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Vous trouverez toujours l’expérience que vous cherchez en Espagne (#whateverineedspain / ads)

« Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’Espagne ». Voici une nouvelle campagne qui débute avec un slogan fort, qui va droit au but. L’Espagne, c’est un peu comme une âme sœur qui détiendrait tout ce dont on rêve et qui n’attend que nous pour en faire don. C’est sous cet angle intéressant que le premier clip de la campagne est diffusé (voir ci-dessous). Puisqu’en effet, lorsqu’on y réfléchit, rares sont les destinations qui offrent un panel aussi grand de choses à faire.

Que l’on souhaite des vacances plutôt spirituelles et pédestres, avec Saint-Jacques-de-Compostelle, que l’on préfère l’architecture de Gaudi, la nature luxuriante des grands parcs nationaux du pays, les domaines viticoles comme ceux de La Rioja, les sensations fortes des sports extrêmes à pratiquer sous le ciel azur, ou encore les voyages culinaires (avec notamment Vitoria Gazteiz, capital de la gastronomie), sans oublier l’Histoire du royaume, ses traditions ou ses peintures… on a toujours une bonne raison de se rendre de l’autre côté de la chaine des Pyrénées.
Consultez ce microsite très bien réalisé, qui offre un aperçu des loisirs que l’on peut trouver dans ce beau pays, que ce soit autour de la vie nocturne, du shopping, de la nature, de la gastronomie ou de la culture.
On se retrouve bientôt en Espagne !
Article sponsorisé

C’est Noël tant pis, texte et mise en scène de Pierre Notte, à Paris

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Théâtre du Rond-Point du 10 décembre au 10 janvier 2015

Pierre Notte signe une nouvelle comédie noire au ton féroce avec pour cadre la cellule familiale et ses travers. Décapant !

[pull_quote_center]“On ne délire pas son père et sa mère, on délire le monde” (Gilles Deleuze, l’Abécédaire)[/pull_quote_center]

La mère, le père, les deux enfants, une belle-fille et la grand-mère, sont tous réunis, enfin presque, un soir de noël où le rite obligé est à la hauteur de l’accablement qui les assaille. La famille petite bourgeoise avec ses valeurs définitives, ses névroses cachées, ses dysfonctionnements, là où les liens du sang, viciés par les faux-semblants, les rancœurs, la tendresse inavouée, l’incommunicabilité, font exploser les conventions sur fond de réconciliation ravageuse.

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Autour des invités, la tension est palpable : un père désabusé, frustré tout en colère rentrée (Bernard Alane) et une mère (Silvie Laguna) torturée et aigrie par la vie. Deux fils qui se détestent, l’aîné (Renaud Triffault) au parcours de 1er de la classe mais solitaire s’imposant face au cadet, sensible, (Brice Hillairet), lequel est accompagné de sa femme (Chloé Olivères) “la pièce rapportée” comme la surnomme ses beaux parents et aux prises avec une belle famille qui la déteste, « Ce n’est pas Noël, c’est la Saint Barthélemy ».

Quant à la grand-mère, elle s’est volatilisée. On la retrouve nue sous la table. Transportée aux urgences et en attendant sa mort, le clan va s’affronter et régler ses comptes où après une dernière expérience du désastre qui verra le deuxième fils se pendre et se rater !, laisser apparaitre sous le vernis enfin craquelé, leurs vrais sentiments.

L’écriture corrosive de Pierre Notte, aux tournures poétiques et baroques, superpose avec justesse un enchaînement de situations qui, de décalages en dérapages, érige implacablement  le labyrinthe infernal d’une perdition – souvent drôle, parfois pathétique, destructrice et salvatrice – des protagonistes.

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Le dramaturge d’une plume affûtée dissèque les hypocrisies de notre modèle familial comme celles inhérentes à la relation de couple, de parents-enfants et leur rapport au monde d’où émergent leurs frustrations, leur solitude et leurs actes manqués.

Dans cet univers dévasté, la famille est un lieu de tensions où si chacun des membres ne peut s’accomplir, tous tentent désespérément de la faire à travers des instincts de survie.

La mise en scène très codifiée et rythmée de Pierre Notte, portée par une interprétation au diapason, accompagne avec fluidité cette embardée explosive et drolatique. Le tout agrémenté de trois chansons qui viennent, comme dans toute comédie musicale détournée qui se respecte, suspendre le moment fatidique.

“On ne délire pas son père et sa mère, on délire le monde” (Gilles Deleuze, l’Abécédaire).

Résultats concours Kinnie Lane : 5 singles dédicacés gagnés

A l’occasion de la sortie du single de Kinnie Lane, Je te suivrai, Publik’Art, en collaboration avec l’Agence RiseUp, vous a offert la chance de gagner :

5 singles dédicacés, Je te suivrai

 

Vous avez été 2 588 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Florence Nivelon, Pascal Debriere, Angélique Gautier, Huguette Pitois et Nataly François.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement.

Bonne écoute à tous !

Mesmo Delivery, une BD de Rafael Grampa (Ankama)


Mesmo Delivery cover

Mesmo Delivery ou la virée sanglante

Mesmo Delivery est le premier one shot du brésilien Rafael Grampa, qui n’avait jusque là participé qu’à des oeuvres collectives. Mais pas des moindres puisque c’est en partie à lui que l’on doit 5, récompensé d’un Eisner Award en 2008. Dans Mesmo delivery, l’auteur montre un aperçu de son talent. Attention, ça va saigner.

Date de parution : le 14 novembre 2014
Auteurs : Rafael Grampa (scénario et dessin)
Editions : Ankama
Prix : 11,90 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

Une virée sanglante chorégraphiée de main de maître par le scénariste et dessinateur Rafael Grampá. Un imitateur d’Elvis et un ancien boxeur acceptent de transporter une mystérieuse cargaison pour le compte de Mesmo Delivery. Leur détour dans une bourgade abandonnée s’annonce comme un simple arrêt technique mais dégénère en confrontation ultra violente à réveiller le diable lui-même.

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Le point sur l’album :

Il ne faut pas attendre un grand discours introductif, ni descriptif qui serait superfétatoire dans Mesmo Delivery. En vérité, Rafael Grampa se fait plaisir avec un récit qui pourrait prendre des airs de nouvelle. Un récit court où l’intrigue est rapidement rattrapée par un torrent d’action. L’histoire de deux camionneurs chargés d’aller livrer une marchandise un peu spéciale. Et tout va très vite déraper. Un incontrôlable bain de sang. Une démonstration de force. Le scénario de Grampa dégage quelque chose d’emprunter à Tarantino. Peut-être dans ses belles giclées de sang, ou sa façon de rythmer et de découper les scènes d’action. Un scénario qui ne pourrait porter pour reproche que sa brièveté. On en veut plus. Plus d’action encore, plus de complexité, plus d’histoire, plus de tout.

Plus de dessin aussi. Car Grampa assure le show avec son trait aussi fin que fouillé. Il transmet dans Mesmo Delivery une énergie folle à travers ses planches et ses gueules improbables.  Des personnages proches de la caricatures, qui crèvent l’écran rétinien. Un graphisme explosif. Voire jouissif.

Toujours est-il que Mesmo Delivery souffre un peu de ne pas être plus développé. Car on en ressort frustré. Mais c’est aussi le signe qu’on a passé un très bon moment, aussi court fut-il.

 

Béjart Ballet Lausanne : Le Presbytère à Paris et en tournée

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Béjart Ballet Lausanne :
Le Presbytère
5 représentations exceptionnelles au Palais des Congrès de Paris du 4 au 6 avril 2015 et en tournée du 31 mars au 24 avril 2015
Chorégraphie : Maurice Béjart
Musique : Queen, Wolfgang Amadeus Mozart
Costumes : Gianni Versace

Le Béjart Ballet Lausanne donnera 5 représentations exceptionnelles au Palais des Congrès de Paris du 04 au 6 avril 2015 et en tournée en France ! Après plus de 350 représentations à travers le monde, le ballet qui sera présenté est Le Presbytère, un des ballets les plus populaires de Maurice Béjart et véritable succès public depuis sa création en 1997, au Théâtre Chaillot avec Elton John et Queen sur scène.

Ce ballet est un hommage à Jorge Donn, danseur icône de Béjart, et Freddie Mercury, morts tous deux du Sida, un Hymne à la vie ! Sur les musiques de Queen et de Mozart, les chorégraphies de Maurice Béjart, les 40 danseurs, costumés par Gianni Versace, enchaînent avec force et grâce les tableaux d’un ballet poignant sur la jeunesse et l’espoir. Plus que jamais, la compagnie honore et entretient l’héritage de Maurice Béjart, la création…

Œuvre grandiose de Maurice Béjart, Le Presbytère sera un rendez vous prestigieux et glamour pour les amateurs de danse et amoureux du 6è Art…

Il y a un peu plus de trente ans, au milieu de la surprenante musique de Berlioz entrecoupée de bombardements et de bruits de mitrailleuses, un Frère Laurent peu conventionnel s’écriait devant Jorge Donn et Hitomi Asakawa : “Faites l’amour, pas la guerre !”.

Aujourd’hui, Gil Roman, qui a à peu près l’âge de la création de mon Roméo et Juliette, entouré de danseurs qui n’ont jamais vu ce ballet répond : “Vous nous avez dit : faites l’amour, pas la guerre. Nous avons fait l’amour, pourquoi l’amour nous fait-il la guerre ?”.

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Cri d’angoisse d’une jeunesse pour laquelle le problème de la mort par l’amour s’ajoute à celui des guerres multiples qui n’ont pas cessé dans le monde depuis la soi-disant FIN de la dernière guerre mondiale !

Mes ballets sont avant tout des rencontres : avec une musique, avec la vie, avec la mort, avec l’amour… avec des êtres dont le passé et l’œuvre se réincarnent en moi, de même que le danseur que je ne suis plus, se réincarne à chaque fois en des interprètes qui le dépassent.

Coup de foudre pour la musique de Queen. Invention, violence, humour, amour, tout est là. Je les aime, ils m’inspirent, ils me guident et, de temps en temps dans ce no man’s land où nous irons tous un jour, Freddie Mercury, j’en suis sûr, se met au piano avec Mozart.

Un ballet sur la jeunesse et l’espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout que The Show Must Go On, comme le chante Queen. »

Maurice Béjart

Voici les dates de la tournée 2015
Marseille – Le Dôme – Mardi 31 mars
Marseille – Le Dôme – Mercredi 1er Avril
Paris – Palais des congrès – Samedi 4 avril
Paris – Palais des congrès – Dimanche 5 avril
Paris – Palais des congrès – lundi 6 avril
Dijon – Zénith – Jeudi 9 avril
Lyon – Amphithéâtre 3000 – Samedi 11avril
Lyon – Amphithéâtre 3000 – dimanche 12 avril
Nantes – Zénith – Mercredi 15 avril
Rouen – Zénith – Samedi 18 avril
Roubaix – Théâtre le Colisée – Mercredi 22 avril
Roubaix – Théâtre le Colisée – jeudi 23 avril
Roubaix – Théâtre le Colisée – vendredi 24 avril

Hello Fucktopia, une BD de Souillon (Ankama)


Hello Fucktopia

Hello Fucktopia – Un vrai conte de fées

Hello Fucktopia est un one shot écrit et illustré par Souillon, le dessinateur de Maliki. Le récit d’une jeune étudiante en arts qui vit à Paris. Légèrement paumée, elle cherche sa voie à grands renforts d’expériences extrêmes. Alcool, champignons hallucinogènes ou sexe. Tout y passe. Un vrai conte de fées.

Date de parution : le 21 novembre 2014
Auteurs : Souillon (scénario et dessin)
Editions : Ankama
Prix : 14,90 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

Mali est une jeune fille de 19 ans qui débarque de sa Picardie natale à Paris pour devenir dessinatrice.

Ça parait simple sur le papier.
Ça l’est beaucoup moins sur le terrain !

Surtout quand on n’a pas l’habitude de la liberté. Le rêve de gosse se heurte alors sans ménagement aux échecs, à la survie au quotidien, et surtout aux relations humaines tellement compliquées dans la capitale. Tout est plus difficile que prévu pour Mali, bourrée de complexes, d’envies et de frustrations. Elle devra pourtant se lancer dans une métamorphose désespérée, sans trop savoir à quoi elle devra ressembler à la fin. Marche ou crève.
Heureusement, elle a deux amis pour lui servir de bouées de sauvetage. Thémis, sa super copine toujours d’accord avec elle, avec qui elle partage son amour immodéré pour le vin – et toutes sortes d’autres alcools – et Stéphane, la voix de la raison, de la sagesse et de la science, que personne n’a du coup envie d’écouter très longtemps, mais qui lui sait écouter sans broncher…

Mali clapote à Paris, dans cette grande mer grise, où euphorie, dépression, espoirs, valeurs et émotions se mélangent pour ne former qu’une teinte indéfinissable qui semble tout aspirer.
Hello Fucktopia est l’histoire de cette utopie perdue, une comédie dramatique triste à rire aux larmes ou drôle à pleurer de rire.

Planche Hello Fucktopia

Le point sur l’album :

Le récit désenchanté d’Hello Fucktopia met en scène une petite Mali à la tête pleine de problèmes, comme prise dans une tornade de malêtre. Malgré sa perdition perpétuelle, la jeune fille a parfois des sursauts de vie, où elle tente d’aller de l’avant. Voir ses amis, les réconforter et les inviter chez elle, même. Mais ce n’est pas tous les jours aussi rose… Souillon propose un scénario original dans sa forme mais pas tant que cela dans son contenu. L’écriture manque de rythme et surtout d’une véritable intrigue. Mais l’auteur parvient tout de même à attiser la curiosité grâce à cette Mali bien mystérieuse.

Le dessin de l’illustrateur séduit donc, grâce à son trait rond, ses cadrages astucieux et sa belle coloration.

Hello Fucktopia est un album qui paraît sans prétention, mais qui compte quelques cordes intéressantes à son arc.

Le pouvoir du chien, un livre de Thomas Savage

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Le pouvoir du chien

Thomas Savage est né en 1915 et a vécu dans le Montana, dans un ranch. Le pouvoir du chien n’ets pas son premier livre mais c’est son premier succès auprès du grand public. Il a écrit une douzaine de romans et reçu de nombreux prix littéraires. Ce livre, Le pouvoir du chien, a déjà été réédité en 2002, chez Belfond, un an avant la mort de Thomas Savage.

Editions : Belfond

Date de parution : novembre 2014

Auteur : Thoams Savage

Prix : 19€ (380 p)

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4ème de couverture :

« Les ombres de Steinbeck et de Tennessee Williams planent dans le ciel de Thomas Savage et l’Ouest, le vrai, est une nouvelle fois terre de littérature. »
Pierre Sorgue, Télérama

En évoquant la lente dégradation des relations entre deux frères, que vient troubler l’arrivée d’une femme, Thomas Savage signe un huis clos d’une rare intensité psychologique, un western littéraire d’avant-garde qui scandalisa la critique lors de sa sortie en 1967 pour avoir porté atteinte au mythe du rude et viril cow-boy de l’Ouest.
Inexplicablement resté dans les limbes de l’édition pendant de longues décennies, redécouvert à la fin des années 1990, Le Pouvoir du chien est aujourd’hui reconnu comme un chef-d’oeuvre de la littérature américaine du xxe siècle.
À lire ou à relire d’urgence.

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Le pouvoir du chien 

Vous avez toujours aimé les histoires de cow-boys. Les vrais hommes de l’Ouest ? Alors, ce livre, Le pouvoir du chien, est écrit pour vous !

Absolument génial ! On a l’impression d’être devant un écran et de voir un western. Tout y est : le décor, les paysages, les bars, les personnages, et même les indiens ! Et surtout l’ambiance !

Dans ce livre, trois personnages principaux sont en scène. Dont deux cow-boys ! Deux frères. Aussi différents que le soleil et la lune. Ou le jour et la nuit.

Deux frères qui vivent dans le même ranch. L’un, Phil, est un vrai sauvage, très intelligent, et l’autre, plus normalement constitué. George a épousé Rose, une veuve déjà mère d’un fils ado, Peter. Les Burbank forment une famille respectée et riche, famille d’éleveurs.
A travers eux, l’auteur décrit merveilleusement la nature humaine, pas toujours simple à comprendre. Phil ne cache pas ses sentiments, quitte à passer pour un sauvage. Alors que George, son frère est très sociable. Depuis que Rose est au ranch, tout semble compliqué. George a l’air heureux. A l’opposé de son frère, qui paraît inhumain.

Rose, elle, essaie de s’adapter à sa nouvelle situation, sans oublier son passé, et son fils, un peu chochotte, mais brillant… Et surtout son premier mari qui a marqué sa vie à jamais…

Mais Phil ne peut s’empêcher de faire régner une tension, insupportable et palpable. Il ne veut pas de Rose, et encore moins de son fils Peter… Jusqu’où ira-t-il ? Il est capable du pire…

Tout au long du livre, Le pouvoir du chien, nous sommes transposés dans un autre monde et découvrons le vrai cow-boy de façon tout à fait inattendue et plus nous avançons dans notre lecture, plus la pression se fait grande… On s’attend à un dénouement douloureux…

Le pouvoir du chien, un très bon livre écrit en 1967, vient d’être réédité aux Editions Belfond et est reconnu comme un chef d’œuvre de la littérature américaine !

Vous commencez le livre et confortablement installé dans votre fauteuil club, vous allez passer quelques heures dans le superbe ranch de la famille Burbank !

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Résultats concours : Qu’Allah bénisse la France ! De nombreux lots gagnés !

Sortie le 10 décembre 2014

A l’occasion de la sortie du film Qu’Allah bénisse la France, Publik’Art, en partenariat avec l’Agence Déjà, vous a offert la possibilité de gagner :

5 x 2 places

1 livre autobiographique d’Abd Al Malik (qui porte le même nom que le film) 

1 affiche dédicacée par Abd Al Malik !

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 754 joueurs. Bravo à tous !

 

Adrienne Hollard a gagné 2 places de ciné et le livre

Dominique Lacaille a gagné 2 places de ciné et une affiche

Michel Nguyen, Cécile Marcq et Raphaël Larre ont gagné 2 places de ciné.

 

Notre partenaire vous enverra très prochainement vos lots. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Croisade, tome 8 : une BD de Jean Dufaux et Philippe Xavier (Le Lombard)


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Croisade, tome 8 : Le dernier souffle

Croisade a rendu son Dernier souffle. L’épilogue du second cycle (Nomade) d’une grande saga qui n’a cessé de se bonifier sous la plume du scénariste culte Jean Dufaux (ConquistadorBarracudaSortilèges, Murena, Complainte des landes perdues) et les traits du dessinateur Philippe Xavier (Conquistador, Paradis perdu). Gauthier de Flandre va ici au bout de sa Croisade où fantastique, spectaculaire et dramatique viennent chahuter le récit.

Date de parution : le 10 octobre 2014
Auteurs : Jean Dufaux (scénario), Philippe Xavier (dessin) et Jean-Jacques Chagnaud (Couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 14,45 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Pour retrouver la soeur de Lyanne, Gauthier de Flandres s’est introduit au coeur du repère des Flagellants. Une horreur sans nom l’y attend, tapie dans l’obscurité… Entretemps, les tensions s’accentuent autour de Hiérus Halem. Guy de Lusignan veut la guerre. Gauthier reviendra-t-il à temps pour s’y opposer ? Vaincra-t-il enfin la malédiction du Qua’dj ? Le moment de la confrontation finale est arrivé.

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Le point sur l’album :

Jean Dufaux livre donc l’ultime épisode du second cycle de Croisade, série avec laquelle il nous séduit maintenant depuis huit albums. Dans ce dernier tome où la tension est à son comble, l’auteur tient ses promesses en proposant la confrontation tant attendue. Un final à l’instar de la série : passionnant, violent et haletant. Ses personnages aux multiples facettes, nous régalent par leur tempérament de feu, leur haine féroce, leur énergie héroïque et leur sensibilité animale. Un récit qui met toujours action et émotion sur un même plan. Une oeuvre qui porte définitivement le sceau de Jean Dufaux.

Le dessin de Philippe Xavier vient magnifier avec brio l’univers de Croisade. Transcrivant avec grande finesse des décors sublimes et des personnages ô combien charismatiques, l’illustrateur déploie son talent dans un graphisme très puissant. Un trait d’une précision rare, résultat sans doute du haut degré d’exigence de son auteur. Faut-il encore saluer le travail harmonieux de Jean-Jacques Chagnaud aux couleurs qui s’associe aux talents de Philippe Xavier avec panache.

Cette folle Croisade n’a de cesse de nous séduire. Avec ce huitième album, Dufaux et Xavier nous offrent un final généreux en tout point. A lire d’urgence.

Maxence, tome 1 : une BD de Romain Sardou et Carlos Rafael Duarte (Le Lombard)

Maxence tome 1

Maxence, livre 1 : La sédition de Nika

Zoom sur l’Empire romain d’Orient avec Maxence, nouvelle série historique écrite par Romain Sardou (fils de Michel, romancier qui signe son premier scénario BD) et illustrée par Carlos Rafael Duarte (auteur de comics, qui s’aventure lui aussi pour la première fois dans l’univers franco-belge). Un nouveau péplum qui nous propulse cette fois à Constantinople, en l’an 532.

Date de parution : le 24 octobre 2014
Auteurs : Romain Sardou (scénario) et Carlos Rafael Duarte (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 12,00 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

À Constantinople, la vie politique et sociétale est bipartite. Deux factions s’affrontent : les Bleus et les Verts. À l’origine, simples clans de supporters qui rivalisaient le temps des courses de char, cette opposition s’est étendue à toute la société. En 532, au cours d’une course, les deux chars de la faction verte sont poussés à l’accident par les Bleus. Lors des troubles qui s’ensuivent, le leader politique des Bleus est assassiné. Les troubles menacent de basculer en révolution. Aussitôt, l’empereur Justinien fait convoquer au palais Maxence, chef de ses services secrets personnels. Il le charge d’enquêter sur l’assassinat… Sans perdre de temps car, en ville, les massacres ont déjà commencé…

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Le point sur l’album :

Romain Sardou choisit un sujet original puisqu’on a peu l’habitude de vivre des péplum en dehors de Rome. Le scénariste s’intéresse au mythe de Théodora, la bien aimée de l’Empereur Justinien. Cette dernière entretient des relations mystérieuses avec un certain Maxence, dresseur de fauves et espion de l’Empereur. A l’heure où le règne de ce dernier vacille, entraînant Constantinople dans son sillage, le vaillant Maxence va devoir enquêter pour démasquer les commanditaires d’un complot meurtrier… Un récit épique qui tient en haleine grâce à un découpage efficace. A l’heure de ce premier tome, Maxence manque encore un peu de profondeur, tout comme les personnages secondaires dont on ne sait pas encore grand chose. On peine donc à s’identifier à nos héros, qui offrent toutefois un bon divertissement.

Le dessin du brésilien Carlos Rafael Duarte est pour sa part bienvenu. Son trait fin orne les planches de nombreux détails, malgré un manque de précision dans les expressions des visages, trop neutres. Faut-il encore saluer la couverture, réalisé avec un sens du graphisme aiguisé.

En conclusion, Maxence réalise un bon démarrage grâce à une intrigue de choix. La série pourrait bien dévoiler tout son potentiel dans de prochains albums d’ores et déjà attendus (pas moins de 7 albums sont déjà envisagés par l’auteur si le succès est au rendez-vous).

Vincent Niclo : Ce Que Je Suis, nouvel album sorti aujourd’hui.


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Vincent Niclo : Ce Que Je Suis

Le nouvel album « Ce Que Je Suis » de Vincent Niclo sort aujourd’hui, et est toujours porté parle 1er single « Jusqu’à L’ivresse» .

Alors que Vincent Niclo a déjà vendu près de 600 000 albums, il poursuit sa tournée dans toute la France (détail des dates en PJ), et propose donc un nouvel album d’inédits, sur lesquels il a travaillé avec Pascal Obispo, Anggun, Serge Lama, Lionel Florence,…

Vincent Niclo : Ce Que Je Suis 

« Cet album est celui de toutes mes envies, mes joies, mes rêves, mes peines, mes douleurs, mes couleurs, mes failles, mes peurs, mes passions, mes choix, mes espoirs, mes doutes, mes secrets. Il est le gardien de tous les chemins qui m’ont menés jusqu’à vous. Cet album est le parcours sans filtre de ma vie. Il est tout simplement… ce que je suis. » Vincent Niclo.

Voici le clip du 1er single « Jusqu’à L’ivresse» (écrit par Serge Lama) :

Vincent Niclo le dit sans détour : « Depuis deux ans, ma vie est au-delà du rêve. Tout ce qui m’arrive, c’est comme des cadeaux supplémentaires. » Il y a eu le triomphe d’Opéra Rouge, sorti en 2012 et rapidement certifié Triple Disque de Platine. Paru en septembre 2013 à l’occasion du centenaire de la naissance de Luis Mariano, le projet Luis a suivi un chemin jalonné de succès lui aussi, devenant Double Disque de Platine. Vincent a également prêté sa voix à des spectacles aussi populaires que Robin des Bois, La Belle & La Bête ou Les Parapluies de Cherbourg aux côtés de Natalie Dessay et du maestro Michel Legrand. « J’ai du mal à dire non à ces expériences formidables, je l’avoue ». Il y a eu aussi les deux volumes de la collection Forever Gentlemen, sur laquelle Vincent a donné la réplique au maître du swing Paul Anka, entre autres.

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Boulimique de projets, animé autant par sa passion pour la musique que par une curiosité sans failles, Vincent vit pour chanter depuis l’enfance. Malgré les comédies musicales, les tournées avec orchestre symphonique et les collaborations de prestige, la soif de ce trentenaire n’a pas encore été étanchée. Artiste aussi complet que comblé, Vincent Niclo ajoute aujourd’hui une nouvelle corde à son arc avec Ce que je suis, un disque de chansons inédites. « Un album sans filtre » comme il le définit lui-même. Véritable biopic musical en forme d’autobiographie, Ce que je suis est une superproduction au casting impressionnant, signée par un homme qui n’a peur de rien. « Je ne pense pas avoir tous les talents mais j’aime bien aller voir ce que je ne connais pas » dit-il avec enthousiasme.

Malgré un emploi du temps surchargé, Vincent a fait de la confection de cet album une priorité de ces deux dernières années. Vincent Niclo était bien décidé à se constituer un répertoire propre. Huit ans après un premier essai trop confidentiel, le jeune homme s’est appliqué à prouver qu’il n’est pas bon qu’à interpréter les titres des autres. « Si je veux durer, il me faut un répertoire. J’avais justement envie d’écrire et de composer. »

Vincent signe la moitié des textes et des compositions de ce disque poignant qui s’écoute comme la carte de visite d’un surdoué, aussi à l’aise dans le répertoire classique que dans les couleurs d’une variété noble. Ce que je suis parvient à fusionner avec élégance pop et opéra.

Très personnel, l’album constitue aussi un moyen de rendre hommage aux grandes figures qui ont bercé Vincent. Des pointures comme Serge Lama, Lionel Florence, Pascal Obispo, Romano Musumarra ou Davide Esposito figurent ainsi au générique de Ce que je suis. Vincent Niclo n’en revient pas. « Ils ont accepté de travailler avec moi et je n’en reviens toujours pas. De mon côté, je suis fier de défendre ces titres que j’aime. »

Jusqu’à l’ivresse, premier extrait de l’album, est signé Serge Lama. Le chanteur est un des héros de Vincent depuis qu’il l’a vu en scène avec Accordéonissimo, en 2004. « J’étais en état de choc en le voyant. En plus, il ressemble beaucoup à mon père. » Plus tard, Vincent aura l’occasion de témoigner son admiration à l’artiste, croisé sur un plateau de télévision. Après un dîner commun, l’auteur de Je suis malade offre deux textes à Vincent : Jusqu’à l’ivresse et L’amour est enfant du poème, perles de Ce que je suis. « Je me retrouve dans chacun de ses mots : nous avons la même façon de voir les choses. » Pour les mettre en musique, Vincent fait appel à un mélodiste dont il a admiré le travail pour Johnny ou Grégory Lemarchal : Davide Esposito. « Il m’a livré deux compositions magiques que Serge a validées. »

SORTIE LE 8 DÉCEMBRE 2014 : Vincent Niclo : Ce Que Je Suis

C’est avec la même fluidité que se sont déroulées toutes les interventions consignées sur Ce que je suis. « Pascal Obispo ou Romano Musumarra ne sont pas des gens auprès desquels on passe commande : il faut qu’ils aient envie, avant tout » explique Vincent, heureux.

« C’est la première fois que je m’assume autant. C’était aussi très important pour moi de dévoiler au public mes chansons en tant qu’auteur et compositeur sur cet album qui me ressemble tant, avoue l’interprète, qui applique une exigence d’acier à ce qu’il chante.

«Une chanson doit être un voyage. En tant qu’interprète il faut qu’elle m’emmène ailleurs » explique-t-il pour résumer son travail. A nous de suivre le guide en embarquant à bord de l’album Ce que je suis, magnifique invitation à l’évasion.

En parallèle, Vincent Niclo continue sa tournée après plus de 25 dates sold out (dont un Théâtre du Châtelet et deux Olympia), avec 50 nouvelles dates entre Novembre 2014 et Avril 2015, dont un troisième Olympia le 8 Février 2015.

Tournée de Vincent Niclo :

 

Tournée VINCENT NICLO 2015

Complainte des Landes perdues, Cycle 2, tome 4 : une BD de Jean Dufaux, Philippe Delaby et Jérémy (Dargaud)

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Complainte des Landes perdues

Complainte des Landes perdues, Les Chevaliers du pardon, tome 4

La Complainte des Landes perdues termine son second cycle avec ce quatrième album (le huitième des deux cycles confondus). Un album marqué par la disparition du grand dessinateur Philippe Delaby (Murena) qui avait illustré l’intégralité de ce second cycle des Chevaliers du pardon, jusqu’à la page 33 de ce quatrième tome (le premier cycle était dessiné par Rosinski). C’est donc avec beaucoup d’émotions que le scénariste Jean Dufaux a parachevé cet album, dessiné à compter de la page 34 par Jérémy (Barracuda), disciple et ami de toujours de Delaby (il réalisait les couleurs de ce dernier).

Date de parution : le 21 novembre 2014
Auteurs : Jean Dufaux (scénario), Philippe Delaby et Jérémy (dessin) Bérangère Marquebreucq et Gérard Sébastien (Couleurs)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Quatrième et dernier tome du cycle des Chevaliers du Pardon de la Complainte des Landes perdues. Tandis que Seamus suit la fée Sanctus aux îles Keruan, Sill Valt veut percer le secret de la naissance du Guinea Lord. Il devra pour cela affronter la mère de celui-ci, la Dame à l’Hermine : une confrontation torride et effrayante. Jean Dufaux consacre un magnifique album à l’ultime combat d’un maître, le dernier album de Philippe Delaby. En digne héritier, Jérémy rend à Delaby le plus beau des hommages en terminant avec brio cet album.

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Le point sur l’album :

Ce dernier épisode de la Complainte des Landes perdues est forcément chargé d’émotions tant pour ses auteurs que pour celui qui en aborde la lecture. Le scénario de Jean Dufaux est plus sombre encore que les précédent volumes. Sill Valt va devoir s’aventurer dans le château de la Dame à l’Hermine, mère de l’ennemi juré du chevalier du pardon : le Guinea Lord. Une expédition qui réserve bien des surprises, parfois mortelles. Le récit épique et fantastique du scénariste opère de sa magie grâce à un savant mélange de révélations et d’action (parfois érotique, en hommage aux camionneurs : lire l’épitaphe de Dufaux en début d’album). Très rythmé, le scénario va au bout de l’histoire, tout en ouvrant une fenêtre sur un troisième cycle. Ce dernier sera d’ailleurs dessiné par Béatrice Tillier (Le Bois des Vierges) et devrait paraître dès 2015.

Après le dessinateur de Thorgal pour le premier cycle, Dufaux s’est entouré de Delaby pour honorer ce cycle des Chevaliers du pardon de la Complainte des Landes perdues. Philippe Delaby comptait parmi les grands dessinateurs de ce monde. Son trait fin, capable de capter la moindre ride d’expression sur les visages de ses personnages fascine. Un réalisme saisissant qui vient épouser ici des créatures fantastiques captivantes. Jérémy a eu le courage de prendre le relai pour achever cet album. Et l’élève se montre digne du maître en rendant hommage à son style. On ne pouvait rêver mieux.

Une conclusion passionnée pour un cycle passionnant. La Complainte des Landes perdues a de beaux jours devant elle.

Jour J, tome 18 : une BD de Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Maza (Delcourt)

Jour J, tome 18 : Opération Charlemagne

Jour J est une série uchronique qui revisite l’Histoire. Dans cet univers, ce sont les Russes qui sont parvenus les premiers à marcher sur la lune. L’épicentre de la guerre froide était à Paris, et non à Berlin et l’Allemagne est sortie vainqueur de la Première Guerre mondiale…

Dans ce dix-huitième album de Jour J intitulé Opération Charlemagne, la France, gouvernée par le régime fasciste de Laval, est en guerre contre l’Angleterre. Une opération d’espionage est alors lancée par les résistants français exilés à Londres. Un album qui fait partie d’un triptyque débuté avec le tome 14, et qui se finira avec un prochain album de Jour J intitulé : Le Crépuscule des damnés.

Date de parution : le 19 novembre 2014
Auteurs : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau assistés de Fred Blanchard (scénario), Maza (dessin) et Jean-Paul Fernandez
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (64 pages)

Résumé de l’éditeur :

1943, la France et l’Angleterre sont désormais en guerre. Une petite légion de volontaires français a choisi de rejoindre Londres pour combattre le régime fasciste de Laval. Ils ne savent pas encore qu’une menace mortelle plane sur la ville… Le gouvernement français travaille au lancement de fusées. Les réseaux résistants français pourront-ils arrêter l’opération Charlemagne à temps ?

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Le point sur l’album :

On est en 1943, la France a mis au point une arme redoutable pour anéantir la Grande-Bretagne. On retrouve l’univers et certains des personnages qui ont fait le tome 14 de Jour J Oméga. Le scénario de Fred Duval (Travis, Hauteville House, Carmen Mc Callum) et Jean-Pierre Pécau (Nash, Le grand jeu, Empire, Arcanes, L’Histoire secrète) reprend des figures historiques de la résistance, comme le parlementaire Pierre Mendès France qui avait rejoint les Forces aériennes françaises libres lors de la seconde guerre mondiale.

Dans notre récit, ce pilote engagé partira en mission de reconnaissance pour tenter de percer le mystère des sous-marins français, curieusement équipés de lance-missiles verticaux. Une mission d’exfiltration devra alors être menée pour l’un des pilotes tombé sous le feu ennemi.

Un scénario plutôt simple et qui aurait pu être encore plus efficace qu’il ne l’est. Le récit de ce Jour J souffre en effet de ne pas trouver son rythme, entrecoupé de trop longues tirades explicatives. Une narration parfois lourde où s’embourbe un suspense relatif. C’est dommage quand on sait le potentiel et la qualité de la série Jour J.

Le dessin de Maza (Wunderwaffen) est quant à lui assez fin et soigné. Les auteurs en ont profité pour mettre en scène de nombreux avions, objet fétiche du dessinateur qui excelle à leur donner vie.

Si ce dernier album de Jour J n’est pas le meilleur, et malgré les longueurs, il reste agréable à lire. La suite donnera sans doute plus de relief à ce triptyque.

Petit – Les Ogres-Dieux : une BD d’Hubert et Bertrand Gatinol (Soleil / Métamorphose)


Petit - Les Ogres-Dieux

Petit, les Ogres-Dieux

Petit – Les Ogres-Dieux est un très beau conte fantastique écrit par Hubert (Le Legs de l’Alchimiste, Les Yeux Verts, Miss Pas Touche) et illustré en noir et blanc par Bertrand Gatinol (Jeanne, Pistouvi). Un magnifique écrin de plus de 170 pages qui raconte l’histoire d’une lignée d’ogres dont le dernier rejeton se nomme très justement Petit.

Date de parution : le 3 décembre 2014
Auteurs : Hubert (scénario), Bertrand Gatinol  (dessin)
Editions : Soleil (collection Métamorphose)
Prix : 26 € (176 pages)

Résumé de l’éditeur :

Du plus jeune et plus petit des Ogres, c’est toute l’histoire d’une famille et de ses membres qui est contée. Héritage, coutumes, tiraillements… Un superbe récit gothique autour du déterminisme familial.

Petit est le fils du Roi-Ogre. À peine plus grand qu’un simple humain, il porte sur lui le signe de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Son père veut sa mort, mais sa mère voit en lui la possible régénération de la famille puisqu’il pourrait s’accoupler à une humaine tel que le fit jadis le Fondateur de la lignée. Elle le confie alors à la tante Desdée, la plus ancienne d’entre eux, qui déshonorée en raison de son amour pour les humains, vit recluse dans une partie de l’immense château. Seulement voilà, contrairement au souhait de sa mère, elle tentera d’élever Petit à l’inverse des moeurs familiales… Tiraillé entre les pulsions violentes dont il a hérité et l’éducation humaniste qu’il a reçu de Desdée, Petit trouvera-t-il sa place ?
Et survivra-t-il à l’appétit vorace de sa famille ?

Un récit construit sous deux axes narratifs : la bande dessinée raconte l’histoire de Petit, tandis que les textes illustrés se concentrent sur la vie des différents souverains depuis le Fondateur.

Petit - Les Ogres-Dieux BD

Le point sur l’album :

Le récit d’Hubert n’a de Petit que le titre. Imaginant l’histoire d’une dynastie d’ogres mangeurs d’hommes, le scénariste propose une sorte de conte gothique et fantastique où symboles et contrastes s’accordent avec brio. Un scénario magistralement mis en scène, notamment grâce à deux récits qui viennent s’entrecouper pour offrir une perspective inédite sur le destin du jeune Petit. Le premier est celui à la trame narrative classique d’une BD, donnant corps à l’histoire de Petit. Alors que le second est sous forme littéraire, où la vie des personnages marquants de l’Histoire de ces ogres nous est contée. Hubert utilise cette double narration à merveille, explorant la thématique du déterminisme familial dans ses moindres recoins, ne manquant pas de torturer notre Petit, en lutte perpétuelle contre sa nature, contre son rang social contesté et enfin contre les siens.

Une idée très originale qui offre un découpage remarquable. Un scénario aussi brillant que noir, où la violence bestiale des ogres mangeurs d’hommes règne en maître absolu.

Cette fable ne serait pas ce qu’elle est sans le dessin exceptionnel de Bertrand Gatinol. Son trait inspiré, fin et délicat donne corps à l’horreur et paradoxalement à la magie de Petit. Les cadrages judicieux mettent en scène des personnages disproportionnées toujours côte à côte (les plus petits comme les plus colossaux). Une contrainte détournée avec génie. Le sublime noir et blanc est la cerise sur le gateau, grâce à des jeux de lumière élaborés.

Petit – Les Ogres-Dieux est en résumé un magnifique album à posséder et surtout à lire.

Ballet de l’Opéra national de Paris : Jean-Guillaume Bart – La Source au Palais Garnier

La Source (Saison 2014-2015)

Visuels : © Julien Benhamou / Opéra national de Paris

La Source, Jean-Guillaume Bart, 29 novembre – 31 décembre 2014, Palais Garnier

Son goût pour l’histoire de la danse et ses recherches autour du répertoire du 19ème siècle, ont conduit le danseur étoile de l’Opéra de Paris et chorégraphe Jean-Guillaume Bart à ressusciter un ballet classique, créé en 1866, dont il renouvelle avec bonheur la lettre tout en conservant l’esprit : un pur enchantement.

[pull_quote_center]Aérienne, poétique, imagée et sophistiquée, la danse littéralement habitée sous une musique réorchestrée par le compositeur Marc Olivier Dupin témoigne d’un élan à la fois créatif, virtuose et naturel[/pull_quote_center]

L’histoire met en scène Naïla, une fée, esprit de la source, et qui s’apparente à la petite sirène. Elle tombe amoureuse d’un mortel, Djémil, le chasseur, qui ne l’aime pas en retour car son cœur bat la chamade pour une mystérieuse Orientale Nouredda, promise au Khan. Naïla sacrifiera alors sa vie et son pouvoir afin de rendre possible l’amour terrestre des deux amoureux où entre temps les rebondissements liés aux incertitudes du cœur et aux jalousies du clan auront fait rage.

La Source (Saison 2014-2015)

Entouré d’Eric Ruf aux décors, Christian Lacroix pour les costumes et Clément Hervieu-Léger à la dramaturgie, Jean-Guillaume Bart compose, à l’abri de ce trio parfaitement complémentaire, une chorégraphie fluide et épurée puisée aux sources du livret et de son univers romantique et orientaliste.

Elle s’appuie sur des danses de caractère très enlevées (caravane des caucasiens, pas des odalisques, danse circassienne) avec des scènes de bravoure où les Causasiens tels des guerriers affutent leurs pieds comme des poignards. Et des variations classiques dans la pure tradition du ballet romantique (Le lac des cygnes) où les danseuses illustrent avec leurs bras l’esprit de l’eau, les elfes et les nymphes, personnifiant un monde poétique de l’indivisible, incarnée par Naïla, en opposition au monde terrestre qui focalise une soif de pouvoir et d’enrichissement.

Aérienne, poétique, imagée et sophistiquée, la danse littéralement habitée sous une musique réorchestrée par le compositeur Marc Olivier Dupin témoigne d’un élan à la fois créatif, virtuose et naturel où François Alu (Djémil) fait sensation et Axel Ibot (Zaël), l’elfe vert de la source, s’envole.

La Source (Saison 2014-2015)

Les costumes ethniques somptueux de Christian Lacroix, d’inspiration épurée et de style néo-classique pour les rôles fantastiques, teintés d’orientalisme et de couleurs foisonnantes pour les personnages folkloriques, convoquent à merveille la tradition russe et l’orientalisme des sérails.

Tandis que la scénographie d’Eric Ruf, également administrateur de la Comédie-Française, offre un espace hybride et mouvant – constitué de cordages, de passementeries et d’étoffes déchirées, expression d’un paysage mental – qui se charge des enjeux narratifs et de l’esprit de la source.

Un ballet réinventé pour une œuvre contemporaine enrichie d’une mémoire vive….

Le big Livre de l’incroyable 2015 : 8ème édition, publié aux Editions l’Archipel

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Le big Livre de l’incroyable 2015

Le big Livre de l’incroyable 2015

Le big Livre de l’incroyable 2015 est un livre tout à fait incroyable. Tout ce qui y est écrit est fou ou incroyable et pourtant tout y est vrai. Les photos ne sont pas truquées. Vous y trouverez également des histoires insensées, mais toutes réelles.

Si vous cherchez des trucs horribles, monstrueux, alors, ce livre est fait pour vous !

Editions : L’ Archipel
Date de parution : octobre 2014
Auteur : Ripley’s
Prix : 27,95€ (256 p)

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Résumé de l’éditeur :

Collections frappadingues, paris déments, records déjantés, inventions insensées, êtres monstrueux, animaux improbables, histoires à se faire dresser les cheveux sur la tête… Les lecteurs de cette 8e édition devront avoir le cœur bien accroché.
Prouesses humaines ou naturelles, les faits représentés sont incroyables… mais absolument authentiques !
Et le contenu est à nouveau 100 % inédit.
Le saviez-vous ? Le personnage de Shrek a été inspiré par un catcheur français, Maurice Tillet (1903-1954), surnommé l’Ange. (voir p. 91)

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Mon avis sur le livre :

Dans ce livre, Le big Livre de l’incroyable 2015, les propos sont inédits et fous, photos inimaginables, plus qu’étranges et toujours folles ! Les gens ont pris certains risques pour réaliser leurs photos, quelquefois, un risque vital.

C’est le célèbre Robert Ripley qui a commencé sa quête de l’incroyable et qui a même créé des musées de l’incroyable, Believe it or not, que ce soit des objets, ou des photos, ramenés du monde entier. Aucun trucage, aucun montage, rien que la réalité, si horrible soit-elle ! Tel est Le big Livre de l’incroyable 2015 !

Que ce soit des records, des paris, des anomalies physiques, des déformations physiques volontaires, tout est montré dans ce livre, sous différentes rubriques. C’est assez touffu, vu le nombre d’anecdotes de tous genres.

Vous apprendrez par exemple, dans Le big Livre de l’incroyable 2015 que le personnage de Shrek a réellement existé !

Bien sûr, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains car nombre de photos font réellement peur, tellement elles sont monstrueuses, de même pour les anecdotes, complètement effroyables mais vraies !

Une bonne idée de cadeau de Noël à tous ceux qui n’ont peur de rien ! Avec Le big Livre de l’incroyable 2015, ils vont … halluciner !

 Le big Livre de l’incroyable 2015

 

L’enfant-loup, ci-dessus, est un homme qui souffre d’une maladie héréditaire d’hypertrichose, maladie qu’il a  transmise à sa fille… Il travaille dans un cirque : le Cirque des Horreurs !

New York Melody, le film de John Carney disponible en DVD le 3 décembre

New York Melody

New York Melody

New York Melody porte bien son nom. Le film nous transporte dans les quartiers de Big Apple en compagnie d’un producteur à la dérive et de Gretta. Une jeune femme que son petit ami a quitté après avoir fait carrière dans… la musique. Et même si elle prétend le contraire, Gretta aimerait bien enregistrer son album, elle aussi. La bonne nouvelle, c’est que le producteur va tomber sous le charme de la chanteuse.

Date de sortie DVD : le 3 décembre 2014
Durée : 1h40
Avec : Keira Knightley, Mark Ruffalo, James Corden …
Prix : 19,99 €

Synopsis :

Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et… une attachée de presse.
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons…

New York Melody photo
Mon avis sur le film :

New York Melody fait penser à un film de Sofia Coppola. Son réalisateur, John Carney, y projette un amour inconditionnel pour la musique. Et la jeune Gretta campée par Keira Knightley va assurer le show de bout en bout grâce à l’enregistrement de son album en live, dans les rues de New York. Une interprétation musicale bluffante par la qualité et la justesse dégagées par l’artiste. On a ainsi plaisir à visionner ce clip grandeur nature, où les chansons sont la colonne vertébrale du scénario. C’est autour d’elles que la magie opère, et donne tout son charme au film. Car c’est aussi l’histoire d’une romance subtile, pudique et platonique, à peine effleurée par son producteur joué par l’excellent Mark Ruffalo.

Cependant, ce charme si particulier à New York Melody ne suffit pas à satisfaire pleinement le spectateur qui attend un peu plus qu’une très belle bande originale. Et le scénario n’offre pas grand chose d’autre qu’un voyage sentimental et musical. On aurait aimé une intrigue plus poussée, un récit plus passionné.

New York Melody nous fait néanmoins passer un bon moment de détente, parvenant à nous faire lâcher prise le temps du film.

14-18, tome 2 : une BD de Corbeyran et Etienne Le Roux (Delcourt)

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14-18, tome 2

Dans 14-18, on suit une bande de huit hommes issus d’un même village de l’hexagone et mobilisés pendant la Grande Guerre. Des compagnons de vie qui se connaissent depuis toujours et se retrouvent à devoir faire face aux horreurs de la guerre.  Scénarisée par le talentueux et prolifique Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Uchronie[s]) et illustrée par Etienne Le Roux (Le temple du passé, Le dernier voyage d’Alexandre de Humbolt)la série comptera 10 albums (2 tomes par an).

Date de parution : 19 novembre 2014
Auteurs : Corbeyran (scénario), Etienne Le Roux  (dessin) et Jérôme Brizard (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,50 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Premières avancées à la baïonnette pour les hommes sur le front, premières désillusions pour les femmes à l’arrière. Les tentacules de la guerre s’étendent et révèlent un secret déjà douloureux à supporter : la fin n’est pas pour tout de suite. Il va falloir s’accommoder de ce quotidien infernal où l’horreur le dispute à l’absurdité. Un récit intime et tragique où seul le rire du désespoir perce parfois.

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Le point sur l’album :

Ce deuxième album où l’action prend place au mois de septembre 1914, est très justement intitulé Les chemins de l’enfer. Accroché à cette bande d’amis que rien ne semble pouvoir séparer, le lecteur vit leurs premiers moments d’effrois et d’horreurs. Et très vite le ton va se durcir à l’épreuve des blessés et des morts. Mais aussi du fait d’une hiérarchie de plus en plus menaçante (les huit camarades sont dans le collimateurs de leur supérieur). Corbeyran ne fait pas de 14-18 un simple récit de guerre mais nous raconte plutôt une histoire de compagnons de toujours parachutés en plein coeur de l’horreur. Il le fait avec beaucoup de talent, alternant avec brio scènes de guerre, de repos et de conversation. On quitte régulièrement le front de 14-18 pour retrouver le village où la vie des femmes est rythmée par l’attente des nouvelles de leurs hommes. Une façon d’alléger le récit tout en donnant de la profondeur à nos huit héros de guerre.

Et face à ces atrocités, l’auteur choisi l’humour comme soupape de décompression. Il parvient à nous faire rire (vraiment) avec des scènes aussi drôles qu’osées. Le style narratif et le découpage du récit dans ce second album de 14-18 sont ainsi des atouts de poids, au service d’un scénario qui prend une très (très) belle allure.

Le dessin réaliste d’Etienne Le Roux est réalisé avec la finesse du trait qu’on lui connaît. Certains des personnages principaux se ressemblent toutefois physiquement et si l’on finit par s’en accommoder il est parfois difficile de savoir qui est qui (mais l’usage récurrent des prénoms dans les dialogues permet d’éluder l’écueil). Un petit manque de précision dans l’exécution qui ne dérange donc pas outre mesure. Les cadrages sont d’ailleurs en parfaite harmonie avec le découpage de Corbeyran et offrent une excellente lisibilité des scènes les plus intenses. La coloration de Jérôme Brizard est enfin assez uniforme, utilisant des effets semblables (notamment de lumière) d’un personnage à l’autre. Un léger manque de nuances, c’est dommage.

En conclusion, ce deuxième tome de 14-18 compte de nombreux atouts et promet une série de grande qualité, à ne pas manquer.

Cagaster, tome 3 : un manga de Kachou Hashimoto (Glénat)

Cagaster tome 3

Cagaster, tome 3

Cagaster est un manga de Kachou Hashimoto, d’abord diffusé sur internet, en marge du monde éditorial classique japonais. L’auteur souhaitait en effet s’affranchir de ces contraintes pour réaliser le manga de ses rêves, en toute liberté. Un manga paru pour la première fois en format papier en six tomes aux éditions Glénat. Et, sans tuer le suspense, autant dire que ce troisième volume réserve son lot de surprises !

Date de parution : 5 novembre 2014
Auteur : Kachou Hashimoto (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 6,90 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Les répercussions du passé tragique de Kidow continuent de bouleverser le présent. Ainsi, malgré les dispositions prises par Qasim, Lygi refuse d’aller dans une école à E-01. Quant à Hadi, renvoyé de l’armée pour ne pas avoir abattu un malade du cagaster, il sait que d’étranges mouvements de troupes sont à l’œuvre et qu’un étrange incident se serait produit dans le secteur d’où vient Ilie. Il va lui falloir contacter Kidow pour tirer cette affaire au clair…

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Le point sur la série :

Dans ce troisième tome de Cagaster, on en apprend un peu plus sur le passé de Kidow, l’exterminateur solitaire. Des révélations qui viennent enrichir un récit déjà développé non sans un certain talent dans les deux précédents volumes. Après avoir pris ses marques, le scénario poursuit son chemin avec brio dans un environnement post-apocalyptique qui prend de plus en plus de relief et de profondeur. Nous ne sommes qu’à mi-chemin de la série mais on peut déjà affirmer que Kachou Hashimoto signe un excellent shonen, qui tient la durée en se renouvelant sans difficulté.

Son dessin au trait fin et habile apporte par ailleurs fraîcheur et dynamisme à cette aventure parfois sanglante.

Cagaster parvient à surprendre une nouvelle fois par sa capacité à capter l’attention de son lectorat. A suivre…

Altaïr, tomes 1 & 2 : un manga de Kotono Kato (Glénat)

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Altaïr, tomes 1 & 2

Altaïr est une série fantastique à l’univers médiéval et méditerranéen imaginé par Kotono Kato. Un récit d’aventure dense qui compte déjà 15 tomes parus au Japon. Plus jeune Pacha de l’Histoire de Türkiye, Altaïr prend son rôle très à coeur alors que l’empire Baltrhain menace d’entrer en guerre. Après une première expérience concluante, le jeune général va connaître un premier revers politique qui va lui couter son titre (tome 2). Il en profitera pour partir à la découverte du monde…

Date de parution (tome 2): 5 novembre 2014
Auteur : Kotono Kato (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix unitaire : 7,60 € (224 pages)

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Résumé de l’éditeur (tome 2):

Mahmud a libéré Hisar et a sauvé son ami Ibrahim, mais c’est une bien sévère sanction qui l’attend pour son exploit ! Il décide donc de parcourir le monde pour forger son expérience et amasser des connaissances. Un jour, il rencontre Süleyman, un membre de son clan presque éteint ! Celui-ci est rongé par les même remords et sa colère est bien semblable à celle du jeune garçon, ce qui renforce encore sa détermination… C’est une nouvelle épopée qui commence pour lui !!

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Le point sur la série :

Premier manga de Kotono KatoAltaïr jouit d’un univers foisonnant mêlant avec brio action et politique au sein d’une aventure épique. L’enfance personnelle du personnage principal est teintée de drame, mais la scénariste ne fait pas l’écueil de trop s’y attarder. On est très vite dans le vif du sujet et les intrigues se multiplient rapidement, pour s’imbriquer dans un ensemble très cohérent et limpide. Un récit riche et original. On ne regrettera peut-être que le ton très sérieux, voire solennel, employé dans la narration.

Le dessin de Kotono Kato est pour sa part très fin, avec des lignes claires qui mettent en valeur de très beaux costumes et décors antiques.

Altaïr est un shonen très enthousiasmant qui propose quelque chose de nouveau. Et ce n’est pas si commun. A découvrir.

Altaïr

 

Tempête – Deux novellas, un livre de J.M.G Le Clézio, publié aux Editions Gallimard.

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J.M.G Le Clézio écrit cette fois un roman en deux novellas. Guère de rapport entre les deux histoires, si ce n’est, à chaque novella, l’interrogation d’une jeune fille face à sa naissance, tout d’abord et ensuite face à son avenir qui semble bien incertain. Le combat d’une vie mené dès le plus jeune âge que ce soit pour June ou pour Rachel, avec beaucoup de courage et d’humanité. Avec une description de la société qui les entoure absolument vibrante de réalisme.

Editions : Gallimard

Date de parution : mars 2014
Auteur : J.M.G Le Clézio
Prix : 19,50€ (231 p)

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4ème de couverture :

« En anglais, on appelle « novella » une longue nouvelle qui unit les lieux, l’action et le ton. Le modèle parfait serait Joseph Conrad. De ces deux novellas, l’une se déroule sur l’île d’Udo, dans la mer du Japon, que les Coréens nomment la mer de l’Est, la seconde à Paris, et dans quelques autres endroits. Elles sont contemporaines. » J. M. G. Le Clézio.

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Mon avis sur le livre :

J.M.G Le Clézio écrit cette fois deux novellas, soit deux histoires distinctes. Guère de rapport entre les deux, si ce n’est, à chaque novella, l’interrogation d’une jeune fille face à sa naissance, tout d’abord et ensuite face à son avenir qui semble bien incertain. Le combat d’une vie mené dès le plus jeune âge que ce soit pour June ou pour Rachel, avec beaucoup de courage et d’humanité. Avec une description de la société qui les entoure absolument vibrante de réalisme.

1ère novella : Tempête

Dans la 1ère partie du livre, l’auteur s’attache à un homme, déjà âgé, Monsieur Kyo, et lourd de son passé. Il arrive dans une île de la Mer du Japon, pour tenter d’oublier son passé ou pour retrouver une femme… Qui sait ! 30 ans après une aventure sur cette même île, avec une chanteuse Mary Song, disparue en mer, il revient pour ne pas oublier… Ne pas l’oublier.

Il y rencontre une petite jeune fille de 13 ans, June, et entre eux, une relation est née. La jeune June est pleine d’admiration devant ce grand homme qui semble terne et sombre. Elle voudrait y voir son père, qu’elle ne connaît pas. Sa mère, pêcheuse en pleine mer, n’a que sa pêche pour vivre. Elle enfile sa combinaison et va au fond de la mer trouver ses ormeaux, au risque de sa vie. Même en cas de tempête…

L’auteur va s’attacher à la relation June- Monsieur Kyo qui ne va cesser d’évoluer tout au long du livre, toujours merveilleusement écrit. Rien n’est simple dans la nature humaine… Aussi cruelle que Dame Nature si bien décrite.

La seconde novella : Une femme sans identité

Dans cette seconde novella, on suit encore une jeune fille mais l’histoire est tout autre. Rachel ne connaît pas sa mère. Rachel vit avec son père, sa belle-mère, et sa demi-sœur, Bibi. Mais rien n’est rose pour Rachel, contrairement à sa sœur Bibi, qu’elle adore et qu’elle soigne. Ils sont en Afrique et la vie est belle et facile, mais pas vraiment pour Rachel qui est un peu l’esclave de sa belle-mère qui la considère comme un démon. Puis un beau jour, les voilà ruinés et le retour en France s’impose. Paris, ou plutôt la région parisienne. Rien ne va plus… Les dés sont jetés et Rachel est du mauvais côté de la route… Tout éloigne les deux sœurs. Beaucoup de violence, de cruauté pour Rachel qui apprend le secret de sa naissance. Comment vivre avec ce lourd secret…

Entre les deux nouvelles, on retrouve la question d’humanité, d’identité, de place au milieu de la société. Ou en marge de la société. Deux jeunes filles au passé difficile, sans filiation reconnue, sans identité certifiée… Sans racine.

J.M.G Le Clézio écrit toujours remarquablement et chaque phrase nous emporte loin de notre vie quotidienne. Avec fougue, finesse et révolte. Et passion, bien sûr.

Un moment de lecture unique qui passe trop vite. A ne pas louper !

J.M.G.-Le-Clezio.-Tempete-deux-novellas_int_carrousel_news

Résultats concours : Praia do Futuro, 10 places de ciné gagnées.

A l’occasion de la sortie de Praia do Futuro, un film de Karim Aïnouz, Publik’Art, en collaboration avec  Le K, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Praia do Futuro, un film de Karim Aïnouz

 

Vous avez été très nombreux à participer : 1 954 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Audrey Godnic, Cécile Lemoine, Arnaud kalasz et Jean Vignal.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Vernissage avant finissage de l’exposition de Florence Bartolo, à Biarritz.

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Exposition de Florence Bartolo, à Biarritz,

à La Table d’Aranda, à Biarritz, 87 avenue de la Marne.

 Du 1er novembre au 31 décembre 2014

 

Florence Bartolo vous convie tous le vendredi 19 décembre, à 18h à La Table d’Aranda, pour admirer ses oeuvres et se réchauffer avec un bon verre de sangria. Il sera possible de diner sur place, sur réservation (Tel : 05.59.22.16.04)

Florence attend vos réponses avec impatience pour organiser au mieux sa réception !

 Vous pouvez contacter l’artiste par mail :

mystyflo64@hotmail.fr

En attendant cette rencontre fabuleuse, Publik’Art publie à nouveau son article sur son artiste préférée. On ne se lasse pas de l’admirer.

 

Publik’Art a déjà, à de multiples reprises, rencontré Florence Bartolo, en tant que chanteuse professionnelle. Mais c’est la première fois qu’elle nous dévoile son autre talent : artiste peintre.

P1100336Bouddha en pleine méditation.

Travail à l’huile, et poudre de marbre.

C’est une première aussi pour Florence. Elle expose et cela se passe à Biarritz, dans un endroit charmant, La table d’Aranda. Il se trouve que c’est à la fois un restaurant mais aussi un lieu de rencontres, un lieu où de nombreux artistes exposent leurs œuvres, un lieu où le chef partage sa cuisine et ses secrets puisqu’il organise régulièrement des cours de cuisine, suivis de dégustation.

P1100341Don Quichotte – Souvenir d’une vie trépidante.

Mais revenons à Florence Bartolo. Elle expose une dizaine d’œuvres, très variées. On aura des toiles en noir et blanc et des toiles très colorées. Chacune révélant l’état d’âme de Florence. A travers chaque toile Florence se confie, comme dans un roman. On admirera La Danseuse, comme Le Bouddha, ou encore Le Silence, ou La Sagesse. Rien que les titres des œuvres veulent dire beaucoup. Les reflets d’or vous sourient et vous interpellent. Vous ne pourrez pas rester indifférent ! Florence Bartolo est tournée vers les autres et sa générosité inspire ses œuvres, qu’elles soient travaillées à l’huile, à la peinture, au pinceau, ou au couteau…

P1100347Silence

Travail à l’huile

Un coup de cœur ? Eh bien, vous pourrez repartir avec un tableau car Florence est prête à se séparer de ses toiles. Non sans douleur !

Je vous invite donc à découvrir par vous-même cette exposition qui vaut le détour. Profitez-en pour déguster le menu, excellent et à la portée de toutes les bourses (dès 15€), mais n’y allez pas sans réserver, vous n’auriez pas de table ( http://www.tabledaranda.fr/). C’est la rançon du succès !

L’exposition se prolongera jusqu’à la fin de l’année ! Alors, voilà une belle idée de cadeau de Noël !

P1100344La gracieuse

Travail à l’huile

P1100328Mystyflo

Peinture et collage de différents matériaux

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Ange – Etre témoin de ce qui se passe.

Travail à l’huile et pépites d’or

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La Rose

Travail à l’huile

Kenshin Restauration, tome 2 : un manga de Nobuhiro Watsuki (Glénat)

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Kenshin Restauration, tome 2

Suite et fin de Kenshin Restauration, aventure tirée de l’adaptation cinématographique de l’oeuvre de Nobuhiro Watsuki. Un diptyque plutôt agréable malgré quelques défaillances scénaristiques. On aurait en effet aimé que le récit prenne un peu plus d’allure dans cet épisode conclusif.

Date de parution : 15 octobre 2014
Auteur : Nobuhiro Watsuki (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 6,90 € (212 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Un mégot abandonné conduit Kenshin à l’ “Akabeko” où il retrouve Hajimé Saïto, un ancien membre du Shinsengumi devenu policier. Dans le même temps, l’homme d’affaires Kanryu Takeda cherche à se venger de Kenshin en envoyant un tueur à ses trousses, lui aussi ancien membre du Shinsengumi où il officiait sous le nom de “Jinné l’assassin”. Cet adversaire doit occuper Kenshin pendant que Kanryu attaque le dojo Kamiya…

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Le point sur la série :

Après un premier tome léger mais divertissant, on attendait un peu mieux du scénario de Nobuhiro Watsuki. Ce dernier ne décolle pas vraiment, sans doute du fait d’un traitement trop rapide. Si bien que les personnages secondaires ne parviennent malheureusement pas à se faire une place, presqu’anecdotiques. La multiplicité des petites intrigues et la chute de l’épisode soulignent d’ailleurs comme l’auteur a cédé à la facilité en allant au plus rapide et au plus simple.

Son dessin offre par ailleurs quelques moments de délires graphiques bienvenus, au dépens d’une lisibilité des scènes pas toujours optimale.

En résumé, Kenshin Restauration ne parvient pas à convaincre comme on l’aurait souhaité. Une petite déception.

Grace de Monaco, le film d’Olivier Dahan en DVD le 3 décembre

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Grace de Monaco, le plus beau rôle de sa vie

Grace de Monaco est le dernier film d’Olivier Dahan, à qui l’on doit My Own Love Song ou encore La Môme. Un autre biopic sur le destin incroyable de la reine d’Hollywood devenue Princesse de Monaco. Avec Nicole Kidman et Tim Roth pour interpréter le couple princier, le film ne cache pas ses ambitions…

Date de sortie DVD : 3 décembre 2014
Durée : 1h42
Avec : Nicole Kidman, Tim Roth…
Prix : 19,99 €

Synopsis :

Lorsqu’elle épouse le Prince Rainier en 1956, Grace Kelly est alors une immense star de cinéma, promise à une carrière extraordinaire. Six ans plus tard, alors que son couple rencontre de sérieuses difficultés, Alfred Hitchcock lui propose de revenir à Hollywood, pour incarner Marnie dans son prochain film. Mais c’est aussi le moment ou la France menace d’annexer Monaco, ce petit pays dont elle est maintenant la Princesse. Grace est déchirée. Il lui faudra choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco.

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Mon avis sur le film :

Tout juste sorti en DVD, l’excellent film d’Olivier Dahan met en scène la vie de la belle Grace de Monaco alors qu’elle a épousé six ans plus tôt le Prince Rainier. Elle doit alors faire face à d’immenses défis, qui l’accableront. Celui de renoncer à la proposition de rôle faite par Alfred Hitchcock, et celui de sauver son couple. Le Prince s’enferme en effet dans une sorte de mutisme alors que son royaume est menacé par la France : de Gaulle a lancé un ultimatum afin que le Rocher cède à l’impôt qu’il verserait à l’hexagone. Grace de Monaco va alors jouer un rôle déterminant dans le sauvetage des monegasques.

Un scénario très élaboré qui se focalise sur quelques mois de règne, et nous donne un aperçu intime de cette vie, du rôle d’une vie de princesse. Magistralement interprétée par Nicole KidmanGrace de Monaco apparaît comme très forte, aux convictions ancrées, capable d’un travail acharné pour arriver à ses fins. Un mythe qui est ici honoré avec un film à sa mesure. Campé par Tim Roth, le Prince est décrit avec plus de nuances. Le personnage est colérique et froid. Mais il semble aimer son épouse. C’est ce qui les sauvera.

Côté bonus, on pourra se satisfaire non seulement du making of du film mais surtout d’un documentaire qui retrace la vie entière de Grace de Monaco. De son enfance à son départ prématuré dans d’horribles circonstances.

Un film de grande qualité. A voir.

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