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D’une pierre deux coups, film attachant de Fejria Deliba sur la mémoire retrouvée

D'une Pierre Deux Coups
D’une Pierre Deux Coups, film de Fejria Deliba, Copyright Haut et Court

D’une pierre deux coups, film attachant de Fejria Deliba sur la mémoire retrouvée 

Une vieille femme quitte inopinément son appartement pour partir à la rencontre d’un passé enfoui et ignoré de tous. Fejria Deliba exhume dans D’une pierre deux coups le passé tortueux de deux pays liés à jamais. L’Algérie et la France sont les personnages sous-jacents de cette fable touchante sur une famille qui redécouvre son histoire. 

Dans le sillon d’un Fatima récemment couronné aux César 2016D’une pierre deux coups se concentre sur une famille d’origine algérienne. Zayane est une mère de 75 ans qui a élevé ses 11 enfants au coeur d’une cité, dévouée à leur bien être et à leur éducation. La réception d’un faire part de décès la décide à quitter séance tenante son appartement pour partir à la rencontre d’un passé oublié. La large fratrie s’inquiète de cette disparition subite. Les frères et soeurs reviennent sur les lieux de leur enfance et échafaudent des théories. C’est en fouinant dans les affaires de leur mère qu’ils découvrent des lettres et des films… Ils voient leur mère toute jeune, souriante et épanouie… mais qui tenait donc la caméra ?

Nostalgie et rapports familiaux font de ce D’une pierre deux coups une histoire universelle et un beau moment de cinéma.

Les 11 enfants ont 11 caractères différents, il y a ceux qui refusent de penser à l’amourette avec un français et ceux qui sont contents de savoir que leur mère a vécu une histoire secrète. La fin de la colonisation française en Algérie hante ce film comme le fantôme persistant d’un passé que chacun aimerait pouvoir oublier.

L’actrice Milouda Chaqiq interprète une Zayane franche et entière, pas embêtée de devoir se débrouiller dans un pays qu’elle n’a que peu exploré. Elle sait parfaitement se faire comprendre grâce à son français mâtiné d’un accent chantant et à son caractère en acier trempé. Le film fait cohabiter deux histoires parallèles, l’odyssée de la mère désireuse de récupérer une boite de souvenirs et les enfants réunis autour de la table familiale. Les discussions reflètent le respect profond d’enfants respectueux d’une mère qui a tout sacrifié pour eux. Médecin, entrepreneur, étudiant, ils ont tous suivi des voies diverses mais marquées du sceau du labeur.

Un petit film à qui on souhaite de connaitre un beau succès public. Des seconds rôles illustres densifient la mise en scène et gratifient le film de leurs présences charismatiques en fils déboussolés par les fracassantes révélations concernant leur mère. Nostalgie et rapports familiaux font de ce D’une pierre deux coups une histoire universelle et un beau moment de cinéma.

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D'une Pierre Deux Coups

Zayane a 75 ans. Depuis son arrivée en France, elle n’a jamais dépassé les frontières de sa cité. Un jour elle reçoit une lettre lui annonçant le décès d’un homme qu’elle a connu, autrefois, en Algérie. Le temps d’une journée, elle part récupérer une boite que le défunt lui a légué. Pendant son absence, ses onze enfants se réunissent dans son appartement et découvrent un pan de la vie de leur mère jusque-là ignoré de tous…

Sortie : le 20 avril 2016
Durée : 1h23
Réalisateur : Fejria Deliba
Avec : Milouda Vhaqiq, Brigitte Roüan, Claire Wauthion
Genre : Drame

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Résultats concours : 3 packs Crooneuse gagnés

CrooneuseRésultats concours : 3 packs Crooneuse gagnés !

Vous avez été 4343 participants au concours Liane Foly. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants d’1 pack Crooneuse  (1 tote Bag et 1 album Crooneuse) sont : 

Martine Chagneaud, Wilfried Lapin et Murielle Henry

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Robinson Crusoe, film d’animation tous publics de Vincent Kesteloot

Robinson Crusoe
Robinson Crusoe, Film de ,Vincent Kesteloot, Copyright StudioCanal

Robinson Crusoe, film d’animation tous publics de Vincent Kesteloot

Le naufragé le plus célèbre de l’histoire, Robinson Crusoe, fait l’objet d’une nouvelle adaptation cinématographique sous la forme d’un film d’animation tous publics. Les plus jeunes se régaleront du récit d’une cohabitation entre un homme nostalgique de son Angleterre natale et un groupe d’animaux décidé à lui venir en aide. Humour et péripéties jalonnent ce divertissement spectaculaire et bon enfant.

Qui se souvient du roman écrit par Daniel Defoe et publié en 1719 ? Succès d’édition rentré dans la mythologie universelle, l’intrigue de Robinson Crusoe se déroule sur une île déserte où Robinson survit pendant 28 ans, fait la rencontre d’un sauvage qu’il nomme Vendredi et parvient  à enfin retrouver sa terre natale suite au passage d’un navire anglais. Ecrit à la première personne, le récit décrit l’ingéniosité du naufragé pour organiser sa survie, se construire une cabane et survivre à la solitude. Le film d’animation reprend cette trame générale en y adjoignant des éléments plus légers. Le sauvage devient un sympathique perroquet épaulé par un groupe d’animaux attachants et maladroits. Pirates et chats vicieux ajoutent un peu de piment à ce sympathique film d’aventure, dépaysant et rafraichissant.

[…] une farandole de rebondissements qui ravira un public familial

L’intérêt principal de ce Robinson Crusoe réside dans une 3D très dynamique. Les graphismes très soignés attirent l’oeil sur une multitude de détails plus surprenants les uns que les autres. Si l’intrigue dépasse rarement l’immédiateté d’un film destiné avant tout aux enfants, l’animation très fluide démontre l’art très maitrisé de l’équipe d’animation pour créer un univers fouillé et recherché. Glissades et chutes vertigineuses s’enchainent dans une farandole de rebondissements qui ravira un public familial.

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Robinson CrusoeMardi, un jeune perroquet, vit sur une île paradisiaque avec d’autres animaux. Il rêve de quitter son île pour découvrir le reste du monde. Après une violente tempête, Mardi et ses amis font la découverte d’une étrange créature sur la plage : Robinson Crusoë. Les animaux de l’île vont devoir apprivoiser ce nouvel arrivant ! C’est pour Mardi l’occasion de vivre une extraordinaire aventure et peut-être de quitter son île !

Sortie : le 20 avril 2016
Durée : 1h30
Réalisateur : Vincent Kesteloot
Genre : Animation, Famille

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Robin Williams traversera bientôt son dernier boulevard au cinéma

Robin williams
Robin Williams dans Boulevard © Zelig Films Distribution

Robin Williams traversera bientôt son dernier boulevard au cinéma

Robin Williams sera bientôt à l’affiche de Boulevard, prochain film de Dito Montiel tourné en 2013, soit le dernier rôle de l’acteur qui a mis fin à ses jours à l’été 2014. Dans Boulevard, il incarne Nolan, un employé de banque modèle proche de la retraite. En rupture avec le monde qui l’entoure, Nolan n’a pas goût à rien. Mais une rencontre va le bouleverser.

Faisant chambre à part avec sa femme, il va tomber amoureux d’un jeune garçon croisé par hasard. Pour son film, le réalisateur dit s’être inspiré d’expériences personnelles pour travailler la profondeur de ses personnages. Il a notamment pensé à la séparation de ses propres parents septuagénaires : « J’ai beaucoup pensé à ma mère qui a divorcé de mon père à l’âge de 70 ans. Je me souviens d’avoir dit à ma mère : « Qu’est-ce-que tu fais ? Comment as-tu pu faire une chose pareille ? » Et elle m’a répondu : « Ce n’est pas parce que j’ai 70 ans que je suis morte. » Je crois bien que cela m’est resté en tête quand j’ai lu le scénario ».

Robin Williams a endossé un rôle qui semble particulièrement éprouvant d’un point de vue émotionnel, comme on peut le voir dans la bande annonce. Difficile alors de ne pas penser à la détresse de l’homme qui devait se cacher sous les traits de l’acteur. Ce dernier livre une performance à donner des frissons.

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Robin williamsSi Nolan et sa femme Joy vivent sous le même toit, ils font chambre à part depuis longtemps. Employé de banque modèle, Nolan affiche pourtant un air absent et se montre insensible à une promotion. Rien ne semble pouvoir combler le vide de son existence. Un soir, alors qu’il circule le long d’une avenue déserte, il fait la rencontre de Léo, jeune homme écorché. Rattrapant le temps perdu, Nolan retrouve un nouveau sens à sa vie et décide enfin de ne plus se mentir…

Sortie : le 18 mai 2016
Durée : 1h24
Réalisateur : Dito Montiel
Avec : Robin Williams, Kathy Baker, Roberto Aguire

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Fabrice Luchini en bourgeois décadent dans Ma Loute

Fabrice Luchini
Ma Loute : Photo Fabrice Luchini, Valeria Bruni Tedeschi © Roger Arpajou

Fabrice Luchini en bourgeois décadent dans Ma Loute

Fabrice Luchini s’est paré de sa plus belle taille de barbe dans Ma Loute, le prochain film de Bruno Dumont (P’tit Quinquin, Camille Claudel, 1915, La Vie de Jésus). Avec Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi, le trio incarne une famille de bourgeois aux moeurs un peu étranges en 1910. En villégiature dans la baie de Slack, dans le Nord de la France, la famille se retrouve au coeur d’une intrigue qui semble aussi mystérieuse que décalée.

Le film paraît cultiver un second degré bien à lui. Fabrice Luchini a l’air en grande forme dans la peau d’un personnage à l’allure étrange sinon niaise, la bouche grande ouverte sur la plupart des plans de la bande annonce. A suivre…

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Fabrice LuchiniEté 1910, baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L’improbable inspecteur Machin et son sagace adjoint Malfoy (mal)mènent l’enquête. Ils se retrouvent, bien malgré eux, au cœur d’une étrange et dévorante histoire d’amour entre Ma Loute, fils ainé d’une famille de pêcheurs aux mœurs particulières et Billie Van Peteghem, la benjamine d’une famille de riches bourgeois Lillois décadents

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Bruno Dumont
Avec : Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi

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Exposition onirique au Musée d’Orsay pour Le Douanier Rousseau

Douanier Rousseau
Douanier Rousseau, Musée d’Orsay, L’Innocence Archaïque

Exposition onirique au Musée d’Orsay pour Le Douanier Rousseau

Le Douanier Rousseau prend résidence au Musée d’Orsay pour une exposition éclairante et onirique dénommée L’innocence archaïque. Peintre à cheval entre le XIXe siècle et le XXe siècle, Henri Julien Félix Rousseau a magnifié l’art naïf dans des représentations faussement simplistes et proprement authentiques. L’adjonction d’oeuvres de peintres célèbres accentue la sincérité d’un artiste révélé sur le tard et acclamé par les plus grands noms de l’art pictural.

Né en 1844, Henri Rousseau reçoit des premiers retours positifs en 1891 lors d’une énième session du Salon des IndépendantsAlfred Jarry lui affuble le surnom de Douanier lorsqu’il apprend qu’Henri Rousseau occupe le poste à l’octroi de Paris de gardien des contrôles et des circulations du vin et de l’alcool. Le Douanier Rousseau produit plus de 250 oeuvres pendant une carrière qui le voit côtoyer une liste impressionnante de noms célèbres. Marie LaurencinRobert DelaunayGuillaume ApollinairePaul Gauguin et Pablo Picasso. comptent au nombre de ses amis et si les critiques se moquent d’abord de son style enfantin, les artistes lui reconnaissent un avant gardisme révolutionnaire et inspirant. Un banquet est organisé par Pablo Picasso en 1908 au Bateau Lavoir pour célébrer ce peintre autodidacte semblable à nul autre pour un évènement rentré dans la légende.

Les peintures les plus célèbres d’Henri Rousseau jalonnent l’exposition aux côtés de commentaires pédagogiques et d’oeuvres contemporaines. GauguinPicassoSeurat et James Ensor sont associés pour une prise de recul instructive. Le Douanier Rousseau s’inscrit dans une époque charnière de la peinture moderne où fauvismecubismeabstractionpointillisme et futurisme révolutionnent la manière de représenter le réel. L‘art naïf d’Henri Rousseau s’inspire des souvenirs de voyage de soldats revenus du Mexique. Sans avoir jamais quitté la métropole, il peint des jungles et des paysages sauvages dans une allégorie fantastique. Les tableaux les plus célèbres s’enchainent. Le RêveLa Guerre, Les Joueurs de Football, c’est un florilège de peintures extraites de musées célèbres et d’oeuvres privées.

L’exposition est visible jusqu’au 17 juillet 2016 et c’est un évènement de plus pour un Musée qui multiplie les expositions marquantes depuis de longues années. Après James EnsorCrime et ChâtimentsVan Gogh/Artaud ou Bonnard, c’est à une nouvelle plongée fascinante dans l’histoire de la peinture que nous invite ce haut lieu de l’art parisien. Exposition sans référence à la Compagnie Créole, ce sera bien le seul bémol que je pourrai lui trouver.

Dates : Du 22 mars au 17 juillet 2016
Lieu : Musée d’Orsay
Entrée : 12 €

Pablo, une série BD passionnante de Julie Aimant et Clément Oubrerie (Dargaud)

Pablo

Pablo, une série BD passionnante de Julie Aimant et Clément Oubrerie (Dargaud)

Pablo retrace l’éclosion du talent du grand Picasso depuis son arrivée dans la ville Lumière à l’orée du XXe siècle jusqu’à sa reconnaissance publique. Les 4 tomes parus suivent le fil de sa pensée et de ses découvertes picturales dans un foisonnement de bulles et de références historiques. Une BD qui se lit comme un roman et se déguste comme un livre d’art.

L’histoire de l’art rend incessamment hommage au génie visionnaire de Pablo Picasso. Du cubisme au modernisme en passant par le fauvisme et l’art moderne, ce touche à tout a défriché de nouveaux territoires artistiques et imposé sa stature dans l’esprit collectif. Aux côtés de Van Gogh ou Michel Ange, le nom de Picasso est devenu synonyme de précurseur génial. Mais qui était-il avant que d’être cette icône mythologique connue de tous ? Car avant de pouvoir affirmer qu’il dessinait comme Raphael à 12 ans et qu’une vie entière lui a permis d’apprendre à dessiner comme un enfant, Picasso a connu le dénuement et la précarité. A l’abri d’un atelier en friches dans le quartier de Montmartre, Pablo a connu les vaches maigres et les balbutiements d’une reconnaissance pas si naturelle que ça.

Les 4 tomes déjà parus de cette saga artistique voient Picasso côtoyer Max Jacob, Apollinnaire, Matisse et tous ceux qui ont fait l’art du XXe siècle. Georges Braques par ici, la collectionneuse Gertrude Stein par là, des noms devenus illustres constituent le quotidien d’un immigré espagnol rustre mais déterminé. Le dessinateur Clément Oubrerie lui accole d’éternels yeux grands ouverts sur le monde comme preuve de sa résolution et la scénariste Julie Birmant lui adjoint une héroïne féministe avant l’heure, Fernande, premier grand amour de sa vie. Ces deux là s’aiment et se haïssent, s’attirent et se repoussent. L’histoire d’amour devient un fil rouge des premières années parisiennes où les noms de rue raisonnent comme des endroits mythiques. La Butte Montmartre n’est qu’un terrain en friche où le Bateau Lavoir trône comme un navire échoué dans les potagers.

La plongée historique fascine tant des personnages devenus des mythes semblent réels et proches de nous. Les influences se croisent dans une esbroufe perpétuelle et énergisante. C’est un peu du Pablo secret qui est dévoilé ici. Son caractère de cochon, son jusque boutisme, sa volonté de fer et ce regard ouvert sur le monde. 4 tomes à dévorer pour mieux comprendre le personnage privé derrière l’image publique.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Tome 4 : Picasso est le quatrième et dernier tome de Pablo, la série que Julie Birmant et Clément Oubrerie consacrent au peintre avant qu’il ne soit reconnu comme un artiste majeur.

Ce 4e épisode de Pablo s’ouvre en mai 1907… La vie de bohême perdure au Bateau-Lavoir qui ne désemplit pas. Picasso peint frénétiquement, et Fernande qui s’ennuie adopte une petite Raymonde… qu’elle finit par ramener à l’orphelinat. Le peintre horrifié par la décision de sa compagne décide de la quitter. Cet été-là, il est un réprouvé. Son Bordel (aujourd’hui, Les Demoiselles d’Avignon) aux putains déformées fait horreur. Et pourtant, la situation va changer du tout au tout. Boxe, drogue, génie et humour corrosif entre vieux et nouveaux amis… Avec le touchant Douanier Rousseau, D.H Kahnweiler, jeune galeriste encore méconnu, ou avec Georges Braque, compagnon du futur, Picasso se construit. Bientôt, les deux derniers vont quitter Montmartre et leurs anciennes amours pour vivre le cubisme et l’avènement de l’art moderne.

Date de parution : entre 2012 et 2014
Scénariste(s) : Julie Aimant
Dessinateur(s) : Clément Oubrerie
Genre : Biopic
Editeur : Dargaud
Prix : 17,95 € (88 pages)
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Man Of Steel : Superman sans Batman, c’est ce soir sur TF1 !

Man of Steel
Man of Steel : Photo Henry Cavill © Warner Bros. France

Man Of Steel : Superman sans Batman, c’est ce soir sur TF1 !

Ce soir, on met de côté la guéguerre de super-héros qui se joue au cinéma dans Batman v Superman et on se détend les neurones dans Man Of Steel sur TF1 avec l’homme à la cape rouge (on regrette tout de même l’époque de l’improbable slip rouge assorti !) !

Henry Cavill va donc nous divertir en solo tout en profitant de l’occasion pour sans doute relancer l’intérêt du public pour Batman v Superman. La bonne nouvelle pour les fans de Superman, c’est qu’un second volet semble bien parti pour être produit. Le cinéma de demain sera costumé ou ne sera pas (enfin, c’est déjà le cas aujourd’hui !). Bon vol à tous dans les bras de l’homme kryptonnien !

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Man of SteelUn petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.

Sortie : le 19 juin 2013
Durée : 2h23
Réalisateur : Zack Snyder
Avec : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon

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L’avenir, un film froid de Mia Hansen-Løve

L’avenir
L’avenir Photo © L. Bergery

L’avenir, un film froid de Mia Hansen-Løve

Mia Hansen-Løve réalise son 5ème long métrage avec L’avenir. C’est une jeune réalisatrice de 35 ans qui vient de recevoir l’Ours d’Argent à la Berlinale 2016. Elle s’est inspirée de ses propres parents pour son film, tous deux professeur de philo.

L’avenir raconte l’histoire de Nathalie, Isabelle Huppert , prof de philo, mariée depuis 25 ans et mère de deux enfants. Elle a une vie simple et équilibrée. Absolument passionnée par les livres, tout comme son mari. Leurs murs sont tapissés de livres. Mais Nathalie est une femme sûre d’elle-même, froide, et dure. Les rapports qu’elle entretient avec sa mère sont édifiants.

Pas de scénario brillant, ni de sentiment mais beaucoup de longueurs.

On voit Nathalie dans sa classe, avec ses élèves où elle aime partager ses pensées philosophiques. Quelques extraits sont sympas même si on ne voit guère de lien entre les textes lus et commentés et le film… Isabelle Huppert porte le film sur ses épaules. Elle est le film. Guère d’action, guère d’histoire, guère de sentiments. Si ce n’est les rapports que Nathalie entretient avec sa mère ultra possessive et angoissée. On partage cette relation mais pas du tout celle qu’elle a avec ses enfants et son mari. Comme si de ce côté là, il n’y avait rien à montrer. Nathalie revoit aussi Fabien, le beau Roman Kolinka, un des ses anciens élèves, brillant et qui est écrivain avec qui elle garde un contact « intellectuel ».

L’ambiance du film est assez bizarre. On ne sait pas vraiment quelle époque il est censé représenter. Il fait vieux et démodé… Plutôt années 68 ! Pourquoi les étudiants font la grève ? Mais en France, pas besoin de savoir pourquoi puisque c’est sans cesse ! Donc, quelques idées politiques fusent au milieu de questions philosophiques. Mais rien de brillant que l’on puisse retenir ou qui nous interpelle vraiment. Je suis restée un peu sur ma faim car j’espérais un débat plus élevé tout en étant moins pompeux. L’avenir de Nathalie est synonyme de liberté, mais qu’en fera-t-elle au juste, de cette liberté ?

Pas de scénario brillant, ni de sentiment mais beaucoup de longueurs. Par contre des acteurs tout à fait à la hauteur. A commencer par Isabelle Huppert ! On l’aime ou on ne l’aime pas. Mais elle joue juste ! Si vous aimez Isabelle Huppert, alors vous allez apprécier ce film, l’Avenir.

 

 

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L’avenirNathalie est professeur de philosophie dans un lycée parisien. Passionnée par son travail, elle aime par-dessus tout transmettre son goût de la pensée. Mariée, deux enfants, elle partage sa vie entre sa famille, ses anciens élèves et sa mère, très possessive. Un jour, son mari lui annonce qu’il part vivre avec une autre femme. Confrontée à une liberté nouvelle, elle va réinventer sa vie.

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h40
Réalisateur : Mia Hansen-Løve
Avec : Isabelle Huppert, André Marcon, Roman Kolinka
Genre : Drame

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Les Enquêtes du Département V présente Délivrance : nouvelle bande annonce

Délivrance
Délivrance Photo extraite de la BA

Les Enquêtes du Département V présente Délivrance : nouvelle bande annonce !

Découvrez la nouvelle bande-annonce du film, présentée en prime par l’acteur Nikolaj Lie Kaas, alias l’inspecteur Carl Mørck ! Le film sort en e-cinéma le 5 Mai. Les Enquêtes du Département V est une série de thrillers danois de très belle qualité, comme nous avions pu le constater en visionnant Miséricorde et ProfanationDélivrance est donc plutôt attendu !

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Délivrance
Le Département V reçoit une vieille bouteille, jetée à la mer il y a 8 ans. À l’intérieur, un message de détresse écrit en lettres de sang.

Pour l’inspecteur Carl Mørck, Assad, son assistant syrien au flair infaillible, et Rose, leur secrétaire, c’est le début d’une nouvelle enquête mêlant un tueur en série, une mystérieuse communauté religieuse et des enfants dont la disparition n’a jamais été signalée à la police…

Sortie en e-Cinema: le 5 mai 2016

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Old Times d’Harold Pinter : la version trop sage de Benoit Giros

Old Pinter d'Harold Pinter : la version trop sage de Benoit Giros
”Old Times” d’Harold Pinter © Pascal Victor

Old Times d’Harold Pinter  : la version trop sage de Benoit Giros

Elliptique pour ceux qui ne connaîtraient pas l’écriture très particulière de Harold Pinter, dramaturge anglais né en 1930, et dont cette pièce inaugure son « théâtre du souvenir ».

Où le présent n’est que le reflet d’un passé sujet à interprétation par les personnages qui renvoie à une mémoire fluctuante ou contradictoire à la faveur d’un huis clos ambigu et trouble.

Un couple formé par Kate (Marianne Denicourt) et son mai Deeley (Emmanuel Salinger) s’apprête à recevoir dans leur maison du bord de mer, Anna (Adèle Haenel), l’ancienne et unique amie de jeunesse de Kate.

D’abord, le mari et la femme échangent ensemble où Deeley se montre à la fois fébrile et curieux en interrogeant dans le détail sa femme sur cette amitié, tandis qu’autour d’eux, tel un fantôme invisible, Anna les observe. Est-elle déjà arrivée ? où s’agit-il d’une image née du subconscient ?.

Puis, Anna prend part à la conversation qui voit le trio remonter le temps en se remémorant chacun à sa manière, dans un rapport continu et crescendo de domination entre les protagonistes, ce qui est arrivé ou n’est pas arrivé. Jusqu’à la rivalité destructrice entre les deux femmes aux prises avec le fait que Deeley n’est pas un inconnu pour Anna.

[…] une lecture trop sage

La relation du couple est au centre de la pièce qui cherche à régler un problème qui remonte au passé et dont l’existence lisse dissimule, sous un vernis de sérénité, une violence sous-jacente.

Le tout sur fond d’onirisme et de frontière poreuse propre à l’auteur entre ce qui est réel et irréel, entre ce qui est vrai et du domaine du fantasme où le sous texte avec ses suggestions déconstruit en permanence les situations et les dialogues.

Or, la mise en scène esthétisante de Benoit Giros ne parvient pas à rendre le mystère et la tension dramaturgique inhérents à la structure de l’écriture avec ses non-dits, ses silences, au détriment d’une lecture trop sage, trop concrète dans sa direction d’acteurs, et donc trop restrictive.

Dates : A partir du 29 mars 2016
Lieu Théâtre de l’Atelier (Paris)
Metteur en scène : Benoit Giros
Avec : Marianne Denicourt – Adèle Haenel – Emmanuel Salinger

High-Rise, un film perturbant et passionnant de Ben Wheatley

High-Rise
High-Rise, de Ben Wheatley © DCM

High-Rise, un film perturbant et passionnant de Ben Wheatley

High-Rise est un véritable OVNI cinématographique en même temps qu’un passionnant catalogue des pulsions humaines en environnement clos. Ce film de science fiction adapté d’un roman du souvent très trash JG Ballard transforme une tour d’habitation en laboratoire social. Lâcher prise, humiliations et rivalités égrènent ce long métrage fascinant et iconoclaste. Un véritable cauchemar éveillé.

L’auteur britannique JG Ballard a déjà été porté à l’écran dans des registres très différents. Si Crash réalisé par David Cronenberg suivait un groupe reproduisant des accidents de la route célèbres, L’empire du soleil porté par rien de moins que Steven Spielberg suivait les aventures d’un jeune prisonnier anglais dans un camp de prisonniers japonais pendant la seconde guerre mondiale. Auteur multi-facettes passionnant, JG Ballard livre une satire sociale enthousiasmante dans High-Rise, IGH pour Immeubles de Grande Hauteur en français. Un jeune médecin aménage dans un complexe d’habitation révolutionnaire. Une tour de 40 étages organise la vie sociale de ses habitants en leur fournissant toutes les commodités usuelles telles que supermarché, piscine, salle de sport et lieux de rencontre. La répartition des habitants de l’immeuble suit un schéma social censé créer l’harmonie, les moins fortunés habitant les étages inférieurs tandis que les nantis occupent les étages les plus élevés.

Principes de népotisme, droit de cuissage et meurtres s’enchainent dans un déferlement frénétique de comportements abusifs

Application d’une utopie architecturale véridique, l’immeuble reprend les principes de Le Corbusier appliqués notamment dans la fameuse Cité Radieuse sise à Marseille. Censés simplifier et harmoniser les relations humaines, ces principes se délitent complètement à l’occasion d’une panne de courant aux étages inférieurs. Convoitise et émulation se mettent à jour et dérèglent l’agencement ordonné du lieu de vie, libérant les plus basses pulsions humaines. Paru en 1975, High-Rise peut paraitre aujourd’hui un peu daté. Fruit d’une époque où totalitarisme et communisme occupaient tous les fantasmes, High-Rise se base sur des principes archaïques. Les habitants semblent prisonniers de leur tour, attachés à organiser leur vie recluse. La Tour devient une métaphore de la société humaine où l’anarchie règne d’abord avant qu’un semblant d’organisation ne réapparaisse.

Si le film s’attache initialement à suivre les destinées du Dr Robert Laing (Tom Hiddleston), le scope s’élargit bien vite aux autres membres de la communauté. Et le casting est au diapason de ce cauchemar éveillé. Jeremy Irons, Sienna Miller, Luke Evans et Elizabeth Moss hantent cette tour cauchemardesque. Principes de népotisme, droit de cuissage et meurtres s’enchainent dans un déferlement frénétique de comportements abusifs. L’arrière plan psychanalytique est angoissant et chaque habitant peut à chaque instant se transformer en esclave, victime ou complice des exactions collectives et des orgies. L’agencement ordonné de l’immeuble se délite jusqu’à une accumulation de déchets, reflet du laisser aller anarchique qui s’installe. Le scénario accumule les scènes humiliantes limites.

Révélé pour son Kill List resté célèbre pour ses scènes de tortures insoutenables, Ben Wheatley enchaine depuis comédies et films ambitieux. Un vrai touche à tout qui a convaincu le Loki de Thor, Ben Hiddleston, d’interpréter un personnage mystérieux et complexe, longtemps à la limite et qui finit par se lâcher complètement. Smart et élégant, le Dr Robert Laing hante cette tour avec une ambivalence jouissive.

Le film irritera certains, exaspérera beaucoup d’autres, nombreux quitteront la salle mais ne nous y trompons pas. Ce film est une pépite perturbante.

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High Rise

1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour à peine achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix… Bientôt, il se prend à leur jeu. Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale; ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui.

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h59
Réalisateur : Ben Wheatley
Avec : Tom Hiddleston, Jeremy Irons, Sienna Miller, Elizabeth Moss
Genre : Drame, Science Fiction

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Terry Gilliam se lance dans un nouveau tournage de The Man Who Killed Don Quixote

Terry Giliam
Terry Giliam se lance à nouveau à l’assaut de son projet maudit, The Man Who Killed Don Quixote

Terry Gilliam se lance dans un nouveau tournage de The Man Who Killed Don Quixote

Le réalisateur fou Terry Gilliam semble bien décider à tourner son adaptation de Don QuichotteThe Man Who Killed Don Quixote. Après une catastrophique première tentative en 2000, le film maudit a trouvé ses producteurs avec Paulo Branco (Alfama Films), Tornasol Films et Leopardo Filmes. Ils mettront 16 millions d’euros sur la table et débuteront le tournage le 16 septembre 2016, principalement en Espagne puis au Portugal.

C’est presqu’un miracle d’aboutir à une telle annonce, plus de quinze ans après le tournage du premier The Man Who Killed Don Quixote qui aura eu raison de Jean Rochefort et de Johnny Depp dans les rôles principaux. L’équipe du film avait connu une vraie descente aux enfers essentiellement due à une météo terrible qui a emporté la moitié du matériel dans des tempêtes pluviales et à un budget qui a explosé du fait du retard accumulé. Contraint à l’abandon de son projet Terry Gilliam avait fini par se brouiller avec Johnny Depp avec lequel il avait signé le génial Las Vegas Parano.

Il n’en restera que Lost in La Mancha, un documentaire sorti en 2002 qui compilera des images de préproduction de cette première version et des images d’archives.

Mais l’inébranlable motivation de Terry Gilliam le pousse à réécrire partiellement le scénario avec Tony Grisoni après en avoir recouvré les droits. La perspective d’un tournage espéré en 2010 enthousiasme de nouveaux acteurs puisque Robert Duvall et Ewan McGregor sont évoqués au casting, mais les producteurs se montreront plus frileux et cette deuxième tentative ne se concrétisera pas faute de financement. Tout comme un troisième essai promis cette fois à Robert Duvall et Owen Wilson.

Terry Gilliam ne s’avoue pas vaincu et relance son projet en 2014 grâce à une entente avec Amazon Studio et le producteur Adrián Guerra. Ce sont cette fois John Hurt et Jack O’connell qui sont invités au casting. Manque de chance, le premier découvre qu’il est atteint d’un cancer du pancréas quelques mois après et fait fuir les assureurs qui refusent de le couvrir sur le film.

C’est aujourd’hui le producteur Paulo Branco (Alfa Films) qui prend la relève et annonce un début de tournage du film maudit ! La surprise est encore de mise quant aux acteurs qui participeront au projet. Terry Gilliam qui aura 76 ans en novembre, verra donc peut-être son projet devenir réalité…

Heart in a box, un comics de Kelly Thomson et Meredith McLaren (Glénat Comics)

Heart in a boxHeart in a box, un comics de Kelly Thomson et Meredith McLaren (Glénat Comics)

Heart in a box est un comics assez original, qui nous amène aux côtés d’Emma, une jeune femme complètement déprimée par une déception amoureuse. Seule, elle souhaite plus que tout être libérée de ses souffrances et que son cœur disparaisse.

Un homme apparaît alors, tel le génie d’Aladdin, dans le but de répondre à ses demandes et lui propose alors de lui enlever son cœur. Emma se retrouve alors vide, sans aucune émotion. Mais elle ne tient pas longtemps, car ne rien ressentir c’est loin d’être agréable. Elle appelle de nouveau l’homme qui lui a pris son cœur pour le récupérer. Tout n’est malheureusement pas si simple, il va lui falloir partir à la recherche des fragments de son organe qui ont été disséminés dans plusieurs corps.

Le récit de Kelly Thomson, basée sur une idée intéressante, presque philosophique, n’est malheureusement pas assez abouti. Le début se fait lent, on accroche au milieu du récit à l’intrigue, puis le tout s’essouffle tout doucement. Vraiment dommage. Quant aux dessins, ils sont très agréables et la coleur alterne autour de différentes palettes en fonction des sentiments du personnage principal.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Emma a le cœur brisé. Littéralement. Désespérée à la suite de sa rupture avec l’Homme Sans Nom, elle a souhaité que son cœur disparaisse… et son vœu a été exaucé ! Privée de cet organe, la tristesse s’évanouit, mais les autres émotions aussi. Et Emma se rend vite compte que le vide est pire que le chagrin : elle va devoir récupérer les sept pièces de son cœur, disséminées aux quatre coins du pays. Son voyage la forcera à se confronter à sa propre histoire, et la mènera face à l’Homme Sans Nom lui-même…
Avec Heart in a box, Kelly Thompson et Meredith McClaren livrent une histoire subtile chargée d’émotion et d’empathie qui se dévore d’une traite. Un ouvrage frais, audacieux et intensément sincère qui annonce l’arrivée de deux talents en puissance.

Date de parution : le 23 mars 2016
Scénariste(s) : Kelly Thomson
Dessinateur(s) : Meredith McLaren

Editeur : Glénat Comics
Prix : 15,95 € (160 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

4ème Edition du Festival Portraits, à Vichy, du 10 juin au 4 septembre

Festival Portraits
Festival Portraits Photo © Nicola Lo Calzo

4ème Edition du Festival Portraits, à Vichy, du 10 juin au 4 septembre

Communiqué de presse :

PORTRAIT(S), Vichy 10 juin-4 septembre 2016

Chaque été, Vichy se met à l’heure de la photographie avec le festival “Portrait(s)” qui se déploie dans la ville. La quatrième édition de cette manifestation se tient cette année du 10 juin au 4 septembre. Le festival rend hommage à tous les types de portraits, qu’ils soient issus de la tradition documentaire ou bien qu’ils relèvent de la fiction, de l’intime ou encore de dispositifs plus conceptuels.

La quatrième édition de “Portrait(s)” présente neuf artistes, dont les expositions se tiennent simultanément en centre-ville et à l’extérieur, à ciel ouvert. Dans l’espace des galeries du Centre Culturel Valery-Larbaud, sont réunis Jean Depara, Nicolas Comment, Hellen van Meene, Nicola Lo Calzo, Maï Lucas, Ruud van Empel et Jean-Christian Bourcart. Sur l’esplanade du lac de l’Allier, les promeneurs peuvent découvrir les portraits de Jean-Marie Périer, l’oeil proverbial des années 60 et 70 et en extérieur également ceux réalisés par Anton Renborg lors de son séjour à Vichy.

Pour en savoir plus : http://www.ville-vichy.fr/

Nicola Lo Calzo :

L’Italien Nicola Lo Calzo a entrepris d’explorer depuis cinq ans les mémoires post-coloniales de plusieurs continents. Après l’Afrique, après les Caraïbes, après la Louisiane aux Etats-Unis, il s’est intéressé à Cuba et plus particulièrement aux communautés africaines de l’île, descendantes des anciens esclaves. Explorant des corporations singulières telles que les loges de francs-maçons, les sociétés secrètes masculines, les associations de carnaval ou encore les jeunes tribus du mouvement hip-hop, il démontre comment ces différents “espaces sociaux” constituent de véritables îlots de résistance et de contre-pouvoir. Ses images portées par une chromie exubérante nous emmènent dans une Cuba libérée des clichés patriotiques et révolutionnaires. Nicola Lo Calzo est représenté par l’agence à paris.

Jean Depara :
Angolais d’origine, Jean Depara a émigré à Kinshasa dans les années 50 et s’est imposé très vite comme l’un des opérateurs les plus en vue de la capitale congolaise. Quand il ne tirait pas le portrait des jolies Kinoises dans son studio baptisé le “Jean Whisky Depara”, il faisait la sortie des bars ou des night clubs. Son flash en bandoulière, il éclairait les belles de nuit, fleurs de soie juchées sur le capot des voitures, flirtant avec l’amoureux d’un soir en chemisette cintrée. Toute l’énergie et l’insouciance de cette jeunesse noctambule transparaissent dans les images effervescentes de Jean Depara. Elles sont le reflet des grandes heures de Kinshasa, baptisée en son temps “Kin-la-joie, Kin-la-folie” par le romancier Achille Ngoye. L’oeuvre de Jean Depara est représentée par Revue Noire et diffusée par la galerie Magnin-A, à Paris.

Hellen Van Meene :
Entre les dernières fantaisies de l’enfance et les premières inquiétudes du monde adulte, la puberté signe une période délicate de transformations physiques et psychiques. La Néerlandaise Hellen van Meene produit depuis de nombreuses années des portraits d’adolescentes dont elle chorégraphie avec grâce la gestuelle et les regards teintés à la fois d’appréhension et de mélancolie. A mi-chemin du document et de la mise en scène, elle élabore avec chaque modèle une forme de fiction qui est au plus près de leurs émotions. Dans une lumière radieuse de portraits pré-raphaélites, elle cadre avec une grande justesse un âge délicat où l’on rêve de sortir du cadre justement. Hellen van Meene est représentée par la galerie Yancey Richardson à New York.

Nicolas Comment :
Photographe et auteur-compositeur français, Nicolas Comment dresse depuis six ans un “blason photographique” du corps de Milo, l’amante et muse qui apparaît et disparaît dans les replis d’un désir toujours renouvelé. Au miroir de Tanger, Berlin, Barcelone, Bruxelles ou Paris, le couple rejoue le huis clos amoureux. D’hôtels en hôtels, de chambres en ruelles obscures, de jardins en patios, Milo se cache et se dénude, s’engouffre dans la chambre noire pour mieux se diaprer d’une chromie chaude et sensuelle. Mais dans ces photos chargées en érotisme, il s’agit moins d’un effeuillage que d’une double mise à nu, celle du modèle comme celle du photographe qui libère sous nos yeux ses vertiges et ses obsessions.
www.nicolascomment.com

Maï Lucas :
Française installée aux Etats-Unis, Maï Lucas est une ancienne assistante de Nick Knight et de Stéphane Sednaoui, devenue elle-même photographe de mode. Fascinée par la “street culture”, elle documente depuis plus de vingt ans la rue et ses silhouettes lookées dont raffolent les “bureaux de tendance”. Fine observatrice des styles et des parades vestimentaires, elle accroche son regard à ces détails de mode qui singularisent une silhouette – une coupe afro, une perruque violette, un bustier zébré… A travers ses portraits de rue d’une jeunesse black ou latino ultralookée, elle décrypte surtout les signaux de l’affirmation de soi, de sa communauté ou de son métissage culturel. Maï Lucas est représentée par la galerie Helenbeck à Paris.

Jean-Christian Bourcart :
Jean-Christian Bourcart a réalisé, en collaboration avec le graphiste Ben Salesse un travail étonnant à partir des photos de la Farm Security Administration. Réalisées pendant la Grande dépression aux Etats-Unis, ces images font partie du patrimoine américain. Tournant le dos aux photos cultes, il s’est emparé des clichés refusés par Roy Stryker, le directeur du projet photo de la FSA, qui faisait des trous dans les négatifs lorsqu’il ne les jugeait pas dignes d’être exploités. Jean-Christian Bourcart a associé ces photos mutilées à des citations issus des “Raisins de la colère” de John Steinbeck. Il révèle ainsi d’étranges coïncidences entre la crise de 1929 qui a suscité de grandes migrations dans les années 30 aux Etats-Unis, et les convulsions de notre période contemporaine. La dimension plastique du travail est ainsi prolongée par un propos ouvertement politique et engagé. Avec le soutien du Musée Nicéphore Niépce. Jean-Christian Bourcart est représenté par la galerie In Camera à Paris.

Ruud Van Empel :
Ruud van Empel utilise le medium photographique comme une forme indépendante d’imagination. Chaque image résulte d’un assemblage sur ordinateur de photos qu’il réalise. Son travail d’inspiration conceptuelle a créé un nouveau genre dans la photographie. Dans sa série Untitled (2004), il explore le thème de l’innocence, et utilise dans la série suivante World (2005), un enfant de couleur pour la première fois comme un symbole de ce thème. Ces photos lui ont été inspirées par des photos prises durant sa propre enfance par son père. Un des traits caractéristiques du travail de Ruud van Empel est le soin extrême apporté à la composition d’une représentation parfaite et idéalisée, jusque dans les moindres détails. Mais le côté sombre de ces représentations, loin d’être toujours évident, est toujours présent.
Ruud van Empel est représenté par la galerie Flatland à Amsterdam.

Jean-Marie Périer :
C’était le temps des pantalons pattes d’eph de Cloclo et celui des lunettes géantes de Polnareff. C’était le temps de l’émission “Salut les copains” animée par Daniel Filipacchi sur Europe 1. Jean-Marie Périer a été le témoin privilégié de cette époque mythique qui a vu naître toute une nouvelle génération de chanteurs pop et yéyé. Devant son objectif défilent des stars déjà confirmées et des petites vedettes appelées à rentrer dans la légende. Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Françoise Hardy, les Beatles, Mick Jagger, Bob Dylan, sont tous là, échappés des pages de Elle, Jazz magazine ou Paris-Match, éternellement jeunes sous la patine du temps.

Bridget Jones Baby : Renée Zellweger est enceinte et ça promet !

Bridget Jones Baby
Bridget Jones Baby Photo Renée Zellweger © StudioCanal

Bridget Jones Baby : Renée Zellweger est enceinte et ça promet !

Bridget Jones Baby est l’ultime version de Bridget Jones. L’éternelle célibataire au coeur d’artichaut voit poindre la quarantaine. Mais elle ne compte pas souffler de nouvelles bougies sans connaître le bonheur d’être mère. Elle décide donc de tomber enceinte avant qu’il ne soit trop tard. Seul petit détail, il semblerait bien que le moment clé est resté légèrement flou et qu’elle ne sache plus très bien qui est l’heureux papa…

Il paraît que les acteurs eux-mêmes ont été maintenus dans l’ignorance. Ne sachant pas qui était le père, ils auraient tourné trois fins différentes. La révélation leur étant carrément réservée pour le jour de l’avant-première. La bande annonce promet en tout cas de retrouver une Renée Zellweger en pleine forme dans la peau de l’un de ses personnages les plus drôles et décalés. Certains seraient tentés de dire « culotté » en voyant l’affiche du film…

Il s’agira du troisième volet de Bridget Jones, 15 ans après Le Journal de Bridget Jones. Et c’est un retour aux sources puisque c’est la réalisatrice du premier opus, Sharon Maguire, qui est de nouveau aux commandes ! Le deuxième épisode avait été réalisé par Beeban Kidron.

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Bridget Jones BabyBridget, angoissée par la quarantaine, décide d’avoir un enfant avant qu’il ne soit trop tard.

Sortie : le 5 octobre 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Sharon Maguire
Avec : Renée Zellweger, Colin Firth, Patrick Dempsey

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A Mineral Love, le nouvel album de Bibio, cocktail fruité de réminiscences

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BibioA Mineral Love, le nouvel album de Bibio, cocktail fruité de réminiscences

Les morceaux de l’anglais Stephen James Wilkinson, dit Bibio, sentent bon le soleil apportant aux bourgeons leurs premières explosions. Cela tombe à pic lorsque le printemps s’est déjà installé depuis une bonne quinzaine de jours et que nous nous languissons, dans la fraicheur d’avril, de l’arrivée de l’été et de ses réjouissances. Comme mettre A Mineral Love, son nouvel album, dans la voiture sur la route de notre nouvelle destination de vacances, par exemple.

Bibio produit une folk-electro aux multiples sonorités. Le plus souvent, des notes électriques très synthétiques à qui il arrive à donner le rendu « pincé » des cordes de guitare, reconnaissable entre mille. Mais aussi des touches de saxophone, quand l’envie lui en prend, comme à la fin de Town and County. Pourquoi pas ? Et me croirez-vous si je vous dis que l’avant-dernière piste, Saint-Thomas, commence sur un air latino, presque flamenco. Un véritable cocktail de sons mais pas un gloubi-boulga improductif. Simplement nous faut-il accepter d’être déconcertés par la recette. Le premier titre, Petals, part sur une magnifique ballade à la légèreté atmosphérique dérangée par l’intrusion de lames électroniques (si vous voulez les faire disparaitre, écoutez à la fin de l’article la très belle live session plus épurée du titre, enregistrée à l’occasion de la sortie de ce nouvel album.)

[U]n musicien autodidacte à l’éclectisme débordant

A Mineral Love est un album de compositions aux mélodies pudiques et tranquilles mais qui se développent de manière finalement très fantasmagorique. Et l’album a un côté mégalo. Un des featurings de l’album (Why so serious ?) nous ramène même à une funk américaine aux accents soul. Bibio nous indique, par le biais de sa maison de disque Boogie Drugstore, nous proposer « une célébration de (son) amour pour la composition, puisant (ses) influences dans de nombreuses sources à travers toutes les décennies, de la fin des années 60 à maintenant. » Rien que ça. Mais cette ambitieuse description est avant tout celle d’un musicien autodidacte à l’éclectisme débordant, ne souhaitant pour rien au monde se limiter à un seul style et célébrant la diversité de ses influences.

La cohérence de son « amour minéral », Bibio la tient dans cette confrontation permanente à une grande inconnue qui se révèle pétillante, pour le musicien comme pour l’auditeur. Son talent de composition fait le reste. Aucun sample n’est présent sur cet album. Tout est provenu de sa palette personnelle, qui a fait confiance à ses réminiscences. « Certains morceaux sont influencés par des disques que j’écoute régulièrement et d’autres par des bribes de souvenirs de mes jeunes années, comme des thèmes d’émissions télévisées américaines des années 70/80 ou la dance music des années 90. Parfois le souvenir d’une période de sa vie est une source d’inspiration plus enthousiasmante que l’étude poussée et le mimétisme » précise-t-il.

Ce disque n’a pas pour ambition de restituer parfaitement des courants ou des époques, mais de les faire s’entrechoquer pour en faire ressortir une nouvelle énergie.

A Mineral Love (Warp Records), 7e album de Bibio, sorti le 1er avril

Youhumour fête ses 10 ans avec un super concours qui vous fera gagner un Macbook Air

Youhumour

Youhumour fête ses 10 ans avec un super concours qui vous fera gagner un Macbook Air !

Youhumour, la plus grande plateforme de plus de 3 000 vidéos de 300 humoristes disponibles gratuitement, fête ses 10 ans !

Le site internet youhumour.com propose des milliers de sketchs, tous issus de sa chaîne YouTube qui comptabilise plus de 80 millions de vues.  De Kev Adams, en passant par Anne Roumanoff, Eric Antoine, Arnaud Tsamere, Olivier de Benoist, Jean-Luc Lemoine, Claudia Tagbo, ou encore Ahmed Sylla, le site offre des contenus totalement inédits de ces 300 artistes. A l’occasion de l’anniversaire de Youhumour, tentez de gagner un Macbook Air en envoyant votre plus beau sourire avec #Yousmile !

The Velvet Underground Extravaganza, une exposition qui fera date à la Philharmonie de Paris

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The Velvet Underground Extravaganza, Philharmonie de Paris

The Velvet Underground Extravaganza, une exposition qui fera date à la Philharmonie de Paris

Le Velvet Underground s’invite dans l’écrin flamboyant de la Philharmonie de Paris pour un grand moment de magie noire. L’exposition The Velvet Underground Extravaganza ultra documentée ravira autant les fans hardcore que les béotiens désireux de découvrir le Velvet. La musique omniprésente se fait entendre de tous côtés et c’est toute une époque qui est ressuscitée. Après l’inoubliable exposition consacrée à David Bowie, la Philharmonie transforme l’essai avec panache et confirme sa place centrale sur la scène culturelle parisienne.

C’est moins les secrets d’un groupe mythique qui sont exhumés qu’une époque entière qui renait de ses cendres. Le New York de la fin des années 60 est à la pointe de l’avant-garde et Andy Warhol en est le pape incontesté. Lorsqu’il croise le chemin d’un jeune groupe sur la scène du Max’s Kansas City, le destin de Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Mo Tucker est scellé à tout jamais. Ils deviendront le Velvet Underground d’après le nom d’un ouvrage traitant de sado masochisme. La réputation sulfureuse du groupe est entretenue par les caractères bien trempés de ses deux sentinelles antagonistes. Musicien expérimental d’origine galloise, John Cale dote le son du groupe d’envolées freak out détonnantes. Juif new yorkais issu de la classe moyenne, Lou Reed a subi des séances d’électrochocs pour soigner ses penchants homosexuels naissants. L’union de ces deux esprits tourmentés participe à l’ambiance déjantée de la Factory de Warhol. Aux côtés d’autres membres illustres comme Gérard Malanga ou Edie Sedgwick, le Velvet Underground accouche d’un premier album rentré dans la légende.

Difficile de ne pas clamer haut et fort que The Velvet Underground Extravaganza est l’exposition la plus hot du moment

The Velvet Underground & Nico est devenu un album culte par la grâce d’une postérité reconnaissante. Venus in Furs, Héroïn ou I’ll be your Mirror sont autant de compositions perturbantes, véritables diamants bruts à la composition indéchiffrable. Le parcours de l’exposition multiplie les focus sur les membres du groupe et de la Factory. Lorsque Warhol décide d’adjoindre la chanteuse d’origine allemande Nico aux 4 musiciens, une alchimie atypique se met en place. La voix froide de la beauté blonde participe à l’aura de mystère d’un groupe à l’origine de milliers de vocations musicales. Echec commercial complet, la légende attribue à l’album à la banane la création de milliers de groupes. Des centaines de photos illustrent une époque bénie de la culture underground, à la croisée de tous les possibles. Moment magique de l’exposition, cet intérieur de cabane pavé de lits permet d’écouter allongé la musique ensorcelante du groupe et de visionner comme dans un trip hallucinogène les images d’archives.

Si l’exposition est resserrée, il est possible de s’y perdre pendant de longues heures. Une anecdote oubliée par ci, une photo mal observée par là, une irrépressible attraction donne envie d’incessamment revenir sur ses pas pour scruter plus attentivement chacun de ces éléments. Difficile de ne pas clamer haut et fort que The Velvet Underground Extravaganza est l’exposition la plus hot du moment!

Dates : du 30 mars au 31 aout 2016
Lieu : Philharmonie de Paris
Entrée : 10 €

Night Shift : une pâle copie de Grey’s Anatomy, bien loin des épisodes d’Urgences

Night Shift
Night Shift est actuellement diffusée sur TF1

Night Shift : une pâle copie de Grey’s Anatomy, bien loin des épisodes d’Urgences

Hier soir sur TF1, on a pu découvrir le premier épisode de la nouvelle série médicale du moment Night Shift. La série se passe dans les urgences du San Antonio Memorial. On y découvre tous les ingrédients de la série qui plaira à la ménagère de tout âge : action, amour, amitié, humour… Le seul problème, c’est que cela ressemble plus à une grosse blague, hypercaricaturée. Rien de neuf. Le personnage principal n’a rien d’intéressant. Ce ne sera sûrement pas la série de l’année !

Pour ceux que cela intéresse tout de même, le pitch est le suivant : « De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés…« .

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Un plus une, le film de Claude Lelouch bientôt en DVD

Un plus une
Un plus une, Photo : Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert

Un plus une, le film de Claude Lelouch bientôt en DVD

Après Salaud, on t’aime et Ces amours là, Claude Lelouch nous offre un cinquante-quatrième film avec Un plus Une. Le réalisateur nous enivre avec poésie dans une romance sur les berges du Gange et nous fait vivre un certain art de la culture indienne, imprégné de spiritualité (et de désordre). Un film délicat et rayonnant qui met en scène deux couples en chassé croisé interprétés par Jean DujardinElsa ZylbersteinChristophe Lambert et Alice Pol.

Antoine et Alice forment un couple de musiciens. Compositeur de bandes originales de film, Antoine est appelé en Inde pour enregistrer la musique du film d’un grand réalisateur local dont le titre choisi sera Juliette et Roméo. Sur place, les mondanités d’usage attendent l’artiste campé par Jean Dujardin, convié à un diner à l’ambassade de France. Assis à côté de l’épouse de l’ambassadeur, il va faire renverser le coeur de la belle Anna, interprétée par Elsa Zylberstein. Un jeu de séduction va alors s’installer durablement entre les deux personnages et constituer la colonne vertébrale du film.

Comme un catalyseur de la magie indienne, le personnage crédule et fleur bleue d’Anna est formidablement exploité par Claude Lelouch qui en dresse une peinture aux mille nuances sentimentales, soulignées par l’humour d’Antoine, charmeur irrésistible et mystérieux. Avec son sens du timing, le réalisateur et scénariste (le scénario est co-signé par Valérie Perrin) offre des tirades souvent drôles et percutantes, toujours dans l’émotion au service d’un romantisme où vient parfois se nicher le spectre dramatique.

Avec Un plus une, Lelouch signe un film amoureux dont la délicate poésie aurait pu se scander en vers.

Mais Un plus une  ne se limite pas à une romance joliment tournée et parée de mots justes. C’est aussi un film tourné vers l’Inde, ses rites spirituels, son peuple si nombreux et fourmillant, son Gange sacré et sa célèbre divinité vivante Amma qui étreint des dizaines de milliers de pèlerins venus la voir chaque jour pour guérir de tous les maux. Claude Lelouche semble fasciné par ce pays qu’il filme avec beaucoup d’amour à travers des plans en longueur mais d’une grande beauté. Il propose dans UN plus Une un véritable voyage au milieu de la foule indienne que la caméra filme comme un seul être : dans le train, en bateau ou encore à pied.

Comme le réalisateur en a l’habitude, il multiplie les hommages amoureux au septième art (Ces amours là n’était-il pas un hommage appuyé – et auto-biographique – à son amour de la réalisation ?). C’est plus particulièrement la place de la musique dans le cinéma qui est cette fois mise en abîme avec sensibilité, voire avec sensualité. A travers le personnage d’Antoine et son travail qu’on admire dans certaines séquences du film, Un plus une est aussi un clin d’oeil à cette profession de compositeur. Le film est ainsi habillé d’une bande originale à l’architecture omniprésente qu’il parait important sinon fondamental de souligner.

Enfin, thème qui porte également la griffe de LelouchUn plus une ne manque pas une occasion de saluer la femme, source inépuisable d’inspiration…et d’amour. Paradoxalement, si la femme est adorée elle est aussi la seule – ou presque – à éprouver de la souffrance. Que ce soit JulietteAnna ou Alice, aucun des personnages féminins du film n’est épargné tandis qu’Antoine garde le sourire en toutes circonstances. Un petit cliché qui fait partie du personnage.

Le scénario, quoique classique dans son pitch, offre une multitude de points de vue traités avec grande sincérité par Lelouch. Par sa mise en scène et sa réalisation impeccables, il n’a aucun mal à amadouer le spectateur. Le jeu des acteurs, Jean Dujardin en tête, sert l’objectif avec brio et justesse. L’acteur oscarisé ne manque pas de nous toucher au coeur grâce à un jeu remarquable. Sous la direction de Lelouch, on le sent totalement libéré. Il dit même qu’il a vécu un véritable « déblocage » sur le tournage. Et on le sent. On a, enfin, plaisir à retrouver un Christophe Lambert dans un film de cette dimension. Malgré sa voix éraillée et ses tremblements incontrôlés, l’acteur touche.

Avec Un plus uneLelouch signe un film amoureux dont la délicate poésie aurait pu se scander en vers. Amoureux de l’amour, de l’amour de l’autre, de la femme et de soi ; de l’amour de la musique et de l’amour du cinéma. Joli, surtout servi avec humour.

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Un plus une

Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

Sortie DVD : le 9 avril 2016
Durée : 01h53
Réalisateur : Claude Lelouch
Avec : Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert, Alice Pol
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Le Théâtre des Champs Elysées dévoile son programme 2016/2017

Théâtre des Champs Elysées
Théâtre des Champs Elysées, programme 2016/2017

Le Théâtre des Champs Elysées dévoile son programme 2016/2017

Le Théâtre des Champs-Elysées présentait son Programme 2016-2017 le lundi 4 avril lors d’une soirée de gala. Une programmation dans la continuité de la qualité à l’honneur depuis déjà plusieurs années. Des têtes d’affiche mondialement reconnues, des étoiles montantes pour assurer l’éclosion des futurs talents et toujours cette diversité salvatrice. Le président Raymond Soubie et le directeur Michel Franck ont rivalisé d’éloquence pour mettre l’eau à la bouche et lancer la campagne d’abonnement. Suivez le guide.

L’introduction de Raymond Soubie met les choses au clair. L’enthousiasme est contenu et la douce assurance d’avoir fait du bon travail rassure l’audience nombreuse. Si de grands noms sont devenus des étendards du TCE pour le plus grand plaisir du public, il n’est nulle question d’arrêter de surprendre. La salle trépigne d’impatience de découvrir les évènements à ne manquer sous aucun prétexte. Raymond Soubie laisse la parole à Michel Franck pour un festival de clarté et de volubilité. Rien n’est laissé sous silence, il présente le programme sans discontinuer pendant une longue heure pour satisfaire l’appétit de la salle.

Un véritable feu d’artifice de drames et d’éblouissement sont au programme

A tout seigneur tout honneur. L‘Opéra inaugure la divulgation du prestigieux programme. Le Norma de Bellini avec la célèbre Cecilia Bartoli, L’Opéra de quat’sous de Kurt Weill et Bertolt Brecht mis en scène par Bob Wilson et interprété par la célèbre troupe du Berliner Ensemble, du Mozart (Don Giovanni), du Monterverdi (Le retour d’Ulysse dans sa patrie) et du Debussy (Pelléas et Mélisande), le ton est donné. De l’ambition scénique, le meilleur du repertoire et des interprètes mondialement reconnus, de quoi donner envie de réserver dès maintenant les trop rares soirées de représentations. Un véritable feu d’artifice de drames et d’éblouissement sont au programme. Les opéras en concert oratorio ne sont pas en reste avec notamment L’enlèvement au sérail de Mozart et Le Messie de Haendel.

Les orchestres résidents et associés vont faire déferler un flot de mélodies enchanteresses sur le TCE. Quelques noms attirent l’attention du public, comme Boris Bérézovsky au piano avec l’Orchestre philharmonique de Saint Petersbourg ou Katia Buniatishvili avec le Rotterdams Philharmonish Orkest. Le nom de Daniel Barenboim retentit par ici, celui de Philippe Herreweghe se fait entendre par là. De quoi passer des moments de pure magie. Quand vient le programme du chant, c’est le bonheur. Les noms de Jonas Kaufmann, Philippe Jaroussky, Roberto Alagna et Nathalie Dessay sont cités, la liste des noms donne le vertige. Michel Franck se pâme littéralement à l’évocation de ses chouchous Vannina Santoni et Marie-Nicole Lemieux, à découvrir à tout prix.

Le programme de piano sera au diapason des années précédentes

La partie récital attire l’attention d’un public habitué aux meilleurs interprètes mondiaux. Le programme reprend des noms validés et approuvés pour leur talent inouï. Lang-Lang, Christian Zacharias, Grigory Sokolov, Fazil Say, Piotr Anderszewski, Nikolaï Lugansky, Alexandre Tharaud, le programme de piano sera au diapason des années précédentes. Michel Franck insiste également sur les concerts du dimanche matin avec des interprètes à la renommée croissante et des belles surprises en perspective. Le flot de bonnes nouvelles se finit dans le ravissement des spectacles de danse, avec de belles surprises au programme.

Si Irina Kolesnikova reviendra ravir les aficionados avec ses Lac des Cygnes et Giselle, les noms de Benjamin Millepied et du Swan Lake du Ballet national de Norvège attirent l’attention. Le L.A. Dance Project du premier promet un grand moment de danse. La mise en scène aquatique et ambitieuse du second interroge sur la manière qu’aura le TCE de gérer les tonnes d’eau nécessaires pour le spectacle aquatique sans noyer la salle.

Une heure de pur bonheur se finit dans un tonnerre d’applaudissements. La saison 2015/2016 n’est pas encore finie qu’il faut se projeter dans la saison prochaine et penser à réserver ses soirées. Les promesses sont belles, nul doute qu’elles seront tenues dans ce temple de la musique et du spectacle.

Lien internet du programme: Saison 2016/2017 au Théâtre des Champs-Elysées

Résultats concours : NCIS : Los Angeles, 5 coffrets de 6 DVD gagnés

NCIS : Los Angeles Saison 6

Résultats concours : NCIS : Los Angeles, 5 coffrets de 6 DVD gagnés !

Vous avez été 4870 participants au concours NCIS : Los Angeles. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 coffret de 5 DVD sont :

Joël Bon, Anne Dausque, Romain Cardon, Mylène Azarian et Guillian Level

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Batman v Superman : Justice League saura-t-il faire oublier l’échec de DC Comics ?

Batman v Superman
Batman v Superman : Justice League saura-t-il faire oublier l’échec de DC Comics ?

Batman v Superman : Justice League saura-t-il faire oublier l’échec de DC Comics ?

C’est un fait, Batman v Superman a trusté la première place au box office US depuis se sortie il y a une semaine, se payant le luxe d’un record de démarrage pour un film DC Comics. Mais voilà, le fait est que la baisse des recettes pour sa deuxième semaine se révèle préoccupante, représentant une chute de près de 69 %. Il faut dire que le film de Zack Snyder ne bénéficie pas d’une bonne presse et que le public semble être du même avis : le film laisse clairement sceptique.

Pourtant, Zack Snyder reste le réalisateur à qui les studios de la Warner Bros ou de DC Comics ont confié les plus gros projets à venir autour des comics de la maison DC : Justice League Part 1 et (en parallèle, Snyder participe aussi à la production de Wonder Woman, The Flash ou encore Aquaman). Autant dire qu’il n’aura pas le temps de souffler puisque le tournage du premier volet de Justice League doit débuter le 11 avril. On y verra toute la grande famille de super-héros DC comics pour une grande fête contre le crime. Certaines rumeurs prêtent un conflit avec la cité Atlantis, obligeant Batman à sortir sa BatSub pour s’aventurer dans les profondeurs des océans en compagnie d’Aquaman. On attendrait aussi le retour de Lex Luthor… Les pistes et les spéculations se multiplient.

Espérons que ce premier Justice League redresse un peu la barre. Autant dire que le projet solo de Batman porté par Ben Affleck est bien plus enthousiasmant. L’acteur qui rêve de réaliser son Batman a déjà écrit une première version du scénario alors que rien n’a été acté officiellement avec DC Comics. Rappelons qu’il a déjà reçu l’oscar du Meilleur Film pour l’excellent Argo.

Pour retrouver l’homme chauve-souris et peut-être oublier le léger raté de Batman v Superman, il faudra de toute façon attendre le 15 novembre 2017, date de sortie de Justice League !

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Quand Batman, Superman, Wonder Woman, Green Lantern et d’autres super-héros s’unissent pour combattre le crime.

Sortie : le 15 novembre 2017
Durée : inconnue
Réalisateur : Zack Snyder
Avec : Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams…

« Nos serments », la nouvelle création très réussie de Julie Duclos de retour à la Colline

Nos serments, la nouvelle création très réunisse de Julie Duclos de retour à la Colline
« Nos Serments » Photo © Elisabeth Carecchio ; Calypso Baquey

Nos serments, la nouvelle création très réussie de Julie Duclos de retour à la Colline

La Maman et la Putain, film culte de la Nouvelle vague, réalisé en 1972 par Jean Eustache (1938-1981), interprété par Bernadette Lafont, Françoise Lebrun et Jean-Pierre Leaud, qui mettait en scène un triangle amoureux, sert de point de départ à la nouvelle création très réussie de Julie Duclos.

Considéré comme le portrait d’une génération, il s’intitulait initialement « Du pain et des Rolls » et en s’intéressant au scénario et aux écrits du cinéaste, la jeune metteuse en scène remarque que son auteur ne se voulait pas représentatif d’une époque, mais cherchait au contraire à travers ses personnages et leur conception libre du couple, à se situer à contre courant et en dehors des normes.

[…] les territoires intranquilles de l’amour et du désir

Le collectif L’In-Quarto revisite donc avec beaucoup de finesse et d’humour, à l’abri de cette œuvre dont il se détache aussi, les territoires intranquilles de l’amour et du désir tout en en réactualisant le contexte de lieu et de temps pour nous questionner aujourd’hui sur le rapport à l’autre et les possibilités/limites d’un désordre amoureux.

François, intello oisif, vit au crochet d’Esther qui a une boutique de mode, avant de rencontrer une pétillante infirmière polonaise, Oliwia.

Comme dans le film de Jean Eustache, les protagonistes refusent le schéma traditionnel de l’éternel trio : homme / femme / maîtresse et esquissent une autre vision du couple consistant à tenter de vivre cette situation dans un rapport apaisé et concerté.

Ce désir de liberté et cet affranchissement s’observent alors, se commentent et se partagent à travers le prisme masculin – où le personnage se montre à la fois égoïste, détaché, lâche, sincère – et féminin qui voit les héroïnes aux prises avec leurs contradictions (émancipation/possession) et le danger affectif d’une telle équation.

Cette expérience d’un autre modèle amoureux est propice à une introspection à la fois individuelle et collective des personnages aux prises avec leur complexité intime, qui donne à voir un spectacle passionnant, dense et alliant très judicieusement musiques et vidéos.

[…] une réalité sensible et profondément humaine

Par un jeu délesté de toute théâtralité et au plus près d’une intériorité/vérité propre également au grand metteur en scène Kristian Lupa, les cinq comédiens (Maëlia Gentil, David Houri, Alix Riemer, Magdalena Malina et Yohann Lopez) sont exceptionnels de virtuosité où leur présence s’ancre naturellement dans une réalité sensible et profondément humaine.

Un spectacle marquant et attachant porté par une inspiration singulière.

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Dates : du 7 au 22 avril 2016 l Lieu Au Théâtre national de la Colline (Paris)
Metteur en scène : Julie Duclos

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