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Six, nouvel album de Doctor Flake, en tournée dans toute la France

 

Doctor Flake
Doctor Flake Photo © KissKissBankBank.com

Six, nouvel album de Doctor Flake, en tournée dans toute la France

Publik’Art est fan depuis toujours toujours de Doctor Flake. Cikaici résume à lui seul nos impressions suite à l’écoute de SIX, son nouvel album  : « Comme à chaque fois, son travail de chirurgien de la note comble nos profondeurs cérébrales et chaque nouvel opus va plus loin dans la recherche de l’émotion. »

Qui est donc Doctor Flake ?

Jean Marie LEGER alias Doctor Flake est un musicien et beatmaker français. Le célèbre principe de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » devient avec Doctor Flake  « Rien ne se perd, tout reste à créer alors transformons ! ». Depuis une douzaine d’années, Flake pioche dans l’héritage audio en tout genre (musical, cinématographique, radiophonique, poétique, environnemental) pour trouver les échantillons et les textures qui nourriront un processus créatif singulier. Cette démarche hip hop, basée sur l’échantillonnage (sampling), a toujours stimulé l’artiste et scellé le fond de sa musique : un downtempo au sens large, sombre, référencé, alternant entre plages instrumentales et morceaux chantés ou rappés.

Et son nouvel album, SIX ?

doctor-flake-6SIX a été composé avec le guitariste Yacine El fath et donne un prolongement électrique et analogique aux expérimentations amorcées sur le précédent album (Acchordance).Composés entre août 2014 et juin 2015, ces neufs morceaux sont le fruit d’une collaboration solide entre Doctor Flake et Yacine, le premier proposant des samples au second qui lui retourne son interprétation acoustique. Cette matière riche en texture sera le point de départ du développement mélodique des titres, proposés pour deux d’entre eux aux talents vocaux d’Awon (rappeur New Yorkais), de Black Sifichi (auteur et chanteur Franco New Yorkais)  et aux mains expertes de Dj Low cut

Sa prochaine tournée :

Seul avec ses machines ou accompagné d’invités, Doctor Flake développe un univers profondément vivant qui, en alliant poésie, mélancolie, énergie hip hop et dimension visuelle, transporte les auditeurs dans une transe mélodique. 2016 sera l’occasion de découvrir Environnemental : un voyage visuel et sonore délicieusement contemplatif.

29 Mars – Annecy – Le brise-glace (carte blanche w/Dj Krush)
07 Avril – Lyon – La marquise
08 Avril – Lille – La péniche
28 Avril – Bordeaux – I.boat
27 Mai – Paris – La boule noire
10 Juin – Limoges – La fourmi
01 Juillet – Clermont Ferrand – Parcours Electros

Plus de dates sur : www.doctorflake.com/tour

Sa discographie :

2005 – Intervention chirursicale
2007 – Paradis dirtyficiels
2009 – Minder surprises
2011 – Flake up
2014 – Acchordance
2016 – Six

Résultats concours : Les Visiteurs, 10 places de ciné gagnées

Les Visiteurs 3Résultats concours : Les Visiteurs 3, 10 places de ciné gagnées !

Vous avez été 5851 participants au concours Les Visiteurs. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Jimmy Moniez, Fabienne Aubry, Jean-Michel Faivre, Sabine Palazy et Nicolas Coupier

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Captain America Civil War plus fort que Batman vs Superman ?

Captain America Civil War
Captain America: Civil War : Photo Anthony Mackie, Chris Evans, Elizabeth Olsen, Jeremy Renner, Paul Rudd © Walt Disney Company

Captain America Civil War plus fort que Batman vs Superman ?

Captain America Civil War se prépare à damer le pion au dernier né de la maison DC Comics, Batman VS Superman : un film qui en a déçu plus d’un malgré ses 1 250 000 entrées pour sa première semaine (première place devant Médecin de Campagne qui a attiré un peu plus de 500.000 spectateurs). C’est donc bientôt le tour des personnages de Marvel de faire leur show dans les salles obscures. Dans un mouvement de surenchère permanenteCaptain America Civil War promet un véritable défilé costumé. Les différentes bandes annonces, compilées dans la playlist ci-dessous, ont fait leur effet en annonçant de nombreux super-héros, dont certains font leur première apparition (c’est le cas de Black Panther, de Baron Zemo ou encore de Spiderman incarné pour la première fois par le très jeune Tom Holland, 19 ans).

Ce troisième volet de Captain America ressemble fort à un nouvel épisode d’Avengers où seul le personnage de Nick Fury (interprété par Samuel L. Jackson dans Avengers) manquera à l’appel. A travers eux, ce sont d’abord Captain America & Iron Man qui se livrent bataille. A tel point qu’on peut se demander pourquoi le film n’a retenu que le premier en titre. Captain America vs Iron Man aurait très bien fait l’affaire, tout comme Avengers bis !

Il faut dire qu’initialement, Iron Man ne devait être qu’un personnage secondaire parmi d’autres mais que l’acteur Robert Downey Jr a tout fait pour étoffer le rôle de son personnage (et le cachet qui va avec : 40 millions de dollars, plus intéressements). Le directeur général de la Warner, qui était contre cette idée, a dû se résigner face au Président de Marvel, qui a intelligemment mis en avant la dynamique que pouvait générer la présence de deux personnages forts, en terme de recettes de produits dérivés ! Il faut dire que ses dernières ne sont pas en reste et constituent un enjeu majeur dans l’industrie du cinéma. De nombreux jeux dérivés ont été inventés pour les enfants et pour les adultes qui peuvent même miser de l’argent, par exemple avec la machine à sous Captain America !

Toujours est-il que, alors que Batman vs Superman a été mal accueilli par les premières critiques, Captain America semble avoir séduit les chanceux qui l’ont vu en avant-première… Ce n’est sans doute pas pour rien que la sortie de Batman vs Superman a été avancée d’un mois. Les enjeux sont beaucoup trop importants pour se retrouver frontalement face à la concurrence !

Le suspens est de mise quant au futur gagnant de ce duel dans les duels mais il semble que Batman et Superman ont du souci à se faire ! Et pour en remettre une couche, vous pourrez aussi aller voir l’exposition MARVEL AVENGERS S.T.A.T.I.O.N., qui débarque à Paris à partir du 15 avril !

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Captain America Civil WarSteve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. A la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

Sortie : le 27 avril 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Anthony Russo, Joe Russo
Avec : Chris Evans,  Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Sebastian Stan, Chadwick Boseman, Emily VanCamp, Anthony Mackie, Jeremy Renner…
Genre : Action, Fantastique, Super-héros

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Un week-end aux couleurs de Marie-Antoinette au Montansier


Marie-Antoinette-MontansierMarie-Antoinette en son théâtre

Le week-end dernier, le théâtre Montansier à Versailles célébrait Marie-Antoinette au travers d’animations variées et originales. Conférences, goûters thématiques, danses baroques et pièces de théâtre étaient au rendez-vous dans ce lieu emblématique connu pour avoir été inauguré par Marie-Antoinette et Louis XVI le 18 novembre 1777. Certains étaient même vêtus de leur plus beaux costumes pour l’occasion…

Retour sur Marie-Antoinette(s), une création de Pauline Susini 
Une belle réussite pour le Montansier : samedi soir, pour la représentation de « Marie-Antoinette(s) », la salle est comble et conquise. Marie-Antoinette(s) est une création de Pauline Susini (avec Kristina Chaumont, Célia Rosich, Sarah Amrous et Baptiste Raillard), qui s’intéresse à l’intimité de la Reine de France et transcrit dans sa pièce de théâtre les pensées, doutes et envies de celle qu’on appelait vulgairement « l’Autrichienne ». Intrusion au coeur de l’âme de la Reine, cette pièce nous transporte dans les délires insouciants de celle qui, pour le peuple de l’époque, a ruiné la France par sa folie des grandeurs. Dans cette pièce, le spectateur fait des allers-retours entre le petit Trianon et le tribunal devant lequel Marie-Antoinette a dû rendre ses comptes après la Révolution. Au gré d’une mise en scène ultra-moderne et ingénieuse, cette pièce dévoile les facettes méconnues et complexes de Marie-Antoinette, ses relations avec le roi de France, ses sorties et bals à l’Opéra de Paris, ses folies créatrices et multiplies extravagances mais aussi ses émotions de mère aimante. Une belle manière de découvrir autrement, et sous plusieurs angles, la ou les Marie-Antoinette(s).

Le week-end Marie-Antoinette au Montansier a aussi été ponctué d’une conférence sur la célèbre affaire du Collier et d’une création théâtrale de Nicolas Bréhal, la légèreté française.

Pour découvrir toute la programmation du Montansier  http://www.theatremontansier.com/

Une belle leçon d’histoire de France avec Maxime d’Aboville


leconhistoiredefranceUne heure pour comprendre 200 ans d’Histoire

Dans sa première leçon d’histoire de France, Maxime d’Aboville parcourait les siècles de l’An Mil à Jeanne d’Arc. Le second volet de cette pièce explore, quant à lui, la période allant de 1515 au Roi Soleil. Cette leçon intelligente et ludique d’histoire fait revivre à son public les siècles du Royaume de France, de François 1er à Louis XIV. En une heure, Maxime d’Aboville balaie avec ingéniosité et non sans une pointe humour cette Histoire que l’on apprenait sur les bancs de l’école.

Dans sa blouse grise d’instituteur du siècle dernier, noeud papillon au cou et baguette à la main, Maxime d’Aboville excelle. « Pour faire vivre sur scène cette épopée, je me suis amusé à tenir le rôle de l’instituteur d’autrefois, avec sa blouse grise et sa grande carte de France, comme on en voyait jadis dans toutes les salles de classe » précise-t-il.

Ce condensé théâtral d’histoire plaira aux plus anciens et subjuguera les plus jeunes

Ce condensé théâtral d’histoire aura le mérite de plaire aux plus anciens, qui s’amusent à répondre aux interrogations du professeur, ainsi qu’aux plus jeunes subjugués par ce cours interactif qui n’a rien de conventionnel. D’Aboville mime la bataille de Marignan, rit de l’accent gascon et des habitudes du bon roi Henri, fait revivre les Trois Mousquetaires, joue des humeurs maussades et de la dépression maladive de Louis XIII et évoque les jalousies entre Louis XIV et son intendant des finances Nicolas Fouquet. De temps à autre, il fait même de l’improvisation, interpelle son public lorsque celui-ci paraît déconcentré (ne baillez pas et ne sortez pas vos portables, nous sommes ici dans un vrai cours d’histoire).

Le Mal court de Jacques Audiberti - Mise en scene : Stephanie Tesson - Decor : Nicolas Sire - Costumes : David Belugou - Lumieres : Jacques Puisais - Avec : Antony Cochin, Julie Delarme, Jean-Paul Farre, Josiane Leveque, Marcel Marechal, Didier Sauvegrain, Emmanuel Suarez - Theatre de Poche Montparnasse - Paris le 12 janvier 2013 © Brigitte Enguerand / Divergence
© Alejandro Guerrero

Aux amoureux d’Histoire de France, cette leçon menée par l’excellent et ingénieux Maxime d’Aboville vous procurera le plus grand plaisir. Aux novices et plus jeunes, vous ne pourrez que vous régaler de cette leçon aussi improbable que séduisante. Un grand bravo, Monsieur le Professeur !

Dates :  du 2 avril au 2 juillet
Lieu : Théâtre de Poche (Paris)
Metteur en scène : Maxime d’Aboville
Avec : Maxime d’Aboville

Résultats concours : 99 Homes, 10 codes de visionnage gagnés

99 HomesRésultats concours : 99 Homes, 10 codes de visionnage gagnés !

Vous avez été 1734 participants au concours 99 Homes. Merci de votre excellente participation. Les 10 heureux gagnants d’1 code de visionnage sont :

Jean-Pierre Stasse, François Westerlynck, Robert Rapisarda, Olivier Wathelet, Joseph Moulin, Roger Gilson, Anne Bierlaire, Laetitia Scaglia Benzoni, Carina Van Der Veken et Jean-Jacques Pion.

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Volta à terra, un film authentique de João Pedro Plácido

Volta a terra
Volta a terra photo ©Droits réservés

Volta à terra, un film authentique de João Pedro Plácido

João Pedro Plácido réalise un documentaire authentique avec Volta à terra. Pour cela, il est allé au pays de ses grands-parents maternels, dans le Nord du Portugal, plus précisément dans le hameau de Uz. Il va filmer un jeune de Uz, Daniel, dans sa vie de tous les jours et nous faire partager son quotidien.

Pas vraiment de scénario dans Volta a terra. On se trouve dans un hameau perdu au milieu de la montagne, au milieu de nul part, avec Daniel, ses vaches, ses moutons, au fil des saisons. Daniel est au cœur du film. Il a juste 21 ans et sa vie quotidienne est bien éloignée de la nôtre. On a l’impression de repartir au XIXè siècle ou presque ! Ils fauchent le blé à la faux, vivent dans un extrême dénuement, mais semblent malgré les conditions très difficiles, heureux. Ils préparent ensemble la fête au village du mois d’août. Daniel se met à rêver d’amour ! Mais quelle femme voudra bien le suivre dans ses montagnes où la vie est si rude ? Daniel n’est pas un tendre, mais plutôt un rustre !

Son naturel fait toute la force du film.

Daniel aime ses bêtes mais n’hésite pas à les bousculer, à les traiter de tous les noms, sa façon à lui de se défouler, sans doute. Pas de sentiments avec les bêtes ! Daniel est un vrai paysan qui se laisse filmer sans se soucier le moins du monde de la caméra. Son naturel fait toute la force du film. Daniel reste un enfant au cœur pur ! Pour nous, il nous paraît impensable d’habiter Uz où même les conditions climatiques sont difficiles. Même si les photos sont sublimes, avec des lumières étonnantes, la nature est trop dure pour y vivre. Et les habitants d’Uz ne font que travailler, chaque jour, pour subvenir à leurs besoins, sans jamais se plaindre. Pas le temps de se poser des questions ! Volta a terra est un documentaire à la fois authentique et poétique sur une vie simple de paysans du XXIè siècle au Portugal.

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Volta à terraA Uz, hameau montagnard du nord du Portugal vidé par l’immigration, subsistent quelques dizaines de paysans. Alors que la communauté se rassemble autour des traditionnelles fêtes d’août, le jeune berger Daniel rêve d’amour. Mais l’immuable cycle des 4 saisons et les travaux des champs reprennent vite le dessus…

Sortie : le 30 mars 2016
Durée : 1h18
Réalisateur : João Pedro Plácido
Avec : Daniel Xavier Pereira, Antonio Guimarães, Daniela Barroso
Genre : Documentaire

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Vidéo « On n’a jamais vu ça » : Richie Jackson réinvente le skate avec style !

Richie Jackson
Richie Jackson

Vidéo « On n’a jamais vu ça » : Richie Jackson réinvente le skate avec style !

Le monde du skateboard n’a jamais fini de nous surprendre. On pourrait croire que la discipline connait ses limites. « Que nenni », dirait sans doute Richie Jackson sous ses faux airs de D’Artagnan croisé à un Beetlejuice nourri aux herbes et resté tranquillement perché depuis Woodstock. L’énergumène ne provoque pas seulement l’émotion par son style original, il est aussi un fin équilibriste qui joue les funambules avec son skate collé aux plantes des pieds.

On a pourtant l’habitude de voir beaucoup de vidéos de skate, mais Richie Jackson apparaît comme un OVNI qui apporte une fraicheur inattendue à cette petite planche de bois. Dans Death Skateboards, on le voit réaliser des prouesses techniques qui paraissent aussi improbables qu’impossibles à réaliser. L’artiste et sportif au talent immense ne manque pas de faire le show non sans une bonne dose d’humour. On se régale avec cette vidéo !

Résultats concours : Hawaï, 5 coffrets de 6 DVD gagnés

Hawaï
Résultats concours : Hawaï, 5 coffrets de 6 DVD gagnés !

Vous avez été 5383 participants au concours Hawaï. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 super coffret sont :

Illona Barre, Thibaut Tetu, Amélie Brochard, Jesus Gutierrez et Alain Grosjean.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

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L’art du canard, livre de l’expo incongrue du collectif InterDuck (Glénat)


L'Art du canard

L’art du canard, livre de l’expo incongrue du collectif InterDuck (Glénat)

L’art du canard est avant tout une surprise quand on découvre ce livre en librairie. A première vue, on se demande ce que c’est : un livre loufoque, un livre d’art, le fruit de notre imagination, un monde parallèle … Et bien, c’est tout ça à la fois !

Mais ce qui est surprenant, c’est que cela fonctionne extrêmement bien. Ce très bel ouvrage a été réalisé par le collectif Interduck, né 1982 au sein de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Brunswick en Allemagne, sous la direction du professeur Eckhart Bauer. Né d’un projet un peu fou de représenter les différentes œuvres artistiques (peintures, sculptures, concepts) en les revisitant à la sauce « canards ».
Une prouesse accomplie, qui aujourd’hui est exposée dans toute l’Europe (vous pouvez aller la voir du 14 avril au 29 juillet 2016 à Grenoble). L’art du canard peut très bien être une approche ludique pour tous les enfants qui ne comprennent pas grand chose aux grands peintres et qui trouveraient ici de manière ouverte le début d’une porte ouverte vers les musées. Intéressant !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

À quoi ressembleraient les plus grandes œuvres d’art du monde si elles n’avaient pas été réalisées par des êtres humains, mais par des… canards ? C’est la question à laquelle tente de répondre le groupe d’artistes interDuck dans L’Art du Canard. En peinture, photographie, gravure ou sculpture, ils réinventent notre patrimoine culturel en l’affublant de becs, de plumes et de pieds palmés. En résulte une galerie d’œuvres symboliques et réinterprétées façon canard – des tombeaux égyptiens à la Joconde – nous plongeant dans un monde imaginaire et crédible à la fois…
Cet ouvrage en trois langues (Français, Anglais et Allemand) accompagne deux expositions des pièces qu’il rassemble, se tenant à Angoulême du 28 janvier au 15 mars 2016, et au Couvent Saint-Cécile de Grenoble du 14 avril au 29 juillet 2016.

Date de parution : le 16 mars 2016
Auteur(s) : Collectif Interduck
Genre : Inclassable, Expo
Editeur : Glénat
Prix : 45 € (512 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Sidaction : le Sida, c’est pas un rhume !

sidaction
Le Sida c’est pas un rhume © Lodi Maracescu

17% des jeunes pensent que la pilule du lendemain est faite pour supprimer toutes transmissions possible de Sida ou autres saloperies. Une gomme ? Non. Faut faire gaffe bordel. Le Sida c’est pas un rhume. Qu’il fasse chaud ou froid, la baise ça se fait couvert.

Faites un don pour lutter contre le Sida dans le cadre du Sidaction, jusqu’au 15 avril.

Kung Fu Panda 3, grand et carré sans retour de bâton

Kung Fu Panda 3
Kung Fu Panda 3 Photo © Twentieth Century Fox Papier, crayon, plume et pinceau, numérique et que du beau.

Kung Fu Panda 3, grand et carré sans retour de bâton

C’est le troisième volet. Normalement le dernier si l’on suit la logique de développement des studios d’animation. Dreamworks avait lancé l’aventure avec le premier chapitre de Kung-Fu Panda en 2008. Dans un petit village, coincé dans une vallée chinoise, un panda nommé Po, ayant pour père adoptif une oie, devient l’élu désigné par le grand maître de l’art martial, la tortue Oogway. Dans les premiers chapitres, Po passe de la groupie à la star de Kung-Fu. Au fur et à mesure, accompagné de ses amis, Mante, Tigresse, Singe, Vipère, Grue, Po le gros panda améliore son kung-fu pour arriver enfin, dans l’épisode 3, maître de ses camarades. Leur ancien maître, Shifu, prend sa retraite. Le maître des maître, inventeur du kung-fu, Oogway, est dans le monde des esprits.

D’ailleurs, et c’est là où tout commence pour ce troisième volet, la tortue Oogway vient se faire chahuter par un ancien frère d’armes vieux de 500 printemps dans le monde des esprits. Cette grosse bête, qui pèse son âge, se fait appeler Kaï. Imaginez une sorte de bâtard entre un buffle et un auroch, sur ses deux pattes arrières, et deux dagues en lames de jade au bout de chaines de cent mètres de long. Bref. Une plaie. Kaï, veut éradiquer toutes traces de son ex-ami Oogway. Et pour ça, en aspirant le « chi » (énergie) de la tortue, il revient parmi les mortels. Po, et ses amis, vont devoir faire face. En plus de devoir sauver le monde, Po va devoir affronter quelque chose d’autre : son père. Élevé par une oie, il était le seul panda du village. Son père, un panda donc, va tout faire pour essayer de récupérer son fils, et le raccompagner dans un village caché où les pandas (alors oubliés) subsistent. Toute la magie des films d’animations des studios de grande fame réside dans cette capacité à mêler le divertissement pour les jeunes, et des réflexions un peu plus poussées, ici, « qui suis-je ? ».

[…] Kung Fu Panda 3 se fonde sur l’art martial asiatique qu’est le kung-fu.

Une des réussites de cette franchise, c’est sans doute la qualité de la réalisation. Sur le plan purement graphique, l’animé jongle entre le old fashion de l’animation peinte, l’animation 3D et la grâce de l’art asiatique type estampe. Les couleurs vacillent entre chaleur et douceur, agressivité et docilité. Dreamworks rencontre l’immense studio China Film Co. Ldt. Et c’est fort. L’esthétique et la minutie des deux font de l’animé un bouillon de culture à la sauce parfaite d’un point de vue technique. En sus des visuels fichtrement plaisants, le film fait foi d’un énorme travail de chorégraphie (oui). On l’oublierait presque, mais Kung Fu Panda 3 se fonde sur l’art martial asiatique qu’est le kung-fu. On retrouve la rigueur des films classiques du même ordre. Bien que ce soit fait numériquement, les gestes sont millimétrés et rythmés d’une façon impressionnante. Point que peut-être l’enfant ne peut profiter entièrement. De ce fait, la haute grandeur de ce genre de production, c’est la facile et l’intéressante double lecture que l’on peut faire. D’une part, on peut y coller l’étiquette de dessin animé pour les kids. Plaisant, qu’ils passeront d’ailleurs en boucle pour leur plus grand plaisir. D’autre part, le plus vieux (ou le moins jeune) peut tout de même passer un bon moment devant ce genre de film. Le moins jeune peut profiter avec plus d’aisance de la qualité des graphismes, de la réal, et parfois, c’est-à-dire souvent dans les animés, de blagues salaces semées par-ci par-là. Kung Fu Panda 3 coche la case-coche de l’animé de pour tous.

Une des réussites de cette franchise, c’est sans doute la qualité de la réalisation.

Nous le disions, le film laisse place à des bouts de pistes de réflexions philosophiques. Bien entendu, ce n’est pas du Kant ou du Confucius, mais tout de même, l’animé a le mérite de ne pas être vide de propos et de sens. Po le panda rencontre pour la première fois son père. C’est d’ailleurs, dans la chronologie de la série, la première fois qu’il rencontre un poilu comme lui. En sus, pour vaincre Taï (gros méchant bien badass), ses maîtres lui disent que la clef est de savoir ce qu’il est. Le retour du panda dans un cadre où ne vivent que des pandas lui apparaît comme une piste. Son père adoptif, l’oie, le suit. Avec lui alors dans sa quête, son cadre d’origine (les poilus noirs et blancs), son père adoptif, son père biologique, et le titre pesant de kung-fu maestro. Tout doit être remis dans l’ordre. Il se perd d’abord quand il cherche à être une seule chose à la fois, laissant alors le reste dans la désuétude. Mais, lorsqu’il comprend qu’il est tout ce qu’il est, tout ce qu’il fait et tout ce qui l’entoure, alors il trouve une sorte de paix intérieure qui lui permettra d’être entièrement. Tiré par les poils ? Pas tant que ça. Quand on compare et quand on fait le pont avec la philosophie asiatique et l’éthique bouddhiste, tout se tient, et on retrouve les aspérités caractéristiques. Encore une fois, ce genre de passerelles que la cervelle fait face à l’écran de cinéma est profitable aux plus grands, et prouve de nouveau la richesse d’un film que l’on voudrait déchoir.

Bien entendu, Kung Fu Panda 3 n’est pas un incontournable. Néanmoins, on en sort content. Bien que le scénario soit parfois peu poussé (nous n’en attendons pas plus), il en reste quelque chose d’agréable. Batman vs Superman a été pondu par des studios qui souhaitèrent étirer au maximum de la patte à petits pains. Ils ont fait de cette avidité une honte aux franchises. Espérons maintenant que Dreamworks ne fasse pas preuve de la même gourmandise. Espérons aussi qu’ils se concentreront davantage sur la création et l’imagination, cette formule magique, qui jusqu’à présent fait mouche.

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Kung Fu Panda 3
A partir de 3 ans.
Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas !

Sortie : le 30 mars 2016
Durée : 1h35
Réalisateur : Jennifer Yuh, Alessandro Carloni
Genre : Animation, Aventure, Comédie

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Musicalité des corps au programme du ballet de l’Opéra de Paris

Musicalité des corps au programme de l'Opéra de Paris
« In Creases », de Justin Peck – Photo Sébastien Mahé/Opéra National de Paris

Musicalité des corps au programme du ballet de l’Opéra de Paris

La musicalité des corps chère à Benjamin Millepied est à l’œuvre dans ce programme de l’Opéra de Paris.

Il présente quatre chorégraphes marqués par l’école américaine qui réinterprètent un vocabulaire d’inspiration classique dont le dialogue initié avec la musique, affranchi de toute illustration narrative, lui confère une écriture nouvelle et abstraite. Un emportement.

[…] musicalité des corps

On débute par « Seven Sonatas » d’Alexei Ratmansky sur la musique de Scarlatti. Trois couples de danseurs déploient avec aisance une grammaire hybride aux accents romantiques et parfois plus sombres où les ruptures d’enchaînements et la gestuelle s’émancipent de la structure classique et de son exercice de style.

Puis, « Other Dances » de Jerome Robbins prend la relève sur la partition de Chopin où Mathias Heymann et Ludmila Pagliero sur un ton ludique et décomplexé, tantôt soliste ou en couple, se jouent à merveille de la virtuosité.

Une effervescence magnétique imprègne « Duo concertant » de George Balanchine sur les notes pastorales de Stravinsky où les enjeux d’une course amoureuse inaugurent une danse aussi organique que musicale. Myriam Ould-Braham et Karl Paquette, séducteurs en diable, cisèlent une gestuelle intense et sculpturale.

Enfin « In Creases » du jeune prodige Justin Peck sur la musique hypnotique de Philip Glass vient clore la programmation et fait sensation. A partir d’une variation arithmétique dans laquelle le chorégraphe articule ses huit danseurs, la chorégraphie imprime une figure abstraite à chaque mouvement ou attitude. Le groupe au diapason jouant alors avec sa configuration collective ou individuelle ainsi que son énergie dans une osmose parfaite.

[…] en résonance sensible

Une soirée au souffle poétique en résonance sensible où « Seven Sonatas », « Duo concertant » et  « In Creases » font une entrée remarquée au répertoire.

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Dates : du 24 mars au 5 avril 2016 l Lieu : Au Palais Garnier (Paris)
Chorégraphes : Alexeï Ratmansky / George Balanchine / Jerome Robbins / Justin Peck

L’Art et l’Enfant, une exposition éblouissante au Musée Marmottant Monet

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L'Art et l'Enfant Musée Marmottant Monet

L’Art et l’Enfant, une exposition éblouissante au Musée Marmottant Monet

Le Musée Marmottan Monet met la figure de l’enfant à l’honneur dans sa nouvelle exposition L’Art et l’Enfant. A travers les différentes périodes de la peinture occidentale, la représentation du bambin a évolué formellement et métaphoriquement. Le déroulé de l’évènement mêle pédagogie et portraitistes célèbres pour le plus grand bonheur des visiteurs.

Haut lieu de la culture parisienne, le Musée Marmottan Monet enchaine les évènements picturaux éblouissants et instructifs. Le public déambule avec intérêt dans les mêmes couloirs indéfiniment réinventés pour se plonger dans des thématiques fascinantes. Après Marie Laurencin, les Impressionnistes en privé, Impressions Soleil LevantVilla Flora et La Toilette Naissance de l’intime, le Musée Marmottan Monet s’attache à dépeindre la représentation de l’enfant depuis le moyen-âge jusqu’au début du 20e siècle. Si les figures de l’Enfant Jésus se multiplient initialement, les descendances royales prennent une place de choix à partir du XVIIe siècle. C’est un Louis XIV omniprésent qui truste les murs dès son enfance. La figure de la mère accompagne souvent des enfants représentés en jeunes adultes bien loin de l’innocence enfantine.

[D]ifficile d’imaginer rencontre plus ébouriffante !

Les siècles se succèdent et l’enfant devient un reflet des évolutions sociales. Enfant militaire, enfant chapardeur, il se transforme en source de revenus pour des familles urbaines et misérables. La thématique sociale supplante l’angélisme et l’enfant devient un être soit innocent et victime, soit héroïque et grandi trop vite. Dès la deuxième moitié du XIXe siècle, les peintres bourgeois dépeignent les plaisirs simples de weekends bucoliques à la campagne. L’enfant tient une place minuscule, avec tant d’espoirs placés en lui et encore joueur. Le XXe siècle s’attache à simplifier la physionomie enfantine, comme une potentialité non encore réalisée. Matisse et Picasso tiennent une place privilégiée dans cette époque de découvertes picturales. Cubisme et Modernisme travestissent l’enfant devenu un arlequin théâtral. Si Picasso rêve de peindre comme un enfant, Matisse prend un contrepieds total, reflet de leur antagonisme resté célèbre.

Une exposition qui se regarde tout autant qu’elle se lit (ou s’écoute pour ceux qui choisiront l’audioguide). Des commentaires pertinents émaillent les différentes toiles avec des éclaircissements confondants de justesse. Une exposition qui se déguste avec délectation, comme un voyage dans le temps. La listes des peintres laisse songeur. Le Nain, Champaigne, Fragonard, Chardin, Greuse, Corot, Millet, Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Picasso, Matisse… difficile d’imaginer rencontre plus ébouriffante !

Dates : du 10 mars au 3 juillet 2016
Lieu : Musée Marmottan Monet
Entrée : 11 €

Attaché de Presque au Théâtre Le Proscenium

Attache de presque

Un Attaché de Presque déjanté au Théâtre Le Proscenium

Attaché de Presque narre la vie tumultueuse d’un attaché de presse haut en couleurs. Entre petites vexations et clients caractériels, Lionel Aknine réalise un retour d’expérience déjanté et énergique sur la scène du Théâtre Le Proscenium. Tout en esbroufe mais en panne de connivence avec le public, il multiplie les scènes cocasses dans un spectacle échevelé.

Travailler pour la Promotion Presse des stars françaises ou internationales laisse des séquelles profondes. Lionel Aknine s’en est souvenu à l’heure d’écrire son spectacle. Sur les rails d’une carrière prometteuse de comédien, il l’a pourtant mise entre parenthèses pour mener une carrière brillante et reconnue d’attaché de presse. Brillante mais apparemment tourmentée. Les souvenirs se bousculent et les noms célèbres pleuvent pendant plus d’une heure. De La Soul, Linda de Souza, Lou Reed, les références raviront les fans de musique, de toutes les musiques.

Les souvenirs se bousculent et les noms célèbres pleuvent

Le comédien réalise visiblement un rêve de gosse. Monter et interpréter son propre spectacle comique le ravit et il rayonne sur scène. Cette empathie rayonnante ne suffit malheureusement pas à abattre le mur qui se forme avec un public laissé trop souvent à distance.

L’audience attend une interactivité qui se justifierait au vu de la taille de la salle. Si des rires massifs sont parfois déclenchés par des réparties bien senties, un silence déconfit règne trop souvent dans la salle. Pas une question de charisme ou de qualités comiques, juste une carence préjudiciable d’échanges. Reste le souvenir d’anecdotes truculentes qui font de ce moment un aimable divertissement burlesque.

Dates :  Dernière date le 8 avril 2016
Lieu Théâtre Le Proscenium
Metteur en scène : Emmanuel Quatra
Avec : Lionel Aknine

La course du siècle, un très joli film d’animation pour tout-petits (DVD)

La course du siècle
La course du siècle Photo © Universum Film

La course du siècle, un très joli film d’animation pour tout-petits (DVD)

La course du siècle est une réalisation allemande de Ute von Münchow-Pohl et Sandor Jesse. C’est un film d’animation qui s’adresse aux enfants dès l’âge de 3 ans. A voir en famille !

L’histoire de la course du siècle est simple et belle. C’est l’automne. Tous les animaux de la forêt ont récolté des provisions pour l’hiver. Leurs stocks sont bien remplis, mis à l’abri. Mais Chaussette, un Petit Corbeau terrible, va détruire tout un stock de nourriture de madame Blaireau. Mais comme Chaussette est plein de bons sentiments, il va participer à une course de voiture pour remporter le gros lot, un chèque, qui lui permettra de refaire le stock de Madame Blaireau.

 Un peu de peur mais parfaitement dosée ! Et surtout beaucoup de rires et de bêtises !

C’est alors que la course va lui réserver quelques surprises et pas toujours des meilleures. Certains animaux ne vont pas être gentils du tout avec lui, faisant tout pour le faire perdre. A travers ce film, l’enfant va découvrir les bons et les mauvais sentiments que l’on peut avoir envers l’autre. Mais ce sera, bien sûr, les bons qui vont l’emporter haut la main !

Même au milieu de la course, Chaussette et son co-pilote se mettront en danger pour sauver un des concurrents de la course. Un peu de peur mais parfaitement dosée ! Et surtout beaucoup de rires et de bêtises ! Le dessin animé est joli, de belles couleurs et avec beaucoup d’animaux de la forêt. La course du siècle vous réservera un bon moment de détente à partager avec votre famille et vos enfants ou petits-enfants ! Aujourd’hui, les films pour tout-petits sont assez rares et c’est pourquoi je le signale !

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La course du siècleLe Petit Corbeau Chaussette a accidentellement détruit le stock de nourriture qui permet aux animaux de la forêt de survivre pendant l’hiver. Pour reconstituer les réserves, il décide de s’inscrire à la course dans la forêt pour gagner le grand prix, à savoir 100 pièces d’or. Pour un champion comme lui, ce devrait être aisé…. Mais la course s’avère tumultueuse et remplie d’embûches pour Petit Corbeau et Eddie, son fidèle copilote…. Surtout qu’un nouveau concurrent venu d’Amérique du Sud va leur donner du fil à retordre ! Mais comme toujours, l’histoire (et la course !) se terminera bien pour tous les habitants de la forêt !

Sortie DVD : le 23 février 2016
Durée : 1h13
Réalisateur : Ute von Münchow-Pohl, Sandor Jesse
Avec : Jan Delay, Mia Diekow, Katharina Thalbach
Genre : Animation, famille

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Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas Lilti

Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas Lilti
Médecin de campagne François Cluzet Photo © Jair Sfez

Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas Lilti

Après Hippocrate, Thomas Lilti revient sur le devant de la scène avec Médecin de campagne. Il reste dans son domaine : la médecine. Normal puisqu’il a été lui-même généraliste avant de devenir réalisateur et qu’il a même fait des remplacements à la campagne.

Médecin de campagne raconte l’histoire d’un médecin de famille, interprété par François Cluzet. Un médecin comme on n’en voit plus. Il parcourt les routes de campagne et visite tous ses malades avec beaucoup de paternalisme. On se croirait au XIXè siècle ! Mais, bon, ce médecin de campagne est aimé par ses patients et c’est bien l’essentiel. Jusqu’au jour où on lui annonce qu’il est malade : tumeur cancéreuse au cerveau. Dommage qu’il y ait quelques invraisemblances, notamment au niveau médical, dans ce film Médecin de campagne. Mais ce qui ressort de tout à fait vrai est le fait qu’un docteur qui tombe malade est inconcevable pour le docteur lui-même. Un docteur pense qu’il n’a pas le droit de tomber malade. Et donc, il agira comme s’il n’était pas malade, avec un très fort déni de la réalité. Le film montre très bien ce sentiment.

[…] un docteur qui tombe malade est inconcevable pour le docteur lui-même.

En fait, le véritable héros n’est pas le médecin mais sa remplaçante, Marianne Denicourt. On la voit davantage que Cluzet. Mais là encore, rien d’époustouflant. Ce film ne dévoile rien, ne fait guère passer d’émotion. Et c’est vraiment dommage. Cluzet a une tumeur et ne voit rien du côté gauche. Mais cela ne l’empêche pas d’exercer, de conduire… Il est sous chimio et continue à travailler, sans fatigue apparente… Quant à elle, sa remplaçante, miraculeusement, les patients vont l’adopter direct ! Elle va même faire des « ravages » chez les gitans… Scènes un tant soit peu ridicules… Mais n’oublions pas, on est au cinéma !

Bref, ce n’est pas un film drôle ni triste. Si on est réellement malade, certaines scènes vont être très énervantes, tellement éloignées de la réalité ! Mais l’histoire a une happy end ! Alors tout le monde repart heureux ! Un bon film du dimanche soir qui ne donnera sans doute pas envie aux jeunes généralistes de s’installer à la campagne !

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Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas LiltiTous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie, médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s’adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait… irremplaçable ?

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Thomas Lilti
Avec : François Cluzet, Marianne Denicourt, Isabelle Sadoyan
Genre : Comédie dramatique

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Bref, on a vu Kyan Khojandi

kyankhoandieuropeenLes Pulsions de Kyan Khojandi

Kyan Khojandi, aussi connu sous le nom « le mec de bref », signe ici non pas son premier mais bien son deuxième spectacle. En réalité, le premier après avoir fait un carton dans le Grand Journal de Canal Plus avec son shortcom Bref, qui racontait en trois minutes et avec humour les déboires d’un trentenaire parisien. Au théâtre l’Européen à Paris jusqu’au 28 mai, l’humoriste d’origine iranienne (que l’on peut également voir en ce moment au cinéma dans Rosalie Blum de Julien Rappeneau) fait salle comble avec son spectacle Pulsions.

Tout commence un peu péniblement, avec quelques premiers sketchs obsolètes et dont la vulgarité n’apporte pas grand chose : un topo sur la masturbation et sur les relations de couple. Bref, du déjà-vu qui collait bien au format shortcom, mais sonne un peu dépassé dans un one-man-show.

 Un one-man show intimiste plein d’autodérision

Mais le spectacle devient vite plus personnel. Kyan Khojandi passe de l’humour un peu gras à l’humour délicat, des pulsions sexuelles aux pulsions amoureuses ou de violence. C’est un spectacle intimiste que nous livre Kyan Khojandi, qui raconte avec beaucoup de légèreté et d’autodérision la perte de son père, sa vie rêvée d’enfant de huit ans, ses galères et bons souvenirs. Le personnage devient attachant, sensible, bien loin de celui des deux premiers sketchs. Pulsions est un condensé de « trucs pas marrants qui lui sont arrivés » et dont il a voulu faire des blagues. Parce qu’avant de mourir il faut bien rire, dit-il.

A l’inverse de son ami et co-Bref 1auteur Bruno Muschio (alias Navo) qui assure la première partie du spectacle, Khojandi fait du stand-up et interpelle ses spectateurs avec habileté. Il évoque des souvenirs de trentenaire 3.0, parodie le wizz du MSN des années 2000, chante du Mariah Carey et imite Donald Duck à la perfection. Et ça marche bien.

Standing ovation dans la salle de l’Européen. C’est un final haut en couleur qu’il nous livre : tout son spectacle à la manière de Bref, ponctué d’infographies et d’animations, effaçant ainsi les frustrations de ceux qui ont encore du mal à mettre un nom sur celui qu’on connaît plus comme « le mec de Bref » que comme Kyan Khojandi.

Dates :  du 10 mars au 28 mai
Lieu : L’Européen (Paris)
Ecrit par : Kyan Khojandi et Bruno Muschio
Avec : Kyan Khojandi

Résultats concours : des places au spectacle de Feydeau gagnées

FeydeauRésultats concours : des places au spectacle de Feydeau gagnées !

Vous avez été 914 participants au concours Feydeau. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places pour le spectacle de Feydeau, le 2 avril 2016, à Paris, au Théo Théâtre, à 21h sont

Ludovic Bercier, Virginie Laurent, Isabelle Caiazzo, Olivier Briard et Georges Thaoky

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Comédie française : quand Fabrice Luchini s’écrit… (Flammarion)

Fabrice Luchini
Fabrice Luchini Photo @ France 2/culturebox


Comédie française : quand Fabrice Luchini s’écrit… (Flammarion)

 
La passion des grands hommes

Ne parler presque que des morts dans un livre autobiographique c’est cocasse, c’est absurde même ! Même à considérer que nous ne sommes que la somme des autres et, qu’en l’occurrence, Luchini a grandi en se nourrissant inlassablement des plus grands écrivains, en se gorgeant de leur génie quotidiennement. Il s’est façonné à l’ombre des morts.

Et à force de les côtoyer, il a emprunté un peu de chacun d’eux : de Céline, il a puisé dans l’oralité de ses écrits, de Rimbaud, il s’est servi dans sa folie,  de Muray, essayiste désenchanté et critique virulent de l’époque contemporaine, il s’est rempli de son anti-modernité, de Nietzsche, il a récupéré son rapport aux autres : « L’autre est difficile à digérer » disait le philosophe.

Il s’évertue à faire revivre les œuvres des morts.

Il pioche dans chacun d’eux sans jamais prétendre les égaler. C’est impossible et la tentative serait dangereuse : il en deviendrait fou, détraqué, désespéré et imbuvable. Parce que tous ces illuminés avaient trop de lucidité, trop d’esprit et « l’esprit n’élève pas, il déchire » parole de Cioran. Il n’a pas leur génie littéraire, il le sait, alors il a choisi une mission plus humble : les restituer. Il s’évertue à faire revivre les œuvres des morts. Une résurrection par les mots, Luchini est un passeur oral. Il a fait tant de lectures de Proust, Valéry, Rimbaud, Barthes… Obsédé par l’oralité de la langue, la musicalité de la phrase et l’agencement des mots, Luchini est un excellent passeur oral. Comédie française est une exception, il a dégainé la plume. Peut-être l’envie de durer, le désir narcissique d’être sur les tables de chevet de milliers de ménagères fascinées… peut-être pas. On se perd dans les méandres du personnage.

Son livre est comme un dictionnaire amoureux de la littérature. Truffé de citations et un peu de lui dans les recoins, toujours les mêmes histoires fameuses. Luchini n’a jamais su faire autre chose que du Luchini. Il n’a jamais pu s’empêcher d’invoquer les plus grands entre deux anecdotes sur son passé d’apprenti coiffeur et sa rencontre avec Roland Barthes. Mais utiliser les mots des autres, après tout, c’est avouer que les nôtres ne suffisent pas. Un mélange de modestie et de désir de grandeur. Un paradoxe mais « c’est la contradiction qui nous rend fécond » d’après Nietzsche alors, nous nous en satisferons.

Il n’a pas leur génie littéraire, il le sait […]

Luchini loin des hommes

Mais qui est-il ? N’est-ce pas l’objectif d’une autobiographie que d’ôter le masque ? « Je ne vois pas quel autre sens a ma vie que d’avoir une maison où l’autre ne rentre pas ». C’est un solitaire. Il ne les aime pas beaucoup les autres. Parce que chez lui, tout est obsession, névrose, il est possédé par ses écrivains. Il les a trop côtoyés ces hommes de génie. Plus que ses voisins, plus que ses amis, plus que la vie. A tel point qu’en spectacle, une toux inopinée au milieu d’un poème célèbre l’énerve profondément. C’est un sacrilège de gâcher Le bateau ivre de Rimbaud ! Alors, avec de l’humour, son arme de toujours, il se récrie : « Une toux qui m’irrite, c’est un texte que j’enlève ! ». Et les pauvres spectateurs attendent le bon moment pour tousser doucement. C’est génial ! Il faut être Luchini pour que le public accepte, sans perdre de leur admiration, de se faire réprimander ainsi !

« Par les soirs bleus d’été, j’irai par les sentiers (Rimbaud) […] C’est autre chose que ces images où les gens sont très épanouis mais toujours avec des chips … et où tout le monde est en groupe ». 

Il exalte la langue française et nous perd dans ses ivresses […]

Vous sentez poindre encore le Luchini solitaire et désabusé, l’anti-moderne. Celui qui cherche la beauté des poèmes de Rimbaud autour de lui mais qui trouve, à la place, des hommes désœuvrés assis sur leur canapé paquet de chips à proximité et télévision allumée. Comment peut-on sortir indemne d’une si grande familiarité avec Nietzsche, Céline et les autres ? A force de les lire, de les assimiler, de les réciter, n’est-ce pas de plus en plus difficile de revenir à la réalité, à l’ordinaire assez médiocre du quotidien ? Peut-être qu’il s’ennuie dès qu’il sort le nez de ses bouquins.

Voilà tout ce que nous dit son livre, parfois entre les lignes et souvent par les mots des autres. Il exalte la langue française et nous perd dans ses ivresses parce que sa passion pour la littérature est incommensurable et inconcevable pour nous. Il faut voir son sourire sur scène lorsqu’il déclame un dialogue d’une pièce de Labiche. Il est si heureux.

  • « Comédie française, ça a débuté comme ça … » de Fabrice Luchini aux éditions Flammarion
  • « Poésie ? » avec Fabrice Luchini seul en scène au Théâtre Montparnasse jusqu’en juin 2016
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Comédie française, un livre de Fabrice Luchini

Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l’esprit et le panache de la langue française.

En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d’immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l’air de notre temps – en racontant la fureur du Misanthrope à l’ère du téléphone portable, ou la sensualité de « La Laitière et le pot au lait » sur l’air d’une publicité pour Dim.

Il a quitté l’école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd’hui l’un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L’Hermine.

Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d’une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.

Date de parution : 2 mars 2016
Auteur : Fabrice Luchini
Editeur : Flammarion
Prix : 19 € (256 pages)
Acheter sur : Amazon

Romance sauvage, pièce survitaminée au Théâtre Lucernaire

 

Romance sauvage

Romance sauvage déboule à 100 à l’heure sur la scène du Lucernaire

Romance Sauvage déboule sur la scène du Théâtre Lucernaire et ça swingue! Les deux protagonistes multiplient les performances toniques dans une bonne humeur contagieuse 1h20 durant. Un amour contrarié sert d’argument à une pièce douce amère agrémentée de chansons facétieuses et de répliques drolatiques.

Romance sauvage évoque un mariage imminent qui empêche Manon Andersen et Pierre Lericq de trouver le sommeil. Ils reviennent sur leur histoire d’amour tourmentée, faite de péripéties diverses et de grandes trahisons. Les commentaires se télescopent et se concluent en chansons. La liberté est le maitre mot pour ces personnages en mal de repères et à l’énergie débordante. Les intermèdes musicaux voient Manon et Pierre empoigner guitare et instruments pour accompagner leurs mélopées acides et burlesques. La connivence avec le public est totale et chaque spectateur semble être le troisième larron de cette farce truculente.

Une démonstration survitaminée aux mimiques si expressives

Ce moment de détente léger et divertissant ponctue chaque réplique vive comme l’éclair de rires bruyants comme le tonnerre. Menée tambour battant,  la pièce n’offre aucun répit et permet d’admirer les qualités vocales de comédiens qui ne se ménagent pas. La petite scène du Lucernaire parait trop petite pour cette démonstration survitaminée aux mimiques si expressives. La mise en scène minimaliste n’empêche aucune fantaisie pour des comédiens en roue libre.

La joie et la bonne humeur ne sont pas des notions superflues quand la salle répond du tac au tac aux piques que s’envoient les personnages. Restent au final ce sentiment d’avoir changé de dimension et d’avoir voyagé dans un univers parallèle. Avec cette poésie jubilatoire qui colle à l’esprit longtemps après la pièce.

Dates :  Jusqu’au 15 mai 2016
Lieu Théâtre Lucernaire
Metteur en scène : prénom nom
Avec : Manon Andersen et Pierre Lericq

Résultats concours : La Villette, 10 places de spectacle de Vandekeybus gagnées

Festival 100% La Villette Vandekeybus
La Villette Vandekeybus Photo © Danny Willems


Résultats concours : La Villette, 10 places de spectacle de Vandekeybus gagnées !

Vous avez été 1300 participants au concours La Villette. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places pour la première de Wim Vandekeybus, le 5 avril à 20h30 à la Grande Halle de la Villette, à Paris, sont :

Thomas Koffi, Mérouane Guissi, Géraldine Thevenard, Marie Bichero et Charlotte Bretéché

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Le Grand Palais met à l’honneur le photographe africain Seydou Keita

Seydou Keita
Seydou Keita
Grand Palais

Le Grand Palais met à l’honneur le photographe africain Seydou Keita

Seydou Keita est peut être le plus grand photographe africain de la seconde moitié du 20e siècle. Alors que le continent s’extirpe du colonialisme au sortir de la seconde guerre mondiale, le photographe néophyte et autodidacte prend des clichés de la jeunesse malienne. Loin des stéréotypes habituels issus de l’occupation occidentale, il donne une identité à une population en mal de modernité et surtout d’identité. Le Grand Palais lui rend hommage à travers une exposition qui retrace son travail 20 and durant, de 1946 à 1977.

Des visages et des figures apparaissent sur des clichés en noir et blanc. A de très rares exceptions près, le photographe décédé en 2001 n’a pas conservé l’identité de ses modèles. Ce sont des couples, des familles et des groupes d’amis qui prennent la pose devant l’objectif de Seydou Keita. Les postures sont murement réfléchies et le photographe veut faire ressortir les personnalités et les spécificités.

Plus d’une centaine de clichés plonge le spectateur dans une Afrique à cheval sur l’avenir et sur les traditions. Des amis posent accoudés sur une voiture, une femme est allongée avec son sempiternel boubou, un homme gigantesque tient sur ses genoux un de ses multiples descendants. C’est l’Afrique éternelle qui se dévoile, celle des familles nombreuses et des intellectuels. Immortalisés pour l’éternité, ils semblent interroger l’observateur. Qu’est devenue cette terre riche et bigarrée, sans cesse pillée et récupérée par les grandes puissances. Les clichés interpellent souvent, émeuvent parfois et prêtent à la réflexion sur ce continent à notre porte, si loin et si proche.

Dates : Du 31 mars au 11 juillet 2016
Lieu : Grand Palais, Galeries nationales
Entrée : 10 €

Suivez le Forum d’Avignon @ Bordeaux en direct, Les Rencontres Internationales, du 31 mars au 1er avril

Forum d'Avignon à BordeauxSuivez le Forum d’Avignon @ Bordeaux en direct, Les Rencontres Internationales, du 31 mars au 1er avril

Communiqué de presse :
Créé en 2007, le Forum d’Avignon est un laboratoire d’idées et un lieu de rencontres et d’expressions internationales au service de la culture, de la filière culturelle et créative et de leur dialogue avec le monde économique et numérique. Entreprendre la Culture sera le fil conducteur, le thème de l’édition 2016, préparé depuis plusieurs mois par des groupes de travail avec le concours de grands cabinets internationaux de conseil. Entreprendre la culture, c’est, pour le Forum d’Avignon, mettre en valeur le rôle clé des créateurs, des porteurs de projet et des entrepreneurs culturels et créatifs. C’est évoquer les conditions nouvelles de financement de la création et du rôle des partenaires privés et publics pour favoriser l’accès et la diffusion de la création, deux piliers de la diversité culturelle. C’est accompagner la transformation numérique et promouvoir les conditions d’un usage ‘responsable’ des données. C’est enfin réaffirmer la singularité de la culture et sa nécessité dans une période en mal de repères pour construire la cohésion sociale des territoires et le renforcement pacifique entre les nations.
Retrouvez quotidiennement sur le site internet www.forum-avignon.org des analyses, études et contributions sur les liens féconds entre la culture, l’économie et l’innovation.


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La loi du silence, un livre rebelle de Nicolas Bouvier (Sudarènes Editions)

Nicolas Bouvier
Nicolas Bouvier Photo © Sudarènes Editions


La loi du silence, un livre rebelle de Nicolas Bouvier (Sudarènes Editions)

Nicolas Bouvier est un écrivain engagé contre le harcèlement scolaire. Il a déjà écrit plusieurs livres sur ce thème. La loi du silence est son sixième livre. C’est un peu une suite des autres livres puisqu’il reprend les mêmes personnages, à chaque livre.

Dans la loi du silence, Nicolas Bouvier nous raconte ce qu’il va arriver à Jérôme Legrand, écrivain connu, en 2020. Il est alors professeur dans son ancien lycée et prépare ses élèves au Bac. Il trouve que ses élèves sont très mauvais en orthographe (c’est déjà vrai aujourd’hui !) et leur impose donc des dictées qui ne sont pourtant plus au programme. Les élèves ne travaillent plus que sur ordinateur. Jérôme Legrand leur fournit des feuilles et des stylos pour faire ses dictées. Et bien sûr, les élèves, et aussi les parents, réagissent très durement aux exigences de ce professeur. Certains parents parlent même de porter plainte contre lui. Le directeur de l’école lui demande d’arrêter ces dictées qui sont très mal perçues par les parents. Au final, l’histoire se termine très mal pour le professeur et paraît, somme toute, invraisemblable.

Un petit air de thriller pour donner du piment à son livre !

Ceci dit, les dictées ne sont plus au programme du lycée depuis des décennies ! Et dans le livre, l’auteur en parle comme si c’était très récent comme programme. Il parle de 2020 mais la situation qu’il décrit est quasi la même qu’aujourd’hui, rien de révolutionnaire dans son livre ! Il aurait été aussi intéressant qu’il parle tout simplement de l’écriture des élèves. Si les élèves utilisent l’ordinateur en classe, ils n’ont alors plus jamais l’occasion d’écrire. Du coup, leur écriture, comme leur orthographe, sont désastreuses. L’écriture reflète la personnalité de chacun. Alors que l’ordinateur ne recèle aucun secret !

Je trouve que le harcèlement n’est pas vraiment développé dans ce livre. La fille de Legrand, 6 ans, est également victime de harcèlement à l’école. Mais là encore, l’auteur n’y consacre guère plus que quelques pages. On ne sait pas le pourquoi du comment, et encore une fois, le directeur de l’école a des réactions complètement nulles. Ensuite, arrive le fameux Perrot, son ennemi de toujours ! Il réapparaît dans ce livre, comme un cheveu sur la soupe. Si on n’a pas lu tous les livres de Nicolas Bouvier, on ne sait rien de ce Perrot et on n’y croit pas du tout à leur histoire ! Un petit air de thriller pour donner du piment à son livre !

Nicolas Bouvier, qui n’a que 25 ans, a été lui même victime de harcèlement. Tout au long du livre, on se demande si ce sont des situations vécues ou non. Il est vrai que tout est à revoir dans l’Education Nationale et ce livre est comme un cri contre l’aberration du système, contre le non-respect du professeur. Mais, hélas, le livre n’apporte aucune solution… Nicolas Bouvier est membre d’honneur de l’association « Les parents » et intervient dans les établissements scolaires et fait de nombreuses conférences caritatives sur le harcèlement scolaire. D’ailleurs sur le prix du livre La loi du silence, 1€ sera reversé, par l’auteur, à cette association et cet argent servira à la prévention et aux interventions de l’association sur le terrain.

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La loi du silence, un livre de Nicolas Bouvier2020. Lycée Albert-Camus.
A 30 ans, Jérôme Marchand devient le nouveau professeur de français des élèves de terminale littéraire et de seconde. Mais le système scolaire a bien changé.
Alors que le baccalauréat se prépare, les programmes scolaires changent brusquement, obligeant Jérôme à revenir aux fondamentaux et à marginaliser sa manière d’enseigner.
Alors que Jonathan Perrot, son ennemi d’hier qui avait pourtant fait la paix avec lui, revient pour régler ses comptes, il devra faire face aux violences subies par sa fille à l’école primaire, tout en prenant garde d’être vigilant à celles qu’il subit au lycée, avec ses élèves. Confronté et impuissant face à tout le système scolaire, Jérôme arrivera-t-il à faire carrière dans l’enseignement et à se faire entendre par les institutions ?

Date de parution : 14 février 2016
Auteur : Nicolas Bouvier
Editeur : Sudarènes Editions
Prix : 20 € (200 pages)
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