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L’Homme Montagne, une BD de Séverine Gauthier et Amélie Fléchais (Delcourt jeunesse)

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L’Homme Montagne, ou l’art de la poésie initiatique

Conte initiatique sur le passage dans l’au-delà, L’Homme Montagne est un album BD écrit par Séverine Gauthier (Mon arbre, Aristide broie du noir, Washita, Garance, Haïda l’immortelle baleine) et illustré par Amélie Fléchais (Chemin perdu, Le Petit loup rouge). Un récit complet à destination des plus jeunes, qui propose d’aborder tout en délicatesse l’épreuve de la perte d’un être proche, en l’occurence le grand-père d’un petit garçon.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Séverine Gauthier (scénario) et Amélie Fléchais (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 10,95 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Une rencontre entre la plume lyrique de Séverine Gauthier et le graphisme tout en délicatesse d’Amélie Fléchais. Un livre initiatique qui aborde avec émotion le thème de la disparition d’un être cher. Un dernier voyage plein de tendresse… Grand-père ne peut plus voyager. Les montagnes qui ont poussé sur son dos tout au long de sa vie sont devenues trop lourdes. L’heure est venue pour lui d’entreprendre son dernier voyage, mais c’est un voyage lors duquel, cette fois, le petit garçon ne peut l’accompagner. L’enfant lui fait alors promettre de ne pas partir tout de suite. Pour lui, il va aller chercher le vent le plus puissant, celui qui peut soulever les montagnes.

L'Homme Montagne planche

Le point sur l’album :

La plume sensible de Séverine Gauthier vient chanter une belle histoire autour d’une épreuve difficile. Ce petit garçon va partir à l’aventure, comme pour mieux se préparer au départ de son grand-père. Une aventure douce et fantastique, à l’imaginaire riche en symboliques. Laissant aussi une large part à la libre interprétation, l’auteur guide son héros à travers les montagnes avec bienveillance. Une écriture poétique joliment mise en scène.

Tout comme le sublime dessin onirique de Amélie Fléchais. La dessinatrice insuffle de la magie au récit avec un trait audacieusement adapté.

L’Homme Montagne est une jolie fable, courageuse et habile. A conseiller.

Route 78, une BD d’Eric Cartier et Audrey Alwett (Delcourt / Mirages)

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Route 78, à la rencontre du Flower Power

Après cinq années d’absence, Eric Cartier (Kaput & Zösky, Drylander) fait son retour avec Route 78, récit autobiographique où il raconte sa traversée des Etats-Unis en 1978 en compagnie de sa femme. Aidé par Audrey Alwett (SinBad, Princesse Sara, Danseuse, Sweety Sorcellery) pour l’élaboration du scénario qu’il a co-écrit, c’est aussi lui qui a illustré l’album. Une aventure singulière au coeur de l’Amérique marginale.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Eric Cartier (scénario et dessin), Audrey Alwett (scénario), Pierô Lalune (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 19,99 € (176 pages)

Résumé de l’éditeur :

1978. Eric et Pat s’envolent pour New York sans un dollar en poche. Leur rêve : traverser le continent en stop pour rejoindre le pays des hippies, San Francisco. Mais dans leur quête du flower power, ils arrivent dix ans trop tard. Ils s’imaginaient un périple de quatre jours, le voyage durera deux mois. Un road trip dans l’Amérique des marginaux, avec des vrais morceaux de trouille et de romance.

Route 78, BD planche

Le point sur l’album :

Débarquer à New York en couple et sans argent, c’était un pari osé, même en 1978. Le voyage qui ne devait durer que trois ou quatre jours s’est d’ailleurs prolongé durant deux mois. Une période pendant laquelle Eric et Pat ont parcouru des milliers de kilomètres en stop, pour rejoindre la communauté hippie de San Francisco. Sur leur route, ils vont faire des rencontres marquantes dans des milieux toujours marginaux. Essayant toutes les drogues qui lui passeront sous la main, Eric va finalement découvrir le fléau social qu’elles représentent.[pull_quote_right]l’envers du décor d’un Flower Power qui se fane[/pull_quote_right]

A la façon d’un carnet de route, on passe de véhicules en véhicules en compagnie de ce couple original et complémentaire, qui n’hésite pas à dormir à la belle étoile quand il le faut (au prix de quelques frayeurs). Un duo qui vit son rêve jusqu’au bout, même si l’on sent une déception inévitable en fin de parcours. Le scénario est découpé avec intelligence, respectant la chronologie du parcours. Il nous fait découvrir l’envers du décor d’un Flower Power qui se fane au milieu des laissés pour compte de l’Amérique. Un tableau finalement assez noir.

Le style graphique utilisé par Eric Cartier apporte quant à lui une certaine chaleur à travers son trait libre et instinctif. Un dessin vivant qui donne une belle sensation de mouvement. La couleur de Pierô Lalune joue également un rôle important, jouant de bichromies très variées tout au long du périple, dont de nombreuses anecdotes se déroulent de nuit.

Entre évasion et désillusion, Route 78 nous immerge dans l’intimité d’un voyage captivant. A découvrir.

Gente de bién, un film de Franco Lolli

Gente de bién, un film de Franco Lolli

Gente de bién, un film de Franco Lolli

Gente de bién a été nommé au Festival de Cannes 2014 pour la Caméra d’Or, ainsi que trois nominations à La Semaine Internationale de la Critique 2014. Franco Lolli réalise avec Gente de bién son premier long métrage, dans sa ville natale, Bogota. Nous sommes en Colombie et le réalisateur s’est largement inspiré de sa propre enfance. Enfance difficile et pauvre, seul avec sa mère.

Sortie : le 18 mars 2015
Durée : 1h27
Avec : Brayan Santamaria, Carlos Fernando Perez, Alejandra Borrero

Gente de biénGente de bién

Le film Gente de bién, raconte l’histoire d’un petit garçon, Eric, et de sa chienne, Lupe, que la mère remet au père dès les premières minutes du film. On n’en connaît pas la raison. Elle s’en débarrasse. Et le père n’a pas l’air plus heureux que ça de récupérer son fils qu’il connaît à peine. Heureusement Eric n’est pas seul. Lupe le suit partout.

Le père d’Eric est dans la misère. Il est menuisier, sans travail fixe. Il travaille chez une femme, plutôt riche et lui répare des meubles. Une « gentille » propriétaire riche. Elle lui propose d’emmener Eric et lui-même dans sa maison de campagne, pour les fêtes de Noel, afin qu’Eric puisse avoir des vacances et un vrai Noël. Et lui, travaillera là-bas, dans la maison, pour gagner quelques sous.

Mais tout n’est pas si simple… Même Lupe, la chienne, va souffrir de la situation.

Bien sûr, on retrouvera de nombreux clichés dans ce film. Les contrastes entre pauvres et riches, les différentes façons de vivre, les discours… Les dialogues aussi sont dans ce sens. Mais n’oublions pas que nous sommes en Colombie, à Bogota, et les différences entre les classes sociales sont énormes. Mais là n’est pas le plus important. Ce film véhicule des sentiments forts et certains passages nous transpercent le cœur. Des images toutes simples et tellement vraies.

Une mention toute spéciale pour l’interprète d’Eric : Brayan Santamaria. Il est tout à fait exceptionnel, d’autant plus que son rôle est loin d’être facile ! D’une sincérité bouleversante.

Un film à voir, assurément !

Bande annonce du film :

Glenn Gould, une vie à contretemps : une BD de Sandrine Revel (Dargaud)

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Glenn Gould BD

Glenn Gould, une vie à contretemps

Pianiste extraordinaire mondialement reconnu, Glenn Gould était un excentrique décalé qui mit fin à sa carrière de concertiste très tôt, à 32 ans. Un génie qui préférait les animaux et les studios d’enregistrement aux gens. Sandrine Revel (Un drôle d’ange gardien, Sorcières et Dépendances…) propose sinon de percer les nombreux mystères de cette personnalité, au moins de retracer le parcourt de ce monument de la musique classique.

Date de parution : le 20 mars 2015
Auteur : Sandrine Revel (scénario et dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 21,00 € (128 pages)

Résumé de l’éditeur :

La biographie dessinée d’un génie de la musique. Glenn Gould, star planétaire de la musique classique, génie absolu et solitaire. Cette biographie retrace la vie du célèbre pianiste canadien pour tenter de comprendre sa personnalité cachée et en percer le mystère… Pourquoi a-t-il arrêté si brutalement sa carrière de concertiste ? Pourquoi est-il devenu une des premières figures de l’ère médiatique à vouloir disparaître ? Sandrine Revel met tout son talent au service de cette peinture magnifique d’un génie au mal-être tangible. Sandrine Revel nous offre une biographie époustouflante de ce génie à la personnalité complexe.

Le point sur l’album :

Biographie poétique presque musicale, Glenn Gould, une vie à contretemps nous fait partager l’incroyable destin de ce jeune homme frêle habité par tous les maux. Un jeune garçon laissé à l’écart dans la cour d’école, qui va apprendre le piano avec sa mère. Jouant sur une chaise pliante aux pieds sciés, souvent en croisant les jambes, le musicien se produit sur scène et se fait vite remarquer pour sa façon de jouer. Si certains n’apprécient pas sa mauvaise tenue, d’autres saluent le virtuose. Et très vite, le pianiste se forge une réputation internationale. Il enregistrera dans les années 50 les Variations Goldberg dans les studios CBS. Un enregistrement qui fera date et qui engendrera les meilleures ventes du catalogue classique de Sony pendant de très longues années. Pourtant, l’homme n’a pas rendu la tâche facile aux ingénieurs du son (il chantonnait en jouant, tapait du pied, et faisait grincer sa chaise qu’il n’a pas quitté de toute sa carrière).[pull_quote_right]Un être fragile dont la force musicale s’accomplit chaque jour comme un miracle.[/pull_quote_right]

Un pianiste à la vélocité inégalée, qui était aussi une personnalité complexe, hypocondriaque et maniaque. Il allait jusqu’à mettre le chauffage dans sa voiture, vitres fermées, en plein été. Certains iront jusqu’à avancer l’idée que l’artiste était atteint du syndrome d’Asperger.

Le scénario de Sandrine Revel nous fait parfaitement ressentir le moindre pan de la personnalité de Glenn Gould, en nous invitant à voyager dans son univers. Un récit qui nous place dans son for intérieur, au coeur de sa réflexion, de son génie et de ses étranges manies. Un être fragile dont la force musicale s’accomplit chaque jour comme un miracle.

Avec un dessin imaginatif, l’auteur instille un imaginaire omniprésent dans l’univers de Glenn Gould, artiste qui vit avant tout dans sa bulle. Une créativité canalisée avec beaucoup de douceur et de bienveillance, qui  rend ce Glenn Gould très attachant. La mise en scène est si bien réussie qu’on entendrait presque les notes de piano.

Glenn Gould, une vie à contretemps vient nous murmurer à l’oreille le génie créatif de ce pianiste unique grâce à une immersion brillamment réussie.

Sartre, une BD de Mathilde Ramadier et Anaïs Depommier (Dargaud)

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Sartre - Une existence, des libertés

Sartre – Une existence, des libertés

Biographie de l’un des philosophes les plus marquants du XXème siècle, Sartre est une BD scénarisée par Mathilde Ramadier (Rêves syncopés) et illustrée par Anaïs Depommier, deux auteurs qui se connaissent bien pour avoir grandi ensemble. Comme Jean-Paul Sartre, Mathilde Ramadier est d’ailleurs normalienne et philosophe. Un projet qui bénéficie donc de la plus grande expertise !

Date de parution : le 20 mars 2015
Auteurs : Mathilde Ramadier (scénario) et Anaïs Depommier (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 17,95 € (160 pages)

Résumé de l’éditeur :

À l’occasion des 35 ans de la mort de ce maître de philosophie, découvrez sa biographie dessinée par deux jeunes auteures talentueuses. Figure emblématique de la littérature et de la philosophie française, Sartre fut une personnalité à part : libre penseur et révolutionnaire, c’était un homme moderne qui refusait les honneurs. Ce livre retrace avec émotion son engagement politique, ses écrits, sa relation fusionnelle avec Simone de Beauvoir, la création du mouvement existentialiste, etc. Incontournable ! La biographie dessinée d’un des plus grands philosophes du XXe siècle.

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Le point sur l’album :

Passionné par les livres, Sartre a toujours été un original, une personnalité à part. Professeur de philosophie, ancien élève de l’école « prétendue normale et dite supérieure« , il rencontre très tôt Simone de Beauvoir, sa muse et son « amour nécessaire« . On découvre alors le couple hors-normes qu’il formait avec sa confidente, la seule dont il acceptait les critiques (qui avaient une grande importance pour lui). On savoure son quotidien empreint de liberté et d’indépendance intellectuelle. Et puis on touche un peu à cette époque, où le nazisme monte peu à peu pour se muer en une guerre où le jeune Sartre sera appelé et fait prisonnier. On fait la rencontre de ses amis et de ses inimitiés, de Nizan en passant par Merleau-Ponty, Lévi-Strauss, Duchamp, Malraux, Vian, Genet, Camus etc… Le monde éditorial, le journalisme, la résistance, l’existentialisme (dont il était le père)…. Autant de causes pour lesquelles Sartre s’est battu. Un récit passionnant qui suscite, même après sa lecture, beaucoup de curiosité.[pull_quote_right][Un album] d’une qualité irréprochable[/pull_quote_right]

C’est le dessin délicat d’Anaïs Depommier qui accompagne cet album à l’édition raffinée. Un trait fin aussi simple qu’élaboré, qui montre le potentiel de la dessinatrice. Ses courbes irrégulières donnent une belle âme au récit, tout en restant assez fidèle à l’image que l’on se fait des différents auteurs qui le peuplent.

Cet album de Sartre est donc d’une qualité irréprochable. L’occasion rêvée de découvrir ce grand homme qui fut, pour les moins jeunes d’entre nous, notre contemporain.

Clan, une BD d’Amazing Améziane (Le Lombard)

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Clan, une BD d’Amazing Améziane

Nouveau one shot d’Amazing Améziane (Legal, la fin de la prohibition, A quatre mains, Bagmen, Devenir mafieux…), Clan est un récit coup de poing sur la mafia japonaise. Un polar noir très efficace, où un jeune yakusa va partir à la conquête de son clan. Un carnage en perspective où vont se nicher des secrets de famille jusqu’ici bien gardés…

Date de parution : le 13 mars 2015
Auteur : Amazing Améziane (scénario et dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 17,95 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Saburo, un jeune yakuza ambitieux, déclenche une guerre des gangs pour renverser l’Obayun Kodama, le parrain de Tokyo. Mais le vieux renard entend bien vendre chèrement sa peau et, pour faire assassiner Saburo, il fait libérer Shi de prison. Le vieux sabreur aveugle attend cela depuis 30 ans. 30 ans passés à l’isolement, dans l’ignorance de la trahison qui a scellé son destin. Et dans le monde des clans, le tranchant d’une lame est souvent la seule distance entre la famille et le business…

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Le point sur l’album :

Amazing Améziane aime maîtriser les sujets qu’il aborde. Il en fait la démonstration avec ce Clan qui se déchire au grand jour. L’auteur concocte un récit noir qui navigue entre tradition et modernisme, à l’instar du japon qu’il met en scène. Si ce n’est pas ostensible, on sent un travail de documentation sur le milieu. Confrontant deux générations de yakuzas, il en profite pour ressusciter une légende : un sabreur hors pair, directement inspiré du grand Zatoichi. Entre ce dernier prénommé Chi et l’ambitieux Saburo, la guerre va faire rage. Ce qui ne va pas empêcher les histoires de coeur de ressurgir. Les yakuzas frappent en effet toujours là où ça fait mal. Un scénario-engrenage qui cultive une mise en scène percutante au service de révélations fracassantes, évidemment.[pull_quote_right]Une belle claque graphique[/pull_quote_right]

Ce cocktail explosif est par ailleurs mis en image avec un talent certain. Amazing Améziane propose un graphisme novateur, très dynamique et relativement précis. Utilisant d’innombrables techniques, dont des contre-jours très réussis, il nous régale par son ingéniosité et sa capacité à se renouveler d’une planche à l’autre. Cela tout en conservant une grande cohérence d’ensemble. L’influence de Tarantino ne semble d’ailleurs jamais loin. Bref, la surprise est au rendez-vous.

Clan est une belle claque graphique au scénario bien huilé. Un excellent divertissement à lire sans modération (attention toutefois à ne pas vous tacher de sang).

KZ Dora, l’intégrale BD de Robin Walter (Des ronds dans l’O)

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KZ Dora ou l’horreur d’un camp de concentration

Inspiré de la vie de son grand-père, Robin Walter (Prolongations) livre avec KZ Dora le récit bouleversant de la vie d’un prisonnier de camp de concentration lors de la Seconde Guerre mondiale. Réunissant les deux tomes parus en 2010 et 2012, cette intégrale est augmentée du récit complet « Notes sur mes années d’internement et de déportation » de Pierre Walter.

Date de parution : le 19 mars 2015
Auteur : Robin Walter (scénario et dessin)
Editions : Des ronds dans l’O
Prix : 24,00 € (244 pages)

Résumé de l’éditeur :

Inspiré par l’histoire vraie de Pierre Walter, prisonnier à Dora de 1943 à 1945. Au matin du 1er septembre 1939, l’Allemagne d’Hitler attaque la Pologne. Cinq personnages, Paul, élève officier français, Émile, jeune résistant insouciant, Hans, SS issu des jeunesses Hitlériennes, Bastian, officier SS d’expérience et Michael, ambitieux scientifique allemand travaillant sur les missiles V1 et V2, armes secrètes d’Hitler, voient leur destin se croiser au camp de concentration de Dora. KZ Dora : Camp de concentration situé à proximité du camp de Buchenwald basé en Allemagne destiné à la fabrication d’armes secrètes, les missiles V1 et V2, en fonctionnement de 1943 à 1945.

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Le point sur l’album :

Avec pas moins de cinq personnages principaux qui se croisent sans toujours le savoir dans le camp de DoraRobin Walter élabore un scénario étoffé et transversal. Une façon de rendre compte de cette sombre époque en jouant sur les deux tableaux : côté nazis et côté prisonniers. Si l’on est particulièrement touché par sa façon de raconter le quotidien des prisonniers menacés de mort à chaque instant, le scénario a du mal à  donner le change avec les protagonistes allemands, Hans, Bastian et Michael. On a en effet tendance à s’y perdre et on se demande finalement s’il n’aurait pas mieux valu se concentrer uniquement sur Paul et Emile qui auraient mérité d’occuper plus encore l’espace. Ceci étant, le récit de Robin Walter a le mérite d’être néanmoins équilibré et agréable à parcourir.

Quant au dessin noir et blanc de l’artiste, il dégage une belle intensité grâce à des jeux de lumière très pointus. Un graphisme esthétique et puissant qui vient gommer les quelques imprécisions dans le trait de l’auteur. De fait, on a parfois du mal à identifier clairement les visages, ce qui peut parfois freiner la lecture. Mais sans la gâcher.

KZ Dora méritait bien une intégrale. Un récit poignant, à lire.

7e Festival International du Film Policier de Beaune

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7e Festival International du Film Policier de Beaune

du 25 au 29 mars 2015

Danièle Thompson, présidente du Jury.

Succédant à Claude Chabrol en 2009, Olivier Marchal en 2010, Régis Wargnier en 2011, Jean-Loup Dabadie en 2012, Pierre Jolivet en 2013 et Cédric Klapisch en 2014, la présidente du Jury de la 7e édition du Festival International du Film Policier de Beaune sera la réalisatrice et scénariste Danièle Thompson.

Site web officiel du 7e Festival International du Film Policier de Beaune :

www.beaunefestivalpolicier.com

 

 

BEAUNE 2015-CommuniquÈ de presse 2[1]

 

7e Festival International du Film Policier de Beaune

Exposition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles : Le Monde du Sultan

Affiche

Le Monde du Sultan

Cette exposition, Le Monde du Sultan, met en lumière l’influence de la culture ottomane sur les artistes européens de la Renaissance. Au fil des échanges et des confrontations, entre les XVème et XVIème siècles, une attirance magnétique s’est maintenue entre les différents peuples et s’est transposée dans la peinture, la gravure, la sculpture et autres objets d’art.

L’EMPIRE DU SULTAN : Le monde ottoman dans l’art de la Renaissance
Du 27.02 au 31.05.2015
Palais des Beaux-Arts / BOZAR – Rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles
Du mardi au dimanche de 10h à 18h (jeudi: 10h à 21h)
12€ : tarif standard – 10€ : tarif réduit
Palais des Beaux-Arts/Bozar


Le Monde du Sultan

Le Monde du Sultan

Huile sur toile de Hans Eworth

Sultan Soliman le Magnifique – 1549

 

Période de renouvellement de l’Art, l’âge de la Renaissance a fortement été marqué par ce contexte historique. C’est en effet entre Occident et Orient, entre Islam et Chrétienté que certains artistes ont trouvé inspiration et légitimité. Après la chute de Constantinople, l’Empire byzantin laisse la place à l’Empire Ottoman qui multiplie les conquêtes en Europe, et au-delà des conflits militaires, des liens se créent et permettent des échanges à différents niveaux et une évolution culturelle dans les deux sens. Via le commerce et la diplomatie, l’Allemagne, l’Autriche, et les Pays Bas au Nord, l’Italie au Sud, la Pologne et la Hongrie à l’Est subissent l’influence de cette grande puissance. Et même si ces ennemis sont à craindre, les ottomans sont admirés pour leurs lois, leur religion, leur sagesse et leurs connaissances scientifiques. Ainsi cet attrait amène de grands artistes tels que Gentile Bellini, Albrecht Dürer, Hans Memling ou le Titien à peindre des sultans, des vizirs, des combats, mais aussi des demeures orientales, des chameaux et divers éléments liés à cet Empire fastueux. Certains d’entre eux partent en voyage en Orient pour répondre à des commandes car la peinture italienne à excellente réputation au sein de l’Empire Ottoman, les sultans désirent leurs portraits sur toiles ou médailles par les plus grands peintres. Et si les conflits militaires s’enchainent, d’autres formes d’alliances presque passionnelles se développent entre occident chrétien et orient islamique. L’Orient est le berceau de la science et de la sagesse et c’est en cela qu’il fascine l’Europe.

Plus de 160 œuvres d’art et objets précieux traduisent au fil de l’exposition cette influence. Par exemple, les ornementations orientales et le raffinement des textiles s’inscrivent dans la mode de l’élite européenne, ils sont adoptés dans les ateliers de fabrication dans tout le continent. Le tapis d’orient devient un signe distinctif du statut social, et, lorsqu’il est représenté dans les peintures religieuses, il symbolise le séparateur de la sphère sacrée et de la sphère profane. De nombreuses étoffes royales, des reliures de cuirs, des instruments scientifiques, des gravures, des armures, et autres masques répercutent le souffle culturel et esthétique des ottomans.

Loin encore des orientalistes du XIXème tels que Jean-Leon Gérôme, Ingres ou Delacroix, il est intéressant de constater combien les couleurs du monde islamique ont fait effet sur l’Europe de la Renaissance alors en plein changement.

Magnifique exposition, très riche et très bien agencée. Et en ces moments de tensions entre Occident et Orient, c’est un espace-temps qui permet de garder mémoire sur ce qui nous relie plutôt que ce qui nous sépare.

Un audioguide accompagne la visite, il est ponctué d’interventions littéraires par la célèbre écrivaine turque Elif Shafak. Elle viendra faire une intervention le 28 mai 2015.

Le Monde du Sultan

Le Monde du Sultan

Gravure de Melchior Lorck

Sultan Soliman le Magnifique – 1559 – Constantinople

 

CITATION

« Venise est asiatique et arabe ; elle est aussi byzantine, gothique, lombarde ; mais c’est le caractère oriental qui domine, et celui sans lequel elle reste incompréhensible. Ses vaisseaux ont rapporté chez elle les styles et les formes de tous les climats : la coupole de Byzance, le minaret du Bosphore, l’ogive de Mahomet, la citerne du désert. Rien ne lui ressemble sur le continent. Le Jupiter du Péloponnèse, l’islamisme, le christianisme, se pressent à la fois en ce lieu de refuge. »

Edgar Quinet

Allemagne et Italie, 1839

Chelli, un film de Asaf Korman

Chelli, un film de Asaf Korman

Chelli, un film de Asaf Korman

Asaf Korman, israélien, réalise son premier long métrage avec Chelli, avec succès. Asaf Korman s’est largement inspiré de la vie de sa propre femme, Liron Ben Shlush, qui a une sœur handicapée mentale. C’est elle-même qui incarne Chelli qui a en charge sa jeune sœur déficiente. Elle en oublie sa propre vie pour ne s’occuper que de Gaby.

Sortie : le 4 mars 2015
Durée : 1h30
Avec : Liron Ben Shlush,Dana Ivgy, Yaakov Zada Daniel

Chelli, un film de Asaf KormanChelli, un film de Asaf Korman

Si Chelli est remarquablement interprétée par Liron Ben Shlush, le rôle de Gaby, la jeune femme handicapée mentale, est jouée par Dana Ivgy. Non seulement elle ressemble à Liron, mais elle joue le rôle de Gaby avec tellement de vraisemblance qu’on est sûr que c’est une vraie personne handicapée qui tient ce rôle. Et bien, non ! C’est époustouflant !

Le réalisateur, qui dans la vie est le mari de Liron, met l’accent sur l’amour fraternel avec tous ses illogismes. Amour, perversité, dominance, instinct de propriété… Tout est dit dans ce film à huis clos. Maltraitance ou trop d’amour ? Liberté ou prisonnière ? Respect ou étouffement ?

On ressent la difficulté d’être accompagnant d’une personne handicapée mais aussi et surtout la souffrance de Gabby, qui reste avant tout une personne à part entière, et qui refuse d’obéir, ne serait-ce que pour affirmer son existence de jeune femme. De la même façon que Chelli l’oblige à mettre son bras autour d’elle quand elle dort. Bras qu’elle retire, à chaque fois, immédiatement. Jusqu’où peut-on aller ? Quelles sont les limites supportables pour Gaby ? Et pour Chelli ? Equilibre fragile qui va exploser à l’arrivée de l’amoureux de Chelli, Zolar.

Un film vraiment profond qui analyse la perversité des rapports humains, loin des règles sociales superficielles. Si Gabby est déclarée handicapée, Chelli tout au long du film nous découvre sa personnalité troublante, obsédée par sa sœur. Et psychiquement fragile. Peut-être qu’au final la personne la plus atteinte est-elle Chelli et non Gabby…

A méditer et à voir sans a priori.

Bande annonce du film Chelli :

The Black Legends, le musical, aux Folies Bergère à Paris


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Folies Bergère du 19 mars au 5 avril 2015

Ce musical fait revivre les grands standards de la musique noire américaine auxquels il relie l’histoire de la communauté afro-américaine qui sert de fil conducteur aux chansons interprétées et à leur contexte social. Divertissant.

[pull_quote_center]Les 30 artistes particulièrement investis – à la fois chanteurs, comédiens et danseurs aux tessitures vocales très larges accompagnés de 9 musiciens live – s’emparent avec une identité propre des tubes planétaires de Ray Charles, la Motown, Otis Redding, Les Supremes, Aretha Franklin, Martha Reeves and the Vandellas, Nina Simone, Whitney Houston, Michael Jackson ou encore Beyoncé.[/pull_quote_center]

De l’abolition de l’esclavage, en passant par la ségrégation raciale et sa rébellion jusqu’à l’élection d’Obama, le peuple noir n’a cessé de lutter pour voir reconnaitre ses droits et conquérir son émancipation.

Nous sommes donc embarqués dans une grande épopée générationnelle à travers 38 tableaux très réussis qui symbolisent dans une mise en scène de Valéry Rodriguez, également chanteur sur le show,  tous les moments forts qui la jalonnent, grâce à des saynètes visuelles et temporelles marquantes où les morceaux se calent sur la chronologie des faits retracés et leurs époques charnières.

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Avec pas moins de 300 costumes, les codes vestimentaire, de couleur, de coiffures sont au rendez-vous pour nous replonger dans chaque période et son son d’origine, incroyablement reconstitué.

A l’abri du gospel, du blues, du jazz New Orléans et de la soul s’investissent sur le plateau des cabarets comme le Cotton Club, Cab Calloway où sont ainsi évoqués et non pas copiés les Bessie Smith, Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Ray Charles, Otis Redding ou James Brown.

La figure de Martin Luther King, prêcheur de la non-violence traverse bien évidemment la fresque comme celle de Malcom X et de la courageuse Rosa Parks qui fut la première à oser dénoncer en 1955 la ségrégation noirs/blancs dans les bus, initiant le mouvement des droits civiques.

S’enchainent ensuite la naissance du disco puis le phénomène hip hop sur fond de musique noire revendicatrice.

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Les 30 artistes particulièrement investis – à la fois chanteurs, comédiens et danseurs aux tessitures vocales très larges accompagnés de 9 musiciens live – s’emparent avec une identité propre des tubes planétaires de Ray Charles, la Motown, Otis Redding, Les Supremes, Aretha Franklin, Martha Reeves and the Vandellas, Nina Simone, Whitney Houston, Michael Jackson ou encore Beyoncé.

Tandis que les lumières électriques de Jacques Rouveyrollis irradient cette légende black où la culture noire se pare d’une référence musicale mondiale…

Résultats concours : La tirade du nez, 4 livres gagnés.

Sortie le 5 mars 2015 aux Editions Le Seuil Jeunesse

A l’occasion de la sortie du livre La Tirade du nez, le 5 mars 2015, Publik’Art, en collaboration avec Les Editions Le Seuil Jeunesse, vous a offert la possibilité de gagner :

4 exemplaires cartonnés du livre pour tout petit enfant La Tirade du nez

Vous avez spécialement été nombreux à participer : 6 430 ! Un grand bravo à tous et un grand merci de votre excellente participation.

Les 4 heureux gagnants sont :

Laurent Siraut, Nicolas Van Klaveren, Cathy Rocherioux et Jacqueline Falcon.

Notre partenaire vous enverra votre livre très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bonne lecture à tous !

La Prochaine fois je viserai le coeur : un film de Cédric Anger (DVD)

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La prochaine fois je viserai le coeur

La Prochaine fois je viserai le coeur en DVD

Cédric Anger (L’Avocat, Le Tueur) signe avec La Prochaine fois je viserai le coeur un film glacial inspiré d’un fait divers des années 70, en France : l’affaire Alain Lamare. Gendarme de profession, ce dernier s’est vu attribuer le titre du tueur en série de l’Oise. Une personnalité complexe magistralement interprétée par Guillaume Canet.

Sortie : le 18 mars 2015
Avec :  Guillaume Canet, Ana Girardot, Jean-Yves Berteloot
Durée : 1h51
Prix :  19,99 € (DVD/BR)

Synopsis :

Pendant plusieurs mois, entre 1978 et 1979, les habitants de l’Oise se retrouvent plongés dans l’angoisse et la terreur : un maniaque sévit prenant pour cibles des jeunes femmes. Après avoir tenté d’en renverser plusieurs au volant de sa voiture, il finit par blesser et tuer des auto-stoppeuses choisies au hasard. L’homme est partout et nulle part, échappant aux pièges des enquêteurs et aux barrages. Il en réchappe d’autant plus facilement qu’il est en réalité un jeune et timide gendarme qui mène une vie banale et sans histoires au sein de sa brigade. Gendarme modèle, il est chargé d’enquêter sur ses propres crimes jusqu’à ce que les cartes de son périple meurtrier lui échappent.

La prochaine fois je viserai le coeur

Notre avis sur le film :

« Il leur disait toujours cette phrase dingue : « Attention je vais vous faire mal » et ne regardait jamais les impacts des balles. C’est aussi pour ça, heureusement, qu’il n’en a pas tuées autant qu’il l’espérait… Alors comme il ratait, tirait dans le ventre, les jambes, il ponctuait ses lettres de menaces de cette phrase : La prochaine fois je viserai le coeur« , raconte le réalisateur (source : Allociné.com).

La Prochaine fois je viserai le coeur n’est pas un film de course-poursuite ou de chasse à l’homme. Le scénario s’attache surtout à suivre le meurtrier dans son quotidien. Un homme torturé sans cesse en mouvement. Que ce soit en voiture pour aller tuer des autostoppeuses, pour faire ses rondes de gendarmes, ou pour aller dormir en forêt, dans le froid et l’humidité ambiante. On y décrit un criminel dangereux et très dur avec lui-même. Un assassin qui n’a jamais pris plaisir à tuer. Qui semblait même avoir une peur panique lorsqu’il passait à l’acte. C’est essentiellement à cela qu’on assiste durant tout le film. [pull_quote_right]Plutôt original et absolument froid.[/pull_quote_right]

Forcément tortueux et complexe, La Prochaine fois je viserai le coeur emprunte la voix tracée par Alain Lamare. Si bien qu’on ne sait pas toujours où le réalisateur veut nous amener, si ce n’est dans les méandres des pensées de ce fou. Un fou qui a d’ailleurs été reconnu irresponsable de ses actes et interné.

La Prochaine fois je viserai le coeur choque autant qu’il interroge sur cette personnalité. Un film sans grand suspense mais qui surprend par sa façon d’aborder le parcours d’un serial killer. Plutôt original et absolument froid.

Les bonus du DVD : 

Interview exclusif de Cédric Anger (30′)
Making-of (15′)

Les promeneurs sous la lune, une BD de Zidrou et Mai Egurza (Rue de Sèvres)

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Les promeneurs sous la lune couverture

Les promeneurs sous la lune ou l’art de dormir debout

Histoire de noctambule, Les promeneurs sous la lune est une BD de Zidrou (L’élève Ducobu), scénariste, et Mai Egurza, dessinatrice espagnole qui signe son premier album. Comme un songe poétique au milieu de la nuit, les auteurs mettent en scène un somnambulisme contagieux qui se propage peu à peu sur les toits de la ville… sous la lune.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Zidrou (scénario) et Mai Egurza (dessin)
Editions : Rue de Sèvres
Prix : 14,00 € (70 pages)

Résumé de l’éditeur :

Napoleon Carvallo même une vie tranquille dans une petite ville catalane jusqu’à ce qu’une nuit il se réveille dans le lit de Linh, une inconnue du quartier, sans avoir aucune idée de comment il est arrivé là. Les choses deviennent de plus en plus étrange lorsque cette aventure se répète plusieurs nuits de suite ! Linh accepte de ne pas porter plainte à condition que Napoleon consulte un spécialiste du sommeil… nos héros ne sont pas au bout de leurs surprises : serait-il possible que toute la ville soit prise d’une étrange épidémie de somnambulisme ?

Les promeneurs sous la lune planche

Le point sur l’album :

C’est suite à une affaire pour le moins troublante que Les promeneurs de la lune débute son récit. Un jeune homme a en effet pris la fâcheuse habitude de se réveiller dans le lit de sa voisine. Le noctambule va devoir enquêter et surtout se soigner car la malheureuse élue a porté plainte. Une idée originale relativement bien écrite par Zidrou à la façon d’une comédie douce. On se laisse ainsi volontiers porter malgré l’absence de véritable enjeu.

Un scénario sans prétention agréablement illustré par Mai Egurza. Son trait fin et son style épuré aux courbes généreuses n’est pas sans rappeler le dessin d’Arthur de Pins. Un univers qui dégage une douceur idéale aux Promeneurs sous la lune.

Au final, si Les Promeneurs sous la lune n’est pas un album inoubliable, il offre un moment de courte évasion qui n’est pas désagréable.

Le Sculpteur, une BD de Scott McCloud (Rue de Sèvres)

Le Sculpteur

Le Sculpteur, une BD de Scott McCloud

Auteur multi-récompensé et reconnu à travers le monde, Scott McCloud (l’Art invisible, Faire de la Bande dessinée, Zot !) signe Le Sculpteur, qui vient de paraître aux éditions Rue de Sèvres. Un pavé de quelques 496 pages qui vient se jeter à notre figure pour exploser comme un feu d’artifices. Autrement dit : un chef d’oeuvre.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Scott McCloud (scénario et dessin)
Editions : Rue de Sèvres
Prix : 25,00 € (496 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un roman graphique exceptionnel ! La destinée hors du commun d’un jeune artiste new-yorkais, la grande aventure de la création et les interrogations qu’elle suscite.
David Smith consacre sa vie à l’art – jusqu’à l’extrême. Grâce à un pacte avec le diable, le jeune artiste voit son rêve d’enfance réalisé : pouvoir sculpter tout ce qu’il souhaite, à mains nues. Mais ce pouvoir hors norme ne vient pas sans prix… il ne lui reste que 200 jours à vivre, pendant lesquels décider quoi créer d’inoubliable est loin d’être simple. D’autant que rencontrer l’amour de sa vie le 11e jour ne vient rien faciliter !

Le Sculpteur planche

Le point sur l’album :

Le Sculpteur raconte évidemment l’histoire d’un artiste. Celle d’un Sculpteur qui ne vit que pour son art. Ayant connu le succès dès sa sortie de l’université, il est trop vite tombé dans l’oubli. Depuis, il n’a de cesse de rechercher la reconnaissance du public et de ses pairs. Pour ça, il est prêt à tout, même à pactiser avec le diable. C’est même exactement ce qu’il va faire. Une trame inattendue pour un roman graphique qui débute assez classiquement. Mais Scott Mc Cloud va très vite nous emmener plus loin.[pull_quote_right][Une] oeuvre colossale[/pull_quote_right]

Posant les bonnes questions, l’auteur va exposer toutes les facettes qui font le monde de l’art aujourd’hui. Pour cela, il a choisi la ville de New York. Un terrain de jeu narratif où il nous promène littéralement. On découvre les règles difficiles qui régissent le marché de l’art, sous le dictat des critiques et des mécènes. Scott Mc Cloud met aussi en scène la fièvre créative et interroge sur son processus. Mais il nous raconte surtout une histoire touchante et romantique entre deux hypersensibles qui cherchent à s’accomplir dans la vie. Une rencontre qui va bouleverser le récit, dont le suspense ne sera que plus grand.

C’est dans l’art compliqué de la simplicité que Scott Mc Cloud a choisi d’inscrire Le Sculpteur. Sa narration est d’une extrême efficacité, utilisant avec brio le dessin pour apporter une deuxième lecture à l’histoire. On est presque abasourdi par une oeuvre aussi aboutie au plan narratif, que l’on ne peut s’empêcher de la lire d’une traite.

Minimaliste et recherché, c’est ce que l’on peut dire du dessin de l’auteur. La bichromie noire et bleue utilisée donne une certaine puissance à son trait délicat où les émotions des personnages sont traduites avec beaucoup de sensibilité.

Le Sculpteur marque donc par son originalité et par sa capacité à innover. Une façon inédite d’explorer les codes du neuvième art, qui participe à la qualité de cette oeuvre colossale (déf. Larousse / Colossale : Qui dépasse de beaucoup la mesure normale. Se dit d’une statue qui dépasse nettement la taille naturelle.).

Le Prince de la Nuit, tome 7 : une BD de Yves Swolfs (Glénat)

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Le Prince de la nuit tome 7

Le Prince de la Nuit, t.7 : La Première mort

Près de quinze ans après son sixième album, Le Prince de la Nuit revient nous hanter avec ce prequel intitulé Première mort. Un nouveau cycle s’ouvre pour cette série culte, signée Yves Swolfs (Durango, Dampierre, Légende, Vlad…).

Date de parution : le 11 mars 2015
Auteurs : Yves Swolfs (scénario et dessin), Bérangère Marquebreucq (couleurs)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

L’origine du Mal… On l’appelle le Prince de la nuit. Vampire, créature nocturne et immortelle se nourrissant du sang de ses victimes, il inspire la crainte et l’obsession de la famille de Rougemont qui le combattra à travers les âges. Mais qui est véritablement Vladimir Kergan ? Né par une nuit de pleine lune d’une mère qui mourut en lui donnant la vie, il est l’héritier d’un chef de clan du peuple Dace à l’ambition démesurée qui n’hésite pas à défier les toutes puissantes légions romaines. Ce tempérament de feu nourrit la jalousie des membres de sa propre famille ; aussi les devins le prédisent : Kergan le malvenu est prédestiné à être maudit, quoi qu’il arrive. Condamné à être trahi par les siens, il deviendra prêt à tout pour se venger, quitte à pactiser avec le Mal en personne.
À travers le nouveau cycle de cette saga fantastique de référence, le virtuose Yves Swolfs nous raconte les circonstances qui ont mené son personnage à devenir le légendaire Prince de la nuit. Plongez aux sources du Mal…
À l’occasion de la sortie de ce nouvel album, tous les tomes précédents du Prince de la nuit seront réédités avec une couverture exclusive !

Le Prince de la nuit tome 7 planche

Le point sur l’album :

C’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve Kergan dans un album à part, puisque Yves Swolfs nous y raconte la genèse de son personnage. Un terrible vampire assoiffé de vengeance dont on ignorait les origines, du moins jusqu’à aujourd’hui. La figure du mal incarné s’humanise un peu le temps d’un épisode qui nous montre les blessures qui ont fait notre Vampire, ce Prince de la Nuit. Un septième album qui ravive la flamme de cette saga fantastique incontournable. [pull_quote_left][Une] saga fantastique incontournable.[/pull_quote_left]

Bien que le scénario ne nous livre pas tous les secrets de Kergan – fort heureusement, il raconte à travers la narration fleuve de Swolfs comment ce chef de clan du peuple Dace en est arrivé à pactiser avec le diable. Un récit de genre palpitant malgré l’absence de véritable enjeu ou surprise.

Ce nouveau cycle est aussi l’occasion rêvée de s’émerveiller devant la qualité irréprochable du dessin de Swolfs. Un trait à la fois puissant et délicat, qui n’a rien perdu de sa superbe, bien au contraire. Du talent à l’état pur.

Le Prince de la Nuit s’est réveillé après un long moment. On espère qu’il va nous faire cauchemarder encore longtemps ! Une aventure à suivre.

The Guest : quand Mads Mikkelsen joue les obsédés pour BoConcept (article sponsorisé)

The Guest

Quand Mads Mikkelsen joue les obsédés 

Après l’élégance dramatique de The Call, voici le glamour décalé dans The Guest, film qui signe la suite et fin du diptyque réalisé pour BoConcept, fabricant et distributeur de meubles design d’origine danoise, qui compte 300 magasins à travers le monde.

A l’occasion de la sortie de ces films, BoConcept lance par ailleurs un jeu pour gagner un service de conseil en décoration avec 10 000 € de meubles. Inscrivez vous sur boconcept.fr.

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Tourné à Valence en Espagne, dans la très belle villa de Morten Georgsen – l’un des designers de l’entreprise, The Guest met en scène l’acteur Mads Mikkelsen en compagnie de son ami Dejan Cukic (acteur mais également scénariste et réalisateur du film). Ici, le premier invite le second dans sa demeure où une surprise l’attend. Dejan va découvrir un paradis peuplé de belles créatures féminines, du sol au plafond. Pourtant, ce n’est pas la surprise que Mads entendait réserver…

C’est en effet sur un ton drôle et léger que l’on découvre un Mads Mikkelsen totalement obsédé par les fonctionnalités de ses nouveaux meubles design, au détriment des jeunes femmes qui se baignent dans la piscine et narguent son ami. L’occasion de mieux découvrir l’univers de la marque et cet intérieur raffiné mis en valeur par un ton sur ton charmeur.

the Guest

C’est donc un panel de blanc-gris beaucoup plus lumineux que dans The Call que l’on découvre ici, avec l’utilisation de cuir, de couleurs métalliques et de verre. Un jeu de textures qui renforce encore l’atmosphère glamour de ce film où l’humour tient le premier rôle.

Une façon de donner le change à un premier film qui nous avait déjà intrigué. The Guest souligne ainsi l’originalité de cette campagne inédite dans le monde de la publicité.

Crédits

Scénario : Dejan Cukic et Thomas Busk
Réalisateur : Dejan Cukic et Thomas Busk
Photographe du film : Nicolaj Brüel
Producteur : Claus Frandsen, the company film[/vc_column]

Son : Alexsounds et Supersonic
Post Production : Decu, Gentlemen Bronocos, the company film
Société de production : the company film

Article Sponsorisé

Les Maîtres Saintiers, tome 1 : une BD de Laurent-Frédéric Bollée et Serge Finno (Glénat)

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Les Maîtres Saintiers tome 1

Les Maîtres Saintiers, t. 1 : à l’accord parfait, 1788

Nouvelle saga ésotérique écrite par Laurent-Frédéric Bollée (Un long Destin de Sang, Terra Australis, Deadline) et illustrée par Serge Finno (Les Soleils rouges de l’Eden, Quand souffle le vent des îles, Les Chasseurs d’Écume), Les Maîtres Saintiers raconte l’histoire des frères Rochebrune, deux jumeaux qui cherchent du travail en tant que façonneurs de cloches. Nous sommes en 1788, et les deux jeunes artisans vont trouver un chantier : restaurer le clocher de la ville de Châtellerault.

Date de parution : le 11 mars 2015
Auteurs : Laurent-Frédéric Bollée (scénario) et Serge Finno (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

La fusion parfaite entre saga familiale et thriller ésotérique. 1788. Étienne et François Rochebrune sont deux frères jumeaux aux caractères diamétralement opposés : Étienne, l’intellectuel, passe sa vie dans les livres, tandis que François, plus impulsif, est une vraie force de la nature. Ils descendent d’une longue lignée de maîtres saintiers dont le métier consiste à dessiner, sculpter et fondre les cloches. En recherche d’un chantier où exercer leurs talents, ils arrivent à la ville de Châtellerault. Ici, les gens se plaignent de la cacophonie produite par les cloches en piteux état de l’église Saint-Jacques. Comme il est de coutume de croire que les jumeaux portent malheur, les fidèles voient les frères Rochebrune d’un mauvais œil. Pourtant le maire de la ville décide de leur confier le chantier. Après une brève inspection, les jumeaux constatent l’étendue des dégâts et découvrent, gravées sur les cloches, de mystérieuses inscriptions en latin datant du XIVe siècle qui dévoileraient l’emplacement du tombeau de la Vierge Marie !
LF Bollée lance une grande saga inspirée par la vie de sa propre famille qui nous fait découvrir des pans entiers de l’histoire en mettant à l’honneur une forme d’artisanat passionnante et pourtant méconnue. Une série en 7 tomes, relayée par le classicisme élégant de Serge Fino, à travers laquelle nous suivrons le destin de cette famille de maîtres saintiers sur plusieurs générations, jusqu’au XXe siècle. Ainsi, les auteurs réussissent le pari audacieux d’allier saga familiale et thriller ésotérique – deux genres qui sont l’apanage des éditions Glénat avec de séries comme Les Maîtres de l’orge ou Le Triangle secret !

Les Maîtres Saintiers tome 1 planche

Le point sur l’album :

Une fois installés à ChâtelleraultLes Maîtres Saintiers  vont faire des rencontres qui vont changer leur vie. Il y a Rosaline, jeune aristocrate locale courtisée qui va leur taper dans l’oeil, mais il y a également la bête du gévaudan qui rôde et se manifeste en laissant des corps de jeunes filles étripées derrière lui. Et puis il y a aussi ce mystère qui entoure les inscriptions trouvées sur les quarante cloches. Ces dernières semblent faire de nombreuses révélations sur la Vierge Marie. Laurent-Frédéric Bollée multiplie les intrigues dès ce premier album dense et passionnant.[pull_quote_right][Un] premier album dense et passionnant.[/pull_quote_right]

Le scénariste nous enchante par la force de sa mise en scène et l’originalité du propos. On n’a pas l’habitude de voir des forgerons de cloches à l’oeuvre, encore moins lorsqu’ils sont les héros et gardiens de secrets d’histoire. Un récit fleuve et haletant qui s’ouvre sur un épilogue aussi surprenant que soudain.

Avec le dessin réaliste de Serge Finno, Les Maîtres Saintiers peuvent compter sur un atout supplémentaire. Un trait fin et élégant qui fait le bonheur de nos pupilles. Si le style est classique, il est aussi raffiné et précis. Très agréable.

Prévue en 7 tomes, Les Maîtres Saintiers devraient nous régaler à travers les siècles. La série est en effet aussi une saga familiale qui va nous emmener sur plusieurs générations, jusqu’au XXème siècle. On a hâte d’y être.

Regards Croisés – Begirada Gurutzatuak : une coopération chorégraphique euro régionale.

Regards Croisés - Begirada Gurutzatuak

Regards Croisés – Begirada Gurutzatuak

Cette année, le projet de coopération chorégraphique eurorégional : Regards croisés – Begirada Gurutzatuak piloté depuis trois ans par Gaël Domenger et LE LABO de Malandain Ballet Biarritz se renforce et se développe en réunissant la  Fundación de Bilbao (direction Laura Etxebarria, programmation Luque Tagua) et le Glob Théâtre de Bordeaux (direction Bruno Lecomte).

Les 25, 26 et 27 mars à Biarritz, les 4, 5, 6 et 7 mai à Bordeaux et les 9 et 10 mai à Bilbao.

Cette collaboration permet à des compagnies de danse contemporaine du Pays Basque de présenter leur travail et d’aller à la rencontre du public dans trois villes phares de l’Eurorégion : les 25, 26 et 27 mars à Biarritz, les 4, 5, 6 et 7 mai à Bordeaux et les 9 et 10 mai à Bilbao. Quatre compagnies seront impliquées :

– La Compagnie des Songes de Thibault Lebert (Bordeaux) avec « Donc en résumé, je continue à rêver… »

– La Compagnie Traversée de Mizel Theret (Bayonne) avec « Trois citrons sur le sol froid – Hiru zitroin lur hotzean »

– La Compagnie Ciento Cincuenta Cuerdas de Blanca Arrieta (Bilbao) avec « Argh ! »

– La Compagnie Lasala de Judith Argomaniz et Diego Hernández (Donostia-San Sebastián) avec « Hooked (still)» et « Lauesku 22 ».

Comme chaque année, Regards croisés – Begirada Gurutzatuak est un moment d’échange entre chorégraphes, public et institutions éducatives, à travers des ateliers, conférences, débats et projections de documents filmés sur l’art chorégraphique contemporain.

Regards Croisés - Begirada Gurutzatuak

Hooked (still)

En complément des spectacles, les compagnies Lasala et Blanca Arrieta proposeront des ateliers pour les élèves de l’Option Art Danse de Biarritz, le Centre de Formation professionnelle en Danse de Biarritz et les élèves de la section Danse et Musique de l’Institut National de Recherches Appliquées de Toulouse (INSA).

Les partenaires de la 4ème édition de Regards Croisés à Biarritz :

L’INSA de Toulouse

Fidèles partenaires de Regards croisés – Begirada Gurutzatuak, les sections de danse et musique de l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse, sous la responsabilité de Laurent Grégoire, seront en résidence à Biarritz du 29 janvier au 1er février 2015. Ils seront accompagnés du chanteur Beñat Achiary et du chorégraphe Samuel Mathieu, déjà impliqué en 2014. A l’issue de cette résidence les étudiants proposeront le résultat de leur travail de recherche chorégraphique et musical dans les locaux du CCN Malandain Ballet Biarritz dans le cadre de l’édition 2015 de Regards croisés.

L’ESA des Rocailles de Biarritz

Depuis le 23 octobre 2014 LE LABO de Malandain Ballet Biarritz ouvre ses portes aux Arts plastiques, en invitant, une fois par mois, les étudiants de seconde année, de l’Ecole supérieure d’art des Rocailles à des ateliers de pratiques conduits par Gaël Domenger. Ces ateliers s’inscrivent dans une réflexion proposée par leur professeur Bernard Hausseguy, qui sous l’intitulé : interface et sensorialité questionne l’inscription du corps dans les technologies numériques. Il s’agit pour ces étudiants de comprendre, par la pratique de la danse, que dans le « corps à corps » entre le preneur de vue et celui qui est filmé, jusqu’à la captation de mouvements à distance, ce sont les placements et déplacements corporels qui en constituent le principal médium. L’ESA des Rocailles sera également impliquée dans l’édition 2015 de Regards croisés.

Les rendez-vous publics à Biarritz :

 

Mercredi 25 mars 

Répétition publique, Grand Studio, Gare du Midi de Biarritz

Compagnie Lasala  et Blanca Arrieta

Entrée libre sur réservation au 05 59 24 67 19

Jeudi 26 mars

Répétition publique 19h, Grand Studio, Gare du Midi de Biarritz

Les élèves de l’INSA Toulouse présenteront le travail réalisé  sous la direction de Samuel Mathieu et Beñat Achiari

Mizel Théret  présentera son travail sur la thématique des oiseaux

Entrée libre sur réservation au 05 59 24 67 19

Jeudi 26 mars

Spectacle 21h, Colisée de Biarritz

Compagnie Lasala

Hooked (still) / Lauesku 22

Hooked (still) reflète le besoin permanent qu’a un être humain d’entretenir une relation affective avec un autre être humain et les conséquences que cette relation entraine. Le langage chorégraphique analyse l’attachement et la dépendance émotionnelle à laquelle nous sommes exposés. Les interprètes se servent de la précision et de la force du mouvement pour décrire les émotions ressenties lors des différentes phases par lesquelles passe un être humain lors d’une relation affective.

Le spectacle Lauesku 22 est une création autour de la pelote basque pour trois danseurs. Les différentes situations d’un match de pelote basque remettent en question les règles mêmes du jeu.

De 12€ à 14€

Informations Malandain Ballet Biarritz : 05 59 24 67 19

Billetterie Office de Tourisme de Biarritz : 05 59 22 44 66

 

Vendredi 27 mars

Rencontre 19h, Médiathèque de Biarritz

Le Malandain Ballet Biarritz présentera le documentaire Ballet T qui présente la collaboration menée depuis 2007 avec le Teatro Victoria Eugenia de Donostia – San Sebastián.

A la suite de la projection, une rencontre sur la thématique de « la danse basque aujourd’hui »  en présence de Thierry Malandain et de chorégraphes du Pays Basque sera proposé au public.

La rencontre sera organisée en français et en basque.

Entrée libre sur réservation au : 05 59 24 67 19

 

Spectacle 21h, Colisée de Biarritz

Blanca Arrieta

Argh!

Avec la pièce Argh !, Blanca Arrieta poursuit son travail d’expérimentation sur le corps en le confrontant à un nouvel état. Cette création nous rapproche peu à peu de la condition individuelle, en réduisant l’espace scénique et en le recentrant sur le sujet. Blanca Arrieta recherche l’équilibre entre le geste et le mouvement, l’expression de l’individu avec ses limites physique et sa charge émotionnelle.

De 12€ à 14€

Informations Malandain Ballet Biarritz : 05 59 24 67 19

Billetterie Office de Tourisme de Biarritz : 05 59 22 44 66

Regards Croisés - Begirada Gurutzatuak

 

Blanca Arrieta : Argh!

Le dernier coup de marteau, un film d’Alix Delaporte

Le dernier coup de marteau

Le dernier coup de marteau, un film d’Alix Delaporte

Alix Delaporte réalise « Le dernier coup de marteau », avec des acteurs qu’elle connaît bien, comme Clotilde Hesme et Grégory Gadebois qui ont joué ensemble dans son film « Angèle et Tony ».

Victor, jeune ado, retrouve son père, chef d’orchestre, alors que sa mère souffre d’un cancer et d’une situation financière très précaire.

Sortie : le 11 mars 2015
Durée : 1h23
Avec : Romain Paul,Clotilde Hesme, Grégory Gadebois

Synopsis :

Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions… Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père…

Le dernier coup de marteau

Le dernier coup de marteau

 Le dernier coup de marteau, aurait pu être passionnant mais hélas, la corde sensible est souvent activée pour être efficace. C’est long, voire même très long. Quasiment aucune action. Et un scénario creux. Heureusement les acteurs jouent tous bien et ont d’ailleurs tous été récompensés :

Clotilde Hesme : Prix d’Interprétation féminine au Festival de Marrakech

Grégory Gadebois  : Prix d’Interprétation masculin au Festival de Saint Jean de Luz

Et Romain Paul : Prix Marcello Mastroianni du jeune acteur au Festival de Venise.

Romain Paul, bel ado, garde un naturel profond et ne force pas son jeu. C’est tout à son honneur.

On a un mélange de pauvreté sociable, maladie, foot et de musique classique de très haut vol. Deux mondes se font face : d’un côté celui de la mère, misérable dans tous les sens du terme. Et de l’autre celui du père, majestueux, et renommé. Et au centre, ce jeune Victor qui essaie de comprendre ces deux extrêmes… Et surtout de trouver sa place.

Trop, c’est trop ou plutôt trop peu. Dommage… Impossible d’avoir la moindre empathie pour aucun des personnages.

Regardez la bande annonce et vous aurez une bonne idée du film…

Bande annonce du film : Le dernier coup de marteau :

Pierre Boulez – une exposition pluridisciplinaire à la Philharmonie de Paris

 BOULEZ

Exposition Pierre Boulez
du 17 mars au 28 juin 2015
à la Philharmonie de Paris
221 avenue Jean-Jaurès – 75019 Paris

Organisée à l’occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire de Pierre Boulez, l’exposition met en perspective la multiplicité des aspects de l’œuvre, de la pensée et des rencontres qui ont tissé son parcours, traversant 60 ans d’histoire musicale, artistique, politique et des idées.

L’exposition porte une attention particulière à l’écoute des œuvres et rassemble des chefs-d’œuvre d’artistes majeurs du XXe siècle : Cézanne, Klee, de Staël, Giacometti, Bacon, Mondrian, Masson, Mallarmé, Proust, Portzamparc, Gehry, Chéreau… choisis pour l’intérêt particulier que Boulez porte à leurs œuvres.

L’exposition en quelques mots :

• Compositeur, chef d’orchestre, théoricien, pédagogue et fondateur d’institutions : l’exposition présentera les multiples facettes du parcours de Pierre Boulez.
• L’exposition traverse 60 ans d’histoire musicale et artistique, d’histoire politique et d’histoire des idées.
• L’exposition rassemble des chefs-d’œuvre d’artistes majeurs du XXe siècle : Paul Cézanne, Paul Klee, Nicolas de Staël, Alberto Giacometti, Francis Bacon, Piet Mondrian, André Masson… choisis pour l’intérêt particulier que Boulez porte à leurs œuvres. Certaines d’entre elles, provenant de collections privées, ont rarement été montrées au public.
• Une attention particulière est donnée à l’écoute d’une sélection d’œuvres musicales dans des espaces dédiés : la Deuxième sonate, Le Marteau sans maître, Pli selon pli, Rituel, sur Incises.
• Répons bénéficiera d’une diffusion spatialisée, réalisée en collaboration avec l’IRCAM.

Informations et Billetterie

Week-end Pierre Boulez
Du 20 au 22 mars
Concerts – Spectacles – Ateliers – Conférences – Visites
Le temps d’un week-end, entrez dans l’univers de Pierre Boulez, figure charismatique et visionnaire de la création contemporaine depuis plus de 60 ans.
L’Ensemble intercontemporain, le Béjart Ballet Lausanne et les élèves du Conservatoire de Paris rendent hommage au compositeur et chef d’orchestre visionnaire en témoignant de son influence sur les musiciens d’aujourd’hui.
En savoir + 

Under The Dome, saison 2 : une série adaptée du roman de Stephen King (DVD)

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Under The Dome saison 2

Under The Dome, saison 2 disponible en DVD

Série adaptée de l’oeuvre de Stephen KingUnder The Dome compte désormais trois saisons, dont la deuxième vient de sortir en Blu-Ray et DVD. Une série produite par Steven Spielberg et créée par Brian K. Vaughan, auteur de renom dans l’univers comics ayant également participé à l’écriture de Lost. Beaucoup de talents réunis autour d’un projet plutôt abouti, dont la deuxième saison vient confirmer le potentiel.

Sortie : le 4 mars 2015
Avec :  Mike Vogel, Rachelle LeFevre, Dean Norris
Prix :  29,99 € (DVD) – 39,99 € (BR)

Synopsis :

Les habitants de Chester’s Mill luttent toujours pour se libérer de leur cauchemar, alors qu’un mystérieux étranger menace leur survie et que les provisions de nourriture diminuent. Big Jim, aveuglé par sa soif de pouvoir, endosse le rôle de shérif de la ville. Et quelqu’un a découvert un chemin pour sortir du dôme… mais les autres parviendront-ils à s’échapper aussi ?

Under The Dome saison 2 photo

Notre avis sur le film :

Dans cette deuxième saison, Under The Dome nous tient en haleine de bout en bout, sans temps mort. Treize épisodes riches en rebondissements, toujours centrés sur des personnages au relief intéressant. C’est avant tout des intrigues d’interactions entre les personnages qui sont développées sous le dôme. Le pouvoir de celui-ci sur les habitants de Chester’s Mill est de plus en plus démonstratif, ce que certains ont du mal à accepter. C’est le cas de Big Jim, l’ancien maire de la ville qui va multiplier les erreurs de jugements jusqu’à commettre l’irréparable et mettre le dôme en péril.

Le scénario évolue dans le bon sens. Il se renouvelle en apportant une fraîcheur venue de l’extérieur du dôme. L’intrigue s’en trouve très enrichie et commence à se compliquer bien davantage que dans la première saison plutôt simpliste. On reconnaît un peu la patte de Lost dans la façon qu’a Under The Dome à nous égarer dans l’accumulation des mystères. Espérons que l’épilogue final sera plus satisfaisant.[pull_quote_right]Une série à suspense, qui va au bout de ses idées (…)[/pull_quote_right]

L’équipe d’acteurs est plutôt agréable (même on n’est pas au niveau de Lost). On a notamment plaisir à retrouver Dean Norris, révélé au grand public par son incroyable performance dans Breaking Bad (il jouait Hank, le beau-frère des stups) dans l’un des rôles principaux. Stephen King fait même une micro apparition, pour ceux qui le reconnaîtront.

Côté réalisation, la série n’est pas d’une qualité irréprochable (notamment dans les effets spéciaux), mais il y a suffisamment de coeur à l’ouvrage pour rendre l’ensemble cohérent et crédible.

Une série à suspense, qui va au bout de ses idées dans cette deuxième saison. Vivement la suite.

Les bonus du BR: 

Blu-ray 1 :
Scènes inédites
« À Chester’s Mill »
« Comprendre le dôme »
Tourner le 1er épisode de la saison
Blu-ray 3 :
Scènes inédites
Blu-ray 4 :
Scènes inédites
Stephen King et la saison 2
« Bon retour à Chester?s Mill »
À la découverte de la saison 2
Le monde transmédiatique de Under The Dome
Les effets spéciaux de la saison 2
« Prêt pour l’action : Les histoires du dôme » :
Les peintures de Jack Bender
La création de Chester?s Mill
Bêtisier

Das Weisse vom Ei (Une île flottante) d’après Eugène Labiche, mise en scène de Christoph Marthaler, à Paris

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photo © Simon Hallström

Odéon-Théâtre de l’Europe du 11 au 29 mars 2015 

Le théâtre de Labiche dresse une peinture cruelle de la petite-bourgeoisie du XIX siècle où ses travers tels que la lâcheté, l’hypocrisie, la vanité sont raillés jusqu’à l’absurde.

Avec cette adaptation libre et revisitée de « La Poudre aux yeux » et « d’Un mouton à l’entresol », Christoph Marthaler renverse les codes du vaudeville pour mieux en extirper la charge sociale. Décoiffant.

[pull_quote_left]Dans cette proposition barrée du grand metteur en scène suisse dont on reconnait la marque à travers des personnages qui sont toujours à côté de la plaque dans une incommunicabilité totale, pas de portes qui claquent, ni de répliques qui fusent. Mais une loufoquerie burlesque et poétique, rondement assumée à la Jacques Tati ou Ionesco, empreinte de ralentis, de faux départs, de gags, de contresens, et de stupeurs.[/pull_quote_left]

L’intrigue est simple : elle convoque deux familles bourgeoises dont l’une parle allemand, l’autre français, qui s’apprêtent à marier leurs progénitures, Frédéric et Emeline. La future union étant propice à des visites de courtoisie qui vont donner lieu à une surenchère mensongère entre les parties désireuses chacune d’asseoir un statut social et de faire reconnaitre sa supériorité matérielle.

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Dans cette proposition barrée du grand metteur en scène suisse dont on reconnait la marque à travers des personnages qui sont toujours à côté de la plaque dans une incommunicabilité totale où chacun parle sa langue et aucun celle de l’autre, pas de portes qui claquent, ni de répliques qui fusent. Mais une loufoquerie burlesque et poétique, rondement assumée à la Jacques Tati ou Ionesco, empreinte de ralentis, de faux départs, de gags, de contresens, et de stupeurs.

Les personnages sont tout droits sortis de nulle part, perdus dans une réalité contre laquelle ils se débattent intérieurement et maladroitement. Car ici on chante ce qu’on n’arrive pas à dire et on immortalise l’absurdité du moment présent.

Les dialogues s’étirent pour mieux faire ressortir des faits minuscules et suspendre la mesquinerie concomitante des protagonistes : un silence gêné, un mensonge qui sonne faux, un bibelot ridicule que l’on chérit et qui explose au visage.

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La troupe de comédiens chanteurs, en grande forme, oscille entre mime, polyphonies, faux dialogues, dans une désintégration du langage et des fausses conventions qui caractérise cette écriture de plateau propre au metteur en scène. En décentrant l’hégémonie du texte dont elle se libère, elle en fait un matériau dramatique qui imprime alors un nouvel enjeu.

A l’instar de la scène finale où les personnages vident chacun entièrement le décor, bourgeoisement surchargé, signé d’Anna Viebrock, et se délestent enfin du poids des apparences pour une virginité retrouvée…



Over, une BD de Stéphane Heurteau (Locus Solus)

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Over, polar noir de Stéphane Heurteau

Polar noir de Stéphane Heurteau (Fañch Karadec, Polart, Sant-Fieg, Hyde), Over raconte l’histoire d’un ancien super-flic de la PJ de Bordeaux, parti se réfugier en Bretagne,  sur l’île d’Ouessant. Jack Quervellat va retracer pour nous les évènements qui l’ont poussé à quitter la police, sa femme et sa fille… Et c’est au coeur de ce récit qu’une intrigue surprenante va se tisser.

Date de parution : le 6 mars 2015
Auteur : Stéphane Heurteau (scénario et dessin)
Editions : Locus Solus
Prix : 14,90 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Jack Quervellat est un super flic de la PJ bordelaise. Dévoré par un quotidien violent, son couple bat de l’aile et Jack masque ses angoisses dans divers abus. Il est « borderline ». Jusqu’à sa rencontre avec une journaliste qui devient sa maîtresse. Mais après la rupture avec sa femme puis sa maîtresse, Jack pète les plombs et au cours d’un interrogatoire, commet une bavure et tue un suspect, ce qui l’exclut de la police. Par la suite, sa femme, sa fille et sa maîtresse sont assassinées et il échappe de peu à la mort. À son réveil, il apprend les raisons du massacre, attribué à la mafia bordelaise. C’est un homme brisé qui s’installe sur l’île d’Ouessant puis au Conquet, où il s’isole du monde.
Mais un soir de tempête, il assiste malgré lui à un meurtre. Le voilà de nouveau au cœur d’une sombre affaire. En lui se réveille le flic aux méthodes expéditives…
A NOTER : cahier 16 p. finales couleur = bonus : esquisses, recherches de lieux et personnages, planches colorisées, planches écartées…

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Le point sur l’album :

Tout commence vraiment par la bavure commise par ce flic à l’ancienne lors d’un interrogatoire. A compter de cet instant, sa vie va basculer, comme aspirée par un gigantesque trou noir. Jack va se trouver obligé de quitter la police. Mais très vite, il va se trouver confronté à de terribles assassinats qui vont le contraindre à l’exil, à une nouvelle vie solitaire. Sur son île d’Ouessant, il va être témoin d’un nouveau crime et ne va pas pouvoir résister à l’appel de l’enquête.  [pull_quote_left]Un édifice à la mise en scène bien pensée[/pull_quote_left]

Partant d’une idée originale, qui fait la surprise d’Over, le récit de Stéphane Heurteau repose sur une solide charpente. Un édifice à la mise en scène bien pensée, qui réserve un épilogue inattendu après avoir fait la démonstration d’un polar noir à la fois intimiste et haletant.

Over installe une atmosphère froide et tendue par son dessin noir et blanc. Le trait incisif de l’artiste est mis en perspective par des cadrages percutants, où les contre-jours sont habilement utilisés.

Over est une BD assez équilibrée, que ce soit dans son scénario ou dans son dessin.  Stéphane Heurteau nous offre un polar noir très soigné. A lire.

Niklos Koda, tome 13 : une BD de Jean Dufaux et Olivier Grenson (Le Lombard)

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Niklos Koda tome 13

Niklos Koda, tome 13 : No song

La série a succès de Jean Dufaux (ConquistadorBarracudaSortilègesMurena, Complainte des landes perdues, Croisade) et Olivier Grenson (Carland Cross,La femme accident, La Douceur de l’enfer) conclut son triptyque commencé avec La danse du diable. Dans cet épisode, Niklos Koda va devoir faire face à son ennemi de toujours, Hali Mirvic, à l’issue d’une course -poursuite haletante, tandis que sa fille Seleni révèle toute l’étendue de ses pouvoirs.

Date de parution : le 13 mars 2015
Auteurs : Jean Dufaux (scénario), Olivier Grenson (dessin) et Benbk (couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 12,00 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Pour sauver sa famille, Niklos Koda a dû faire appel à la magie noire. Il est à présent plus puissant que jamais. Confronté à Shanghai à des adversaires redoutables, il risque constamment de s’abandonner aux forces obscures qu’il tente de maîtriser.Mais ne faut-il pas parfois combattre le mal par le mal ?

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Le point sur l’album :

Avec No song, ce cycle se termine en compagnie du magicien énigmatique qui donne son nom à l’album. Ce n’est d’ailleurs pas le seul magicien, puisque Niklos Koda et sa fille vont faire la démonstration de leurs puissants pouvoirs au terme d’un scénario à suspense. Le sens du rythme de Jean Dufaux est toujours aussi aiguisé, malgré la longueur de la série. Sa maîtrise du découpage fait alterner révélations et action de manière très fluide et naturelle. Duels et course-poursuite sont au rendez-vous. Et l’histoire de Niklos Koda continue, elle, d’évoluer et de nous faire voyager. Sa magie opère, quand bien même serait-elle noire. [pull_quote_left]Le sens du rythme de Jean Dufaux est toujours aussi aiguisé (…)[/pull_quote_left]

C’est par ailleurs toujours un plaisir de retrouver le trait fin et précis d’Olivier Grenson. L’artiste propose un dessin qui associe tradition et modernité avec brio, à l’instar du Japon qui y est mis à l’honneur. Un style réaliste orné de figures détaillées et de décors soignés. On aime.

Déjà le 13ème album de Niklos Koda et pourtant, notre curiosité n’est pas entamée. Une série aboutie qui promet toujours de bons moments de lecture. A suivre…

A LIRE