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Mr Turner : avez-vous gagné vos places de ciné ? (#résultatsconcours)

A l’occasion de la sortie du film Mr Turner le 3 décembre 2014, Publik’Art, en collaboration avec Diaphana, vous a offert la possibilité de gagner : 5×2 places de ciné pour le film : Mr Turner

Vous avez été très nombreux à participer : 3031 joueurs. Bravo à tous et merci de votre excellente participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

S.Coudert, Térèse Wysocki, Sophie Lapouge, Lydie Leveque et Laurent Houssin.

N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Très bon film à tous !

Synopsis :
“Mr. Turner” évoque les dernières années de l’existence du peintre britannique, J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts, il vit entouré de son père qui est aussi son assistant, et de sa dévouée gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment. A la mort de son père, profondément affecté, Turner s’isole. Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.

Killjoys, une BD de Gerard Way, Shaun Simon et Becky Cloonan (Delcourt)

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Killjoys – La Vraie Vie des Fabubleux

Killjoys – La Vraie Vie des Fabuleux est un comics scénarisé par Gerard Way (Umbrella Academy) et Shaun Simon, deux amis rencontrés lors des tournées de My Chemical Romance (Shaun Simon est un ancien membre du groupe Pency Prep). Un récit complet illustré par ailleurs par Becky Cloonan (Wolves, The Mire, Demeter, 5…).

Date de parution : 19 novembre 2014
Auteurs : Gerard Way, Shaun Simon(scénario), Becky Cloonan  (dessin) et Dan Jackson (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 17,95 € (160 pages)

Résumé de l’éditeur :

Il y a des années de cela, un terrible affrontement opposa le groupe des Killjoys à la méga corporation B. L. I.. Cette dernière, victorieuse, continua d’aliéner les populations, de combattre les libertés et de dessaisir les citoyens de leur individualité. Mais Girl, unique survivante des Killjoys, est bien décidée à reprendre le combat et à faire définitivement taire ce sombre pouvoir despotique.

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Le point sur l’album :

Killjoys – La Vraie Vie des Fabuleux présente bien. La couverture est graphiquement très réussie et attire l’oeil. L’édition est quant à elle celle du format Comics Prestige de la maison Delcourt, c’est-à-dire une belle couverture cartonnée. De quoi réunir dans les meilleures conditions tous les épisodes de ce récit publié initialement pour le Free Comic Book Day 2013 : Dead Satellite.

Seulement voilà, dès les premières pages, on est marqué par une narration compliquée à suivre qui met le récit sans dessus-dessous. L’univers proposé est intéressant mais manque vraiment de structure et rend la lecture difficile. On ne peut qu’être déçu de la faible qualité scénaristique avec une histoire qui s’embourbe toute seule, laissant se refermer sur elle son propre piège. C’est brouillon et plutôt chaotique, comme un flux d’énergie mal canalisé. C’est dommage.

Le dessin de Becky Cloonan est pour sa part original. Son trait aux larges contours n’est pas pour déplaire. Mais il semble souffrir d’un découpage pas toujours optimal.

En bref, si Killjoys – La Vraie Vie des Fabuleux pouvait susciter l’intérêt par sa belle présentation, il ne faudra pas en attendre plus.

Moyasimon, tome 2 : un manga de Masayuki Ishikawa (Glénat)

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C’est le retour de Moyasimonle manga de Masayuki Ishikawa qui explore le monde microbien à sa façon, à travers un jeune étudiant, Sawaki, capable de voir à l’oeil nu cette faune à la richesse insoupçonnée ! Achevée en treize tomes au japon, la série vient de paraître son deuxième volet aux éditions Glénat.

Date de parution : 19 novembre 2014
Auteur : Masayuki Ishikawa (Scénario et Dessin)
Prix : 9,15 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Les mésaventures de Sawaki se poursuivent quand il tombe nez à nez avec le “fantôme des bactéries”. Après avoir à peine eu le temps de souffler, il est pris dans une explosion de produits fermentés ! Ceux-ci ont été ramenés du monde entier par Aoi Muto, une autre élève du professeur Itsuki. Mais à son insu, elle n’est pas seulement revenue avec de la nourriture, loin de là… et ses collègues du club d’ufologie provoquent également une catastrophe ! Alerte aux virus !

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Le point sur la série :

On retrouve Sawaki après un premier tome plutôt réussi. L’auteur parvient à se renouveler en imaginant d’autres mises en situation, avec l’arrivée d’Aoi Muto, de retour d’un voyage autour du monde. Et évidemment, elle ne sera pas revenue qu’avec des souvenirs anodins… L’aventure de Sawaki se poursuit donc avec ce même ton frais et original, qui démarque très nettement ce seinen de ses semblables. Le scénario n’est évidemment pas des plus palpitants, mais on passe un bon moment de lecture et d’évasion dans ce monde joliment imaginé.

La question est donc de savoir quelles autres surprises Moyasimon nous réserve. Car l’aventure est partie pour durer !

A suivre en janvier avec la parution du troisième tome !

Gangsta, tomes 5 et 6 : le manga de Kohske à découvrir (Glénat)

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La série du japonais Kohske continue de faire des émules en France ( et au Japon où elle paraît avec un tome d’avance seulement). Avec un sixième tome paru le mois dernier (et un septième attendu en mars de l’année prochaine), offrons-nous un retour sur ce seinen qui mériterait bien de s’inviter sous le sapin !

Date de parution : 5 novembre 2014
Auteur : Kohske (scénario et dessin)
Prix : 7,60 €

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Résumé de l’éditeur (tome 6):

Alors que Connie est toujours introuvable et que la guilde enterre ses morts, Delico et Yang suivent la piste d’Erica, la tueuse de crépusculaires. Mais quand vient l’heure de la confrontation, les hommes de Monroe font face à une terrible révélation…

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Le point sur la série :

Nous vous avions parlé de cette série à l’occasion de la sortie de son quatrième tome (voir notre chronique ici). Gangsta développe un univers assez noir, où crépusculaires et indexés se livrent bataille pour mieux servir les intérêts de la pègre. La force narrative mise au service de révélations et rebondissements bienvenus donne une belle profondeur à l’intrigue de Kohske. Dans ces deux derniers tomes, ce dernier renforce habilement les liens qui unissent ses personnages principaux. Son récit est palpitant et ne déçoit pas. Il est toujours riche d’affrontements sanglants qui viennent ponctuer assez largement le scénario.

En bref, Gangsta gagne en qualité à chaque tome, sans perdre son côté spectaculaire. Un bon divertissement à réserver aux plus grands.

Résultats concours : L’incomprise, 10 places de ciné gagnées.

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 Sortie le 26 novembre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film L’incomprise, Publik’Art, en partenariat avec l’Agence Déjà, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : L’incomprise

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3244 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Marie-Josée Thouvenin, Patrice Glotain, Terry Goutarel, Vincent Simonin et Caroline Stalain.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement.

Très bon film à tous !

Louis de Funès – Une vie de folie et de grandeur : une BD de François Dimberton et Alexis Chabert (Delcourt / Mirages)

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Le grand spécialiste des biographies BD, François Dimberton (à l’actualité chargée : Johnny – La naissance d’une idole, Coluche – Une vie d’enfoiré !) nous raconte cette fois l’histoire de Louis de Funès, acteur inégalé dans son registre comique. Un récit de vie illustré par Alexis Chabert (Bourbon Street, La Faute, une vie en Corée du Nord) et mis en couleur par Magali Paillat.

Date de parution : 26 novembre 2014
Auteurs : François Dimberton (scénario), Alexis Chabert (dessin) et Magali Paillat (couleurs)
Prix : 16,95 € (128 pages)

Résumé de l’éditeur :

Acteur de génie, homme de rire et de joie, Louis de Funès a fasciné le public pendant des années. Mais derrière le comédien se cache un être doux et discret, maladivement timide et anxieux. Une personnalité complexe pour une vie romanesque que François Dimberton raconte avec passion et admiration sous le trait superbe et émouvant d’Alexis Chabert.

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Le point sur l’album :

De la rencontre de ses parents à son dernier souffle quand il avait 69 ans, François Dimberton nous livre en accéléré la vie entière de Louis de Funès, monument historique du cinéma français. On apprend que son père, ancien avocat espagnol venu faire fortune à Paris, a connu en réalité un parcours chaotique. En quête d’un gros coup financier, l’homme enchainera les mauvaises affaires, allant jusqu’à ruiner le patrimoine familial (son épouse – la mère de Louis, était issue d’une famille fortunée). Un père qui ira jusqu’à disparaitre mystérieusement et laissera une blessure profonde à son fils.

Ce dernier, né pour faire rire, sera un véritable cancre durant son enfance. Et sa mère aura malgré tout la patience de lui faire essayer toutes les formations possibles, y compris une école du cinéma. Rien n’y fait, le jeune Louis se fait exclure partout où il met les pieds, à cause de son comportement. Mais la chance lui sourira un beau jour, à force de travail acharné.

Le récit de François Dimberton est construit à la façon d’un très beau documentaire, dans lequel il n’hésite pas à romancer une vie familiale assez secrète. Ce qui ajoute de la magie à la lecture. Cette vie incroyable que l’acteur, le mari et le père de famille a mené est racontée avec une émotion que l’on ressent dès les premières pages.

Le dessin délicat d’Alexis Chabert est aussi sobre que pétillant. Les traits si caractéristiques de Louis de Funès sont domptés avec pudeur par l’illustrateur, qui parvient à saisir sa gestuelle et ses mimiques. Une réalisation aboutie, qui compte nombre de personnages secondaires connus, dessinés avec beaucoup de justesse. La coloration de Magali Paillat est quant à elle légère, presqu’aérienne, laissant les traits de Chabert s’exprimer à la lumière. On aime.

En conclusion, ce Louis de Funès vous fera vibrer au même rythme que l’acteur : à 200 à l’heure.

Concours : Gagnez votre séjour à Madrid, ville de tous les plaisirs (article sponsorisé)

 

C’est le moment de rêver avec un nouveau concours qui permettra aux heureux élus de gagner un week-end hors du temps sur la capitale du royaume du soleil : Madrid.

Une occasion idéale pour découvrir ou redécouvrir cette ville incroyable, où art et culture sont chaque instant à l’honneur. La ville regorge de merveilles artistiques que vous pouvez notamment venir admirer dans ses Musées dont le Musée du Prado, le Musée Thyssen-Bornemisza et le Musée Reina Sofía font figures d’incontournables (ces trois musées sont d’ailleurs réunis dans un périmètre d’1km seulement ! C’est dire la concentration artistique !)
Il est évidemment difficile de choisir lorsqu’on se retrouve à Madrid le temps d’un weekend. C’est pourquoi vous trouverez le parfait manuel pour visiter la capitale en 24 heures ou encore en deux jours.
Mais comment parler du cœur du royaume d’Espagne sans évoquer le palais ? Il y a le Palais Royal, certes, mais également les plaisirs du palais. Car la ville compte ses petits trésors gastronomiques. On peut y déguster des tapas à nul autre pareil dans le quartier des Lettres ou à La Latina, ou on peut préférer flâner au Marché de San Miguel ne serait-ce que pour s’ouvrir l’appétit au milieu des étals. Mais c’est surtout la cuisine traditionnelle des auberges centenaires (mesones) qui ne manquera pas de vous charmer avec leurs spécialités culinaires locales (cocido…). Evidemment, la cuisine internationale est également représentée près de la Plaza de España. Les restaurants les plus élitistes se situent quant à eux entre la Gran Via et le Paseo de la Castellana.
Un voyage qui promet une multitude de sensations et de souvenirs pour les gagnants. Pour réveiller vos papilles, visionnez ce clip promotionnel en cliquant dessus pour participer au concours.

 

Article Sponsorisé

A la vie, un film de Jean-Jacques Zilbermann

Le réalisateur, Jean-Jacques Zilbermann, voulait depuis très longtemps faire un film en hommage à sa mère, réellement déportées à Auschwitz.

La scène finale des trois « vieilles » dames, sont les personnes réelles de cette histoire dont la mère du réalisateur, filmées il y a plusieurs années alors qu’elles avaient 70 ans et s’étaient retrouvé à Berck-Plage. Justement dans les années 60. Scène très émouvantes.

Date de sortie : 26 novembre 2014
Durée : 1h44
Avec : Julie Depardieu, Suzanne Clément, Johanna ter Steege

Synopsis :

1960. Trois femmes, anciennes déportées d’Auschwitz qui ne s’étaient pas revues depuis la guerre, se retrouvent à Berck-Plage. Dans cette parenthèse de quelques jours, tout est une première fois pour Hélène, Rose et Lili : leur premier vrai repas ensemble, leur première glace, leur premier bain de mer… Une semaine de rires, de chansons mais aussi de disputes et d’histoires d’amour et d’amitié…

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Mon avis sur le film :

Le tout début du film est poignant puisqu’on voit la vie au camp de concentration. Historique, dur et insupportable. Heureusement cela ne dure que quelques minutes. On traverse très vite les années d’après-guerre pour se retrouver en 1960. Tout nous rappelle ces années : les tenues vestimentaires, surtout les maillots, la décoration intérieure avec la cuisine en formica, jaune bien entendu ! Les meubles rudimentaires…Dans la rue, les voitures sont toutes plus jolies les unes que les autres ! Et on danse le twist au Club Mickey, sur la plage !

Les trois amies du camp se retrouvent à Berck. Je ne vous apprendrai rien en vous révélant cela puisque c’est dans le synopsis. Par contre, on peut regretter qu’il ne se passe rien d’exceptionnel. Ca manque de punch, de coups de gueule, de rires, de larmes… C’est trop gentillet, pourrait-on dire… Pas assez d’émotions.

La fin est un peu plus mouvementée et drôle, mais bon, rien d’exceptionnel. Un bon film du dimanche soir !

Dommage car ce film aurait pu davantage marquer nos mémoires.

Cinégeek, une BD de Pluttark (Delcourt / Tapas BD)

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Cinégeek est, comme son nom l’indique, un sympathique petit recueil de geek sur le cinéma. Réalisé par Pluttark, et justement présenté comme un ensemble de petites pépites inutiles mais réjouissantes du cinéma, l’ouvrage multiplie les petites trouvailles de passionné du septième art…

Date de parution : 19 novembre 2014
Auteurs : Pluttark (scénario et dessin)
Prix : 15,95 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Les meilleures comédies romantiques SANS Hugh Grant, les titres de films fantastiques les plus improbables, les monstres géants classés par taille, les acteurs méconnus ayant interprété des grands personnages… Cette encyclopédie geek, complètement subjective mais totalement réjouissante, fourmille d’anecdotes farfelues, drôles et inattendues pour le bonheur des cinéphiles et des autres.

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Le point sur l’album :

Pluttark (Bipèdes, Sexe, désirs et petites contrariétés) propose son point de vue de geek sur des oeuvres cultes du cinéma et tout ce qui tourne autour. On s’amuse par exemple avec des devinettes autour de célèbres acteurs lorsqu’il ne s’agit pas de les comparer (par ex. Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris). Les planches sont plutôt variées dans leur présentation, ce qui rend ce petit objet ludique et divertissant. Force est de reconnaître qu’on est également surpris devant la capacité à aligner des détails de geek comme Pluttark le fait ici.

Un vrai travail de cinéphile, qui tente avec humour de transmettre son amour du grand écran. Une bonne idée ! Si vous aimez, vous aimerez aussi Héros sur Canapé ou Le petit illustré des gros clichés d’Hollywood.

Les gardiens du louvre, une BD de Jirô Taniguchi (Louvre Editions / Futuropolis)

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Lorsqu’un dieu vivant comme Jirô Taniguchi (Quartier lointain, Le Sommet des Dieux…)  décide de rendre hommage aux artistes exposés au Louvre, cela donne Les Gardiens du Louvre, un épais album réalisé en couleurs (une fois n’est pas coutume) mais dans le sens de lecture traditionnel des mangas.

Date de parution : 21 novembre 2014
Auteurs : Jirô Taniguchi (scénario et dessin)
Prix : 20 € (136 pages)

Résumé de l’éditeur :

Après Le Journal de mon père et Quartier lointain voici le nouveau grand récit de Jirô Taniguchi ! Après un mois passé au musée du Louvre en mai 2013, il signe un récit en couleur directes tout en délicatesse, une traversée temporelle et artistique à la découverte des figures tutélaires, familières et méconnues… les gardiens du Louvre !

Au terme d’un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l’inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d’oeuvres et d’artistes de diverses époques, au cours d’un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.
Avec cet album en forme de voyage intérieur, Jirô Taniguchi nous invite à une traversée temporelle et artistique à la découverte d’un esprit des lieux, sous la houlette de quelques figures tutélaires, familières ou méconnues… Car le Louvre a ses gardiens.

En sélection pour le Prix de la BD Fnac 2015.

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Le point sur l’album :

Dans Les Gardiens du LouvreJirô Taniguchi nous offre un voyage à travers le temps, à la rencontre des artistes qui peuplent par leurs oeuvres les galeries du plus grand musée du monde. Accompagnés de son alter-ego venu spécialement faire un séjour à Paris, sous une narration à la première personne, nous découvrons Jean-Baptiste Corot, Vincent Van Gogh mais également Asai Chû ou encore Tokutomi Roka qui font la jonction entre le pays du soleil levant et notre continent. Des rencontres enfiévrées et brumeuses, fruit d’un parachutage mystérieux de l’auteur de BD venu se perdre dans un dédale de peintures et de sculptures historiques.

Le récit porte la marque de Taniguchi, qui développe une atmosphère poétique tout en réutilisant la ficelle scénaristique des sauts dans le temps (ainsi qu’il l’avait magistralement fait dans Quartier Lointain) et du récit introspectif. Le découpage de l’album manque néanmoins de liant, donnant parfois la sensation de feuilleter un catalogue où se succèdent les plus grands artistes de l’Histoire.

Le dessin est quant à lui très épuré, comme à chaque fois avec ce grand artiste. Son trait à la finesse légendaire et aux lignes claires est mis en couleurs avec délicatesse. On ne peut que saluer les belles reproductions dessinées, que ce soit des lieux, des oeuvres ou des personnages ayant existé.

Les Gardiens du Louvre est donc un bel album au décor magique et poétique, malgré la faille d’une intrigue fragile.

A Cappella, un film de Lee Sujin

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Lee Sujin réalise là son 1er film. Il est à la fois le réalisateur et le scénariste. Et son film A Cappella a déjà reçu 4 prix : 3 au Festival du Film Asiatique de Deauville, et 1 au Festival International du Film de Marrakech. Un film hors du commun et hors norme. Avec une actrice principale époustouflante.
Date de sortie : 19 novembre 2014
Durée : 1h52
Avec : Chun Woo-hee, Jung In-sun, Kim So-Young

Synopsis :

Han Gong-ju, une jeune lycéenne, est contrainte de changer d’établissement scolaire et d’emménager, pour un temps, chez la mère d’un de ses professeurs, tandis qu’une enquête policière suit son cours dans son quartier d’origine. N’ayant en apparence rien à se reprocher, Gong-ju pourra-t-elle échapper à son passé ?

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Mon avis sur le film :

Très difficile d’écrire une chronique sur ce film. Comme le dit le réalisateur, dans un entretien filmé et qui est visionné avant le film : moins on en sait sur le film, mieux on le vivra. Sans a priori, sans jugement. Et c’est son but.

C’est un film coréen, où on retrouve une ambiance tout à fait coréenne. Rythme très lent, durant la majeure partie du film. On suit une jeune fille, sans savoir ce qui lui est arrivé. On sait que c’est grave, qu’elle est directement impliquée et qu’elle doit quitter tout du jour au lendemain : son école, son quartier, sa ville même, ses parents…

Mais on ne saura qu’à la fin du film la vérité sur cette jeune fille à la voix si pure, si limpide, si magique.

Les dernières minutes du film révèleront le lourd secret de cette jeune fille. Un très lourd secret. Un secret insupportable. Le film est inspiré d’une histoire vraie. Une histoire qui s’est passée en Corée, mais qui aurait pu se passer n’importe où.

Un film à voir tout en sachant qu’il nous marquera. A vie.

Une très belle réalisation sur un sujet très difficile. Mais un film aussi difficile à « digérer ».

Golden dogs, tome 3 : une BD de Stephen Desberg et Griffo (Le Lombard)

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La quadrilogie Gloden Dogs compte déjà son troisième album paru sous le titre : Le juge Aaron. Un album qui voit la célèbre bande se recomposer pour tenter un dernier grand coup : mettre fin au règne sans partage du terrible juge Aaron. Une série écrite par Stephen Desberg (I.R.S., Empire USA, Cassio…) et illustrée par  Griffo (Vlad, Beatifica Blues – Samba Bugatti, Monsieur Noir…). Pour lire notre chronique du deuxième album, rendez-vous ici.

Date de parution : 31 octobre 2014
Auteurs : Stephen Desberg (scénario) et Griffo (dessin)
Prix : 14,45 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

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Le point sur l’album :

Dans cet épisode, c’est d’abord le temps des retrouvailles pour les membres des Dogs. Ces derniers ont toutefois du mal à oublier le passé, qu’ils ressassent à tour de rôle pour tenter de comprendre qui parmi eux a bien pu les trahir et s’enfuir avec le butin d’alors. Mais nécessité fait loi. Et ils vont s’unir une dernière fois pour combattre le Juge Aaron. Un scénario construit à la façon d’une enquête policière où le juge est filé par la meute. Des Dogs qui épluchent la vie du magistrat et échafaudent un guet-apens sans le révéler au lecteur. Stephen Desberg cultive le mystère et se ménage un effet de surprise qui prendra certainement toute son ampleur avec son épilogue, dans le prochain album. Son style narratif est ainsi dynamisé par un suspense qui va croissant.

Le dessin de Griffo est pour sa part simple et agréable. Son trait est tout en finesse, mais ses personnages sont dessinés avec une précision inégale d’une vignette à l’autre. Ce qui ne fait pas obstacle au plaisir de la lecture.

Golden Dogs semble mûre pour un épilogue explosif, grâce à ce bon album. Rendez-vous est pris !

Uchronie[s] – New Delhi, tome 3 : une BD de Corbeyran et Djillali Defali (Glénat)

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Le troisième volet du cycle New Delhi est enfin paru après ceux de New Beijing et New MoscowUn album qui vient parfaire l’édifice de Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Le Chant des StrygesBack World, La Conjuration d’Opale…), scénariste aux mille expériences narratives qui travaille une nouvelle fois avec le dessinateur Djillali Defali (Garous, Asphodèle, Uchronie[s]- New York).

Date de parution : 26 novembre 2014
Auteurs : Corbeyran (scénario), Djillali Defali (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Suite aux manipulations de Kundan, les yogis Dhaval et Abha se retrouvent enfermés et drogués régulièrement pour empêcher toute possibilité d’évasion « dimensionnelle ». De son côté, Lakshmi, alors qu’elle était dans le coma, est partie rejoindre Ludmilla, la femme rencontrée dans ses rêves, prisonnière des geôles de… New Beijing. Mais en quittant définitivement son enveloppe corporelle, la jeune Indienne s’est affranchie des contraintes du monde physique. Elle est devenue capable de passer à travers les murs de la prison…

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Le point sur l’album :

L’imbrication des différents cycles New Delhi, New Beijing et New Moscow apparaît de plus en plus solide dans ce dernier album où la jeune indienne Lakshmi vient en aide à Ludmilla, enfermée à New Beijing. La narration fleuve et rythmée de Corbeyran est toujours au rendez-vous. Le scénariste fait preuve d’une belle régularité dans la qualité de son récit à travers des cycles explorés avec ingéniosité. Le suspense est également de la partie, ponctuant chaque planche à sa façon. Une aventure SF comme on les aime.

Le dessin de Djillali Defali est également à la hauteur. Son trait fin est précis. Ses personnages aux expressions soignées ont du caractère. On remarque des influences comics à peine dissimulées derrière une coloration vive aux contrastes forts. Un dessin qui a du punch.

Ne reste plus qu’à patienter encore un peu avant l’épilogue unique qui viendra mettre fin à ces trois cycles. A suivre avec attention…

La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, mise en scène par Anne Bouvier, à Paris (critique n°2)

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Ciné 13 Théâtre du 29/11/2014 à 21:00 au 10/01/2015 à 21:00

Ce fut un des succès littéraire de 2012 : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Une adaptation au cinéma a été réalisée avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine dans les deux rôles principaux. Au théâtre, il est transposé grâce à la finesse d’Anne Bouvier et à l’excellent comédien, Mikaël Chirinian, capable d’endosser comme un seul homme tous les personnages, aussi bien masculins que féminins.

Jocelyne est une modeste mercière habitant à Arras. Elle est mariée à Jocelyn, son premier amour, ouvrier dans une usine de la ville. Ils sont parents de deux grands enfants, partis faire leur vie, sachant qu’un troisième est mort à la naissance.

[pull_quote_left]Mikael Chirinian interprète avec beaucoup de justesse et d’intensité ces personnes en quête d’être et/ou d’avoir pour un sacré dilemme.[/pull_quote_left]

Elle imagine souvent à voix haute la vie qu’elle avait rêvée et la femme qu’elle aurait voulue être mais s’emploie avec un bon sens très pragmatique à se satisfaire de l’existence qu’elle mène. Jusqu’au au jour où, encouragée par ses deux meilleures amies, elle achète un ticket de Loto et gagne le gros lot.

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Mais rapidement refroidie par une psychologue de la Française des jeux qui la met en garde contre les quémandeurs, les profiteurs, les bonimenteurs, de toute espèce, elle décide de ne pas encaisser immédiatement son gain afin de réfléchir à sa vie avec ou sans fortune et de le taire à tout son entourage.

Et c’est cette réflexion – sous forme d’un parcours initiatique où la petitesse de la nature humaine finira par la rattraper – à la fois drôle, profonde et humaniste à travers laquelle l’héroïne porte un regard sur elle et les autres jusqu’à la révéler à elle même, qui constitue toute la saveur et l’originalité de cette fable très contemporaine.

Dans une scénographie de bric et de broc, finement inventive, où le mobilier est drapé de tricot mais aussi entrecoupée de quelques vieux tubes mélancoliques allant de Diane Tell en passant par Johny Hallyday, Mikael Chirinian interprète avec beaucoup de justesse et d’intensité ces personnes en quête d’être et/ou d’avoir pour un sacré dilemme, banco..!

Little Tulip, une BD de Jerome Charyn et François Boucq (Le Lombard / Signé)

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Le duo Charyn-Boucq avait marqué les esprits il y a 25 ans déjà avec La Femme du magicien et Bouche du diable. Le voilà à nouveau sous les projecteurs des amateurs de bonnes BD avec Little Tulip, un album one shot où se déchainent violence et poésie autour d’un tatoueur qui a voué sa vie à sa passion. Un art qui l’a également sauvé et qu’il utilise désormais pour sauver d’autres personnes, en réalisant des portraits robots pour la police….

Date de parution : 7 novembre 2014
Auteurs : Jerome Charyn (scénario), François Boucq (dessin) et Alexandre Boucq (couleurs)
Prix : 16,45 € (88 pages)

Résumé de l’éditeur :

Emprisonné en même temps que ses parents, c’est à l’âge de sept ans que Pavel a découvert l’enfer du goulag. Séparé des siens, il a dû apprendre à survivre seul. Quelques années plus tard, il connaît bien les règles qui régissent son univers: la violence permanente, l’incurie des gardiens, la toute-puissance des chefs de gangs,… Il sait que s’adapter et s’endurcir ne suffisent pas. Grâce à ses talents de tatoueur, il obtient la protection de Kiril la Baleine, le plus cruel des caïds. Mais s’allier avec le diable a toujours un prix…

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Le point sur l’album :

Le scénariste américain Jerome Charyn propose dans son récit en flash-back une immersion dans le microcosme impitoyable du goulag sibérien, où notre héros, Little Tulip a grandi séparé de ses parents. Il explique alors : « Ma vie a commencé et pris fin en 1947 » lorsque sa famille est envoyée dans ce camp de criminels où la violence des clans est la seule loi qui vaille. C’est là-bas qu’il apprendra l’art de tatouer. Epouser les formes du corps, les magnifier. Il apprendra aussi à souffrir et nourrira un esprit de vengeance contre ses bourreaux. Vivant aujourd’hui à New York, l’homme considéré comme un maître du dessin est sollicité par la police pour ses croquis hors-normes. Et c’est une enquête douloureuse qui commence, car Little Tulip semble cette fois avoir des difficultés à identifier le criminel… On assiste ainsi à un va-et-viens entre deux époques et deux intrigues distinctes qui vont se rejoindre autour de l’artiste poète et charismatique. Un scénario qui sonne comme un hymne à l’art de dessiner, avec beaucoup de sensibilité malgré toute la violence qu’il met en scène.

Le dessin réaliste de François Boucq est d’une finesse presque virtuose. Son trait est extrêmement précis. L’artiste excelle dans l’art de dessiner des corps difformes, meurtris par la malnutrition des goulags, par le surpoids, ou par les stigmates d’une vie de tatoueur criminel. Un dessin admirable qui fait passer beaucoup d’émotions et de poésie.

Little Tulip est un très bel album de la superbe collection Signé du Lombard. A lire.

Gloria Victis, tome 1 : une BD de Juanra Fernandez et Mateo Guerrero (Le Lombard)

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Gloria Victis est une nouvelle série d’aventure Antique écrite par Juanra Fernandez (scénariste pour le cinéma, auteur de Pour Elise) illustrée par Mateo Guerrero (Beast, Turo). Un péplum original puisque son récit raconte la vie des auriges, ces conducteurs de chars qui s’affrontaient dans les arènes de l’Espagne Antique. Un bel album qui promet une saga épique.

Date de parution : 31 octobre 2014
Auteurs : Juanra Fernandez (scénario), Mateo Guerrero (dessin) et Javi Montes (couleurs)
Prix : 13,99 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Il y eut une époque où certains mortels devinrent des dieux. À cette époque, il y a deux mille ans, des hommes devinrent des légendes en risquant leur vie pour divertir les foules. Des auriges mythiques qui, juchés sur leurs chars et imitant Apollon, s’affrontaient dans l’arène.
C’est l’histoire de l’un de ces héros: Aelio Hermeros, peut-être l’un des meilleurs pilotes de char de tous les temps. Un mortel immortalisé dans la mémoire de ceux qui le virent courir, qui furent témoins de ses défaites, de ses victoires, de son sang versé et surtout de sa gloire…

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Le point sur l’album :

Le scénariste Juanra Fernandez fait la démonstration d’un récit au sujet original, les BD traitant de courses de chars n’étant pas si fréquentes, tout en lui administrant un traitement relativement classique. Le point de départ est en effet la chute d’un pilote de renom, qui ne s’en relèvera pas, laissant son fils orphelin. Ce dernier devenu esclave, restera habité par son amour de l’équidé. Commence alors ce que l’on devine comme son ascension en tant que futur aurige. Mais le chemin sera long et les intrigues pour l’en empêcher nombreuses. Ces dernières se développent à grand train dans un premier tome riche en personnages secondaires et péripéties. On est donc conquis par cette nouvelle aventure qui débute.

Le dessin de Mateo Guerrero est quant à lui graphiquement élaboré. Son trait fin et anguleux met en scène des personnages charismatiques, dans de très beaux décors antiques. La coloration de Javi Montes met l’accent sur les jeux de lumière et les contrastes. Le résultat est des plus convaincants.

En conclusion, on ne peut que se réjouir de ce nouveau péplum qui fleure bon l’aventure. A découvrir !

Le collier rouge, un livre de Jean-Christophe Rufin, publié aux Editions Gallimard

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Jean-Christophe Rufin, diplomate, médecin, humaniste, écrivain, écrit toujours aussi merveilleusement. On ne peut regretter qu’une seule chose : que le livre soit aussi court ! 156 pages… Beaucoup de livres, y compris des BD, sortent en ce moment pour « célébrer » les 100 ans de la Grande Guerre. Mais ici, on ne parle pas vraiment de la guerre. L’histoire se situe en 1919.

Editions : Gallimard
Date de parution : août 2014
Auteur : Machin Truc
Prix : 15,90€ (160 p)

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4ème de couverture :

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.

Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

Plein de poésie et de vie, ce court récit, d’une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu’on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l’être humain n’est-il pas d’aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

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Mon avis sur le livre :

Dès le début du livre, un juge demande au prisonnier de présenter ses excuses pour ce qu’il a fait et l’histoire en restera là. Mais le prisonnier, Jacques Morlac refuse… et attend d’être jugé. Il veut être jugé. Pour quoi ? On ne sait qu’à la toute fin du livre, le délit qu’a commis le fameux prisonnier…[pull_quote_right]C’est un livre sur la fidélité, l’amitié mais aussi et surtout sur l’orgueil.[/pull_quote_right]

Très peu de personnages. Un prisonnier, un juge et une jeune femme. Et au centre de tout : un chien. Le chien du prisonnier mais qui fut aussi le chien de … Un chien qui ne cesse d’aboyer alors que son maître est en prison… Un chien qui porte un nom d’homme : Guillaume. Un chien qui ne veut pas quitter le prisonnier et que le prisonnier n’aime pas plus que ça… Mais pourquoi ? Un chien plus courageux que l’homme ? Plus fidèle que l’homme ? Le chien est fidèle jusqu’au bout, sans intelligence. Sans calcul. Chien héros ou homme héros ? Chien dans les tranchées. Une histoire vraie.

Rufin explique magistralement le rapport chien-homme. Et on comprend même mieux Guillaume que Jacques… C’est inquiétant en quelque sorte. L’homme reste complexe et contradictoire… Et l’orgueil ? L’homme ne se blesse-t-il pas lui-même par orgueil ? C’est un livre sur la fidélité, l’amitié mais aussi et surtout sur l’orgueil. L’orgueil de l’homme.

Si Rufin a écrit ce livre, c’est grâce à son ami photographe Benoît Gysembergh qui lui a raconté une anecdote de son grand-père de la guerre de 14 que Rufin n’a jamais oubliée et qu’il a transcrite dans ce livre dédié à son ami. Hélas, Benoît ne le lira jamais, emporté par la maladie avant la parution du roman.

Un très beau livre à mettre entre toutes les mains.

Robin des Bois, une BD de Pierre Boisserie et Héloret (Glénat)

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D’abord éditée chez 12Bis (sous le titre Robin), avant que le catalogue ne soit racheté par Glénat, la série Robin des Bois est signée par Pierre Boisserie (La Banque, La Croix des Cazenac, Voyageur, Nakara) et Héloret (Bateau Feu), qui revisitent la légende avec ce très beau volume au récit complet (reprend les deux premiers tomes, en ajoutant une conclusion finale). De la jeunesse de Robin hood, de Petit-Jean et de Will à la formation de leur bande d’Outlaws et leur combat contre le tyrannique Prince Jean, l’ouvrage n’oublie rien du mythe.

Date de parution : 25 novembre 2014
Auteurs : Pierre Boisserie (scénario) et Héloret (dessin)
Prix : 39,00 € (152 pages)

Résumé de l’éditeur :

Trois bâtards. Une légende.

Robin Loxley, Petit-Jean et Will Scarlett sont tous les trois nés bâtards. À une époque où un tel poids du destin se fait lourdement sentir, ils vont chacun voir cette injustice grandir au plus profond de leur être. Ils vont devenir des outlaws, des hors-la-loi traqués par le shérif de Nottingham et Guy de Gisbourne jusqu’au cœur de la forêt de Sherwood qui leur servira de refuge. Ils vont y faire le rude apprentissage de la vie, organisant leur bande de yeomen pour survivre et résister, devenant ainsi le symbole de la lutte des Saxons contre leurs oppresseurs normands dans l’Angleterre du XIIe siècle…

Pierre Boisserie et Héloret revisitent la légende de Robin des Bois en s’attachant à la jeunesse et au parcours de trois de ses personnages emblématiques. En envisageant cet angle différent et original, ils livrent une version rythmée et moderne de cette célébrissime histoire.

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Le point sur l’album :

Pierre Boisserie s’attaque donc à une figure de légende ultra-populaire. Une terrain glissant quand on sait le nombre d’adaptations réussies qu’elle compte. Mais le scénariste chevronné qu’il est ne déçoit pas en proposant un récit d’aventure passionnant, tissant un lien étroit entre le lecteur et ces héros. Cela grâce à une astucieuse mise en scène qui débute au berceau, et accompagne très graduellement Robin des bois et ses acolytes jusqu’à l’âge adulte, à l’heure des combats contre l’oppresseur. Un scénario méthodiquement découpé, avec beaucoup de liant et d’agilité. La lecture n’en demeure que plus agréable qu’elle ne connaît pas de temps mort dans le rythme. Une chose en entraîne toujours une autre. Une écriture impeccable. On regrettera néanmoins les quelques fautes d’orthographes contenues dans cette édition.

Le dessin de Héloret est de son côté plutôt sobre. Son style réaliste et son trait fin séduisent malgré un petit manque de précision sur quelques vignettes mais la coloration vive et contrastée rend l’ensemble aussi pétillant qu’agréable. On aime.

Robin des Bois est un excellent album qui méritait bien cette belle édition intégrale. Un joli cadeau à glisser sous le sapin.

Résultats concours : Casanova, 20 places de ciné gagnées et 5 livres !

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 A l’occasion de la sortie du film Casanova variations, Publik’Art,  vous a  offert la possibilité de gagner :

10×2 places de ciné pour le film : Casanova variations

5 livres : Histoire de ma vie de Casanova aux Editions Folio Classique

Vous avez été très nombreux à participer : 3 487 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

Sortie au cinéma le 19 novembre 2014

Les 10 heureux gagnants de 2 places de ciné sont :

Eric Bavard, Julien Barbier, Daniel Ferry, Laetitia Voisin, Cyrille Rouzier, Stéphanie Grare, Laurent Bracquart, Claudine Salin, Faustine Philibert et Sandra Legeay.

Les 5 heureux gagnants du livre sont :

Laurent Clain, Sophie Lapouge, Clémence Humbert, Vincent Sappey et david Le Goff.

N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Très bon film à tous !

Résultats concours : A la vie, 10 places de ciné gratuites

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Sortie au cinéma le 26 novembre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film A la vie, de Jean-Jacques Zilbermann, Publik’Art, en collaboration avec Le Pacte, vous a  offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : A la vie

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 299 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Michèle Hamelin, Aurore Gaillard, Christophe Oliver, Gaetan Collet et Tiphanie Boissy

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Le Grand Mort, tome 5 : une BD de Régis Loisel, JB Djian, Vincent Mallié et François Lapierre (Vents d’Ouest)

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La série culte Le Grand Mort vient de paraître un cinquième album attendu, où tout part à vau-l’eau. Justement intitulé Panique, on y voit trembler la terre sous des airs apocalyptiques alors que le petit peuple entame une enquête pour retrouver la prêtresse hermaphrodite qui semble à l’origine de ces troubles… Sur une idée originale de Régis Loisel (La Quête de l’Oiseau du Temps, Magasin Général) l’album est écrit par Jean-Blaise Djian (Le Maître du Hasard, Tard dans la Nuit, Silien Melville, Les Quatre de Baker Street, Private Liberty) et illustré par Vincent Mallié (La Quête de l’Oiseau du Temps), avec la participation de François Lapierre (Le Mangeur d’Âmes) aux couleurs.

Date de parution : 25 novembre 2014
Auteurs : Régis Loisel, JB Djian (scénario), Vincent Mallié (dessin) et François Lapierre (couleurs)
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un monde détruit. La quête d’une vérité. Rescapées du tremblement de terre qui a dévasté Paris, Pauline et Gaëlle tentent par tous les moyens de retourner en Bretagne. Ici aussi, la catastrophe a frappé. Elle s’est même visiblement répandue à l’ensemble de la planète. Naviguant au milieu des décombres en compagnie d’Erwan, Blanche découvre peu à peu la nature du lien qui l’unit à cet étrange garçon de l’autre monde, Sombre. Erwan mesure quant à lui l’étendue des inquiétants pouvoirs de la petite fille… Ensemble, ils commencent à rassembler les pièces du puzzle dans ce monde détruit. La prêtresse hermaphrodite du Petit Monde aurait utilisé Pauline pour intervenir sur leur réalité par l’intermédiaire de Blanche. Erwan serait son unique espoir… Confrontant une galerie de personnages ordinaires à un terrible destin, Loisel et Djian trouvent un ton juste et intelligent pour revisiter le récit apocalyptique, y mêlant de subtiles touches de fantastique, et livrer une série singulière et attachante. Vincent Mallié, par son dessin expressif et poétique, restitue à merveille l’ambiance unique qui s’en dégage.

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Le point sur l’album :

Alors qu’Erwan et Blanche ne se rendent pas compte tout de suite de ce qui se passe, tout s’écroule à Paris, où Gaëlle et Pauline échappent de peu à l’effondrement de leur immeuble. Alors que ces dernières vont tout faire – au péril de leur vie – pour revenir chez Erwan, ce dernier découvre peu à peu qu’une catastrophe a eu lieu. Mais également que Blanche semble ailleurs, comme connectée avec le Petit monde. Autant dire que le scénario de Jean-Blaise Djian ressemble ici à un épisode de fin du monde.

Toute la construction du récit est articulée autour des évènements catastrophiques qui secouent la planète. L’intrigue principale est tout de même entretenue avec quelques passages (trop peu nombreux) consacrés au mystère de Blanche et de Sombre, ainsi qu’à la prêtresse restée cachée près du Grand Mort. Une écriture toujours habile et maîtrisée, qui pousse à une lecture rapide. Si beaucoup de questions sont posées, les réponses ne viennent toujours pas. On aimerait un récit plus généreux sur ce dernier point. Ce dernier est en effet plus qu’entamé avec ce cinquième volet mais l’intrigue n’a pas vraiment évolué. C’est un peu dommage de ce point de vue.

Le dessin de Vincent Mallié est fidèle à lui-même. Un trait fin, léger et précis, qui dégage beaucoup de poésie et offre des vignettes ultra-détaillées. Une oeuvre graphiquement parfaite qui démontre une fois de plus les capacités de cet artiste incontournable.

Au final, ce cinquième album où règne le chaos est une marche de plus franchie vers des révélations que l’on espère proches. Car l’attente demeure ! Un album à lire et une série à suivre, assurément.

L’incomprise, un film de Asia Argento

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Sortie :  26 novembre 2014

Durée : 1h46

Avec : Giulia Salerno, Charlotte Gainsbourg, Gabriel Garko

Synopsis :

Aria, neuf ans, fait face à la séparation très violente de ses parents. Au milieu de leurs disputes, mise à l’écart par ses demi-sœurs, elle ne se sent pas aimée. Ballotée de l’un à l’autre, elle erre à travers la ville avec son sac à dos et son chat noir. Frôlant le désespoir, elle essaie de préserver son innocence.

 Avec L’incomprise, production franco-italienne et troisième long métrage de Asia Argento après Scarlet Diva (2000) et Le livre de Jérémie (2004), l’actrice-réalisatrice rend une sorte d’hommage très personnel au magnifique mélodrame de Luigi Comencini L’Incompris (Incompreso) datant de 1966 et qui a marqué son enfance et sa cinéphilie. Racontant l’histoire d’un divorce et ses conséquences sur une fille de 9 ans et ses deux demi-sœurs, la réalisatrice, elle-même fille de parents illustres (le réalisateur Dario Argento et la comédienne Daria Nicolodi) qui se sont séparés, se défend d’avoir voulu faire avec ce nouveau film une œuvre autobiographique, mais au contraire plus un film sur la solitude d’une enfant avec la volonté de casser la représentation de la famille italienne tel qu’elle est montrée habituellement dans les films, c’est à dire soudée en un clan uni.

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 Ici les parents sont des êtres profondément égoïstes, et malgré tout très sympathiques, mais leur personnalité est trop complexe pour une fille qui voudrait les voir heureux ensemble. S’intéressant chacun plus à ses deux demi-sœurs, Aria trouve le réconfort auprès d’un chat noir abandonné dans un parc au milieu d’autres. Surnommé Dac, le chat est un peu son alter ego en même temps que son ange gardien, son symbole de superstition (que son père ne manquera pas de lui rappeler en chassant l’animal de la maison et au passage l’occasion de séquences tragi-comiques) fait que c’est un être rejeté comme elle, incompris et que le commun des mortels fuit sans essayer de comprendre ni d’aimer, ce qui est un peu le calvaire que vit Aria, isolée dans une profonde solitude et un manque affectif de ses parents et de son entourage. La réalisatrice la montre ainsi fréquemment en train d’errer seule dans les rues avec pour seul bagage une valise et une cage avec son petit compagnon. Le chat noir, c’est aussi, et en forme de clin d’œil, celui de la nouvelle de Edgar Allan Poe, porté justement par son père Dario Argento dans son segment de Deux yeux maléfiques (1990). On retrouve aussi un chat noir sur l’affiche du giallo Le chat à neuf queues (1971), autre grand film de son père et dont le cinéma semble hanter celui de sa fille, cette dernière n’ayant cependant pas encore explorer le registre du cinéma horrifique, et ce malgré une attirance évidente pour la noirceur. Avec L’incomprise, elle parvient à offrir une œuvre profondément légère et drôle malgré son sujet qui aurait vite pu tomber dans le mélodrame le plus pessimiste et le plus noir. Ceci grâce à une réalisation pleine de dynamisme et portée par des interprètes composant des personnages tous excentriques, à commencer par la mère que Charlotte Gainsbourg incarne avec grâce et désinvolture, son personnage n’est d’ailleurs pas sans évoquer physiquement la propre mère de Asia Argento, volonté ou pas… Le père, une star de cinéma perpétuellement absent, est également un personnage attachant et le comédien Gabriel Garko, star de la télévision italienne, parvient à le rendre sympathique malgré son égocentrisme absolu et son intérêt exclusif et presque incestueux pour sa fille aînée. La comédienne qui tire véritablement son épingle du jeu est Giulia Salerno, son visage expressif et mystérieux renvoyant aux acteurs des films de Pasolini, apporte l’aspect touchant qui convient au personnage de Aria et parvient à atteindre le cœur du spectateur à défaut de celui des autres personnages du film.

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 Porté par une réalisation à la photographie très colorée, L’incomprise est, malgré quelques longueurs, une très bonne comédie dramatique et possède au passage une excellente bande originale à l’ambiance très 80’s, allant de ESG, Japan, Danton’s Voice, Kano, Misfits à Jacno et Elli Medeiros, ajouté à des compositions de Alfredo Casella, l’arrière grand-père de la réalisatrice, qui signe ici son meilleur film à ce jour.

L’Ambulance 13, tome 5 : une BD de Patrice Ordas et Alain Mounier (Grand Angle)

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Louis-Charles Bouteloup, le jeune médecin envoyé couvrir la Première Guerre, revient pour un troisième cycle. Ce cinquième album se déroule en 1917, alors que notre héros, toujours droit dans ses bottes – est éloigné des premières lignes par l’Etat-major… Un album écrit par Patrice Ordas (La Vénitienne, S.O.S Lusitania, Nous, Anastasia R) et illustré par Alain Mounier (Tango, Box, Mourir au paradis…).

Date de parution : 5 novembre 2014
Auteurs : Patrice Ordas (scénario) et Alain Mounier (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

En cette année 1917, le jeune médecin de première ligne Louis-Charles Bouteloup est un officier dérangeant, car il refuse de fermer les yeux sur les aberrations de la hiérarchie. Faute de réussir à lui faire plier la nuque, l’état-major l’affecte à un secteur moins sensible, en Alsace, où Bouteloup a pour mission de former les futurs chirurgiens de tranchée américains qui s’apprêtent à entrer dans le conflit. Il a la surprise d’y côtoyer les parias de l’armée, les têtes brûlées des Corps francs, et les Peaux-Rouges, arrachés à leur réserve pour tester les défenses ennemies. Bouteloup, une fois encore, ne manquera pas de sujets de rébellion.

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Le point sur l’album :

Cette fois, notre héros Louis-Charles Bouteloup est relégué à l’arrière-garde par sa hiérarchie mécontente de son comportement. Le jeune officier qui oublie trop souvent de taire ce que tout le monde pense tout bas est en effet envoyé en Alsace pour former des futurs chirurgiens de tranchée américains. Là bas, on découvrira avec lui une nouvelle face du service de santé des armées lors de la guerre. Il y côtoiera en effet des Peaux-Rouges, alors même que peu de gens savent qu’ils ont combattu. Le récit de Patrice Ordas est soigné, il prend soin de retranscrire une dimension réaliste prégnante, qui donne aux scènes de guerre un impact tout particulier. L’intrigue entretient l’envie de poursuivre la lecture sans se forcer. Un bon album au plan scénaristique.

Le dessin d’Alain Mounier est quant à lui réalisé tout en finesse grâce à un trait précis, soucieux du détail. Un réalisme qui résulte d’un travail toujours très bien documenté.

L’Ambulance 13 parvient donc à se renouveler avec ce cinquième album. A lire.

Découvrez également le reportage autour de la série :

Jusqu’à devenir…, un livre de Françoise Limiñana, publié aux Editions Le Bateau Ivre

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Françoise Limiñana a plusieurs cordes à son arc : elle est auteur-compositeur-interprète, comédienne, et exerce en tant que médecin en soins palliatifs à Montpellier.
Ce livre est son premier roman et fait parler onze personnes, toutes en fin de vie.

Publié aux Editions Le Bateau Ivre, 2ème Trimestre 2014
Auteur :
Françoise Limiñana
Prix :
14,00 € (172 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un ouvrage important écrit par ce médecin engagé en soins palliatifs, qui utilise cette fiction pour aborder aussi avec courage le sujet sociétal brûlant de la fin de vie, en évoquant subtilement l’acharnement thérapeutique, le suicide assisté, l’euthanasie…

Mon avis sur le livre :

L’auteur place la mort au cœur de nos vies avec une telle poésie qu’on ne peut que la regarder en face. Quand on donne la vie, on donne aussi la mort. Pourquoi donc avoir peur ?
Nous sommes tous concernés. Ici, les héros du livre ont de 2 jours à 88 ans. Tous les âges sont représentés. L’injustice de la vie. Que l’on ait 2 jours, 16 ans, 54 ans ou 88, c’est du pareil au même quand on sait que la mort est inéluctable.
Mais la sérénité des personnages nous enveloppent dans une intériorité tellement profonde que nous nous laissons embarquer par eux. Sans résistance et sans angoisse.
Les malades en fin de vie nous donnent une très belle leçon de vie à l’approche de leur grand départ ! Eux sont prêts, nous pas vraiment.
« La peau du ciel inlassablement se constelle de grains de beauté »…
Un livre à mettre dans toutes les mains…

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A LIRE