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Hope, un film de Boris Lojkine

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Hope, un film de Boris Lojkine

Boris Lojkine en réalisant Hope, fait à la fois un documentaire et une fiction. Il s’est énormément documenté sur les migrants, a recueilli de nombreux témoignages, a reconstitué au plus près de la réalité, mais en ajoutant de la fiction pour davantage se rapprocher des personnages, dit-il.

Sortie le : 28 janvier 2015
Durée : 1h31
Avec : Justin Wang, Endurance Newton, Dieudonné Bertrand Balo’o…


Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs. En route vers l’Europe, Hope rencontre Léonard. Elle a besoin d’un protecteur, il n’a pas le coeur de l’abandonner. Dans un monde hostile où chacun doit rester avec les siens, ils vont tenter d’avancer ensemble, et de s’aimer.

Hope

 Hope

Hope est une jeune femme du Niger, merveilleusement interprétée par Endurance Newton et Léonard est un jeune homme du Congo, Justin Wang. Leur seul point commun : fuir leur pays d’origine et aller vers la Terre Promise, c’est à dire, l’Europe.

Tous les acteurs de Hope sont d’anciens migrants, même les deux acteurs principaux qui sont troublants de sincérité et de profonde tristesse. Ils jouent ce qu’ils ont eux-mêmes vécu. Aucun n’a été acteur avant la réalisation de ce film. Impossible de s’en rendre compte en voyant ce film. Au contraire, on est frappé par les expressions du visage, si dures, si fermées, si douloureuses.

On a tous entendu parler de ces migrations qui se font, souvent, au péril de leur vie. Mais on ne connaît pas tous les pays, toutes les étapes qu’ils doivent traverser, leurs étapes dans les ghettos. Partout, ils se font maltraités, volés, violés…Et même tués, parfois. Et tout ça parce qu’ils pensent que l’Europe va les sauver de cette infâme violence, de cette misère extrême. Leur seul but, avancer vers l’Europe.

On découvre la misère la plus crue, la plus terrible, la plus violente, la misère humaine et morale. Beaucoup de passages du film sont à la limite du supportable. De la violence, mais jamais gratuite. Et certainement réelle pour tous les migrants.

Hope

 Hope

Et cela se passe à notre porte. L’Afrique est à 3h d’avion de Paris. Ils traversent le Maroc et combien arrivent jusqu’en Espagne ? Combien meurent en route ? Et une fois en Europe, leur vie ressemble-t-elle un tant soit peu au paradis qu’ils espéraient ?

Si Hope n’apporte aucune réponse, il nous montre qu’être migrant demande un courage immense et ressemble à une véritable croisade. Un migrant n’est pas un homme comme tout le monde mais un homme qui combat chaque jour pour sa survie.

Avec ce film Hope, notre regard envers les migrants sera obligatoirement différent. Un film traumatisant, bouleversant et en même temps très beau. Hope a été sélectionné à la Semaine Internationale de la critique au Festival de Cannes 2014 et a eu le Prix SACD.

A voir absolument.

Vincent Niclo : clip Divino, extrait de l’album Ce Que Je Suis

Vincent Niclo - Divino (Cover Single)

Vincent Niclo

En quelques chiffres, Vincent Niclo c’est plus de 800 000 albums vendus, 70 dates de tournée dont 3 Olympia et 2 Théâtre du Châtelet complets, une présence de guest dans la comédie musicale «La belle et la bête»,…

Sortie de l’album « Ce que je suis » : 8 décembre 2014

 

Vincent Niclo : nouveau clip Divino, extrait de l’album Ce Que Je Suis :

L’album « Ce Que Je Suis » de Vincent Niclo est déjà disque de platine avec plus de 150 000 ventes !

« Cet album est celui de toutes mes envies, mes joies, mes rêves, mes peines, mes douleurs, mes couleurs, mes failles, mes peurs, mes passions, mes choix, mes espoirs, mes doutes, mes secrets. Il est le gardien de tous les chemins qui m’ont menés jusqu’à vous. Cet album est le parcours sans filtre de ma vie. Il est tout simplement… ce que je suis. » Vincent Niclo.

Très personnel, l’album constitue aussi un moyen de rendre hommage aux grandes figures qui ont bercé Vincent. Des pointures comme Serge Lama, Lionel Florence, Pascal Obispo, Romano Musumarra ou Davide Esposito figurent ainsi au générique de Ce que je suis. Vincent Niclo n’en revient pas. « Ils ont accepté de travailler avec moi et je n’en reviens toujours pas. De mon côté, je suis fier de défendre ces titres que j’aime. »

Jeu de Dames, tome 1 : une BD de Toldac et Philan (Grand Angle)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Jeu de Dames

Jeu de Dames, Partie 1

Avant d’être un récit d’espionnage à l’époque de la conquête spatiale, Jeu de Dames entame une première partie tournée vers une histoire d’amour perdue… Un diptyque dont le scénario est écrit par Toldac, auteur de longue date pour le magazine Spirou (également scénariste des Châtiments de l’an mil ou encore d’A.D.N.) et le dessin réalisé par Philan (Tupac).

Date de parution : le 28 janvier 2015
Auteurs : Toldac (scénario) et Philan (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un récit d’espionnage aux origines de l’aventure spatiale. Jeu de dames, c’est une des plus incroyables machinations de l’histoire de la conquête spatiale : juin 1943, l’ingénieur Hugo Ebeling quitte le centre d’essai des fusées allemandes V1 et V2 dirigé par Von Braun. Il rejoint la résistance allemande où il rencontre Eva. Avril 1945, tous deux se jurent fidélité jusqu’à la mort. Mais un obus russe atteint les deux amants. Anéanti par l’annonce de la mort d’Eva, Hugo est récupéré par l’armée américaine. Aux États-Unis, il retrouve Von Braun, affecté à la conquête spatiale. Hugo rencontre alors Lola, le sosie d’Eva en plus jeune, il est bouleversé. Octobre 1957, Spoutnik est lancé, les Russes mènent dans la conquête spatiale. L’équipe de Von Braun revient sur le devant de la scène et le cauchemar commence pour Hugo…

Jeu de Dames

Le point sur l’album :

Notre héros Hugo Ebeling a perdu sa femme Eva en Allemagne, pendant un assaut russe lors de la seconde guerre mondiale. Résistant et ingénieur spécialisé dans l’aérospatiale, Hugo va être récupéré par l’armée américaine et être envoyé aux Etats-Unis poursuivre ses travaux. Là-bas, il va faire la rencontre de Lola, qui ressemble étrangement à Eva.. Un détail qui va vraiment perturber Hugo. Et le scénario va d’ailleurs se focaliser sur la relation étrange qui va s’installer entre eux. Un récit que l’on apprécie surtout pour son intrigue amoureuse plutôt que pour sa capacité à entretenir le suspense autour du thème de l’espionnage et de la conquête spatiale (bien que cela va prendre une ampleur bien différente en fin d’album). L’écriture de Toldac est quant à elle très fluide et bien canalisée. L’auteur ne se laisse pas déborder et montre une belle maîtrise du découpage.

Graphiquement élégant, Jeu de Dames bénéficie du dessin réaliste de Philan, dont le trait assuré fait preuve d’une belle finesse d’exécution. Il est enfin mis en valeur par des couleurs vives et contrastées plutôt appréciables.

En résumé, ce premier album de Jeu de Dames, qui se termine de manière explosive, fait un très bon démarrage. On a hâte de lire la suite.

Bird People, un film de Pascale Ferran (DVD)

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Bird People, un film de Pascale Ferran

Quand Pascale Ferran (Lady Chatterley) veut faire un film fantastique avec un oiseau, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Dans Bird People, elle s’associe avec Guillaume Breaud pour l’écriture du scénario. Lui s’est intéressé au personnage de Gary Newman, client d’un hotel, alors qu’elle s’est focalisée sur l’une des femmes de chambres de ce même hotel : Audrey Camuzet. C’est donc un film un peu dichotomique auquel on assiste, avec pour colonne vertébrale cet hotel proche de l’aéroport de Roissy.

Date de sortie DVD  : le 13 octobre 2014
Avec : Josh Charles, Anaïs Demoustier, Roschdy Zem…
Durée : 2h07
Prix : 19,99 (DVD) / 24,99 (BRD)

Synopsis :

En transit dans un hôtel international près de Roissy, un ingénieur en informatique américain, soumis à de très lourdes pressions professionnelles et affectives, décide de changer radicalement le cours de sa vie. Quelques heures plus tard, une jeune femme de chambre de l’hôtel, qui vit dans un entre-deux provisoire, voit son existence basculer à la suite d’un événement surnaturel.

Bird People

Notre avis sur le film : 

Bird People est une originalité. Filmer la vie d’une jeune étudiante qui gagne sa croute en officiant en tant que femme de ménage dans un hotel n’est pas en soi une révolution. La suivre dans les chambres aller à la découverte des univers des clients de l’hotel non plus. C’est l’étape d’après qui trouble. Car bientôt, on va suivre petit oiseau (difficile d’en dire plus sans tout révéler du film)… L’idée de Pascale Ferran est non seulement étrange, mais elle ne bénéficie surtout d’aucune phase de préparation dans le scénario. Elle arrive si subitement que l’on a du mal à y croire.

D’autant plus qu’un autre personnage est mis en scène. Celui d’un client américain de l’hotel qui, arrivé sur Paris, décide de tout plaquer. Boulot, femme et enfants. Le seul lien entre les deux protagonistes est cet hotel, ce qui n’apporte pas grand chose.

Certes, le jeu des acteurs est plutôt bon. Et l’on a même plaisir à y trouver Roschdy Zem (ou encore Camelia Jordana, qui a un petit rôle). Mais le scénario laisse clairement à désirer, malgré une réalisation qui compte quelques aspects intéressants. On soulignera d’ailleurs la jolie façon de filmer cet oiseau. C’est assez inédit et réussi. On regrette néanmoins la voix off de la jeune fille…

Bird People ne laisse pas indifférent, loin de là. Un film totalement non identifié.

Les Bonus DVD : 

Interview de la réalisatrice

Van Helsing contre Jack l’éventreur, tome 2 : une BD de Jacques Lamontagne et Bill Reinhold (Soleil)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50VAN HELSING CONTRE JACK L'EVENTREUR

Van Helsing contre Jack l’éventreur, tome 2/2

Le diptyque du scénariste québécois Jacques Lamontagne (également dessinateur de la série Les Druides,  et scénariste de Yuna, Aspic, détectives de l’étrange et Haven), Van Helsing contre Jack l’éventreur s’achève avec La Belle de Crécy aux mains d’un nouveau dessinateur : Bill Reinhold, auteur américain de comics. Le premier tome, Tu as vu le diable, avait quant à lui été confié à Sinisa Radovic.

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Jacques Lamontagne (scénario), Bill Reinhold (dessin) et Nadine Thomas (couleurs)
Editions : Soleil (collection 1800)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Jack l’Éventreur court toujours, aussi insaisissable que les brumes qui enveloppent les rues de Whitechapel. Tandis que l’inspecteur Abberline subit les foudres de ses supérieurs, Van Helsing est sur les talons du tueur. Mais est-il vraiment le chasseur ou ne serait-il pas plutôt le gibier ?Gibier bien fragile d’ailleurs, car son addiction à la morphine paralyse sa légendaire vivacité d’esprit.
Voyant un fait nouveau relancer l’enquête, Van Helsing redouble d’ardeur afin de démasquer l’assassin. Mais les chemins vers la vérité risquent d’être aussi tortueux que l’esprit malade du célèbre rabatteur de vampires.

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Le point sur l’album :

Quand le plus célèbre chasseur de vampires traque le non moins terrifiant et réputé Jack l’Eventreur, le lecteur est promis à un beau duel. Ces deux figures emblématiques de la littérature londonienne (et pas que) du XIXème siècle vont ainsi s’affronter dans une course-poursuite haletante qui réserve pour cet épilogue une surprise de taille. Jacques Lamontagne relance en effet ingénieusement son scénario dans ce second album très bien rythmé. L’auteur signe ainsi un scénario équilibré pour une enquête bien ficelée.

Le dessin charbonneux de Bill Reinhold vient contraster avec celui plus froid (et numérique) de Sinisa Radovic (tome 1). Un trait appuyé comme on le retrouve dans les vieux comics. Cela donne, certes, un dessin aux détails moins précis, mais tout de même plus chaleureux et naturel.

Van Helsing contre Jack l’éventreur est donc un bon diptyque de plus à ajouter à la collection 1800. A découvrir.

Terra Prime, tome 1 : un comics de Philippe Ogaki (Delcourt)


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Terra Prime, tome 1 : La colonie

Philippe Ogaki est un auteur venu du monde de l’animation. Il fut notamment designer sur le film de Luc Besson Arthur et les Minimoys. Dans la BD depuis une petite dizaine d’années, il est l’auteur d’Azur, mais également dessinateur sur Meteors (scénario de Fred Duval). L’artiste revient en solo avec Terra Prime, une nouvelle série de science-fiction éditée sous format comics (à la française, donc).

Date de parution : le 28 janvier 2015
Auteur : Philippe Ogaki (scénario et dessin)
Editions : Delcourt (collection Néopolis)
Prix : 16,95 € (128 pages)

Résumé de l’éditeur :

Il y a 250 ans, un million d’hommes et de femmes quittaient la Terre pour partir à la recherche d’une nouvelle planète habitable. Trois générations de vie commune dans un vaisseaumonde, cocon inaltérable aux frontières bien dessinées, reconstitution parfaite d’un monde passé, à jamais révolu. Mais comment réagir quand on se retrouve brusquement confronté à l’altérité ?

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Le point sur l’album :

Série d’anticipation, Terra Prime met en scène une population en quête d’une nouvelle planète habitable. Ils sont un million, et cela fait plus de 250 ans qu’ils voyagent dans l’espace, parvenant tant bien que mal à se transmettre de génération en génération (nous en sommes à la troisième) le patrimoine culturel qui a fait ce que sont les Hommes, sur Terre. Puis, un beau jour, le graal va être atteint, même si ce ne sera pas dans les meilleures conditions. Puis, viendra les premiers contacts avec les autochtones….

Un scénario qui fait à bien des égards penser au film Avatar, de James Cameron. Même si cela donne l’impression de « déjà vu », Philippe Ogaki explore un univers futuriste assez riche. Si la mise en scène est fluide, elle est freinée par une narration parfois lourde qui s’embourbe dans des débats métaphysiques pas très bien gérés, en ce qu’ils rendent le récit quelque peu arythmique. C’est un peu dommage.

L’univers graphique de terra Prime est très moderne. Le trait de Philippe Ogaki est plutôt fin et régulier, ce qui lui permet de proposer des planches chargées de détails. Un vrai plus. On regrette néanmoins les effets de lumière qui, utilisés à l’excès, finissent presque par éblouir.

Bref, Terra Prime a encore un peu de  chemin à parcourir avant de finir de nous convaincre. A suivre dans un prochain tome.

Avant d’aller dormir, un film de Rowan Joffé (sortie en DVD)

!cid_3503575662_7067096Date de sortie DVD  : le 4 février 2015
Avec : Nicole Kidman, Colin Firth , Mark Strong
Durée : 1h32
Prix : 19,99 (DVD) / 19,99 (BLU-RAY)

Synopsis : 

Suite à un accident quatorze ans plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu’elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence. Mais très vite, ses rares certitudes vont voler en éclat.

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Mon avis sur le film : 

Après une sortie en salle relativement discrète, Avant d’aller dormir (adaptation du Best-seller de S. J. Watson) arrive dans les bacs le 4 février en dvd et blu-ray. Le long métrage est signé du jeune réalisateur et scénariste Rowan Joffé (Brighton Rock) et est produit par Liza Marshall en collaboration avec Scott Free, la société de production que Ridley Scott a fondé avec son frère, le regretté Tony Scott. L’occasion de retrouver Nicole Kidman dans la peau de Christine, une femme prise dans les méandres d’un trouble d’amnésie psychogène (qui existe réellement) qui l’a voit se réveiller chaque matin avec l’esprit âgé de 27 ans alors qu’elle en a 40… Et prenant conscience devant son miroir du laps de temps perdu et effacé de sa vie.

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Le spectateur est constamment avec Christine, perdue dans un monde et un entourage qu’elle doit apprendre chaque jour à connaître. Comme Ben, son mari incarné par le britannique Colin Firth qui avait déjà donné la réplique à Nicole Kidman dans Les voies du destin (2013). En face de cet époux qu’elle ne connaît pas et à qui elle doit faire confiance, Christine vivra un véritable enfer entre vérités, mensonges, révélations et manipulations de toutes sortes. Son esprit, vide comme une page blanche, tentera de rassembler chaque jour, à la manière d’un puzzle, les pièces manquantes d’une identité perdue. Elle enregistrera à l’aide d’une caméra vidéo toutes les découvertes sur un passé de plus en plus trouble au fur et à mesure que progresse l’intrigue. Le réalisateur adopte le point de vue de l’héroïne, qu’il suit caméra à l’épaule et par moment à hauteur d’enfant (symbole du regard de son fils supposé disparu), la mise en scène de ce thriller psychologique très « hitchcockien » est donc plutôt minimaliste. Pas ou très peu de séquences d’action, le film se concentre sur l’aspect purement mental du personnage de Christine face à un univers qui s’avère pour elle à la fois rassurant, mais surtout terriblement menaçant et où elle ne peut se raccrocher à rien. Le scénario, qui suit fidèlement le roman, est construit sur un jeu de fausses pistes et de révélations inattendues, jusqu’à l’identité même de l’homme qui partage sa vie. Il serait dommage de trop en dire au risque de faire perdre du mystère et du suspense…

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Sans révolutionner le genre, Avant d’aller dormir est un solide thriller qui se suit avec plaisir. L’interprétation remarquable de Nicole Kidman est pour beaucoup dans la réussite du film, et l’intensité de son jeu renvoi à son personnage de Grace dans Les autres (2001), avec la même terreur dans le regard au sein d’un environnement qui lui apparaît hostile et inconnu. Colin Firth en mari à la fois protecteur et inquiétant, est à la hauteur du rôle et distille peu à peu des failles qui ouvrent des abîmes de noirceur et d’effroi dans l’esprit de Christine. Parmi les autres acteurs du film, Mark Strong (Syriana) est également parfait dans le rôle du Docteur Nasch, le psychiatre qui suit Christine et qui n’a pas l’air étranger au drame passé qui a touché sa patiente. Enfin Anne-Marie Duff (The Magdalene Sisters) est convaincante dans le rôle de Claire, la meilleure amie de Christine qui lui fera quelques révélations douloureuses sur son passé.

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 Avant d’aller dormir se déroule quasi intégralement en huis-clos dans le décor d’une maison ultra-moderne très aseptisée, et appuyé par la photographie de Ben Davis (Les gardiens de la galaxie) jouant sur des tons froid et des changements météorologiques brutaux en fonction du jour et de l’humeur du personnage de Christine, ajoutant de la confusion à la perception de la réalité de son personnage. Au final Avant d’aller dormir s’avère (et sans mauvais jeu de mot) un bon thriller pas soporifique du tout.

Les Bonus DVD : 

– Making of

 

Vidocq, tome 1 : une BD de Richard D. Nolane et Sinisa Banovic (Soleil)

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Vidocq, tome 1 : Le suicidé de Notre-Dame

Ancien bagnard évadé devenu leader de la nouvelle Sûreté, Vidocq est ressuscité avec un premier album efficace écrit par Richard D. Nolane (Zeppelin’s War, 20000 siècles sous les mers, Alchimie, Millénaire, Wunderwaffen) et illustré par le serbe Sinisa Banovic.

Date de parution : le 28 janvier 2015
Auteurs : Richard D. Nolane (scénario), Sinisa Banovic (dessin) et Matteo Vattani (Couleurs)
Editions : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

En cet automne 1813, l’Empire de Napoléon vacille, ce qui favorise le crime. À la Préfecture de Police de Paris, au Quai des Orfèvres, une petite révolution a pourtant eu lieu deux ans plus tôt lorsque l’ex-bagnard évadé Vidocq a été nommé à la tête de la toute nouvelle Sûreté, une brigade efficace exclusivement composée de criminels repentis. La Sûreté, et surtout son chef, sont aussi devenus les bêtes noires de certains policiers de la Préfecture, qui, comme l’inspecteur Javert, ne supportent pas les méthodes « borderline » et surtout les résultats de Vidocq, célèbre pour sa mémoire photographique des visages et son spectaculaire talent pour les déguisements. Mais Vidocq, sa notoriété aidant, est vite appelé à démêler des mystères sanglants au-delà des sphères de la pègre. Comme celui du suicide au pistolet en pleine messe à Notre-Dame de Paris d’un colonel baron d’Empire et qui dissimule bien autre chose que la douleur d’un père anéanti par la mort de son fils en Russie.

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Le point sur l’album :

La Sûreté est une brigade un peu à part puisqu’elle n’est composée que d’anciens malfrats repentis. Ils sont certes, très mal vus par leurs confrères mais ils ont l’avantage de connaître toutes les ficelles utilisées par ceux qu’ils combattent. Et le plus fort d’entre eux à ce jeu là est bien évidemment le célèbre Vidocq. Ce dernier mène l’enquête sur un colonel qui s’est malheureusement suicidé. Rien de suspect en apparence mais Vidocq sent que quelque chose ne tourne pas rond. Il usera alors de moyens d’investigation pas toujours légaux pour trouver la faille… Le scénariste Richard D. Nolane nous livre un récit original et bien ficelé, mettant en scène un Vidocq que l’on n’a pas l’habitude de voir. Ici, c’est un peu comme l’ancêtre du flic charismatique de série noire, qui joue avec la ligne jaune pour aller au bout de son enquête. On aime cet univers.

D’autant que la ville de Paris de 1813 est superbement illustrée par le dessin généreux de Sinisa Banovic. L’illustrateur nous propose une véritable visite guidée dans les rues de l’époque. Des décors soignés, l’artiste n’étant vraiment pas avare de détails ! Son trait fin et fouillé à la fois, met en scène des personnages aux visages marqués et expressifs et un Vidocq à l’allure imposante et robuste.

En conclusion, Vidocq fait une entrée en matière réussie et convainc par son univers graphique élaboré. A découvrir.

Ivanov d’Anton Tchekhov, mise en scène de Luc Bondy, à Paris

 

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 © Thierry Depagne

Odéon – Théâtre de l’Europe du 29 janvier au 1er mars 2015
puis du 8 au 29 avril – 3 h 40 avec entracte

Ivanov, l’un des plus grands succès d’Anton Tchekhov, est une pièce de jeunesse dans laquelle l’architecture et les thèmes tchekhoviens sont présents. On y côtoie déjà la vacuité de l’existence et l’empêchement à se réaliser où Ivanov est la figure centrale, radicale et noire. Où tout l’enjeu dramaturgique se concentre sur cette question : Vivre, comment est-ce possible ? dans une fuite en avant aussi absolue qu’illusoire.

[pull_quote_center]Une mise en scène captivante et éclairante, si naturellement inscrite dans la puissance du texte et de son organique incarnation[/pull_quote_center]

Il a essayé d’agir, il a essayé d’aimer, de recommencer avec une autre femme mais rattrapé par la condition humaine, Ivanov a échoué. Là ou même sa première épouse, une jeune juive, qui a renoncé à ses origines pour le suivre, n’est plus pour lui qu’une ombre appartenant au passé et dont le désamour, l’indifférence face à sa maladie, la consument chaque jour un peu plus.

A trente-cinq ans, c’est donc un homme fini, épuisé par toutes ses tentatives avortées, déçu par sa vie amoureuse et familiale, sans énergie et sans volonté. On pourrait rapprocher Ivanov d’un héros romantique par son indécision, sa difficulté à agir, son aspiration à vivre autre chose, son ennui, et la souffrance que tous ces sentiments font naître. Cependant, pour Tchékhov, il n’est pas un héros romantique, il est simplement un homme ordinaire enfermé dans sa lassitude et son indécision. Il n’y a pas chez Ivanov de complaisance dans la souffrance mais une lucidité extrême qui le paralyse et l’épuise. ivanov_depagne-8

Les ragots, l’inquiétude liée à son état, le fardeau d’une forme d’impuissance le détruisent peu à peu où un fort sentiment de culpabilité l’assaille et qui n’est pas seulement lié au décès d’Anna Pétrovna. Il évoque, en effet, constamment une faute qu’il aurait commise mais dont il ignore tout. Il ne comprend pas ce qui lui arrive, il ne se comprend plus, il est comme étranger à lui-même. Aujourd’hui, nous dirions qu’il souffre de dépression ou de burn-out, ce mal contemporain dont l’emprise face à trop d’urgences contradictoires et d’obstacles insurmontables, anéantit le corps et l’esprit.

[pull_quote_left]Micha Lescot (Ivanov) est vertigineux dans un jeu à la présence insondable où ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, il incarne cet homme complexe, ambigu et accablé, porté par une désespérance abyssale[/pull_quote_left]

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Et si ce héros négatif, cet anti-héros en proie au doute et au nihilisme, est foncièrement inadapté, déconcertant – traînant sa lassitude au milieu de l’agitation vaine et sans appel des autres personnages livrés à leur vide existentiel – prisonnier de sa lâcheté et de son impuissance face à l’existence, il n’en demeure pas moins foncièrement honnête et impartial dans le dégoût qu’il a de lui-même nous renvoyant à ce qu’il a été et ce qu’il aurait voulu être.

Mais la pièce est aussi l’évocation féroce d’un ordre sociétal en perdition, porteur d’immobilisme, d’enlisement, et animé de sentiments vils où la cohésion du groupe nourrit le drame individuel car si Ivanov porte en lui l’impossibilité d’être seul, il fustige également et sans ménagement l’horreur d’être ensemble.

A travers des personnages secondaires, nous est dépeint une société de petits bourgeois provinciaux décadente et aveuglée par sa bêtise, sa méchanceté, son hypocrisie, sa roublardise, et son antisémitisme que le mise en scène pertinente de Luc Bondy fait cruellement entendre.

Avide d’argent, de plaisirs et de ragots, ils sont tous dépendants les uns des autres, se montrant incapables d’exister par eux-mêmes et de se réaliser individuellement.

Entre comédie et tragédie, l’écriture du dramaturge se révèle fiévreuse, puissante, consumée dans un étirement où se mêle l’amertume, la lâcheté, la lucidité, la mélancolie, la noirceur et la perte.

Le décor saisissant de Richard Peduzzi offre un espace tourné à la fois sur l’extérieur et l’intérieur dont sait jouer Luc Bondy avec des plans serrés et des plans larges très visuels. Le tout mêlant habilement la perdition individuelle – avec notamment cette scène mémorable qui voit Ivanov s’avancer vers le public, toute lumière de la salle rallumée, et le prendre à partie – à celle du groupe et son dépérissement à l’abri de scènes d’anniversaire et de mariage ratées, implacablement vouées à l’échec.

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Les 14 comédiens mériteraient tous d’être cités. Micha Lescot (Ivanov) dont on se souvient de son Tartuffe déjà dirigé par Luc Bondy, est vertigineux dans un jeu à la présence insondable où ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, il incarne cet homme complexe, ambigu et accablé, porté par une désespérance abyssale. Sa femme (Marina Hands) a la grâce vibrante de celle qui veut encore y croire. Christiane Cohendy est irrésistible en baronne pingre tandis que Marcel Bozonnet, son mari, excelle dans le rôle de Lebedev à l’ivrognerie amicale et chaleureuse, père de Sacha (Victoire Du Bois) qui donne à son personnage une impulsivité fragile et aux abois. Quant à Yannik Landrein, il compose intensément le docteur Lvov, sûr de ses vérités moralisatrices, en un fanatique prédicateur et Ariel Garcia Valdès se révèle formidable dans l’incarnation du comte Chabelski, vieil aristocrate décadent, cynique et odieux.

Une mise en scène captivante et éclairante, si naturellement inscrite dans la puissance du texte et de son organique incarnation…

La Banque, tome 3 : une BD de Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Malo Kerfriden (Dargaud)

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La Banque, tome 3 : 1857 – 1871 Deuxième Génération

Après un premier cycle des plus réussi, La Banque entame un nouveau diptyque, passant le flambeau à la deuxième génération. Nous sommes entre 1857 et 1871 et Paris est en train d’être entièrement rebâtie par le célèbre baron Haussmann, préfet de la ville. La grande saga financière et familiale a encore de beaux jours devant elle. Les scénaristes Pierre Boisserie (Dantès, Robin des BoisRoma…) et Philippe Guillaume (Dantès) s’associent cette fois au dessinateur Malo Kerfriden (Quaterback, KGB, Trafic, La rage, Otaku Blue), qui relève un challenge de taille en passant après Julien Maffre.

Date de parution : le 30 janvier 2015
Auteurs : Pierre Boisserie, Philippe Guillaume (scénario) et Malo Kerfriden (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

La guerre familiale entre les Saint-Hubert se poursuit, mettant en scène les descendants de ceux qui ont animé les deux premiers épisodes de la série. Le contexte historique est toujours aussi passionnant puisque nous sommes maintenant au Second Empire, avec la reconstruction de Paris par le préfet Hausmann et, bien sûr, les énormes enjeux financiers liés à cette immense opération immobilière… Mêlant fiction et réalité, cette série est passionnante de bout en bout ! Premier volet du dyptique dessiné par Malo Kerfriden de cette chronique d’une saga familiale où l’argent et la finance régissent le monde.

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Le point sur l’album :

Après l’immense coup de coeur suscité par le premier cycle, la parution de ce nouvel album de La Banque est un bel évènement, en ce début d’année. Avec une petite surprise supplémentaire : la découverte du dessin de Malo Kerfriden dans cet univers.

Les scénaristes font une fois encore un excellent travail, donnant un nouveau souffle à leur saga. Le vieux couple fraternel, qui s’affronte désormais par l’intermédiaire des enfants, apprend à passer petit à petit le relais à ces derniers. Avec en toile de fond les enjeux financiers de la restauration de Paris par le Préfet Haussmann, la famille Saint-Hubert continue à se déchirer avec la même énergie destructrice. On assiste à la naissance d’une nouvelle intrigue, propre à cette deuxième génération qui semble prête à aller encore plus loin dans cette course folle. Une course après l’argent, certes, mais surtout celui qui se trouve dans le portefeuille de la famille rivale. Un scénario toujours aussi passionnant et haletant.

Avec une belle continuité, Malo Kerfriden a adopté l’univers de la série avec brio. On retrouve une belle finesse dans le trait, qui met en scène Paris en travaux sous des cadrages intéressants. Un dessin aux lignes claires et modernes, tout comme celui de son prédécesseur.

Au final, ce troisième tome de La Banque fait mouche. Le temps va être bien long en attendant son épilogue…

Un hiver long et rude, un livre de Mary Lawson

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Un hiver long et rude, un livre de Mary Lawson

Mary Lawson est née en Ontario. Après des études en psychologie, à Montréal, elle est partie s’installer en Angleterre. Un hiver long et rude est son troisième roman. Un roman qui décrit aussi bien les paysages sublimes de l’Ontario que les quartiers de Londres. Et pour cause !

Publié aux Editions Belfond le 8 janvier 2015

Traduit de l’anglais par Michèle Valencia

418 p – 21€

 

4ème de couverture :

Canada, Ontario – Londres, 1966-1969.
Rien ne va plus dans la famille Cartwright. Alors qu’Emily s’apprête à donner naissance à son huitième enfant, que Tom, le fils aîné, s’enferme dans la dépression, qu’Edward, le père, cherche dans son bureau une échappatoire au chaos ambiant, Megan, fille unique de la fratrie et mère de substitution de chacun, décide de voler enfin de ses propres ailes. A 21 ans, l’heure est venue pour la jeune fille de tenter l’aventure et de se libérer des siens. Adieu le Grand Nord canadien, bonjour London !
Alors que Megan se cherche dans la Vieille Europe, les Cartwright, eux, tentent de survivre. Qui pour s’occuper des enfants, désormais ? Pour remplir le frigo ? Pour protéger le jeune Adam, 4 ans, et ses frères aînés de la folie douce d’Emily, uniquement tournée vers son nourrisson ? Qui pour sortir Edward de son isolement et l’obliger à prendre ses responsabilités ?
Et si l’heure était venue pour Tom de prendre son rôle de frère aîné en main ? Persuadé d’être responsable du suicide de son meilleur ami, le jeune homme a abandonné ses rêves de carrière en aéronautique pour s’enterrer dans le canapé du salon. Mais les oeillères, les silences et la dépression qui engloutissent un à un les Cartwright peuvent-ils être brisés ? Et si le plus difficile, parfois, était l’espoir ?

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Avec Un hiver long et rude, Mary Lawson nous propose un livre qui se lit avec plaisir. Un vrai livre de vacances !

On entre dans l’intimité d’une famille canadienne, une famille comme tout le monde. Une famille qui n’a que la particularité d’être nombreuse, voire très nombreuse. Emily, la mère, attend son 8ème enfant ! Tous des garçons excepté l’ainée : Megan.

On va beaucoup s’attacher à Megan et si bien comprendre sa situation. Etant l’ainée, elle supervise tout, devenant une seconde maman pour ses petits frères. Elle fait tourner la maison. Mais personne ne s’en rend vraiment compte.

Un jour, à 21 ans, elle décide de quitter la maison, poussé par son frère Tom qui a quitté le foyer parental avant elle pour ses études. Mais Megan va partir loin, très loin : Londres. Loin, pour ne pas être tentée de revenir.

Même si sa vie à Londres est bien différente de ce qu’elle s’imaginait, elle s’accroche et peu à peu trouve son équilibre. Et même un certain bonheur, même si…

Mais que deviennent les siens sans elle ? Le petit Adam ? Il n’a que 4 ans et était sans arrêt accrocher aux jupes de Megan.

Son père arrive-t-il à changer d’attitude ou continue-t-il à s’enfermer dans son bureau, pour avoir la paix ?

Et surtout sa mère, comment va-t-elle ? Cette grossesse ne l’a fatigue-t-elle pas trop ?

Et Tom ? Il vient de perdre son meilleur ami, d’une façon terrible, et semble ne pas se relever…

Chaque page du livre Un hiver long et rude révèle sa part de secret, d’une façon fort bien écrite. Avec finesse et psychologie.

On est comme happé par cette famille et cet hiver qui n’en finit pas, tous ensevelis par cette neige. De très belles descriptions des paysages de l’Ontario nous font rêver !

Une bonne dose d’amour, de suspens, de désespoir mais aussi d’espoir fait de ce livre un roman très détendant, tout en étant profond, et qui nous apporte un réel plaisir de lecture.

 

Le Grand Homme, un film de Sarah Leonor (DVD)

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Le Grand homme, disponible en DVD

Réalisé par Sarah Leonor (réalisatrice des films Au voleur, Le Lac et la rivière, L’Arpenteur), Le Grand homme nous raconte l’histoire de deux légionnaires tombés dans une embuscade en Afghanistan alors qu’ils étaient partis en mission non-autorisée. Hamilton s’en sortira de justesse grâce à la bravoure de son co-équipier tchétchène… Au retour à la vie civile, le duo va devoir affronter un nouvel accident, et les rôles vont s’inverser.

Date de sortie DVD  : le 3 février 2015
Avec : Jérémie Renier, Surho Sugaipov, Ramzan Idiev…
Durée : 1h47
Prix : 19,99 (DVD)

Synopsis :

Détachés en Afghanistan pour 6 mois, les légionnaires Markov et Hamilton sont pris en embuscade lors d’une expédition non autorisée par leur hiérarchie. Markov sauve Hamilton, grièvement blessé par des tirs rebelles, mais quitte la Légion sans les honneurs.
De retour à Paris, Hamilton, convalescent, souhaite rester légionnaire, tandis que Markov, désormais civil et sans papiers, tente de s’en sortir avec son fils Khadji. Hamilton prête son identité civile à son ami tchétchène, pour qu’il puisse travailler légalement. Mais un jour, Markov disparaît, laissant Hamilton désorienté et Khadji seul au monde.

Le Grand homme

Notre avis sur le film : 

Avec une réalisation minimaliste, ce premier film en numérique pour Sarah Leonor sonne comme une valse avec la mort. Ces deux co-équipiers entretiennent une relation unique. Ils ne forment qu’un. Et même lorsqu’il s’agit de retourner à la vie civile, ils sont prêts à tous les sacrifices pour épauler l’autre. Seulement voilà, un accident va tout bouleverser. Sur un rythme plutôt lent, le scénario se développe tout doucement mais non sans une certaine efficacité. Les acteurs tchétchènes – non-professionnels – mettent du coeur à l’ouvrage et le travail de Jérémie Renier, que l’on apprécie, donne de la profondeur au personnage et à ses interlocuteurs. Le très jeune Ramzan Idiev livre d’ailleurs une belle performance.

On regrette néanmoins une fin quelque peu brutale, comme si l’on avait coupé au milieu d’une scène. Il en est de même pour le rythme, qui s’il avait été plus haletant aurait mis un peu de piment et de tension dans cette histoire à fort potentiel.

Une petite déception sans doute liée à l’attente suscitée par l’idée originale du pitch.

Les Bonus DVD : 

Néant.

 

Trahie, tome 1 : une BD de Sylvain Runberg et Joan Urgell (Dargaud)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Trahie tome 1

Trahie, tome 1/2 : d’après l’oeuvre de Karin Alvtegen

Adaptation du best-seller suédois de Karin Alvtegen, Trahie est un diptyque scénarisé par Sylvain Runberg (Cases blanches, Orbital, L’Ombre des Shinobis,Konungar) et illustré par Joan Urgell (La Xi Plaie, Dead Life). Un duo qui fonctionne bien, s’appropriant l’univers de ce thriller psychologique, notamment grâce à un découpage original et efficace.

Date de parution : le 30 janvier 2015
Auteurs : Sylvain Runberg (scénario) et Joan Urgell (dessin) adapté du roman de Karin Alvtegen
Editions : Dargaud
Prix : 14,99 € (64 pages)


Résumé de l’éditeur :

Sylvain Runberg et Joan Urgell adaptent avec brio le best-seller Trahie de Karin Alvtegen, la reine du polar suédois. Ce premier tome du diptyque distille les éléments d’un impitoyable thriller psychologique : femme trompée, Eva se sent capable de tout pour se venger de son mari. Mais elle croise sur son chemin Jonas, un psychotique à l’enfance traumatisante, un prédateur bien plus dangereux qu’elle… Impossible de lâcher cet album tant la tension monte au fil des pages !

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Le point sur l’album :

Croisant trois récits et deux époques qui se télescopent en fin d’album, Sylvain Runberg propose une narration au service du suspense. La tension monte doucement mais surement tout au long de ce premier tome joliment ficelé, offrant des perspectives redoutables en fin d’épisode. Un crescendo tout en rythme, qui rend la lecture haletante et interrogative quant à l’intrigue naissante. Un récit monté en épingle, qui devrait offrir un épilogue à glacer le sang dans le prochain album.

Si l’on a parfois du mal à différencier ses personnages, le dessin réaliste de Joan Urgell dégage une certaine froideur qui colle bien au récit. Les jeux de couleurs y jouent pour beaucoup. Le trait fin de l’artiste met en scène des personnages aux visages souvent excentriques, déformés par une expressivité exacerbée. Surtout lorsqu’il s’agit d’exprimer la haine presque viscérale de la déception amoureuse. C’est bien joué.

Trahie profite d’une belle amorce, laissant présager le pire pour nos protagonistes. Une tension à son comble, qui sera – on l’espère – vite soulagée par la parution du second tome.

Guardians, un film de Til Schweiger (sortie en DVD)

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Guardians, un film de Til Schweiger (sortie en DVD)

C’est avec la double casquette de comédien et de réalisateur que Til Schweiger signe Guardians (en français Un témoin pour cible) un sympathique DTV produit dans son pays d’origine, mais pour la première fois distribué hors de l’Allemagne.

Date de sortie DVD  : le 3 février 2015
Avec : Til Schweiger, Luna Schweiger, Moritz Bleibtreu, Karoline Schuch
Durée : 2h12
Prix : 14,99 (DVD)

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Nina, jeune orpheline, est témoin d’une sanglante scène de crime. Le responsable, Backer, un puissant marchand d’armes, envoie ses hommes de main pour la faire taire. Traquée, l’adolescente est placée sous la protection de Max Fischer, un ancien soldat devenu garde du corps. Max est chargé de veiller à la sécurité de Nina jusqu’au procès, où la jeune fille doit livrer son témoignage. Duo atypique, l’ancien militaire et l’ado farouche sont contraints de faire équipe face à leur impitoyable adversaire…

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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le film :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

L’acteur allemand de 51 ans Til Schweiger a marqué de sa présence en tant que second couteau différents films américains comme Un tueur pour cible (1997), Judas Kiss (1998), Driven (2001), Target (2012), Charlie Countryman (2014) et surtout Inglourious Basterds (2009) de Quentin Tarantino, où il incarnait le sergent Hugo Stiglitz aux côtés de Brad Pitt.

Après déjà plusieurs réalisations à son actif (Keinohrhasen, Kokowääh, Barefoot), il propose avec sa nouvelle réalisation un agréable thriller sentimental qui lorgne vers les productions de Luc Besson comme Léon (1994) ou Le Transporteur (2002). Ici il est question de Max (Til Schweiger), un ancien soldat d’élite, et de Nina (Luna Schweiger), une adolescente orpheline que ce dernier va devoir protéger après que celle-ci a été le témoin involontaire d’un meurtre orchestré par un marchand d’armes mafieux. Le film se concentre donc essentiellement sur la relation qui va se nouer entre les deux personnages venu d’horizons différents, mais qui vont peu à peu apprendre à se connaître et découvrir qu’ils ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. A travers leur fuite et leur traque, le spectateur fera la connaissance d’autres personnages qui gravitent autour de Max, comme Rudi, joué par le comédien Moritz Bleibtreu, remarqué en 1998 pour son rôle dans Cours, Lola, Cours, ou Sara, incarnée avec conviction et charme par la comédienne Karoline Schuch. Si l’aspect psychologique est relativement bien traitée, le film souffre de quelques longueurs et baisse de rythme qui nuisent à l’ensemble, la faute à une durée excessive (2h12) pour ce type de production au budget relativement modeste.

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Les personnages sont bien construits et attachants, et ce malgré des dialogues et des scènes pas toujours très crédibles, comme après cette fusillade haletante dans un appartement qui fait office de planque, les deux rescapés traversent un couloir désert et sortent dans une ville nocturne totalement silencieuse, personne n’a donc rien entendu après tout ce boucan ?… Justement là où Guardians s’en sort particulièrement bien, c’est dans les séquences d’actions et particulièrement ses fusillades très nombreuses. Bien que ces passages ne font pas forcément dans l’originalité ou la finesse, leur mise en image est étonnement efficace, et tirent l’ensemble vers le haut dans un beau déchaînement d’action. Ce DTV s’appréciera donc essentiellement par son aspect d’actionner « bourrin » à la Rambo 2, le film y fait d’ailleurs référence en plaçant dans la bouche d’un personnage secondaire une des célèbres répliques de… Rocky.

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Malgré quelques faiblesses scénaristiques, Guardians permet de passer un très bon moment et montre que l’Allemagne arrive à proposer des productions à la hauteur des séries b américaines actuelles, là où la France reste encore à la traîne dans ce domaine.

 Facebook , Twitter  – Pour acheter le DVD, cliquer sur Amazon 

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Snow therapy, un film de Ruben Östlund

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Snow therapy, un film de Ruben Östlund

Pas besoin de se déplacer en montagne, par les temps qui courent, le cinéma est plus prudent !

Ruben Östlund, suédois, s’est inspiré d’une histoire réelle de deux de ses amis qui ont été menacés par des hommes armés. L’homme a fui laissant sa femme seule face au danger… Il a donc imaginé une situation équivalente, tout autant dramatique, mais dans un tout autre contexte.

Date de sortie : 28 janvier 2015
Durée : 1h58
Avec : Johannes Bah Kuhnke, Lisa Loven…

Synopsis :

Une famille suédoise passe ensemble quelques précieux jours de vacances dans une station de sports d’hiver des Alpes françaises. Le soleil brille et les pistes sont magnifiques mais lors d’un déjeuner dans un restaurant de montagne, une avalanche vient tout bouleverser. Les clients du restaurant sont pris de panique, Ebba, la mère, appelle son mari Tomas à l’aide tout en essayant de protéger leurs enfants, alors que Tomas, lui, a pris la fuite ne pensant qu’à sauver sa peau… Mais le désastre annoncé ne se produit pas, l’avalanche s’est arrêtée juste avant le restaurant, et la réalité reprend son cours au milieu des rires nerveux. Il n’y a aucun dommage visible, et pourtant, l’univers familial est ébranlé. La réaction inattendue de Tomas va les amener à réévaluer leurs rôles et leurs certitudes, un point d’interrogation planant au dessus du père en particulier. Alors que la fin des vacances approche, le mariage de Tomas et d’Ebba est pendu à un fil, et Tomas tente désespérément de reprendre sa place de patriarche de la famille. Snow Therapy est une comédie grinçante sur le rôle de l’homme au sein de la famille moderne.

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Snow therapy

L’histoire de Snow therapy commence très fort : Une famille arrive à la montagne, très belle station alpine, les Arcs, enneigée. Et le film se déroule sur cinq jours et chaque jour a son « reportage ».

On les voit vivre, tous les 4 ensemble. Belle famille unie, faisant la sieste tous les 4 sur le même lit. Et se lavant les dents avec énergie !

Le deuxième jour, on les voit attablés à la terrasse, pour déjeuner, en haut des pistes. Vue superbe sur la montagne. Puis, d’un seul coup, une avalanche se déclenche. Avalanche programmée, dit le père, sans risque. Avalanche contrôlée. Mais l’avalanche semble en décider tout autrement et avance furieusement en direction du restaurant. Panique générale, tout le monde hurle, fuit et abandonne tout pour fuir au plus vite et ne pas se retrouver enseveli sous la neige.

La jeune mère, prend vite ses enfants sous le bras, et appelle son mari pour qu’il l’aide. C’est à ce moment-là, qu’elle voit courir à toute vitesse, les abandonnant sur les lieux du drame.

Je ne vous dévoile rien en vous racontant le début du film car vous le verrez dans la bande annonce de Snow therapy.

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Par contre, ce qui suit cet « accident », relève d’une analyse très fine des rapports humains et des comportements humains qui ne sont pas toujours en adéquation avec notre conscience.

C’est vraiment très bien fait et chacun peut effectivement se demander quelle aurait été sa propre réaction. Quasi impossible de le savoir, tant que l’on n’a pas été confronté au danger extrême.

Snow therapy, un film qui ressemble à un véritable triller psychologique. D’une finesse et d’une sincérité étonnantes.

Il semblerait que le réalisateur se serait très largement documenté sur des recherches psychologiques et scientifiques portant sur les comportements de l’homme et de la femme face au danger.

Dommage que la fin soit un peu bâclée, à mon goût…

Mais un bon film quand même !

Ce film Snow therapy a reçu au Festival de Cannes 2014, dans la catégorie « un certain regard » le Prix du Jury et pour le moment 10 nominations !

 

Bande annonce de Snow therapy :

Résultats concours : Toute première fois, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 28 janvier 2015

A l’occasion de la sortie du film Toute première fois, Publik’Art, en collaboration avec Gaumont, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Toute première fois

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 407 ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

 

Les 5 gagnants sont :

Laurence Gallais, Florian faure, Bernard Renou, Jean-Louis Breton et Charlène Brault.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Undertaker, tome 1 : une BD de Xavier Dorison et Ralph Meyer (Dargaud)

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Undertaker, tome 1 : Mangeur d’or

Western écrit par le célèbre Xavier Dorison et illustré par le très talentueux Ralph Meyer (Berceuses Assassines, Asgard, Ian), Undertaker est le nom d’un certain croque-mort, envoyé dans une ville minière voisine chercher un cadavre. C’est une fois arrivé sur place qu’il découvrira que son commanditaire n’est autre que le futur mort : un ancien mineur qui a fait fortune grâce à un beau filon d’or et qui souhaite en finir.

Date de parution : le 30 janvier 2015
Auteurs : Xavier Dorison (scénario), Ralph Meyer (dessin), Delabie (Couleurs)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (64 pages)

Résumé de l’éditeur :

Jonas Crow, croque-mort, doit convoyer le cercueil d’un ancien mineur devenu millionnaire vers le filon qui fit autrefois sa fortune.
Des funérailles qui devraient être tranquilles, à un détail près : avant de décéder, Joe Cusco a avalé son or pour l’emmener avec lui dans l’éternité. Pas de chance, le secret est éventé et provoque la fureur des mineurs d’Anoki City.
Comment laisser enterrer une telle fortune alors que pour survivre, eux suent sang et eau dans les filons ?
Comme le dit Jonas, « la mort ne vient jamais seule »…

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Le point sur l’album :

Avec un sens aigu de la mise en scène, Xavier Dorison nous gâte dans Undertaker, en se ménageant toujours une longueur d’avance sur le lecteur. Une belle façon de nous tenir en haleine dans ce western à l’introduction musclée, tout en tension et en explosivité. Le scénariste joue, plus encore qu’à son habitude, avec l’effet de surprise, qui surgit à chaque scène, toujours au rendez-vous. C’est au fur et à mesure de ce premier album que les informations nous parviennent, au compte-gouttes. Que ce soit sur le personnage principal, Undertaker ou même l’intrigue générale de ce Mangeur d’or. Tout est calibré, rythmé, pensé avec beaucoup d’efficacité. Un western percutant à l’écriture et à l’univers très raffinés.

On doit cela aussi au fabuleux dessin de Ralph Meyer, qui émerveille nos pupilles de son trait fin et délicat, à la redoutable précision. Une maîtrise d’exécution impressionnante. Undertaker est graphiquement proche de la perfection.

Une pointe d’originalité, beaucoup de savoir-faire et ce qu’il faut de panache : Undertaker est bien parti pour s’imposer comme le western de référence.

La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons, un film de Shawn Levy

120x160_LNAM3_HDLa Nuit au musée : Le Secret des Pharaons

Date de sortie : 4 février 2015
Durée : 1h37
Avec : Ben Stiller, Robin Williams, Owen Wilson, Ben Kingsley, Ricky Gervais, Rebel Wilson

 

Synopsis :

Ben Stiller réendosse le rôle de Larry, le gardien de musée le plus survolté, dans le dernier volet de la saga La Nuit au Musée. Il quitte New York pour Londres où il va vivre sa plus grande aventure. Accompagné de ses amis le Président Roosevelt, Attila, le Romain Octavius, Jedediah et le pharaon Ahkmenrah, ainsi que de nouveaux personnages délirants, il va tenter de sauver la magie avant qu’elle ne disparaisse à tout jamais.

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Après un premier volet très réussi qui avait connu un très grand succès et engendré une suite légèrement plus faible, offrant cependant à Alain Chabat l’occasion de composer un Napoléon (enfin sa figure de cire) assez délirant (malgré le fait que l’acteur ne ressemble pas du tout au célèbre Empereur) voici donc l’ultime volet des aventures de Larry, le gardien de musée le plus célèbre et déjanté du monde, et qui est toujours incarné par le génial Ben Stiller (La vie rêvée de Walter Mitty). Dans ce troisième volet, Larry va se trouver aux prises avec une malédiction qui touche la fameuse tablette égyptienne du musée de New York, celle-ci se désagrège et perd de sa magie, avec pour fâcheuse conséquence de rendre définitivement inertes les différentes figures qui s’animent à la nuit tombée… Larry devra aller à Londres pour résoudre l’énigme, et en compagnie de ses amis habituels, y rencontrera de nouveaux personnages au sein du British Museum où va se dérouler cette nouvelle aventure.

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Reposant toujours sur une avalanche de gags et d’idées farfelues (comme de proposer une séquence de poursuite à donner le vertige au sein de l’œuvre de M.C. Escher) La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons s’avère rapidement un spectacle tout public très divertissant. Animé par les personnages des précédents films comme le professeur McPhee (Ricky Gervais), Attila le Hun (Patrick Gallagher), l’indienne Sacajawea (Mizuo Peck), le duo de frères ennemis miniatures formé par le cow-boy Jededjah (Owen Wilson) et le centurion Octavius (Steve Coogan) ou encore Dexter, le facétieux petit singe. En plus des personnages déjà connus et des figures « cultes » comme le squelette de dinosaure ou la statue Moai de l’île de Pâques, cet ultime chapitre voit apparaître le chevalier Lancelot, un des célèbres héros des légendes arthuriennes. C’est l’acteur Dan Stevens (Downton Abbey) qui lui prête sa prestance, et parvient à composer un des personnages les plus drôles de ce nouveau volet. En plus de Lancelot, l’homme de Néandertal Laaa offre l’occasion à Ben Stiller de composer pour la première fois un second personnage (difficile de le reconnaître sous le maquillage !) et au même titre que Lancelot, un de ceux qui ajoutent le plus de comique au film. A l’instar des précédents, le film laisse place à l’émotion, et si les histoires d’amour sont étonnement peu traitées dans la saga, il est ici question d’un inattendu coup de foudre entre la joviale et ronde Tilly, la gardienne de nuit que joue l’australienne Rebel Wilson (Mes meilleures amies) avec… bref mieux vaut laisser la surprise aux spectateurs. Le premier film abordait le thème de la filiation et du rapport père-fils. Dans ce troisième volet Nick (Skyler Gisondo), le fils de Larry est à présent âgé de 17 ans et prêt à prendre son envol dans la vie, et donc beaucoup plus absent qu’avant. Le thème père-fils sera à nouveau traité, mais cette fois dans la relation entre le jeune pharaon Ahkmenrah (Rami Malek) avec son père Merenkahre incarné par le toujours impérial Ben Kingsley. Larry apparaît plus ici comme l’image du fils avec un père de substitution que joue Robin Williams, reprenant son personnage de la statue de cire de Theodore Roosevelt. L’acteur a une plus grande présence à l’écran que dans les deux précédents volets, sans doute par une volonté des producteurs d’offrir un hommage au comédien dans une ultime apparition à la charge émotionnelle inattendue, fortement accentuée par sa disparition tragique en août dernier.

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La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons est très proche du premier opus, et certaines scènes semblent nous refaire un peu les mêmes gags, pas gênants pour ceux qui n’ont pas vu le premier film. Reste que tout cela est emballé avec un grand savoir faire, une belle énergie et des effets spéciaux toujours aussi efficaces qui font que ce nouveau volet est un des meilleurs (sinon le meilleur) et achève la trilogie avec panache.

 

 

 

Les prométhéens, tome 1 : une BD de Herzet, Henscher et Sandoval (Le Lombard)

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Prométhéens, tome 1 : Réunion de famille

Nouvelle quadrilogie mythologique, Les Prométhéens est un cocktail explosif composé de dieux grecques et de mises en scènes spectaculaires. Une BD résolument tournée vers les comics, tant dans sa trame scénaristique, où les super-héros se bousculent, que dans son style graphique très léché. Attention les yeux, bouchez-vous les oreilles : ça va péter !

Date de parution : le 30 janvier 2015
Auteurs : Emmanuel Herzet, Henscher (scénario), Rafa Sandoval (dessin), Jordi Tarragona (Encrage), David Garcia Cruz (Couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 13,99 € (56 pages)


Résumé de l’éditeur :

Ils nous ont vus naître, ils nous ont façonnés. Nous les avons craints, adulés.
Aujourd’hui, nous sommes leur seule chance de survie.  Décimés par le seul être capable de leur tenir tête, ils se cachent parmi nous, espérant échapper au sort qu’ont déjà connu nombre d’entre eux. Toutes les familles ont leurs problèmes.  Et les dieux de l’Olympe n’y échappent pas.

Les Prométhéens tome 1

Le point sur l’album :

Non, les scénaristes Henscher (Le Seigneur des couteaux, Banni) et Emmanuel Herzet (Duelliste, Le Chant du cygneLa Branche Lincoln, Narcos, Centaures) ne sont pas artificiers malgré les apparences. Tous deux passionnés de mythologie, il est naturel de les retrouver aux manettes d’un scénario qui y prend racine. Le pitch est assez simple. La chute de l’Olympe a eu lieu. Toute la famille de Zeus se retrouve contrainte à vivre cachée, comme des humains parmi les humains. Un certain Thymos s’amuse pourtant avec eux en les assassinant les uns après les autres. Ils vont devoir élaborer un plan pour contrer ces attaques. C’est l’objet de cette Réunion de famille qui donne son titre à l’album.

Dans un récit dopé à l’adrénaline, aux scènes de fin du monde où les explosions sont légions, les auteurs revisitent notre Histoire en lui donnant un autre sens (la peste noire, Tchernobyl…). Le rythme est très soutenu, pour notre plus grand plaisir. L’intrigue n’est toutefois pas toujours très claire car on a du mal à identifier le rôle précis de chacun des (très) nombreux protagonistes et divinités.

Le style résolument comics de Sandoval (qui a l’habitude de travailler avec les plus grands éditeurs du secteur, notamment Marvel Comics) s’impose dès la première planche grâce des cadrages très audacieux. L’auteur, qui fait ici sa première expérience dans la BD franco-belge, offre un dessin percutant et généreux en détails. Son trait fin est affirmé par un encrage épais (travail de Jordi Tarragona), tel qu’on le retrouve dans la plupart des comics. On remarque également le côté numérisé du graphisme, qui ne dérange pas vraiment mais colle même plutôt bien à l’univers moderne de la série.

Les Prométhéens compte donc de bons atouts pour s’imposer plus franchement, à condition que les auteurs parviennent à en canaliser l’énergie jusqu’au bout.

Louve, tome 5 : une BD de Yann et Roman Surzhenko (Le Lombard)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Louve tome 5 (Les Mondes de thorgal)

Louve, tome 5 : Skald

Louve est une série des mondes de Thorgal (deuxième série parallèle après Kriss de Valnor), imaginée par le scénariste Yann (Les Innomables, Bob Marone, Sambre, La jeunesse de Thorgal, Spirou, Piège sur Zarkass) et le dessinateur russe Roman Surzhenko ( La jeunesse de Thorgal, La Meute de l’enfer…). Deux auteurs qui ont su adopter l’univers de la série culte créée par J. Van Hamme et G. Rosinski.

Date de parution : le 30 janvier 2015
Auteurs : Yann (scénario) et R. Surzhenko (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 12,00 € (48 pages)


Résumé de l’éditeur :

Alors que Louve, toujours traquée par Crow, traverse la forêt pour retrouver son village, Aaricia, victime des manipulations de Lundgen, tente de faire le deuil de Thorgal et de sa fille et se résout peu à peu à entamer une nouvelle vie aux côtés de Lundgen. La situation semble désespérée, mais Louve et Aaricia peuvent compter sur la protection d’amis précieux qui veillent sur elles : le bûcheron muet Skald, le demi-dieu Vigrid, mais aussi « la part sauvage » de Louve qui après tout peut s’avérer bien utile de temps en temps !

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Le point sur l’album :

Alors qu’on approche de la fin de cette série parallèle (qui doit compter 7 tomes, en principe), le suspense repart de plus belle dans cet épisode qui emprunte son nom à un mystérieux bucheron protecteur et muet : Skald. On retrouve la jeune Louve, fille de Thorgal, dans la forêt, pourchassée par Crow. Elle va alors entreprendre de regagner son village pour y retrouver sa mère éplorée, Aaricia. Sur un scénario haletant, Yann propose un voyage à travers la nature, où animaux et vikings partagent la même sauvagerie. Heureusement que Louve peut compter sur sa bonne étoile. Les rebondissements et révélations se font plus nombreux, après un petit temps mort lors de l’album précédent, qui ouvrait ce second cycle.

Le dessin de Roman Surzhenko est particulièrement réussi, exécuté dans le plus grand respect de l’oeuvre de Rosinski. Son trait fain, sa coloration naturelle (couleur directe ?) et le dynamisme insufflé dans les multiples scènes d’action en font un atout considérable pour redécouvrir cet univers de légende.

Avec ce tome 5, les lecteurs de Louve, comme les fans de la série mère y trouveront leur compte. A découvrir.

Golden Dogs, tome 4 : une BD de Stephen Desberg et Griffo (Le Lombard)

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Golden Dogs, tome 4 : Quatre

La quadrilogie des Gloden Dogs se termine avec ce dernier album, sobrement intitulé Quatre. Un épilogue inattendu qui livre enfin les secrets du leader du groupe le plus craint de son époque. Stephen Desberg (I.R.S., Empire USA, Cassio…), qui écrit le scénario de la série, n’avait pas laissé présager une telle fin. Ce qui n’empêche pas d’apprécier le dessin de Griffo (Vlad, Beatifica Blues – Samba Bugatti, Monsieur Noir…), qui semble avoir fait sien ce Londres de l’époque victorienne. Pour lire les chroniques des albums précédents, rendez-vous ici.

Date de parution : le 23 janvier 2015
Auteurs : Stephen Desberg (scénario) et Griffo (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 14,45 € (56 pages)


Résumé de l’éditeur :

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

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Le point sur l’album :

Golden Dogs, c’est fini ! La série comme le quatuor formé pour l’occasion. Ces quatre jeunes gens qui s’étaient promis fidélité vont se quitter avec pertes et fracas. Mais ce n’est évidemment pas une surprise, contrairement à ce que cachait Orwood. Alors que les soupçons planaient sur ce dernier, il se révèlera beaucoup plus manipulateur qu’il voulait bien le reconnaître. Tout cela au service d’une cause personnelle qui créé, elle, une véritable surprise. Si bien que le dénouement de l’histoire peut paraître secondaire. Le lecteur a du mal à se faire à l’idée d’une conclusion aussi inattendue que soudaine. L’imagination de Stephen Desberg prend donc le pas sur l’intrigue, qui était jusque là assez classique.

Le dessin de Griffo dégage toujours le même cachet. Un trait fin qui se fond à l’époque qu’il met en scène. L’illustrateur semble même plus précis et régulier dans ce dernier album. Une évolution bienvenue !

Voici donc un épisode hybride, qui clôt une aventure de façon originale (un peu trop), tout en jouant avec un cadre plutôt classique : celui des thrillers anglais du XIXème siècle.

Still the water, un film de Naomi Kawase (DVD)

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Still the Water, disponible en DVD et Blu-Ray

Naomi Kawase réalise un film bien particulier et d’une rare profondeur. Nous sommes loin des films commerciaux… On entre dans une ambiance toute particulière, japonaise et zen. Mais il faut préciser que c’est une coproduction franco-japonaise-espagnole.

Date de sortie DVD  : le 3 février 2015
Avec : Nijirô Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsuda…
Durée : 1h59
Prix : 19,99 (DVD) / 19,99 (BLU-RAY) 

Synopsis :

Sur l¹île d’Amami, les habitants vivent en harmonie avec la nature, ils pensent qu’un dieu habite chaque arbre, chaque pierre et chaque plante. Un soir d’été, Kaito, découvre le corps d¹un homme flottant dans la mer, sa jeune amie Kyoko va l’aider à percer ce mystère. Ensemble, ils apprennent à devenir adulte et découvrent les cycles de la vie, de la mort et de l’amour…

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Notre avis sur le film : 

Naomi met la nature au cœur de son film. Le cycle de la vie, la vie indissociable de la mort, est naturel et concerne chacun de nous qui vivons au cœur d’une nature que nous avons tendance à oublier, et surtout à ne pas respecter.

Le film raconte l’histoire d’une jeune adolescente, Kyoko, qui est à la fois confrontée à l’amour et à la mort. Sa mère, Isa, est en train de mourir et en même temps son cœur bat pour un jeune homme, Kaito.

Vie, amour, mort. Des thèmes perturbants et essentiels surtout pour de jeunes ados. Avec Kyoto, on chemine sur le chemin de l’amour mais aussi sur celui de la mort, avec sérénité, et confiance. Aucune angoisse, aucun mélo autour de la mort certaine de la maman de Kyoto. Bien au contraire. Un accompagnement des proches d’Isa, des chansons magnifiques, chantées comme des prières et surtout de l’espoir même au seuil de son départ définitif. Des moments d’une rare intensité.

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La réalisatrice insiste également sur la place de l’homme dans la Nature. Place souvent oubliée. L’homme ne peut maîtriser Mère Nature. L’homme est infiniment petit face à cette mer déchainée, face au terrible typhon qui s’abat subitement sur l’île.

L’histoire se passe sur les Iles Amami, endroit magique au cœur de l’Océan Pacifique. On y découvrira des tableaux naturels de toute beauté.

Le grand-père dévoile le secret du surfeur qui capte la fin de la vague, avec toute son énergie accumulée durant des miles… La fin de la vague est d’une énergie presque démente. Et c’est avec cette énergie que le surfeur va entrer en fusion avec elle en « surfant » cette fin de vague. Soit il entre dans le néant, soit, il entre dans un état proche de la méditation, ne faisant plus qu’un avec cette fin de vague. Le résultat est identique. Une quête d’absolu qu’il touche avec le cœur, mais aussi avec son corps. Le surfeur ne domine pas la vague, il se fond en elle.

Au Japon, le grand-père est considéré comme un grand sage… Qu’il est doux de voir Kyoto prendre conseil auprès de Papy Tortue…

Ce film va parler à beaucoup d’entre nous et nous permettre de réfléchir sur notre façon de vivre qui occulte les valeurs fondamentales de la Nature comme si l’homme était invincible et qui ne laisse guère de place aux vieux sages…

Vraiment un très beau film avec de très bons acteurs, une belle musique et de très belles images.

A méditer souvent et longtemps…

Les Bonus DVD : 

– Katatsumori, court-métrage de Naomi Kawase,
Amami, court-métrage de Naomi Kawase,
– Entretien avec Naomi Kawase.

Invincible, un film d’Angelina Jolie

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Invincible, un film d’Angelina Jolie

En 1942, en pleine Seconde Guerre Mondiale, l’avion de combat dans lequel se trouve l’athlète olympique et soldat Louis Zamperini s’écrase en mer. Il est l’un des trois membres de l’équipage qui survivent, mais leur calvaire ne fait que commencer. Ils errent sur un canot de sauvetage pendant 47 jours. Le supplice du personnage s’arrête lorsqu’il est secouru par l’armée japonnaise. C’est alors qu’un autre calvaire commence.

Date de sortie : 7 janvier 2015
Durée : 2h17
Avec : Jack O’Connell, Domhnall Gleeson, Garrett Hedlund

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis « Louie » Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d’entre eux survécurent 47 jours durant, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

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Invincible

Universal Studios s’est empressé d’acheter les droits de la fabuleuse histoire de l’invincible Louis Zamperini en 1957. Il a cependant fallu attendre le best-seller Unbroken: A World War II Sotry of Survival, Resilience, and Redemption, de Laura Hillenbrand, paru en 2010, pour que Joel et Ethan Coen en écrivent le scénario final bien ficelé.

Le troisième film de la fraiche réalisatrice Angelina Jolie retrace le destin incroyable du héros olympique, puis de guerre, Louis Zamperini. Cette histoire lui tenait particulièrement à cœur. Ils étaient amis et voisins avant qu’Angelina en ait l’idée d’en faire un film. Le héros sera d’ailleurs le premier à voir le film sur son lit d’hôpital, avant de décéder. La forte émotion présente dans ce projet est fortement ressentie pendant le long métrage.

Invincible nous est présenté à travers deux histoires. L’épisode chaotique que subit Louis Zamperini en 1942, et ses germes d’héroïsmes lors des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin où il est déjà présenté comme un personnage combattif.

La surenchère d’événements dramatiques qui surviennent dans la vie du personnage l’un après l’autre nous laisse parfois honteux, avec un sourire moqueur. L’histoire de Invincible est tellement incroyable que le scénario tombe parfois dans un délire fantasmagorique. C’est dans ses moments qu’on se rend compte que le titre est bien choisi. Il y a justement une scène ou les personnages affamés, agonisant sur le canot attrapent un bébé requin à main nue. Réelle ou romancée, cette scène permet de libérer la tension dramatique qui pèse au sein du film.

Avec des longs plans symbolisant la perpétuelle attente du personnage, certaines scènes semblent interminables. Au contraire, malgré la longueur de la séquence dans l’avion, nous n’avons pas cette sensation d’impatience et d’oppression grâce à la manière de tourner, ce qui prouve un réel savoir faire de réalisation de l’ex actrice.

Des scènes d’une effroyable violence sont présentées, bien qu’elles soient visuellement et surtout psychologiquement difficiles, aucune scène de violence n’est facile et gratuite. Angelina Jolie ne s’est pas laissée entraîner dans un gouffre de torture dur à digérer pour renforcer une pauvre mise en scène. La tension est surtout psychologique. L’empathie envers le personnage est bien réelle.

Où certains pourraient voir de l’autocélébration américaine, nous pouvons penser qu’un énième film sur la Seconde Guerre Mondiale pourrait passer inaperçu dans cet océan d’épopées dramatiques qui nous est présenté tout les ans dans les salles, mais c’est sous un autre angle et surtout à travers un unique personnage et son histoire atypique et réelle que le film nous présente cette période sombre de l’Histoire.

Après une question dans Paris Match, sur le thème récurrent de cette guerre dans le cinéma actuel, Angelina se défend en déclarant que c’est dans la guerre que l’on voit le pire, mais aussi le meilleur, comme Louis Zamperini dans sa résistance et son insoumission éternelle.

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Invincible

J’ai été agréablement surpris par le jeu de l’acteur britannique Jack O’Connell, qui s’est surpassé à travers cet exercice physique et psychologique. Il nous est obligé d’éprouver de l’empathie pour le personnage de Louis Zamperini qu’il incarne. Après sa découverte dans This is England, puis dans la troisième et la quatrième saison de la série anglaise Skins, c’est un plaisir de le voir dans un long métrage américain dans lequel il prouve qu’il est capable, bien qu’il nous a déjà montré avec The runaway, (Série qui n’a pas eu le succès qu’elle méritait.) qu’il pouvait changer de registre et sortir du personnage facile de bad boy qu’il interprétait à ses débuts. Jack O’Connell mérite son prix de meilleur espoir décerné par le Chicago Critics Association Awards 2014.

Cependant le film Invincible a divisé les critiques dans des avis variés. Certains l’ont vu comme un exercice réussi, d’autres, comme le journal Le Monde, l’on caractérisé comme « le premier navet de 2015 ». Bien qu’Invincible peut être vu comme un simple film de guerre classique par le biais d’un survivant immortel, il nous plonge plus profondément dans un témoignage moral de pardon et de foi à travers un hommage nécessaire et émouvant dans lequel chacun peut en tirer de l’inspiration et une leçon de vie.

L’histoire, le scénario, la réalisation et le jeu d’acteur nous montrent que les conditions d’une œuvre réussie se jouent sans secret sur plusieurs niveaux.

C’est sans surprise que le film Invincible est nominé à la 87ème édition des Oscars.

Si Angelina Jolie vous manque déjà, il suffit de patienter jusqu’à la sortie en salle de By the sea, prévu cette année. Réalisé par Angie et joué par le couple favori d’Hollywood. Brad Pitt et Angelina partageront d’ailleurs l’écran avec l’acteur français Niels Arestrup.

Bande annonce de Invincible :

Théâtre à Anglet : L’Atelier de Marc, de Biarritz, les Improttoks, reçoit La Compagnie Enunseulmot, de Bordeaux.

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Le 31 janvier 2015, à Anglet.

Hier soir, sous le chapiteau de Baroja, à Anglet (64), l’ Atelier de Marc, à Biarritz, les Improttoks recevaient La Compagnie Enunseulmot de Bordeaux pour un match d’impros.

Bien sûr, il fallait réserver ses places longtemps à l’avance ! Malgré le très mauvais temps qui sévit dans le sud-ouest depuis plusieurs jours, le public était très présent, environ 230 personnes, et très très en forme !

Ambiance enfiévrée du samedi soir, avec un trio de musiciens au top : Les Rocksteady bears !

Aucun temps mort !

Deux équipes de théâtre de haut niveau !

Du côté des Improttoks, des jeunes très doués de théâtre, six avec une parité parfaite, qui suivent des ateliers d’improvisations spectacles « confirmés ». Et qui réalisaient hier soir leur 1er défi !

Quant à l’équipe bordelaise, Enunseulmot, ce sont des professionnels de théâtre, spécialiste de l’improvisation.

La soirée a débuté en musique, dans une ambiance très chaleureuse. Bières distribuées à partir de 20h, gâteaux faits maison, carton rouge, carton vert, et surtout 2 paires de chaussettes, à chaque place !

Les deux équipes se sont affrontées, sur la patinoire, sans glace, en musique. L’arbitre tirait un thème d’impro, avec les modalités du jeu. 20 secondes de préparation pour chaque équipe, et hop, c’était parti !

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Beaucoup de thèmes différents pour ce match : La galère espagnole, patatrac, Pélagie, touche à ça, grand moment de solitude en famille…

Les acteurs étaient d’une rapidité et d’une créativité incroyables, quel que soit le thème annoncé. Les deux équipes jouaient ensemble, sur le même diapason, sans avoir pu, auparavant se concerter. Une véritable prouesse ! Et bien sûr, ils rendaient les situations le plus cocasses possible ! Du grand art, assurément.

Toujours soutenus par le trio fantastique de musiciens qui s’adaptaient à chaque impro pour ajouter leur touche de suspens…

Et bien sûr, le public, toujours très réactif et prêt à rire !

Bien sûr, à chaque fin d’impro, minutée, le public devait voter, rouge ou vert ! Et si le public n’était pas d’accord avec ce qui se passait sur la patinoire, il envoyait une chaussette ! Bien sûr, l’arbitre en a reçu pas mal, et même bien placée !

Bref, la soirée fut très réussie et même si c’est l’équipe bordelaise des Enunseulmot qui a remporté le match, les « locaux » se sont très bien défendus !

Un grand bravo à chacun des artistes !

On retrouvera les Improttoks le samedi 28 février, toujours sous le chapiteau de Baroja, à Anglet, « contre » l’équipe de la Compagnie « La bulle carrée », de Toulouse. Réservation au 06.58.97.91.53

Anna Christie de Eugene O’Neill, adaptation de Jean-Claude Carrière, mise en scène par Jean-Louis Martinelli, à Paris

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Théâtre de l’Atelier à partir du 20 janvier 2015

Eugene O’Neill est un dramaturge américain du début du XXe siècle, prix Nobel de littérature en 1936, qui a introduit dans le théâtre américain un réalisme dramatique initié par Henrik Ibsen et Anton Tchekhov. Son inspiration torturée est influencée à la fois par sa vie personnelle (alcoolisme, relations familiales difficiles) et la tragédie antique.

Un théâtre de sensation où la maturité du jeu particulièrement bien servie prend tout son sens

Son écriture – âpre, directe, concrète, dotée d’une force vitale et sociale – questionne les méandres de l’âme humaine en mettant en scène des personnages en marge qui se débattent et se défient face à leur destin.

Anna Christie, l’une des premières pièces du dramaturge, a été écrite en 1922. Elle débute dans un bar du port de New-York où un marin, Chris Christopherson (interprété par Féodor Atkine), émigré suédois aux États-Unis, retrouve sa fille Anna (Mélanie Thierry), qu’il a abandonnée quinze ans plus tôt, à la mort de sa femme. Il décide de l’emmener en mer où au cours de la traversée, Burke (Stanley Weber), un jeune matelot,  sauvé de la noyade, s’éprend de la jeune femme dès ses premiers pas à bord.

Mais Anna, marquée par un passé trouble qu’elle a toujours dissimulé et en butte à l’irritation de son père face aux avances de Burke, pourra-t’elle revendiquer sa vérité sans perdre les deux hommes ?.

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© Pascal Victor / Artcomart

O’Neill est sans concession avec ses personnages où les hommes sont bruts de décoffrage, rugueux, fatalistes et maladroits avec la vie tandis que les femmes écorchées vives, victimes de leur condition et d’un déterminisme social, doivent se battre pour gagner leur indépendance.

Ce théâtre d’acteurs d’une grande simplicité narrative porte toutefois une dimension symbolique et onirique fortes où la mer agit comme une figure tutélaire. A la fois responsable de tous les maux, elle est celle qui éloigne, isole, endurcit, fragilise, culpabilise mais aussi lave et renouvelle l’âme.

Jean-Louis Martinelli installe à l’abri d’un regard minéral l’atmosphère d’un port avec ses escales, qui se charge d’une part de rêve, de silence et de mystère où la dualité des personnages se déploie pleinement.

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© Pascal Victor / Artcomart

D’un jeu subtil et nuancé, Mélanie Thierry incarne avec beaucoup de tempérament cette femme blessée, intranquille, féministe et en quête de rédemption.

Face à elle, Stanley Weber, dans la peau du matelot amoureux, porte d’une présence vibrante ce personnage empreint d’une forme de romantisme à l’état brut tandis que Feodor Atkine (Chris Christofferson, le père d’Anna), est parfait dans le rôle du patriarche rude aux prises avec ses obsessions et ses tourments.

Quant à Charlotte Maury-Sentier, elle campe avec drôlerie la tenancière désabusée qui prête une écoute attentive en scène d’ouverture au père et à la fille qui espère tant de ces retrouvailles.

Un théâtre de sensation où la maturité du jeu particulièrement bien servie prend tout son sens…

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