Journée Internationale de la Danse : 29 avril à La Villette
Communiqué de presse :
La Villette accueille la Journée Internationale de la Danse. Comme chaque année, un chorégraphe de grand renom est invité pour présenter son spectacle et pour délivrer un message véhiculant les valeurs qui fondent l’existence même de l’ITI, à savoir promouvoir la paix, la coopération et la compréhension mutuelle à travers les arts, encourager la pratique des arts de la scène dans le monde entier et renforcer les échanges internationaux entre les artistes.
Cette année, le chorégraphe, danseur, directeur de scène et designer néo-‐zélandais Lemi Ponifasio est l’auteur de ce message. D’origine samoane, il a choisi une prière maori appelée « Karakia ». En voici la traduction :
Karakia
Toucher le cosmos
Source de notre divinité
Qui illumine le visage des ancêtres
Pour que nous puissions voir nos enfants
Tissés au-dessus, à côté, en dessous
Tout unir dans
Notre chair, nos os
Et notre mémoire
La terre tourne
Les hommes migrent en masse
Les tortues se rassemblent en une silencieuse préparation
Le cœur est blessé
Faisons une danse
Un mouvement d’amour
Un mouvement de justice
La lumière de la vérité
Sacha Judaszko, ancien sociétaire d’On n’demande qu’à en rire et Vincent Leroy ont mis en scène Prête-moi ta femme qui se joue actuellement au théâtre BO Saint Martin.
Une comédie, 3 personnages. Léo et Léa sont en couple. Léo est un grand enfant et Léa, romantique, rêve de mariage et d’enfants bien qu’elle déplore que son homme en soit un. Ils vont tenter de sauver leur amour du naufrage du cocuage en acceptant de faire une thérapie de couple. Mais le psy plutôt que de les réparer va s’appliquer à les séparer … car il est tombé follement amoureux de Léa !
Les personnages sont caricaturaux (à l’excès) : Léo n’est pas la moitié d’un idiot, il en possède la panoplie complète et le psy – par amour ? – est pris d’une folie machiavélique !
La cadence du rire est infernale, ils sont surexcités […]
A partir de ce scénario, on va assister à une multiplication exponentielle de situations et répliques comiques. Du rire à la chaîne. Ca mitraille. Ils nous font de l’humour de quantité. Une pluie de vannes bien ficelées sans grande subtilité. Comme s’ils savaient exactement sur quel bouton appuyer pour déclencher le rire.
Le comique s’enchaîne comme si nous n’avions pas le temps d’être sérieux ou sentimental et ils ne le sont jamais, du moins, l’humour l’emporte toujours. La cadence du rire est infernale, ils sont surexcités d’où un rythme énergique sans baisse de régime. C’est un rire facile mais un rire agréable. Un bon moment à passer où assurément vous ne vous ennuierez pas. Pour vous détendre n’hésitez pas.
Dates : tous les vendredis, samedis, dimanches Lieu : Théâtre BO St Martin Metteur en scène : Sacha Judaszko et Vincent Leroy. Avec : Serge Bonafous, Anne-Sophie Bajon et Thibaut de Lussy.
Résultats concours : 10 places de spectacle gagnées pour Jean-Michel le magicien !
Vous avez été 1112 participants au concours Jean-Michel le magicien. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de spectacle le samedi 16 avril à 17h, au Théo Théâtre sont les suivants :
Maryse Brunier, Pierre Quintane, Nicole Stransberger, Eloic Martin et Florian Delsante
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
La passion d’Augustine, un film musical de Léa Pool
Léa Pool réalise un très beau film avec La passion d’Augustine. Son film est centré sur la musique, mais aussi sur la femme et plus précisément l’émancipation des femmes, à travers le vécu d’une communauté de religieuses.
La passion d’Augustine se passe dans les années 1960, dans un couvent au Québec. Mère Augustine, Céline Bonnier, gère son couvent de main de maître mais aussi de mains de pianiste. Son but : enseigner la musique à ses « filles », dont les plus douées se présenteront au concours régional. L’ambiance du couvent est austère, sévère mais il y règne également une douce ambiance musicale bercée par les mélodies de Bach, Mozart, Chopin, et des chorales magnifiques… Un pur régal !
Très vite Alice, Lysandre Ménard, la nièce de Mère Augustine entre au couvent en cours d’année et va quelque peu perturber le cours normal de leur vie. Mais là n’est pas le plus important. Mère Augustine va être menacé de fermeture de son couvent depuis que le gouvernement a décidé d’ouvrir des écoles publiques. Et la supérieure de Mère Augustine ne va pas lui simplifier la tâche.
[…] un film authentique où tout sonne profondément juste, avec beaucoup d’émotion.
Même si la fin est un peu expéditive, le film est passionnant. On s’attache à ses sœurs que l’on reconnaît à peine lorsqu’elles sont habillées en « civil ». Quels regards pénétrants ! A travers elles, on ressent des sentiments forts, que l’on soit religieux ou non. La passion d’Augustine, un film authentique où tout sonne profondément juste, avec beaucoup d’émotion. La passion d’Augustine est si forte et si belle que nous sommes nous-mêmes passionnées. Tout est majestueux dans ce film : les décors, naturels de grande beauté sous la neige immaculée, le couvent comme on n’en voit plus, les jeunes filles et leur talent musical. Toutes les comédiennes jouent réellement et merveilleusement du piano, y compris Céline Bonnier. Des moments de pure magie. On est comme enveloppé par ces mélodies, et nos âmes s’apaisent. Bien sûr c’est une histoire de religieuses. Mais je préfèrerai dire une histoire de femmes. Car ces religieuses sont loin des clichés classiques. Elles suivent l’évolution de la société et sont même avant-gardistes. Leur volonté de s’affirmer en tant que femmes domine tout au long du film.
Les actrices sont toutes remarquables et forment une vraie communauté. On ne peut s’empêcher de rire lorsqu’elles se lancent des pics ! Elles se chamaillent comme tout un chacun ! Quant aux jeunes filles, leurs dictées semblent bien infaisables, de même que leur vie d’internes tellement exigeantes et austères. Mais cela exista vraiment. Et l’esprit communautaire prédomine.
Léa Pool mérite que son film soit vu car pour moi, c’est un des plus beaux films de cette année, où la femme occupe une place centrale. Le seul petit bémol que je me permettrai, c’est l’accent canadien de certaines sœurs qui ne nous permettent pas de tout comprendre ! Mais c’est aussi un tel régal cet accent ! A la fin du générique, toute la salle a applaudi, comme si on avait assisté à un concert ! Grandiose ! Preuve que le film a ému tout le monde.
Simone Beaulieu, devenue Mère Augustine, dirige un couvent au Québec. Passionnée, résiliente, Mère Augustine consacre son énergie et son talent de musicienne à ses élèves. Lors de son arrivée, elle prend sa nièce, Alice, une jeune pianiste prodige, sous son aile. L’école est un haut lieu musical qui rafle tous les grands prix de piano de la région. Il y résonne un flot de gammes, d’arpèges, de valses de Chopin et d’Inventions de Bach. Mais lorsque le gouvernement instaure un système d’éducation publique dans les années 60, l’avenir de Mère Augustine et de ses Soeurs est menacé.
Sortie : le 30 mars 2016 Durée : 1h43 Réalisateur : Léa Pool Avec : Céline Bonnier, Lysandre Ménard, Diane Lavallée Genre : Drame
Résultats concours : Tout pour être heureux, 10 places de ciné gagnées !
Vous avez été 3941 participants au concours Tout pour être heureux. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :
Viratry Soulith, Blondel Charly, Catherine Gaudillat, Virginie Sublon et Eric Fougeres
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
Nicki Minaj sans culotte sur le clip de Bebe Rexha
Nicki Minaj sans culotte sur le clip de Bebe Rexha
Nicki Minaj est une grande artiste, qu’on adhère ou pas à son univers musical. Et pour aider sa copine Bebe Rexha, avec qui elle signe un featuring sur le titre No Broken Hearts, la jeune femme a eu l’idée du siècle : mettre son postérieur à nu ! Sans culotte, mais avec un filet (et non l’inverse).
L’idée du siècle, on ne croit pas si bien dire : le clip a été vu près de 10 millions de fois en moins d’une semaine. Les deux amies se dandinent dans des tenues plus ou moins sexy jusqu’à ce que Nicki Minaj assène son coup spécial-ultra-suggestif pour donner le coup de pouce qui va bien à sa copine. Jusqu’ici, on avait peu entendu parlé de Bebe Rexha malgré son featuring avec G-Eazy qui truste la première place des charts un peu partout sur la planète (le clip de Me, Myself & I a été vu près de 100 millions de fois ! On vous le rajoute ci-dessous pour le plaisir).
Avant sa carrière fulgurante de chanteuse-qui-enchaine-les-tubes avant même d’avoir sorti le moindre album (elle travaille actuellement sur son premier album studio), l’artiste était une parolière de grande renommée. C’est à elle que l’on doit notamment les paroles de The Monster de Rihanna et Eminem.
C’est sûr, on va encore beaucoup entendre parler de Bebe Rexha, et pas seulement pour les fesses de ses copines.
Guillaume Canet et Charlotte Le Bon brisent la glace dans le Secret des Banquises
Guillaume Canet et Charlotte Le Bon brisent la glace !
Guillaume Canet sera cet été en tête d’affiche dans Le Secret des banquises, une comédie romantique qui s’annonce douce et rafraichissante. L’acteur y tiendra le rôle d’un chercheur, éminent spécialiste d’une protéine immunisante sécrétée par les pingouins. C’est Charlotte Le Bon qui sera en charge de lui faire chavirer le coeur, dans le rôle de l’assistante de recherche…
Les premières photos dévoilent les deux acteurs dans leur laboratoire de recherche. Vous pouvez cliquer sur les photos pour agrandir les images.
Le professeur Quignard et son équipe de chercheurs étudient la PPM, une protéine immunisante produite par le pingouin. Christophine, jeune thésarde un peu maladroite et émotive, décide de s’injecter du génome pingouin pour aider le professeur dans ses recherches, mais aussi pour se rapprocher de lui… quitte à devenir son cobaye.
Sortie : le 22 juin 2016 Durée : inconnue Réalisateur : Marie Madinier Avec : Guillaume Canet, Charlotte Le Bon, Patrick d’Assumçao
Attention, le snowboard-ours peut nuire à la santé !
Vidéo : une snowboardeuse pourchassée par un ours !
Casque vissé sur les oreilles, cette jeune femme se filme avec une perche télescopique pour une session de snowboard dont elle se souviendra ! Pourtant, c’est tout à fait détendue que la snowboardeuse appréhende sa piste.
Elle prend son temps pour mettre ses fixations tout en chantonnant ce qu’elle doit probablement écouté. Elle s’élance alors tout doucement sur la piste mais le départ est assez plat et son snowboard a très peu de vitesse. A peine le départ pris, on aperçoit derrière elle un énorme ours qui charge à toute allure pour la rattraper.
Le pire, c’est que notre apprentie réalisatrice ne se rend pas compte qu’elle est pourchassée. Elle continue même de pousser la chansonnette, tout à fait ravie de sa glisse du jour. On vous laisse découvrir comment la vidéo se termine…
Star Wars 7 – Première rencontre des acteurs lors de la lecture initiale du scénario
Star Wars 7 : secrets, tournage et lecture de scénario en vidéos !
Star Wars 7 le Réveil de la Force sort bientôt en Blu-Ray et DVD. Dès ce weekend, vous pourrez regarder le dernier opus de la saga dans votre salon. A cette occasion, on a déniché quelques vidéos tirées des bonus de l’édition Blu ray. Des documentaires qui livrent les coulissent de cet évènement planétaire.
De la première lecture du scénario où l’équipe du film découvre le nouvel épisode de Star Wars aux secrets du droïde BB-8, ce sont des bons moments à partager pour les fans. Et le Blu-ray contient beaucoup d’autres vidéos de ce type à savourer.
Blu-ray bonus :
« Secrets du Réveil de la Force : un voyage cinématographique » : documentaire en 4 chapitres sur les coulisses de la production du film (HD – 69’14 » – VOST)
6 mini-reportages (HD – VOST) :
– « Le réveil du récit : la lecture de groupe » : la journée de première lecture du scénario (4’01 »)
– « Conception des créatures » : création des nouveaux extraterrestres (9’34 »)
– « La construction de BB-8″ : genèse du nouveau droïde (6’03 »)
– « Schéma d’un combat : la bataille dans la neige » : tout sur la bataille entre Rey et Kylo Ren au sabre laser dans la neige (7’02 »)
– « ILM : la magie visuelle de la Force » : making of effets spéciaux (7’55 »)
– « John Williams : la septième symphonie » : entretien avec le compositeur (6’51 »)
6 scènes coupées (HD – VOST) :
– « Finn et la villageoise » (31″)
– « Le message de Jakku » (47″)
– « Vitesse lumière pour les X-Wings » (22″)
– « Kylo fouille le Faucon » (50″)
– « Poursuite en speeder des neiges » (48″)
– « Finn s’en sortira » (23″)
« La Force du changemement » : l’initiative caritative « Force for Change » au profit des plus démunis (HD – 3’22 » – VOST)
Plus de 30 ans après la bataille d’Endor, la galaxie subit toujours la tyrannie et l?oppression. Les membres de l’Alliance rebelle, devenus la « Résistance », combattent les vestiges de l’Empire devenu Premier Ordre. Un mystérieux guerrier, Kylo Ren, semble vouer un culte à Dark Vador et pourchasse impitoyablement tout opposant. Au même moment, une jeune femme nommée Rey, pilleuse d’épaves sur la planète désertique Jakku, va faire la rencontre de Finn, un Stormtrooper en fuite. Cette rencontre va bouleverser sa vie…
Sortie DVDDVD : le 16 avril 2015 Durée : 02h15 Réalisateur : Jean-François Richet Avec : Harrison Ford, Daisy Ridley, Adam Driver, John Boyega, Carrie Fisher Genre : Space Opéra Prix : 25,00 € (Blu-Ray) / 19,99 € (DVD) Acheter : sur Amazon
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Suicide Squad sous pression après Batman v Superman !
Suicide Squad est reparti en phase de tournage après un premier rendu qui n’était pas à la hauteur des espérances de la Warner. Les studios aimeraient éviter de vivre à nouveau les mauvaises critiques qui ont déferlé sur Batman v Superman.
Ce dernier film, jugé trop long, trop sérieux, sans humour et avec des effets spéciaux envahissants (rendant difficile la lisibilité de certaines scènes d’action) devrait servir de contre-exemple. Certains diront que Batman v Supermanest un véritable carton, fort de ses recettes mondiales astronomiques (800 millions de dollars) mais le long métrage est loin de faire l’unanimité. Un succès commercial qui aurait pu battre tous les records si la critique avait suivi.
C’est l’objectif que s’est désormais fixé la Warner avec Suicide Squad en renvoyant l’équipe en studio. Si on ne sait pas trop quel est le véritable motif de ce retour en production (qui devrait coûter plusieurs dizaine de millions d’euros), on peut lire ici et là qu’il s’agirait d’améliorer les effets spéciaux (Imax) ou encore d’insuffler à Suicide Squad la dose d’humour qui manquait cruellement à Batman v Superman. De ce point de vue, on peut être rassurés, le film devrait dépoter !
On ne peut que prendre plaisir à visionner les vidéos ci-dessous où la bande de méchants DC Comics se révèle plus que prometteuse !
C’est tellement jouissif d’être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?
Sortie : le 3 août 2016 Durée : inconnue Réalisateur : David Ayer Avec : Jared Leto, Margot Robbie, Will Smith, Jai Courtney, Cara Delevingne, Jesse Eisenberg, Joel Kinnaman, Gary Sinise, Scott Eastwood
Réparer les vivants, une adaptation du roman de Maylis de Kerangal
Début 2014, Maylis de Kerangal publiait son roman Réparer les vivants, qui a été honoré de nombreux prix littéraires. Dans ce livre, elle raconte la terrible histoire de Simon, jeune garçon de 19 ans emporté par un accident de voiture, et de ses parents qui devront choisir ou pas de donner les organes de leur fils. De ce roman sont nées plusieurs adaptations théâtrales dont celle de Sylvain Maurice jouée à guichet fermé au Théâtre Paris-Villette. Un seul en scène musical qui fait trembler.
Simon a 19 ans, et c’est après une session de surf avec ses copains, sur la route qui les ramène au Havre, qu’il succombe aux blessures d’un accident de voiture. Déclaré mort cérébralement, le corps de Simon respire encore de manière artificielle. Dévastés, ses parents vont devoir se confronter à un choix qui bouleversera leur vie future : celui de donner à d’autres les organes de leur propre fils.
Vincent Dissez réalise une prouesse incroyable et transporte toute la salle dans le récit poignant de Maylis de Kerangal
Comment penser à la vie lorsqu’on est confronté à la mort de son enfant ? Qu’aurait-il souhaité du haut de ses dix-neuf jeunes années ? La mère de Simon est dévastée par une montagne de questions sans réponse qui « tournoient autour d’elle comme des cerceaux bouillants ». Son père lui, est pris d’accès de colère et ne parvient pas à prendre une décision. Dans cette mise en scène, Vincent Dissez est presque seul sur scène, simplement accompagné du compositeur et musicien Joachim Latarjet, perché au-dessus de la scène et qui rythme l’intégralité de la représentation. Endossant le rôle du gamin insouciant qu’était Simon, puis des parents traumatisés ou encore de l’infirmier empathique, Vincent Dissez réalise une prouesse incroyable et transporte toute la salle dans le récit poignant de Maylis de Kerangal. Il raconte et vit l’histoire de la courte jeunesse de Simon Limbres, décrit les étapes de cette transplantation bouleversante, emmène son public dans les coulisses des hôpitaux. D’une mise en scène minimaliste et épurée, Vincent Dissez et Joachim Latarjet façonnent un véritable décor. Grâce à des jeux de lumières épatants et à une composition musicale rythmée, ce décor purifié devient vivant. Et on se laisser transporter par cette odyssée moderne, ce souffle de vie dans un récit qui pourtant raconte la mort.
Cette véritable course à l’espoir se résume, et c’était là l’inspiration de Maylis de Kerangal lorsqu’elle écrivait ce roman, par une phrase de Tchekhov dans Platonov : « Enterrer les morts, réparer les vivants ».
Desierto, film de Jonas Cuaron, Copyright Version Originale / Condor
Desierto, une chasse à l’homme glaçante de Jonas Cuaron
Desierto n’est pas un film anxiogène de plus, il utilise les codes du film d’angoisse avec un réalisme glaçant et une vraie remise en question des comportements humains. L’homme est un loup pour l’homme et un groupe d’immigrés mexicains se retrouve traqué par un redneck solitaire aux repères moraux bien flous. Le désert est une toile de fond hostile et implacable pour une chasse à l’homme étouffante. Un grand moment de trouble.
Desierto débute comme un épisode lambda de la traversée quotidienne de la frontière américaine par des mexicains en quête d’une vie meilleure. Des passeurs convoient les passagers silencieux et prostrés avant un premier écueil. Le moteur du véhicule lâche, comme un avertissement à rebrousser chemin. Gael Garcia Bernal est un membre de la folle équipée. Le soleil est haut dans le ciel, le désert semble murmurer constamment. La musique oppressante de Woodkid contribue à une atmosphère asphyxiante également portée par une mise en scène au cordeau. Loin d’un sahara uniforme enchainant les dunes, les paysages sont variés et escarpés avec des falaises à pic et de la végétation desséchée.
Les âmes sensibles souffriront d’asphyxie ou de vertige devant ce film ultra intelligent
Le réalisateur Jonas Cuaron est le fils d’Alfonso Cuaron, réalisateur multioscarisé des Fils de l’Homme et de Gravity. Il a l’art de l’économie de moyen pour un résultat ultra réaliste et crispant. Les effets spéciaux et artifices visuels restent dans les cartons pour un moment de tension suffocante. Si le film s’inspire clairement du Duel de StevenSpielberg, il en actualise les codes. Le duel entre un automobiliste et un camion fou ne laissait jamais entrevoir les traits du conducteur psychopathe. Jeffrey Dean Morgan agit ici à visage découvert, dans une impunité quasi naturelle lorsqu’il décime les migrants un à un. Qui ira réclamer les corps d’immigrés clandestins perdus dans un désert brûlé par le soleil ? Il s’imagine en justicier représentant d’une loi primitive et protégeant son pays d’indésirables intrus. Lorsqu’il croise un représentant de l’ordre, le spectateur comprend vite que ce dernier n’a qu’une autorité toute relative sur ce péquenaud armé et résolu.
De longs plans stylisés hypnotisent le spectateur. Un ronronnement strident donne d’abord l’impression d’un problème de mixage. Avant de comprendre qu’il s’agit de la musique du désert omniprésent. Comme s’il réagissait aux évènements en accélérant son pouls au diapason des personnages. La longue marche initiale laisse place aux courses effrénées à travers les cailloux. Le soleil, les serpents, les parois à pic qui donnent le vertige, le réalisateur utilise sa caméra à la perfection dans une mise en scène toxique en diable. Et comme le tireur impitoyable est accompagné de son fidèle compagnon à 4 pattes, les migrants semblent n’avoir aucune chance. Entrainé à tuer, le toutou participe à la traque avec entrain…
Tant à dire sur ce film puissant. Les âmes sensibles souffriront d’asphyxie ou de vertige devant ce film ultra intelligent… quant aux acteurs, Gaël Garcia Bernal et Jeffrey Dean Morgan se livrent à un mano a mano qui fera date.
Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.
Sortie : le 13 avril 2016 Durée : 1h34 Réalisateur : Jonas Cuaron Avec : Gael Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan Genre : Thriller
Grimsby Agent trop spécial, un film déjanté de Louis Leterrier avec l’inénarrable Sacha Baron Cohen
Sacha Baron Cohen est de retour dans Grimsby, Agent trop spécial. Après ses rôles barrés dans les délirants Borat, Bruno ou le Dictateur, le troublion britannique parodie les films d’espionnage en interprétant un antihéros foldingue et catastrophique. A côté d’un Mark Strong tiré à 4 épingles dans son rôle d’agent secret increvable, il enchaine les cataclysmes et les situations à la limite de la vulgarité. Un moment de pur délire cinématographique, outrancier et déjanté.
Créer une crise diplomatique entre le Kazakhstan et les Etats-Unis lors de la sortie de Borat ne lui a pas suffi. Sacha Baron Cohen risque maintenant le lynchage de la part des fans de James Bond en roulant dans la gadoue les services secrets de Sa Majesté. L’acteur n’a vraisemblablement aucune limite quand il s’agit d’enchainer les galéjades décomplexées. Il interprète ici Nobby Grimsby, prolo au chômage, père de 9 enfants, fan de foot et gros buveur de bières. Mais un traumatisme le hante depuis l’enfance, la disparition de son frère adoré Sebastian. S’il le recherche depuis toujours, il ne risque pas de le retrouver si facilement. Ce dernier est en effet devenu agent secret, entre James Bondet Jason Bourne, ultra efficace et passé maitre dans l’art de la tatanne surpuissante. Classe et efficace, il doit sauver le monde quand un hurluberlu l’empêche de finaliser sa mission… et de qui s’agit-il si ce n’est de son frère ?
Le ton est au lâcher prise et il faut débrancher quelques neurones pour apprécier complètement l’humour du film.
Les retrouvailles entre ces deux frangins devenus si différents sont le point de départ de situations plus désopilantes les unes que les autres. Le monde bigarré de Nobby Grimsby rencontre l’univers aseptisé de Sebastian. Après son rôle d’assistant zélé dans le récent Kingsman aux côtés de Colin Firth, Mark Strong monte en grade et devient un invincible agent secret. Sacha Baron Cohen fait appel au réalisateur français Louis Leterrier (Insaisissables, Le Choc des Titans, L’incroyable Hulk) pour tenir la barre d’un long métrage qui tire du côté d’Austin Powers ou de Johnny English. La tradition des pastiches de James Bond est déjà longue de l’autre côté de la Manche et ce Grimsby devrait marquer les esprits par ces quelques scènes à l’humour… démesuré. Impossible d’en parler sans gâcher l’effet de surprise mais il y a fort à parier que les médias s’en fassent très bientôt l’écho…
Une galerie d’actrices connues accompagne les aventures des deux frères siamois. L’épouse de Sacha Baron Cohen à la ville, Isla Fisher, donne une fois de plus de sa personne ainsi que la plantureuse Rebel Wilson vue récemment dans Célibataire mode d’emploi et Penelope Cruz déjà aperçue dansZoolander 2.Grimsby Agent trop spécial surfe sur les poncifs grand britons les plus éculés pour mieux les parodier. La culture populaire britannique faite d’orgies alcoolisées au pub devant le match de foot du dimanche côtoie la mode des maillots de foot portés à longueur de semaines. Les acteurs manient l’accent cockney avec talent et enchainent les situations irréelles. Le ton est au lâcher prise et il faut débrancher quelques neurones pour apprécier complètement l’humour du film.
Grimsby Agent trop spécial est un feu d’artifice de blagues potaches et de bêtises crasses. La réputation de grand malade de Sacha Baron Cohen n’est plus à faire, il le prouve une fois de plus. Le divertissement est poussé à son paroxysme, pour le plus grand plaisir des zygomatiques. Dernier avertissement : Grimsby est plutôt une comédie pour adultes… vous comprendrez rapidement pourquoi !
Pour gagner vos places pour aller voir Grimsby au ciné et recevoir des Tee-shirts, jouez à notre concours ici !
Nobby Butcher n’a pas de boulot, mais cela ne l’empêche pas d’être heureux. Il a tout ce dont il peut rêver dans la vie : le foot, une petite amie géniale… et neuf gamins. Pour que son bonheur soit complet, il ne lui manque que son petit frère, Sebastian, dont il a été séparé quand ils étaient enfants. Après trente ans de recherches, Nobby retrouve finalement la trace de Sebastian à Londres. Il ignore que celui-ci est devenu le meilleur agent du MI6… Leurs retrouvailles tournent à la catastrophe, et voilà les deux frères en cavale. C’est alors qu’ils découvrent un complot visant à détruire le monde… Pour sauver l’humanité – et son frère – Nobby va devoir se lancer dans sa plus grande aventure. Pourra-t-il passer de l’état de bouffon niais à celui d’agent secret ultrasophistiqué sans faire trop de dégâts ?
Sortie : le 13 avril 2016 Durée : 1h24 Réalisateur : Louis Leterrier Avec : Sacha Baron Cohen, Mark Strong, Isla Fisher, Rebel Wilson, Penelope Cruz Genre : Comédie, espionnage, action
Tout pour être heureux, un film touchant de Cyril Gelbat
L’emballage du film pouvait laisser penser que Tout pour être heureux allait être tout aussi tiède que le plat réchauffé, type plat à micro-onde, caractéristique du film français moyen. Problème de couple, de fric, des gosses sur le dos, et un besoin de crise d’ado chez l’adulte. Mais, le deuxième film de Gelbat échappe à cette maladie française.
Dans Tout pour être heureux, Antoine (Manu Payet) approche les quarante ans. Il tente de sauver les meubles de son label musical en misant gros sur un groupe. Dernière chance. De ce fait, ses filles de 5 et 9 ans sont mises totalement de côté. Comme sa femme, Alice (Audrey Lamy). Crise. Payet est imbuvable, égoïste et lâche. Il ne sait pas où se mettre, et à vrai dire, ne cherche pas à s’impliquer dans la vie de famille. Il se casse. Laisse sa femme et ses gosses. Et il fait tout pour que son groupe réussisse.
Tout pour être heureux [est] un film touchant (…)
Il démarre sa vie de célibataire. Il se comporte comme un vrai célibataire en fait. Mais la réalité lui tombe sur coin du pif et il s’aperçoit qu’en plus d’être célibataire, il est papa. Alice, pour X raison, laisse les deux filles à la porte de l’appartement d’Antoine avec un petit mot : « Je reviens dans deux semaines, occupe toi de tes filles, Alice » (un truc dans le genre). Et merde.
Ce qu’il y a de bien avec ce film, c’est qu’il n’est pas trop racoleur. Le père est crédible, autant dans sa vie perso que dans son taff, et la mère n’est pas victimisée. Ils sont tous les deux coupables de quelque chose dans le foutoir qui a mis fin à leur mariage. Et puis, le fait de s’arrêter sur la paternité d’un célibataire est assez intéressant. On voit Antoine comprendre son rôle. Le rôle de père en somme. Le film tient la route.
Audrey Lamy est ravissante. Elle ne cherche pas à faire du Lamy TV. Elle ose sur ce film. Comme Payet. Pour couronner le tout, on ne trouve pas de fin barbante et utopique. Le final est vraisemblable et possible. Même si ce n’est pas un film marquant, Tout pour être heureux n’en reste pas moins un film touchant, qui redonne un peu d’espoir dans le bouillon trouble de productions ratées qu’est la comédie au cinéma aujourd’hui en France.
Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille…
Sortie : le 13 avril 2016 Durée : 1h37 Réalisateur : Cyril Gelblat Avec : Manu Payet, Audrey Lamy, Aure Atika Genre : comédie
Le cerveau expliqué à mon petit-fils, un livre intelligent de Jean-Didier Vincent (Seuil)
Jean-Didier Vincent dit lui-même qu’il a écrit ce livre avec son petit-fils. Constant étant un jeune homme passionné, il a su poser les bonnes questions à son Pépé et ses réponses ont donné ce livre : Le cerveau expliqué à mon petit-fils. Jean-Didier Vincent est membre de l’Institut et de l’Académie de médecine. Il a écrit de nombreux ouvrages scientifiques.
Bien sûr, Constant n’a pas 7 ans mais 16 ans ! Et ses questions sont très judicieuses. Elles ne concernent pas forcément les domaines scientifiques ou médicaux mais plus « terre à terre » comme :
P.52 : Mais explique-moi d’où viennent la saveur et l’odeur des choses que nous mangeons.
P.54 : Est-ce qu’on sait ce qui déclenche la puberté ?
P.69 : Quelle est la différence entre le bonheur et le plaisir ?
P.77 : L’homme a-t-il comme l’animal une mémoire qu’il possède à sa naissance et qui est celle de son espèce ?
[…] les réponses de son grand-père sont claires, limpides et à la portée de tous.
Les questions de Constant nous interpellent vivement. Et je dois dire que les réponses de son grand-père sont claires, limpides et à la portée de tous. Pourtant Jean-Didier Vincent est un des plus grands spécialistes français du cerveau. Il est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l’université Paris XI. Il a su trouver les mots justes et nous parler de la complexité du cerveau en quelques pages. Si son livre ne contient qu’une centaine de pages, il n’en est pas moins très riche en informations. Vous saurez tout sur les différentes fonctions du cerveau, sur notre sommeil, nos comportements, tous régis par le cerveau, l’amour, l’addiction, les sens, les mémoires, les pensées, les images mentales et même les disfonctionnements du cerveau et les maladies mentales. Toutes nos émotions, toutes nos compassions et nos relations avec l’autre viennent du cerveau.
Un très beau livre à lire et relire ! Le cerveau reste le plus bel organe de l’homme mais aussi le plus difficile à découvrir, le plus mystérieux. Voilà quelques extraits qui vous donneront envie d’en lire davantage !
P.41 : La cessation d’activité du cerveau signifie la mort. Un cerveau vivant n’est jamais au repos. Sa dépense énergétique est à peu près un cinquième de la dépense totale du corps – ce qui pour son poids relatif (1,5 kilo) est énorme.
P.61 : Le cerveau est le premier des organes sexuels. Je serais tenté de dire que c’est dans le cerveau que tout se passe.
P.104 : Entre les humains, la compassion – je préfère ce terme à celui d’empathie – préside aux rendez-vous avec la vie. Compatir, c’est souffrir de la souffrance d’autrui ou jouir de son plaisir, autrement dit éprouver en soi les passions de l’autre. Une fonction qui exige la présence effective et affective de l’autre en moi.
Jean-Didier Vincent a été l’invité des Cinq dernières minutes sur France 2 le 1er avril 2016 dont voici l’extrait :
[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
« Le cerveau est sans doute l’objet le plus complexe de l’univers. Son exploration scientifique n’a commencé qu’il y a trois siècles. On sait depuis toujours que pour tuer un homme il suffit de lui couper la tête ou de lui plonger un couteau dans le cour. Il en est sorti une longue dispute quant à savoir où siège l’âme : dans le cerveau ou dans le cour ? En fait, l’âme et l’activité du cerveau vivant sont une seule et même chose. Cela n’enlève rien aux mystères de l’activité psychique : ses relations avec le corps, le langage (et ses troubles), la mémoire, le tout dépendant de la relation à autrui.
Il nous faudra distinguer le cerveau de l’affect : humeur, émotions avec ses aspects pathologiques, notamment la dépression ; le cerveau végétatif qui tient sous son contrôle les fonctions organiques (reins, foie, cour, etc.) et les grands comportements : veille, sommeil et rêve, reproduction et comportement sexuel, régulation de l’alimentation, de la boisson. C’est dans ce cerveau de la base (ce que dans un palais on appellerait les « communs ») que s’organisent le plaisir, l’amour, la souffrance et la beauté.
Vient ensuite dans les étages supérieurs du cortex, le cerveau des représentations étroitement couplé à celui de l’action et son inséparable compagnon : la mémoire sous toutes ses formes. Nous terminerons par ce qui fait le fond de la condition humaine : les relations du sujet avec l’autre via notamment les « neurones miroirs ».
Mon jeune interlocuteur, intelligent et malin saura contrer mes excès de scientisme et me ramener à des questions plus pratiques. » J.-D. V.
Jean-Didier Vincent est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l’université Paris XI. Il est membre de l’Institut (Académie des sciences) et de l’Académie de médecine. Il a beaucoup contribué à l’étude des interactions entre hormones et système nerveux. Outre ses travaux scientifiques, il a écrit de nombreux ouvrages, dont La Biologie des passions, qui ont trouvé un large lectorat.
Date de parution : 7 janvier 2016 Auteur : Jean-Didier Vincent Editeur : Seuil Prix : 8 € (112 pages) Achetersur : Amazon
Wallabout, film de Eric McGinty, Copyright Esperanza Productions
Wallabout, une pépite du cinéma indépendant américain
Wallabout suit la traversée du désert d’une jeune artiste de retour au bercail. Son chemin intérieur semble se lire sur les murs et dans les rues du quartier new yorkais de Brooklyn. Une longue décennie en France l’a laisse brisée et exsangue. Le film suit sa quête de rachat personnelle et sa tentative acharnée de remonter la pente. Une ambiance douce amère cadence cette odyssée urbaine intime et vivifiante.
Wallabout est le premier film indépendant américain d’Eric McGinty, minuscule et près du sol. La caméra colle Alex (Ivy Elrod) de très près, exhumant ses doutes intérieurs et ses ambitions artistiques. Son long épisode français l’a vu muse d’un réalisateur coté avant de s’enfuir devant la lâcheté et l’hypocrisie de son mentor. Désargentée et vieillie de 10 ans, elle n’est plus la réalisatrice de court métrage à l’avenir radieux. Après avoir fait le buzz, elle revient anonyme dans une ville qui a changé sans elle. Le film relate le parcours d’Alex pour se réaclimater tout en faisant la paix avec elle même.
Wallabout s’inscrit dans une généreuse ascendance de films indépendants américains émouvants.
Un rythme nonchalant comme une balade au parc agrémente le film de flâneries spirituelles et de grandes réflexions existentielles. Dylan disait « when you got nothing, you got nothing to lose », la phrase semble convenir parfaitement à une Alex en roue libre, avide d’expériences et de rédemption. Comment rattraper le temps perdu? Peut être en y pensant pas et en se contentant d’avancer. Des rencontres salvatrices et une volonté de fer auront raison de son blues pour lui ouvrir un avenir en adéquation avec ses aspirations.
Le cinéma indépendant américain sait parfaitement proposer de telles pépites douces amères, faites de petits riens et de grandes espérances. Après Gimme the loot, Smoke ou Away we go, Wallabout s’inscrit dans une généreuse ascendance de films indépendants émouvants. A découvrir si vous êtes sensibles aux récits charmants, ordinaires et forts en empathie.
Alex essaie de se réinventer à Brooklyn après avoir passée dix ans en France en tant que muse méconnue d’un célèbre réalisateur de cinéma. Après que quelques mois de retour à New York, Alex se fait expulsée de sa colocation et licenciée de son travail. Entamant une descente aux enfers, elle se tourne vers sa famille et ses amis mais se fait rejetée. Malgré tout, Alex est résolue à aider son père qui est souffrant et elle persiste néanmoins à poursuivre une carrière dans les arts. Pour joindre les deux bouts elle décroche du travail douteux à mi-temps et finie par se mêler avec divers personnages un peu louche. Finalement, elle rencontre Frank, un producteur énigmatique de cinéma, et ils tombent amoureux. Mais le passé de Frank s’avère même plus en dents de scie que celui d’Alex et fini par rattraper le couple. Wallabout est un récit intime qui raconte les péripéties d’une femme surqualifiée mais sous-employée qui se trouve comme étrangère dans un monde qui lui était familier auparavant. En se heurtant contre une société parfois corrompue et hypocrite elle arrive toutefois à survivre par sa présence d’esprit. Wallabout est une méditation urbaine sur la persévérance artistique et l’éternelle quête de famille.
Sortie : le 13 avril 2016 Durée : 1h42 Réalisateur : Eric Mc Ginty Avec : Ivy Elrod, Steve Ward, Jo-Anne Lee Genre : Divers
Doctor Strange : Marvel n’a pas fini de nous impressionner !
Doctor Strange, le neurochirurgien de l’écurie Marvel sort un teaser propre et efficace pour annoncer sa sortie prochaine le 4 novembre 2016. Rien ne peut plus arrêter la Walt Disney Company qui enchaine les blockbusters, entre les films autour de la saga Star Wars, et ceux des super-héros Marvel commeCaptain America Civil War, Mickey Mouse devrait être tranquille pour les quelques années à venir !
Doctor Strange offre quelques images aux effets spéciaux impressionnants qui ne sont pas sans rappeler ceux d’Inception. Le film propose une plongée dans les réalités multiples, à la découverte de nouvelles dimensions. C’est ainsi que le Doctor Strange deviendra le Sorcier Suprême de la maison Marvel.
Cette première vidéo montre un Benedict Cumberbatch (Sherlock, Star Trek Into Darkness) aussi barbu que bluffant ! Une performance bien montée et joliment sonorisée qui donne vraiment envie d’en savoir plus sur ce film réalisé par Scott Derrickson (Délivre-nous du mal, Sinister, L’Exorcisme d’Emily Rose, Le Jour où la terre s’arrêta), qui n’a jusqu’ici jamais réussi à s’imposer.
L’histoire d’un neurochirurgien, le Dr Stephen Strange, qui, après avoir été victime d’un horrible accident de la route, découvre des dimensions parallèles et un univers fantastique.
Sortie : le 4 novembre 2016 Durée : inconnue Réalisateur : Scott Derrickson Avec : Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton
Exposition Avengers Station : on révise les classiques avant Captain America Civil War !
Exposition Avengers Station : on révise les classiques avant Captain America Civil War !
L’exposition Avengers Station débarque sur l’esplanade de La Défense à proximité de Paris à partir du 15 avril 2016. Les fans de l’univers Marvel seront comblés par ce lieu entièrement dédié aux célébrissimes super héros. Iron Man, Captain America et tous les autres Avengers sont présentés dans un circuit riche et pédagogique. En parallèle de la sortie prochaine du très attendu Captain America Civil War, c’est le moment de réviser vos classiques Marvel !
Les plus anciens d’entre vous auront découvert l’univers Marvel en feuilletant les Comic books dans la cour de récré. Les aventures des super héros les plus célèbres de la galaxie ont tenu en haleine des générations de minots jusqu’à l’apparition de la saga Marvel sur grand écran. 2008 a marqué le coup d’envoi d’une déjà riche franchise cinématographique qui multiplie les aventures et les déclinaisons. Le premier volet d’Iron Man et L’incroyable Hulk ont lancé la vague de longs métrages au succès mondial jamais démenti. Captain America, Ant Man et surtout les Avengers ont suivi et c’est dorénavant tout l’univers Marvel qui s’affiche régulièrement sur les écrans du monde entier. Si vous n’avez raté aucun des films Marvel et si vous dormez dans votre pyjama Iron Man, votre passion pour les personnages Marvel sera comblée grâce à l’exposition Avengers Station.
Le parcours de l’exposition est rien de moins que flamboyant. Vous pénétrez dans le laboratoire du S.H.I.E.L.D pour découvrir les dossiers secrets des héros Marvel. L’équipe de l’exposition vous accueille avec un chaleureux sourire pour vous munir d’un smartphone, à moins que vous ne préfériez télécharger une application sur votre appareil personnel. Une fois le sas franchi, votre entrainement peut commencer. Vous voilà partis à la découverte des héros Marvel avec un nombre incalculable de films, photos et accessoires. L’origine et les caractéristiques de chaque personnage sont décryptés dans un luxe de détails. Les vitrines richement dotées exposent les personnages en taille réelle et vous pourrez même comparer la taille de vos mains avec les paluches de l’incroyable Hulk. L’exposition a été élaborée avec l’aide de la NASA et de scientifiques américains pour « interagir avec l’univers héroïque de Marvel dans un environnement aussi ludique qu’éducatif » comme l’indique le concepteur de l’exposition Nicholas Cooper.
Le parcours est immersif et ouvert à tous. Le clou de l’exposition est ce questionnaire pour obtenir votre diplôme et rejoindre l’équipe des Avengers. Deux heures de visite ne sont pas de trop pour étancher la soif de connaissance de visiteurs extatiques. Une photo souvenir vous attend à la sortie et votre appareil est scanné pour obtenir votre score au questionnaire de l’exposition. Les plus valeureux obtiendront un score rare mais puissant de 100%. A vous de jouer.
Dates : A partir du 15 avril 2016 Lieu : Esplanade de La Défense (84 esplanade du Général de Gaulle) Entrée : Adultes: 21,99 €, Enfant (-12 ans): 16,99 €, Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans, Pack Famille (2 enfants + 2 adultes): 69,99 €
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
Spectacle jeune public : D’un Picasso, l’autre, au Musée national Picasso-Paris.
Communiqué de presse :
Programmation culturelle Musée National Picasso-Paris, D’un Picasso, l’autre – création spectacle jeune public, 19 et 20 avril 2016. Un spectacle qui interroge l’acte créateur autour du thème « Picasso et la sculpture », en relation avec l’exposition en cours au Musée Picasso à Paris.
Dans un atelier encombré, Alpha, une femme sculptrice songe. Elle pense à Picasso. « Picasso, que faisais-tu lorsque tu étais en mal d’inspiration ? » Une petite voix lui souffle « Métamorphoses »… Elle commence alors la lecture des Métamorphoses et bientôt les univers d’Ovide et de Picasso viennent se mêler au sien. Et dans ce petit atelier apparaissent sous nos yeux les sculptures les plus folles faites d’objets, d’assemblages et de pliages. Elles se transforment et deviennent des êtres fantasmagoriques et humoristiques… Conçu en hommage au génie de Picasso et à son art, ce spectacle situé entre danse, théâtre et performance interroge l’acte créateur. Fait de matériaux hybrides, d’objets de rebut et de symboles du quotidien, ce spectacle nous entraînera dans le monde des sculptures de Picasso, interrogeant son rapport à l’acte créateur, le renouvellement du regard, l’inventivité et le modernisme. Des histoires de vies se dérouleront sous nos yeux : celles des sculptures, des objets de récupération, celles des créateurs, des créatures métamorphosées. C’est un voyage où les arts se répondront les uns aux autres : performances en arts visuels, assemblages, installations et images, instantanés théâtraux, fragments d’univers sonores, de chants, de poésie… Un univers fantasque, rêvé, cauchemardé laissant libre cours à l’imaginaire foisonnant, joueur et explosif.
C’est après une immersion dans l’univers des sculptures de Pablo Picasso que l’idée a germé de recréer des métamorphoses, fil rouge qui a beaucoup sous-tendu la création et l’inventivité de l’artiste espagnol, avec des réminiscences des Métamorphoses d’Ovide qu’il a lui-même illustrées. La performance sera suivie d’une rencontre de l’auteur et comédienne Emmanuelle Marquis dans les salles du musée (30 min).
À propos de la compagnie :
La compagnie Carré blanc sur fond bleu crée des spectacles de théâtre autour de la peinture. Elle favorise les transversalités entre les arts (théâtre, chant, manipulation d’objets, peinture, univers vocal, arts visuels…) afin de sensibiliser les différents publics, dans un souci de proximité et de transmission.
Les spectacles de la compagnie :
– Ma p’tite histoire de l’art, spectacle parcours-visite en famille à travers les salles du Musée d’Orsay (Paris 7è). A partir de 5 ans.
– Le petit pinceau de Klee, une 1ère initiation au monde de la peinture autour de deux oeuvres de Paul Klee et Vassily Kandinsky. A partir de 18 mois.
– Matisse ou la danse du lion, un voyage sensoriel dans l’univers du peintre Henri Matisse. Petite forme théâtrale à partir de 18 mois.
Informations pratiques et tarifs :
19 et 20 avril 2016 – Musée national Picasso-Paris
Plein tarif : 15 € / tarif réduit : 10 € (moins de 18 ans, moins de 26 ans résidents ou ressortissants de l’Union européenne, allocataires minima sociaux, demandeurs d’emploi, adhérents, partenaires). Le billet donne accès au spectacle et au musée. Réservation en ligne recommandée.
Ecriture et recherche plastique : Emmanuelle Marquis
1ère édition de la Foire Internationale d’Art contemporain et de design centrée sur l’Afrique, à Paris
Communiqué de presse :
Foire d’art contemporain et de design centrée sur l’Afrique, AKAA – Also Known As Africa, se tiendra pour sa 1ère édition du 11 au 13 novembre 2016 au Carreau du Temple (Haut Marais, Paris 3ème) dans une période marquée par une actualité culturelle dense centrée sur la photographie et par la présence dans la capitale de nombreux collectionneurs internationaux.
AKAA – Also Known As Africa, le nouveau rendez-vous international de l’art contemporain et du design centré sur l‘Afrique. Forte du constat qu’il manquait à Paris un événement international sur le prisme de l’Afrique dans l’art contemporain, Victoria Mann, jeune entrepreneuse francoaméricaine, lance AKAA, une manifestation commerciale et culturelle. Pour ce faire, elle s’est entourée d’un comité d’experts internationaux marqué cette année par l’arrivée de Simon Njami, directeur artistique de la 12ème édition de la Biennale de Dakar, et d’Elisabeth Lalouschek, directrice artistique et directrice des ventes d’October Gallery (Londres).
AKAA – Also Known As Africa, une foire de découvertes. Pour cette 1ère édition, 25 galeries internationales sont attendues. Elles présenteront tous types d’expressions contemporaines (peinture, installation et photographie) et mettront à l’honneur les artistes qui traduisent dans leur travail leur relation avec l’Afrique, qu’ils vivent et travaillent en Afrique ou sur d’autres continents.
AKAA – Also Known As Africa, une plate-forme d’échanges culturels. Les rencontres AKAA proposent un cycle de conférences, des tables rondes, films et performances d’artistes pour faire entendre la voix de celles et ceux qui font l’art contemporain africain.
AKAA – Also Known As Africa, une lecture globale de la scène artistique
africaine. AKAA est un manifeste en faveur de la création africaine sur tous les continents, sous toutes ses influences, un voyage à travers la diversité des artistes émergents et confirmés, et la mise en valeur de leurs galeries. AKAA revendique une Afrique sans frontières, un territoire en mouvement, un continent qui échappe à une seule définition.
13ème édition du Festival Contre-temps : nouveautés et premiers noms
Communiqué de presse sur le Festival Contre-temps à Strasbourg :
Electro, Nu Jazz, Soul, Funk, Techno, House, Latin, Afrobeat ou Hip-Hop… Depuis sa première édition en juin 2004, le Festival Contre-Temps accueille des artistes venant des quatre coins du monde pour faire vivre ces courants musicaux fédérateurs. Un rendez-vous annuel qui fait référence grâce à la qualité de sa programmation, à la fois festive et populaire.
Soirées dj’s, concerts live, performances vidéo, expositions et autres happenings s’enchaîneront du 9 au 19 juin 2016 à Strasbourg avec :
. plus de 30 événements diurnes et nocturnes
. une centaine de DJ’s set et concerts
. des rendez-vous dans toute la ville : Block Party, Croisières Lounge, Pelouses sonores au parc de l’Orangerie, expos, street-golf, cinéma…
TÊTES D’AFFICHES MUSICALES
GILLES PETERSON : un des DJ et producteur les plus connus au monde, référence de l’underground de Londres aux clubs de La Havane, défricheur insatiable de voluptés contemporaines, d’impulsions novatrices et autres sons futuristes.
JOEY NEGRO : le pape de la house disco, Londonien fondateur du label Z Records
OCTAVE ONE : duo house techno de la première heure de Detroit, Mecque du genre. Un des meilleurs live electronique.
SADAR BAHAR : pointure soul / funk / disco / rare groove venue de Chicago pour ouvrir le festival
DÉCOUVERTES & NOUVEAUX TALENTS
THE PARADISE BANGKOK MOLAM INTERNATIONAL BAND : des trésors de la musique traditionnelle thaïlandaise exhumés avec ajout d’instruments rares et de mixes inventifs
FULGEANCE : l’un des top beatmakers français avec graphisme électronique, breakbeats jazz, béton electro et flow freestyle. Il est le co-fondateur du Label Musique Large, invité de marque de Contre-Temps 2016
NIKITCH : un Grenoblois installé à Lyon, auteur de mixes dans une veine footwork, un mix ultrarapide de house et de hip-hop né dans les quartiers populaires de Chicago
NOUVEAUTÉ 2016
Une véritable BLOCK PARTY avec Graffiti Jam, Concours de danse, MC’s et DJ’s.
Un événement en plein air, entièrement gratuit, ponctué le samedi soir par une soirée avec DEE NASTY aux platines, une légende du hip-hop hexagonal, pionnier de la Zulu Nation française. Samedi 11 et dimanche 12 juin, presqu’île Malraux
RENDEZ-VOUS INSOLITES
CROISIÈRES LOUNGE : mix sur bateaux-mouches, tout autour de Strasbourg
PELOUSES SONORES : un dimanche après-midi (14h-22h) au Parc de l’Orangerie pour cet événement familial et gratuit où se succèdent Lives et DJ sets et qui avait réuni près de 6 000 personnes en 2015. Dimanche 12 juin, 14h-22h
FESTIVAL AVANT L’HEURE
Contre-Temps rend hommage à la vitalité des collectifs électroniques strasbourgeois avec MIXORAMA : un après-midi sur le parvis du Théâtre National de Strasbourg regroupant les crews les plus actifs faisant la richesse artistique de la ville. Samedi 28 mai, 14h-22h
The Circle : les élues : cocktail honnête de magie et d’adolescence tourmentée (DVD)
Adaptation d’un best-seller mondial, The Circle – chapitre 1 : les élues est un film fantastique suédois réalisé par Levan Arkin qui sera disponible à partir du 23 avril en DVD, Blu-ray et VOD.
Engelsfors, une petite ville suédoise d’apparence sans histoire … mais les apparences sont trompeuses ! La magie est là, terrée derrière un visage connu, dans la forêt, au lycée … Car l’endroit est situé à l’orée de plusieurs mondes (oui, nous ne sommes pas seuls !), favorisant ainsi les activités surnaturelles. Au lycée, point de rencontre obligatoire de la jeunesse, 6 adolescentes vont sortir du lot pour être embarquées dans une dangereuse aventure contre leur gré. Elles sont les « Elues », des sorcières aux pouvoirs naissants et elles ont une mission.
C’est un film assez sombre qui fait palpiter, sursauter […]
Bien sûr, avec ou sans diplôme bac+5 en sciences surnaturelles, on sait bien qu’en matière de magie, cohabitent et s’affrontent les méchants et les gentils. A Engelsfors, le mal est présent et les Elues sont les seules à pouvoir le vaincre. Mais apprendre subitement qu’on est une sorcière et qu’un ennemi non identifié rode et veut notre mort … pas évident ! D’autant plus que toutes très différentes, rien ne prédestinaient les Elues à se rencontrer et encore moins à s’aimer ! Et pourtant, ensemble, elles forment un cercle (jargon de sorciers !) et doivent s’entraider pour ne pas mourir.
Twilight, Harry Potter & Co … digne descendant ?
On découvre leur quotidien et leur personnalité en même temps qu’elles découvrent leur pourvoir. Le film n’oublie pas les à-côtés : amours contrariées ou satisfaites, déboires familiaux, rien ne manque aux problèmes typiques d’une adolescente moderne. Une belle initiative que d’avoir choisi des visages ordinaires. Belles ou vilaines en passant par banales, les protagonistes sont rafraichissantes par leur manque de perfection ! En revanche, les personnalités de chacune sont accentuées, exagérées afin de leur donner plus de relief.
C’est un film assez sombre qui fait palpiter, sursauter même parce que la noirceur n’est pas atténuée bien que le public visé soit jeune. Ce même public, fan de fantastique et d’aventure, trouvera quelques similarités avec Harry Potter et Twilight. Mais HP est un chef-d’œuvre d’invention là où cette histoire est plus modeste, moins complexe et même floue par endroit, du moins dans ce premier chapitre. Quant à Twilight … l’intensité passionnelle n’est pas la même. The Circle garde les pieds sur terre, il n’en fait pas des tonnes.
Pour les adeptes du livre, le scénario est fidèle dans les (très) grandes lignes à l’œuvre originale. Dans les détails, qui n’en sont pas toujours, en revanche, ils se sont permis des libertés à répétition afin de simplifier l’adaptation à l’écran. Si les émotions des Elues sont plus dures à percevoir et à comprendre en images, la magie, elle, passe mieux à l’écran qu’à l’écrit. Il faut le voir pour le croire comme on dit.
Quand le générique de fin se déclenche, on veut déjà connaitre la suite. C’est peut-être la meilleure façon de juger un film. Celui-ci creuse l’appétit même si la recette n’est pas originale, les ingrédients et les doses sont respectés !
Une nuit de pleine lune, six jeunes lycéennes se retrouvent mystérieusement attirées par une force surnaturelle dans la forêt. Une prophétie leur est alors révélée : elles sont les Élues, un groupe de sorcières, liées les unes aux autres par un pouvoir capable de repousser le Mal. Ensemble, elles vont devoir maîtriser cette étrange force et lutter contre la malédiction qui s’est abattue sur leur lycée.Désormais, rester unies est leur seule chance de survie !
Sortie en DVD : le 23 avril 2016 Durée : 1h27 Réalisateur : Levan Akin Genre : Fantastique
Norman Thavaud, plus connu sous le nom de Norman fait des vidéos, est certainement le Youtuber le plus connu de sa génération. Après avoir commencé modestement à faire des vidéos où il se mettait en scène avec son chat noir chez lui, devant sa webcam, Norman est vite devenu une véritable star des nouveaux écrans. Actuellement en tournée, le jeune Cht’i a fait un détour par le Théâtre du Rond Point, où il s’est produit dans le cadre du festival Sans élastique.
Moyenne d’âge 8-14 ans dans la salle, curieuse population lorsqu’on se rapelle qu’il y a à peine quatre ans, Norman sortait une vidéo sur la crise des 25 ans. Pourtant, ce sont bien les plus jeunes que fait rêver le presque-trentenaire youtuber. Dans son spectacle alors, l’enfant d’internet adapte ses sketchs à la diversité de son public.
Norman Thavaud est à l’aise sur scène comme devant sa webcam
Il y parle de son père et son accent de Ch’ti, d’Arras sa ville natale, de ses relations avec les filles, de sa vie de star dans une cité de Montreuil. Norman Thavaud est à l’aise sur scène comme devant sa webcam. Il en profite pour jouer un peu de guitare et pousser la chansonnette. Les yeux des gamins sont brillants, Norman est décidément la star du pré-ado du XXIème siècle. Pas de frustration, l’artiste décide, à la fin de son spectacle, de conclure par un « FAQ » : les enfants, posez les questions que vous voulez, c’est à vous ! « Norman, c’est qui ton coiffeur ? » la salle rit, les questions naïves fusent. Si Norman voulait toucher les jeunes de sa génération (les 25-30 ans), il suscite pourtant plutôt l’intérêt de la nouvelle génération.
Le festival Sans élastique : Solos, groupes, performances, surprises, spectacles et improvisations, fantaisies de mauvais genre, voire de mauvais goût… C’est le cœur multipiste du festival Sans élastique. Une vingtaine d’artistes, créateurs, auteurs et chanteurs, spécialistes ou conférenciers ; des propositions libres, iconoclastes et joyeuses construisent ce festival du plaisir inattendu et sans filet. Sans élastique rassemble pendant deux semaines des auteurs hors format, hors gabarit, hors cadre. Autant de risques à prendre, autant de manifestations, de spectacles aux formes originales. Tous offrent un aperçu de ce qui ne se fait pas, un condensé de ce qui ne se montre pas.
Un homme charmant, film d’Ariel Rotter, Copyright Urban Distribution
Un homme charmant, un film plastiquement éblouissant d’Ariel Rotter
Ne pas se fier au titre. Un homme charmant est avant tout un histoire de femme. Confrontée aux pressions sociales et ardemment courtisée par un homme follement épris d’elle, Luisa magnétise la caméra de ses turpitudes dans un noir et blanc classieux. Un moment de magie visuelle qui imprime ses spéculations philosophiques pour longtemps.
Un homme charmant oblige une femme fraichement endeuillée à envisager rapidement un nouvel avenir matrimonial. Les larmes du deuil ne sont pas encore séchées que Luisa est poussée par tous à s’engager avec Ernesto, soupirant décidé, patient mais insistant. Loin de se transformer en tyran domestique comme le titre le suggère ironiquement, il avive surtout les flammes d’un brasier intérieur qui tourmente la femme fragilisée. Les points de vue masculins estimeront que cet homme fait avant tout preuve d’un zèle excessif face à une veuve encore éplorée. Son manque de retenue et son enthousiasme débordant tranchent avec la mère encore attristée de deux jeunes filles envers qui elle tourne toute son affection.
Un film d’une perfection formelle éblouissante q
Cet Homme Charmant rappelle fortement le maniérisme hypnotisant du A Single Man de Tom Ford. Précision des postures, faciès millimétrés, costumes parfaitement taillés, le film étale un catalogue de bon gout. Tiré à 4 épingles mais distant, le film d’Ariel Rotter se transformerait facilement en un exercice de style sans la présence magnétique de l’actrice Erica Rivas. Elle incarne avec délicatesse cette femme victime de tourments insondables. Incapable de se tourner vers une oreille attentive, elle doit affronter seule la tempête qui fait rage. La communication breakdown est rendue d’autant plus virulente que l’héroïne ne peut s’ouvrir à personne. Pas de psychiatres dans l’Argentine des années 60 où le rang social oblige à une obligatoire retenue.
Un film d’une perfection formelle éblouissante qui invite à réfléchir sur ce destin de femme prisonnière de son milieu.
Quelques semaines après l’accident qui a coûté la vie à son frère et à son mari, Luisa revient peu à peu à la réalité. Un soir, elle fait la connaissance d’Ernesto, qui tombe aussitôt amoureux d’elle. Soucieuse d’offrir un cadre de vie sécurisant à ses deux petites filles, mais encore en plein deuil, Luisa ne sait comment gérer les avances de cet homme à la fois troublant et séduisant. Mais Ernesto est un homme pressé. Il est prêt à s’engager. Il parle déjà d’avenir. D’abord prévenant, il devient vite insistant, envahissant, étouffant. Dans le Buenos Aires des années 60, il n’est pas facile pour une femme de prendre le temps d’aimer à nouveau.
Sortie : le 20 avril 2016 Durée : 1h34 Réalisateur : Ariel Rotter Avec : Erica Rivas, Marcelo Subitto, Susana Pampin Genre : Drame