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Desierto, une chasse à l’homme glaçante de Jonas Cuaron

Desierto, film de Jonas Cuaron, Copyright Version Originale / Condor
Desierto, film de Jonas Cuaron, Copyright Version Originale / Condor

Desierto, une chasse à l’homme glaçante de Jonas Cuaron

Desierto n’est pas un film anxiogène de plus, il utilise les codes du film d’angoisse avec un réalisme glaçant et une vraie remise en question des comportements humains. L’homme est un loup pour l’homme et un groupe d’immigrés mexicains se retrouve traqué par un redneck solitaire aux repères moraux bien flous. Le désert est une toile de fond hostile et implacable pour une chasse à l’homme étouffante. Un grand moment de trouble.

Desierto débute comme un épisode lambda de la traversée quotidienne de la frontière américaine par des mexicains en quête d’une vie meilleure. Des passeurs convoient les passagers silencieux et prostrés avant un premier écueil. Le moteur du véhicule lâche, comme un avertissement à rebrousser chemin. Gael Garcia Bernal est un membre de la folle équipée. Le soleil est haut dans le ciel, le désert semble murmurer constamment. La musique oppressante de Woodkid contribue à une atmosphère asphyxiante également portée par une mise en scène au cordeau. Loin d’un sahara uniforme enchainant les dunes, les paysages sont variés et escarpés avec des falaises à pic et de la végétation desséchée.

Les âmes sensibles souffriront d’asphyxie ou de vertige devant ce film ultra intelligent

Le réalisateur Jonas Cuaron est le fils d’Alfonso Cuaron, réalisateur multioscarisé des Fils de l’Homme et de Gravity. Il a l’art de l’économie de moyen pour un résultat ultra réaliste et crispant. Les effets spéciaux et artifices visuels restent dans les cartons pour un moment de tension suffocante. Si le film s’inspire clairement du Duel de Steven Spielberg, il en actualise les codes. Le duel entre un automobiliste et un camion fou ne laissait jamais entrevoir les traits du conducteur psychopathe. Jeffrey Dean Morgan agit ici à visage découvert, dans une impunité quasi naturelle lorsqu’il décime les migrants un à un. Qui ira réclamer les corps d’immigrés clandestins perdus dans un désert brûlé par le soleil ? Il s’imagine en justicier représentant d’une loi primitive et protégeant son pays d’indésirables intrus. Lorsqu’il croise un représentant de l’ordre, le spectateur comprend vite que ce dernier n’a qu’une autorité toute relative sur ce péquenaud armé et résolu.

De longs plans stylisés hypnotisent le spectateur. Un ronronnement strident donne d’abord l’impression d’un problème de mixage. Avant de comprendre qu’il s’agit de la musique du désert omniprésent. Comme s’il réagissait aux évènements en accélérant son pouls au diapason des personnages. La longue marche initiale laisse place aux courses effrénées à travers les cailloux. Le soleil, les serpents, les parois à pic qui donnent le vertige, le réalisateur utilise sa caméra à la perfection dans une mise en scène toxique en diable. Et comme le tireur impitoyable est accompagné de son fidèle compagnon à 4 pattes, les migrants semblent n’avoir aucune chance. Entrainé à tuer, le toutou participe à la traque avec entrain…

Tant à dire sur ce film puissant. Les âmes sensibles souffriront d’asphyxie ou de vertige devant ce film ultra intelligent… quant aux acteurs, Gaël Garcia Bernal et Jeffrey Dean Morgan se livrent à un mano a mano qui fera date.

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Desierto

Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : 1h34
Réalisateur : Jonas Cuaron
Avec : Gael Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan
Genre : Thriller

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Grimsby – Agent trop spécial, film déjanté de Louis Leterrier

Grimsby Agent trop spécial
Grimsby – Agent trop spécial : Photo Mark Strong, Sacha Baron Cohen © Sony Pictures Releasing France

Grimsby Agent trop spécial, un film déjanté de Louis Leterrier avec l’inénarrable Sacha Baron Cohen

Sacha Baron Cohen est de retour dans Grimsby, Agent trop spécial. Après ses rôles barrés dans les délirants BoratBruno ou le Dictateur, le troublion britannique parodie les films d’espionnage en interprétant un antihéros foldingue et catastrophique. A côté d’un Mark Strong tiré à 4 épingles dans son rôle d’agent secret increvable, il enchaine les cataclysmes et les situations à la limite de la vulgarité. Un moment de pur délire cinématographique, outrancier et déjanté.

Créer une crise diplomatique entre le Kazakhstan et les Etats-Unis lors de la sortie de Borat ne lui a pas suffi. Sacha Baron Cohen risque maintenant le lynchage de la part des fans de James Bond en roulant dans la gadoue les services secrets de Sa Majesté. L’acteur n’a vraisemblablement aucune limite quand il s’agit d’enchainer les galéjades décomplexées. Il interprète ici Nobby Grimsby, prolo au chômage, père de 9 enfants, fan de foot et gros buveur de bières. Mais un traumatisme le hante depuis l’enfance, la disparition de son frère adoré Sebastian. S’il le recherche depuis toujours, il ne risque pas de le retrouver si facilement. Ce dernier est en effet devenu agent secret, entre James Bond et Jason Bourne, ultra efficace et passé maitre dans l’art de la tatanne surpuissante. Classe et efficace, il doit sauver le monde quand un hurluberlu l’empêche de finaliser sa mission… et de qui s’agit-il si ce n’est de son frère ?

Le ton est au lâcher prise et il faut débrancher quelques neurones pour apprécier complètement l’humour du film.

Les retrouvailles entre ces deux frangins devenus si différents sont le point de départ de situations plus désopilantes les unes que les autres. Le monde bigarré de Nobby Grimsby rencontre l’univers aseptisé de Sebastian. Après son rôle d’assistant zélé dans le récent Kingsman aux côtés de Colin FirthMark Strong monte en grade et devient un invincible agent secret. Sacha Baron Cohen fait appel au réalisateur français Louis Leterrier (Insaisissables, Le Choc des Titans, L’incroyable Hulk) pour tenir la barre d’un long métrage qui tire du côté d’Austin Powers ou de Johnny English. La tradition des pastiches de James Bond est déjà longue de l’autre côté de la Manche et ce Grimsby devrait marquer les esprits par ces quelques scènes à l’humour… démesuré. Impossible d’en parler sans gâcher l’effet de surprise mais il y a fort à parier que les médias s’en fassent très bientôt l’écho…

Une galerie d’actrices connues accompagne les aventures des deux frères siamois. L’épouse de Sacha Baron Cohen à la ville, Isla Fisher, donne une fois de plus de sa personne ainsi que la plantureuse Rebel Wilson vue récemment dans Célibataire mode d’emploi et Penelope Cruz déjà aperçue dans Zoolander 2. Grimsby Agent trop spécial surfe sur les poncifs grand britons les plus éculés pour mieux les parodier. La culture populaire britannique faite d’orgies alcoolisées au pub devant le match de foot du dimanche côtoie la mode des maillots de foot portés à longueur de semaines. Les acteurs manient l’accent cockney avec talent et  enchainent les situations irréelles. Le ton est au lâcher prise et il faut débrancher quelques neurones pour apprécier complètement l’humour du film.
Grimsby Agent trop spécial est un feu d’artifice de blagues potaches et de bêtises crasses. La réputation de grand malade de Sacha Baron Cohen n’est plus à faire, il le prouve une fois de plus. Le divertissement est poussé à son paroxysme, pour le plus grand plaisir des zygomatiques. Dernier avertissement : Grimsby est plutôt une comédie pour adultes… vous comprendrez rapidement pourquoi !
Pour gagner vos places pour aller voir Grimsby au ciné et recevoir des Tee-shirts, jouez à notre concours ici !
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Grimsby, Agent trop spécial

Nobby Butcher n’a pas de boulot, mais cela ne l’empêche pas d’être heureux. Il a tout ce dont il peut rêver dans la vie : le foot, une petite amie géniale… et neuf gamins. Pour que son bonheur soit complet, il ne lui manque que son petit frère, Sebastian, dont il a été séparé quand ils étaient enfants. Après trente ans de recherches, Nobby retrouve finalement la trace de Sebastian à Londres. Il ignore que celui-ci est devenu le meilleur agent du MI6… Leurs retrouvailles tournent à la catastrophe, et voilà les deux frères en cavale. C’est alors qu’ils découvrent un complot visant à détruire le monde… Pour sauver l’humanité – et son frère – Nobby va devoir se lancer dans sa plus grande aventure. Pourra-t-il passer de l’état de bouffon niais à celui d’agent secret ultrasophistiqué sans faire trop de dégâts ?

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : 1h24
Réalisateur : Louis Leterrier
Avec : Sacha Baron Cohen, Mark Strong, Isla Fisher, Rebel Wilson, Penelope Cruz
Genre : Comédie, espionnage, action

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Tout pour être heureux, un film touchant de Cyril Gelbat

Tout pour être heureux
Tout pour être heureux : Photo Jaïa Caltagirone, Manu Payet © Julien Panié

Tout pour être heureux, un film touchant de Cyril Gelbat

L’emballage du film pouvait laisser penser que Tout pour être heureux allait être tout aussi tiède que le plat réchauffé, type plat à micro-onde, caractéristique du film français moyen. Problème de couple, de fric, des gosses sur le dos, et un besoin de crise d’ado chez l’adulte. Mais, le deuxième film de Gelbat échappe à cette maladie française.

Dans Tout pour être heureuxAntoine (Manu Payet) approche les quarante ans. Il tente de sauver les meubles de son label musical en misant gros sur un groupe. Dernière chance. De ce fait, ses filles de 5 et 9 ans sont mises totalement de côté. Comme sa femme, Alice (Audrey Lamy). Crise. Payet est imbuvable, égoïste et lâche. Il ne sait pas où se mettre, et à vrai dire, ne cherche pas à s’impliquer dans la vie de famille. Il se casse. Laisse sa femme et ses gosses. Et il fait tout pour que son groupe réussisse.

Tout pour être heureux [est] un film touchant (…)

Il démarre sa vie de célibataire. Il se comporte comme un vrai célibataire en fait. Mais la réalité lui tombe sur coin du pif et il s’aperçoit qu’en plus d’être célibataire, il est papa. Alice, pour X raison, laisse les deux filles à la porte de l’appartement d’Antoine avec un petit mot : « Je reviens dans deux semaines, occupe toi de tes filles, Alice » (un truc dans le genre). Et merde.

Ce qu’il y a de bien avec ce film, c’est qu’il n’est pas trop racoleur. Le père est crédible, autant dans sa vie perso que dans son taff, et la mère n’est pas victimisée. Ils sont tous les deux coupables de quelque chose dans le foutoir qui a mis fin à leur mariage. Et puis, le fait de s’arrêter sur la paternité d’un célibataire est assez intéressant. On voit Antoine comprendre son rôle. Le rôle de père en somme. Le film tient la route.

Audrey Lamy est ravissante. Elle ne cherche pas à faire du Lamy TV. Elle ose sur ce film. Comme Payet. Pour couronner le tout, on ne trouve pas de fin barbante et utopique. Le final est vraisemblable et possible. Même si ce n’est pas un film marquant, Tout pour être heureux n’en reste pas moins un film touchant, qui redonne un peu d’espoir dans le bouillon trouble de productions ratées qu’est la comédie au cinéma aujourd’hui en France.

Ce film a été visionné et chroniqué dans le cadre du 6ème Festival 2 Valenciennes.

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Tout pour être heureuxAntoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille…

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : 1h37
Réalisateur : Cyril Gelblat
Avec : Manu Payet, Audrey Lamy, Aure Atika
Genre : comédie

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Le cerveau expliqué à mon petit-fils, un livre intelligent de Jean-Didier Vincent (Seuil)

Jean-Didier Vincent
Le cerveau expliqué à mon petit-fils, un livre intelligent de Jean-Didier Vincent (Seuil)

Jean-Didier Vincent dit lui-même qu’il a écrit ce livre avec son petit-fils. Constant étant un jeune homme passionné, il a su poser les bonnes questions à son Pépé et ses réponses ont donné ce livre : Le cerveau expliqué à mon petit-fils. Jean-Didier Vincent est membre de l’Institut et de l’Académie de médecine. Il a écrit de nombreux ouvrages scientifiques.

Bien sûr, Constant n’a pas 7 ans mais 16 ans ! Et ses questions sont très judicieuses. Elles ne concernent pas forcément les domaines scientifiques ou médicaux mais plus « terre à terre » comme :
P.52 : Mais explique-moi d’où viennent la saveur et l’odeur des choses que nous mangeons.
P.54 : Est-ce qu’on sait ce qui déclenche la puberté ?
P.69 : Quelle est la différence entre le bonheur et le plaisir ?
P.77 : L’homme a-t-il comme l’animal une mémoire qu’il possède à sa naissance et qui est celle de son espèce ?

[…] les réponses de son grand-père sont claires, limpides et à la portée de tous.

Les questions de Constant nous interpellent vivement. Et je dois dire que les réponses de son grand-père sont claires, limpides et à la portée de tous. Pourtant Jean-Didier Vincent est un des plus grands spécialistes français du cerveau. Il est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l’université Paris XI. Il a su trouver les mots justes et nous parler de la complexité du cerveau en quelques pages. Si son livre ne contient qu’une centaine de pages, il n’en est pas moins très riche en informations. Vous saurez tout sur les différentes fonctions du cerveau, sur notre sommeil, nos comportements, tous régis par le cerveau, l’amour, l’addiction, les sens, les mémoires, les pensées, les images mentales et même les disfonctionnements du cerveau et les maladies mentales. Toutes nos émotions, toutes nos compassions et nos relations avec l’autre viennent du cerveau.

Un très beau livre à lire et relire ! Le cerveau reste le plus bel organe de l’homme mais aussi le plus difficile à découvrir, le plus mystérieux. Voilà quelques extraits qui vous donneront envie d’en lire davantage !

P.41 : La cessation d’activité du cerveau signifie la mort. Un cerveau vivant n’est jamais au repos. Sa dépense énergétique est à peu près un cinquième de la dépense totale du corps – ce qui pour son poids relatif (1,5 kilo) est énorme.

P.61 : Le cerveau est le premier des organes sexuels. Je serais tenté de dire que c’est dans le cerveau que tout se passe.

P.104 : Entre les humains, la compassion – je préfère ce terme à celui d’empathie – préside aux rendez-vous avec la vie. Compatir, c’est souffrir de la souffrance d’autrui ou jouir de son plaisir, autrement dit éprouver en soi les passions de l’autre. Une fonction qui exige la présence effective et affective de l’autre en moi.

Jean-Didier Vincent a été l’invité des Cinq dernières minutes sur France 2 le 1er avril 2016 dont voici l’extrait :


Science : le cerveau expliqué à son petit-fils

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Le Cerveau expliqué à mon petit-fils

« Le cerveau est sans doute l’objet le plus complexe de l’univers. Son exploration scientifique n’a commencé qu’il y a trois siècles. On sait depuis toujours que pour tuer un homme il suffit de lui couper la tête ou de lui plonger un couteau dans le cour. Il en est sorti une longue dispute quant à savoir où siège l’âme : dans le cerveau ou dans le cour ? En fait, l’âme et l’activité du cerveau vivant sont une seule et même chose. Cela n’enlève rien aux mystères de l’activité psychique : ses relations avec le corps, le langage (et ses troubles), la mémoire, le tout dépendant de la relation à autrui.
Il nous faudra distinguer le cerveau de l’affect : humeur, émotions avec ses aspects pathologiques, notamment la dépression ; le cerveau végétatif qui tient sous son contrôle les fonctions organiques (reins, foie, cour, etc.) et les grands comportements : veille, sommeil et rêve, reproduction et comportement sexuel, régulation de l’alimentation, de la boisson. C’est dans ce cerveau de la base (ce que dans un palais on appellerait les « communs ») que s’organisent le plaisir, l’amour, la souffrance et la beauté.
Vient ensuite dans les étages supérieurs du cortex, le cerveau des représentations étroitement couplé à celui de l’action et son inséparable compagnon : la mémoire sous toutes ses formes. Nous terminerons par ce qui fait le fond de la condition humaine : les relations du sujet avec l’autre via notamment les « neurones miroirs ».
Mon jeune interlocuteur, intelligent et malin saura contrer mes excès de scientisme et me ramener à des questions plus pratiques. » J.-D. V.

Jean-Didier Vincent est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l’université Paris XI. Il est membre de l’Institut (Académie des sciences) et de l’Académie de médecine. Il a beaucoup contribué à l’étude des interactions entre hormones et système nerveux. Outre ses travaux scientifiques, il a écrit de nombreux ouvrages, dont La Biologie des passions, qui ont trouvé un large lectorat.

Date de parution : 7 janvier 2016
Auteur : Jean-Didier Vincent
Editeur : Seuil
Prix : 8 € (112 pages)
Acheter sur : Amazon

Wallabout, une pépite du cinéma indépendant américain

Wallabout
Wallabout, film de Eric McGinty, Copyright Esperanza Productions

Wallabout, une pépite du cinéma indépendant américain

Wallabout suit la traversée du désert d’une jeune artiste de retour au bercail. Son chemin intérieur semble se lire sur les murs et dans les rues du quartier new yorkais de Brooklyn. Une longue décennie en France l’a laisse brisée et exsangue. Le film suit sa quête de rachat personnelle et sa tentative acharnée de remonter la pente. Une ambiance douce amère cadence cette odyssée urbaine intime et vivifiante.

Wallabout est le premier film indépendant américain d’Eric McGinty, minuscule et près du sol. La caméra colle Alex (Ivy Elrod) de très près, exhumant ses doutes intérieurs et ses ambitions artistiques. Son long épisode français l’a vu muse d’un réalisateur coté avant de s’enfuir devant la lâcheté et l’hypocrisie de son mentor. Désargentée et vieillie de 10 ans, elle n’est plus la réalisatrice de court métrage à l’avenir radieux. Après avoir fait le buzz, elle revient anonyme dans une ville qui a changé sans elle. Le film relate le parcours d’Alex pour se réaclimater tout en faisant la paix avec elle même.

Wallabout s’inscrit dans une généreuse ascendance de films indépendants américains émouvants.

Un rythme nonchalant comme une balade au parc agrémente le film de flâneries spirituelles et de grandes réflexions existentielles. Dylan disait « when you got nothing, you got nothing to lose », la phrase semble convenir parfaitement à une Alex en roue libre, avide d’expériences et de rédemption. Comment rattraper le temps perdu? Peut être en y pensant pas et en se contentant d’avancer. Des rencontres salvatrices et une volonté de fer auront raison de son blues pour lui ouvrir un avenir en adéquation avec ses aspirations.
Le cinéma indépendant américain sait parfaitement proposer de telles pépites douces amères, faites de petits riens et de grandes espérances. Après Gimme the loot, Smoke ou Away we go, Wallabout s’inscrit dans une généreuse ascendance de films indépendants émouvants. A découvrir si vous êtes sensibles aux récits charmants, ordinaires et forts en empathie.
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Wallabout

Alex essaie de se réinventer à Brooklyn après avoir passée dix ans en France en tant que muse méconnue d’un célèbre réalisateur de cinéma. Après que quelques mois de retour à New York, Alex se fait expulsée de sa colocation et licenciée de son travail. Entamant une descente aux enfers, elle se tourne vers sa famille et ses amis mais se fait rejetée. Malgré tout, Alex est résolue à aider son père qui est souffrant et elle persiste néanmoins à poursuivre une carrière dans les arts. Pour joindre les deux bouts elle décroche du travail douteux à mi-temps et finie par se mêler avec divers personnages un peu louche. Finalement, elle rencontre Frank, un producteur énigmatique de cinéma, et ils tombent amoureux. Mais le passé de Frank s’avère même plus en dents de scie que celui d’Alex et fini par rattraper le couple. Wallabout est un récit intime qui raconte les péripéties d’une femme surqualifiée mais sous-employée qui se trouve comme étrangère dans un monde qui lui était familier auparavant. En se heurtant contre une société parfois corrompue et hypocrite elle arrive toutefois à survivre par sa présence d’esprit. Wallabout est une méditation urbaine sur la persévérance artistique et l’éternelle quête de famille.

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Eric Mc Ginty
Avec : Ivy Elrod, Steve Ward, Jo-Anne Lee
Genre : Divers

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Doctor Strange : Marvel n’a pas fini de nous impressionner !

Doctor Strange
Doctor Strange : photo : Benedict Cumberbatch © The Walt Disney Company France

Doctor Strange : Marvel n’a pas fini de nous impressionner !

Doctor Strange, le neurochirurgien de l’écurie Marvel sort un teaser propre et efficace pour annoncer sa sortie prochaine le 4 novembre 2016. Rien ne peut plus arrêter la Walt Disney Company qui enchaine les blockbusters, entre les films autour de la saga Star Wars, et ceux des super-héros Marvel comme Captain America Civil War, Mickey Mouse devrait être tranquille pour les quelques années à venir !

Doctor Strange offre quelques images aux effets spéciaux impressionnants qui ne sont pas sans rappeler ceux d’Inception. Le film propose une plongée dans les réalités multiples, à la découverte de nouvelles dimensions. C’est ainsi que le Doctor Strange deviendra le Sorcier Suprême de la maison Marvel.

Cette première vidéo montre un Benedict Cumberbatch (Sherlock, Star Trek Into Darkness) aussi barbu que bluffant ! Une performance bien montée et joliment sonorisée qui donne vraiment envie d’en savoir plus sur ce film réalisé par Scott Derrickson (Délivre-nous du mal, Sinister, L’Exorcisme d’Emily Rose, Le Jour où la terre s’arrêta), qui n’a jusqu’ici jamais réussi à s’imposer.

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Doctor StrangeL’histoire d’un neurochirurgien, le Dr Stephen Strange, qui, après avoir été victime d’un horrible accident de la route, découvre des dimensions parallèles et un univers fantastique.

Sortie : le 4 novembre 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Scott Derrickson
Avec : Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton

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Exposition Avengers Station : on révise nos classiques avant Captain America Civil War !

Avengers Station
Exposition Avengers Station : on révise les classiques avant Captain America Civil War !

Exposition Avengers Station : on révise les classiques avant Captain America Civil War !

L’exposition Avengers Station débarque sur l’esplanade de La Défense à proximité de Paris à partir du 15 avril 2016. Les fans de l’univers Marvel seront comblés par ce lieu entièrement dédié aux célébrissimes super héros. Iron Man, Captain America et tous les autres Avengers sont présentés dans un circuit riche et pédagogique. En parallèle de la sortie prochaine du très attendu Captain America Civil War, c’est le moment de réviser vos classiques Marvel !

Les plus anciens d’entre vous auront découvert l’univers Marvel en feuilletant les Comic books dans la cour de récré. Les aventures des super héros les plus célèbres de la galaxie ont tenu en haleine des générations de minots jusqu’à l’apparition de la saga Marvel sur grand écran. 2008 a marqué le coup d’envoi d’une déjà riche franchise cinématographique qui multiplie les aventures et les déclinaisons. Le premier volet d’Iron Man et L’incroyable Hulk ont lancé la vague de longs métrages au succès mondial jamais démenti. Captain America, Ant Man et surtout les Avengers ont suivi et c’est dorénavant tout l’univers Marvel qui s’affiche régulièrement sur les écrans du monde entier. Si vous n’avez raté aucun des films Marvel et si vous dormez dans votre pyjama Iron Man, votre passion pour les personnages Marvel sera comblée grâce à l’exposition Avengers Station.

Le parcours de l’exposition est rien de moins que flamboyant. Vous pénétrez dans le laboratoire du S.H.I.E.L.D pour découvrir les dossiers secrets des héros Marvel. L’équipe de l’exposition vous accueille avec un chaleureux sourire pour vous munir d’un smartphone, à moins que vous ne préfériez télécharger une application sur votre appareil personnel. Une fois le sas franchi, votre entrainement peut commencer. Vous voilà partis à la découverte des héros Marvel avec un nombre incalculable de films, photos et accessoires. L’origine et les caractéristiques de chaque personnage sont décryptés dans un luxe de détails. Les vitrines richement dotées exposent les personnages en taille réelle et vous pourrez même comparer la taille de vos mains avec les paluches de l’incroyable Hulk. L’exposition a été élaborée avec l’aide de la NASA et de scientifiques américains pour « interagir avec l’univers héroïque de Marvel dans un environnement aussi ludique qu’éducatif » comme l’indique le concepteur de l’exposition Nicholas Cooper.

Score ASPLe parcours est immersif et ouvert à tous. Le clou de l’exposition est ce questionnaire pour obtenir votre diplôme et rejoindre l’équipe des Avengers. Deux heures de visite ne sont pas de trop pour étancher la soif de connaissance de visiteurs extatiques. Une photo souvenir vous attend à la sortie et votre appareil est scanné pour obtenir votre score au questionnaire de l’exposition. Les plus valeureux obtiendront un score rare mais puissant de 100%. A vous de jouer.

Dates : A partir du 15 avril 2016
Lieu : Esplanade de La Défense (84 esplanade du Général de Gaulle)
Entrée : Adultes: 21,99 €, Enfant (-12 ans): 16,99 €, Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans, Pack Famille (2 enfants + 2 adultes): 69,99 €

Résultats concours : Let Us Prey, 5 DVD gagnés

Capture

Résultats concours : Let Us Prey, 5 DVD gagnés !

Vous avez été 4327 participants au concours Let Us Prey. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 DVD sont :

Céline Kucab, Danyelle Brouart, Noël Anot, Franck Guibert et Gaël Guehennec

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Spectacle jeune public : D’un Picasso, l’autre, au Musée national Picasso-Paris

D'un Picasso à l'Autre Photo © Cie Carré blanc sur fond bleu !
D’un Picasso à l’Autre Photo © Cie Carré blanc sur fond bleu !

Spectacle jeune public : D’un Picasso, l’autre, au Musée national Picasso-Paris.

Communiqué de presse :

Programmation culturelle Musée National Picasso-Paris, D’un Picasso, l’autre – création spectacle jeune public,  19 et 20 avril 2016. Un spectacle qui interroge l’acte créateur autour du thème « Picasso et la sculpture », en relation avec l’exposition en cours au Musée Picasso à Paris.

Dans un atelier encombré, Alpha, une femme sculptrice songe. Elle pense à Picasso. « Picasso, que faisais-tu lorsque tu étais en mal d’inspiration ? » Une petite voix lui souffle « Métamorphoses »… Elle commence alors la lecture des Métamorphoses et bientôt les univers d’Ovide et de Picasso viennent se mêler au sien. Et dans ce petit atelier apparaissent sous nos yeux les sculptures les plus folles faites d’objets, d’assemblages et de pliages. Elles se transforment et deviennent des êtres fantasmagoriques et humoristiques… Conçu en hommage au génie de Picasso et à son art, ce spectacle situé entre danse, théâtre et performance interroge l’acte créateur. Fait de matériaux hybrides, d’objets de rebut et de symboles du quotidien, ce spectacle nous entraînera dans le monde des sculptures de Picasso, interrogeant son rapport à l’acte créateur, le renouvellement du regard, l’inventivité et le modernisme. Des histoires de vies se dérouleront sous nos yeux : celles des sculptures, des objets de récupération, celles des créateurs, des créatures métamorphosées. C’est un voyage où les arts se répondront les uns aux autres : performances en arts visuels, assemblages, installations et images, instantanés théâtraux, fragments d’univers sonores, de chants, de poésie… Un univers fantasque, rêvé, cauchemardé laissant libre cours à l’imaginaire foisonnant, joueur et explosif.

C’est après une immersion dans l’univers des sculptures de Pablo Picasso que l’idée a germé de recréer des métamorphoses, fil rouge qui a beaucoup sous-tendu la création et l’inventivité de l’artiste espagnol, avec des réminiscences des Métamorphoses d’Ovide qu’il a lui-même illustrées. La performance sera suivie d’une rencontre de l’auteur et comédienne Emmanuelle Marquis dans les salles du musée (30 min).

À propos de la compagnie :

La compagnie Carré blanc sur fond bleu crée des spectacles de théâtre autour de la peinture. Elle favorise les transversalités entre les arts (théâtre, chant, manipulation d’objets, peinture, univers vocal, arts visuels…) afin de sensibiliser les différents publics, dans un souci de proximité et de transmission.

Les spectacles de la compagnie :

– Ma p’tite histoire de l’art, spectacle parcours-visite en famille à travers les salles du Musée d’Orsay (Paris 7è). A partir de 5 ans.

– Le petit pinceau de Klee, une 1ère initiation au monde de la peinture autour de deux oeuvres de Paul Klee et Vassily Kandinsky. A partir de 18 mois.

– Matisse ou la danse du lion, un voyage sensoriel dans l’univers du peintre Henri Matisse. Petite forme théâtrale à partir de 18 mois.

Informations pratiques et tarifs :

19 et 20 avril 2016 – Musée national Picasso-Paris

14h30 – 15h30 : spectacle / 15h30 – 16h : rencontre

Plein tarif : 15 € / tarif réduit : 10 € (moins de 18 ans, moins de 26 ans résidents ou ressortissants de l’Union européenne, allocataires minima sociaux, demandeurs d’emploi, adhérents, partenaires). Le billet donne accès au spectacle et au musée. Réservation en ligne recommandée.

Ecriture et recherche plastique : Emmanuelle Marquis

Mise en scène et chorégraphie : Frédéric Sarreza

Dramaturgie : Sophie Stalport et Frédéric Sarreza

Costume : Micha Pasquette

Interprète : Emmanuelle Marquis

Public familial

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Dates : du jour mois au jour mois 2015 l Lieu : A la Comédie-Française (Paris)
Metteur en scène : prénom nom l Avec : prénoms noms

1ère édition de la Foire Internationale d’Art contemporain et de design centrée sur l’Afrique, à Paris

Foire Internationale d'Art contemporain et de design
Foire Internationale d’Art contemporain et de design Photo © akaafair.com

1ère édition de la Foire Internationale d’Art contemporain et de design centrée sur l’Afrique, à Paris

Communiqué de presse :

Foire d’art contemporain et de design centrée sur l’Afrique, AKAA – Also Known As Africa, se tiendra pour sa 1ère édition du 11 au 13 novembre 2016 au Carreau du Temple (Haut Marais, Paris 3ème) dans une période marquée par une actualité culturelle dense centrée sur la photographie et par la présence dans la capitale de nombreux collectionneurs internationaux.

AKAA – Also Known As Africa, le nouveau rendez-vous international de l’art contemporain et du design centré sur l‘Afrique. Forte du constat qu’il manquait à Paris un événement international sur le prisme de l’Afrique dans l’art contemporain, Victoria Mann, jeune entrepreneuse francoaméricaine, lance AKAA, une manifestation commerciale et culturelle. Pour ce faire, elle s’est entourée d’un comité d’experts internationaux marqué cette année par l’arrivée de Simon Njami, directeur artistique de la 12ème édition de la Biennale de Dakar, et d’Elisabeth Lalouschek, directrice artistique et directrice des ventes d’October Gallery (Londres).
AKAA – Also Known As Africa, une foire de découvertes. Pour cette 1ère édition, 25 galeries internationales sont attendues. Elles présenteront tous types d’expressions contemporaines (peinture, installation et photographie) et mettront à l’honneur les artistes qui traduisent dans leur travail leur relation avec l’Afrique, qu’ils vivent et travaillent en Afrique ou sur d’autres continents.
AKAA – Also Known As Africa, une plate-forme d’échanges culturels. Les rencontres AKAA proposent un cycle de conférences, des tables rondes, films et performances d’artistes pour faire entendre la voix de celles et ceux qui font l’art contemporain africain.
AKAA – Also Known As Africa, une lecture globale de la scène artistique
africaine. AKAA est un manifeste en faveur de la création africaine sur tous les continents, sous toutes ses influences, un voyage à travers la diversité des artistes émergents et confirmés, et la mise en valeur de leurs galeries. AKAA revendique une Afrique sans frontières, un territoire en mouvement, un continent qui échappe à une seule définition.

13ème édition du Festival Contre-temps : nouveautés et premiers noms

Festival Contre-temps
13ème édition du Festival Contre-temps : nouveautés et premiers noms

Communiqué de presse sur le Festival Contre-temps à Strasbourg :

Electro, Nu Jazz, Soul, Funk, Techno, House, Latin, Afrobeat ou Hip-Hop… Depuis sa première édition en juin 2004, le Festival Contre-Temps accueille des artistes venant des quatre coins du monde pour faire vivre ces courants musicaux fédérateurs. Un rendez-vous annuel qui fait référence grâce à la qualité de sa programmation, à la fois festive et populaire.

Soirées dj’s, concerts live, performances vidéo, expositions et autres happenings s’enchaîneront du 9 au 19 juin 2016 à Strasbourg avec :
. plus de 30 événements diurnes et nocturnes
. une centaine de DJ’s set et concerts
. des rendez-vous dans toute la ville : Block Party, Croisières Lounge, Pelouses sonores au parc de l’Orangerie, expos, street-golf, cinéma…

TÊTES D’AFFICHES MUSICALES
GILLES PETERSON : un des DJ et producteur les plus connus au monde, référence de l’underground de Londres aux clubs de La Havane, défricheur insatiable de voluptés contemporaines, d’impulsions novatrices et autres sons futuristes.
JOEY NEGRO : le pape de la house disco, Londonien fondateur du label Z Records
OCTAVE ONE : duo house techno de la première heure de Detroit, Mecque du genre. Un des meilleurs live electronique.
SADAR BAHAR : pointure soul / funk / disco / rare groove venue de Chicago pour ouvrir le festival

DÉCOUVERTES & NOUVEAUX TALENTS
THE PARADISE BANGKOK MOLAM INTERNATIONAL BAND : des trésors de la musique traditionnelle thaïlandaise exhumés avec ajout d’instruments rares et de mixes inventifs
FULGEANCE : l’un des top beatmakers français avec graphisme électronique, breakbeats jazz, béton electro et flow freestyle. Il est le co-fondateur du Label Musique Large, invité de marque de Contre-Temps 2016
NIKITCH : un Grenoblois installé à Lyon, auteur de mixes dans une veine footwork, un mix ultrarapide de house et de hip-hop né dans les quartiers populaires de Chicago

NOUVEAUTÉ 2016
Une véritable BLOCK PARTY avec Graffiti Jam, Concours de danse, MC’s et DJ’s.
Un événement en plein air, entièrement gratuit, ponctué le samedi soir par une soirée avec DEE NASTY aux platines, une légende du hip-hop hexagonal, pionnier de la Zulu Nation française. Samedi 11 et dimanche 12 juin, presqu’île Malraux

RENDEZ-VOUS INSOLITES
CROISIÈRES LOUNGE : mix sur bateaux-mouches, tout autour de Strasbourg
PELOUSES SONORES : un dimanche après-midi (14h-22h) au Parc de l’Orangerie pour cet événement familial et gratuit où se succèdent Lives et DJ sets et qui avait réuni près de 6 000 personnes en 2015. Dimanche 12 juin, 14h-22h

FESTIVAL AVANT L’HEURE
Contre-Temps rend hommage à la vitalité des collectifs électroniques strasbourgeois avec MIXORAMA : un après-midi sur le parvis du Théâtre National de Strasbourg regroupant les crews les plus actifs faisant la richesse artistique de la ville. Samedi 28 mai, 14h-22h

Pour en savoir plus : http://www.contre-temps.net/

Festival Contre-temps

The Circle – les élues : cocktail honnête de magie et d’adolescence tourmentée (DVD)

The Circle chapitre 1 : les élues
The Circle chapitre 1 : les élues Photo © RMV Film

The Circle : les élues : cocktail honnête de magie et d’adolescence tourmentée (DVD)

Adaptation d’un best-seller mondial, The Circle – chapitre 1 : les élues est un film fantastique suédois réalisé par Levan Arkin qui sera disponible à partir du 23 avril en DVD, Blu-ray et VOD.

Engelsfors, une petite ville suédoise d’apparence sans histoire … mais les apparences sont trompeuses ! La magie est là, terrée derrière un visage connu, dans la forêt, au lycée … Car l’endroit est situé à l’orée de plusieurs mondes (oui, nous ne sommes pas seuls !), favorisant ainsi les activités surnaturelles. Au lycée, point de rencontre obligatoire de la jeunesse, 6 adolescentes vont sortir du lot pour être embarquées dans une dangereuse aventure contre leur gré. Elles sont les « Elues », des sorcières aux pouvoirs naissants et elles ont une mission.

C’est un film assez sombre qui fait palpiter, sursauter […]

Bien sûr, avec ou sans diplôme bac+5 en sciences surnaturelles, on sait bien qu’en matière de magie, cohabitent et s’affrontent les méchants et les gentils. A Engelsfors, le mal est présent et les Elues sont les seules à pouvoir le vaincre. Mais apprendre subitement qu’on est une sorcière et qu’un ennemi non identifié rode et veut notre mort … pas évident ! D’autant plus que toutes très différentes, rien ne prédestinaient les Elues à se rencontrer et encore moins à s’aimer ! Et pourtant, ensemble, elles forment un cercle (jargon de sorciers !) et doivent s’entraider pour ne pas mourir.

Twilight, Harry Potter & Co … digne descendant ?

On découvre leur quotidien et leur personnalité en même temps qu’elles découvrent leur pourvoir. Le film n’oublie pas les à-côtés : amours contrariées ou satisfaites, déboires familiaux, rien ne manque aux problèmes typiques d’une adolescente moderne. Une belle initiative que d’avoir choisi des visages ordinaires. Belles ou vilaines en passant par banales, les protagonistes sont rafraichissantes par leur manque de perfection ! En revanche, les personnalités de chacune sont accentuées, exagérées afin de leur donner plus de relief.

C’est un film assez sombre qui fait palpiter, sursauter même parce que la noirceur n’est pas atténuée bien que le public visé soit jeune. Ce même public, fan de fantastique et d’aventure, trouvera quelques similarités avec Harry Potter et Twilight. Mais HP est un chef-d’œuvre d’invention là où cette histoire est plus modeste, moins complexe et même floue par endroit, du moins dans ce premier chapitre. Quant à Twilight … l’intensité passionnelle n’est pas la même. The Circle garde les pieds sur terre, il n’en fait pas des tonnes.

Pour les adeptes du livre, le scénario est fidèle dans les (très) grandes lignes à l’œuvre originale. Dans les détails, qui n’en sont pas toujours, en revanche, ils se sont permis des libertés à répétition afin de simplifier l’adaptation à l’écran. Si les émotions des Elues sont plus dures à percevoir et à comprendre en images, la magie, elle, passe mieux à l’écran qu’à l’écrit. Il faut le voir pour le croire comme on dit.

Quand le générique de fin se déclenche, on veut déjà connaitre la suite. C’est peut-être la meilleure façon de juger un film. Celui-ci creuse l’appétit même si la recette n’est pas originale, les ingrédients et les doses sont respectés !

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The Circle chapitre 1 : les éluesUne nuit de pleine lune, six jeunes lycéennes se retrouvent mystérieusement attirées par une force surnaturelle dans la forêt. Une prophétie leur est alors révélée : elles sont les Élues, un groupe de sorcières, liées les unes aux autres par un pouvoir capable de repousser le Mal. Ensemble, elles vont devoir maîtriser cette étrange force et lutter contre la malédiction qui s’est abattue sur leur lycée.Désormais, rester unies est leur seule chance de survie !

Sortie en DVD : le 23 avril 2016
Durée : 1h27
Réalisateur : Levan Akin
Genre : Fantastique

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Norman, le youtuber au festival Sans élastique

p213701_1-festival-sans-elastiqueNorman ne fait pas que des vidéos

Norman Thavaud, plus connu sous le nom de Norman fait des vidéos, est certainement le Youtuber le plus connu de sa génération. Après avoir commencé modestement à faire des vidéos où il se mettait en scène avec son chat noir chez lui, devant sa webcam, Norman est vite devenu une véritable star des nouveaux écrans. Actuellement en tournée, le jeune Cht’i a fait un détour par le Théâtre du Rond Point, où il s’est produit dans le cadre du festival Sans élastique. 

Moyenne d’âge 8-14 ans dans la salle, curieuse population lorsqu’on se rapelle qu’il y a à peine quatre ans, Norman sortait une vidéo sur la crise des 25 ans. Pourtant, ce sont bien les plus jeunes que fait rêver le presque-trentenaire youtuber. Dans son spectacle alors, l’enfant d’internet adapte ses sketchs à la diversité de son public.

Norman Thavaud est à l’aise sur scène comme devant sa webcam

Il y parle de son père et son accent de Ch’ti, d’Arras sa ville natale, de ses relations avec les filles, de sa vie de star dans une cité de Montreuil. Norman Thavaud est à l’aise sur scène comme devant sa webcam. Il en profite pour jouer un peu de guitare et pousser la chansonnette. Les yeux des gamins sont brillants, Norman est décidément la star du pré-ado du XXIème siècle. Pas de frustration, l’artiste décide, à la fin de son spectacle, de conclure par un « FAQ » : les enfants, posez les questions que vous voulez, c’est à vous ! « Norman, c’est qui ton coiffeur ? » la salle rit, les questions naïves fusent. Si Norman voulait toucher les jeunes de sa génération (les 25-30 ans), il suscite pourtant plutôt l’intérêt de la nouvelle génération.

Le festival Sans élastiqueSolos, groupes, performances, surprises, spectacles et improvisations, fantaisies de mauvais genre, voire de mauvais goût… C’est le cœur multipiste du festival Sans élastique. Une vingtaine d’artistes, créateurs, auteurs et chanteurs, spécialistes ou conférenciers ; des propositions libres, iconoclastes et joyeuses construisent ce festival du plaisir inattendu et sans filet. Sans élastique rassemble pendant deux semaines des auteurs hors format, hors gabarit, hors cadre. Autant de risques à prendre, autant de manifestations, de spectacles aux formes originales. Tous offrent un aperçu de ce qui ne se fait pas, un condensé de ce qui ne se montre pas.

Pour en savoir plus sur le festival Sans élastique au Théâtre du Rond Point jusqu’au 16 avril : http://www.theatredurondpoint.fr/cycle/sans-elastique/ 

Dates :  En tournée
Lieu : Dans toute la France

Metteur en scène : Kader Aoun
Avec : Norman Thavaud

Un homme charmant, film plastiquement éblouissant d’Ariel Rotter

Un homme charmant
Un homme charmant, film d’Ariel Rotter, Copyright Urban Distribution

Un homme charmant, un film plastiquement éblouissant d’Ariel Rotter

Ne pas se fier au titre. Un homme charmant est avant tout un histoire de femme. Confrontée aux pressions sociales et ardemment courtisée par un homme follement épris d’elle, Luisa magnétise la caméra de ses turpitudes dans un noir et blanc classieux. Un moment de magie visuelle qui imprime ses spéculations philosophiques pour longtemps.

Un homme charmant oblige une femme fraichement endeuillée à envisager rapidement un nouvel avenir matrimonial. Les larmes du deuil ne sont pas encore séchées que Luisa est poussée par tous à s’engager avec Ernesto, soupirant décidé, patient mais insistant. Loin de se transformer en tyran domestique comme le titre le suggère ironiquement, il avive surtout les flammes d’un brasier intérieur qui tourmente la femme fragilisée. Les points de vue masculins estimeront que cet homme fait avant tout preuve d’un zèle excessif face à une veuve encore éplorée. Son manque de retenue et son enthousiasme débordant tranchent avec la mère encore attristée de deux jeunes filles envers qui elle tourne toute son affection.

Un film d’une perfection formelle éblouissante q

Cet Homme Charmant rappelle fortement le maniérisme hypnotisant du A Single Man de Tom Ford. Précision des postures, faciès millimétrés, costumes parfaitement taillés, le film étale un catalogue de bon gout. Tiré à 4 épingles mais distant, le film d’Ariel Rotter se transformerait facilement en un exercice de style sans la présence magnétique de l’actrice Erica Rivas. Elle incarne avec délicatesse cette femme victime de tourments insondables. Incapable de se tourner vers une oreille attentive, elle doit affronter seule la tempête qui fait rage. La communication breakdown est rendue d’autant plus virulente que l’héroïne ne peut s’ouvrir à personne. Pas de psychiatres dans l’Argentine des années 60 où le rang social oblige à une obligatoire retenue.

Un film d’une perfection formelle éblouissante qui invite à réfléchir sur ce destin de femme prisonnière de son milieu.

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Un homme charmant

Quelques semaines après l’accident qui a coûté la vie à son frère et à son mari, Luisa revient peu à peu à la réalité. Un soir, elle fait la connaissance d’Ernesto, qui tombe aussitôt amoureux d’elle. Soucieuse d’offrir un cadre de vie sécurisant à ses deux petites filles, mais encore en plein deuil, Luisa ne sait comment gérer les avances de cet homme à la fois troublant et séduisant. Mais Ernesto est un homme pressé. Il est prêt à s’engager. Il parle déjà d’avenir. D’abord prévenant, il devient vite insistant, envahissant, étouffant. Dans le Buenos Aires des années 60, il n’est pas facile pour une femme de prendre le temps d’aimer à nouveau.

Sortie : le 20 avril 2016
Durée : 1h34
Réalisateur : Ariel Rotter
Avec :  Erica Rivas, Marcelo Subitto, Susana Pampin
Genre : Drame

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D’une pierre deux coups, film attachant de Fejria Deliba sur la mémoire retrouvée

D'une Pierre Deux Coups
D’une Pierre Deux Coups, film de Fejria Deliba, Copyright Haut et Court

D’une pierre deux coups, film attachant de Fejria Deliba sur la mémoire retrouvée 

Une vieille femme quitte inopinément son appartement pour partir à la rencontre d’un passé enfoui et ignoré de tous. Fejria Deliba exhume dans D’une pierre deux coups le passé tortueux de deux pays liés à jamais. L’Algérie et la France sont les personnages sous-jacents de cette fable touchante sur une famille qui redécouvre son histoire. 

Dans le sillon d’un Fatima récemment couronné aux César 2016D’une pierre deux coups se concentre sur une famille d’origine algérienne. Zayane est une mère de 75 ans qui a élevé ses 11 enfants au coeur d’une cité, dévouée à leur bien être et à leur éducation. La réception d’un faire part de décès la décide à quitter séance tenante son appartement pour partir à la rencontre d’un passé oublié. La large fratrie s’inquiète de cette disparition subite. Les frères et soeurs reviennent sur les lieux de leur enfance et échafaudent des théories. C’est en fouinant dans les affaires de leur mère qu’ils découvrent des lettres et des films… Ils voient leur mère toute jeune, souriante et épanouie… mais qui tenait donc la caméra ?

Nostalgie et rapports familiaux font de ce D’une pierre deux coups une histoire universelle et un beau moment de cinéma.

Les 11 enfants ont 11 caractères différents, il y a ceux qui refusent de penser à l’amourette avec un français et ceux qui sont contents de savoir que leur mère a vécu une histoire secrète. La fin de la colonisation française en Algérie hante ce film comme le fantôme persistant d’un passé que chacun aimerait pouvoir oublier.

L’actrice Milouda Chaqiq interprète une Zayane franche et entière, pas embêtée de devoir se débrouiller dans un pays qu’elle n’a que peu exploré. Elle sait parfaitement se faire comprendre grâce à son français mâtiné d’un accent chantant et à son caractère en acier trempé. Le film fait cohabiter deux histoires parallèles, l’odyssée de la mère désireuse de récupérer une boite de souvenirs et les enfants réunis autour de la table familiale. Les discussions reflètent le respect profond d’enfants respectueux d’une mère qui a tout sacrifié pour eux. Médecin, entrepreneur, étudiant, ils ont tous suivi des voies diverses mais marquées du sceau du labeur.

Un petit film à qui on souhaite de connaitre un beau succès public. Des seconds rôles illustres densifient la mise en scène et gratifient le film de leurs présences charismatiques en fils déboussolés par les fracassantes révélations concernant leur mère. Nostalgie et rapports familiaux font de ce D’une pierre deux coups une histoire universelle et un beau moment de cinéma.

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D'une Pierre Deux Coups

Zayane a 75 ans. Depuis son arrivée en France, elle n’a jamais dépassé les frontières de sa cité. Un jour elle reçoit une lettre lui annonçant le décès d’un homme qu’elle a connu, autrefois, en Algérie. Le temps d’une journée, elle part récupérer une boite que le défunt lui a légué. Pendant son absence, ses onze enfants se réunissent dans son appartement et découvrent un pan de la vie de leur mère jusque-là ignoré de tous…

Sortie : le 20 avril 2016
Durée : 1h23
Réalisateur : Fejria Deliba
Avec : Milouda Vhaqiq, Brigitte Roüan, Claire Wauthion
Genre : Drame

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Résultats concours : 3 packs Crooneuse gagnés

CrooneuseRésultats concours : 3 packs Crooneuse gagnés !

Vous avez été 4343 participants au concours Liane Foly. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants d’1 pack Crooneuse  (1 tote Bag et 1 album Crooneuse) sont : 

Martine Chagneaud, Wilfried Lapin et Murielle Henry

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Robinson Crusoe, film d’animation tous publics de Vincent Kesteloot

Robinson Crusoe
Robinson Crusoe, Film de ,Vincent Kesteloot, Copyright StudioCanal

Robinson Crusoe, film d’animation tous publics de Vincent Kesteloot

Le naufragé le plus célèbre de l’histoire, Robinson Crusoe, fait l’objet d’une nouvelle adaptation cinématographique sous la forme d’un film d’animation tous publics. Les plus jeunes se régaleront du récit d’une cohabitation entre un homme nostalgique de son Angleterre natale et un groupe d’animaux décidé à lui venir en aide. Humour et péripéties jalonnent ce divertissement spectaculaire et bon enfant.

Qui se souvient du roman écrit par Daniel Defoe et publié en 1719 ? Succès d’édition rentré dans la mythologie universelle, l’intrigue de Robinson Crusoe se déroule sur une île déserte où Robinson survit pendant 28 ans, fait la rencontre d’un sauvage qu’il nomme Vendredi et parvient  à enfin retrouver sa terre natale suite au passage d’un navire anglais. Ecrit à la première personne, le récit décrit l’ingéniosité du naufragé pour organiser sa survie, se construire une cabane et survivre à la solitude. Le film d’animation reprend cette trame générale en y adjoignant des éléments plus légers. Le sauvage devient un sympathique perroquet épaulé par un groupe d’animaux attachants et maladroits. Pirates et chats vicieux ajoutent un peu de piment à ce sympathique film d’aventure, dépaysant et rafraichissant.

[…] une farandole de rebondissements qui ravira un public familial

L’intérêt principal de ce Robinson Crusoe réside dans une 3D très dynamique. Les graphismes très soignés attirent l’oeil sur une multitude de détails plus surprenants les uns que les autres. Si l’intrigue dépasse rarement l’immédiateté d’un film destiné avant tout aux enfants, l’animation très fluide démontre l’art très maitrisé de l’équipe d’animation pour créer un univers fouillé et recherché. Glissades et chutes vertigineuses s’enchainent dans une farandole de rebondissements qui ravira un public familial.

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Robinson CrusoeMardi, un jeune perroquet, vit sur une île paradisiaque avec d’autres animaux. Il rêve de quitter son île pour découvrir le reste du monde. Après une violente tempête, Mardi et ses amis font la découverte d’une étrange créature sur la plage : Robinson Crusoë. Les animaux de l’île vont devoir apprivoiser ce nouvel arrivant ! C’est pour Mardi l’occasion de vivre une extraordinaire aventure et peut-être de quitter son île !

Sortie : le 20 avril 2016
Durée : 1h30
Réalisateur : Vincent Kesteloot
Genre : Animation, Famille

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Robin Williams traversera bientôt son dernier boulevard au cinéma

Robin williams
Robin Williams dans Boulevard © Zelig Films Distribution

Robin Williams traversera bientôt son dernier boulevard au cinéma

Robin Williams sera bientôt à l’affiche de Boulevard, prochain film de Dito Montiel tourné en 2013, soit le dernier rôle de l’acteur qui a mis fin à ses jours à l’été 2014. Dans Boulevard, il incarne Nolan, un employé de banque modèle proche de la retraite. En rupture avec le monde qui l’entoure, Nolan n’a pas goût à rien. Mais une rencontre va le bouleverser.

Faisant chambre à part avec sa femme, il va tomber amoureux d’un jeune garçon croisé par hasard. Pour son film, le réalisateur dit s’être inspiré d’expériences personnelles pour travailler la profondeur de ses personnages. Il a notamment pensé à la séparation de ses propres parents septuagénaires : « J’ai beaucoup pensé à ma mère qui a divorcé de mon père à l’âge de 70 ans. Je me souviens d’avoir dit à ma mère : « Qu’est-ce-que tu fais ? Comment as-tu pu faire une chose pareille ? » Et elle m’a répondu : « Ce n’est pas parce que j’ai 70 ans que je suis morte. » Je crois bien que cela m’est resté en tête quand j’ai lu le scénario ».

Robin Williams a endossé un rôle qui semble particulièrement éprouvant d’un point de vue émotionnel, comme on peut le voir dans la bande annonce. Difficile alors de ne pas penser à la détresse de l’homme qui devait se cacher sous les traits de l’acteur. Ce dernier livre une performance à donner des frissons.

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Robin williamsSi Nolan et sa femme Joy vivent sous le même toit, ils font chambre à part depuis longtemps. Employé de banque modèle, Nolan affiche pourtant un air absent et se montre insensible à une promotion. Rien ne semble pouvoir combler le vide de son existence. Un soir, alors qu’il circule le long d’une avenue déserte, il fait la rencontre de Léo, jeune homme écorché. Rattrapant le temps perdu, Nolan retrouve un nouveau sens à sa vie et décide enfin de ne plus se mentir…

Sortie : le 18 mai 2016
Durée : 1h24
Réalisateur : Dito Montiel
Avec : Robin Williams, Kathy Baker, Roberto Aguire

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Fabrice Luchini en bourgeois décadent dans Ma Loute

Fabrice Luchini
Ma Loute : Photo Fabrice Luchini, Valeria Bruni Tedeschi © Roger Arpajou

Fabrice Luchini en bourgeois décadent dans Ma Loute

Fabrice Luchini s’est paré de sa plus belle taille de barbe dans Ma Loute, le prochain film de Bruno Dumont (P’tit Quinquin, Camille Claudel, 1915, La Vie de Jésus). Avec Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi, le trio incarne une famille de bourgeois aux moeurs un peu étranges en 1910. En villégiature dans la baie de Slack, dans le Nord de la France, la famille se retrouve au coeur d’une intrigue qui semble aussi mystérieuse que décalée.

Le film paraît cultiver un second degré bien à lui. Fabrice Luchini a l’air en grande forme dans la peau d’un personnage à l’allure étrange sinon niaise, la bouche grande ouverte sur la plupart des plans de la bande annonce. A suivre…

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Fabrice LuchiniEté 1910, baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L’improbable inspecteur Machin et son sagace adjoint Malfoy (mal)mènent l’enquête. Ils se retrouvent, bien malgré eux, au cœur d’une étrange et dévorante histoire d’amour entre Ma Loute, fils ainé d’une famille de pêcheurs aux mœurs particulières et Billie Van Peteghem, la benjamine d’une famille de riches bourgeois Lillois décadents

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Bruno Dumont
Avec : Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi

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Exposition onirique au Musée d’Orsay pour Le Douanier Rousseau

Douanier Rousseau
Douanier Rousseau, Musée d’Orsay, L’Innocence Archaïque

Exposition onirique au Musée d’Orsay pour Le Douanier Rousseau

Le Douanier Rousseau prend résidence au Musée d’Orsay pour une exposition éclairante et onirique dénommée L’innocence archaïque. Peintre à cheval entre le XIXe siècle et le XXe siècle, Henri Julien Félix Rousseau a magnifié l’art naïf dans des représentations faussement simplistes et proprement authentiques. L’adjonction d’oeuvres de peintres célèbres accentue la sincérité d’un artiste révélé sur le tard et acclamé par les plus grands noms de l’art pictural.

Né en 1844, Henri Rousseau reçoit des premiers retours positifs en 1891 lors d’une énième session du Salon des IndépendantsAlfred Jarry lui affuble le surnom de Douanier lorsqu’il apprend qu’Henri Rousseau occupe le poste à l’octroi de Paris de gardien des contrôles et des circulations du vin et de l’alcool. Le Douanier Rousseau produit plus de 250 oeuvres pendant une carrière qui le voit côtoyer une liste impressionnante de noms célèbres. Marie LaurencinRobert DelaunayGuillaume ApollinairePaul Gauguin et Pablo Picasso. comptent au nombre de ses amis et si les critiques se moquent d’abord de son style enfantin, les artistes lui reconnaissent un avant gardisme révolutionnaire et inspirant. Un banquet est organisé par Pablo Picasso en 1908 au Bateau Lavoir pour célébrer ce peintre autodidacte semblable à nul autre pour un évènement rentré dans la légende.

Les peintures les plus célèbres d’Henri Rousseau jalonnent l’exposition aux côtés de commentaires pédagogiques et d’oeuvres contemporaines. GauguinPicassoSeurat et James Ensor sont associés pour une prise de recul instructive. Le Douanier Rousseau s’inscrit dans une époque charnière de la peinture moderne où fauvismecubismeabstractionpointillisme et futurisme révolutionnent la manière de représenter le réel. L‘art naïf d’Henri Rousseau s’inspire des souvenirs de voyage de soldats revenus du Mexique. Sans avoir jamais quitté la métropole, il peint des jungles et des paysages sauvages dans une allégorie fantastique. Les tableaux les plus célèbres s’enchainent. Le RêveLa Guerre, Les Joueurs de Football, c’est un florilège de peintures extraites de musées célèbres et d’oeuvres privées.

L’exposition est visible jusqu’au 17 juillet 2016 et c’est un évènement de plus pour un Musée qui multiplie les expositions marquantes depuis de longues années. Après James EnsorCrime et ChâtimentsVan Gogh/Artaud ou Bonnard, c’est à une nouvelle plongée fascinante dans l’histoire de la peinture que nous invite ce haut lieu de l’art parisien. Exposition sans référence à la Compagnie Créole, ce sera bien le seul bémol que je pourrai lui trouver.

Dates : Du 22 mars au 17 juillet 2016
Lieu : Musée d’Orsay
Entrée : 12 €

Pablo, une série BD passionnante de Julie Aimant et Clément Oubrerie (Dargaud)

Pablo

Pablo, une série BD passionnante de Julie Aimant et Clément Oubrerie (Dargaud)

Pablo retrace l’éclosion du talent du grand Picasso depuis son arrivée dans la ville Lumière à l’orée du XXe siècle jusqu’à sa reconnaissance publique. Les 4 tomes parus suivent le fil de sa pensée et de ses découvertes picturales dans un foisonnement de bulles et de références historiques. Une BD qui se lit comme un roman et se déguste comme un livre d’art.

L’histoire de l’art rend incessamment hommage au génie visionnaire de Pablo Picasso. Du cubisme au modernisme en passant par le fauvisme et l’art moderne, ce touche à tout a défriché de nouveaux territoires artistiques et imposé sa stature dans l’esprit collectif. Aux côtés de Van Gogh ou Michel Ange, le nom de Picasso est devenu synonyme de précurseur génial. Mais qui était-il avant que d’être cette icône mythologique connue de tous ? Car avant de pouvoir affirmer qu’il dessinait comme Raphael à 12 ans et qu’une vie entière lui a permis d’apprendre à dessiner comme un enfant, Picasso a connu le dénuement et la précarité. A l’abri d’un atelier en friches dans le quartier de Montmartre, Pablo a connu les vaches maigres et les balbutiements d’une reconnaissance pas si naturelle que ça.

Les 4 tomes déjà parus de cette saga artistique voient Picasso côtoyer Max Jacob, Apollinnaire, Matisse et tous ceux qui ont fait l’art du XXe siècle. Georges Braques par ici, la collectionneuse Gertrude Stein par là, des noms devenus illustres constituent le quotidien d’un immigré espagnol rustre mais déterminé. Le dessinateur Clément Oubrerie lui accole d’éternels yeux grands ouverts sur le monde comme preuve de sa résolution et la scénariste Julie Birmant lui adjoint une héroïne féministe avant l’heure, Fernande, premier grand amour de sa vie. Ces deux là s’aiment et se haïssent, s’attirent et se repoussent. L’histoire d’amour devient un fil rouge des premières années parisiennes où les noms de rue raisonnent comme des endroits mythiques. La Butte Montmartre n’est qu’un terrain en friche où le Bateau Lavoir trône comme un navire échoué dans les potagers.

La plongée historique fascine tant des personnages devenus des mythes semblent réels et proches de nous. Les influences se croisent dans une esbroufe perpétuelle et énergisante. C’est un peu du Pablo secret qui est dévoilé ici. Son caractère de cochon, son jusque boutisme, sa volonté de fer et ce regard ouvert sur le monde. 4 tomes à dévorer pour mieux comprendre le personnage privé derrière l’image publique.

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Tome 4 : Picasso est le quatrième et dernier tome de Pablo, la série que Julie Birmant et Clément Oubrerie consacrent au peintre avant qu’il ne soit reconnu comme un artiste majeur.

Ce 4e épisode de Pablo s’ouvre en mai 1907… La vie de bohême perdure au Bateau-Lavoir qui ne désemplit pas. Picasso peint frénétiquement, et Fernande qui s’ennuie adopte une petite Raymonde… qu’elle finit par ramener à l’orphelinat. Le peintre horrifié par la décision de sa compagne décide de la quitter. Cet été-là, il est un réprouvé. Son Bordel (aujourd’hui, Les Demoiselles d’Avignon) aux putains déformées fait horreur. Et pourtant, la situation va changer du tout au tout. Boxe, drogue, génie et humour corrosif entre vieux et nouveaux amis… Avec le touchant Douanier Rousseau, D.H Kahnweiler, jeune galeriste encore méconnu, ou avec Georges Braque, compagnon du futur, Picasso se construit. Bientôt, les deux derniers vont quitter Montmartre et leurs anciennes amours pour vivre le cubisme et l’avènement de l’art moderne.

Date de parution : entre 2012 et 2014
Scénariste(s) : Julie Aimant
Dessinateur(s) : Clément Oubrerie
Genre : Biopic
Editeur : Dargaud
Prix : 17,95 € (88 pages)
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Man Of Steel : Superman sans Batman, c’est ce soir sur TF1 !

Man of Steel
Man of Steel : Photo Henry Cavill © Warner Bros. France

Man Of Steel : Superman sans Batman, c’est ce soir sur TF1 !

Ce soir, on met de côté la guéguerre de super-héros qui se joue au cinéma dans Batman v Superman et on se détend les neurones dans Man Of Steel sur TF1 avec l’homme à la cape rouge (on regrette tout de même l’époque de l’improbable slip rouge assorti !) !

Henry Cavill va donc nous divertir en solo tout en profitant de l’occasion pour sans doute relancer l’intérêt du public pour Batman v Superman. La bonne nouvelle pour les fans de Superman, c’est qu’un second volet semble bien parti pour être produit. Le cinéma de demain sera costumé ou ne sera pas (enfin, c’est déjà le cas aujourd’hui !). Bon vol à tous dans les bras de l’homme kryptonnien !

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Man of SteelUn petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.

Sortie : le 19 juin 2013
Durée : 2h23
Réalisateur : Zack Snyder
Avec : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon

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L’avenir, un film froid de Mia Hansen-Løve

L’avenir
L’avenir Photo © L. Bergery

L’avenir, un film froid de Mia Hansen-Løve

Mia Hansen-Løve réalise son 5ème long métrage avec L’avenir. C’est une jeune réalisatrice de 35 ans qui vient de recevoir l’Ours d’Argent à la Berlinale 2016. Elle s’est inspirée de ses propres parents pour son film, tous deux professeur de philo.

L’avenir raconte l’histoire de Nathalie, Isabelle Huppert , prof de philo, mariée depuis 25 ans et mère de deux enfants. Elle a une vie simple et équilibrée. Absolument passionnée par les livres, tout comme son mari. Leurs murs sont tapissés de livres. Mais Nathalie est une femme sûre d’elle-même, froide, et dure. Les rapports qu’elle entretient avec sa mère sont édifiants.

Pas de scénario brillant, ni de sentiment mais beaucoup de longueurs.

On voit Nathalie dans sa classe, avec ses élèves où elle aime partager ses pensées philosophiques. Quelques extraits sont sympas même si on ne voit guère de lien entre les textes lus et commentés et le film… Isabelle Huppert porte le film sur ses épaules. Elle est le film. Guère d’action, guère d’histoire, guère de sentiments. Si ce n’est les rapports que Nathalie entretient avec sa mère ultra possessive et angoissée. On partage cette relation mais pas du tout celle qu’elle a avec ses enfants et son mari. Comme si de ce côté là, il n’y avait rien à montrer. Nathalie revoit aussi Fabien, le beau Roman Kolinka, un des ses anciens élèves, brillant et qui est écrivain avec qui elle garde un contact « intellectuel ».

L’ambiance du film est assez bizarre. On ne sait pas vraiment quelle époque il est censé représenter. Il fait vieux et démodé… Plutôt années 68 ! Pourquoi les étudiants font la grève ? Mais en France, pas besoin de savoir pourquoi puisque c’est sans cesse ! Donc, quelques idées politiques fusent au milieu de questions philosophiques. Mais rien de brillant que l’on puisse retenir ou qui nous interpelle vraiment. Je suis restée un peu sur ma faim car j’espérais un débat plus élevé tout en étant moins pompeux. L’avenir de Nathalie est synonyme de liberté, mais qu’en fera-t-elle au juste, de cette liberté ?

Pas de scénario brillant, ni de sentiment mais beaucoup de longueurs. Par contre des acteurs tout à fait à la hauteur. A commencer par Isabelle Huppert ! On l’aime ou on ne l’aime pas. Mais elle joue juste ! Si vous aimez Isabelle Huppert, alors vous allez apprécier ce film, l’Avenir.

 

 

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L’avenirNathalie est professeur de philosophie dans un lycée parisien. Passionnée par son travail, elle aime par-dessus tout transmettre son goût de la pensée. Mariée, deux enfants, elle partage sa vie entre sa famille, ses anciens élèves et sa mère, très possessive. Un jour, son mari lui annonce qu’il part vivre avec une autre femme. Confrontée à une liberté nouvelle, elle va réinventer sa vie.

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h40
Réalisateur : Mia Hansen-Løve
Avec : Isabelle Huppert, André Marcon, Roman Kolinka
Genre : Drame

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Les Enquêtes du Département V présente Délivrance : nouvelle bande annonce

Délivrance
Délivrance Photo extraite de la BA

Les Enquêtes du Département V présente Délivrance : nouvelle bande annonce !

Découvrez la nouvelle bande-annonce du film, présentée en prime par l’acteur Nikolaj Lie Kaas, alias l’inspecteur Carl Mørck ! Le film sort en e-cinéma le 5 Mai. Les Enquêtes du Département V est une série de thrillers danois de très belle qualité, comme nous avions pu le constater en visionnant Miséricorde et ProfanationDélivrance est donc plutôt attendu !

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Délivrance
Le Département V reçoit une vieille bouteille, jetée à la mer il y a 8 ans. À l’intérieur, un message de détresse écrit en lettres de sang.

Pour l’inspecteur Carl Mørck, Assad, son assistant syrien au flair infaillible, et Rose, leur secrétaire, c’est le début d’une nouvelle enquête mêlant un tueur en série, une mystérieuse communauté religieuse et des enfants dont la disparition n’a jamais été signalée à la police…

Sortie en e-Cinema: le 5 mai 2016

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Old Times d’Harold Pinter : la version trop sage de Benoit Giros

Old Pinter d'Harold Pinter : la version trop sage de Benoit Giros
”Old Times” d’Harold Pinter © Pascal Victor

Old Times d’Harold Pinter  : la version trop sage de Benoit Giros

Elliptique pour ceux qui ne connaîtraient pas l’écriture très particulière de Harold Pinter, dramaturge anglais né en 1930, et dont cette pièce inaugure son « théâtre du souvenir ».

Où le présent n’est que le reflet d’un passé sujet à interprétation par les personnages qui renvoie à une mémoire fluctuante ou contradictoire à la faveur d’un huis clos ambigu et trouble.

Un couple formé par Kate (Marianne Denicourt) et son mai Deeley (Emmanuel Salinger) s’apprête à recevoir dans leur maison du bord de mer, Anna (Adèle Haenel), l’ancienne et unique amie de jeunesse de Kate.

D’abord, le mari et la femme échangent ensemble où Deeley se montre à la fois fébrile et curieux en interrogeant dans le détail sa femme sur cette amitié, tandis qu’autour d’eux, tel un fantôme invisible, Anna les observe. Est-elle déjà arrivée ? où s’agit-il d’une image née du subconscient ?.

Puis, Anna prend part à la conversation qui voit le trio remonter le temps en se remémorant chacun à sa manière, dans un rapport continu et crescendo de domination entre les protagonistes, ce qui est arrivé ou n’est pas arrivé. Jusqu’à la rivalité destructrice entre les deux femmes aux prises avec le fait que Deeley n’est pas un inconnu pour Anna.

[…] une lecture trop sage

La relation du couple est au centre de la pièce qui cherche à régler un problème qui remonte au passé et dont l’existence lisse dissimule, sous un vernis de sérénité, une violence sous-jacente.

Le tout sur fond d’onirisme et de frontière poreuse propre à l’auteur entre ce qui est réel et irréel, entre ce qui est vrai et du domaine du fantasme où le sous texte avec ses suggestions déconstruit en permanence les situations et les dialogues.

Or, la mise en scène esthétisante de Benoit Giros ne parvient pas à rendre le mystère et la tension dramaturgique inhérents à la structure de l’écriture avec ses non-dits, ses silences, au détriment d’une lecture trop sage, trop concrète dans sa direction d’acteurs, et donc trop restrictive.

Dates : A partir du 29 mars 2016
Lieu Théâtre de l’Atelier (Paris)
Metteur en scène : Benoit Giros
Avec : Marianne Denicourt – Adèle Haenel – Emmanuel Salinger

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