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Belle du Seigneur, un livre d’Albert Cohen (Folio, La Pléiade)

Belle du Seigneur, un livre d’Albert Cohen

Belle du Seigneur, un livre d’Albert Cohen

Inutile de présenter cette œuvre, Belle du Seigneur, très connue d’Albert Cohen. Mais je ne peux m’empêcher de vous en parler en ces périodes de fêtes. Ce roman est un pur chef-d’œuvre, même s’il date de 1968. Il reste toujours et encore d’actualité car il ne parle que d’amour. L’amour entre un homme, Solal, et Ariane d’Auble. C’est tout simplement un livre inoubliable, à lire et relire Belle du Seigneur est le troisième volet d’une tétralogie écrite, en 1968, par Albert Cohen. Le 1er volet a été écrit en 1930, Solal. Puis en 1938, Mangeclous et Les Valeureux en 1969.

Belle du Seigneur, un grand classique déjà bien connu, dont l’histoire est très simple : Ariane est mariée à Adrien Deume, petit bourgeois qui travaille à la Société des Nations. Un homme consciencieux qui veut être aimé par ses pairs et qui aime sa femme. Ariane est une jeune femme intelligente, d’un milieu aristocrate, nettement au-dessus de son mari qu’elle méprise quelque peu.

Des retournements de situation rendent la lecture palpitante.

Par un stratagème assez fantasque, le « patron direct » d’Adrien, Solal, va avouer son amour à Ariane. Mais ce n’est pas une femme facile, notre Ariane ! Il va falloir qu’il se donne beaucoup de mal.

Marche triomphale de l’amour. Auguste, elle allait, mue par l’amour comme autrefois ses sœurs des temps anciens, innombrables dormant du sommeil de la terre, allait, immortelle en sa marche, commandée comme les étoiles, légions d’amour conduit en d’éternelles trajectoires, Ariane solennelle, à peine souriante, accompagnée par quelle céleste musique, l’amour, l’amour en ses débuts. p. 654

Solal va finir par la faire tomber en pâmoison devant lui. Il va alors envoyer son mari, Adrien, en mission à l’étranger pour avoir la voie libre. Et tout va s’enchainer à toute vitesse. Très vite Solal va devenir le Prince d’Ariane. Ou plutôt Ariane va se transformer en Belle du Seigneur. Belle du Seigneur est remarquablement écrit. Les sentiments sont décrits avec une justesse à vous donner des frissons. Les situations évoluent à grande vitesse et pas toujours dans le bon sens. Des retournements de situation rendent la lecture palpitante.

Qui n’a pas été un jour Belle du seigneur ? Qui n’a pas joué au Seigneur, une fois dans sa vie ? Leur passion est sublime. Ils sont dans l’interdit et toute la mesure de leur amour est encensée. Jusqu’au jour où… Ils s’enferment pour mieux vivre leur amour. Ils partent dans le midi et passe des jours à l’hôtel, enfermés, des jours, voire des mois. Pour s’aimer, sans être vus. Et un jour, ils décident de louer une maison pour se sentir plus libres. Mais rien ne se vivra facilement. Plus rien ne sera naturel. Mais pour découvrir cette passion dévorante, il va vous falloir lire ce livre sans plus tarder ! On reste les témoins de ce couple qui nous renvoie à notre condition humaine, qui nous fait rire et pleurer ! Surtout beaucoup rire !

Bref, si vous n’avez pas lu Belle du Seigneur, faites-le vous offrir, ou offrez-le aux personnes que vous aimez. Et n’oubliez pas : un livre ne se prête jamais ! Remarquablement écrit et vraiment facile à lire. Un vrai coup de cœur de Publik’Art !

Ce livre est édité chez Folio mais également aux Editions La Pléiade. Albert Cohen avec Belle du Seigneur a reçu le Grand Prix du Roman de l’Académie Française en 1968.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

«Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient.»
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses : ce roman n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

Date de réédition : 1998
Auteur : Albert Cohen
Editeur : Folio et La Pléiade
Prix : 12,90 € (1120 pages)
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Albert Cohen

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Le BGG (Le Bon Gros Géant) : bande annonce du prochain Spielberg

Le BGG (Le Bon Gros Géant) : bande annonce du prochain Spielberg

le BGGLe prochain Spielberg portera l’adaptation du livre de Roald Dahl à l’écran : Le Bon Gros Géant. Rebaptisé le BGG pour l’occasion,  ce film fantastique revisite sous la direction du réalisateur d’E.T. le Pays des Géants. Une contrée qui abrite aussi ses gros et grands méchants qui aiment se nourrir de chair humaine… C’est alors que ces derniers décident d’envahir le monde des humains pour un repas de fête. Heureusement, le BGG et sa nouvelle amie, une petite fille humaine, sont là pour combattre cette horde de sauvages, avec l’aide de la reine d’Angleterre ! L’univers de l’écrivain Roald Dahl (qui a aussi signé des oeuvres comme Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche et Matilda) promet une belle aventure ! Cette histoire, qu’il avait écrite pour lire aux enfants le soir avant de dormir, était celle que Dahl lui-même préférait. Steven Spielberg commente : « Il était essentiel pour nous de rester fidèles au style et au langage de Roald Dahl, et c’est à Melissa Mathison, la grande scénariste qui avait écrit E.T. L’EXTRATERRESTRE, que nous avons demandé d’écrire LE BGG – LE BON GROS GÉANT. ».

Synopsis, infos et bande annonce : 

L’incroyable histoire d’une petite fille et du mystérieux géant qui va lui faire découvrir les merveilles et les dangers du Pays des Géants. Mais lorsque les méchants géants dévoreurs d’hommes envahissent le monde des humains, la petite fille, la reine d’Angleterre et le bon gros géant (le BGG) se lancent dans une grande aventure afin de les arrêter…

Sortie : le 20 juillet 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Steven Spielberg

Avec :  Mark Rylance, Rebecca Hall, Bill Hader
Genre : Aventure fantastique

Top 100 des vidéos qui ont fait le buzz en 2015

Top 100 des vidéos qui ont fait le buzz en 2015

Top 100 des vidéos qui ont fait le buzz en 2015Accidents de la route improbables, animaux en surprenants, crise de nerfs impressionnantes ou gonflage de lèvres carrément dangereux… C’est un top 100 ambitieux mais assez complet de toutes les vidéos qui ont fait le buzz cette année 2015. Un bon cru quand on voit les 35 minutes de montage qui suivent. Une compilation qui va crescendo. Le numéro un interroge pourtant, tout comme ce rat qui traine une part de pizza de deux fois sa taille. Vidéo virale ne dit pas vidéo d’intérêt. Vous êtes prévenus : attention, curiosités à la pelle juste ci-dessous !

Avatar 2 dans les salles obscures en décembre 2017 !

Avatar 2 dans les salles obscures en décembre 2017 !

Avatar 2

Avatar 2 devrait débarquer dans les salles obscures en décembre 2017 ! C’est ce qu’a en tout cas annoncé le réalisateur à succès James Cameron en se fixant comme objectif les fêtes de Noël du millésime 2017. Une info qu’il a délivrée à un magazine canadien, Montréal Gazette à l’occasion d’un entretien vidéo. Il précise que toute la partie design est terminée, ce qui représente deux années de labeur : « Nous avons les décors, les paysages et les nouveaux mondes au sein de Pandora. L’écriture est toujours en cours mais touche à sa fin. » Une très bonne nouvelle pour les fans qui attendent depuis 2009 une suite au premier volet de cette tétralogie. Avatar avait généré 1,859 milliards de recettes, un record historique et inégalé dans l’industrie du septième art.
Star Wars – Le Réveil de la Force fera-t-il mieux ? Et Avatar 2 mettra-t-il la barre encore plus haute ? Les paris sont ouverts !

Radiohead offre leur version du générique de Spectre, le dernier James Bond

Radiohead offre leur version du générique de Spectre, le dernier James Bond

radioheadSur son site officiel, le groupe Radiohead explique sobrement : « L’année dernière on nous a demandé d’écrire le thème du James Bond, Spectre. Oui, tout à fait. Ca n’a pas marché, mais nous aimons beaucoup cette chanson, qui nous appartient désormais. En cette fin d’année nous avons pensé que vous aimeriez peut-être l’écouter. Joyeux Noël. Que la force soit avec vous« . Le titre se révèle d’une composition un peu plus sophistiquée que Writing’s on the Wall, retenu par la production de Spectre et signé Sam Smith. C’est un joli cadeau que fait Radiohead à ses fans. On comprend cependant que le titre ne fut pas repris pour James Bond. Il porte l’ADN très marqué du groupe et de son chanteur à la voix emblématique. Il manque aussi d’un peu d’énergie. On est loin des génériques habituellement servis. A découvrir néanmoins !

Jacques Rampal, auteur de théâtre, scénariste et dessinateur BD est décédé

Jacques Rampal, auteur de théâtre, scénariste et dessinateur BD est décédé

Jacques Rampal
© JACK GUEZ / AFP

Jacques Rampal s’est éteint à l’âge de 71 ans des suites d’une longue maladie. Il est connu pour avoir été l’auteur de la pièce de théâtre Célimène et le Cardinal, récompensée par deux Molières en 1992. Une pièce qui envisageait avec ambition, une suite du Misanthrope de MolièresLa Philiosphe et la putain était encore jouée il y a quelques semaines au théâtre 13.

Jacques Rampal menait par ailleurs une carrière de scénariste et dessinateur BD. En 1970, il avait en effet intégré en tant que scénariste le célèbre journal Pilote, qu’il a animé pendant 36 ans. Quatre ans plus tard, en 1974, il prenait part à la création de la revue Mormoil, puis cosignait une quinzaine d’albums BD dont le succès populaire de « Ces animaux qui nous gouvernent« .

Il a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Deadpool, bande annonce trash pour un super héros décalé

Deadpool, bande annonce trash pour un super héros décalé

deadpoolC’est sans doute le super-héros le plus trash et décalé de l’univers comics de la maison Marvel : Deadpool sort l’artillerie lourde pour sa campagne de teasing avec cette nouvelle bande annonce estampillée « Red Band », c’est-à-dire réservée à un public averti (le « R » rouge signifie « RESTRICTED audiences »). En effet, l’homme au costume rouge et noir nous convoque pour un festival de punchlines bien grasses (et pas toujours de bon goût, évidemment) et d’hémorragies externes en règle. Les têtes tombent dans tous les sens et pendant ce temps là, Deadpool amuse la galerie. L’adaptation du comics par le réalisateur Tim Miller et l’acteur Ryan Reynolds promet d’exploser les codes du genre, dans le même esprit que Kick Ass.

Synopsis, infos et bande annonce

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Sortie : le 10 février 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Tim Miller

Avec : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein
Genre : Action

Vidéo : Tony Hawk signe le premier looping à l’horizontale !

Vidéo : Tony Hawk signe le premier looping à l’horizontale !

Tony hawk loopingIl a les cheveux grisonnants mais il se maintient au sommet de la chaîne alimentaire des skaters : Tony Hawk a une fois encore surpris tout le monde en imaginant une figure encore jamais réalisée, le looping à l’horizontale. En se lançant depuis un half pipe (big), le cascadeur à roulettes prend suffisamment de vitesse pour faire le tour de ce tube original. Le vrai défi est de parvenir à gérer les appuis pour ne pas finir écrasé contre les parois. Ces hanches vont faire les frais de quelques essais musclés. L’homme de 47 ans montre qu’il a encore de belles réserves et qu’il n’est pas près de prendre sa retraite. Chapeau l’artiste ! Une vidéo à voir !

Résultats concours : Les prêtres, 3 albums gagnés

Résultats du concours : Les prêtres

Vous avez été 2 846 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants d’1 album sont :

Catherine Hoste, Laurent Rousselle et Patrice Ducatel

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

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A peine j’ouvre les yeux, un film de Leyla Bouzid

A peine j’ouvre les yeux, un film de Leyla Bouzid

A peine j’ouvre les yeux, un film de Leyla Bouzid

Leyla Bouzid réalise un excellent film sur son pays, la Tunisie. A peine j’ouvre les yeux est son troisième long métrage. Elle va surtout filmer la jeunesse tunisienne mais avant la Révolution, avant le Printemps arabe. L’histoire se situe volontairement en 2010, alors que Ben Ali est encore au pouvoir. Mais Leyla a écrit le scénario de son film bien après le départ de Ben Ali. Alors que la plupart des réalisateurs se sont centrés sur la Révolution, son désir à elle étaient de montrer la réalité de la vie quotidienne sous la dictature de Ben Ali, en particulier, la vie des jeunes, à travers l’histoire de cette jeune adolescente, Farah.

Farah est une jeune fille, brillante, qui vient de passer son bac. Elle chante avec un groupe de musiciens. La musique est belle et les paroles sont des vérités crues sur leur pays, vérités que personne n’ose dire. Farah chante pour faire passer ses émotions, sa révolte. Mais sa mère a peur. Elle veut protéger sa fille car elle, elle sait qu’elle se met en danger en chantant ainsi. Elle s’expose sans s’en rendre compte. Elle lui interdit donc de rejoindre son groupe et tente de l’enfermer chez elle. Bien sûr, Farah étouffe, et réussit à s’enfuir. La suite de l’histoire donnera raison à la mère de Farah. Ce film pourrait presque être un documentaire car très proche de la réalité. Plusieurs faits sont réellement arrivés à la réalisatrice. Ce film est un film vrai, sincère et de ce fait, il a été très bien perçu en Tunisie où il a remporté 4 prix.

Ce film est un film vrai, sincère, poignant

Farah est merveilleusement interprétée par Baya Medhaffar. Lors d’une avant-première, c’est elle-même qui a présenté ce film A peine j’ouvre les yeux. Impossible de ne pas poser de questions sur la situation actuelle de la Tunisie. Et ce que nous a révélé Baya fait froid dans le dos. La situation des tunisiens est encore pire aujourd’hui qu’au temps de Ben Ali. Et du fait des attaques terroristes, tout est bon aujourd’hui pour mettre les jeunes en prison. 7000 jeunes seraient en prison juste pour avoir fumer un joint. Les libertés personnelles sont restreintes. Les jeunes sont toujours empêchés de chanter, de créer. Comme dans le film, les indics sont partout, y compris au milieu de vos amis. Donc, chacun se méfie de tout le monde. Les scènes au commissariat de police sont assez proches de la réalité, mais en plus soft. Il est clair que beaucoup de personnes ont été torturées et sont marquées à vie si elles s’en sont sorties vivantes.

Petit bonus sur le film A peine j’ouvre les yeux  : les scènes de musique, composée par Khyam Allami, sont toutes tournées en live, avec un groupe composé de professionnels, excepté Baya. La mère de Farah est, dans la vraie vie, une grande chanteuse connue en Tunisie, qui fait beaucoup de concerts, Ghalia Benali . Et dans ce film, elle joue le rôle d’une mère qui interdit à sa fille de chanter ! Le comble ! Mais c’est une interprète remarquable ! La fin du film A peine j’ouvre les yeux est d’une très grande beauté. Ces deux visages mère-fille, sont bouleversants d’amour et d’intimité.

Baya est une jeune femme qui porte le film sur ses épaules. Un très beau film sur la jeunesse et leur pouvoir de créativité. Non seulement Baya Medhaffar est une excellente actrice, mais elle est aussi une personne qui connaît parfaitement l’histoire de son pays, qui en parle avec une maturité inouïe et avec la fougue de la jeunesse. Retenez bien son nom, vous en entendrez parler certainement très prochainement, dans le monde du cinéma. Car Baya veut devenir réalisatrice !

A peine j’ouvre les yeux a reçu déjà de nombreux prix, non seulement en Tunisie, mais aussi à plusieurs festivals : la Mostra de Venise, 2 prix dont celui du meilleur film européen, et aussi 3 prix au festival de Saint Jean de Luz 2015 : meilleur film, public et meilleure interprétation féminine.

Quant à Baya Medhaffar, on la reverra peut-être aux … César ? C’est tout ce qu’on peut lui souhaiter car elle est tout simplement prodigieuse avec le pouvoir de vous faire rire ou pleurer.

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Tunis, été 2010, quelques mois avant la Révolution, Farah 18 ans passe son bac et sa famille l’imagine déjà médecin… mais elle ne voit pas les choses de la même manière.
Elle chante au sein d¹un groupe de rock engagé. Elle vibre, s’enivre, découvre l’amour et sa ville de nuit contre la volonté d’Hayet, sa mère, qui connaît la Tunisie et ses interdits.

Sortie : le 23 décembre 2015
Durée : 1h42
Réalisateur : Leyla Bouzid
Avec : Baya Medhaffar, Ghalia Benali, Montassar Ayari
Genre : Drame

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Un monde tout à elles, un livre de Alain Bosser

Un monde tout à elles, un livre de Alain Bosser

Un monde tout à elles, un livre de Alain Bosser

Alain Bosser a tout le temps aujourd’hui pour se consacrer à sa passion : l’écriture. Un monde tout à elles est son premier roman et ce ne sera pas le dernier ! Alain Bosser nous entraîne dans un monde fantastique, une autre planète, Galia, où la population est formée de femmes, absolument magnifiques, les Galiennes. Mais pour les connaître, rien ne sera facile pour les survivants de la planète Terre.

Alain Bosser nous projette dans l’avenir. On est dans les années 2080. La planète Terre est en très mauvais état au niveau écologique et inhabitable. Plusieurs planètes abritent les rescapés de la terre. On va découvrir l’histoire de la naissance de Galia et de ses habitantes. Mais bientôt Galia va être colonisée par les Terriens. Et leur équilibre va en souffrir de façon inattendue et terrible.
Si vous aimez la science-fiction, ce roman est fait pour vous ! Non seulement il est empli de faits parfaitement irréels mais aussi de faits écologiques très troublants et hélas, très proches de la réalité.

Publik’Art a eu la chance de rencontrer l’auteur de ce beau roman de Science-fiction, Le monde tout à elles : Alain Bosser. Et voilà l’interview en intégralité :

Comment vous est venue cette idée de la Planète Galia ?

Elle s’est imposée d’elle-même dès que les grandes lignes du roman ont été arrêtées. Je souhaitais montrer comment des terriens, contraints de fuir la planète qu’ils avaient dévastée, se comporteraient si une deuxième chance leur était offerte. Pour cela, j’avais besoin d’une planète vierge, que sa population, après avoir probablement subi elle-même une catastrophe écologique dans un lointain passé, veillait à protéger de toute atteinte et de toute pollution.

Est-ce un engagement écologique, à votre façon ?

Au moins par l’écriture ! Je défends la « règle verte », c’est-à-dire la nécessité de ne pas prélever davantage de ressources que la Terre ne peut en fournir et de ne pas produire plus de déchets qu’elle ne peut en absorber. Nous en sommes fort loin aujourd’hui : Il nous faudrait une planète et demie pour pouvoir continuer durablement à vivre comme nous le faisons et, chaque année, le jour du « dépassement global », c’est-à-dire celui où nous atteignons des seuils qu’il ne faudrait pas dépasser, arrive de plus en plus tôt.

L’idée principale, c’est qu’il est plus que temps de remettre de la raison dans nos comportements collectifs.

Etes-vous persuadé que la Terre sera un jour inhabitable ?

Si nous continuons ainsi, cela ne fait guère de doute pour la quasi-totalité des scientifiques qui se consacrent à ces questions. A partir d’un degré et demi de réchauffement climatique global, ils nous annoncent des phénomènes incontrôlables. Or nous sommes actuellement sur une trajectoire nous conduisant à un réchauffement de 5 à 6°, que les engagements pris dans le cadre de la préparation de la COP 21 qui vient de se tenir à Paris ramènent seulement à 3°. Le prochain réexamen de ces engagements n’aura lieu qu’en 2025. A cette date, compte-tenu des émissions qui auront eu lieu entre temps, le plafond des 1,5° sera devenu hors d’atteinte. Il faut en effet se rappeler deux choses. D’abord, même si on cessait dès aujourd’hui d’émettre des gaz à effet de serre, la température moyenne du globe, compte-tenu de l’inertie des phénomènes climatiques, continuerait à monter. Ensuite, ces phénomènes, comme les phénomènes naturels en général, sont caractérisés par des effets de seuil : +2°, cela parait peu ! Mais souvenez-vous qu’à -1° vous avez de la glace, alors qu’à +1° vous avez de l’eau. A +37° vous êtes en bonne santé, mais à +39°, vous êtes malade ! Il est très difficile de définir ces seuils, mais une chose est sûre : nous allons inévitablement, au cours des prochaines décennies, en franchir un nombre d’autant plus grand que nous préserverons moins le climat. Certains franchissements passeront inaperçus, mais d’autres risquent d’être dramatiques : si un jour les calottes glaciaires de l’arctique et de l’antarctique glissent dans l’océan, comme beaucoup le craignent, le niveau de la mer montera de plusieurs mètres…

Vous nous envoyez dans le futur, relativement proche, 2080, mais en même temps, on a l’impression de retourner dans le passé, avec la colonisation, une forme d’esclavage ? Pourquoi ?

Je ne vois, dans le monde d’aujourd’hui, aucune raison de penser que si nous arrivions dans des territoires neufs, où n’existeraient ni lois ni justice, nous nous conduirions différemment des conquistadors et des marchands d’esclaves des siècles passés. Nos sociétés actuelles connaissent d’ailleurs toujours des formes d’exploitation du travail humain qui s’apparentent à l’esclavage (songez au système du péonage en Amérique latine ou au sort des travailleurs du textile au Bangladesh, par exemple). Quant à l’oppression des peuples premiers, entre les aborigènes d’Australie et les derniers indiens d’Amazonie, qui quittent leurs forêts parce qu’ils ne s’y sentent plus en sécurité face à l’avancée et aux exactions des industriels du bois et des chercheurs d’or, les exemples ne manquent pas.

Avez-vous toujours été un inconditionnel de science-fiction ?

Oui, j’ai toujours lu de la science-fiction, mais aussi des romans de littérature générale, des essais, de la poésie, du théatre. Beaucoup de romans noirs aussi, dont les codes, comme ceux des romans de science-fiction, sont souvent bien adaptés à l’analyse des sociétés contemporaines. De manière générale, je n’accorde pas beaucoup d’importance aux catégories qu’utilisent les éditeurs et les libraires pour présenter leurs livres. Ce qui compte, c’est la qualité du livre, pas l’étiquette qu’on lui a attribuée. Il y a de très mauvais romans de science-fiction, comme il y a de très mauvais romans d’amour et des pièces de théatre insupportables. Et puis, il y a « 1984 » de George Orwell et « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley ! Quand Boualem Sansal écrit «2084 », est-ce de la « science-fiction » ou tout simplement un grand roman ? Vous m’avez compris : les gens qui disent « je n’aime pas la science-fiction et je n’en lis jamais » m’agacent un peu. Et me désolent parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils manquent !


Quelle est l’idée principale que vous voulez véhiculer à travers votre livre ? L’imminence de la destruction de notre planète ?

Non, notre planète ne craint rien, elle en a vu d’autres. Ce qui est en cause c’est l’écosystème spécifique qui a permis à notre espèce d’apparaître et de se développer. S’il est détruit, nous disparaitrons avec lui, à l’issue d’une longue période de ténèbres dont quelques scientifiques nous annoncent qu’elle a déjà commencé. L’idée principale, c’est qu’il est plus que temps de remettre de la raison dans nos comportements collectifs. Comme le disait Goya : « Le sommeil de la raison engendre des monstres ».


Et votre prochain roman sera-t-il axé sur l’écologie ?

Je pense que les questions écologiques ne sont pas dissociables des questions sociales. Le roman que je viens de terminer s’efforce de lier ces deux aspects à travers la vie de trois témoins de la grande transformation qui, dans les pays avancés, nous a conduit des « trente glorieuses » à l’état d’anomie et de désespérance sociale dans laquelle nous nous débattons aujourd’hui. C’est en quelque sorte un « préquel » d’ « Un monde tout à elles ». L’un de ses personnages est d’ailleurs l’arrière grand-père d’Hélène Gravières, mère du fondateur de la colonie terrienne sur Galia…

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Résumé :
Sur Galia, un des mondes où les survivants d’une Terre devenue inhabitable tentent de reconstruire une société organisée, une population autochtone de femmes chasseurs-cueilleurs va demander à bénéficier d’une modification génétique qui pourrait bien bouleverser le cours de l’histoire de l’humanité…

Sur fond de catastrophes écologiques, l’auteur nous entraîne dans un univers lointain où s’affrontent des personnages étranges et pourtant familiers : des femmes sublimes, des policiers douteux, des politiciens autistes et des religieux radicaux, sans oublier des êtres naïfs qui croient avoir trouvé la formule magique pour transformer la société et amener chacun à contribuer spontanément au bien-être collectif.
Biographie de Alain Bosser :
Né en 1942, Alain Bosser se consacre désormais aux nombreux projets d’écriture entrepris au cours d’une carrière professionnelle absorbante. Avec une conviction : la fiction romanesque doit être solidement ancrée dans l’expérience historique. Un monde tout à elles est son premier roman publié aux éditions Edilivre.

Date de parution : octobre 2011
Auteur : Alain Bosser
EditeurEdilivre.com 
Prix : 30 € (403 pages)
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Alain Bosser

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Béliers, un film de Grímur Hákonarson

Béliers, un film de Grimur Hakonarson

Béliers, un film de Grímur Hákonarson

Grímur Hákonarson est islandais et réalise avec Béliers, son deuxième long métrage, tourné au nord-ouest de l’Islande. Les paysages sont magnifiques, immensément verts ou blancs, en fonction des saisons.

Béliers raconte l’histoire de deux frères qui habitent des fermes voisines mais qui ne se parlent plus depuis 40 ans. Ils élèvent des moutons. Mais un grand malheur va s’abattre sur leurs fermes.

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Béliers : Gummi et Kiddi sont deux frères qui se détestent. Ils ne se parlent plus depuis 40 ans. On ne sait pas pourquoi. Et on ne le saura jamais. Ils se ressemblent et vivent tout près l’un de l’autre mais ils s’ignorent. Enfin, presque. Leur seul but de la vie est de s’occuper de leurs moutons. C’est leur seule passion. Mais c’est une passion commune.

Des personnages vrais, hauts en couleurs, comme on en voit rarement au cinéma.

Un jour, l’un d’eux détecte une maladie, « la tremblante », chez un bélier de son frère. Une fois le diagnostic posé, tous les moutons du voisinage doivent être tués, pour éviter l’épidémie. « La tremblante » du mouton est une maladie qui s’est déjà propagé en Islande. C’est une maladie terrible qui touche la moelle épinière et le cerveau de la bête. Et à travers cette épreuve, les frères vont être obligés de se parler, et même de faire front ensemble face aux autres. Pour sauver leur lignée. Leurs moutons. Leurs béliers.

On voit deux grosses brutes, Gummi et Kiddi, deux forces de la nature, chacun enfermé et campé sur ses positions, dès le début du film. Ils communiquent par l’intermédiaire du chien ! Puis peu à peu, les frères évoluent et leurs relations aussi. Même s’il n’y a pas beaucoup de dialogues, certaines scènes sont suffisamment parlantes pour en rire, ou en pleurer. De très beaux jeux d’acteurs. Des personnages vrais, hauts en couleurs, comme on en voit rarement au cinéma. Ce film pourrait presque être un documentaire sur l’Islande, et la façon de vivre de certains éleveurs. C’est magnifique, grandiose et infiniment grand. L’homme n’est rien face à cette étendue naturelle. Et face au blizzard et aux conditions extrêmes qui y règnent, l’homme est infiniment petit et faible.

Béliers, un film hors du commun qui a mérité son prix au Festival de Cannes 2015 dans la catégorie un Certain Regard, et pas moins de 9 nominations !

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Le film est présenté à Un Certain Regard au Festival de Cannes 2015

Dans une vallée isolée d’Islande, deux frères qui ne se parlent plus depuis quarante ans vont devoir s’unir pour sauver ce qu’ils ont de plus précieux : leurs béliers.

Sortie : le 9 décembre 2015
Durée : 1h32
Réalisateur : Grímur Hákonarson
Avec : Sigurður Sigurjónsson, Theodór Júlíusson, Charlotte Bøving
Genre : Drame, comédie

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D’après une histoire vraie, un livre de Delphine de Vigan (JC Lattès)

D’après une histoire vraie, un livre de Delphine de Vigan

D’après une histoire vraie, un livre de Delphine de Vigan

Delphine de Vigan raconte une parenthèse de sa vie avec son livre D’après une histoire vraie. Ce n’est pas ce que l’on appelle une autobiographie car en fait, qui nous dit qu’elle raconte sa propre histoire, une histoire vécue ? C’est le récit d’une histoire peu commune, sa rencontre avec L. Rencontre d’une amitié, relation particulière. Et qui devient dangereuse. Ce qui est sûr c’est que cela pourrait être probable. Très probable. L. est une femme, qui lui ressemble étrangement, et dont le nom, et prénom ne seront jamais dévoilés tout au long du livre. L. est un nègre, un écrivain qui écrit à la place des autres, mais qui reste dans l’ombre. D’après une histoire vraie, est un roman qui ressemble davantage à un triller psychologique qu’à une autobiographie. Vous serez entrainé, comme Delphine l’a été, dans le tourbillon infernal de L. Et jusqu’où ?

L’écriture de Delphine de Vigan est toujours aussi limpide et facile à lire. D‘après une histoire vraie commence comme une autobiographie. Delphine nous confie un bout de sa vie et bien sûr, on se passionne pour elle. Dans son dernier roman, Rien ne s’oppose à la nuit, elle nous avait confié ses histoires familiales, vraies. Roman centré surtout sur sa mère qui souffrait de troubles bipolaires. Un roman qui nous a marqués et elle encore davantage !

L. paraissait gentille avec Delphine, aux petits soins mais en fait, elle la détruisait de l’intérieur.

On pourrait penser que D’après une histoire vraie est la suite logique de Rien ne s’oppose à la nuit. Pas vraiment, mais un peu tout de même. Elle dit recevoir, régulièrement, des lettres anonymes d’insultes suite à ce fameux livre sur sa famille. Des insultes très fortes qui finissent par la détruire de l’intérieur.

Mais le cœur du livre de Delphine reste la relation qu’elle a avec cette femme L. L. s’impose à elle, de façon incroyable et très vite, sans vraiment comprendre comment cela a été possible, L. prend possession de Delphine. Possession de son appartement, de son ordi, de ses affaires personnelles. C’est L. qui va diriger sa vie, répondre à ses mails, payer les factures en imitant la signature de Delphine et même aller rencontrer des lycéens à la place de Delphine. Elle va même envoyer un mail aux amis de Delphine leur demandant de ne plus la déranger, qu’elle doit écrire… Et ce, dès le premier jour de son installation chez Delphine. Installation aussi soudaine qu’inattendue. Tout semble bizarre dans la vie de L. Mais Delphine est large d’esprit et généreuse.

Apparemment L. paraissait gentille avec Delphine, aux petits soins mais en fait, elle la détruisait de l’intérieur : En apparence, elle me portait, me soutenait, me protégeait. Mais en réalité, elle absorbait mon énergie. Elle captait mon pouls, ma tension, et ce goût pour la fantaisie qui pourtant ne m’avait jamais fait défaut. p.320

Ce n’est qu’au bout de plusieurs semaines que Delphine se rend compte du côté malsain de sa relation avec cette femme : Quiconque a connu l’emprise mentale, cette prison invisible dont les règles sont incompréhensibles, quiconque a connu ce sentiment de ne plus pouvoir penser par soi-même, cet ultrason que l’on est seul à entendre et qui interfère dans toute réflexion, toute sensation, tout affect, quiconque a eu peur de devenir fou ou de l’être déjà, peut sans doute comprendre mon silence face à l’homme qui m’aimait. p.324

Tout au long du livre, la pression monte et l’on est, nous simples lecteurs, pris dans un engrenage infernal. On se sent oppressés. D’une façon incroyable. On ressent très fortement cette relation et on pressent que cela va mal se terminer. Le livre est remarquablement écrit. Vrai, tellement vrai ! Il est vrai que Lionnel Duroy écrit les autobiographies des stars, et entre autres, celles de Depardieu. Toutes les références littéraires sont vraies également. Alors, on commence la lecture du roman D’après une histoire vraie pour ne plus le quitter. Et la fin est aussi surprenante que l’intrigue psychologique dans laquelle on a été plongé durant tout le roman. Qui est L ? Existe-t-elle vraiment ? Qui est Delphine de Vigan ? Quelle est celle qui prend possession de l’Autre ? Et si D’après une histoire vraie n’était pas une histoire vraie, mais pas du tout ? Peu importe, ce livre nous a passionnés et rend compte des sentiments de l’écrivain face à sa page blanche ou face à son ordinateur, seul, en face de l’immensité de sa tâche… Le tout dernier mot du livre nous délivre sa propre réponse…

Au final, on est content que Delphine de Vigan ait reçu le Prix Renaudot 2015 ainsi que le Prix Goncourt des Lycéens 2015. Une très belle réussite tant sur le plan littéraire que psychologique voire tout simplement humain.

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« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.
L. est le cauchemar de tout écrivain.Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»

Date de parution : 26 août 2015
Auteur : Delphine de Vigan
Editeur JC Lattès
Prix : 20 € (484 pages)
Acheter sur : Amazon

Delphine de Vigan

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L’Oracle, le film épique de Philipp Stölzl bientôt en DVD

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L’Oracle, le film épique de Philipp Stölzl bientôt en DVD

Avec son affiche hollywoodienne d’un film à gros budget, L’Oracle promet une aventure orientale épique et esthétique. Ce film signé par Philipp Stölzl, réalisateur allemand inconnu du grand public (il a notamment signé Baby, Face Nord, The Expatriate) a les moyens de ses ambitions. Dessinant une véritable fresque historique de la médecine moyen-âgeuse, le long métrage nous invite d’abord au coeur de Londres. De ce côté-là du monde, la médecine était assimilée à de la sorcellerie et était fermement condamnée par l’Eglise catholique. Nous sommes au XIème siècle et un certain Rob Cole va perdre sa jeune mère, atteinte du mal du côté. Sa vocation est née dans la douleur mais il le sait : il fera tout pour percer les secrets de la médecine. D’abord aux côtés d’un barbier itinérant, arracheur de dents et guérisseur de maux qui vend son savoir-faire sur les places de marché. Mais il va très vite se heurter aux retard de la civilisation occidentale en la matière.

Son rêve : devenir l’un des disciples d’Avicenne, le plus célèbre savant de l’époque, qui rayonne à travers le monde depuis Perse. C’est donc un voyage au bout du monde qui s’engage, et qui passe nécessairement par d’arides déserts. A destination, de nombreux dangers attendent notre héros : la peste noire, la tyrannie du Shah, la guerre, les dogmes religieux et toujours le mal du côté. Un apprentissage et un exercice de la médecine orientale qui dérangent et bouleversent les croyances locales, une fois de plus.

Sur un scénario très habile, bien que très compartimenté en différentes phases, L’Oracle nous conte une véritable romance des Mille et une nuits au centre d’un récit épique et passionnant sur l’histoire de la médecine au Moyen-Age. Pourtant long, le film ne se contente pas de quelques facilités pour donner du rythme au montage. Au contraire, un fil rouge est patiemment tissé et prend de l’épaisseur à chaque nouvel évènement. Des rebondissements toujours utiles qui servent l’histoire de L’Oracle là où certains blockbusters nous habituent à un stérile remplissage.

Une aventure épique où romance, voyage et histoire de la médecine aboutissent à un très joli spectacle.

L’Oracle convainc donc grâce à son noble sens du spectacle et du rythme. Avec une photographie très esthétique, le film est aussi réalisé dans les règles de l’art. La pléiade d’acteurs qui investit l’écran est quant à elle assez satisfaisante (sans doute grâce à des personnages souvent intéressants). Si aucun d’entre eux n’appartient au star system et ne signe de grande performance, on y remarque quelques talents. Le premier rôle, très convenablement interprété par Tom Payne (que l’on avait déjà apprécié dans l’unique saison de Luck) révèlera sans doute ce dernier à un public plus large. Par ailleurs, Ben Kingsley, dans le rôle d’Avicenne, est un habitué des seconds rôles de grosses productions mais apporte ici une belle crédibilité au casting.

L’Oracle créé donc la surprise. Une aventure épique où romance, voyage et histoire de la médecine aboutissent à un très joli spectacle. Philipp Stölzl aurait-il trouvé la formule magique ?

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS, INFOS ET BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Londres, début du XIème siècle. Le jeune Rob Cole découvre à la disparition de sa mère qu’il possède un don particulier lui permettant de ressentir par le toucher l’imminence de la mort. Seul et sans ressource, c’est auprès d’un barbier ambulant qu’il découvre l’art de guérir. Se jurant de devenir médecin et de vaincre la mort elle-même, il décide de se rendre en Perse afin d’étudier auprès du « prince des savants », Avicenne. Face aux invasions barbares, aux guerres de religion, et aux épidémies dévastatrices, parviendra-t-il à accomplir son destin ?

Sortie DVD : le 4 janvier 2016
Durée : 02h35
Réalisateur : Philipp Stölzl
Avec : Tom Payne, Stellan Skarsgård, Olivier Martinez, Emma Rigby, Elyas M’Barek
Genre : Aventure, historique
Prix : 14,99 € (DVD) / 17,99 € (BR)
Acheter : sur Amazon

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Belle et Sébastien : l’aventure continue, un film de Christian Duguay

Belle est Sébastien : l'aventure continue, un film de Christian Duguay

Belle et Sébastien : l’aventure continue, un film de Christian Duguay

Publik’Art n’a pas vu le premier film de Belle et Sébastien, en 2013, qui avait fait près de 3 millions d’entrées. Ce qui explique cette suite. Le succès appelle une autre réalisation… Mais pas forcément le succès !

Belle et Sébastien : L’aventure continue voudrait ressembler à un épisode de notre feuilleton préféré quand on avait 10 ans, dans les années 65. Belle et Sébastien est une compilation d’aventures qui arrivent aussi bien à Belle qu’à Sébastien. A tour de rôle ils se sauvent la vie. Nous replongeons en 1945, juste à l’après-guerre.

C’est avec un peu de nostalgie que les parents, voire les grands-parents vont emmener leurs enfants et petits-enfants voir ce film. Belle et Sébastien d’aujourd’hui n’a guère de points communs avec notre feuilleton d’enfance. Sébastien, Félix Bossuet, est un très beau garçon et très bon acteur mais ce n’est pas Medhi. Quant à Belle, elle est toujours aussi belle ! Mais beaucoup d’invraisemblances dans ce film. C’est dommage. Le scénario est totalement irréel et frôle souvent l’absurdité.

De très beaux paysages ainsi que de nombreux animaux rendent ce film très nature.

Comme bien souvent, je vais fortement déconseillée ce film aux petits. Dès les premières minutes du film, la peur est omniprésente, le stress et l’angoisse aussi. Pour bien comprendre ce qui se trame au sortir de la guerre, je pense que les enfants de CM1, d’une dizaine d’années, apprécieront ce film. Ils sauront gérer leurs peurs. Si je me permets d’écrire cela c’est pour vous prévenir. Dans la salle, il y avait des petits qui pleuraient. Et en tant que vieille instit, je ne peux m’empêcher de prévenir…

De très beaux paysages de la nature, des villages montagnards, ainsi que de nombreux animaux rendent ce film très nature. On est plongé au cœur d’une forêt et même si le feu la menace, les vues d’avion sont sublimes. On retrouvera la musique du feuilleton que l’on n’a pas oubliée !

L’histoire est simple. Sébastien et César attendent le retour d’Angelina. Mais elle n’arrive pas. Et pour cause son avion a explosé en pleine forêt transalpine. Mais Sébastien ne croit pas à sa mort. Avec Belle, il part à sa recherche avec l’aide de Pierre, seul pilote de la région. Mais qui est donc ce Pierre ? Comment retrouver Angelina au milieu de cet incendie de forêt ? L’histoire se termine bien, comme toujours et ce, grâce à Belle ! Un film à voir en famille mais pas avec des petits !

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D’après l’oeuvre de Cécile Aubry : Septembre 1945. Au village, on a fêté la fin de la guerre. Sébastien a grandi, il a maintenant 10 ans. Belle et lui attendent impatiemment le retour d’Angelina… Mais Angelina ne revient pas. Elle a disparu dans un accident d’avion au cœur des forêts transalpines. Tout le village a perdu espoir. Tout le village sauf César : le grand père de Sébastien connaît un homme, Pierre, qui pourrait les aider à retrouver Angelina. Mais avant de sauver la jeune femme, l’enfant et son chien vont devoir braver mille dangers, traverser mille épreuves et affronter un secret. Un secret qui va changer la vie de Belle et de Sébastien à tout jamais. L’aventure continue…

Sortie : le 9 décembre 2015
Durée : 2h15
Réalisateur : Christian Duguay
Avec :  Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Thierry Neuvic
Genre : Famille, aventure

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Les 3Somesisters aux Transmusicales 2015 et bientôt un nouvel EP

Les 3SOMESISTERS aux Transmusicales 2015, c’était, entre autres, ça :
« Les Transmusicales de Rennes reviennent pour une 37ème édition, avec une centaine de groupes au programme. Dans le festival réputé pour les mélanges de style d’ici et d’ailleurs, il y a toujours des « OMNI », objets musicaux non identifiés. Un groupe français se démarque des artistes rock : il s’appelle 3somesisters. » José Marinho – RFI
« Complètement décomplexé et follement transcendé, le quatuor parisien est définitivement l’une des plus incroyables révélations de cette 37ème édition [des Transmusicales] » Fred Lombard – Ricard Live Music
« Ils sont beaux, iconoclates, ultra-pro, les gens vont se faire attraper » Didier Varrod – France Inter
« Coiffes extravagantes, maquillages soulignant les arêtes du visage, les 3somesisters soignent leur apparence. La musique est à l’unisson de ce
style baroque et glam emballement de polyphonies vocales et de funk tribale » Julien Bordier – L’Express
« les chansons interprétées par les 3SomeSisters […] ne sont pas des chansons ordinaires, ce sont des hymnes à la vie ! » Le P’tit Rennais

et leur session acoustique pour FIP : Ici

Leur nouvel EP est prévu pour mars 2016 et ils sortiront à cette occasion leur 1er clip qui est actuellement en tournage.

Vous pouvez aussi les retrouver très prochainement sur scène :
26.01.16 : Auditions Printemps de Bourges / FGO – Paris (75)
26.02.16 : Festival Génériq – Besançon (25)
13.03.16 : Café Charbon – Nevers (58)
18.03.16 : Paris Music Festival – Paris (75)
19.03.16 : Paris Music Festival – Paris (75)
25.03.16 : Tryptik Festival – Avignon (84)
26.03.16 : Electro Choc – Bourgoin Jallieu (69)

L’Autre de Florian Zeller : une pièce puissante sur la vie à deux

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Une pièce puissante et profonde

« L’Autre » est une pièce écrite par Florian Zeller et qui a déjà plus de dix ans. Après avoir rencontré un fervent succès en 2004, elle est reprise au Théâtre de Poche Montparnasse.
Dans cette pièce, il est question du couple. En une dizaine de courtes saynètes, l’auteur fait plonger ses spectateurs dans les méandres parfois sombres de la vie à deux. Une pièce dérangeante, puissante et profonde.

Dates : A partir du 1er décembre
Lieu Théâtre de Poche Montparnasse (Paris)
Auteur : Florian Zeller
Metteur en scène 
: Thibault Ameline
Avec : Jeoffrey Bourdenet, Benjamin Jungers, Carolina Jurczak

On ressort de « L’Autre » avec un curieux sentiment, presque dérangeant. Que penser de cette pièce à la mise en scène épurée et aux tirades tranchantes ? Ce texte sur le couple et ses dérives qui raconte comment l’amour peut se briser et vous détruire ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne ressort pas de ce spectacle indifférent. Avec force et pourtant sans fard, Florian Zeller nous raconte l’histoire d’une vie à deux, les troubles de deux amants confrontés à l’arrivée de celui que l’on appelle « l’autre ». Adultère, rupture, jalousie, solitude : Zeller aborde avec une grande lucidité toutes les facettes sombres de la vie de couple.

Toute la pièce de Zeller joue sur l’ambigüité entre réel et imaginaire, songes et mensonges

Côté mise en scène, un simple cube noir au centre de la pièce : il sera tantôt un lit, tantôt un banc. Point de décor ni de costumes. Les personnages aussi, sont nus. Ils n’ont d’autre nom que « Lui », « Elle » et « L’Autre ». C’est en cela aussi peut-être que cette pièce est aussi dérangeante que puissante : pas de personnification, seuls des personnages épurés et éclairés d’une sombre lueur rougeâtre. « La lumière sera là pour accompagner ce songe et pour éclairer cette invitation au voyage entre le mensonge et la vérité, entre le rêve et la réalité » précise le metteur en scène. Car toute la pièce de Zeller joue sur l’ambigüité entre réel et imaginaire, songes et mensonges.

C’est une vision obscure et pessimiste du couple, décrite par trois personnages en mal d’amour et en détresse, que nous écrit Florian Zeller. Morale de l’histoire : « Faut-il, pour vivre ensemble à jamais, ne jamais vivre ensemble ? ».

[vc_video link= »https://youtu.be/3u13FG4XT6k » title= »Teaser du spectacle »][vc_text_separator title= »NOS PIECES ET SPECTACLES COUPS DE COEUR » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Benjamin Millepied réinvente l’Opéra

Benjamin Millepied réinvente l'Opéra

Benjamin Millepied réinvente l’Opéra

Avec sa culture américaine, sa jeunesse, sa notoriété et son sens de la communication, Benjamin Millepied est en passe de bousculer et dépoussiérer cette vieille et prestigieuse institution qu’est l’Opéra National de Paris. Nommé directeur du ballet de l’Opéra en 2014, il a présenté sa première création « Clear, Loud, Bright, Forward » le 25  septembre 2015 que nous avions chroniquée.

Relève : un documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai qui retrace l’histoire de cette création,  une co-production Falabracks / Opéra de Paris, avec la participation de CANAL+ et diffusée le mercredi 23 décembre à 20h50 sur CANAL+.

Des premières répétitions à la première représentation, Thierry Demaizière et Alban Teurlai se sont plongés au cœur du ballet, au plus près de la création artistique.

Avec cette première création en tant que directeur de la danse de l’Opéra. Ses intentions sont très claires : le ballet a besoin de renouveau.

Le chorégraphe aime fédérer les talents en correspondance avec notre temps à partir d’un laboratoire de création. A ses côtés, des artistes contemporains : la styliste Iris Van Herpen, les musiciens James Blake et Nico Muhly, le collectif UVA, créateur de lumières…

Millepied a choisi ses danseurs dans le corps de ballet. Il n’y a sur scène ni étoiles, ni premiers danseurs. Il écoute au casque la musique composée par son ami, le jeune Américain Nico Muhly. Il filme avec son téléphone, dans un miroir, ses recherches de mouvements puis les retranscrit dans un cahier.

Son ballet va être ainsi pensé, griffonné, esquissé, dansé…

Benjamin Millepied a accepté que la caméra le suive, pas à pas, au cours de son travail créatif, de la conception aux répétitions jusqu’au soir de la première.

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Peer Gynt : une épopée moderne au Théâtre de Belleville

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Un voyage délirant et poétique 

Peer Gynt est le récit de toute une vie, celle d’un homme hypersensible et déchaîné, un looser drôle et touchant qui tente d’échapper avec fougue à une société violente et précaire. L’ambitieux Peer erre d’aventures en aventures pour réaliser ses rêves obsédants de gloire et de bonheur. À travers ce voyage délirant et poétique, Nicolas Candoni propose une réflexion sur l’identité, la marginalité et la vacuité de l’existence, il exalte la puissance de l’imagination, l’amour, la transgression et la liberté.

Dates :  (ne joue plus actuellement)
Lieu : Théâtre de Belleville (Paris)
Metteur en scène : Nicolas Candoni
Avec : Nicolas Candoni, Clovis Guerrin en alternance avec Charles Leplomb, Catherine Hirsch, Isabelle Lesage, Harald Marlot, Félix Martinez, Mathilde Ortscheidt, Coralie Russier, Laurette Tessier

Peer Gynt est un jeune homme solitaire. Très jeune, il a été mis à l’écart par ses amis, a commencé à s’inventer des histoires et vivre à la manière d’un Peter Pan. Avec sa mère, dans leur modeste foyer, ils rêvent et imaginent un monde à part. Peer Gynt s’est rêvé empereur d’un royaume qui n’existe pas encore. De ce poème dramatique écrit par le norvégien Henrik Ibsen, il était déjà née une mélodie que personne n’ignore (Peer Gynt par Edvard Grieg) puis une pièce de théâtre jouée pour la première fois à la fin du XIXème siècle, à Oslo en Norvège.

Une mise en scène brillante dans un univers ultra contemporain

Brillamment mise en scène au Théâtre de Belleville, dans un univers ultra-contemporain, Peer Gynt raconte l’histoire d’un anti-héros dont les aventures vont mener à une véritable réflexion psychologique. Peer Gynt traverse différents tableaux : un mariage raté où il se rêve voler la mariée pour l’emmener avec lui, un paysage désert au beau milieu de la montagne, une réunion sectaire d’illuminés qui lisent du Tolkien pour épurer leurs âmes. Il est tantôt un jeune garçon perdu et mal-aimé, puis un riche chef de multinationale qui collectionne les filles d’un soir.

Le choix d’adaptation et de mise en scène est osé : ici, on est bien loin du XIXème siècle. Les hommes d’affaires décrits dans le roman de Ibsen deviennent des « loups de Wall Street » qui sortent dans des boites de nuits branchées, la danseuse du désert devient une stripteaseuse, etc. Nicolas Candoni précise avoir « souhaité transposer les personnages et les situations dans des contextes concrets et actuels« . Il ajoute « nous restituerons sa portée vertigineuse, étourdissante, mais notre version (…) privilégie l’intimité des situations« .

Un choix de mise en scène qui ne laissera pas indifférent le public, même si l’âme du poème demeure la même : Peer Gynt cherchant l’amour au milieu d’un océan de solitude.

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Toto et ses Soeurs, documentaire d’une famille élevée dans la drogue

Toto et ses Soeurs, documentaire d'une famille élevée dans la drogue

Toto et ses Soeurs, documentaire d’une famille élevée dans la drogue

Documentaire bouleversant, Toto et ses Soeurs est un film réalisé par Alexander Nanau dans les bas fond d’une cité roumaine gangrénée par la drogue, comme tant d’autres à travers le monde. Laissés livrés à eux-mêmes, les enfants de la communauté rom n’ont aucune chance de sortir de leur destinée, ou presque. Toto est comme d’autres : il est le fils cadet d’une famille détruite par la drogue. Il n’a jamais connu son père et sa mère purge une peine de prison pour trafic de drogue. Quant à sa soeur aînée, elle a repris le flambeau maternel et laisse l’appartement familial – par ailleurs en ruine – aux quatre vents. Les toxicomanes – parmi lesquels on trouve les oncles de Toto – sont restés fidèles à ce lieu de deal : ils en ont fait leur quartier général pour prendre leur shoot… au milieu des enfants.

Toto dort très peu. Il observe ses oncles se défoncer durant des heures dans le salon où il tente parfois de fermer un oeil. A l’école, forcément, c’est le chaos. Sa plus jeune soeur va tout mettre en oeuvre pour tenter de mettre un terme à cette vie de déchéance et entrer en lutte contre sa soeur aînée, plongée dans la drogue… jusqu’à ce que la mère de famille soit libérée de prison. Mais pas de faux espoirs, on est dans la vraie vie : l’horizon ne connaîtra pas d’éclaircie.

Ces enfants naissent et grandissent dans une misère terrible, au milieu des aiguilles et dans la pauvreté la plus totale.

Ces enfants naissent et grandissent dans une misère terrible, au milieu des aiguilles et dans la pauvreté la plus totale. Toto et ses Soeurs (devrait-on dire et sa soeur avec qui il forme un duo extraordinaire) bouleversent par leur volonté de s’en sortir et de trouver dans leur quotidien de quoi survivre et positiver. Pour Toto, c’est la danse qui le sauve. Il se fera même repérer et participera à un grand concours de breakdance. Une performance pour cet enfant rom que la vie semble avoir abandonné.

Réalisé en direct, filmant les personnages dans leur quotidien sans le filtre de l’interview – ces derniers vont même jusqu’à se filmer eux-mêmes à l’orphelinat – Alexander Nanau signe un film documentaire sans complaisance qui montre combien un enfant peut être fort. Dans ces conditions extrêmes qui n’accordent pas une seconde de répit, on aperçoit dans ces âmes innocentes ce qu’il y a de meilleur dans l’humanité.

C’est ce que donnent Toto et ses Soeurs : une leçon de vie, aussi dure soit elle.

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Au cœur d’une famille rom en pleine désintégration, émerge la figure de Totonel, 10 ans, dit Toto. Avec passion il apprend à lire, écrire et danser. Surtout danser et gagner le grand concours de Hip Hop. Au milieu du chaos ambiant, ses deux sœurs essayent de maintenir le mince équilibre de la famille. Le récit cinématographique d’Alexander Nanau enregistre sans pose, à hauteur d’Homme, la vie de Toto et de cette famille qui manque de tout, sauf d’humour et d’amour.

Sortie : le 6 janvier 2016
Durée : 1h34
Réalisateur : Alexander Nanau
Avec : Inconnus
Genre : Documentaire

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Ce sentiment de l’été : bande annonce du film

Ce sentiment de l’été : bande annonce du film

Ce sentiment de l'étéProchain film de Mikhaël Hers (réalisateur de Memory Lane), Ce sentiment de l’été est un drame émouvant qui met en scène Lawrence et Zoé, deux personnages un peu étrangers l’un de l’autre mais qu’un terrible destin va rapprocher : la mort tragique et soudaine de Sasha, 30 ans. Sasha était la conjointe de Lawrence et la soeur de Zoé. Sa disparition va provoquer un immense vide dans lequel les deux êtres vont devoir se reconstruire. Récompensé cette année par le Grand Prix du Jury au Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, le film sortira en salle le 17 février 2016.

Synopsis et infos : 

Au milieu de l’été, Sasha, 30 ans, décède soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son compagnon Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l’absence, entre Berlin, Paris et New York. Trois étés, trois villes, le temps de leur retour à la lumière, portés par le souvenir de celle qu’ils ont aimée.

Sortie : le 17 février 2016
Durée : 1h46
Réalisateur : Mikhaël Hers

Avec :  Anders Danielsen Lie, Judith Chemla, Marie Rivière
Genre : drame

Bande annonce : 

Titi Parisien Remix, le clip de Seth Gueko Feat. Nekfeu & Oxmo Puccino

Titi Parisien Remix, le clip de Seth Gueko Feat. Nekfeu & Oxmo Puccino

29957Hommage aux parisiens avec le titre Titi Parisien vient donner au rap ses lettres de Mokless. Réunissant trois MC pour trois générations de rappeurs de la capitale, avec Nekfeu, Seth Gueko et Oxmo Puccino le clip de Titi parisien montre des images de Paris au lendemain du 13 novembre.
On est frappé par les lyrics assez calmes de Seth Gueko, dont le registre est habituellement bien plus animal, entre violence et sauvagerie (mais toujours à prendre au second degré). Les trois enfants de Paris signent un excellent titre avec un flow impeccable et des références qui parleront à tous, la Scred Connexion en tête. Mokless fait d’ailleurs sa petite apparition… Bref, Titi parisien est une belle prod. qui fait plaisir aux nostalgiques des 90’s.

Résultats concours : Joe Dassin, 5 albums gagnés

Résultats du concours : Joe Dassin

Vous avez été 3 880 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 album sont :

Marc Le Bail (1980ème place), Joëlle Zaplana, Come Frignet, Sylvie Pluchon et Aurélie Breard

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

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Johnny – Les années noires : une BD de François Dimberton et Jean-Claude Bauer (Jungle)

Johnny – Les années noires : une BD de François Dimberton et Jean-Claude Bauer (Jungle)
Johnny – Les années noires

Après la naissance d’une idole, le biopic BD consacré à Johnny enchaine avec Les années noires dans un deuxième album qui retrace la période 1962-1980 de l’artiste. Une BD dont le scénario est toujours signé François Dimberton et le dessin Jean-Claude Bauer.
On retrouve Johnny à 19 ans, en pleine gloire. Mais bientôt, il va devoir suivre son service militaire comme tous les jeunes de son âge. Pourtant, cela ne va pas l’empêcher de maintenir la cadence des sorties des ses albums. Ce deuxième album retrace son histoire d’amour avec Sylvie Vartan, son mariage, la naissance de David… et le côté obscur du chanteur. Ne supportant pas de vendre moins de disques, Johnny sombre peu à peu dans une terrible dépression qui lui vaudra des grosses gueules de bois (il est adepte de drogues de toutes sortes) et d’une sérieuse tentative de suicide. On est en plein dans sa période « Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir ». Pour chasser ses démons, Johnny se réfugie donc dans les excès en tout genre. Il ne dort plus et épuise ses amis à vouloir sortir à toute heure. On le découvre aussi avec un penchant pour les bagarres et les accidents à bord de ses nombreuses voitures de luxe qui finissent englouties dans les platanes.

Une tranche de vie racontée avec émotion et efficacité par François Dimberton qui parvient à trier les informations pour n’en retenir que l’essentiel et le coucher sur papier avec beaucoup de liant. C’est agréable à lire, d’autant que l’on s’aperçoit que l’on a oublié beaucoup de choses de l’incroyable vie de Johnny. Le dessin réaliste de Jean-Claude Bauer est quant à lui passe-partout. Plutôt académique, son trait parvient à épouser les formes des visages de toutes les stars qui entouraient Johnny avec aisance, et l’on a plaisir à les reconnaitre.

En conclusion, Johnny – Les années noires est une digne suite pour un biopic de qualité qui sait entretenir la légende. A lire.

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D’après « Johnny, l’incroyable histoire » d’Eric le Bourhis aux éditions Prisma, « D’où viens-tu Johnny » retrace la jeunesse du taulier de la chanson Française. Sa rencontre avec Sylvie Vartan : LE couple à la mode, son service militaire, l’enregistrement de son meilleur album « Johnny reviens, Les rocks les plus terribles », ses vieux démons : soirées alcoolisées, bagarres, accidents de voiture… Entre émotion et détermination, plongez-vous dans cette période de la vie du chanteur, souvent méconnue du public.

Date de parution : le 21 octobre 2015
Auteurs : François Dimberton (Scénario) et Jean-Claude Bauer (Dessin) – scénario supervisé par Eric le Bourhis
Genre : Biopic
Editeur : Jungle
Prix : 14,95 € (56 pages)
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Résultats concours : The Monkey’s Child, 5 albums gagnés

Résultats du concours : The Monkey’s Child

Vous avez été 3 121 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’un album sont :

Daniel Durand (1er), Charlotte Parizon, Frédéric Rochais, Marie-Charlotte Crosnier et Coline Touil

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