors dans certains districts du Pakistan. Les écoles sont fermées. D’abord interdites pour les filles, puis détruites à coup d’explosifs. C’est dangereux pour la pensée unique. Et oui. Malala est repérée par les Talibans. Le 9 octobre 2012, elle se prend une balle dans le flan droit du visage. Coupable ? Coupable d’avoir souhaité aller à l’école en cachette. Elle entre dans le coma. Quand ses yeux s’ouvrent, elle découvre l’Angleterre. Où est mon père ? Les Anglais ont réussi à amener Malala en sécurité. Après rééducation, et grand effort de sa part, elle vit de nouveau. Et reprend sa lutte contre l’extrémisme qui lacère le Pakistan. Depuis l’Angleterre, elle se prononce sur ce qu’il s’y passe. Elle prend la parole. Elle devient une voix de paix, mais aussi de contestation. Elle reçoit d’ailleurs le Nobel de la Paix en 2014.

Il m’a appelé Malala, portrait de cette jeune activiste et militante qui incarne aujourd’hui le bouclier des filles du monde et le cartable d’école qu’il faudrait voir sur le dos de tous les gamins. Le documentaire doit être vu. Bien qu’il soit parfois gênant par sa mise en scène, il n’en reste pas moins un support clef pour prendre conscience d’un combat qu’on n’imagine pas. Pour l’Européen, l’école est acquise. Pas pour tous. La manière avec laquelle le documentaire opère peut être parfois maladroite, mais le propos de fond arrive à percer la toile de l’écran. Et c’est le principal.

Ce film a été visionné et chroniqué dans le cadre du 6ème Festival 2 Valenciennes.

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Il m’a appelée Malala, un film de Davis GuggenheimUn documentaire sur la courageuse Malala, jeune pakistanaise devenue symbole de la lutte pour l’éducation des filles dans le monde après s’être soulevée, au péril de sa vie, contre le fondamentalisme religieux.

Sortie : prochainement
Durée : inconnue
Réalisateur : Davis Guggenheim
Avec :  Malala Yousafzai
Genre : Documentaire
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The assassin, un film historique chinois de Hou Hsiao-Hsien

The assassin, un film historique chinois de Hou Hsiao-Hsien
The assassin,Photo © Ad Vitam

The assassin, un film historique chinois de Hou Hsiao-Hsien

A travers The assassin, Hou Hsiao-Hsien s’intéresse de très près à la Chine du IXème siècle. Il y est question de pouvoir, de dynasties, d’empereurs, de tyrans, de cour impériale, de territoires et bien sûr d’arts martiaux.

Ne comptez pas sur moi pour vous expliquer le film. Le synopsis vous en dira plus ! Il est vrai qu’on se perd dès le début du film. Où sommes-nous, qui est-ce ? Bref, non seulement on a du mal à reconnaître les personnages, mais en plus, on ne comprend pas grand chose. Et le scénario n’est pas là pour nous simplifier la tâche !

Comme tout bon film chinois qui se respecte, la lenteur est de rigueur.

L’important n’est sans doute pas là ! La mise en scène est sublime et on comprend que Cannes lui ait attribué le Prix de la mise en scène ! Les costumes aussi sont magnifiques ! Comme tout bon film chinois qui se respecte, la lenteur est de rigueur. Très peu de musique, et beaucoup de plans fixes ! A tel point, qu’on se demande ce qui est important dans ce plan. On y regarde les moindres détails. Mais rien n’est évident. Si ce n’est qu’on se trouve face à des tableaux parfaits ! Les décors sont aussi sublimes, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs. Et puis d’un seul coup, hyper activité avec des bagarres à l’épée ! Brefs moments où l’on se réveille ! Très courts et si pas si fréquents !

Il paraît qu’on retrouve à travers ce film un conte très célèbre en Chine : L’oiseau bleu et du miroir. HHH y fait référence plusieurs fois. Dommage que nous ne comprenions point ce conte…The assassin est un très beau film, qui se vit davantage avec les yeux qu’avec la tête ! Chercher à tout comprendre peut paraître une illusion ! Pour ma part, même si le film est très esthétique, je m’y suis fermement ennuyée ! Mais comme toujours, je n’émets qu’un avis personnel…

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The assassin, un film historique chinois de Hou Hsiao-HsienChine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil. Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d’éliminer les tyrans. A son retour, sa mère lui remet un morceau de jade, symbole du maintien de la paix entre la cour impériale et la province de Weibo, mais aussi de son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rebellions, l’Empereur a tenté de reprendre le contrôle en s’organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji’an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité en lui abandonnant le morceau jade. Elle va devoir choisir : sacrifier l’homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec « l’ordre des Assassins ». .

Sortie : le 9 mars 2016
Durée : 1h45
Réalisateur :  Hou Hsiao-Hsien
Avec :  Shu Qi, Chang Chen, Yun Zhou
Genre : Action

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La grève des femmes formidables, un livre de femmes de Alex Riva (Denoël)

La grève des femmes formidables
La grève des femmes formidables, Photo © Cédric Jacquot

La grève des femmes formidables, un livre de femmes de Alex Riva (Denoël)

Alex Riva (Alexandra Ryckelynck) écrit son premier roman, une fiction, avec La grève des femmes formidables. A moins qu’elle ne l’ait vraiment vécue cette grève ! L’histoire est simple, quatre « meilleures » amies décident de tout plaquer pour partir ensemble, faire grève une semaine, sans rien dire à personne ou presque.

Bien sûr le quotidien d’Emma, Alice, Andréa et Chloé ne se ressemble pas. Mais leur point commun est un certain ras le bol de leur vie quotidienne au rythme soutenu. Ce sont des femmes formidables, qui ont un bon métier, et qui s’assument parfaitement. Certaines ont un mari, ou compagnon, et un ou plusieurs enfants. Mais une chose est sûre : elles partagent une très forte amitié toutes les quatre et se retrouvent depuis toujours une fois par mois pour diner ensemble. Cette fois-ci, elles vont plus loin, elles décident de faire grève ensemble !

Elles ont tout pour être heureuses, mais…

Et pour faire grève, elles partent ensemble, sans rien dévoiler à personne, dans un club de vacances, en Grèce. Quelle bonne idée ! Du coup, nous lecteurs, on voyage aussi ! Enfin, pas vraiment. On s’évade, et on se retrouve au Club Med (même s’il n’est pas cité, c’est forcément le club Med !), avec des mojitos à gogo, des cours d’aquagymn, ou de ski nautique, des potes partout, des soirées blanches sur la plage, bref, un paradis où l’on peut tout oublier ! En plus, elles vont faire des rencontres qui risquent de changer le cours de leur existence. Qui sait ! Mais en fait, le but de cette grève est que chacune arrive à mettre à plat ce qui ne va pas dans leur vie parisienne. Elles ont tout pour être heureuses, mais… Une sorte de prise de conscience, avant le burn out. Cette grève doit leur être salutaire à toutes les quatre ! La grève des femmes formidables n’est pas un livre hautement philosophique, mais il est agréable et facile à lire, comme un bon roman de vacances ! Et si vous ne partez pas en vacances, en le lisant, vous vous sentirez un peu parti quand même et très bien comprises, surtout ! Et il vous fera aussi réfléchir sur votre vie de tous les jours… Sur la place que vous avez auprès de vos proches et sur vos désirs profonds.

Et il vous fera aussi réfléchir sur votre vie de tous les jours…

Un livre de femmes, certes, mais pas seulement, car du fait de cette grève, les hommes abandonnés vont, enfin, se remettre un peu en question. Scénario facile, me direz-vous ! Oui, facile mais pas négatif ! Je préfère qu’on traite la Femme de femme formidable que de « connasse » ! Rendre hommage aux jeunes femmes qui assument tout, cela ne peut que nous faire du bien ! Aussi bien aux femmes qu’aux hommes. La grève des femmes formidables s’adresse à tous les jeunes couples et encore plus à ceux dont le train train quotidien est en train de ronger l’enthousiasme des premiers mois. Peut-être que certains maris prendront l’initiative d’inviter leur femme en vacances, en Grèce avant qu’elle ne fasse grève !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La grève des femmes formidables, un livre de vacances de Alex Riva«Chères femmes formidables, (et chers messieurs curieux…),

Si vous vous dites souvent que :
– Vous êtes fatiguées de tout gérer, pour tout le monde, tout le temps ;
– Vous répétez à vos enfants chaque jour la même chose sans effet ;
– Vous vous retenez de donner votre démission à chaque crise de votre patron ;
– Vous aimeriez bien avoir une vingt-cinquième heure juste pour vous…
Alors il est temps de venir découvrir mes aventures et celles de mes amies Alice, Andréa et Chloé. Elles vous rappelleront sûrement des moments que vous avez déjà vécus, des rires, des larmes, des colères, des moments de blues… Bref, tous les instants de la vie d’une femme formidable parce que, vous aussi, vous en êtes une!
Si vous prenez autant de plaisir à lire notre histoire que nous en avons eu à la vivre, c’est que j’ai bien fait de vous écrire.»
Emma

Date de parution : février 2016
Auteur : Alex Riva
Editeur : Denoël
Prix : 15 € (272 pages)
Acheter sur : Amazon

Midnight Special, film d’anticipation de Jeff Nichols

Midnight Special : Photo Michael Shannon © 2016 Warner Bros Entertainment Inc. and Ratpac-Dune Entertainment LLC
Midnight Special : Photo Michael Shannon © 2016 Warner Bros Entertainment Inc. and Ratpac-Dune Entertainment LLC

Midnight Special, film d’anticipation de Jeff Nichols

Midnight Special marque le grand retour de Jeff Nichols après des films restés dans toutes les mémoires. Take Shelter puis Mud avaient fait rentrer le réalisateur américain dans la cour des grands. Après le film anxiogène et l’hyper réalisme, il passe à la science fiction avec son acteur fétiche Michael Shannon dans le rôle titre. Film de cavale à la portée philosophique, un père cherche à protéger son fils doté de pouvoirs spéciaux de la convoitise d’une secte. Le ton n’est pas à l’avalanche d’effets spéciaux mais plutôt à la réflexion, mais l’ampleur vient à manquer quand le rythme s’accélère.

Il manque cette empathie nécessaire pour atteindre le firmament

Accueilli avec enthousiasme à la dernière Berlinale, Midnight Special est reparti bredouille. Le mystère s’épaississait jusqu’à la découverte du film. Kidnapping, fuite et course poursuite marquent d’abord le récit. Les protagonistes autant que le spectateur comprennent petit à petit à quoi s’attendre avec cet enfant aux pouvoirs insoupçonnés. Le jeune Alton discerne peu à peu qui il est vraiment tandis que l’étau se ressere. Sa fuite est assurée par son père interprété par le toujours impeccable Michael Shannon épaulé de Lucas, interprété par Joel Edgerton. Alton apprend à maitriser ses pouvoirs et nourrit l’espoir d’un retournement spectaculaire. Attente déçue car Jeff Nichols choisit de coller au réalisme le plus cru. A l’instar de la soucoupe volante apparue à la toute fin du Rencontre du 3e Type de Steven Spielberg, il se passe finalement quelque chose… mais c’est léger…

Face aux héros, le scientifique est interprété par Adam Driver débarrassé des oripeaux du Réveil de la Force. L’enquêteur sceptique puis éberlué connait des émotions plus intenses que celles du spectateur. Jeff Nichols livre un récit dépouillé qui rappelle également le décevant Tomorrowland. Une tension omniprésente quoiqu’un peu forcée maintient l’intérêt mais sans parvenir à faire décoller. Difficile de vraiment rentrer dans le concept, ni tout à fait impressionnant ni vraiment prenant. Les acteurs sont un peu sous utilisés, se contentant souvent d’écarquiller les yeux. Très grands. Il manque cette empathie nécessaire pour faire atteindre le firmament.

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Midnight SpecialFuyant d’abord des fanatiques religieux et des forces de police, Roy, père de famille et son fils Alton, se retrouvent bientôt les proies d’une chasse à l’homme à travers tout le pays, mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. En fin de compte, le père risque tout pour sauver son fils et lui permettre d’accomplir son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours.

Sortie : le 16 mars 2016
Durée : 1h51
Réalisateur : Jeff Nichols
Avec :  Michael Shannon et Joel Edgerton
Genre : Drame, Science fiction

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To be Hamlet or not, destructuration jubilatoire de Shakespeare au Lucernaire

To Be Hamlet or notTo be Hamlet or not, destructuration jubilatoire de Shakespeare au Lucernaire

Avec To Be Hamlet or not, Shakespeare peut se retourner dans sa tombe. Son héros Hamlet quitte la cour du Danemark et cherche à échapper à son destin.

To be Hamlet or not se lance dans une déstructuration débridée de la célébrissime tragédie de Shakespeare. Héros tragique par excellence, Hamlet cherche à s’affranchir de son funeste destin pour éviter le carnage final à la cour du Danemark. L’histoire est universellement connue, lue et jouée depuis des siècles mais il décide de changer les choses. La joyeuse troupe d’acteurs interprète une variation burlesque dans une ambiance iconoclaste et complètement folle. Un enchainement surréaliste de péripéties rocambolesques conduit Hamlet aux confins de la création littéraire.

Un enchainement surréaliste de péripéties rocambolesques

L’histoire est déjà longue pour ce To be Hamlet or not créé en 2013 au Festival d’Avignon puis mis en scène au Théâtre de Poche. La pièce atterrit au Lucernaire pour un mois et demi de représentations délirantes au succès public prévisible voire souhaitable. Car sous l’apparence d’une improvisation désordonnée, TBHON mélange références littéraires et avalanche de coups de théâtre. Dans une mise en scène minimaliste et inventive, les univers s’entrechoquent et la logique n’a plus cours. Impossible de dévoiler les ressorts comiques sans gâcher l’argument de la pièce basé sur l’effet de surprise. Hamlet va rencontrer des personnages issus d’autres univers littéraires et vivre des aventures inattendues. La metteur en scène Charlotte Rondelez abat les conventions et offre toutes les folies à des acteurs en état de grâce. Une jubilation communicative anime leur performance avec comme récompense des torrents de rire dans la salle.

TBHOR brille par un scénario certes décalé mais au foisonnement d’intrigues et de références déroutant. Si les acteurs prennent visiblement leur pied sur scène, la frontière est étroite entre la pièce de théâtre et le barouf chaotique. A l’instar d’une soirée qui ne peut être vraiment réussie sans une dose d’inattendu et de lâcher prise, TBHOR donne l’illusion de l’improvisation pour transporter les spectateurs, avec le risque d’en perdre certains en route. Obligation donc de rester l’esprit ouvert et la curiosité en éveil. L’humour bon enfant et la complicité des acteurs feront le reste, pour un pur moment de détente théâtrale.

Dates :  Du 16 mars au 1er mai 2016
Lieu Théâtre Lucernaire
Metteur en scène : Charlotte Rondelez

Avec : Pauline Devinat, Céline Espérin, Julien Le Provost, Harold Savary, Cédric Villenave

Résultats concours : Chico & The Gypsies, 5 albums gagnés

Chico & The Gypsies

Résultats concours  Chico & The Gypsies : 5 albums gagnés !

Vous avez été 4666 participants au concours Chico & The Gypsies. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 album sont :

Cathy Lansot, Charline Lopes Da Silva, Florien Birault, Joachim Guerreiro et Stéphane Dartinet

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Résultats concours : Les Ogres, 10 places de ciné gagnées

Les ogresRésultats concours Les Ogres : 10 places de ciné gagnées !

Vous avez été 3426 participants au concours Les Ogres. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Jeannette Degonzaga, Naïra Sioud Martin, Hong Hanh Nguyen, Françoise Robert er Gérard Besançon

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

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Jodorowsky’s Dune, un film documentaire de Frank Pavich

Jodorowsky’s Dune, de Frank Pavich
Jodorowsky’s Dune, Dessin © Lodi

Jodorowsky’s Dune, un film documentaire de Frank Pavich

Et merde. On aurait aimé voir Dune de Jodorowsky, pas Jodorowsky’s Dune. Le documentaire de Frank Pavich raconte l’histoire du plus grand film de science fiction, jamais tourné. Jodorowsky’s Dune c’est l’histoire d’un manqué.

1965, Frank Herbert publie le livre qui deviendra un succès mondial, Dune. Aubaine ! Michel Seydoux demande en 1975 au chilien Alejandro Jodorowsky de se lancer dans l’adaptation folle et fichtrement couillue du best-seller mondial. Il accepte. Michel et Alejandro veulent faire de ce film une des plus grandes réussites du cinéma mondial. Alors, Jodorowsky par en quête de warriors. .

[…] Magma et Pink Floyd acceptent de signer la musique. Pouvait-on mieux faire ?

Il cherche des génies de la création. Il cherche des personnes capables de comprendre que Dune sera LE film, prophétique. Alors ? Jean Giraud (Moebius), Dan O’Bannon, Hans-Ruedi Giger et Chris Foss, pour l’aspect technique et le visuel. Des poids lourds ! Au casting, Mick Jagger, Orson Welles, Salvador Dali, David Carradine, Amanda Lear et son fils Brontis Jodorowsky, âgé de douze ans. Tout simplement. Et comme si ça ne suffisait pas, Magma et Pink Floyd acceptent de signer la musique. Pouvait-on mieux faire ? Pendant deux ans, l’équipe va plancher sur le projet. Ils finalisent l’avant tournage en bâtissant un livre avec tous les dessins, costumes, scripts et story book, d’une précision extrême. C’est une sorte de bible aussi lourde et volumineuse (oui) qu’un parpaing. La production manque de cinq millions de dollars pour finaliser le budget. Jodorowsky essaye de le vendre à Hollywood. Mais, réticents, les distributeurs n’accordent pas un dollar. Pour cause, la tempérance de Jodorowsky. The End.

Franc Pavich met en image cette histoire. Il parcourt le fameux livre de Jodorowsky et arrive à mettre en mouvement quelques dessins de Moebius. Et là on pleure. Parce qu’on aurait aimé voir mouvoir ces dessins sous les ordres de Jodorowsky. Ce livre deviendra d’ailleurs une source d’inspiration pour un bon nombre d’artistes. On s’aperçoit que plusieurs films (post Dune) semblent reprendre les créations de l’équipe du film fantôme. Comme quoi, Dune de Jodorowsky inspire même si il n’a pas été réalisé. À défaut de ne pas pouvoir voir Dune de Jodorowsky, il reste possible et même conseiller de voir Jodorowsky’s Dune de Frank Pavich.

Ce film a été visionné et chroniqué dans le cadre du 6ème Festival 2 Valenciennes.

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Jodorowsky’s Dune, de Frank PavichEn 1975, le producteur français Michel Seydoux propose à Alejandro Jodorowsky une adaptation très ambitieuse de « Dune » au cinéma. Ce dernier, déjà réalisateur des films cultes « El Topo » et « La Montagne sacrée », accepte. Il rassemble alors ses « guerriers » artistiques, dont Jean Giraud (Moebius), Dan O’Bannon, Hans-Ruedi Giger et Chris Foss qui vont être de toutes les aventures cinématographiques de science-fiction de la fin du siècle (« Star Wars », « Alien », « Blade Runner », « Total Recall » etc.).Le casting réunit Mick Jagger, Orson Welles, Salvador Dali, David Carradine ou Amanda Lear, mais également son jeune fils Brontis Jodorowsky, Pink Floyd et Magma acceptent de signer la musique du film… L’équipe de production recherche 5 millions de dollars pour finaliser le budget et se heurte à la peur des studios hollywoodiens qui craignent le tempérament de Jodorowsky…

Sortie : le 16 mars 2016
Durée : 1h25
Réalisateur : Frank Pavich
Avec : Alejandro Jodorowsky, Michel Seydoux, H.R. Giger
Genre : Documentaire, science-fiction

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No Land’s Song, un documentaire de Ayat Najafi

No Lands’Song
No Lands’Song Dessin © Lodi

No Land’s Song, un documentaire de Ayat Najafi

Dans ce documentaire, Ayat Najafi va mettre à l’honneur les femmes iraniennes et dans un domaine très précis, celui de la musique, plus précisément du chant vocal.

La Révolution Iranienne de 1979 transforme le pays en république islamique. La condition de la femme est ébranlée. Une des conséquences de cette mise en branle est le fait qu’elles n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Conséquence mineure ? Non. Une femme ne peut pas chanter seule devant un public mixte. Elle ne peut pas faire vibrer ses cordes vocales si elle n’est pas accompagnée par une troupe devant des hommes et des femmes. En somme, la femme n’est plus libre de faire ce qu’elle veut. Une femme, si elle désire chanter seule, ne peut pas devenir chanteuse. Et puis ça va au-delà du simple fait de chanter. Depuis la mise en place de cette politique islamique radicale, gérée par une poignée d’hommes, la femme doit se taire. Ne pas les autoriser à chanter, c’est les forcer à se taire. La femme doit être aux ordres. C’est tout.

Sara Najafi, héroïne du film, va tenter avec l’aide de quelques français et d’autres personnes, d’organiser un concert où les femmes pourront briller seules. Un concert où des européennes chanteraient avec des iraniennes, devant un public mixte. Hors la loi. Il faut défier le pouvoir. Il faut élever la voix, hausser le ton pour faire entendre ces femmes. La femme ! Quelle place pour celle-ci dans un régime qui tend à sa subordination ? Les théologiens martèlent les crânes afin de faire croire que la femme est poison, et trop les entendre serait dangereux. Evidemment. Trop entendre ceux qui subissent les coups d’un régime peut s’avérer dangereux. Sara se met en danger. Pour les femmes d’Iran. Et pour les femmes.

Derrière la caméra, son frère Ayat suit le parcours de sa sœur sur deux ou trois ans. Si longtemps ! On la retrouve confronter à la Guidance Islamique, palais de la censure, qui ne cesse de foutre des bâtons dans les roues de la téméraire iranienne. Le documentaire est flamboyant. Les poils s’hérissent quand la grâce des voix féminines s’élève. La gorge se noue parfois. La colère tempête aussi face au traitement accordé aux femmes. Si la Guidance Islamique trouve la voix des femmes trop sensuelle, qu’ils se castrent. Ayat et Sara signent un film important.

Ce film a été visionné et chroniqué dans le cadre du 6ème Festival 2 Valenciennes.

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No Lands’Song, un film d’Ayat NajafiEn Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l’aide de trois artistes venues de France (Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d’organiser un concert de chanteuses solo.

Sortie : le 16 mars 2016
Durée : 1h35
Réalisateur : Ayat Najafi
Avec : Sara Najafi, Parvin Namazi, Sayeh Sodeyfi
Genre : Documentaire, musical

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Chala, une enfance cubaine, film de Ernesto Daranas où émotion et énergie électrisent

Chala une enfance cubaine
Chala, une enfance cubaine – Film d’Ernest Daranas -© Bodega Films

Chala, une enfance cubaine, film de Ernesto Daranas où émotion et énergie électrisent

Chala, une enfance cubaine est un récit d’Ernesto Daranas sur un petit garçon volontaire et débrouillard. Avec sa bande de potes, il est pris en charge par l’institutrice dévouée Carmela. Au milieu d’une mère défaillante et de combats de chiens auxquels il participe, le risque est grand de verser dans la petite délinquance mais l’institutrice vaille au grain.

Chala, une enfance cubaine s’interroge sur les moyens de subsistance monétaires et sentimentaux d’une population jeune et énergique

Le cinéma cubain propose régulièrement de petites pépites douces amères détaillant le quotidien chiche et rustre d’une population laissée à l’abandon par les autorités. Tandis que l’ouverture vers l’ouest risque de faire déferler une avalanche de dollars, Chala, une enfance cubaine s’interroge sur les moyens de subsistance monétaires et sentimentaux d’une population jeune et énergique.

L’embargo subi par Cuba depuis plus de 50 ans a stimulé une population obligée de se débrouiller et Chala n’est que le dernier représentant de l’école es débrouilles. Passé maitre dans les meilleures manières de faire vivre un foyer réduit au dénuement le plus complet, il se retrouve mêlé à des combats de chiens clandestins. En se liant à un éleveur de chien, Chala imagine ce dernier en géniteur possible. A l’orée de l’adolescence, les sentiments amoureux naissent dans sa petite caboche et la belle Yeni le trouble et lui fait multiplier les maladresses.

Les films sur l’enfance prennent le risque de pêcher par excès d’infantilisation ou d’ambiguité. Ce film évite les deux écueils et propose un récit enlevé et passionnant. La vieille institutrice rencontre bien des difficultés pour canaliser la jeunesse impétueuse et c’est avec Chala la vraie personnage principale. Alina Rodriguez a interprété cette femme forte avant de décéder peu après la fin du tournage. Elle tient Chala à l’écart d’une violence omniprésente dans ce petit film qui a tout des grands.

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Chala, une enfance cubaineChala, jeune cubain, malin et débrouillard, est livré à lui-même. Elevé par une mère défaillante qui lui témoigne peu d’amour,il prend soin d’elle et assume le foyer. Il rapporte de l’argent en élevant des chiens de combat. Ce serait un voyou des rues sans la protection de Carmela, son institutrice, et ses sentiments naissants pour sa camarade Yeni…

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h48
Réalisateur : Ernesto Daranas

Avec :  Armando Valdes Freire, Alina Rodriguez
Genre : Comédie dramatique

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Le pianiste Evgeny Kissin déferle sur le Théâtre des Champs-Elysées

 

Evgeny Kissin
Evgeny Kissin
Théâtre des Champs Elysées

Un pianiste de légende fait vibrer le Théâtre des Champs Elysées

Le récital d’Evgeny Kissin au Théâtre des Champs Elysées a attiré la foule des grands soirs. Une salle comble des caves au plafond attendait le pianiste russe avec la certitude d’assister à un moment d’exception. Evgeny Kissin est l’équivalent à ce début de 21e siècle d’un Vladimir Horowitz au 20e siècle ou d’un Herbert Von Karajan pour la direction d’orchestre. Le monument du piano mondial a livré un récital riche et varié le mardi 16 mars 2016 ponctué par une standing ovation debout, vibrante et émouvante.

Evgeny Kissin a connu une notoriété extraordinairement précoce. Enfant prodige du piano, il interprète les deux Concertos pour piano de Chopin à l’âge de 13 ans avec l’Orchestre philharmonique de Moscou et il rejoint Herbert von Karajan à 17 ans pour un Concerto n°1 pour piano de Tchaikovsky resté dans toutes les mémoires. Il faut voir débarquer cet adolescent au visage juvénile sur la scène du Berlin Philarmonic Orchestra pour se rendre compte de son assurance et de son talent.

Nullement impressionné par la statue du commandeur Karajan dirigeant comme à l’habitude d’une main de fer son orchestre, Kissin fait corps avec son instrument et livre une prestation gravée pour l’éternité, presque plus gêné par l’ovation finale que par les 40 minutes de sa prestation tigresque. A maintenant presque 45 ans, Kissin parcourt les plus prestigieuses scènes du monde entier et c’est tout naturellement qu’il fait étape au Théâtre des Champs Elysées pour son offrande annuelle.

Un mélange de compositeurs germaniques et espagnols pour un résultat surprenant

Le souvenir du concert donné en décembre 2014 raisonne encore des noms de compositeurs prestigieux interprétés sur la scène du TCEBeethovenProkofievChopin et Liszt ont été autant de cols de haute altitude franchis avec brio par le pianiste russe. Le programme de mars 2016 mélange les compositeurs germaniques et de compositeurs espagnols pour un résultat surprenant.

Si ses habituelles prestations font la part belle aux compositeurs romantiques et classiques, Evgeny Kissin révèle une curiosité rafraichissante en intégrant Albéniz et Larregla à son répertoire de concert. Aux côtés des incontournables MozartBeethoven et BrahmsKissin ne se contente pas d’interpréter les morceaux de bravoure de compositeurs prestigieux et bigarre l’évènement d’influences insoupçonnées.

La salle est archi-comble quand Kissin prend possession de la scène. Le concert débute avec la Sonate n°10 de Mozart. Un chapelet de notes sautillantes déferle dans le TCE avec une vivacité fulgurante. SI le compositeur autrichien n’a jamais été avare d’ornements cristallins, Kissin lui fait honneur en alliant précision chirurgicale et fougue passionnée. Véritable personnage de théâtre habité par son rôle, le génial pianiste vibre de tout son corps pour un Allegro moderato enlevé avant de se plonger dans une intense introspection pour l’Andante Cantabile.

Il revient à la vie pour l’Allegretto, comme possédé par l’esprit de Wolfgang Amadeus. Nuances et couleurs se révèlent tout autant au bout des doigts que dans chaque partie de son corps. La Sonate  n°23 Appassionata de Beethoven qui suit percute la foule comme un train en marche avec sa vive allure et sa puissante destructrice. Le compositeur en avait fait un impétueux torrent de puissance tourmentée, le pianiste le met en exergue avec sa coutumière honnêteté. Un tonnerre d’applaudissement accueille l’entracte, il est temps de souffler.

La salve d’applaudissement finale se double d’une standing ovation debout, émouvante et vibrante

La seconde partie du concert débute avec trois intermezzos de Brahms plus doux, romantiques et berçant presque l’audience. Quand surviennent Albéniz et Larregla, la surprise le dispute à l’éblouissement. Les rythmes andalous embarquent les auditeurs dans les paysages méditerranéens de l’Hispanie éternelle.

La foule reconnait le célèbre Asturias habituellement interprété à la guitare. Quand le concert se cloture, la foule réclame un rappel, elle en obtiendra trois. Pas d’informations à maintenant sur leur contenu, elles devraient arriver très prochainement. Tandis que le 3e rappel se finit, la salve d’applaudissement finale se double d’une standing ovation debout, émouvante et vibrante. Un génie est passé sur la scène du TCE, l’audience ne s’y est pas trompé, lui rendant un nécessaire hommage conforme à sa classe internationale.

Free to Run, un documentaire sportif au féminin de Pierre Morath au Festival 2 Valenciennes

Free to Run, de Pierre Morath
Free to Run Photo © DCM Filmverleih

Free to Run, un documentaire sportif au féminin de Pierre Morath au Festival 2 Valenciennes

Free to Run est un film documentaire de Pierre Morath centré sur la course. On ne peut pas courir en robe ou en jupe. Comment devenir champion avec des talons hauts ? Et puis les cheveux bordel, les cheveux dans les yeux ! Les filles ne peuvent pas courir. En tout cas, pas comme les garçons. Qu’elles courent dans leur jardin, mais qu’elles laissent aux hommes, aux mâles, la piste rouge des stades.

 Il y a cinquante ans, ce genre de propos serait normal, et absolument pas dégradant. La course à pied était il y a un demi siècle une pratique uniquement masculine. Et en plus d’être une discipline virile, elle devait être encadrée par une structure sportive. Faire son jogging ou courir librement dans les rues, les parcs, sur les routes étaient des activités mal perçues. Court, le fou !

La course à pied était il y a un demi siècle une pratique uniquement masculine.

On ne courrait pas dans les parcs le week-end. Les hommes foulaient la terre battue en suivant des règles strictes, sous le joug d’un coach trop bruyant et de l’institution d’athlétisme. Aujourd’hui, la course à pied n’est plus uniquement une affaire de club et de performance, mais elle se retrouve partout. Hommes, femmes, enfants, personnes âgées, tout le monde court ! Le documentaire Free to Run de Pierre Morath montre comment la course à pied est passée d’une pure activité physique institutionnelle réservée aux hommes, à une foulée militante, une foulée libre.

L’équipe du documentaire a mis huit ans pour donner naissance au film. Quand les financements se sont trouvés, c’était parti. Il a fallu chercher une quantité incroyable d’images d’archives, trouver les premiers joggeurs de New York, organiser des entretiens avec des paires de jambes légendaires de l’histoire athlétique. Et le résultat est surprenant. Ce n’est pas simplement un documentaire sur la course. C’est autre chose. C’est une démonstration : l’homme court pour être libre. Nombreuses personnes le disent, on ne court par pour la perf, mais pour le principe. La sensation des kilomètres avalés soigne le corps et l’esprit.

Free To Run est une bouffée d’air frais.

Les femmes n’étaient donc pas autorisées à courir dans des clubs, et étaient mal vues si elles courraient seules. Pourquoi ? L’homme explique : « Nous, nous sommes des beaux gosses, biceps ok, cuisses monstrueuses, gueules sympa. Imaginez les courbes d’une frêle femme détruites par le sport ! Elles ne peuvent être viriles ! ». Le mâle ne veut pas voir le féminin courir. Mais cette vision étriquée sera vivement combattue par des fortes têtes comme Kathrine Switzer, première femme à montrer que l’homme n’est pas le seul à pouvoir parcourir un marathon sans mourir, ou comme Fred Lebow, qui va populariser la course à pied à New York en créant la course reine, le marathon de New York, et notamment permettre aux femmes d’avoir un marathon destiné (ce qui permettra l’entrée de la discipline femme aux Jeux Olympiques). Et d’autres encore !

Free To Run est une bouffée d’air frais. Même si il y a quelques longueurs, le documentaire n’en reste pas moins quelque chose de fichtrement réussi, profondément sensible, et lourd de sens.

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Free to Run, de Pierre MorathDes rues de New York aux sentiers des Alpes suisses, hommes et femmes, champions ou anonymes… Ils sont chaque année des dizaines de millions à courir. Il y a 40 ans, la course à pied était encore considérée comme un acte marginal, une pratique quasi déviante cantonnée aux athlètes masculins et à l’enceinte des stades. «Free to Run» retrace la fabuleuse épopée de ce sport solitaire devenu passion universelle. Le nouveau film de Pierre Morath est un hymne à la gloire de la course libre et de ceux qui la font exister.

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : 1h39
Réalisateur :  Pierre Morath
Avec :  Philippe Torreton
Genre : Documentaire

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Le Songe d’une nuit d’été … en attendant l’été


Le Songe d’une nuit d’étéLe Songe d’une nuit d’été … en attendant l’été

Ah Shakespeare … éternel Shakespeare. Sa comédie, Le Songe d’une nuit d’été, est déjà 4 fois centenaire !

Et toujours de nouveaux téméraires se lancent ! Jusqu’au 8 mai au théâtre Le Proscenium, une petite troupe improbable née d’une passion et non d’une profession commune, tente l’aventure. Ils avaient pris l’habitude de se réunir chaque semaine pour prendre des cours, aujourd’hui, il y a les spectateurs en plus mais ils jouent ensemble toujours. L’action se déroule à Athènes où un quatuor de jeunes amoureux contrariés n’arrive pas à concilier les souhaits d’un père et les inclinations de leur cœur.

Hermia aime Lysandre et Lysandre aime Hermia. Démétrius aussi chérit la belle et, avec la bénédiction de son géniteur, veut l’épouser de bonne heure. Hermia le rejette pourtant alors qu’Hélène l’aime éperdument. Un nœud gordien amoureux donc, auquel la reine et le roi des fées viendront se mêler tandis qu’une troupe d’artisans rustres répètent une pièce de théâtre. Leur point commun : le lieu.

Le sublime et la poésie de Shakespeare se perdent dans la précipitation.

Complexe l’histoire ? Assurément. A ceux qui n’ont pas lu le texte au préalable, il sera d’ailleurs moins aisé de suivre l’action. Parce que la pièce manque de respiration, de repos, de périodes d’assimilation. Le sublime et la poésie de Shakespeare se perdent dans la précipitation. Mais le corolaire, c’est leur dynamisme : ils donnent tout et ils ont beaucoup à donner. Les échanges sont vifs, les corps très sollicités et ils passent, en deux claquements de doigt, du tragique au comique, ils endossent même, chacun, les costumes de 2 ou 3 personnages différents. Cet entrain communicatif se double d’une complicité manifeste.

Débrouillards, avec peu de moyens, ils ont réussi une mise en scène originales et modernes. La salière pour philtre d’amour ou l’IPad dans les mains de Philostrate, ordonnateur des fêtes d’Athènes, étonnent mais ne détonnent pas ! En résumé, une énergie, une complicité et des trouvailles dans la réalisation qui pardonnent leur technique pas encore parfaite et le manque de souffle de la pièce. Ils sont jeunes, enthousiastes et ils ont tous un boulot à côté aussi, il ne faut pas l’oublier !

Dates : du 19 mars au 8 avril 2016
Lieu : Théâtre le Proscenium (Paris)
Auteur : William Shakespeare
Metteur en scène : Flavie Fontaine
Avec :  Benoît Durand, Christelle Florence, Stéphane Martins, Maïté Merlot, Frédéric Moulin, Emilie Ramet, Matthieu Sautel, Véronique Vasseur

Ultimo Tango, film musical et magnifique de German Kral au Festival 2 Valenciennes

Ultimo Tango, de German Kral
Ultimo Tango Photo © Gabriela Malerba

Ultimo Tango, film musical et magnifique de German Kral

Pour faire un documentaire sur le tango, German Kral chercha le profil qui serait apte à symboliser cette danse. Après enquête, il tombe face à María Neves Rego. Trente secondes suffisent pour qu’il comprenne que cette femme de quatre-vingts ans doit être le moteur de son documentaire sur le tango. Et comme le tango se danse à deux, il a fallu chercher le partenaire de María : Juan Carlos Copes.

Passion amoureuse, haine et dépendance à l’autre pour faire tanguer les jambes et miroiter les yeux, sont quelques traits que l’on peut dégager du documentaire de Kral. María et Juan se rencontrent très tôt. Ils deviennent partenaires de tango. María raconte que le tango était une activité de pauvres. Une paire de chaussures et deux jambes suffisaient. Et c’est dans les salons de danse, à foison dans les années 50’ et 60’, qu’ils commencent à tanguer ensemble. Ils deviennent rapidement le couple de tango de Buenos Aires.

Passion amoureuse, haine et dépendance à l’autre […]

 Ce même couple qui fera que le tango claque aujourd’hui ses talons partout dans le monde. Ultimo Tango puise sa force dans la relation particulière qu’ont eu Juan et María. Partenaires d’une vie. Amant et amante. Cocu et cocue. La passion a fait son écart quand chacun à un moment donné a préféré prendre son pied.
María Nieves crève l’écran. Elle porte le film. Seule aujourd’hui, la reine de Buenos Aires dégage quelque chose d’incroyablement puissant. C’est une fauve. Elle a passé sa vie à danser et fera certainement claper ses chaussures compensées sur le bois de sa boîte mortuaire. Enchainant les clopes sans retenue, elle dévore le film. Elle en devient le centre. Kral pensait faire un documentaire sur le tango. Il en a fait un biopic sur María.

Les images sont belles, la lumière est impeccable, les chorégraphies sont incroyables.

Ultimo Tango est visuellement beau. Les images sont belles, la lumière est impeccable, les chorégraphies sont incroyables. German Kral a fait le choix de mettre en scène son documentaire. Les images d’archives sont maigres. Mais suffisantes. On entend et on voit Juan et María. Des acteurs, tous d’excellents danseurs, jouent le rôle du couple lorsqu’ils étaient plus jeunes. En parallèle des mots de la baronne et du baron, ces acteurs font danser leur corps pour redonner vie à des moments d’histoire. Kral navigue entre de la reconstitution, où sa petite équipe tente en discutant avec Juan et María de percer le secret tango, et des images spontanées. D’ailleurs, cette spontanéité est menée par le couple. Et c’est sans doute ces moments délicieux qui font le charme du documentaire. À ce propos, le genre documentaire peut être discuté. Parfois, nous avons la sensation de tomber dans de la narration imagée, qui frôle de deux doigts la fiction. Autre petit hic, quelques longueurs. On attendrait d’un documentaire sur le tango un rythme millimétré. Or, les courbettes de la docu-fiction tendent à la minute de trop.

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Ultimo Tango, de German KralPassions amoureuses. L’histoire de Maria et Juan, les deux plus célèbres danseurs de la légende du tango.

Sortie : le 4 mai 2016
Durée : 1h25
Réalisateur :  German Kral
Avec :  inconnus
Genre : Documentaire, musical

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Dora ou les névroses sexuelles de nos parents, film de Stina Werenfels

Dora ou les névroses sexuelles de nos parents
Dora ou les névroses sexuelles de nos parents
Film de Stina Werenfels

Dora ou les névroses sexuelles de nos parents interroge sur la sexualité des handicapés mentaux

Le film de Stina Werenfels se concentre sur Dora, jeune handicapée mentale couvée par des parents qui ne l’ont pas vue grandir. Quand elle fête ses 18 ans, elle revendique son autonomie, son droit à l’amour et ses aspirations à une sexualité ordinaire. Mais l’absence de discernement l’expose aux dangers d’individus sans scrupules et pose la question de sa vulnérabilité dans un monde d’adultes cyniques.

L’amour devient un casus belli différenciant qu’elle ne supporte plus.

Dora ou les Névroses sexuelles de nos parents évoque radicalement le sujet de la sexualité des handicapés mentaux. Hasta La Vista de Geoffrey Enthoven se concentrait en 2012 et avec humour sur la question des handicapés physiques et brisait la barrière avec honnêteté. Le droit à une sexualité normale est une aspiration légitime car réfléchie et désirée. La jeune Dora a un âge mental bloqué à l’enfance mais vit dans un monde d’adultes. Elle s’enthousiasme des ballons et cotillons de sa fête d’anniversaire, ses amis ont un handicap similaire et ses parents la protègent contre elle-même. Tandis que Dora surprend son père et sa mère en pleins ébats amoureux, une impulsion la guide vers autrui pour réclamer un amour qu’elle perçoit comme manquant à son existence.

Car Dora perçoit le regard d’autrui et les réflexions qui la mettent dans une case qu’elle refuse. Handicapée mentale certes mais pas hermétique aux sentiments d’autrui. Sa différence l’obsède de plus en plus et l’amour devient un casus belli différenciant qu’elle ne supporte plus. Dora ne perçoit cependant pas que l’amour ne se réclame pas, il se construit et se vit, processus compliqué dont Dora ne saisit pas toutes les nuances. Sentiments amoureux et ébats se brouillent dans un esprit qui simplifie à l’excès et ne fait pas de différenciation. La rencontre avec un homme ambigu la confronte au plaisir tant réclamé. Et le sujet devient brulant. Abuse-t-il vraiment d’elle alors qu’elle le perçoit comme son « amoureux » et que le plaisir survient ? Pas de violences, pas de contrainte, les relations sont librement consenties. La question se déplace sur le rôle des parents de Dora, incapables de faire face à la situation et de lui fournir des explications propres à l’éveiller.

Le film flirte avec la ligne rouge et la crainte d’assister à l’indescriptible obnubile le spectateur. Le viol, la violence ou l’insupportable sont des risques ignorés par l’innocente Dora mais pourtant bien réels. Les parents revendiquent la liberté pour eux mais peinent à l’appliquer à leur fille. Confrontée à un amour à sens unique et coupé de toute profondeur sentimentale, l’impasse est inévitable. Le film privilégie un réalisme cru, non sans pudeur mais sans tabous. L’actrice Victoria Schulz interprète avec force l’héroïne, mélangeant interprétation et réalité.

Un film qui interroge et aborde un sujet souvent tabou pour le rendre très tangible. Les questions du droit à l’amour dans un contexte de vulnérabilité ne trouvera pas de réponse du jour au lendemain. Après une présence remarquée à la Berlinale 2015 ainsi qu’à d’autres festivals, le film sera présenté prochainement au Festival de Femmes de Créteil, pour un choc bien prévisible. Ne reste plus qu’à attendre une date de diffusion dans les salles françaises.

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Dora ou les névroses sexuelles de nos parents

Alors que sa mère décide de ne plus lui administrer de médicaments, Dora, jeune handicapée mentale de dix-huit ans, commence à s’épanouir. Mais quand Dora découvre sa sexualité, sa lutte pour son indépendance devient de plus en plus risquée. Au grand dam de sa mère, Dora a une relation sexuelle spontanée avec un homme ambigu, évidemment épris de cette sensualité décomplexée. Comme cette rencontre se mue en liaison secrète, les parents de Dora se battent pour protéger leur enfant vulnérable… Rude, cru, organique, Dora s’inscrit dans une réalité sans ltre. Aux antipodes du reportage sociologique, le lm s’appuie sur le jeu exceptionnel des comédiens.

 

Sortie : Pas de date de sortie
Durée : 1h28
Réalisateur : Stina Werenfels
Avec : Victoria Schultz et Lars Eldinger
Genre : Drame

West coast, bande annonce du futur film de Benjamin Weill

West coast
West coast Photo © Julien Panié

West coast, bande annonce du futur film de Benjamin Weill

Benjamin Weill nous prépare un nouveau film : West coast qui sortira sur nos écrans le 27 avril 2016. Après avoir réalisé, Les Infidèles en 2012, Mea Culpa et La crème de la crème en 2014, voilà Benjamin Weill qui nous présente West coast, une comédie qui va nous surprendre et nous faire rire ! L’histoire ne se passe pas sur la côte ouest des Etats-Unis, mais sur la côte ouest française ! En Bretagne, pour être plus précis. Et les héros du film ne sont pas des vrais « bad boys » mais plutôt des ados en pleine crise !

Prêts pour affronter leurs énormes bêtises et vivre leurs aventures de mauvais gars ? Alors, rendez-vous au cinéma pour les rejoindre dès le 27 avril !

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West coastCopkiller, Flé-O, Delete et King Kong ne jurent que par leurs casquettes taguées, jeans baggy et chaînes en or de gangsta rappeurs. Mais ces bad boys de la West Coast sont en réalité Malo, Erwan, Loïc et Brieuc, quatre adolescents maladroits et boutonneux et ils habitent en effet sur la côte ouest… mais à Plougoumelen en Bretagne ! La veille des grandes vacances, Sylvain, un élève populaire, les humilie devant toute la classe. Mais on ne touche pas à leur « Gang » comme ça. Les quatre amis d’enfance décident d’aller à la fête qui réunit tout le collège pour reconquérir leur réputation. Voler un revolver, le perdre, fumer son premier joint, échapper aux gendarmes, ne jamais avoir été aussi proche d’une fille en sous-vêtements… En une journée, Copkiller et sa bande vont vivre la dernière aventure de leur enfance, celle qui restera gravée pour toujours dans leur mémoire.

Sortie : le 27 avril 2016
Durée : 1h20
Réalisateur : Benjamin Weill
Avec : Devi Couzigou, Victor Le Blond, Mathis Crusson

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Robyn Bennett & Bang Bang en concert le 17 mars au Café de la Danse, à Paris

Robyn Bennett & Bang Bang
Robyn Bennett & Bang Bang Photo Single

Robyn Bennett & Bang Bang en concert le 17 mars au Café de la Danse, à Paris

Robyn Bennet & Bang Bang nous revient avec son tout nouveau single : The song is you, déjà disponible, et en écoute ci-dessous. Son album sortira le 8 avril. En attendant, vous pourrez aller l’écouter et la fêter le 17 mars au café de la Danse, à Paris. Réservez vite votre place ! RV sur sa page Facebook pour découvrir toutes les dates de sa tournée !

Communiqué de presse :

Venue des Etats-Unis, Robyn BENNETT nous délivre des mélodies entêtantes, des cuivres explosifs et des rythmes irresistibles accompagnées par des sonorités jazzy. L’atmosphère «rétro-chic » qui s’en dégage, avec sa voix remarquable, ses musiques contagieuses, ses ballades nostalgiques et son swing dansant, fait merveille.

Après plus de 15 ans de scène entre New-York et l’Europe, elle présente son nouvel opus avec un 1er single, rendez-vous le 8 avril pour découvrir l’album complet !!
Jazz, swing, funk, rock country ou encore blues sont au rendez-vous pour une prestation live qui marque les esprits et qui réchauffe les cœurs !! Sur scène le 17 mars au Café de la Danse à Paris et en tournée dans toute la France !

New Single : The song is you :

Merci Patron ! un film désopilant et triste de François Ruffin

Merci Patron ! un film désopilant et triste de François Ruffin
Merci Patron ! Photo © Jour2fête

Merci Patron ! un film désopilant et triste de François Ruffin

François Ruffin, franco-belge, s’intéresse depuis toujours, en tant que journaliste, à la fermeture de grosses entreprises et ses conséquences. Cette fois-ci, il va aller encore plus loin dans ses investigations car il décide de tout filmer, à l’insu de l’autre. Et l’autre, c’est qui ? Bernard Arnaud, l’homme le plus riche de France.

L’histoire de Merci patron ! est toute simple : l’usine Kenzo, à Poix-du-Nord, a fermé ses portes, mettant au chômage près de deux cents personnes, dont la famille Klur. Un costume cousu en Pologne coûte 30€ alors qu’à Poix du Nord, il coûtait 100€. Alors, on délocalise. Les gens du Nord ont travaillé toute leur vie pour LVMH dont le patron n’est autre que Bernard Arnaud. Ils sont licenciés, tous, et sont dans la m… mais ce n’est pas grave. Qui va s’en soucier ?

Son film est plein d’humour, de dérision, d’émotion […]

Mais c’est sans compter sur François Ruffin. Lui, il va s’y intéresser de très près à ces gens-là, et plus particulièrement à la famille Klur, menacée d’expulsion car ne pouvant plus payer ses dettes. Le journaliste va avoir une idée géniale, aidée d’une ex-déléguée CGT de l’ex-usine… Ils vont essayer de piéger le patron de LVMH. Il faut dire que François Ruffin a essayé de l’aborder de nombreuses fois, le très grand (par le porte-monnaie) Arnaud et s’est toujours fait salement remballer. Cette fois-ci, avec l’aide des Klur, il espère réussir ! Son film est plein d’humour, de dérision, d’émotion et franchement même si le sujet est grave et véridique, et triste, on ne peut s’empêcher de rire ! François Ruffin a réalisé son film avec l’équipe de son journal Fakir et n’hésite pas à nous entrainer dans une douce folie à laquelle on se laisse gentiment entrainer. Il va tout faire pour piéger le grand patron de LVMH.

Un film à la fois drôle et triste car tellement vrai.

Bien sûr, on est à fond avec lui et la mayonnaise prend immédiatement. Et toujours avec beaucoup d’humour : «  Moi je suis là pour renouer le dialogue social. J’ai vu des délégués CGT et même des délégués CFDT qui disaient du mal de Bernard Arnault alors j’ai décidé de réconcilier la France d’en haut avec la France d’en bas et de les amener à se parler parce qu’en fait ce qui se passe dans ce pays c’est le manque de dialogue. Si les gens se parlaient il en serait fini de la lutte des classes ». (source reservoirposts)

Pas de publicité pour ce « petit » film, mais un film largement plébiscité par les cinéphiles … de gauche et pas que ! Le succès qu’il reçoit est tel qu’il continue à être diffusé dans pas mal de cinémas en France ! Et à chaque fois, il est applaudi, paraît-il !!! Alors, allez le voir, vous ne serez pas déçu et en plus, vous allez rire et repartir gonflé à bloc ! Il paraît qu’en plus aucune critique sur ce film n’a été publiée dans le journal « Parisien », propriété de qui ? Vous vous en doutez de LVMH. Censuré le film de Ruffin ! En France, eh ben, oui, la censure, ça existe. (marianne.net). Alors, du coup, Publik’art vous demande de faire passer le message du dialogue social et s’offre le luxe de lui décerner son coup de cœur ! Un film à la fois drôle et triste car, hélas, tellement vrai. Longue vie à Merci patron ! et merci surtout à François Ruffin qui a osé s’attaquer à l’intouchable !

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Merci Patron ! un film désopilant et triste de François RuffinPour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison. C’est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le coeur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre un Goliath milliardaire ? Du suspense, de l’émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picards réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l’homme le plus riche de France ?

Sortie : le 24 février 2016
Durée : 1h24
Réalisateur : François Ruffin
Avec : inconnus
Genre : Documentaire

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Féline, pièce poétique mais obscure à l’Aktéon Théâtre

Féline

Féline, pièce poétique mais obscure à l’Aktéon Théâtre

Féline à l’Aktéon Théâtre met en scènes trois femmes. Elles se livrent et se mettent à nu. Leurs pensées secrètes sont dévoilées dans des confessions poétiques et débridées. Elles parlent d’elles, de leurs rêves et de leurs angoisses. Les monologues croisés interpellent mais pêchent par un excès d’obscurité nébuleuse.

Leur hermétisme interroge tant sur le fond que sur la forme

Féline fait cohabiter poésie et surréalisme dans une ambiance pesante et troublante. La mise en scène minimaliste privilégie le jeu d’actrices mises à nues mais non point dénudées. Les confidences invoquent petits moments du quotidien et obsessions intimes. Les 3 personnages semblent incarner différentes faces d’une même réalité, cette femme complexe et à jamais insatisfaite. La pudeur le dispute aux aveux délurés. Le fond de la scène cache un personnage mystérieux sous d’épais draps froissés, comme une bête tapie dans l’ombre qui agrippe les corps pour assouvir son insatiable appétit.

Des considérations existentielles s’égrènent au fur et à mesure de changements d’accoutrements symboliques. Mais si les apartés enchainent de belles pensées poétiques, leur hermétisme interroge tant sur le fond que sur la forme. Les femmes sont complexes et semblent se compliquer inutilement la vie. Tant de proximité avec les personnages interroge sur leur vie, leur quotidien, leur travail ou leur enfance. Tant de sujets non abordés et laissés de côté. Le réalisme n’est abordé que par le petit bout de la lorgnette et l’onirisme est ostensiblement privilégié, au risque de perdre quelques spectateurs en route…

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Féline, c’est cet appétit insatiable, urgent. C’est cette envie d’y croire et d’y croire toujours. Féline, c’est se dire qu’on est l’héroïne de sa propre histoire. Féline, c’est cette angoisse aussi. Féline, c’est le chemin de trois femmes exaltées : Blanche, Lou et Pomme qui révèlent avec poésie, sensibilité et insolence des pensées inavouables, le cœur de leur intimité…

Féline c’est oser se livrer pour se dépasser mais c’est aussi le jeu sans filet de ce trio face à un personnage énigmatique : un homme zébré qui jubile en les écoutant et les pousse à devenir une seule et même FEMME FÉLINE. La pièce oscille entre confidences troublantes, dialogues quotidiens et surréalisme, elle exalte le mystère et le fantastique du puissant vertige de l’impact amoureux. Poussée par le désir, la femme qui se sent chatte, oiseau, dinde, tigre, entraine avec sincérité et dérision le spectateur dans un voyage où les sensations en sont le paysage.

Dates : Du 19 dévier au 19 Mars 2016
Lieu : Aktéon Théâtre (Paris)
Metteur en scène : Mathieu Farhi
Avec : Marie-Emilie Michel en alternance avec Delphine Alexandre, Christelle Beausire, Laura Mokaiesh, Sébastien Martin

Boitelle et le café des colonies : une BD de Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice (Grand Angle)

Boitelle et le café des colonies Boitelle et le café des colonies : une BD de Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice (Grand Angle)

Boitelle et le café des colonies est l’adaptation en bande-dessinée d’une nouvelle de Maupassant, parue en 1889 dans l’écho de Paris. Dider Quella-Guyot nous livre ici sa version très touchante de Boitelle, ce pauvre homme dont le métier était de réaliser toutes les sales besognes, telles que vider le purin ou creuser des trous.

Boitelle en a malheureusement bien conscience, et trouve sa vie bien triste. Il nous raconte ici comment il est passé à côté d’une vie meilleure alors qu’il n’avait que vingt ans. En effet, alors soldat au Havre, il rencontre un jour, devant le café des colonies, une charmante jeune femme de couleur dont il tombe éperdument amoureux. Il décide de l’épouser, à la seule condition que ses parents l’acceptent. Malheureusement, le racisme à cette période est bien trop virulent, et le couple de paysans, même s’ils apprécient la jeune femme, refuse que leur fils l’épouse. Voilà comment il se retrouve aujourd’hui dans cette position.

Les dessins de Sébastien Morice sont d’une très grande qualité pour illustrer ce récit. Les personnages y sont très expressifs et la colorisation nous fait penser à un film d’animation. On regrette néanmoins que Boitelle et le café des colonies soit si court !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Malmené par la vie, le père Antoine Boitelle se remémore sa chère jeunesse : lorsqu’il était soldat au Havre, à rêver devant les navires en partance pour les pays lointains ; son coup de foudre pour la belle Norène, une jeune Africaine serveuse au Café des colonies. Si le jeune Antoine vécut une immense passion, il se heurta également à la laideur du racisme quotidien et à la résistance de ses parents, paysans, face à un mariage beaucoup trop « coloré » à leur goût.

Date de parution : le 6 janvier 2016
Scénariste(s) : Didier Quella-Guyot
Dessinateur(s) : Sébastien Morice
Editeur : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages)
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