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Les merveilles, un film de Alice Rohrwacher

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Les merveilles, un film de Alice Rohrwacher

L’histoire se passe en Italie, en Ombrie exactement. Un endroit magnifique mais perdu avec une ferme au milieu de nul part. Et des abeilles.
Le pays de la réalisatrice Alice Rohrwacher !
Sortie : le 11 février 2015
Durée : 1h51
Avec : Maria Alexandra Lungu, Sam Louwyck, Alba Rohrwacher

Synopsis :

Dans un village en Ombrie, c’est la fin de l’été. Gelsomina vit avec ses parents et ses trois jeunes sœurs, dans une ferme délabrée où ils produisent du miel. Volontairement tenues à distance du monde par leur père, qui en prédit la fin proche et prône un rapport privilégié à la nature, les filles grandissent en marge. Pourtant, les règles strictes qui tiennent la famille ensemble vont être mises à mal par l’arrivée de Martin, un jeune délinquant accueilli dans le cadre d’un programme de réinsertion, et par le tournage du « Village des merveilles », un jeu télévisé qui envahit la région.

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Les merveilles

C’est l’histoire d’une famille qui produit du miel à la ferme. Wolfgang, apiculteur, est le père de quatre filles. L’ainée Gelsomina, qui a une douzaine d’années, aide son père, à la récolte du miel. Elle fait plus qu’aider son père, c’est quasiment le chef de famille.

Wolfgang gère comme il peut ses abeilles, mais il ne peut pas se mettre aux normes. Il semble quelque peu désabusé et démodé. Il travaille rude et en demande beaucoup aux ainées, surtout à Gelso. Pas de vacances pour les filles !

Alors, un jour, Gelsomina décide, seule, de s’inscrire à un concours : un jeu de téléréalité « Le Pays des Merveilles » présenté par Milly qui n’est autre que Monica Belucci ! Elle veut aider sa famille à sortir de la misère. Si elle gagne, ils sont sauvés…

Et puis Martin va arriver dans cette famille qui va se transformer en famille d’accueil. Martin est en réinsertion. Et tout va changer dans la ferme…

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Les merveilles

 

C’est un drôle de film. Pas un film drôle. Un peu décalé. Une sorte de fable où la nature est menacée par l’homme et pourtant admirée. Alors, il vaut mieux rester coucher dehors, en communion avec la nature. Où l’homme est senti comme une menace pour lui-même…

Beaucoup de poésie et de merveilles dans un monde qui n’a rien de riche mais qui est lumineux.

Mais il faut être très bien disposé pour aller voir ce film. Sinon, on le trouvera long et sans intérêt. Voire complètement décalé, hors-temps…

Il est tout de même étonnant que ce film Les merveilles ait remporté le Grand Prix au Festival de Cannes 2014.

Bande annonce du film Les merveilles :

100 maisons – La cité des abeilles : une BD de D. Le Lay, M. Boé et A. Horellou (Delcourt)

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100 maisons – la cité des abeilles

Tirée d’une idée originale de Marion Boé, réalisatrice du documentaire La Cité des Abeilles, 100 maisons s’inspire de l’histoire de ses grands parents qui ont participé à la création d’un quartier entier de Quimper pour lutter contre le mal-logement. Un album co-scénariosé avec Delphine Le Lay  et illustré par Alexis Horellou (ces derniers sont notamment auteurs de la BD Plogoff).

Date de parution : le 4 février 2015
Auteurs : Delphine Le Lay, Marion Boé (scénario), Alexis Horellou (dessin) et Bert (Gris)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (144 pages)

Résumé de l’éditeur :

1950. Suite aux immenses dégâts causés par la Seconde Guerre, la crise du logement fait rage. À Quimper, les habitants décident de s’associer pour trouver des solutions. Leur projet : construire leur maison et celles de leurs voisins. Un élan de solidarité qui unit cent familles, malgré l’incertitude de l’aventure et les difficultés financières. Quatre ans plus tard, la Cité des abeilles est née.

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Le point sur l’album :

100 maisons est un titre tout trouvé pour raconter cette histoire vraie où une centaine de foyers ont dû s’unir pour se trouver une habitation décente. Sans logement digne de ce nom, ils décidèrent de créer ces 100 maisons eux-mêmes. Des difficultés de l’association à mettre le projet sur rails aux problèmes liés à sa réalisation, l’histoire de 100 maisons se focalise sur deux familles vivant alors sous le même toit (les deux mères sont soeurs). On nous montre leur quotidien harassant. Au travail hebdomadaire succède celui du chantier. Là-bas, il faut gérer les crises. Celles qui viennent de l’extérieur (avec quelques voyeurs provocateurs) ou encore de l’intérieur (chacun surveille son collègue de chantier et futur voisin pour s’assurer que le travail est fait équitablement). Un challenge de taille relevé brillamment. Une leçon de solidarité qui fait chaud au coeur.

Subtilement mise en image par le dessin noir et blanc d’Alexis Horellou, la BD tire parti d’un trait fin et habile, qui démontre une belle aisance avec les jeux de lumière et ne fait jamais l’économie du détail. Très agréable.

En résumé, 100 maisons est un bel hommage à tous ces gens qui sont parvenus à combattre le mur de difficultés qui se dressait devant eux. Solidaires et travailleurs.

Zombeavers, un film de Jordan Rubin (DVD)

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Date de sortie DVD  : le 17 février 2015
Avec : Rachel Melvin, Cortney Palm, Lexi Atkins, Hutch Dano, Peter Gilroy, Rex Linn…
Durée : 1h27
Prix : 14,99 (DVD) / 14,99 (BRD)

 

Synopsis :

Un groupe d’adolescents, partis pour un week-end de débauche au bord d’une rivière, se retrouve confronté à une horde de castors-zombies affamés. Pour réussir à rester en vie, les jeunes vont devoir affronter ces animaux d’une nouvelle espèce…

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Après avoir vu les requins mis à toutes les sauces (Ghost Shark, Avalanche Sharks, Shark in Venice, Jurassic Shark, Sharknado… ) dans des nanars (revendiqués ou non) plus ou moins Z fait par des sociétés opportunistes à la logique très commerciale, comme The Asylum ou Nu Image, c’est au tour d’un animal d’un tout autre genre de connaître une exploitation et une mutation originale, puisque qu’avec Zombeavers, le réalisateur Jordan Rubin a eu l’idée saugrenue de croiser génétiquement de gentils castors avec de méchants zombies… Et contre lesquels un groupe d’ados décérébrés, et surtout obsédés par le sexe, va devoir lutter à mort, ou plutôt non puisque leur morsure transforme à leur tour les victimes en morts-vivants mi-homme, mi-castor particulièrement agressifs…

 

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Le résumé de Zombeavers tient en une ligne et rempli le cahier des charges de départ habituel, à cela près que le ton ici est franchement à la comédie, voir carrément à la farce puisque s’apparentant à une sorte de pastiche des œuvres du genre, en prenant la forme d’un gros délire gore et sexy avec des dialogues faussement débiles qui font parfois mouches, et des situations toutes plus absurdes les une que les autres, qui n’ont pour but que de proposer un divertissement qui ne vole pas haut certes, mais qui est réalisé avec soin pour une telle production. Première (bonne) surprise, les castors zombies du titre ne sont pas des rongeurs de synthèse mais de véritables créatures en animatronique (sorte de marionnettes perfectionnées) comme au « bon vieux temps » des effets spéciaux, et il faut avouer que ces derniers sont plutôt réussis, bien que provoquant plus le rire que l’effroi…

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L’autre originalité concerne la campagne de promotion de l’éditeur Zylo qui a détourné les affiches des succès US comme Gravity, American Bluff ou Her avec nos chers castors zombies (et même convoquer au sein des images du film un Nicolas Sarkozy qui n’a désormais pas de limites dans l’Art de l’incruste !). A noter que Zombeavers a eu l’honneur d’être sélectionné aux dernières éditions du Festival international du film fantastique de Gérardmer et du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, en se cassant les dents sur une éventuelle récompense, mais il ne faut pas pousser quand même…

12 Septembre, tome 2 : une BD de Roger Seiter et Simone Gabrielli (Glénat)

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12 Septembre, t. 2 : Les deux tours

Entre uchronie et voyage temporel, 12 Septembre propulse un agent de la NSA spécialiste du Moyen-Orient en plein coeur du XVème siècle d’un univers parallèle. Tout cela au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre. Un récit écrit par Roger Seiter (FOG, HMS, Special Branch,Trajectoires, Policier qui Rit) et illustré par l’italien Simone Gabrielli (Donjons et Dragons).

Date de parution : le 4 février 2015
Auteurs : Roger Seiter (scénario) et Simone Gabrielli (dessin) et Andres Jose Mossa (Couleurs)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un espion projeté aux racines d’un conflit séculaire… Duncan Campbell est un agent de la NSA, historien et spécialiste du Moyen-Orient. Sa vie bascule le 6 septembre 2001 : il perd la femme qu’il aime, est trahi par ses supérieurs et se trouve plongé au cœur d’un conflit médiéval dont les livres d’histoire n’ont jamais parlé… Il ne peut compter que sur sa bonne connaissance du monde islamique et de l’Europe du XVe siècle pour tenter d’éviter l’anéantissement de deux civilisations en essayant de trouver le chemin qui mène à la réconciliation et la paix entre les peuples… Une passionnante uchronie à travers laquelle Roger Seiter et Simone Gabrielli reviennent sur les origines d’un conflit qui embrase deux mondes depuis des siècles, pour tenter de comprendre, mais aussi pour rêver la paix.

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Le point sur l’album :

Avec Les deux tours,  Roger Seiter conclut ce diptyque sur le duel tant attendu. Celui de Duncan Campbell et de Mahdi, qui n’est autre que le terroriste échoué avec lui dans ce monde Moyen-âgeux revisité. Un récit à la fois original et cohérent, qui jongle avec l’espace-temps avec une certaine fluidité. On regrette néanmoins que les personnages ne soient pas plus élaborés en profondeur, plus nuancés. On a du mal à s’identifier car l’ampleur du scénario qui met dos à dos deux civilisations entières l’en empêche. Le temps que les pions se mettent en place, il faut déjà passer à l’action. C’est dommage, car en développant un peu, la série avait du potentiel. Il lui aurait fallu un peu plus de tomes, avec des personnages plus charismatiques (et moins caricaturaux).

Avec son trait relativement fin, le dessin de Simone Gabrielli offre des sensations inégales d’une planche à l’autre. On est un peu partagé. C’est peut-être le travail des couleurs (Andres Jose Mossa) qui n’est pas satisfaisant. Ces dernières sont en effet trop infographiées et ne mettent pas suffisamment les détails du dessin en valeur. Un peu dommage même si la qualité de l’ensemble reste bonne.

En conclusion, malgré ses défauts, 12 septembre offre un voyage dépaysant à travers les âges. Ce qui reste plutôt sympa en soi.

Le Syndrome d’Abel, tomes 2 & 3 : une BD de Xavier Dorison et Richard Marazano (Glénat)

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Le Syndrome d’Abel, tomes 2 & 3

Après cinq ans d’attente, Le Syndrome d’Abel dévoile enfin son épilogue avec la parution simultanée des tomes 2 et 3, venant clore ce thriller fantastique signé par deux figures du neuvième art : le scénariste Xavier Dorison et le dessinateur Richard Marazano (L’Expédition, Alcyon, Genetiks, S.A.M, Le Protocole du Pélican, le Monde de Milo).

Date de parution : le 11 février 2015
Auteurs : Xavier Dorison (Scénario) et Richard Marazano (Dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 €

Résumé de l’éditeur :

L’histoire d’un homme qui enquête sur sa propre mort. 1983. Abel Weiss est victime d’un grave accident et tombe dans le coma. Il se réveille à des kilomètres du lieu de l’événement. De retour dans sa ville, il découvre que son absence n’a pas duré quelques heures, mais… sept ans. Il est désormais considéré comme mort par toutes les administrations et toute trace de lui, de sa maison, qui a été remplacée par un building, à son compte en banque littéralement volatilisé, a été soigneusement effacée… Comment Abel Weiss a-t-il pu « ressusciter » ? Qui a mené cet étrange complot contre lui ? Pourquoi a-t-on cherché à faire disparaître toute trace de son passé ? Qui a assassiné la seule personne capable de l’identifier ? Recherché par la police, dénué d’identité et de moyens, Abel devra trouver, seul, les réponses aux questions qui le hantent, même si celles-ci ne sont pas de ce monde… Plus de cinq ans après, découvrez enfin la conclusion du Syndrome d’Abel grâce à la sortie simultanée des tomes 2 et 3 ! Vous aurez toutes les réponses aux mystères qui englobent ce thriller urbain fantastique signé Dorison et Marazano, entre X-Files et Le Fugitif.

Le syndrome d'Abel - Tome 2

Extrait du Tome 2

Le point sur les albums :

C’est donc le retour en force d’Abel Weiss qui va tenter l’impensable pour se sortir du guêpier dans lequel on l’a mis. Sujet d’une expérience scientifique à ses dépens, notre héros a perdu sept ans de sa vie. Et ses bourreaux vont encore essayer de pousser l’expérience plus loin : le faire revenir du stade ultime de mort. Une intrigue aux contours mystérieux, sinon mystiques, où se mêlent science-fiction, anticipation et thriller haletant. Car jusqu’au bout, Xavier Dorison orchestre une course-poursuite à plusieurs niveaux : les flics, bons et mauvais, pourchassent Abel qui lui pourchasse ses bourreaux alors que ses bourreaux le pourchassent également. Si bien qu’on peut par instants être un peu confus.

Mais le découpage du scénario tout au long de ces deux albums conclusifs est optimal. L’ambiance est vite en place, et l’on est pris à ce jeu du chat et de la souris. Une écriture maîtrisée. On parle évidemment de Dorison, quoi de plus normal.

De même en ce qui concerne la patte graphique de Marazano, artiste pluridisciplinaire (car également scénariste de talent dans quelques-unes des séries citées ci-dessus) qui nous comble avec son style si original. Un dessin réaliste dont le trait semble presque photographique. On dirait même que le dessinateur lui a insufflé une âme, grâce à ses couleurs à l’énergie ébouriffante.

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Le syndrome d’Abel se termine donc comme il a commencé : sur les chapeaux de roues. Un récit qui plaira sans nul doute à tous les fans du genre (ou des genres).

F U Z E T A remporte le Prix Ricard S.A Live Music 2015.

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Le groupe vannetais F U Z E T A vient de remporter le Prix Ricard S.A Live Music 2015 !

Parmi les 1 143 artistes inscrits au concours, F U Z E T A a su séduire les internautes et le Jury par la justesse et l’intensité de ses harmonies vocales sur un son indie-rock épique !

Le communiqué ci-joint vous dira tout sur leur parcours et d’ici là, découvrez F U Z E T A  à travers la session live du titre Sunset  filmée dernièrement à Rennes par Rod Maurice lors de la finale du Prix :

CP - Annonce lauréat 2015 Prix RLM

Sils Maria, un film d’Olivier Assayas (DVD)

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Sils Maria, un film d’Olivier Assayas  

Présenté au Festival de Cannes de 2014 (6nominations) , le dernier film d’Olivier Assayas nous entraine dans un jeu de miroirs où s’interroge à travers le métier d’actrice la frontière poreuse entre la fiction et la réalité, le temps qui passe et son emprise : brillant.

Date de sortie DVD  : le 7 février 2015
Avec : Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz…
Durée : 2h04
Prix : 19,99 (DVD/BRD)

Synopsis :

À dix-huit ans, Maria Enders a connu le succès au théâtre en incarnant Sigrid, jeune fille ambitieuse et au charme trouble qui conduit au suicide une femme plus mûre, Helena. Vingt ans plus tard on lui propose de reprendre cette pièce, mais cette fois de l’autre côté du miroir, dans le rôle d’Helena…

[pull_quote_center]Une écriture puissante et singulière qui s’apparente à l’univers de Bergman ou Fassbinder[/pull_quote_center]

Comédienne, Maria Enders (Juliette Binoche) a connu le succès à 18 ans grâce à une pièce jouée vingt ans plus tôt dans laquelle elle incarnait Sigrid, une jeune fille séductrice et ambitieuse qui poussait au suicide Helena, une chef d’entreprise plus âgée. Vingt ans plus tard, on lui propose de reprendre cette pièce, mais dans le rôle, cette fois moins glorieux, d’Helena. Celui de sa partenaire étant dévolu à une jeune actrice américaine (Chloé Grace Moretz) très en vue et abonnée aux blockbusters insipides.

Accompagnée de son assistante, Valentine (Kristen Stewart), Maria rejoint la maison du dramaturge décédé quelques semaines plus tôt pour répéter dans le petit village montagneux situé en Suisse alémanique.

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Entre séances de travail et ballades dans les montagnes, où Nietzche aimait aussi séjourner révélant dans le relief grandiose un couloir de brume qui dessine la forme d’un serpent fuyant…, se scrute la métamorphose d’une femme/actrice confrontée à sa mue pour aborder et jouer son nouveau personnage.

C’est tout ce cheminement personnel, complexe où les sentiments se confondent entre le jeu et la vie ainsi que cet espace temps rattrapé par l’hyperconnexion au net, la surexpostion et la peopolisation que filment le cinéaste à travers une narration inattendue et en hommage au théâtre.

Juliette Binoche est fascinante dans ce basculement de l’héroïne passant de la première à la deuxième place tandis que Kristen Stewart se révèle d’une intensité troublante. Quant à la jeune Chloë Grace Moretz, elle est d’un naturel vibrant.
Une écriture puissante et singulière qui s’apparente à l’univers de Bergman ou Fassbinder.
Les Bonus DVD : 
– Le Phénomène nuageux de Maloja (court métrage d’Arnold Fanck, 1924)
– Entretien d’Olivier Assayas avec Olivier Père
– Galerie Photos

Le bambou noir, mise en scène de Gaël Rabas et Françoise Dorgambide, à Biarritz.

Le bambou noir

Le bambou noir est une pièce extraite du texte de Tera’ituatini Pambrun, adapté par Nicole Piron. La mise en scène est de Gaël Rabas et Françoise Dorgambide.
Au Théâtre du Versant du 8 au 14 février 2015, à Biarritz.
Durée : 1h30
Avec : Samuel Jego, Safia Hammideche,Teuhi Teina Ronald

Présentation officielle de la pièce :

Le bambou noir, c’est l’histoire de la formation, de l’ascension sociale, de la chute et du bannissement d’un jeune tahitien pétri de révolte et d’idéaux, à la vocation de peintre singulièrement contrariée par l’histoire politique et sociale de son pays. C’est dans la France et la Polynésie des années 70 et 80 que l’auteur nous entraine sur les traces de cet artiste écorché par la vie qui va de certitudes en désillusions au fur et à mesure qu’il entre en contact avec la réalité humaine.

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Le bambou noir

Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun nous a quittés en 2011 alors qu’il n’avait que 58 ans.

Il était anthropologue de formation mais a consacré une grande partie de sa vie à la défense de la culture polynésienne, étant lui-même poète, dramaturge, romancier, essayiste et pamphlétaire et surtout très engagé. Avec Gaël Rabas, Directeur du Théâtre du Versant, il avait commencé un projet artistique autour de la culture Tahitienne. Hélas, sa mort prématurée l’a empêché d’aller plus loin.

Mais ce n’est pas pour autant que Gaël Rabas abandonne ce projet, bien au contraire. Avec l’aide de Nicole Piron, la pièce prend forme à partir des nombreux écrits de Pambrun, en particulier « La natte » et surtout « L’île aux anthropologues ». Le bambou noir prend vie sous d’un très bel hommage rendu à Pambrun.

La pièce Le bambou noir est une totale réussite ! Tout est réuni pour faire de cet hommage une très belle découverte de la culture et de la littérature polynésiennes ! Les trois acteurs sur scène sont formidables. Samuel Jego incarne merveilleusement le révolutionnaire et toujours réactif Pambrun, avec toute la fougue et l’énergie de la jeunesse. Quant à Safia Hammideche, tous les rôles féminins lui sont attribués et en un tour de main, elle s’adapte avec brio à son nouveau personnage, avec beaucoup de grâce et de féminité.

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Le bambou noir

Bien sûr la pièce ne serait pas authentique si Teuhi Teina Ronald n’était là pour les accompagner en musique, en chansons et surtout en tahitien. Un personnage haut en couleurs : Ma’ohi ! Porteur de messages de la culture Ma’Ohi et de la vie de Pambrun.

J’aimerais donner également une mention spéciale à Brigitte Rabas pour la création des marionnettes des oiseaux, absolument incroyables !

Et aussi, bien sûr à Virginie Salane qui a réalisé les magnifiques peintures sur soie, dont la gigantesque toile de fond que l’on admire à la scène finale. Tout simplement époustouflante ! Une très grande artiste Virginie !

Scène finale

Le bambou noir

Une très belle soirée au Théâtre du Versant, toujours aussi accueillant et sympathique, avec une ode au voyage à Papeeete, bien entendu !

A la fin du spectacle, un petit rhum vous sera proposé ainsi que quelques souvenirs de Papeete… Histoire de bien terminer le voyage !

Cette pièce se produit du 8 au 14 février 2015 au Théâtre du Versant. Réservez vos places, c’est indispensable. Chaque soir, le théâtre fait salle comble, et le jeune public est assis par terre pour ne rien louper de cette merveille !

Et en septembre-octobre 2015, la troupe se déplacera au Centre Culturel Tjibaou à Nouméa et au Théâtre de la Maison de la Culture à Papeete dont l’engouement est chaque jour plus intense !

Anne Roumanoff « [Rouge]Manoff » : en tournée aux Etats-Unis.

Anne Roumanoff

ANNE ROUMANOFF « [Rouge]Manoff » :

Anne Roumanoff sera en concert aux Etats-Unis avec son nouveau spectacle : « Aimons-nous les uns les autres », les :

21 Février 2015 – NEW YORK

23 Février 2015 – MIAMI

ANNE ROUMANOFF AUX USA :

Anne Roumanoff porte un regard sans concession sur la société française: Il est question de mariage gay, d’une femme frappée de phobie administrative, d’une américaine qui critique le pessimisme français, d’une conseillère municipale front national, d’une femme qui commande des accessoires coquins sur internet pour relancer sa vie sexuelle, d’une énarque qui tente d’expliquer à des ministres la différence entre un patron et un entrepreneur … Au fil de ses sketchs, Anne Roumanoff nous entraine dans une église pour chanter « Ave, ave, ave Pôle Emploi, on continue à croire en toi », nous fait participer à un goûter d’anniversaire avec des enfants blasés et se moque d’un site internet buzz-people où les journalistes sont tous des stagiaires. Rions donc de tout ce qui va mal plutôt que d’en pleurer.

 

Infos et réservations sur : ICI

 

Avec une avant-première jouée à guichet fermé à l’Olympia et sa retransmission en direct au cinéma en France, en Belgique et en Suisse, le nouveau spectacle d’Anne Roumanoff « Aimons-nous les uns les autres » présage un joli succès. Elle sera sur la scène de l’Alhambra à Paris pour 100 dates exceptionnelles à partir de Juillet 2015 !

Découvrez le sketch  La coach québecoise de Anne Roumanoff :

La pétillante humoriste ne s’arrête pas là pour autant et s’attaquera ce mois-ci au public américain avec une tournée aux Etats-Unis ! Elle y jouera son spectacle « [Rouge]Manoff » :

 

Le 21 Février 2015 à NEW YORK

Le 23 Février 2015 à MIAMI

 

Résultats concours : L’Enquête, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 11 février 2015

Un film de Vincent Garenq avec Gilles Lellouche, Charles Berling, Laurent Capelluto, Florence Loiret Caille.

 

A l’occasion de la sortie du film L’EnquêtePublik’Art, en collaboration avec cinefriends.com, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : L’Enquête

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 531 joueurs ! Bravo à tous et merci !

 

Les 5 heureux gagnants sont :

Maryse Bonnardel, Eric Lagache, Emmanuel Paquet, Remi Revillon et Sylvie Falaise.

Notre partenaire vous enverra très prochainement vos places. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Les Nouveaux sauvages, un film de Damián Szifron

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Les Nouveaux sauvages, un film de Damián Szifron

On ressent une impression très bizarre quand on sort de ce film, Les nouveaux sauvages. Beaucoup de violence gratuite, extrêmement violente. Beaucoup de situations poussées à l’extrême où « le pétage de plomb » est de rigueur.

Sortie le : 14 janvier 2015
Durée : 2h02
Avec : Ricardo DarínOscar Martinez, Leonardo Sbaraglia

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs. L’inégalité, l’injustice et l’exigence auxquelles nous expose le monde où l’on vit provoquent du stress et des dépressions chez beaucoup de gens. Certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux. Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l’étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amour, le retour d’un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l’indéniable plaisir du pétage de plombs.

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Les Nouveaux sauvages

Dans le film Les Nouveaux sauvages, des sketches, sans rapport les uns avec les autres. Ou le seul point commun est la violence de personnes qui ne seraient nullement sociabilisées. Des sauvages ! ou des monstres.

Dans la salle de ciné, des personnes qui rient de plus en plus fort au fur et à mesure de la violence. Mais pas moi. Je suis accablée devant tant de bêtises, tant d’absurdité, tant de facilité. Et surtout tant de violence absurde. Mais la violence est à l’ordre du jour.

Bref, on sort en ressentant un certain malaise. Les nouveaux sauvages, c’est trop. Too much, comme diraient les jeunes. Trop bête, trop vulgaire, trop facile, trop évident. Bref, TROP !

Et du coup, très décevant malgré les très bonnes critiques ! Ce n’est pas parce que ce sont les frères Almodovar qui l’ont produit que c’est un bon film.

Relatos salvajes, Les nouveaux sauvages, a déjà attiré en Argentine, 450 000 spectateurs… Qu’en sera-t-il en France ?

Vous pouvez lire la chronique de Thierry Carteret, beaucoup plus positive que la mienne  : ICI

Bande annonce du film Les Nouveaux sauvages : 

Les Pirates de Barataria, tome 8 : une BD de Marc Bourgne et Franck Bonnet (Glénat)

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Les Pirates de Barataria, t. 8 : Gaspésie

Les Pirates de Barataria est une fabuleuse série de grande piraterie à l’époque de Napoléon (fin XVIIIème début XIXème) écrite par Marc Bourgne (L’Été 63, Michel Vaillant, Barbe-Rouge, Voyageur) et illustrée par Franck Bonnet (Attila… mon amour, Vell’a, TNO). Le huitième album, intitulé Gaspésie, signe le retour de la belle Artémis Delambre en Louisiane pour trouver la protection des frères Lafitte. Un troisième cycle qui s’annonce encore plus passionnant que les précédents !

Date de parution : le 11 février 2015
Auteurs : Marc Bourgne (Scénario) et Franck Bonnet (Dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Embarquez pour un nouveau cycle qui fleure bon la poudre, les embruns et la grande aventure ! Après ses aventures en Égypte, la belle Artémis Delambre croyait pouvoir mener une vie tranquille, recluse dans sa petite masure en Corse. Mais la venue d’un cavalier pourrait bien changer la donne. La missive qu’il apporte, écrite par la main de Napoléon lui-même, enjoint Artémis à se rendre à… Barataria ! L’Empereur français, qui voit bien les États-Unis gagner la guerre qu’ils mènent contre l’Angleterre, estime que la république corsaire des frères Lafitte constitue un lieu sûr pour préparer son retour de l’île d’Elbe. Reste à savoir dans quel état ils vont la retrouver… Emmené par la plume de Marc Bourgne et le pinceau de Franck Bonnet, voici le nouveau cycle de 2 tomes de cette série pirate comme on les aime. Un véritable succès populaire puisque la série entame ici son troisième cycle, avec des ventes globales de plus de 90 000 exemplaires !

Les Pirates de Barataria #08

Le point sur l’album :

On en boude pas notre plaisir lorsqu’un album des Pirates de Barataria paraît. Cette fois, Marc Bourgne en ouvre un nouveau cycle. Celui où Napoléon prépare son retour de l’île d’Elbe. Pour cela, il va avoir besoin de notre héroïne Artémis Delambre et des frères Lafitte. Mais ces derniers sont en mauvaise posture. En effet, plus que jamais, leur Barataria est menacéeen ruine. Et l’on doit cela aux américains, alors que la guerre contre les anglais n’a jamais été aussi tendue. Une poudrière qui promet un album riche en rebondissements. Marc Bourgne ne nous trompe pas sur la marchandise. Ce huitième album nous émerveille une nouvelle fois par la capacité de son scénariste à se renouveler, à faire évoluer ses personnages comme son intrigue. Une orchestration de haute voltige.

C’est aussi la sensation que donne le dessin extraordinaire de Franck Bonnet, qui excelle dans l’art de mettre en mouvement les grandes voiles de ces navires aussi imposant que majestueux. L’artiste semble à l’aise sur tous les continents qu’il met en scène de son trait fin et incisif, fourmillant de détails. Un trésor graphique.

Comment ne pas être totalement fan de cette série après tout ça ? Nous n’avons pas la réponse. On ne peut qu’affirmer une chose : Les Pirates de Barataria sont aussi recommandables que recommandés.

Youth United, tome 1 : une BD Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël et Wuey (Glénat)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Youth United - Tome 1

Youth United, t. 1 : Agents de voyage

Nous retrouvons le duo de scénaristes Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël (qui nous avait offert le premier tome de Magnum Photos), sur une série pour les jeunes : Youth United (de la collection Tchô l’aventure ! aux éditions Glénat). Intitulé Agents de voyage, ce premier album nous plonge dans le monde de deux ados inséparables invités à rejoindre une organisation secrète dont l’objet est de venir en aide aux enfants du monde entier. Une série où la science-fiction à son mot à dire à travers d’innombrables gadgets futuristes dessinés par le chinois Wuey (Carles, Wakfu – le théâtre maudit…).

Date de parution : le 11 février 2015
Auteurs : Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël (scénario) et Wuey (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (92 pages)

Résumé de l’éditeur :

Leur mission : venir en aide aux enfants du monde entier ! Ryun et Timothée sont deux ados qui débordent d’énergie ! Pendant leur temps libre, ce qu’ils aiment, c’est rendre service aux autres. Une vieille dame qui se fait piquer son sac, un petit qui se fait racketter son portable dans la cour d’école ? Et nos deux acolytes volent à leur secours ! Ce sens de la justice exacerbé couplé à leurs grandes qualités athlétiques intéresse justement « Youth United », une organisation secrète qui dispose de moyens technologiques colossaux pour venir en aide aux enfants défavorisés ou victimes de maltraitance. Après un rapide test, Ryun et Timothée sont recrutés par Ram’, le chef de l’agence. Bardés de gadgets à côté desquels ceux de James Bond ressemblent à des jouets bon marché, ils sont à présent fin prêts pour venir en aide aux enfants de toute la planète ! Avec un formidable sens du rythme et de l’aventure, Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël trouvent le ton juste pour aborder des sujets brulants de l’actualité sans lourdeur : ce premier tome traitera notamment du phénomène des réseaux mafieux qui exploitent les enfants parmi la communauté rom. Une nouvelle série moderne et attachante servie à merveille par le dessin tout en dynamisme d’un jeune prodige chinois : Wuye !

Youth United - Tome 1

Le point sur l’album :

Sur un ton enjoué où l’action joue un rôle de premier plan, les scénaristes ont élaboré une série d’aventure idéale pour les jeunes. Une Bd où ce sont eux les héros mais également où c’est à eux que l’on vient en aide. Un point de vue habile où toutes les identifications sont possibles pour nos enfants. Et les auteurs abordent dans ce premier album le sujet plutôt grave des enfants (de la communauté rom) envoyés dans la rue par la mafia. Ce qui n’empêche pas d’apprécier la lecture, à la fois légère et rythmée.

Les scènes d’action sont en effet nombreuses, pimentant généreusement l’album grâce au dessin résolument fluide et moderne de Wuey. Un style à la croisée de l’animation, du manga et de la BD franco-belge. Un parti pris payant, car mis en couleurs avec talent.

Bref, l’équipe de Youth United semble promise à un bel avenir dans les bibliothèques des plus jeunes !

Parents mais presque… une BD de Margot de Vigan (Vents d’Ouest)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Parents, mais presque...

Parents mais presque… de Margot de Vigan

Petit recueil de gags sur la vie de famille, Parents mais presque… est le deuxième album de Margot de Vigan (Frangines, et c’est comme ça !). Avec fraîcheur et humour, l’auteur nous propose une immersion dans le quotidien d’une famille de deux enfants pré-adolescentes, qui en font voir de toutes les couleurs à leurs parents. Mais de jolies couleurs, hein.

Date de parution : le 11 février 2015
Auteur : Margot de Vigan (scénario et dessin)
Editions : Vents d’Ouest
Prix : 18,50 € (112 pages)

Résumé de l’éditeur :

Le plus beau métier du monde ! Bien des parents vous le diront : quand on a deux filles, les journées ressemblent à un véritable parcours du combattant. Parlez-en à ceux d’Ana et Lou ! Entre l’éducation, le travail, l’école, les caprices, les sorties… ils ne savent plus où donner de la tête ! Eh oui : évoluer en tant que parents dans cette jungle que représente le monde moderne donne parfois le vertige, quel que soit l’amour qu’on porte à ses enfants. Mais comme on dit : le bonheur n’a pas de prix ! Après avoir abordé l’enfance dans Frangines, et c’est comme ça !, Margot de Vigan retrouve ses personnages et scrute, de son dessin sobre et épuré, les rapports familiaux à travers un autre prisme cette fois : celui des parents. Sans leçon ni morale, l’auteur nous livre, avec son regard sensible, ironique, mais toujours bienveillant, la photographie d’une famille d’aujourd’hui dans laquelle bien des lecteurs pourront se retrouver.

Parents, mais presque...

Le point sur l’album :

Sur un scénario composé d’une multitude de petites scènes, Parents mais presque… s’amuse du quotidien d’une famille de notre époque. Avec leurs deux filles, ce couple de parents mène une vie faite de haut et de bas. Avec leurs rêves, et leur réalité. Un humour qui fait souvent sourire, et à travers lequel on se reconnaît forcément à un moment ou à un autre. Bien sûr, on n’évite pas certains clichés, mais dans une moindre mesure.

L’écriture légère de l’auteur est mise en valeur par un dessin très féminin, aux lignes claires qui dégagent simplicité et finesse. L’incrustation d’éléments photographiés est en soi une originalité bienvenue (écrans de téléphones, pot de nutella…). On est également frappé par l’audace remarquable des cadrages qui se superposent sur une même planche. Une jolie façon de dynamiser le dessin. Du beau travail.

Parents mais presque… est un ouvrage tout à fait sympathique et agréable à lire. Une expérience à tenter.

Une histoire américaine, un film de Armel Hostiou

une histoire américaine

En salle le 11 février 2015

Synopsis : Par amour, Vincent a suivi Barbara à New York. Mais elle ne veut plus de lui. Obsédé par l’idée de la reconquérir, il décide d’aller jusqu’au bout…

Dans la ville qui ne dort jamais, Vincent ballade sa tristesse de bar en bar, d’un métro à un autre, la photo de son ex Barbara sur son portable (Kate Moran, vue dans Les Rencontres d’après Minuit), comme un dernier lien l’attachant à elle. Aucun autre but que celui de reconquérir celle qui vit depuis avec quelqu’un d’autre, un brillant médecin new-yorkais.

A l’image des premières images du film, celles d’un New York légèrement tremblotant sous les secousses du téléphérique, la santé mentale de Vincent déclinera peu à peu dans cette ville où il est l’étranger. Aucune ode à New York ici, pourtant très cinégénique, puisque la ville est vue à la hauteur d’un personnage obsessionnel, c’est à dire d’un point de vue restrictif. New York se limite au périmètre entourant Barbara, et les quelques échappées nous ramèneront toujours à elle.

Vincent Macaigne apporte là une variation à ce personnage d’amoureux fou déjà en scène dans le magnifique Tonnerre de Guillaume Brac. Une histoire américaine repose beaucoup sur le magnétisme de cet acteur borderline, clown triste imprévisible dans ses paroles et ses gestes, désormais incontournable dans le jeune cinéma d’auteur français (2 automnes 3 Hivers, La Bataille de Solférino, Tristesse Club, etc.)

Une histoire américaine ne suit aucune trame, va de secousses en stases à l’instar de la psyché de son protagoniste. Le film enchaine les scènes obligées (la confrontation entre Barbara, son compagnon et Vincent) et quelques moments imprévisibles (l’histoire d’amour avortée avec une jeune et jolie Danoise). Rencontrée dans un bar, le vent de fraicheur qu’apporte Sophie (une nuit à Coney Island, une aventure burlesque dans un hippodrome), est rapidement saqué par l’obsession de Vincent revenant au galop, mettant là en lumière la part de cruauté du personnage. Du simple looser, Vincent devient un anti-héros sapant même l’empathie du spectateur.

une histoire américaine
(c) UFO Distribution

 

A la faveur d’une rupture, ellipse rendue signifiante par la perte de poids de Vincent Macaigne (pour les besoins du tournage de Tonnerre justement), le film bascule dans une veine dramatique que l’affiche même ne laisse pas percevoir. Les quelques accents comiques qui subsistaient (une demande en mariage pathétique notamment) s’effacent au profit de la croissance de la folie obsessionnelle du personnage. Resté à New York où il épie son ex, Vincent travaille mécaniquement dans une poissonnerie, Charlot des temps modernes. Sa déchéance sociale, mise en évidence par sa famille venue lui rendre visite, plonge le personnage et le film in extenso dans une tonalité sombre que même les lumières de Broadway n’arrivent pas à raviver.

Des accents mumblecore (pour son esthétisme à l’arrache et le propos intimiste) à une tradition auteuriste française mis en valeur par la persona de Macaigne, Une histoire américaine charme par son aspect bricolé et contemplatif, encloisonnant la folie de Vincent. Plus qu’une histoire d’amour impossible, le film s’offre comme une réflexion sur l’aveuglement et le déni inhérent au sentiment amoureux, poussé ici à l’extrême, mais aussi sur la catégorisation sociale et la norme exigée.

Une histoire américaine, ironie suprême du titre lorsque l’idéal américain « start from scratch » stipule la réussite possible de tout le monde si tant est qu’on s’en donne les moyens. C’est ici l’histoire d’une non-évolution, d’une descente aux enfers et rien de plus.


Une Histoire Américaine d'Armel Hostiou – Bande… par LesBAdeVivalaCinema

Anita Farmine : From Above, son premier album.

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« From Above », premier album d’Anita Farmine

Un visage rond et lumineux, un sourire qui accompagne malicieusement les cuivres, c’est ainsi que l’on découvre Anita Farmine sur son premier clip : « No, no, no ».
Et pourtant, on voudrait lui dire : si, si, si !

Oui, dans toutes les langues, oui à toutes ses influences, oui aux musiciens talentueux qui l’accompagnent sur ce premier album prometteur.
On y retrouve les tambours de Keyvan Chemirani ou encore le batteur polyvalent Roger Biwandu.
Et toujours cette voix douce mais puissance, tantôt jazzy, tantôt langoureusement orientale , Anita Farmine chante en anglais mais aussi en persan.
La richesse des origines métissées de cette auteur, compositrice franco iranienne fait de « From Above » une des belles surprises de ce début d’année.

Aux frontières de la world music, cet album auto-produit est un voyage vitaminé.
Un bol d’air joyeux et ensoleillé, un régal chaleureux à savourer pour oublier l’hiver.

 

No No No de l’album From Above  – Anita Farmine (clip) :

Teaser Anita Farmine – Live à George Sand nov 2014 :

Mathilde Azéma

Moi, Dragon – la saga : une BD de Juan Gimenez (Glénat)

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Moi, Dragon – la saga de Juan Gimenez

Le dessinateur culte de La Caste des Méta-BaronsJuan Gimenez (Mutante, Le Quatrième Pouvoir) s’aventure dans un récit fantastico-médiéval avec Moi, Dragon. Une saga qui s’éloigne du space-opera devenu la marque de fabrique de Gimenez. C’est donc avec curiosité que l’on s’est précipité sur la belle intégrale tout juste parue aux éditions Glénat.

Date de parution : le 4 février 2015
Auteur : Juan Gimenez (scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 35,00 € (192 pages)

Résumé de l’éditeur :

Par le fer. Par le feu. Le royaume de Ferona tombera. Alors que l’on s’apprête à fêter dignement l’anniversaire du Roi Belmonth, le château de Rosentall vit ses heures les plus sombres. Une puissante armée de mercenaires menée par une femme mystérieuse et redoutable est en marche. Pire encore : les soubresauts de plus en plus fréquents du volcan Ferona laissent présager que le fléau du ciel en personne, Madragon, est de retour. Au cœur de ce chaos, une troupe de forains itinérants au sein de laquelle un enfant s’apprête à naître pourrait bien faire basculer le destin du royaume… Référence ultime de la bande dessinée de science-fiction, Juan Gimenez est au sommet de son art en s’aventurant dans les contrées magiques de l’heroic fantasy. En respectant à merveille les codes du genre, le dessinateur de La Caste des Métas-Barons livre sur près de 200 pages une grande épopée où s’entremêlent luttes de pouvoir, rivalités familiales, batailles dantesques et créatures fantastiques.

Moi, Dragon

Le point sur l’album :

Dans Moi, DragonJuan Gimenez met de côté l’univers futuriste qui l’a fait connaître mais on sent néanmoins une atmosphère très comparable à ses grandes séries. Le pitch n’a pourtant pas grand chose à voir : un bébé va naître dans une troupe de saltimbanques le jour de l’anniversaire du roi. Nous sommes au XIIIème siècle, le royaume est assiégé par une ancienne prétendante au trône alors qu’un énorme dragon se réveille… Ce dernier semble connecté à la jeune maman et son bébé. Et pour cause, on découvre vite un lien filial. Entre guerres de pouvoir, vengeances et intrigues familiales, le scénario joue une partition sans fausse note, mais sans grande surprise non plus.

Pas de grande révolution. Mais quel n’est pas notre plaisir de retrouver l’univers graphique de l’auteur dans un contexte bien différent de l’accoutumée.  Le dessinateur le détourne habilement pour dessiner ce qu’il fait de mieux : des personnages aux armures imposantes qui s’affrontent furieusement. Une puissance phénoménale se dégage de son trait unique et sa mise en scène. Les globules rouges giclent dans tous les sens, les membres sont tranchés, déchirés, écrasés, déchiquetés, éclatés etc… Les planches de Juan Gimenez n’ont rien perdu de leur superbe.

Avec un scénario classique mais une réalisation spectaculaire propre à Juan Gimenez, Moi, Dragon est une très bonne expérience de lecture, qui n’aura pas de mal à faire sa place dans votre bdthèque.

Un homme très recherché, un film d’Anton Corbijn (DVD)

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Un homme très recherché, un film d’Anton Corbijn

Ce n’est autre que le très réputé Anton Corbijn (The American, Control) qui a réalisé Un homme très recherché, film qui met en scène les services secrets allemands et américains sur le sol germanique, à Hambourg, alors qu’un immigré d’origine tchétchène a été identifié… C’est alors le début d’une longue filature menée, dans le rôle principal, par feu Philip Seymour Hoffman.

Date de sortie DVD  : le 21 janvier 2015
Avec : Philip Seymour Hoffman, Rachel McAdams, Grigoriy Dobrygin…
Durée : 2h02
Prix : 19,99 (DVD)

Synopsis :

Plus de dix ans après les attentats du 11 Septembre 2001, la ville de Hambourg a du mal à se remettre d’avoir abrité une importante cellule terroriste à l’origine des attaques contre le World Trade Center. Lorsqu’un immigré d’origine russo-tchétchène, ayant subi de terribles sévices, débarque dans la communauté musulmane de Hambourg pour récupérer la fortune mal acquise de son père, les services secrets allemands et américains sont en alerte. Une course contre la montre s’engage alors pour identifier cet homme très recherché : s’agit-il d’une victime ou d’un extrémiste aux intentions destructrices ?

Un homme très recherché

Notre avis sur le film : 

Adapté du roman éponyme britannique de John Le Carré, le film met en lumière le travail des services secrets en Allemagne au lendemain du 11 septembre. Alors qu’un immigré clandestin est repéré, ils vont devoir rapidement enquêter pour l’identifier, recouper d’éventuelles informations tirées des premiers contacts établis par le suspect en Allemagne, et s’en servir à bon escient. Tâche ô combien difficile lorsque tous les services sont en désaccords sur la marche à donner à cet épineux dossier.

Un scénario tout en tension, où l’on a la chance d’admirer l’excellente interprétation de Philip Seymour Hoffman (Un homme très recherché est l’un de ses films posthumes) dans la peau d’un flic qui ne vit que pour sa mission. Avec des acteurs secondaires plutôt bons, le film peut encore compter sur une réalisation méticuleuse et soignée.

Un film passionnant, à l’efficacité redoutable.

Les Bonus DVD : 

Making of
John le Carré à Hambourg

Toute première fois, un film de Noémie Saglio et Maxime Govare

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Toute première fois, un film de Noémie Saglio et Maxime Govare

Toute première fois est un film très original qui parle des rapports humains et plus particulièrement de l’homosexualité avec intelligence.

C’est l’histoire de deux hommes, Jérémie, Pio Marmai, et Antoine, Lannick Gautry qui vont bientôt se marier, après dix ans de vie commune.

Sortie le : 28 janvier 2015
Durée : 1h30
Avec : Pio Marmai,Lannick Gautry

 

Synopsis :

Jérémie, 34 ans, émerge dans un appartement inconnu aux côtés d’Adna, une ravissante suédoise aussi drôle qu’attachante. Le début dʼun conte de fées ? Rien nʼest moins sûr car Jérémie est sur le point de se marier… avec Antoine.

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Toute première fois reste un film très naturel malgré un sujet difficile. deux hommes vont se marier et se préparent à cette fête.

Mais il se trouve qu’un beau soir, Jérémie, un peu saoul, se retrouve dans le lit d’une jeune et ravissante femme. Et fait l’amour pour la première fois avec une femme !

Les situations sont souvent cocasses, jamais vulgaires. Aucune prise de vue choquante. Beaucoup de pudeur et de sensibilité. Et aussi de tendresse.

Aucun cliché malveillant, beaucoup de respect que ce soit pour les uns ou pour les autres.

Les réalisateurs ont su parfaitement et naturellement intégrer l’homosexualité dans leur film Toute première fois. Sans tabou. Sans geste déplacé. A l’inverse de nos habitudes. Ce n’est pas un coming out, mais le contraire !

Les parents de Jérémie qui ont eu du mal à intégrer son annonce d’homosexualité, ne supportent pas l’annonce de son hétérosexualité !

Les acteurs sont parfaits, surtout le beau Pio Marmai qui porte le film sur ses épaules.

Ce n’est pas LA comédie de l’année, mais c’est un film néanmoins sympa et drôle.

 

Bande annonce du film : Toute première fois

Un loup est un loup, tome 1 : une BD de Makyo et Federico Nardo (Glénat)

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Un loup est un loup, tome 1

Adaptée du roman éponyme de Michel FalcoUn Loup est un loup est une BD scénarisée par Makyo (Jérôme K. Jérôme Bloche, Balade au Bout du Monde, Elsa, A.D.N…) et ilustrée par l’italien Federico Nardo (Monster Allergy, Le Vent des Khazars..). Dans la France féodale du XVIIIème siècle naissent des quintuplés, descendance généreuse d’un maître sabotier.

Date de parution : le 4 février 2015
Auteurs : Makyo (scénario) et Federico Nardo (dessin), Antoine Quaresma (Couleurs) d’après le roman de Michel Folco
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages)

Résumé de l’éditeur :

Une fratrie séparée par le destin. En mars 1763, dans la contrée de Racleterre, Apolline et Clovis Tricotin mettent au monde des quintuplés : Clodomir, Pépin, Dagobert, Clotilde et Charlemagne. Des cinq, c’est Charlemagne, le dernier « sorti », qui est le plus doué et le plus tenace. Il semble même qu’il ait un don pour communiquer avec les animaux. Mais alors que leur père succombe de la rage, la fratrie est frappée par le destin. La vie des quintuplés est brisée alors qu’ils se retrouvent dispersés…
Pierre Makyo et Federico Nardo adaptent le roman Un Loup est un loup ! Les deux auteurs parviennent à restituer l’esprit unique de l’écriture de Michel Folco tout en apportant leur vision personnelle à cette histoire si singulière, mêlant aventure et humour noir dans la France féodale du XVIIIe siècle.

Un loup est un loup

Le point sur l’album :

Sur un ton original souvent teinté d’humour noir,  Makyo s’approprie avec brio l’univers de Michel Folco. Dans ce premier album introductif, c’est surtout le père de la fratrie qui occupe l’espace. Ce dernier connaît quelques épisodes tumultueux. Après avoir vécu l’une des nuits les plus longues de sa vie avec la naissance de ses cinq enfants, il se voit défié en duel par un maître d’armes qui lui réclame réparation avant de se faire mordre par une vache potentiellement enragée… Un album bien emmené, notamment grâce à une narration amusante, au vocabulaire riche et authentique. Ce premier album ne dévoile pas encore grand chose des enfants qui en font la couverture, mais il est une entrée en matière tout à fait divertissante.

Le trait sûr et appuyé de Federico Nardo fait un peu penser au style comics. Ses planches sont chargées d’une multitude d’éléments et détails. La palette de couleurs utilisée par Antoine Quaresma est elle-même assez foncée, ce qui renforce l’impression de densité dans le dessin. S’il ne suscite pas de coup de coeur, il traduit bien l’ambiance Moyen-Âgeuse de la série.

Un loup est un loup n’a pas encore dévoilé son atout (les quintuplés) mais séduit déjà par son originalité. Une curiosité à suivre sans hésiter.

Mommy, un film de Xavier Dolan (DVD)

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Voilà un film qui va rester longtemps gravé dans nos mémoires. Un film choc. Un film fort. C’est l’histoire d’une mère, Die, Diana, remarquable Anne Dorval, qui est en difficulté avec son fils atteint de TDAH, soit un « Trouble de déficit de l’attention/hyperactivité ». Die a perdu son mari il y a 3 ans, période à laquelle son fils, Steve a « pété un plomb ».

Date de sortie DVD : le 18 mars 2015
Durée : 2h18
Avec : Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon, Suzanne Clément
Prix : 19,99 (DVD) / 24,99 (BRD)

Synopsis :

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.
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C’est le jeune et très talentueux Antoine-Olivier Pilon, qui n’a que 17 ans, qui endosse magistralement le rôle excessivement dur de Steve. Il est à la fois touchant, beau, émouvant, et d’une seconde à l’autre, il peut devenir dur, d’une violence inouïe que plus rien n’arrête. Terrorisant.

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L’amour d’une mère est-il capable de canaliser cette violence ? L’amour d’une mère intervient-il dans ce comportement de l’ado ? Quel pouvoir a-t-il, cet amour, face à ce typhon qui se déclenche sans aucun signe précurseur, ou infime.

Ces deux acteurs ont déjà joué pour Xavier Dolan. De même que Suzanne Clément qui interprète le rôle de la voisine bègue, Kyla… Dolan a déjà sa troupe d’acteurs, tous québécois. Comme si un lourd passé, intime, les liait. Comme Kyla qui garde son secret pour elle… Sa souffrance, pas de mots pour la décrire… Juste devenir bègue…

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Voilà, le film repose sur ces trois acteurs. Grâce à eux, on va rire, pleurer, frissonner, trembler de peur… Vibrer, vivre des émotions intenses. Ressentir au plus profond de nous des émotions enfouies…

Il me semble impossible de parler davantage du film pour ne rien dévoiler et ainsi ne pas lui faire perdre de sa magnificence.

Il faut aller voir Mommy, vivre au rythme de Mommy. Y aller sans rien connaître du film. Se laisser imprégner par cette ambiance très spéciale et tellement vraie. Une histoire qui pourrait être la nôtre, ou celle de notre voisin. Une histoire explosive !

Dolan insiste sur la notion d’espoir. Dans une interview, il aurait dit qu’il a mis beaucoup de lui dans ce film. Il s’est « défoulé ». Lui aussi a été un ado difficile, se faisant rejeter de lycée en lycée… Et aujourd’hui quand on parle de lui, on parle de prodige ! Dolan n’a que 25 ans !

Alors, oui, l’espoir doit dominer et permettre aux parents de tenir le coup et aux enfants de croire en leur « guérison ».

Tout est sublime dans ce film : les couleurs, la musique, même leur façon de parler le français ! Dolan arrive à nous faire rire d’une situation grave. L’auteur fait une très belle déclaration d’amour à toutes les mères et plus sûrement à sa propre mère. Avec des acteurs exceptionnels.

Ce film a reçu le Prix du Jury 2014 au Festival de Cannes. Prix largement mérité !

De l’art à l’état pur. Du très grand art. Un art inoubliable…

Les Bonus DVD :

Entretien audio avec Xavier Dolan (émission « Projection privée » sur France Culture)
Entretien avec Xavier Dolan, Anne Dorval et Suzanne Clément (émission « Rencontres de cinéma » sur Canal+)
Le discours de Xavier Dolan à Cannes
Revue de presse
Bandes-annonces

Vénéneuses, une BD de Thomas Gilbert (Sarbacane)

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Vénéneuses, de Thomas Gilbert

Avec Vénéneuses, Thomas Gilbert (Oklahoma boy, Bjorn le Morphir) nous emporte dans l’oeil du cyclone adolescent. Deux jeunes lycéennes d’une quinzaine d’années inséparables cherchent à faire leurs premières expériences. D’abord intéressées par la fête et les garçons, l’aventure va assez vite basculer vers des épisodes plus extrêmes. Drogue, auto-destruction, violence, séparation et bien pire encore. Un récit qui va crescendo dans le trash et le violent.

Date de parution : le 4 février 2015
Auteurs : Thomas Gilbert (scénario et dessin)
Editions : Sarbacane
Prix : 22,00 € (160 pages)

Résumé de l’éditeur :

Une chronique adolescente conduite à 100 à l’heure ! VÉNÉNEUSES suit le fulgurant destin de Noor et Domitille, deux lycéennes sensuelles et sauvages. Nos héroïnes veulent vivre à 1 000 à l’heure, avec une force de vie et de mort époustouflante : soirées – trop – arrosées, amours interdites et dangeureuses, fascination pour l’auto-destruction, relations compliquées entre filles… Dans cette cruelle chronique d’une amitié hors normes, le tout jeune Thomas Gilbert explore avec brio les affres de l’adolescence. Il mène son récit tambour battant. Un récit porté par un dessin énergique, survolté et inspiré – acide.

Vénéneuses planche

Le point sur l’album :

Véritable descente aux enfers de deux amies qui se cherchent, Vénéneuses est une BD qui choque autant qu’elle interpelle. Thomas Gilbert propose un récit inspiré, aussi glaçant qu’anxiogène. Difficile de ne pas être remué. L’auteur parvient à prendre le contrôle de la lecture, grâce à une écriture sans concession, puissante et rythmée. Une détermination qui se ressent aussi dans son découpage efficace, qui annonce la couleur dès les premières planches.

Cette force narrative, on la retrouve dans son dessin. Un style original et cohérent, traversé d’une énergie renversante. Ses couleurs éclatantes n’y sont sans doute pas étrangères.

En conclusion, on ne sort pas indemne de Vénéneuses. C’est sans doute l’effet recherché. Vous êtes prévenus !

Tokarev, un film de Paco Cabezas (DVD)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Tokarev, un film de Paco Cabezas (DVD)

Tokarev, un film de Paco Cabezas

Avec son casting hollywoodien, Tokarev est un film d’action mettant en scène un ancien caïd à la vie rangée, dont la fille va être kidnappée. Hanté par ses souvenirs de truands, Paul va tout faire pour la retrouver et se venger. Campé par Nicolas Cage, le personnage principal donne la réplique à d’autres acteurs connus du public comme Danny Glover (acolyte de Mel Gibson dans L’Arme Fatale), ou encore Peter Stormare (Game of thrones).

Date de sortie DVD  : le 7 janvier 2015
Avec : Nicolas Cage, Danny Glover Rachel Nichols, Peter Stormare…
Durée : 1h38
Prix : 19,99 (DVD) / 24,99 (BRD)

Synopsis :

Paul Maguire, désormais père de famille rangé, est rattrapé par son passé d’ancien criminel lorsque sa fille Caitlin est kidnappée. Il réunit alors ses deux anciens partenaires et doit se replonger dans le souvenir de ses erreurs passées pour tenter de retrouver sa fille et les coupables.

Tokarev, un film de Paco Cabezas (DVD)

Notre avis sur le film : 

Réalisé par Paco Cabezas (Les Disparus, Carne de Neon), Tokarev sera suivi d’une seconde collaboration avec Nicolas Cage sur Men with no fear, en 2014. Force est de reconnaître que l’acteur, qui a eu jusqu’aux années 2000 un parcours exemplaire (tout de même oscarisé), a encore aujourd’hui du mal à être au bon endroit au bon moment. Même si avec le film Joe, l’acteur a repris du poil de la bête.

Tokarev est un film un peu à l’image de la filmographie de l’acteur. Un film qui rame un peu sous son aspect faussement commercial. Car on sent bien que le budget reste modeste. Si le scénario est bien ficelé, avec de bonnes idées malgré un rythme en dents de scie, la réalisation pâtit clairement d’un manque de soin. On a l’impression que le montage a été fait à la va-vite. Les scènes d’action sont brouillon, notamment la course-poursuite en voiture particulièrement mauvaise. La bande originale est également décevante, avec des riffs de guitares électriques d’assez mauvais goût. C’est dommage car si le découpage avait été plus élaboré, le film aurait pu nous faire oublier ses défauts.

On sent un petit gâchis face au potentiel de Tokarev. Paco Cabezas n’a pas su profiter de la présence de ces acteurs de marque, qui font le job. Peut-être saura-t-il le faire avec Men with no fear ?

Les Bonus DVD : 

Néant

Ballet de l’Opéra : Nicolas Paul / Pierre Rigal / Edouard Lock / Benjamin Millepied, à Paris

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Opéra National de Paris – Palais Garnier du 3 au 20 février 2015

Avec deux créations et deux reprises, élaborées pour le Ballet de l’Opéra, ce programme met en correspondance les univers de chorégraphes contemporains qui se confrontent, chacun à leur manière, à la virtuosité académique dont ils explorent et revisitent le geste.

La soirée débute avec « Répliques« , sur la musique spatiale de György LigetiNicolas Paul interroge la symbolique du reflet, du double et du miroir à travers une déconstruction du mouvement et sa complexité entre extrême rapidité et immobilité. Le regard scrute la part suspendue du mouvement qui apparait derrière la technique du geste, à l’instar du négatif d’une photo que le développement révèle, et que la scénographie changeante de l’architecte Paul Andreu en arrière-plan accompagne dans son dévoilement pour une traversée sensible et poétique.

Salut /  Pierre Rigal

On poursuit la programmation par l’arrivée de 16 danseurs en costumes noirs et blancs : tutus, vestes et collants pour ”Salut” de Pierre Rigal sur une bande-son d’applaudissements et qui donne à voir une déclinaison de ce fameux geste à l’abri d’une gestuelle géométrique et cadancée.

Accompagné du musicien Joan Cambon, qui a signé plusieurs de ses créations, le chorégraphe entraîne les danseurs dans une œuvre intrépide et audacieuse où se parcourent les sensations de félicité, de peur, de menace, de sursit ou de libération, liées au processus du rituel du salut. Le tout poursuivant une transformation du geste emblématique par une déstructuration progressive jusqu’à sa finitude puis sa renaissance pour un nouvel accomplissement.

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S’enchaine ”Together Alone”, de Benjamin Millepied, sur un piano de Philip Glass, qui réunit Aurélie Dupont et Marc Moreau – l’histoire d’un couple qui se rejoint, s’éloigne et se retrouve – pour un duo où se revisite un pas de deux aussi naturel que léger. Où l’écriture ample, sensuelle et fluide de Millepied est un petit miracle.

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Enfin, « AndréAuria » d’Édouard Lock renouvelle le vocabulaire classique sur une musique cristalline de David Lang où les danseurs chaussés de pointes, support acéré à une polyphonie du corps, défient la vitesse et l’équilibre les poussant à dépasser leurs limites. Les lumières jouent comme des zooms qui focalisent les strates imprimées par la tension des corps. Et dans ce répertoire technique de haut vol, Alice Renavand et Stéphane Bullion irradient la scène d’une dextérité hypnotique.

Magic-Majid : La sardine du cannibale, une BD de Majid Bâ et Pierre Fouillet (Sarbacane)

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Magic-Majid : La sardine du cannibale

Adapté de La sardine du cannibale, roman de Majid Bâ, Magic-Majid est un one shot réalisé par Pierre Fouillet (La bande des Super). L’occasion de découvrir en images l’histoire vraie de Majid, arrivé de Dakar en France en 2003 pour tenter sa chance. On le suit durant six longues années de galère, celle d’un sans-papiers qui se bat pour survivre.

Date de parution : le 4 février 2015
Auteurs : Pierre Fouillet (scénario et dessin), d’après le roman de Majid Bâ
Editions : Sarbacane
Prix : 22,00 € (128 pages)

Résumé de l’éditeur :

Le récit émouvant du combat d’un sans-papiers. En 2003, Majid quitte Dakar et s’envole pour Paris, un visa de deux mois en poche et des rêves plein la tête. Majid, c’est un battant, on le sent et tout comme lui, c’est sûr, on pense qu’il va réussir et trouver un emploi ! … Las, tout au long de son inéluctable descente aux enfers, on va suivre Majid entre exploitation, faim, travail au noir, coups de blues, chantage et épuisement. Il désespère, se reprend, replonge, et heureusement, de temps en temps, nous fait sourire… Un témoignage puissant, sensible et véridique, le parcours d’un de ces hommes dilués dans la masse, ces « immigrés invisibles » : six ans de l’histoire extraordinaire d’un homme ordinaire. Édifiant et salutaire !

Magic Majid

Le point sur l’album :

Témoignage bouleversant d’une réalité invisible à nos yeux, Magic-Majid est aussi le récit d’un homme qui s’accroche à ses rêves et ne lâche jamais ses objectifs de vue, malgré la descente aux enfers qu’il va vivre et à laquelle on assiste. Au départ, Magic-Majid est quelqu’un d’optimiste, presque débordant d’enthousiasme lorsqu’il va découvrir « son Paris XVIème« . Puis, au fur et à mesure, les besoins vont se faire plus pressants : trouver un travail au noir, un logement, quelqu’un pour encaisser les chèques… Exploité par des patrons peu scrupuleux, qui ne payent qu’un mois sur deux, puis par des marchands de sommeil, Magic-Majid va vite perdre pied. Les problèmes de santé vont s’accumuler : malnutrition, phobies sociales, claustrophobie etc… Autant dire que le récit a de quoi glacer le sang. A chaque instant, Magic-Majid est coincé. Il vit l’enfer d’un sans-papiers.

Des propos bien sombres, mais Magic-Majid ne fera heureusement pas que des mauvaises rencontres. C’est ce qui le sauvera. Le scénario de Pierre Fouillet alterne ainsi espoir et déceptions dans une mise en scène remarquablement efficace, notamment grâce à son découpage. La narration est fleuve et pleine de sincérité. On entendrait presque la voix de Magic-Majid surgir des bulles. L’auteur n’oublie d’ailleurs jamais de nous faire sourire avec un Magic-Majid attachant et profond.

A cela s’ajoute le trait original de l’artiste, qui apporte beaucoup de chaleur par son style graphique. Une approche comparable à un dessin d’animation, simple et efficace.

En conclusion, Magic-Majid : La sardine du cannibale est une histoire aussi belle qu’extraordinaire.

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