O (Olivier Marguerit) chante une rivière vivifiante
A quoi tient une chanson ? Une guitare folk, des percussions légèrement frappées, des notes pianotées comme transparentes pour accompagner des paroles faussement naïves, la description d’une jolie petite rivière, tout cela au bord d’une piscine, et nous voilà atteindre une forme de volupté.
Olivier Marguerit, auteur-compositeur-interprète depuis peu, ayant longtemps muri en tant que guitariste du groupe de folk-pop Syd Matters, a préféré se réfugier derrière la lettre O au moment de se lancer en solitaire dans le grand bain. Ce dernier mot prend tout son sens quand on sait que l’élément aquatique revient souvent à nos oreilles dans son premier album intitulé, presque logiquement, Un Torrent, La Boue.
[U]n puissant élixir (…)
Il y a dans cette lettre – la quinzième de l’alphabet – quelque chose d’infini et protecteur, sans aspérité aucune, comme un grand lac au repos, la nuit, quand aucun baigneur n’ose plus y nager et créer des vagues. L’écriture simple et minimaliste de O cache de nombreux aspects secondaires. Il confiait à la fin février au magazine Modzik apprécier « être apparemment lisible/simple pour amener à découvrir une lecture plus cachée ». Au même titre qu’un Mathieu Boogaerts, par exemple, de simples évocations suffisent à nous emporter.
La rivière décrite est toute fluette, un simple « fil d’Ariane », mais ses pouvoirs sont insoupçonnés. La voix de O participe du même effet, fragile et grêle, non assurée. Toujours est-il que l’association du sujet et de l’interprète, aussi délicats soient-ils, se révèle un puissant élixir capable de solidifier nos sentiments et notre humeur lorsque ces derniers se liquéfient.
La description de cette rivière a quelque chose de vivifiant, et c’est sans doute parce qu’elle nous suggère, dans un élan optimiste, qu’elle continuera à couler à nos côtés, coûte que coûte, qu’importe ce qu’elle rencontre dans son lit, et que même nos pleurs alimenteront son courant.
Les seigneurs de la terre, tome 1 : une BD de Fabien Rodhain et Luca Malisan (Glénat)
Les seigneurs de la terre est une BD originale qui traite du monde agricole, de la mondialisation et de la recherche du profit. Le scénariste, Fabien Rodhain qui écrit pour la première fois au service du neuvième art, nous livre ici un récit d’une très grande qualité. L’intrigue est haletante, les dialogues rondement menés, ce qui se comprend très bien car Fabien Rodhain est avant tout un écrivain de roman.
L’histoire est celle de Florian, avocat en droit des familles émérite, qui est plongé dans des milieux très mondains pour raison professionnelle, mais avant tout personnelle, car sa fiancée à la folie des grandeurs. Lui ne se reconnaît pas du tout dans ce rôle. En proie à de violents cauchemars qui lui rappellent la mort de sa mère alors qu’il était jeune enfant, il est convaincu que la vraie vie se trouve ailleurs. Son père, président d’une corporation agricole, l’emmène avec lui comme traducteur lors d’un voyage au Paraguay pour y visiter des cultures de Soja. Il en revient transformé, persuadé qu’il a un rôle à jouer dans l’exploitation de son père pour donner un sens à sa vie. Mais pour cela, il va devoir convaincre sa future femme …
Les dessins de Luca Malisan (In vino veritas, Les amants de Carcassonne), pourtant un peu vieux jeu, sont d’une précision déroutante. Les visages des personnages d’une très grande beauté et les décors très bien détaillés.
On attend donc avec une grande impatience le tome 2 des Seigneurs de la terre !
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1999. Florian, jeune avocat, est le fils d’un puissant agriculteur en sud Rhône-Alpes, président de la coopérative régionale. Alors qu’il n’y connait rien (ou presque) au travail de la terre, Florian accompagne son père pour un voyage d’études au Mexique, financé par un fournisseur de pesticides. Sur place, il est frappé par la misère et l’impact désastreux de l’agriculture occidentale industrialisée sur la population locale… et sur le monde. Cette épreuve est un choc pour Florian, qui sent alors retentir en lui l’appel irrépressible de la terre. À son retour, impossible de résister : le jeune homme deviendra paysan. Mais contrairement à son père, il privilégiera une agriculture écologique et responsable. Anne, sa fiancée, voit d’un mauvais œil ce revirement de carrière… Et que dire de son père, qui incarne l’agriculture productiviste, censée » nourrir la planète » à grand renfort de technologie et de chimie !
Fabien Rodhain, écrivain et conférencier spécialisé dans le domaine, et Luca Malisan signent avec Les Seigneurs de la terre une saga familiale placée sous le signe de l’agriculture, décrivant les rouages de ce secteur, son implication dans notre société et son évolution au sein des mentalités. Suivez le parcours initiatique d’un jeune avocat à la découverte d’un monde nouveau et impitoyable, avec en point d’orgue la confrontation entre agriculture biologique et intensive.
Date de parution : le 10 février 2016 Scénariste(s) : Fabien Rodhain Dessinateur(s) : Luca Malisan Editeur : Glénat Prix : 13,90 € (48 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Alias Maria, un film terriblement dur de José Luis Rugeles
Jose Luis Rugeles réalise avec Alias Maria un film qui se rapproche davantage d’un documentaire que d’une fiction. D’ailleurs pour choisir ses acteurs, Jose Luis Rugeles a choisi des jeunes qui avaient vécu les horreurs de la guerilla en Colombie. Il a également fait de nombreux interviews d’enfants filles-soldats avant d’écrire son film.
Maria, interprétée par Karen Torres, est une jeune fille de 13 ans. Mais pas comme toutes les jeunes filles de cet âge. Elle, elle est devenue enfant-soldat. Elle fait partie des « guerilleros », et traverse la jungle colombienne et vit la guerre au quotidien. Un jour, sa mission est de déposer le bébé du commandant du camp, dans un endroit sûr et secret. Alors qu’elle est elle-même enceinte, elle doit s’occuper de ce bébé avec l’arme sur l’épaule.
[…] des villages massacrés, des scènes d’horreur, insoutenables […]
On la voit durant près d’une heure trente, traverser la jungle, souffrir, marcher jusqu’à épuisement, accompagnée de son chef qui est aussi son amant et son bourreau, et d’un autre enfant soldat encore plus jeune qu’elle. De la violence, encore et encore.
Les épreuves seront terribles et on ne sait jusqu’où l’horreur va se poursuivre. De très gros plans sur Maria accentuent cette guerre qui ne s’arrête jamais et dont personne ne sort indemne. On voit des villages massacrés, des scènes d’horreur, insoutenables, heureusement très brèves. Mais les dégâts de la guerre sont là et irrémédiables.
Un film qui ne peut que nous marquer et que l’on n’oubliera pas. Excessivement dur, mais, hélas, très proche de la réalité.
Maria 13 ans, est une enfant-soldat. Un jour, le commandant du camp, père d’un nouveau-né, confie à Maria ainsi qu’à trois autres guérilleros, la mission de le mettre en sécurité dans une ville voisine. Par le regard de Maria dont on suit le périple, c’est un pays en guerre qui se révèle. Restent la force et l’espoir portés par la vie.
Sortie : le 9 mars 2016 Durée : 1h32 Réalisateur : José Luis Rugeles Avec : Karen Torres, Carlos Clavijo, Erik Ruiz Genre : Drame, guerre
Gérémy Credeville Parfait et Modeste Théâtre des Blancs Manteaux
Gérémy Credeville, spectacle jubilatoire « Parfait et Modeste » au Théâtre des Blancs Manteaux
Gérémy Credeville l’avoue avec dépit, chacune de ses apparitions déchaine les passions. Depuis sa venue au monde, les femmes sont folles de son corps. Et pas seulement… Sa modestie naturelle en prend un coup et il s’en explique pendant ce spectacle jubilatoire. Parfait et Modeste guide une audience conquise dans les méandres existentiels de ce bogoss perturbé par son irrésistible charisme. Le spectacle est gentiment adulte et flirte avec la ligne rouge sans jamais tomber dans le graveleux. Une heure de plaisir comique à découvrir d’urgence.
Gérémy Credeville reprend le fil de son existence avec un air-de-pas-y-toucher faussement candide mais vraiment drôle. De sa naissance à ses techniques de séduction, c’est à une confession burlesque que se livre le playboy débarqué dans la capitale. Seul sur scène et parfois seul au monde, il manie la répartie avec art et enchaine les reflexions philosophiques décalées. Les sketchs dézinguent dans à tout va, personne n’est épargné. Hommes, Femmes, homos ou hétéros sont élégamment brocardés sans une once de méchanceté mais avec un zeste de provocation. Le vocabulaire anatomique masculin est manié avec mesure, sans excès et toujours avec a-propos. Un sourire charmeur, un regard aguicheur et les zygomatiques risquent la surchauffe.
Gérémy Credeville livre un One Man Show qui vise juste et atteint sa cible. La salle rit aux éclats une heure durant. Un divertissement parfaitement calibré pour conquérir les foules et augmenter rapidement le taux de natalité de la capitale (ahah!).
Dates : Tous les Mercredis à 21h. Les jeudis, vendredis, samedis à 21h30 Lieu : Théâtre des Blancs Manteaux (Paris)
Metteur en scène : Stéphane Casez Avec : Gérémy Credeville
Mecs Meufs, un court métrage excellent de Liam Engle, en intégralité
Liam Engle réalise un court métrage de 13mn qui est centré sur la relation homme-femme. La drague, pour être précis. Toutes les femmes se font draguer. Et tout le monde trouve ça normal et même charmant ! Seules les femmes souffrent de cet état de « femmes draguées ». Et si on inversait les rôles ? L’espace d’un court instant, l’homme, Bob, va ressentir ce que veut dire « se faire draguer » pour une fille. Les geste de Bob, ses réactions, sa tête, ses ressentis en disent long sur le sentiment d’être dragué ! A vous de voir !
Ce court métrage a déjà reçu 30 prix dont 10 pour le Meilleur film et 6 pour le Meilleur scénario et 5 Prix du public ! Il a été sélectionné dans plus de 100 festivals ! Et Publik’Art lui décerne son coup de cœur !
En France, les filles ne draguent pas les mecs. Ou alors c’est trop rare, ou trop discret. Bob a 28 ans et en marre de ce constat. A toutes les filles qu’il rencontre, à chaque fois la même question : « Pourquoi vous ne nous draguez jamais ? Pourquoi c’est toujours à nous de faire le premier pas ? ». A force, il est passé maître dans l’art de débattre avec les filles. Il connait leurs arguments par cœur et peut tous les démonter. Mais Bob se retrouve soudain transporté dans un monde alternatif… où les rôles sont inversés ! Ici, ce sont les filles qui draguent les mecs. D’abord ravi, Bob va vite découvrir ce que ça fait d’être à la place d’une fille… et d’être traité comme du bétail !
Sortie : 2013 Durée : 13mn Réalisateur : Liam Engle Avec : Robert Hospyan Genre : Humour
Kiki de Montparnasse, une BD enivrante de Catel et Bocquet (Casterman)
Kiki de Montparnasse est une légende parisienne du 20e siècle. Née en plein coeur de la Cote d’Or, Alice Prin est entrée dans l’éternité sous son surnom de Kiki de Montparnasse. Avec sa personnalité fantasque et son inimitable gouaille, elle a animé le quartier de Montparnasse pendant les années 20 et 30 et servi de muse aux plus grands peintres. Sa personnalité bigger than life a irrésistiblement attiré les plus grands artistes. La bande dessinée fait revivre une existence jalonnée de joies et de peines, d’amour et de désillusions. Mais avec toujours cette inextinguible joie de vivre couplée à cette incessante soif de liberté.
Le quartier du Montparnasse reste lié aux mythes qui y sont éclos. La vie artistique parisienne faite de bohème et de dénuement donne l’image de ces ateliers hantés d’artistes fantasques et alcooliques. Modiglianiy a réalisé ses plus grandes oeuvres, les surréalistes ont animé les cafés du quartier, Kiki y a poussé la chansonnette et envouté les foules. La jeune bourguignonne piquante a connu les années de galère avant de s’attacher à ceux qui sont passés à la postérité. Les longues nuits de bamboche sont saisies dans leur magie enchanteresse par un dessinateur privilégiant l’émotion du trait à son exactitude. C’est toute une ambiance qui défile pages après pages avec la reine de Montparnasse comme égérie des lieux. Héroïne de théâtre dans les théâtres parisiens des années 2010, il faut découvrir ce roman graphique pour comprendre l’insatiable fuite en avant que fut son existence.
[A] dévorer comme un alcool fort, avec frénésie et délectation.
La jouissance effrénée de l’instant présent lui a apporté ses plus grandes joies mais causé également les plus grands déchirements. Si Man Ray a été le grand amour de sa vie et occupe une partie significative de l’ouvrage, les surréalistes ne sont pas en reste, tout comme ces lieux rentrés dans la légende du Montparnasse de l’entre-deux guerres. La Coupole et le Dome, le Boeuf sur le Toit et le Jockey sont autant de lieux qui ont accueilli les folles nuits d’excès. Avec toujours la déchirante Kiki, exaltée de joie de vivre et oublieuse des contraintes terrestres. Ses aventures américaines et allemandes soulignent son indefectible lien avec un quartier qui était sa vie.
Une bande dessinée ensorcelante, à dévorer comme un alcool fort, avec frénésie et délectation.
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Kiki de Montparnasse, née Alice Prin au tout début du XXe siècle, fut l’une des figures les plus marquantes de la vie artistique parisienne de l’entre-deux guerres, lors des Années Folles. Égérie et amie de très nombreux artistes – Modigliani, Duchamp, Desnos, Picasso, Cocteau, Aragon, bon nombre des surréalistes –, Kiki fut la muse et l’inspiratrice de créateurs devenus depuis des signatures majeures de l’art moderne, comme Foujita et Man Ray. C’est cette existence hors norme, retracée à travers la plupart des épisodes-clés d’un parcours de vie trépidant, que racontent avec passion Catel et José-Louis Bocquet, dans un album ambitieux qui est autant l’évocation d’une époque que le magnifique portrait d’une femme libre. Plus de trois cent planches de création exigeante et généreuse, en hommage à l’art sous toutes ses formes.
Date de parution : 23 mars 2007 Scénariste(s) : José-Louis Bocquet Dessinateur(s) : Catel Genre : Roman graphique Editeur : Casterman Prix : 20 € Acheter sur : Amazon l BDFugue
La rivière Pièce d’après Jez Butterwoth Comédie des Champs-Elysées
La Rivière, pièce de théâtre pesante et perturbante de Jez Butterworth à la Comédie des Champs Elysées
La Rivière est mise en scène à la Comédie des Champs-Elysées pour un moment de théâtre pesant et dramatique. Un homme hirsute et sauvage (Nicolas Briançon) vit dans une cabane reculée au fond des bois. Sauvage mais charismatique, il y emmène une charmante jeune femme (Emma de Caunes) pour une partie d’amour et de pêche près de la rivière en contrebas.
La Rivière mélange les repères temporels quand une seconde jeune femme (Anne Charier) apparait sur scène dans une mystérieuse alternance. L’atmosphère mélange rapidement onirisme et dramaturgie avec le souvenir d’une 3e femme planant sur les personnages. Scénariste et réalisateur américain, Jez Butterworth est à l’origine des scénarios du récent Striclty Criminal avec Johnny Depp, de l’évocation de la vie de James Brown dans Get on Up et du survitaminé Fair Game avec Sean Penn et Naomi Watts. Sa carrière d’auteur de théâtre a pris une ampleur inattendue lors la mise en scène acclamée de The River à Broadwayavec le Wolverine Hugh Jackman dans le rôle titre. Montée à la Comédie des Champs-Elysées, la pièce laisse l’audience dans le doute pendant un long moment. Les discussions mélangent sentiments amoureux et techniques de pêche dans une équivoque qui laisse d’abord perplexe. Si les acteurs donnent corps à leurs personnages, les dialogues semblent de prime abord obscurs voire inconsistants.
Un Moment de théâtre pesant et perturbant
Quand le spectateur comprend qu’il assiste à différents moments temporels, invariablement répétés dans des structures étrangement similaires, l’argument de la pièce se fait jour. Le héros hirsute cherche à exorciser un souvenir tragique qui ne cesse de le poursuivre. Les évocations répétées des moeurs de la Truite de mer ont beau être passionnantes, les atours de l’habile subterfuge apparaissent sans lui apporter la sérénité tant désirée. Hanté par l’image de cette robe rouge immergée dans la fameuse rivière, l’illusoire allégresse suit le plus profond abattement. Jusqu’à hypothéquer les relations naissantes avec ses conquêtes.
La Rivière n’est pas une pièce facilement accessible. Il faut se laisser emporter par le courant des conversations, bercer par la musique dramatique et pénétrer par les projections visuelles pour saisir son argument et la tragédie de cet homme impuissant devant l’adversité.
Dates : Du 5 février au 20 mars 2016 Lieu : Comédie des Champs-Elysées Metteur en scène : Jérémie LIPPMANN Avec : Nicolas BRIANCON, Anne CHARRIER, Emma DE CAUNES, Clara HUET
Egon Schiele, une BD de Dimitri Joannidès et Nicolas Sure (Glénat)
Egon Schiele, célèbre peintre autrichien du début du XXème siècle est l’artiste consacré tout au long de cette bande-dessinée. Les auteurs Dimitri Joannidès et Nicolas Sure y dépeignent le personnage de Egon Schiele très controversé, par ses œuvres évocatrices où les corps nus sont souvent au cœur de la toile. Néanmoins, son talent est reconnu. La narration est assez bien conduite, mais toutefois un peu pauvre. La courte vie du héros, en est sûrement l’explication la plus probable. On y perçoit très bien les différents élans artistiques du début du XXème siècle dans une ville moderne et effervescente comme Vienne. La collection « Les grands peintres » trouve encore ici un très beau sujet, et nous ouvre à cet art de manière très abordable.
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L’art du scandale1912, Vienne. Le fougueux Egon Schiele fait parler de lui dans la capitale autrichienne. Fasciné par les plaisirs interdits, ce jeune peintre est réputé pour dessiner de très jeunes filles dans des positions lascives et suggestives, s’attirant les foudres de la bienpensante bourgeoisie. Accusé à tort d’avoir violé l’un de ses derniers modèles, une mineure, Schiele est à présent en prison en attente de son jugement. Pour assurer sa défense, ses deux meilleurs amis et son avocat vont faire appel aux plus grands de l’époque alors rassemblés à Vienne : Stefan Zweig, Sigmund Freud, Gustav Klimt… tous, captivés par le génie de Schiele et par amour pour l’art, vont conjuguer leurs talents et leur influence.Peintre sulfureux cultivant le goût du scandale, mort à l’âge de 28 ans, Egon Schiele est une étoile filante de l’histoire de l’art. Sa courte vie aura pourtant marqué l’art du XXe siècle. Retraçant l’épisode de son incarcération de 1912, Dimitri Joannidès et Nicolas Sure nous font découvrir la personnalité tout en excès de ce prodige, et en profitent pour nous plonger dans l’effervescence artistique qui habitait Vienne au début du XXe siècle.
Date de parution : 9 mars 2016 Scénariste(s) : Dimitri Joannidès Dessinateur(s) : Nicolas Sure Genre : Aventure historique Editeur : Glénat Prix : 14,50 € Acheter sur : Amazon l BDFugue
Festival 2 Valenciennes : du14 au 20 mars 2016 au Cinéma Gaumont de Valenciennes
Le Festival 2 Valenciennes va bientôt débuter ! Et c’est avec plaisir que nous vous annonçons notre présence à cet évènement puisque Lodi s’y rendra pour visionner quelques films parmi la quarantaine proposée durant cette semaine cinéphile. Allez consultez le programme du Festival sur le site officiel ! Rendez-vous au Cinéma Gaumont de Valenciennes !
Communiqué de presse :
Le Festival 2 Valenciennes présente plus de 40 films pendant une semaine, répartis en différentes sections et 2 Compétitions : la Compétition Documentaires (6 films internationaux et inédits du 14 au 16 mars 2016) et la Compétition Fictions (9 longs métrages inédits venus du monde entier du 16 au 19 mars 2016) en présence des équipes. En parallèle, le Festival propose des Avant-Premières hors Compétition, des Hommages, des Rencontres, des Master Class et un programme Jeune Public.
Cette 6ème édition accueillera Daniel Leconte et Jean-Pierre Mocky en présidents de jurys,Nathalie Baye en invité d’honneur, Diane Kurys en invité « coup de cœur » et bien d’autres grandes personnalités du cinéma Français et Européen qui seront présentes.
Cette année, le festival mettra à l’honneur les coulisses du 7ème art avec l’animation « Fauves Au Cinéma » sur la place d’Arme avec les dresseurs Thierry Le Portier et Félindra.
L’originalité du Festival 2 Valenciennes, c’est son approche particulière du cinéma et de ses métiers, sa convivialité, son caractère cinéphile et populaire, ainsi que son ancrage dans la région Nord-Pas-de-Calais.
Samuel Collardey réalise un film surprenant et aussi un peu décevant, avec Tempête. On pourrait presque qualifier ce film de documentaire, tellement il est très proche de la vie réelle du héros principal, Dominique Leborne. Ca se passe aux Sables d’Olonne, en Vendée. Dominique joue son propre rôle, et ses enfants, également.
Difficile de s’appuyer sur un père qui n’est pas capable de faire vivre sa famille […]
L’histoire de Tempête est simple : Dominique est marin pêcheur. Il part durant 15 jours en mer pour ne rester que le week-end sur terre. Il est divorcé, a deux enfants qui vivent avec lui. Enfin, ils vivent chez lui mais pas avec lui, ou trop rarement avec lui. Le réalisateur, Samuel Collardey, nous fait découvrir tout un milieu et un métier très spécial et très dur aussi bien physiquement que psychiquement. Les marins ne s’arrêtent jamais. A travers Dominique on pense à tous ceux qui prennent la mer chaque jour, quel que soit le temps et les conditions, au risque de leur vie.
Mais en fait, on va très peu le voir en mer. Aucune image de tempête à l’horizon, à notre grande déception… La plupart du film se passe sur terre, et avec ses deux enfants. Quand leur père est là, ils font la fête ensemble et on se demande même si leur père n’a pas le même âge qu’eux ; un grand ado toujours prêt à faire la fête : fumer des joints, boire de l’alcool, aller en boite… La notion d’éducation n’existe pas trop dans ce film. Et c’est un peu dommage. Le portrait du père, même s’il est très gentil, très généreux, n’est pas réconfortant pour un jeune. Difficile de s’appuyer sur un père qui n’est pas capable de faire vivre sa famille, de la nourrir, ou même de la chauffer et encore moins de l’éduquer.
Je ne sais jusqu’où le scénario est inventé mais ce qui arrive à sa fille est absurde et dramatique et en même temps, il est vrai que même en 2016, des situations aussi catastrophiques existent. Bref, Tempête est un film qui ne nous apprend pas grand chose, d’où son côté décevant, mais qui nous fait « découvrir » un certain milieu social pour qui la vie est un combat de chaque jour. Aucun acteur n’est professionnel dans ce film. Et beaucoup de membres de la famille de Dominique rejouent des scènes certainement déjà vécues plusieurs fois ! Dominique Leborne a reçu un prix d’interprétation à la Mostra de Venise en 2015 mais aussi au festival International du film francophone de Namur en 2015. Beaucoup de prix pour un homme qui n’est pas du tout acteur. On lui souhaite que ce nouveau métier, d’acteur, l’aide à sortir de sa vie de marin-pêcheur, tellement difficile.
A 36 ans, Dom est marin pêcheur en haute mer et ne rentre que quelques jours par mois à terre. En dépit de ses longues absences, il a la garde de ses deux enfants. Dom fait tout pour être un père à la hauteur. Il rêve même d’avoir sa propre affaire, un petit bateau de pêche à la journée qu’il exploiterait avec son fils. Assez grands pour s’assumer, Mailys et Mattéo n’en sont pas moins deux adolescents qui font leurs propres expériences. L’une d’elles, malheureuse, va forcer Dom à faire un choix entre son métier au grand large et sa vie de famille.
Sortie : le 24 février 2016 Durée : 1h29 Réalisateur : Samuel Collardey Avec : Dominique Leborne, Matteo Leborne, Mailys Leborne Genre : Drame
Christiane Taubira, Murmures à la jeunesse Editions Philippe Rey
Foule au rayon politique : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Christiane Taubira, François Fillon…
Les politiques sont pris d’une folie littéraire ! Pour décrire leur programme, exalter la France ou parler d’eux, ils envahissent les rayons … avec risque d’overdose pour le lecteur rigoureux qui voudrait tous les feuilleter. Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Christiane Taubira, François Fillon … panorama rapide (et agacé) de leurs ouvrages.
Pour être à la mode, endosser le costume d’écrivain. Ce nouvel adage a envahi la classe politique ! Qu’est-ce qui les motive à écrire ? Un désir impérieux de clarification, un goût immodéré pour le verbe, la nécessité de sortir de la parole éphémère ? Et peut-être aussi parce que si les confrères s’y collent, il faut suivre.
Dernier paru : Nous avons changé de monde (éd. Albin Michel) de Nathalie Kosciusko-Morizet. Un lancement minutieusement préparé puisqu’il débarque en librairie le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Une façon de lier son combat à celui de toutes les femmes tandis qu’en ce même jour, les médias reprennent leur marotte du sexisme en politique. Dans la foulée, elle annonce sa participation à la primaire de droite pour la présidentielle. Seule femme en lice.
[…] Ils ont tous dégainé la plume comme une arme politique […]
La primaire à droite justement se joue aussi dans les rayons : François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Jean-François Copé … ils ont tous dégainé la plume comme une arme politique : pour défendre leurs convictions et tracer un programme. Pour se dévoiler aussi. Mêler l’intime au futur de la nation, fameux mélange ! Ils cherchent à se rapprocher de leurs électeurs, à pénétrer leur cœur. Ainsi, François Fillon évoque ses racines rurales, NKM se livre sur sa famille tandis que le président du groupe Les Républicains et le maire de Meaux font leur mea culpa et s’essaient à plus de modestie après leurs tourments judiciaires. Seul Alain Juppé se restreint et n’aborde que son programme pour la France, vaste programme puisqu’il sera publié en 4 tomes. C’est moins vendeur bien sûr mais l’homme est de la vieille école. Moins commercial, plus pudique.
L’écriture semble-t-il est l’apanage de l’opposition au gouvernement socialiste. Christiane Taubira attendra de démissionner de son poste de Garde des Sceaux pour exposer ses objections et son incompatibilité avec la politique gouvernementale dans un essai Murmures à la jeunesse (éd. Broché). Comme si faire partie du gouvernement muselait et qu’à leur départ, la plume les démangeait. Demandez à Cécile Duflot, ex-ministre du logement sous François Hollande.
Il y a bousculade, on ne pourra pas tous les citer. On ne pourra pas tous les lire non plus. Ce n’est peut-être pas plus mal.
Une nuit de Mars 1912, sur le pont d’un navire qui file vers l’Europe, un homme, au secret trop lourd à porter, se confie à la faveur de l’obscurité. Ce jeune médecin fuit la Malaisie où il a exercé durant cinq années, jusqu’au jour où une mystérieuse femme est venue solliciter son assistance. Récit fiévreux d’une course contre la mort où la passion se confond avec la folie, où l’obsession qui l’aliène à une femme ressemble à l’amok, crise meurtrière dont sont pris soudainement les opiomanes malais.
Dates : A partir du jour mois 2015 Lieu : Théâtre de Poche Montparnasse (Paris) Metteur en scène : Caroline Darnay Avec : Alexis Moncorgé
Amok ou le fou de Malaisie : la nouvelle de Stefan Zweig publiée au début du XXème siècle, racontait l’histoire d’un médecin qui, lors d’une mission en Malaisie, tombe littéralement fou amoureux d’une femme qu’il rencontre au hasard d’une consultation. Ivre d’amour et de folie, le médecin va tout faire pour porter secours à cette femme qui suscite chez lui des attitudes insensées. « Moins d’une heure après l’entrée de cette femme dans ma vie, je me jetais dans le vide comme… un Amok« .
Entre réalité et fiction, c’est une pièce dont on ne sort pas indemne
l' »Amok », est celui dont la rage est incontrôlable, dénuée de toute raison, presque démoniaque : une dérive comportementale observée par de nombreux ethnologues, notamment en Malaisie. Dans la nouvelle de Zweig, le médecin européen se retrouve donc imprégné de cette démence. Alexis Moncorgé signe une adaptation puissante du texte de Stefan Zweig et incarne à la perfection le rôle de l’amok : il réalise dans cette pièce une performance littéralement incroyable où corps et âmes sont possédés par son personnage. Dans les premières minutes du spectacle, on s’imagine dans la cale d’un bateau, chavirant avec lui sur l’oscillation des vagues. « L’histoire chemine sur un fil ténu, fragile, périlleux, dans une permanente ambigüité entre réalité et irréalité, sens et non-sens, raison et folie. Où est la limite entre imagination et description objective du réel ? Entre le rêve et les faits… ? Qui ne s’est jamais demandé « Est-ce que je rêve ? » ».
Entre rêve et réalité, réel et fiction, démence et raison, c’est une pièce à la mise en scène forte et obscure, dont on ne sort pas indemne.
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Résultats concours : une édition exceptionnelle de Love streams gagnée
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On en parle en ce moment. Iris Apfel, vitrine ambulante des plus grandes réalisations du monde de la mode garnis de bijoux cheap achetés pour une monnaie de pain, revient sur Paris pour exposer au Bon Marché une dizaine de ses précieuses collections personnelles. Cette baronne de la mode, en plus de son excellence dans la coupe et la recherche de tissus, a consacré un morceau de sa vie à la décoration d’intérieur. L’américaine s’est notamment occupée de reconcevoir neuf fois l’agencement de la Maison Blanche, de Truman à Clinton.
En parallèle, Trump se rapproche de plus en plus de la chaise présidentielle. Il avance à découvert comme un ogre, vomissant les pires mots, et avalant les voix du peuple. En 2016, si Donald Trump accède au trône américain, que fera Iris Apfel de sa mèche ?
Les Brumes de Grandville – Les Folies de Paris Gwendoline Finaz de Villaine
Les Brumes de Grandville – Les Folies de Paris (Editions B.)
A l’occasion de la sortie du Tome 2 de Les Brumes de Grandville – Les Folies de Paris aux éditions B., l’auteure Gwendoline Finaz de Villaine a gratifié une audience nombreuse d’un show music-hall aux Folies Bergère. Chanteuse, danseuse, accompagnée de 2 choristes pareillement surexcitées et d’un orchestre de 4 musiciens appliqués, elle a fait le show.
Le Tome 2 des Brumes de Grandville parait un an et demi après le Tome 1. L’histoire d’Apollonie est celle d’une femme forte, libre et déterminée. Histoire d’amour avec Hector, un héros ténébreux qui mène l’héroïne à Paris pour concrétiser leur histoire. Les Editions B. comptent sur l’impatience des fans du premier volume et proposent une suite présentée comme tout autant passionnante et enlevée.
La voix de la talentueuse chanteuse envoute une foule ravie (…)
C’est dans le cadre mythique des Folies Bergère que l’ouvrage est présenté au milieu du strass et des dorures. Des costumes d’époque trônent sur un podium où l’auteure doit signer les ouvrages à la fin du show. Le volume 1 est gracieusement distribué à une foule nombreuse, heureuse de visiter les lieux et d’assister à un show présenté comme Glam Rock. Perturbé par cette dénomination, je m’attends à un sosie de David Bowie avec éclair de rigueur au milieu du front. C’est en fait un spectacle style cabaret music-hall qui multiplie les chansonnettes à l’élégance très Années Folles qui est offert. La voix de la talentueuse chanteuse envoute une foule ravie, quelques fans multipliant les cris extatiques à chacune de ses apparitions.
Les 40 minutes s’écoulent quand est annoncée la séance de dédicaces. Le Tome 2 est proposé à la vente pour la modique somme de 15 euros. La séance commence pour une durée proportionnelle à l’attente suscitée par l’ouvrage.
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Rappel du Tome 1: 1919. Au lendemain de la première guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté n’a d’égal que le cynisme. Apollonie, encore troublée par cette rencontre, tombe sous le charme indécent d’une voix mystérieuse sortie des ombres…
Tome 2: De Grandville à Paris, des Folies Bergère au cœur des Années folles, Apollonie entame la reconquête d’Hector et cherche à percer ses secrets, sans savoir qu’un péril bien plus grand menace son amour. Une étrange malédiction pèse sur les Montfaucon, qui rend particulièrement dangereuse l’attraction que l’envoûtant maître des lieux exerce sur elle. Face à son destin et à la multiplication des obstacles, Apollonie parviendra-t-elle à ramener celui qu’elle aime et à raviver les mémoires obscurcies ? La saga des Brumes se poursuit, plus tourmentée et sombre que dans le précédent tome. Apollonie et Hector se cherchent, se frôlent et s’affrontent dans une France marquée par les cicatrices de guerre, au cœur d’un domaine qui n’a pas fini de révéler ses secrets.
Date de parution : 25 février 2016 Auteur : Gwendoline Finaz de Villaine Editeur : Editions B. Prix : 15 € (424 pages) Achetersur : Amazon
Gauguin, une BD de Patrick Weber et Nicoby (Glénat)
Gauguin est un biopic qui nous relate le séjour de Paul Gauguin chez Vincent Van Gogh à Arles en 1888. La narration à la première personne de Paul Gauguin nous dévoile avec sensibilité ses impressions sur cette cohabitation très particulière. Les deux hommes, dont le seul point commun que l’on puisse leur trouver après la lecture de cet ouvrage est l’amour de la peinture, se dévoilent être complètement opposés dans leurs sentiments, leurs façons d’appréhender leurs modèles, mais surtout, leur perception de leur collaboration.
Si Gauguin fait preuve d’une certaine compassion, et est prêt à suivre les dictats de son comparse, Van Gogh, quant à lui, surnommé le « Fada », oscille entre phases hystériques et passionnelles. Le scénariste Patrick Weber, nous montre très bien comment Gauguin s’aperçoit très rapidement que leur peinture à quatre mains est une douce illusion. Les dessins de Nicoby nous plongent également dans cette relation troublante, mais fascinante. Le récit est bien trop court. On en redemande. Les pages pédagogiques présentent à la fin sont un plus très positif. Coup de cœur !
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Novembre 1888. Fourbu, Paul Gauguin arrive à Arles à la fin de la nuit… Cela fait des semaines que Van Gogh l’implore de venir le rejoindre dans le sud. Il rêve d’un travail en atelier. C’est alors le début d’une drôle de vie en commun. Les deux peintres font plus que cohabiter, ils tentent d’unir leurs talents et confrontent leurs existences. S’ils sont conscients de leur génie respectif, chacun s’estime supérieur à l’autre. Les deux amis en arrivent à se détester lorsque Paul travaille sur une œuvre personnelle alors que Vincent voudrait privilégier un travail commun. Mais Paul ne veut rien entendre, il conçoit seul le « Portrait de l’artiste au Christ jaune », que Van Gogh se met à haïr… Patrick Weber et Nicoby nous font découvrir l’œuvre de Gauguin à travers un moment charnière de sa vie : sa cohabitation à Arles avec Van Gogh. Deux mois d’amitié, d’affrontement et d’incompréhension, animés par la passion de l’art et les pulsions destructrices qu’elle peut engendrer.
Date de parution : le 9 mars 2016 Scénariste(s) : Patrick Weber Dessinateur(s) : Nicoby
Peur de rien, un film toujours d’actualité de Danielle Arbid
Danielle Arbid a réalisé le film Peur de rien, et dit bien qu’il n’est pas autobiographique. Pourtant il ressemble fort à sa propre histoire. Lina est libanaise et quitte son pays pour venir faire ses études en France, dans les années 90. Comme Danielle Arbid l’a fait elle-même, il y a dix sept ans !
Peur de rien raconte l’histoire de cette jeune fille, Lina, qui débarque en France, à Paris, un peu comme un oiseau tombé du nid. Elle a quitté Beyrouth pour faire ses études à Paris. Etudes d’économies, à l’université. A travers elle, on découvre la difficulté de s’adapter, pour jeune étranger, au pays d’abord, aux nouvelles coutumes, mais aussi à toutes les rencontres, bonnes ou mauvaises que l’on peut faire.
[…] ce côté un peu rétro mais encore tellement d’actualité avec toujours l’intégration au second plan.
Et Lina va évoluer en fonction de ces rencontres. Elle va peu à peu se forger une personnalité, grâce aux personnes qu’elle va rencontrer de façon plus ou moins intime. Et son parcours sera juché de bonnes rencontres mais aussi de grosses déceptions. La réalisatrice montre combien les rencontres, dans une vie, sont primordiales. Manal Issa, Lina, est saisissante de réalisme et de naturel. Avec un regard perçant. Et pourtant, elle n’est pas actrice professionnelle, mais ingénieur de formation ! D’ailleurs elle a reçu le Prix d’interprétation féminine au festival de Cinéma Européen des Arcs en 2015. Manal Issa, un nom à retenir car forcément, on va la retrouver sur nos écrans !
Tous les acteurs dans ce film sont simples, mais vrais. On est plongé dans Paris, il y a presque 20 ans ! Les jeunes sont à fond dans ce qu’ils font. Ils y croient ! Ils sont emplis d’idéaux. Sans parler des cours à la fac ! C’est vraiment chouette. Publik’Art a aimé ce côté un peu rétro mais encore tellement d’actualité avec toujours l’intégration au second plan. Tous les garçons que rencontre Lina n’ont guère de point commun. Et pourtant ce sont ceux qui vont donner une nouvelle force à la jeune et talentueuse Lina. Même pas peur, la belle Lina ! Elle puisera en chacun un trésor qui fera d’elle une femme avec toute sa propre personnalité, non sans pleurs, non sans douleurs, non sans risques.
Peur de rien, un très beau film, vrai, comme on les aime.
Les années 90. Lina, 18 ans, débarque à Paris pour ses études. Elle vient chercher ce qu’elle n’a jamais trouvé au Liban, son pays d’origine : une certaine forme de liberté. L’instinct de survie comme seul bagage, elle vogue d’un Paris à l’autre au rythme de ses rencontres amoureuses. Parce qu’à 18 ans, on rêve d’embrasser le monde et pas qu’un seul garçon…
Sortie : le 10 février 2016 Durée : 2h Réalisateur : Danielle Arbid Avec : Manal Issa, Vincent Lacoste, Paul Hamy Genre : Comédie dramatique
2ème édition du Festival des monteurs associés, à Paris dès le 9 mars
Le Festival des monteurs se passe au cinéma La Clef à Paris. Vous pourrez y découvrir 8 films, à la fois des documentaires et des fictions. A la fin de chaque film, des débats avec les monteurs et les réalisateurs sont organisés. Vous aurez droit à une soirée spéciale courts-métrages, le jeudi 10 mars. Et également une carte blanche aux monteurs québécois avec la projection d’un documentaire sur le poète québécois Gaston Miron. Une table ronde sera animée autour du thème : Le son au montage. Et vous pourrez aussi admirer l’exposition de photos : Souvenirs de la salle de montage.
Ambiance cinéphile et chaleureuse assurée ! Pour en savoir plus :
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
Les Chefs d’oeuvre de Budapest – Exposition au Musée du Luxembourg
Exposition Les Chefs d’oeuvre de Budapest au Musée du Luxembourg
LesChefs d’Oeuvre de Budapest s’exposent au Musée du Luxembourg du 9 mars au 10 juillet 2016. Des tableaux de Dürer, Greco, Cézanne, Manet ou Goya s’exposent exceptionnellement le temps de travaux de rénovation au Musée des Beaux-Arts de Budapest, le célèbre Szepmuveszeti Muzeum. Des 600 oeuvres de la collection des princes Esterhazy acquises en 1871 aux pièces rassemblées ultérieurement, c’est à une riche traversée de l’art européen du Moyen-Âge au début du XXe siècle que nous convie cette magnifique exposition. Les plus riches heures de la peinture et de la sculpture européenne se laissent admirer dans un parcours majestueux.
L’exposition suit un double fil chronologique et thématique via un parcours transversal depuis le Moyen-âge vers une traversée des différents âges artistiques. Des pièces richement dotées exposent art religieux, peintures du siècle d’or hollandais ou oeuvres impressionnistes dans des arrangements évocateurs. Portraits et scènes de genre se laissent observer comme de fidèles reflets de leurs époques. Les physionomies évoluent, les proportions se modifient, chaque époque marque de son empreinte ses visées religieuses ou symbolistes. Il faut voir ces dessins d’animaux annotés de leur date de réalisation: 1578… le temps devient une notion abstraite… Le commissaire de l’exposition Laurent Salomé accompagné de Cécile Maisonneuve ont délivré leurs érudites explications pour souligner le travail de sélection soignées ayant abouti à cette exposition. Et c’est un ravissement pour les yeux comme pour l’esprit.
[U]n ravissement pour les yeux comme pour l’esprit.
Des oeuvres spectaculaires sont exposées pour la première fois en France tandis que des pièces hongroises remarquables permettent d’admirer l’art pictural de Janos Vaszary, Beni Ferenczy ou Sandor Bortnyik. Une peinture magyare riche qu’il est heureux de pouvoir découvrir à l’occasion de cette exposition. Le parcours accumule les pièces qui attirent l’attention, comme ces deux sculptures sur bois de Saint Etienne et Saint Ladislas, ce Portrait (hypnotisant !) d’un jeune homme par Dürer ou cette Annonciation si moderne du Greco (16e siècle !!!). Des pièces à découvrir pour se rendre compte de la richesse de la collection habituellement proposée dans la capitale hongroise. Une raison de plus de tenter le voyage vers la très surprenante ville bohème pour découvrir d’autres Chefs d’oeuvre de Budapest…
La capitale parisienne ne cesse de proposer de nouvelles expositions plus éblouissantes les unes que les autres. Les Chefs d’oeuvre de Budapest s’inscrit parfaitement dans ce mouvement avec un voyage onirique dans l’art européen. Un moment de pure magie à découvrir absolument.
Dates : 9 mars au 10 juillet 2016 Lieu : Musée du Luxembourg, Métro Mabillon/St Sulpice, RER B Luxembourg Entrée : 12 €
99 Homes, film perturbant de Ramin Bahrani, sortie en e-cinema le 18 mars
99 Homes creuse le sillon du film social post crise des supprimes en 2008. Les impacts de la crise financière ont fait éclore un nouveau genre cinématographique en soi, montrant les travers d’un système financier devenu fou. Récemment The Big Short ou Margin call insistaient sur l’aspect purement frauduleux de la crise avec des financiers devenus fous. Ramin Bahrami choisit de placer son curseur au niveau de la population, ces gens qui ont cru pouvoir investir massivement et se sont retrouvés le bec dans l’eau une fois la crise survenue. Un film dérangeant par son parti pris direct. Quand l’homme est un loup pour l’homme, certains profitent du festin quand d’autres se font dévorer tout cru…
Le film choisit le réalisme le plus cru pour dénoncer la logique perverse d’un système[…]
L’encore excellent Michael Shannon et le surprenant Andrew Garfield interprètent deux personnages antagonistes. Le premier personnifie le cynisme de celui qui n’hésite pas à amasser de fortes sommes d’agent sur le malheur des autres. Il supervise les expulsions sous le regard bienveillants des forces de l’ordre et verse des larmes de crocodiles en attendant d’amasser une substantielle plus value. Le second est séduit par cette impunité légitimée par les organismes légaux. Lui-même viré de chez lui, il souhaite se refaire et choisit le côté obscur. La loi, la justice, la police, tous forcent les populations incapables de payer leurs emprunts à quitter leur maison. Un système est mis à jour, celui des effets pervers de la crise des supprimes. Des familles entières ont été encouragées à s’endetter à taux variable. Et qu’advint-il une fois la crise survenue? Les mêmes familles se sont retrouvées forcées de quitter les lieux car incapables de payer leurs emprunts devenus exorbitants. Hypocrisie totale d’un système qui roule dans la gadoue les honnêtes gens après leur avoir fait miroiter une opulence factice.
Le film choisit le réalisme le plus cru pour dénoncer la logique perverse d’un système privilégiant le gain immédiat au bien être collectif dans la durée. Car en plus de perdre leurs biens, les familles ont souvent perdu emploi et ressources financières. La triple peine pour des individus trompés et floués. Michael Shannon sait très bien jouer l’individu sans scrupules au sourire de crocodile. Après The Runaways ou The Iceman, il endosse une fois de plus les habits de la crapule de service. Et comme il sait également très bien jouer le mec bien, le flou apporte une profondeur inouïe à ses performances. Andrew Garfield retrouve les qualités entrevues dans The Social Network en interprétant un gars bien, séduit par les délices de l’impunité. Quant à Laura Dern, elle joue une fois de plus l’américaine de base, faussement naïve mais très forte en dedans.
Un film destiné au E-Cinéma malgré son prix au Festival du film américain de Deauville. Une sorte de film nécessaire pour ne pas se couper de la réalité et entrevoir la vérité sur ceux qui nous dirigent. Ils ne veulent pas forcément du bien… méfiance…
Rick Carver, homme d’affaires à la fois impitoyable et charismatique, fait fortune dans la saisie de biens immobiliers. Lorsqu’il met à la porte Dennis Nash, père célibataire vivant avec sa mère et son fils, il lui propose un marché. Pour récupérer sa maison, sur les ordres de Carver, Dennis doit à son tour expulser des familles entières de chez elles.
Sortie : le 20 janvier 2016 Durée : 1h47 Réalisateur : Ramin Bahrani Avec : Andrew Garfield, Michael Shannon, Laura Dern Genre : Drame
Les aventures de Spirou et Fantasio, tome 55 : La colère du Marsupilami (Dupuis)
La colère du Marsupilami est le cinquante-cinquième tome de la série Spirou et Fantasio qui a bercé notre enfance. C’est un numéro particulier, puisque ce dernier fait revenir le très célèbre animal à longue queue jaune et noir : le marsupilami. En effet, apparu pour la première fois dans le tome 4 Spirou et ses héritiers, on pouvait suivre régulièrement ses aventures jusque dans le tome 20, Le faiseur d’or, qui sera sa dernière apparition.
C’est donc dans La colère du Marsupilami, que nous renouons avec les péripéties autour de cette créature. Pari réussi pour les auteurs qui nous emmène avec bonheur en Palombie, dans une quête effrénée à la recherche du Marsupilami. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture : de l’aventure, des pointes d’humour, de l’imagination et des méchants (Zantafio). A noter les 8 pages de bonus retraçant l’histoire du marsupilami au travers des différents tomes de la série qui sont les bienvenues. Vivement le tome 56 !
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Le grand retour du Marsupilami dans la série qui l’a vu naître après plus de quatre décennies d’absence !
Spirou doit se rendre à l’évidence devant les photos du Marsupilami offertes par Don Contralto (à la fin du tome 54) : il n’a aucun souvenir de cette aventure. Et Fantasio pas plus que lui. Quant au comte de Champignac, il entre dans de terribles colères dès qu’on évoque le petit animal à queue préhensile et contondante. Tout ça ne peut avoir qu’une explication : ils ont été zorglondisés pour leur faire oublier qu’ils ont été un jour les amis du Marsupilami.Après une courte enquête, Spirou et Fantasio retrouvent Zantafio, exilé au Canada, et lui font cracher le morceau. Le cousin maléfique de Fantasio avoue son forfait : il a utilisé la zorglonde pour pouvoir approcher sans risques le Marsupilami… et le vendre à un riche collectionneur ! Spirou et Fantasio (et Spip) décident de partir en Palombie pour le retrouver. Mais avec les Indiens awaks, un Marsupilami furieux de cette trahison et un guide aussi machiavélique que Zantafio, le voyage risque d’être mouvementé.
Date de parution : le 4 mars 2016 Scénariste(s) : Fabien Vehlmann Dessinateur(s) : Yoann
Adieux émus à la voix que l’on connait tous : celle de Patrick Floersheim
Qui n’a jamais entendu la voix de Patrick Floersheim ? Personne du monde du cinéma ou même de la télévision. Personne d’entre nous non plus. Patrick Floersheim est un artiste qui a joué au cinéma et qui a surtout fait de nombreux doublages de grandes stars américaines comme : Michael Douglas (Basic Instinct), Robin Williams (on pense particulièrement au film Le Cercle des poètes disparus ou encore Madame Doubtfire), et Mel Gibson (Mad Max). La liste est très très longue de tous les doublages qu’il a faits et que vous trouverez sur Wikipédia. Il a aussi été acteur dans de nombreux films, (Le pull over rouge, Lady Oscar, Diva, Les voleurs de la nuit, Le Roi des aulnes) dont Virgil, en 2005, qui fut son dernier film.
Mais nous tenions à lui rendre hommage et à présenter à sa famille nos très sincères condoléances. La voix de Patrick est encore, et pour toujours, dans notre cœur.
Extrait du film : Le cercle des poètes disparus, de Peter Weir avec Robin Williams :
La politique m’a tué, un livre vérité de David Lefèvre (éditions du Pays du Vent)
Dans la première partie de son livre, La politique m’a tué,David Lefèvre raconte comment il est arrivé à se faire élire Maire de sa commune, en 2008. Presque sans le désirer, il s’est retrouvé sur les listes, et même en tête de liste. Sans étiquette politique, sans aucune formation politique, David Lefèvre est élu Maire de Friville-Escarbotin, en mars 2008, dans la Somme, commune de cinq mille habitants. Dans la seconde partie, il développe davantage ses analyses sur le monde d’aujourd’hui.
La politique m’a tué est un livre qui n’a pas peur de dévoiler tous les travers de notre société
David Lefèvre nous dit, dès le début, que dans cette aventure politique, il prend des notes, comme une sorte de journal de bord. Pour ne rien oublier. Il pressent qu’il va vivre des choses pas ordinaires. Et il a bien raison car c’est grâce à ses notes que La politique m’a tué a vu le jour ! Du coup, il nous transmet tout ce qu’il a vécu, les bons moments comme les pires. Il est vrai qu’en 2008, David Lefèvre est un homme heureux. Il a 23 ans, il est marié, père d’une petite fille et a ouvert plusieurs magasins de prêt à porter qui marchent très fort. Puis l’aventure politique lui tombe dessus ! Vraiment par hasard, il se trouve catapulté sur une liste électorale, poussé par quelques personnes du village. Il pense à une aventure qui n’aboutira pas. Et puis, voilà, il est élu Maire ! Le plus jeune Maire de France. Du coup, lui plutôt timide et introverti, se retrouve sous les feux des projecteurs. Tous les médias, TV, s’intéressent à lui car à 23 ans devenir Maire, c’est tout un symbole.
David Lefèvre prend complètement conscience de sa mission et s’y investit à fond. Il est obligé de laisser tomber ses magasins, qu’il ferme au fur et à mesure. Il se donne à 100% à la Mairie et fait tout ce qu’il peut faire en son pouvoir. Son téléphone ne le quitte pas et il répond présent 24h/24 et 7j/7 ! Tout ne sera pas évident pour lui. Il découvre le milieu assez malsain de la politique, et ce, dès sa première élection. Des tracts diffamatoires sur lui circulent… Il ne se laisse pas faire. Et puis un jour, son directeur de l’ALSH (le Centre aéré) est pris en flagrant délit. Depuis le début de ses fonctions, il détourne de l’argent à son profit et ce, durant trois ans, avant d’être découvert. Plusieurs milliers d’euros.
David Lefèvre a perdu son âme d’enfant en entrant dans la politique…
Je ne vous raconterai pas la suite de cette histoire que vous découvrirez en lisant son livre. Mais en quelques années, David vieillit d’un coup. Il découvre le monde pourri des politiciens mais aussi celui de la justice. Rien ne se passe comme prévu car la justice a sa propre logique, bien loin de la logique des gens honnêtes. Très grosses déceptions pour notre jeune Maire. Après beaucoup d’hésitations, David Lefèvre se présente aux élections Départementales et devient le plus jeune Conseiller général de la Somme. Mais là encore, David n’est pas au bout de ses peines.
Autrement dit, si vous avez l’intention de vous lancer dans la politique, lisez le livre de David Lefèvre pour savoir si vous avez bien le profil ! La politique m’a tué est un livre qui n’a pas peur de dévoiler tous les travers de notre société, à tous les niveaux, toutes les trahisons, toutes les magouilles qui pullulent notre vie quotidienne. Impossible en France d’être sans étiquette politique. Si comme David vous n’en avez pas, les autres se chargeront de vous en coller une ! Un coup à droite, un coup à gauche… David Lefèvre est tout simplement dégoûté du monde qui l’entoure et pourtant, il s’est représenté une seconde fois, avec beaucoup d’hésitations, et a été réélu, haut la main, Maire de Friville-Escarbotin. Et à la fin de son livre, il nous livre ses pensées quant à l’avenir possible de notre pays, notre monde de demain. David Lefèvre a été dégoûté par le système, par des hommes, par la politique, par la justice, par les mensonges, par la malhonnêteté mais néanmoins, il voudrait continuer à croire qu’il y a des hommes bons et honnêtes sur cette terre et qu’ensemble, on peut faire du bien autour de nous.
La politique m’a tué, un livre qui dévoile l’aberration de notre système, preuves à l’appui ! David Lefèvre a perdu son âme d’enfant en entrant dans la politique. Il a pris des notes depuis le début de sa vie politique qui vont être utiles à tous ! A lire et à partager !
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Élu plus jeune Maire de France en 2008 puis plus jeune Conseiller Général de son département, l’auteur nous raconte de quelle manière il s’est retrouvé à la tête de sa commune sans réellement le vouloir. Difficultés quotidiennes, crochepieds, trahisons, vous découvrirez les coulisses de la vie politique locale. Vous suivrez l’auteur dans l’apprentissage de son nouveau métier, des débuts enthousiastes et pleins d’espoir, jusqu’à aujourd’hui où la politique l’a tué…
Dans la seconde partie, l’auteur, nous donne son sentiment sur le monde d’aujourd’hui, sur les aberrations d’un système qui prône le toujours plus et sur des politiques trop souvent déconnectées de la réalité. Profondément attaché à son indépendance politique et à sa liberté de parole, David LEFÈVRE nous livre ici un premier ouvrage à l’image de son parcours, sans concessions…
Date de parution : décembre 2015 Auteur : David Lefèvre Editeur : Editions du Pays du vent Prix : 16,90 € (480 pages) Achetersur : Amazon
Festival 100% La Villette : théâtre, danse, cirque, expositions, du 22 mars au 10 avril 2016
Le Festival 100% à La Villette va durer trois semaines et pas moins de 18 spectacles vous seront présentés, dans 5 lieux différents, et une grande exposition avec plus de 150 artistes présents sur place. Le Festival se prolongera du 22 mars au 10 avril 2016, à La Villette : Grande Halle, Théâtre Paris-Villette, Folie des visites, Espace chapiteaux, WIP. Si vous venez au spectacle, l’entrée à l’expo vous est offerte. Belle occasion de multiplier les découvertes !
Voilà quelques idées de spectacles qui seront proposés au Festival de La Villette :
Horror, sur le concept « un film d’horreur mais en théâtre ! ». Le Golden stage avec un plateau partagé / 5 crews : le meilleur du show dans les différentes gestuelles : Popping, hip hop, Electro, Bboying, voguing … , énergie garantie ! Et Ousmane Sy (Babson)
Babson est un ancien des Wanted Posse ou Serial Stepperz
Il y a également le nouveau cirque du Vietnam tout public : un superbe spectacle très visuel et poétique, très acrobatique, un spectacle sur le Vietnam entre tradition et modernité. Et bien sûr, l’expo, accessible avec tout billet de spectacle.
Vivez le Festival à 100% : soit avec le pass soirée, soit avec le pass Festival. Vous trouverez forcément la bonne formule qui vous correspond ! Pour en savoir plus : Festival La Villette. Faites vos réservations le plus vite possible au 01.40.03.75.75 ou sur lavillette.com.
Et si vous êtes sages, Publik’Art vous réserve une surprise dès le 8 mars. Alors, surveillez bien les concours de Publik’Art ! Très bon Festival à tous !