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Suite Française, un film de Saul Dibb

Suite Française, un film de Saul Dibb

Suite Française, un film de Saul Dibb

Inspiré du roman d’Irène Nemirovsky,  Suite Française de Saul Dibb est un film sur la 2ème guerre mondiale en France occupée de 1940.
Sortie le : 1er avril 2015
Durée : 1h47

Avec : Michelle Williams, Kristin Scott Thomas, Matthias Schoenaerts , Sam Riley, Tom Schilling

Synopsis :

Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’oeil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

Suite Française, un film de Saul Dibb

Suite Française, un film de Saul Dibb

Puissant et autoritaire par sa fonction, le jeune commandant allemand Bruno Von Falk est aussi un musicien à l’âme sensible. L’armée allemande oblige les français à héberger leurs militaires et c’est au village de Bussy, dans la plus belle résidence, qu’il va habiter, là où vivent Lucile Angellier et sa belle-mère. Dans un climat austère, la jeune française doit accepter l’absence de son mari devenu prisonnier de guerre. Son piano est alors son havre de paix, et, dans sa cohabitation forcée avec l’ennemi, leur passion commune pour la musique va rapidement les relier et devenir leur dénominateur commun. Elle ne peut échapper à l’évidence de son attirance pour le commandant et peu à peu, la douce et spirituelle Lucile se laisse happer par cet amour interdit. Mais la violente réalité de la guerre les rattrape. Dans les bouleversements que rencontre le village, les deux amants doivent surmonter les épreuves et chacun se bat à son niveau. Lucile, elle, s’engage dans la résistance. L’adversité de l’occupation allemande entrave avec ambivalence leur relation et repousse les limites de leur amour. Ils se retrouvent alors tiraillés l’un et l’autre par leurs devoirs et leurs émotions.

Suite Française examine le passé avec justesse et sobriété. Il montre comment chacun compose avec l’armée allemande et combien les visages sont multiples au sein des deux camps. La vision singulière d’Irène Nemirovsky qui a vécu cette guerre au premier plan a permis au réalisateur Saul Dibb d’en tirer toute l’authenticité, en mettant en avant la perception des civils, en particulier celle des femmes. Regarder cette tranche de l’histoire sous cet angle permet de toucher directement notre sensibilité, le film met en lumière l’émotion des femmes de l’époque, souligne leurs actions et ce qu’elles ont traversé en l’absence de ceux partis au front.

Suite Française, un film de Saul Dibb

Suite Française, un film de Saul Dibb

Même si le film a quelques lenteurs au début, il va crescendo par la suite, au rythme des événements. L’évolution des couleurs va de pair avec le tempo.

Ce film est d’abord humain, il accuse brillamment l’absurdité de la guerre, l’horreur de l’occupation, mais montre aussi et surtout que l’amour ne répond à aucune race, camp ou conditions. Les images de guerre sont suffisamment rares pour ne pas faire d’ombre à l’intrigue, le casting est harmonieux et les acteurs talentueux.

Le solide et sensible Matthias Schoennaerts incarne parfaitement l’officier dérouté par ses devoirs militaires, transporté par ses émotions mais sachant rester droit et fier.
Michelle Williams dans le rôle de Lucile reflète le visage calme et battant d’une France résistante et courageuse. Par leurs caractères entiers et fermes, Kristin Scott Thomas et Robert Wilson donnent de la solidité au film. Les autres acteurs tels que Tom Schilling ou Sam Riley apportent rebondissements et relief à l’histoire.

Le roman Suite Française a connu un immense succès, et pourtant, déjà controversés lors de leurs publications, les récits d’Irène Nemirovsky sont presque laïques. En effet, ils occultent la question juive. Pour se faire une place dans le paysage littéraire français de l’époque, c’est le positionnement que l’auteur avait choisi car ses origines étaient évidemment un frein à son travail. Cataloguée de « juive antisémite » par la presse américaine, le livre et le film ont suscité beaucoup de polémiques. Cela dit, Saul Dibb, avec ce film, rétablit le sujet et traite la question sans excès ni lourdeur.

En conclusion, Suite Française est un film de guerre très romancé, qui aborde le sujet de l’Occupation avec honnêteté.

Bande annonce du film Suite française :

Puzzle, un film de Paul Haggis (DVD)

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Puzzle DVD couverture

Puzzle, le film de Paul Haggis en DVD

Dernier film en date signé par le scénariste-réalisateur Paul Haggis (Dans la Vallée d’Elah, Collision, Les trois prochains jours…) Puzzle met en scène trois couples différents qui se font et se défont devant la caméra. Installés à New York, Paris et Rome, ces derniers n’ont en apparence pas grand chose en commun. Si ce n’est l’éternelle question de l’amour. Un film articulé autour du personnage incarné par Liam Neeson, écrivain primé du Pulitzer qui prépare une nouvelle oeuvre.

Sortie : le 18 mars 2015
Avec :  Liam Neeson, Maria Bello, Mila Kunis
Durée : 2h17
Prix :  19,99 € (DVD/BR)

Synopsis :

Puzzle raconte trois histoires d’amour, de passion, et de trahison qui se déroulent à New York, Paris et Rome. Michael, écrivain lauréat du Prix Pulitzer, s’est enfermé dans la suite d’un hôtel parisien pour achever son dernier roman. Il a récemment quitté sa femme Elaine et il entretient une liaison orageuse avec Anna, une jeune romancière ambitieuse. Scott, homme d’affaires peu scrupuleux, est en Italie pour voler leurs modèles à des maisons de couture. Alors qu’il cherche un restaurant, il tombe sur Monika, tzigane d’une beauté à couper le souffle, qui s’apprête à récupérer sa petite fille. Mais quand elle s’aperçoit qu’on lui a volé l’argent qu’elle avait économisé pour payer le passeur, Scott se sent obligé de lui venir en aide. Ils mettent alors le cap sur une ville du sud de l’Italie mais Scott commence à se demander s’il n’est pas la victime d’une escroquerie.
Julia, ancienne actrice de feuilletons télé, se bat avec son ex-mari Rick, célèbre artiste new-yorkais, pour obtenir la garde de son fils de 6 ans. Entre la suppression de sa pension alimentaire et ses frais d’avocat, Julia en est réduite à travailler comme femme de chambre dans l’hôtel de luxe où elle avait l’habitude de séjourner autrefois. L’avocate de Julia, Theresa, a réussi à lui obtenir l’audience de la dernière chance dans l’espoir de se voir enfin confier la garde de son fils. Trois histoires qui vont se révéler liées par un secret…

Puzzle photo film

Notre avis sur le film :

Avec ses trois intrigues qui s’entrecoupent tout au long du film, Puzzle impose une danse rythmée et captivante. Brillamment mis en scène, le film imagine le destin de trois couples à différents stades. Le premier est en formation : un amour naissant à l’épreuve d’une sombre histoire de kidnapping dont on a du mal à mesurer la véracité. Le second est un couple séparé qui se déchire autour de la garde de leur enfant. Quant au dernier, au centre du film, il est un couple adultère qui jongle entre fantasmes et trahisons. Un cocktail détonnant qui ne manque pas de nous tenir en haleine.

Le spectateur cherche un axe, un point commun, une façon d’interpréter ce défilé théâtral ayant pour colonne vertébrale la confiance. La confiance envers l’autre, dans l’amour. Jusqu’où peut-on aller dans la confiance ? Que risque-t-on à la perdre ? Des petites questions dont les réponses se disséminent ingénieusement dans ce Puzzle.

Car une fois que les pièces sont assemblées, on réalise combien il ne fallait pas faire confiance au scénario de Paul Haggis. Ce dernier créé en effet la surprise avec un épilogue appréciable et recherché. Associé à sa réalisation plutôt léchée, on ne peut que dire du bien de ce dernier.

Au final, Puzzle se révèle être un beau voyage au pays difficile de l’amour, lorsqu’il est en proie aux questions de confiance.

Les bonus du DVD : 

Making-of

Belle-île en père : une BD de Patrick Weber et Nicoby (Vents d’Ouest)

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Belle-île en père

Amoureux de Bretagne et d’air marin, Belle-île en père pourrait vous plaire ! Une BD imaginée par le scènariste Patrick Weber (également chroniqueur belge spécialisé sur les familles royales) et illustrée par Nicoby (Vacances, La Voix, 20 ans ferme), duo qui a déjà collaboré sur l’album Ouessantines. Des amoureux de la côte bretonne qui livrent deux récits croisés d’actrices venues passer des vacances sur Belle-île-en-Mer.

Date de parution : le 25 mars 2015
Auteur : Patrick Weber (scénario) et Nicoby (dessin)
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 18,50 € (144 pages) 

Résumé de l’éditeur:

« Qui voit Belle-Île cingle sans péril ». Vanessa Blue est la vedette principale de Au premier regard, un feuilleton télévisé à succès. Mais, alors que la série pulvérise les records d’audience et que sa cote de popularité est au plus haut, la jeune femme décide de partir faire un point sur sa carrière à Belle-Île, en Bretagne. Un lieu sauvage et isolé apparemment propice aux remises en question puisque c’est ici que, plus d’un siècle auparavant, la grande Sarah Bernhardt était venue s’installer afin de se « confronter aux éléments. » Après Ouessantines, le duo Patrick Weber et Nicoby nous emmène sur les terres d’une nouvelle île bretonne au parfum de bout du monde. En nous décrivant le destin parallèle de deux femmes icônes de leur temps, ils livrent une touchante chronique sociale sur la quête d’identité, l’accomplissement de soi et le rapport à la célébrité.

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Le point sur l’album :

Belle-île en père met en scène les vacances de deux actrices à deux époques différentes. A travers ces récits entrecoupés, on découvre deux personnalités fortes, venues chercher le calme et l’anonymat (et ce sera un échec). Si le personnage de Sarah Bernhardt, actrice exubérante de la fin du XIXème siècle n’apporte pas grand chose au scénario, ce dernier repose essentiellement sur Vanessa Blue. Jeune retraitée d’une série télé à succès, l’actrice vient se recueillir sur les terres de son père. Mais à Belle-île, tout le monde semble mieux connaître son histoire qu’elle même. Pire encore, les habitants veulent qu’elle quitte l’île au plus vite…

Une intrigue bien mystérieuse qui apporte de l’eau au moulin. On reste toutefois sur la réserve quant à l’épilogue aux allures anodines qui lui est donné. Un potentiel qui n’est pas exploité jusqu’au bout, c’est dommage. Mais la lecture de Belle-île en père n’en demeure pas moins légère et divertissante.

Le trait brut et dynamique de Nicoby n’est pas pour déplaire, bien que l’on aimerait plus de précision, plus de détails sur cette Belle-île en père qui aurait tellement à offrir. Son dessin sommaire va à l’essentiel, sans faire de chichi. Pourquoi pas.

Avec ses chroniques sociales légères et sans prétention, Belle-île en père amuse et intrigue sans aller plus loin. L’horizon offrait des possibilités tellement étendues que c’en est presque décevant.

Conquistador, tome 4 : une BD de Jean Dufaux et Philippe Xavier (Glénat)

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Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Conquistador, tome 4 couv

Conquistador, t. 4 : la Noche Triste

Jean Dufaux et Xavier Philippe – qui font déjà le show sur la série Croisade – nous régalent à nouveau avec ce quatrième tome de Conquistador, série qui mêle avec génie Histoire et fantastique. Nous emmenant à la conquête du trésor des Aztèques sous le commandement du général Cortès, le récit de ce nouvel album met en scène la malheureuse Noche Triste de 1520. C’est donc l’aspect historique qui prend le dessus dans la conclusion d’un second cycle épique.

Date de parution : le 25 mars 2015
Auteur : Jean Dufaux (scénario) et Philippe Xavier (dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Ils cherchaient le trésor des Aztèques. Ils vont affronter l’Histoire… Hernando Del Royo est à présent le chef de la tribu des Hiburas. Tous le reconnaissent sous le nom de « l’Oqtal » : le dieu des racines. Fort de sa nouvelle position, il mène une armée rassemblant les autres tribus hostiles à Moctezuma… De son côté, l’empereur aztèque espère restaurer son autorité auprès des grands prêtres. Il doit pour ce faire à tout prix mettre la main sur la croix de Txlaka, ce dont il charge la belle Catalina Guerero. Mais il ignore que celle-ci est toujours fidèle à Cortès qui, aux portes de Tenochtitlan, espère entrer dans la majestueuse cité aztèque avec toute son armée…
Le second diptyque de la captivante série Conquistador, toujours mené de main de maître par le tandem Dufaux et Xavier, se conclut en apothéose ! Mêlant toujours aussi savamment aventure et mythologie sud-américaine, il est cette fois plus ancré dans la réalité historique, mettant en scène les circonstances qui ont mené au massacre de la célèbre « Noche Triste » de 1520…

Conquistador, tome 4 planche

Le point sur l’album :

Dans ce nouvel épisode (lire la chronique des tomes précédents), le Général Cortès retourne à Tenochtitlan défier les Aztèques. Le but est évidemment de mettre enfin la main sur leur trésor. Le scénario va alors nous offrir sur un plateau la fameuse Noche Triste du 30 juin au 1er juillet 1520 qui vit sonner la retrait sanglante des troupes de Cortès, tombées dans le piège des Aztèques qui n’en firent qu’une bouchée. Problème : le général espagnol n’a évidemment toujours pas mis la main sur le trésor si convoité des indigènes. Le récit attendu d’un massacre annoncé.

Jean Dufaux remplit aisément sa part du contrat grâce à sa plume juste et incisive, qui vient découper un scénario habilement orchestré. Une façon percutante de revisiter l’Histoire qui fait la marque de l’auteur. L’intrigue se focalise sur le pouvoir remis en cause au sein du peuple Aztèque après l’arrivée de Cortès. Les personnages clés de Conquistador font chacun leur apparition et donnent à l’intrigue des perspectives toujours réjouissantes (lorsque l’on se place du côté du lecteur).

Quel plaisir encore de contempler les planches sublimes de Philippe Xavier ! Un dessin à l’environnement généreux et détaillé, qui nous émerveille par sa dextérité.

Conquistador fait partie des immanquables BD. Une série à lire sans modération.

Emmett Till – Derniers Jours d’une Courte Vie, une BD d’Arnaud Floc’h (Sarbacane)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Emmett Till - Derniers Jours d'une Courte Vie

Emmett Till – Derniers Jours d’une Courte Vie

Emmett Till est un jeune garçon de quatorze ans venu de Chicago en vacances chez son oncle dans le Mississipi. Cinq jours plus tard, Emmett Till va disparaître. Nous sommes en 1955 et son tort est d’être noir. Une histoire vraie et terrifiante racontée avec brio par Arnaud Floc’h (Les otages, Le poisson-chat…).

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteur : Arnaud Floc’h (scénario et dessin)
Editeur : Sarbacane
Prix : 19,50 € (80 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Un livre édifiant, salutaire et nécessaire. Pour ne jamais oublier. De nos jours, un homme blanc, jeune journaliste, questionne un vieux musicien noir. En fait il s’intéresse assez peu au blues : il voudrait savoir quels ont été – 60 ans plus tôt – les liens du musicien (alors âgé de treize ans), avec Emmett Till. Et le bluesman, non sans émotion, accepte de parler, et de remonter le temps… Quand Emmett Till, jeune adolescent noir de quatorze ans venu de Chicago passer ses vacances chez Moïse son grand-oncle, descend le 24 août 1955 du train en gare de Money dans le Mississippi, il ne sait pas encore qu’il va vivre les cinq derniers jours de sa courte vie. Il aura eu la malchance de pénétrer dans une épicerie réservée aux Blancs et de se comporter de « manière provocante » vis-à-vis de Carolyn, épouse de l’épicier, Roy Bryant.Mis au courant de « l’affront », Roy, accompagné de son demi-frère Milan, part dans une chasse à l’homme qui finira tragiquement. Après avoir kidnappé Emmett, ils le tortureront avant de le jeter dans l’eau de la rivière. Ils seront plus tard acquittés et se vanteront de leur « exploit » dans la presse

Emmett Till - Derniers Jours d'une Courte Vie planche

Le point sur l’album :

Le récit bouleversant des derniers jours de la courte vie d’Emmett Till est raconté par un vieil homme, bluesman, qui était l’un des camarades de jeu de la victime au moment du drame. L’auteur nous décrit la ségrégation ambiante de l’époque, avant d’entrer dans les détails qui ont abouti au kidnapping et au meurtre du petit Emmett Till. Un garçon crédule, sûr de son bon droit mais ignorant les règles racistes qui régnaient dans le Mississipi (le Sud étant en retard par rapport aux progrès sociaux de Chicago, dont Emmett Till était originaire). Il finit assassiné pour être entré dans une épicerie tenue par une femme blanche, qui s’est plainte au près de son mari.[pull_quote_right]Le témoignage de deux crimes abominables : celui d’un enfant, et celui de la justice. [/pull_quote_right]

Ce dernier accompagné de son beau-frère passèrent à l’acte dans une expédition punitive atroce, qu’Arnaud Floc’h ne nous épargne pas. Rapidement identifiés comme suspects, puis accusés du meurtre, ils furent acquittés par un jury exclusivement composé de blancs… Une histoire effroyable, d’autant plus lorsqu’on la met en perspective avec des faits divers de notre temps (l’affaire Trayvon Martin en 2012, ou encore celle de Michael Brown, dite « de Ferguson » en 2014).

Servi par le dessin réaliste d’Arnaud Floc’hl’album est mis en scène avec sobriété et efficacité. Un joli coup de pinceau, qui donne une profondeur naturelle au récit.

En résumé, Emmett Till – Derniers Jours d’une Courte Vie est une BD à lire. Le témoignage de deux crimes abominables : celui d’un enfant, et celui de la justice.

Orbital, tome 6 : une BD de Sylvain Runberg et Serge Pellé (Dupuis)

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Orbital, tome 6 : Résistance

Série de science-fiction devenue incontournable, Orbital vient de paraître son sixième album, concluant la troisième mission de Caleb et Mézoké. Avec Sylvain Runberg (Cases blanchesL’Ombre des ShinobisKonungar, Trahie) au scénario et Serge Pellé au dessin, Orbital frappe toujours plus fort.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Sylvain Runberg (scénario) et Serge Pellé (dessin)
Editeur : Dupuis
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Après leur spectaculaire évasion d’Orbital, Caleb et Mézoké se sont réfugiés sur la planète Shem, au sein d’une petite communauté d’exilés volontaires dont les parents de Mézoké font partie. La vie s’écoule paisiblement quand surgissent les vaisseaux de guerre Achérodes qui ont réussi à remonter leur piste, semant chaos et désolation parmi leurs hôtes. Obligés de fuir, sauvés in extremis par Kristina, la soeur de Caleb, ils se trouvent confrontés à un choix : soit fuir éternellement, soit affronter leurs poursuivants, et faire éclater en pleine lumière la machination qui menace l’équilibre de la confédération. D’autant que sur Terre, gronde la menace d’une guerre imminente… Avec ce nouvel épisode des aventures de Caleb et Mézoké, certains secrets sont révélés, notamment au sujet de la mort des parents de Caleb et Kristina, mais de nouvelles interrogations surgissent… De quel étrange pouvoir Caleb est-il investi, et surtout, quel lien s’est tissé entre lui et Angus le névronome ?

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Le point sur l’album :

Caleb et Mézoké sont plus que jamais recherchés dans toutes les galaxies, depuis leur spectaculaire évasion. La Confédération est au bord de l’implosion, mais l’arrestation des deux fugitifs est une priorité. En parallèle, une autre mystérieuse équipe d’assassins se lance à la recherche de Caleb. Alors que ce dernier, qui semble connecté au Névronome en cours de restauration, se remet doucement de ses crises psychiques, le couple va être retrouvé. Et le sang va couler. Un scénario explosif, qui atteint son point culminant dans la tension, la violence et le suspense.[pull_quote_left]Un sixième album extrême et jouissif[/pull_quote_left]

Le récit de Sylvain Runberg ne déçoit pas malgré la forte attente de son lectorat. Les révélations en cascade ont de quoi abondamment satisfaire notre curiosité et notre soif de rebondissements. Tout cela à un rythme très soutenu. Caleb se révèle un peu plus dans sa figure d’anti-héros, en cédant à une colère destructrice qui fait penser dans son expression à celle de Tetsuo dans Akira de Katsuhiro Otomo.

Une influence qui se retrouve dans le dessin époustouflant de Serge Pellé, qui a trouvé les clés d’un graphisme fin et puissant. A l’image de son trait audacieux et de sa superbe coloration.

Orbital offre un sixième album extrême et jouissif. Une BD qui fait d’ores et déjà partie de celle qu’on cite lorsqu’on évoque la S.-F. dans le neuvième art.

Résultats concours : Suite française, 20 places de ciné gagnées.

Sortie le 1er avril 2015

 A l’occasion de la sortie du film le 1er avril 2015, Suite FrançaisePublik’Art, en collaboration avec l’Agence DEJA, vous a offert la possibilité de gagner :

10×2 places de ciné pour le film : Suite Française 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 083 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

Les dix heureux gagnants sont :

Francis Vieillard, David Simon, Franck Viguier, Michel Lafond, Nicolas Serre, Samaira Hamami, Monique Mahe, Séverine Hubert, Anne Abaut et Christelle Longo.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

48h BD 2015 : programme de la course aux BD des 3 et 4 avril 2015

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48h BD

48h BD 2015 : courrez chez votre libraire !

Evénement devenu incontournable du monde du neuvième art, les 48h BD se dérouleront les vendredi 3 et samedi 4 avril 2015. Au programme cette année, plus de 150 dédicaces et plus de 1200 libraires participants ! Retrouvez la liste des libraires participants sur le site web : http://www.48hbd.com/librairies.html. Les parrains et portes paroles de cette nouvelle édition sont : Yoann, Wilfrid Lupano, Cyprien, Philippe Vandel ou encore Romain Sardou.

Date des 48h BD : les 3 et 4 avril 2015

Le principe :
Les 3 et 4 avril 2015 : 1 BD = 1€= 1 B.A. Vous donnez 1€ à votre libraire, il vous propose une BD au choix parmi les 12 albums participants à l’opération (cf. ci-dessous) et ensemble, en partenariat avec Ludic et l’ABF, 50.000 BD seront offertes à des écoles, collèges, lycées et des bibliothèques.

Une édition qui passe de 100.000 exemplaires proposés à 216.000 ! Autant dire que les BD vont pleuvoir !

48h BD liste BD

Communiqué de presse :

Pour Moïse Kissous, président de Steinkis Groupe et des 48h BD, l’objectif des 48h BD est d’attirer pendant 2 jours l’attention du public sur la diversité de l’offre BD , il y a de quoi satisfaire tous les goûts, aucun genre ni aucun sujet n’échappe aujourd’hui au 9eArt, et c’est important que nous le fassions savoir au plus grand nombre, que le nombre de lecteurs de bd progresse, afin de pouvoir continuer à offrir une telle diversité, éditeurs comme auteurs.

Preview : Outcast, t. 1 – le nouveau comics de l’auteur de Walking Dead !

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Outcast tome 1 couverture

Outcast, nouvelle série de Robert Kirkman

Créateur de la série culte Walking DeadRobert Kirkman (qui est aussi l’auteur de nombreuses autres séries comics comme Invincible, Le Maître Voleur, Les Gardiens du Globe, Tech Jacket…) s’associe au dessinateur Paul Azaceta (B.P.R.D. 1946, Irrécupérable, The Amazing Spider-Man, Grounded…) sur une nouvelle série qui rencontre déjà un beau succès outre-Atlantique. C’est avec Passion, premier tome d’Outcast, que les hostilités vont s’ouvrir. Un album disponible en librairie dès demain.

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Robert Kirkman (scénario), Paul Azaceta (dessin) et Elizabeth Breitweizer (couleurs)
Editeur : Delcourt
Prix : 16,95 € (160 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Kyles Barnes vit reclus dans sa maison, terrassé par un passé douloureux. Il lutte depuis son enfance contre l’emprise de démons sur sa vie et son entourage. Lorsque le révérend de sa ville natale le sollicite pour l’aider à pratiquer un exorcisme, Kyle commence à faire le lien avec la possession de sa mère. Il est sur le point de dévoiler la véritable nature de ses dons, qui vont s’avérer terrifiants…

A noter : l’adaptation d’Outcast en série télé est d’ores est déjà en cours de développement !

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Communiqué de presse :

Depuis toujours, Kyle Barnes est tourmenté par des possessions démoniaques. Lorsqu’il se met en quête de réponses, les secrets qu’il découvre pourraient mettre fin à la vie sur Terre telle que nous la connaissons… Un récit haletant, par le créateur de Walking Dead !

U-Boot, tome 4 : une BD de Jean-Yves Delitte (Glénat)

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U-Boot, t. 4 : Oncle Harry

Avec ce quatrième album de U-BootJean-Yves Delitte (Les coulisses du pouvoir, Tañatos, Black Crow, Belem…) met fin à un thriller haletant dont l’action prend naissance lors de la Seconde Guerre Mondiale pour aller jusque dans les années 2050. Un récit ambitieux où vaisseaux sous-marins ou aériens sont superbement dessinés.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Jean-Yves Delitte (scénario et dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Un complot qui traverse les générations…En 2054, base de surveillance située au milieu du désert du Nouveau-Mexique. Harry, le père adoptif de Jude, fait une découverte stupéfiante : le groupe Maher cherche à mettre la main sur un sous-marin allemand datant de la Deuxième Guerre mondiale, type U-Boot, qui détiendrait dans ses cales… 500 kilos d’oxyde d’uranium ! Une découverte d’autant plus troublante que la hiérarchie d’Harry cherche visiblement à étouffer l’affaire… Les différentes pièces du puzzle disséminées à travers les époques vont-elles finalement se rassembler ? L’heure du dénouement est proche…
Mêlant récit historique marin et thriller d’anticipation, Jean-Yves Delitte nous tient en haleine d’un bout à l’autre sur fond de scandale financier et médical… La série U-Boot se conclut avec ce quatrième volume.

U-Boot tome 4 planche

Le point sur l’album :

Mêlant intrigue financière, mythe sur l’immortalité et récit d’espionage à travers un siècle d’une histoire qui nous propulse dans le futur, U-Boot est un récit complexe mais palpitant. Jean-Yves Delitte nous promène à travers des époques différentes, entrecoupées à un rythme soutenu (toutes les trois-quatre planches). L’intrigue s’épaissie très rapidement, pour atteindre parfois un certain niveau d’opacité, face à un scénario qui multiplie les pistes et les genres, science-fiction en tête.

Ce quatrième album ne va malheureusement qu’effleurer les réponses attendues. Un épilogue qui aurait sans doute mérité un album supplémentaire pour explorer le potentiel de personnages attachants, développés en profondeur par le scénariste. Ici, tout se précipite un peu, et des personnages comme Jade deviennent presque fantômatiques. Un scénario un peu dépassé par l’ampleur de son sujet.[pull_quote_right]Un graphisme aussi technique que puissant[/pull_quote_right]

Rien n’est par contre trop grand, ni trop ambitieux pour le dessin de Jean-Yves Delitte. Spécialiste inégalé en ce qui concerne les vaisseaux marins, l’auteur démontre toute l’étendue de ses talents en s’amusant avec quelques aéronefs parfaitement dessinées. Une précision hors normes qui nous explose à la figure avec des pleines pages à couper le souffle (surtout les p.16-17 de ce quatrième album, qui montre une épave admirable).

Doué d’un graphisme aussi technique que puissant, U-Boot nous perd parfois en route, mais quelques retours en arrière éviteront d’en rester naufragés. La destination finale proposée par ce dernier album risque toutefois de frustrer certains voyageurs, toujours tenus en haleine.

Tas de riz, tas de rats, un livre pour bébé de Thierry Dedieu

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Tas de riz, tas de rats, un livre pour bébé de Thierry Dedieu 

Tas de riz, tas de rats, un livre pour bébé de Thierry Dedieu

Tas de riz, tas de rats, voilà un très beau livre de Thierry Dedieu pour bébé dès la naissance ! Et très vite le bébé va s ‘approprier cet énorme livre, avec de très grandes pages cartonnées, tout en noir et blanc. Comme le tout-petit ne distingue pas les couleurs, mais seulement les contrastes, l’auteur a choisi le noir et blanc.

Publié aux Editions Le Seuil Jeunesse en mars 2015

12 pages cartonnées – 14,50€

Format 28 x 38 cm.

Des dessins très simples, un peu comme des ombres, représentent d’un côté les rats et de l’autre un tas de riz. Et en bas de la page, une très jolie phrase comme par exemple :

Tas de riz tentant tenta tas de rats tentés.

Même les adultes vont se régaler avec la lecture de ce livre géant pour enfant de 0 à 3 ans. Une lecture de toutes petites comptines qu’on serait tenté d’apprendre par cœur  !

A la sortie du 1er livre de Thierry Dedieu, La tirade du nez, Publik’Art avait organisé un concours auquel

6 430 personnes ont participé. Une participation exceptionnelle !

 En ce moment, vous pouvez encore gagner un exemplaire d’un des livres de Thierry Dedieu en participant au concours qu’organise Publik’Art. Pour cela, il vous suffit de cliquer : ICI

Et vous pouvez découvrir toute la nouvelle collection de cet auteur, publiée en mars 2015 :

Dans sa maison, un grand cerf 

Le théorème de Pythagore

La tirade du nez

Alors, rendez-vous vite chez votre libraire préféré !

John Arthur Livingstone – Le Roi des singes, tome 2 : une BD de Philippe Bonifay, Fabrice Meddour et Stéphane Paitreau (Vents d’Ouest)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50John Arthur Linvingston Le roi des singes tome 2

John Arthur Livingstone – Le Roi des singes t.2

Diptyque écrit par Philippe Bonifay (La Compagnie des glaces, Les Oubliés, Origines, Gitans des mers, Blanche-Neige) et illustré par Fabrice Meddour (Hispanola, Le Temps des Cendres, Enwin, La Geste des Chevaliers Dragons, Blanche-Neige), John Arthur Livingstone – Le Roi des singes achève son aventure animale avec ce second tome. Un personnage charismatique et sauvage qui aura entraîné bien des spéculations sur l’issue d’une enquête policière…

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Philippe Bonifay (scénario), Fabrice Meddour (dessin) et Stéphane Paitreau (couleurs)
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

D’une jungle à l’autre… Londres, à la fin du XIXe siècle. Darwin a disparu il y a peu, et voici qu’apparaît à point nommé un homme qui illustre la proximité entre l’Homme et le singe… John Arthur, aujourd’hui lord anglais, est cet homme extraordinaire. Il a été retrouvé enfant sur une île où il vivait nu, en compagnie d’orangs-outans. Douloureusement, il a appris à se plier aux codes de la civilisation, à dompter son animalité. Cependant, des jeunes femmes se font assassiner dans les ruelles sombres de Londres… Le monstre est-il de retour ou est-ce une nouvelle bête qui rôde ?
Un passionnant diptyque, dans l’esprit des romans de Robert Louis Stevenson, rendu somptueux par la langue élégante de Bonifay et le dessin d’un Meddour au sommet de son art, formidablement mis en valeur par les couleurs de Stéphane Paitreau.

John Arthur Linvingston Le roi des singes planche tome 2

Le point sur l’album :

John Arthur Livingstone – Le Roi des singes est une aventure en plein coeur du Londres du XIXème siècle, dont l’ambiance n’est jamais très loin de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, nouvelle écrite par Robert Louis Stevenson dont l’auteur fait d’ailleurs lui-même référence dans son récit. John Arthur Livingstone est un homme trouvé dans la jungle, élevé par les singes et expatrié à Londres pour jouer l’héritier de David Livingstone. Personnifiant les rêves et les craintes des hommes de Londres, John a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie. Ses habits l’entravent tant qu’il les retire dès qu’il le peut pour grimper aux arbres. [pull_quote_left]Un scénario captivant[/pull_quote_left]

Ses souvenirs de sa vie dans la jungle, avec son amour autochtone, ne le quittent jamais. Et les parfums des femmes de Londres viennent lui rappeler la douceur féminine, la volupté et l’ivresse des sens. Mais dans les ruelles de la ville, certaines filles de joies sont brutalement assassinées, étranglées à mains nues. L’enquête va piétiner et le récit va, sans le dire, désigner ce Roi des singes comme le coupable idéal. Un scénario captivant, qui joue avec le lecteur de façon très adroite.

Le dessin délicat de Fabrice Meddour est quant à lui magnifié par la coloration subtile et complexe de Stéphane Paitreau. Très esthétique et original.

En résumé, John Arthur Livingstone – Le Roi des singes séduit par sa façon d’entretenir et de mettre en scène les fantasmes sauvages de la société londonienne de l’époque victorienne. A lire.

La Vie trépidante de Brigitte Tornade, une BD de Camille Kohler, Véronique Grisseaux et AstridM (Vents d’Ouest)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50La Vie trépidante de Brigitte Tornade couv

La Vie trépidante de Brigitte Tornade

La Vie trépidante de Brigitte Tornade est une série de fictions radiophoniques (35 épisodes) diffusée sur France Culture depuis 2012. Camille Kohler, Véronique Grisseaux (a également participé pendant 8 ans à l’écriture  de la série TV : Un Gars/Une Fille, auteur de nombreuses BD jeunesse :Totally Spies,Danse, Meilleures Ennemies.) et AstridM (Je suis une Super Maman, Abécédaire de mon bébé, Bouge tes fesses, Poulette !…) se sont rassemblées autour de ce projet humoristique, où une jeune mère fait ce qu’elle peut pour organiser sa vie de famille, avec son mari et leurs quatre enfants.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Camille Kohler (scénario), Véronique Grisseaux (adaptation) et AstridM (dessin)
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 18,50 € (112 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Un vent de folie souffle sur la famille Tornade ! Si vous vous êtes épanouie dans les joies de la maternité, mais que vous avez retrouvé la vie « active » avec un certain « soulagement » ; si vous ressentez le besoin de prendre des calmants avant de partir au ski avec quatre enfants ; si vous n’assumez pas la véritable nature de vos week-ends familiaux face à vos collègues ; si vous avez déjà manqué de dignité face à un orthophoniste gentil ; si vous avez négocié un temps partiel comme une vraie gourde ; s’il vous est arrivé de pimenter une « soirée adulte » en déclarant vos impôts… alors bienvenue dans La Vie trépidante de Brigitte Tornade ! Brigitte Tornade partage sa vie entre ses 4 enfants et un boulot à plein temps. Brigitte Tornade est une femme moderne, travailleuse acharnée et une mère de famille débordée. Brigitte Tornade… c’est vous !
Une série piquante à souhait sur la folie ordinaire d’une famille nombreuse, en passant par l’école et les fêtes de fin d’année, les grands-parents, la vie de bureau, l’écologie et la décroissance, et bien sûr les relations de couple… La Vie trépidante de Brigitte Tornade est l’adaptation en bande dessinée d’un feuilleton radio actuellement diffusé sur France Culture. Découvrez le premier épisode ici : http://urlc.fr/tv8XFQ

La Vie trépidante de Brigitte Tornade planche

Le point sur l’album :

Après Parents mais presquec’est autour de La Vie trépidante de Brigitte Tornade de nous distraire sur la vie de famille. Brigitte tornade est le prototype de la maman d’aujourd’hui. Elle nous décrit avec un sens aigu de la dérision son quotidien, d’abord de mère au foyer, puis de maman active. Un personnage qui rencontre le succès en radio avec une cinquième saison en cours sur France Culture.

Cette adaptation est un florilège de petites scènes de ménage (ou de bureau), qui joue souvent sur l’exaspération de Brigitte tornade face aux clichés, ou à d’autres petites contrariétés du quotidien. Sur un ton amusé et pétillant, La Vie trépidante de Brigitte Tornade apporte un vent de fraîcheur à tout parent qui se respecte.

Le dessin d’AstridM est pour sa part très fin, avec des couleurs vives qui donnent du peps à la lecture. Agréable !

En conclusion, La Vie trépidante de Brigitte Tornade est un album plein de vérités, qui ne manque pas de faire rire tout ceux qui s’y reconnaîtront.

Mettez des mots sur votre colère, une BD de Marc Malès (Glénat)

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Mettez des mots sur votre colère

Réalisée par Marc Malès (Vécu avec Hemingway, Mort d’un Léopard, Hammett, Les Révoltés, Mille Visages, Lucy, Sous son regard, Hollywood) en tant qu’auteur complet, Mettez des mots sur votre colère est une BD inspirée de la vie de Lewis Hine, photographe qui avait notamment dénoncé l’horreur du travail des enfants aux Etats-Unis au début du XXème siècle.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Marc Malès (scénario et dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 25,50 € (144 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Photographier l’horreur pour mieux la combattre. Début des années 1900, aux États-Unis. Owen Brady, photographe, s’est spécialisé dans la prise d’instantanés représentant des portraits d’enfants. Ils ont tous en commun le fait de venir de milieux défavorisés et d’être, malgré leur âge, obligés de gagner leur vie. Soutenu par le National Child Labour Committee, voilà plus de quatre ans qu’il parcourt le pays dans le but de dénoncer le scandale de l’exploitation de ces jeunes travailleurs. Mais ce combat, il le livre aussi pour lui-même : Owen a été l’un de ces enfants. Ces cicatrices mal refermées ont fait de lui un écorché vif, en lutte contre toutes les formes d’injustices…
Dans ce somptueux album au format à l’italienne, Marc Malès nous livre une histoire bouleversante et humaniste sur les conditions de vie des enfants travailleurs aux États-unis au début du XXe siècle.

Mettez des mots sur votre colère planche

Le point sur l’album :

Avec Lewis Hine comme point de départ, Marc Malès nous fait revivre le parcours d’un photographe parti en reportage pour l’association NCLC (National Child Labor Commitee USK) dans le but de changer la législation sur le travail des enfants sur le continent américain. Centré sur son personnage principal – Owen Brady – le scénario est construit à la façon d’une rétrospective sur le documentaire photographique qu’il a effectué. Une expérience douloureuse au contact d’enfants malheureux qui lui ont ouvert les yeux sur la réalité, si ce n’est l’horreur, vécue par tant d’entre eux. Largement romancé, l’album met en scène un personnage tourmenté qui a du mal à suivre son idée de la morale. Une personnalité trouble, parfois violente, qui ne supporte pas que l’on habille la réalité, que l’on cède au mensonge.

Accroché à ce Owen Brady au tempérament imprévisible, l’attention du lecteur ne faiblit pas tout au long de la lecture de cet épais one shot, édité à l’italienne (format paysage). Original et plutôt bien écrit.

Marc Malès utilise par ailleurs la mise en couleurs directe par la méthode dite de « l’huile à l’eau ». Des tons sépia qui installent l’atmosphère de ce début du XXème siècle avec brio. Un choix pertinent.

Intelligent et documenté, Mettez des mots sur votre colère est un album captivant.

« Le Faiseur » d’Honoré de Balzac, mise en scène par Emmanuel Demarcy-Mota, à Paris

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Théâtre de la Ville – Les Abbesses du 26 mars au 11 avril 2015

Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre 
de la Ville, ressuscite une pièce d’Honoré de Balzac, « le Faiseur », écrite en 1848 sous le règne de Louis-Philippe mais furieusement contemporaine. Elle met à l’œuvre Auguste Mercadet (Serge Maggiani), un spéculateur aux abois qui n’en demeure pas moins affairiste, à l’imagination débordante, vivant continuellement d’expédients, où l’illusion du gain et son pouvoir spéculatif capable de tourner à vide font allègrement la fortune des uns et la ruine des autres.

[pull_quote_center]Les comédiens sont à l’unisson dans un jeu nerveux et surréaliste où tels des pantins aux prises avec la comédie humaine, ils aspirent à sauver leur peau dans une fuite en avant sans foi ni loi.[/pull_quote_center]

Dans son essai « Vouloir nous brûle », Barthes analysait très justement ce Faiseur comme « un créateur absolu »,  un ­alchimiste capable de tirer quelque chose du néant, du vide, c’est-à-dire de la dette. Et de ce vertigineux vaudeville financier, Demarcy-Mota en livre une version endiablée et décalée où sur le titre « Money » des Pink Floyd repris en boucle se scrutent implacablement les affres du bonimenteur, tricheur.

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© Jean-Louis Fernandez

Mercadet est un homme d’affaires ruiné qui s’emploie à rassurer ses créanciers de plus en plus pressants par des conseils financiers aussi trompeurs qu’hasardeux. Pour les faire patienter, il invoque aussi un ancien associé, Godeau (comme l’autre de Samuel Beckett également attendu et qui ne viendra jamais !), parti faire fortune aux Indes et sur le point de revenir pour rembourser ses dettes.

[pull_quote_right]Et de ce vertigineux vaudeville financier, Demarcy-Mota en livre une version endiablée et décalée où sur le titre « Money » des Pink Floyd repris en boucle se scrutent implacablement les affres du bonimenteur, tricheur.[/pull_quote_right]

Alors qu’il est sur le point d’être saisi de tous ses biens et expulsé de son appartement, Mercadet décide de monnayer sa fille Julie, amoureuse d’un homme sans fortune, pour la marier à un riche parti : monsieur de la Brive. Cependant, le prétendant qui cultive deux identités, est encore plus endetté que son futur beau-père. Heureusement, le salut viendra du premier soupirant écarté qui se révèlera richissime grâce à une filiation révélée…

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A travers le prisme de ­Mercadet, Balzac décortique avec un ton et une ironie mordante les mœurs affairistes de son époque où règnent la tromperie, le mensonge et la manipulation pour spéculer sur de fausses informations et créer artificiellement de fausses valeurs à l’instar des produits structurés toxiques d’aujourd’hui !.

Lesquelles sont source de fluctuation et de déséquilibre entre les aguerris et les naïfs, les pays pauvres et les pays riches, la dette privée et la dette souveraine, à l’instar du plateau mouvant en chausse-trapes qui tangue à l’abri des coups de semonce des marchés financiers et des ombrages humains collatéraux.

Les comédiens sont à l’unisson dans un jeu nerveux et surréaliste où tels des pantins aux prises avec la comédie humaine, ils aspirent à sauver leur peau dans une fuite en avant sans foi ni loi.

Serge Maggiani est impressionnant en ce Faiseur désincarné par le pouvoir de l’argent et son irrépressible illusion…

Hertz, tome 5 : une BD de Didier Convard, Éric Adam, Christian Gine et Denis Falque (Glénat)

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Hertz, t. 5 : La troisième mort de l’Empereur

L’espion particulier de Napoléon, Hertz termine son aventure d’ombre de l’Aigle avec ce cinquième album. Cette série de l’univers du Triangle des Secrets (au même titre que I.N.R.I ou Les Gardiens du sang) est signée par les scénaristes Didier Convard (Le Triangle SecretVincil’Ange briséTanâtosKaplan & Masson, Neige : Fondation, Marco Polo, Vercingétorix...) et Eric Adam (Contes du Septième SouffleLes CarrésD’Artagnan, Neige : Fondation, Marco Polo, Vercingétorix) et illustrée par Christian Gine ( Le Protocole du Tueur, Le Triangle des Secrets, I.N.R.I) et Denis Falque (Mathieu Lamy, Neige, le Triangle Secret, Les Boucliers de Mars…). Un quatuor de choc.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Didier Convard, Éric Adam (scénario), Christian Gine et Denis Falque (dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

L’histoire d’André Hertz, espion particulier de Napoléon Bonaparte. 1821, Île de Sainte-Hélène. Piégé sur cette île isolée, pris en étau dans un machiavélique complot ourdi par le général britannique Hudson Lowe, la mort de Napoléon semblait inéluctable… C’est son propre aide de camp, Louis Hertz, victime d’un odieux chantage, qui avait pour mission de l’empoisonner. Heureusement, l’Empereur disposait d’un atout de taille : André Hertz, l’ombre de l’Aigle, qui vaut une armée à lui tout seul ! Sauvé par son espion particulier, l’Empereur est à présent en fuite vers l’Égypte, mais il est toujours victime de ce poison qui continue de le ronger à petit feu. Sans compter sur la ténacité de Lowe qui, lancé à leur poursuite, fera tout pour entrer dans l’Histoire comme celui qui sera parvenu à débarrasser le monde de l’Ogre corse…

Hertz tome 5 planche

Le point sur l’album :

Avec leur façon unique de revisiter l’Histoire et ses secrets, les auteurs de Hertz ont vu les choses en grand. Dans ce dernier épisode, André Hertz est venu au secours de son Empereur, en le faisant s’évader de l’île de Sainte-Hélène. Napoléon va alors être sujet à des visions, qui vont le guider jusqu’en Egypte. Et c’est toute l’armée britannique qui va le poursuivre pour le tuer une seconde fois. Une course-poursuite que l’ombre de l’Aigle va tenter de combattre tout au long de l’album. Un voyage dépaysant et rythmé, qui surprend quelque peu dans son épilogue et dans sa tournure mystique. Si la surprise est là, elle n’est pas forcément celle que l’on espérait.

Heureusement, les auteurs prévoient déjà le retour de notre espion préféré, qui vaut bien à lui tout seul toute une armée, avec Le Secret d’Evariste Gallois.

L’univers graphique de Hertz porté par Christian Gine et Denis Falque, est sans doute l’un des plus abouti de l’école de la ligne claire. Un dessin précis et détaillé qui nous transporte dès les premières images. On ne s’en lasse pas.

Si ce dernier album de Hertz nous coiffe un peu sur le poteau avec un dénouement inattendu, on passe un agréable moment de lecture en compagnie d’un Napoléon en fin de vie… Une série à lire.

Kokkoku, un manga de Seita Horio (Glénat)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Kokkoku manga tome 1

Kokkoku, un manga de Seita Horio

Signée Seita Horio, l’histoire de Kokkoku débute tranquillement, au sein d’une famille d’apparence (très) ordinaire. Puis le récit prend une toute autre tournure avec un évènement violent : le kidnapping de deux d’entre eux. Le grand-père va alors prendre le problème à bras le corps pour tenter de les retrouver. Pour cela il va… figer le temps ! Rein de moins.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Seita Horio (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 7,60 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Juri Yukawa tente de recoller les morceaux entre un grand-père bougon, un frère cloitré chez lui, un père dépressif et son neveu. Mais la journée ordinaire vire au cauchemar : deux membres de la famille ont été kidnappés. Les ravisseurs exigent cinq millions de yens en liquide, à payer dans la demi-heure, sinon les otages seront exécutés ! Malheureusement, ils n’ont aucun moyen de se rendre à l’heure au lieu-dit. À moins d’utiliser une magie occulte transmise de génération en génération et capable de figer le temps. Mais dans ce monde inerte, régi par des règles dangereuses, les Yukawa vont découvrir qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir se déplacer librement…
Nominé aux Taisho manga awards 2011, ce titre mélange polar et SF dans une intrigue qui nous rappelle Umezz (auteur de Baptism, L’École emportée…). Alors que l’on suit le rapt de deux membres d’une même famille, le scénario bascule dans le fantastique par l’entremise du temps arrêté. Mais l’auteur ne se contente pas d’un pitch rocambolesque, il adjoint à cette possibilité d’arrêter le temps une réflexion sur le monde existant entre les secondes, qui réfère aux théories des mondes parallèles. Le scénario se nourrit parfaitement des nombreux rebondissements de situation pour livrer une œuvre dense et complète en 8 volumes.

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Le point sur l’album :

Avec un scénario inattendu (sans avoir lu le pitch), Kokkoku nous télé-transporte sans crier gare dans un univers de science-fiction bien loin des premières pages. Très rapidement, et sans trop d’explications, les personnages principaux s’affairent autour d’une mystérieuse pierre qui va les propulser dans une ville figée. Le lecteur ne le saisit pas tout de suite, d’ailleurs (car pour différencier des personnes qui ne bougent pas par rapport à d’autres en mouvement, c’est plutôt délicat lorsqu’ils sont tous couchés sur papier). Une fois dans cette dimension temporelle, ils vont pouvoir tenter de retrouver leurs proches kidnappés, en prenant de court les ravisseurs en attente de rançon. Mais là, une mystérieuse milice va les doubler. Puis une succession d’événements va notamment faire apparaitre une créature impitoyable, ou va encore les obliger à effectuer des bonds dans le temps… Bref, le scénario se densifie finalement à grande vitesse, si bien qu’on peut se sentir dépassé.

On regrette en effet que Seita Horio ne prenne pas plus de temps pour nous expliquer les tenants et aboutissants de son histoire. Cela casse un peu la fluidité de la mise en scène. Mais le scénario, qui dégénère en course-poursuite haletante, reste agréable à découvrir.

Côté dessin, Kokkoku est assez bien réalisé, avec un trait tout en finesse, assez classique pour un manga.

Ce premier tome de Kokkoku va à l’essentiel : le vif du sujet. Soyons sûr qu’il y a encore de quoi nous occuper durant les sept prochains tomes !

Résultats concours : #Chef, 3 Blu-ray gagnés.

Sortie le 11 mars 2015

 

A l’occasion de la sortie du film#Chef, en DVD et Blu-ray et VOD, Publik’Art , en partenariat avec Sony Pictures Home Entertainment, vous a offert la possibilité de gagner :

3 Blu-ray pour le film : #Chef

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 956 joueurs. Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

Les trois heureux gagnants sont :

 

Frédéric Gregory, Aurore Guilbaud et Aurélie Paillusson.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Un homme idéal, un film de Yann Gozlan

Un homme idéal, un film de Yann Gozlan

Un homme idéal, un film de Yann Gozlan

Très joli titre pour un film sans aucun intérêt ! Très grosse déception ! Yann Gozlan a eu la bonne idée de choisir l’acteur césarisé cette année. sans cela, personne n’irait voir son film, Un homme idéal !

Sortie le : 18 mars 2015
Durée : 1h37
Avec : Pierre Niney, Ana Girardot, André Marcon

Synopsis :

Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom…
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

Un homme idéal, un film de Yann Gozlan

Un homme idéal, un film de Yann Gozlan

Tout le long du film Un homme idéal, je me suis demandée comment on pouvait réaliser un film aussi idiot ! Et comment Pierre Niney a-t-il pu accepter un tel rôle !

Le scénario est mauvais, mais vraiment mauvais. Tout est tellement accentué que c’en est risible. Rien n’est vraisemblable. Et au fur et à mesure, l’acteur principal s’enlise. Comme nous d’ailleurs ! La musique est de plus en plus forte pour faire monter le stress… Pénible ! Il a fallu rester patient pour ne pas sortir avant la fin du film…

Bref, rien à dire sur ce film qui a pourtant de très belles critiques ! Encore du commercial ! Si vous ne voulez pas gaspiller votre argent alors, n’allez pas voir ce film.

Bande annonce du film Un homme idéal :

Les Deux Van Gogh, un manga de Hozumi (Glénat)

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Les Deux Van Gogh, un manga de Hozumi

Qui ne connaît pas Vincent Van Gogh n’habite sans doute pas notre planète. L’illustre peintre avait également un frère cadet, Théodorus. Moins connu, il a néanmoins joué un rôle très important dans la vie du virtuose. Hozumi revisite avec Les Deux Van Gogh la vie des deux frères dans une biographie fictive captivante.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Hozumi (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 10,75 € (384 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Fin du XIXe siècle, Paris. Théodorus Van Gogh est un célèbre vendeur d’art chez Goupil & Cie. Ses clients : des grands bourgeois, conservateurs, en quête de signature prestigieuses et valorisantes, persuadés que l’Art n’est accessible qu’à un échelon supérieur de la société, en excluant d’emblée la plèbe ignorante. Mais Théo recherche et développe de nouveaux talents, manieurs de techniques révolutionnaires. Souhaitant détruire le système de l’intérieur, il se sert de sa position pour mettre en avant des artistes peu académiques… dont son propre frère, Vincent.
En France, l’œuvre d’Hokusai a eu une grande influence sur les peintres impressionnistes grâce à l’ouvrage La Manga présent dès 1860 dans les ateliers parisiens. Au Japon, Hokusai ressurgit dans les années 1950 dans les mangas, ces BD qui redécouvrent le trait dépouillé et l’économie de moyen dont il s’était fait le chantre… mais qui se retrouvent injustement méprisés en tant qu’“arts dérisoires”. Cependant, quand la jeune génie du manga Hozumi ose réinterpréter à sa manière les mythiques frères Van Gogh, c’est un ouvrage tout aussi iconoclaste que le Déjeuner sur l’herbe qui nous est livré.
Le titre a remporté le très populaire prix “Kono manga ga Sugoï” 2014, un prix décerné par un “jury” composé de plus de 400 professionnels de l’édition et de la librairie.

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Le point sur l’album :

On ne boude pas notre plaisir en parcourant cette nouvelle version de la vie de ces frères inséparables, jusque dans la tombe (ils sont en effet enterrés côte à côte). Les Deux Van Gogh mêle avec succès fiction et réalité en mettant en scène la grande complicité qui unissait Vincent et Théodorus. On découvre l’ambiance parisienne de l’époque, avec son marché de l’art fermé aux seuls académiciens, bien que d’autres artistes comme Henri de Toulouse-Lautrec entrèrent en résistance. Théodorus est alors négociant pour les vendeurs d’arts Goupil & Cie. Ce dernier va tout mettre en oeuvre pour pousser son frère, qu’il admire depuis toujours malgré ses différences, à faire de la peinture. Et il fera tout ce qui est en son pouvoir pour le faire connaître.

De nombreux points convergent vers la réalité de l’histoire hors du commun de ces deux frères. Mais Hozumi en profite pour s’amuser un peu avec quelques rebondissements qui viennent pimenter son récit. L’auteur canalise très bien sa créativité en explorant toutes les facettes de l’histoire des Van Gogh. Tout s’imbrique parfaitement, même si certaines circonstances imaginées pour l’occasion peuvent paraître incongrues.

Le dessin de l’artiste est quand à lui exécuté avec finesse et légèreté. Un trait à la précision irréprochable, qui a de quoi nous ravir.

Bref, Les Deux Van Gogh, c’est une histoire qui surprend pas seulement parce qu’elle porte une part de fiction mais aussi pour ce que ces deux frères ont vraiment vécu.

H.ELL, tome 2 : une BD de Stephen Desberg et Bernard Vrancken (Le Lombard)

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H.ELL tome 2 couverture

H.ELL t.2 : La Nuit, royaume des Assassins

Thriller fantastico-médiéval, H.ELL est une série BD écrite par Stephen Desberg (Empire USA, Cassio, Les Mille et autres Nuits, Golden Dogs…) et illustrée par Bernard Vrancken, duo qui avait réalisé I.R.S. ou encore Le Sang Noir. Chevalier déchu, Harmond Ellander a été privé de tous ses titres, de ses biens et de sa famille. Condamné à errer dans les bas-fonds de la ville, loin de la Cour du roi, il est envoyé au donjon en tant que nouveau quester. Un nouvel enquêteur chargé désormais d’élucider les meurtres en série d’une créature diabolique…

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Stephen Desberg (scénario) et Bernard Vrancken (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 14,45 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Le chevalier Harmond Ellander a commis une faute irréparable. Il est banni par le Roi et condamné à servir comme questeur au sein de la police de la ville. Arraché au confort de la cour royale et plongé dans les bas-fonds de la cité, il lui faudra apprendre les codes de son nouvel univers. Et il devra le faire sans tarder : un mystérieux prédateur rôde dans les ruelles et laisse dans son sillage des cadavres atrocement mutilés…

H.ELL tome 2 plancheLe point sur l’album :

Avec ce deuxième album de H.ELL, le récit déjà sombre poursuit sa course dans les profondeurs abyssales de l’enfer. Une prison terrestre à ciel ouvert dans laquelle notre ancien chevalier semble décider à enquêter quoiqu’il arrive. Au prix d’inquiétantes alliances, il découvre malgré lui que la créature meurtrière pourrait être multiple. Mais rien de vraiment consistant ne nous est révélé. On a l’impression d’être volontairement maintenus dans l’ignorance. Les questions sont multiples, qu’elles portent sur l’histoire personnelle d’Harmond Ellander, celle des membres de sa famille, ou celle encore liée à ces victimes retrouvées déchiquetées et démembrées.[pull_quote_left]H.ELL est bien parti pour nous faire vivre l’enfer.[/pull_quote_left]

C’est donc en entretenant un épais mystère que le scénario de ce second tome intitulé La Nuit, royaume des Assassins, vient nous hanter. Déboussolé de ne pas avoir de réponse, le lecteur est tiré un peu plus loin dans le brouillard environnant. Ce qui ne manque pas d’attiser la curiosité et d’installer un suspense certain.

Cette atmosphère puissamment brumeuse est d’ailleurs mise en scène par le dessin surprenant de Bernard Vrancken. Très sombre, ses planches sont dominées par une profonde noirceur. Une coloration très originale, et technique puisque l’illustrateur y a ajouté du lavis. Il en résulte une savante intensité.

H.ELL est bien parti pour nous faire vivre l’enfer. Car il va falloir être patient avant d’avoir réponse à nos questions. Ce deuxième album n’étant pas plus bavard que le précédent. Il n’en demeure pas moins que l’univers de la série compte de beaux atouts pour séduire, notamment par son univers graphique.

L’amour et les forêts, Eric Reinhardt : toute la vérité sur ce livre.

L’amour et les forêts, un livre de Eric Reinhardt

L’amour et les forêts, un livre de Eric Reinhardt

Bénédicte prend contact, par écrit, avec Eric Reinhardt, pour lui signifier toute son admiration quant à son dernier livre Cendrillon. A la suite d’échanges de mails, ils se rencontrent, à Paris, deux fois. Et Bénédicte se livre à lui en toute confiance. Voilà le début de L’amour et les forêts. Terrible histoire.

Publié aux Editions Gallimard en août 2014 – 21,90€


L’amour et les forêts, un livre de Eric Reinhardt

L’amour et les forêts, Eric Reinhardt

 

Je vous demande, cher lecteur, de lire cette chronique jusqu’au bout. Pour comprendre la réalité, la vérité sur ce livre. Vérité qui ne fait pas plaisir d’autant plus qu’on apprécie beaucoup cet auteur.

L’amour et les forêts, livre bouleversant qui entre dans l’intimité d’une femme harcelée par son mari. Le harcèlement est tellement présent, que nous, simples lecteurs, nous sentons aussi harcelés par cet homme ignoble, pervers et manipulateur. Le rythme est rapide, mais avec des phrases longues, comme pour insister sur la souffrance de Bénédicte qui n’a pas le temps de respirer librement au côté d’un homme psychiquement malade qu’on pourrait traiter de « pervers narcissique ». Mais ce n’est pas lui que l’on va soigner. C’est Bénédicte. Comme si la coupable était cette jeune femme !

Bénédicte est une jeune femme brillante, agrégée de lettres. Professeur de français. Mariée. Mère de famille de deux enfants. Tout pour être heureuse… Mais ce ne sera pas le cas.

L’auteur nous entraine dans son récit, avec beaucoup de psychologie, et aussi un cri de révolte contre la vie absurde de son héroïne. Au fil des pages on a envie de crier à Bénédicte de partir, de fuir cette vie insupportable qu’elle subit. Et les scènes de ménage sont tellement vraies, tellement absurdes qu’on a même l’impression de les avoir vécues un jour.

Très belle écriture. Ressentis puissants. Récit bouleversant. Heureusement, Bénédicte connaît une merveilleuse parenthèse de bonheur. Très très courte parenthèse mais qui permet au lecteur d’espérer ou en tout cas de reprendre sa respiration durant quelques pages.

Vous l’aurez compris, je ne peux pas vous en dire davantage sur cet incroyable livre. Commencez-le en prenant soin d’avoir plusieurs heures de tranquillité devant vous. Car une fois commencé, vous ne le lâcherez plus. Et vous ne l’oublierez pas ! Une écriture époustouflante qui nous permet d’accepter une lecture souvent traumatisante. Dure mais juste. Il n’est jamais aisé de donner la parole à une femme maltraitée. Mais l’auteur le fait de façon presque sublime, ce qui rend toute sa dignité à son héroïne, à son admiratrice… Une façon de réhabiliter cette jeune femme.

L’amour et les forêts a reçu le prix Renaudot des Lycéens 2014, le prix France Télévision et le prix des étudiants France Culture/Télérama 2015.

L’actualité de ce livre au 25 mars 2015 :

Après avoir écrit ces quelques lignes, je vais voir ce qui est écrit sur ce livre, sur le Net, comme je le fais toujours. Et là, désagréable surprise. Tout s’effondre. Si j’avais bien l’impression que cette histoire sentait le vécu, c’est qu’elle a été vraiment vécue. Par l’héroïne, justement. Pas Bénédicte mais une autre jeune femme. Une fan de l’auteur qui a réellement pris contact avec lui, folle admiratrice de son dernier roman Cendrillon. Toute la majorité du livre est l’exacte vérité de cette jeune femme. Elle s’est confiée à l’auteur, lui a écrit des mails, lui a raconté ses déboires conjugaux. En toute confiance. Elle lui a même offert, pour son anniversaire, une quarantaine de pages écrites de sa main, racontant ses souffrances. Et aujourd’hui, elle se dit prête à assigner en justice l’auteur pour atteinte à la vie privée et contrefaçon. Car non seulement Reinhardt a écrit son histoire, mais il y a même inséré ses écrits. Sans son autorisation, bien sûr.

Vous pourrez découvrir tous les détails de cette sordide affaire qui date du 23 mars 2015 : l’Express

Du coup, quelle déception ! Impossible de ne pas revenir sur ma chronique. Je mets 5 étoiles à Bénédicte, elle-même. Et j’espère qu’elle me lira. Je la soutiens dans son nouveau combat qui est celui de la dignité.

Et je déplore qu’un tel auteur se soit approprié les écrits d’une jeune femme en souffrance. On comprend mieux pourquoi on avait l’impression que l’auteur avait lui-même connu une telle souffrance. L’auteur, non, mais Bénédicte, oui.

Je ne réécris pas, volontairement, ma critique. J’estime que tout ce qui est positif revient à cette jeune femme qui, aujourd’hui, est blessée par l’écrivain qu’elle admirait tant.

J’en veux à l’auteur d’avoir volé la vie de Bénédicte, d’avoir volé son intimité, ses écrits. C’est comme un viol.

Publik’Art va suivre cette affaire de très près et vous tiendra au courant.

Touriste, une BD de Julien Blanc-Gras et Mademoiselle Caroline (Delcourt / Mirages)

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Touriste BD

Touriste, de Julien Blanc-Gras et Mademoiselle Caroline

Roman de Julien Blanc-Gras (journaliste pour M le Mag) adapté en BD par Mademoiselle Caroline (Enceinte, Mamaaaan ?! quoi encore ?, Quitter Paris et Je commence lundi, le régime anti-régime, Chute libre, carnets du gouffre), Touriste est un carnet de voyage autour du monde insolite et décalé. Un récit malicieux, qui joue avec impertinence sur les clichés liés au Touriste et à ses rencontres.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Mademoiselle Caroline (scénario et dessin), Julien Blanc-Gras (scénario)
Editions : Delcourt
Prix : 23,95 € (208 pages)

Résumé de l’éditeur :

Adaptant en bande dessinée son roman éponyme, Julien Blanc-Gras montre une autre façon de voyager. Il traverse la vie, curieux et détendu, prend le temps d’être futile, de s’adonner à des activités non-productives mais enrichissantes. Facétieux, il est doté du regard décalé de celui qui sait apprécier sans être dupe. Les dessins pétillants de Mademoiselle Caroline renforcent la justesse des situations.

Le point sur l’album :

Chapitré par destinations, Touriste nous invite pour un tour du monde drôle et dépaysant vu par Julien Blanc-Gras. L’Inde, la Colombie, le Maroc, la Tunisie, le Brésil, la Chine, Madagascar, ou encore le Mozambique sont autant d’épisodes savoureux dans l’aventure de cet éternel globe-trotteur. Sur un ton décontracté, l’auteur nous livre avec un certain flegme ses impressions de Touriste, sur les coutumes locales, les autochtones, les administrations et également les autres touristes. Un carnet de voyage que l’on prend beaucoup de plaisir à parcourir.[pull_quote_right][U]n petit tour du monde plein de fraîcheur et d’intelligence[/pull_quote_right]

Mademoiselle Caroline s’est accaparée l’univers du romancier avec panache, faisant ressentir avec brio son amour pour le voyage. Une insatiable soif de découverte. Julien Blanc-Gras ne cache d’ailleurs pas son ambition de fouler chaque coin de la planète.

Attachant et généreux en commentaires, le voyageur est aussi mis en images avec beaucoup d’habileté. Le trait humoristique de la dessinatrice participe à la bonne ambiance générale, renforcée par des couleurs très vives, qui pétillent littéralement.

Touriste est un petit tour du monde plein de fraîcheur et d’intelligence. A lire.

A la folie, un film de Wang Bing


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A la folie, un film de Wang Bing

A la folie, un film de Wang Bing

Publik’Art avait découvert Wang Bing en 2012 avec son très beau film documentaire : Les sœurs de YunnanCette fois-ci, Wang Bing s’attaque à un monde très spécial : le monde de la folie. Il filme, caméra au niveau du ventre, dans un hôpital psychiatrique, qui ressemble davantage à un asile, des personnes internées. Il a filmé plus de 300h pour au final sortir un documentaire, A la folie, de près de 4h.

Sortie : le 11 mars 2015
Durée : 3h47
Avec : les malades eux-mêmes

A la folie, un film de Wang Bing

A la folie, un film de Wang Bing

Bien sûr, cette durée inhabituelle peut faire fuir les cinéphiles. Une entracte a été faite, au milieu du film, pour se dégourdir les jambes, et je peux vous dire qu’aucune personne n’est partie avant la fin du film !

La caméra de Wang Bing ne joue pas l’intruse. D’ailleurs les personnes filmées la regardent comme une amie ou comme quelque chose qui fait partie de leur décor. Visiblement, la caméra ne les gêne pas du tout.

Wang Bing ne va pas émettre de commentaires, comme à son habitude. A nous de le suivre. A nous d’entrer dans son monde. On ne sait rien sur les personnes internées, ou quasiment rien. On les voit juste vivre, ou plutôt essayer de survivre dans des conditions de vie inhumaine. C’est l’hiver, il neige, et tout est ouvert sur l’extérieur. Pas de chauffage. On imagine alors le froid qu’ils doivent endurer. Certains sont tout nus. Un malade se verse de l’eau froide, plusieurs fois, sur son corps nu. Personne n’est là pour les surveiller, les encadrer, les aider. Sauf au moment de la prise des médicaments.

A la folie, un film de Wang Bing

A la folie, un film de Wang Bing

Il fait sûrement très froid, mais ils se réchauffent comme ils peuvent. Ils dorment à trois dans le même lit, sans jamais se battre. Au contraire, entre eux, règne une vraie fraternité. Ils se consolent, se caressent, se donnent de l’affection, une sorte d’amour. Pas une seule fois, on ne voit de bagarre. Le monde dans lequel ils vivent est hors temps, calme et drogué. Ils sont seuls et en même temps, ils sont entourés de frères. Ils partagent, tout ou presque. Ils vivent dans une prison mais entre eux quelque chose d’incroyable les lie. Ils partagent ce qu’ils peuvent partager. Tout est sale, très sale même. Certains font leurs besoins n’importe où. On imagine alors les odeurs que doivent supporter les malades.

Comment ne pas devenir fou enfermé dans cet hôpital, en faisant le tour circulaire de l’étage, de jour comme de nuit, en marchant ou en courant ? En longeant des grilles ?

On apprendra à la toute fin du film le melting-pot des internés. Ils ne sont pas tous malades psychiques puisque certains opposants au régime y sont aussi internés…

En faisant ce film, le réalisateur a-t-il sans doute voulu dénoncer les pratiques barbares qui s’y pratiquent. Acte politique ? Acte de remise en cause du régime ? Ou simplement acte de sensibilisation de l’Occident à ce qui se passe en Chine encore au XXI siècle ?

Wang Bing dit qu’il a simplement voulu montrer les conditions de vie de ces personnes enfermées.

De toute manière, quelque que soit la finalité profonde du réalisateur, son film restera gravé longtemps dans nos mémoires, hélas. Avec un immense sentiment d’impuissance et de révolte. Et jamais les 3h47 du film ne nous ont été pénibles. C’eut été un comble en regard de ce que ces personnes endurent au quotidien.

Film vrai, film dur, film témoin. Encore un chef d’œuvre de Wang Bing.

Bande annonce du film : A la folie, de Wang Bing :

Haïda, l’immortelle baleine : une BD de Séverine Gauthier et Yann Dégruel (Delcourt jeunesse)

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Haïda, l'immortelle baleine

Haïda, l’immortelle baleine

Après L’Homme MontagneHaïda, l’immortelle baleine est l’autre nouvel album de la scénariste Séverine Gauthier (Mon arbre, Aristide broie du noir, Washita, Garance). Elle a cette fois réalisé ce projet avec Yann Dégruel (Genz Gys Khan, Sans famille, L’Enfant d’éléphant…), dessinateur également habitué à la BD jeunesse. Le duo nous emporte ici dans une légende du peuple de l’île d’Haïda Gwaii, archipel canadien au large de la Colombie-Britannique.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteurs : Séverine Gauthier (scénario) et Yann Dégruel (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 10,95 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Ce matin-là, le village se réveille et chaque habitant constate que la marée a fait monter l’eau particulièrement haut. Personne ne sait ni ne comprend ce qui se passe. Tout le monde parle beaucoup mais nul ne semble vraiment s’en inquiéter. C’est comme si Kùn, l’immortelle baleine, s’était enfoncée un peu plus profond dans l’océan, inondant les villages qui se trouvent sur son dos.

Haïda, l'immortelle baleine planche

Le point sur l’album :

C’est accompagnés de l’écriture délicate de Séverine Gauthier que nous sommes invités à voyager dans cet archipel. Un lieu que la légende explique comme étant le dos d’une baleine qui sommeille. Mais voilà, l’eau monte de manière inquiétante et menace les habitants de l’île. Deux jeunes enfants vont alors chercher à comprendre ce qui arrive… La baleine immortelle est-elle en danger ? Sur un scénario mystique aux figures pas toujours rassurantes, l’auteur livre un récit original et intriguant.

Le dessin envoutant de Yann Dégruel ne manque pas d’apporter sa touche chaleureuse et poétique à l’album. Un trait plein de vie qui ose des choix originaux.

Avec la mise en image de la légende d’Haïda, l’immortelle baleine les auteurs signent un album entre légèreté et gravité, qui parlera aux enfants.

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