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Attaché de Presque au Théâtre Le Proscenium

Attache de presque

Un Attaché de Presque déjanté au Théâtre Le Proscenium

Attaché de Presque narre la vie tumultueuse d’un attaché de presse haut en couleurs. Entre petites vexations et clients caractériels, Lionel Aknine réalise un retour d’expérience déjanté et énergique sur la scène du Théâtre Le Proscenium. Tout en esbroufe mais en panne de connivence avec le public, il multiplie les scènes cocasses dans un spectacle échevelé.

Travailler pour la Promotion Presse des stars françaises ou internationales laisse des séquelles profondes. Lionel Aknine s’en est souvenu à l’heure d’écrire son spectacle. Sur les rails d’une carrière prometteuse de comédien, il l’a pourtant mise entre parenthèses pour mener une carrière brillante et reconnue d’attaché de presse. Brillante mais apparemment tourmentée. Les souvenirs se bousculent et les noms célèbres pleuvent pendant plus d’une heure. De La Soul, Linda de Souza, Lou Reed, les références raviront les fans de musique, de toutes les musiques.

Les souvenirs se bousculent et les noms célèbres pleuvent

Le comédien réalise visiblement un rêve de gosse. Monter et interpréter son propre spectacle comique le ravit et il rayonne sur scène. Cette empathie rayonnante ne suffit malheureusement pas à abattre le mur qui se forme avec un public laissé trop souvent à distance.

L’audience attend une interactivité qui se justifierait au vu de la taille de la salle. Si des rires massifs sont parfois déclenchés par des réparties bien senties, un silence déconfit règne trop souvent dans la salle. Pas une question de charisme ou de qualités comiques, juste une carence préjudiciable d’échanges. Reste le souvenir d’anecdotes truculentes qui font de ce moment un aimable divertissement burlesque.

Dates :  Dernière date le 8 avril 2016
Lieu Théâtre Le Proscenium
Metteur en scène : Emmanuel Quatra
Avec : Lionel Aknine

La course du siècle, un très joli film d’animation pour tout-petits (DVD)

La course du siècle
La course du siècle Photo © Universum Film

La course du siècle, un très joli film d’animation pour tout-petits (DVD)

La course du siècle est une réalisation allemande de Ute von Münchow-Pohl et Sandor Jesse. C’est un film d’animation qui s’adresse aux enfants dès l’âge de 3 ans. A voir en famille !

L’histoire de la course du siècle est simple et belle. C’est l’automne. Tous les animaux de la forêt ont récolté des provisions pour l’hiver. Leurs stocks sont bien remplis, mis à l’abri. Mais Chaussette, un Petit Corbeau terrible, va détruire tout un stock de nourriture de madame Blaireau. Mais comme Chaussette est plein de bons sentiments, il va participer à une course de voiture pour remporter le gros lot, un chèque, qui lui permettra de refaire le stock de Madame Blaireau.

 Un peu de peur mais parfaitement dosée ! Et surtout beaucoup de rires et de bêtises !

C’est alors que la course va lui réserver quelques surprises et pas toujours des meilleures. Certains animaux ne vont pas être gentils du tout avec lui, faisant tout pour le faire perdre. A travers ce film, l’enfant va découvrir les bons et les mauvais sentiments que l’on peut avoir envers l’autre. Mais ce sera, bien sûr, les bons qui vont l’emporter haut la main !

Même au milieu de la course, Chaussette et son co-pilote se mettront en danger pour sauver un des concurrents de la course. Un peu de peur mais parfaitement dosée ! Et surtout beaucoup de rires et de bêtises ! Le dessin animé est joli, de belles couleurs et avec beaucoup d’animaux de la forêt. La course du siècle vous réservera un bon moment de détente à partager avec votre famille et vos enfants ou petits-enfants ! Aujourd’hui, les films pour tout-petits sont assez rares et c’est pourquoi je le signale !

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La course du siècleLe Petit Corbeau Chaussette a accidentellement détruit le stock de nourriture qui permet aux animaux de la forêt de survivre pendant l’hiver. Pour reconstituer les réserves, il décide de s’inscrire à la course dans la forêt pour gagner le grand prix, à savoir 100 pièces d’or. Pour un champion comme lui, ce devrait être aisé…. Mais la course s’avère tumultueuse et remplie d’embûches pour Petit Corbeau et Eddie, son fidèle copilote…. Surtout qu’un nouveau concurrent venu d’Amérique du Sud va leur donner du fil à retordre ! Mais comme toujours, l’histoire (et la course !) se terminera bien pour tous les habitants de la forêt !

Sortie DVD : le 23 février 2016
Durée : 1h13
Réalisateur : Ute von Münchow-Pohl, Sandor Jesse
Avec : Jan Delay, Mia Diekow, Katharina Thalbach
Genre : Animation, famille

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Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas Lilti

Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas Lilti
Médecin de campagne François Cluzet Photo © Jair Sfez

Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas Lilti

Après Hippocrate, Thomas Lilti revient sur le devant de la scène avec Médecin de campagne. Il reste dans son domaine : la médecine. Normal puisqu’il a été lui-même généraliste avant de devenir réalisateur et qu’il a même fait des remplacements à la campagne.

Médecin de campagne raconte l’histoire d’un médecin de famille, interprété par François Cluzet. Un médecin comme on n’en voit plus. Il parcourt les routes de campagne et visite tous ses malades avec beaucoup de paternalisme. On se croirait au XIXè siècle ! Mais, bon, ce médecin de campagne est aimé par ses patients et c’est bien l’essentiel. Jusqu’au jour où on lui annonce qu’il est malade : tumeur cancéreuse au cerveau. Dommage qu’il y ait quelques invraisemblances, notamment au niveau médical, dans ce film Médecin de campagne. Mais ce qui ressort de tout à fait vrai est le fait qu’un docteur qui tombe malade est inconcevable pour le docteur lui-même. Un docteur pense qu’il n’a pas le droit de tomber malade. Et donc, il agira comme s’il n’était pas malade, avec un très fort déni de la réalité. Le film montre très bien ce sentiment.

[…] un docteur qui tombe malade est inconcevable pour le docteur lui-même.

En fait, le véritable héros n’est pas le médecin mais sa remplaçante, Marianne Denicourt. On la voit davantage que Cluzet. Mais là encore, rien d’époustouflant. Ce film ne dévoile rien, ne fait guère passer d’émotion. Et c’est vraiment dommage. Cluzet a une tumeur et ne voit rien du côté gauche. Mais cela ne l’empêche pas d’exercer, de conduire… Il est sous chimio et continue à travailler, sans fatigue apparente… Quant à elle, sa remplaçante, miraculeusement, les patients vont l’adopter direct ! Elle va même faire des « ravages » chez les gitans… Scènes un tant soit peu ridicules… Mais n’oublions pas, on est au cinéma !

Bref, ce n’est pas un film drôle ni triste. Si on est réellement malade, certaines scènes vont être très énervantes, tellement éloignées de la réalité ! Mais l’histoire a une happy end ! Alors tout le monde repart heureux ! Un bon film du dimanche soir qui ne donnera sans doute pas envie aux jeunes généralistes de s’installer à la campagne !

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Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas LiltiTous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie, médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s’adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait… irremplaçable ?

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Thomas Lilti
Avec : François Cluzet, Marianne Denicourt, Isabelle Sadoyan
Genre : Comédie dramatique

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Bref, on a vu Kyan Khojandi

kyankhoandieuropeenLes Pulsions de Kyan Khojandi

Kyan Khojandi, aussi connu sous le nom « le mec de bref », signe ici non pas son premier mais bien son deuxième spectacle. En réalité, le premier après avoir fait un carton dans le Grand Journal de Canal Plus avec son shortcom Bref, qui racontait en trois minutes et avec humour les déboires d’un trentenaire parisien. Au théâtre l’Européen à Paris jusqu’au 28 mai, l’humoriste d’origine iranienne (que l’on peut également voir en ce moment au cinéma dans Rosalie Blum de Julien Rappeneau) fait salle comble avec son spectacle Pulsions.

Tout commence un peu péniblement, avec quelques premiers sketchs obsolètes et dont la vulgarité n’apporte pas grand chose : un topo sur la masturbation et sur les relations de couple. Bref, du déjà-vu qui collait bien au format shortcom, mais sonne un peu dépassé dans un one-man-show.

 Un one-man show intimiste plein d’autodérision

Mais le spectacle devient vite plus personnel. Kyan Khojandi passe de l’humour un peu gras à l’humour délicat, des pulsions sexuelles aux pulsions amoureuses ou de violence. C’est un spectacle intimiste que nous livre Kyan Khojandi, qui raconte avec beaucoup de légèreté et d’autodérision la perte de son père, sa vie rêvée d’enfant de huit ans, ses galères et bons souvenirs. Le personnage devient attachant, sensible, bien loin de celui des deux premiers sketchs. Pulsions est un condensé de « trucs pas marrants qui lui sont arrivés » et dont il a voulu faire des blagues. Parce qu’avant de mourir il faut bien rire, dit-il.

A l’inverse de son ami et co-Bref 1auteur Bruno Muschio (alias Navo) qui assure la première partie du spectacle, Khojandi fait du stand-up et interpelle ses spectateurs avec habileté. Il évoque des souvenirs de trentenaire 3.0, parodie le wizz du MSN des années 2000, chante du Mariah Carey et imite Donald Duck à la perfection. Et ça marche bien.

Standing ovation dans la salle de l’Européen. C’est un final haut en couleur qu’il nous livre : tout son spectacle à la manière de Bref, ponctué d’infographies et d’animations, effaçant ainsi les frustrations de ceux qui ont encore du mal à mettre un nom sur celui qu’on connaît plus comme « le mec de Bref » que comme Kyan Khojandi.

Dates :  du 10 mars au 28 mai
Lieu : L’Européen (Paris)
Ecrit par : Kyan Khojandi et Bruno Muschio
Avec : Kyan Khojandi

Résultats concours : des places au spectacle de Feydeau gagnées

FeydeauRésultats concours : des places au spectacle de Feydeau gagnées !

Vous avez été 914 participants au concours Feydeau. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places pour le spectacle de Feydeau, le 2 avril 2016, à Paris, au Théo Théâtre, à 21h sont

Ludovic Bercier, Virginie Laurent, Isabelle Caiazzo, Olivier Briard et Georges Thaoky

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Comédie française : quand Fabrice Luchini s’écrit… (Flammarion)

Fabrice Luchini
Fabrice Luchini Photo @ France 2/culturebox


Comédie française : quand Fabrice Luchini s’écrit… (Flammarion)

 
La passion des grands hommes

Ne parler presque que des morts dans un livre autobiographique c’est cocasse, c’est absurde même ! Même à considérer que nous ne sommes que la somme des autres et, qu’en l’occurrence, Luchini a grandi en se nourrissant inlassablement des plus grands écrivains, en se gorgeant de leur génie quotidiennement. Il s’est façonné à l’ombre des morts.

Et à force de les côtoyer, il a emprunté un peu de chacun d’eux : de Céline, il a puisé dans l’oralité de ses écrits, de Rimbaud, il s’est servi dans sa folie,  de Muray, essayiste désenchanté et critique virulent de l’époque contemporaine, il s’est rempli de son anti-modernité, de Nietzsche, il a récupéré son rapport aux autres : « L’autre est difficile à digérer » disait le philosophe.

Il s’évertue à faire revivre les œuvres des morts.

Il pioche dans chacun d’eux sans jamais prétendre les égaler. C’est impossible et la tentative serait dangereuse : il en deviendrait fou, détraqué, désespéré et imbuvable. Parce que tous ces illuminés avaient trop de lucidité, trop d’esprit et « l’esprit n’élève pas, il déchire » parole de Cioran. Il n’a pas leur génie littéraire, il le sait, alors il a choisi une mission plus humble : les restituer. Il s’évertue à faire revivre les œuvres des morts. Une résurrection par les mots, Luchini est un passeur oral. Il a fait tant de lectures de Proust, Valéry, Rimbaud, Barthes… Obsédé par l’oralité de la langue, la musicalité de la phrase et l’agencement des mots, Luchini est un excellent passeur oral. Comédie française est une exception, il a dégainé la plume. Peut-être l’envie de durer, le désir narcissique d’être sur les tables de chevet de milliers de ménagères fascinées… peut-être pas. On se perd dans les méandres du personnage.

Son livre est comme un dictionnaire amoureux de la littérature. Truffé de citations et un peu de lui dans les recoins, toujours les mêmes histoires fameuses. Luchini n’a jamais su faire autre chose que du Luchini. Il n’a jamais pu s’empêcher d’invoquer les plus grands entre deux anecdotes sur son passé d’apprenti coiffeur et sa rencontre avec Roland Barthes. Mais utiliser les mots des autres, après tout, c’est avouer que les nôtres ne suffisent pas. Un mélange de modestie et de désir de grandeur. Un paradoxe mais « c’est la contradiction qui nous rend fécond » d’après Nietzsche alors, nous nous en satisferons.

Il n’a pas leur génie littéraire, il le sait […]

Luchini loin des hommes

Mais qui est-il ? N’est-ce pas l’objectif d’une autobiographie que d’ôter le masque ? « Je ne vois pas quel autre sens a ma vie que d’avoir une maison où l’autre ne rentre pas ». C’est un solitaire. Il ne les aime pas beaucoup les autres. Parce que chez lui, tout est obsession, névrose, il est possédé par ses écrivains. Il les a trop côtoyés ces hommes de génie. Plus que ses voisins, plus que ses amis, plus que la vie. A tel point qu’en spectacle, une toux inopinée au milieu d’un poème célèbre l’énerve profondément. C’est un sacrilège de gâcher Le bateau ivre de Rimbaud ! Alors, avec de l’humour, son arme de toujours, il se récrie : « Une toux qui m’irrite, c’est un texte que j’enlève ! ». Et les pauvres spectateurs attendent le bon moment pour tousser doucement. C’est génial ! Il faut être Luchini pour que le public accepte, sans perdre de leur admiration, de se faire réprimander ainsi !

« Par les soirs bleus d’été, j’irai par les sentiers (Rimbaud) […] C’est autre chose que ces images où les gens sont très épanouis mais toujours avec des chips … et où tout le monde est en groupe ». 

Il exalte la langue française et nous perd dans ses ivresses […]

Vous sentez poindre encore le Luchini solitaire et désabusé, l’anti-moderne. Celui qui cherche la beauté des poèmes de Rimbaud autour de lui mais qui trouve, à la place, des hommes désœuvrés assis sur leur canapé paquet de chips à proximité et télévision allumée. Comment peut-on sortir indemne d’une si grande familiarité avec Nietzsche, Céline et les autres ? A force de les lire, de les assimiler, de les réciter, n’est-ce pas de plus en plus difficile de revenir à la réalité, à l’ordinaire assez médiocre du quotidien ? Peut-être qu’il s’ennuie dès qu’il sort le nez de ses bouquins.

Voilà tout ce que nous dit son livre, parfois entre les lignes et souvent par les mots des autres. Il exalte la langue française et nous perd dans ses ivresses parce que sa passion pour la littérature est incommensurable et inconcevable pour nous. Il faut voir son sourire sur scène lorsqu’il déclame un dialogue d’une pièce de Labiche. Il est si heureux.

  • « Comédie française, ça a débuté comme ça … » de Fabrice Luchini aux éditions Flammarion
  • « Poésie ? » avec Fabrice Luchini seul en scène au Théâtre Montparnasse jusqu’en juin 2016
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Comédie française, un livre de Fabrice Luchini

Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l’esprit et le panache de la langue française.

En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d’immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l’air de notre temps – en racontant la fureur du Misanthrope à l’ère du téléphone portable, ou la sensualité de « La Laitière et le pot au lait » sur l’air d’une publicité pour Dim.

Il a quitté l’école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd’hui l’un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L’Hermine.

Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d’une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.

Date de parution : 2 mars 2016
Auteur : Fabrice Luchini
Editeur : Flammarion
Prix : 19 € (256 pages)
Acheter sur : Amazon

Romance sauvage, pièce survitaminée au Théâtre Lucernaire

 

Romance sauvage

Romance sauvage déboule à 100 à l’heure sur la scène du Lucernaire

Romance Sauvage déboule sur la scène du Théâtre Lucernaire et ça swingue! Les deux protagonistes multiplient les performances toniques dans une bonne humeur contagieuse 1h20 durant. Un amour contrarié sert d’argument à une pièce douce amère agrémentée de chansons facétieuses et de répliques drolatiques.

Romance sauvage évoque un mariage imminent qui empêche Manon Andersen et Pierre Lericq de trouver le sommeil. Ils reviennent sur leur histoire d’amour tourmentée, faite de péripéties diverses et de grandes trahisons. Les commentaires se télescopent et se concluent en chansons. La liberté est le maitre mot pour ces personnages en mal de repères et à l’énergie débordante. Les intermèdes musicaux voient Manon et Pierre empoigner guitare et instruments pour accompagner leurs mélopées acides et burlesques. La connivence avec le public est totale et chaque spectateur semble être le troisième larron de cette farce truculente.

Une démonstration survitaminée aux mimiques si expressives

Ce moment de détente léger et divertissant ponctue chaque réplique vive comme l’éclair de rires bruyants comme le tonnerre. Menée tambour battant,  la pièce n’offre aucun répit et permet d’admirer les qualités vocales de comédiens qui ne se ménagent pas. La petite scène du Lucernaire parait trop petite pour cette démonstration survitaminée aux mimiques si expressives. La mise en scène minimaliste n’empêche aucune fantaisie pour des comédiens en roue libre.

La joie et la bonne humeur ne sont pas des notions superflues quand la salle répond du tac au tac aux piques que s’envoient les personnages. Restent au final ce sentiment d’avoir changé de dimension et d’avoir voyagé dans un univers parallèle. Avec cette poésie jubilatoire qui colle à l’esprit longtemps après la pièce.

Dates :  Jusqu’au 15 mai 2016
Lieu Théâtre Lucernaire
Metteur en scène : prénom nom
Avec : Manon Andersen et Pierre Lericq

Résultats concours : La Villette, 10 places de spectacle de Vandekeybus gagnées

Festival 100% La Villette Vandekeybus
La Villette Vandekeybus Photo © Danny Willems


Résultats concours : La Villette, 10 places de spectacle de Vandekeybus gagnées !

Vous avez été 1300 participants au concours La Villette. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places pour la première de Wim Vandekeybus, le 5 avril à 20h30 à la Grande Halle de la Villette, à Paris, sont :

Thomas Koffi, Mérouane Guissi, Géraldine Thevenard, Marie Bichero et Charlotte Bretéché

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Le Grand Palais met à l’honneur le photographe africain Seydou Keita

Seydou Keita
Seydou Keita
Grand Palais

Le Grand Palais met à l’honneur le photographe africain Seydou Keita

Seydou Keita est peut être le plus grand photographe africain de la seconde moitié du 20e siècle. Alors que le continent s’extirpe du colonialisme au sortir de la seconde guerre mondiale, le photographe néophyte et autodidacte prend des clichés de la jeunesse malienne. Loin des stéréotypes habituels issus de l’occupation occidentale, il donne une identité à une population en mal de modernité et surtout d’identité. Le Grand Palais lui rend hommage à travers une exposition qui retrace son travail 20 and durant, de 1946 à 1977.

Des visages et des figures apparaissent sur des clichés en noir et blanc. A de très rares exceptions près, le photographe décédé en 2001 n’a pas conservé l’identité de ses modèles. Ce sont des couples, des familles et des groupes d’amis qui prennent la pose devant l’objectif de Seydou Keita. Les postures sont murement réfléchies et le photographe veut faire ressortir les personnalités et les spécificités.

Plus d’une centaine de clichés plonge le spectateur dans une Afrique à cheval sur l’avenir et sur les traditions. Des amis posent accoudés sur une voiture, une femme est allongée avec son sempiternel boubou, un homme gigantesque tient sur ses genoux un de ses multiples descendants. C’est l’Afrique éternelle qui se dévoile, celle des familles nombreuses et des intellectuels. Immortalisés pour l’éternité, ils semblent interroger l’observateur. Qu’est devenue cette terre riche et bigarrée, sans cesse pillée et récupérée par les grandes puissances. Les clichés interpellent souvent, émeuvent parfois et prêtent à la réflexion sur ce continent à notre porte, si loin et si proche.

Dates : Du 31 mars au 11 juillet 2016
Lieu : Grand Palais, Galeries nationales
Entrée : 10 €

Suivez le Forum d’Avignon @ Bordeaux en direct, Les Rencontres Internationales, du 31 mars au 1er avril

Forum d'Avignon à BordeauxSuivez le Forum d’Avignon @ Bordeaux en direct, Les Rencontres Internationales, du 31 mars au 1er avril

Communiqué de presse :
Créé en 2007, le Forum d’Avignon est un laboratoire d’idées et un lieu de rencontres et d’expressions internationales au service de la culture, de la filière culturelle et créative et de leur dialogue avec le monde économique et numérique. Entreprendre la Culture sera le fil conducteur, le thème de l’édition 2016, préparé depuis plusieurs mois par des groupes de travail avec le concours de grands cabinets internationaux de conseil. Entreprendre la culture, c’est, pour le Forum d’Avignon, mettre en valeur le rôle clé des créateurs, des porteurs de projet et des entrepreneurs culturels et créatifs. C’est évoquer les conditions nouvelles de financement de la création et du rôle des partenaires privés et publics pour favoriser l’accès et la diffusion de la création, deux piliers de la diversité culturelle. C’est accompagner la transformation numérique et promouvoir les conditions d’un usage ‘responsable’ des données. C’est enfin réaffirmer la singularité de la culture et sa nécessité dans une période en mal de repères pour construire la cohésion sociale des territoires et le renforcement pacifique entre les nations.
Retrouvez quotidiennement sur le site internet www.forum-avignon.org des analyses, études et contributions sur les liens féconds entre la culture, l’économie et l’innovation.


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La loi du silence, un livre rebelle de Nicolas Bouvier (Sudarènes Editions)

Nicolas Bouvier
Nicolas Bouvier Photo © Sudarènes Editions


La loi du silence, un livre rebelle de Nicolas Bouvier (Sudarènes Editions)

Nicolas Bouvier est un écrivain engagé contre le harcèlement scolaire. Il a déjà écrit plusieurs livres sur ce thème. La loi du silence est son sixième livre. C’est un peu une suite des autres livres puisqu’il reprend les mêmes personnages, à chaque livre.

Dans la loi du silence, Nicolas Bouvier nous raconte ce qu’il va arriver à Jérôme Legrand, écrivain connu, en 2020. Il est alors professeur dans son ancien lycée et prépare ses élèves au Bac. Il trouve que ses élèves sont très mauvais en orthographe (c’est déjà vrai aujourd’hui !) et leur impose donc des dictées qui ne sont pourtant plus au programme. Les élèves ne travaillent plus que sur ordinateur. Jérôme Legrand leur fournit des feuilles et des stylos pour faire ses dictées. Et bien sûr, les élèves, et aussi les parents, réagissent très durement aux exigences de ce professeur. Certains parents parlent même de porter plainte contre lui. Le directeur de l’école lui demande d’arrêter ces dictées qui sont très mal perçues par les parents. Au final, l’histoire se termine très mal pour le professeur et paraît, somme toute, invraisemblable.

Un petit air de thriller pour donner du piment à son livre !

Ceci dit, les dictées ne sont plus au programme du lycée depuis des décennies ! Et dans le livre, l’auteur en parle comme si c’était très récent comme programme. Il parle de 2020 mais la situation qu’il décrit est quasi la même qu’aujourd’hui, rien de révolutionnaire dans son livre ! Il aurait été aussi intéressant qu’il parle tout simplement de l’écriture des élèves. Si les élèves utilisent l’ordinateur en classe, ils n’ont alors plus jamais l’occasion d’écrire. Du coup, leur écriture, comme leur orthographe, sont désastreuses. L’écriture reflète la personnalité de chacun. Alors que l’ordinateur ne recèle aucun secret !

Je trouve que le harcèlement n’est pas vraiment développé dans ce livre. La fille de Legrand, 6 ans, est également victime de harcèlement à l’école. Mais là encore, l’auteur n’y consacre guère plus que quelques pages. On ne sait pas le pourquoi du comment, et encore une fois, le directeur de l’école a des réactions complètement nulles. Ensuite, arrive le fameux Perrot, son ennemi de toujours ! Il réapparaît dans ce livre, comme un cheveu sur la soupe. Si on n’a pas lu tous les livres de Nicolas Bouvier, on ne sait rien de ce Perrot et on n’y croit pas du tout à leur histoire ! Un petit air de thriller pour donner du piment à son livre !

Nicolas Bouvier, qui n’a que 25 ans, a été lui même victime de harcèlement. Tout au long du livre, on se demande si ce sont des situations vécues ou non. Il est vrai que tout est à revoir dans l’Education Nationale et ce livre est comme un cri contre l’aberration du système, contre le non-respect du professeur. Mais, hélas, le livre n’apporte aucune solution… Nicolas Bouvier est membre d’honneur de l’association « Les parents » et intervient dans les établissements scolaires et fait de nombreuses conférences caritatives sur le harcèlement scolaire. D’ailleurs sur le prix du livre La loi du silence, 1€ sera reversé, par l’auteur, à cette association et cet argent servira à la prévention et aux interventions de l’association sur le terrain.

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La loi du silence, un livre de Nicolas Bouvier2020. Lycée Albert-Camus.
A 30 ans, Jérôme Marchand devient le nouveau professeur de français des élèves de terminale littéraire et de seconde. Mais le système scolaire a bien changé.
Alors que le baccalauréat se prépare, les programmes scolaires changent brusquement, obligeant Jérôme à revenir aux fondamentaux et à marginaliser sa manière d’enseigner.
Alors que Jonathan Perrot, son ennemi d’hier qui avait pourtant fait la paix avec lui, revient pour régler ses comptes, il devra faire face aux violences subies par sa fille à l’école primaire, tout en prenant garde d’être vigilant à celles qu’il subit au lycée, avec ses élèves. Confronté et impuissant face à tout le système scolaire, Jérôme arrivera-t-il à faire carrière dans l’enseignement et à se faire entendre par les institutions ?

Date de parution : 14 février 2016
Auteur : Nicolas Bouvier
Editeur : Sudarènes Editions
Prix : 20 € (200 pages)
Acheter sur : Amazon

Les nommés de la 28e nuit des Molières sur France 2, le 23 mai 2016, ont été dévoilés

Les nommés de la 28 è nuit des Molières ont été dévoilés

Les nommés de la 28e nuit des Molières sur France 2, le 23 mai 2016, ont été dévoilés

les Molières, sous l’égide du président de l’association, Jean-Marc Dumontet, conservent leur format d’origine avec la captation en direct d’une pièce de théâtre en début de soirée dont le titre n’a pas été révélé lors de la conférence de presse afin de maintenir le suspens, et qui sera suivie de la remise en léger différé des prix à partir de 22h30.

Cette 28e cérémonie, enregistrée depuis le théâtre des Folies-Bergère, sera présentée par Alex Lutz qui succède à Nicolas Bedos. Avec pour défi créatif et humoristique de conforter le succès rencontré grâce à une prestation décomplexée qui avait renouvelé le genre, tout en fêtant et en honorant la grande fête du théâtre et de la culture promue par France 2, dédiée à ceux qui la créent et qui la font.

Dix-neuf Molières seront décernés, récompensant Théâtre public et Théâtre privé, avec l’entrée de deux nouvelles catégories : le Jeune Public et le One Man/Woman Show, étant précisé que cette année, l’ensemble de l’Académie établira les nominations, puis le palmarès.

Les nominations 2016 ont été ensuite dévoilées et nous vous invitons à retrouver grâce aux liens les spectacles chroniqués sur Publik’Art.

Dans la catégorie des prix d’interprétation dans un spectacle du théâtre public, sont nommés les deux comédiens qui ont marqué cette saison : Isabelle Huppert pour sa mise à nu vertigineuse dans Phèdre(s), mise en scène par Krzyszto Warlikowski, actuellement à l’Odéon, et Charles Berling à la présence insondable dans Vu du pont d’Arthur Miller, nommé également dans la catégorie Molière du Théâtre public qui s’est joué à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, mise en scène par Ivo Van Hove.

Molières 2016 – les nominations

Molière du Théâtre Privé
Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy
Les Cavaliers d’après Joseph Kessel
L’être ou pas de Jean-Claude Grumberg
Qui a peur de Virginia Woolf ? de Edward Albee

Molière du Théâtre Public
20 000 lieues sous les mers d’après Jules Verne, Théâtre du Vieux Colombier
Ca ira (1) fin de Louis de et mise en scène Joël Pommerat, Théâtre Nanterre-Amandiers
Lucrèce Borgia de Victor Hugo, La Comédie Française
Vu du pont d’Arthur Miller, Odéon -Théâtre de l’Europe

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public
Charles Berling dans Vu du pont d’Arthur Miller
Christian Hecq dans 20 000 lieues sous les Mers d’après Jules Verne
Denis Lavant dans les Fourberies de Scapin de Molière
François Marthouret dans les affaires sont les affaires d’Octave Mirbeau
Michel Vuillermoz dans Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé
Michel Aumont dans le Roi Lear de William Shakespeare
Michel Bouquet dans A tort et à raison de Ronald Harwood
Michel Fau dans Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy
Wladimir Yordanoff dans Qui a peur de Virginia Woolf ? de Edward Albee

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public
Catherine Hiegel dans le retour du désert de Bernard-Marie Koltès
Dominique Blanc dans les Liaisons Dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos
Francine Bergé dans Bettencourt Boulevard ou une histoire de France de Michel Vinaver
Isabelle Huppert dans Phèdre(s) d’après Wadji Mouawad, Sarah Kane et J.M Coetzee

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé
Catherine Frot dans Fleur de Cactus  Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy
Dominique Valadié dans Qui a peur de Virginia Woolf ? de Edward Albee
Léa Drucker dans un Amour qui ne finit pas d’André Roussin
Muriel Robin dans Momo de Sébastien Thiéry

Molière du Comédien dans un second rôle
Didier Brice dans A tort ou à raison de Ronald Harwood
Jean-Michel Dupuis dans le Mensonge de Florian Zeller
Pierre-François Garel dans Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee
Sébastien Thiéry dans Momo de Sébastien Thiéry
Thierry Lopez dans Avanti ! de Samuel Taylor

Molière de la Comédienne dans un second rôle
Anne Bouvier dans le Roi Lear de William Shakespeare
Béatrice Agenin dans un certain Charles Spencer Chaplin de Daniel Colas
Michèle Garcia dans La Dame Blanche de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino
Raphaéline Goupilleau dans la Médiation de Chloé Lambert

Molière de l’Auteur francophone vivant
Jean-Claude Grumberg pour l’Etre ou pas
Joël Pommerat pour Ca ira (1) fin de Louis
Léonore Confino pour le poisson Belge
Michel Vinaver pour Bettencourt Boulevard ou Une Histoire de France
Sébastien Thiéry pour Momo

Molière du Metteur en scène de Théâtre public
Christian Hecq/Valérie Lesort pour 20 000 lieues sous les Mers de Jules Verne
Eric Ruf pour Roméo et Juliette de William Shakespeare
Ivo Van Hove pour Vu du pont d’Arthur Miller
Joël Pommerat pour Ca ira (1) Fin de Louis

Molière du Metteur en scène de Théâtre privé
Alain Françon pour Qui a peur de Virginia Woolf ? de Edward Albee
Eric Bouvron/Anne Bourgeois pour les Cavaliers d’après Joseph Kessel
Michel Fau pour Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy
Sébastien Azzopardi  pour La Dame Blanche de Sébastien Azzopardi

Molière de la Révélation féminine
André Bescond dans les Chatouilles de Andrea Bescond
Géraldine Martineau dans le poisson Belge
Mathilde Bisson dans Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy
Ophélia Kolb  dans La Méditation de Chloé Lambert

Molière de la Révélation masculine
Alexis Moncorgé dans Amok de Stefan Zweig
Julien Dereims dans Libres sont les papillons de Léonard Gershe
Nicolas Martinez dans Ca n’arrive pas qu’aux autres de Nicolas Martinez et Benoît Moret
Thierry Lopez dans Avanti ! de Samuel Taylor

Molière de la Comédie
Fleur de Cactus
Les Faux British 
Maris et Femmes
Momo

Molière de la Création Visuelle
20 000 lieues sous les mers
Fleur de Cactus
La Dame Blanche
Un certain Charles Spencer Chaplin

Molière du Spectacle Musical
Cats
Irma la douce
Kiki de Montparnasse
Les Fiancés de Loche

Molière de l’Humour
Alex Lutz
Laurent Gerra
Sophia Aram
Stéphane Guillon
Valérie Lemercier

Molière du Jeune Public
Aladin
La petite fille aux allumettes
Pinocchio
Raiponce et le Prince Aventurier

Molière du Seul/e en Scène
Ancien malade des Hôpitaux de Paris de Daniel Pennac
Les Chatouilles d’Andrea Bescond 
Maligne de Noémie Caillaut 
Une vie sur mesure de Cédric Chapuis

Quand on a 17 ans, le film touchant mais trop pudique d’André Téchiné

Quand on a 17 ans Photo © Corentin Fila, Sandrine Kiberlain
Quand on a 17 ans Photo © Corentin Fila, Sandrine Kiberlain

Quand on a 17 ans, le film touchant mais trop pudique d’André Téchiné

André Téchiné aime cueillir les premiers émois à la fin de l’adolescence. Ce moment où, pas encore adulte mais déjà plus un enfant, on tâtonne vers sa sexualité. Dans son nouveau film, Quand on a 17 ans, il nous plonge (à nouveau) dans cette période pleine d’hésitations et de fausses assurances où chacun joue avec les apparences.

Kacey Mottet Klein et Corentin Fila, qui a obtenu là son premier rôle, incarnent Damien et Tom, 2 adolescents qui, dans la même classe, préparent le bac. Damien est citadin alors que Tom vit dans la montagne d’où un interminable trajet pour aller en cours. La mère de Damien, interprétée par Sandrine Kiberlain, va proposer à Tom de le loger … contre l’avis de son fils.

Le conflit plutôt que les mots.

Entre eux, les deux garçons sont violents, agressifs. Ils se cherchent et se trouvent dans la bagarre. Leurs corps-à-corps est un exutoire, ils redeviennent des animaux qui tentent de se libérer de leurs pulsions, de leurs désirs. La douleur des coups est voulue et la lutte devient un langage. Que se disent-ils en se battant ? « On ne s’aime pas c’est tout » explique Damien. Non, ce n’est pas tout.

Le réalisateur a privilégié les corps et les gestes mais aussi les silences plutôt que le verbe. Pendant presque 2 heures, le silence nous en révèlera bien plus que les mots échangés, des mots anodins, superficiels. Un conseil : suivez les regards, les hommes, eux, ne sont pas bavards. Un mode d’expression plus subtil, plus doux, moins ‘rentre dedans’. C’est agréable un film sans verbiage mais on trépigne parfois d’impatience, on aimerait qu’ils se parlent pour pouvoir se comprendre plus vite !

Ca cause pourtant mais autour. Pas Tom. Peu Damien. La mère de ce dernier est loquace. Son père, pilote dans l’armée, aussi. Ils s’aiment d’ailleurs, assez niaisement, et forment une famille idéale jusqu’au cliché. Cliché que l’on trouve habituellement dans les films hollywoodiens pour faire rêver la ménagère ou bercer les jeunes de chimères. Ce ressort de la famille parfaite, trop lisse, est lassant. C’est trop, c’est dommage.

Jeunesse perdue

Autre marotte d’André Téchiné : la nature. Il n’élargit le champ de sa caméra que pour la filmer dans sa splendeur, imposante et immuable. La montagne est un bon modèle, en hiver comme en été, c’est une nature brute et difficile mais sublime. Un lac se glisse dans le paysage. Isolé et glacé, Tom y plonge nu. Une réminiscence ? … Les Roseaux sauvages du même réalisateur ! Oui, il y a avait un cours d’eau et des jeunes au déshabillé facile. Oui, il y avait une relation ambiguë entre un « intello » et un « gars de la campagne ». Mais la jeunesse n’est plus la même. Elle était libre et volubile dans son film de 1994. Rêveuse, audacieuse, enthousiaste. Aujourd’hui, elle apparait renfermée, abattue, égarée … Est-ce les temps qui ont changé ? Ou est-ce les gens ?

Côté bémol, à l’instar de Tom et Damien, le film est « sur ses gardes » : il manque de chaleur sentimentale. On voudrait aimer davantage les personnages mais il y a comme une distance. Quelque chose d’inachevé aussi qui nous laisse inassouvi. Comme si la caméra ne se permettait pas ou rarement d’en dévoiler trop sur leur intimité, sur leurs émotions. C’est un film pudique, trop peut-être. André Téchiné nous a déjà proposé plus savoureux mais cette histoire sans prétention est touchante.

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Quand on a 17 ansDamien, 17 ans, fils de militaire, vit avec sa mère médecin, pendant que son père est en mission. Au lycée, il est malmené par un garçon, Tom. La violence dont Damien et Tom font preuve l’un envers l’autre va évoluer quand la mère de Damien décide de recueillir Tom sous leur toit.

Sortie : le 30 mars 2016
Durée : 1h56
Réalisateur : André Téchiné
Avec : Kacey Mottet Klein, Corentin Fila, Sandrine Kiberlain
Genre : Drame

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Five, le retour du film de potes avec Pierre Niney

Five
Five : Photo François Civil, Idrissa Hanrot, Igor Gotesman, Margot Bancilhon, Pierre Niney © Studio Canal

Five, le retour du film de potes avec Pierre Niney

Five, soit cinq pour les doigts de la main qui se referment et s’unissent pour vous assener un joli uppercut dans les zygomatiques. Soit l’effet recherché, et plus qu’atteint par la bande à Pierre Niney dans ce premier long réalisé par Igor Gotesman. « Un vrai film de pote, comme une famille. Notre génération a été biberonné à ça avec les séries Friends, How I met your mother, ou Le péril jeune de Klapisch », s’exclame de manière fort enthousiaste Gotesman, lors de la dernière conférence de presse qu’accueillait le déjà regretté Jardins des Sens des frères Pourcel à MONTPELLIER.

Pour réussir celui-ci, le duo ne part pas de rien. En 2011, Gotesman a déjà ébauché ses persos dans un court métrage assez réussi. Mais c’est surtout avec le programme court Casting(s) que Niney et Gotesman vont peaufiner leur style, leur écriture et surtout leur humour. D’ailleurs ce premier long peu paraitre par moment comme un gigantesque patchwork de scènes délirantes s’enchevêtrant les unes aux autres. Effet vite dissipé quand on voit la qualité d’écriture globale dont est affublé le film.

Il n’y a d’ailleurs pas que l’écriture qui bénéficie d’un soin tout particulier malgré le fait que nous soyons dans un premier film. La photo est également particulièrement soignée. Les tous premiers plans magnifiques des îles de Thaïlande qui accompagnent la ravissante Margot Bancilhon donneront le la à la qualité graphique du reste. On retiendra le plan séquence hyper inventif de la vue subjective du chien traversant l’appartement de la bande. Immersif et simplement génial. Tout part d’ailleurs de cette colocation tant désirée par la bande de cinq, et offerte sur un plateau par Samuel, alias Pierre Niney, alias le seul fils de.

[U]n vrai film de pote puissant et décomplexé.

Mais, à force de jouer au faux-semblant avec papa en professant faire des études de médecine alors qu’il s’épanouie sur les planches de théâtre, Samuel finit par n’être fils de personne. Vivres coupés, le jeune homme se retrouve face à ses responsabilités, et surtout l’effondrement imminent de leurs rêves à tous : l’appart. Mais qui a dit que la jeunesse des beaux quartiers n’avait pas de ressources et d’idées ? Avec un peu d’huile de coude, de chance et surtout pas mal de marijuana, la bande se retrouve vite fait au centre d’une série d’embrouilles qui mettra à mal vos abdominaux.

A la qualité d’écriture, de photo et de bande son, on rajoutera le jeu des acteurs et leur comique de situation tout à fait communicatif. Pierre Niney, dont on avait déjà perçu le potentiel humoristique dans Comme des frères, récidive avec une gestuelle et des mimiques dont lui seul a le secret. Il confirme rôle après rôle qu’il sait tout jouer, et qu’on devra compter sur lui pour les décennies à venir. A ses côtés, la grande révélation du film, François Civil, parfait dans le rôle de Timothée, alias Tim, « un vrai procrastinateur » (dixit Civil himself), croisement grandement réussi entre un Orelsan dans Bloqués, et un lucky looser sorti de chez Apatow ou les frères Coen. Les autres rôles ont tous aussi leur moment de gloire. On retiendra entre autres le licenciement de Julia, alias Margot Bancilhon, où celle-ci rentre dans une colère qui ferait passer l’Etna en fusion pour un vulgaire feu d’artifice de quartier. Jubilatoire. Comme la grande majorité des dialogues mi urbains, mi théâtraux, comme pour toujours garder le pied du bon côté de la barrière dans tout ce délire brassant plusieurs thèmes politiquement incorrects. C’est aussi, la force de ce film qui ne se perd pas dans une quête de rédemption bien pensante tirant vers un happy end béat.

Vous l’aurez compris, la bande à Niney pour son premier film, pose les jalons d’une comédie à la française complètement décomplexée, tirant vers ses ainés américains, en absorbant nos références contemporaines, pour mieux nous les distiller sous formes de vannes bien senties. Le tout en omettant pas d’y mettre une qualité technique certaine au service d’un divertissement intergénérationnel. En somme, un vrai film de potes puissant et décomplexé. On en redemande.

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FiveCinq amis d’enfance rêvent depuis toujours d’habiter en colocation. Lorsque l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié du loyer ! A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire aux autres et d’assumer sa part en se mettant à vendre de l’herbe. Mais n’est pas dealer qui veut et quand tout dégénère, Samuel n’a d’autres choix que de se tourner vers la seule famille qu’il lui reste : ses amis !

Sortie : le 30 mars 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Igor Gotesman
Avec : Pierre Niney, François Civil, Igor Gotesman
Genre : Comédie

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Soleil de plomb, film puissant de Dalibor Matanic

Soleil de plomb
Soleil de plomb – Photo du film de Danibor Matanic Avec Goran Markovic et Tihana Lazovic – © Bac Films

Soleil de plomb, film puissant de Dalibor Matanic

Soleil de plomb revient sur le conflit yougoslave et son traumatisme sur les populations. Au plus près du conflit ou plus de 15 ans après la cessation des hostilités, les blessures surviennent, restent à vif et peinent à se refermer. Soleil de plomb suit 3 couples d’amoureux pris au piège de la passion et du clivage intercommunautaire. Peut-on s’aimer quand les familles et les communautés s’affrontent? De ces 3 histoires particulières, Danibor Matanic tire des enseignements à la portée universelle, avec grace et pudeur.

Le cinéma de l’ex-Yougoslavie sait produire des films puissants et déroutants. On se souvient de Clip, La parade, La vie est un miracle ou Le choix de Luna comme des moments de cinéma sans concession, à l’émotion retorse et aux intrigues dérangeantes. Soleil de plomb s’inscrit dans ce cinéma réaliste, au plus près des gens et de leurs tourments. 3 histoires se déroulent sur une période de 30 ans. La première à l’orée du conflit yougoslave, la seconde à son dénouement, la troisième 10 ans après la fin des altercations.

[…] des enseignements à la portée universelle, avec grâce et pudeur.

3 couples se rencontrent, s’aiment et font face aux antagonismes. D’abord croissants, puis à vif et enfin toujours palpables. L’acteur Goran Markvic et l’actrice Tihana Lazovic interprètent avec poésie les 3 couples confrontés à des destins contraires. Les mêmes lieux se succèdent dans des contextes différents et pourtant semblables. L’amour devient une bataille contre les préjugés et tensions communautaires. Sentiment interdit, dangereux, seul vestige d’espoir en des temps troublés.par la haine des hommes.

Le naturisme de la mise en scène fait la part belle aux décors naturels, à ces murs criblés de balle et ses populations démunies. Reste ce lac aux eaux paisibles représenté sur l’affiche, seul endroit de quiétude pour des esprits torturés. Comme un appel à l’essentiel. La musique industrielle retranscrit la tension des temps troublés, comme une menace invisible omniprésente. Soleil de plomb imprime une trace persistante dans l’esprit bien après la séance. Comme un message mêlé d’avertissement et d’espoir.

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Soleil de plombSoleil de Plomb met en lumière trois histoires d’amour, à travers trois décennies consécutives, dans deux villages voisins des Balkans marqués par une longue histoire de haine inter-ethnique. Soleil de Plomb est un film sur la fragilité – et l’intensité – de l’amour interdit.

Sortie : le 30 mars 2016
Durée : 2h03
Réalisateur : Dalibor Matanic
Avec : Goran Markovic, Tihana Lazovic
Genre : Drame

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Encore une histoire d’amour au Studio des Champs-Elysées

Encore une histoire d'amour

Encore une histoire d’amour au Studio des Champs-Elysées

La pièce Encore une histoire d’amour est mise en scène au Studio des Champs Elysées. Deux personnages blessés par la vie se découvrent par la grâce d’une correspondance téléphonique de plus en plus récurrente. Une intimité surprenante se créée et les rapproche jusqu’à marquer un nouveau départ. Une mise en scène brillante alliée à une empathie immédiate pour les personnages font de cette histoire d’amour un très beau moment de théâtre.

Une jeune actrice américaine joint par téléphone un auteur de théâtre britannique. Elle souhaite interpréter l’héroïne de la pièce à succès La maison vide et souhaite mieux comprendre le personnage principal. Sans d’abord rien savoir l’un de l’autre, les personnages vont apprendre à se connaitre et s’apprécier, par delà la distance et malgré les obstacles. Car l’auteur vit reclus à Londres sans presque jamais sortir de chez lui. Quant à l’actrice, une maladie neurologique dégénérescente la fait régulièrement souffrir et limite son autonomie. S’il s’inquiète d’abord bruyamment de ce qu’elle comprenne parfaitement la psychologie du personnage, le calme olympien de sa correspondante new-yorkaise le désarçonne jusqu’à l’ébranler. Les vociférations laissent place à des échanges apaisés. La petite brindille brisée transforme l’ours bourru à force de sincérité et de délicatesse.

La petite brindille brisée transforme l’ours bourru à force de sincérité et de délicatesse

Portée à l’écran, la pièce serait une rom’com’ anodine. Au théâtre, elle prend une ampleur inattendue. La mise en scène astucieuse de Ladislas Cholat fait cohabiter brillamment les personnages entre déambulations domestiques et mobilier mouvant. Les vidéos illuminent les murs pour recréer les appartements respectifs entre affiche de Birdman et posters de la pièce. Le dynamisme visuel fait décoller le texte de  Tom Kempinski tandis que la proximité se fait toujours plus grande entre les personnages.

Les spectateurs s’insinuent dans leur quotidien avec délice, partageant les moments de doute et d’euphorie. Elodie Navarre et Thierry Godard forment un duo rafraichissant. Les grognements fantasques du second complètent parfaitement la douceur résolue de la première. Et si les béquilles de l’héroïne ne pourront jamais vraiment disparaitre, la lente transformation physique du personnage britannique reflète avec finesse le bien que les personnages se font.

Une audience ravie a bruyamment félicité les acteurs pour sur belle performance et le metteur en scène pour ce moment de théâtre euphorisant.

Dates :  Jusqu’au 30 avril 2016
Lieu Studio des Champs Elysées
Metteur en scène : Ladislas Cholat
Avec : Elodie Navarre, Thierry Godart

Les eaux australes deviennent rouges. Mais tout le monde s’en tape.

dessin de Lodi
Dessin de Lodi – 29 mars 2016 : « Baleine » © Lodi Marasescu

Les chasseurs japonais ont continué. 333 baleines harponnées et éventrées. Les eaux australes deviennent rouges. Mais tout le monde s’en tape. Plus d’infos ici.

Jeremy James : showman costard ballerine, à Paris tous les lundis

Jeremy James
Jeremy James Photo © BilletReduc.com

Jeremy James : showman costard ballerine, à Paris tous les lundis

Jeremy James … l’allitération nous murmure à l’oreille, comme un appel : « souvenez-vous de mon nom ». On essaiera, en tout cas, il a tout fait pour. Il est survolté. Un tourbillon. Chaque parcelle de la scène est son espace de jeu qu’il occupe en enchaînant entrechats, grands écarts, pirouettes et autres pas non identifiés. Cela dit, la scène est modeste, elle lui simplifie l’exercice : 8 m2 !

Petite scène, grand rêve : être Beyoncé. Il tente de nous convaincre de leur similarité (flagrante !) à coup de déhanchés sensuels … L’affaire n’est pas dans le sac ! Le ridicule oui, le comique aussi. Il trime, il sue et c’est revigorant. Parce qu’il ne s’arrête pas à la vanne ou plutôt, la vanne ne s’arrête pas aux mots. Elle se glisse dans son corps, ses gestes, dans l’intonation de sa voix et le public pris à partie. Un effort que beaucoup d’humoristes ne fournissent pas se cramponnant au minimum théâtral et débitant leur texte sans mettre en action le reste.

Il trime, il sue et c’est revigorant.

Pourtant il faut de la vie au théâtre et du théâtre dans la vie ! De la vie, il en insuffle. Par le mouvement bien sûr mais aussi parce qu’il ne parle que de la sienne ! Les présentations sont rapidement faites avec papa « Stéphane Bern » et maman « De Rothschild ». Suit une initiation à la danse classique, sport de son enfance. Il enchaîne avec ses années d’école de commerce pour lesquelles il n’a déboursé que 65 000 euros et, clap de fin, son passage à Monoprix comme caissier. Avec énormément d’autodérision et un texte bien taillé, il s’amuse de lui et il nous amuse. Et se moquer de soi avant de railler les autres n’est-ce pas de la bienséance ? En plus d’une politesse qui commence par lui-même, il s’engouffre sans hésitation dans le ridicule pour notre grand plaisir. Collant serré et string du danseur ou bonnet de poulet … et avec aplomb s’il vous plaît. La route est embouteillée, les showman sont nombreux à vouloir une place au soleil de la reconnaissance grand public. Jérémy a du culot et du courage. Il en faut pour se détourner d’un master marketing ruineux certifié « avenir tout confort ». Mais il semble heureux. Il se réalise sur scène. Et tant mieux parce que quiconque veut provoquer le rire d’un public indolent se doit d’être déterminé.

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Spectacle : Jeremy James Aurait voulu

Dates : Tous les lundis à 20h15 2016 l Lieu : A la Comédie des 3 Bornes (Paris)
Metteur en scène : Jérémy James l Avec : Jérémy James

Jean-Michel Jarre commence son Electronica World Tour qui va durer 2 ans

Jean-Michel Jarre

Communiqué de presse :

Jean-Michel Jarre commence son Electronica World Tour qui va durer 2 ans.

A l’automne prochain, il fera, après six ans d’absence, son come-back sur scène à l’occasion d’une grande tournée mondiale et sera en concert dans 6 villes de France dont Paris le 12 décembre à l’AccorHotels Arena.

En prémices de cette tournée, Jean-Michel Jarre se produira cet été dans plusieurs festivals européens notamment au Sónar de Barcelone, au Montreux Jazz Festival, au Jodrell Bank Observatory de Manchester, au Melt Festival de Berlin mais aussi à Bayonne et Nîmes, les 13 et 14 juillet.

Célèbre dans le monde entier pour ses concerts spectacles qui ont influencé nombre d’artistes rock et électro sur scène, Jean-Michel Jarre revient aujourd’hui avec un dispositif scénique complètement nouveau pour jouer les titres d’Electronica volume 1 et 2 et certains de ses plus grands succès depuis Oxygène et Equinoxe.

Le 6 mai prochain sortira également la deuxième partie ‘Electronica 2 : The Heart of Noise’ à laquelle ont participé de nombreux artistes emblématiques de la scène électro.

Ouverture de la billetterie dès le 22 mars dans les points de vente habituels.

Gérard Drouot Productions présente en accord avec WME Entertainment :

2016 : Jean-Michel Jarre démarre sa nouvelle tournée Electronica World Tour qui se déroulera sur 2 ans.

2015 a marqué le grand retour d’un des pionniers de la musique électronique – Jean-Michel Jarre. En octobre dernier, le public retrouvait le musicien au meilleur de sa forme, à l’occasion de la sortie d’un de ses projets les plus ambitieux à ce jour, salué par la critique dans le monde entier. ‘Electronica 1 : The Time Machine’ a su trouver son public pour devenir l’un des grands succès de Jarre depuis Oxygene. Il s’est entouré pour l’occasion de nombreux collaborateurs de différentes générations liés à la scène électronique internationale.

Le 6 mai prochain sortira la deuxième partie ‘Electronica 2 : The Heart of Noise’ à laquelle ont participé de nombreux artistes emblématiques de la scène électro tels que Pet Shop Boys, Sébastien Tellier, Jeff Mills, Gary Numan, Peaches, Cyndi Lauper, Rone ou encore Christophe …

Jean-Michel Jarre fera, après six ans d’absence, son come-back sur scène à l’automne prochain, à l’occasion d’une tournée mondiale. Cet été, en prémices de cette tournée, Jean-Michel Jarre se produira dans plusieurs festivals européens. Il est attendu notamment au Sónar de Barcelone, au Montreux Jazz Festival, au Jodrell Bank Observatory de Manchester, au Melt Festival de Berlin, et en France, les 13 et 14 juillet à Bayonne et à Nîmes.

Depuis plus de vingt ans, les concerts hors normes de Jarre ont contribué à participer à l’histoire du musicien mais également à celle de la musique électronique. On se souvient encore des rendez-vous exceptionnels de La Tour Eiffel, de La Défense, de la Concorde ou plus récemment celui de Monaco pour le mariage princier mais aussi des concerts inoubliables donnés en Chine, aux Pyramides d’Egypte, ceux de Houston et de Moscou face à des millions de spectateurs, qui resteront à jamais gravés dans la mémoire collective.

Célèbre dans le monde entier pour ses concerts spectacles qui ont influencé nombre d’artistes rock et électro sur scène, Jean-Michel Jarre revient aujourd’hui avec un dispositif scénique complètement nouveau pour jouer les titres d’Electronica volume 1 et 2 et certains de ses plus grands succès depuis Oxygène et Equinoxe. Pour l’occasion, il se produira dans les plus grandes salles de France et d’Europe avant les USA et l’Asie en 2017.

BAYONNE – NÎMES – STRASBOURG – LYON – DIJON – CLERMONT-FERRAND – NANTES – PARIS

Extrait de l’émission A la bonne heure, Jean Michel Jarre, 15 octobre 2015, partie 2 :

Résultats concours : Tony Carreira, 5 albums gagnés Mon Fado dédicacés

Tony Carreira
Résultats concours : Tony Carreira, 5 albums gagnés Mon Fado dédicacés !

Vous avez été 4142 participants au concours Tony Carreira. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’un album Mon Fado dédicacé sont :

Xavier Bitaud, Sonia Mirgaux, Laurent Gely, Fatma Allal et Paul Labrosse

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

« Phèdre(s) », la mise à nu vertigineuse d’Isabelle Huppert

Phèdre(s), la mise à nu vertigineuse d'Isabelle Huppert
« Phèdres(s) » Isabelle Huppert et Norah Krief photo Pascal Victor

« Phèdre(s) », la mise à nu vertigineuse d’Isabelle Huppert

A partir de trois auteurs contemporains : Wajdi Mouawad, Sarah Kane, et J.M.Coetzee, Krzysztof Warlikowski en prolongement de la tragédie grecque à l’histoire latine, convoque Phèdre au pluriel et met en lumière la complexité de la figure tutélaire, confrontée à la brûlure de l’amour inavouable

Et qui d’autres qu’Isabelle Huppert, actrice hors norme, pour incarner cette héroïne sacrificielle dont le scandale de la passion incestueuse la renvoie à sa douleur, à sa frustration et à sa dévastation originelle. La comédienne offerte à tous les démons est exceptionnelle.

Après un bref prologue de la déesse Aphrodite, trois Phèdre se succèdent. La première politique sous la plume de Wajdi Mouawad, inspirée d’Euripide et de Sénèque, est une orientale confrontée au déracinement, à l’exil, et au massacre. La deuxième possédée, moderne, revisitée par Sarah Kane, se brûle et se consume à son désir transgressif pour Hyppolyte, son beau-fils. Enfin, la troisième, une intellectuelle pédante, de l’écrivain J. M. Coetzee, prend les traits d’Elisabeth Costello, et disserte habillement sur le sentiments amoureux.

[…] une extrême mise à nu

Et cette Phèdre composite, étendard d’un destin féminin, ne fait qu’une aux prises avec une sauvagerie immémoriale mais aussi une ivresse pulsionnelle, tantôt victime ou bourreau, reine ou putain, perverse ou innocente, elle défit l’interdit, l’humain et le divin.

A l’abri d’une scénographie qui télescope avec brio les images, la lumière, les sons, et la temporalité entre l’ici et l’ailleurs, l’ancestrale et le moderne, Warlikowski orchestre une mise en scène hypnotique où des caméras réfléchissent la mise en abîme des personnages.

Où l’abandon des corps inaugure du vertige de l’âme et de la chair sur fond d’un espace clinique aux hauts murs dévoilant un lit, une douche et un lavabo et dont la danse orientale d’ouverture, fiévreuse, de Rosalba Torres Guerrero sur un chant d’Oum Kalthoum préfigure aux cordes de la guitare électrique, la perdition.

[…] une mise en scène hypnotique

Ardente, incandescente, tragique, désarmante, Isabelle Huppert nous laisse KO débout tant la présence, la puissance et la métamorphose de son jeu en une fraction de seconde, imprime une extrême mise à nu.

Ses partenaires Alex Descas, Agata Buzek, Gaël Kamilindi, Norah Krief qui lui donnent la réplique ne sont pas en reste et accompagnent avec une individualité marquante, cette odyssée aux confins de la déraison.

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Dates : du 17 mars au 13 mai 2016 l Lieu Odéon – Théâtre de l’Europe (Paris)
Metteur en scène : Krzysztof Warlikowski

La fille du froid, un livre singulier de Rupert Thomson (Denoël & d’Ailleurs)

La fille du froid, un livre singulier de Rupert Thomson
Rupert Thomson Photo © twitter Rupert Thomson

La fille du froid, un livre singulier de Rupert Thomson (Denoël & d’Ailleurs)

Dès le début du livre, l’ambiance est très spéciale. On ne sait pas vraiment où Rupert Thomson nous emmène à travers son dernier livre : La fille du froid. Le livre est écrit à la 1ère personne. L’histoire est celle d’une toute jeune femme de 19 ans, Katherine Cartyle, dite Kit, née d’une fécondation in vitro… Ca, elle en parle à plusieurs reprises. On sait que son père est journaliste reporter et sa mère est décédée des suites d’un cancer.

Kit, est jeune et semble avoir terriblement souffert d’avoir été congelée, à l’état d’embryon, durant 8 ans avant d’être devenue un fœtus dans le ventre de sa mère. C’est comme si elle n’avait pas complètement décongelée ! Elle va rechercher le grand froid comme pour s’assurer qu’elle est bien vivante.

[…] Kit veut tester l’amour de son père.

Elle mène une vie des plus chaotiques et nous entraine de Rome à Berlin et de Berlin en Russie, dans les endroits les plus reculés et les plus froids de Russie. Là où personne ne va.… Non sans incident. Elle fait des rencontres qui ne lui seront pas toujours salutaires. Son principal souci : savoir si son père va se rendre compte de son départ. Et au bout de combien de temps. Elle imagine, tout au long du roman, un scénario par rapport à son père. Trouvera-t-il les indices, très faibles, qu’elle lui a parsemés tout au long de son périple ? Va-t-il vraiment lui consacrer du temps ? En d’autres termes, Kit veut tester l’amour de son père.

Ce voyage, sans but, est aussi une façon de « faire son deuil ». Elle revient souvent sur la mort de sa mère, sur ses derniers souvenirs vécus avec elle. On s’attache à Kit et souvent, on tremble pour elle. Elle fait de mauvaises rencontres. On ressent toute la jeunesse qui brille en elle, avec son insouciance et sa confiance en la vie. C’est beau et émouvant.

Rupert Thomson  écrit un livre très original, qui dévoile les sentiments d’une jeune femme, face à ses origines, peu communes. A croire que son subconscient a enregistré son passage « en congélation ». La maternité comme la paternité sont abordés de façon singulière mais profonde. J’ai beaucoup aimé ses interrogations concernant son père et les ressentis de cette jeune femme, perdue au bout du monde ! Et qui, en quelle sorte, va se tester elle-même, à travers ses voyages…

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La fille du froid

Trad. de l’anglais par Sophie Aslanides
Katherine Carlyle naît à la fin des années 1980 grâce à une fécondation in vitro. L’embryon a été congelé durant huit ans, avant d’être implanté dans le ventre de sa mère. Katherine grandit dans une famille aisée et aimante. Pourtant, les réminiscences de ces huit années restent profondément ancrées en elle.
Lorsque sa mère meurt d’un cancer, Katherine a dix-neuf ans et se retrouve isolée avec un père de plus en plus distant. Fantasque et libre d’esprit, elle semble toutefois mener une vie légère et séduisante, pleine de possibilités. Pourtant, quelques semaines avant d’entrer à l’université d’Oxford, Katherine disparaît sans un mot. Elle se lance alors dans un étrange voyage au bout du monde, se dirigeant toujours plus vers le froid. Katherine compte ainsi mettre à l’épreuve l’amour paternel, faire le deuil de sa mère et s’émanciper enfin.
Ce roman profond et émouvant offre une variation fascinante du mythe des origines. La Fille du froid s’annonce comme le chef-d’œuvre de Rupert Thomson.

Date de parution : le 10 mars 2016
Auteur : Rupert Thomson
Editeur : Denoël & d’Ailleurs 
Prix : 22,50 € (384 pages)
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Roméo et Juliette : le ballet théâtral flamboyant de Rudolf Noureev

Roméo et Juliette : le ballet théâtral flamboyant de Rudolf Noureev
Crédit : Julien Benhamou/OnP Légende : Les Montaigu et les Capulet de Shakespeare dans la chorégraphie de Rudolf Noureev

Roméo et Juliette : le ballet théâtral flamboyant de Rudolf Noureev

Avec Roméo et Juliette, Rudolf Noureev s’empare comme nul autre du souffle épique de l’un des chefs-d’œuvre de Serguei Prokofiev.

Dans une mise en scène fastueuse et cinématographique qui joue sur les flash-back, inspirée à la fois de la Renaissance italienne (décors et costumes) et des combats de rue tout droit sortis de West Side Story, le chorégraphe restitue sans relâche la tension et la fureur de vivre qui attisent le drame shakespearien. Il met aussi l’accent sur la figure de l’héroïne dont le premier amour interdit en fait une rebelle contre sa caste.

Juliette y incarne cette soif juvénile d’aimer, immergée dans un environnement hostile marqué par les clivages qui dressent des clans les uns contre les autres et annihilent toute volonté d’émancipation.

[…] le chorégraphe restitue sans relâche la tension et la fureur de vivre qui attisent le drame shakespearien.

La mort est aussi omniprésente. A la fois de manière concrète et sous forme allégorique. Dès le commencement où le rideau se lève sur un cortège funèbre : au petit matin, des moines poussant une charrette de cadavres, emmènent – hors des remparts de la ville – les corps de ceux qui, la veille, ont trépassé de la peste.

Puis, devant la maison des Capulet, alors que Roméo, Mercutio et leurs amis s’amusent à parodier l’entrée des invités, un mendiant les interpelle en tendant la main. Roméo se laisse attendrir et lui donne un pièce d’or. En recevant cette aumône inattendue, le pauvre s’étouffe et rend son dernier souffle.

Ainsi « né sous une mauvaise étoile » (ce que symbolise le groupe des quatre hommes du Destin jouant aux dés, pour ouvrir et clore le spectacle) Roméo veut « bien faire », mais chaque fois qu’il agira, il ne cessera de répandre la mort autour de lui : le mendiant, Tybalt, Pâris et Juliette.

Sur la partition-fleuve et symphonique de Prokofiev, la chorégraphie se pare d’un jeu d’opposition entre scènes de groupe et scènes intimes qui permet à la musique en osmose parfaite, de jouer sur les contrastes avec des leitmotive accompagnant les personnages transformés au fil de leur évolution.

Noureev témoigne de son style inventif : dense, exalté, lyrique, rude et poétique au service de l’action dans les scènes de foule sur la place publique, avec interventions d’acrobates, ballet de porte-drapeaux et mimiques expressives mais aussi des sentiments, ainsi qu’un réalisme théâtral dans les affrontements entre Montaigu et Capulet où les scènes du corps de ballet traduisent également l’atmosphère menaçante qui plane sur l’œuvre.

[…] un tempo vertigineux […]

Sa danse physique et libre non dépourvue d’humour, s’imprègne de toute la dimension intime, charnelle, guerrière, inhérente aux texte de Shakespeare, qui voit les corps exacerber l’amour fou et le désir ardent, la haine et la trahison, l’injustice et l’oppression. Le tout à l’abri d’un tempo vertigineux et d’un engagement total des danseurs/interprètes.

Un emportement donc, tel un fil rouge, qui imprègne en filigrane toute l’intrigue d’une destinée jusqu’auboutiste et sacrifiée à la haine des adultes.

La distribution est au diapason emmenée dans les rôles titres par Josua Hoffalt (Roméo) et Myriam Ould-Braham (Juliette) avec une mention spéciale aussi à Emmanuel Thibault (Mercutio) et Stéphane Bullion (Tybalt) où le final, dans un tableau saisissant d’intensité, parachève son homogénéité et consacre sans détour la mort des deux amants, tandis que dans l’accomplissement de leur destin funèbre, les deux familles ennemies sont enfin réconciliées à jamais.

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Dates : du 19 mars au 16 avril 2016 l Lieu A l’Opéra Bastille (Paris)
Chorégraphe : Rudolf Noureev

Rosalie Blum, un film sympa de Julien Rappeneau

Rosalie Blum, un film sympa de Julien Rappeneau
Rosalie Blum Photo © SND

Rosalie Blum, un film sympa de Julien Rappeneau

Julien Rappeneau, le fils de Jean-Paul Rappeneau réalise son premier long métrage avec Rosalie Blum. En fait, Rosalie Blum est une adaptation de la BD, du même nom, de Camille Jourdy.

Le film de Julien Rappeneau se décompose vraiment en trois parties, comme la BD. Et en fait, c’est un déroulement assez lent, surtout dans la première partie. Il ne se passe pas grand chose. Mais ce n’est pas désagréable. Pas du tout.

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé.

Très vite, André Bamberski dévoile des anomalies énormes dans l’autopsie de Kalinka. Il sent que le coupable c’est le beau-père de Kalinka. Il va réunir toutes les preuves et se battre durant 30 ans pour que justice lui soit rendue. Jamais il n’abandonnera le combat, complètement dément face à la justice allemande, française, autrichienne. Et même face à Kromback qui nie tout en bloc y compris la propre mère de Kalinka. Le père de Kalinka va sacrifier sa vie à la justice de façon à ce que le criminel de Kalinka soit, enfin, sous les verrous.

Bien sûr, dans le film Au nom de ma fille, Daniel Auteuil est excellent. Même si certains passages sont un peu longs et répétitifs, il ne faut pas oublier que cette histoire a duré 30 ans ! On peut regretter d’apprendre très peu de choses du côté du coupable. Malgré plusieurs plaintes déposées contre lui, il continue d’exercer durant toutes ces années. Et sa femme, la mère de Kalinka, ne veut pas croire en sa culpabilité. Le film ne nous apprend rien sur le psychisme de cet homme, profondément malade, pervers et dangereux. On le regrette vraiment. Au nom de ma fille est centré sur le père de Kalinka essentiellement.

Vincent Garenq aime dénoncer des histoires judiciaires, totalement insupportables, et c’est ainsi que le grand public découvre l’aberration de la justice en France, à travers des cas comme Bamberski, ou d’Outreau

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Rosalie Blum, un film sympa de Julien RappeneauVincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents… Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu’il est convaincu d’avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l’espoir d’en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer…

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h35
Réalisateur : Julien Rappeneau
Avec : Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz
Genre : Comédie

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Batman vs Superman : quand les super-héros dansent la java sans entrain

Batman vs Superman
Batman vs Superman L’Aube de la Justice : Photo Ben Affleck, Henry Cavill © Warner Bros. France

Batman vs Superman : quand les super-héros dansent la java sans entrain

Batman Vs Superman débarque enfin sur nos écrans après une intense campagne internationale jalonnée d’un flot ininterrompu de trailers. Reste-t-il des surprises à découvrir dans le film de Zack Snyder ? En réunissant les deux mythiques superhéros américains, il exauce le voeu de millions de fans de par le monde. Mais réussit-il pour autant son pari d’initier une nouvelle franchise cinématographique autour des personnages DC Comics ? Le doute est permis.

Si le titre sous-entend une lutte fratricide entre le natif de Krypton et l’orphelin milliardaire, le film va bien au-delà d’une simple guéguerre entre les deux superhéros. Man of Steel se clôturait sur le combat dantesque entre Superman et le Général Zod. Une avalanche de coups réduisait en cendres plusieurs buildings de Métropolis en jetant un voile pudique sur les dégâts collatéraux. Batman Vs Superman débute sur ce constat inédit pour l’espèce humaine. Un alien a dorénavant la capacité d’annihiler l’humanité. Question philosophique passionnante abordée avec insistance par le réalisateur.

Ce qui donne deux premiers tiers de film flegmatiques, plus proches du thriller que du film d’action. Bruce Wayne porte plus souvent le costume smart que sa tenue de chauve souris tandis qu’il cherche à récupérer une arme capable de le faire affronter et vaincre le kryptonien. La première scène véritablement bodybuildée intervient après plus de 30 minutes, laissant un rythme crispant s’installer.

[L]es dialoguistes se sont mis en grève, c’est bien dommage.

Autant le dire tout de suite, si le film échoue à trouver son public, la faute en incombera certainement à cette partie du film bien loin des standards habituels des blockbusters. Les faramineuses explosions éclairent le dernier tiers, dans une avalanche de pyrotechnie qui ravira les artificiers. Les coups pleuvent, les superhéros s’affrontent et cherchent à vaincre un adversaire aussi hideux que pataud. Une partie qui ravira les jeunes fans mais ennuiera les puristes.

Zack Snyder prépare visiblement la suite et introduit l’univers DC Comics. Des personnages plus ou moins secondaires apparaissent subrepticement. De subtiles touches de Joker sont disposées et le vrai méchant est ici Lex Luthor. Jesse Eisenberg se glisse avec délectation dans les habits du richissime nemesis de Superman mais… si l’acteur multiplie les mimiques et faciès avec brio, ses dialogues ne sont pas au niveau attendu. Aucune réplique culte, aucune petite phrase, les dialoguistes se sont mis en grève, c’est bien dommage.

Henry Cavill et Ben Affleck font le job avec une trop habituelle économie de sourires et d’humour. Deadpool a pourtant remis à l’honneur une légèreté mise ici de côté. Même Alfred a un air lugubre, Jeremy Irons ne parvient pas à égaler Michael Caine. Quant aux doutes concernant l’intervention de Ben, l’âge et la sagesse le rendent plus crédibles qu’à la triste époque de Daredevil et Pearl Harbor. Seul problème, je n’avais jamais vu Batman manier une arme à feu, c’est ici une triste première, bien loin de la mythologie.

Les fantasmes entourant Batman Vs Superman ont mis une pression extraordinaire sur les épaules de Zack Snyder. Il livre un film certes imparfait mais non sans charmes. La 3D et les écrans verts frisent l’overdose, éloignant cet épisode du réalisme saisissant des épisodes de Christopher Nolan. A vouloir trop en faire dans un format déjà assez long (2h30), Snyder tape tout azimut afin de toucher toutes les cibles, mais ça fait beaucoup…

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Batman vs SupermanAvertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Craignant que Superman n’abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l’affronter : le monde a-t-il davantage besoin d’un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d’un justicier à la force redoutable mais d’origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l’horizon…

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 2h33
Réalisateur : Zack Snyder
Avec : Ben Affleck, Henry Cavill, Jesse Eisenberg
Genre : Action, Fantastique

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