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Héros sur Canapé : une BD de Wandrille & Co (Wraoum!)

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Héros sur Canapé est un petit recueil d’une centaine de pages où les super-héros viennent se confier… sur le divan d’un psy ! Une idée originale de Wandrille rejoint par de nombreux artistes : Marion Montaigne, Thibault Soulcié, Guillaume Bouzard, Marc Dubuisson, Davy Mourier, Stéphane Hirlemann, Matt Dunhill, Obion, Boris Mirroir, Malec, James, Ben Lebegue, Allan Barte, Pochep

Date de sortie : 19 novembre 2014
Auteurs : Wandrille & Co
Prix : 16,00 € (100 pages)

Résumé de l’éditeur :

Au départ, c’est une idée débile… (ce sont les meilleures) : Mettre les super-héros sur le divan du psy. En effet, comment penser que des mecs qui rendent la justice avec cape et collant puissent ne rien avoir à dire à un psy ? 10 opus plus tard, bien d’autres héros ont été soumis à analyse : les héros d’aventure, de star wars, les mickey, les héros de l’antiquité… Plusieurs dessinateurs talentueux ce sont relayés pour illustrer les délires de Wandrille. Sur le divan on retrouvera donc : Albert Einstein, John Snow, Mao Tse Toung, Prince de Lu, Mr Propre, Le géant Vert, Joann Sfar, le Pinguouin, Calvin & Hobbes, Mercredi Adams, Omer Simpsons, Alien… et bien d’autres, dessinés par les meilleurs dont Marion Montaigne, Thibault Soulcié, Guillaume Bouzard, Marc Dubuisson, Davy Mourier, Stéphane Hirlemann, Matt Dunhill, Obion, Boris Mirroir, Malec, James, Ben Lebegue, Allan Barte, Pochep…

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Le point sur l’album :

Tous les gags tiennent chacun sur une page. L’ouvrage est petit mas costaud et compte d’innombrables stars du petit écran, ou du grand. Des stars en collant, en culotte, avec des sabres lasers… Des stars du monde marketing (le gant vert), ou qui ont fait l’Histoire (Albert Einstein…). Des stars à toutes les sauces qui viennent délirer sur le divan, étaler des choses bizarres – plus grosses qu’eux – pour mieux être couchées sur papier (et pas seulement sur le divan).

C’est farfelu mais ça marche. On s’amuse et on apprécie le style décontracté.

Un petit condensé éclectique de ce qui se fait de mieux en matière d’héroïsme.

[Rec] – histoires inédites : une BD collective de Jaume Balaguero et Paco Plaza (Glénat)

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[Rec] – histoires inédites est, comme son nom l’indique, un recueil d’histoires courtes dans l’univers du film du même nom, réalisé par Paco Plaza et Jaume Balagueró. Ce film d’horreur espagnol et ses suites sont ainsi transposées en comics de façon originale alors que le dernier volet de la saga [REC] Apocalypse, est sorti en salle il y a quelques jours.

Date de sortie : 13 novembre 2014
Auteurs : Jaume Balaguero et Paco Plaza
Prix : 14,95 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un groupe de rescapés devant survivre face à une horde d’infectés sanguinaires… le thème n’est pas nouveau. Et pourtant à sa sortie sur les écrans, [REC] en a surpris plus d’un. Sa mise en scène très efficace au plus proche du spectateur – à la manière du Projet Blair Witch – et son réalisme en ont fait l’un des films les plus rentables au box-office espagnol. Son succès, public comme critique, a même traversé les frontières, mobilisant des centaines de milliers de fans à travers le monde et raflant plusieurs prix internationaux. Un remake américain a même été produit ainsi que deux suites. Découvrez-en maintenant l’adaptation en comics ! À l’origine publiée en Espagne, [REC] la BD vous replonge dans l’univers des films à travers plusieurs histoires courtes inédites. De quoi prolonger l’expérience avant la sortie du prochain et ultime volet, [REC] Apocalypse, prévu au cinéma le 4 novembre !

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Le point sur l’album :

Comprenant cinq histoires différentes, [Rec] – histoires inédites est entièrement écrit par les auteurs à l’origine de la saga : Paco Plaza et Jaume Balagueró. Ces derniers se sont entourés de cinq dessinateurs (Andrea Jen, Feliciano G. Zecchin, Alvaro Ruilova, Salvador Sanz et Joan Marin) aux styles différents. Cela va des influences mangas aux comics les plus horrifiques (Creepshow…). Une diversité graphique bienvenue et rafraichissante qui accompagne des récits qui viennent enrichir les trois premiers films de cette quadrilogie.

Pourtant, il ne reste pas grand chose de ce petit foisonnement d’histoires à la fin de la lecture. En effet, ces dernières sont trop succinctes pour laisser un véritable souvenir. On le regrette ! Peut-être aurait-il mieux valu des récits moins nombreux et plus longs.

Au final, ce [Rec] – histoires inédites semble être fait avant tout pour les fans des films. Un objet « bonus » qui peut faire joli dans une collection mais qui aura du mal à convaincre les lecteurs moins au fait de la saga, dont nous faisons partie.

Les Guerres des Retours contre-attaquent – Yodablog Episode XXL : une BD de Thierry Vivien (Jungle)

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Si vous n’êtes pas totalement coupé du monde, vous connaissez sans doute Thierry Vivien et son Yodablog où il détourne l’univers de Star Wars à travers des illustrations décalées parfois en rapport avec l’actu, et parfois avec tout autre chose. Un blog qui a très vite rencontré un succès interstellaire, et qui a fait des petits en version papier. Les Guerres des Retours contre-attaquent est une quasi intégrale des deux premiers volumes déjà édités. Un troisième est attendu l’année prochaine (octobre 2015).

Date de sortie : 12 novembre 2014
Auteurs : Thierry Vivien
Prix : 25,00 € (192 pages)

Résumé de l’éditeur :

Thierry Vivien, cet auteur décalé, remet en scène ses personnages fétiches dans des gags plus ou moins liés à l’actualité ou tout simplement à son humour du jour dans une intégrale des 2 premiers tomes déjà parus. Si la princesse Leïa se retrouve plus souvent qu’elle ne le voudrait au centre des jeux pervers de ses compagnons, Dark Vador a toujours autant de mal à ma[ni]er son sabre laser, revisitant la mythique scène du coupage de main de Luc Skywalker mais d’une manière différente à chaque fois…

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Le point sur l’album :

Comment ne pas être charmé par l’univers développé par Thierry Vivien. Ses gags, tout droit sortis d’une imagination qui n’a pas de limite, mettent en scène une flopée de personnages de Star Wars caricaturés à l’extrême. Tout est dans l’art du détournement. Et Thierry Vivien est un champion en la matière. Ses gags, qui tiennent la plupart du temps en une seule vignette, sont plutôt efficaces. Malgré une qualité inégale, on passe un bon moment grâce à la capacité de l’auteur à se renouveler (ce qui paraît loin d’être évident lorsqu’on reste dans un même univers). Sans doute a-t-il apprivoisé le pouvoir de la force pour nous amadouer.

Toujours est-il que cette intégrale XXL fera un cadeau idéal sous le sapin. Un bel album à posséder.

Le procès de Viviane Ansalem, un film de Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz, sortie en DVD le 2 décembre 2014

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Ce film a été sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2014.

Viviane demande le divorce. Son époux le lui refuse. Voilà le résumé du film.

 

Synopsis officiel :

Viviane Amsalem demande le divorce depuis trois ans, et son mari, Elisha, le lui refuse.
Or en Israël, seuls les Rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n’est elle-même possible qu’avec le plein consentement du mari.
Sa froide obstination, la détermination de Viviane de lutter pour sa liberté, et le rôle ambigu des juges dessinent les contours d’une procédure où le tragique le dispute à l’absurde, où l’on juge de tout, sauf de la requête initiale.

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Et cela se passe en Israël. Le pouvoir est du côté du mari, telle le veut la religion puisque il n’existe là-bas que le mariage religieux.

Viviane va se battre durant cinq années pour obtenir le droit d’être libre, le droit de divorcer de son mari qu’elle n’aime plus et qui la harcèle au niveau mental. Ce n’est pas elle qui décide mais son mari qui doit accepter de la répudier…

La plupart du temps du film, tout se joue devant le tribunal, une sorte de huit clos ; avec les trois juges, Viviane et son avocat et bien souvent l’absence du mari.

L’actrice est exceptionnelle, Ronit Elkabetz. C’est également la réalisatrice. Ses regards, ses postures, tout indique chez elle ses sentiments, lourds, qui en disent long sur la vie stupide qu’elle mène. Elle est au combat, dans cette salle, face à ses juges, comme sur un ring. C’est un tribunal rabbinique. La femme n’y a guère de place, guère d’importance. Et elle n’accède que rarement à la parole, sauf à la fin du film, où elle est bouleversante.

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Ce film est un chef-d’œuvre de réalisation des Elkabetz, frère et sœur, et surtout au niveau des acteurs, je dirai même plus au niveau de l’actrice principale qui est époustouflante. Le film dure près de deux heures et pas un instant on regarde sa montre !

Ce film donne enfin, une place à LA femme, dans un pays où le droit des femmes n’est encore qu’une légende. La fin est terrible…

Ce film est bouleversant et nous permet de prendre conscience de certaines situations des femmes dans le monde, hélas, toujours réelles au XXIème siècle….

A voir assurément !

Le DVD sera disponible à la vente le 2 décembre au prix public conseillé de 20€. Vous pouvez le trouver sur notre boutique : http://boutique.blaqout.com/collections/nouveautes/products/le-proces-de-viviane-amsalem

 

Va’a – une saison aux Tuamotu : une BD de Benjamin Flao et Troubs (Futuropolis)

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Va’a – une saison aux Tuamotu est un album réalisé par Benjamin Flao (Kililana song, Mauvais garçon…) et Troubs (Rupestres !, Le goût de la terre…), partis en Polynésie française en mission scientifique dans l’espoir de relancer la fabrication des Va’a Motu, embarcations traditionnelles à voile disparues depuis l’apparition du moteur à essence, venu troubler les lagons.

Date de sortie : 6 novembre 2014
Auteurs :  Benjamin Flao et Troubs
Prix : 22,00 € (160 pages)

Résumé de l’éditeur :

Une histoire de copains d’abord et de radeau sans frontière (et sans méduse) L’archipel des Tuamotu, en Polynésie française, entre l’eau et le vent. De leur séjour dans le pays des « îles du large », Benjamin Flao et Troubs ont ramené un album de voyage à quatre mains. « Peindre, manger, dormir, fumer, nettoyer la cocoteraie, pêcher lorsqu’on a faim ou ne rien foutre pendant des heures. Comme ce clebs vautré sur le sable. Heureux de son sort. »

Au printemps 2014,Flao et Troubs suivent une mission scientifique dans les Tuamotu qui espère relancer la fabrication des va’a Motu, embarcations traditionnelles de Polynésie. La mission n’atteint pas son objectif, mais les deux copains décident de fabriquer eux-mêmes une de ces pirogues à voiles en suivant l’ancestral modèle. Ce bricolage sympathique va leur permettre de construire ponts avec les habitants de cette France lointaine. Participant du rêve commun que les jeunes générations puissent revenir vivre, aimer et mourir sur leur atoll, Flao et Troubs ont parcouru les lagons, plongeant et vivant au rythme du soleil, des cueillettes de noix de coco et de la pêche et ils ont rencontré les habitants. Dessinant beaucoup, ils ont ainsi tracé chacun et ensemble les lignes d’un monde en déclin, modifié en profondeur depuis les années 1960 par l’argent du nucléaire. On se souvient des essais à Mururoa. Plus aucun enfant ne nait aux Tuamotu et les vieillards n’y meurent plus. À dix ans les enfants partent en pension sur d’autres îles pour suivre l’école et les traditions s’échappent. Les dessins de Troubs et de Flaon sont autant d’instantanés pour la mémoire collective de ce paradis à la dérive depuis que le moteur à essence a supplanté les voiles des ancêtres.

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Le point sur l’album :

Cet album écrit et dessiné à quatre mains est à la fois un documentaire très complet et un témoignage fort d’un paradis qui se meurt dans l’oubli. Celui des traditions qui s’effacent devant la menace du monde moderne. L’argent, l’industrie du nucléaire, les moteurs à essence, l’absence d’éducation sur place etc… On découvre ainsi la vie sur cet archipel coupé du monde. Une vie calme et paisible, où les auteurs décrivent leur quotidien : « Peindre, manger, dormir, fumer, nettoyer la cocoteraie, pêcher lorsqu’on a faim ou ne rien foutre pendant des heures. Comme ce clebs vautré sur le sable. Heureux de son sort. »

Le dessin des deux artistes est pour sa part simple et efficace. Le trait plutôt fouillé des auteurs bénéficie d’une très belle couleur directe (aquarelle). Un graphisme qui nous fait voyager sous le soleil, entouré d’une eau azur.

Voici donc un documentaire graphique qui ne manquera pas d’attiser les curiosités. A lire.

Notre mère la Guerre – Chroniques : une BD collective de Kris & Maël (La Mission Centenaire / les éditions de la Gouttière / Futuropolis)

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Après la quadrilogie Notre Mère la guerre, dont l’intégrale est parue le mois dernier, Kris (Les Brigades du temps) et Maël (Entre les lignes) sortent un ouvrage collectif avec un bel album hors-série composé d’histoires courtes sur des personnages emblématiques dont s’est inspirée la série. Un album qui rend hommage à l’histoire vraie qui se cache derrière la fiction.

Date de sortie : 6 novembre 2014
Auteurs :  Kris (Scénario), Vincent Bailly, Damien Cuvillier, Edith, Hardoc, Maël, Jeff Pourquié (Dessin)
Prix : 16,00 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

Il y a 100 ans, la guerre éclatait… Mêlant la grande Histoire au récit intime, Kris et ses coauteurs réussissent le pari d’un livre collectif cohérent et passionnant. Notre mère la guerre, récit en quatre volumes publiés entre 2009 et 2012, mené de main de maître par Kris et Maël, plonge le lecteur dans la folie meurtrière de la grande guerre à travers des personnages souvent jeunes, victimes d’une société désaxée, criminelle. La guerre devient le révélateur d’une société où la lutte des classes n’est pas un vain mot.
Cet ultime volume n’est pas une suite mais un prolongement aux nombreuses rencontres avec les lecteurs qui ont fait naître le désir de faire le point, au-delà du cadre de la Première Guerre Mondiale, sur la matière réelle ayant servi de matrice à cette «fiction d’archive». Une réflexion devenue collective, alimentée pendant les rencontres et restituée dans cet ouvrage collectif par d’autres talents du 9e art : Jeff Pourquié, Vincent Bailly, Edith, Damien Cuvillier, Hardoc.
«Ce livre, écrivent aussi Kris et Maël, devait être le dernier. C’était le moment de rendre, autant que faire se peut, tout ce que nous avons emprunté ailleurs. Et, en premier lieu rendre hommage à tous ceux qui nous ont laissé des traces littéraires ou visuelles de leur expérience durant la guerre. D’ où le désir, après avoir créé ces doubles imaginaires qu’ils ont fortement inspirés, de raconter qui étaient Charles Péguy, Louis Barthas ou l’Anglaise Vera Brittain…»
Parmi donc plus de 350 ouvrages qui lui ont été utiles, Kris a choisi plusieurs témoignages ou biographies, emblématiques de leur influence sur Notre Mère la guerre. Les passant au crible de sa propre histoire personnelle, il a mêlé le récit intime de la création d’une bande dessinée aux destins individuels de ces témoins, acteurs et de l’une des plus grandes crises du XXe siècle

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Le point sur l’album :

Les récits de Kris sont aussi nombreux qu’il y a de personnages. Ce qui permet de faire intervenir différents dessinateurs de talents tout au long de l’album. Ces personnages que Kris a rencontrés dans son travail de documentation au fil de l’aventure Notre mère la guerre semblaient comme faire partie de lui. Sans doute est-ce pour cela qu’il fallait bien un album pour fermer la page, en rendant un dernier hommage, un clin d’oeil à ces hommes et ces femmes qui ont marqué l’Histoire. A travers lui, il nous raconte comment il a fait leur rencontre et ce qui l’a le plus marqué dans leurs histoires personnelles. Une narration intimiste qui donne du liant et rend l’album passionnant.

Les nombreux dessinateurs qui se succèdent (Vincent Bailly, Damien Cuvillier, Edith, Hardoc, Maël, Jeff Pourquié) ont tous leur identité propre. Les planches sont donc bien différentes d’une histoire à l’autre mais cela donne du peps à cette oeuvre collective. Il s’en dégage même une certaine harmonie.

Bref, Notre Mère la guerre – Chroniques est un bel album à découvrir.

Secrets – Cavale, tome 3 : une BD de Frank Giroud, Florent Germaine et Magda (Dupuis)

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Retour sur la saga des Secrets avec le dernier tome de la trilogie Cavale récemment paru en librairie. Une histoire qui mêle secrets de famille et polar, racontée par Frank Giroud (Louis la guigne, le décalogue…) et Florent Germaine (Destins, Quintett), le tout illustré par Magda (Charly). Nadia a tout juste atteint l’âge adulte que les secrets qui entourent son enfance lui sont révélés par les journaux. Une découverte d’autant plus soudaine qu’elle est accompagnée d’une affaire de grand banditisme où son père tient la place de suspect numéro un.

Date de sortie : 7 novembre 2014
Auteurs :  Frank Giroud, Florent Germaine (Scénario), Magda (Dessin), Alex et Mirabelle (Couleurs)
Prix : 14,50 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Grand banditisme et fugue adolescente. Nadia a maintenant découvert le secret de sa naissance. Avec l’aide de Léa, elle réussit à duper sa mère pour mettre en place son plan : retrouver son père, ex-braqueur en fuite, et l’aider à passer en Italie. Mais « la Tinosa » n’est pas femme à reculer face aux dangers. Elle se lance à la poursuite de sa fille alors que l’étau policier se resserre autour des bandits.

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Le point sur l’album :

Dans ce dernier tome, Nadia s’est remise des révélations qui pesaient sur sa famille. Elle va d’ailleurs tout faire pour sauver cette dernière des griffes de la police. Le scénario engage ainsi une course-poursuite où la jeune fille – qui s’est mise en tête d’aller rejoindre son père – est prise en filature par un enquêteur, tandis que sa mère tente d’intervenir par tous les moyens pour éviter l’irréparable. Le récit s’emballe donc avec un dernier épisode plus rythmé que les précédents. On y trouve néanmoins quelques passages longuets, qui s’attardent avec des dialogues moralisateurs sur les secrets de famille. Un écueil inutile lorsque l’histoire plaide pour elle-même. L’intrigue est tout de même bien entretenue et la lecture en demeure agréable.

Tout comme le dessin de Magda au style réaliste. Son trait fin et net dégage des lignes claires, très sobres. Pas de prise de risque. Un dessin classique qui traduit un joli savoir-faire sans créer d’étincelle.

Secrets – Cavale est une trilogie divertissante et plaisante malgré les quelques défauts qu’elle contient.

Johnny, la vie en rock, un livre de Frédéric Quinonero

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Publié aux Editions l’Archipel, en octobre 2014

859 p – 24,95€

Si vous êtes passionné de musique et plus particulièrement de notre Johnny Hallyday, alors, ce livre est fait pour vous !

L’auteur, Frédéric Quinonero, grand spécialiste de musique et cinéma, a déjà consacré plusieurs livres à Johnny. Celui-là semble le plus complet, plus de 850 pages ! Il répertorie tous les grands moments de la vie de Johnny, avec tous les détails !

Vous saurez tout sur l‘évolution musicienne de Johnny ainsi que toutes les influences musicales qu’il a connues. Avec de très nombreux titres de chansons.

Dès son plus jeune âge, Johnny se découvre musicien. Il joue du violon, offert par sa tante. Qu’il va vite échanger contre une guitare. Grâce à sa tante et le mari de sa cousine, il va parcourir le monde dès l’âge de 3 ans. Un enfant de la route, depuis toujours, dira-t-il…

Père inexistant et mère dépassée qui confie son bébé à sa tante paternelle, Hélène Mar. Elle ne fait que le confier pour quelques jours, mais ne pourra jamais le récupérer. Hélène lui démontrant que le petit est beaucoup mieux avec eux…

Guère de détails sur la toute petite enfance de Johnny… On passe très vite à son adolescence. A son époque blouson noir…

Ce livre s’attache avant tout à la musique de Johnny. A ses découvertes musicales. A ses folies musicales, son succès qui dépasse tout entendement alors qu’il n’a que 19 ans… Il importe le rock en France !

Beaucoup de références musicales, et ce, à toutes les époques traversées par Johnny.

Bien sûr, les histoires d’amour de Johnny sont présentes, à toutes les époques… Mais pas de mélo. Ca reste sobre, voire en second plan.

Car le plus important dans ce livre est bien la musique de Johnny, son évolution, ses découvertes, et celles de toutes les personnes qui l’entourent durant toutes ces années. Du tout début de sa carrière jusqu’à aujourd’hui ! Un livre très complet.

On pensait Johnny sur le déclin, il n’en est rien ! D’ailleurs il fait beaucoup parler de lui. Publik’Art a dernièrement chroniqué une BD consacrée à l’histoire de Johnny (cliquer ici). En ce moment, on voit Johnny Hallyday partout, dernièrement sur la 5 avec l’émission C’est à vous où Johnny parlait de son 49ème album qui vient de sortir : « Rester vivant », son meilleur album, dit-il ! Et nous dire aussi qu’il est bien reparti sur sa route, grâce à son public !

Bravo Johnny ! Tu nous épateras toujours !

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Frankenstein – Le monstre est vivant, tome 1 : une BD de Steve Niles et Bernie Wrightson (Soleil)

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Frankenstein – Le monstre est vivant est la suite du roman de Mary Shelley illustrée par Bernie Wrightson. Ce dernier, véritable star du comics, s’associe au scénariste Steve Niles (30 jours de nuit) pour redonner vie à cette immense figure gothique : Frankenstein. Un épisode où la « bête » réapprend les joies de « la vie » après son exil dans le grand nord…

Date de sortie : 5 novembre 2014
Auteurs :  Steve Niles (Scénario) et Bernie Wrightson (Dessin)
Prix : 15,95 € (72 pages)

Résumé de l’éditeur :

25 ans après la parution du roman illustré qui fut un électrochoc pour d’innombrables lecteurs et dessinateurs, Bernie Wrightson retrouve la créature de Mary Shelley ! La suite des pérégrinations du monstre de Frankenstein est cette fois une BD écrite par Steve Niles (30 jours de nuit). L’histoire débute immédiatement après la fin du roman culte. Un nouveau tour de force graphique témoignant du talent inaltérable de Wrightson ! Un album gothique, au graphisme fouillé et un scénario à vous glacer le sang ! Une pure merveille !

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Le point sur l’album :

Frankenstein – Le monstre est vivant est la suite directe du roman originel écrit par Mary Shelley. Trente ans après la version illustrée par Bernie Wrightson, c’est au tour de Steve Niles d’élaborer un épisode cette fois en BD. Découpé en trois chapitres,  le scénario montre d’abord un Frankenstein abattu, détesté de tous et montré comme une bête de foire qui parvient à décevoir son public au moins autant qu’à les effrayer. Et peu à peu, grâce à un certain docteur dont il croisera la route, le monstre va s’éveiller et retrouver son appétit. Un récit qui nous plonge sans mal dans cet univers gothique si particulier, que l’on a grand plaisir à retrouver.

D’autant plus que le dessin de Bernie Wrightson, considéré comme l’un des maîtres du noir et blanc Outre-atlantique (si ce n’est au monde), donne le ton. Ce trait extrêmement fin et fouillé se met au service du génie de son auteur, qui fait le show. Un graphisme sombre sublimé par des jeux de lumière impressionnants.

Ce premier tome de Frankenstein – Le monstre est vivant est une pleine réussite, qui ne manquera pas de convaincre les fans et les curieux.

Sens, le voyage initiatique en BD de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt)

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S.E.N.S. est la nouvelle oeuvre du plasticien et auteur Marc-Antoine Mathieu (Paris-Mâcon, L’Origine, Mémoire Morte, Le Dessin, Dieu en personne, 3 secondes, Le Décalage…). Une BD en noir et blanc où l’artiste nous propose de suivre l’errance d’un homme silencieux dans un dédale de cases, parfois en relief, qui n’ont pour limite que l’absurde et le sens à lui donner.

Date de sortie : 13 novembre 2014
Auteur :  Marc-Antoine Mathieu (Scénario et Dessin)
Prix : 25,50 € (256 pages)

Résumé de l’éditeur :

Case à case, sans un mot, Marc- Antoine Mathieu raconte le voyage initiatique d’un homme. Que cherchet- il ? Où va-t-il ? Ce marcheur anonyme erre dans un univers épuré, traversé par l’esprit du labyrinthe… Temps, espace, hasard : au fil de ce récit quasiméditatif se dessine pas à pas une forme contemporaine de vanité. Un album à la croisée des arts.

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Le point sur l’album :

Voilà un bel ouvrage, cajolé dans une couverture épaisse ornée de sa reliure en toile. Et quelle n’est pas notre surprise en l’ouvrant. Un monde insoupçonné imaginé par Marc-Antoine Mathieu. Car il s’agit bien d’un livre-objet. Une confrontation du temps et de l’espace subtilement mise en scène dans un décor illustré qui s’invite aussi en 3D pour percer l’horizon. Un horizon vide, blanc, infini.

Car tout au long de ces quelques 250 pages, le lecteur voyage avec cet homme en quête d’un sens à donner à son existence. Perdu, il se laissera guider par un parcours fléché absurde. Une expérience pour le moins déboussolante. Mais ce récit sans dialogue séduit par quelques bonnes trouvailles où poésie, humour et réflexion s’entremêlent.

Une exposition sera d’ailleurs organisée autour de cet univers du 28 novembre au 4 janvier à la galerie Huberty-Breynes à Bruxelles. A expérimenter !

Fils du soleil, une BD de Fabien Nury et Eric Henninot (Dargaud)

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Fils du Soleil est un one shot écrit par le talentueux Fabien Nury (Il était une fois en France, Tyler Cross, L’Or et le Sang) et illustré par Eric Henninot (Alister Kayne, Chasseur de Fantômes, Carthago, XIII Mystery, Prophet) d’après l’oeuvre éponyme de Jack London (paru en 1912).

Date de sortie : 24 octobre 2014
Auteur :  Fabien Nury (Scénario) et Eric Henninot (Dessin)
Prix : 19,99 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

David Grief, surnommé le Fils du soleil, est un habile négociant des îles du Pacifique qui décide de suivre la piste d’une mystérieuse vente de perles. À bord de sa goélette, David Grief voyage entre les îles Salomon, où il a établi son négoce. Homme d’affaires impitoyable mais honnête, il n’exige que ce qu’on lui doit, quitte à risquer sa vie lorsqu’il réclame une dette impayée ! Une mystérieuse vente de perles le conduit vers l’île de Hikihoho, où vit le vieux Parlay, roi autoproclamé d’une communauté́ indigène… C’est dans cet atoll du Pacifique que des hommes errants après des chimères, d’autres mûs par une folle cupidité, seront réunis, alors qu’un terrible ouragan approche. Nury et Henninot nous entraîne au coeur du Pacifique sur les traces du célèbre négociant David Grief.

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Le point sur l’album :

Fils du Soleil est un grand récit d’aventure de Jack London. Le célèbre et richissime négociant David Grief navigue dans les îles Salomon à la recherche de l’un de ses débiteurs parti en fuite après avoir gravement blessé son poursuivant. Et cette course-poursuite sera interrompue par l’annonce d’une vente aux enchères historique : celle des perles du vieux Parlay. Un personnage charismatique, autoproclamé roi de l’île de Hikohoho. Une île mystérieuse menacée par un ouragan meurtrier… Très bien agencé, le scénario de Fabien Nury explore avec génie ce que l’on pourrait appeler « la fièvre du négociant », prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut. Et c’est cette fièvre qui va s’emparer des hôtes de l’atoll abandonné à un roi seul (et fou). Pourtant c’est autre chose qui attire David Grief sur l’île. Ce personnage à qui tout réussi vient refermer de vieilles blessures. Un dénouement mis en scène avec efficacité et rigueur. Une belle façon de faire (re)découvrir ce Fils du Soleil.

Une histoire graphiquement impressionnante, dessinée par Eric Henninot en couleurs directes. Ce qui donne à son trait fin beaucoup de caractère et de puissance.

En conclusion, Fils du Soleil est une aventure allégorique adaptée avec beaucoup de style et de finesse.

La femme au carnet rouge, un livre d’Antoine Laurain

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Publié aux Editions Flammarion le 6 mars 2014

18€

Voilà un livre d’Antoine Laurain qu’on ne peut  qu’apprécier. Il se lit tout seul, d’une seule traite. Bien écrit, ça coule comme une source bien fraiche…

Mais en même temps, il se peut que dès la dernière page tournée, on l’oublie aussi vite qu’il a été lu ! Peu importe, on a apprécié cette lecture !

C’est une histoire qui commence mal et qui finit bien. Sans grand étonnement. Mais avec beaucoup de délicatesse, voire de romantisme.

Et finalement, ça fait du bien de lire ce genre d’histoire. On a toujours envie d’y croire ! Cela embellit un peu notre quotidien…

Une jeune femme se fait attaquer, un soir, en rentrant chez elle. On la brutalise, on lui vole son sac. Tout était dans son sac, bien sûr ! Impossible de rentrer chez elle…

On s’imagine à la place de cette femme, seule dans la rue, à 2h du matin. Sans clé, sans téléphone. Elle finit sa nuit à l’hôtel, en face de son appartement, expliquant au gardien qu’elle paiera le lendemain matin puisque…

Mais le réveil de Laure n’aura pas lieu le lendemain…

Et il va se passer des choses incroyables depuis le moment où elle a été attaquée. Dans son malheur, elle a eu beaucoup de chance. Un certain Laurent va s’occuper d’elle, à son insu. Et un libraire, qui plus est ! Et nous, on adore les « petits » libraires. D’autant plus qu’il parle d’un livre de Patrick Modiano. Avouez que ce libraire est fabuleux quand on sait que Modiano a reçu le prix Nobel de littérature en octobre 2014, bien après l’écriture de ce roman !

Un bon moment de détente vous sera offert par ce roman, en vous laissant la possibilité de rêver !

Un livre qui fait du bien, assurément !

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Kinship de Carey Perloff, mise en scène par Dominique Borg, à Paris

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 © San Bartolomé

Théâtre de Paris à partir du 04 novembre 2014

C’est avec une pièce contemporaine de l’Américaine Carey Perloff « Kinship » à l’intrigue digne d’une  sitcom,  qu’on pourrait traduire par « Parenté » ou « Affinité », qu‘Isabelle Adjani revient au théâtre, huit ans après La dernière nuit pour Marie Stuart qui l’avait vue triompher à Marigny.

Elle retrouve un rôle d’amoureuse tourmentée qui voit les ressorts de la passion la bousculer, l’enflammer avant de la laisser anéantie où le coup de foudre prêt à tout détruire, en raison même aussi des liens réunissant les trois protagonistes mais ne leur apparaissant pas ouvertement, laissera des traces.

L’influente rédactrice en chef d’un journal américain local (Elle) mène une vie familiale paisible jusqu’à ce que (Lui), un beau et jeune journaliste qu’elle vient d’embaucher, ne la séduise.

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© San Bartolomé

Une relation commence bouleversant l’équilibre  de sa vie affective et amicale d’autant plus qu’elle ignore que ce dernier est le fils de sa meilleure amie, laquelle entretient avec sa progéniture une relation très fusionnelle.

A cette figure contemporaine s’ajoute une héroïne antique : Phèdre à travers une mise en abîme du théâtre dans le théâtre où les personnages Lui et sa Mère, puis Elle qui indique détester le théâtre, assistent à une représentation de la pièce de Racine. Ce parallèle servant à illustrer le tragique de leur relation triangulaire prise au piège de l’amour possessif et obsessionnel.

A l’abri d’une mise en scène sobre et conceptuelle de Dominique Borg qui préfigure la traversée émotionnelle, les scènes s’enchainent efficacement dans un rendu cinématographique où la photo, la vidéo, et la musique d’Olivier Schultheis rythment la triangulation entre les personnages et focalisent leurs questionnements intimes, familiaux, et amicaux.

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© San Bartolomé

Isabelle Adjani irradie la scène d’un jeu d’une infinie précision aux multiples variations où elle donne corps et âme à cette femme de pouvoir qui succombe puis se consume aux affres de la passion.

Mi-ange mi-démon, Niels Schneider est toujours juste en séducteur charmeur puis fuyant devant ses responsabilités tandis que Vittoria Scognamiglio joue avec allégresse la mère surprotectrice et l’amie à l’écoute attentive.

Et comme l’a écrit le poète « J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui » Alfred de Musset

Johnny – La naissance d’une idole : une BD de François Dimberton et Jean-Claude Bauer (Jungle)

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Johnny – La naissance d’une idole couvre la période allant de 1943 (la naissance de Jean-Philippe Smet) à 1962 (lorsque Johnny Hallyday rencontre Sylvie Vartan). Un Biopic adapté en BD d’après Johnny, l’incoryable histoire d’Eric le Bourhis. On retrouve à cette occasion les talents de François Dimberton (Coluche – Une vie d’enfoiré !) au scénario et Jean-Claude Bauer au dessin.

Date de sortie : 29 octobre 2014 (version collector parue le 12 novembre)
Auteur :  François Dimberton (Scénario) et Jean-Claude Bauer (Dessin) – scénario supervisé par Eric le Bourhis
Prix : 14,95 € (72 pages)

Résumé de l’éditeur :

D’après « Johnny, l’incroyable histoire » d’Eric le Bourhis aux éditions Prisma, « D’où viens-tu Johnny » retrace la jeunesse du taulier de la chanson Française. De l’enterrement de Léon Smet à sa réapparition pendant le service militaire de Johnny, en passant par sa rencontre avec Sylvie Vartan. Entre émotion et détermination, plongez-vous dans cette période de la vie du chanteur, souvent méconnue du public.

81GTfj3n1ZLLe point sur l’album :

Cette biographie du grand Johnny Hallyday est une fois de plus l’occasion de se plonger dans une histoire hors du commun. Un destin d’artiste attendait ce fils d’acteur de théâtre (son père était aussi chanteur et danseur) abandonné très tôt par ses parents à sa tante (pour diverses raisons). Une tante qui le poussera toute sa jeunesse à s’accomplir en tant qu’artiste. D’abord en le laissant assister aux nombreux spectacles de danse de ses cousines, qui se produisaient un peu partout, puis en lui inculquant la rigueur et la sensibilité musicale. Le violon, le solfège, la guitare… Croyant dur comme fer aux révélations d’une voyante : l’un des leurs deviendra une star. Ce sera Jean-Philippe. Et chaque semaine elle ira bruler un cierge pour que la destinée s’accomplisse. Un récit touchant et passionnant, très bien écrit.

Le dessin de Jean-Claude Bauer est pour sa part d’un style réaliste plutôt classique. Un trait assez fin, qui participe au plaisir de lecture sans le décupler. Pas d’émoi pictural mais un dessin qui reste agréable.

En conclusion, ce premier album de la vie de Johnny est de qualité et donne envie de découvrir la suite. A suivre donc !

Alix Senator, tome 3 : une BD de Valérie Mangin, et Thierry Démarez (Casterman)

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Alix Senator est une série inspirée de l’oeuvre de Jacques Martin, notamment auteur de la série culte Alix. Ici, le jeune gaulois a pris de l’âge, devenu sénateur au service de l’Empereur romain Auguste. Sur un scénario de Valérie Mangin (Le Dernier Troyen, Trois Christ, Expérience mort, Rayons pour Sidar...) et un dessin de Thierry Démarez (Le Dernier Troyen, Marie des Dragons), Alix est malmené par l’Empereur qu’il croyait jusque là être son ami. Voilà qui risquerait de lui faire oublier son dévouement sans limite et de le faire basculer vers la Conjuration des rapaces qui complote pour le faire assassiner. C’est justement le titre de ce troisième album, qui signe la fin d’un premier cycle magistral.

Date de sortie : 19 novembre 2014
Auteur :  Valérie Mangin (Scénario) et Thierry Démarez (Dessin)
Prix : 13,50 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Rome, été de l’an 12 avant Jésus-Christ. Par une nuit sombre, une trentaine de personnages anonymes se sont réunis dans le bois des Furies, leurs visages dissimulés par des masques d’oiseaux. Mûs par le désir de vengeance ou la passion politique, tous brûlent d’abattre l’empereur Auguste, qualifié de tyran, et de le remplacer par le fils de César, Ptolémée César alias Césarion, que l’on pensait disparu. Glaive à la main, les conjurés aux faciès de rapaces jurent la perte d’Auguste l’usurpateur. Au même moment, tout juste revenu d’Egypte d’où il a ramené son vieux compagnon Enak donné pour mort, Alix Graccus doit affronter une succession de graves déconvenues. Considéré comme un traître ennemi de Rome, Enak est arrêté sur ordre de l’empereur, tandis que le courroux d’Auguste s’abat sur Alix, bientôt menacé d’être déchu de son statut de sénateur et de perdre tous ses biens. C’est le moment que choisissent les ennemis d’Auguste pour proposer à Alix de rejoindre leur conjuration ; ils parviennent même, à la faveur d’une profonde crise d’adolescence, à rallier à leur cause le jeune Khephren, le fils d’Enak devenu le fils adoptif d’Alix… Pleine de surprises et de rebondissements, voici la nouvelle aventure du sénateur Alix, vaste fresque où s’entremêlent les passions humaines, les liens du sang et la trame de l’Histoire. Magistral !

 

PlancheA_226929Le point sur l’album :

Dans ce dernier épisode, Valérie Mangin se fait plaisir. Elle mène le lecteur par le bout du nez avec une aisance déconcertante, en imaginant une intrigue extrêmement bien ficelée. Le récit de cette nouvelle aventure du sénateur gaulois atteint son apogée dans son dénouement. Le personnage d’Alix fascine. Censé jusqu’ici défaire les complots, il s’affiche comme étant le nouvel ennemi public de l’Empereur, prêt à retourner son arme contre son souverain. Alors que ce dernier emprisonne tous ses proches (Enak, son grand ami de toujours et son fils). Un volt-face orchestré avec une grande maîtrise. La scénariste entretient surprises et mystères autour des commanditaires dont on ne sait que peu de choses (du moins avant le point final de l’aventure). Mais c’est surtout dans sa conclusion que le scénario révèle sa force. Une leçon magistrale où le suspense est à son comble.

Le dessin de Thierry Démarez est également de haut niveau. Son trait fin et rigoureux a le souci du détail et accentue le réalisme de ce péplum respectueux de l’Histoire. Une richesse graphique qui se traduit par des vignettes aux mille détails, souvent éblouissantes.

Jacques Martin pourrait être fier de ce duo de choc, qui relève avec brio un défi de taille. Ce troisième et dernier album est sans doute le meilleur d’un premier cycle proche de la perfection.

Open Wounds, 1er album du groupe One Divide, avec leur clip !

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C’est l’histoire d’une rencontre entre trois jeunes Bordelais, enfants des eighties et multi-instrumentalistes, qui a d‘abord donné lieu à THE DIVISION avant de devenir ONE DIVIDE. Alex Grey (chant et guitare), Rob White (chant guitare et clavier) et Sébastien Black (batterie) ont grandi avec des références New wave à l’image de Joy Division, New Order, Coldplay, Indochine ou encore Depeche mode.

La musique de ONE DIVIDE creuse son sillon dans le revival, l’Indie pop Rock, la Cold wave et tient la barre. On craque, dès la première écoute de ce son électro et instrumental, « pour les brumes de guitares, un chant à cœur fêlé et une production diaboliquement précise » JD Beauvallet, Les Inrocks

Voici leur 1er clip et single très prometteur, Open wounds, tiré du premier EP. Réalisé par le groupe lui-même, il nous offre une ballade romantique  dans un univers sombre et intimiste. Un chant mélancolique et envoûtant, le tempo métronomique et martelé et la boucle pop entêtante des synthés se concluent sur une belle envolée musicale. Un réel plaisir pour les oreilles!

Leurs premiers titres Open wounds, Salomé et Chained dépeignent des univers différents, où l’instrumental y est tout autant séduisant et le chant toujours doux même si le message est austère. L’anglais et le français se mêlent au fil des textes de l’EP, tels deux ingrédients conférant chacun leur bagage émotionnel. Les effets électroniques se marient harmonieusement à l’authenticité des instruments acoustiques, modelant un monde singulier pour offrir à son public un véritable cocktail explosif!!

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Charlotte, un livre de David Foenkinos, aux Editions Gallimard, Prix Goncourt 2014 des Lycéens

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Charlotte, de David Foenkinos

Aux Editions Gallimard, paru en août 2014

220 p – 18,50€

De nouveau Charlotte à l’honneur sur Publik’Art : Le Prix Goncourt des Lycéens vient de lui être décerné ! De quoi donner envie, toute génération confondue, de lire ce très beau livre !

Publik’Art remet en « une » cette chronique au moment même où on vient d’apprendre que David Foenkinos a reçu le prix Renaudot 2014 pour ce très beau livre : Charlotte.

Quand vous commencez ce livre, vous êtes surpris par la présentation.

Voire même dérouté.

Pourquoi l’écriture se présente comme un poème qui n’en finit pas ?

L’auteur va à la ligne après chaque phrase.

Et assez rapidement il explique ce choix qui nous paraît, par la suite, vital.

On cherche notre respiration…

A chaque fin de phrase.

Dès les premières lignes, David Foenkinos ne nous laisse pas un instant d’hésitation.

On entre dans la vie de Charlotte, comme lui l’a fait.

On veut déjà tout comprendre.

« Charlotte a appris à lire son prénom sur une tombe ».

Le roman commence ainsi.

Qui est cette Charlotte vivante ?

Qui est cette Charlotte morte ?

David Foenkinos est parti sur les traces de Charlotte Salomon, artiste peintre, morte à vingt-six ans.

 

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Elle a eu le temps de confier ses dessins et ses écrits, avant de mourir.

A Auschwitz.

Vie ? ou Théâtre ?

C’est toute ma vie, dit-elle.

Charlotte est un superbe livre qui rend hommage à cette femme exceptionnelle.

Au destin tragique.

Charlotte Salomon est gravée à jamais dans nos cœurs.

Merci David Foenkinos.

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Les 15 romans en piste pour le Goncourt 2014 :

♦ Adrien Bosc, « Constellation » (Stock)

♦ Kamel Daoud, « Meursault, contre-enquête » (Actes Sud)

♦ Grégoire Delacourt, « On ne voyait que le bonheur » (JC Lattès)

♦ Pauline Dreyfus, « Ce sont des choses qui arrivent » (Grasset)

♦ Clara Dupont Monod, « Le roi disait que j’étais diable » (Grasset)

♦ Benoît Duteurtre, « L’Ordinateur du paradis » (Gallimard)

♦ David Foenkinos, « Charlotte » (Gallimard)

♦ Fouad Laroui, « Les Tribulations du dernier Sijilmassi » (Julliard)

♦ Gilles Martin-Chauffier, « La femme qui dit non » (Grasset)

♦ Mathias Menegoz, « Karpathia » (P.O.L)

♦ Éric Reinhardt, « L’Amour et les Forêts » (Gallimard)

♦ Emmanuel Ruben, « La Ligne des glaces » (Rivages)

♦ Lydie Salvayre, « Pas pleurer » (Seuil)

♦ Joy Sorman, « La Peau de l’ours » (Gallimard)

♦ Éric Vuillard, « Tristesse de la terre » (Actes Sud)

Prochaines sélections les 7 et 28 octobre. Lauréat le 5 novembre, pour succéder à l’«Au revoir là-haut» de Pierre Lemaître.

Résultats concours : Raul Paz, 6 places de concert gagnées.

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A l’occasion du concert de Raul Paz, au Trianon à Paris, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

3×2 places au concert de Raul Paz du 21 novembre au Trianon

 

Vous avez été très nombreux à participer et nous vous en remercions.

Les trois heureux gagnants de 2 places de concert sont :

 

Geoffrey Gury, Sophie Jacquard et Valérie Chiori.

 

Notre partenaire vosu contactera très prochainement pour vous donner les modalités pour récupérer vos places.

Très bon concert à tous !

Casanova Variations, un film de Michael Sturminger

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Sortie : 19 novembre 2014

Durée : 1h58

Avec : John Malkovich, Veronica Ferres, Florian Boesch

Synopsis :

« Viva la libertà ! » s’écrie Casanova, seul dans sa demeure, avant de s’évanouir.
Lorsque la belle et mystérieuse écrivaine Elisa von der Recke vient lui rendre visite, elle insuffle à nouveau un peu de vie chez le vieil homme.
Un film qui capture le mythe du plus grand séducteur de tous les temps, Giacomo Casanova. Son histoire est racontée à la fois de sa dernière demeure et sur scène, à travers des extraits d’opéra  nous livrant ainsi ses aventures, ses passions et sa peur de la mort.

L’histoire du célèbre séducteur et aventurier Giacomo Casanova a déjà été porté à l’écran de nombreuses fois, du Casanova (1926) de Alexandre Volkoff, en passant par Les aventures de Casanova (1947) de Jean Boyer, Le chevalier mystérieux (1948) de Riccardo Freda, Casanova, un adolescent à Venise (1969) de Luigi Comencini, Le Casanova (1976) de Federico Fellini avec Donald Sutherland, La nuit de Varennes (1982) de Ettore Scola et encore Le retour de Casanova (1992) de Edouard Niermans avec Alain Delon. Ces deux dernières œuvres contrairement aux précédents montrent pour un Casanova vieillissant, ce sera le cas et le thème de Casanova Variations avec John Malkovich dans le rôle du séducteur, comme un lien également avec le Valmont qu’il incarnait dans Les liaisons dangereuses (1988) de Stephen Frears.

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Dans le film de Michael Sturminger, une ancienne maîtresse que Casanova a rencontré dans sa jeunesse et éperdument amoureuse au point d’avoir tenté de mettre fin à ses jours pour lui à l’époque, vient le retrouver avec l’intention d’écrire sur lui en secret, mais aussi pour lui avouer un amour qu’il ne partage pas et dont il n’a pas le souvenir, Elisa von der Recke n’étant pour lui qu’une des nombreuses conquêtes qui ont passé dans sa vie. Veronica Ferres apporte à ce rôle une ambiguïté et un mystère, l’aime t-elle vraiment ou est-elle là par vengeance afin de recueillir des informations sur sa vie en consultant son manuscrit afin d’en tirer sa biographie ? Et ainsi lui porter préjudice en le ridiculisant aux yeux d’une aristocratie dont il ne fait pas parti, mais pour laquelle il nourrit un profond respect et intérêt, en partie parce qu’il y doit sa subsistance.

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Entre Elisa et Giacomo va se jouer un duel dialogué entre la séduction et la revanche, convoquant les fantômes du passé de ces deux anciens amants. Elisa apparaît comme l’amour qu’il aurait pu aimé et garder auprès de lui et, trop aveuglé par une soif d’hédonisme et de liberté, ne l’a laissé que passer dans sa vie aventureuse. Elle semble venir à lui comme pour l’avertir que l’heure des comptes à sonné et qu’elle sera celle qui symbolisera toutes les femmes dont il a abusé les sentiments.

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L’originalité de Casanova Variations, qui a d’abords connu une version théâtrale, repose sur une mise en scène très audacieuse alliant à la fois l’opéra, avec des extraits de Don Giovanni, Les noces de Figaro et Così fan tutte de Mozart et la littérature en s’appuyant le manuscrit autobiographique de presque 5000 pages rédigé par Giacomo Casanova lui-même. Ainsi le spectateur a l’impression de suivre un spectacle filmé dont les décors s’ouvriraient jusque dans les coulisses, faisant évoluer les acteurs dans un monde qui n’est ni vraiment celui du cinéma, ni complètement celui du théâtre filmé. Un étrange objet filmique mais c’est aussi ce qui en fait la singularité et l’intérêt. La caméra à l’épaule constamment en mouvement (parfois trop) suit les acteurs à travers des décors tantôt réels, tantôt fabriqués. Au-delà d’une mise en scène expérimentale, le film possède une intrigue classique. Film sur le temps, l’hédonisme, la liberté et l’indépendance de l’artiste, Casanova Variations est un spectacle total et réussi.

Les Epées de verre, tome 4 : une BD de Sylviane Corgiat et Laura Zuccheri (Les Humanoïdes Associés)

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Dolmon est le quatrième et dernier tome de la saga Les Epées de Verre. Une série héroic-fantasy imaginée par la scénariste Sylviane Corgiat (Lune d’Ombre, Elias le maudit) et dessinée par Laura Zuccheri (Les Condamnés). Deux artistes accomplies qui réalisent un sans faute, en signant un ultime épisode à la hauteur des attentes des lecteurs.

Date de sortie : 13 novembre 2014
Auteur :  Sylviane Corgiat (Scénario) et Laura Zuccheri (Dessin)
Prix : 14,20 € (344 pages)

Résumé de l’éditeur :

Dans un monde voué à disparaître à cause de l’extinction prochaine de son soleil, une jeune fille se révèle dotée d’un pouvoir lui permettant d’ouvrir une porte sur un autre monde et d’échapper ainsi à la catastrophe finale. Pour cela, il lui faudra réunir quatre épées de verre tombées du ciel en quatre points de la planète. Mais il lui faudra aussi composer avec sa propre histoire et son désir de vengeance qui pourrait bien éclipser la mission dont la destinée l’a chargée.

 

PlancheA_226944Le point sur l’album :

Lorsque l’on s’intéresse au parcours de Sylviane Corgiat, on ne peut qu’être surpris. La scénariste et romancière a en effet travaillé pour la télé (sur des séries comme Navarro ou La Crim’) et démontre à quel point elle peut être à l’aise dans tous les domaines avec cette belle série héroic-fantasy (elle écrit aussi des livres jeunesse).

Dans Les Epées de verre, le pitch est simple : soleil se consume un peu à peu chaque jour et irradie la planète de plus en plus fort. Ce qui engendre de multiples dérèglements climatiques et précipite la fin du monde. Sauf qu’une vieille légende raconte que quatre épées aux pouvoirs magiques permettront aux élus et à ceux qui les accompagneront d’être épargnés…

Un récit de science fiction d’une grande maîtrise, qui propose un voyage sublime à travers une nature aux multiples facettes, parfois luxuriante et parfois aride. Quant aux protagonistes, ils sont attachants et ont plus d’un atout pour séduire. Tout cela servi sur le ton de l’Aventure, où les duels chevaleresques et le suspens occupent une place de premier ordre.

Et le dénouement de ce dernier album est un vrai plus dans l’édifice scénaristique, retombant parfaitement sur ses pieds. Il n’y avait pas de meilleure façon de conclure.

Quant au dessin, il est magistralement réalisé par Laura Zuccheri. La dessinatrice fait preuve d’un grand talent, en élaborant de superbes fresques très détaillées, grâce à un trait d’une belle finesse. Les expressions et les visages de ses personnages sont par ailleurs particulièrement réussis.

Les Epées de verre est une excellente saga qui s’achève brillamment.

Attention, campagne choc : avec la Poste, ça envoie du pâté, et pas seulement ! (article sponsorisé)

Attention, La Poste lance une campagne de fin d’année percutante et très second degré. Cette dernière est en effet articulée autour d’une expression sur-mesure pour la marque en jaune et bleu : ça envoie ! Le principe est simple, grâce à La Poste, vous savez que vous pouvez envoyer ce que vous voulez (pourvu que ce soit légal) et on vous en fait la démonstration en live. Il vous suffit de vous rendre sur la plateforme consacrée « Ca Envoie ». Les possibilités sont multiples. Chacune vous réserve une petite surprise à la clé. Vous pouvez envoyer du rêve ou du poney… Ou voir ce que cela donne quand ça envoie du lourd, du pâté ou du bois.

Choisissez un destinataire parmi votre entourage, tapez son adresse et ouvrez les yeux ! Vous suivrez le colis propulsé depuis les airs jusqu’au pied de la boîte aux lettres de l’heureux élu. Une petite animation astucieusement mise en scène, qui ne manquera pas de surprendre votre correspondant lorsqu’il reconnaîtra son quartier et son chez lui ! Et tout est prévu pour que ces petits clips se propagent un peu partout, notamment sur Facebook.

Voici donc en résumé une campagne virale, ludique et divertissante où le client prend le premier rôle. C’est bien vu. Je dirais même plus : Ca Envoie du gras ! A tester !

Article sponsorisé

D’une vie à l’autre, un film de Georg Maas, sortie en DVD le 18 novembre 2014.

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Sortie :  18 novembre 2014

Durée : 1h37

Avec : Juliane Köhler, Liv Ullmann, Sven Nordin

 

Synopsis :

1990, le mur de Berlin est tombé. Katrine a grandi en Allemagne de l’Est et vit en Norvège depuis 20 ans. Elle est le fruit d’une relation entre une Norvégienne et un soldat allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. à sa naissance, elle a été placée dans un orphelinat réservé aux enfants aryens. Elle parvient à s’échapper de la RDA des années plus tard pour rejoindre sa mère. Mais, quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’Etat norvégien au nom de ces « enfants de la honte », curieusement, elle refuse. Progressivement, de lourds secrets refont surface…

 D’une Vie à L’Autre du réalisateur allemand Georg Maas est sorti au cinéma le 7 mai dernier, et est désormais disponible depuis le 18 novembre sur support dvd. Le long métrage s’intéresse au phénomène des Lebensborn, des pouponnières crées par les nazis pour engendrer la « race aryenne ». Se situant dans les années 90, l’histoire s’intéresse à ses enfants qui ont été abandonnés à leur mère, à travers le personnage de Katrine, interprétée par Juliane Köhler (La Chute, Eden à l’Ouest), qui a dû apprendre le norvégien (!) pour son rôle. Son personnage est présenté au début du film comme une des anciennes pensionnaires de ces orphelinats de la honte, comme cela a été dénommé par la suite. En s’appuyant sur un roman allemand, le réalisateur en profite pour livrer un véritable film d’espionnage au suspense tendu, jouant avec l’identité de l’héroïne qui s’avère être une espionne travaillant pour la Stasi et réfugiée chez une mère qu’elle a retrouvée en Norvège, avant de résider avec cette dernière aux côtés de son mari et sa fille. Le film joue alors sur le mensonge et la manipulation et ce qui a conduit Katrine à fuir l’Allemagne de l’Est pour la Norvège, l’occasion de superbes paysages filmés en plan large un peu comme dans le cinéma de Michael Cimino. Le film est entrecoupé par des flashbacks, dont certains ont été tournés en super8, ancien format pellicule destiné aux amateurs, à l’image très granuleuse bien adapté aux années 70. L’intrigue se concentre pour l’essentiel sur le personnage de Katrine et ses rapports avec sa famille et quelques personnages extérieurs, comme celui d’un jeune avocat (Ken Duken), qui va être à l’origine du soupçon que porte le mari (Sven Nordin) envers sa femme Katrine, lorsqu’il doit rechercher en Norvège les femmes dont les nazis avaient soustrait les nourrissons nés d’une relation avec des soldats allemand pendant l’occupation. Plus tard certains de ces enfants devenus adultes vont tenter de s’évader de l’autre côté du mur après avoir appris leur filiation, ce sera le cas de Katrine, avec son évasion au début des années 70 sur une barque de fortune, avant d’être récupérée par des pêcheurs. Puis après avoir retrouvé sa mère Ase, interprétée ici par la grande comédienne bergmanienne Liv Ullmann (Cris et Chuchotements, Sonate d’automne), Katerine fondera une famille avant que le doute s’y installe peu à peu. Liv Ullmann, qui n’avait alors pas tourné au cinéma depuis dix ans, est parfaite en mère désemparée par les révélations que va peu à peu livrer l’intrigue concernant Katrine. Le réalisateur s’intéresse à décrire la perception de la personnalité d’une personne rencontrée la première fois et qui perdure malgré la découverte de sa réelle personnalité.

 

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Film d’espionnage prenant, D’une vie à l’autre, qui s’inscrit un peu dans la lignée de l’excellent La vie des autres (2006), est malgré un rythme parfois un peu lent, une oeuvre à la fois grave dans son fond et agréable à suivre dans sa forme. Le dvd est de plus agrémenté de très bon bonus avec l’interview du réalisateur et un documentaire sur l’histoire des pouponnières nazis avec des témoignages émouvants d’anciens de ces enfants abandonnés et confiés à des familles.

 

La petite boîte de Butters, le coffret DVD de l’outsider de South Park

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Dans la série South Park, je voudrais Butters ! C’est chose faite avec ce coffret qui met à l’honneur ce personnage à part de la série. Leopold Stotch, dit Butters prend aussi parfois le pseudonyme de Professeur Chaos lorsqu’il projette d’anéantir South Park en costume.  Aussi niais que dérangé (mais poli !), le jeune garçon est vite devenu l’un des personnages clés de la série, occupant jusqu’au premier rôle (dans le premier épisode du coffret).

Date de sortie : 5 novembre 2014
Prix : 19,99 €

Synopsis:

Revivez tous vos moments préférés avec Butters dans cette collection qui comprend 13 épisodes spéciaux remasterisés. Cette sélection rassemble les épisodes qui ont fait de Butters notre copain préféré.

Le point sur le coffret :

Les 13 épisodes proposés dans ce coffret sont l’occasion de se détendre en compagnie du personnage le mieux éduqué de la série. Ce qui entraîne un programme un peu particulier : des gros mots décalés (« doux jésus »), un caractère naïf et docile, bref, des sketchs loufoques en cascade. Il faut dire que Butters a des parents plutôt difficiles à gérer (une mère meurtrière et suicidaire, un père drogué aux clubs gays). Il a donc ses excuses question trouble du comportement (mais il n’a heureusement pas conscience de ses problèmes). Un coffret qui fera des heureux à Noël.

Côté bonus, s’il n’est pas aussi fourni que sa version US, le coffret reste fun avec quelques pièces dans l’esprit de la série. On y trouvera :
– Le journal de Butters,
– une coupure de presse spéciale Butters,
– un chèque de 250 millions de dollars (qui est papier véritable, mais factice)

Résultats concours : Les opportunistes, 8 places de ciné gagnées.

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©DRBACFILMS

Sortie le 19 novembre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film de  Paolo Virzi, Les opportunistes, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

4×2 places de ciné pour le film : Les opportunistes

Vous avez été très nombreux à participer : 2 974 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les quatre heureux gagnants sont :

Stéphanie Munoz-Torres, Isabelle Lamarre, Christophe Chapelant et Céline Leclerc.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Coluche – Une vie d’enfoiré ! : une BD de François Dimberton et Rémi Torregrossa (Jungle)

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Coluche – Une vie d’enfoiré ! est un biopic qui retrace la vie entière de Coluche, racontée avec émotion par François Dimberton (Pif le chien) sur les illustrations de Rémi Torregrossa (Triskell). Une vie à 200 à l’heure stoppée brutalement alors que l’homme-artiste était au sommet et venait de créer les Restos du coeur. Il avait 42 ans.

Date de sortie : 5 novembre 2014
Auteur :  François Dimberton (Scénario ) et Rémi Torregrossa (Dessin)
Prix : 14,95 € (88 pages)

Résumé de l’éditeur :

A l’occasion de l’anniversaire des 70 ans de Coluche, Dimberton et Torregossa retracent avec émotion toute la vie de cet artiste de légende. Revivez ses moments de joies, ses peines, ses combats, les rencontres qui changeront sa vie et sur la marque qu’il laissera sur les générations à venir.

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Le point sur l’album :

Coluche est aujourd’hui encore très présent dans la mémoire collective. Outre la puissance médiatique des Restos du coeur, les artistes, quelque soit leur âge, y font régulièrement référence et les médias ne manquent jamais une occasion d’en parler. C’est une figure historique. Mais finalement, que sait-on vraiment de son histoire personnelle ? Cette BD est un bon prétexte pour s’y intéresser. Découvrir où il est né, qui étaient ses parents, ses amis d’enfance, sa première compagnie, son aventure avec Miou-Miou, sa première épouse, ses enfants, ses passions, ses crises de nerfs, et ses premiers succès populaires… Jusqu’à ses déboires avec l’alcool et la drogue qui l’ont coupé de tout : sa femme, son agent, sa vie d’avant. Sans compter le fisc qui lui maintenait la tête sous l’eau mais l’obligeait à tourner des films pour honorer ses échéances.

Une vie tumultueuse qui donne l’impression que Coluche en a vécu mille. L’homme se relèvera évidemment et reviendra sur le devant de la scène avant d’être fauché au firmament.

Malgré les contraintes de l’exercice, le récit de François Dimberton relève le défi avec brio, allant à l’essentiel tout en donnant l’impression de ne rien oublier. Le dessin de Rémi Torregrossa est pour sa part réalisé avec beaucoup de précision. Son trait réaliste et fin donne corps à d’innombrables visages de stars de l’époque, que tout le monde connaît. Et on les reconnaît au premier coup d’oeil.

En résumé, Coluche – Une vie d’enfoiré ! est un très bon album, tant pour son dessin que pour le récit qu’il livre. A Lire.

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