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La traque, tome 1 : une BD de Jean-Claude Bartoll et Jef (Delcourt)

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La traque retrace l’incroyable enquête lancée par les services secrets américains pour mettre la main sur Ben Laden. Il s’agit de la suite de la série 9/11 parue chez 12Bis puis chez Glénat en six tomes. Une suite prévue cette fois en trois albums, toujours écrits par Jean-Claude Bartoll (Insiders Genesis, 9/11, Antarctica….) et illustrés par Jef (Une balle dans la tête, 9/11).

Date de sortie : 1er octobre 2014
Auteurs : Jean-Claude Bartoll (scénario) et Jeff (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Novembre 2001, Kaboul. Cindy, agent spécial du FBI, est à la recherche de l’homme qui a brisé son pays, Oussama Ben Laden. Ruses, tortures, techniques d’intimidation, la jeune femme est bien décidée à user de toutes les méthodes pour obtenir des informations. Quand elle fait la rencontre de Batoor Khan, un Afghan qui parle anglais et souhaite collaborer contre les Talibans, elle pense se rapprocher du but.

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Le point sur l’album :

Tora Bora signe donc le premier épisode de ce triptyque haletant. Le scénario est calibré à la façon d’un polar redoutable, avec une dimension réaliste saisissante. On retrouve ainsi l’agent spécial Cindy en plein coeur d’une enquête qui n’épargnera personne. Le scénario repositionne à chaque fois le récit dans son contexte politique en mettant en scène les responsables politiques américains (comme Obama) et les leaders d’Al Qaida. On a vraiment la sensation de lire un nouvel épisode d’Homeland.

Le dessin réaliste de l’autodidacte Jeff est quant à lui fait d’un trait fin aux lignes claires. Les morphologies des différentes ethnies et les visages des protagonistes réels sont très reconnaissables. Un style plaisant.

En conclusion, La traque commence très bien en offrant un dénouement aussi douloureux qu’explosif. On aime.

La Couleur de l’air, une BD d’Enki Bilal (Casterman)

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La Couleur de l’air est le troisième et dernier épisode de la Trilogie du Coup de Sang d’Enki Bilal, après Animal’z puis Julia & Roem. Une trilogie que l’artiste a d’ailleurs pensée en fonction des éléments. Si Animal’z représentait l’élément aquatique et Julia & Roem l’élément terrestre, c’est au tour de l’air de faire son entrée.

Date de sortie : 22 octobre 2014
Auteurs : Enki Bilal (scénario et dessin)
Prix : 18 € (96 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Après Animal’z et Julia et Roem, voici enfin le troisième volet de la trilogie événément signée Enki Bilal. Dans un ciel sans dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corps et le cadavre démembré du pilote de l’appareil, suspendu à ce qui reste de sa nacelle détruite. Dans les soutes, un mélange de déchets nucléaires instables et d’armes atomiques en état de marche, indice probable des visées terroristes du Garbage. Balloté au gré de la violence des vents, ses équipements verrouillés sur navigateur automatique, l’aérostat semble totalement livré à lui-même, et pourtant… Pourtant quelque chose suggère qu’il y a peut-être là un dessein, une volonté, une direction. Car au même moment, nombre des personnages croisés au fil des deux précédents volumes de la trilogie – Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, l’ex-aumonier militaire – se sont eux aussi mis en mouvement, comme mûs par un appel secret. Leur périple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planétaire ? S’agit-il des prémisses de la troisième guerre mondiale annoncée, qui mettra ainsi un point final à la crise environnementale généralisée ? Ou d’autre chose encore, divergeant de tout ce qu’on pouvait imaginer ? Toujours magistral, tant dans la puissance et l’originalité de son récit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final à la trilogie amorcée dans Animal’z et poursuivie dans Julia et Roem. L’un des titres les plus attendus de la fin d’année.

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Le point sur l’album :

La couleur de l’air est le point de convergence de toute la trilogie. Le scénario fait en effet réapparaitre les figures principales des deux épisodes précédents tout en mettant en scène de nouveaux voyageurs. Un périple au gré du vent dans un monde désolé, une terre ravagée par les technologies de l’homme. Le cap est donné. La surprise sera au bout de ce voyage elliptique. Le récit d’Enki Bilal foisonne de références innombrables, son écriture dégage une énergie unique relayée par un graphisme époustouflant.

Bilal use en effet de sa plus belle arme avec un dessin d’une audace à couper le souffle. On retrouve son trait épais au crayon gras et ses pastels avant de découvrir une peinture acrylique en fin d’ouvrage. Un exercice de haute voltige.

Comme à son habitude, Enki Bilal propose avec La couleur de l’air une oeuvre de science-fiction dense, complexe et métaphorique dont il est difficile d’échapper au charme. Superbe.

Magasin général, tome 9 : une BD de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp (Casterman)

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Nous y sommes. C’est la fin. Triste nouvelle pour cette oeuvre phare du neuvième art. Magasin général fête pourtant cela de la meilleure des façons dans un neuvième album bourré de festivités joyeuses. Une façon de boucler la boucle de ces personnages si attachants, appartenant à un autre temps : celui des années 30 dans ce petit village reculé du Québec… Un superbe récit intimiste et intriguant qui aura marqué le monde de la BD dès le premier tome.

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs : Régis Loisel (scénario), Jean-Louis Tripp (dessin), François Lapierre (couleurs)
Prix : 16,50 € (128 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Le dernier épisode de Magasin général, point final d’une exceptionnelle série à succès.Plus de maire à Notre-Dame-des-Lacs, plus de curé ou presque, Marie enceinte d’un père que personne ne connaît et les femmes du village prises d’une frénésie d’achats comme on n’en avait encore jamais vue… Le monde s’est-il mis à marcher sur la tête, là-bas au fin fond du Québec rural ? Est-ce là l’oeuvre du démon, le commencement de la fin ?
Non, bien sûr, car ce qui imprègne avant tout chaque image, chaque scène, chaque dialogue et chaque personnage de ce spectaculaire dénouement en forme d’apothéose joyeuse, c’est le bonheur ! Loisel et Tripp ont manifestement pris un plaisir fou à mener jusqu’à son terme le destin de chacun des protagonistes de cette truculente histoire chorale à l’humour irrésistible, au fil des quelques mois de l’année 1928 où l’on passe des neiges profondes à la chaleur de l’été sur fond de retour des hommes de leur hivernage. On y apprendra, parmi bien d’autres surprises, ce qu’il advient du bateau du vieux Noël, ce qui tourmentait tant Réjean le jeune prêtre ou encore ce que cachait la grossesse inattendue de Marie… Et le village de Notre-Dame-des-Lacs, au terme de ce final enfiévré célébré comme il se doit par un grand feu de la Saint-Jean, entre à son tour dans la modernité.
Près de deux ans et neuf albums après la mort de Félix, feu l’époux de Marie, qui marquait l’amorce de la saga, Magasin général est devenu un classique de la bande dessinée.
Pour l’occasion, ce neuvième et dernier volume est enrichi d’un copieux bonus en forme de générique de fin, traité à la manière d’un album photo réunissant tous les acteurs de cette inoubliable et si attachante tribu.

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Le point sur l’album :

Rares sont ceux pour qui Magasin général n’évoque pas quelque chose, même les profanes qui ne flânent qu’occasionnellement dans les librairies. Chaque sortie d’album créé l’événement. Et ce neuvième et dernier épisode – le plus volumineux (et augmenté de très belles pages bonus en forme de générique de fin) – vient clore cette belle histoire comme un bouquet final. On s’émerveille devant ce Notre-Dame-des-Lacs que l’on côtoie pour la dernière fois. Cette écriture si imprégnée, cette façon si authentique de raconter des histoires de monsieur-et-madame-tout-le-monde, nous manquera. On referme donc ces pages du bout des ongles avec le goût de la nostalgie collé aux doigts. Mais que de bons moments passés !

En aurait-il été autrement sans le dessin virtuose de Jean-Louis Tripp (accompagné de la sublime coloration de François Lapierre) ? On devine la réponse. Ce trait naturel unique et poétique habite littéralement toute l’oeuvre. Une perle graphique.

Magasin général, c’est l’histoire d’un lieu où tout le monde se croise, se retrouve, se salue et entame la conversation à l’occasion. C’est le coeur et les poumons de ce village coupé du monde. C’est aussi le coeur et les poumons du neuvième art. Ce qui fait la vie des gens. Culte.

Les naufragés d’Ythaq, tome 12 : une BD de Christophe Arleston et Adrien Floch (Soleil)

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Les naufragés d’Ythaq ajoute une douzième corde à son arc grâce au scénario du grand maître de l’héroic-fantasy Christophe Arleston (Lanfeust…) et le dessin raffiné d’Adrien Floch (Cixi de Troy, Atalante la légende…). Cette fois, ce n’est autre que Narvarth et Callista qu’il faut retrouver pour mettre la main sur les clés de l’univers parallèle. Une enquête haletante qui tient ses promesses.

Date de sortie : 8 octobre 2014
Auteurs : Christophe Arleston (scénario) et Adrien Floch (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

NARVARTH A DISPARU ! De retour sur le monde où étaient cachés Narvarth et Callista, Granite trouve une maison vide. Ses amis ont disparu, et avec eux les clefs qui permettent d’accéder à l’univers parallèle. Aidée de l’agent secret Danaëlle avec qui elle forme équipe, Granite se lance sur la piste de ce qui ressemble fort à un enlèvement. Un douzième album plein de surprises qui mêle politique galactique et grande aventure grâce à une enquête menée au pas de charge par le duo de charme et de choc que forment Granite et Danaëlle, et qui va voir la montée en puissance de ce qui pourrait devenir la plus grande menace que la Fédération des mondes ait jamais connue.

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Le point sur l’album :

Le scénario d’Arleston parvient une nouvelle fois à se renouveler, en manoeuvrant une intrigue bien mystérieuse sous des allures d’enquête policière et fantastique. C’est donc avec toujours autant de plaisir que l’on retrouve cet univers riche qui respire l’aventure. L’épisode est très rythmé, et ne manque jamais une occasion de nous surprendre. Autant dire qu’il semble préparer une suite palpitante.

Le dessin de Adrien Floch est d’égale qualité. Son trait fin, précis et détaillé nous immerge dans cet univers fascinant avec une facilité déconcertante.

Un voyage de plus au pays des naufragés d’Ythaq : nous ne manquerons pas la prochaine navette !

Blue note, tome 2 : une BD de Mathieu Mariolle et Mikaël Bourgoin (Dargaud)

Couverture

Blue Note suit le destin incroyable de RJ, ce bluesman habité d’un don immense à l’époque de la prohibition. Une aventure écrite à quatre mains par Mathieu Mariolle (Alta Donna, Dans la paume du diable, La Voie du sabre…) et Mikaël Bourgoin (Shangaï, Le codex angélique), ce dernier illustrant les magnifiques planches de l’album.

Date de sortie : 3 octobre 2014
Auteurs : Mathieu Mariolle (scénario) et Mikaël Bourgoin (scénario et dessin)
Prix : 14,99 € (72 pages) 

Résumé de l’éditeur :

La fin du diptyque de Mariolle et Bourgouin : le destin du guitariste prodige R.J., dans le New York de la Prohibition. J-30 avant la fin de la Prohibition. New York : le charme puissant des speakeasies, où l’on peut trinquer jusqu’à l’aube et courtiser les jolies femmes. Où l’on s’enivre au rythme des notes de jazz scandées par les meilleurs musiciens du moment… Après le parcours du boxeur Jack Doyle, nous suivons R.J., qui débarque dans la ville pour réaliser son rêve : faire un disque. À peine arrivé, il obtient un contrat au Dante’s Lodge. Le rêve ! Mais il y a des règles à respecter, et R.J. va vite le découvrir. Signer, c’est s’engager. À vie. Ce second tome nous livre enfin la clé du destin du guitariste R.J. Un dénouement digne des grands polars du New York de la Prohibition : intense et implacable.

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Le point sur l’album :

Le scénario de Mariolle et Bourgouin est construit de manière implacable, à la façon d’un polar où mafia, boxeurs et musiciens noirs sont mis en place autour d’une sombre danse nuptiale. Le diptyque s’offre, avec Les dernières heures de la prohibition, un dénouement qui l’honore. Le récit nous fait ainsi vivre des sensations fortes, qui ne se résument pas à l’atmosphère si particulière qui s’en dégage : celle des bars illicites, de l’odeur boisée des instruments de blues qui se mêle à celle des cigares fumants.

Le dessin de Bourgouin y est pour beaucoup. Un trait fin à peine appuyé, subtilement mis en relief par des jeux de lumières ingénieux et nombreux, grâce à une coloration aux multiples nuances. Un travail graphique très esthétique qui se prête à merveille à la garde robe de l’époque (costumes…).

Blue Note est un diptyque à ne pas manquer !

Les Vieux Fourneaux, tome 2 : une BD de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet (Dargaud)

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Wilfrid Lupano (L’Assassin qu’elle mérite, Alim le tanneur, Le Singe de Hartlepool) et Paul Cauuet (Aster) nous offrent déjà un deuxième épisode des Vieux Fourneaux, après le véritable succès critique et public du premier tome (pour lequel nous avions eu un gros coup de coeur). Dans Bonny and Pierrot, on retrouve avec joie notre bande de vieillards préférés pour un récit une nouvelle fois ubuesque et plein de fraîcheur.

Date de sortie : 24 octobre 2014
Auteurs : Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin)
Prix : 11,99 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Déjà le deuxième tome des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet décrivent avec toujours autant de drôlerie la chute libre de notre société. Restent Mimile, Antoine, Pierrot et ses anars malvoyants pour redresser la barre. Un versement inattendu de la « finance carnassière » arrive à point nommé, mais réveille également de douloureux souvenirs pour Pierrot. Sa muse libertaire, Ann Bonny, réapparaît… Wilfrid Lupano et Paul Cauuet persistent et signent des scènes et dialogues savoureux qui resteront dans les mémoires !

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Le point sur l’album :

Lupano imagine une suite inattendue à Ceux qui restentempruntant des sentiers nouveaux autour de Pierrot qui subit un petit coup de déprime après un évènement maladroit. On retrouve avec joie et délectation le ton drôlatique du récit à travers des personnages aussi haut en couleur que dans l’épisode précédent. L’intrigue choisie est assez basique, mais elle est très bien mise en scène grâce à un découpage parfait, réservant quelques rebondissements amusants. On s’attache de plus en plus à ces vieux fripons qui pourraient bien devenir indispensables à toutes les bdthèques.

Le dessin de Paul Cauuet est pour sa part un atout dont on ne pourrait se passer. Il brille par son trait fin et ultra-détaillé. On a rarement vu des rides d’expressions à la fois si nombreuses et harmonieuses !

Des retrouvailles plaisantes et savoureuses ! A lire.

Alcyon, tome 2 : une BD de Richard Marazano et Christophe Ferreira (Dargaud)

Couverture

Après un premier album plutôt réussi, les aventures d’Alcyon reprennent de plus belle avec La tentation du roi Midas, avant-dernier tome de cette trilogie qui nous fait voyager en Grèce antique. Attention, les créatures fantastiques qui peuplent ce monde sont, bien sûr, souvent maléfiques. Une histoire écrite par Richard Marazano (Genetiks, S.A.M, Le Protocole du Pélican, le Monde de Milo), et illustrée par le tokyoïte Christophe Ferreira (Le Monde de Milo), venu du monde de l’animation japonaise.

Date de sortie : 3 octobre 2014
Auteurs : Richard Marazano (scénario) et Christophe Ferreira (dessin)
Prix : 13,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

La quête fabuleuse menée par Alcyon et Phoebe continue dans ce deuxième tome, à travers un monde mythologique de plus en plus mystérieux et dangereux. Alcyon et Phoebe sont partis à l’aventure pour retrouver un collier légendaire, pensant ainsi pouvoir réparer une injustice faite à leur tribu et à leurs pères respectifs. Aidés par Kirilos, un jeune Sparte, les jeunes amis se sont embarqués sur la mer Egée, mais ils sont poursuivis par un tueur qui a pour mission de les empêcher d’accomplir leur quête fabuleuse. Ils découvrent bientôt la réalité de créatures qu’ils croyaient légendaires, comme les fameuses harpies…! Deuxième tome de la trilogie mythologique, créée par Christophe Ferreira et Richard Marazano. Une quête fabuleuse menée par deux jeunes héros dans une Grèce antique peuplée de monstres magiques.

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Le point sur l’album :

Dans ce deuxième épisode, nos deux jeunes héros, accompagnés de leur ami sparte, échouent sur une terre inconnue, où ils découvrent un royaume déserté de ses habitants. Un mystère qu’ils vont devoir éclaircir au péril de leur vie, évidemment. Le scénario observe une pause dans la course-poursuite menée par les harpies, ce qui permet d’éluder astucieusement son côté répétitif. L’aventure est talentueusement renouvelée, nous offrant de nouveaux personnages et la fraîcheur d’une nouvelle intrigue propre à l’épisode (sans se détacher de la principale).

Le dessin de Christophe Ferreira est fidèle à lui-même et donne vraiment l’impression de contempler les captures d’écran d’un animé japonais. Une patte originale qui fait mouche.

Vivement le troisième et dernier épisode de cette belle aventure !

Le soldat : une BD d’Olivier Jouvray et Efa (Le Lombard)

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Le soldat est un nouveau one shot de la très belle collection Signé aux éditions du Lombard, écrit par Olivier Jouvray (Lincoln, Kia Ora, Moby-Dick, Camilo, Au Royaume des aveugles) et illustré par Efa (Les Icariades, Rodriguez, L’Âmes du vin, Kia Ora, Alter Ego, Yerzhan). Il s’agit de l’adaptation de La conquête du courage, roman de guerre de Stefen Crane. C’est ici l’épisode de la guerre de Sécession qui est raconté à travers Henry, un soldat ordinaire habité par la honte et la peur qui va peu à peu se muer en une sorte de héros désincarné.

Date de sortie : 10 octobre 2014
Auteurs : Olivier Jouvray (Scénario), Efa (Dessin)
Prix : 16,45 € (72 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Petit paysan anonyme, Henry Fleming rêvait de gloire et d’aventures. Engagé comme soldat de l’Union, il a passé de nombreux mois à répéter le rôle qu’il s’était écrit. Mais, à présent que les canons confédérés crachent leur premier feu et que ses camarades retournent à la terre sans même un éloge funèbre, le temps du romantisme est révolu. Henry doit décider qui il sera vraiment : un personnage ou un simple homme…?

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Le point sur l’album :

Le scénario de Jouvray s’intéresse à la façon dont un soldat peut perdre son individualité moribonde sur un champ de bataille. L’individu doit s’effacer devant l’ennemi, pour laisser place à la compagnie. Un effet de groupe nécessaire qui donne courage et détermination. Ceux qui ne sauront le ressentir dans leurs tripes sont condamnés à l’avance. Et l’on se demande bien si Henry, notre héros, parviendra à ce résultat. Une aventure plutôt mal engagée pour lui. Le récit est pour sa part très bien construit, au bénéfice d’une narration astucieuse, faisant habilement revenir les morts pour faire parler la conscience d’Henry à travers eux.

C’est aussi la façon de représenter ce récit qui traduit une vraie réussite, notamment graphique. Le dessin d’Efa est en effet ingénieux et créatif. Son trait est naturel et soigné, tout comme sa très belle coloration aquarelle.

Le soldat est un beau récit de guerre qui se démarque par sa qualité et son originalité. A lire.

Merci pour ce moment, un livre de Valérie Trierweiler

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MERCI POUR CE MOMENT– VALERIE TRIERWEILER

Publié aux Editions Les arènes

Date de parution :  04 septembre 2014

320 pages – 20 Euros.

Tout le monde connaît Valérie Trierweiler, qui fût tout d’abord journaliste politique, animatrice télé sur une chaîne de la TNT et écrivant les pages politiques puis culturelles du magazine Paris Match. C’est surtout dans le rôle de compagne du Président François Hollande, qu’elle est devenue connue de tous.

Avec Merci pour ce moment, Valérie Trierweiler sort de son silence et fait la prouesse de sortir un livre sans que personne soit averti, et de créer un réel retentissement médiatique.

L’histoire qui ici racontée par l’auteur est assez simple, une femme, Valérie, et un homme, François, tombent fous amoureux l’un de l’autre, malgré le fait qu’ils soient chacun déjà mariés avec des enfants de leur côté. Ils vont tout quitter pour vivre ensemble leur passion.

Les complications vont arriver quand l’homme engagé politiquement, accède au plus haut poste tant convoité, celui de Président de la République Française. La narratrice quant à elle, va passer du statut de simple journaliste à celui de « première dame ».

Rapidement l’hypermédiatisation du couple va les éloigner petit à petit. La presse va se déchaîner : mensonges, non-dits et traques incessantes vont devenir leur quotidien.

Et vient le jour fatidique où la presse dite « people » va révéler l’infidélité de François, qui va totalement bouleverser et anéantir notre narratrice, et c’est par un simple communiqué de presse à l’AFP de dix-huit mots, dictés par l’homme aimé qui va mettre un point final à cette histoire.

Ce qui n’est pas banal dans cette histoire ce sont les personnages : Valérie Trierweiler et François Hollande. C’est la première fois qu’un livre racontant l’intimité d’un président sort pendant son mandat. Et c’est ce qui explique le grand intérêt médiatique de ce livre.

Alors que va-t-on trouver dans ce livre ? On va d’abord apprendre à connaître Valérie Trierweiler, savoir d’où elle vient, et qui elle est vraiment. Puis il va y avoir une succession d’anecdotes plus ou moins intimes. Vraies ou fausses, seuls les protagonistes le savent. Il faut bien distinguer l’homme candidat et l’homme Président, car il nous est présenté comme deux entités totalement différentes.

Ce qui intéresse les médias et une partie des lecteurs, ce sont les anecdotes politiques, les révélations, mais si on lit ce livre juste pour cela, on va être bien déçu.

C’est avant tout un livre sur une femme blessée, qui essaie de livrer sa propre vérité sur son histoire qui a été déformée par bon nombre de personnes.

Une fois le livre terminé, chacun de nous doit avoir sa curiosité éhontée complètement effacée. Entrer dans ce livre, c’est entrer dans le cœur d’une femme active, brisée par l’amour déchu et humiliée au plus haut point. Rien ne brille, ni étincelle.

C’est un livre triste, dont l’histoire est malheureusement banale sur l’acte, mais extraordinaire par la stature des deux protagonistes. Sortez donc vos mouchoirs.

La bombe Trierweiler !

Duelliste, tome 2 : une BD d’Emmanuel Herzet et Alessio Coppola (Le Lombard)

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Le second album de Duelliste, intitulé De verre et d’acier, lève en partie le voile sur l’intrigue de cette belle série de cape et d’épée écrite par Emmanuel Herzet (La Branche Lincoln, Narcos, Centaures) et illustrée par Alessio Coppola (Jimmy Jones,Monster Allergy). Un épisode explosif où la pierre philosophale s’invite sur toutes les lèvres…

Date de sortie : 12 septembre 2014
Auteurs : Emmanuel Herzet (Scénario), Alessio Coppola (Dessin), Salva Panarin (couleurs), Pierre Bisson (lettrage)
Prix : 14,45 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Les anglais débarquent… dans les pages de Duelliste ! Antoine Velayne s’était déjà attiré force ennuis en plongeant son épée dans les rouages d’une machine qui le dépasse de beaucoup. Et voilà que notre spadassin comprend que ses nombreux adversaires courent après le secret le mieux gardé des alchimistes : la pierre philosophale. Entre politique et fantastique, sa lame risque de ne connaître que peu de repos…

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Le point sur l’album :

On retrouve avec plaisir notre Duelliste fantasque et habile Antoine Velayne. Et il réalise enfin le piège dans lequel il s’est laissé tomber malgré les mises en garde de son ami japonais. L’aventure prend de la hauteur sur un ton frais et vivifiant, parsemée de nombreux échanges de lames et de quelques victimes. Un rythme maîtrisé, qui alterne explications et action avec brio. Un scénario bien pensé, qui préserve sa part de mystère et de zones d’ombres pour la suite, qu’on a envie de découvrir vite.

L’italien Alessio Coppola, de la Scuola Mickey, propose un dessin au trait sûr et énergique qui dégage caractère et précision. Les capes virevoltent et la poudrière prend. On aime.

Duelliste prend belle allure avec ce nouvel album. A lire.

Golias, tome 3 : une BD de Serge Le Tendre et Jérôme Lereculey (Le Lombard)

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Golias est une série d’aventure dans une Grèce Antique habitée par ses figures mythologiques. Ecrite par Serge Le Tendre (La Quête de l’Oiseau du Temps, Griffe Blanche, Jérôme K. Jérôme Bloche, Les Voyages de Takuan, Chinaman, Cycle de Taï-Dor…) et illustrée par Jérôme Lereculey (Wollodrïn, Arthur, Nuit Noire…), l’histoire est celle de Golias, prince de l’île d’Ankinoë chassé du trône par son oncle. Ce dernier va chercher à le récupérer en tentant d’abord de sauver son père. Un voyage va alors être entrepris et les créatures maléfiques seront nombreuses sur son chemin. Dans ce troisième album, L’Elixir de jouvence, notre héros fait une escale inattendue sur une île gouvernée par une terrible sorcière, sous la tutelle de la déesse Hécate.

Date de sortie : 19 septembre 2014
Auteurs :  Serge Le Tendre (Scénario), Jérôme Lereculey (Dessin)
Prix : 14,45 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

En une nuit de cauchemar, le destin du prince Golias a basculé. Pour protéger sa soeur des appétits sordides de son cousin, le jeune homme insouciant s’est transformé en guerrier. Et pour sauver son père du poison qui le tue, il a dû partir en quête de la Fleur du Souvenir.

Le point sur l’album :

Le scénario de ce troisième album est pensé comme un épisode indépendant. La quête de Golias fait une pause le temps de cette escale où il devra sauver des insulaires du courroux de la déesse Hécate. Serge Le Tendre se ménage ainsi une longue aventure en n’abordant que très peu la trame générale. C’est cependant l’occasion d’approfondir ses personnages, notamment le sorcier Sarhan. L’album pourrait d’ailleurs porter son nom car c’est une grande partie de son passé qui nous est révélé. Le récit est écrit avec toujours la même aisance et fluidité que l’on connait à son auteur. On passe un bon moment, assez rythmé et divertissant.

Le dessin réaliste de Jérôme Lereculey est fin et précis. Il s’autorise quelques audaces bienvenues, notamment quand vient l’heure de raconter le passé du sorcier en l’accompagnant d’un graphisme radicalement différent (du style animation).

En résumé, Golias est de bonne compagnie pour qui recherche l’aventure et les belles planches.

Article sponsorisé : découvrez la bande-annonce explosive de Fury avec Brad Pitt et Shia LaBeaouf

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Synopsis officiel :
Avril 1945. Les Alliés mènent leur ultime offensive en Europe. À bord d’un tank Sherman, le sergent Wardaddy et ses quatre hommes s’engagent dans une mission à très haut risque bien au-delà des lignes ennemies. Face à un adversaire dont le nombre et la puissance de feu les dépassent, Wardaddy et son équipage vont devoir tout tenter pour frapper l’Allemagne nazie en plein cœur…

Date de sortie : 22 octobre 2014
Réalisateur :  David Ayer

Voici la bande-annonce explosive du film Fury, réalisé par David Ayer, également auteur du scénario. Il s’était d’ailleurs déjà illustré avec l’excellent Bad Times (avec Christian Bale), Au bout de la nuit (avec Forest Whitaker et Keanu Reeves) ou plus récemment avec Sabotage (film sorti il y a à peine 6 mois, avec Arnold Shwarzenegger). C’est encore lui qui avait signé le scénario de Training Day (avec Denzel Washington et Ethan Hawke).

On y découvre Brad Pitt, Shia LaBeaouf et Logan Lerman aux dernières heures de la seconde guerre mondiale, presque seuls au beau milieu de 300 soldats allemands. Un film de guerre qui promet d’être épique et original, se déroulant sur 24 heures. Il est d’ailleurs tiré d’une histoire vraie : celle un petit commando américain partant à l’assaut d’une armée entière à bord d’un tank baptisé Fury.

Les acteurs principaux ont à ce sujet participé à un entrainement drastique pour les besoins du film, en conditions réelles et pendant des semaines (un véritable camp militaire, comprenant repas froids, nuits sous la pluie, parcours du combattant à toute heure etc…).

 Le résultat sera visible en salle le 22 octobre prochain.

Article Sponsorisé

Modigliani – Prince de la bohème : une BD de Fabrice Le Hénanff et Laurent Seksik (Casterman)

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Modigliani – Prince de la bohème saisit, le temps d’un récit, la triste vie du peintre et sculpteur Amedeo Modigliani (auteur de L’Homme qui marche). Sur un scénario de Laurent Seksik (Les Derniers jours de Stefan Zweigî) et les traits de Fabrice Le Hénanff (Les caméléons), le lecteur est plongé dans le quotidien de cet homme aux multiples facettes. Amoureux des femmes, et de la boisson, il n’aura de cesse de crier son talent. Pourtant personne ne voudra le reconnaître. Du moins de son vivant.

Date de sortie : 8 octobre 2014
Auteurs :  Laurent Seksik (Scénario), Fabrice Le Hénanff (Dessin)
Prix : 16 € (72 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Une évocation frémissante et sensible du peintre Amedeo Modigliani, mort dans la misère au seuil de la gloire, à l’orée du XXe siècle.
Paris, 1917. Dans le misérable logis sous les toits partagé avec sa jeune compagne Jeanne, et qui lui sert d’atelier, Amedeo Modigliani rongé par la tuberculose vitupère contre le monde entier. En dépit de ses efforts, personne ou presque n’a encore reconnu le génie de sa peinture, alors que ses comparses Picasso, Soutine ou Matisse flirtent déjà avec la consécration. Il faut dire que le personnage est difficile, pour ne pas dire impossible. Emporté, inconstant, volage, arrogant et de mauvaise foi, Modigliani rebute la plupart de ceux qu’il rencontre, pour ne rien dire des excès de drogue et de boisson qui le rendent infréquentable. Pour la famille de Jeanne, ce personnage superlatif est décidément insaisissable : trop incompréhensible, trop incontrôlable, trop habité. Et même son mécène et marchand Zlobowski, pourtant éperdu d’admiration pour son talent, doit subir sans broncher les sarcasmes et les colères dantesques de ce possédé pour qui peindre est un combat, une obsession douloureuse. En quelques séquences qui sont autant de fragments d’une vie d’artiste hanté, Laurent Seksik dresse un portrait bouleversant de la dernière période de la vie tragique de Modigliani. Alors que la guerre prend fin, le succès semble à portée de main, enfin, mais la mort aussi est au rendez-vous. La gloire sera posthume.
Une évocation biographique poignante que le romancier, déjà auteur chez Casterman de la version bande dessinée des Derniers jours de Stefan Zweig, a également tiré de sa propre pièce de théâtre Modi, cette fois avec le concours inspiré du dessinateur Fabrice Le Hénanff.

Le point sur l’album :

Le scénario de Laurent Seksik s’intéresse à une période donnée de la vie de l’artiste, qui vit chichement avec son épouse, qui est détesté par sa belle-mère et qui ne parvient pas à percer dans le monde de la peinture (comme celui de la sculpture pour lequel il ne nourrit plus d’espoir). Se réfugiant dans l’alcool et les femmes, l’homme aime s’en prendre à la terre entière comme à son agent. Le récit foisonne de petites anecdotes qui ont pu faire son quotidien, de ses crises de névroses à son refus d’adresser la parole à l’un de ses pairs les plus reconnus de l’époque : Renoir. Un personnage mis en scène dans son jus avec talent.

Le dessin de Fabrice Le Hénanff est très inspiré. Un travail pictural impressionnant, qui dégage puissance et authenticité.

Modigliani – Prince de la bohème est une biographie instantanée à lire d’urgence.

White Bird, un film de Gregg Araki

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Sortie le 15 octobre 2014

Durée : 1h31

Avec : Shailene Woodley, Eva Green, Christopher Meloni

 

Synopsis

Kat Connors a 17 ans lorsque sa mère disparaît sans laisser de trace. Alors qu’elle découvre au même moment sa sexualité,  Kat semble  à peine troublée par cette absence et ne paraît pas en vouloir à son père, un homme effacé. Mais peu à peu, ses nuits peuplées de rêves vont l’affecter profondément et l’amener à s’interroger sur elle-même et sur les raisons véritables de la disparition de sa mère

Après The Doom Generation, Kaboom, Nowhere, Splendor et surtout Mysterious Skin qui abordait le sujet douloureux et délicat de la pédophilie, le réalisateur Gregg Araki poursuit son exploration des névroses de l’Amérique avec son nouveau film White Bird, adapté du roman Un oiseau blanc dans le blizzard (White Bird in a Blizzard en vo) de Laura Kasischke. Cette fois le réalisateur s’intéresse au personnage d’une ado à la fin des années 80 jusqu’au début des années 90. Durant ce laps de temps, elle devra composer avec un drame, celui de la disparition subite de sa mère…

WBIAB 1 © Why Not Productions - Desperate

White Bird est avant tout le prétexte pour Gregg Araki de casser le miroir des apparences, celui du rêve américain où tout semble propre et lisse derrière les façades des maisons aux jardins et piscines bien entretenues, comme ce fût le cas dans Blue Velvet (1986) de David Lynch où la noirceur se faisait jour au fur et à mesure de l’intrigue. Gregg Araki ne cache d’ailleurs pas ses influences pour le cinéaste de Elephant Man et Mulholland Drive, et ce jusque dans l’imagerie onirique que propose le film, avec des séquences très belles qui prennent par moment la forme du rêve, rêve dont le cauchemar n’est jamais bien loin. Le réalisateur, très visuel, pense son film en terme d’images, et les couleurs vives et chaudes des costumes et des décors sont faites à partir de choix très précis. C’est également le cas pour le casting avec en tête la jeune et déjà star Shailene Woodley (Divergente, Nos étoiles contraires, The Descendants) qui est bouleversante de fragilité dans le rôle de Kat, ado raccrochée à une quête éperdue d’identité qu’elle partage avec Beth (Gabourey Sidibe) amie black très ronde et Mickey (Mark Indelicato) ami gay en mal de reconnaissance. La recherche de bonheur de Kat passe par ses premières expériences sexuelles mais ses choix sont hasardeux, comme avec le détective Scieziesciez joué par Thomas Jane, trop âgé pour elle, ou avec Phil, son petit ami (Shiloh Fernandez) qui semblait plus s’intéresser à l’esprit mature de Eve, sa mère, quand celle-ci était encore à la maison. Cette mère justement représente la femme moderne née dans les années 50 et qui n’a pas réussi à s’adapter aux changements de la société, s’enfermant dans un quotidien qui l’emprisonne. Le personnage de mère qu’incarne magnifiquement Eva Green semble ainsi constamment en décalage, comme la transfuge d’une époque révolue dans laquelle elle n’a pas sa place, et qui finira par disparaître réellement de l’écran. Autre figure majeure du film, celle de son père Brock (Christopher Meloni), entre lui et sa fille semble se lier une grande incommunicabilité, il apparaît pour Kat comme la figure menaçante de l’autorité masculine qu’elle cherche constamment à fuir, en même temps que le seul lien familial qui la relie à sa mère, dont l’image protectrice de l’amour et de la douceur lui apparaît dans ses rêves, semblant idéalisé par rapport à un réel tragique qui la montrait en névrosée un peu rigide et insatisfaite avant sa disparition mystérieuse.

WBIAB 2 © Why Not Productions - Desperate

La réalisation pleine de lyrisme et de mélancolie parvient à capter l’essence des deux décennies 80 et 90 avec une grande justesse. Aidé par une superbe partition musicale où s’invitent des tubes oubliés de la new wave de cette époque (ceux de la génération des quarantenaires s’en souviendront avec émotion) allant de Depeche ModePet Shop Boys, The Cure, Siouxsie and the Banshees, New Order ou encore Cocteau Twins. White Bird est une véritable réussite, un film qui dynamite la famille américaine et l’image du rêve américain pour le faire virer de plus en plus vers un cauchemar scintillant de noirceur. Un diamant brut du cinéma américain et un beau film tout simplement.


White Bird

Rainwalker: L’E.P de Quint arrive aujourd’hui le 13 Octobre !

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Publik’Art vous invite à découvrir en exclusivité et dans sa totalité Rainwalker, l’E.P de Quint.

 

Pour cela, il vous suffit de cliquer : ICI

 

A propos de Quint:

Quint dévoilera son E.P « Rainwalker »  le 13 Octobre. Après avoir retenu l’attention des médias pour son clip « Grass » (Notamment JustMusic, VacarmBlow PresentsMusic InformLe Blog De La Blonde), Quint nous révèle toute l’étendue de son oeuvre.

 

« Quint c’est un artiste electro francais en devenir, un mec qui m’a fait hérisser les poils. La musique de Quint est cinématographique, mélodique, empirique, puissante comme un cri d’effroi, parfois plus dénudée (..) Bref j’ai été charmé. » Another Whisky for Mister Bukowski  

 

Plus d’informations sur Quint: Site Officiel / Facebook Twitter / Itunes

 

L’Aéropostale, tome 3 : une BD de Christophe Bec et Patrick A. Dumas (Soleil)

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Après Guillaumet et MermozChristophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire…) et Patrick A. Dumas (20 000 siècles sous les mers) nous racontent, dans un troisième album de la saga L’Aéropostale, le destin de Paul Vachet, autre pilote de légende de l’Aéropostale.

Date de sortie : 24 septembre 2014
Auteurs :  Christophe Bec (Scénario), Patrick A. Dumas (Dessin) et Diego Saïto (couleurs)
Prix : 14,50 € (54 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Le jeune Paul Vachet n’a de cesse de le répéter, il veut être aviateur ! Ce n’est que pour ses 18 ans que sa mère accepte qu’il s’engage dans l’armée, nous sommes en 1915 et la Grande Guerre fait rage.Paul, à force de détermination et aidé du capitaine Happe, touche enfin du doigt son rêve et obtient son brevet de pilote militaire. Envoyé pour de périlleuses missions au-dessus de l’Allemagne, il sera décoré de la prestigieuse Croix de Guerre. Mais la santé de Paul décline et il doit quitter l’armée.
Après quelques années de « vie civile », Paul intègre la fameuse compagnie Latécoère (future Aéropostale) et très vite vole sur des lignes espagnoles, réputées dangereuses et parfois mortelles. Paul, pilote sérieux et expérimenté, obtient de nouvelles responsabilités, on l’envoie en Amérique du Sud pour y développer des lignes aériennes de transport de courrier mais aussi de passagers, ce sera d’abord au Brésil puis dans toute l’Amérique du Sud. Mais la carrière de Paul Vachet sera émaillée de nombreux et spectaculaires accidents.

Le point sur l’album :

Dans ce troisième album, Christophe Bec fait le choix d’une narration indirecte, l’histoire de Vachet nous est en effet contée par l’intermédiaire d’un mystérieux ami venu se recueillir sur sa tombe. L’occasion de revenir sur cette vie hors normes, un peu oubliée de l’Histoire. Le récit y perd un peu en rythme dans le temps de la description, mais l’on est tout de même emporté par cette nouvelle aventure aérienne. L’aventure de toute une vie qui défile sous nos yeux.

Le dessin réaliste de Patrick A. Dumas est de son côté toujours agréable, mis en couleurs par Diego Saïto qui lui donne des connotations comics. Un dessin classique, mais efficace.

Méconnu, Paul Vachet créé la surprise avec cet album d’Aéropostale.

Les divisions de fer, tome 1 : une BD de Jean-Luc Sala et Ronan Toulhoat (Soleil)

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Les Divisions de Fer est une nouvelle série uchronique scénarisée par Jean-Luc Sala (CIA, le cycle de la peur, Ploneïs l’incertain, Lady Liberty) et le dessinateur spécialiste du genre : Ronan Toulhoat (Block 109, Chaos team). Le pitch est simple : la seconde guerre mondiale est dominée par les allemands grâce à une technologie inégalable. Et ici, ce sont des soldats russes qui les combattent. Autant dire qu’ils vont devoir trouver un stratagème pour inverser la tendance.

Date de sortie : 24 septembre 2014
Auteurs :  Jean-Luc Sala (Scénario) et Ronan Toulhoat (Dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Les Divisions de fer est une nouvelle série uchronique guerrière mettant en scène des mécha panzers géants. Comment l’apparition d’une nouvelle technologie en 1944 va inverser le cours du second conflit mondial et entrainer les Allemands vers la victoire. « Commando Rouge » est l’album d’ouverture de la série des « Divisions de Fer » Sur le front Est, les dernières poches de résistances de l’Armée rouge tombent les unes après les autres. Pour sauver Moscou, le général Joukov réunit le Commando rouge. Engoncés dans leurs armures mécanisées et blindées, les plus grands héros de l’Armée rouge vont participer à une opération de la dernière chance : s’emparer du meilleur Mekapanzer Nazi et le retourner contre l’armée allemande. Mais au sein du Commando rouge, Joukov commet peut-être une erreur en incluant Nia, la fougueuse pilote idéaliste et un Komissar politique fanatisé au commandement brutal. Ils vont devoir apprendre à combattre côte à côte ou à mourir !

Le point sur l’album :

Les Divisions de Fer est avant tout un récit musclé où l’on s’affronte à tout bout de champ, que ce soit lors de simulations pour tester les énormes robots de combats ou en situation réelle pour mener l’assaut contre les allemands. Et c’est une pilote chevronnée, meilleure soldat de l’URSS, qui est mise aux premières loges. Une héroïne qui a du caractère sur le papier. Mais sa personnalité n’est pas suffisamment mise en avant et l’on s’attache difficilement. L’action prend vite le dessus pour occulter le reste.

Le dessin de Ronan Toulhoat est quant à lui propre à son auteur. Entre le comics et l’animation, avec un design travaillé (notamment pour les mecha panzers), il offre de belles planches graphiquement élaborées.

En conclusion, Les Divisions de Fer donne le sentiment de débuter son histoire précipitamment dans un premier album largement dominé par l’action. Ce qui ne gênera pas les amateurs de sensations fortes.

Chambre froide, une pièce de Michèle Lowe à la Pépinière Théâtre.

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Michèle Lowe signe une pièce hors du commun à faire froid dans le dos. En ce moment à la Pépinière Théâtre. 

Deepwater Prison, tome 2 : une BD de Christophe Bec et Stefano Raffaele (Soleil)

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Le duo à l’origine de la série Prométhée revient avec ce second album de Deepwater PrisonChristophe Bec (Scénario) et Stefano Raffaele (Dessin) nous immerge à nouveau pour la suite de ce thriller en huis-clos, en plein coeur d’une prison sous-marine par 900m de fond…

Date de sortie : 24 septembre 2014
Auteurs :  Christophe Bec (Scénario) et Stefano Raffaele (Dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

La prison haute sécurité du futur… Au fond des abysses ! Nul ne s’échappe de la DEEPWATER PRISON. C’est ce que semblent ignorer les dangereux criminels qui y sont incarcérés et qui fomentent un audacieux plan d’évasion. Leur ticket pour la surface et la liberté ? Une représentante du gouvernement, piégée elle aussi dans la station engloutie. Mais attention : les eaux sombres environnantes abritent des créatures inconnues et terrifiantes.

Le point sur l’album :

Dans ce second volet, le scénario prend un peu plus de profondeur : alors que l’enquête menée par la ministre coincée dans le bureau du directeur de la prison bat de l’aile, les compagnons d’infortune emprisonnés un peu plus loin échafaudent un plan fou pour s’évader. C’est sans compter les obstacles et menaces qui pèsent de l’intérieur (les autres détenus et surveillants pourris) et de l’extérieur (d’étranges créatures qui sillonnent les abysses et sèment le chaos). L’épisode semblera néanmoins de courte durée puisqu’il ne sera pas accompagné d’un vrai passage à l’acte. Ce sera pour le prochain.

C’est par ailleurs avec toujours autant de plaisir que l’on retrouve le dessin de Stefano Raffaele, au trait réaliste fin. La coloration froide se prête à merveille à l’ambiance qui profite de zones d’ombres particulièrement marquées.

Un deuxième épisode légèrement frustrant mais c’est pour la bonne cause. On peut parier que la suite sera à la hauteur de ce que cela prépare : explosive.

Les Fables de l’Humpur, tome 2 : une BD de Pierre Bordage et Olivier Roman (Soleil)


Les Fables de l’Humpur est l’adaptation du roman éponyme de Pierre Bordage – qui se charge donc lui-même du scénario – accompagnée des belles illustrations d’Olivier Roman (Alchimie). Une aventure héroic fantasy où l’anthropomorphisme s’invite dans le règne animal. Le second album, Muryd, poursuit le voyage entrepris par nos deux jeunes héros que tout semble opposer…

Date de sortie : 24 septembre 2014
Auteurs :  Pierre Bordage (Scénario) et Olivier Roman (Dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Véhir le grogne et Tia la hurle se sont associés pour aller dans le Grand Centre à la recherche des dieux humains, ces créatures légendaires qui auraient jadis régné sur Terre. Qui étaient-ils ? Comment pourraient-ils aider nos héros à changer le monde ? En chemin, ils devront conclure des alliances improbables, mais aussi mener des combats, aussi bien physiques qu’idéologiques, dont ils ne se seraient pas crus capables.

Le point sur l’album :

L’univers fantastique et original de Bordage vaut en lui-même le détour. Le lecteur est transporté dans ce monde imaginaire où les animaux sont semblables aux hommes – ils sont du moins dotés des mêmes capacités – alors que ces derniers ont disparu. Des clans sont formés, et les espèces ne se côtoient pas. Les clivages sont forts entre elles, surtout lorsqu’il s’agit de différencier proies et prédateurs naturels. Le style narratif et le vocabulaire sont propres à l’histoire, Bordage joue la carte de l’immersion totale. Et ça marche. On aimerait toutefois en apprendre un peu plus sur ce couple improbable (une louve et un cochon), les personnages principaux méritant de prendre plus d’épaisseur pour la suite. Une suite que l’on souhaite sur le même rythme, où l’action de le suspense sont de tous les instants.

Le dessin d’Olivier Roman est pour sa part très plaisant. Un trait fin qui dégage du caractère et donne vie à des personnages imaginaires qui séduisent. Un univers graphiquement bien exploité.

Les Fables de l’Humpur font passer un bon moment, frais et dépaysant. Un second épisode à découvrir.

Les Nègres de Jean Genet, mise en scène de Bob Wilson, à Paris

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© Lucie Jansch

Odéon – Théâtre de l’Europe du 3 octobre au 21 novembre 2014

Bob Wilson qui la saison dernière nous avait emballé avec la comédie musicale “Peter Pan”, la pièce “The Old Woman”et l’opéra le Couronnement de Poppée, revient à l’invitation du Festival d’automne avec « Les Nègres » de Jean Genet.

Un texte déroutant et loufoque où l’écrivain invite le spectateur à observer sa propre représentation face à l’image véhiculée du Noir.

Une revue électrisée sous le regard de Bob Wilson qui dans une ambiance de cabaret se joue  des idées reçues

Théâtre dans le théâtre qui consiste à montrer que le nègre n’est rien d’autre qu’un Noir représenté à travers le prisme avilissant du Blanc dont le procédé dramaturgique évolue en permanence dans un jeu de masques et de miroirs où on y voit 14 personnages, dominés et dominants, jouer une tragédie aux allures de grand-messe carnavalesque sur fond de décolonisation.

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Des comédiens noirs répètent devant une cour royale judiciaire, interprétée en réalité par des acteurs noirs masqués en Blancs, un spectacle racontant le meurtre d’une blanche. Un peu plus loin se tient le procès instruit par ses pairs d’un traitre noir qui sera réellement condamné et exécuté entrainant une révolte. Parallèlement, on suit aussi le rapprochement entre Village (Gaël Kamilindi magnétique) et Vertu (Kayije Kagamé lumineuse), un couple Noirs dont le désir est d’échapper à la vindicte du regard des blancs et d’assumer son identité.

Ainsi dans cette farce sans cesse rejouée les acteurs noirs et les blancs masqués sont tour à tour eux-mêmes, puis comédiens, puis eux-mêmes à nouveau, mêlant la fiction et la fausse réalité dans un carnaval clownesque et bigarré, ébranlant les spectateurs sur le bien-fondé de leurs certitudes.

En pourfendant le jeu des apparences et son simulacre, Jean Genet dénonce le jugement des hommes fondé sur une fausse impression et construite à partir de préjugés.

Robert Wilson Les Nègres by Jean Genet

Le faux-semblant est la pierre angulaire de la pièce comme de la mise en scène où les Nègres jouent alors à paraître ce qu’ils sont supposés et à être ce qu’ils ne sont pas.

Le travail plastique, stylisé de Bob Wilson, une fois encore très abouti, porte à son paroxysme dans l’artifice et la désinvolture la mascarade ambiante où le dispositif scénique sur différents niveaux, les lumières, les couleurs, le rythme, le jeu millimétré et la musique jazzy, sont  créateurs de tableaux acidulés, hypnotiques et dadaïstes.

Une revue électrisée sous le regard de Bob Wilson qui dans une ambiance de cabaret se joue des idées reçues…

Concours de Nouvelles : Tous à vos plumes avant le 7 février 2015 !

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 Pour la 6ème année consécutive, la communauté de communes Tarn & Dadou et son réseau de médiathèques organisent un concours de nouvelles gratuit et ouvert à toute personne écrivant en langue française. Nous invitons cette année les participants à écrire une nouvelle à partir du thème choisi par Gérard Mordillat, parrain du concours de nouvelles 2014-2015 :

« Faites parler l’objet de votre choix. Sa vie, ses joies, ses peines… »

Le concours est ouvert à tous à partir de 8 ans. La date limite de remise des manuscrits est fixée au 7 février 2015. La présentation du concours et le règlement complet sont disponibles dans les médiathèques Tarn & Dadou ou sur media.ted.fr, rubrique Événements / concours de nouvelles.

Se battre, l’excellent film de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana sort en DVD le 21 octobre 2014

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Chronique de Publik’ArtICI

Très chers amis,



Vous avez été nombreux à vous mobiliser pour notre film Se Battre et à l’aimer.  Nous avons fait plus de 140 projections-débats dans toute la France, des échanges passionnants, de très belles rencontres partout.
 Le public a adhéré à la forme du film, il a éprouvé une rencontre intime avec nos personnages, il sort du film avec de l’espoir. Les qualités de regard, de l’image et du son, de la musique, ont été très appréciées.
Nous sommes arrivés à plus de 23.000 spectateurs, chiffre provisoire, le film continue à être programmé dans les salles de cinéma : http://www.sebattre.com/



Le DVD est en vente chez l’éditeur Blaq Out. Un très bon éditeur avec qui nous avons bien collaboré. Il comporte un bonus qui est un montage de trois projections-débats que nous avons eues à Paris au Reflet Medicis ou aux 7 Parnassiens, avec Jacques Mandelbaum, critique de cinéma au Monde, Didier Eribon, sociologue et philosophe, et  Monique et Michel Pinçon Charlot, sociologues. Ces débats permettent de prolonger la réflexion autour des problématiques questionnées par le film. Il y a aussi 9 bonus supplémentaires qui sont des courts extraits de trois minutes environ à partir de rushes qui n’ont pas trouvé leur place dans le film, ou avec des personnages qui en avaient été écartés au montage.

Vous pouvez l’acheter par internet à l’adresse suivante:  http://boutique.blaqout.com/collections/nouveautes/products/se-battre


Sinon, il sera à la FNAC, chez Amazon ou dans certaines librairies à partir du 21 octobre.

Jean-Pierre Duret et Andrea Santana

Résultats concours : Quint, 4 places de concert et 5 EP gagnés !

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A l’occasion de la sortie, le 13 octobre 2014, de l‘E.P (+Release Party) de QUINT, (voir ici ) : « Rainwalker », Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

2×2 places à une soirée d’écoute exceptionnelle

5 EP de Quint

 

Vous avez été très nombreux à participer : 1090 joueurs. Bravo à tous et merci de votre participation.

 

Les deux heureux gagnants de 2 places à la soirée du 9 octobre au 19 Rue Paul Fort, 75014, PARIS, à partir de 20h30 sont :

Benoît Giordanella et Betty Lethelliez

 

Les cinq heureux gagnants de l’EP de Quint sont :

Pierrette Mathis, Nicolas Norblin, Raphaël Lalanne, Laura Costiou et Jennifer Martin

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement et vous donnera les formalités pour vous rendre au concert. D’avance nous les en remercions vivement !

Très bonne soirée à tous !

Bayetto chez Karaly / exposition du 9 au 23 octobre, à Paris

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Galerie Karaly
21-23 rue Lucien Sampaix
Paris 10e

L’ambiguité du « voir »

En 2005, Bayetto exposait chez Karaly sa série des GrAy-flags. Un ensemble de cinq grandes toiles (146 x 114), sur lesquelles le peintre oblitère les couleurs du rainbow flag, n’en laissant que les traces, en une succession de bandes colorées de gris. Le gris, obtenu par le mélange des trois couleurs primaires, est bien une affaire de couleurs.

Sur l’équivoque de cette présence colorée, le regard hésite.

Dans cette nouvelle exposition, cette ambigüité « du voir » est mise en scène au travers de toiles figuratives. Dans ces narrations, l’évidence du motif s’estompe sous l’irisation des pigments. Les couleurs deviennent les protagonistes d’une auto-fiction, celle du regardeur. Une altérité dans laquelle le regard se construit par conjectures.

« Ce sont les certitudes qui nous rendent fous », disait Nietzsche.

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