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Uchronie[s] – New Beijing, tome 3 : une BD de Corbeyran et Aurélien Morinière (Glénat)

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La saga à succès de Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Le Chant des StrygesBack World, La Conjuration d’Opale…) poursuit sa lancée avec l’arrivée des troisièmes tomes de ses trois nouveaux cycles (New Beijing, New Moscow et New Delhi). Et c’est par l’univers parallèle New Beijing que l’on commence.

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs : Eric Corbeyran (Scénario) et Aurélien Morinière (Dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Les époux Kosinski, Charles et Veronika, sont pris en otage par les dirigeants de New Beijing. Sous l’impulsion du Grand Timonier Mao, ceux-ci veulent en effet mettre à profit les recherches des deux savants sur la fusion noire. Et pour s’assurer leur coopération, ils disposent d’un atout de taille puisqu’ils détiennent leur fils, Zack, captif au centre de détention d’Ellis Island ! À moins que la présence de Lakshmi, jeune yogi issue de New Delhi capable de passer au travers des murs fortifiés de la prison, ne change la donne…

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Le point sur l’album :

Le cycle de New Beijing présente un scénario bien élaboré, dans lequel les Kosinski se retrouvent coincés, emprisonnés dans une réalité qui n’est pas la leur. Les autorités chinoises vont alors enquêter et leur mettre la pression pour accéder aux secrets des technologies du professeur Kosinski qui se résument en deux mots : la fusion noire. De nombreuses interactions avec des personnages venues d’autres réalités (et donc d’autres cycles) viennent construire le récit. Une mise en scène efficace, qui cultive toujours le suspense et ne nous épargne pas quelques rebondissements. Une fluidité d’écriture très appréciée.

Le dessin réaliste d’Aurélien Morinière est classique. Le trait est fin, l’ensemble est soigné et cohérent.

Bref, un album à suspense comme on les aime.

Les mots qu’on ne me dit pas, un livre de Véronique Poulain.

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Les mots qu’on ne me dit pas, un livre de Véronique Poulain.

Paru aux Editions Stock, en août 2014

16,50€

 

Véronique Poulain raconte sa vie avec ses parents.

Des parents pas comme tout le monde.

Un livre pas comme les autres.

Tout y est vrai dans ce livre.

Avec beaucoup de justesse et de pudeur, l’auteure nous dévoile ses souffrances, au quotidien avec ses parents.

Ses parents sont nés sourds-muets. Et elle, est entendante. Elle dit qu’elle aurait préféré être comme eux, sourde-muette. Cela aurait été certainement plus facile pour communiquer. Pas facile d’admirer ses parents alors qu’ils ne comprennent rien. Tout le monde pense qu’ils sont bêtes. Et leur fille a bien du mal à les supporter et à accepter tout le bruit qu’ils font… sans s’en rendre compte !

Sa langue maternelle est la langue des signes. Elle communique avec ses parents, quasiment uniquement pour les choses du quotidien.

A travers ce témoignage, nous nous rendons compte de la difficulté d’être sourd dans notre monde de brutes. Tout est difficile. Rien n’est fait pour les « gens pas comme les autres »… Etre sourd signifie « être coupé du monde ». Et sans leur fille, les parents de Véronique ne comprenaient pas tout ce qui se passait autour d’eux.

Mais tout est horripilant pour Véronique ! Et avant de la lire, on ne pouvait même pas imaginer son calvaire ! Honte, colère envahissent le cœur de l’auteure. Puis viendra le temps de la fierté…

Véronique nous confirme l’évolution favorable pour les sourds grâce à la technologie. Les téléphones portables, les tablettes, et surtout la langue des signes, très récente, ont transformé leurs vies. Les parents de Véronique sont devenus acteurs de leur vie, presque d’un seul coup…

Voilà un très beau témoignage, touchant, empli d’humour et de vérités qui nous fait prendre conscience de ce handicap qui paraît insupportable pour tout entendant. Et également de la chance que nous avons, nous, possesseurs de tous nos sens.

Un livre d’une sensibilité poignante sans être « mélo » et sans fioriture…

Une belle déclaration d’amour faite à ses parents !

Interview de Véronique Poulain à l’émission « On n’est pas couché », le 30 août 2014 :

L’Or sous la neige, tome 3 : une BD d’Eric et Jean-Marc Stalner (12Bis)

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L’or sous la neige est l’adaptation BD du roman éponyme de Nicolas Vanier. Un récit en trois albums scénarisés par Eric Stalner (La Zone, Un long silence, Le triangle secret, Vito, Loup…) et dessinés par son frère Jean-Marc Stalner (Le Cercle de Minsk, Fabien M, Le Maître de pierre) et lui-même.

Date de sortie : 28 août 2014
Auteurs : Eric Stalner (Scénario, Dessin, Couleurs), Jean-Marc Stalner (Dessin, Couleurs)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

1897. Matt, un jeune paysan américain, fuit la ferme familiale pour vivre l’aventure. Il part à la recherche du Klondike, une rivière inconnue d’Alaska qui sera bientôt l’objet de tous les fantasmes. On y a trouvé de l’or, beaucoup d’or. Dans sa quête d’or, Matt affronte les montagnes hostiles et les rivières déchaînées, pour rejoindre le Klondike. Peu à peu, le jeune homme va se fondre dans le Grand Nord. Cette histoire est inspirée d’une odyssée inouïe où cinquante mille hommes, parmi lesquels l’écrivain Jack London, sont allés se perdre dans un désert de neige et de glace, à cause d’un simple titre dans les journaux : « Des tonnes d’or en Alaska ». Adapté par les frères Stalner, basé sur le roman éponyme de Nicolas Vanier, L’Or sous la neige (dont ce tome est le dernier de la série), fera l’objet d’une adaptation au cinéma de l’auteur lui-même.

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Le point sur l’album :

L’or sous la neige est un voyage au coeur de l’Alaska que la ruée vers l’or n’a pas épargné à la fin du XIXème siècle. Notre héros, Matt, est un chercheur d’or parmi d’autres si ce n’est que lui n’a pas encore trouvé son filon. Pourtant, même si on lui avait déconseillé de le faire, il continue d’explorer les alentours de son camp de base, certain d’une découverte à venir qui pourrait changer sa vie. Une vie solitaire vécue en compagnie de ses chiens, au milieu de la nature et de tous ses dangers. Le scénario est une adaptation parfaite au format BD, grâce à des dialogues (et surtout des monologues) très efficaces et un rythme qui nous met autant à l’épreuve que notre héros. Et il y aura tant d’obstacles à surmonter…

On s’émerveille devant de si beaux décors dessinés par les talents conjugués de deux frères Stalner qui semblent se faire vraiment plaisir. Le trait est fin et précis, et la coloration met la nature (et le graphisme) à l’honneur.

Ce dernier album de l’or sous la neige apporte une belle conclusion à un triptyque à la qualité irréprochable.

Josse Beauregard, tome 2 : une BD de Thomas Mosdi et Majo (Glénat)

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Josse Beauregard est une aventure historique à l’époque napoléonienne écrite par le scénariste Thomas Mosdi (Xoco, Les Héritiers du Soleil, Les Passants du Clair de Lune, Chimères, Korrigans) et illustrée par Majo (Lost Atlantide, Dampyr). L’histoire d’un capitaine de l’armée française fait prisonnier par les anglais (tome 1) avant de finir dans les geôles espagnoles dans un second tome qui signe la fin du premier cycle.

Date de sortie : 27 août 2014
Auteurs : Thomas Mosdi (Scénario), Majo (Dessin) et Aurore Folny (Couleurs)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Papillon au temps des guerres napoléoniennes ! 1808. Après un court repos en France, élevé au grade de capitaine de frégate, Josse Beauregard incorpore les marins de la garde impériale avant de participer à une campagne militaire qui l’amène en Espagne. À l’issue d’une bataille qui s’avère désastreuse pour les forces françaises, Beauregard est capturé et dirigé vers Cadix. Là-bas, il est incarcéré sur l’un de ces « pontons », navires prisons de bien funeste réputation dont il a entendu parler en Angleterre. L’existence à bord de ces bateaux désaffectés, vestiges délabrés et insalubres de la bataille de Trafalgar, véritables tombeaux flottants, s’avère bien plus tragique et désespérante comparée à celle qui prévaut dans les prisons terrestres. Aussi, au mépris de tous les dangers, notre héros décide-t-il de se lancer une nouvelle fois dans d’audacieux plans d’évasion ! Suite et fin du premier cycle de la grande aventure historique et romanesque de Josse Beauregard, ou la vie épique d’un soldat épris de liberté, voué à l’enfermement dans les geôles ennemies !

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Le point sur l’album :

Josse Beauregard est un homme de convictions. Et quand il a décidé de tout faire pour échapper à ses geôliers, il finit toujours par mettre ses plans à exécution, quoiqu’il en coute. C’est ainsi qu’il nous raconte son aventure chez les espagnols, dans ce dernier épisode, Mourir à Cadix. Avec une narration à la première personne, le scénario revient sur la vie épique de son héros de guerre avec un goût prononcé pour la grande aventure. On se passionne très vite pour ce prisonnier au grand coeur, qui se bat pour lui mais surtout pour les autres. Un personnage qui mériterait bien d’autres suites.

Le dessin de Majo est quant à lui assez bien mis en plis, malgré un trait parfois imprécis, surtout pour les personnages vus de loin. Costumes et navires d’époques sont superbement reproduits et mis en perspective dans un récit qui nous fait décidément voyager.

Josse Beauregard réussi son premier cycle avec mention. On espère qu’il reviendra bientôt nous conter d’autres aventures.

Vito, tome 3 : une BD d’Eric Stalner (Glénat)

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Vito s’achève avec la grande chasse, dernier épisode du triptyque d’Eric Stalner (La Zone, Un long silence, Le triangle secret, L’or sous la neige, Loup…), qui signe à la fois le scénario et le dessin de cette aventure fantastico-mythologique. Si le récit n’est pas suffisamment abouti, le graphisme est à couper le souffle.

Date de sortie : 27 août 2014
Auteurs : Eric Stalner (Scénario et Dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

1947. Une tempête effroyable s’abat sur le village sicilien de Trentorino. Les habitants ont fui vers l’intérieur des terres. Seuls restent Giuseppe et ses amis Ernesto et Carlotta qui ne veulent pas l’abandonner. Les trimangres, ces monstres marins venus de l’autre côté, attaquent sans relâche les côtes. Giuseppe est de plus en plus ouvert sur l’autre monde. Il en ressent les appels. Ainsi, il brave tous les dangers pour rejoindre le père de Vito. Ce dernier lui donne un dernier film. Giuseppe doit accepter son statut, être un pont entre les deux rives, quelles que soient les conséquences pour lui et pour ceux qui l’aiment…

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Le point sur l’album :

Dans ce troisième album, le récit de Vito bascule dans le fantastique, où des créatures marines viennent semer la terreur dans le monde de notre ami cinéaste. Et c’est ce dernier qui semble avoir la clé pour que chacun regagne son monde. Pour que ces bêtes repartent d’où elles sont venues. Stalner met donc en scène un épisode aux accents apocalyptiques, et propose une porte de sortie à cette histoire originale. Si l’on se laisse volontiers bercé par l’enchevêtrement de deux mondes parallèles, on regrette le manque de liant, d’explications, qui auraient pu donner un sens rationnel à ces événements. Au contraire, ici, chacun doit y aller de son interprétation. Un récit libre et ouvert qui peut déstabiliser.

Le dessin est pour sa part bluffant. On a rarement vu le trait de l’auteur – dont la finesse et la précision ont fait la réputation – aussi bien mis en valeur. Son travail en couleurs directes est du plus bel effet. Chapeau l’artiste.

Vito est un triptyque qui pose des questions sans apporter les réponses que l’on attend, ce qui n’enlève rien à la démonstration graphique de l’auteur (mais c’est dommage).

Johnny Jungle, tome 2 : une BD de Jean-Christophe Deveney, Jérôme Jouvray et Anne-Claire Jouvray (Glénat)

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Johnny Jungle c’est l’histoire d’un Mowgli des temps modernes. Un jeune homme qui a grandi dans la jungle, élevé par des gorilles et qui va se retrouver fortuitement au beau milieu du tournage d’un film documentaire. Il fera ainsi la rencontre de Jane qui viendra vivre un temps sous les lianes avec lui. Jusqu’au jour où l’actrice veut retrouver la civilisation et poursuivre sa carrière. L’homme de la jungle la suivra pour une longue histoire sous les projecteurs, qui l’occupera une grande partie de sa vie, essentiellement en slip et maillot de bain. Une très belle histoire racontée par Jean-Christophe Deveney (Le Royaume d’estompe, Bang !, Hong Kong Spirit, Projet Bermuda... ), sur un dessin de Jérôme et Anne-Claire Jouvray (Projet Bermuda, Lincoln).

Date de sortie : 3 septembre 2014
Auteurs : Jean-Christophe Deveney (Scénario), Jérôme Jouvray (Dessin), Anne-Claire Jouvray (Couleurs)
Prix : 17,25 € (80 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Johnny est maintenant LA vedette en slip léopard que s’arrache tout Hollywood. Il enchaîne les premiers rôles. Mais au gré de ses rencontres – en particulier féminines -, il s’éloigne peu à peu de Jane. Certes, l’arrivée de Boy, un enfant qu’ils recueillent et qui partagera un temps l’affiche avec son père, redonne de l’air au couple, mais ce répit sera de courte durée. Car Hollywood est une autre sorte de « jungle »… Suite et fin des aventures de Johnny Jungle !

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Le point sur l’album :

Le point de départ de Johnny Jungle a comme un air de déjà vu. Mais l’idée est réinventée avec grande intelligence, sous la plume malicieuse de Jean-Christophe Deveney. Une écriture d’une exceptionnelle qualité, qui charme, ne rate pas une occasion de faire sourire et met en scène des personnages ô combien attachants. Le récit prend un tournant dans ce second tome, puisque l’on assiste à la fin de l’âge d’or de Johnny Jungle, délaissé par les studios de cinéma, par sa femme qui connaît enfin son succès, et trop faible pour retourner dans la jungle. Un destin qui attendrit, qui émeut autant qu’il fait rire. Et l’on ne peut finalement que saluer l’originalité d’une oeuvre qui se démarque de toute autre, notamment grâce à des dialogues malins et savoureux et une créativité de chaque instant. Autant d’éléments qui en font une histoire passionnante, dont on ne souhaite pas sortir.

C’est aussi grâce au dessin que Johnny Jungle fait mouche. Le trait fin de Jean-Christophe Deveney est malin. Imprégné d’humour et de sensibilité, il est un atout non négligeable pour cette aventure. Les décors sont par ailleurs sublimes et les cadrages tout autant, mis en perspective par la coloration parfaite d’Anne-Claire Jouvray.

Johnny Jungle est un coup de coeur à ne pas manquer.

Ambre Gris, tome 2 : une BD de Michel Durand (Glénat)

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Ambre Gris est l’oeuvre de Michel Durand (Destins, Cuervos, Une si longue nuit, Emotion de censure…). Une histoire de baleinier parti chasser l’ambre gris et le spermacéti, avec à son bord un capitaine tyrannique, voire enragé, qui va peu à peu sombrer dans la folie et emporter avec lui tout l’équipage. Un diptyque qui offre une fin digne de ses ambitions avec ce second tome haut en couleur.

Date de sortie : 3 septembre 2014
Auteurs : Michel Durand (Scénario et Dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Rongé jusqu’à la cécité par la vérole, le commandant Masquelier dirige toujours son navire baleinier Le Belespoir. Et c’est toujours avec despotisme qu’il mène son équipage à la poursuite de sa lubie perverse : le spermaceti, cette matière précieuse extraite des dépouilles de cachalots qui lui permet de conserver sa virilité. Ses hommes peuvent-ils continuer à suivre aveuglément ce dément à l’agonie ? Tandis que l’abbé de bord, Levasseur, tente d’arracher la jeune Jocelyn à l’influence néfaste qui règne à bord, c’est l’hystérie collective qui se dessine…

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Le point sur l’album :

Le scénario inspiré de Michel Durand est unique en son genre. Sorte de huis clos à ciel ouvert, on se sent totalement coincé sur ce bateau où tous les esprits sont tiraillés, où tous sont une menace, sauf cet homme de foi venu protéger sa fille des assauts répétés de son capitaine et de son second (une protection assez limitée, il faut le dire). Le récit se termine dans l’apothéose, la folie arrivant à son apogée. Le scénario va loin, vers une fin irrémédiable et annoncée. Une construction qui dégage de la puissance mais qui nécessite de la part du lecteur qu’il lâche prise et se laisse emporter dans ce tourbillon chaotique.

Car Ambre Gris est une véritable tempête, notamment graphique. Le dessin aux traits irréguliers, caricaturaux, charbonneux et aux perspectives improbables est déconcertant. Mais on y retrouve là encore beaucoup de puissance, si ce n’est une certaine violence.

Ambre Gris se conclu comme un voyage au coeur de l’hystérie collective. A réserver à un public averti, qui n’a pas froid aux yeux !

Résultats concours : Le temps presse, de nombreuses places gagnées !

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Du 16 octobre au 28 novembre 2014,

les jeudis et vendredis à 20h30,

au Théâtre du Temps, 9 rue du Morvan, PARIS 11

 

A l’occasion de la nouvelle pièce de théâtre Le Temps Presse, une pièce d’Antonio Tabucchi ,  Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner de nombreuses places.

Tanguy Giran, Alexis Colin et Julia Prefaci ont gagné 2 places de théâtre pour la pièce Le Temps Presse le jeudi 23 octobre.

Grégory Fontanilles, Victor Ernandes et roxane Chiiori ont gagné 2 places de théâtre pour la pièce Le Temps Presse le vendredi 24 octobre.

Aurélie Chazai, Patrick Guillard et Alexandre Lamoureux ont gagné 2 places de théâtre pour la pièce Le Temps Presse le jeudi 30 octobre. 

Guy Lacroix, Karim Bendaoud et Violette Jalabert ont gagné 2 places de théâtre pour la pièce Le Temps Presse le vendredi 31 octobre. 

 

Bravo à tous et merci de votre grande participation !

Notre partenaire vous contactera pour vous donner toutes les modalités pour accéder à vos places. Nous les en remercions vivement.

 

Très bon spectacle à tous !

Résultats concours : White Bird, de très nombreux lots gagnés !

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Sortie le 15 octobre 2014

Durée : 1h31

Avec : Shailene Woodley, Eva Green, Christopher Meloni

 

A l’occasion de la sortie du film  White Bird, Publik’Art, en partenariat avec l’Agence DEJA, vous a offert la possibilité de gagner de nombreux lots.

Vous avez été très nombreux à participer : 3 413 joueurs. Bravo à tous et merci de votre excellente participation.

Les 10 gagnants de 2 places de ciné pour le film : White Bird sont :

Pascal Gimenez, Tiphanie Boissy, Sarah Geslin, Charlène Guillaume, Cécile Liberator, Julien Alix, Annick Fossey, Martine Bonnet, Aurélien Aubry et Aline Japiot.

 

 Corinne Butel a gagné 1 affiche (poster) dédicacée par le réalisateur Gregg Araki

 

Les 5 heureux gagnants d’1 affiche (non dédicacée) sont :

Brian Martin, Manu Leonhard, Pascal Bonneau, M. Gallen et Isabelle Dumas.

 

 Christopher Marini a gagné 1 livre du film « Un Oiseau Blanc dans le Blizzard » (de Laura Kasischke).

 

Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Promise, tome 2 : une BD de Thierry Lamy et Mikaël (Glénat)

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Avec Thierry Lamy (Le Profileur, Le Père Goriot) au scénario et Mikaël (White Crows, Rapa Nui) derrière les pinceaux, Promise est un projet original de western noir et inquiétant, où le surnaturel vient annoncer la fin des temps dans un petit village isolé. Ce second album (sur trois) intitulé l’Homme-Souffrance nous en apprend plus sur cet envoyé des enfers qu’une petite fille va devoir combattre seule contre tous.

Date de sortie : 17 septembre 2014
Auteurs : Thierry Lamy (Scénario) et Mikaël (Dessin,Couleurs)
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Idaho, hiver 1864. À l’Est, la guerre de Sécession touche à sa fin. Promise, petite bourgade isolée au pied des montagnes Rocheuses, voit son quotidien changer avec l’arrivée d’un prédicateur itinérant. Pour ses habitants, qui se sentaient abandonnés de tout, du temps, des hommes et même de Dieu, cette présence est un réconfort… Mais un réconfort de courte durée. Car l’Enfer vient aussi d’entrer à Promise.Ambiance angoissante dans les paysages grandioses de l’Ouest américain. La venue d’un prêcheur à la fois charismatique et inquiétant va perturber la vie de la petite communauté de Promise. Seule Rachel, une gamine de douze ans qui vient de perdre son père dans des circonstances mystérieuses, refusera de tomber sous l’emprise de ce faux prophète.

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Le point sur l’album :

Le scénario de Thierry Lamy se démarque par son originalité, à travers un récit qui campe des figures horrifiques au beau milieu d’un village perdu, à l’époque de la guerre de sécession. S’il est difficile de lui attribuer un genre, le lecteur est ravi d’en apprendre plus sur ce révérend possédé par le diable et son animal maléfique. L’homme en costume sombre intrigue par sa prophétie et se dévoile en effet un peu plus dans ce deuxième album (le premier pouvait être un peu décevant, ne levant pas suffisamment le voile). On regrette néanmoins que les personnages secondaires relèvent plus de l’anecdotique. On a du mal à s’identifier aux habitants du village (y compris la mère de l’héroïne), qui manquent de relief. Mais les enjeux qui opposent cette petite fille-tonnerre et l’Homme-Souffrance tiennent suffisamment en haleine pour aboutir à une lecture fleuve et agréable.

Le dessin de Mikaël se prête très bien à l’atmosphère peu accueillante dégagée par ce village reculé et enneigé. Un trait fin et anguleux, une coloration plutôt froide et des cadrages soignés. Un atout pour ce triptyque.

Ce second tome de Promise est l’occasion de saluer une série non seulement originale mais également de bonne qualité, malgré ses petits défauts.

Elric, tome 2 : une BD de Jean-Luc Cano, Julien Blondel, Pauline Réage, Robin Recht, Didier Poli et Julien Telo (Glénat)

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Elric est l’adaptation BD de la saga éponyme écrite par Michael Moorcock. Ce dernier reconnaîtra d’ailleurs qu’il s’agit de « la meilleure jamais réalisée« . Après un premier album très remarqué, tant par la critique que par le public, Elric s’offre un deuxième épisode sombre et tragique où il va faire la rencontre de son épée légendaire, Stormbringer. Une oeuvre collective à couper le souffle.

Date de sortie : 24 septembre 2014
Auteurs : Jean-Luc Cano (Scénario), Julien Blondel (Scénario),Pauline Réage (Dessin), Robin Recht (Dessin,Couleurs), Didier Poli (Dessin), Julien Telo (Dessin), Jean Bastide (Couleurs), Scarlett Smulkowski (Couleurs)
Prix : 14,95 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Yyrkoon s’est enfui de Melniboné emmenant avec lui Cymoril, la promise de l’Empereur. Elric, de son côté, met tout en oeuvre pour la retrouver et apprend qu’elle est retenue dans les ruines de Dhoz Kham, au coeur des Jeunes Royaumes. Avec une petite troupe et la bénédiction de Straasha, le Seigneur des Mers, Elric part affronter son cousin félon…Après un premier tome félicité par la critique et le public, l’adaptation d’Elric en bande dessinée – reconnue par Michael Moorcock lui-même comme « la meilleure jamais réalisée » – se poursuit, toujours aussi somptueusement mise en image. Un second volet aux accents épiques et dramatiques, dans lequel Elric rencontre sa légendaire épée maudite Stormbringer. Comme sur le tome précédent, un cahier de 16 pages exclusif à la première édition accompagnera l’album, comprenant des ébauches et recherches graphiques, ainsi que des hommages de grands auteurs de bande dessinée à l’albinos maudit, dont Philippe Xavier, Éric Hérenguel, Olivier Ledroit et Guillaume Sorel.

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Le point sur l’album :

Elric est un concentré de ce qu’il y a de meilleur dans la fantasy. Le récit est sombre, le destin de ses protagonistes implacable. Le scénario de ce second épisode répond avec brio aux attentes suscitées par son potentiel. Un album dense, où l’histoire avance à grands pas, sans perdre une seconde. La quête d’Elric pour retrouver son épouse connaît ainsi de nombreux rebondissements, qui viennent rythmer avec force et violence sa destinée. Un scénario remarquablement adapté, qui est bien parti pour accéder au statut d’oeuvre culte.

Cela d’autant plus que le dessin offre un graphisme époustouflant. On voyage au coeur d’un imaginaire qui nous submerge par sa complexité grâce à un trait d’une grande finesse. Les décors sont grandioses, les personnages nous glacent le sang. Un dessin aux innombrables détails, le diable sans doute niché dedans. Bref, la perfection.

Ce second tome d’Elric est à n’en pas douter l’une des parutions incontournables de ses derniers mois. A lire d’urgence.

L’Ombre des Shinobis, tome 1 : une BD de Sylvain Runberg et Xu Zhifeng (Glénat)

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L’Ombre des Shinobis est une nouvelle série de Sylvain Runberg, connu pour être l’auteur de la série SF Orbital. Ici, le scénariste propose un univers original mêlant fantastique et tradition dans un récit en plein coeur du japon féodal, au temps des shogun, empereurs et shinobis. Pour ce faire, il est accompagné du chinois Xu Zhifeng au dessin.

Date de sortie : 27 août 2014
Auteurs : Sylvain Runberg (scénario), Xu Zhifeng (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Dans le Japon féodal, une guerre civile se prépare : l’impératrice Hiroyo, haïe par son peuple pour les exactions infâmes dont on l’accuse, entre en conflit avec Ashigaka, le seul shogun capable de tenir tête aux armées impériales. Un contexte plus que favorable à l’emploi des Shinobis… Mi-assassins, mi-démons, c’est avec un mélange de crainte et de fascination qu’on leur prête toutes sortes de pouvoirs. Ils ne sortent de leur ostracisme spartiate que pour accomplir les missions les plus périlleuses avec la plus grande des discrétions. Le clan familial formé par Hideyoshi et ses trois enfants constitue le plus redoutable de tous, et beaucoup convoitent le secret de leur puissance… Alors que les ennemis surgissent de toutes parts, les membres du clan d’Hideyoshi vont devoir redoubler d’adresse, mais aussi de prudence, pour atteindre leurs objectifs… Sylvain Runberg nous propose un nouveau triptyque qui nous plonge au cœur d’un Japon médiéval et surnaturel. Un récit envoûtant, servi par la mise en image dynamique d’un nouveau prodige chinois : Xu Zhifeng.

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Le point sur l’album :

C’est toujours avec une certaine attente que l’on découvre un nouveau scénario de Sylvain Runberg, dont le talent n’est plus à démontrer depuis Orbital. Ce premier rouleau s’ouvre pourtant timidement au bénéfice de l’action. Les guerres de clans dévastent l’empire, et des créatures maléfiques en profitent pour semer le trouble. D’autres font appel à des mystérieux shinobis pour mettre à mal les puissants. Dans ce contexte, le récit met un peu de temps à installer une intrigue générale mais ce premier album divertit par sa fraîcheur et finit par attiser la curiosité quant à la suite.

Le dessin de Xu Zhifeng montre un potentiel certain. Son trait fin s’amuse de figures déformées et souvent bouffies, et ses décors sont très bien cadrés. On regrette toutefois un séquençage qui ne donne pas la parfaite fluidité nécessaire à la lisibilité des scènes d’action.

En conclusion, L’Ombre des Shinobis fait un démarrage en demi-teinte mais pourrait bien surprendre par la suite. On se réservera donc bien d’émettre un jugement avant d’en voir tout le potentiel.

La Fiac du 23 au 26 octobre 2014, à Paris

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Pour sa 41ème édition, la FIAC se tiendra au Grand Palais du 23 au 26 octobre 2014. Le vernissage aura lieu le 22 octobre. Rendez-vous incontournable de la création artistique, la FIAC poursuit son développement et confirme son statut de foire internationale de premier plan.

Rester attentif aux évolutions et aux enjeux de la création contemporaine ; s’interroger devant les transformations des métiers de galeriste et de l’exposition ainsi que les pratiques artistiques elles-mêmes ; mener des actions prospectives ; être créatif et réactif tout en assurant un esprit de continuité dans la conception de l’événement ; tels sont les fondements de cette 41ème édition de la FIAC.

Ainsi, la FIAC 2014 réaffirme les points forts de son identité :
– l’exigence d’une qualité exemplaire et des choix rigoureux qui en sont les garants,
– une vocation généraliste qui permet de proposer un panorama équilibré de l’art moderne, de l’art contemporain et de la création émergente,
– son ouverture aux différentes formes de création,
– son ancrage au coeur de Paris, en symbiose avec les acteurs publics et privés du monde de l’art et de la culture.

La FIAC 2014 rassemblera au Grand Palais 191 galeries venues de 26 pays.

La France est représentée par 48 galeries (25%), puis viennent les Etats-Unis avec 45 galeries, l’Allemagne avec 26 galeries, le Royaume-Uni avec 14 galeries, l’Italie avec 11 galeries, la Belgique avec 9 galeries, la Suisse avec 5 galeries, le Brésil et le Mexique avec 4 galeries. 65% des galeries sont européennes contre 73% en 2013. Les pays nouvellement représentés cette année sont la Norvège, l’Arabie Saoudite, le Portugal, l’Inde et le Japon. 38 galeries participent pour la première fois ou sont de retour à la FIAC.
La FIAC est fière d’annoncer le lancement de son nouvel évènement (OFF)ICIELLE.
(OFF)ICIELLE se tiendra à Paris du mercredi 22 au dimanche 26 octobre aux Docks – Cité de la Mode et du Design. L’avant-première aura lieu le mardi 21 octobre. (OFF)ICIELLE accueillera une soixantaine de galeries venues de 13 pays oeuvrant dans le champ de l’art contemporain et de la création émergente.

(OFF)ICIELLE explorera de nouveaux territoires en mettant l’accent sur la découverte de galeries, de jeunes artistes, mais aussi la redécouverte d’artistes peu ou pas mis en avant sur la scène artistique internationale. L’évènement proposera des galeries dont la programmation témoigne d’une aptitude particulière à décrypter la création contemporaine, à faire découvrir des talents, qu’ils soient émergents ou non.
Pour sa première édition, le comité de sélection fût composé des commissaires d’exposition, Hou Hanru (Commissaire d’exposition/Directeur artistique du MAXXI – Rome), Anne Dressen (Commissaire d’exposition ARC/Musée d’art Moderne de la Ville de Paris, Paris), Florence Ostende (Commissaire d’exposition et historienne de l’art – Paris), ainsi que Olivier Antoine (Fondateur/Directeur de la galerie Art: Concept – Paris) et Josée Gensollen, collectionneur et mécène résident à Marseille.

Organisée conjointement avec la FIAC et (OFF)ICIELLE, l’édition 2014 témoigne d’une programmation artistique renforcée et enrichie. Rayonnant depuis son coeur historique, le Jardin des Tuileries, Domaine National du Louvre, premier site Hors les Murs inauguré en 2006, les parcours d’oeuvres s’étendent au Jardin des Plantes et aux différents espaces du Muséum national d’Histoire naturelle, à la Place Vendôme et sur les Berges de Seine. Une programmation comprenant films, performances et concerts sera également présentée sur le Quai de la Cité de la Mode et du Design.
Avec (OFF)ICIELLE, la FIAC poursuit ses différents programmes de performances. Ouvertures/Openings, conçu et réalisé en collaboration avec le Musée du Louvre, est accompagné du cycle de performances In Process dédié à la jeune création conçu en collaboration avec le commissaire d’exposition Mehdi Brit. Les programmes de films d’artistes au Cinéphémère (présenté en collaboration avec la Fondation d’entreprise Ricard) et à l’Auditorium du Grand Palais se poursuivent et s’étoffent grâce à la collaboration avec MK2. Deux programmes de conférences et conversations ont lieux cette année : l’un au Muséum national d’Histoire naturelle ; l’autre à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris pour la première fois. Les soirées Cartes Blanches dédiées à des artistes se poursuivent au Silencio.

La 41ème édition de la FIAC sera aussi l’occasion de découvrir une programmation artistique exceptionnelle à Paris et en régions. Les synergies que la FIAC développe avec les acteurs de la vie culturelle par des initiatives telles que le Parcours Privé et la Nocturne des galeries parisiennes, jeudi 23 octobre, participent à la valorisation internationale de la scène artistique française.

Cette année, les inaugurations d’institutions majeures rythment de façon exceptionnelle la semaine de la FIAC et d’(OFF)ICIELLE. Abritée dans l’impressionnant bâtiment de verre de Frank Gehry, la Fondation Louis Vuitton sera inaugurée lundi 20 octobre. En transformation depuis 2011, la réouverture de la Monnaie de Paris sera célébrée jeudi 23 octobre, avec l’inauguration d’une exposition majeure de Paul McCarthy. Après 5 ans de rénovation des superbes espaces de l’Hôtel Salé, le Musée Picasso sera de nouveau ouvert au public à partir du samedi 25 octobre. Des festivités liées au 30ème anniversaire de la Fondation Cartier sont également prévues.

Grand Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Métro: lignes 1 et 13 Champs-Élysées Clemenceau
Bus: lignes 28, 32, 42, 72, 73, 80, 83, 93
Parking: Rond Point Champs Élysées
Vélib: avenue Franklin Roosevelt & avenue Dutuit

(OFF)ICIELLE
LES DOCKS – CITE DE LA MODE ET DU DESIGN
34, quai d’Austerlitz, 75013 Paris

Jardin des Tuileries
Entrées
Place de la Concorde
Rue de Rivoli
Quai des Tuileries
Avenue du général Lemonnier
Passerelle Solferino
Transports
Métro: lignes 1, 7, 8, 12 et 14
Bus: lignes 21, 24, 27, 39, 42, 48, 68, 69, 72, 73, 81, 84, 94, 95
Accès libre et gratuit

Jardin des Plantes
Entrées
57 rue Cuvier
2 rue Buffon
36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire
place Valhubert
75005 Paris
Transports
Bus: Lignes 24, 57, 61, 63, 67, 89 et 91
Batobus: arrêt Jardin des Plantes
Métro, RER : ligne 5 Austerlitz – ligne 7 Censier Daubenton – ligne 10 Jussieu ou Austerlitz – RER

Accès libre et gratuit
Place Vendôme
Métro: ligne 1, Tuileries – ligne 1, 8, 12 Concorde
Bus: 21, 27, 68, 72
Accès libre et gratuit
Les Berges de Seine

Accès libre Métro ligne 8 et 13, Invalides RER C, Musée d’Orsay, Invalides, Pont de l’Alma
Accès libre et gratuit

Carthago, tome 4 : une BD de Christophe Bec et Milan Jovanovic (Les Humanoïdes Associés)

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Carthago est l’une des séries phare du répertoire de Christophe Bec, dont l’actualité est plutôt dense ses derniers jours (Sibéria 56 T.2, Carthago T.4, Deepwater Prison T.2, Sunlight, Sarah…). Ce grand spécialiste de science-fiction s’est une nouvelle fois associé au dessinateur Milan Jovanovic pour ce quatrième tome, intitulé Les Monolithes de Koubé (les deux premiers albums avaient été dessinés par Eric Henninot).

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs : Christophe Bec (scénario), Milan Jovanovic (dessin) et Delphine Rieu (couleurs)
Prix : 14,20 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Alors que le frère du centenaire des Carpates prépare son grand show à Dubaï, pour présenter le mégalodon qu’il prétend avoir capturé, la carcasse d’un autre de ces requins préhistoriques est retrouvée, échouée après un tsunami. Les hypothèses repartent de plus belles après cette stupéfiante découverte, qui pourrait faire remonter à la surface des questions gênantes pour la holding Carthago, plus que jamais prête à tout pour rester en dehors du feu des médias. Pendant ce temps, le Centenaire prépare une nouvelle expédition marine…

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Le point sur l’album :

Christophe Bec poursuit son voyage au coeur de l’affaire Carthago avec un quatrième album qui démontre une nouvelle fois ses talents de conteur des fonds marins. Ce dernier épisode prépare la fin de ce second cycle avec brio en nous réservant quelques surprises, délivrées avec minutie à travers un récit captivant et un rythme haletant. Les enjeux et dangers sont accrus, nos personnages principaux évoluent avec eux aux quatre coins du monde. Si le tome trois donnait l’impression d’une dispersion de l’intrigue, ce quatrième album reste cohérent et suscite l’adhésion du lecteur, en immersion totale (bien que la quasi-totalité de l’épisode se passe en surface).

Le dessin réaliste de Milan Jovanovic s’approprie bien l’univers de Carthago avec un trait fin, qui offre de très belles planches, surtout lorsque les cadrages permettent des plans larges. Les décors sont en effet souvent riches de détails alors que les personnages sont dessinés dans un style simple et classique. On aurait d’ailleurs aimé la coloration de Delphine Rieu plus élaborée afin de mieux mettre en valeur les lignes de l’illustrateur. Ce qui n’enlève rien au plaisir.

Reste que ce quatrième album de Carthago a de quoi nous combler. Vivement la suite.

Legal, la fin de la prohibition : une BD d’Amazing Ameziane et Cédric Gouverneur (Casterman)

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Légal – la fin de la prohibition est un polar choc aux allures de chroniques sociales et de réflexion sur le trafic de drogues douces. Un récit original imaginé par Amazing Ameziane et Cédric Gouverneur.

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Cédric Gouverneur (scénario) et Amazing Ameziane (scénario et dessin)
Prix : 22 € (110 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Début 2019. Demain. Revenu très impressionné d’une conférence internationale au Mexique sur les effets dévastateurs du narcotrafic, le maire de Nanterre, Serge Gorski, dont la ville est également en proie à l’impact délétère des stupéfiants et de ceux qui en organisent le commerce clandestin, décide d’oser une expérimentation radicale : la fin de la prohibition des drogues douces sur le territoire de sa commune. La seule manière crédible, estime l’élu, d’essayer de contrecarrer vraiment le développement du narcotrafic. La démarche est révolutionnaire, d’autant que la mairie de Nanterre choisit d’en confier l’organisation concrète à un ancien trafiquant tout juste sorti de prison. La classe politique est en ébullition, les médias aussi, sans oublier les services de police. Mais la vraie question, la seule qui vaille peut-être, est ailleurs : comment les gros trafiquants internationaux, d’une puissance presque sans limite, vont-ils réagir à une initiative visant à les priver de leurs revenus faramineux ?
Dans un style choc empruntant au polar et aux comics, une histoire lucide et radicale aux accents de vérité, sur un sujet d’une brûlante actualité. Le premier tome d’un diptyque.

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Le point sur l’album :

Le scénario de ce premier album nous plonge sans nous ménager dans l’univers impitoyable des trafiquants de drogues. Des réseaux organisés et puissants, qui jouissent de moyens financiers colossaux. Ce qui n’empêche pas à l’homme politique local de proposer une solution radicale pour endiguer cette gangrène : légaliser le cannabis. La bataille va être difficile. Politiques, médias, trafiquants, polices vont s’affronter dans un flow ininterrompu de violence. L’intrigue est entretenue avec un beau suspense. Un scénario bien manoeuvré par ce duo d’auteurs prometteurs.

Le dessin d’Amazing Ameziane est efficace, grâce à un trait inspiré de l’univers des comics, à l’encrage marqué et aux zones d’ombres appuyées. Un style qui dégage donc une certaine noirceur par son réalisme, pour notre plus grand bonheur.

On attend donc la suite de Légal – la fin de la prohibition avec impatience !

Ajout du 27.10.2014 :

NB : en réalité ce qui devait être un diptyque est un récit complet (les deux volumes sont reliés en un seul). Il n’y aura donc pas de suite ou de second cycle (voir commentaire de l’auteur). 

Oracle, tome 4 : une BD de Patrice Lesparre et Nicolas Demare (Soleil)

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La saga Oracle continue avec ce nouveau one-shot raconté cette fois par Patrice Lesparre (Les Apatrides, Rocket Science…) et dessiné par Nicolas Demare (Merlin, la Quête de l’Épée). Un duo qui réalise un album fantastique où l’on a plaisir à retrouver les créatures mythologiques qui font le succès de cette série-concept originale.

Date de sortie : 8 octobre 2014
Auteurs : Patrice Lesparre (scénario) et Nicolas Demare (dessin)
Prix : 14,95 € (54 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Hier beau et admiré de tous, aujourd’hui hideux, bossu, malingre. Il doit sa déchéance à Apollon qui, jaloux de son succès auprès des femmes et surtout d’Aphrodite, l’a rendu difforme. Le voici désormais objet de répulsion et de moqueries. Mais il est intelligent et sait s’adapter. S’il ne peut conquérir la sublime déesse grâce à son apparence, il la séduira par ses talents de maître-queux. Auprès des Satyres et des cruelles Ménades, il découvrira l’art culinaire et la sorcellerie. Prêt aux pires transgressions, il étudiera. Et il deviendra si subtil dans l’alliance des épices, des senteurs et des saveurs, qu’Aphrodite en oubliera sa laideur. La plus éclatante des revanches sur Apollon…

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Le point sur l’album :

Patrice Lesparre imagine une fable où l’esthétisme est mis à mal suite à un châtiment divin… avant d’être combattu avec force par celui qui a perdu sa beauté. Le scénario est construit avec intelligence, prenant une orientation inattendue pour les habitués de la série. Les seules armes qui servent d’affrontement sont le charme et la ruse. Ce qui n’enlève rien à l’intrigue tragique qui réserve un dénouement plus qu’appréciable. Une écriture de belle qualité.

Le dessin de Nicolas Demare met en forme un univers riche de figures légendaires, avec un trait fin, aux lignes claires et précises qui subliment des personnages et des décors particulièrement travaillés. Son style réaliste et sa coloration aux contrastes assez marqués fait par ailleurs penser à l’univers comics. On aime.

Le Malformé nous offre ainsi un récit en belle forme ! A lire.

Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq, mise en scène par Julien Gosselin, à Paris

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© Simon Gosselin

Odéon-Théâtre de l’Europe, Festival d’Automne à Paris
Ateliers Berthier du 9 octobre au 14 novembre 2014

Julien Gosselin réussit avec brio l’adaptation des particules élémentaires de Michel Houellebecq où son inspiration du plateau (vidéo en direct, musique live, lumières, adresse face public) se fait le prolongement composite et sensible d’une écriture passant du poétique à l’ironie, du social au philosophique, du désenchantement à l’utopie. Une jubilation.

« Cette pièce est avant tout l’histoire d’un homme, qui vécut la plus grande partie de sa vie en Europe occidentale, durant la seconde moitié du XXe siècle. Généralement seul, il fut cependant, de loin en loin, en relation avec d’autres hommes. Il vécut en des temps malheureux et troublés. Le pays qui lui avait donné naissance basculait lentement, mais inéluctablement, dans la zone économique des pays moyen-pauvres ; fréquemment guettés par la misère, les hommes de sa génération passèrent en outre leur vie dans la solitude et l’amertume. Les sentiments d’amour, de tendresse et de fraternité humaine avaient dans une large mesure disparu ; dans leurs rapports mutuels ses contemporains faisaient le plus souvent preuve d’indifférence, voire de cruauté ».

Publié en 1998, le roman raconte le destin croisé de deux demi-frères, nés de parents soixante-huitards irresponsables, que tout oppose à l’exception d’une grande misère affective.

Deux anti-héros donc qui s’apparentent aux deux versants de l’ultra moderne solitude.

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En physique, chaque particule élémentaire se double d’une antiparticule identique. À Bruno, professeur de français au lycée, solitaire, désabusé et obsédé sexuel, correspond son demi-frère Michel. Un savant réservé, d’un implacable déterminisme, qui, en réponse à la vaine quête de plaisir de son frère et de notre monde, cherche à faire de l’humanité à travers ses recherches moléculaires une espèce immortelle, reproductible par clonage.

Le tout prend la forme d’une grande épopée – souvent drôle, toujours passionnante – désenchantée et mélancolique sur fond de questionnement dévastateur de l’héritage de mai 68 et de ses idées libertaires où s’interrogent aussi à travers différents modes de temporalité et de narration, la tyrannie de l’individualisme, du jeunisme et de la violence d’un système hyper productiviste qui aboutissent à la dégénérescence d’une civilisation.

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Une vaste pelouse rectangulaire est livrée aux riffs de la musique électro-rock comme au siège des 10 comédiens (tous excellents) où dans un élan de corps et de mots, ils sont à la fois narrateurs, personnages, musiciens, commentateurs d’une prose aussi crépusculaire que clairvoyante pour décrypter sur près de 50 ans la désintégration sulfureuse du modèle occidental.

[pull_quote_right]Julien Gosselin réussit avec brio l’adaptation des particules élémentaires de Michel Houellebecq où son inspiration du plateau (vidéo en direct, musique live, lumières, adresse face public) se fait le prolongement composite et sensible d’une écriture passant du poétique à l’ironie, du social au philosophique, du désenchantement à l’utopie. Une jubilation ![/pull_quote_right]

Un constat toutefois non dénué d’espoir car le spectacle est dédié à l’homme dont la condition demeure profondément dérisoire, immanquablement pathétique mais infiniment humaine…

Siberia 56, tome 2 : une BD de Christophe Bec et Alexis Sentenac (Glénat)

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Siberia 56 revient après un premier album très réussi avec un épisode mettant en scène la créature invisible que toute cette planète colonisée craint : Morbius. Cette série SF scénarisée par Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale…), et illustrée par Alexis Sentenac (Les Hydres d’Arès) confirme son potentiel horrifique grâce à un scénario toujours aussi efficace.

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Alexis Sentenac (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Seul rescapé de la 13e mission sur Siberia 56, Ned a finalement pu rejoindre la base humaine établie sur les terres blanches et immaculées de ce monde hostile. Il peut à présent mettre un nom sur le redoutable prédateur invisible qui a décimé son équipe : le Morbius. La colonie connait bien les dangers de cette créature, mais elle ignore encore tout de son comportement. D’après les rapports, elle serait responsable de la mort des membres de la première expédition sur Siberia, et de pas mal d’autres après elle…

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Le point sur l’album :

Ce deuxième album de Siberia 56 est l’occasion pour Christophe Bec de nous en montrer un peu plus sur les premiers pas de cette expédition colonisatrice. Une aventure en proie dès le début à une terrible créature, semant le chaos sur son passage. Ce Morbius déchiquette dans une grande violence ses proies sans qu’on puisse le voir. Rien ne semble pouvoir lui réchapper. Ainsi le lecteur suffoque-t-il toujours d’angoisse en parcourant ces quelques planches, tensiomètre au maximum. Une qualité d’écriture irréprochable.

Le dessin futuriste d’Alexis Sentenac s’attarde sur des décors aux glaciers vertigineux et jouit d’un trait fin et précis qui fait sa réputation. Un graphisme plus qu’apprécié.

Le plaisir et les frissons sont prolongés en rythme dans ce second tome de Siberia 56. Une expérience à suivre.

La légende du Lama Blanc, tome 1 : une BD d’Alejandro Jodorowsky et Georges Bess (Glénat)

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La légende du Lama Blanc est un voyage spirituel proposé par le célèbre duo Alejandro Jodorowsky (scénario) et Georges Bess (dessin). Celui-là même qui nous avait déjà offert Lama Blanc, Anibal 5 ou encore le cultissime Juan Solo. Ce premier album raconte l’invasion par la Chine du Tibet en 1950. Un épisode ultra-violent, qui poussera une poignée de fidèles à partir en quête de leur sauveur : Le lama blanc.

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs : Alejandro Jodorowsky (scénario), Georges Bess (dessin)
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

1950. La République populaire de Chine envahit le Tibet. Ce sont des milliers de soldats rouges qui se déversent sur les neiges éternelles et immaculées de l’Himalaya, assassinant, violant et torturant à tour de bras. Les temples tombent en ruine les uns après les autres. C’est dans ce qu’il reste du monastère Chakpori que Tzu, Dondup, Topden, Tsöndu et le maître chat Lin-fa décident de déjouer le destin funeste qui menace leur pays. Ils partent en quête de leur ancien guide spirituel : Gabriel Marpa, le « Lama blanc ». Retiré dans le Temple d’or, au cœur de la Vallée occulte, il est l’homme qui est parvenu à transcender l’existence, devenant, à force de méditation, l’égal d’un Dieu. Il est peut-être l’unique espoir de tout un peuple au bord de l’abîme : celui qui sera capable d’éteindre ce feu sous la neige… Mêlant illusion et réalité, spiritualité et histoire, Alejandro Jodorowsky nous embarque dans une grande aventure initiatique sur les cimes enneigées du Tibet, nous faisant découvrir son histoire épique et ses passionnantes traditions. Un scénario plus qu’abouti, formidablement mis en image par le trait virtuose d’un Georges Bess au sommet de son art.

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Le point sur l’album :

Alejandro Jodorowsky livre un premier album poétique, où la méditation et la spiritualité apparaissent comme les seuls remparts à la violence, les meurtres, les viols et les pillages perpétrés par les envahisseurs chinois. Il échafaude un scénario d’aventure, où des moines doivent parcourir la montagne à la recherche du temple sacré où Gabriel Marpa médite depuis des années. Un récit où l’illusion tient une dimension au moins aussi importante que la réalité. Difficile alors de ne pas être intrigué par ce que nous réserve la suite…

Le dessin de Georges Bess est quant à lui celui d’un maître qui cultive la tradition. Son trait soigné et ses couleurs directes en témoignent. Et on n’y est pas insensible !

On est impatient de découvrir la suite de cette aventure aussi mystérieuse que spirituelle.

Napoléon, tome 1/3 : une BD de Noël Simsolo, Jean Tulard et Fabrizio Fiorentino (Glénat / Fayard)

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Napoléon est en réalité un triptyque au coeur de la collection Ils ont fait l’Histoire. Trois albums pour trois époques différentes, dont la première s’ouvre en 1793, aux lendemains de la révolution française et ira jusqu’en 1799 au retour d’Egypte de l’ogre de Corse. Une série ambitieuse signée de la plume de Noël Simsolo (Ne touchez à rien, Docteur radar) avec la participation de l’historien universitaire spécialiste de Napoléon 1er Jean Tulard et du dessinateur italien Fabrizio Fiorentino (a collaboré sur The Amazing Spiderman, Catwoman, Justice League… pour les plus célèbres).

Date de sortie : 8 octobre 2014
Auteurs : Noël Simsolo (scénario), Jean Tulard (Historien) et Fabrizio Fiorentino (dessin)
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Le petit caporal, l’Ogre Corse, L’usurpateur… bien des noms ont servi à désigner Napoléon Bonaparte, pour le fustiger comme pour lui rendre hommage. Aujourd’hui encore, sa personne et l’impact de son règne font débat. Mais tous s’accordent pour dire que la marque qu’il a laissée sur son époque et sur les générations futures est prégnante. Napoléon est sans aucun doute l’archétype du grand homme ayant bouleversé le monde. Un homme à l’ambition et au charisme démesurés. Un homme qui deviendra tour à tour général, consul et empereur. Son héritage, territorial, politique, législatif, institutionnel, sur la société française et sur le monde entier est inégalé.Puisqu’un si grand destin n’aurait pu être traité en seulement 46 planches, Napoléon est la première série en plusieurs albums de la collection « Ils ont fait l’Histoire ». Ce premier volume centré sur la période 1793-1799, scénarisé par le grand Noël Simsolo et sous le regard de Jean Tulard (l’historien de référence sur Napoléon), nous narre les premières campagnes militaires du futur Empereur : de la prise de Toulon à son retour d’Égypte.

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Le point sur l’album :

Difficile de nier la colossale marque indélébile qu’a laissé Napoléon dans l’Histoire. Ce choix d’un triptyque au lieu d’un one shot permet de mieux mesurer la carrière fulgurante et sans commune mesure de ce stratège de guerre. Un destin qui commence alors qu’il officie dans l’armée aux lendemains de la révolution française. Nous sommes en 1793, il a seulement 24 ans, capitaine envoyé à Toulon pour se battre contre les anglais. Et déjà il brille par ses capacités à planifier la victoire. Son ascension sera rapide, irrésistible. Le scénario est celui palpitant d’une grande aventure, sans doute l’une des plus grandes de l’Histoire de France. Le lecteur savoure ces batailles aux côtés de ce futur empereur assoiffé de conquête. Ce premier album est un bon présage pour la suite.

Le dessin de Fabrizio Fiorentino est un pour sa part dans la droite ligne de l’univers comics. Son trait est fin et appuyé, avec de nombreux détails et des cadrages de haut niveau. La coloration vive met l’ensemble en perspective et achève de mettre tout le monde d’accord.

Napoléon a visé dans le mille avec ce premier album tout à fait réussi.

Gengis Khan : une BD de Denis-Pierre Filippi, Marie Favereau et Manuel Garcia (Glénat / Fayard)

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La collection Ils ont fait l’Histoire s’étoffe avec une figure venue d’Asie : Gengis Khan. Un récit de vie raconté par Denis-Pierre Filippi (Gargouilles, Marshall, John Lord, Ethan Ringler, Les Corsaires d’Alcibiade, Nouveau Monde…) avec la collaboration de Marie Favereau, historienne spécialiste de l’empire mongol et des Tatars ainsi que de Manuel Garcia, dessinateur spécialiste du comics (a travaillé avec DC comics et Dark Horse).

Date de sortie : 1er octobre 2014
Auteurs : Denis-Pierre Filippi (scénario), Marie Favereau (Historienne) et Manuel Garcia (dessin)
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Au XIIIe siècle, Gengis Khan et ses hordes de cavaliers mongols ont semé la terreur. De la Chine à l’Europe, en passant par le Moyen-Orient, ils ont mis à genou les plus grandes puissances de l’époque… Mais avant de devenir ce grand conquérant que le monde entier connait, Gengis Khan se faisait appeler Temüdjin. Né au coeur des arides steppes d’Asie centrale, c’était le fils d’un chef de clan assassiné par les siens. Un jeune garçon en exil, condamné à errer avec sa mère et à lutter pour sa survie. Comment, de cette jeunesse difficile, Temüdjin a-t-il finalement réussi à unir les tribus d’un pays déchiré par les guerres intestines et à constituer le plus vaste empire de tous les temps ?Gengis Khan est entré dans l’Histoire comme l’un des plus redoutables maîtres de guerre que la Terre ait porté. Son nom est synonyme de conquêtes sanglantes et de pouvoir absolu, mais peu connaissent sa véritable histoire. Découvrez l’homme qui se cache derrière la légende…

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Le point sur l’album :

A travers Gengis Khan, on découvre une figure marquante de l’histoire mongole. Ce fut d’abord un jeune enfant, fils d’un chef de tribu, mis à l’épreuve par l’assassinat de son père suivi de son exil forcé, chassé par les membres de son clan et relégué au rang de paria. Ce qui ne fut que le point de départ d’une longue et incroyable ascension, rythmée par des alliances heureuses et des trahisons violentes. Un récit bien emmené qui rend compte de la carrure du personnage, de son ambition et de son fort caractère.

Le dessin réaliste de Manuel Garcia s’inscrit de son côté dans la veine des comics, avec un trait fin et charbonneux, qui joue essentiellement avec des zones d’ombre marquées. Le résultat est tout à fait convaincant.

Un récit historique original par son sujet et efficace dans son traitement. A découvrir.

Un long silence, tome 1 : une BD d’Eric Stalner (Glénat)

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Un long silence est une nouvelle série écrite et illustrée par Eric Stalner (La Zone, Vito, Le triangle secret, L’or sous la neige, Loup…). C’est l’histoire d’un petit garçon qui s’amusait à ne rien dire et que l’on prenait pour un sourd-muet. Suite à un terrible accident dont est victime sa mère, il va se retrouver en orphelinat pour sourd-muets, réputé moins difficile. Puis il grandira et n’aura de cesse d’enquêter sur la mort de sa mère.

Date de sortie : 8 octobre 2014
Auteurs : Eric Stalner (scénario et dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Février 1892, New York. Ellis Island est le passage obligé des migrants vers les États-Unis. À peine débarqué sur le sol américain, le jeune Will Campbell voit sa mère mourir dans un attentat. Traumatisé par ce terrible drame, le garçon se mure dans un silence absolu, si bien qu’il est placé par erreur dans un établissement spécialisé pour sourds et aveugles. Dix ans passent : Will est devenu adulte. Livré à lui-même, il essaie à présent de découvrir les véritables circonstances de la mort de sa mère. Dans cette quête, il voit sa vie osciller entre un cabaret de freaks et des petites combines pour la mafia new-yorkaise. Car il a remarqué un fait intéressant : en sa présence, les gens ne se méfient pas et, certains d’avoir affaire à un sourd, parlent beaucoup. Beaucoup plus qu’ils ne le voudraient… Avec le temps, Will va apprendre à cultiver cet avantage, faisant de lui une sorte de super-héros de l’ordinaire. Éric Stalner nous décrit la quête de vérité d’un jeune garçon dans les faubourgs turbulents de New York à la fin du XIXe siècle : celle des grandes migrations et de la révolution industrielle.

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Le point sur l’album :

Eric Stalner propose une immersion dans une Amérique en pleine mutation, dont la population ne cesse de grandir par l’accueil d’immigrés venus du vieux continent pour vivre leur rêve américain. L’Amérique de la fin du XIXème siècle, la révolution industrielle. C’est dans ce contexte que notre jeune héros irlandais fait son apparition avec cette originalité : faire croire qu’il est sourd-muet. Une idée surprenante mais qui va très bien servir le scénario de Stalner. Ce dernier en fait un bel atout pour orchestrer une enquête qui ne dit pas son nom et cultiver le suspense. Finement joué.

Côté dessin, le trait de Stalner fait preuve d’une finesse habituelle, donnant l’impression d’avoir particulièrement travaillé les physiques de ses personnages, affublés bien souvent d’une sacrée « gueule » (la planche ci-dessus en est l’illustration). Les décors sont également très beaux, notamment cette gare de New York, cet orphelinat, ce cabaret… Autant de lieux joliment mis en scène.

Ce premier album d’un long silence est un belle amorce. A suivre.

Résultats concours : Samba, 10 places de ciné gagnées

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Sortie le 15 octobre 2014

Un film d’Eric Toledano et Olivier Nakache

 

A l’occasion de la sortie du film Samba, Publik’Art, en collaboration avec Gaumont, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Samba

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 986 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Justine Lesueur, Nathalie Garcia, Soraya Bellik, Anne Bequet et Carole Mondy.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Un jour il viendra frapper à ta porte : une BD de Julien Frey et Dominique Mermoux (Shampoing / Delcourt)

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Un jour il viendra frapper à ta porte est le récit touchant sur l’histoire d’une famille. Julien en fait partie mais il n’a jamais connu son père. Jusqu’au jour où il va aller frapper à sa porte pour en savoir plus sur cette branche paternelle qu’il ne connaît pas non plus. Sur ses grands-parents paternels, ses cousins, ses demi-frère et soeur etc… Un récit autobiographique touchant écrit par Julien Frey (Papier) et illustré par Dominique Mermoux (L’invitation).

Date de sortie : 7 octobre 2014
Auteurs : Julien Frey (scénario) et Dominique Mermoux (dessin)
Prix : 16,95 € (288 pages) 

Résumé de l’éditeur :

En 2007, Julien part à la rencontre d’un père qu’il ne connaît pas. Ce dernier lui livre un secret de famille : alors qu’il tentait de s’échapper du ghetto de Varsovie, son propre père a dû faire un choix tragique. Suite à cette révélation, Julien décide d’en savoir plus sur le passé de ce grand-père. Une enquête qui durera six ans et l’entrainera, lui qui n’a rien d’un grand voyageur, jusqu’à Jérusalem…

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Le point sur l’album :

Julien Frey nous raconte le secret de famille qui lui a été dévoilé. Ce grand-père juif déporté par les nazis et miraculeusement sorti en vie (pour éviter de dire « indemne ») de cette terrible épreuve. Une exception parmi la cinquantaine de membres de la famille déportée. Julien va alors chercher à reconstituer la vie de son grand-père, qui a toujours gardé le silence sur son passé, rongé par un terrible secret, un drame familial dont on ne se relève pas. Julien cherche ses racines, trouve une histoire, puis une autre, puis encore une autre. Différentes versions qu’il va devoir confronter tout en se documentant… Ecrit avec une grande sincérité, le scénario est à la fois touchant et passionnant. Une quête qui le fera voyager – pas seulement dans le passé – et nous avec.

Le dessin délicat de Dominique Mermoux est sur-mesure. Tout en noir et blanc, son trait est tout en simplicité et sans artifice. Exactement ce qu’il fallait à ce Julien.

Un jour il viendra frapper à ta porte est un très beau récit, une quête pour la mémoire d’une famille faite par le seul membre qui n’a pas eu la chance de la côtoyer, de grandir avec. A lire.

Le Voyage improbable, tome 1 : une BD de Turf (Delcourt)

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Le Voyage improbable est la nouvelle aventure loufoque prévue en deux tomes et créée par Turf, auteur de La Nef des fous. Ce dernier nous emporte dans un huis clos stratosphérique et décalé, en compagnie d’un professeur en archéologie adepte du cigare, de quelques uns de ses étudiants, de deux confrères et d’un propriétaire de phare… Attention, embarquement immédiat !

Date de sortie : 1er octobre 2014
Auteurs : Turf (scénario et dessin)
Prix : 13,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Alors que des fouilles paléontologiques sont entreprises au pied d’un phare, un gisement de gaz naturel explose suite au malencontreux allumage d’un cigare. L’édifice se trouve propulsé avec une partie de son socle rocheux vers l’espace infini. À son bord, deux scientifiques, un escroc, trois étudiantes et un gardien de phare, partis pour un voyage imprévu et mouvementé.

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Le point sur l’album :

Turf propose un récit totalement barré, perché dans un phare propulsé à toute allure pour une course qui n’en finit pas. Bloqués dans cette tour de béton, les protagonistes vont vivre tout un tas d’expériences improbables et dangereuses, comme devoir enfiler des gilets sans manches. Bref, cette première partie du Voyage improbable est une véritable pièce de théâtre comico-surprenante qui ne manque pas d’atouts. Un jeu de séduction assez convaincant.

Le dessin en couleurs directes de Turf est dans la droite ligne de son registre. Un trait caricatural doux et arrondi qui ne manque pas de dynamiser le récit.

Un nouvel univers décalé, imaginé tout en huis-clos. Défi réussi.

A LIRE