Accueil Blog Page 237

High-Rise, un film perturbant et passionnant de Ben Wheatley

High-Rise
High-Rise, de Ben Wheatley © DCM

High-Rise, un film perturbant et passionnant de Ben Wheatley

High-Rise est un véritable OVNI cinématographique en même temps qu’un passionnant catalogue des pulsions humaines en environnement clos. Ce film de science fiction adapté d’un roman du souvent très trash JG Ballard transforme une tour d’habitation en laboratoire social. Lâcher prise, humiliations et rivalités égrènent ce long métrage fascinant et iconoclaste. Un véritable cauchemar éveillé.

L’auteur britannique JG Ballard a déjà été porté à l’écran dans des registres très différents. Si Crash réalisé par David Cronenberg suivait un groupe reproduisant des accidents de la route célèbres, L’empire du soleil porté par rien de moins que Steven Spielberg suivait les aventures d’un jeune prisonnier anglais dans un camp de prisonniers japonais pendant la seconde guerre mondiale. Auteur multi-facettes passionnant, JG Ballard livre une satire sociale enthousiasmante dans High-Rise, IGH pour Immeubles de Grande Hauteur en français. Un jeune médecin aménage dans un complexe d’habitation révolutionnaire. Une tour de 40 étages organise la vie sociale de ses habitants en leur fournissant toutes les commodités usuelles telles que supermarché, piscine, salle de sport et lieux de rencontre. La répartition des habitants de l’immeuble suit un schéma social censé créer l’harmonie, les moins fortunés habitant les étages inférieurs tandis que les nantis occupent les étages les plus élevés.

Principes de népotisme, droit de cuissage et meurtres s’enchainent dans un déferlement frénétique de comportements abusifs

Application d’une utopie architecturale véridique, l’immeuble reprend les principes de Le Corbusier appliqués notamment dans la fameuse Cité Radieuse sise à Marseille. Censés simplifier et harmoniser les relations humaines, ces principes se délitent complètement à l’occasion d’une panne de courant aux étages inférieurs. Convoitise et émulation se mettent à jour et dérèglent l’agencement ordonné du lieu de vie, libérant les plus basses pulsions humaines. Paru en 1975, High-Rise peut paraitre aujourd’hui un peu daté. Fruit d’une époque où totalitarisme et communisme occupaient tous les fantasmes, High-Rise se base sur des principes archaïques. Les habitants semblent prisonniers de leur tour, attachés à organiser leur vie recluse. La Tour devient une métaphore de la société humaine où l’anarchie règne d’abord avant qu’un semblant d’organisation ne réapparaisse.

Si le film s’attache initialement à suivre les destinées du Dr Robert Laing (Tom Hiddleston), le scope s’élargit bien vite aux autres membres de la communauté. Et le casting est au diapason de ce cauchemar éveillé. Jeremy Irons, Sienna Miller, Luke Evans et Elizabeth Moss hantent cette tour cauchemardesque. Principes de népotisme, droit de cuissage et meurtres s’enchainent dans un déferlement frénétique de comportements abusifs. L’arrière plan psychanalytique est angoissant et chaque habitant peut à chaque instant se transformer en esclave, victime ou complice des exactions collectives et des orgies. L’agencement ordonné de l’immeuble se délite jusqu’à une accumulation de déchets, reflet du laisser aller anarchique qui s’installe. Le scénario accumule les scènes humiliantes limites.

Révélé pour son Kill List resté célèbre pour ses scènes de tortures insoutenables, Ben Wheatley enchaine depuis comédies et films ambitieux. Un vrai touche à tout qui a convaincu le Loki de Thor, Ben Hiddleston, d’interpréter un personnage mystérieux et complexe, longtemps à la limite et qui finit par se lâcher complètement. Smart et élégant, le Dr Robert Laing hante cette tour avec une ambivalence jouissive.

Le film irritera certains, exaspérera beaucoup d’autres, nombreux quitteront la salle mais ne nous y trompons pas. Ce film est une pépite perturbante.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

High Rise

1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour à peine achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix… Bientôt, il se prend à leur jeu. Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale; ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui.

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h59
Réalisateur : Ben Wheatley
Avec : Tom Hiddleston, Jeremy Irons, Sienna Miller, Elizabeth Moss
Genre : Drame, Science Fiction

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Terry Gilliam se lance dans un nouveau tournage de The Man Who Killed Don Quixote

Terry Giliam
Terry Giliam se lance à nouveau à l’assaut de son projet maudit, The Man Who Killed Don Quixote

Terry Gilliam se lance dans un nouveau tournage de The Man Who Killed Don Quixote

Le réalisateur fou Terry Gilliam semble bien décider à tourner son adaptation de Don QuichotteThe Man Who Killed Don Quixote. Après une catastrophique première tentative en 2000, le film maudit a trouvé ses producteurs avec Paulo Branco (Alfama Films), Tornasol Films et Leopardo Filmes. Ils mettront 16 millions d’euros sur la table et débuteront le tournage le 16 septembre 2016, principalement en Espagne puis au Portugal.

C’est presqu’un miracle d’aboutir à une telle annonce, plus de quinze ans après le tournage du premier The Man Who Killed Don Quixote qui aura eu raison de Jean Rochefort et de Johnny Depp dans les rôles principaux. L’équipe du film avait connu une vraie descente aux enfers essentiellement due à une météo terrible qui a emporté la moitié du matériel dans des tempêtes pluviales et à un budget qui a explosé du fait du retard accumulé. Contraint à l’abandon de son projet Terry Gilliam avait fini par se brouiller avec Johnny Depp avec lequel il avait signé le génial Las Vegas Parano.

Il n’en restera que Lost in La Mancha, un documentaire sorti en 2002 qui compilera des images de préproduction de cette première version et des images d’archives.

Mais l’inébranlable motivation de Terry Gilliam le pousse à réécrire partiellement le scénario avec Tony Grisoni après en avoir recouvré les droits. La perspective d’un tournage espéré en 2010 enthousiasme de nouveaux acteurs puisque Robert Duvall et Ewan McGregor sont évoqués au casting, mais les producteurs se montreront plus frileux et cette deuxième tentative ne se concrétisera pas faute de financement. Tout comme un troisième essai promis cette fois à Robert Duvall et Owen Wilson.

Terry Gilliam ne s’avoue pas vaincu et relance son projet en 2014 grâce à une entente avec Amazon Studio et le producteur Adrián Guerra. Ce sont cette fois John Hurt et Jack O’connell qui sont invités au casting. Manque de chance, le premier découvre qu’il est atteint d’un cancer du pancréas quelques mois après et fait fuir les assureurs qui refusent de le couvrir sur le film.

C’est aujourd’hui le producteur Paulo Branco (Alfa Films) qui prend la relève et annonce un début de tournage du film maudit ! La surprise est encore de mise quant aux acteurs qui participeront au projet. Terry Gilliam qui aura 76 ans en novembre, verra donc peut-être son projet devenir réalité…

Heart in a box, un comics de Kelly Thomson et Meredith McLaren (Glénat Comics)

Heart in a boxHeart in a box, un comics de Kelly Thomson et Meredith McLaren (Glénat Comics)

Heart in a box est un comics assez original, qui nous amène aux côtés d’Emma, une jeune femme complètement déprimée par une déception amoureuse. Seule, elle souhaite plus que tout être libérée de ses souffrances et que son cœur disparaisse.

Un homme apparaît alors, tel le génie d’Aladdin, dans le but de répondre à ses demandes et lui propose alors de lui enlever son cœur. Emma se retrouve alors vide, sans aucune émotion. Mais elle ne tient pas longtemps, car ne rien ressentir c’est loin d’être agréable. Elle appelle de nouveau l’homme qui lui a pris son cœur pour le récupérer. Tout n’est malheureusement pas si simple, il va lui falloir partir à la recherche des fragments de son organe qui ont été disséminés dans plusieurs corps.

Le récit de Kelly Thomson, basée sur une idée intéressante, presque philosophique, n’est malheureusement pas assez abouti. Le début se fait lent, on accroche au milieu du récit à l’intrigue, puis le tout s’essouffle tout doucement. Vraiment dommage. Quant aux dessins, ils sont très agréables et la coleur alterne autour de différentes palettes en fonction des sentiments du personnage principal.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Emma a le cœur brisé. Littéralement. Désespérée à la suite de sa rupture avec l’Homme Sans Nom, elle a souhaité que son cœur disparaisse… et son vœu a été exaucé ! Privée de cet organe, la tristesse s’évanouit, mais les autres émotions aussi. Et Emma se rend vite compte que le vide est pire que le chagrin : elle va devoir récupérer les sept pièces de son cœur, disséminées aux quatre coins du pays. Son voyage la forcera à se confronter à sa propre histoire, et la mènera face à l’Homme Sans Nom lui-même…
Avec Heart in a box, Kelly Thompson et Meredith McClaren livrent une histoire subtile chargée d’émotion et d’empathie qui se dévore d’une traite. Un ouvrage frais, audacieux et intensément sincère qui annonce l’arrivée de deux talents en puissance.

Date de parution : le 23 mars 2016
Scénariste(s) : Kelly Thomson
Dessinateur(s) : Meredith McLaren

Editeur : Glénat Comics
Prix : 15,95 € (160 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

4ème Edition du Festival Portraits, à Vichy, du 10 juin au 4 septembre

Festival Portraits
Festival Portraits Photo © Nicola Lo Calzo

4ème Edition du Festival Portraits, à Vichy, du 10 juin au 4 septembre

Communiqué de presse :

PORTRAIT(S), Vichy 10 juin-4 septembre 2016

Chaque été, Vichy se met à l’heure de la photographie avec le festival “Portrait(s)” qui se déploie dans la ville. La quatrième édition de cette manifestation se tient cette année du 10 juin au 4 septembre. Le festival rend hommage à tous les types de portraits, qu’ils soient issus de la tradition documentaire ou bien qu’ils relèvent de la fiction, de l’intime ou encore de dispositifs plus conceptuels.

La quatrième édition de “Portrait(s)” présente neuf artistes, dont les expositions se tiennent simultanément en centre-ville et à l’extérieur, à ciel ouvert. Dans l’espace des galeries du Centre Culturel Valery-Larbaud, sont réunis Jean Depara, Nicolas Comment, Hellen van Meene, Nicola Lo Calzo, Maï Lucas, Ruud van Empel et Jean-Christian Bourcart. Sur l’esplanade du lac de l’Allier, les promeneurs peuvent découvrir les portraits de Jean-Marie Périer, l’oeil proverbial des années 60 et 70 et en extérieur également ceux réalisés par Anton Renborg lors de son séjour à Vichy.

Pour en savoir plus : http://www.ville-vichy.fr/

Nicola Lo Calzo :

L’Italien Nicola Lo Calzo a entrepris d’explorer depuis cinq ans les mémoires post-coloniales de plusieurs continents. Après l’Afrique, après les Caraïbes, après la Louisiane aux Etats-Unis, il s’est intéressé à Cuba et plus particulièrement aux communautés africaines de l’île, descendantes des anciens esclaves. Explorant des corporations singulières telles que les loges de francs-maçons, les sociétés secrètes masculines, les associations de carnaval ou encore les jeunes tribus du mouvement hip-hop, il démontre comment ces différents “espaces sociaux” constituent de véritables îlots de résistance et de contre-pouvoir. Ses images portées par une chromie exubérante nous emmènent dans une Cuba libérée des clichés patriotiques et révolutionnaires. Nicola Lo Calzo est représenté par l’agence à paris.

Jean Depara :
Angolais d’origine, Jean Depara a émigré à Kinshasa dans les années 50 et s’est imposé très vite comme l’un des opérateurs les plus en vue de la capitale congolaise. Quand il ne tirait pas le portrait des jolies Kinoises dans son studio baptisé le “Jean Whisky Depara”, il faisait la sortie des bars ou des night clubs. Son flash en bandoulière, il éclairait les belles de nuit, fleurs de soie juchées sur le capot des voitures, flirtant avec l’amoureux d’un soir en chemisette cintrée. Toute l’énergie et l’insouciance de cette jeunesse noctambule transparaissent dans les images effervescentes de Jean Depara. Elles sont le reflet des grandes heures de Kinshasa, baptisée en son temps “Kin-la-joie, Kin-la-folie” par le romancier Achille Ngoye. L’oeuvre de Jean Depara est représentée par Revue Noire et diffusée par la galerie Magnin-A, à Paris.

Hellen Van Meene :
Entre les dernières fantaisies de l’enfance et les premières inquiétudes du monde adulte, la puberté signe une période délicate de transformations physiques et psychiques. La Néerlandaise Hellen van Meene produit depuis de nombreuses années des portraits d’adolescentes dont elle chorégraphie avec grâce la gestuelle et les regards teintés à la fois d’appréhension et de mélancolie. A mi-chemin du document et de la mise en scène, elle élabore avec chaque modèle une forme de fiction qui est au plus près de leurs émotions. Dans une lumière radieuse de portraits pré-raphaélites, elle cadre avec une grande justesse un âge délicat où l’on rêve de sortir du cadre justement. Hellen van Meene est représentée par la galerie Yancey Richardson à New York.

Nicolas Comment :
Photographe et auteur-compositeur français, Nicolas Comment dresse depuis six ans un “blason photographique” du corps de Milo, l’amante et muse qui apparaît et disparaît dans les replis d’un désir toujours renouvelé. Au miroir de Tanger, Berlin, Barcelone, Bruxelles ou Paris, le couple rejoue le huis clos amoureux. D’hôtels en hôtels, de chambres en ruelles obscures, de jardins en patios, Milo se cache et se dénude, s’engouffre dans la chambre noire pour mieux se diaprer d’une chromie chaude et sensuelle. Mais dans ces photos chargées en érotisme, il s’agit moins d’un effeuillage que d’une double mise à nu, celle du modèle comme celle du photographe qui libère sous nos yeux ses vertiges et ses obsessions.
www.nicolascomment.com

Maï Lucas :
Française installée aux Etats-Unis, Maï Lucas est une ancienne assistante de Nick Knight et de Stéphane Sednaoui, devenue elle-même photographe de mode. Fascinée par la “street culture”, elle documente depuis plus de vingt ans la rue et ses silhouettes lookées dont raffolent les “bureaux de tendance”. Fine observatrice des styles et des parades vestimentaires, elle accroche son regard à ces détails de mode qui singularisent une silhouette – une coupe afro, une perruque violette, un bustier zébré… A travers ses portraits de rue d’une jeunesse black ou latino ultralookée, elle décrypte surtout les signaux de l’affirmation de soi, de sa communauté ou de son métissage culturel. Maï Lucas est représentée par la galerie Helenbeck à Paris.

Jean-Christian Bourcart :
Jean-Christian Bourcart a réalisé, en collaboration avec le graphiste Ben Salesse un travail étonnant à partir des photos de la Farm Security Administration. Réalisées pendant la Grande dépression aux Etats-Unis, ces images font partie du patrimoine américain. Tournant le dos aux photos cultes, il s’est emparé des clichés refusés par Roy Stryker, le directeur du projet photo de la FSA, qui faisait des trous dans les négatifs lorsqu’il ne les jugeait pas dignes d’être exploités. Jean-Christian Bourcart a associé ces photos mutilées à des citations issus des “Raisins de la colère” de John Steinbeck. Il révèle ainsi d’étranges coïncidences entre la crise de 1929 qui a suscité de grandes migrations dans les années 30 aux Etats-Unis, et les convulsions de notre période contemporaine. La dimension plastique du travail est ainsi prolongée par un propos ouvertement politique et engagé. Avec le soutien du Musée Nicéphore Niépce. Jean-Christian Bourcart est représenté par la galerie In Camera à Paris.

Ruud Van Empel :
Ruud van Empel utilise le medium photographique comme une forme indépendante d’imagination. Chaque image résulte d’un assemblage sur ordinateur de photos qu’il réalise. Son travail d’inspiration conceptuelle a créé un nouveau genre dans la photographie. Dans sa série Untitled (2004), il explore le thème de l’innocence, et utilise dans la série suivante World (2005), un enfant de couleur pour la première fois comme un symbole de ce thème. Ces photos lui ont été inspirées par des photos prises durant sa propre enfance par son père. Un des traits caractéristiques du travail de Ruud van Empel est le soin extrême apporté à la composition d’une représentation parfaite et idéalisée, jusque dans les moindres détails. Mais le côté sombre de ces représentations, loin d’être toujours évident, est toujours présent.
Ruud van Empel est représenté par la galerie Flatland à Amsterdam.

Jean-Marie Périer :
C’était le temps des pantalons pattes d’eph de Cloclo et celui des lunettes géantes de Polnareff. C’était le temps de l’émission “Salut les copains” animée par Daniel Filipacchi sur Europe 1. Jean-Marie Périer a été le témoin privilégié de cette époque mythique qui a vu naître toute une nouvelle génération de chanteurs pop et yéyé. Devant son objectif défilent des stars déjà confirmées et des petites vedettes appelées à rentrer dans la légende. Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Françoise Hardy, les Beatles, Mick Jagger, Bob Dylan, sont tous là, échappés des pages de Elle, Jazz magazine ou Paris-Match, éternellement jeunes sous la patine du temps.

Bridget Jones Baby : Renée Zellweger est enceinte et ça promet !

Bridget Jones Baby
Bridget Jones Baby Photo Renée Zellweger © StudioCanal

Bridget Jones Baby : Renée Zellweger est enceinte et ça promet !

Bridget Jones Baby est l’ultime version de Bridget Jones. L’éternelle célibataire au coeur d’artichaut voit poindre la quarantaine. Mais elle ne compte pas souffler de nouvelles bougies sans connaître le bonheur d’être mère. Elle décide donc de tomber enceinte avant qu’il ne soit trop tard. Seul petit détail, il semblerait bien que le moment clé est resté légèrement flou et qu’elle ne sache plus très bien qui est l’heureux papa…

Il paraît que les acteurs eux-mêmes ont été maintenus dans l’ignorance. Ne sachant pas qui était le père, ils auraient tourné trois fins différentes. La révélation leur étant carrément réservée pour le jour de l’avant-première. La bande annonce promet en tout cas de retrouver une Renée Zellweger en pleine forme dans la peau de l’un de ses personnages les plus drôles et décalés. Certains seraient tentés de dire « culotté » en voyant l’affiche du film…

Il s’agira du troisième volet de Bridget Jones, 15 ans après Le Journal de Bridget Jones. Et c’est un retour aux sources puisque c’est la réalisatrice du premier opus, Sharon Maguire, qui est de nouveau aux commandes ! Le deuxième épisode avait été réalisé par Beeban Kidron.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Bridget Jones BabyBridget, angoissée par la quarantaine, décide d’avoir un enfant avant qu’il ne soit trop tard.

Sortie : le 5 octobre 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Sharon Maguire
Avec : Renée Zellweger, Colin Firth, Patrick Dempsey

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

A Mineral Love, le nouvel album de Bibio, cocktail fruité de réminiscences

Html code here! Replace this with any non empty text and that's it.


BibioA Mineral Love, le nouvel album de Bibio, cocktail fruité de réminiscences

Les morceaux de l’anglais Stephen James Wilkinson, dit Bibio, sentent bon le soleil apportant aux bourgeons leurs premières explosions. Cela tombe à pic lorsque le printemps s’est déjà installé depuis une bonne quinzaine de jours et que nous nous languissons, dans la fraicheur d’avril, de l’arrivée de l’été et de ses réjouissances. Comme mettre A Mineral Love, son nouvel album, dans la voiture sur la route de notre nouvelle destination de vacances, par exemple.

Bibio produit une folk-electro aux multiples sonorités. Le plus souvent, des notes électriques très synthétiques à qui il arrive à donner le rendu « pincé » des cordes de guitare, reconnaissable entre mille. Mais aussi des touches de saxophone, quand l’envie lui en prend, comme à la fin de Town and County. Pourquoi pas ? Et me croirez-vous si je vous dis que l’avant-dernière piste, Saint-Thomas, commence sur un air latino, presque flamenco. Un véritable cocktail de sons mais pas un gloubi-boulga improductif. Simplement nous faut-il accepter d’être déconcertés par la recette. Le premier titre, Petals, part sur une magnifique ballade à la légèreté atmosphérique dérangée par l’intrusion de lames électroniques (si vous voulez les faire disparaitre, écoutez à la fin de l’article la très belle live session plus épurée du titre, enregistrée à l’occasion de la sortie de ce nouvel album.)

[U]n musicien autodidacte à l’éclectisme débordant

A Mineral Love est un album de compositions aux mélodies pudiques et tranquilles mais qui se développent de manière finalement très fantasmagorique. Et l’album a un côté mégalo. Un des featurings de l’album (Why so serious ?) nous ramène même à une funk américaine aux accents soul. Bibio nous indique, par le biais de sa maison de disque Boogie Drugstore, nous proposer « une célébration de (son) amour pour la composition, puisant (ses) influences dans de nombreuses sources à travers toutes les décennies, de la fin des années 60 à maintenant. » Rien que ça. Mais cette ambitieuse description est avant tout celle d’un musicien autodidacte à l’éclectisme débordant, ne souhaitant pour rien au monde se limiter à un seul style et célébrant la diversité de ses influences.

La cohérence de son « amour minéral », Bibio la tient dans cette confrontation permanente à une grande inconnue qui se révèle pétillante, pour le musicien comme pour l’auditeur. Son talent de composition fait le reste. Aucun sample n’est présent sur cet album. Tout est provenu de sa palette personnelle, qui a fait confiance à ses réminiscences. « Certains morceaux sont influencés par des disques que j’écoute régulièrement et d’autres par des bribes de souvenirs de mes jeunes années, comme des thèmes d’émissions télévisées américaines des années 70/80 ou la dance music des années 90. Parfois le souvenir d’une période de sa vie est une source d’inspiration plus enthousiasmante que l’étude poussée et le mimétisme » précise-t-il.

Ce disque n’a pas pour ambition de restituer parfaitement des courants ou des époques, mais de les faire s’entrechoquer pour en faire ressortir une nouvelle énergie.

A Mineral Love (Warp Records), 7e album de Bibio, sorti le 1er avril

Youhumour fête ses 10 ans avec un super concours qui vous fera gagner un Macbook Air

Youhumour

Youhumour fête ses 10 ans avec un super concours qui vous fera gagner un Macbook Air !

Youhumour, la plus grande plateforme de plus de 3 000 vidéos de 300 humoristes disponibles gratuitement, fête ses 10 ans !

Le site internet youhumour.com propose des milliers de sketchs, tous issus de sa chaîne YouTube qui comptabilise plus de 80 millions de vues.  De Kev Adams, en passant par Anne Roumanoff, Eric Antoine, Arnaud Tsamere, Olivier de Benoist, Jean-Luc Lemoine, Claudia Tagbo, ou encore Ahmed Sylla, le site offre des contenus totalement inédits de ces 300 artistes. A l’occasion de l’anniversaire de Youhumour, tentez de gagner un Macbook Air en envoyant votre plus beau sourire avec #Yousmile !

The Velvet Underground Extravaganza, une exposition qui fera date à la Philharmonie de Paris

Html code here! Replace this with any non empty text and that's it.

The Velvet Underground Extravaganza, Philharmonie de Paris

The Velvet Underground Extravaganza, une exposition qui fera date à la Philharmonie de Paris

Le Velvet Underground s’invite dans l’écrin flamboyant de la Philharmonie de Paris pour un grand moment de magie noire. L’exposition The Velvet Underground Extravaganza ultra documentée ravira autant les fans hardcore que les béotiens désireux de découvrir le Velvet. La musique omniprésente se fait entendre de tous côtés et c’est toute une époque qui est ressuscitée. Après l’inoubliable exposition consacrée à David Bowie, la Philharmonie transforme l’essai avec panache et confirme sa place centrale sur la scène culturelle parisienne.

C’est moins les secrets d’un groupe mythique qui sont exhumés qu’une époque entière qui renait de ses cendres. Le New York de la fin des années 60 est à la pointe de l’avant-garde et Andy Warhol en est le pape incontesté. Lorsqu’il croise le chemin d’un jeune groupe sur la scène du Max’s Kansas City, le destin de Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Mo Tucker est scellé à tout jamais. Ils deviendront le Velvet Underground d’après le nom d’un ouvrage traitant de sado masochisme. La réputation sulfureuse du groupe est entretenue par les caractères bien trempés de ses deux sentinelles antagonistes. Musicien expérimental d’origine galloise, John Cale dote le son du groupe d’envolées freak out détonnantes. Juif new yorkais issu de la classe moyenne, Lou Reed a subi des séances d’électrochocs pour soigner ses penchants homosexuels naissants. L’union de ces deux esprits tourmentés participe à l’ambiance déjantée de la Factory de Warhol. Aux côtés d’autres membres illustres comme Gérard Malanga ou Edie Sedgwick, le Velvet Underground accouche d’un premier album rentré dans la légende.

Difficile de ne pas clamer haut et fort que The Velvet Underground Extravaganza est l’exposition la plus hot du moment

The Velvet Underground & Nico est devenu un album culte par la grâce d’une postérité reconnaissante. Venus in Furs, Héroïn ou I’ll be your Mirror sont autant de compositions perturbantes, véritables diamants bruts à la composition indéchiffrable. Le parcours de l’exposition multiplie les focus sur les membres du groupe et de la Factory. Lorsque Warhol décide d’adjoindre la chanteuse d’origine allemande Nico aux 4 musiciens, une alchimie atypique se met en place. La voix froide de la beauté blonde participe à l’aura de mystère d’un groupe à l’origine de milliers de vocations musicales. Echec commercial complet, la légende attribue à l’album à la banane la création de milliers de groupes. Des centaines de photos illustrent une époque bénie de la culture underground, à la croisée de tous les possibles. Moment magique de l’exposition, cet intérieur de cabane pavé de lits permet d’écouter allongé la musique ensorcelante du groupe et de visionner comme dans un trip hallucinogène les images d’archives.

Si l’exposition est resserrée, il est possible de s’y perdre pendant de longues heures. Une anecdote oubliée par ci, une photo mal observée par là, une irrépressible attraction donne envie d’incessamment revenir sur ses pas pour scruter plus attentivement chacun de ces éléments. Difficile de ne pas clamer haut et fort que The Velvet Underground Extravaganza est l’exposition la plus hot du moment!

Dates : du 30 mars au 31 aout 2016
Lieu : Philharmonie de Paris
Entrée : 10 €

Night Shift : une pâle copie de Grey’s Anatomy, bien loin des épisodes d’Urgences

Night Shift
Night Shift est actuellement diffusée sur TF1

Night Shift : une pâle copie de Grey’s Anatomy, bien loin des épisodes d’Urgences

Hier soir sur TF1, on a pu découvrir le premier épisode de la nouvelle série médicale du moment Night Shift. La série se passe dans les urgences du San Antonio Memorial. On y découvre tous les ingrédients de la série qui plaira à la ménagère de tout âge : action, amour, amitié, humour… Le seul problème, c’est que cela ressemble plus à une grosse blague, hypercaricaturée. Rien de neuf. Le personnage principal n’a rien d’intéressant. Ce ne sera sûrement pas la série de l’année !

Pour ceux que cela intéresse tout de même, le pitch est le suivant : « De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés…« .

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Un plus une, le film de Claude Lelouch bientôt en DVD

Un plus une
Un plus une, Photo : Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert

Un plus une, le film de Claude Lelouch bientôt en DVD

Après Salaud, on t’aime et Ces amours là, Claude Lelouch nous offre un cinquante-quatrième film avec Un plus Une. Le réalisateur nous enivre avec poésie dans une romance sur les berges du Gange et nous fait vivre un certain art de la culture indienne, imprégné de spiritualité (et de désordre). Un film délicat et rayonnant qui met en scène deux couples en chassé croisé interprétés par Jean DujardinElsa ZylbersteinChristophe Lambert et Alice Pol.

Antoine et Alice forment un couple de musiciens. Compositeur de bandes originales de film, Antoine est appelé en Inde pour enregistrer la musique du film d’un grand réalisateur local dont le titre choisi sera Juliette et Roméo. Sur place, les mondanités d’usage attendent l’artiste campé par Jean Dujardin, convié à un diner à l’ambassade de France. Assis à côté de l’épouse de l’ambassadeur, il va faire renverser le coeur de la belle Anna, interprétée par Elsa Zylberstein. Un jeu de séduction va alors s’installer durablement entre les deux personnages et constituer la colonne vertébrale du film.

Comme un catalyseur de la magie indienne, le personnage crédule et fleur bleue d’Anna est formidablement exploité par Claude Lelouch qui en dresse une peinture aux mille nuances sentimentales, soulignées par l’humour d’Antoine, charmeur irrésistible et mystérieux. Avec son sens du timing, le réalisateur et scénariste (le scénario est co-signé par Valérie Perrin) offre des tirades souvent drôles et percutantes, toujours dans l’émotion au service d’un romantisme où vient parfois se nicher le spectre dramatique.

Avec Un plus une, Lelouch signe un film amoureux dont la délicate poésie aurait pu se scander en vers.

Mais Un plus une  ne se limite pas à une romance joliment tournée et parée de mots justes. C’est aussi un film tourné vers l’Inde, ses rites spirituels, son peuple si nombreux et fourmillant, son Gange sacré et sa célèbre divinité vivante Amma qui étreint des dizaines de milliers de pèlerins venus la voir chaque jour pour guérir de tous les maux. Claude Lelouche semble fasciné par ce pays qu’il filme avec beaucoup d’amour à travers des plans en longueur mais d’une grande beauté. Il propose dans UN plus Une un véritable voyage au milieu de la foule indienne que la caméra filme comme un seul être : dans le train, en bateau ou encore à pied.

Comme le réalisateur en a l’habitude, il multiplie les hommages amoureux au septième art (Ces amours là n’était-il pas un hommage appuyé – et auto-biographique – à son amour de la réalisation ?). C’est plus particulièrement la place de la musique dans le cinéma qui est cette fois mise en abîme avec sensibilité, voire avec sensualité. A travers le personnage d’Antoine et son travail qu’on admire dans certaines séquences du film, Un plus une est aussi un clin d’oeil à cette profession de compositeur. Le film est ainsi habillé d’une bande originale à l’architecture omniprésente qu’il parait important sinon fondamental de souligner.

Enfin, thème qui porte également la griffe de LelouchUn plus une ne manque pas une occasion de saluer la femme, source inépuisable d’inspiration…et d’amour. Paradoxalement, si la femme est adorée elle est aussi la seule – ou presque – à éprouver de la souffrance. Que ce soit JulietteAnna ou Alice, aucun des personnages féminins du film n’est épargné tandis qu’Antoine garde le sourire en toutes circonstances. Un petit cliché qui fait partie du personnage.

Le scénario, quoique classique dans son pitch, offre une multitude de points de vue traités avec grande sincérité par Lelouch. Par sa mise en scène et sa réalisation impeccables, il n’a aucun mal à amadouer le spectateur. Le jeu des acteurs, Jean Dujardin en tête, sert l’objectif avec brio et justesse. L’acteur oscarisé ne manque pas de nous toucher au coeur grâce à un jeu remarquable. Sous la direction de Lelouch, on le sent totalement libéré. Il dit même qu’il a vécu un véritable « déblocage » sur le tournage. Et on le sent. On a, enfin, plaisir à retrouver un Christophe Lambert dans un film de cette dimension. Malgré sa voix éraillée et ses tremblements incontrôlés, l’acteur touche.

Avec Un plus uneLelouch signe un film amoureux dont la délicate poésie aurait pu se scander en vers. Amoureux de l’amour, de l’amour de l’autre, de la femme et de soi ; de l’amour de la musique et de l’amour du cinéma. Joli, surtout servi avec humour.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Un plus une

Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

Sortie DVD : le 9 avril 2016
Durée : 01h53
Réalisateur : Claude Lelouch
Avec : Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert, Alice Pol
Acheter sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le Théâtre des Champs Elysées dévoile son programme 2016/2017

Théâtre des Champs Elysées
Théâtre des Champs Elysées, programme 2016/2017

Le Théâtre des Champs Elysées dévoile son programme 2016/2017

Le Théâtre des Champs-Elysées présentait son Programme 2016-2017 le lundi 4 avril lors d’une soirée de gala. Une programmation dans la continuité de la qualité à l’honneur depuis déjà plusieurs années. Des têtes d’affiche mondialement reconnues, des étoiles montantes pour assurer l’éclosion des futurs talents et toujours cette diversité salvatrice. Le président Raymond Soubie et le directeur Michel Franck ont rivalisé d’éloquence pour mettre l’eau à la bouche et lancer la campagne d’abonnement. Suivez le guide.

L’introduction de Raymond Soubie met les choses au clair. L’enthousiasme est contenu et la douce assurance d’avoir fait du bon travail rassure l’audience nombreuse. Si de grands noms sont devenus des étendards du TCE pour le plus grand plaisir du public, il n’est nulle question d’arrêter de surprendre. La salle trépigne d’impatience de découvrir les évènements à ne manquer sous aucun prétexte. Raymond Soubie laisse la parole à Michel Franck pour un festival de clarté et de volubilité. Rien n’est laissé sous silence, il présente le programme sans discontinuer pendant une longue heure pour satisfaire l’appétit de la salle.

Un véritable feu d’artifice de drames et d’éblouissement sont au programme

A tout seigneur tout honneur. L‘Opéra inaugure la divulgation du prestigieux programme. Le Norma de Bellini avec la célèbre Cecilia Bartoli, L’Opéra de quat’sous de Kurt Weill et Bertolt Brecht mis en scène par Bob Wilson et interprété par la célèbre troupe du Berliner Ensemble, du Mozart (Don Giovanni), du Monterverdi (Le retour d’Ulysse dans sa patrie) et du Debussy (Pelléas et Mélisande), le ton est donné. De l’ambition scénique, le meilleur du repertoire et des interprètes mondialement reconnus, de quoi donner envie de réserver dès maintenant les trop rares soirées de représentations. Un véritable feu d’artifice de drames et d’éblouissement sont au programme. Les opéras en concert oratorio ne sont pas en reste avec notamment L’enlèvement au sérail de Mozart et Le Messie de Haendel.

Les orchestres résidents et associés vont faire déferler un flot de mélodies enchanteresses sur le TCE. Quelques noms attirent l’attention du public, comme Boris Bérézovsky au piano avec l’Orchestre philharmonique de Saint Petersbourg ou Katia Buniatishvili avec le Rotterdams Philharmonish Orkest. Le nom de Daniel Barenboim retentit par ici, celui de Philippe Herreweghe se fait entendre par là. De quoi passer des moments de pure magie. Quand vient le programme du chant, c’est le bonheur. Les noms de Jonas Kaufmann, Philippe Jaroussky, Roberto Alagna et Nathalie Dessay sont cités, la liste des noms donne le vertige. Michel Franck se pâme littéralement à l’évocation de ses chouchous Vannina Santoni et Marie-Nicole Lemieux, à découvrir à tout prix.

Le programme de piano sera au diapason des années précédentes

La partie récital attire l’attention d’un public habitué aux meilleurs interprètes mondiaux. Le programme reprend des noms validés et approuvés pour leur talent inouï. Lang-Lang, Christian Zacharias, Grigory Sokolov, Fazil Say, Piotr Anderszewski, Nikolaï Lugansky, Alexandre Tharaud, le programme de piano sera au diapason des années précédentes. Michel Franck insiste également sur les concerts du dimanche matin avec des interprètes à la renommée croissante et des belles surprises en perspective. Le flot de bonnes nouvelles se finit dans le ravissement des spectacles de danse, avec de belles surprises au programme.

Si Irina Kolesnikova reviendra ravir les aficionados avec ses Lac des Cygnes et Giselle, les noms de Benjamin Millepied et du Swan Lake du Ballet national de Norvège attirent l’attention. Le L.A. Dance Project du premier promet un grand moment de danse. La mise en scène aquatique et ambitieuse du second interroge sur la manière qu’aura le TCE de gérer les tonnes d’eau nécessaires pour le spectacle aquatique sans noyer la salle.

Une heure de pur bonheur se finit dans un tonnerre d’applaudissements. La saison 2015/2016 n’est pas encore finie qu’il faut se projeter dans la saison prochaine et penser à réserver ses soirées. Les promesses sont belles, nul doute qu’elles seront tenues dans ce temple de la musique et du spectacle.

Lien internet du programme: Saison 2016/2017 au Théâtre des Champs-Elysées

Résultats concours : NCIS : Los Angeles, 5 coffrets de 6 DVD gagnés

NCIS : Los Angeles Saison 6

Résultats concours : NCIS : Los Angeles, 5 coffrets de 6 DVD gagnés !

Vous avez été 4870 participants au concours NCIS : Los Angeles. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 coffret de 5 DVD sont :

Joël Bon, Anne Dausque, Romain Cardon, Mylène Azarian et Guillian Level

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Batman v Superman : Justice League saura-t-il faire oublier l’échec de DC Comics ?

Batman v Superman
Batman v Superman : Justice League saura-t-il faire oublier l’échec de DC Comics ?

Batman v Superman : Justice League saura-t-il faire oublier l’échec de DC Comics ?

C’est un fait, Batman v Superman a trusté la première place au box office US depuis se sortie il y a une semaine, se payant le luxe d’un record de démarrage pour un film DC Comics. Mais voilà, le fait est que la baisse des recettes pour sa deuxième semaine se révèle préoccupante, représentant une chute de près de 69 %. Il faut dire que le film de Zack Snyder ne bénéficie pas d’une bonne presse et que le public semble être du même avis : le film laisse clairement sceptique.

Pourtant, Zack Snyder reste le réalisateur à qui les studios de la Warner Bros ou de DC Comics ont confié les plus gros projets à venir autour des comics de la maison DC : Justice League Part 1 et (en parallèle, Snyder participe aussi à la production de Wonder Woman, The Flash ou encore Aquaman). Autant dire qu’il n’aura pas le temps de souffler puisque le tournage du premier volet de Justice League doit débuter le 11 avril. On y verra toute la grande famille de super-héros DC comics pour une grande fête contre le crime. Certaines rumeurs prêtent un conflit avec la cité Atlantis, obligeant Batman à sortir sa BatSub pour s’aventurer dans les profondeurs des océans en compagnie d’Aquaman. On attendrait aussi le retour de Lex Luthor… Les pistes et les spéculations se multiplient.

Espérons que ce premier Justice League redresse un peu la barre. Autant dire que le projet solo de Batman porté par Ben Affleck est bien plus enthousiasmant. L’acteur qui rêve de réaliser son Batman a déjà écrit une première version du scénario alors que rien n’a été acté officiellement avec DC Comics. Rappelons qu’il a déjà reçu l’oscar du Meilleur Film pour l’excellent Argo.

Pour retrouver l’homme chauve-souris et peut-être oublier le léger raté de Batman v Superman, il faudra de toute façon attendre le 15 novembre 2017, date de sortie de Justice League !

[vc_text_separator title= »FEATURETTE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Quand Batman, Superman, Wonder Woman, Green Lantern et d’autres super-héros s’unissent pour combattre le crime.

Sortie : le 15 novembre 2017
Durée : inconnue
Réalisateur : Zack Snyder
Avec : Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams…

« Nos serments », la nouvelle création très réussie de Julie Duclos de retour à la Colline

Nos serments, la nouvelle création très réunisse de Julie Duclos de retour à la Colline
« Nos Serments » Photo © Elisabeth Carecchio ; Calypso Baquey

Nos serments, la nouvelle création très réussie de Julie Duclos de retour à la Colline

La Maman et la Putain, film culte de la Nouvelle vague, réalisé en 1972 par Jean Eustache (1938-1981), interprété par Bernadette Lafont, Françoise Lebrun et Jean-Pierre Leaud, qui mettait en scène un triangle amoureux, sert de point de départ à la nouvelle création très réussie de Julie Duclos.

Considéré comme le portrait d’une génération, il s’intitulait initialement « Du pain et des Rolls » et en s’intéressant au scénario et aux écrits du cinéaste, la jeune metteuse en scène remarque que son auteur ne se voulait pas représentatif d’une époque, mais cherchait au contraire à travers ses personnages et leur conception libre du couple, à se situer à contre courant et en dehors des normes.

[…] les territoires intranquilles de l’amour et du désir

Le collectif L’In-Quarto revisite donc avec beaucoup de finesse et d’humour, à l’abri de cette œuvre dont il se détache aussi, les territoires intranquilles de l’amour et du désir tout en en réactualisant le contexte de lieu et de temps pour nous questionner aujourd’hui sur le rapport à l’autre et les possibilités/limites d’un désordre amoureux.

François, intello oisif, vit au crochet d’Esther qui a une boutique de mode, avant de rencontrer une pétillante infirmière polonaise, Oliwia.

Comme dans le film de Jean Eustache, les protagonistes refusent le schéma traditionnel de l’éternel trio : homme / femme / maîtresse et esquissent une autre vision du couple consistant à tenter de vivre cette situation dans un rapport apaisé et concerté.

Ce désir de liberté et cet affranchissement s’observent alors, se commentent et se partagent à travers le prisme masculin – où le personnage se montre à la fois égoïste, détaché, lâche, sincère – et féminin qui voit les héroïnes aux prises avec leurs contradictions (émancipation/possession) et le danger affectif d’une telle équation.

Cette expérience d’un autre modèle amoureux est propice à une introspection à la fois individuelle et collective des personnages aux prises avec leur complexité intime, qui donne à voir un spectacle passionnant, dense et alliant très judicieusement musiques et vidéos.

[…] une réalité sensible et profondément humaine

Par un jeu délesté de toute théâtralité et au plus près d’une intériorité/vérité propre également au grand metteur en scène Kristian Lupa, les cinq comédiens (Maëlia Gentil, David Houri, Alix Riemer, Magdalena Malina et Yohann Lopez) sont exceptionnels de virtuosité où leur présence s’ancre naturellement dans une réalité sensible et profondément humaine.

Un spectacle marquant et attachant porté par une inspiration singulière.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 7 au 22 avril 2016 l Lieu Au Théâtre national de la Colline (Paris)
Metteur en scène : Julie Duclos

Wajdi Mouawad nommé à la tête du Théâtre national de la Colline, à Paris

Wadji Mouawad nommé à la tête du Théâtre de la Colline

Wajdi Mouawad nommé à la tête du Théâtre national de la Colline, à Paris

L’auteur, metteur en scène et comédien libano-canadien Wajdi Mouawad a été nommé mercredi 6 avril 2016 par François Hollande à la direction du Théâtre de la Colline, l’une des sept scènes nationales française.

Il était en lice avec plusieurs autres metteurs en scène français, dont Pascal Rambert, directeur du Théâtre de Genevilliers, et Arthur Nauzyciel, qui dirige le Centre dramatique national Orléans/Loiret/Centre.

Wajdi Mouawad, 47 ans, né au Liban, est l’auteur d’un théâtre lyrique profondément marqué par la question de la mémoire et de la filiation où le drame se noue sur plusieurs continents. Et il puise dans la tragédie grecque pour questionner le monde d’aujourd’hui.

On se souvient de sa saga « Le Sang des Promesses » (Littoral, Incendies, Forêts, Ciels) qui avait marqué par son souffle narratif le 63e Festival d’Avignon en 2009, dont il était artiste associé. « Incendies » a été ensuite adapté au cinéma par le réalisateur canadien Denis Villeneuve et a remporté de nombreux prix.

De 2007 à 2012, il est directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts d’Ottawa, au Canada et depuis septembre 2011, artiste associé au Grand T, théâtre de Loire-Atlantique à Nantes.

« Cette nomination d’un auteur vient affirmer le choix d’un théâtre du récit, lyrique, populaire et métissé », fait valoir la ministre de la Culture Audrey Azoulay.

Wajdi Mouawad est à l’affiche actuellement à Paris avec « Phèdre(s) », pièce qui vaut à Isabelle Huppert une nomination aux Molières et mise en scène par Krzysztof Warlikovski au Théâtre de l’Odéon, dont il a écrit la première partie.

Dans son projet pour le théâtre de la Colline, « il fait le pari de réunir créateurs, auteurs et penseurs qui voudront révéler, notamment aux adolescents, la nature politique de l’écriture et la place fondamentale qu’elle peut avoir dans la vie publique », précise encore le communiqué du ministère de la Culture.

Nous ne manquerons pas de rendre compte de cette écriture engagée et citoyenne.

Winston Carter est un Acteur Américain plus vrai que nature

 

WInston Carter

Winston Carter est un Acteur Américain plus vrai que nature

Winston Carter s’est lâché sur la scène de la Péniche Antipode le mardi 5 avril pour présenter son nouveau spectacle Acteur américain. Date exceptionnelle avant le début de sa programmation prochaine au Théâtre Les Feux de la Rampe. Energie jubilatoire et cascades hollywoodiennes pour un show encore en rodage mais qui promet des feux d’artifice.

Winston Carter a la chance inouïe d’être bilingue. Son français parfait lui permet d’éclaircir le public des plus infimes subtilités du grand acteur américain qu’il est. Secrets de tournage, anecdotes truculentes, les sketchs s’enchainent avec la constante de l’apparente confession. Winston Carter se prend pour Tom Cruise et Brad Pitt réunis pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le surprenant comédien accumule les cascades et les monologues déclenchant des salves de rires. Si quelques inévitables approximations jalonnent le show, nul doute que l’expérience et une assurance croissante pourraient mener très loin notre ami américain.

Winston Carter se prend pour Tom Cruise et Brad Pitt réunis pour le plus grand plaisir des spectateurs

Lorsqu’il expose les mérites comparés de la société américaine par rapport à sa cousine française, c’est l’hallali. Le port d’armes garanti, la drogue facilement disponible, le gout des médias pour les confessions publiques, Winston Carter manie l’ironie avec une touche irrésistible de non-sens. On attend encore plus de lâcher prise, de délire et d’échanges avec le public. Un spectacle coup de départ inaugure sa future session au Théâtre Les Feux de la Rampe. A découvrir pour juger des progrès de la star américaine et rire à son humour délicieusement décalé.

Dates :  du 12 avril au 14 juin 2016
Lieu Théâtre Les Feux de la Rampe
Metteur en scène : François Michonneau
Avec : Winston Carter

Warcraft Le commencement : toutes les vidéos officielles

warcraft-photo-film
Warcraft Le commencement : Photo – © Universal Pictures

Warcraft Le commencement : toutes les vidéos officielles du film

Warcraft Le Commencement continue d’en mettre plein les yeux dans une nouvelle bande annonce parue aujourd’hui. Vous pourrez y découvrir quelques images inédites et toujours spectaculaires. Pour le plaisir des yeux et des oreilles, on vous propose la playlist de toutes les vidéos officielles de Warcraft.

Adapté du célèbre jeu vidéo MMORPG WoW (World of Warcraft), le film réalisé par Duncan Jones (Moon, Source Code) ne devrait être que le début d’une longue série, comme annoncé par la production. On imagine le budget colossal du projet quand on voit les bandes annonces avec des effets spéciaux à gogo ! Un film sur fond vert qui fera le bonheur des aficionados du genre. Rendez-vous le 25 mai prochain dans les salles obscures.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


WarcraftLe pacifique royaume d’Azeroth est au bord de la guerre alors que sa civilisation doit faire face à une redoutable race d’envahisseurs: des guerriers Orcs fuyant leur monde moribond pour en coloniser un autre. Alors qu’un portail s’ouvre pour connecter les deux mondes, une armée fait face à la destruction et l’autre à l’extinction. De côtés opposés, deux héros vont s’affronter et décider du sort de leur famille, de leur peuple et de leur patrie.

Sortie : le 25 mai 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Duncan Jones
Avec : Travis Fimmel, Toby Kebbell, Paula Patton

[vc_text_separator title= »TOUTES LES BANDES ANNONCES » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Mandarines, un film d’hommes de Zaza Urushadze

Madarines
Mandarines : Photo © ACE Entertainment

Mandarines, un film d’hommes de Zaza Urushadze

Mandarines est un petit film estonien/georgien qui créée une vraie belle surprise. Le récit puissant interroge sur la question des racines. A qui appartient une terre ? Est-elle plus importante que la vie des hommes ? L’émotion affleure constamment dans ce long métrage émouvant et délicat.

Mandarines exhume un conflit oublié du début des années 90. La République d’Abkhazie est devenue indépendante de la Georgie en 1992 après un conflit sanglant opposant indépendantistes et troupes régulières. Au mépris des risques, un vieil homme refuse de quitter son village pour assurer la récolte des mandarines bientôt mûres. Ivo est un émigré estonien qui occupe sa maison depuis plusieurs décennies. Avec son ami Markus, ils vivent paisiblement mais le bruit des combats se rapproche. Leur havre de paix ne sera plus jamais le même.

Des sentiments vrais et à la belle humanité

Ivo recueille un soldat blessé avant qu’un second ne lui échoie. Les combattants sont des ennemis mais Ivo décrète que sa maison est une zone neutre, il oblige les deux belligérants à cohabiter pendant leurs convalescences respectives. S’ils jurent d’abord de s’étriper dès le pas de la porte franchi, la coexistence éveille une surprenante sympathie et un respect mutuel. Mais les troupes se rapprochent et il va falloir retrouver la vie réelle et la folie des armes. D’un récit aux apparences simplistes Zaza Urushadze tire des sentiments simplement vrais et à la belle humanité qui font de ce film une vraie pépite cinématographique à découvrir absolument.

Là où les films de guerre privilégient habituellement les combats spectaculaires et pyrotechniques, Zaza Urushadze privilégie le huit clos et le jeu d’acteur. Si Lembit Ulfsak n’est guère connu dans nos contrées, il a été élu acteur estonien du siècle, preuve de sa renommée de par là bas. Il incarne avec force ce vieux monsieur décidé à ne pas se laisser déraciner par des soldats deux fois plus jeunes que lui. Son attachement à la terre le décide à rester coute que coute. Son intransigeance face aux deux soldats belliqueux reflète tout autant sa grande sagesse que sa fatigue face à la folie des hommes.

Une belle surprise de cinéma qui démontre la force de ces petits films faits de petits riens mais à la portée universelle.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Mandarines, film de Zaza Urushadze
Mandarines, film de Zaza Urushadze

En 1990, la guerre fait rage en Abkhazie. Un village ne compte comme seuls habitants qu’un vieil homme, Ivo, et un producteur de mandarines, Markus, – tous deux d’origine estonienne – qui refuse de quitter sa plantation alors que les fruits sont presque mûrs. Le conflit est de plus en plus proche mais Ivo décide de venir en aide à Akhmed, un Caucasien blessé, et le cache chez lui. Markus, à son tour, découvre un Géorgien laissé pour mort sur le champ de bataille. Il l’emmène lui aussi chez Ivo. Deux combattants de camps opposés se retrouvent alors sous le même toit…

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h27
Réalisateur : Zaza Urushadze
Avec : Lembit Ulfsak, Elmo Nüganen, Misha Meskhi
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La sociologue et l’ourson, un film instructif de Etienne Chaillou et Mathias Théry

La sociologue et l’ourson
La sociologue et l’ourson Photo © Quark Productions

La sociologue et l’ourson, un film instructif de Etienne Chaillou et Mathias Théry

Mathias Théry nous présente son film portant sur les nombreux débats à propos du mariage pour tous. Son film a été réalisé pendant les débats, de septembre 2012 à mai 2013. C’est un documentaire en temps réel et tous les débats ont réellement eu lieu.

La mise en scène se fait avec des marionnettes, idée très sympa et qui permet d’alléger le débat. Le personnage principal n’est autre que la mère de Mathias, Irène Théry, elle-même sociologue très impliquée dans ce combat du mariage pour tous. Elle nous explique l’évolution de notre société, de la notion même de mariage, en remontant à ses propres arrières-grands-parents.

Un film qui fait partie de l’Histoire, de notre Histoire.

La sociologue et l’ourson est un film à la fois intime et en même temps avec une certaine dimension nationale fondamentale. Un film qui fait partie de l’Histoire, de notre Histoire. Une totale réussite ! Un film très original de par sa forme, avec un contenu à la portée de tous. Il va sans doute permettre à certains de se repositionner par rapport à l’évolution évidente de nos sociétés. Et mieux comprendre les nouvelles Lois.

Ce film documentaire a fait partie de la sélection du Prix du Public au FIPA 2016, car il n’était pas en compétition. Mais il n’a pas été primé. Mais c’est vraiment un film qui a sa place en France comme une preuve des évolutions dans notre pays.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La sociologue et l’oursonDe septembre 2012 à mai 2013, la France s’enflamme sur le projet de loi du Mariage pour tous. Pendant ces neuf mois de gestation législative, Ia sociologue Irène Théry raconte à son fils les enjeux du débat. De ces récits nait un cinéma d’ours en peluches, de jouets, de bouts de cartons. Portrait intime et feuilleton national, ce film nous fait redécouvrir ce que nous pensions tous connaître parfaitement : la famille.

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h18
Réalisateur : Etienne Chaillou, Mathias Thery
Genre : Documentaire

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne Berthaud

Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne Berthaud
Sky Photo © Lara Solanki / Le Bureau / Haut et Court

Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne Berthaud

Sky, de Fabienne Berthaudsuit Diane Kruger à travers les paysages désertiques du grand ouest américain. En héroïne déboussolée, elle repart de zéro dans un récit pudique et taiseux.

Sky marque le retour de la réalisatrice Fabienne Berthaud après 6 ans d’absence et 2 longs métrages. Elle retrouve Diane Kruger suite à un Pieds nus sur les limaces sorti en 2009 et acclamé par la critique. L’actrice allemande vit un grand moment de turpitude et tente le largage d’amarres loin de ses bases.

Le rythme hypnotique emmène le spectateur dans une introspection indolente […]

Immergée dans un couple confortable mais toxique, elle quitte violemment son mari pour vivre un lâcher prise complet dans le plus complet dénuement. Langueur et laisser aller accompagnent Diane Kruger au fur et à mesure de rencontres inopinées et de pérégrinations décisives. Le rythme hypnotique emmène le spectateur dans une introspection indolente mais non sans charme. Les sourires perdus et le regard déterminé de l’actrice allemande emmènent le film avec une empathie communicative.

Casting de haut vol avec un Gilles Lellouche dramatique, un Norman Reedus blessé par la vie et une Lena Dunham bien loin de l’atmosphère habituelle de Girls. Le film se suit comme une plongée intérieure aux enjeux personnels. Comment rebondir après un abandon quand la corde d’une possible stérilité pend au cou. Fabienne Berthaud minimise les artifices pour une aventure touchante et intense. En un mot, authentique.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Sky, road movie tragique et épidermique de Fabienne BerthaudEn vacances avec son mari dans l’Ouest américain, Romy décide de mettre fin à cette relation toxique et de reprendre sa vie en main. De Las Vegas aux plaines du Nevada, la route sera jalonnée de rencontres improbables, intenses et toutes porteuses d’un nouvel espoir…

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Fabienne Berthaud
Avec : Diane Kruger, Norman Reedus, Gilles Lellouche
Genre : Drame, thriller

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

American Hero chamboule la définition du héros et le spectateur

American Hero
American Hero Photo © Chrysalis Films

American Hero chamboule la définition du héros et le spectateur

Avec moins de 10 films à son actif, Nick love est encore un jeune réalisateur. Son dernier film, American Hero, qui sortira en salle le 8 juin, augure une belle carrière.

Drogues, femmes, errances, beuveries … toutes ces réjouissances et autant de nuits « clochardesques » à la belle étoile, la mémoire altérée par l’alcool, composent la vie de Melvin. Stephen Dorff endosse, et joliment, le rôle de cet homme à la dérive, divorcé et interdit de voir son fils par décision de justice. Une vie dissolue qui se dessine sur fond d’une Nouvelle-Orléans pauvre plantée de baraques austères et pourrie par la violence. Les rues désertes n’accueillent plus ni habitant ni justice, seul le soleil et les dealers de drogue frappent encore. Peu d’avenir ici à l’illustration de Melvin et sa vie oisive de bringues et de crapuleries. Pourtant, il possède un don exceptionnel : il peut déplacer les objets par la seule force de sa pensée.

Ici, le parti pris par Nick Love décontenance et réjouit ! Gavé aux Marvel, on s’attend à ce qu’un homme doté de pouvoirs les mettent au service du bien ou du mal, qu’il élabore un plan pour sauver ou ruiner l’humanité ! Mais Melvin n’en fait rien … il s’en sert tout juste pour agacer ses proches, séduire ses conquêtes et voler impunément.

[…] Le parti pris par Nick Love décontenance et réjouit !

Anti-héros. Un héros Melvin ? Non, un loser. La lutte du personnage avec lui-même est la clé du film. Melvin s’est choisi loser, il a choisi l’oisiveté, l’insouciance, le renoncement à toutes responsabilités. Il fait tout pour oublier qu’il existe parce que c’est pesant d’exister surtout quand on possède ce don de télékinésie, porte ouverte à une multitude de possibles. De la médiocrité de la vie qu’il s’est bâtie, il est conscient, d’où ses déchirements.

Puis la volte-face advient ! Au moment opportun pour que le film garde un rythme efficace. Lorsque Melvin, certain de son invincibilité, se découvre vulnérable, il décide de changer, d’arrêter la dégringolade, de devenir sain. Pas encore de sauver le monde mais de se sauver lui et d’utiliser ses pouvoirs à meilleur escient. C’est une histoire toute en nuances, au scénario intelligent. Melvin de crapule ne se transformera pas en saint, il menacera de rebasculer dans ses travers : le métier de super-héros demande de l’expérience et une volonté de fer, il manque des deux. Et si les sentiments sont omniprésents, ils se devinent plus qu’ils ne s’avouent ce qui les rend plus touchants peut-être même plus intenses.

Nick Love nous sert un film esthétique qui tangue habilement entre les extrêmes : l’oubli dans la décadence et l’affection profonde. La palette d’émotions du personnage est large, ses tourments sont complexes et Stephen Dorff nous en livre une prestation juste et émouvante ! Il maîtrise toutes les nuances de son personnage et brille autant dans le drame que dans le comique. Un beau film.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

American HeroMelvin est super-héros malgré lui. La trentaine bien entamée, il habite encore chez sa mère et ne vit que pour la fête, les femmes et la drogue. Jusqu’au jour où il réalise que la seule façon pour lui de revoir son fils, que la justice lui interdit d’approcher, c’est d’accepter son destin, et d’exploiter ses super pouvoirs pour lutter contre le crime.

Sortie : le 8 juin 2016
Durée : 1h26
Réalisateur : Nick Love
Avec : Stephen Dorff, Eddie Griffin, Phillip Michael Youmans
Genre : Comédie, Fantastique

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le BGG Le Bon Gros Géant : le dernier Spielberg lève le voile !

Le BGG Le Bon Gros Géant
Le BGG Le Bon Gros Géant – Photo Ruby Barnhill, Mark Rylance © Metropolitan FilmExport

Le BGG Le Bon Gros Géant : le dernier Spielberg lève le voile !

Le BGG Le Bon Gros Géant lève le voile dans une nouvelle bande annonce beaucoup plus généreuse en images que le premier teaser du film. Le prochain film de Spielberg dévoile même le visage du mystérieux BGG dont on se demandait jusqu’ici à quoi il pouvait bien ressembler.

Adapté du livre de Roald DahlLe Bon Gros Géant, le film nous emmène à grandes enjambées au Pays des Géants, où le BGG vit non loin de gros mais méchants géant qui apprécient tout particulièrement se nourrir de petits hommes. Une histoire aux allures de conte fantastique faite pour Spielberg. Sans doute un des films à aller voir cet été.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


le-BGG-le-bon-gros-geantLe Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…Avant leur rencontre, le BGG et Sophie avaient toujours été livrés à eux-mêmes, chacun dans son monde. C’est pourquoi leur affection l’un pour l’autre ne fait que grandir. Mais la présence de la petite fille au Pays des Géants attire bientôt l’attention des autres géants… Sophie et le BGG quittent bientôt le Pays des Géants pour aller à Londres voir La Reine et l’avertir du danger que représentent les géants. Mais il leur faut d’abord convaincre la souveraine et sa domestique, Mary que les géants existent bel et bien ! Tous ensemble, ils vont mettre au point un plan pour se débarrasser des méchants géants une bonne fois pour toutes…

Sortie : le 20 juillet 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Steven Spielberg
Avec : Ruby Barnhill, Mark Rylance, Rebecca Hall

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Gérard Depardieu menacé par Benoît Magimel à Marseille

Gérard Depardieu
Gérard Depardieu et Benoît Magimel dans Marseille © Netflix

Gérard Depardieu menacé par Benoît Magimel à Marseille

Gérard Depardieu est le maire sortant de Marseille bousculé avec violence par l’un de ses anciens protégés devenu son pire ennemi : Benoît Magimel. Tel est le pitch de la nouvelle série française qui fait parler d’elle en ce moment : Marseille. Une série entièrement produite et réalisée par Netflix pour qui c’est une première en France.

La première bande annonce a été révélée il y a quelques jours et montre un Gérard Depardieu fidèle à lui-même, dont le charisme semble tout à fait capable de donner le change à son alter ego américain Kevin Spacey dans House Of Cards. Le problème est peut-être là. Rien qu’au visionnage de la bande annonce de marseille, et malgré la qualité du montage et de la bande originale, on ressent une irrésistible impression de déjà vu. Un thriller politique ne dénote pas aujourd’hui d’une grande originalité. Espérons qu’il y aura un intérêt à regarder cette série qui sent pour le moment le réchauffé.

A suivre le 5 mai prochain sur Netflix.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Robert Taro est maire de Marseille depuis 25 ans. Les prochaines élections municipales vont l’opposer à l’homme qu’il avait choisi pour lui succéder, un jeune loup aux dents longues. Les deux candidats vont se livrer un combat sans merci au terme duquel un seul sortira vainqueur. Une lutte au couteau s’engage, tournant autour de la vengeance et animée par les barons de la drogue, les politiciens, les syndicats et les acteurs politiques de la ville.

Sortie : le 5 mai 2016 sur Netflix
Durée : 8 épisodes pour la première saison
Avec : Gérard Depardieu, Benoît Magimel, Géraldine Pailhas

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Ange et Gabrielle, un film d’Anne Giafferi (en DVD)

Ange et Gabrielle
Ange et Gabrielle : Photo Alice de Lencquesaing, Isabelle Carré, Patrick Bruel © Emilie de la Hosseraye / UGC Distribution

Ange et Gabrielle, un film d’Anne Giafferi (en DVD)

Anne Giafferi a adapté la pièce de théâtre, L’éveil du chameau, de Murielle Magellan, au cinéma. Mais Ange et Gabrielle n’est pas uniquement centrée sur l’histoire d’amour entre ces deux êtres, contrairement à la pièce de théâtre. Il est aussi beaucoup question de la place du père. Ange est-il père ? Son fils supposé va-t-il vraiment devenir père et accepter ce rôle ? Et bien sur, Gabrielle va-t-elle tomber amoureuse d’Ange ?

Vous l’aurez compris, l’histoire de Ange & Gabrielle n’est pas transcendante. La fille de Gabrielle, la pétillante Isabelle Carré à la répartie cinglante, Claire, lycéenne de 17 ans, est enceinte. (Claire est interprétée par Alice de Lencquesaing). Mais apparemment, il n’y a pas de place pour le père, Simon.

Ange est imbu de lui-même mais il refuse catégoriquement tout rôle de père.

Du coup, sa mère décide de s’en occuper elle-même. Elle va donc voir le père de Simon qui n’est autre que Ange, interprété par Patrick Bruel. Ange porte bien son nom : sa belle gueule (bien conservé pour 56 ans !) laisse penser que c’est un ange. Mais Gabrielle va vite déchanter. Non seulement Ange est imbu de lui-même mais il refuse catégoriquement tout rôle de père. Il n’a pas de fils, n’a jamais eu de fils ! Il ne connaît pas ce Simon. Et cette histoire de fille enceinte ne l’intéresse nullement.

Je ne raconterai pas la suite du film car elle est évidente. Trop évidente pour nous tenir en haleine ! Par contre, il y a quelques bons passages qui nous font bien rire ! Bruel se défend pas du tout et on se moque volontiers de lui ! Par contre on va bien aimer les dialogues percutants entre Ange et Gabrielle !

Ange et Gabrielle, un film sympa qui détend bien par ces temps moroses. Mais aussitôt vu, aussitôt oublié !

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

ange-et-gabrielle-dvdGabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.

Sortie DVD : le 5 avril 2016
Durée : 1h31
Réalisateur : Anne Giafferi
Avec :  Patrick Bruel, Isabelle Carré, Alice de Lencquesaing
Genre : Comédie, romance
Acheter sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

A Perfect Day, film tragicomique et humanitaire de Fernando León de Aranoa

A Perfect Day
A perfect day (un jour comme un autre) : Photo Benicio Del Toro, Tim Robbins © Fernando Marrero – REPOSADO P.C. and MEDIAPRODUCCIÓN S.LU.

A Perfect Day, film tragicomique et humanitaire de Fernando León de Aranoa

A Perfect Day ne fait pas uniquement référence à la célébrissime chanson de Lou Reed. Le quotidien d’une mission humanitaire au coeur du conflit yougoslave prête à rire autant qu’à émouvoir. Contexte guerrier pour un casting international de haute volée, Mélanie Thierry côtoie Benicio del Toro, Olga Kurylenko et Tim Robbins au milieu des atrocités commises par les belligérants. Le film louvoie entre comique pour mettre à distance et émotion devant le tragique des situations. Les personnages trouvent chacun leur manière de faire face pour ne pas sombrer et continuer à assurer leur mission. Un film qui interpelle et questionne finement sur la meilleure manière de venir en aide à des populations civiles victimes des exactions.

A Perfect Day joue la transparence et expose le quotidien le plus terrifiant en même temps que le plus banal en temps de guerre. L’équipe de l’Organisation Non Gouvernemental doit ménager les susceptibilités et ne pas sombrer dans l’abattement malgré la difficulté de sa mission. Diplomatie et mission de secours doivent se conjuguer en vertu d’accords internationaux ubuesques et des sensibilités de chacun. A Perfect Day dissèque les personnalités des personnages et les rapports de force à gérer quotidiennement. Le très sobre et toujours parfait Benicio del Toro est Mambru, chef de mission taiseux, aux longues heures de route dans tous les conflits de la planète et à la vie personnelle compliquée. D’autant qu’une de ses anciennes maitresses débarque sur le terrain des opérations. Tim Robbins incarne B, le mercenaire infatigable à l’humour désabusé devant les trop nombreuses atrocités vécues en spectateur. Mélanie Thierry et Olga Kurylenko sont des personnages féminins fragiles et fortes à la fois, la belle Olga est la fameuse maitresse qui pose problème à Mambru… Ce petit monde évolue au milieu des exactions et tente de venir en aide aux populations locales.

[E]ntre plages contemplatives et nervosité

Tonalité douce amère pour cette évocation d’un conflit sans combats ni échanges de tirs. Le danger est silencieux, la tension est palpable, le risque d’escalade est omniprésent, l’équipe est à la merci d’un tireur isolé ou d’un soldat un peu trop nerveux de la gâchette. Comment continuer à vivre dans un contexte si anxiogène ? Chaque membre de l’ONG a sa recette personnelle à base d’humour et d’ironie. Ce qui rend le film léger et sérieux à la fois. Cette tranche de vie rend les baroudeurs très humains et expose les raisons de leur engagement dans les missions humanitaires. Par gout du danger, d’une vie moins ordinaire ou par altruisme. Le rythme du film alterne entre plages contemplatives et nervosité. Un mélange qui fonctionne et donne une dimension autant documentaire que tragicomique à ce Perfect Day dramatique.

Fernando Leon de Aranoa réalise un film empli d’un second degré qui interpelle. Peut-on rire d’un conflit aux répercussions si dramatiques ? C’est peut être le remède pour continuer à vivre…

[Edit du 5 avril 2016] : Bénédicte de Loriol a vu A perfect day et a souhaité ajouter ci-dessous son ressenti sur le film. Les deux points de vue sont complémentaires ! Voici donc son avis :

Fernando León de Aranoa a fait une adaptation du livre de Paula Farias, Dejarse Llover. Paula Farias est à la fois médecin, humanitaire et écrivain. Elle passe sa vie en mission humanitaire et ensuite trouve le temps pour écrire ce qu’elle a vécu. Quant à Fernando León de Aranoa, il a déjà réalisé des documentaires et plus particulièrement Invisibles (2007) qui a reçu le Goya et qui était centré sur les interventions de Médecins sans frontières, en Ouganda. A perfect day raconte l’histoire de quelques humanitaires sur le terrain, au sein des Balkans, dans une zone en guerre.

On va suivre durant presque 48h, quatre humanitaires, et leur traducteur, en mission sur une terre en guerre. La mise en scène est étonnante de réalisme. On est dans les montagnes afghanes, au milieu de nulle part, mais truffées de mines et de pièges. Les humanitaires sont là pour aider la population locale. Ils doivent retirer un corps qui a été volontairement jeté dans un puits pour empêcher les gens d’avoir de l’eau potable. Et rien ne se fera facilement.

On est au centre d’un drame mais le réalisateur mêle humour et dérision pour supporter des scènes de guerre toujours insupportables. Le film rend très bien compte des situations souvent absurdes dans lesquelles se trouvent les humanitaires. Ils sont souvent pris au piège des différentes institutions qui les empêchent, au nom de la loi, de réaliser des tâches indispensables pour le bien-être de la population. Ici, tout est centré sur ce corps qu’il faut absolument extraire du puits pour rendre l’eau aux habitants. Soit ils vont avoir un problème de cordes, soit un problème avec les autorités militaires.

Le film met l’accent sur l’absurdité du système et la difficulté pour les humanitaires d’agir. Bien sûr, les humanitaires ont tous leur raison de devenir humanitaires. Et à travers un très beau casting, le film met l’accent sur le sens à donner à sa vie, au milieu d’un pays en guerre. Questions hautement philosophiques alors que leur vie est perpétuellement menacée durant leurs interventions. Une vache en plein milieu de la route est synonyme de mines.

Les paysages sont magnifiques et entretiennent cette dichotomie : beauté et cruauté humaine. L’humour prime et « efface » l’horreur absolue. Un beau film qui pourrait être qualifié de documentaire sur la Guerre des Balkans.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


A Perfect DayUn groupe d’humanitaires est en mission dans une zone en guerre : Sophie, nouvelle recrue, veut absolument aider ; Mambru, désabusé, veut juste rentrer chez lui ; Katya, voulait Mambru ; Damir veut que le conflit se termine ; et B ne sait pas ce qu’il veut.

Sortie : le 16 mars 2016
Durée : 1h46
Réalisateur : Fernando León de Aranoa
Avec : Benicio Del Toro, Tim Robbins, Mélanie Thierry
Genre : Drame, comédie

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

A LIRE