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Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo 

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Saverio Costanzo réalise un film à l’histoire tout à fait étonnante ! Jude rencontre Mina de façon unique ! Ils sont l’un et l’autre bloqués dans des WC de restaurant chinois. C’est une scène hilarante. Sans doute la meilleure du film ! Et l’histoire se termine bien puisqu’ils se marient. La suite du film est tout à fait imprévisible…

Sortie : le 25 février 2015
Durée : 1h53
Avec : Adam Driver et Alba Rohrwacher

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

 

Hungry Hearts raconte l’histoire de Jude et Mina. Après leur rencontre improbable, ils se marient, fous de bonheur. Mina n’a pas de famille. Très vite, elle se retrouve enceinte, alors qu’elle ne le désire pas vraiment. On la sent se transformer psychiquement chaque jour. Mina ne mange pas assez. Le bébé in-utéro ne se développe pas suffisamment. Mais la naissance arrive à son terme et se termine par une césarienne, non prévue. Nouveau traumatisme pour la mère.

Mina couve ce bébé d’un amour immense. Puis peu à peu Jude se rend compte que l’attitude de Mina n’est pas normale. Elle ne sort jamais son bébé de peur qu’il attrape des microbes. Même le père ne peut le toucher qu’après de multiples précautions. Elle ne lui donne pas assez à manger. Le bébé reste trop petit. Le père use de subterfuges pour emmener, en cachette, le bébé chez le docteur.

Hungry Hearts

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Le film Hungry Hearts est remarquablement monté et on sent la tension monter petit à petit. On pressent qu’un drame va se produire. Le père se sent prisonnier et ne sait comment rendre la raison à la mère. Le bébé ressemble à un tsunami…

Jude a peur. Peur pour son bébé, peur pour sa femme car Mina est seule. Elle n’a que lui et le bébé comme famille. Et surtout il l’aime.

Ce n’est pas la dépression post-partum, mais c’est une réaction psychique de la mère qui souffre et à qui la naissance de son propre enfant fait resurgir des traumatismes de sa propre enfance. Sa folie paranoïaque éclate au grand jour, sans limite. Une naissance est toujours un bouleversement. Pour tout le monde. Et dans ce film, le réalisateur va encore plus loin tout en restant très proche de la réalité de la vie.

Le réalisateur nous montre les différentes facettes de l’amour, en passant par toutes les couleurs, tous les ressentis. Un film fort et puissant où les acteurs jouent d’une façon exceptionnelle. Adam Driver et Alba Rohrwacher ont reçu tous les deux le Prix d’Interprétation à la Mostra de Venise.

Un film à voir tout en sachant que ce n’est pas à l’eau de rose et qu’on n’en sort pas indemne !

Les Mille et autres Nuits, tome 1 : une BD de Stephen Desberg et Henri Reculé (Le Lombard)

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Les Mille et autres Nuits, tome 1

Les Mille et autres Nuits, tome 1 : Jaisalmer

Réunissant un magicien à la lampe magique (évoquant Aladin), Shéhérazade, Ali Baba ou encore Sinbad, la série Les Mille et autres Nuits est écrite par Stephen Desberg (I.R.S., Empire USA, Cassio…) et illustrée par Henri Reculé (La Légende de Kynan), duo qui se connaît par ailleurs très bien pour avoir réalisé Le Crépuscule des Anges,  Les Immortels, Le dernier Livre de la Jungle, Cassio ou encore Empire USA. Le premier album, Jaisalmer, entame une quête aventurière où tout cette équipe va partir à la recherche des joyaux de la beauté…

Date de parution : le 13 mars 2015
Auteurs : Stephen Desberg (scénario), Henri Reculé (dessin) et Kattrin (couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 13,99 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Aladin, Shéhérazade, Ali Baba, Sinbad,… Les plus grands héros des légendes des Mille et Une Nuits se rencontrent pour la première fois, réunis par une riche marchand de Bagdad. Il leur confie la plus périlleuse des missions : retrouver les trois joyaux de la beauté absolue. Mais des personnalités aussi flamboyantes peuvent-elles composer une équipe ?

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Le point sur l’album :

Revisitant les légendes orientales connues du grand public, le scénario de Stephen Desberg propose un voyage de tous les dangers à travers le désert, à la recherche du plus grand des trésors : trois joyaux capables de faire apparaître la plus belle femme du monde. Un bijou inestimable aujourd’hui éparpillé et jalousement recherché par une créature maléfique… Sous forme de course-poursuite parfois sanglante, Les Mille et autres Nuits explorent avec originalité les contes qui ont bercé notre enfance. Une facette plus sombre et plus adulte qui installe une certaine tension dans le récit. Ce dernier est haletant, teinté de mystères et rythmé par de nombreux rebondissements. Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne série, annoncée en triptyque.

On prend également plaisir en parcourant les planches d’Henri Reculé. Son trait puissant et moderne insuffle une belle âme à ces personnages orientaux, princes du désert. On voyage sous le soleil dans des décors féériques, même si ces derniers manquent de détails et de précision.

Il se dégage une belle harmonie des Mille et autre Nuits, que ce soit au scénario ou au dessin. Le fruit d’un duo qui se connait bien et cela s’en ressent. Une série à suivre…

Du 14 mars au 21 juin, première exposition majeure de Bruce Nauman à Paris depuis plus de 15 ans

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Fondation Cartier pour l’art contemporain
261 boulevard Raspail – 75014 Paris, France

Du 14 mars au 21 juin 2015, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a le privilège de présenter la première exposition majeure de l’artiste américain Bruce Nauman à Paris depuis plus de 15 ans.

Pour cette occasion, l’artiste a sélectionné une série d’oeuvres récentes, présentées pour la première fois en France à côté d’installations plus anciennes. L’ensemble représente un large éventail des mediums explorés tout au long de sa carrière et reflète l’attention très particulière que Bruce Nauman porte à l’environnement immédiat entourant ses oeuvres et à l’implication physique et sensible des spectateurs.

Oeuvres immersives, les pièces exposées résonnent avec le bâtiment de la Fondation Cartier et accentuent le contraste entre les espaces d’exposition transparents du rez-de-chaussée et ceux, plus fermés, de l’étage inférieur.

En savoir plus sur l’expostion

L’exposition est ouverte du mardi au dimanche de 11h à 20h.
Nocturne le mardi jusqu’à 22h.
Comment venir :
Métro Raspail ou Denfert-Rochereau (lignes 4 et 6) / Bus 38, 68, 88, 91 / RER Denfert-Rochereau (ligne B) / Station Vélib’ et stationnement réservé aux visiteurs handicapés devant le 2 rue Schoelcher.

Centaurus, tome 1 : une BD de Léo, Rodolphe et Zoran Janjetov (Delcourt)

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Centaurus tome 1

Centaurus, tome 1 : Terre Promise

Centaurus est la nouvelle série du scénariste à succès Léo (Aldébaran, Bételgeuse, Survivants, Kenya, Nambibia), spécialiste de la science-fiction qui co-écrit ici avec Rodolphe (Robert Sax, Memphis, Le Baron Fou, Namibia, Kenya, Assassins). Le duo s’associe à un dessinateur reconnu : Zoran Janjetov (Avant l’incal, Les Technopères). Un vivier de talents réunis autour d’un pitch de genre : une colonie de terriens vogue depuis 400 ans dans l’espace à la recherche d’une terre d’accueil…. Et peut-être l’ont-ils enfin trouvée.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Léo, Rodolphe (scénario) et Zoran Janjetov (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 12 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un gigantesque « vaisseau monde » a quitté la Terre à l’agonie. Vingt générations se sont succédée depuis son départ. Sa finalité : trouver une planète susceptible d’accueillir nos descendants. Vera, satellite de l’étoile Proxima Centaurus, pourrait convenir. Envoyé en reconnaissance, un équipage va perdre la liaison avec le vaisseau et découvrir un monde qui ressemble à celui du Jurassique.

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Le point sur l’album :

Cela fait plusieurs générations que ce vaisseau voyage dans l’espace, si bien que ses habitants ont oublié qu’ils étaient dans un gigantesque caisson. Ils pensent que leur univers se limite à cet environnement direct. Heureusement l’équipe gouvernante n’a pas perdu ses objectifs de vue et semble même avoir trouvé la bonne planète. Elle va alors demandé l’aide de deux mystérieuses jumelles, douées de capacité hors normes… Un récit de science-fiction assez classique, pour ne pas dire déjà vu de nombreuses fois (par ex., dernièrement avec Terra Prime, paru il y a à peine deux mois chez le même éditeur). [pull_quote_left]Ce premier album offre juste ce qu’il faut d’intrigue pour souhaiter aller plus loin.[/pull_quote_left]

Mais le scénario est néanmoins bien écrit, mettant en scène des personnages originaux, très différents les uns des autres. L’univers de Centaurus est en lui-même assez élaboré et semble réserver quelques surprises pour la suite. Ce premier album offre juste ce qu’il faut d’intrigue pour souhaiter aller plus loin.

Zoran Janjetov propose quant à lui un dessin qui se rapproche des séries de Léo, en tout cas par l’utilisation de couleurs vives. Son trait fin et rond est par ailleurs reconnaissable autant qu’il est appréciable. Petit bémol sur la façon de dessiner les zones d’ombre, les rides et les poils de barbe des personnages, en donnant des coups de crayons de manière très anarchique. Vraiment dérangeant.

Au final, si Centaurus intrigue par ses personnages et par son univers travaillé (à défaut d’être original), la série compte aussi ses défauts. Du bon et moins bon, donc. A suivre…

Océanerosemarie, chatons violents, à la comédie des boulevards

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Chatons violents
Comédie des Boulevards, 39 rue du sentier
Tous les mardi et mercredi à 20h
www.comediedesboulevards.com

 

Océanerosemarie est une « lesbienne à chats ». Dans son spectacle « chatons violent », dont l’affiche est aussi décalée que d’un autre genre, elle parle de chats, mais aussi de bobos et de racisme. Un spectacle parigo-parisien qui fait beaucoup rire.

Après « la lesbienne invisible », Océanerosemarie, jeune auteur comédienne et féministe (entre autre), revient sur le devant de la scène avec son « chatons violents ». Dès les premières minutes du spectacle, elle nous embarque dans son univers quelque peu hystérique de jeune femme en couple (avec une femme, et oui) devenue fan de chats et mère adoptive d’un Maine Coon et un Sacré de Birmanie. Le passage chatons-couples de son spectacle est plein d’autodérision, totalement burlesque. On regrette qu’il ne dure pas plus. Crakinette et Froustinette n’ont que des seconds rôles, et c’est bien dommage.

Très vite, l’histoire change de ton, de sujet. Car le fond du spectacle d’Océanerosemarie cette fois-ci, ce sont les parisiens. Et plus particulièrement les « BBB », les bons bobos blancs (un bon gros pourcentage des personnes présentes dans la salle, certainement). Ceux que Renaud définissait de « nouvelle classe entre les bourges et les prolos ». Ou ceux qu’on appelle parfois la gauche caviar, peut-être. Ils ont grandi avec SOS Racisme et « Touche pas à mon pote », connu Mitterrand et loué les discours de Badinter, ils aiment les haies en bambou et s’exilent à Marseille ou à Montreuil. Les bobos, pour Océanerosemarie, ce sont des gens de gauche qui, sans le savoir ou malgré eux, sont un peu racistes. Ils n’aiment pas la guerre parce que « c’est naze », ils aiment twitter parce que « c’est cool », ils vont voir des expos sur l’esclavage et ils culpabilisent en voyant des roms mendier dans le métro. Mais ils rangent quand même leur iPhone6 en passant à côté d’eux.. Ils sont de gauche, écolos quand ça les arrange, et cette affirmation donne réponse à tout. C’est toute cette classe de « bobos », dont elle fait d’ailleurs partie (on n’est pas chroniqueuse sur France Inter sans être un peu bobo…), qu’Océanerosemarie nous décrit avec beaucoup d’humour. Le spectacle est dense, très dense. La comédienne excelle dans le débit de blagues et de subtilités, elle improvise des sketchs sur l’actualité du jour avec un naturel incroyable. Les sujets sont parfois graves (du port du voile au conflit israélo-palestinien) mais sans jamais devenir barbants. On revient très vite à un humour léger, tout en finesse.

Un spectacle communautaire. Voilà comment Océanerosemarie décrit la soirée et invite ses spectateurs à ne conseiller son show qu’à des gens de choix. Des bobos.

En fait, ce sont peut-être eux, les chatons violents.

Résultats concours : Fury, 3 Blu-ray gagnés.

Sortie 23 février 2015, en Blu-ray, Blu-ray Steelbook et DVD  chez Sony Pictures Home Entertainment

 

A l’occasion de la sortie du film Fury, le 23 février, Publik’Art, en collaboration avec Sony Pictures Home Entertainment, vous a offert la possibilité de gagner :

3 Blu-ray pour le film : Fury

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 576 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les 3 heureux gagnants sont :

Cécile Guglielmi, Guillaume Régis et Jean-Marc Roué.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Bon film !

Résultats concours Selma : 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 11 mars 2015

 A l’occasion de la sortie du film Selma, dont la sortie est le 11 mars 2015, Publik’Art, en collaboration avec l’Agence DEJA, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Selma

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 150 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation.

Les 5 heureux gagnants sont :

Pascale Lorre, Laurence Brodis, Yannick Bastien, Fabienne Bernard et Anne Joly.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Médée, tome 2 : une BD de Nancy Peña et Blandine Le Callet (Casterman)

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Médée, tome 2 : le couteau dans la plaie

Ecrite par Blandine Le Callet (auteur des romans Une pièce montée et La Ballade de Lila K) et illustrée par Nancy Peña (Les nouvelles aventures du chat botté, Le chat du kimono, Le bestiaire de l’Olympe), Médée est une série assurément ancrée dans la mythologie grecque, qui raconte l’histoire de la fille du roi de Colchide, magicienne qui va connaître un destin hors normes, sombre et taché de sang… Ce second album, le couteau dans la plaie, amorce l’histoire pour de bon avec l’arrivée de l’Argos et de son équipage en Colchide. Un débarquement qui va définitivement sceller le sort de Médée et de ses proches…

Date de parution : le 07 janvier 2015
Auteurs : Blandine Le Callet (scénario), Nancy Peña (dessin), Sophie Dumas et Céline Badaroux-Denizon (couleurs)
Editions : Casterman
Prix : 15 € (64 pages)

Résumé de l’éditeur :

Qui Médée était-elle vraiment ? Une mère aimante et une amoureuse assumant ses désirs, que sa passion finit par égarer ? Une femme libre refusant la tyrannie des hommes ? Une barbare venue semer la confusion dans le monde civilisé des Grecs ? Une sorcière redoutable, maîtresse de forces occultes ? Un monstre, tout simplement ? Pour percer ce mystère, c’est Médée en personne que la romancière Blandine Le Callet et l’illustratrice Nancy Peña ont choisi de nous faire entendre : par-delà calomnies, exagérations, et déformations infligées par le temps, Médée nous raconte sa véritable histoire, depuis les jardins luxuriants de son enfance en Colchide jusqu’à l’île mystérieuse d’où elle livre son ultime confession. Dans ce deuxième tome, Jason et les Argonautes débarquent en Colchide. Leur but, à peine déguisé, est de dérober La Toison d’Or au terrible roi Aetes.Partagée pour sa passion naissante pour Jason et la loyauté qu’elle doit à son tyran de père, Médée va devoir choisir son camp.

Médée tome2 planche

Le point sur l’album :

La grande aventure de Médée en Grèce Antique débute véritablement avec ce deuxième album. Les Argonautes sont parvenus jusqu’en Colchide pour mettre la main sur la toison d’or, mais le roi Aiétès ne compte pas la laisser prendre si facilement. C’est tout l’équipage qui risque la mutinerie. Le récit nous est raconté par Médée elle-même à la fin de sa vie, depuis son île mystérieuse. Un choix narratif qui ne rend l’histoire que plus passionnante en permettant des commentaires de Médée tout au long de son déroulé. Le scénario est servi sur un rythme haletant qui tient en haleine du début à la fin. Une écriture de belle qualité que l’on doit saluer ici[pull_quote_left](…)un rythme haletant qui tient en haleine (…)[/pull_quote_left].

L’originalité de Médée est peut-être dans son dessin. Un style graphique très féminin, faussement minimaliste. Le trait est particulièrement fin et ne fait l’économie d’aucun détail. Proche d’un dessin d’animation, il est harmonieusement mis en couleur par Sophie Dumas et Céline Badaroux-Denizon. Mais ce qui séduit surtout, c’est la capacité de Nancy Peña à réaliser des cadrages parfaits, en pointillé sur plusieurs cases. Un dessin auquel on ne peut résister.

Médée offre donc un deuxième album coup de coeur et promet des perspectives des plus réjouissantes pour la suite (si l’on peut dire malgré le sort qui attend notre Médée). A ne pas manquer !

The Call, le nouveau film de Mads Mikkelsen et BoConcept à voir ici (article sponsorisé)

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Quand BoConcept invite Mads Mikkelsen au scénario

Premier court-métrage d’un diptyque formé avec The Guest, The Call est un film réalisé pour BoConcept, fabricant et distributeur de meubles design d’origine danoise, qui compte 300 magasins à travers le monde.

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Une façon originale de promouvoir la marque en effaçant totalement la frontière qui sépare la publicité du septième art. The Call en est la preuve : un film élégant et raffiné où se joue une intrigue élaborée. Les deux films ont d’ailleurs été tournés à Valence en Espagne, dans la très belle villa de Morten Georgsen, l’un des designers de l’entreprise.

Il est rare de voir un acteur de la trempe de Mads Mikkelsen tourner un spot publicitaire. Ce dernier, notamment connu pour avoir joué le rôle du super-méchant-carrément-glaçant dans Casino Royal, a accepté de jouer le jeu pour BoConcept car il s’agissait avant tout de faire du cinéma. L’acteur a d’ailleurs eu beaucoup de libertés, et a pu s’impliquer fortement dans l’écriture du scénario.

THE CALL-MADS MIKKELSEN-MALIN BUSKA-MEZZO SOFA

Interprétant ce qui pourrait être son propre rôle (un acteur à succès), Mads Mikkelsen se met en scène en train de répéter un texte face à la belle Malin Buska. Mais, distrait par les coups de fils à répétition, le couple d’acteurs va avoir bien du mal à se concentrer…

The Call fait preuve d’une grande finesse d’exécution dans sa réalisation (de Dejan Cukic), et transmet de belles sensations. Un plaisir que l’équipe du film a sans doute partagé sur le plateau, et ça se voit à l’écran.

BoConcept met donc à l’honneur le meilleur du cinéma Danois. Une campagne inédite et vraiment pertinente puisqu’elle permet de mettre en avant le design de la marque.

Crédits

Scénario : Dejan Cukic et Thomas Busk
Réalisateur : Dejan Cukic et Thomas Busk
Photographe du film : Nicolaj Brüel
Producteur : Claus Frandsen, the company film
Son : Alexsounds et Supersonic
Post Production : Decu, Gentlemen Bronocos, the company film
Société de production : the company film

Article Sponsorisé

Exposition : Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne, à Paris.

judithJudith, de Gustav Klimt

Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne

L’exposition « Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne » présente l’évolution de l’art viennois entre 1870 et 1920 dans son contexte culturel et historique. Y sont exposées les œuvres majeures de Gustav Klimt (originaux et reproductions) depuis son apprentissage jusqu’à son âge d’or.
Exposition « Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne ». Du 12 février au 21 juin 2015
L’exposition se déroule sur la Pinacothèque 2, située au 8, rue Vignon 75009 PARIS
Plein tarif 14 € – Tarif réduit 11,50 € – Un audioguide est distribué


A cette exposition sont exposées les œuvres majeures de Gustav Klimt (originaux et reproductions) depuis son apprentissage jusqu’à son âge d’or, mais on y découvre aussi les travaux de son frère Ernst ainsi que ceux d’autres artistes contemporains austro-hongrois tels que, Koloman Moser, Egon Schiele, Ernst Stöhr, ou Joseph Hoffmann.

Acteurs d’un véritable tournant de l’histoire de la peinture et de l’art, ces artistes progressistes ont été marqués par une société en pleine mutation. En effet, avec l’essor de l’industrie et de la banque, l’empire se développe, se modernise et Vienne devient un foyer culturel et intellectuel en pleine effervescence. C’est dans ce climat dynamique et cosmopolite, sous influences germaniques, hongroises, slaves et juives, qu’ils vont traduire cette énergie dans leurs œuvres, donner naissance à de nouvelles esthétiques et de nouveaux mouvements : le Symbolisme et l’Art figuratif.

Klimt et les artistes avant-gardistes du moment vont alors fonder en 1897 l’Union des Plasticiens d’Autriche, plus connue sous le nom de « Sécession viennoise ». En réelle rupture avec l’académisme, Klimt s’affranchit des codes instaurés et devient l’un des pionniers de l’Art nouveau. Car même si l’empire et l’aristocratie restent conservateurs, ils encouragent les artistes modernes. Klimt reçoit de nombreuses commandes et connait une véritable notoriété.

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La frise Beethoven, de Klimt

Les œuvres de Klimt

Avec cette exposition, il est intéressant de découvrir combien l’enseignement est crucial dans l’évolution des œuvres de l’artiste. En effet, Klimt fréquente entre 1876 et 1883 l’École des arts décoratifs de Vienne et il débute sa carrière en produisant des peintures académiques, dignes des plus grands peintres classiques. Riche de cet enseignement, c’est à contre-courant de celui-ci qu’il va révolutionner l’histoire de l’art.

D’un père orfèvre et d’une mère musicienne, Gustav Klimt a hérité d’un sens certain du raffinement. L’or et la musique se révèlent clairement dans son travail et tiennent une place prépondérante dans ses œuvres. Son génie, son gout pour les arts décoratifs, ses compétences de plasticien et l’influence de ses rencontres, vont lui permettre de réaliser de véritables chefs-d’œuvre.

Parmi eux, l’incontournable Judith, inspiré du récit d’Holopherne, qui représente le visage de cette héroïne, révèle sa beauté, son courage, met en lumière les pulsions de vie et de mort, les mystères féminins, les tensions érotiques et l’influence orientale. Sur cette toile, l’or très présent exalte, et l’on apprend que pour accomplir les ornementations, le peintre s’est inspiré d’un relief assyrien du VIIIème siècle avant JC. Telle une icône, la lumière et le regard de Judith accrochent et envoutent.

Aussi, La frise Beethoven, immense par la taille et par les symboles représentés, s’impose dans cette exposition. Réalisée en hommage à la Neuvième Symphonie de Beethoven elle est composée de 3 volets : Klimt traduit ici les thèmes de l’aspiration au bonheur, de l’humanité souffrante et des puissances ennemies. Perturbant nos repères temporels, elle fait écho aux fresques d’Égypte antique, rappelle les dorures de l’art byzantin et apporte en même temps un univers très neuf. Et comme dans une majorité de ses tableaux, Klimt, résolument moderne, cherche à provoquer et met en scène de façon récurrente des femmes nues ou très sensuelles.

La femme tient une place capitale dans ses tableaux, que ce soit dans l’expression de sa force ou de sa fragilité, dans son image virginale ou tentatrice, c’est elle qui est à l’honneur, au cœur de son travail et qui permet une exploration de la conscience. En effet, en inversant la symbolique traditionnelle, l’artiste choisit de mettre en lumière la suprématie de la femme sur l’homme, et c’est en cela, aussi, que Klimt gagne son succès et participe au changement artistique et social dans l’Europe du XXème siècle.

En conclusion : Très belle exposition, riche et bien organisée mais j’aurais souhaité que les tableaux de Klimt soient plus nombreux. En contrepartie, cela m’a permis de découvrir ses contemporains. En tous cas je vous la recommande !

Kashmeer, tome 2 : une BD de Fred Le Berre et Michel Rouge (Glénat)

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Kashmeer, tome 2 : Les têtes noires

Après une longue attente (près de trois ans), voici enfin l’épilogue du diptyque Kashmeer, thriller géopolitique qui nous emmène dans les vallées reculées d’Afghanistan. Un récit complexe scénarisé par Fred Le Berre (Galata, Axo, Shimon de Samarie) et illustré par Michel Rouge (Les Ecluses du ciel, les Héros Chevaliers, Shimon de Samarie).

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Fred Le Berre (scénario), Michel Rouge (dessin) et Corentin Rouge (couleurs)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (644 pages)

Résumé de l’éditeur :

Fin d’un thriller géopolitique tourmenté. Par amour pour une jeune étudiante métisse d’origine indienne, Paul Stevens quitte ses chères études à Normale Sup pour aller la rejoindre. Elle l’attend à New Delhi. Elle le lui a dit. Seulement, à l’arrivée, personne. Perdu dans un monde chaotique dont il ignore tout, instrumentalisé par les services français qui, à travers lui, visent une autre cible, Paul entreprend un long périple qui le mènera à travers le nord de l’Inde jusqu’au Cachemire, et plus loin encore dans les vallées secrètes du nord de l’Afghanistan, aux confins tadjiks de la Chine. Avec ce second tome, Fred Le Berre conclut l’aventure Kashmeer servie par le somptueux dessin de Michel Rouge, épaulé par son fils Corentin Rouge à la mise en couleur.

Kashmeer tome 2 planche

Le point sur l’album :

Dans ce second album, notre jeune chimiste cherche à rejoindre sa belle en Inde, alors que cette dernière était traquée par les services secrets pour terrorisme. Là-bas, Paul Stevens va devoir donner de sa personne avant de pouvoir espérer la retrouver. Le chemin va être long et va même l’emmener au coeur des montagnes afghanes. C’est tant mieux puisque les services secrets français cherchent à s’en servir comme appât pour atteindre une cible de choix. Mais les américains sont aussi sur le terrain et n’hésiteront pas un seul instant à doubler tout le monde. Un scénario haletant, où le lecteur ne peut se fier à personne tant il y a d’espions partout.[pull_quote_left]Il est parfois difficile de suivre ce périple sans s’y reprendre à deux fois.[/pull_quote_left]

Peut-être est-ce dû à un découpage perfectible mais il est parfois difficile de suivre ce périple sans s’y reprendre à deux fois. Inutilement complexe, on en perd en effet parfois le fil. La lisibilité de Kashmeer n’est donc pas optimale (à moins que la fatigue nous ait joué un tour ?), mais sans doute est-ce dû au rythme auquel les évènements s’enchainent et à la multiplicité des protagonistes. Tout va très vite et de nombreux personnages se donnent la réplique. La lecture se doit donc d’être très attentive.

Côté dessin, le style réaliste de Michel Rouge est efficace. Sans grande originalité, son trait fin est assez précis. Les visages sont dessinés dans le détail, offrant une belle expressivité.

La conclusion de Kashmeer est donc un peu décevante, donnant la sensation d’une précipitation malvenue. C’est un peu dommage car le résultat aurait pu être tellement mieux !

Monsieur Levine : une BD de Javier Cosnava et Toni Carbos (Sarbacane)

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Monsieur Levine – L’homme qui rêvait d’un loup blanc

Monsieur Levine est un one shot réalisé par les espagnols Javier Cosnava (Suma de Lettras), qui en signe le scénario, et Toni Carbos, qui l’a illustré. A eux deux, ils ont gagné à ce jour plus de 30 prix BD en Espagne. Monsieur Levine est leur première parution en France.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Javier Cosnava (Scénario) et Toni Carbos (Dessin)
Editions : Sarbacane
Prix : 22,00 € (144 pages)

Résumé de l’éditeur :

Monsieur Levine est un ancien officier de l’armée de terre. Aujourd’hui en pré-retraite, il est atteint d’un cancer incurable et n’a plus que quelques semaines à vivre. Hanté par son passé de soldat d’élite, période durant laquelle il a commis une énorme « bavure », il a de fréquentes hallucinations qui prennent la forme d’un loup blanc géant. Tel Faust, il est « visité » par ce loup venu lui demander des comptes… Son psychiatre, chef de clinique ambitieux, une ancienne maîtresse obèse, le souvenir d’un été radieux, le raccrochent encore un peu à la vie. Mais, qui est vraiment Monsieur Lévine ? Et Monsieur Lévine est-il vraiment Monsieur Lévine ? À qui appartient cette étrange petite boîte siglée « Zelig » ?

Monsieur Levine planche

Le point sur l’album :

Découpé en trois parties, Monsieur Levine, nous raconte l’histoire d’un homme atteint d’un cancer incurable. Condamné, son passé de soldat remonte à la surface alors qu’il est hanté par un mystérieux loup blanc, qui vient lui rappeler les erreurs commises sur le front… Puis, le récit glisse insidieusement dans une sorte de polar étrange où l’intrigue est bercée par un suspense qui va crescendo. Un scénario audacieux et original qui prend à chaque page une direction inattendue.

Avec son trait caricatural aux courbures inédites, Toni Carbos propose un dessin fantasque en noir et blanc. Un style graphique minimaliste qui ne provoque pas de coup de coeur mais reste agréable à parcourir.

En conclusion, ce Monsieur Levine est une bonne surprise assurée pour qui s’aventurera dans la tête de ce personnage énigmatique…

Héléna, tome 2 : une BD de Jim et Louis Chabane (Grand Angle)

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Héléna, tome 2/2

Suite et fin du diptyque Héléna écrit par Jim (Une nuit à Rome, Petites Eclipses, Une petite tentation) et illustré par Lounis Chabane (Golden Cup, Carmen + Travis, Ligue Zéro, Mesrine, Si seulement…). Un drame romantique qui se referme après avoir exercé ses charmes avec une belle efficacité.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Jim (Scénario) et Lounis Chabane (Dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 16,90 € (74 pages)

Résumé de l’éditeur :

Les relations amoureuses, c’est compliqué. Surtout quand l’un des deux ne veut pas. Portrait de l’amour inconditionnel de Simon pour Héléna. Un petit jeu amoureux dans une chambre avec vue sur la mer. Peut-on convaincre progressivement une femme de nous aimer ? Et dans ce petit jeu, qui est l’esclave, finalement ? Celle qui vient toutes les semaines à heure régulière contre un peu d’argent, ou celui qui ne vit que pour ces trois petites heures à passer avec la femme qu’il aime ?

Héléna tome 2

Le point sur l’album :

Nous retrouvons Simon et son amour sans borne pour Héléna. Cette dernière s’apprête d’ailleurs à lui annoncer qu’elle veut mettre un terme à ses visites hebdomadaires. Une annonce qui cache une vérité bien plus difficile à accepter. Pourtant, cette rupture ne va pas entamer tout l’amour que Simon ressent pour sa belle. Entre espoir et illusions, ce dernier va tout faire pour provoquer sa chance jusqu’au bout…[pull_quote_right]Le dessin fin et délicat de Lounis Chabane (…) fait des merveilles[/pull_quote_right]

Récit d’un amour passionnel à sens unique, Héléna est écrit avec beaucoup de sensibilité par un Jim au meilleur de sa forme. Son scénario nous prend en otage, à la merci de cet amour perdu d’avance. Pourtant, comme Simon, on espère… Jusqu’ici tout va bien. Mais vient le moment où l’histoire bascule, à notre grande surprise. Un revirement inattendu, presque déconcertant. Mais après tout, cette histoire ne nous appartient pas. Et lorsque le conteur est bon, on ne s’en plaindra pas.

Le dessin fin et délicat de Lounis Chabane associé à la coloration lumineuse de Delphine, fait quant à lui des merveilles. Les planches sont éblouissantes.

Héléna surprend dans son épilogue mais laisse un très agréable souvenir, teinté de nostalgie amoureuse. A lire.

Le Confesseur Sauvage, une BD de Philippe Foerster (Glénat)

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Le confesseur sauvage

Le Confesseur Sauvage, une BD de Foerster

Philippe Foerster donne un second souffle à son oeuvre drôlement noire qui marqua les lecteurs du magazine Fluide Glacial dès 1980 (des histoires courtes récemment rééditées en format intégral sous le titre Certains l’aiment noir). Dans Le Confesseur Sauvage, on retrouve donc l’univers absurde de l’auteur, qui joue avec des personnages à l’allure toujours improbable, tout droit sortis d’une catastrophe nucléaire, elle-même due à un cataclysme lunaire. L’histoire se passe à Tchernobourg

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteur : Philippe Foerster (scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 22,00 € (104 pages)

Résumé de l’éditeur :

Les monstres aussi ont leurs états d’âme ! Dans la ville de Tchernobourg, suite à une catastrophe nucléaire, une partie de la population se retrouve transformée en d’effroyables mutants. Résultat : des limaces géantes, hommes-araignées et toutes autres sortes de monstruosités côtoient à présent les citoyens lambda. L’un de ces mutants, un poulpe empathique, remarque un fait étrange : lorsqu’il s’assoit près de quelqu’un, l’un de ses tentacules se met inéluctablement à venir tapoter amicalement l’épaule de son voisin qui se met aussitôt à se confesser. C’est ainsi que notre ami poulpe va s’improviser prêtre et venir à la rencontre des habitants de Tchernobourg recueillir des témoignages tous plus délirants les uns que les autres. À travers une succession d’histoires courtes monstrueusement loufoques, Philippe Foerster nous décrit un univers à nul autre pareil, entre Kafka et Topor, où l’humour noir se teinte d’absurde ! Savourez cette  » suite  » des histoires macabres que l’auteur réalisait pour Fluide Glacial dans les années 1980 et qui viennent d’être magnifiquement rééditées sous le nom Certains l’aiment noir.

Le confesseur sauvage planche

Le point sur l’album :

Le personnage principal de ce nouvel album de Foerster est évidemment ce mystérieux confesseur sauvage autrement appelé Père irradieu. Un curé auto-proclamé, doté de plusieurs tentacules post-traumatiques de Tchernobourg mais également pourvu d’un don hors du commun. Dès qu’il appose un tentacule sur quelqu’un, ce dernier ressent le besoin irrésistible de se confesser… C’est ainsi que Le confesseur sauvage va nous raconter des histoires confessées, aussi loufoques les unes que les autres.[pull_quote_right]Des histoires farfelues et décapantes.[/pull_quote_right]

Le Confesseur Sauvage est découpé en plusieurs petites histoires se focalisant chacune sur un mauvais pêcheur. Des histoires teintées d’humour noir, vraiment décalé. Un ton propre à Foerster, qui peut parfois décontenancer… L’auteur pousse son imagination toujours très loin pour s’amuser avec les codes de notre société actuelle.

Le trait unique de Foerster, finement caricatural et très détaillé, est par ailleurs toujours appréciable. Une signature graphique reconnaissable entre mille.

Le Confesseur sauvage s’inscrit dans la droite ligne de Certains l’aiment noir. Des histoires farfelues et décapantes. A découvrir en librairie.

Cagaster, tome 5 : un manga de Kachou Hashimoto (Glénat)

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Cagaster tome 5

Cagaster, tome 5

Cagaster est un manga de Kachou Hashimoto, d’abord diffusé sur internet, en marge du monde éditorial classique japonais. Cette édition papier est ainsi une exclusivité mondiale parue aux éditions Glénat. Ce cinquième album est sans doute le plus court jusqu’ici (il est d’ailleurs complété par une histoire courte, L’aventure de la princesse Butterfly) et prépare le dénouement du sixième et dernier tome de la série.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteur : Kachou Hashimoto (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 6,90 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Franz ayant libéré les insectes de leur contrôle mental, c’est le chaos dans la cage. Pour empêcher Harb Adham de reprendre le contrôle, Kidow et Ilie se pressent vers la salle du trône. La jeune fille veut voir sa mère, afin de prendre une décision sur son avenir. À E-05 aussi, les combats font rage, et la défense du portail Ouest tombe devant l’assaut des conspirateurs de l’armée coalisée. Le seul espoir des habitants réside désormais dans la cité d’Azuria…
Avec une histoire complète, “L’aventure de la princesse Butterfly”.

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Le point sur la série :

Kachou Hashimoto prépare dans cet avant-dernier tome de Cagaster, un dénouement que l’on a du mal à deviner à l’avance. Rien n’est donc joué. Si l’action est toujours au coeur du scénario (l’affrontement entre Acht et Kidow etc…), il n’y a dans cet épisode pas de grand rebondissement. Le rythme est au rendez-vous, mais l’effet de surprise semble être réservé pour l’épilogue (on espère). Il faudra donc patienter un peu…

Le dessin de la mangaka est par ailleurs toujours aussi abouti. L’artiste fait preuve d’une grande dextérité.

Bien que nous laissant sur notre faim, ce tome 5 de Cagaster laisse planer le doute sur un final qui promet d’être explosif.

Altaïr, tome 4 : un manga de Kotono Kato (Glénat)

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Altaïr, tome 4

Altaïr continue son voyage oriental à destination cette fois de Vénédic, cité de commerce où Mahmud va faire escale. Ce quatrième tome contient également une histoire courte, La garde d’Anastasia,  réalisée par l’auteur de la série : Kotono Kato. Cette dernière avait d’ailleurs été primé lors de la cinquième édition du concours de jeunes talents du magazine Sirius.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteur : Kotono Kato (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 7,60 € (192 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Mahmud arrive à Vénédik, la cité des marchands ! Mais, dans cette ville somptueuse où cohabitent des individus de diverses origines, les Vénédikts se révèlent vite tous aussi inflexibles les uns que les autres ! Cette fois, c’est son talent d’homme politique qui est mis à l’épreuve…
Avec en prime, Le garde d’Anastasia, l’histoire courte de Kotono Kato lauréate du 5e concours de jeunes talents du magazine Sirius.

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Le point sur la série :

C’est toujours un plaisir de retrouver notre jeune Pacha en quête d’expériences. Côté scénario, ce dernier va  retrouver un peu d’accalmie après avoir guerroyé dans l’épisode précédent. Arrivé à Vénédik, c’est sa stratégie politique qu’il va devoir aiguiser… Encore une autre caractéristique d’Altaïr.

Malgré quelques passages creux, l’épisode est divertissant. Pas de grande révolution, mais suffisamment de rythme pour donner envie de pousser la lecture plus loin.

On se régale par ailleurs du dessin très fin de Kotono Kato, qui fait preuve d’une joli savoir-faire.

Altaïr n’a donc pas fini de séduire…

Les Grands Peintres – Goya : une BD de Olivier Bleys et Benjamin Bozonnet (Glénat)

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Goya BD couv

Les Grands Peintres – Goya

Troisième album de la collection Les Grands Peintres, Goya est aussi le plus sombre. Quoi de plus naturel pour l’homme qui est à l’origine des célèbres et terrifiantes Peintures noires. L’artiste du début du XIXème siècle est dépeint à la fin de sa vie par le scénariste Olivier Bleys (Chambres Noires, Les Grands Peintres – Toulouse-Lautrec) tandis que Benjamin Bozonnet, lui-même peintre, illustre la BD.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Olivier Bleys (scénario) et Benjamin Bozonnet (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,50 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

L’espoir nourrit le désespoir. Début 1819, Francisco de Goya, atteint de surdité, emménage dans une nouvelle propriété, la Quinta Del Sordo, en compagnie de l’un de ses modèles, Leocadia Weiss, et de sa fille, Rosario. Au premier abord terrifiée par le vieux peintre et la noirceur de ses tableaux, la jeune fille demeure fascinée par sa capacité à engendrer des univers entiers à la seule force de ses pinceaux. De son côté, Goya s’émerveille de la vitalité de l’enfant qui lui permet de surmonter sa solitude et sa mélancolie. Une véritable complicité s’installe entre ces deux êtres que tout oppose… Mais, peu à peu, Rosario s’étiole, se dessèche. Goya la croit alors atteinte du désespoir qui le ronge. Il s’accuse de l’avoir contaminée. Le tableau Saturne dévorant l’un de ses enfants est peint sous cette influence…

Goya planche

Le point sur l’album :

Décrit comme un personnage sombre et colérique, Goya est mis en scène alors que la surdité le gagne, à 73 ans. Fraîchement installé dans sa nouvelle propriété, la Quinta del Sordo (près de Madrid), le peintre solitaire broie du noir. Et ce n’est pas la jeune fille de son assistante qui va l’aider à trouver le calme. Souvent perturbé par les irruptions répétées de la jeune fille, Goya tente de se concentrer sur son travail. Provocateur et impulsif, il va recouvrir les murs de sa demeure de noir dans un excès de colère. C’est ainsi que seraient nées les Pinturas negras.

Olivier Bleys met en scène une sorte de tyran, à la fois impatient de tout et très perfectionniste. Un homme qui ne tolère pas d’être dérangé, ce qui peut l’amener à devenir cruel. Mais le récit laisse deviner un peintre sensible sous ces apparences froides, presqu’effrayantes. Le scénario se concentre ainsi sur Goya, son modèle du moment Leocadia Weiss et sa fille. Sans grande romance, il montre comment des oeuvres comme Saturne dévorant un de ses fils sont nées. Et, au final, on n’a pas la sensation de lire une histoire. Il s’agit plutôt d’assister aux pulsions créatrices d’un peintre vieux et aigri. Sans plus.

A l’instar de GoyaBenjamin Bozonnet utilise le noir de mille façon dans son dessin. Son trait crayonné est charbonneux. Les contours sont irréguliers, les décors anecdotiques et la couleur forcément très sombre, joue sur des tonalités froides. Un dessin qui ne créé pas vraiment l’émoi même si l’on sent comme un hommage à Goya.

Avec un scénario monotone et un dessin trop tranché, l’univers de Goya est décidément loin de faire l’unanimité. Voilà qui reste au moins fidèle à l’image qu’on se fait de l’artiste.

Les Grands Peintres – Toulouse-Lautrec : une BD de Olivier Bleys et Yomgui Dumont (Glénat)

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Toulouse-Lautrec couv

Les Grands Peintres – Toulouse-Lautrec

Henri de Toulouse-Lautrec est un peintre un peu à part. Contrairement à nombre de ses pairs et malgré sa courte vie, il a connu le succès de son vivant. Mort à 36 ans noyé dans l’alcoolisme, il était issu de la haute noblesse française (il était le petit neveu de La Fayette). Ce qui ne l’a pas empêché d’aller s’encanailler à Montmartre, investissant tous les lieux de nuit de la fin du XIXème siècle, dont le Moulin Rouge faisait partie. C’est d’ailleurs en illustrant une lithographie pour ce célèbre cabaret que l’artiste s’est fait connaître. Un album écrit par Olivier Bleys et dessiné par Yomgui Dumont (duo auteur de Chambres Noires) pour la collection Les Grands Peintres aux éditions Glénat.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Olivier Bleys (scénario) et Yomgui Dumont (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,90 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Art, débauche et enlèvements… Bienvenue à Montmartre ! À la fin du XIXe siècle, Montmartre est un quartier interlope. Un quartier où les bourgeoises viennent s’encanailler auprès des voyous et des filles de mauvaise vie ; où les vols et les bagarres sont fréquents, alors que la police des mœurs fait des descentes régulières dans les établissements mal famés. C’est là, dans les salles enfumées des bals, que Toulouse-Lautrec gagne sa réputation de peintre du vice et des bas-fonds… Mais au début de l’année 1895, une sordide affaire secoue le milieu de la nuit montmartroise : des jeunes femmes de bonne famille disparaissent, sans témoins… Très vite, les soupçons se concentrent sur l’entourage de Toulouse-Lautrec, que les mœurs peuvent facilement impliquer dans un rapt. Des individus qui figurent tous sur les tableaux du peintre, où les silhouettes des récentes disparues semblent se dessiner en arrière-plan…

Toulouse-Lautrec planche

Le point sur l’album :

Personnage attachant et bon vivant, Toulouse-Lautrec a laissé de nombreux tableaux représentant ses amis, son entourage et les jeunes femmes qui peuplaient ses nuits. Mais l’album met surtout en scène une véritable affaire policière qui secoua la vie montmartraise de l’époque. Une affaire de rapt dans laquelle l’entourage noctambule de Toulouse-Lautrec pourrait bien être suspecté. Le scénario se concentre donc sur cette enquête policière passionnante, où Toulouse-Lautrec nous enivre de ses tableaux bavards et par sa présence sympathique et enthousiasmante.

Découpé avec un sens aiguisé du rythme, le récit de Olivier Bleys nous régale par son sens de la formule recherché, où tourbillonnent suspense et humour. Une atmosphère burlesque qui sied comme un gant à Toulouse-Lautrec.

Le physique du personnage, particulièrement petit, est par ailleurs revisité avec panache par le trait caricatural de Yomgui Dumont. Son dessin original ajoute une touche fantasque et irréelle à l’histoire de Toulouse-Lautrec, comme si elle n’avait été qu’un songe. Comme une simple effluve d’alcool qui s’est évaporée trop vite.

Cet album de Toulouse-Lautrec est sans doute le meilleur de cette collection qui débute. Une vraie surprise à lire.

Les Grands Peintres – Jan van Eyck : une BD de Dimitri Joannidès et Dominique Hé (Glénat)

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Les grands peintres - Jan van Eyck

Jan van Eyck : espion et peintre

Nouvelle collection des éditions GlénatLes Grands Peintres réunit pour chaque album un virtuose de la peinture qui a marqué l’Histoire de l’art. Et pour chaque album, on nous raconte l’histoire qui se cache derrière le tableau… On commence cette belle collection avec Jan van Eyck et le Retable de l’Agneau mystique oeuvre picturale créée par son frère Hubert, décédé avant de l’avoir achevée. Jan van Eyck qui a une vie bien remplie en tant qu’espion du Duc de Bourgogne, va être alors sollicité pour le terminer….

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Dimitri Joannidès (scénario) et Dominique Hé (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,90 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Peut-on à la fois être peintre et espion ? Gand, le 14 septembre 1426. Hubert Van Eyck décède prématurément alors qu’il travaillait sur le Retable de l’Agneau mystique, une pièce destinée à l’église Saint-Jean. Ce travail inachevé met son commanditaire, le marchand Joost Vijdt, dans l’embarras. Mais Van Eyck avait un frère, qu’il avait initié à la peinture, et qui pourrait bien être en mesure de terminer l’œuvre… La mort soudaine de son frère pousse Jan Van Eyck, alors au service du duc de Bourgogne comme peintre et émissaire secret, à s’interroger sur le sens de sa propre vie. Il se demande s’il ne ferait pas mieux de retourner à ses pinceaux. Magnanime, son maître l’autorise à terminer le retable, à l’aide d’un nouveau procédé pictural tenu secret, s’il accepte une dernière mission diplomatique pour Constantinople. C’est justement au cours de ce voyage que Jan Van Eyck va trouver l’inspiration et les modèles pour achever l’œuvre de son frère…

Les grands peintres - Jan van Eyck

Le point sur l’album :

Dimitri Joannidès (que l’on retrouvera sur les albums Egon Schiele et Michel-Ange, de la même collection) met en scène Jan van Eyck lorsqu’il était le protégé du duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Alors que ce dernier était réticent à l’idée que le secret de la peinture à l’huile puisse être dévoilé, Jan va être invité à l’utiliser pour terminer le polyptyque inachevé son frère décédé. Jan van Eyck va habilement marchander une mission d’espion-diplomate en acceptant d’être envoyé à Constantinople pour le compte du duc. Et c’est durant son périple qu’il trouvera l’inspiration pour parachever le Retable.[pull_quote_left]Captivant.[/pull_quote_left]

A travers un scénario fleuve, on découvre un fin politicien et redoutable négociateur qui aurait très bien pu ne jamais revenir à la peinture. Heureusement, le destin en décida autrement et le Retable fait aujourd’hui partie des joyaux de la peinture flamande.

Costumes d’époque et décors moyen-âgeux sont par ailleurs illustrés par Dominique Hé (Voyages, Secrets Bancaires, Les Jeux du crocodile). Un dessin au trait fin, parfois approximatif mais néanmoins lisible.

Jan van Eyck se révèle être un peintre au parcours atypique et insoupçonné. L’album est donc l’occasion de découvrir l’artiste à son époque. Captivant.

Rwanda, la vie après – Paroles de mères : ce soir sur Arte, en ce jour de la Femme.

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Rwanda, la vie après – Paroles de mères

Prix du Public et Prix Télérama Au FIPA 2015

Rwanda, la vie après – Paroles de mères

Benoît Dervaux et André Versaille ont réalisé ce documentaire sur des femmes Tutsies qui ont été violées en 1994, lors du génocide perpétré par les Hutus. Les Hutus n’avaient qu’un seul but : supprimer tous les Tutsies, tuer tous les hommes et violer toutes les femmes.

Rwanda, la vie après – Paroles de mères : La parole est laissée à six femmes. Bien sûr, on imagine la souffrance que cela a dû engendrer chez elles. Se remémorer ces actes infâmes, cette barbarie qu’elles ont vécu, remettre des mots sur des actes qui ne sont pas humains. Leurs viols, au pluriel, leurs souffrances, leurs cauchemars. Tout cela, elles nous les confient. A visage découvert. Plan fixe de la caméra sur leurs visages fermés où les cicatrisent ne se voient pas mais envahissent leur corps. Elles parlent et ne nous cachent rien. Et nous devons entendre l’irréparable, l’insoutenable. Comme un devoir.

20 ans après. Rien n’est oublié.

Comme si les viols n’étaient pas suffisants, ces femmes racontent les conséquences de ces viols, la découverte de leur grossesse monstrueuse. Et ensuite, cet enfant, qu’il faut assumer. Une femme a même eu des jumeaux… Que dire aux enfants sur leur père ?

A leur tour, les enfants deviennent des preuves vivantes de ces actes barbares.

D’autres femmes se sont révélées porteuses du Sida. En plus d’une grossesse. Comme si cela ne suffisait pas…

Rwanda, la vie après – Paroles de mères : Le film les met au centre et c’est une façon de donner à ces femmes, d’une incroyable dignité, toute leur place, elles qui ont eu l’impression d’avoir été rejetées par tous, même par leur famille. Seule la souffrance était leur quotidien, et le reste toujours vingt ans après.

Nous partons aussi à la rencontre, très brève, de leurs enfants, qui ont aujourd’hui une vingtaine d’années. Paroles très dures entre mère et enfant. Enormément de souffrance. Ces enfants sont aussi les victimes de cet horrible génocide. 20 ans après, rien n’est effacé et rien ne sera jamais effacé. Mais ils ont tous réussi à surmonter leurs souffrances et à croire à nouveau à la Vie, sans jamais perdre leur Foi en Dieu. Alors que la position de l’Eglise, au moment du génocide, fait peur. « Prenez qui vous voulez, mais n’attaquez pas les bâtiments de l’église… », a dit l’évêque.

Les réalisateurs ont bien conscience que ce serait une épreuve terrible pour ces femmes et leurs enfants de reparler du passé alors, leur rencontre fut très brève et le film, Rwanda, la vie après – Paroles de mères fut tourné en vingt jours. La dimension contemporaine du génocide était donné.

Rwanda, la vie après – Paroles de mères veut être un film porteur d’espoir pour toutes les femmes victimes de violence sexuelle, dans le Monde. Les paroles de ces femmes sont fortes de résonnance et sont d’une lucidité et d’une force inouïe. Et nous ne sommes pas près de les oublier. A jamais gravées dans nos mémoires.

Le public lui a octroyé son prix et il a aussi obtenu le Prix Télérama ! Une belle vengeance sur un passé absolument monstrueux.

Arte a acheté le film qui est visionné le 8 mars à 22h30, lors de la Journée de la Femme. Tout un symbole qui va permettre à chaque victime d’être entendue et reconnue. Reconnue comme victime.

Enfin, pourrait-on seulement ajouter…

Rosa, tome 1 : une BD de François Dermaut (Glénat)

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Rosa tome 1 couv

Rosa, tome 1/2 : Le Pari

François Dermaut (Les chemins de Malefosse, Malefosse) signe avec Rosa un diptyque original et passionnant, réalisé d’après un texte de Bernard Ollivier. Rosa est un projet qui a mis du temps à se concrétiser puisque ce dernier aura mis près de dix ans avant d’être couché sur papier par l’écrivain. Et François Dermaut en a fait son chef-d’œuvre.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteur : François Dermaut (scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,90 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Le chef d’œuvre de François Dermaut. Dans un hameau Normand au début du XXe siècle, Rosa, mariée par ses parents à Mathieu, veuf et alcoolique de 25 ans son aîné, bientôt atteint de la tuberculose, tient dans la ferme conjugale un bistrot fréquenté par les rustauds du village. Alors que seule la lecture lui permet de s’évader, elle est mêlée à un pari absurde aux enjeux énormes initié par des « hommes » vantards, braillards, émouvants dont certains influents dans la commune. En en édictant les règles, la femme insignifiante qu’elle était hier à leurs yeux éprouvera le plaisir indicible que procure le pouvoir. Rosa découvrira les « hommes », leurs ambitions, leurs faiblesses, leur ignorance, leurs peurs, leurs tares cachées, leur cupidité, leur soif de domination… Elle s’émancipera de sa condition de femme de la fin du XIXe siècle, et s’affranchira du joug de la religion, omniprésente à cette époque.

Rosa tome 1 planche

Le point sur l’album :

Centrée sur les personnages du récit, l’histoire de Rosa est celle d’une femme qui va tout faire pour tenter de soigner son mari atteint de tuberculose, le mal du XIXème siècle. Dans la ferme familiale, cette dernière tient un petit bistrot où quelques fidèles villageois viennent converser. Là, un pari est lancé entre ces hommes rustres. Qui est-donc le meilleur au lit ? Rosa, sans fortune, y voit l’opportunité de financer une cure au sanatorium pour son époux….[pull_quote_left]Un aboutissement remarquable.[/pull_quote_left]

Le récit orchestre ainsi un défilé de personnalités très hétérogènes, qui se rendent tour à tour chez Rosa. Tout le village se concentre dans son petit bistrot où l’émulation est générale. Rosa se découvre un certain pouvoir sur ces hommes. Comme une véritable pièce de théâtre, François Dermaut met l’accent sur les caractères et les ambitions de ses personnages, qu’il affuble d’un vocabulaire voire d’un langage propre. Une narration riche et soignée, réglée comme du papier à musique. Rosa fait tourner la tête de tout le monde. On se régale des petites indiscrétions et confidences dont elle est témoin.

Armé d’un dessin extrêmement fin et précis, Rosa est aussi une démonstration de force des talents de dessinateur de François Dermaut. Un trait incisif réalisé au feutre avec beaucoup de sensibilité, mis en perspective par la couleur directe aquarelle utilisée. Un vrai coup de coeur graphique.

Rosa débute avec un premier album captivant, qui fascine par sa capacité à explorer l’humain et émerveille par ses qualités narrative et graphique. François Dermaut avait vu juste : Rosa c’est le scénario qu’il lui fallait. Un aboutissement remarquable.

Le Baron fou, tome 1 : une BD de Rodolphe et Michel Faure (Glénat)

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Le Baron fou, tome 1/2

Personnage marquant de la guerre qui opposa l’Armée Rouge à l’Armée Blanche après la révolution russe d’octobre 1917, Roman Von Ungern-Sternberg, tsariste jusqu’à la moelle, était aussi surnommé Le Baron fou. Scénarisé par Rodolphe (Robert Sax, Memphis, Le Baron Fou, Si seulement, Kenya, Assassins…) et illustré par Michel Faure (Dieu, sa fille et l’homme, L’Étalon Noir, L’Île au Trésor, Elsa, le Décalogue, Jésus Marie Joseph, Camargue rouge), ce diptyque accompagne la marche du baron vers Ourga pour rétablir l’Empire mongol tout puissant d’antan. Gare à ceux qui se trouveront sur son chemin…

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Rodolphe (scénario) et Michel Faure (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Rétablir le plus grand Empire de tous les temps ? C’est possible ! 1920, aux frontières de la Mongolie. La guerre entre Rouges et Blancs, bolchéviques et tsaristes, fait rage. Un train blindé est pris d’assaut par une troupe de cavaliers. À son bord, une femme médecin anglaise en quête d’un mari disparu. Tous les passagers sont débarqués et faits prisonniers. À son corps défendant, Élisabeth va ainsi devoir partager la folle aventure de son  » ravisseur « , le baron Roman Von Ungern-Sternberg… Un personnage extraordinaire qui n’a pour ambition rien de moins que de restaurer l’Empire mongol d’antan et se faire proclamer successeur de Gengis Khan. Condamnée à suivre la « division sauvage » de Von Ungern en marche vers Ourga – future Oulan-Bator –, Élisabeth va petit à petit découvrir la véritable personnalité de celui que l’on surnomme le  » Baron fou « . Rodolphe s’associe au dessin élégant de Michel Faure pour nous raconter le destin de ce personnage véridique et hors norme, dernier général tsariste dont la horde de 2000 cavaliers contribuera à former sa légende de « dieu réincarné de la guerre ». Légende qui continuera longtemps de hanter les plaines de Mongolie…

Le Baron Fou tome 1 planche

Le point sur l’album :

Abordant son scénario à travers une femme d’un certain âge qui raconte son passé à sa fille, Rodolphe romance une aventure folle vécue au côté d’un Baron fou. L’histoire d’une jeune épouse partie retrouver son mari, soldat allemand (chirurgien) disparu pendant la guerre. Son chemin croisera très vite celui du baron Roman Von Ungern-Sternberg, qui menait ses hommes d’une main de fer et ne faisait pas de prisonniers. Un personnage cruel et sanguinaire, né pour faire la guerre et auto-proclamé digne successeur de Gengis Khan ! Malgré tout, en sa compagnie, la jeune femme va parvenir à dépasser l’effroi et percer la carapace du Baron fou…[pull_quote_left]Un personnage cruel et sanguinaire, né pour faire la guerre (…)[/pull_quote_left]

Ponctué de quelques batailles et prises de guerres, le scénario est découpé avec soin. Il creuse en profondeur les personnalités et donne du liant à l’histoire, non sans une certaine aisance. Le résultat est là : une narration fleuve et une lecture qui l’est tout autant.

Michel Faure propose quant à lui une touche d’authenticité avec un dessin de la vieille école. Un trait dynamique, brut, non retouché, mis en avant par une couleur directe d’une belle intensité. Un style sans concession, qui ne fera sans doute pas l’unanimité mais qui va plutôt bien à ce Baron fou.

Il nous tarde donc de découvrir ce que nous cache l’épilogue du Baron fou après ce premier album intrigant.

L’Or et la Paille de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, mise en scène par Jeanne Herry, à Paris (prolongation jusqu’au 15/04/2015

Théâtre du Rond-Point du 4 mars au 5 avril 2015

En 1956, Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, duo emblématique du théâtre de boulevard, crée L’Or et la Paille avant Folle Amanda, Potiche, ou Fleur de Cactus, rôles indissociables de l’interprétation qu’en ont donné Jacqueline Maillan, Catherine Deneuve et Lauren Bacall.

Et dans cette histoire, pas de morale, pas de victimes mais quelques abuseurs abusés.

Un peu plus de cinquante ans plus tard, Jeanne Herry, comédienne formée au conservatoire et révélée dernièrement en tant que réalisatrice pour son premier film « Elle l’adore », succès public sorti à l’automne dernier, met en scène cette pièce avec un vrai regard. En revisitant les codes du genre à l’abri d’un ton décalé, ludique et poétique, Jeanne Herry en exploite toute la force comique et les enjeux qui renvoient à notre époque non dénuée de cynisme et de superficialité. Une réussite.

Alerte, la mise en scène fait la part belle aux joutes verbales et à la cocasserie du marivaudage sur fond de culte des apparences, d’argent facile et de pertes des valeurs. Dans un décor rajeuni, propice à l’air de jeux  surréaliste et aux dérapages, chacun des protagonistes poursuit ses obsessions et exprime ses frustrations entre les jeunes gens avides de réussite matérielle et les vieux riches prêts à tout pour combler leur solitude affective.

« Donne-moi de l’argent » ! réclame Géraldine à Thierry dès sa première réplique sur le plateau et révélatrice du fil conducteur de la fable où entre amour et argent, leur cœur balance sans foi ni loi !.

Car le couple, oisif, n’a pas d’argent et squatte l’appartement d’un ami où pour financer leurs rêves de grandeur, ils échafaudent un plan machiavélique en séduisant, chacun de leur coté, un riche timide magnat de l’industrie du tuyau et une veuve multimilliardaire, ancienne meneuse de cabaret.

Tandis qu’ils s’affairent à leurs mariages blancs leur permettant de prétendre à la fortune de leurs conjoints, le jour des noces de Thierry avec sa veuve, Géraldine réapparait et lui fait part de ses doutes.

Entre temps, les deux vieux prétendants, victimes de leur stratège, se rencontrent et retombent amoureux car ils s’étaient connus jeunes mais s’étaient manqués sur un malentendu…

Alerte, la mise en scène fait la part belle aux joutes verbales et à la cocasserie du marivaudage sur fond de culte des apparences, d’argent facile et de pertes des valeurs. Dans un décor rajeuni, propice à l’air de jeux  surréaliste et aux dérapages, chacun des protagonistes poursuit ses obsessions et exprime ses frustrations entre les jeunes gens avides de réussite matérielle et les vieux riches prêts à tout pour combler leur solitude affective.

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La distribution est au diapason avec dans le rôle du couple diabolique : Céline Martin-Sisteron et Loïc Riewer au jeu très maîtrisé et rythmé, qui se montrent tour à tour séducteurs et manipulateurs à souhait. Hélène Alexandridis porte à merveille la candeur et la démesure de Cora, cette ancienne chanteuse de music hall devenue richissime grâce à son mariage et dont la scène de reconnaissance avec son double d’infortune Raoul, sur fond d’une chorégraphie chantée “La chicorée frisée”, est un grand moment. Quant à Olivier Broche, l’ex des Deschiens, il incarne un Raoul aussi désopilant que faussement naïf.

Et dans cette histoire, pas de morale, pas de victimes mais quelques abuseurs abusés…

Un cri, un livre de Noëlle Loriot

 Un cri, un livre de Noëlle Loriot

Un cri, un livre de Noëlle Loriot

Noëlle Loriot a écrit Un cri en 1974 et je suis tombée dessus par hasard. Elle a exercé plusieurs métiers, mais ne fut jamais médecin. Or, dans ce livre, elle décrit parfaitement le milieu médical.

Ce livre, Un cri, a été adapté au cinéma : Docteur Françoise Gailland, avec Annie Girardot, en 1976. Un film qui, à l’époque, a eu beaucoup de succès.

Publié aux Editions Grasset en 1974.

Noëlle Loriot était plutôt en avance sur son époque. L’héroïne de son roman est une femme médecin, libérée, loin des conventions de l’époque. Malheureuse en ménage, elle n’hésite pas à prendre un amant. Elle est plus passionnée par son métier que par ses enfants… Et elle ose l’avouer !

Quelque part ce livre est indémodable puisqu’il parle de femme, mais surtout de cancer, de médecins face au cancer et aussi des malades atteints par ce mal. Si la souffrance morale, psychique, physique est la même, on voit que la médecine a bien évolué !

Un cri est un cri d’angoisse extrême face à la maladie qui vous dévore, face à la mort certaine.

Un cri est aussi un miroir de la société des années 70. On constate une fantastique évolution de la société, surtout par rapport à la place de la femme dans la société ! Des jeunes filles se lancent dans des études de médecine, horriblement difficiles et longues, pour finalement être « prisonnières » à la maison avec une ribambelle d’enfants ! Avec une bonne dépression… L’homme est au cœur de toutes situations.

L’avortement n’est pas encore autorisé. La pilule est à peine commercialisée et beaucoup disent que c’est mauvais avec risque de cancer. Quant au plaisir sexuel pour la femme, Noëlle l’aborde, très naturellement. Mais c’est infiniment rare dans la littérature des années 70. Et dans la vie des femmes qui ne s’y autorisent pas de peur de tomber enceinte…

Bien sûr c’est un livre qui a vieilli, comme nous. Mais les rides lui vont bien !

 

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