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Wajdi Mouawad nommé à la tête du Théâtre national de la Colline, à Paris

Wadji Mouawad nommé à la tête du Théâtre de la Colline

Wajdi Mouawad nommé à la tête du Théâtre national de la Colline, à Paris

L’auteur, metteur en scène et comédien libano-canadien Wajdi Mouawad a été nommé mercredi 6 avril 2016 par François Hollande à la direction du Théâtre de la Colline, l’une des sept scènes nationales française.

Il était en lice avec plusieurs autres metteurs en scène français, dont Pascal Rambert, directeur du Théâtre de Genevilliers, et Arthur Nauzyciel, qui dirige le Centre dramatique national Orléans/Loiret/Centre.

Wajdi Mouawad, 47 ans, né au Liban, est l’auteur d’un théâtre lyrique profondément marqué par la question de la mémoire et de la filiation où le drame se noue sur plusieurs continents. Et il puise dans la tragédie grecque pour questionner le monde d’aujourd’hui.

On se souvient de sa saga « Le Sang des Promesses » (Littoral, Incendies, Forêts, Ciels) qui avait marqué par son souffle narratif le 63e Festival d’Avignon en 2009, dont il était artiste associé. « Incendies » a été ensuite adapté au cinéma par le réalisateur canadien Denis Villeneuve et a remporté de nombreux prix.

De 2007 à 2012, il est directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts d’Ottawa, au Canada et depuis septembre 2011, artiste associé au Grand T, théâtre de Loire-Atlantique à Nantes.

« Cette nomination d’un auteur vient affirmer le choix d’un théâtre du récit, lyrique, populaire et métissé », fait valoir la ministre de la Culture Audrey Azoulay.

Wajdi Mouawad est à l’affiche actuellement à Paris avec « Phèdre(s) », pièce qui vaut à Isabelle Huppert une nomination aux Molières et mise en scène par Krzysztof Warlikovski au Théâtre de l’Odéon, dont il a écrit la première partie.

Dans son projet pour le théâtre de la Colline, « il fait le pari de réunir créateurs, auteurs et penseurs qui voudront révéler, notamment aux adolescents, la nature politique de l’écriture et la place fondamentale qu’elle peut avoir dans la vie publique », précise encore le communiqué du ministère de la Culture.

Nous ne manquerons pas de rendre compte de cette écriture engagée et citoyenne.

Winston Carter est un Acteur Américain plus vrai que nature

 

WInston Carter

Winston Carter est un Acteur Américain plus vrai que nature

Winston Carter s’est lâché sur la scène de la Péniche Antipode le mardi 5 avril pour présenter son nouveau spectacle Acteur américain. Date exceptionnelle avant le début de sa programmation prochaine au Théâtre Les Feux de la Rampe. Energie jubilatoire et cascades hollywoodiennes pour un show encore en rodage mais qui promet des feux d’artifice.

Winston Carter a la chance inouïe d’être bilingue. Son français parfait lui permet d’éclaircir le public des plus infimes subtilités du grand acteur américain qu’il est. Secrets de tournage, anecdotes truculentes, les sketchs s’enchainent avec la constante de l’apparente confession. Winston Carter se prend pour Tom Cruise et Brad Pitt réunis pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le surprenant comédien accumule les cascades et les monologues déclenchant des salves de rires. Si quelques inévitables approximations jalonnent le show, nul doute que l’expérience et une assurance croissante pourraient mener très loin notre ami américain.

Winston Carter se prend pour Tom Cruise et Brad Pitt réunis pour le plus grand plaisir des spectateurs

Lorsqu’il expose les mérites comparés de la société américaine par rapport à sa cousine française, c’est l’hallali. Le port d’armes garanti, la drogue facilement disponible, le gout des médias pour les confessions publiques, Winston Carter manie l’ironie avec une touche irrésistible de non-sens. On attend encore plus de lâcher prise, de délire et d’échanges avec le public. Un spectacle coup de départ inaugure sa future session au Théâtre Les Feux de la Rampe. A découvrir pour juger des progrès de la star américaine et rire à son humour délicieusement décalé.

Dates :  du 12 avril au 14 juin 2016
Lieu Théâtre Les Feux de la Rampe
Metteur en scène : François Michonneau
Avec : Winston Carter

Warcraft Le commencement : toutes les vidéos officielles

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Warcraft Le commencement : Photo – © Universal Pictures

Warcraft Le commencement : toutes les vidéos officielles du film

Warcraft Le Commencement continue d’en mettre plein les yeux dans une nouvelle bande annonce parue aujourd’hui. Vous pourrez y découvrir quelques images inédites et toujours spectaculaires. Pour le plaisir des yeux et des oreilles, on vous propose la playlist de toutes les vidéos officielles de Warcraft.

Adapté du célèbre jeu vidéo MMORPG WoW (World of Warcraft), le film réalisé par Duncan Jones (Moon, Source Code) ne devrait être que le début d’une longue série, comme annoncé par la production. On imagine le budget colossal du projet quand on voit les bandes annonces avec des effets spéciaux à gogo ! Un film sur fond vert qui fera le bonheur des aficionados du genre. Rendez-vous le 25 mai prochain dans les salles obscures.

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WarcraftLe pacifique royaume d’Azeroth est au bord de la guerre alors que sa civilisation doit faire face à une redoutable race d’envahisseurs: des guerriers Orcs fuyant leur monde moribond pour en coloniser un autre. Alors qu’un portail s’ouvre pour connecter les deux mondes, une armée fait face à la destruction et l’autre à l’extinction. De côtés opposés, deux héros vont s’affronter et décider du sort de leur famille, de leur peuple et de leur patrie.

Sortie : le 25 mai 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Duncan Jones
Avec : Travis Fimmel, Toby Kebbell, Paula Patton

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Mandarines, un film d’hommes de Zaza Urushadze

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Mandarines : Photo © ACE Entertainment

Mandarines, un film d’hommes de Zaza Urushadze

Mandarines est un petit film estonien/georgien qui créée une vraie belle surprise. Le récit puissant interroge sur la question des racines. A qui appartient une terre ? Est-elle plus importante que la vie des hommes ? L’émotion affleure constamment dans ce long métrage émouvant et délicat.

Mandarines exhume un conflit oublié du début des années 90. La République d’Abkhazie est devenue indépendante de la Georgie en 1992 après un conflit sanglant opposant indépendantistes et troupes régulières. Au mépris des risques, un vieil homme refuse de quitter son village pour assurer la récolte des mandarines bientôt mûres. Ivo est un émigré estonien qui occupe sa maison depuis plusieurs décennies. Avec son ami Markus, ils vivent paisiblement mais le bruit des combats se rapproche. Leur havre de paix ne sera plus jamais le même.

Des sentiments vrais et à la belle humanité

Ivo recueille un soldat blessé avant qu’un second ne lui échoie. Les combattants sont des ennemis mais Ivo décrète que sa maison est une zone neutre, il oblige les deux belligérants à cohabiter pendant leurs convalescences respectives. S’ils jurent d’abord de s’étriper dès le pas de la porte franchi, la coexistence éveille une surprenante sympathie et un respect mutuel. Mais les troupes se rapprochent et il va falloir retrouver la vie réelle et la folie des armes. D’un récit aux apparences simplistes Zaza Urushadze tire des sentiments simplement vrais et à la belle humanité qui font de ce film une vraie pépite cinématographique à découvrir absolument.

Là où les films de guerre privilégient habituellement les combats spectaculaires et pyrotechniques, Zaza Urushadze privilégie le huit clos et le jeu d’acteur. Si Lembit Ulfsak n’est guère connu dans nos contrées, il a été élu acteur estonien du siècle, preuve de sa renommée de par là bas. Il incarne avec force ce vieux monsieur décidé à ne pas se laisser déraciner par des soldats deux fois plus jeunes que lui. Son attachement à la terre le décide à rester coute que coute. Son intransigeance face aux deux soldats belliqueux reflète tout autant sa grande sagesse que sa fatigue face à la folie des hommes.

Une belle surprise de cinéma qui démontre la force de ces petits films faits de petits riens mais à la portée universelle.

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Mandarines, film de Zaza Urushadze
Mandarines, film de Zaza Urushadze

En 1990, la guerre fait rage en Abkhazie. Un village ne compte comme seuls habitants qu’un vieil homme, Ivo, et un producteur de mandarines, Markus, – tous deux d’origine estonienne – qui refuse de quitter sa plantation alors que les fruits sont presque mûrs. Le conflit est de plus en plus proche mais Ivo décide de venir en aide à Akhmed, un Caucasien blessé, et le cache chez lui. Markus, à son tour, découvre un Géorgien laissé pour mort sur le champ de bataille. Il l’emmène lui aussi chez Ivo. Deux combattants de camps opposés se retrouvent alors sous le même toit…

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h27
Réalisateur : Zaza Urushadze
Avec : Lembit Ulfsak, Elmo Nüganen, Misha Meskhi
Genre : Drame

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La sociologue et l’ourson, un film instructif de Etienne Chaillou et Mathias Théry

La sociologue et l’ourson
La sociologue et l’ourson Photo © Quark Productions

La sociologue et l’ourson, un film instructif de Etienne Chaillou et Mathias Théry

Mathias Théry nous présente son film portant sur les nombreux débats à propos du mariage pour tous. Son film a été réalisé pendant les débats, de septembre 2012 à mai 2013. C’est un documentaire en temps réel et tous les débats ont réellement eu lieu.

La mise en scène se fait avec des marionnettes, idée très sympa et qui permet d’alléger le débat. Le personnage principal n’est autre que la mère de Mathias, Irène Théry, elle-même sociologue très impliquée dans ce combat du mariage pour tous. Elle nous explique l’évolution de notre société, de la notion même de mariage, en remontant à ses propres arrières-grands-parents.

Un film qui fait partie de l’Histoire, de notre Histoire.

La sociologue et l’ourson est un film à la fois intime et en même temps avec une certaine dimension nationale fondamentale. Un film qui fait partie de l’Histoire, de notre Histoire. Une totale réussite ! Un film très original de par sa forme, avec un contenu à la portée de tous. Il va sans doute permettre à certains de se repositionner par rapport à l’évolution évidente de nos sociétés. Et mieux comprendre les nouvelles Lois.

Ce film documentaire a fait partie de la sélection du Prix du Public au FIPA 2016, car il n’était pas en compétition. Mais il n’a pas été primé. Mais c’est vraiment un film qui a sa place en France comme une preuve des évolutions dans notre pays.

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La sociologue et l’oursonDe septembre 2012 à mai 2013, la France s’enflamme sur le projet de loi du Mariage pour tous. Pendant ces neuf mois de gestation législative, Ia sociologue Irène Théry raconte à son fils les enjeux du débat. De ces récits nait un cinéma d’ours en peluches, de jouets, de bouts de cartons. Portrait intime et feuilleton national, ce film nous fait redécouvrir ce que nous pensions tous connaître parfaitement : la famille.

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h18
Réalisateur : Etienne Chaillou, Mathias Thery
Genre : Documentaire

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Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne Berthaud

Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne Berthaud
Sky Photo © Lara Solanki / Le Bureau / Haut et Court

Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne Berthaud

Sky, de Fabienne Berthaudsuit Diane Kruger à travers les paysages désertiques du grand ouest américain. En héroïne déboussolée, elle repart de zéro dans un récit pudique et taiseux.

Sky marque le retour de la réalisatrice Fabienne Berthaud après 6 ans d’absence et 2 longs métrages. Elle retrouve Diane Kruger suite à un Pieds nus sur les limaces sorti en 2009 et acclamé par la critique. L’actrice allemande vit un grand moment de turpitude et tente le largage d’amarres loin de ses bases.

Le rythme hypnotique emmène le spectateur dans une introspection indolente […]

Immergée dans un couple confortable mais toxique, elle quitte violemment son mari pour vivre un lâcher prise complet dans le plus complet dénuement. Langueur et laisser aller accompagnent Diane Kruger au fur et à mesure de rencontres inopinées et de pérégrinations décisives. Le rythme hypnotique emmène le spectateur dans une introspection indolente mais non sans charme. Les sourires perdus et le regard déterminé de l’actrice allemande emmènent le film avec une empathie communicative.

Casting de haut vol avec un Gilles Lellouche dramatique, un Norman Reedus blessé par la vie et une Lena Dunham bien loin de l’atmosphère habituelle de Girls. Le film se suit comme une plongée intérieure aux enjeux personnels. Comment rebondir après un abandon quand la corde d’une possible stérilité pend au cou. Fabienne Berthaud minimise les artifices pour une aventure touchante et intense. En un mot, authentique.

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Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne BerthaudEn vacances avec son mari dans l’Ouest américain, Romy décide de mettre fin à cette relation toxique et de reprendre sa vie en main. De Las Vegas aux plaines du Nevada, la route sera jalonnée de rencontres improbables, intenses et toutes porteuses d’un nouvel espoir…

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Fabienne Berthaud
Avec : Diane Kruger, Norman Reedus, Gilles Lellouche
Genre : Drame, thriller

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American Hero chamboule la définition du héros et le spectateur

American Hero
American Hero Photo © Chrysalis Films

American Hero chamboule la définition du héros et le spectateur

Avec moins de 10 films à son actif, Nick love est encore un jeune réalisateur. Son dernier film, American Hero, qui sortira en salle le 8 juin, augure une belle carrière.

Drogues, femmes, errances, beuveries … toutes ces réjouissances et autant de nuits « clochardesques » à la belle étoile, la mémoire altérée par l’alcool, composent la vie de Melvin. Stephen Dorff endosse, et joliment, le rôle de cet homme à la dérive, divorcé et interdit de voir son fils par décision de justice. Une vie dissolue qui se dessine sur fond d’une Nouvelle-Orléans pauvre plantée de baraques austères et pourrie par la violence. Les rues désertes n’accueillent plus ni habitant ni justice, seul le soleil et les dealers de drogue frappent encore. Peu d’avenir ici à l’illustration de Melvin et sa vie oisive de bringues et de crapuleries. Pourtant, il possède un don exceptionnel : il peut déplacer les objets par la seule force de sa pensée.

Ici, le parti pris par Nick Love décontenance et réjouit ! Gavé aux Marvel, on s’attend à ce qu’un homme doté de pouvoirs les mettent au service du bien ou du mal, qu’il élabore un plan pour sauver ou ruiner l’humanité ! Mais Melvin n’en fait rien … il s’en sert tout juste pour agacer ses proches, séduire ses conquêtes et voler impunément.

[…] Le parti pris par Nick Love décontenance et réjouit !

Anti-héros. Un héros Melvin ? Non, un loser. La lutte du personnage avec lui-même est la clé du film. Melvin s’est choisi loser, il a choisi l’oisiveté, l’insouciance, le renoncement à toutes responsabilités. Il fait tout pour oublier qu’il existe parce que c’est pesant d’exister surtout quand on possède ce don de télékinésie, porte ouverte à une multitude de possibles. De la médiocrité de la vie qu’il s’est bâtie, il est conscient, d’où ses déchirements.

Puis la volte-face advient ! Au moment opportun pour que le film garde un rythme efficace. Lorsque Melvin, certain de son invincibilité, se découvre vulnérable, il décide de changer, d’arrêter la dégringolade, de devenir sain. Pas encore de sauver le monde mais de se sauver lui et d’utiliser ses pouvoirs à meilleur escient. C’est une histoire toute en nuances, au scénario intelligent. Melvin de crapule ne se transformera pas en saint, il menacera de rebasculer dans ses travers : le métier de super-héros demande de l’expérience et une volonté de fer, il manque des deux. Et si les sentiments sont omniprésents, ils se devinent plus qu’ils ne s’avouent ce qui les rend plus touchants peut-être même plus intenses.

Nick Love nous sert un film esthétique qui tangue habilement entre les extrêmes : l’oubli dans la décadence et l’affection profonde. La palette d’émotions du personnage est large, ses tourments sont complexes et Stephen Dorff nous en livre une prestation juste et émouvante ! Il maîtrise toutes les nuances de son personnage et brille autant dans le drame que dans le comique. Un beau film.

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American HeroMelvin est super-héros malgré lui. La trentaine bien entamée, il habite encore chez sa mère et ne vit que pour la fête, les femmes et la drogue. Jusqu’au jour où il réalise que la seule façon pour lui de revoir son fils, que la justice lui interdit d’approcher, c’est d’accepter son destin, et d’exploiter ses super pouvoirs pour lutter contre le crime.

Sortie : le 8 juin 2016
Durée : 1h26
Réalisateur : Nick Love
Avec : Stephen Dorff, Eddie Griffin, Phillip Michael Youmans
Genre : Comédie, Fantastique

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Le BGG Le Bon Gros Géant : le dernier Spielberg lève le voile !

Le BGG Le Bon Gros Géant
Le BGG Le Bon Gros Géant – Photo Ruby Barnhill, Mark Rylance © Metropolitan FilmExport

Le BGG Le Bon Gros Géant : le dernier Spielberg lève le voile !

Le BGG Le Bon Gros Géant lève le voile dans une nouvelle bande annonce beaucoup plus généreuse en images que le premier teaser du film. Le prochain film de Spielberg dévoile même le visage du mystérieux BGG dont on se demandait jusqu’ici à quoi il pouvait bien ressembler.

Adapté du livre de Roald DahlLe Bon Gros Géant, le film nous emmène à grandes enjambées au Pays des Géants, où le BGG vit non loin de gros mais méchants géant qui apprécient tout particulièrement se nourrir de petits hommes. Une histoire aux allures de conte fantastique faite pour Spielberg. Sans doute un des films à aller voir cet été.

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le-BGG-le-bon-gros-geantLe Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…Avant leur rencontre, le BGG et Sophie avaient toujours été livrés à eux-mêmes, chacun dans son monde. C’est pourquoi leur affection l’un pour l’autre ne fait que grandir. Mais la présence de la petite fille au Pays des Géants attire bientôt l’attention des autres géants… Sophie et le BGG quittent bientôt le Pays des Géants pour aller à Londres voir La Reine et l’avertir du danger que représentent les géants. Mais il leur faut d’abord convaincre la souveraine et sa domestique, Mary que les géants existent bel et bien ! Tous ensemble, ils vont mettre au point un plan pour se débarrasser des méchants géants une bonne fois pour toutes…

Sortie : le 20 juillet 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Steven Spielberg
Avec : Ruby Barnhill, Mark Rylance, Rebecca Hall

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Gérard Depardieu menacé par Benoît Magimel à Marseille

Gérard Depardieu
Gérard Depardieu et Benoît Magimel dans Marseille © Netflix

Gérard Depardieu menacé par Benoît Magimel à Marseille

Gérard Depardieu est le maire sortant de Marseille bousculé avec violence par l’un de ses anciens protégés devenu son pire ennemi : Benoît Magimel. Tel est le pitch de la nouvelle série française qui fait parler d’elle en ce moment : Marseille. Une série entièrement produite et réalisée par Netflix pour qui c’est une première en France.

La première bande annonce a été révélée il y a quelques jours et montre un Gérard Depardieu fidèle à lui-même, dont le charisme semble tout à fait capable de donner le change à son alter ego américain Kevin Spacey dans House Of Cards. Le problème est peut-être là. Rien qu’au visionnage de la bande annonce de marseille, et malgré la qualité du montage et de la bande originale, on ressent une irrésistible impression de déjà vu. Un thriller politique ne dénote pas aujourd’hui d’une grande originalité. Espérons qu’il y aura un intérêt à regarder cette série qui sent pour le moment le réchauffé.

A suivre le 5 mai prochain sur Netflix.

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Robert Taro est maire de Marseille depuis 25 ans. Les prochaines élections municipales vont l’opposer à l’homme qu’il avait choisi pour lui succéder, un jeune loup aux dents longues. Les deux candidats vont se livrer un combat sans merci au terme duquel un seul sortira vainqueur. Une lutte au couteau s’engage, tournant autour de la vengeance et animée par les barons de la drogue, les politiciens, les syndicats et les acteurs politiques de la ville.

Sortie : le 5 mai 2016 sur Netflix
Durée : 8 épisodes pour la première saison
Avec : Gérard Depardieu, Benoît Magimel, Géraldine Pailhas

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Ange et Gabrielle, un film d’Anne Giafferi (en DVD)

Ange et Gabrielle
Ange et Gabrielle : Photo Alice de Lencquesaing, Isabelle Carré, Patrick Bruel © Emilie de la Hosseraye / UGC Distribution

Ange et Gabrielle, un film d’Anne Giafferi (en DVD)

Anne Giafferi a adapté la pièce de théâtre, L’éveil du chameau, de Murielle Magellan, au cinéma. Mais Ange et Gabrielle n’est pas uniquement centrée sur l’histoire d’amour entre ces deux êtres, contrairement à la pièce de théâtre. Il est aussi beaucoup question de la place du père. Ange est-il père ? Son fils supposé va-t-il vraiment devenir père et accepter ce rôle ? Et bien sur, Gabrielle va-t-elle tomber amoureuse d’Ange ?

Vous l’aurez compris, l’histoire de Ange & Gabrielle n’est pas transcendante. La fille de Gabrielle, la pétillante Isabelle Carré à la répartie cinglante, Claire, lycéenne de 17 ans, est enceinte. (Claire est interprétée par Alice de Lencquesaing). Mais apparemment, il n’y a pas de place pour le père, Simon.

Ange est imbu de lui-même mais il refuse catégoriquement tout rôle de père.

Du coup, sa mère décide de s’en occuper elle-même. Elle va donc voir le père de Simon qui n’est autre que Ange, interprété par Patrick Bruel. Ange porte bien son nom : sa belle gueule (bien conservé pour 56 ans !) laisse penser que c’est un ange. Mais Gabrielle va vite déchanter. Non seulement Ange est imbu de lui-même mais il refuse catégoriquement tout rôle de père. Il n’a pas de fils, n’a jamais eu de fils ! Il ne connaît pas ce Simon. Et cette histoire de fille enceinte ne l’intéresse nullement.

Je ne raconterai pas la suite du film car elle est évidente. Trop évidente pour nous tenir en haleine ! Par contre, il y a quelques bons passages qui nous font bien rire ! Bruel se défend pas du tout et on se moque volontiers de lui ! Par contre on va bien aimer les dialogues percutants entre Ange et Gabrielle !

Ange et Gabrielle, un film sympa qui détend bien par ces temps moroses. Mais aussitôt vu, aussitôt oublié !

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ange-et-gabrielle-dvdGabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.

Sortie DVD : le 5 avril 2016
Durée : 1h31
Réalisateur : Anne Giafferi
Avec :  Patrick Bruel, Isabelle Carré, Alice de Lencquesaing
Genre : Comédie, romance
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A Perfect Day, film tragicomique et humanitaire de Fernando León de Aranoa

A Perfect Day
A perfect day (un jour comme un autre) : Photo Benicio Del Toro, Tim Robbins © Fernando Marrero – REPOSADO P.C. and MEDIAPRODUCCIÓN S.LU.

A Perfect Day, film tragicomique et humanitaire de Fernando León de Aranoa

A Perfect Day ne fait pas uniquement référence à la célébrissime chanson de Lou Reed. Le quotidien d’une mission humanitaire au coeur du conflit yougoslave prête à rire autant qu’à émouvoir. Contexte guerrier pour un casting international de haute volée, Mélanie Thierry côtoie Benicio del Toro, Olga Kurylenko et Tim Robbins au milieu des atrocités commises par les belligérants. Le film louvoie entre comique pour mettre à distance et émotion devant le tragique des situations. Les personnages trouvent chacun leur manière de faire face pour ne pas sombrer et continuer à assurer leur mission. Un film qui interpelle et questionne finement sur la meilleure manière de venir en aide à des populations civiles victimes des exactions.

A Perfect Day joue la transparence et expose le quotidien le plus terrifiant en même temps que le plus banal en temps de guerre. L’équipe de l’Organisation Non Gouvernemental doit ménager les susceptibilités et ne pas sombrer dans l’abattement malgré la difficulté de sa mission. Diplomatie et mission de secours doivent se conjuguer en vertu d’accords internationaux ubuesques et des sensibilités de chacun. A Perfect Day dissèque les personnalités des personnages et les rapports de force à gérer quotidiennement. Le très sobre et toujours parfait Benicio del Toro est Mambru, chef de mission taiseux, aux longues heures de route dans tous les conflits de la planète et à la vie personnelle compliquée. D’autant qu’une de ses anciennes maitresses débarque sur le terrain des opérations. Tim Robbins incarne B, le mercenaire infatigable à l’humour désabusé devant les trop nombreuses atrocités vécues en spectateur. Mélanie Thierry et Olga Kurylenko sont des personnages féminins fragiles et fortes à la fois, la belle Olga est la fameuse maitresse qui pose problème à Mambru… Ce petit monde évolue au milieu des exactions et tente de venir en aide aux populations locales.

[E]ntre plages contemplatives et nervosité

Tonalité douce amère pour cette évocation d’un conflit sans combats ni échanges de tirs. Le danger est silencieux, la tension est palpable, le risque d’escalade est omniprésent, l’équipe est à la merci d’un tireur isolé ou d’un soldat un peu trop nerveux de la gâchette. Comment continuer à vivre dans un contexte si anxiogène ? Chaque membre de l’ONG a sa recette personnelle à base d’humour et d’ironie. Ce qui rend le film léger et sérieux à la fois. Cette tranche de vie rend les baroudeurs très humains et expose les raisons de leur engagement dans les missions humanitaires. Par gout du danger, d’une vie moins ordinaire ou par altruisme. Le rythme du film alterne entre plages contemplatives et nervosité. Un mélange qui fonctionne et donne une dimension autant documentaire que tragicomique à ce Perfect Day dramatique.

Fernando Leon de Aranoa réalise un film empli d’un second degré qui interpelle. Peut-on rire d’un conflit aux répercussions si dramatiques ? C’est peut être le remède pour continuer à vivre…

[Edit du 5 avril 2016] : Bénédicte de Loriol a vu A perfect day et a souhaité ajouter ci-dessous son ressenti sur le film. Les deux points de vue sont complémentaires ! Voici donc son avis :

Fernando León de Aranoa a fait une adaptation du livre de Paula Farias, Dejarse Llover. Paula Farias est à la fois médecin, humanitaire et écrivain. Elle passe sa vie en mission humanitaire et ensuite trouve le temps pour écrire ce qu’elle a vécu. Quant à Fernando León de Aranoa, il a déjà réalisé des documentaires et plus particulièrement Invisibles (2007) qui a reçu le Goya et qui était centré sur les interventions de Médecins sans frontières, en Ouganda. A perfect day raconte l’histoire de quelques humanitaires sur le terrain, au sein des Balkans, dans une zone en guerre.

On va suivre durant presque 48h, quatre humanitaires, et leur traducteur, en mission sur une terre en guerre. La mise en scène est étonnante de réalisme. On est dans les montagnes afghanes, au milieu de nulle part, mais truffées de mines et de pièges. Les humanitaires sont là pour aider la population locale. Ils doivent retirer un corps qui a été volontairement jeté dans un puits pour empêcher les gens d’avoir de l’eau potable. Et rien ne se fera facilement.

On est au centre d’un drame mais le réalisateur mêle humour et dérision pour supporter des scènes de guerre toujours insupportables. Le film rend très bien compte des situations souvent absurdes dans lesquelles se trouvent les humanitaires. Ils sont souvent pris au piège des différentes institutions qui les empêchent, au nom de la loi, de réaliser des tâches indispensables pour le bien-être de la population. Ici, tout est centré sur ce corps qu’il faut absolument extraire du puits pour rendre l’eau aux habitants. Soit ils vont avoir un problème de cordes, soit un problème avec les autorités militaires.

Le film met l’accent sur l’absurdité du système et la difficulté pour les humanitaires d’agir. Bien sûr, les humanitaires ont tous leur raison de devenir humanitaires. Et à travers un très beau casting, le film met l’accent sur le sens à donner à sa vie, au milieu d’un pays en guerre. Questions hautement philosophiques alors que leur vie est perpétuellement menacée durant leurs interventions. Une vache en plein milieu de la route est synonyme de mines.

Les paysages sont magnifiques et entretiennent cette dichotomie : beauté et cruauté humaine. L’humour prime et « efface » l’horreur absolue. Un beau film qui pourrait être qualifié de documentaire sur la Guerre des Balkans.

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A Perfect DayUn groupe d’humanitaires est en mission dans une zone en guerre : Sophie, nouvelle recrue, veut absolument aider ; Mambru, désabusé, veut juste rentrer chez lui ; Katya, voulait Mambru ; Damir veut que le conflit se termine ; et B ne sait pas ce qu’il veut.

Sortie : le 16 mars 2016
Durée : 1h46
Réalisateur : Fernando León de Aranoa
Avec : Benicio Del Toro, Tim Robbins, Mélanie Thierry
Genre : Drame, comédie

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Six, nouvel album de Doctor Flake, en tournée dans toute la France

 

Doctor Flake
Doctor Flake Photo © KissKissBankBank.com

Six, nouvel album de Doctor Flake, en tournée dans toute la France

Publik’Art est fan depuis toujours toujours de Doctor Flake. Cikaici résume à lui seul nos impressions suite à l’écoute de SIX, son nouvel album  : « Comme à chaque fois, son travail de chirurgien de la note comble nos profondeurs cérébrales et chaque nouvel opus va plus loin dans la recherche de l’émotion. »

Qui est donc Doctor Flake ?

Jean Marie LEGER alias Doctor Flake est un musicien et beatmaker français. Le célèbre principe de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » devient avec Doctor Flake  « Rien ne se perd, tout reste à créer alors transformons ! ». Depuis une douzaine d’années, Flake pioche dans l’héritage audio en tout genre (musical, cinématographique, radiophonique, poétique, environnemental) pour trouver les échantillons et les textures qui nourriront un processus créatif singulier. Cette démarche hip hop, basée sur l’échantillonnage (sampling), a toujours stimulé l’artiste et scellé le fond de sa musique : un downtempo au sens large, sombre, référencé, alternant entre plages instrumentales et morceaux chantés ou rappés.

Et son nouvel album, SIX ?

doctor-flake-6SIX a été composé avec le guitariste Yacine El fath et donne un prolongement électrique et analogique aux expérimentations amorcées sur le précédent album (Acchordance).Composés entre août 2014 et juin 2015, ces neufs morceaux sont le fruit d’une collaboration solide entre Doctor Flake et Yacine, le premier proposant des samples au second qui lui retourne son interprétation acoustique. Cette matière riche en texture sera le point de départ du développement mélodique des titres, proposés pour deux d’entre eux aux talents vocaux d’Awon (rappeur New Yorkais), de Black Sifichi (auteur et chanteur Franco New Yorkais)  et aux mains expertes de Dj Low cut

Sa prochaine tournée :

Seul avec ses machines ou accompagné d’invités, Doctor Flake développe un univers profondément vivant qui, en alliant poésie, mélancolie, énergie hip hop et dimension visuelle, transporte les auditeurs dans une transe mélodique. 2016 sera l’occasion de découvrir Environnemental : un voyage visuel et sonore délicieusement contemplatif.

29 Mars – Annecy – Le brise-glace (carte blanche w/Dj Krush)
07 Avril – Lyon – La marquise
08 Avril – Lille – La péniche
28 Avril – Bordeaux – I.boat
27 Mai – Paris – La boule noire
10 Juin – Limoges – La fourmi
01 Juillet – Clermont Ferrand – Parcours Electros

Plus de dates sur : www.doctorflake.com/tour

Sa discographie :

2005 – Intervention chirursicale
2007 – Paradis dirtyficiels
2009 – Minder surprises
2011 – Flake up
2014 – Acchordance
2016 – Six

Résultats concours : Les Visiteurs, 10 places de ciné gagnées

Les Visiteurs 3Résultats concours : Les Visiteurs 3, 10 places de ciné gagnées !

Vous avez été 5851 participants au concours Les Visiteurs. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Jimmy Moniez, Fabienne Aubry, Jean-Michel Faivre, Sabine Palazy et Nicolas Coupier

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Captain America Civil War plus fort que Batman vs Superman ?

Captain America Civil War
Captain America: Civil War : Photo Anthony Mackie, Chris Evans, Elizabeth Olsen, Jeremy Renner, Paul Rudd © Walt Disney Company

Captain America Civil War plus fort que Batman vs Superman ?

Captain America Civil War se prépare à damer le pion au dernier né de la maison DC Comics, Batman VS Superman : un film qui en a déçu plus d’un malgré ses 1 250 000 entrées pour sa première semaine (première place devant Médecin de Campagne qui a attiré un peu plus de 500.000 spectateurs). C’est donc bientôt le tour des personnages de Marvel de faire leur show dans les salles obscures. Dans un mouvement de surenchère permanenteCaptain America Civil War promet un véritable défilé costumé. Les différentes bandes annonces, compilées dans la playlist ci-dessous, ont fait leur effet en annonçant de nombreux super-héros, dont certains font leur première apparition (c’est le cas de Black Panther, de Baron Zemo ou encore de Spiderman incarné pour la première fois par le très jeune Tom Holland, 19 ans).

Ce troisième volet de Captain America ressemble fort à un nouvel épisode d’Avengers où seul le personnage de Nick Fury (interprété par Samuel L. Jackson dans Avengers) manquera à l’appel. A travers eux, ce sont d’abord Captain America & Iron Man qui se livrent bataille. A tel point qu’on peut se demander pourquoi le film n’a retenu que le premier en titre. Captain America vs Iron Man aurait très bien fait l’affaire, tout comme Avengers bis !

Il faut dire qu’initialement, Iron Man ne devait être qu’un personnage secondaire parmi d’autres mais que l’acteur Robert Downey Jr a tout fait pour étoffer le rôle de son personnage (et le cachet qui va avec : 40 millions de dollars, plus intéressements). Le directeur général de la Warner, qui était contre cette idée, a dû se résigner face au Président de Marvel, qui a intelligemment mis en avant la dynamique que pouvait générer la présence de deux personnages forts, en terme de recettes de produits dérivés ! Il faut dire que ses dernières ne sont pas en reste et constituent un enjeu majeur dans l’industrie du cinéma. De nombreux jeux dérivés ont été inventés pour les enfants et pour les adultes qui peuvent même miser de l’argent, par exemple avec la machine à sous Captain America !

Toujours est-il que, alors que Batman vs Superman a été mal accueilli par les premières critiques, Captain America semble avoir séduit les chanceux qui l’ont vu en avant-première… Ce n’est sans doute pas pour rien que la sortie de Batman vs Superman a été avancée d’un mois. Les enjeux sont beaucoup trop importants pour se retrouver frontalement face à la concurrence !

Le suspens est de mise quant au futur gagnant de ce duel dans les duels mais il semble que Batman et Superman ont du souci à se faire ! Et pour en remettre une couche, vous pourrez aussi aller voir l’exposition MARVEL AVENGERS S.T.A.T.I.O.N., qui débarque à Paris à partir du 15 avril !

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Captain America Civil WarSteve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. A la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

Sortie : le 27 avril 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Anthony Russo, Joe Russo
Avec : Chris Evans,  Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Sebastian Stan, Chadwick Boseman, Emily VanCamp, Anthony Mackie, Jeremy Renner…
Genre : Action, Fantastique, Super-héros

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Un week-end aux couleurs de Marie-Antoinette au Montansier


Marie-Antoinette-MontansierMarie-Antoinette en son théâtre

Le week-end dernier, le théâtre Montansier à Versailles célébrait Marie-Antoinette au travers d’animations variées et originales. Conférences, goûters thématiques, danses baroques et pièces de théâtre étaient au rendez-vous dans ce lieu emblématique connu pour avoir été inauguré par Marie-Antoinette et Louis XVI le 18 novembre 1777. Certains étaient même vêtus de leur plus beaux costumes pour l’occasion…

Retour sur Marie-Antoinette(s), une création de Pauline Susini 
Une belle réussite pour le Montansier : samedi soir, pour la représentation de « Marie-Antoinette(s) », la salle est comble et conquise. Marie-Antoinette(s) est une création de Pauline Susini (avec Kristina Chaumont, Célia Rosich, Sarah Amrous et Baptiste Raillard), qui s’intéresse à l’intimité de la Reine de France et transcrit dans sa pièce de théâtre les pensées, doutes et envies de celle qu’on appelait vulgairement « l’Autrichienne ». Intrusion au coeur de l’âme de la Reine, cette pièce nous transporte dans les délires insouciants de celle qui, pour le peuple de l’époque, a ruiné la France par sa folie des grandeurs. Dans cette pièce, le spectateur fait des allers-retours entre le petit Trianon et le tribunal devant lequel Marie-Antoinette a dû rendre ses comptes après la Révolution. Au gré d’une mise en scène ultra-moderne et ingénieuse, cette pièce dévoile les facettes méconnues et complexes de Marie-Antoinette, ses relations avec le roi de France, ses sorties et bals à l’Opéra de Paris, ses folies créatrices et multiplies extravagances mais aussi ses émotions de mère aimante. Une belle manière de découvrir autrement, et sous plusieurs angles, la ou les Marie-Antoinette(s).

Le week-end Marie-Antoinette au Montansier a aussi été ponctué d’une conférence sur la célèbre affaire du Collier et d’une création théâtrale de Nicolas Bréhal, la légèreté française.

Pour découvrir toute la programmation du Montansier  http://www.theatremontansier.com/

Une belle leçon d’histoire de France avec Maxime d’Aboville


leconhistoiredefranceUne heure pour comprendre 200 ans d’Histoire

Dans sa première leçon d’histoire de France, Maxime d’Aboville parcourait les siècles de l’An Mil à Jeanne d’Arc. Le second volet de cette pièce explore, quant à lui, la période allant de 1515 au Roi Soleil. Cette leçon intelligente et ludique d’histoire fait revivre à son public les siècles du Royaume de France, de François 1er à Louis XIV. En une heure, Maxime d’Aboville balaie avec ingéniosité et non sans une pointe humour cette Histoire que l’on apprenait sur les bancs de l’école.

Dans sa blouse grise d’instituteur du siècle dernier, noeud papillon au cou et baguette à la main, Maxime d’Aboville excelle. « Pour faire vivre sur scène cette épopée, je me suis amusé à tenir le rôle de l’instituteur d’autrefois, avec sa blouse grise et sa grande carte de France, comme on en voyait jadis dans toutes les salles de classe » précise-t-il.

Ce condensé théâtral d’histoire plaira aux plus anciens et subjuguera les plus jeunes

Ce condensé théâtral d’histoire aura le mérite de plaire aux plus anciens, qui s’amusent à répondre aux interrogations du professeur, ainsi qu’aux plus jeunes subjugués par ce cours interactif qui n’a rien de conventionnel. D’Aboville mime la bataille de Marignan, rit de l’accent gascon et des habitudes du bon roi Henri, fait revivre les Trois Mousquetaires, joue des humeurs maussades et de la dépression maladive de Louis XIII et évoque les jalousies entre Louis XIV et son intendant des finances Nicolas Fouquet. De temps à autre, il fait même de l’improvisation, interpelle son public lorsque celui-ci paraît déconcentré (ne baillez pas et ne sortez pas vos portables, nous sommes ici dans un vrai cours d’histoire).

Le Mal court de Jacques Audiberti - Mise en scene : Stephanie Tesson - Decor : Nicolas Sire - Costumes : David Belugou - Lumieres : Jacques Puisais - Avec : Antony Cochin, Julie Delarme, Jean-Paul Farre, Josiane Leveque, Marcel Marechal, Didier Sauvegrain, Emmanuel Suarez - Theatre de Poche Montparnasse - Paris le 12 janvier 2013 © Brigitte Enguerand / Divergence
© Alejandro Guerrero

Aux amoureux d’Histoire de France, cette leçon menée par l’excellent et ingénieux Maxime d’Aboville vous procurera le plus grand plaisir. Aux novices et plus jeunes, vous ne pourrez que vous régaler de cette leçon aussi improbable que séduisante. Un grand bravo, Monsieur le Professeur !

Dates :  du 2 avril au 2 juillet
Lieu : Théâtre de Poche (Paris)
Metteur en scène : Maxime d’Aboville
Avec : Maxime d’Aboville

Résultats concours : 99 Homes, 10 codes de visionnage gagnés

99 HomesRésultats concours : 99 Homes, 10 codes de visionnage gagnés !

Vous avez été 1734 participants au concours 99 Homes. Merci de votre excellente participation. Les 10 heureux gagnants d’1 code de visionnage sont :

Jean-Pierre Stasse, François Westerlynck, Robert Rapisarda, Olivier Wathelet, Joseph Moulin, Roger Gilson, Anne Bierlaire, Laetitia Scaglia Benzoni, Carina Van Der Veken et Jean-Jacques Pion.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Volta à terra, un film authentique de João Pedro Plácido

Volta a terra
Volta a terra photo ©Droits réservés

Volta à terra, un film authentique de João Pedro Plácido

João Pedro Plácido réalise un documentaire authentique avec Volta à terra. Pour cela, il est allé au pays de ses grands-parents maternels, dans le Nord du Portugal, plus précisément dans le hameau de Uz. Il va filmer un jeune de Uz, Daniel, dans sa vie de tous les jours et nous faire partager son quotidien.

Pas vraiment de scénario dans Volta a terra. On se trouve dans un hameau perdu au milieu de la montagne, au milieu de nul part, avec Daniel, ses vaches, ses moutons, au fil des saisons. Daniel est au cœur du film. Il a juste 21 ans et sa vie quotidienne est bien éloignée de la nôtre. On a l’impression de repartir au XIXè siècle ou presque ! Ils fauchent le blé à la faux, vivent dans un extrême dénuement, mais semblent malgré les conditions très difficiles, heureux. Ils préparent ensemble la fête au village du mois d’août. Daniel se met à rêver d’amour ! Mais quelle femme voudra bien le suivre dans ses montagnes où la vie est si rude ? Daniel n’est pas un tendre, mais plutôt un rustre !

Son naturel fait toute la force du film.

Daniel aime ses bêtes mais n’hésite pas à les bousculer, à les traiter de tous les noms, sa façon à lui de se défouler, sans doute. Pas de sentiments avec les bêtes ! Daniel est un vrai paysan qui se laisse filmer sans se soucier le moins du monde de la caméra. Son naturel fait toute la force du film. Daniel reste un enfant au cœur pur ! Pour nous, il nous paraît impensable d’habiter Uz où même les conditions climatiques sont difficiles. Même si les photos sont sublimes, avec des lumières étonnantes, la nature est trop dure pour y vivre. Et les habitants d’Uz ne font que travailler, chaque jour, pour subvenir à leurs besoins, sans jamais se plaindre. Pas le temps de se poser des questions ! Volta a terra est un documentaire à la fois authentique et poétique sur une vie simple de paysans du XXIè siècle au Portugal.

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Volta à terraA Uz, hameau montagnard du nord du Portugal vidé par l’immigration, subsistent quelques dizaines de paysans. Alors que la communauté se rassemble autour des traditionnelles fêtes d’août, le jeune berger Daniel rêve d’amour. Mais l’immuable cycle des 4 saisons et les travaux des champs reprennent vite le dessus…

Sortie : le 30 mars 2016
Durée : 1h18
Réalisateur : João Pedro Plácido
Avec : Daniel Xavier Pereira, Antonio Guimarães, Daniela Barroso
Genre : Documentaire

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Vidéo « On n’a jamais vu ça » : Richie Jackson réinvente le skate avec style !

Richie Jackson
Richie Jackson

Vidéo « On n’a jamais vu ça » : Richie Jackson réinvente le skate avec style !

Le monde du skateboard n’a jamais fini de nous surprendre. On pourrait croire que la discipline connait ses limites. « Que nenni », dirait sans doute Richie Jackson sous ses faux airs de D’Artagnan croisé à un Beetlejuice nourri aux herbes et resté tranquillement perché depuis Woodstock. L’énergumène ne provoque pas seulement l’émotion par son style original, il est aussi un fin équilibriste qui joue les funambules avec son skate collé aux plantes des pieds.

On a pourtant l’habitude de voir beaucoup de vidéos de skate, mais Richie Jackson apparaît comme un OVNI qui apporte une fraicheur inattendue à cette petite planche de bois. Dans Death Skateboards, on le voit réaliser des prouesses techniques qui paraissent aussi improbables qu’impossibles à réaliser. L’artiste et sportif au talent immense ne manque pas de faire le show non sans une bonne dose d’humour. On se régale avec cette vidéo !

Résultats concours : Hawaï, 5 coffrets de 6 DVD gagnés

Hawaï
Résultats concours : Hawaï, 5 coffrets de 6 DVD gagnés !

Vous avez été 5383 participants au concours Hawaï. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 super coffret sont :

Illona Barre, Thibaut Tetu, Amélie Brochard, Jesus Gutierrez et Alain Grosjean.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

L’art du canard, livre de l’expo incongrue du collectif InterDuck (Glénat)


L'Art du canard

L’art du canard, livre de l’expo incongrue du collectif InterDuck (Glénat)

L’art du canard est avant tout une surprise quand on découvre ce livre en librairie. A première vue, on se demande ce que c’est : un livre loufoque, un livre d’art, le fruit de notre imagination, un monde parallèle … Et bien, c’est tout ça à la fois !

Mais ce qui est surprenant, c’est que cela fonctionne extrêmement bien. Ce très bel ouvrage a été réalisé par le collectif Interduck, né 1982 au sein de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Brunswick en Allemagne, sous la direction du professeur Eckhart Bauer. Né d’un projet un peu fou de représenter les différentes œuvres artistiques (peintures, sculptures, concepts) en les revisitant à la sauce « canards ».
Une prouesse accomplie, qui aujourd’hui est exposée dans toute l’Europe (vous pouvez aller la voir du 14 avril au 29 juillet 2016 à Grenoble). L’art du canard peut très bien être une approche ludique pour tous les enfants qui ne comprennent pas grand chose aux grands peintres et qui trouveraient ici de manière ouverte le début d’une porte ouverte vers les musées. Intéressant !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

À quoi ressembleraient les plus grandes œuvres d’art du monde si elles n’avaient pas été réalisées par des êtres humains, mais par des… canards ? C’est la question à laquelle tente de répondre le groupe d’artistes interDuck dans L’Art du Canard. En peinture, photographie, gravure ou sculpture, ils réinventent notre patrimoine culturel en l’affublant de becs, de plumes et de pieds palmés. En résulte une galerie d’œuvres symboliques et réinterprétées façon canard – des tombeaux égyptiens à la Joconde – nous plongeant dans un monde imaginaire et crédible à la fois…
Cet ouvrage en trois langues (Français, Anglais et Allemand) accompagne deux expositions des pièces qu’il rassemble, se tenant à Angoulême du 28 janvier au 15 mars 2016, et au Couvent Saint-Cécile de Grenoble du 14 avril au 29 juillet 2016.

Date de parution : le 16 mars 2016
Auteur(s) : Collectif Interduck
Genre : Inclassable, Expo
Editeur : Glénat
Prix : 45 € (512 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Sidaction : le Sida, c’est pas un rhume !

sidaction
Le Sida c’est pas un rhume © Lodi Maracescu

17% des jeunes pensent que la pilule du lendemain est faite pour supprimer toutes transmissions possible de Sida ou autres saloperies. Une gomme ? Non. Faut faire gaffe bordel. Le Sida c’est pas un rhume. Qu’il fasse chaud ou froid, la baise ça se fait couvert.

Faites un don pour lutter contre le Sida dans le cadre du Sidaction, jusqu’au 15 avril.

Kung Fu Panda 3, grand et carré sans retour de bâton

Kung Fu Panda 3
Kung Fu Panda 3 Photo © Twentieth Century Fox Papier, crayon, plume et pinceau, numérique et que du beau.

Kung Fu Panda 3, grand et carré sans retour de bâton

C’est le troisième volet. Normalement le dernier si l’on suit la logique de développement des studios d’animation. Dreamworks avait lancé l’aventure avec le premier chapitre de Kung-Fu Panda en 2008. Dans un petit village, coincé dans une vallée chinoise, un panda nommé Po, ayant pour père adoptif une oie, devient l’élu désigné par le grand maître de l’art martial, la tortue Oogway. Dans les premiers chapitres, Po passe de la groupie à la star de Kung-Fu. Au fur et à mesure, accompagné de ses amis, Mante, Tigresse, Singe, Vipère, Grue, Po le gros panda améliore son kung-fu pour arriver enfin, dans l’épisode 3, maître de ses camarades. Leur ancien maître, Shifu, prend sa retraite. Le maître des maître, inventeur du kung-fu, Oogway, est dans le monde des esprits.

D’ailleurs, et c’est là où tout commence pour ce troisième volet, la tortue Oogway vient se faire chahuter par un ancien frère d’armes vieux de 500 printemps dans le monde des esprits. Cette grosse bête, qui pèse son âge, se fait appeler Kaï. Imaginez une sorte de bâtard entre un buffle et un auroch, sur ses deux pattes arrières, et deux dagues en lames de jade au bout de chaines de cent mètres de long. Bref. Une plaie. Kaï, veut éradiquer toutes traces de son ex-ami Oogway. Et pour ça, en aspirant le « chi » (énergie) de la tortue, il revient parmi les mortels. Po, et ses amis, vont devoir faire face. En plus de devoir sauver le monde, Po va devoir affronter quelque chose d’autre : son père. Élevé par une oie, il était le seul panda du village. Son père, un panda donc, va tout faire pour essayer de récupérer son fils, et le raccompagner dans un village caché où les pandas (alors oubliés) subsistent. Toute la magie des films d’animations des studios de grande fame réside dans cette capacité à mêler le divertissement pour les jeunes, et des réflexions un peu plus poussées, ici, « qui suis-je ? ».

[…] Kung Fu Panda 3 se fonde sur l’art martial asiatique qu’est le kung-fu.

Une des réussites de cette franchise, c’est sans doute la qualité de la réalisation. Sur le plan purement graphique, l’animé jongle entre le old fashion de l’animation peinte, l’animation 3D et la grâce de l’art asiatique type estampe. Les couleurs vacillent entre chaleur et douceur, agressivité et docilité. Dreamworks rencontre l’immense studio China Film Co. Ldt. Et c’est fort. L’esthétique et la minutie des deux font de l’animé un bouillon de culture à la sauce parfaite d’un point de vue technique. En sus des visuels fichtrement plaisants, le film fait foi d’un énorme travail de chorégraphie (oui). On l’oublierait presque, mais Kung Fu Panda 3 se fonde sur l’art martial asiatique qu’est le kung-fu. On retrouve la rigueur des films classiques du même ordre. Bien que ce soit fait numériquement, les gestes sont millimétrés et rythmés d’une façon impressionnante. Point que peut-être l’enfant ne peut profiter entièrement. De ce fait, la haute grandeur de ce genre de production, c’est la facile et l’intéressante double lecture que l’on peut faire. D’une part, on peut y coller l’étiquette de dessin animé pour les kids. Plaisant, qu’ils passeront d’ailleurs en boucle pour leur plus grand plaisir. D’autre part, le plus vieux (ou le moins jeune) peut tout de même passer un bon moment devant ce genre de film. Le moins jeune peut profiter avec plus d’aisance de la qualité des graphismes, de la réal, et parfois, c’est-à-dire souvent dans les animés, de blagues salaces semées par-ci par-là. Kung Fu Panda 3 coche la case-coche de l’animé de pour tous.

Une des réussites de cette franchise, c’est sans doute la qualité de la réalisation.

Nous le disions, le film laisse place à des bouts de pistes de réflexions philosophiques. Bien entendu, ce n’est pas du Kant ou du Confucius, mais tout de même, l’animé a le mérite de ne pas être vide de propos et de sens. Po le panda rencontre pour la première fois son père. C’est d’ailleurs, dans la chronologie de la série, la première fois qu’il rencontre un poilu comme lui. En sus, pour vaincre Taï (gros méchant bien badass), ses maîtres lui disent que la clef est de savoir ce qu’il est. Le retour du panda dans un cadre où ne vivent que des pandas lui apparaît comme une piste. Son père adoptif, l’oie, le suit. Avec lui alors dans sa quête, son cadre d’origine (les poilus noirs et blancs), son père adoptif, son père biologique, et le titre pesant de kung-fu maestro. Tout doit être remis dans l’ordre. Il se perd d’abord quand il cherche à être une seule chose à la fois, laissant alors le reste dans la désuétude. Mais, lorsqu’il comprend qu’il est tout ce qu’il est, tout ce qu’il fait et tout ce qui l’entoure, alors il trouve une sorte de paix intérieure qui lui permettra d’être entièrement. Tiré par les poils ? Pas tant que ça. Quand on compare et quand on fait le pont avec la philosophie asiatique et l’éthique bouddhiste, tout se tient, et on retrouve les aspérités caractéristiques. Encore une fois, ce genre de passerelles que la cervelle fait face à l’écran de cinéma est profitable aux plus grands, et prouve de nouveau la richesse d’un film que l’on voudrait déchoir.

Bien entendu, Kung Fu Panda 3 n’est pas un incontournable. Néanmoins, on en sort content. Bien que le scénario soit parfois peu poussé (nous n’en attendons pas plus), il en reste quelque chose d’agréable. Batman vs Superman a été pondu par des studios qui souhaitèrent étirer au maximum de la patte à petits pains. Ils ont fait de cette avidité une honte aux franchises. Espérons maintenant que Dreamworks ne fasse pas preuve de la même gourmandise. Espérons aussi qu’ils se concentreront davantage sur la création et l’imagination, cette formule magique, qui jusqu’à présent fait mouche.

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Kung Fu Panda 3
A partir de 3 ans.
Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas !

Sortie : le 30 mars 2016
Durée : 1h35
Réalisateur : Jennifer Yuh, Alessandro Carloni
Genre : Animation, Aventure, Comédie

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Musicalité des corps au programme du ballet de l’Opéra de Paris

Musicalité des corps au programme de l'Opéra de Paris
« In Creases », de Justin Peck – Photo Sébastien Mahé/Opéra National de Paris

Musicalité des corps au programme du ballet de l’Opéra de Paris

La musicalité des corps chère à Benjamin Millepied est à l’œuvre dans ce programme de l’Opéra de Paris.

Il présente quatre chorégraphes marqués par l’école américaine qui réinterprètent un vocabulaire d’inspiration classique dont le dialogue initié avec la musique, affranchi de toute illustration narrative, lui confère une écriture nouvelle et abstraite. Un emportement.

[…] musicalité des corps

On débute par « Seven Sonatas » d’Alexei Ratmansky sur la musique de Scarlatti. Trois couples de danseurs déploient avec aisance une grammaire hybride aux accents romantiques et parfois plus sombres où les ruptures d’enchaînements et la gestuelle s’émancipent de la structure classique et de son exercice de style.

Puis, « Other Dances » de Jerome Robbins prend la relève sur la partition de Chopin où Mathias Heymann et Ludmila Pagliero sur un ton ludique et décomplexé, tantôt soliste ou en couple, se jouent à merveille de la virtuosité.

Une effervescence magnétique imprègne « Duo concertant » de George Balanchine sur les notes pastorales de Stravinsky où les enjeux d’une course amoureuse inaugurent une danse aussi organique que musicale. Myriam Ould-Braham et Karl Paquette, séducteurs en diable, cisèlent une gestuelle intense et sculpturale.

Enfin « In Creases » du jeune prodige Justin Peck sur la musique hypnotique de Philip Glass vient clore la programmation et fait sensation. A partir d’une variation arithmétique dans laquelle le chorégraphe articule ses huit danseurs, la chorégraphie imprime une figure abstraite à chaque mouvement ou attitude. Le groupe au diapason jouant alors avec sa configuration collective ou individuelle ainsi que son énergie dans une osmose parfaite.

[…] en résonance sensible

Une soirée au souffle poétique en résonance sensible où « Seven Sonatas », « Duo concertant » et  « In Creases » font une entrée remarquée au répertoire.

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Dates : du 24 mars au 5 avril 2016 l Lieu : Au Palais Garnier (Paris)
Chorégraphes : Alexeï Ratmansky / George Balanchine / Jerome Robbins / Justin Peck

L’Art et l’Enfant, une exposition éblouissante au Musée Marmottant Monet

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L'Art et l'Enfant Musée Marmottant Monet

L’Art et l’Enfant, une exposition éblouissante au Musée Marmottant Monet

Le Musée Marmottan Monet met la figure de l’enfant à l’honneur dans sa nouvelle exposition L’Art et l’Enfant. A travers les différentes périodes de la peinture occidentale, la représentation du bambin a évolué formellement et métaphoriquement. Le déroulé de l’évènement mêle pédagogie et portraitistes célèbres pour le plus grand bonheur des visiteurs.

Haut lieu de la culture parisienne, le Musée Marmottan Monet enchaine les évènements picturaux éblouissants et instructifs. Le public déambule avec intérêt dans les mêmes couloirs indéfiniment réinventés pour se plonger dans des thématiques fascinantes. Après Marie Laurencin, les Impressionnistes en privé, Impressions Soleil LevantVilla Flora et La Toilette Naissance de l’intime, le Musée Marmottan Monet s’attache à dépeindre la représentation de l’enfant depuis le moyen-âge jusqu’au début du 20e siècle. Si les figures de l’Enfant Jésus se multiplient initialement, les descendances royales prennent une place de choix à partir du XVIIe siècle. C’est un Louis XIV omniprésent qui truste les murs dès son enfance. La figure de la mère accompagne souvent des enfants représentés en jeunes adultes bien loin de l’innocence enfantine.

[D]ifficile d’imaginer rencontre plus ébouriffante !

Les siècles se succèdent et l’enfant devient un reflet des évolutions sociales. Enfant militaire, enfant chapardeur, il se transforme en source de revenus pour des familles urbaines et misérables. La thématique sociale supplante l’angélisme et l’enfant devient un être soit innocent et victime, soit héroïque et grandi trop vite. Dès la deuxième moitié du XIXe siècle, les peintres bourgeois dépeignent les plaisirs simples de weekends bucoliques à la campagne. L’enfant tient une place minuscule, avec tant d’espoirs placés en lui et encore joueur. Le XXe siècle s’attache à simplifier la physionomie enfantine, comme une potentialité non encore réalisée. Matisse et Picasso tiennent une place privilégiée dans cette époque de découvertes picturales. Cubisme et Modernisme travestissent l’enfant devenu un arlequin théâtral. Si Picasso rêve de peindre comme un enfant, Matisse prend un contrepieds total, reflet de leur antagonisme resté célèbre.

Une exposition qui se regarde tout autant qu’elle se lit (ou s’écoute pour ceux qui choisiront l’audioguide). Des commentaires pertinents émaillent les différentes toiles avec des éclaircissements confondants de justesse. Une exposition qui se déguste avec délectation, comme un voyage dans le temps. La listes des peintres laisse songeur. Le Nain, Champaigne, Fragonard, Chardin, Greuse, Corot, Millet, Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Picasso, Matisse… difficile d’imaginer rencontre plus ébouriffante !

Dates : du 10 mars au 3 juillet 2016
Lieu : Musée Marmottan Monet
Entrée : 11 €

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