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Article sponsorisé : découvrez la bande-annonce de « Quand vient la nuit », par l’auteur de Shutter Island !

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Quand vient la nuit s’annonce comme un excellent film mafieux, qui met en scène un employé de bar dont le rôle est de centraliser les dépôts de fonds de la famille locale. Jusqu’au jour où, évidemment, son bar va être braqué par une bande de petites frappes. Et tout va dégénérer… Une idée originale tirée de l’oeuvre de Dennis Lehane (Shutter Island, Mystic River, Gone Baby Gone Boardwalk Empire…) qui signe aussi le scénario. Une bande-annonce explosive qui promet un film haletant.

Date de sortie : 12 novembre 2014
Réalisateur : Michael R. Roskam
Acteurs : Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini, Mathias Schoenaerts 

Synopsis :

Bob Saginowski, barman solitaire, suit d’un regard désabusé le système de blanchiment d’argent basé sur des bars-dépôts – appelés « Drop bars » – qui sévit dans les bas-fonds de Brooklyn. Avec son cousin et employeur Marv, Bob se retrouve au centre d’un braquage qui tourne mal. Il est bientôt mêlé à une enquête qui va réveiller des drames enfouis du passé…

Plus d’infos sur le film :

Quand vient la nuit est le prochain film du réalisateur belge Michael R. Roskam, remarqué outre-Atlantique pour avoir été nommé aux oscars avec son dernier film Bullhead, dans lequel jouait déjà son acteur fétiche Mathias Schoenaerts, également belge (on le retrouve également dans De rouille et d’os ou encore Blood Ties). Le casting prend encore plus belle allure avec la présence du grand et regretté James Gandolfini, qui campait l’ineffable Tony Soprano. C’est la dernière apparition de l’acteur dans un film, avant sa disparition brutale en 2013 suite à une crise cardiaque (il n’avait que 51 ans).

On retrouve également le britannique Tom Hardy, acteur qui compte déjà une très belle carrière avec à son actif des rôles dans Layer Cake, Bronson (son rôle le plus bluffant, où il a pris plusieurs kilos pour incarner la bête), Inception ou encore Des hommes sans loi ; sans compter la suédoise Noomi Rapace connue pour le rôle de jeune hacker qu’elle campe dans Millenium (a également joué dans Prometheus, Sherlock Holmes).

Un casting international pour un film entièrement tourné dans le berceau historique de la mafia américaine : New York, et son quartier de Brooklyn. Autant dire que les acteurs ont du faire un réel travail sur leur élocution pour se mettre dans la peau (et dans la langue) d’authentiques New Yorkais. Le résultat semble impeccable.

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Moby Dick, livre second : une BD de Christophe Chabouté (Vents d’Ouest)

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Suite et fin de cette très belle adaptation de Moby Dick, célèbre roman de l’américain Herman Melville, scénarisée et illustrée en diptyque par le grand Christophe Chabouté (Un Îlot de Bonheur, La Bête, Landru, Construire un Feu, Construire un Feu, Terre Neuvas…). Un livre second qui offre son épilogue après une poursuite acharnée pour assouvir la vengeance maladive du Capitaine Achab.

Date de sortie : 29 octobre 2014
Auteur : Christophe Chabouté (Scénario et Dessin)
Prix : 18,50 € (136 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Otage de l’obsession de son capitaine, le Pequod continue sa lente et inexorable mission. Car qu’importe le spermaceti, qu’importent l’huile et la richesse, Achab n’a qu’un seul objectif : traquer et tuer la bête qui lui arracha sa jambe.Moby Dick… un nom qui sonne comme une dangereuse légende. Un nom rempli d’effroi pour l’équipage et tous les baleiniers qu’ils croisent, forçats de la mer pourtant habitués aux périls de l’océan. Sur le sillage du cachalot blanc, les eaux sentent la mort… Consumé par sa soif de vengeance, Achab se décompose physiquement. Sa haine devient folie. Si bien que ses hommes s’interrogent : le réel danger est-il en mer ou à bord ? Fidèle au récit original et à l’esprit du roman d’Herman Melville, Chabouté conclut son adaptation magistrale de Moby Dick, reflétant plus que jamais la frontière étroite entre l’acharnement et la folie, baignant dans le sang, l’huile et la sueur d’un navire baleinier de la fin du XIXe siècle.

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Le point sur l’album :

Chabouté propose une adaptation fidèle à l’oeuvre d’Herman Melville, en plaçant le Capitaine Achab au coeur du récit. L’auteur met en perspective la folie de l’homme, littéralement habité par l’esprit de vengeance, au détriment du bon sens. Un capitaine qui précipitera son équipage en enfer, lorsque le fameux cachalot blanc viendra à sa rencontre pour en finir. Un scénario parfaitement découpé en petits chapitres, répartis sur ces deux tomes. Et l’épilogue est à la hauteur des espérances. Toujours plus fou, toujours plus loin, toujours plus sombre.

Un abîme magnifiquement illustré du trait noir et blanc qui fait la renommée de Chabouté. Un trait d’une grande finesse, véritable démonstration de précision et d’habileté.

En conclusion, ce Moby Dick est à lire les yeux grands ouverts (pour ne pas dire écarquillés).

Uchronie[s] – New Moscow, tome 3 : une BD de Corbeyran et Nicolas Otéro (Glénat)

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La saga à succès de Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Le Chant des StrygesBack World, La Conjuration d’Opale…) poursuit sa lancée avec l’arrivée des troisièmes tomes de ses trois nouveaux cycles (New Beijing, New Moscow et New Delhi). Et après New Beijing, on plonge dans l’univers de New Moscow en compagnie du dessinateur Nicolas Otéro (Amerikka).

Date de sortie : 29 octobre 2014
Auteurs : Corbeyran (scénario), Nicolas Otéro (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Feodossia et Zack Kosinski sont maintenant piégés dans la mégalopole totalitaire de New Beijing. Le professeur Paskévitch et son jeune apprenti, Yakov, continuent de leur côté de plancher sur la fusion noire. Mais les possibilités infinies de cette matière extraordinaire intéressent également d’autres individus peu scrupuleux. La mafia d’une part, qui cherche à kidnapper Paskévitch. L’impératrice Katherine III également, qui souhaite libérer ses geôles et redorer son blason en envoyant un lot de prisonniers « volontaires » à travers les réalités parallèles…

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Le point sur l’album :

New Moscow est une ville dangereuse pour les scientifiques. C’est ce que prouve une fois encore ce troisième album, où le Professeur Paskévitch se retrouve obligé d’envoyer les prisonniers de l’Empire dans d’autres réalités, sans possibilité de retour. Une épreuve l’attendra, mais elle n’est rien comparé à ce qui attend Feodossia et Zack Kosinski envoyés à New Beijing… On retrouve une forte imbrication de ces deux cycles, avec quelques apparitions de personnages venus de New Delhi. Un scénario abouti grâce à une jolie mise en perspective, et un récit toujours aussi généreux en rebondissements et suspense.

Le dessin de Nicolas Otéro est graphiquement original. Semi-réaliste, son trait anguleux dégage du caractère et se démarque de ses pairs. Une patte qui amène fraicheur et dynamisme à la saga.

En conclusion ce cycle de New Moscow trouve un dernier épisode explosif. Il nous tarde de découvrir la suite…

Samurai – Légendes, tome 3 : une BD de Jean-François Di Giorgio et Frédéric Genêt (Soleil)

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Dérivée de Samurai (dont le tome 9 est sortie en juin dernier), Samurai – légendes nous raconte l’histoire des personnages phares de la série de Jean-François Di Giorgio (Eden killer, Erik le rouge, Western Valley…) et illustrée par Frédéric Genêt. Dans ce troisième album, la redoutable Furiko montre une nouvelle facette de sa personnalité alors qu’elle mène l’armée du terrible Akuma renverser inexorablement l’Empire…

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs : Jean-François Di Giorgio (scénario), Frédéric Genêt (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

C’était la fin d’un monde. D’un coté, les deux cents hommes du général Goru, fatigués, soucieux de protéger une petite forteresse au Sud… De l’autre, les dix mille hommes d’Akuma, les bras levés vers le ciel, impatients d’une victoire qui ne pouvaient leur échapper… La bataille fut terrible ! Les coups pleuvaient, les hommes tombaient… des cris de partout, des lacs de sang… En toute logique, les armées fidèles à l’Empereur furent vaincues ce jour-là, signant la fin d’un règne de plus de cent ans. Seul le nord et quelques grandes villes étaient encore libres… mais pour combien de temps encore ?

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Le point sur l’album :

C’est donc bien Furiko qui est à nouveau au premier plan de cet album épique, au dépens de ses deux soeurs, qui ne font que de brèves apparitions. Dans ce récit ponctué par des scènes de grandes batailles, Furiko apparaît sous un jours nouveau, non dénué d’une certaine sensibilité. Elle prendra des risques inconsidérés pour protéger un simple ronin qui parvint à la charmer. Le scénario exerce également ses charmes, avec tous les ingrédients qui font la richesse de la série : des sabres, des têtes qui tombent, des scènes de guerres épique, et une légère dose de surnaturel.

Le dessin de Frédéric Genêt participe à la réussite de l’épisode, où les batailles sont cadrées avec soin, dans des planches au trait fin, précis et toujours efficace. On ne peut qu’être conquis.

En résulte donc un nouvel épisode très divertissant, qui fait le job haut la main.

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, un livre de Haruki Murakami

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Publié aux Editions Belfond, en septembre 2014

384 p – 23€

 

Ce 13ème roman de Haruki Murakami est ancré dans la réalité quotidienne et change complètement de registre par rapport aux autres livres de cet auteur.

Ce roman fut très attendu au Japon et vendu à plus d’un million d’exemplaire en une semaine.

C’est l’histoire d’un jeune adolescent, Tsukuru Tazaki, et de ses quatre amis. Ils étaient une bande d’amis comme on en rêve tous à cet âge : inséparables. 3 garçons, 2 filles qui forment les doigts de la main. Ils passaient tout leur temps ensemble, à refaire le monde. Chacun avait un nom qui représentait une couleur, sauf Tsukuru. Lui, son nom voulait dire « celui qui construit ». Ca tombait bien car depuis tout petit, Tsukuru veut construire des gares.

A leur entrée universitaire, seul Tsukuru quitta sa ville natale pour suivre des cours à l’université de Tokyo. Il a réussi à intégrer une filière spécialisée dans les gares.

Ils gardèrent le contact entre eux cinq, malgré la séparation physique. Mais d’un seul coup, du jour au lendemain ses amis refusèrent de le voir, même de lui parler. Sans explication.

On suit alors l’évolution du mental de Tsukuru qui souffre atrocement de cette mise à l’écart et ne comprend pas pourquoi ses amis lui infligent autant de souffrances. Six mois d’un état proche de la mort pour Tsukuru avant qu’il n’arrive à revivre à peu près comme tout le monde…

C’est en lisant le livre qu’on prendra conscience de cette dimension mentale très forte chez Tsukuru, avec Liszt en musique de fond, Le Mal du pays.

C’est seulement seize ans après que Tsukuru va trouver la force de comprendre ce qui a bien pu se passer pour avoir été rejeté par ses amis avec une telle force, en les rencontrant chacun individuellement. Il va entreprendre un pèlerinage dans le but de mieux appréhender son présent et son avenir.

Ce dernier livre de Haruki Murakami est rempli de vérités sur l’Humain, sur les relations humaines, sur la fragilité de l’Homme, sur la vie tout simplement.

Un très beau livre, même si la fin reste un peu décevante. Quand on aime un livre, on redoute la dernière phrase. Et là, c’est un peu comme si nous devions nous-mêmes écrire la fin de l’histoire…

Un livre qui ne finit pas… Donc un excellent livre, diraient les écrivains…

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« Du luxe et de l’impuissance » de Jean-Luc Lagarce, mise en scène par Ivan Morane, à Paris

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Théâtre Les Déchargeurs du 2 octobre au 22 novembre 2014 à 18h (jeudi au samedi)

La notoriété de Jean-Luc Lagarce, metteur en scène et dramaturge, mort prématurément du SIDA à l’âge de 38 ans en 1995, n’a cessé d’augmenter depuis sa disparition. Si il n’a pas été reconnu de son vivant comme un auteur important, c’est que son langage théâtral était trop en décalage, trop novateur pour son époque.

Dans une subtile appropriation de la langue de Lagarce aux infinies résonances, Jean-Charles Mouveaux donne à entendre et à ressentir avec force et profondeur la prose tragique mais tendrement élégiaque du grand dramaturge

Aujourd’hui, c’est l’un des auteurs contemporains le plus joué et dont la langue singulière (originalité de la syntaxe, phrase musicale, à tiroirs, incises), en un mot éblouissante, qui mêle l’intime et la comédie sociale, l’identifie immédiatement.

Une forme stylistique faite de variations et de répétions où la parole qui bute, trébuche, se reprend, questionne éperdument la difficulté à être et à dire.

Avec sa pièce chorale « Juste la fin du monde », il fait son entrée en 2008 au répertoire de la Comédie-Française.

« Du luxe et de l’impuissance » est un ensemble de textes non-théâtraux écrits par Jean-Luc Lagarce qui renferment une puissante théâtralité. Non seulement parce ce qu’ils font référence au théâtre mais aussi parce que Lagarce nous entraine dans un cheminement personnel, indissociable de son engagement public, où ses doutes permanents comme son rapport au monde sont propices à un retour sur soi et les autres alors qu’il sait que la mort se rapproche.

Espace temps mémoriel qui devient alors ce lieu où l’on peut interroger sa vie, rattraper le temps perdu, déjouer les vanités, revendiquer ses choix, abandonner ses fausses certitudes, dévoiler sa vérité qui touche au plus profond de l’être où le sensible demeure omniprésent.

A l’abri d’une mise en scène sobre d’Ivan Moranev, au plus près de l’acteur et de sa parole, se déploie la figure de Lagarce solitaire et multiple, épique et ordinaire, entre regard fébrile sur son art et questionnement intranquille.

« Choisir ses amis, admettre ses dégoûts, revendiquer sa propre intolérance. Ne pas aimer tout et tout le monde et aimer mieux, de fait, nos préférés. Avoir quelques inimitiés indiscutables et des tendresses inavouées. Ne pas toujours dire notre amour, ne pas en être capables, ou trop compliqué, ou trop risqué, oui pas doués, mais, par contre, plus facile et pourtant rarement saisi, s’offrir ce petit luxe d’affirmer quelques hargnes de temps à autre ». 

Une forme stylistique faite de variations et de répétions où la parole qui bute, trébuche, se reprend, questionne éperdument la difficulté à être et à dire

Dans une subtile appropriation de la langue de Lagarce aux infinies résonances, Jean-Charles Mouveaux donne à entendre et à ressentir avec force et profondeur la prose tragique mais tendrement élégiaque du grand dramaturge…

Paris Magnum – du 11/12/2014 AU 28/03/2015 – Hôtel de Ville de Paris

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Depuis 80 ans, les photographes de l’agence Magnum – Cartier-Bresson, Capa, Riboud ou encore Depardon…, accompagnent de leur regard les métamorphoses de Paris. Un témoignage sensible et exigeant, présenté au fil de 150 clichés, du 11 décembre 2014 au 28 mars 2015, à l’Hôtel de Ville de Paris.
Exposition gratuite (Salle Saint-Jean). Tous les jours sauf dimanches et jours fériés, de 10h à 18h30

Témoins sensibles de leur temps, les photoreporters de Magnum photos immortalisent 80 ans d’histoire de Paris.

En décidant, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de devenir les propriétaires exclusifs de leurs images, les membres de Magnum Photos ont contribué à faire évoluer le rapport à la photographie. Choix des reportages, sélection des clichés, contrôle de la diffusion… : leur exigence a transformé le statut du photographe et la place réservée à son oeuvre.

À la fois témoins et artistes de leur temps, les photoreporters de Magnum Photos ont accompagné les mutations du xxe siècle. Avec l’exposition « Paris Magnum », à travers leur regard, se déroulent près de quatre-vingts ans de l’histoire de Paris : les révolutions comme les petits conflits, les moments de grâce comme les instants tragiques, les célébrités et les grands hommes comme les anonymes.

La liesse et le poing dressé du Front populaire font écho au dur monde du travail des années trente. Les lendemains de la guerre sont encore marqués par l’inquiétude et la misère. Puis, viennent les années pop et Mai 68 qui enflamment les rues et les esprits. Plus tard, « Libé » s’impose dans le paysage journalistique et Nuit Blanche fait de la capitale un musée à ciel ouvert.

Personnage à part entière de l’exposition, Paris s’y dévoile en perpétuelle transformation. Les grands ensembles modifient en profondeur la silhouette de la ville. Les institutions culturelles font aussi le pari de la modernité. Le Louvre affiche sa pyramide et le Centre Pompidou, son architecture novatrice. La Défense impose sa Grande Arche dans le paysage et annonce le Grand Paris, preuve de la soif de vivre toujours renouvelée de la capitale.

Sunlight : une BD de Christophe Bec et Bernard Khattou (Glénat)

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Sunlight est le premier one shot de la collection Flesh & Bones aux éditions Glénat. Une BD format comics, tout en noir et blanc, qui nous raconte comment trois amis finissent coincés au fond d’un trou d’une mine désaffectée. Une descente aux enfers (qui fait penser au film The Hole, pour ceux qui connaissent) superbement scénarisée par Christophe Bec et dessinée de mains de maître par Bernard Khattou (fondateur des éditions Requins Marteaux, auteur de Elysée république, L’Agence, Là où dansent les morts, Histoire(s) d’Albi...).

Date de sortie : 29 octobre 2014
Auteurs : Christophe Bec (scénario), Bernard Khattou (dessin)
Prix : 15,50 € (168 pages)

Résumé de l’éditeur :

Trois jeunes amis passionnés de spéléo, Kévin, Caro et Emma, décident de partir explorer les ruines d’une mine désaffectée. Sur place, ils découvrent, baigné dans la lumière de l’aube, un décor apocalyptique et surréaliste, presque poétique… Un régal à explorer ! Mais à peine entrent-ils qu’ils font une chute vertigineuse à travers un puits mal scellé. Pris au piège au fond d’un gouffre où pas un rayon de lumière ne parvient, où il n’y a rien hormis de l’eau croupie, ils n’ont plus qu’une chose à faire : attendre les secours. Victimes de leur angoisse, ils commencent à perdre leurs repères. À un moment où la frontière entre peur et folie se fait mince : difficile de discerner la réalité de l’illusion… Un récit de survie angoissant qui confirme le talent déjà bien affirmé du scénariste Christophe Bec, servi par le noir et blanc redoutable de Bernard Khattou. Sunlight inaugure également la création de Flesh & Bones, la collection des sensations fortes !

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Le point sur l’album :

Sunlight est une véritable démonstration. Une excellente surprise que nous a concoctée Christophe Bec, en imaginant un récit aux sensations extrêmes. Ces trois amis pris au piège tout au fond d’un trou vont sombrer de plus en plus profondément dans leur détresse, au fil de leurs tentatives d’en réchapper. Le récit est d’une froideur implacable. La mort est omniprésente. Elle est le quatrième personnage qui vient hanter les autres. Un huis clos redoutable et haletant, dont le dénouement inattendu viendra parachevé sa réussite.

Un pari remporté haut la main grâce au dessin incisif de Bernard Khattou, dont le noir et blanc n’a pas à pâlir face au plus grand classique du genre, l’incontournable Walking Dead. Un trait diablement efficace.

Sunlight est une vraie révélation qui créé la surprise de cette fin de mois d’octobre. Précipitez-vous !

Enjeux de société 2ème édition, le 13 novembre à la Gaîté Lyrique (#enjeuxdesociete)

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Après une première édition réussie, ENJEUX DE SOCIETE revient le 13 novembre 2014 de 9h à 12h à la Gaîté lyrique autour du thème « Toute une vie à jouer ».
Ce rendez-vous unique vise à décrypter, autour d’un débat public inspiré par FDJ, la place du jeu dans nos vies.
L’occasion de retrouver cette année encore des personnalités du monde scientifique, culturel, médiatique,et de l’entreprise venues débattre avec le public (présentateurs télévisés, sociologues, psychologues, journalistes, chefs d’entreprises, concepteurs de jeux vidéo). Et ce n’est autre qu’Estelle Denis qui animera ce grand forum, en présence de Joël de Rosnay, invité d’honneur.
Trois thématiques nourriront cette édition 2014, mettant en perspective la place qu’occupe le jeu à chaque étape de notre vie, de l’enfance à l’âge adulte :
– « Le jeu, l’activité sérieuse de l’enfant ? »,
– « Jeux et enjeux du virtuel »,
– « Le jeu, piment du quotidien ? »
Un programme pertinent, qui souligne que depuis notre plus jeune âge, le jeu fait partie de notre quotidien et nous aide à nous distraire, nous construire et nous exprimer.
Rendez-vous à la Gaîté lyrique de 9h à 12h. Entrée libre et gratuite !
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=zSkXp7SaWYM]
L’info en plus :
En parallèle de cet événement, FDJ encourage des travaux de recherche académiques en sciences humaines et sociales dans le domaine du jeu en soutenant le Groupement d’intérêt scientifique « Jeu et Sociétés » piloté par les universités Paris-XIII (laboratoire CRESC), Paris Descartes (laboratoire Cerlis)-CNRS et Paris Ouest-Nanterre la Défense (Laboratoire Clypsyd). Parce que le jeu questionne, intrigue et fascine, FDJ a souhaité ouvrir le débat auprès d’un large public et faire discuter sur l’utilité sociale du jeu. Car, plus qu’un loisir, le jeu est un phénomène social dont la pratique nous renseigne aussi sur nos sociétés.
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La Quête d’Ewilan, tome 2 : une BD de Lylian et Laurence Baldetti (Glénat)

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La Quête d’Ewilan est à l’origine une saga fantasy à destination des ados, écrite par Pierre Bottero. Fort de son succès (deux millions d’exemplaires vendus), la série est adaptée en BD par Lylian (scénario) et Laurence Baldetti (dessin). Akiro en est le deuxième tome.

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Lylian (scénario), Laurence Baldetti (dessin), Loïc Chevallier (Couleurs), d’après l’oeuvre de Pierre Bottero
Prix : 14,95 € (64 pages)

Résumé de l’éditeur :

Le chef-d’œuvre de Pierre Bottero en BD ! Après avoir démontré l’étendue de ses pouvoirs en invoquant un redoutable orage pour se débarrasser d’une bande de pillards, Ewilan, épuisée, fait face à son destin. Elle doit retrouver son frère Akiro si elle veut pouvoir éveiller les Figés et sauver l’Empire. En chemin, Ewilan et sa troupe rencontrent Ellana Caldin, une jeune femme qui s’avère être membre de l’ordre secret des Marchombres. Et ils ne sont pas au bout de leurs surprises… Car les Ts’liches ont envoyé à leurs trousses des mercenaires du chaos : des individus extrêmement dangereux comptant dans leurs rangs des dessinateurs très puissants… Série éditée chez Rageot et vendue à deux millions d’exemplaires et traduite dans une dizaine de langues, La Quête d’Ewilan s’est imposée comme une référence absolue en matière de roman de fantasy pour adolescents. Son adaptation en BD signée Lylian et Laurence Baldetti, qui a déjà séduit les fans de la saga, se poursuit brillamment avec ce tome 2 !

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Le point sur l’album :

La Quête d’Ewilan est un peu entre Alice au pays des merveilles et Harry Potter. Ici, les pouvoirs magiques sont principalement détenus par des dessinateurs. Ces derniers puisent dans leur imagination pour dessiner toutes choses qui prennent immédiatement corps. Notre héroïne, venue du monde parallèle des humains, est la dessinatrice la plus puissante de l’Empire. Mais son frère l’est encore plus. Elle va devoir le rechercher (ils ont été séparés quand ils étaient plus jeunes) pour sauver ce monde qui bascule peu à peu dans le côté obscur… Une idée plutôt classique mais qui fonctionne. La narration est quant à elle assez fraîche, les deux personnages principaux se donnent du « Mon vieux » et « Ma vieille« . C’est sans doute ce qui séduit les plus jeunes. Ce second tome poursuit donc cette quête après son frère. Une quête semée d’embuches et de dangers.

Le dessin de Laurence Baldetti est de son côté réalisé avec finesse et soin. La coloration de Loïc Chevallier manque quant à elle de naturel et de peps’. Mais l’ensemble est agréable à lire.

En conclusion, La Quête d’Ewilan est sans doute une BD qui fera mouche chez les plus jeunes invités à découvrir tout un univers.

Concours de Nouvelles : Editions Edilivre : « 48 heures pour écrire ».

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2ème édition de « 48 heures pour écrire »

 

Participez à « 48 heures pour écrire » vendredi 21 novembre à 19h

Les Editions Edilivre organisent la 2ème édition de « 48 heures pour écrire », le 1er concours d’écriture des pays francophones. Ce concours est gratuit et ouvert à tous ! Les lauréats se partageront plus de 12 000 € de lots à gagner.

Pour connaître le thème, Edilivre donne rendez-vous à tous les participants sur son site le vendredi 21 novembre à 19h. Les auteurs auront alors 48 heures pour écrire et envoyer leur nouvelle de 2 pages maximum. Ce concours est organisé en partenariat avec Clairefontaine, Post-it®, Decitre, Studyrama, Didactibook, Youscribe, Book d’Oreille, Leslibraires.fr et le magazine Books.

Pour en savoir plus, allez sur cette page :

http://www.edilivre.com/communaute/?p=53964

N’hésitez pas à en parler autour de vous et surtout, à participer !

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Les Reines de sang – Frédégonde la sanguinaire, tome 1 : une BD de Virginie Greiner et Alessia de Vincenzi (Delcourt)

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Frédégonde, la sanguinaire est la nouvelle figure historique de la série Les Reines de sang (Aliénor la légende noire, Isabelle la louve de France) scénarisée par Virginie Greiner (Secrets, Destins, Sorcières) et illustrée par Alessia de Vincenzi. Maîtresse de Childéric, mais roturière, elle se verra écartée de son roi, celui-ci préférant épouser une noble femme. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…

Date de sortie : 8 octobre 2014
Auteurs : Virginie Greiner (scénario), Alessia de Vincenzi (dessin), José Luis Rio (Couleurs)
Prix : 14,50 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

560. Frédégonde, belle ambitieuse issue de la paysannerie, est devenue la suivante de la reine Audevère, épouse de Chilpéric. Cette situation ne lui suffit pas. Elle séduit le roi et obtient de lui la promesse secrète d’un mariage. Alors qu’elle intrigue pour se débarrasser de la reine en titre, ses ambitions vont être contrariées par le désir de Chilpéric de conclure une alliance avec une princesse wisigothe…

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Le point sur l’album :

Frédégonde, la sanguinaire est un diptyque au scénario efficace, qui fait la démonstration d’une femme de basse extraction prête à tout pour atteindre le sommet. Une femme manipulatrice, avide de pouvoir, qui ne reculera devant rien, au risque de bousculer son roi sans aucune retenue. Le récit est fleuve et va crescendo, suivant l’ascension du plan machiavélique de Frédégonde. Une écriture rythmée d’une intrigue à fort potentiel, qui nous tient en haleine.

Le dessin d’Alessia de Vincenzi est d’un style réaliste, au trait appuyé mais plutôt précis. On est propulsé dans ce royaume des Francs, en 560, grâce à des parures et costumes d’époques joliment reproduits.

Ce premier album de Frédégonde la sanguinaire est une réussite. A lire.

Résultats concours : Canailles connection, 10 places de ciné gagnées

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Sortie le 29 octobre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film Canailles connection, Publik’Art, en collaboration avec OceansFilms, vous a  offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Canailles connection

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 166 joueurs. Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

Les cinq heureux gagnants sont :

Antoine Bunel, Charles Mauger, Julien Ribeiro, Anncik Coleno et Florence Rio.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Résultats concours : Vie Sauvage, 10 places de ciné gagnées.

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Sortie le 29 octobre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film Vie Sauvage Publik’Art, en partenariat avec Le Pacte, vous a  offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Vie Sauvage

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 422 ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Jean-Claude Creuzol, Denise Andrieu, Delphine Dussy, Françoise Marion et Eric Lacaille.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Wunderwaffen, tome 6 : une BD de Richard D. Nolane et Maza (Soleil)

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Wunderwaffen, tome 6

La désormais célèbre uchronie de Richard D. Nolane (Zeppelin’s War, 20000 siècles sous les mers, Alchimie, Millénaire…) et Maza (Lady Spitfire, Jour J) s’invite en Antarctique dans un sixième album marqué par le culte du secret allemand. Un épisode quelques mois à peine après le cinquième album, qui ne relâche pas la pression. Bien au contraire.

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Richard D. Nolane (scénario) et Maza (dessin)
Prix : 14,50 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

En ce début de 1947, Himmler peaufine un plan secret afin de prendre le contrôle du Reich. Un plan qui repose en bonne partie sur les recherches de l’Ahnenerbe, le « Bureau Occulte » du Reich, et sur celle de l’ultra secret Sonderbüro 13 qui vient d’être déplacé dans la base allemande en Antarctique, sous le contrôle de la SS. Là même où vient d’être découvert, sous la glace, un stupéfiant objet grâce à une carte géographique vieille de. 10 000 ans ! Mais, envoyée par Churchill et De Gaulle, contre l’avis des Américains, une petite escadre anglo-française renforcée d’un porte-avion s’approche de la base dans le but de s’en emparer. Sans savoir que des U-boot cargos géants, avec dans leurs cales les Wunderwaffen de l’escadrille d’élite commandée par Murnau, filent eux aussi vers l’Antarctique pour arriver avant elle… Ces quelques Wunderwaffen suffiront-elles pour contrer les nouveaux chasseurs à réaction Sea-Vampires des Alliés ? Et les étranges méthodes de l’Ahnenerbe et du Sonderbüro 13 seront-elles adaptées face à ce qui attend depuis si longtemps tapi sous un kilomètre de glace ?

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Le point sur l’album :

Cette fois, c’est un retour tendu aux affaires qui occupe ce dernier album écrit par Richard D. Nolane. Les allemands savent leur base secrète SS menacée par un possible assaut ennemi. Himmler, qui compte sur les découvertes scientifiques en cours pour prendre le contrôle du Reich, va tout mettre en oeuvre pour contrer les plans de ses adversaires (que ce soit côté allemand ou côté alliés). C’est pourquoi il fera venir le pilote d’avion trompe-la-mort Marnau. Une course contre la montre s’engage. Qui des alliés ou de Marnau arrivera le premier sur la base ? Auront-ils le temps de percer le mystère vieux de 10.000 ans qui sommeille sous cette dernière ? Un récit fort en tension, qui met la stratégie militaire au coeur de l’action. Sans oublier les traditionnels raids aériens qui sont la vitrine de cette série.

Le dessin réaliste de Maza est quant à lui affublé d’un trait fin, chargé de détails nombreux. Les scènes aériennes sont cette fois plus lisibles et permettent de bien suivre les allées et venues de nos pilotes chevronnés.

Wunderwaffen monte d’un cran en tension avec ce sixième album. On attend la suite avec impatience.

Les Conquérants de Troy, tome 4 : une BD de Christophe Arleston et Ciro Tota (Soleil)

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Les Conquérants de Troy est une série qui porte évidemment le sceau d’Arleston. Ce dernier est ici accompagné de Ciro Tota (Aquablue) pour nous raconter les origines du monde de Troy, lorsque les premiers colons y ont été envoyés… Le quatrième album, paru après trois ans d’attente (en fait, la série est publiée au rythme d’un album tous les trois ans), nous emmène dans le froid et la neige d’un peuple d’esclavagistes qui fera de notre compagnie de héros la nouvelle victime…

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Christophe Arleston (scénario), Ciro Tota (dessin) et Sébastien Lamirand (Couleurs)
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Page-Blanche et son frère Zuynn, colons malgré eux du monde de Troy nouvellement découvert, sont à la recherche de leurs parents, botanistes de renom. Heureusement, ceux-ci ont laissé, sous forme de plantes, des indices permettant de les retrouver. Mais la route de Page va de nouveau croiser celle du seigneur Van Laack, qui, associé à un hobereau local, lève une armée pour assiéger le repaire des deux botanistes. Page et Zuynn sont capturés et se retrouvent à la merci de leur pire ennemi, enchanté de pouvoir assouvir sa vengeance…

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Le point sur l’album :

On retrouve dans le scénario des Conquérants de Troy la plume savoureuse et assurée d’Arleston, qui nous balade dans son monde de Troy avec une aisance toujours déconcertante. Et on se laisse volontiers embarqué dans cette nouvelle aventure avec un quatrième épisode aux nombreux rebondissements, et au dénouement heureux. Un récit d’héroic fantasy rythmé, généreux en cascades et acrobaties en tous genres, et qui conserve une fraîcheur inimitable. Un excellent divertissement, dont on n’aurait du mal à se passer.

Le dessin de Ciro Tota touche dans le mille, avec son trait fin et arrondi, qui adopte parfaitement les codes d’Arleston. Chaque album regorge de plaisirs visuels à découvrir. Ce quatrième tome ne déroge pas à la règle.

Ce dernier album des Conquérants de Troy est à ne pas manquer.

Dr Watson, tome 1 : une BD de Stéphane Betbeder et Darko Perović (Soleil)

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Dr Watson est une autre série de l’univers de Sherlock Holmes (comme Les chroniques de Moriarty) dont le premier épisode,  Le Grand Hiatus, s’ouvre juste après la mort du célèbre détective. Une mort qui laisse seul son fidèle compagnon, le Dr Watson. Ce dernier va alors tout faire pour essayer de retrouver le corps de son ami disparu, à condition de se relever de sa perte. Un récit écrit par Stéphane Betbeder (InlandsisDogma, Deep, Bunker, Les Montefiore) et dessiné par Darko Perović (Alamo) pour la collection 1800 des éditions Soleil.

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Stéphane Betbeder (Scénario), Darko Perović (Dessin) et Véra Diavet (Couleurs) avec une couverture du Ronan Toulhoat
Prix : 13,95 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

En 1891, Sherlock Holmes disparaît dans les chutes de Reichenbach, poussé dans le vide par son ennemi juré, le professeur Moriarty. Son corps ne sera jamais retrouvé. Fidèle collaborateur du détective, le docteur Watson est persuadé que son ami est encore vivant, retenu prisonnier par Moriarty quelque part dans Londres. Il n’a aucune piste, aucune preuve, mais il s’accroche à ce fol espoir, au grand dam de ses proches qui le voient sombrer peu à peu dans un délire paranoïaque. Pourtant, la machination autour de la disparition de Holmes n’est pas le fruit de son esprit dérangé, elle est bien réelle. Là où Watson fait fausse route, c’est qu’il en est lui-même la cible.

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Le point sur l’album :

Cette première partie du scénario de Dr Watson mêle immersion introspective et enquête policière. Le célèbre docteur est perdu, rongé par le désespoir d’avoir perdu son ami. Si bien qu’il s’accroche à l’espoir qu’il soit encore en vie quelque part. Il se lance alors dans une investigation étrange, comme un délire schizophrène où il ne veut pas voir qu’il est lui-même en danger, pris au piège. Un récit qui cultive un côté étrange tout en jouant du pragmatisme de l’enquêteur. Un jeu d’équilibriste plutôt réussi.

Le dessin de Darko Perović est un point fort incontestable dans ce premier tome. Avec beaucoup de subtilité et de finesse, il dessine des personnages aux traits creusés (surtout le Dr Watson) et au visage assombri. Du bel ouvrage.

En résumé, si Dr Watson a mauvaise mine, ce n’est que pour mieux nous divertir. Et l’exercice est plutôt convaincant.

Elfes, tome 8 : une BD d’Olivier Peru et Stéphane Bileau (Soleil)

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La série-concept Elfes continue sa lancée avec ce huitième album (soit le troisième épisode du second cycle), qui remet les Elfes blancs sur le devant de la scène (il s’agit de la suite du tome 3). C’est sur un scénario d’Olivier Peru mis en image par Stéphane Bileau que l’on retrouve Fall l’Elfe légendaire, accompagné de son dragon blanc…

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Olivier Peru (Scénario), Stéphane Bileau (Dessin) et Anna Merli (Couleurs)
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Fall vit retiré du monde, seul avec son dragon blanc. Mais la colère née en lui ne s’éteint pas, il ne supporte plus de voir les Hommes détruire tout ce qu’ils touchent. Sa haine pour eux ne fait que grandir, elle l’éloigne de sa nature d’Elfe et le pousse à s’attaquer à ceux qui méritent son courroux. C’est ainsi qu’il met en pièces une meute de chasseurs spécialisée dans la traque de monstres en tout genre. Mais Halleran, le chef de cette troupe, est prêt à tout pour se venger. Il veut aussi la tête du dragon blanc à son tableau de chasse. Ce serait pour lui un trophée sans prix. Halleran, va alors créer une nouvelle horde dont le seul but sera de traquer Fall et sa monture. Sur terre et dans le ciel, Hommes, Elfes, Orcs, Nains, tous vont s’unir pour tuer Fall et sa bête.

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Le point sur l’album :

Olivier Peru nous offre un épisode assez sombre, en mettant en scène un Elfe hanté par son passé (il est à l’origine du massacre des siens, voir tome 3), vivant retiré du monde avec une haine farouche envers les hommes… Mais une lueur d’espoir est autorisée. Elle va bâtir l’histoire de ce huitième album. L’avenir menace pourtant Fall et son frère dragon puisqu’ils vont être chassés comme des proies. Un scénario efficace, qui se ménage beaucoup de suspense en jouant la carte de l’aventure spectaculaire.

On savoure spécialement les très belles scènes d’action dessinées par Stéphane Bileau. Son trait fin sublime les décors et les créatures fantastiques et nous en met plein les yeux. Un graphisme particulièrement réussi.

Décidément, cette saga n’a pas fini de nous faire plaisir ! On en redemande encore et encore !

Chris Garneau en concert : le 31/10 Emb Sannois – le 15/11 au Badabou Paris soirée « L’amour fou »

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Le new yorkais Chris Garneau revient avec un troisième album « Winter Games » au sommet de son art, racée et mélodieux, aux orchestrations fines et aux textes forts. Un concept album co-réalisé avec CJ Camerieri et Rob Moose (Bon Iver) …

Lorsque Chris Garneau commença son travail sur Winter Games il y a cinq ans, il avait une idée simple en tête: d’explorer la saison hivernale à travers des scénarios de deuxième main. Non pas au travers de ces souvenirs qui sombrent dans l’oubli tel un passé joyeux aux saveurs du myrrhe, mais plutôt telles les nombreuses manières dont une aube étouffée et un seuil recouvert de neige puissent manipuler nos humeurs et reserrer–ou dans certains cas, défaire entièrement–nos liens familiaux.

Ainsi les premiers deux morceaux qu’écrira Chris Garneau (simplement intitulés Winter Song 1 et Winter Song 2, malgré leur densité lyrique) n’évoquent pas seulement des apparitions fantômatiques et la sensation de mordre dans des boules de neige vièrge fraîchement tassées. Ils nous plongent aussi dans des sujets obscurs tels que la maltraitance, l’inceste et la négligence. et nous entrainent encore plus loin , jusqu’à transcender le concept original, par des contes en gamme mineure qui parlent d’un bonheur rapidement écoulé, des avertissements non entendus, et des aléas de nos humeurs.

« Cet album ne parle pas de conneries sans intérêt, » explique Chris Garneau. « Il parle de pourquoi l’amour ne se passe pas comme il faut, de comment une personne est formée par ses premières expériences de vie. Il s’agit de vaincre la négligence des parents, les abus sexuels ou le rejet familial. C’est à propos de ceux qui se mettent à l’épreuve et s’en sortent, ça parle de ces choses qui t’arrivent dans ton enfance, le sens qu’elles portent et comment elles jouent sur le reste de ta vie. »

Pourtant Winter Games n’est pas déprimant. De sa manière tordue, c’est un album victorieux, que Chris Garneau a rempli à craquer de melodies épurées qui rejoignent les arrangements musicaux riches de CJ Camerieri et Rob Moose -des orchestrations parfaitement menées, une réussite robuste en parallèle de leur premier travail en groupe sur l’album de Bon Iver, lauréat d’un GRAMMY.

« C’est franchement magique », explique Chris Garneau faisant référence au travail collaboratif avec Camerieri et Moose. « Ils ne transcrivent rien: je dirige les choses jusqu’à un point, puis ils prennent le relais pour arriver à un énorme son qui vient juste des deux ».

À beaucoup d’égards, Winter Games représente la musique que Chris Garneau tente à créer depuis son enfance. Une enfance solitaire consacrée aux competitions de piano parisiennes au cours desquelles son nom se mêla avec les noms Beethoven, Debussy et Brahms. Chris Garneau a d’abord dû endurer des années de développement personnel et créatif avant de trouver sa voix de compositeur et de chanteur, et pour arriver à élargir ce savoir à sa collection de vinyls bien au-delà du milieu classique et jazz qui lui était familier. Ce champs élargi comprend vraiment tout: des chansons pop mystiques de Tori Amos et des harmonies extra-terrestres des Cocteau Twins juqu’aux confessions dévastrices de Cat Power, Nick Drake et Elliott Smith. Sans oublier sa plus grand influence, Nina Simone, dont la musique lui rappelle ses moments de patinage artistique–en chaussettes, bien sûr–à travers le salon de la maison familiale.

« Pour cet album je me suis fait confiance », dit Chris Garneau « et ça m’a forcé surpasser mes barrières et limites habituelles. Je voulais m’éloigner du propre et carré, je voulais créer de manière large, détendue et libre. La forme peut être très importante mais je voulais aussi tout simplement jouer de la musique. Par le passé je me suis toujours concentré sur la chanson en premier lieu. Cette fois, pour la première fois je peux dire que ce disque est moi, il est composé de tout ce que je suis ».

TOUR
Oct 31 Sannois, France @ EMB
Nov 1 Bilbao, Spain @ BIME
Nov 2 Lisbon, Portugal @ Conservatório Nacional
Nov 5 Milan, Italy @ La Salumeria della Musica
Nov 6 Verona, Italy @ Teatro Camploy
Nov 7 Rome, Italy @ Orion
Nov 9 Fribourg, Switzerland @ Nouveau Monde
Nov 10 Wiesbaden, Germany @ Walhalle
Nov 11 Berlin, Germany @ Urban Spree
Nov 12 Dresden, Germany @ Beatpol
Nov 13 Brussels, Belgium @ H23
Nov 14 London, UK @ St. Pancras Old Church
Nov 15 Paris, France @ Badaboum

Résultats concours : Mégaphone Tour, 6 places gagnées au concert du 27 octobre

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A l’occasion du passage du Megaphone Tour le lundi 27 octobre au Pan Piper, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

 

3×2 places pour la soirée du 27 octobre

 

Vous avez été très nombreux à participer, 1 017 joueurs,  et nous vous en félicitons.

 

Les trois heureux gagnants de 2 places de concert sont :

Mathieu Foucher, Patrick Guillard et Maxime Walter.

Notre partenaire vous contactera pour vous donner les modalités pour retirer vos places.

 

Très bon concert à tous !

Saint-Exupéry – le seigneur des sables : une BD de Pierre-Roland Saint-Dizier et Cédric Fernandez (Glénat)

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Saint Exupéry, Le Seigneur des sables est un one shot qui retrace une partie de la carrière d’Antoine de Saint-Exupéry, l’un des hommes les plus célèbres de l’histoire de l’aviation pour avoir notamment écrit Le Petit Prince, en plus d’avoir participé à la renommée de l’Aéropostale. Un récit qui mêle fiction et réalité, écrit par Pierre-Roland Saint-Dizier (Campus Stellae) et illustré par Cédric Fernandez (le Vol des Anges).

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Pierre-Roland Saint-Dizier (Scénario) et Cédric Fernandez (Dessin)
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Octobre 1926. Antoine de Saint-Exupéry, qui rêve de devenir pilote d’avion, réussit à se faire engager à Toulouse pour travailler au sein de la compagnie Latécoère, future Aéropostale. Créée quelques mois après la Première Guerre mondiale, cette société relève le pari d’acheminer le transport du courrier par avion entre la France et l’Amérique du Sud via l’Afrique de l’Ouest. Très vite, Saint-Exupéry est dépêché à Cap Juby, une escale stratégique située en plein Sahara. Là, au contact des tribus nomades, le jeune pilote puise son inspiration pour l’écriture de son premier roman Courrier Sud. La genèse du Petit Prince, qui fera de lui un auteur mondialement reconnu, n’est pas loin… Dans une subtile fiction inspirée de faits réels, Pierre-Roland Saint-Dizier et Cédric Fernandez vous proposent de retracer l’histoire de l’Aéropostale à travers le regard de ceux qui l’ont faite, parfois au péril de leur vie. Ce titre a le soutien de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry et tout album acheté contribue au soutien de ses actions en faveur de l’éducation des jeunes en difficulté.

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Le point sur l’album :

Cet album de Saint-Exupéry nous invite à le suivre alors qu’il n’est encore qu’un jeune aviateur désireux de rentrer dans l’Aéropostale. De son premier entretien d’embauche à son arrivée en tant que responsable d’escale au beau milieu du sahara, à Cap Juby, le lecteur assiste à l’ascension de ce pilote hors norme. Un homme bienveillant pour ses collègues, qu’il n’hésitait pas à aller secourir au péril de sa vie, mais également pour les autochtones. Le scénario inspiré de Pierre-Roland Saint-Dizier romance avec habileté cette vie hors du commun, et ces dix-huit mois passés dans le désert, à adopter les us et coutumes locaux, parler avec les tribus, jouer les diplomates et écrire. Ecrire des correspondances, notamment avec sa mère mais écrire également son premier roman, Courrier Sud (dont on nous livre des extraits). Un récit très bien construit qui donne l’illusion d’approcher cet artiste poète qui avait toujours la tête dans les nuages.

Le dessin de Fernandez est pour sa part délicat et toujours bien cadré. Son trait documenté et précis imprègne le récit de sa dimension réaliste avec brio.

Saint Exupéry, Le Seigneur des sables est un bel album, habité par la plume de son sujet.

Marco Polo, tome 2 : une BD de Christian Clot, Didier Convard, Éric Adam et Fabio Bono (Glénat)

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Après un premier tome convaincant, Marco Polo nous raconte cette fois ses dix-huit ans passés en Chine, au coeur de l’Empire Mongol. Devenu très vite conseillé et ambassadeur sous les ordres directs de l’Empereur Khan Kubilaï, grâce à ses talents et sa grande connaissance de la culture locale (il parlait même leur langue), Marco Polo a vite été confronté aux intrigues de la cour….

Pour ce projet, c’est une grosse équipe qui s’est attelée au scénario puisqu’on y compte trois scénaristes de renom : Christian Clot pour le concept général (Mary Kingsley et Magellan), Didier Convard (Le Triangle Secret,Vinci, l’Ange brisé, Tanâtos, Kaplan & Masson, Neige : Fondation) et Eric Adam (Neige : Fondation,D’Artagnan). Côté dessins, c’est l’italien Fabio Bono (Confessions d’un Templier, Cathares) qui nous fait plaisir.

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Christian Clot, Didier Convard, Éric Adam (Scénario) Fabio Bono (Dessin)
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Après un long voyage sur la route de la soie, Marco Polo le marchand vénitien est parvenu à Chang-Tou, la capitale que le grand Khan Kubilaï a fait ériger au coeur des steppes. Agréablement surpris par ses connaissances, l’empereur mongol ne tarde pas à se lier avec le jeune explorateur qui sait parler sa langue et à lui confier d’importantes missions. Il ira jusqu’à faire de lui son ambassadeur. On sait qu’à son retour, le récit de Marco Polo et ses découvertes ont bouleversé l’image du monde et de la cartographie pour les siècles à venir… Mais que sait-on vraiment de son voyage ?

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Le point sur l’album :

Ce second tome nous plonge au coeur du sujet. Celui de la vie de Marco Polo aux côtés du grand Khan. Une vie incroyablement riche, ponctuée par des coups montés visant à déjouer l’ordre successoral de la famille impériale. Dans un récit haletant, le scénario offre un face à face redoutable entre l’un des fils de l’Empereur et Marco Polo. Les pièges seront nombreux, le danger sera de chaque instant. Et c’est ce qui poussera finalement ce dernier à retrouver sa cité natale. Un retour qui dura quatre ans, à travers les continents. Un scénario de très belle qualité, qui entretient un suspense qui nous tient en haleine dès les premières pages.

Le dessin de Fabio Bono est quant à lui assez détaillé, grâce à un trait précis qui offre de belles scènes d’action, que ce soit sur terre ou en mer. Un graphisme plaisant.

Marco Polo se termine donc sur un épisode plein de rebondissements, digne du grand explorateur qu’il a été. A lire !

Bodegas, tome 1 : une BD de Corbeyran et Francisco Ruizgé (Glénat)

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Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Le Chant des Stryges, Le sang de la vigne) continue d’explorer l’univers de la vigne avec Bodegas, une nouvelle série qui met en scène une jeune journaliste prête à tout pour percer les secrets de l’un des meilleurs crus espagnols, dont le propriétaire est toujours resté inconnu. Un diptyque frais et sympathique dessiné par un homme du pays : Francisco Ruizgé (Luxley, Indicible).

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Eric Corbeyran (Scénario) et Francisco Ruizgé (Dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Lors d’une séance de dégustation en aveugle, un vin espagnol totalement inconnu obtient la note maximale. Les goûteurs sont unanimes : ce vin est un bijou. La petite propriété qui le produit fait aussitôt l’objet d’un siège médiatique. Mais le producteur est absent et ses employés ont pour consigne de ne pas répondre aux questions des journalistes. Le secret engendre la curiosité, la curiosité engendre le mythe. L’affaire enfle, les spéculations vont bon train. Mais rien n’y fait. Malgré l’insistance des reporters, le propriétaire demeure insaisissable. Une jeune journaliste va alors décider d’enquêter sur ce mystère… Histoire de varier les plaisirs et après le succès de Châteaux Bordeaux et In Vino Veritas, Corbeyran lance un nouveau diptyque dans l’univers du vin, cette fois-ci consacré aux grands crus espagnols, notamment le Rioja. À consommer sans modération !

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Le point sur l’album :

Dans Bodegas, Corbeyran livre un récit réaliste, invitant même de véritables figures du milieu vinicole (sommeliers, oenologue et journalistes célèbres) en nous transportant cette fois du côté de l’Espagne, à la Rioja. Une jeune journaliste ambitieuse va pousser son investigation sur un vin mystérieux (El Ausente) au risque de commettre quelques infractions. Un récit intriguant qui parvient à divertir tout en saveur et en rythme. C’est surtout l’occasion de découvrir certains rouages essentiels à la production du vin, auxquels on ne pense pas toujours. C’est le cas du travail des tonneliers qui est décrit à la façon d’un véritable reportage assez plaisant.

Le dessin réaliste de l’espagnol Francisco Ruizgé est colle tout à fait au récit, malgré un trait simple et une coloration (de Paolo Francescutto) qui manque de nuance.

Bodegas débute plutôt bien, suscitant l’intérêt par son intrigue divertissante tout en nous montrant les coulisses de la chaîne de production vinicole. A découvrir.

Ballet de l’Opéra national de Paris : Anne Teresa De Keersmaeker – Rain

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©Benoite Fanton/OnP

Ballet de l’Opéra national de Paris du 21 octobre au 7 novembre 2014 (Palais Garnier) 
Sur ARTE concert à partir du 4 novembre 2014

Créé en 2001 par la Compagnie Rosas, Rain est entré au répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris en 2011. Une première pour Anne Teresa De Keersmaeker qui acceptait de faire danser l’une de ses œuvres majeure par d’autres danseurs que les siens et un défi chorégraphique pour le corps de ballet parisien qui se confrontait à un nouveau vocabulaire.

[…] un intense spot de lumière blanche vient balayer le tour extérieur du rideau en demi-cercle à la fin du ballet pour un final en apothéose où dans un reflet sculptural les énergies classiques et contemporaines n’ont fait qu’une […]

La pièce est de retour à Paris avec dans la fosse du Palais Garnier Georges-Elie Octors qui, à la tête de l’ensemble Ictus et ses percussions, entraine les interprètes à corps perdu, où le mouvement naît de la musique en direct et, comme elle, s’intensifie et se démultiplie pour une émotion hypnotique.

Chorégraphiée sur la partition Music For 18 Musician, de Steve Reich, virtuose minimaliste, et le motif de la spirale, le ballet initie une danse à l’énergie solaire où les ressorts se puisent à la polyphonie des sons.

Entre jaillissement perpétuel et rupture déconstruite, Rain est un spectacle d’une intensité singulière où chaque danseur est à la fois soliste à l’abri de sa propre chorégraphie et un élément du groupe dansant avec les autres.

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La scénographie, signée de Jan Versweyveld, est épurée. Constituée d’un rideau semi-circulaire de fines cordes suspendues qui ne seront en mouvement qu’à deux reprises durant toute la pièce (créant notamment à la fin du spectacle une très belle image cinétique grâce à l’onde générée par une danseuse), elle ouvre une aire pour dix danseurs, vêtus de tenues de ville couleur chair et rose fuchsia crées par le couturier Dries Van Noten.

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Où sous des éclairages crépusculaires et en correspondance avec le changement des costumes, les danseurs courent, s’immobilisent, repartent encore, se déséquilibrent soudain, puis bondissent à nouveau au-dessus du sol qui est marqué de lignes géométriques.

[…] une émotion hypnotique […]

Leur mouvement s’irriguant de la musique et de ses pulsations répétitives qui, dans un élan vital sans cesse recommencé, se font écho.

Puis, un intense spot de lumière blanche vient balayer le tour extérieur du rideau en demi-cercle à la fin du ballet pour un final en apothéose où dans un reflet sculptural les énergies classiques et contemporaines n’ont fait qu’une…

Le Sang de la Vigne, Mission à Haut-Brion : une BD de Corbeyran et Sandro (Glénat)

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Dans Le Sang de la Vigne, Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Le Chant des StrygesBack World, La Conjuration d’Opale…) et  Sandro (Le Gardien du Feu, Jusqu’au bout de la terre, Les combattants du Rails) font l’adaptation BD des romans de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen (déjà adaptés en série-télé sur France 3 avec Pierre Arditi dans le rôle titre). Une série composée de one shots sous forme d’enquête dans l’univers vinicole.

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Eric Corbeyran (Scénario), Sandro (Dessin) et Logicfun (Couleurs)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

« Le vin est une énigme, la solution est au fond du verre. » Le soir de ses 50 ans, Benjamin Cooker, célèbre œnologue, reçoit un appel de l’un de ses amis d’enfance. Denis Massepain, propriétaire du prestigieux domaine des Moniales Haut-Brion, fait face à une grave crise : quatre de ses fûts ont été contaminés par des brettanomyces, des bactéries indésirables, à un stade très avancé ! Cooker fait plancher sur l’affaire Virgile, jeune et brillant chercheur appelé à devenir son futur assistant. Ensemble, ils tirent les mêmes conclusions : le château Haut-Brion serait en fait victime d’un acte criminel…

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Le point sur l’album :

Ce premier album du Sang de la Vigne, intitulé Mission à Haut-Brion est donc la première enquête de notre célèbre oenologue Benjamon Cooker. Et l’intrigue qui l’empêche de dormir séduit le lecteur dans son traitement. Applicant avec brio l’adage selon lequel « le vin est une énigme, la solution est au fond du verre« , il ne manquera pas de nous faire partager quelques dégustations épiques (et il donnera même de sa personne lorsqu’il le faudra, loin des habituels grands crus). Un amour et une ferveur pour le vin que Corbeyran communique avec facilité à travers son scénario. Un bonne première adaptation, qui nous fait passer un agréable moment.

Le dessin de Sandro est ici classique. Son trait est fin, les lignes sont claires et mettent en avant de jolis décors bordelais (des vignes aux domaines), inondés de soleil.

En conclusion, cette première Mission à Haut-Brion s’avère être une enquête de belle qualité, qui fera le bonheur des amateurs de bons vins mais également des autres.

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