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Golden Globe 2016 : le palmarès en infographie

Golden Globe 2016 : le palmarès en infographie

Après avoir donné nos pronostics avec quelques confrères, voici venue l’heure de découvrir le palmarès complet des Golden Globe 2016 en partenariat avec Canalsat et Ciné + ! par Sans surprise, c’est The Revenant qui en sort vainqueur, avec Seul sur MarsCôté série, la série produite par Amazon Mozart in the Jungle remporte deux prix plus que justifiés (Meilleure série comique et Meilleur acteur de série comique avec Gael Garcia Bernal). A noter aussi le prix reçu par Mr Robot comme meilleure série dramatique (qui succède donc à The Affair en 2015 et à Breaking Bad en 2014). Petite surprise, enfin, avec l’apparition de Lady Gaga parmi les récompenses…

Le palmarès des Golden Globe 2016 :

Meilleur film dramatique : The Revenant
Meilleure comédie ou comédie musicale : Seul sur Mars
Meilleur acteur dans un film dramatique : Leonardo DiCaprioThe Revenant
Meilleur acteur dans une comédie : Matt DamonSeul sur Mars
Meilleure actrice dans un film dramatique : Brie Larson, Room
Meilleure actrice dans une comédie : Jennifer Lawrence, Joy
Meilleur acteur dans un second rôle : Sylvester Stallone, Creed – L’Héritage de Rocky Balboa
Meilleure actrice dans un second rôle : Kate Winslet, Steve Jobs
Meilleur réalisateur : Alejandro Gonzalez InarrituThe Revenant
Meilleur film étranger : Le Fils de Saul (Hongrie)
Meilleur film d’animation : Vice Versa
Meilleure série dramatique : Mr. Robot (USA)
Meilleur acteur (série dramatique) : Jon Hamm, Mad Men
Meilleure actrice (série dramatique) : Taraji P. Henson, Empire
Meilleure série comique : Mozart in the Jungle (Amazon)
Meilleur acteur (série comique) : Gael Garcia Bernal, Mozart in the Jungle
Meilleure actrice (série comique) : Rachel Bloom, Crazy Ex-Girlfriend
Meilleure mini-série ou film de télévision : Wolf Hall (PBS)
Meilleur acteur (mini-série ou film de télévision) : Oscar Isaac, Show Me A Hero
Meilleure actrice (mini-série ou film de télévision) : Lady Gaga, American Horror Story

Infographie des Golden Globe 2016

Résultats du concours : Tony Carreira, 4 chanceux

Résultats du concours : Tony Carreira

 

 

Vous avez été 1.117 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 4 heureux gagnants de 2 places de pré-écoute de son album sont :

Michelle Pierre, Magalie Meireles, Michel Campagnolle et Myriam Delille

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

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Brothers, un film de Vidhu Vinod Chopra

BrothersBrothers, un film de Vidhu Vinod Chopra

Avec Brothers, Vidhu Vinod Chopra signe le remake de son propre film indien Parinda, réalisé en 1989. Un film noir où l’amour fraternel se trouve directement menacé par un gangster violent et jaloux, prêt à tout pour le détruire. Un beau film que des réalisateurs comme James Cameron ou Alfonso Cuaron n’ont pas manqué de qualifier de Chef-d’oeuvre.
Buddy n’est pas comme tout le monde. Petit déjà, il était moqué par ses camarades pour son côté simplet. Son petit frère Jacob veillait sur lui, bien que Buddy ne réalisait pas toujours que les rôles étaient inversés. Ce grand frère plein de bonne volonté, désireux d’incarner le protecteur de la famille après le décès brutal de leur père, s’est laissé approcher par un dangereux gangster pour subvenir aux besoins de la famille…

Quelques années plus tard, Jacob est devenu violoniste à New York et envisage de se marier. Avant cela, il compte retourner voir son frère pour lui demander d’être son témoin. Une fois sur place, Jacob va découvrir que les rêves de Buddy sont restés les mêmes durant toutes ces années, comme cristallisés. Le plus grand d’entre eux étant de réaliser celui de son petit frère : lui offrir un ranch au bord de l’eau. Mais ce cadeau cache une réalité meurtrière dans laquelle Jacob va brusquement tomber. Ce dernier va alors tout faire pour sortir son grand frère d’une spirale infernale, sous l’emprise d’un gangster placide mais très violent.

Un film puissant, noir et beau.

D’une grande tension, Brothers jouit d’un scénario très habile, jouant sur l’ambiguïté de ses personnages, plus particulièrement de Buddy, déficient mental à l’esprit insondable. Sans cesse sur le fil, on s’interroge à chaque instant à son sujet. Incontestablement très dangereux et impassible, il peut à tout moment basculer dans une colère noire et tout détruire autour de lui. Facilement manipulable, il est transformé en une arme redoutable par son employeur qui souhaiterait la retourner contre Jacob. Si durant tout le film, le suspens ne nous lâche pas, on ne pourra s’empêcher de relever son côté manichéen un peu agaçant. Mais c’est certainement la seule ombre au tableau.

Les deux frères nous offrent des sensations profondes dans des non dits bavards à travers des personnalités complexes et nuancées qui s’allient dans un amour fraternel fusionnel. Dans son esprit crédule d’un enfant de six ans, l’un abrite de violentes tempêtes tandis que l’autre, petit frère, est aussi fragile que réfléchi. Une complémentarité quasi-parfaite que seuls les liens du sang peuvent offrir. Avec abnégation, dans un combat qui semble perdu d’avance, le petit frère va puiser dans les faiblesses de Buddy pour en faire sa force et se battre avec ses tripes.

Ne lésinant pas sur les symboles, Brothers offre ainsi le très beau scénario d’un polar noir qui se charge d’émotions dans la complicité de deux frères que tout oppose. Magnifié par une réalisation aussi inspirée que poétique, le film offre une photographie élégante de western moderne balayé par la poussière.

Les acteurs sont quant à eux hors normes. Anton Yelchin et Chris Marquette sont les deux frères. Ils ne les incarnent pas seulement. Une performance en duo qui laisse bouche bée et ne fait surtout pas regretter l’absence de Ben Foster, Val Kilmer, Nicolas Cage ou encore Mickey Rourke approchés pour le film. Les deux acteurs portent le film et lui donnent sa véritable dimension de chef d’oeuvre.

Comme une leçon de cinéma, Brothers feint le funambule à l’équilibre précaire avec beaucoup d’élégance. Un film puissant, noir et beau.

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Jacob et Buddy sont deux frères que tout sépare. Promis à un brillant avenir de violoniste à New York et sur le point de se marier, Jacob rend visite à son frère dans sa ville natale au Texas. Il y découvre que Buddy est manipulé par un baron du crime local, qui a fait de lui un tueur à gages impliqué dans une guerre avec un cartel mexicain. Jacob décide alors de sortir son frère de ce milieu…

Sortie : le 13 janvier 2016
Durée : 01h41
Réalisateur : Vidhu Vinod Chopra
Avec : Anton Yelchin, Vincent D’Onofrio, Thomas Jane, Chris Marquette
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Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir : l’inspiration singulière de Dorian Rossel

Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir : l'inspiration singulière de Dorian Rossel

Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir : l’inspiration singulière de Dorian Rossel

La Maman et la Putain, film culte de la Nouvelle vague, réalisé en 1972 par Jean Eustache (1938-1981), interprété par Bernadette Lafont, Françoise Lebrun et Jean-Pierre Leaud, qui mettait en scène un triangle amoureux, constitue le matériau phare transposé à la scène par Dorian Rossel. Et fait renaître, à l’instar de l’œuvre, avec légèreté, profondeur et une sourde désespérance, les territoires intranquilles de l’amour et du désir. Une réussite.

La musique des mots : brillante – souvent cruelle, crue parfois, toujours élégante – hypnotise comme le feraient des alexandrins et nous questionne encore avec force et désinvolture sur le rapport à l’autre et les possibilités d’un désordre amoureux.

[…] les trois comédiens sont exceptionnels de justesse et de vérité […]

Un homme (David Gobet), intello oisif, vit avec une femme (Dominique Gubster) avant d’en rencontrer une autre (Anne Steffens) et réfute le schéma traditionnel de l’éternel trio : homme / femme / maîtresse pour vivre cette situation dans un rapport apaisé et concerté.

Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir : l'inspiration singulière de Dorian Rossel

© Nelly Rodriguez

Ce désir de liberté et cet affranchissement s’observent alors, se commentent et se partagent à travers le prisme masculin – où le personnage se montre à la fois égoïste, détaché, lâche, sincère – et féminin qui voit les héroïnes confrontées à leurs contradictions (émancipation/possession) et le danger affectif d’une telle équation.

Cette expérience d’un autre modèle amoureux est propice à un jeu de séduction, à la fois introspectif et collectif des personnages aux prises avec ses enjeux, ses espoirs, ses errements, qui donne à voir ses limites à la transgression.

Le propos par son avant-gardisme et son ton libertaire pour l’époque témoigne d’une mise à mal des valeurs traditionnelles où la conception du couple se cherche en dehors des normes.

[…] la musique des mots : brillante […]

Par un jeu très rythmé et une mise en scène aussi personnelle que ciselée de Dorian Rossel, les trois comédiens David Gobet, Dominique Gubser et Anne Steffens sont exceptionnels de justesse et de vérité, où leur présence s’ancre naturellement dans une réalité sensible, intime et profondément humaine.

Un spectacle attachant porté par une inspiration singulière.

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Dates : du 5 au 31 janvier 2015 l Lieu Théâtre du Rond-Point (Paris)
Metteur en scène : Dorian Rossel l Avec : David Gobet Dominique Gubser Anne Steffens

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Beijing Stories, un film de Pengfei Song

Beijing StoriesBeijing Stories, un film de Pengfei Song

Des quartiers démolis à la ville souterraine habitée par des milliers de travailleurs, beaucoup subissent la vie que leur offre Beijing, malgré sa croissance exponentielle. Mais les rêves perdurent, et la douceur émerge là où on ne l’attendait pas. Pour son premier long-métrage, Pengfei signe un film touchant et éclairant.

Dans ce film peu bavard, la souffrance sociale est peinte sans pathétique, mais avec bienveillance, par un réalisateur très attaché à la culture chinoise.

Corruption, quartiers détruits, spéculation immobilières, Beijing Stories donne à voir le mille-feuille d’une ville. Ici, les histoires de « démolitions et relogement », incarnées dans celle de Jin, sont fréquentes. Des quartiers entiers sont rachetés par des promoteurs pour être rasés et devenir des emblèmes de modernité. En de longs plans fixes, la caméra est posée devant ce spectacle implacable, nécessaire à la croissance folle de Beijing. Jin et sa femme négocient patiemment avec des commerciaux fourbes pour ne pas partir plus pauvres qu’ils ne le sont déjà. Leur rêve, mentionné avec pudeur, serait d’habiter une villa en bord de lac…

Dans ce film peu bavard, la souffrance sociale est peinte sans pathétique, mais avec bienveillance.

Un peu plus loin, et en souterrain, vit le peuple rampant, logé dans les caves mais qui, lui aussi, rêve. Venus de province pour travailler dans la capitale, ils sont appelés les « beipiao », les « errants de Beijing ». Pourtant, dans l’atmosphère rude et égoïste qui y règne, dénote la relation tendre et simple de Xiao Yun et Yon Le. Telle Ariane et son fil, Xiao Yun la gogo danseuse déroule une cordelette dans le labyrinthe des appartements souterrains pour guider le revendeur de meubles devenu aveugle.

La chambre de Xiao Yun est entièrement recouverte de sacs de shopping, comme un rappel permanent de la consommation qu’elle ne peut se permettre. Elle aspire à troquer son costume de gogo danseuse pour un tailleur, et pour un travail plus honorable.

Pour autant, et malgré la peinture sombre qui est faite de la vie à Beijing, les couleurs vives et les animaux viennent apporter une note d’humour et de légèreté. Portée par la superbe musique de Jean-Christophe Onno, la fin mélancolique, bien loin du happy ending, choisit de laisser en suspens le destin des personnages, laissant le spectateur tirer son propre enseignement de ces tranches de vie.

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Beijing. 23 millions d’habitants et une croissance urbaine démesurée. Sans cesse des quartiers sont détruits et reconstruits pour la nouvelle classe moyenne. Pour gagner sa vie, Yong Le récupère des meubles usagés dans les maisons abandonnées. Xiao Yun, elle, danse dans un bar. Tous deux habitent la « ville souterraine » et rêvent d’en sortir. Jin, lui, a sa maison. Il rêve pourtant d’ailleurs. Son quartier va être détruit. Il a accepté de partir mais il doit d’abord vendre sa maison à un prix décent. Trois rêves, trois destins, trois histoires de la ville. De la Chine d’aujourd’hui.

Sortie : le 6 janvier 2016
Durée : 1h15
Réalisateur : Pengfei Song
Avec :  Ying Ze, Luo Wenjie, Zhao Fuyu
Genre : Drame

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Top 10 Cinéma : notre sélection des meilleurs films de 2015

Top 10 Cinéma : notre sélection des meilleurs films de 2015

Après les top 10 littérature, théâtre et opéra / ballet, c’est au tour des nos chers films de passer à la moulinette. Et c’est Bénédicte de Loriol et moi-même qui nous y sommes collés. On peut dire qu’il y a quelques similitudes ! On vous laisse découvrir cela ! On aurait aimé retenir le film Mommy de Xavier Dolan mais il est sorti en octobre 2014… Petite info en passant, le réalisateur prépare un nouveau film avec Marion Cotillard, Léa Seydoux et Vincent Cassel. Il s’intitulera Juste la fin du monde. Voilà qui annonce la couleur ! On a quand même fait une entorse avec Whiplash sorti le 24 décembre 2014 (un film d’exception qui a certainement dû être absent de la plupart des top 10 de 2014 avec sa date de sortie tardive).

Top 10 Cinéma de Bénédicte de LORIOL :

1) Mustang de Deniz Gamze Ergüven
2) Whiplash de Damien Chazelle
3) Notre petite sœur de Hirokazu Kore-Eda
4) Une seconde mère de Anna Muylaert
5) Difret de Zeresenay Mehari
6) Une femme iranienne de Negar Azarbayjani
7) Hungry Hearts de Saverio Costanzo
8) Citizenfour de Laura Poitras
9) Nous trois ou rien de Kheiron
10) Au delà des montagnes de Jia Zhang-Ke

Top 10 Cinéma de Gaël BISSUEL :

1) Whiplash de Damien Chazelle
2) Foxcatcher de Bennett Miller
3) Mia Madre de Nanni Moretti
4) Le virtuose de François Girard
5) Mustang de Deniz Gamze Ergüven
6) Un plus une de Claude Lelouch
7) Amy de Asif Kapadia
8) Trois souvenirs de ma jeunesse de Arnaud Desplechin
9) A peine j’ouvre les yeux de Leyla Bouzid
10) Nous trois ou rien de Kheiron

Un Roméo et Juliette moderne signé Eric Ruf à la Comédie Française

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Une mise en scène moderne et risquée 

Plus de soixante ans que les amants de Vérone n’étaient pas montés sur les planches de la Comédie Française. Pourtant légendaire, la pièce de Shakespeare n’avait pas été donnée depuis 1954. C’est aujourd’hui le metteur en scène et administrateur général de la Comédie Française, Eric Ruf, qui propose de remettre au goût du jour ce mythe vieux de plus de 400 ans. Un mise en scène originale, moderne et risquée qui fonctionne pourtant plutôt bien.

Dates :  Jusqu’au 30 mai 2016
Lieu : Comédie Française (Paris) avec un lien si possible
Metteur en scène : Eric Ruf
Avec : Suliane Brahim, Jeremy Lopez, Pierre-Louis Calixte, Laurent Laffite, etc.

Etonnante : voilà comment cette version revisitée de Roméo et Juliette pourrait être résumée. Tout commence dans un bal populaire : les seules couleurs sont les robes pastels des filles, signées Christian Lacroix. Un homme chante au micro des airs populaires italiens.   Dans la salle, certains disent « c’est surjoué », d’autres « c’est dénaturé », mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ce Roméo et Juliette moderne fait effet. Le pari était risqué, le metteur en scène ayant volontairement souhaité effacer le côté « romantique » de la pièce initiale, au profit des caractères profonds des personnages qui l’animent. Il précise avoir posé un regard différent sur cette histoire d’amour « pour la débarrasser de tout romantisme écrasant, plaqué sur la rencontre de Roméo et Juliette, pour voir que cette histoire existe avant tout par sa fulgurance« .

Une mise en scène moderne dans un décor authentique et majestueux : une nouvelle lecture du texte de Shakespeare

En effet, dans ce Roméo et Juliette, la « rencontre » entre les deux amants reste anecdotique, Roméo (Jérémy Lopez) chante une chanson en italien dans une salle vide, où il va croiser Juliette (Suliane Brahim) par hasard. Quelques secondes seulement et on se croirait dans une série B, avec les rires qui vont avec. Les deux amoureux vont langoureusement s’embrasser sur le rebord d’un lavabo miteux. Trève de romantisme. Quelques minutes plus tôt, Roméo et ses acolytes Benvolio (Laurent Lafitte) et Mercutio (Pierre Louis-Calixte) s’adonnaient à des chorégraphies ridicules avant d’aller au bal. La salle rit. Quant au balcon fleuri de Juliette : aux oubliettes. Ici, le balcon est un mur de pierres vertigineux, de telle sorte à ce qu’on s’inquiète plus de la sécurité de Juliette que de la profondeur (relative) de ses propos. Oh Roméo, mon Roméo ! Les mythiques tirades de Juliette sont noyées par la majestuosité du décor. Et on ne s’y attendait pas : pari réussi, toute la salle est suspendue à cette acrobatie sans filet.

© Vincent Pontet, coll. Comédie-Française
© Vincent Pontet, coll. Comédie-Française

Côté décor, là aussi, le pari était risqué. C’est une ambiance sans fard ni couleurs, où des lavabos calcairisés et colonnes corinthiennes suffisent à accueillir les familles Montaigu et Capulet. Ce décor réalisé par Eric Ruf lui-même, fait écho à « une Italie pauvre où l’on observe sur les murs délabrés et beaux le souvenir d’une civilisation glorieuse« . Et cela fonctionne bien avec le choix de mise en scène adopté : sans romantisme, l’authenticité du décor ne dénature finalement pas grand chose et donne même un tout autre regard sur le texte de Shakespeare.

En définitive, ce Roméo et Juliette revisité fonctionne bien. C’est une lecture différente qui rompt avec le classicisme du texte original. Qu’on apprécie ou non, on n’en sort pas indifférent, ce qui fait de cette pièce un beau succès.

Synopsis : A Vérone, une rivalité ancestrale oppose Capulet Et Montaigu, corrompant toutes les couches de la société. cette haine ordinaire est régulièrement alimentée par des rixes et des crimes de sang qui rythment le quotidien. Lorsque Roméo Montaigu rencontre Juliette Capulet, naît immédiatement entre eux un amour dont ils savent l’éternité et pressentent la fin tragique. 

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Top 10 Opéra / Ballet : le meilleur de l’année 2015

Top 10 Opéra / Ballet : le meilleur de l’année 2015

Après le top 10 des pièces de théâtre sélectionnées par la rédaction, place à un top 10 encore plus pointu, encore une fois élaboré par notre rédacteur en chef Amaury Jacquet, fin connaisseur d’Opéra et de Ballet. La première place est attribuée à… Madame Butterfly de Giacomo Puccini, mise en scène de Bob Wilson ! On vous laisse découvrir la suite du classement ci-dessous :

Top 10 Opéra / Ballet d’Amaury Jacquet :

1) Madame Butterfly de Giacomo Puccini, mise en scène de Bob Wilson.
2) Alceste de Christoph Willibald Gluck, mise en scène d’Oivier Py.
3) Moïse et Aaron d’Arnold Shoenberg, mise en scène de Romeo Castellucci.
4) Wheeldon/McGregor/Bausch en résonance avec Pierre Boulez.
5) Benjamin Millepied, Jérôme Robbins, Georges Balanchine.
6) Au monde, opéra de Philippe Boesmans sur un livret de Joël Pommerat.
7) Don Giovanni de Mozart, mis en scène de Michael Haneke.
8) Ballet de l’Opéra : Nicolas Paul / Pierre Rigal / Edouard Lock / Benjamin Millepied.
9) Ballet Royal de Suède : Juliette et Roméo, Mats Ek.
10) L’anatomie de la sensation pour Francis Bacon par Wayne McGregor.

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Le livre des Baltimore, un livre de Joël Dicker

Le livre des Baltimore, un livre de Joël Dicker

Le livre des Baltimore, un livre de Joël Dicker

 

Il y a trois ans Joël Dicker écrivait La vérité sur l’affaire Harry Quebert, un très grand succès littéraire, vendu à 3 millions d’exemplaires et qui a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française et le Goncourt des Lycéens. Joël Dicker n’avait alors que 27 ans ! C’est donc avec beaucoup d’intérêt que Publik’Art a lu ce dernier livre de Dicker, Le livre des Baltimore, attendu avec impatience !

Joël Dicker avec son livre Le livre des Baltimore, durant près de 500 pages, nous raconte une saga familiale américaine, plus exactement celle de Marcus Goldman, le héros du second livre de Dicker, l’écrivain qui n’arrivait pas à écrire et qui a mené son enquête, quasi policière, sur Harry Quebert. Un livre qui nous a passionnés de la première page à la dernière.

Le livre des Baltimore serait-il le début d’une saga ?

Cette fois-ci, avec Le livre des Baltimore, l’histoire est totalement différente. On retrouve Marcus, certes, mais apparemment sans intrigue policière. Il va nous confier son histoire familiale, très à l’américaine. Il nous parle du Gang des Goldman formé de Marcus et de ses deux cousins chéris, Hillel et Woody. Les parents de Hillel sont très riches, beaucoup, beaucoup plus riches que ceux de Marcus. Et Marcus les admirent énormément. Ils ont tout, beaucoup plus que sa propre famille. Et dans ce livre, il est beaucoup question d’argent, à mon avis, beaucoup trop ! Marcus compare sans arrêt sa famille, de classe moyenne, à celle de ses cousins, beaucoup plus aisée, beaucoup plus riche, avec de nombreuses propriétés, toutes plus belles les unes que les autres.

Mais il est vrai que dès la première phrase, nous sommes happés par l’histoire. Dicker a le don d’écrire avec une grande simplicité et en même temps, de nombreux détails nous régalent. Ses portraits familiaux sont souvent drôles, et caricaturaux, mais sonnent assez vrais ! Assez vite, le Drame apparaît, avec un D majuscule, comme pour accentuer son importance. Et tout au long du livre, on se demande quel est ce Drame. L’histoire est surtout centrée sur les trois garçons, tous du même âge, et de leur amie, Alexandra, dont ils ont fait le serment de ne pas « toucher », alors qu’ils sont tous les trois amoureux d’elle. Mais la vie va se charger de bouleverser les donnes du jeu…

Le livre des Baltimore est un bon livre de vacances, avec tout ce qu’il faut pour que l’on s’attache aux héros, et encore davantage à Marcus. C’est à se demander si Marcus ne va pas réapparaitre dans un troisième livre ! On peut regretter la fin du roman, très rapide, trop rapide. Le Drame est expliqué en quelques lignes alors qu’il nous a fait stresser une bonne partie du roman. Drame non proportionnel au livre ! Et finalement, on retrouve le côté policier de Dicker : une intrigue liée au Drame. Que s’est-t-il passé ? Pourquoi ? Comment ?

Avec Le livre des Baltimore, on retombe un peu en enfance, voire plutôt en adolescence et on se régale des bêtises et des réflexions des jeunes. Dans le fond, les faits semblent un peu invraisemblables, comme l’adoption de ce Woody, mais peu importe, on y croit ! Et on aime !

Le livre des Baltimore serait-il le début d’une saga ? On s’en réjouirait ! On attend déjà avec impatience la suite !

 

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

4ème de couverture :

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.

Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.

Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

 

Date de parution : 30 septembre 2015
Auteur : Joël Dicker
Editeur : Editions de Fallois
Prix : 22 € (475 pages)
Acheter sur : Amazon

Joël Dicker

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Les 8 Salopards : la BO du film en libre écoute

Les 8 Salopards : la BO du film en libre écoute

Les 8 salopards BOLes 8 salopards s’écoutent d’ores et déjà avec cette BO signée Ennio Morricone ! Le huitième film de Tarantino sorti le 6 janvier a été l’occasion pour le réalisateur de se payer le luxe de travailler avec le plus grand compositeur de musiques de films, qui opère un retour aux sources en signant cette BO de western. A 87 ans, le Maestro  (qui a notamment signé les BO de Pour une poignée de dollars ou encore de Il était une fois en Amérique de Sergio Leone) n’avait pas accompagné de western depuis près de 40 ans. Tarantino n’a donc pas seulement réalisé son rêve d’enfant mais il a aussi permis une belle renaissance pour Ennio Morricone. L’album de la BO est composé de 28 titres dont 16 sont signés par lui, avec des thèmes récurrents. Forcément répétitif mais toujours plaisant à écouter en musique d’ambiance. On n’a pas encore réussi à se dégager du temps pour aller le voir (et du temps il en faut puisque Tarantino propose une performance de près de 3 heures) donc si vous avez un avis sur le film n’hésitez pas à nous en faire part ici en attendant.

Synopsis : 

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Sortie : le 6 janvier 2016
Durée : 2h47
Réalisateur : Quentin Tarantino

Avec :  Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins, Demian Bichir, Michael Madsen, Tim Roth, Bruce Dern
Genre : Western

Hector, un film de Jake Gavin

Hector, un film de Jake Gavin

Hector, un film de Jake Gavin

Jake Gavin réalise son premier long métrage avec Hector. Et pour ce faire, il va s’intéresser à la vie de SDF, plus particulièrement à celle d’Hector, interprété par le célèbre acteur écossais Peter Mullan. Le film repose entièrement sur ses épaules. Publik’Art avait beaucoup apprécié le documentaire 300 hommes, filmé dans un centre d’hébergement à Marseille. Hector c’est aussi un SDF, mais avec une partition toute différente.

Jake Gavin a écrit un scénario simple. Il est à la fois le scénariste et le réalisateur du film Hector. Hector est le prénom d’un homme déjà d’un certain âge, qui vit dans la rue. On le voit, barbe hirsute, dormir dans la rue en présence d’un autre homme et d’une jeune femme. Hector va prendre la route. Il est en Ecosse et il doit aller à Londres pour passer Noël où il est attendu. Comme chaque année.

Hector c’est un peu chacun de nous.

On le voit sur les routes, faisant de l’auto-stop. Quelques rencontres furtives, et le désir d’Hector de reprendre contact avec son passé, d’une certaine mesure. On sent Hector fatigué, malade, au bout de sa route. Il est triste, il a froid, mais il est aussi à la fois joyeux et serein. Il n’est pas aigri. Ce n’est qu’à la toute fin du film qu’on connaitra la vérité sur la vie d’HectorHector c’est un peu chacun de nous. Il est doux, humain, philosophe. Il a appris à le devenir au fil des années, des dernières années.

Pas de pathos dans ce film. Juste un jeu remarquable d’Hector. Ainsi que des seconds rôles étonnants, surtout celui de la jeune femme, Sara, interprétée par Sarah Solemani, du centre d’hébergement de Londres. Elle ne s’appitoie jamais sur Hector, mais elle le rend tellement humain, proche de chacun de nous.

Jake Gavin fait une prouesse avec ce film Hector qui n’est ni triste, ni gai, mais qui est tout simplement vrai. Avec des photographies sublimes. Et des portraits d’une grande beauté. A voir, assurément.

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Comme tous les ans à l’approche de Noël, Hector McAdam (Peter Mullan) prend la route entre l’Ecosse et Londres pour retrouver un peu de chaleur dans un refuge qui offre aux sans abris un bon diner de fête. Depuis qu’il vit dans la rue Hector a appris à accepter les gens et les choses comme ils viennent : amitié et douceur, déception et cruauté, peine et joie. Sentant que c’est peut-être son dernier voyage, Hector prend des chemins de traverse et tente de se raccrocher à son passé et ce qu’il a laissé derrière lui.

Sortie : le 30 décembre 2015
Durée : 1h27
Réalisateur : Jake Gavin
Avec : Peter Mullan, Keith Allen, Natalie Gavin
Genre : Drame

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Joy, un film de David O.Russel

Joy, un film de David O.Russel

Joy, un film de David O.Russel

David O’Russel réalise Joy en s’inspirant d’une histoire vraie, celle de Joy Mangano. C’est une américaine qui a inventé un balai serpillière révolutionnaire et qui va faire le début de sa fortune. C’est la merveilleuse Jennifer Lawrence qui tient le rôle principal de ce biopic.

Publik’Art avait beaucoup apprécié le dernier film de David O.Russel, Happiness Therapy qui avait permis à Jennifer Lawrence d’emporter l’Oscar de la Meilleure actrice ! Mais pour Joy, c’est totalement différent. Jennifer y joue le rôle principal, certes, mais le scénario n’a rien d’extraordinaire. C’est un film très américain, avec de bons acteurs, Robert de Niro y tient un petit rôle, Bradley Cooper également. Mais le casting ne suffit pas pour faire un bon film. Bien sûr l’histoire de Joy sort de l’ordinaire, pour nous français mais sûrement pas pour les américains !

Si vous aimez Jennifer Lawrence, alors, vous allez apprécier ce film.

La première partie du film est lente et sans beaucoup d’intérêt. Heureusement que Jennifer joue bien ! Il s’agit d’une américaine qui invente un balai serpillière qui s’essore tout seul. Elle croit en son invention qui va profondément changer la vie des ménagères. Bien sûr, l’enjeu est important pour elle car elle vit dans une certaine pauvreté et sa famille avec ! Famille complètement givrée ! Elle va tout faire pour arriver à ses fins et essayer de gagner enfin de l’argent qui la sortirait de cette situation financière difficile.

L’histoire n’est pas passionnante mais elle est néanmoins bien rythmée. Si vous aimez Jennifer Lawrence, alors, vous allez apprécier ce film car elle est toujours aussi pleine d’énergie que pétillante ! En-dehors d’elle, pas beaucoup d’intérêt ce film !

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Inspiré d’une histoire vraie, JOY décrit le fascinant et émouvant parcours, sur 40 ans, d’une femme farouchement déterminée à réussir, en dépit de son excentrique et dysfonctionnelle famille, et à fonder un empire d’un milliard de dollars. Au-delà de la femme d’exception, Joy incarne le rêve américain dans cette comédie dramatique, mêlant portrait de famille, trahisons, déraison et sentiments.

Sortie : le 30 décembre 2015
Durée : 2h03
Réalisateur : David O. Russell
Avec : Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Bradley Cooper
Genre : Biopic, comédie dramatique

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Michel Galabru nous a quittés, ce matin, à jamais

Michel Galabru

Michel Galabru n’est plus

Michel Galabru nous a quittés ce matin, 4 janvier 2016, à l’âge de 93 ans. Pas besoin de présenter ce très célèbre et merveilleux comédien, acteur, de théâtre et de cinéma. On le savait très fatigué et très choqué de la perte de son frère puis de sa femme, il y a seulement quelques mois. Il avait dû annuler ses représentations au théâtre où il devait jouer  Cancre, un texte autobiographique. C’est une grande perte pour nous tous. Chaque français garde des souvenirs de films inoubliables avec Galabru et son accent méditerranéen. Il a reçu de nombreux César et Molière, justes récompenses d’un travail acharné et remarquable. 65 ans de carrière et aucune retraite !

On pleure tous Michel Galabru qui nous a pourtant fait tellement rire !

Et on continuera à rire en pensant à lui. Un grand homme au cœur immense !

Galabru dans le film : Les sous-doués passent le Bac :

Adieu Michel !

Résultats concours : Il volo, 5 albums gagnés

Résultats du concours: Il volo

Vous avez été 3247 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 album sont :

Mustapha Qabbal (1er), Hubert Carret, Grégory Fontanilles, Claudia Bachmann et Fabienne Danset

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

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L’autre Galilée, un portrait moderne et surprenant par Cesare Capitani

galilee

Un portrait moderne et surprenant 

“L’Autre Galilée” est le portrait inattendu et surprenant du grand savant italien Galileo Galilei, homme drôle et passionnant, malin et subversif qui toute sa vie s’est battu pour la liberté de pensée. Un Galilée inédit et moderne qui a émis des affirmations bien plus dérangeantes et violentes que la célèbre phrase “Et pourtant elle tourne ». Un homme qui, à travers le temps, nous lance un message de tolérance d’une actualité brûlante.

Lieu : Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Thierry Surace
Avec : Cesare Capitani

Cesare Capitani nous avait déjà bluffé dans son interprétation de « Moi, Caravage » au Théâtre des Mathurins (lire la critique). A l’époque, il était dans la peau du célèbre et obscure peintre italien Michelangelo Merisi, dit Le Caravage. Sur les planches du Lucernaire, c’est désormais le savant italien Galileo Galilei que joue Cesare Capitani. Le point commun entre les deux personnages ? La passion, l’envie de liberté, peut-être.

Cesare Capitani transporte son public de Florence à Rome en plein coeur du XVIIè siècle.

C’est dans un seul-en-scène captivant que Cesare Capitani transporte son public de Florence à Rome en plein coeur du XVIIè siècle. Et on y croit : la mise en scène minimaliste mais intelligente suggère de sombres endroits, éclairés à la bougie. Loin d’être poussiéreuse, cette traversée historique dévoile avec modernité un personnage en fait mal connu, dont les recherches scientifiques ont soufferts des conflits religieux, un homme passionné qui a donné corps et âme pour la liberté de pensée. C’est en lisant les lettres de Galilée que Cesare Capitani a souhaité mettre au jour ce personnage hors du commun. Il précise « c’est l’homme que j’évoque dans mon spectacle, je dévoile la personne et non le personnage« .

Un spectacle qui plaira aux passionnés et néophytes.

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Fernando Costa expose à Biarritz et se dévoile à Publik’Art

Fernando Costa

Fernando Costa expose à Biarritz

Fernando Costa, artiste sculpteur-soudeur, expose en ce moment à Biarritz, à la crypte Sainte Eugénie. Il y a dix ans, il était venu à Biarritz voir l’exposition du sculpteur CésarL’instinct du fer. Et depuis ce jour, il s’était promis à lui-même de venir un jour, en ce même lieu, la crypte Sainte Eugénie, exposer ses propres œuvres. C’est chose faite aujourd’hui !

Dates : du 12 décembre 2015 au 24 janvier 2016
Lieu : Crypte Sainte Eugénie, à Biarritz
Entrée : libre

Cet endroit magique, la crypte Sainte Eugénie, accueille les tableaux de Fernando Costa, hauts en couleurs. La matière première de Costa est principalement composée de panneaux de signalisation routière. Panneaux anciens qu’il récupère depuis 1998… Il les coupe, les taille, les tord, les soude, les re-soude et utilise toute la tôle sur laquelle ils les assemblent pour en faire des tableaux très originaux et très colorés. Costa baptise toutes ses œuvres toutes plus originales les unes que les autres : EVENTAIL, MON PLAISIR, TRIANGLE AVION, LE PASSAGE DU TRAIN, FRANCE NOIRE, FRANCE ROUGE, PORTE DAUPHINE…

Quand on se trouve en face à ses tableaux, ses sculptures, ils nous parlent !

Les tableaux sont formés de plaques émaillées sur tôle, de toutes formes, de toutes tailles, souvent assemblés sur grand format. Les couleurs sont vives, chatoyantes, et souvent dans les mêmes tons, monochromes : entièrement bleu, ou entièrement rouge, ou tout noir, ou tout mélangé ! Quelquefois les tableaux représentent des scènes que l’on connaît, en référence à des personnalités comme Simone Veil ou les Beatles, quelquefois, ils sont complètement abstraits. De toute manière, quand on se trouve en face à ses tableaux, ses sculptures, ils nous parlent ! Costa expose pour la première fois à Paris en 2000 et depuis, son succès ne cesse de grandir ! Il est reconnu comme un grand créateur et ses œuvres sont très prisées des collectionneurs. Alors, si vous passez par Biarritz, peut-être serez-vous tenté par l’Eventail ou le Bouquet de Fleurs ou Mon Plaisir, et commencer ainsi votre collection de Costa !

Fernando Costa

En attendant, Publik’Art a rencontré Fernando Costa qui nous a dévoilé sa passion avec beaucoup d’humilité et de gaieté, à l’image de ses tableaux :

P’Art : Votre œuvre est très originale. Comment vous est venue cette idée d’assembler des morceaux de panneaux de signalisation ?

F.C : Dès l’âge de 14 ans, j’ai été comme happé par le travail du sculpteur César. J’avais un poster de lui dans ma chambre, ainsi que celui du footballeur Dominique Rocheteau ! Mais c’est César qui m’a inspiré dès mon adolescence, sans jamais me quitter. Ce n’est que plusieurs années plus tard que je me suis réellement lancé. Mes parents ne voulaient pas que je fasse les Beaux-Arts, du coup, j’ai passé un CAP Hôtelier. Je suis donc complètement autodidacte, mais je connais parfaitement les règles de politesse et je sais accueillir mes futurs clients dans les règles de l’art ! J’ai juste été formé par un ferronnier à la retraite qui m’a appris à souder, découper, en me prêtant un bout de son atelier. C’est là que l’aventure a commencé alors que mon entourage proche me prenait pour un fou, ou presque !

P’Art : On a l’impression que vous réalisez un rêve d’enfant en créant vos tableaux ? Un peu comme un jeu de construction dont vous seriez l’unique auteur. Est-ce vrai ?

F.C : Oui, tout à fait vrai ! Quand j’avais 9-10 ans, je faisais déjà de la récup avec mes frères. C’était un bon moyen d’évasion. Nous partions à la décharge à la recherche d’objets ou jouets cassés que nous remettions en état. La récup, c’est presque une histoire de famille, d’éducation !

P’Art : Avant d’assembler vos pièces sur la tôle, les dessinez-vous sur le papier ?

F.C : Non, pas du tout ! Mon travail se divise en trois parties : Je commence par trouver mes plaques, récupérer des panneaux. J’ai en stock près de 70 tonnes de matières premières : des plaques de signalisation venant de la DDE, de la RATP, et aussi de différentes émailleries. Bref, uniquement de la récup ! Ensuite, le travail le plus difficile, le plus physique commence : je découpe mes panneaux. Non sans mal, non sans blessure, non sans brûlure… Certaines de mes œuvres mesurent plus de 4 m pèsent plus de 300kg… Et la dernière partie est la plus passionnante : c’est la création de mon tableau par assemblage des différentes plaques sur une tôle. Au gré de mon imagination. Question de feeling, de passion. D’art ! Je travaille beaucoup la journée mais surtout une grande partie de la nuit, jusqu’à 4h du matin, voire plus !

P’Art : A travers vos tableaux, avez-vous un message à faire passer ?

F.C : Pas toujours ! Mais oui, surtout sur les grands tableaux ! Une sorte d’hommage. Vous avez le tableau réalisé en hommage à Simone Veil, qui s’intitule Simone, avec des dates très importantes, comme 1974, la Loi sur l’IVG, et les nombreux messages que cette femme a légués tout au long de sa vie. Vous avez aussi le tableau sur les Beatles où tous les chiffres ont une signification, les couleurs aussi et qui représente la fameuse pochette de l’album Abbey Road, un tableau de 4m !

P’Art : On dit que les collectionneurs commencent sérieusement à s’intéresser à vous. Quel effet cela vous fait-il ?

F.C : Mon premier succès est arrivé presque 10 ans après mes débuts de ma vie d’artiste. C’était en 2005, à mon expo à Paris où j’ai failli ne pas aller ! Ce fut le début de la reconnaissance ! Le début de mon rêve qui se réalisait ! Autant vous dire qu’aujourd’hui, je savoure chaque expo, chaque rencontre avec les collectionneurs et l’accueil que l’on me fait à chaque fois ! Je suis toujours partisan de la récup et consommer pour consommer, ce n’est pas mon truc. J’ai toujours envie de créer avec de la ferraille, même si c’est bizarre ! Comme j’ai beaucoup souffert avant que mon travail ne soit estimé, je suis heureux de connaître cet accueil aujourd’hui, aussi bien de la part des professionnels, des collectionneurs ou de la presse. Ces encouragements m’incitent à créer encore davantage ! Je suis heureux dans ma vie privée, bien entouré et je reçois beaucoup d’amour qui me permet de créer en toute sérénité. J’ai galéré pendant plus de 9 ans avant que mon travail ne soit reconnu et apprécié. Aujourd’hui, je fais de nombreuses expositions un peu partout dans le Monde. Mais je reste le même ! Je travaille énormément, réalise environ 70 tableaux par an. Je suis toujours étonné de l’accueil qui m’est réservé lors de mes nombreuses expos. D’ailleurs, j’ai été vraiment très chaleureusement accueilli à Biarritz et je tiens à remercier spécialement la ville de Biarritz !

Publik’Art remercie chaleureusement Fernando Costa d’avoir répondu à ses nombreuses questions, avec une disponibilité et une attention particulières. Un grand bravo donc à l’artiste et à l’homme vrai et passionné ! Que 2016 lui apporte toute l’inspiration et la force pour continuer son œuvre !

Pour en découvrir encore davantage sur l’artiste : Fernando Costa 

Vidéo extrême : une légende du ski fait des prouesses sur toutes surfaces

Vidéo extrême : une légende du ski fait des prouesses sur toutes surfaces

maxresdefault-24C’est une vidéo hors normes que l’on vous présente en compagnie d’une légende vivante du ski : Candide Thovex connu pour être triple vainqueur des X Games, Champion du Monde, créateur des vidéos “One Of Those Days” et faisant partie de la team Quiksilver. Le professionnel des cascades en milieu enneigé s’est prêté à un petit jeu très amusant au service du constructeur automobile Audi à l’occasion de sa nouvelle campagne quattro®. C’est donc une petite partie de glisse bucolique à travers champs et forêts que nous propose le skieur-réalisateur. Une descente champêtre qui emprunte même des routes et des tunnels histoire de faire quelques étincelles. Et ça marche ! Le résultat est vraiment fun, magique et osé.  Bravo à Audi d’avoir fait confiance à cet artiste unique en son genre car cette vidéo est assez exceptionnelle !

Les chansons que mes frères m’ont apprises, le film de Chloé Zhao en DVD


Les chansons que mes frères m'ont apprises, le film de Chloé Zhao en DVDLes chansons que mes frères m’ont apprises, le film de Chloé Zhao en DVD

Tourné au coeur de la réserve indienne de Pine Ridge, Les chansons que mes frères m’ont apprises met en scène un frère et sa soeur appartenant à la communauté des Lakotas. Le grand frère vit d’une petite déliquance et prend part au trafic d’alcool qui gangrène la vie de la réserve. Mais il n’aspire qu’à une chose : suivre sa petite copine pour Los Angeles et quitter cette vie isolée du reste du monde. La petite soeur, très attachée à ses racines et à son entourage voit cette ambition d’un mauvais oeil. D’autant plus que leur père est brutalement décédé dans un incendie. Accablée par un sentiment d’abandon, elle se tourne vers les siens, chez qui elle trouve toujours du bon, pour trouver du réconfort.

Réalisé par Chloé Zhao, qui a elle-même vécu dans cette réserve pendant quatre ans, le film rend compte de la vie de ses habitants. Très attachés à leur terre et à leur famille, on les découvre vivant dans un cadre plus que modeste, en proie aux ravages de l’alcool. Prohibé, ce dernier fait l’objet d’un trafic important, au coeur des préoccupations. La réalisatrice a tourné avec Les chansons que mes frères m’ont apprises un film improvisé, d’abord soucieux de la sincérité du propos. Elle a ainsi écrit le scénario au fur et à mesure, au milieu de la réserve, avec quelques acteurs seulement (la plupart sont des habitants de la réserve). Le résultat est un peu à l’image du procédé : hasardeux.

Tout en longueur, ce moment de cinéma ne parvient pas à trouver la lumière d’une intrigue digne de ce nom. On aimerait que quelque chose émerge dans un dénouement courageux mais rien n’y fait. Les chansons que mes frères m’ont apprises est une sorte de reportage à l’écriture fictive et creuse. Décevant.

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Johnny vient de terminer ses études. Lui et sa petite amie s’apprêtent à quitter la réserve indienne de Pine Ridge pour chercher du travail à Los Angeles. La disparition soudaine du père de Johnny vient bousculer ses projets. Il hésite également à laisser derrière lui Jashaun, sa petite sœur de treize ans dont il est particulièrement proche. C’est tout simplement son avenir que Johnny doit maintenant reconsidérer…

Sortie DVD : le 27 janvier 2016
Durée : 1h34
Réalisateur : Chloé Zhao
Avec : Irene Bedard, Dakota Brown, Cat Clifford, Jorge Dullknife, Taysha Fuller
Genre : Drame

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Top 10 littérature : sélection des meilleurs livres chroniqués en 2015

Top 10 littérature : sélection des meilleurs livres chroniqués en 2015

Après le théatre, on poursuit notre petit tour d’horizon avec une rétrospective du côté de notre rubrique littérature, animée par notre sympathique directrice déléguée, Bénédicte de Loriol. Ce top 10 intègre donc sa sélection des meilleurs livres chroniqués en 2015. Tous ont été édités en 2015 à l’exception du chef d’oeuvre Belle du Seigneurde Demain est un autre jour et de Soufi mon amour. Et vous, quel est votre meilleur souvenir de lecture pour l’année 2015 ?

1) Belle du Seigneur d’Albert Cohen.
2) D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan.
3) Soufi mon amour de Elif Shafak.
4) Le charme discret de l’intestin de Giulia Enders.
5) Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman.
6) Ann de Fabrice Guénier.
7) Qui suis-je quand je ne suis pas moi ? de Agathe Lenoël.
8) La fille de Debussy de Damien Luce.
9) Un pays pour mourir de Abdellah Taïa.
10) La vérité à propos d’Alice de Katherine Webb.

Michel Delpech : son best of en libre écoute

Michel Delpech : son best of en libre écoute

Michel-Delpech_exact1024x768_lDécédé hier soir des suites d’un cancer de la langue et de la gorges, Michel Delpech avait 69 ans. L’artiste, interprète et compositeur, a marqué des générations entières avec ses tubes chantonnés par tous. Alors qu’il allait mieux et se pensait guéri, l’homme se confiait en novembre 2014 au Parisien sur sa lutte contre la maladie : « Je vais mieux, je peux même dire que je suis guéri, même s’il faut toujours attendre cinq ans de rémission pour en être totalement certain. Je n’ai pas été opéré, car c’était inopérable. Je n’ai pas encore retrouvé mon élocution normale, c’est le seul point noir de l’histoire. » Il concluait néanmoins avec combativité : « Remonter sur les planches, c’est mon grand objectif. Je suis impatient, le public me manque. J’espère que ce sera l’an prochain. » Depuis quelques semaines, il préparait un album de reprises de ses chansons. Le projet ira certainement à son terme malheureusement sans lui. Pour le saluer une dernière fois, on vous propose d’écouter ce best of des titres les plus marquants de sa carrière, parmi lesquels Chez LauretteWight et Wight ou encore Pour un flirt.

Belle route à Michel Delpech de l’autre côté du miroir.

Top 10 théâtre : notre sélection des meilleures pièces de l’année 2015 !

Top 10 théâtre : notre sélection des meilleures pièces de l’année 2015 !

Nous avons la chance de compter parmi nous des spécialistes du théâtre, notamment membres de l’association professionnelle de la critique de théâtre de musique et de danse. Notre rédacteur en chef Amaury Jacquet et Charlotte Henry, membre de la rédaction, se sont prêtés au jeu des traditionnels classements de fin d’année. Ils ont chacun élaboré leur top 10 des meilleures pièces de théâtre de l’année 2015. Bravo à Henry IV et au Poisson Belge qui occupent les premières places du podium !

Top 10 théâtre d’Amaury Jacquet :

1) Henry VI de Shakespeare, mise en scène de Thomas Joly.
2) La grande Histoire de et mise en scène de Joël Pommerat.
3) Vu du pont d’Arthur Miller, mise en scène de Ivo van Hove.
4) Richard III de Shakespeare, mise en scène de Thomas Thomas Ostermeier.
5) Père d’August Strindberg, mise en scène d’Arnaud Desplechin.
6) Nos serments de Guy-Patrick de Sainderichin et Julie Duclos, mise en scène de Julie Duclos.
7) Roméo et Juliette de Shakespeare, mise en scène d’Eric Ruf.
8) Les Estivants d’après Maxime Gorki, mise en scène de Gérard Desarthe.
9) Bigre de Pierre Guillois, Agathe L’Huillier, Olivier Martin-Salvan, mise en scène de Pierre Guillois.
10) L’Or et la Paille de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène de Jeanne Herry.

Top 10 théâtre de Charlotte Henry :

1) Le Poisson Belge de Léonore Confino mise en scène de Catherine Schaub.
2) Singin In the Rain de Stanley Donen et Gene Kelly mise en scène de Robert Carsen.
3) Une vie sur mesure de Cédric Chapuis mise en scène de Stéphane Batlle.
4) Le Cercle des illusionnistes de et par Alexis Michalik.
5) Alice et autres merveilles d’après Lewis Carroll mise en scène de Fabrice Melquiot et Emmanuel Demarcy-Mota.
6) La dame blanche de et par Sébastien Azzopardi.
7) Les lapins sont toujours en retard d’Ariane Mourier mise en scène de David Roussel.
8) Origines de et par Baptiste Lecaplain.
9) Résiste de France Gall et Bruck Dawitt.
10) De l’autre côté de la route de Clément Koch mise en scène de Dider Caron.

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Résultats concours : Le petit dragon, le Cirque Phénix, 2 places gagnées

Résultats du concours : Le petit dragon, le Cirque Phénix

Vous avez été 1 248 participants au concours. Merci de votre grande participation. L’heureuse gagnante de 2 places de spectacle du Cirque Phénix est :

Farah Zeghoudi

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

Notre partenaire vous contactera directement pour vous remettre vos places !

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La vie très privée de Monsieur Sim, un film de Michel Leclerc

La vie très privée de Monsieur Sim, un film de Michel LeclercLa vie très privée de Monsieur Sim, un film de Michel Leclerc

Michel Leclerc a adapté au cinéma le roman de Jonathan Coe, La vie très privée de Monsieur Sim, qui raconte l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’années, Monsieur Sim, interprété par Jean-Pierre Bacri, qui est un vrai loser. Il n’a que des ennuis, sa femme le quitte, il est sans emploi, mais il garde le sourire malgré tout. Dans le roman, comme dans le film, on retrouve l’humour très british !
L’histoire de La vie très privée de Monsieur Sim est banale. Monsieur Sim est dépressif. Il aimerait qu’on l’écoute, qu’on lui parle et qu’on le comprenne. Mais il ennuie tout le monde. Et personne ne s’intéresse vraiment à lui. La vie très privée de Monsieur Sim est à la fois un film drôle et triste. On rit ou sourit quand Monsieur Sim se moque gentiment de lui-même, ou dit n’importe quoi à n’importe qui et fait n’importe quoi. Il parle à tout le monde de ses ennuis, mais personne ne l’écoute. On sourit quand Monsieur Sim parle à son GPS qu’il baptise Emmanuelle. Mais on rit beaucoup moins quand tout au long du film, Michel Leclerc fait un parallèle avec la vie de Donald Crowhurst. Ce fameux navigateur amateur qui fit la course autour du monde en 1969. Donald s’est fait prendre par son propre piège, ses propres mensonges, et s’est retrouvé dans une terrible impasse pour finalement sombrer dans la folie. Monsieur Sim y pense sans cesse à cette histoire, dépressif, seul, tellement seul. Aura-t-il plus de choix que ce fameux navigateur dont il a lu la biographie ?

C’est comme une partition de vie que nous offre Michel Leclerc . Rien ne va plus, mais rien n’est totalement perdu

Bien sûr, Jean-Pierre Bacri est fait pour ce rôle. Il porte le film sur ses épaules, même si les seconds rôles sont très bien interprétés. Il joue souvent des personnages dépressifs ou de mauvaise humeur, mais Monsieur Sim, c’est encore plus fort. Car même dans l’absurdité la plus totale, il réussit à garder une once de vie, d’humour, de gaité et peut-être même d’espoir. Il se rebelle à sa façon et du coup, il réussit à survivre. Il va retrouver du boulot, réellement absurde, mais il l’accepte, avec plaisir ! Il est convaincu de révolutionner « l’hygiène bucco-dentaire », avec sa brosse à dent bio ! On va le suivre sur les routes avec pour principale compagnie, Emmanuelle, son GPS. Tout au long de son périple, il va revivre son enfance, retrouver son école, son quartier, son premier amour… Un road movie drôle et empli de délicatesse, avec de superbes paysages. On ne peut que s’attacher à cet être pas comme tout le monde, niais mais tellement sensible. Il s’enfonce dans la fuite, pour se trouver en pleine nature, seul, absolument seul perdu au milieu de nulle part, perdu dans la boue ou la neige.

 La vie très privée de Monsieur Sim est comme une partition de vie que nous offre Michel Leclerc . Rien ne va plus, mais rien n’est totalement perdu. Quand il découvre la propre histoire de son père, il pourrait lui en vouloir mais non, il est ému aux larmes. Bien sûr, on pourrait reprocher la fin du film qui paraît complètement invraisemblable, mais qui est dans l’air du temps ! Du coup, le film tire un peu en longueur et on a l’impression qu’il ne va jamais finir. La vie très privée de Monsieur Sim est un bon film, qui nous fait rire, avec ses imperfections et ses absurdités mais l’important n’est pas là. Sans Bacri dans le rôle de Sim, le film n’aurait guère d’intérêt !

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Monsieur Sim n’a aucun intérêt. C’est du moins ce qu’il pense de lui-même. Sa femme l’a quitté, son boulot l’a quitté et lorsqu’il part voir son père au fin fond de l’Italie, celui-ci ne prend même pas le temps de déjeuner avec lui. C’est alors qu’il reçoit une proposition inattendue : traverser la France pour vendre des brosses à dents qui vont « révolutionner l’hygiène bucco-dentaire ». Il en profite pour revoir les visages de son enfance, son premier amour, ainsi que sa fille et faire d’étonnantes découvertes qui vont le révéler à lui-même.

Sortie : le 16 décembre 2015
Durée : 1h42
Réalisateur : Michel Leclerc
Avec : Jean-Pierre Bacri, Mathieu Amalric, Valeria Golino
Genre : Comédie dramatique

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Vidéo : réaction très touchante d’un homme sourd qui apprend que sa femme est enceinte

Vidéo : réaction très touchante d’un homme sourd qui apprend que sa femme est enceinte

30398Cette vidéo fait le tour du net depuis le 28 décembre où elle a été postée. Tournée en octobre dernier, elle filme un homme sourd qui ouvre des petits cadeaux offerts par sa femme. Cette dernière se trouve derrière la caméra et semble très émue lorsque son mari arrive à sa dernière surprise. Il découvre d’abord des friandises, puis une bouteille de Coca Cola portant l’inscription « Dad » et enfin deux tests de grossesse positifs ! Sa réaction est vraiment émouvante ! A voir !

The Beast, le film de Hans Herbots actuellement au cinéma

The Beast, un film de Hans Herbots

The Beast, le film de Hans Herbots actuellement au cinéma

Thriller implacable, The Beast est un film flamand réalisé par Hans Herbots (qui a signé la série télé The Spiral pour ceux qui connaissent). Adapté du best-seller L’Homme du soir de Mo Hayder, ce long-métrage fait penser aux films noirs d’Europe du Nord comme Millenium pour son côté « glaçant ». Ici, un psychopathe prend des familles entières en otage pour leur faire vivre l’enfer, particulièrement intéressé par les enfants qui finissent violés dans d’atroces circonstances.
Une intrigue affreuse qui met en scène une véritable bête (The Beast) qui donne des cauchemars à tous les enfants de la ville. Ces derniers l’appellent le troll.Une famille victime va être retrouvée. Marqué par la disparition de son frère lorsqu’ils étaient encore enfants, l’inspecteur en charge de l’affaire va immédiatement faire le rapprochement entre les deux affaires. Une angoissante chasse au pédophile va débuter…

Violent et profondément noir

Porté par un scénario habile, The Beast propose un récit prenant sans tomber dans l’excès. Comme le personnage principal, le spectateur est un peu perdu et s’accroche à d’infimes indices malencontreusement divergents. Hanté par le fantôme de son frère mais pressé par l’urgence, notre flic-héros a bien du mal à choisir ses priorités, étranglé par ces deux affaires qui se font écho. Violent et profondément noir, le film bénéficie d’une mise en scène élaborée qui élude les écueils et ne cède jamais à la facilité, faisant le choix d’éloigner ingénieusement le spectateur de la vue des scènes les plus insoutenables. La réalisation esthétique imprègne quant à elle le film d’une atmosphère macabre, froide et humide.

Le résultat est des plus efficaces. The Beast montre que le cinéma européen est plus que jamais capable de produire des thrillers dignes de ce nom. A voir.

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Flic brillant, Nick Cafmeyer est hanté par un lourd secret : la disparition jamais élucidée de son jeune frère. Un jour sa supérieure décide de lui confier une affaire similaire. Nick se plonge alors corps et âme dans l’enquête. S’ensuit une véritable chasse à l’homme. Pour que justice soit faite, Nick est prêt à tout…

Sortie : le 30 décembre 2015
Durée : 2h07
Réalisateur : Hans Herbots
Avec : Geert Van Rampelberg, Ina Geerts, Johan Van Assche
Genre : Thriller

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