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Mein Kampf publié en France en 2016 par les éditions Fayard

Mein Kampf 2016

Mein Kampf publié en France en 2016 par les éditions Fayard

C’est une nouvelle pour le moins troublante, qui ne manque pas de faire polémique. Les éditions Fayard ont annoncé aujourd’hui que le livre Mein Kampf d’Adolf Hitler sera publié en France en 2016. Une réédition qui sera augmentée de commentaires de chercheurs et intellectuels destinés à ruiner les thèses fascistes et nauséabondes exposées.

Tombé dans le domaine public à partir de l’année prochaine, Mein Kampf  fait donc l’objet d’une nouvelle version, traduite par Olivier Mannoni (journaliste et biographe) et augmenté de commentaires d’historiens du monde entier.

Mais la réédition d’un tel ouvrage peut ouvrir le débat. Doit-on ou pas mettre ce type de littérature à la portée du plus grand nombre ? Présenté par l’éditeur comme un « livre central dans l’histoire du XXe siècle« , il n’en demeure pas moins un objet dangereux à manipuler, même accompagné des critiques les plus construites. Difficile de se forger un avis tranché car la réponse est loin de couler de source.

Miley Cyrus s’exhibe totalement nue lors d’un concert naturiste

Miley Cyrus

Miley Cyrus s’exhibe totalement nue lors d’un concert naturiste

Pour changer, la chanteuse Miley Cyrus prévoit une nouvelle fois de s’exhiber dans le plus simple appareil. Elle ambitionne de faire ça avec ses amis du groupe The Flaming Lips et son public… Tout le monde serait invité à assister au concert tout nu et du liquide ressemblant à du lait serait projeté un peu partout. Une idée vraiment loufoque que Wayne Coyne (leader de The Flaming Lips) s’est empressé de livrer aux réseaux sociaux.

Si on sait que tout le monde finira nu sous des litres de lait, la date et le lieu restent à déterminer. Miley Cyrus n’en a pas terminé avec son corps. Et on n’a pas fini d’entendre parler de l’exploration et de l’exhibition de ses parties intimes. Cela en deviendrait presque lassant. Elle et le groupe The Flaming Lips – qui a travaillé sur le dernier album de la demoiselle Miley Cyrus and Her Dead Petz – envisagent de réaliser un clip en filmant le concert. Un grand bordel, quoi.

[vc_custom_heading text= »Le clip de Wrecking Ball : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Vidéo : ils surfent dans les rivières au coeur des montagnes !

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Vidéo : ils surfent dans les rivières au coeur des montagnes !

Voici une très belle vidéo où des surfeurs amoureux de nature et de glisse se rendent dans les massifs montagneux du Montana, du Wyoming ou encore de l’Idaho pour dompter les rivières qui les jalonnent. Equipés de combinaisons intégrales, de la tête aux pieds, les surfeurs se jettent dans les lits des rivières directement debout sur leur surf. On imagine que l’eau doit être particulièrement froide (proche de 0°C).

Le clip est particulièrement bien réalisé, avec de beaux effets ralentis et accompagnés d’une bande originale parfaite. Signée Odesza, le titre Always is late est bien connu du grand public mais il colle très bien aux images inspirées de cette vidéo où la nature est magnifiée. Le surf au milieu des forêts épaisses au coeur des montagnes, il fallait juste y penser !

[vc_custom_heading text= »La vidéo : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Les enquêtes du Département V : Miséricorde et Profanation (Coffret Blu-Ray)

Les enquêtes du Département V Miséricorde Profanation

Les enquêtes du Département V : Miséricorde et Profanation (Coffret Blu-Ray)

Depuis l’adaptation au cinéma de la trilogie Millenium, la caméra danoise n’a jamais eu autant la cote ! C’est justement le scénariste de Millenium, Nikolaj Arcel, qui est à l’écriture de ces adaptations, dont la réalisation a été confiée à Mikkel Nørgaard. Retour sur ces deux films des Enquêtes du Départements V Miséricorde, puis Profanation, disponibles en vidéo.

Sortie DVD : le 8 août 2015
Durée : 217 minutes
Réalisateur : Mikkel Nørgaard
Avec : Nikolaj Lie Kaas, Fares Fares, Sonja Richter, Mikkel Boe Folsgaard, Soren Pilmark
Prix : 29,99 € (BR)
Acheter : sur Amazon

[vc_custom_heading text= »Les Synopsis : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Les enquêtes du Département V – Miséricorde :

Après une bavure qui coûte la vie à l’un de ses collègues et laisse son meilleur ami paralysé, l’inspecteur Carl Mørck a presque tout perdu. Mis sur la touche, privé du droit d’enquêter, il est chargé d’archiver les vieux dossiers du commissariat avec Hafez el Assad, l’assistant d’origine syrienne qui lui est imposé. Mais très vite, les deux policiers désobéissent à leur supérieur et rouvrent une enquête jamais résolue, la disparition mystérieuse d’une jeune politicienne prometteuse survenue cinq ans auparavant.  C’est la naissance du Département V et sa première enquête…

Les enquêtes du Département V – Profanation :

En 1994, un double-meurtre défraye la chronique. Malgré les soupçons qui pèsent sur un groupe de pensionnaires d’un internat, la police classe l’affaire, faute de preuve…
Jusqu’à l’intervention, plus de 20 ans après, du Département V : l’inspecteur Carl Mørck, et Assad, son assistant d’origine syrienne, spécialisés dans les crimes non résolus.
Ensemble, ils rouvrent l’affaire qui les amène à enquêter sur un des notables les plus puissants du Danemark.

Les enquêtes du Département V : Miséricorde et Profanation

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur les films : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

C’est d’abord Miséricorde qui est sorti au cinéma, avant sa suite, Profanation, tous deux adaptés des romans de Jussi Adler Olsen. Après avoir s’être fait remarquées par le premier film, Les enquêtes du Département V ont décroché le record d’entrées au cinéma avec Profanation, champion au box office danois.

Bénéficiant d’un effet de surprise incontestable, le premier film, Miséricorde, nous plonge dans l’univers sombre d’un flic de terrain qui a perdu son coéquipier à l’occasion d’une intervention précipitée à son initiative. L’inspecteur Carl Mørck n’en démord pas. Il veut retourner travailler. Pourtant, son patron ne le sent pas et le relègue au sous-sol du commissariat, dans les archives d’enquêtes irrésolues afin de les classer à la va-vite. Avec son assistant, Assad, il va rouvrir ces dossiers parfois vieux de 20 ans et mener des enquêtes très approfondies.

[O]n retrouve dans ce diptyque l’ambiance glaciale du cinéma danois.

Alors que Miséricorde séduit par la découverte de cet inspecteur taciturne et obsessionnel, ainsi que par celle du duo qu’il forme pour la première fois avec Assad, le second volet, Profanation, va à l’essentiel : l’enquête avant tout ! Le deuxième épisode éluderait presque les interactions qui pouvaient animer nos personnages pour se focaliser sur l’énigme policière. On aimerait que nos héros évoluent plus dans leur personnalités, leur histoire personnelle etc…

Le trait commun de Miséricorde et Profanation reste néanmoins la qualité de ces enquêtes. Scénario et réalisation se mettent au service de deux films d’une qualité policière équivalente à quelques détails près (on trouve quelques clichés de course-poursuite dans Profanation, où les flics sont blessés, se relèvent, puis sont assommés par le meurtrier dont ils avaient presque oubliés la présence, puis se relèvent à nouveau… des allures de fausse lutte peu crédible). Miséricorde reste donc légèrement plus abouti, là aussi.

D’une manière plus générale, on retrouve dans ce diptyque l’ambiance glaciale du cinéma danois. Une photographie sombre mais élégante et très cinégénique, associée à des acteurs talentueux, dont certains comme Pilou Asbæk (également vu dans Borgen) ont vraiment du charisme.

Les enquêtes du Département V : Miséricorde et Profanation sont ainsi deux films de qualité, tout particulièrement en ce qui concerne le premier. Un coffret Blu-Ray à découvrir !

[vc_custom_heading text= »Les Bandes annonces : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]


Broadway – Une Rue en Amérique, tome 2 : une BD de Djief (Quadrants)

Broadway – Une Rue en Amérique, tome 2

Broadway – Une Rue en Amérique, tome 2 : une BD de Djief

Diptyque réalisé par Djief (Tokyo Ghost, Le Crépuscule des dieux), Broadway – Une Rue en Amérique propose une aventure de cabaret dans le faste des années 30, à l’époque de la prohibition. Après que le Chapman’s Paradise a été détruit, les frères Chapman vont avoir du mal à sortir de leur torpeur et repartir de zéro… Pour en savoir plus, lisez notre chronique du premier tome.

Date de parution : le 23 septembre 2015
Auteur : Djief (scénario et dessin)
Editeur : Quadrants
Prix : 14,50 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

1929 : la crise, mais aussi les années folles ! Le monde du spectacle n’a jamais été aussi inventif et démesuré qu’en ces années « Ziegfeld » !
Le Chapman’s Paradise est anéanti : le minable directeur artistique a causé l’effondrement de la scène en pleine représentation. Les danseuses sont au chômage, et les frères Chapman, en plein désarroi. Pourtant, la grande rue blanche continue de les hypnotiser. Il faudrait juste trouver une idée de spectacle vraiment nouvelle… et trouver de l’argent. Peut-être en revendant l’usine familiale… ?

[vc_custom_heading text= »Les planches de l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]
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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

C’est donc la fin de ce charmant diptyque à l’américaine. Le cabaret des frères Chapman détruit, il va falloir mettre de grands chantiers en oeuvre pour s’en remettre. Les danseuses y croient sans y croire tandis que leurs employeurs sont au bord du précipice. Il va leur falloir trouver des fonds et surtout une idée pour faire venir le metteur en scène capable de faire venir suffisamment de monde. Une entreprise qui ne va pas se faire sans heurts et sans coups bas. La cause de la destruction du Chapman va-t-elle être découverte ?

Djief apporte ses réponses assez tranquillement mais sûrement, en bon ordre. Il déroule un scénario sans surprise mais agréable à suivre malgré tout. Bien écrit et mis en image, Broadway – Une Rue en Amérique est une petite histoire sans prétention qui nous offre une parenthèse nostalgique et gentillette.

Le dessin de cet auteur complet est pour sa part soigné avec des décors et des costumes d’époque crédibles, restitués à travers un trait sensuel et des couleurs chaleureuses. On pourrait toutefois lui reprocher un manque de caractère.

Broadway – Une Rue en Amérique est un diptyque léger et sympathique quoiqu’un peu trop ordinaire.

Quartiers libres : la liberté d’exister de Nadia Beugré

Quartiers libres : la liberté d'exister de Nadia Beugré

Quartiers libres : la liberté d’exister de Nadia Beugré

Ce sont pour elle des Quartiers Libres, du titre du spectacle. Nadia Beugré, danseuse et chorégraphe ivoirienne, se met en scène et invente des formes, des façons d’être, pas nécessairement dansées, mais toujours hypnotiques. Avant même d’entrer en scène, elle interpelle le spectateur. Sa place sera ici, sur le plateau, au cœur de la représentation. Comme un chœur, le public sera alors happé par la danse très personnelle, et parfois effrayante, de la danseuse ivoirienne.

Dates :  du 14 au 17 octobre 2015
Lieu : Le Tarmac (Paris)
Metteur en scène : Nadia Beugré

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur cette pièce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Coryphée, elle orchestre nos mouvements – pour mieux voir, ou bien parce que l’on se trouve sur son passage – par les siens. Le spectateur devient son plateau, et elle évolue dedans avec une habileté remarquable, donnant à chacun son point de vue, cherchant l’interaction.

Tantôt possédée par des mouvements presque convulsifs, tantôt éclatant d’un rire détaché face à sa propre prestation, celle que l’on aurait tendance à nommer performeuse plus que danseuse explore son corps. Que représente-t-il ? En surjouant les représentations sensuelles du corps féminin, Nadia Beugré les ridiculise. Son enveloppe elle-même est remise en question, glissant de la robe à paillette assortie de ses talons aiguilles à une tenue de bouteilles plastiques, une sorte de tutu-poubelle de danseuse classique.

[U]ne esthétique brute.

La quête se poursuit : le corps se déforme, est jeté en tous sens, tombe violemment. Enchaîné dans un câble de micro, il se débat, sauvage, laissant la place à une esthétique brute. D’abord solitaire, le corps ne fait bientôt plus qu’un avec les déchets qui l’entourent, comme si finalement il n’avait été toujours que cela, un déchet, même au temps de sa sensualité provocante.

Créé en 2009, Quartiers libres est une manifestation de la colère de la chorégraphe. La Côte d’Ivoire se déchire tandis que Nadia Beugré en est absente et se perfectionne à l’école des Sables au Sénégal : sa réaction prend la forme de ce solo aux formes multiples et violentes. Pourtant, la forme de son spectacle n’est pas figée, et elle réactualise chaque soir ses instants de « quartiers libres« , balisés par une dramaturgie qui, elle, ne change pas.

On pourrait craindre que le plongeon dans ce monde de Nadia soit osé. Mais elle captive et maîtrise le rythme avec brio, se suspendant au souffle de chaque spectateur, pour s’assurer qu’il rentre avec elle dans la danse.

La fille de Debussy, un livre de Damien Luce (Héloïse d’Ormesson)

La fille de Debussy

La fille de Debussy

Dès les premières phrases, nous voilà emportés dans un autre monde, celui de Claude Debussy, à travers sa fille. Enfin, surtout grâce à Damien Luce qui les fait revivre l’un et l’autre à travers un journal intime imaginaire.

Date de parution : le 8 octobre 2015
Auteur : Damien Luce
Editeur : Editions Héloïse d’Ormesson
Prix : 10 € (160 pages)
Acheter sur : Amazon

[vc_custom_heading text= »Notes de l’éditeur : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

ACCROCHE Chouchou ou l’enfant muse
LE LIVRE On connaît la fille de Debussy à travers les merveilleux morceaux qu’elle a inspirés à son père. Damien Luce imagine ici le journal qu’elle aurait tenu la dernière année de sa vie, avant qu’elle ne soit emportée par la diphtérie à l’âge de treize ans, en 1919. Chouchou — puisque c’est ainsi que la surnommait affectueusement son père — raconte, avec une poésie empreinte de candeur, son idylle avec Marius, ses escapades nocturnes et la vie au sortir de la guerre. Le piano surtout, sa manière à elle de faire son deuil en déchiffrant les partitions de son père (disparu cette année-là), loin des gammes qu’on lui impose. Badine, malicieuse et rêveuse, elle nous entraîne dans l’univers romantique d’une jeune fille du début du XXe siècle, pas tout à fait comme les autres.
L’AUTEUR Né à Paris en 1978, Damien Luce est à la fois compositeur, pianiste, dramaturge, comédien et romancier. Cet artiste polyphonique a publié un premier roman, Le Chambrioleur, en 2010, puis Cyrano de Boudou en 2012 aux Éditions Héloïse d’Ormesson.
Du 3 octobre au 14 décembre 2015, Damien Luce entame avec son frère, le chanteur Renan Luce, une tournée de concerts d’une trentaine de dates : un spectacle intitulé Bobines mis en scène par Isabelle Nanty.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Je ne suis ni pianiste, ni connaisseuse en musique classique, mais ce très beau livre me donne envie d’écouter la musique de Debussy, encore et encore. Damien Luce est lui-même un grand musicien et nous fait merveilleusement partagé sa passion. A travers la jeune adolescente, Chouchou, nous sommes touchés par ses sentiments qu’elle nous livre en toute naïveté, et toute fraicheur. Et pourtant cela se passe en 1918. Le père disparaît rapidement alors Chouchou, sa fille de 12 ans, décide de le « démourir » à sa façon…

Chouchou, sa fille de 12 ans, décide de le « démourir » à sa façon.

On découvre la personnalité de Debussy à travers sa fille chérie, qui elle-même joue les partitions de son père, avec beaucoup de naturel et de poésie. Chouchou, Claude-Emma, est la seule enfant née de Debussy avec Emma Moyse, l’enfant chérie de Debussy à qui il dédicace Children’s Corner en 1909.

Tout est profond et beau dans ce livre. Même lorsque Debussy s’endort pour toujours. Chouchou découvre Marius en même temps que l’évolution de son corps…

Damien Luce nous donne le bonheur de revivre cette période si riche musicalement. Les chefs-d’œuvre de Debussy imprègnent profondément ce livre, de leur beauté magistrale, comme une musique de fond qui nous envouterait et que l’on comprend de mieux en mieux.

Le style est volontairement limpide, naïf, vrai et simple comme celui d’une adolescente qui écrit son journal intime à qui elle se confie totalement. Elle adorait son père et avait sans doute aussi le même don musical que lui. Tout au long du livre, elle déchiffre ses partitions, de la même façon qu’elle lirait le journal intime de son père.
Ce livre, La fille de Debussy se lit très facilement et avec beaucoup de bonheur. Un vrai moment musical de plaisir. Une fois commencé, on ne peut plus s’arrêter ! Et très vite, on devient la petite fille de Debussy.

Un grand bravo à Damien Luce pour cette œuvre très originale, très émouvante, troublante et attachante !

Publik’Art en profite pour annoncer la tournée de concerts de Damien et Renan Luce intitulée Bobines ! Mis en scène par Isabelle Nanty. Vous trouverez leurs dates sur leur site : ici.

La maison de Bernarda Alda : une pièce de résistance, dans une mise en scène de Lilo Baur trop symbolique

La maison de Bernarda Alda : une pièce de résistance

La maison de Bernarda Alda : une pièce de résistance

La Maison de Bernarda Alba est un drame en trois actes de Federico García Lorca écrit en 1936 et publié à titre posthume en 1945, neuf ans après l’exécution du poète espagnol à l’âge de 38 ans par le régime franquiste. La mort, l’enfermement, la frustration, la répression du désir, si présents dans La Maison de Bernarda Alba, sont des thèmes qui jalonnent toute l’œuvre de l’auteur. Elle s’inscrit dans une Espagne bafouée par l’injustice, les préjugés ou la morale religieuse au seuil de la guerre civile.

Dates : Du 2 octobre 2015 au 6 janvier 2016
Lieu Comédie-Française
Metteur en scène :  Lilo Baur

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A la mort du père, sa veuve, une marâtre autoritaire et fanatique, impose à ses cinq filles célibataires, âgées de 20 à 39 ans, un deuil de huit années.

Une tyrannie mortifère qui va fomenter au sein du clan un sentiment de rébellion portant en germe des jalousies et des pulsions irrépressibles. La cadette, Adela, habitée par une soif de vivre ne va pas hésiter à braver l’interdit en se jetant corps et âmes dans les bras du fiancé de l’une de ses sœurs, défiant l’autorité maternelle jusqu’au péril de sa vie.

Pièce de résistance donc, où à partir d’un huis-clos exclusivement féminin se condense toute l’oppression d’une époque phagocytée par des traditions et des croyances archaïques, que la maisonnée/prison symbolise comme une métaphore vivante, inscrite dans les esprits et dans les corps aux prises avec le besoin vital, instinctif, d’en découdre.

La scénographie d’Andrew D. Edwards et son imposante paroi (façade forteresse) ajourée comme une dentelle, offre des instantanés très cinématographiques avec le passage derrière la grille dans un mouvement chorégraphique saisissant du cortège funéraire rentrant des obsèques où l’image suspendue des filles scrutant l’horizon.

Si la pièce a quelque peu vieilli avec son fatalisme réducteur et sa vision sociale schématique, la mise en scène de Lilo Baur aurait mérité une approche plus distanciée et une lecture contemporaine afin d’en confronter le contexte à l’actualité.

[…] Une tyrannie mortifère qui va fomenter au sein du clan un sentiment de rébellion […]

Cécile Brune dans le rôle de la mère est exceptionnelle où elle incarne avec une fureur sourde et impérieuse ce personnage austère, monstrueux, à la fois bourreau et victime, prisonnière d’une éducation et d’une condition de soumission.

Les 8 salopards : Tarantino annonce deux versions du film

les 8 salopards

Les 8 salopards : Tarantino annonce deux versions du film

Quentin Tarantino est un puriste, un cinéphile averti qui aime les belles pellicules. C’est certainement ce pourquoi il a affirmé au magazine Variety que deux versions du film Les 8 salopards seront produites. L’une en Ultra Panavision 70mm et l’autre, légèrement raccourcie, en numérique.

Sortie : le 6 janvier 2015
Durée : inconnue
Réalisateur : Quentin Tarantino
Avec :  Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh

C’est donc un nouveau rebondissement dans ce qui fait l’un des feuilletons hollywoodien les plus suivis par le monde du cinéma (on se souvient de la fameuse affaire du scénario qui avait fuité, publié sur le net, et à la suite duquel Tarantino s’était fâché tout rouge en refusant de le porter à l’écran).

Finalement ce n’est pas une mais deux versions des 8 salopards auxquelles nous aurons droit. Malheureusement en France, peu de salles sont équipées pour projeter des films en 70mm. C’est donc pour la plupart d’entre nous la version numérique, écourtée d’une douzaine de minutes, que nous irons voir en salle à partir du 6 janvier 2016.

On en profite pour vous glisser la bande annonce de ce western polaire si attendu.

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Vidéo : vertiges garantis en saut à l’élastique avec la 4K !

saut à l'eslastique

Vidéo : vertiges garantis en saut à l’élastique avec la 4K !

C’est une vidéo à sensations extrêmes que nous vous proposons aujourd’hui. Vous allez probablement vous sentir étrange en regardant ces sauts à l’élastique filmés en caméra embarquée et en 4K (ou Ultra Haute Définition, 4 fois plus puissante que la full HD). Préparez-vous pour le grand saut !

Que ce soit en saut à l’élastique ou en tyrolienne, la sensation de vitesse est démultipliée par la très haute résolution de la caméra. Si bien qu’on a l’impression d’y être. Les réactions des gens sont toujours amusantes, et on les partage presque depuis notre fauteuil !  Mettez vos casques, attachez vos ceintures et décollez avec la 4K !

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Preview les Vieux Fourneaux : les 20 premières planches du tome 3 et un entretien avec Lupano à découvrir ici !

Les Vieux Fourneaux tome 3

Preview les Vieux Fourneaux : les 20 premières planches du tome 3 à découvrir ici !

L’une des séries les plus populaires du moment s’apprête à faire son retour, dans un mois. Les Vieux Fourneaux, que nous connaissons bien, vont sortir leur troisième album, intitulé Celui qui part…. Un titre qui a de quoi inquiéter les fans de ces Tontons flingueurs version 2015. Le scénariste à succès, Wilfrid Lupano nous en dit plus dans un petit entretien vidéo ci-après.

Date de parution : le 13 novembre 2015
Auteurs :Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 11,99 € (64 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Après deux albums en 2014, voici le troisième tome, très attendu, des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet se penchent cette fois sur le cas de Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, entre bourre-pifs, rugby et amitiés au long court. Pirate un jour, pirate toujours ! En parallèle : Pierrot et son collectif « Ni Yeux Ni Maître » jouent les abeilles tueuses, et Sophie apprend qu’à la campagne, on ne prend pas ses oeufs de poule chez les vieilles chouettes. Bref, les « vieux fourneaux » sont de retour, pétant la forme !

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Deluxe : le nouvel album Stachelight sortira le 22 janvier 2016

Deluxe Stachelight

Deluxe : le nouvel album Stachelight sortira le 22 janvier 2016

Le groupe Deluxe prépare la sortie de son prochain album Stachelight prévue le 22 janvier prochain. Avec une tracklist de 12 titres, l’annonce de la sortie de l’album fait son petit effet sur les réseaux sociaux. Surtout depuis que le premier titre extrait de ce dernier, Shoes, a été lancé. Un titre entrainant qui revigore par sa bonne humeur dansante.

Deluxe est un groupe composé de six musiciens talentueux, produits par le label Chinese Man Records. Puisant dans des influences hip-hop et funky, le groupe nous abreuve de son groove permanent découvert dans The Deluxe family show, leur premier album.

Le succès aidant, Kaya, Kilo, Pietre, Soubri, Pépé et Liliboy ont invité des pointures dans leur prochain album, avec des featuring comme IAM, -M- ou encore Nneka.

Préparez vos moustaches ! Ca va bouger !

MAJ du 13 octobre 2015 : le clip de Shoes est sorti aujourd’hui ! Vous pouvez le découvrir ci-dessous ! Attention, ambiance !

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À tout jamais, un livre de Nicholas Sparks (Editions Robert Laffont)

A tout jamais

À tout jamais, un livre de Nicholas Sparks

A tout jamais raconte l’histoire de deux adolescents que tout oppose. Nicholas Sparks nous entraîne dans un tourbillon de jeunesse et de bonheur. Contrairement aux romances que l’on peut trouver, A tout jamais se passe en 1958, dans une petite ville de province. Mais on a beau être en 1958, le principe est vieux comme le monde : le garçon populaire du lycée tombe amoureux de la fille du pasteur, toujours seule et évidemment constamment moquée. Si Nicholas Sparks a suivi cette direction, il n’en reste pas moins qu’il a su la traiter avec brio.

Date de parution : 2000
Auteur : Nicholas Sparks
Editeur : Robert Laffont
Acheter sur : Amazon

[vc_custom_heading text= »4ème de couverture : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Chaque mois d’avril, Landon Carter est assailli par les souvenirs de sa dernière année de lycée. C’était en 1958, dans la petite ville de Beaufort, en Caroline du Nord. Fils de bonne famille, il aimait retrouver ses amis en classe, inviter ses jolies camarades, faire le mur de temps en temps, et se moquer de la fille du pasteur : avec sa bible, son éternel chignon et son dévouement sans faille qui plaisait tant aux grandes personnes, Jamie Sullivan avait le don de l’agacer. Pour le bal du lycée, Landon, qui se retrouve sans cavalière, est contraint de l’inviter. Elle le prévient : « D’accord, mais promets-moi de ne pas tomber amoureux de moi. » La vie en décide autrement : entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Landon est le personnage principal du roman. Il partage la vedette avec Jamie, la fille dont il tombe amoureux. Les personnages qui, au premier abord peuvent sembler creux, sont si bien décrits qu’on les imagine sortir du livre à chaque nouvelle page. Alors que tout les séparait, c’est le coup de foudre ! Ce qui est fort, c’est que Nicholas Sparks a réussi à nous rendre non plus lecteurs mais également spectateurs de leur histoire.

Nicholas Sparks a réussi le défi qu’il s’était lancé, nous faisant rire puis pleurer

Landon a le rôle caractéristique du mauvais garçon, mais l’auteur fait triompher sa sensibilité et la sincérité de ses sentiments. C’est un garçon blessé au plus profond de lui par le départ de son père sans pourtant jamais s’en plaindre. On peut suivre son évolution au fil des pages, le voir apprendre à pardonner et ne plus seulement vouloir ce que les autres veulent. Jamie, quant à elle, est douce, réservée et caractérise la bonté elle-même. Si son personnage pourrait avoir l’air parfait, bien au contraire, il a l’air réel.

Nicholas Sparks a réussi le défi qu’il s’était lancé, nous faisant rire puis pleurer quelques lignes plus tard.

Ave César : la bande annonce promet une nouvelle comédie décalée !

Ave César

Ave césar, la bande annonce promet une nouvelle comédie décalée

Le prochain film des frères Cohen est attendu le 16 février 2016. Sa bande annonce est à peine sortie qu’elle fait le tour du monde. Ave César portera à l’écran les acteurs fétiches du duo de réalisateurs : George Clooney et Josh Brolin, accompagnés de Scarlett Johansson, Channing Tatum ou encore Ralph Fiennes.

Ave César nous emmène dans les années 50 en plein coeur d’un tournage de film à Hollywood. La star du film qui incarne l’empereur romain (interprétée par George Clooney) disparaît subitement. Il s’agit en fait d’un enlèvement. L’équipe du film va alors faire appel à un certain Eddie Mannix, spécialiste des questions de star chargé de régler tous les problèmes.

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Eddie Mannix est un « fixer », un homme engagé par les studios hollywoodiens dans les années 50 pour régler les problèmes des stars…

[vc_custom_heading text= »La bande annonce d’Ave César : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

The Franklin Electric : This is How I Let You Down, un premier album inspiré !

The Franklin Electric

The Franklin Electric : This is How I Let You Down

L’histoire de The Franklin Electric commence véritablement dans la douleur avec la perte d’un ami intime. Une épreuve qui a insufflé suffisamment de courage pour se lancer définitivement dans la musique. Jon Matte a eu raison de s’y plonger corps et âme car nous n’aurions autrement jamais connu ce très joli premier album : This is How I Let You Down.

Sortie : le 9 octobre 2015
Label : Differ-ant

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Quelque chose comme un sentiment que la vie, c’est maintenant, pas demain. En 2011, Jon Matte perd un ami proche. Jon avait beau avoir étudié en musique, appris à tirer le meilleur d’une console, joué dans le métro ou accompagné plusieurs autres artistes, l’urgence ne l’avait jamais autant tenaillé.

Parlons d’un sens du devoir envers la vie. «J’ai longtemps joué avec cet ami. La musique était intimement liée à lui dans mon esprit. Il me répétait depuis un moment déjà que j’avais tout entre les mains pour bâtir ma propre maison. Son départ m’en a donné le courage. Ce n’était soudainement plus un vague rêve. Ce n’était plus quelque chose que j’allais faire un jour, écrire des chansons, c’était quelque chose que je devais faire. Maintenant.».

The Franklin Electric voit bientôt le jour et remporte en 2012 à Nashville, grâce à la chanson Old Piano, un concours auquel avaient participé 8000 groupes de partout dans le monde.

Jon Matte invite de nombreux amis musiciens en studio afin d’échafauder un premier album pierre par pierre.This Is How I Let You Down en mai 2014 sur le label Indica. De spectacle en spectacle, The Franklin Electric gagne à la cause de son alt-pop/indie folk de plus en plus de mélomanes habités par une soif identique à celle du groupe pour des rencontres sincères autour de chansons qui le seraient tout autant.

Derrière son piano ou avec sa trompette en main, Jon ensorcèle. Après avoir accompagné en premiere partie de tournée Half Moon Run, The Barr Brothers ou l’Anglais Ben Howard et d’ajustement, The Franklin Electric ont joué cet été au Festival de Jazz de Montreal, Festival d’Été de Quebec, Edgfest… 

Et alors que This Is How I Let You Down va sortir le 09 octobre en France, Jon Matte regagne ces jours-ci le studio pour composer de nouveau morceaux avec son groupe ( Martin DesrosbyLiam Killen et Alexis Messier ).

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Tequila Molotov pour OSS 117, tome 1 : une BD de Gihef et Rinaldi (Soleil)

OSS 117 tome 1

Tequila Molotov pour OSS 117, tome 1

Adapté du roman OSS à Mexico, ce premier album BD nous invite en mission dans l’ambassade soviétique à Mexico. Dans Tequila Molotov pour OSS 117, les agents doubles ont bien du souci à se faire tandis que la gente féminine va encore succomber au charme de l’arrogant agent de la CIA… Tout un programme.

Date de parution : le 16 septembre 2015
Auteurs : Gihef (scénario) et Pino Rinaldi (dessin)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages)
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[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Deux mexicaines explosives ; une momie baladeuse ; un agent du KGB jaloux et son assistante nymphomane ; deux voyageurs égarés ; et une pincée d’espion revenant de vacances sur la Riviera : un cocktail explosif !
OSS 117, arrogant agent de la CIA, est un séducteur hors pair et excelle dans les « mises au poing ». Envoyé en mission secrète dans l’ambassade soviétique de Mexico, il lui faudra user de ses multiples talents pour s’infiltrer en territoire ennemi et découvrir ce qui s’y trame réellement !
Au coeur des sixties, Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, vous embarque dans de tonitruantes aventures ! Séduction et action garanties !

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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Tirée de l’un des 250 tomes écrits par Jean Bruce, ce premier épisode BD des aventures d’OSS 117 a fait l’objet de beaucoup d’attention de la part de sa fille, Martine Bruce, qui s’est impliquée dans cette adaptation. Une mission tout ce qu’il y a de plus classique, qui se résume par son pitch ci-dessus, ni plus ni moins.

On est loin de la réussite de son grand frère au cinéma.

Le scénario de Gihef (Enchainés, Haute Sécurité, Mister Hollywood, Renaud, Skipper, Liverfool) déroule sa trame sans difficulté et sans chichi. A l’inverse du personnage interprété par Jean Dujardin au cinéma, OSS 117 est ici réduit à un agent égotique arrogant et sans humour ni second degré particuliers. Une note absente qui enlève toute la saveur qu’on lui connaissait au cinéma.

Côté dessin, Pino Rinaldi propose un trait réaliste convenu mais efficace. Les planches se lisent facilement sans aller jusqu’à susciter un grand intérêt au plan graphique.

C’est donc un timide lancement qu’opère OSS 117 en BD. On est loin de la réussite de son grand frère au cinéma. Un acte manqué.

Le chevalier à la licorne, une BD de Stéphane Piatzszek et Guillermo G. Escalada (Quadrants)

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Le chevalier à la licorne, une BD de Stéphane Piatzszek et Guillermo G. Escalada

Album one shot, Le chevalier à la licorne raconte le destin d’un héros de guerre, en 1346. Juan de la Heredia est un Chelavier Hospitalier qui monte à l’assaut contre les anglais lors de la bataille de Crécy. Il y tiendra un rôle décisif à la survie du roi de France en lui offrant son cheval et en se battant jusqu’à son dernier souffle pour sa défense…

Date de parution : le 23 septembre 2015
Auteurs : Stéphane Piatzszek (scénario) Guillermo G. Escalada (dessin)
Editeur : Quadrants
Prix : 14,95 € (56 pages)
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[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Une résilience poétique, sous la plume affutée de Stéphane Piatzszek et la magnifique interprétation de Guillermo G. Escalada. Un duo magique.
1346, la bataille de Crécy. Juan de la Heredia, chevalier Hospitalier, offre son cheval au roi de France en mauvaise posture. Cerné d’Anglais, il ôte son armure dans un sursaut de fougue, libérant ses mouvements et sa rage. La folie meurtrière qui l’envahit le garde en vie, mais Juan est désormais son captif. Le voilà qui se lance à la poursuite d’une licorne, comme on poursuit une chimère…

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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Tout débute par la bataille de Crécy, où anglais et français se déchirèrent dans un grand bain de sang. Après un combat épique livré par le chevalier Juan de la Heredia au service du roi de France, on le retrouve à demi-mort, embroché par une épée. A cet instant précis, le soldat Hospitalier eut une vision : celle d’une licorne qui l’enfourchait de la pointe de sa longue épine.

Retrouvé par les anglais, il est fait prisonnier afin de le rançonner. Sa valeur de combattant a été remarquée par tous sur le champ de bataille et il paraît évident que le royaume de France va vouloir récupérer l’un de ses joyaux… Pourtant, ce dernier n’est plus que l’ombre de lui-même, hanté par une licorne qui lui apparaît en tout lieu et à toute heure.

Le récit va peu à peu nous emporter dans une dimension à part, dont l’irrationalité éprouve la lecture. Le scénario de Stéphane Piatzszek (L’île des justesNeige et roc, Tsunami, Ordures) est grignoté dans son intrigue par un cercle vicieux dont ne s’échappent ni notre chevalier, ni le lecteur. C’est dommage tant Le chevalier à la licorne avait bien débuté.

La déception est à la hauteur du dessin grandiose de Guillermo G. Escalada, à la fois audacieux et inspiré. Son trait au réalisme exacerbé dégage une puissance onirique toute particulière, surtout mis en scène dans des cadrages risqués mais clairvoyants. La couleur a également son importance. Très sophistiquée, elle ose des associations originales et saturées qui offrent étonnamment un spectacle digne d’un mirage. Une vraie révélation qui appelle d’autres albums de la part du dessinateur (qui publie sa première BD pour le marché francophone).

Souffrant d’un scénario trop bancal, Le chevalier à la licorne ne manque pas d’épater l’assistance par ses superbes dessins.

Vidéo : il fait pâlir les plus grands DJ de la planète à seulement 3 ans !

Vidéo : il fait pâlir les plus grands DJ de la planète à seulement 3 ans !

Il n’a que 3 ans et a l’air un peu effrayé comme ça, mais ne vous fiez pas aux apparences ! DJ Arch Jr est en effet un vrai showman dans l’âme. Mais pour le découvrir, il faut avant tout tendre l’oreille et écouter ce que ce beatmaker, pas plus haut que trois pommes, est capable de sortir avec ses petits doigts !

Dans cette vidéo, on voit ce petit garçon accompagné par son papa sur la scène de l’émission l’Afrique du Sud a un incroyable talent. Un peu apeuré face au jury et au public, on n’imagine pas qu’il parvienne à faire quelque chose et pourtant… Il ne se démonte pas et lance son beat tranquillement. Et très vite, il poursuit sa performance pour faire lever le public ! Tout le monde est déchainé sur le plateau ! Le jury le premier ! Un vidéo à voir !!! Plus tard, le jeune garçon remportera le premier prix de l’émission.

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Les Fables de l’Humpur, tome 3 : une BD de Pierre Bordage et Olivier Roman (Soleil)

LES FABLES DE L’HUMPUR

Les Fables de l’Humpur, tome 3 : Le Royaume d’Ophü

Aventure épique et originale bercée d’heroic fantasy, Les Fables de l’Humpur nous avaient séduites avec ses deux premiers albumsPierre Bordage, auteur du roman éponyme dont il adapte le scénario BD a vu juste en s’entourant de l’illustrateur Olivier Roman (Alchimie) : le résultat est comme une bonne formule de chimie…

Date de parution : le 9 septembre 2015
Auteurs : Pierre Bordage (scénario), Olivier Roman (dessin) et Stéphane Richard (couleurs)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages)
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Véhir, Tia et Ruogno traversent le pays d’Ophü en direction du Grand Centre, toujours en quête des dieux humains. La quête initiatique, dans ce futur imaginaire fourmillant de détails, se poursuit…
Un hiver glacial règne sur le chemin des crêtes et rend difficile la progression de Véhir et ses compagnons. Rongés par la faim et le froid, l’envie se fait parfois pressante chez les prédateurs de manger le grogne… et le chemin reste semé d’embûches jusqu’au Grand Centre. Le Seigneur H’Wil, notamment, guidé par les kroaz, est toujours lancé à la poursuite de Tia, la hurle.
Cernés par la neige et leurs ennemis, Tia et Véhir réussiront-ils à leur échapper et mener à bien leur quête ?

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Dans ce troisième épisode, la quête de notre cochon préféré, accompagné de la louve, sa guerrière bien aimée, et du rongeur au mauvais esprit, se retrouve dans le froid glacial du chemin des crêtes. La quête des dieux humains n’est plus très loin d’aboutir mais mille dangers s’abattent sur l’improbable trio. Pourchassés et terrassés par la faim, ils vont être contraints de faire un sacrifice : l’appétissant grogne est tout désigné. Il s’y résigne même.

Les Fables de l’Humpur ont toujours aussi fière allure

Reposant sur un scénario d’une belle richesse, Les Fables de l’Humpur ont toujours aussi fière allure. Bordage parvient à nous tenir en haleine avec une facilité déconcertante en signant un récit épique habité par la magie de ses personnages et de leur langage inspiré. Un travail narratif élaboré qui fait son effet à la manière d’une immersion totale.

De même, le dessin de Roman est réalisé avec atticisme. Son trait délicat met en image un anthropomorphisme bestial inspiré et multiple, qui opère avec magie et rend ces Fables des l’Humpur fascinantes !

Vivement le prochain album qui devrait dévoiler le dénouement final de la série.

Oracle, tome 6 : une BD de Sylvain Cordurié et Stéphane Bervas (Soleil)

Oracle tome 6

Oracle, tome 6 : une BD de Sylvain Cordurié et Stéphane Bervas

Très bonne série concept  inspirée par la mythologie grecque, Oracle met cette fois en scène une titanomachie destructrice où Cronos fait son grand retour pour anéantir son fils, le célèbre Zeus. Un sixième tome réalisé par le scénariste de Sylvain Cordurié (Sherlock Holmes, Walkyrie) et Stéphane Bervas (Sherlock Holmes Society, 2021).

Date de parution : le 26 août 2015
Auteurs : Sylvain Cordurié (scénario) et Stéphane Bervas (dessin)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (46 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Pour ses offenses répétées envers Zeus, Sisyphe est condamné à faire rouler un rocher le long d’une pente dont il n’atteindra jamais le haut. Et même prisonnier du Tartare, il n’a pas fini de défier l’Olympe et prépare sa revanche. C’est aux Enfers qu’il trouvera les alliés pour revenir parmi les vivants et mener à leurs côtés une guerre comme la Terre n’en a connu qu’une fois auparavant. Une guerre que les oracles retiendront comme la Seconde Titanomachie.

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Homme le plus détesté de l’Olympe, Sisyphe est fait prisonnier du Tartare pour ses offenses répétées à Zeus. Arrivé aux Enfers, il imagine un plan machiavélique pour retourner de précieux alliés en sa faveur et permettre son retour sur terre, parmi les vivants. Un retour accompagné par les terribles titans à la tête desquels se trouve Cronos, le père de Zeus banni pour l’éternité. Une guerre terrible va sévir et semer le chaos partout sur Terre, accablant les dieux de l’Olympe. La revanche de Sisyphe s’annonce pleine et entière…

Sans surprise, le scénario de ce sixième album d’Oracle propose d’illustrer la Seconde titanomachie dans des scènes d’action viriles, dont l’issue est heureusement pas toujours téléphonée. Difficile en effet de donner un effet inattendu aux évènements. Le récit annonce une revanche et revanche il va y avoir, sans aller beaucoup plus loin malgré les efforts de Cordurié.

[O]n peine à identifier les protagonistes qui s’affrontent dans un grand bazar à ciel ouvert.

La narration demeure néanmoins fluide, bien répartie au sein d’un découpage relativement propre. Le dessin de Bervas restitue bien l’ambiance mythologique d’Oracle, grâce à des superbes bêtes démesurées. Mais son trait semble moins raffiné que sur Sherlock Holmes Society, manquant parfois de précision dans les détails. Les scènes d’action ne sont pas toujours lisibles car on peine à identifier les protagonistes qui s’affrontent dans un grand bazar à ciel ouvert. C’est dommage.

En conclusion, Le supplicié n’est sans doute pas le meilleur album d’Oracle mais il reste plutôt divertissant.

Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

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Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

Edmond, un portrait de Baudoin est un film documentaire sur Edmond Baudoin, l’artiste dessinateur de bandes dessinées. Le film a été réalisé par Laetitia Carton avec l’étroite collaboration de l’artiste lui-même !

Sortie le : le 30 septembre 2015

Durée : 1h20
Avec : Edmond Baudoin

Synopsis :

Edmond Baudoin est auteur de bandes dessinées. Il signe ses livres Baudoin. Moi, je l’appelle Edmond. La matière première de ses livres, c’est lui, sa vie. Il a été l’un des premiers à introduire l’autobiographie dans la bande dessinée. À Villars, son village du Var, devant un mur de pierres, Edmond peint, il marche, il danse, il aime.

Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

Notre avis sur le film :

C’est un film très vrai, très naturel. Edmond, comme l’appelle Laetitia n’a rien à cacher, pas même sa nudité. Il est authentique et à travers ce portrait, on le sent vivre, même vibrer. Il met en avant son côté « animal » et le revendique. Pas de masque, pas de faux-semblant. Edmond est entièrement, profondément en accord avec lui-même.

Son talent, on le voit tout au long du film. Un trait de crayon, sûr, et pourtant sans préméditation. Au fil du temps, Edmond dessine, de façon presque intuitive. Il était comptable à 30 ans et le voilà propulsé par lui-même comme dessinateur de bandes dessinées, son rêve d’enfant ! A travers son art, Edmond exprime toute la liberté qu’il ressent en dessinant.

Edmond est un artiste, un philosophe et un homme libre.
Et surtout un grand artiste qui aime la vie.

Laetitia a su parfaitement mettre en avant l’originalité du personnage, sa complexité face à son destin et en même temps sa vraie nature en communion avec son univers. Avec elle, on entre en fusion avec Edmond, avec beaucoup d’empathie. Car tous les deux se connaissent fort bien et Laetitia, très admirative, pousse Edmond à se dévoiler encore davantage face à sa caméra. Un très beau travail, sur fond musical, à deux dans lequel nous, spectateurs trouvons notre place.

Blade Runner : retour sur grand écran [The Final Cut]

Blade Runner the final cut

Blade Runner : retour sur grand écran [The Final Cut]

Sept versions différentes (et bientôt une suite !), un tournage que beaucoup ont qualifié de « maudit« , Blade Runner fait partie des incontournables de la science-fiction. Les Répliquants, des androïdes-esclaves menaçants chassés par Harrison Ford, reviennent en salle mercredi 14 octobre, dans la version « final cut » de 2007.

Sortie : le 14 octobre 2015
Durée : 01h57
Réalisateur : Ridley Scott
Avec : Harrison Ford, Sean Young, Rutger Hauer

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Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait…

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Un cinéma d’action, de réflexion qui ne soit pas « prétexte », et aux qualités esthétiques certaines, voilà tout ce que porte encore Blade Runner, adapté du roman de Philippe K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons élctriques?. Sorti pour la première fois en 1982, il reçoit un accueil frileux, mais c’est aujourd’hui l’un des piliers du genre.

Blade Runner […] c’est comme finir une peinture – on ne l’a jamais totalement finie

Los Angeles, 2019. Quatre Répliquants, des androïdes utilisés pour les besoins de l’humanité, se sont enfuis de la planète où ils étaient reclus. Ils ont atteint la Terre, et il est impossible de les distinguer d’un être humain, hormis par un test spécifique. Ces hors-la-loi doivent être éliminer de toute urgence par un agent d’unité spéciale, un Blade Runner nommé Rick Deckard (Harrison Ford) afin de sauver la ville des dangers encourus.

Résolument non – humains – ils n’ont pas de sentiments, ni de mémoire – il s’avère que la version la plus évoluée de ces Répliquants peut parvenir à développer des émotions, ce qui complique la tâche des Blade Runners, et remet en question la frontière homme-machine… « C’est dommage, elle ne vivra pas… Mais, encore une fois, qui vit ? », s’interroge ainsi Deckart à propos de l’androïde dont il est en train de tomber amoureux. Alors que les Répliquants ont des caractéristiques de plus en plus humaines, lui-même se déshumanise aux yeux du spectateurs par les actes qu’il entreprend, à tel point que l’on en vient à se demander qui est l’humain.

Sous la pluie torrentielle qui s’abat durant une bonne partie du film, les personnages paraissent presque secondaires par rapport à l’omniprésence de la ville nocturne, garnie de néons et de publicités, affichant des quartiers visuellement très réussis. La BO envoûtante de Vangelis modèle encore davantage cette atmosphère si particulière, si effrayante, et si familière.

Une version Final Cut longtemps attendue

C’est LA version que voulait Ridley Scott. Le film sorti en 1982 n’est pas du tout à son goût, et il n’obtient le droit de le remanier que dix ans après, pour monter une « director’s cut« . Toujours insatisfait – il dira de Blade Runner que « c’est comme finir une peinture – on ne l’a jamais totalement finie » – il remet son film sur le métier en 2007 pour une « final cut« , la version la plus aboutie.

Et l’aventure Blade Runner n’est pas terminée puisqu’en 2016 devrait commencer le tournage d’un deuxième opus du film. C’est le réalisateur canadien Denis Villeneuve (Prisoners, Enemy) qui sera aux commandes, et Ryan Gosling devrait donner la réplique à Harrison Ford.

[vc_custom_heading text= »La Bande annonce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Sound of Music : Une mélodie pour nos malheurs

Sound of Music : Une mélodie pour nos malheurs

Sound of Music : Une mélodie pour nos malheurs

Qui a dit que la comédie musicale ne pouvait pas être sérieuse? Sound of Music, la dernière création de Yan Duyvendak relève le défi. Notre société souffre de tous les maux, mais c’est à travers des danses proches de la transe et des chansons suaves mais délicieusement satiriques que le performeur genevois choisit de la dénoncer. Une époque en crise ? Oui, mais rythmée par le beat !

 

Dates : les 14 et 15 octobre au Carré des Colonnes à Bordeaux, du 27 au 31 octobre au Vidy Théâtre Lausanne, 29 et 28 mars 2016 au Centquatre à Paris
Metteur en scène: Yan Duyvendak

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur ce spectacle : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Corps en mouvements désorganisés, toutes lumières allumées, silence concentré, on entre dans Sound of Music comme dans une répétition. A mille lieux de Broadway ? Pas si sûr… Très vite, les airs un peu kitsch et calibrés arrivent, mais, surprise, ils portent avec une ironie mordante des propos totalement inverses. Suicides d’employés, désastres écologiques, surpopulation, ce sont les crises qui intéressent le metteur en scène, Yan Duyvendak.

Il y a même double ironie, puisque ces propos graves, catastrophistes diront certains, nécessaires à rappeler selon d’autres, sont eux-mêmes pris à contre-courant. « Utopia » scande ainsi le refrain d’une chanson sur la montée des eaux, phénomène qui permettrait enfin une expérience « so cool« , habiter des villes flottantes. Dans une autre chanson, les interprètes, dont deux excellentes voix masculines, s’interrogent très sérieusement sur la nécessité de mettre fin à leurs jours. Décalage total, presque cynique, sur le mode majeur (celui des mélodies joyeuses) propre à ce genre de spectacle. Ce n’est pas un hasard si Sound of Music emprunte son titre à  l’un des piliers du genre, La mélodie du bonheur (The Sound of Music pour la version anglophone).

Sobriété… et paillettes

Le paradoxe se poursuit dans les corps, qui évoluent parfois sans musique, en des danses simples et lentes, presque sacrées, puis se meuvent à l’unisson en une chorégraphie très américaine aux sourires éclatants.  Yan Duyvendak n’a peur de rien, pas même de laisser un plateau entièrement vide de décor, ou de regrouper sur scène les professionnels de la comédie musicale de Hambourg et les élèves du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Si l’homogénéisation est plus ou moins réussie selon les chorégraphies, l’effet de masse est impressionnant.

[…] derrière le vernis doré, la détresse des humains…

Comme pour toute comédie musicale digne de ce nom, les paillettes ne sont pas en reste. Les comédiens se dorent de T-shirt brillants, jusqu’à se noyer dans un océan de lumière, reflété sur la surface noire miroitante du sol et du fond de scène. Après un peu plus d’une heure de dénonciation des crises actuelles, les personnages semblent happés par ce faste qu’ils reniaient, éblouissant et assourdissant le spectateur.

Car si Yan Duyvendak choisit la légèreté et la suavité de la comédie musicale, il veut néanmoins en extraire la gravité de notre époque. Sound of Music se fait alors par instants, le chantre de la moralisation écologique, et c’est dommage. Si le texte des chansons – en anglais surtitré –  est tordant, c’est moins le cas pour la seule tirade du spectacle, où l’on croit entendre les conclusions d’un film de Yann Arthus Bertrand. Tout à son propos, Sound of Music fait le choix d’oublier les personnages, aucun n’est identifié. Mais c’est au détriment de la narration, et les transitions entre les chansons semblent parfois pauvres ou injustifiées.

La couverture de survie, image finale du spectacle, en est le symbole parfait : derrière le vernis doré, la détresse des humains… Mais « All right, good night » s’exclame la dernière chanson.

Place Colette, un livre de Nathalie Rheims (Editions Léo Scheer)

Place Colette, un livre de Nathalie Rheims

Place Colette, un livre de Nathalie Rheims

Nathalie Rheims écrit-elle un récit autobiographique avec Place Colette, sans vraiment le dire ? Nous n’aurons pas la réponse dans ce livre. Mais il sonne très vrai. Place Colette commence à la veille de ses treize ans.

Date de parution : le 19 août 2015
Auteur : Nathalie Rheims
Editeur : Léo Scheer
Prix : 20 € (320 pages)

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : 4ème de couverture » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

À l’âge de 9 ans, la narratrice de Place Colette est victime d’une erreur de diagnostic qui la cloue sur un lit d’hôpital, le corps prisonnier d’une coquille de plâtre. Au terme de trois années de calvaire, un professeur finit par découvrir la véritable maladie ; il l’opère et la sauve. La jeune fille a passé ce temps immobile à découvrir la littérature et les textes classiques. Elle voue une passion sans limite au théâtre. Revenue à la vie, elle tourne autour de la Comédie-Française et de la place Colette. Le jour de ses 13 ans, elle entre dans la loge d’un comédien dont elle est tombée amoureuse. Bien qu’il ait trente ans de plus qu’elle, elle lui propose de devenir son cadeau d’anniversaire.

Ce roman, qui aurait pu s’intituler Détournement de majeur, est l’histoire d’une double initiation, à l’amour charnel et à la passion du théâtre. Écrit à la première personne, il est pourtant aux antipodes de ce que l’on qualifie d’autofiction : le mensonge enveloppé dans une rhétorique de vérité. C’est un « roman-vrai », où l’auteur se cherche et finit par faire tomber le masque.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Place Colette commence ainsi : « Je savais, depuis longtemps, par où cela devait commencer, mais j’ignorais quand viendrait le moment d’écrire ce chapitre de ma vie. »

Dans ce livre, écrit à la première personne, l’auteure raconte la vie d’une petite fille, elle-même sans doute, suite à trois ans de maladie où elle est restée clouée sur un lit d’hôpital. Mais elle va très peu parler de cette épreuve pour se consacrer à sa « renaissance ». On comprend très vite qu’elle est une « charge » pour ses parents, très haut placés, qui mènent une drôle de vie. Le père vise l’Académie Française, redoublant les conquêtes, et la mère couche avec son psy depuis des années. Leur dernière fille, qui ne sera jamais nommée tout au long du roman, ils la regardent à peine et ne s’en préoccupent guère.

Très vite, l’auteure va centrer son roman Place Colette sur une rencontre avec un comédien, Pierre, sociétaire de la Comédie-Française. « La petite fille » se révèle folle amoureuse et ne pense plus que par Pierre, ne vit plus que pour lui.

Et c’est là que l’on se sent de plus en plus mal à l’aise en lisant ce livre. Bien sûr, on ne peut que penser que tout ce qu’elle écrit, elle l’a elle-même vécu. Mais rien que le fait de la lire nous culpabilise. Si c’est une autobiographie, c’est monstrueux mais si c’est une fiction, cela l’est tout autant, car complètement amoral et pervers.

Si c’est une autobiographie, c’est monstrueux…

Elle dit avoir été vraiment très amoureuse de Pierre, de 30 ans son ainé. Alors qu’elle n’avait que 13 ans, et ne connaissait rien à l’amour, rien aux relations homme-femme, cet homme va en faire son objet sexuel. C’est son amie de collège, Isabelle, qui va lui faire son éducation sexuelle, ses parents produisant des films pornos…

Pierre lui fait faire tout ce qu’il veut et la petite fille s’exécute. Elle dit que par amour, elle s’offre à lui, sans même savoir ce qu’il lui fait. Il y a des passages très crus, et on ne peut que crier au viol. Absolument monstrueux.

Bien sûr, on ne peut pas ne pas penser que Pierre est un pédophile qui profite honteusement de cette petite fille et cela nous met très mal à l’aise, nous lecteurs témoins de ces scènes, d’autant plus que l’auteure reste persuadée, jusqu’à la fin, que c’est elle, la petite fille de 13 ans, qui l’a piégé. Et non, le contraire.

Le livre aurait un tout autre écho si l’auteure dénonçait les viols dont elle a été victime, plusieurs fois. Pierre, dont le nom reste inconnu, est aujourd’hui mort et la petite fille du livre continue après des dizaines d’années, de souffrir du syndrome de Stockholm. Elle dit aimer son bourreau.

Heureusement l’auteure raconte aussi tout l’amour qu’elle a pour le théâtre qui va la sauver. Et nous aussi. Tout ce qu’elle écrit sur son parcours concernant ses études de théâtre est totalement vrai. Elle entre au conservatoire de la Rue Blanche à 17ans. Elle nous dévoile ses dons, ses réussites et oublie peu à peu Pierre qu’elle remplacera par l’amour du théâtre, disant elle-même qu’elle n’est pas prête à vivre l’amour avec un homme. Comment l’aurait-elle pu après un tel traumatisme ?

Si ce livre Place Colette n’est qu’une pure fiction où se mêlent beaucoup de vérités, c’est une très mauvaise fiction car cela risque de conforter nombre de pédophiles dans leurs actes criminels. La perversité n’est jamais bonne à écrire. Et en être spectateur est totalement insupportable.

En tout cas, c’est un livre qui fait mal et qui dérange profondément.

« A force de se bousculer dans mon esprit, les fictions et les romans vrais, tout a fini par se ressembler » écrit-elle en première page.

Une lecture dont on ne ressort pas indemne.

Les Beaux étés, tome 1 : une BD de Zidrou et Jordi Lafebre (Dargaud)

Les Beaux étés, tome 1 : une BD de Zidrou et Jordi Lafebre

Les Beaux étés, tome 1 : une BD de Zidrou et Jordi Lafebre

Avec un premier album lumineux, Les Beaux étés nous imprègnent de nostalgie en remontant le temps. Rendez-vous en 1973, dans une famille de quatre enfants très attachante telle qu’imaginée par le scénariste Zidrou (L’Elève Ducobu, La Peau de l’ours, Lydie, La Mondaine, Folies Bergères, Ric Hochet, Bouffon) et illustrée par Jordi Lafebre (Lydie, La Mondaine). La fin de l’été approche mais ces belges sont bien déterminés à partir en vacances : Cap au Sud !

Date de parution : le 4 septembre 2015
Auteurs : Zidrou (scénario) et Jordi Lafebre (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault : entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de « beaux étés » ! Chaque année, les mêmes rituels : Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l’étape pique-nique… Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l’aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l’essentiel. Cap au sud !

[vc_custom_heading text= »Les planches de l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]
[vc_gallery type= »image_grid » images= »25708,25709,25710,25711,25712,25713,25714,25715,25716,25698,25699,25700,25701,25702,25703,25704,25705,25706″]
[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Avec un père dessinateur qui n’a pas rencontré son public et une mère vendeuse qui déteste son travail qu’elle garde pour des raisons alimentaires, la famille Faldérault a bien besoin de partir en vacances. Le couple parental a décidé de se séparer mais de reporter l’annonce de leur divorce au retour des vacances. Les enfants ont bien mérité d’en profiter un peu. Direction le Sud de la France, plus particulièrement les gorges de l’Ardèche… en 4L et par les petites routes s’il vous plaît !

[L]e dessin de Jordi Lafebre est particulièrement lumineux et raffiné.

Très bien racontée, cette petite parenthèse est loin de s’annoncer comme enchantée pour notre famille. Les enfants se chamaillent et les parents sont arrivés au point de rupture… Pourtant, au fur et à mesure du voyage les nuages se dissipent et le soleil gagne peu à peu le coeur du lecteur. Un bonheur simple, fait de choses anodines, de l’amour insouciant des enfants et de l’humour improbable du papa. Zidrou fait preuve d’une plume chaleureuse et nostalgique que l’on quitte l’esprit embrumé comme après un long voyage. Un moment d’évasion dans l’intimité d’une famille comme il en existe des millions.

Si le récit des Beaux étés est simple, mais servi avec subtilité, le dessin de Jordi Lafebre est particulièrement lumineux et raffiné. La finesse et l’élégance de son trait dépeignent des visages originaux aux expressions marquées. Atout de séduction incontestable, le graphisme des Beaux étés est magnifié par une coloration soignée, qui restitue parfaitement l’ambiance estivale de l’époque.

Finalement, ce premier album des Beaux étés ne raconte pas grand chose : la vie d’une famille au quotidien dans ce qu’il y a de plus banal. C’est aussi ce qui la rend touchante. Une famille sinon formidable au moins charmante !

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