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Party Girl, un film de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis (DVD)

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Party Girl, disponible en DVD et Blu-Ray

Réalisé par Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis (trio à qui l’on doit également Forbach, César du meilleur Court-Métrage), Party Girl met en scène la famille Theis, et en particulier Angélique et ses enfants dans leur propre rôle.  Une famille atypique, dont la mère travaille comme fille de joie dans un cabaret. Jusqu’au jour où elle prend la décision de tout plaquer pour se marier avec l’un de ses clients, à 60 ans.

Date de sortie DVD  : 21 janvier 2015
Avec : Angélique Litzenburger, Joseph Bour, Mario Theis…
Durée : 1h35
Prix : 19,99 (DVD) / 24,99 (BLU-RAY) 

Synopsis :

Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser.

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Notre avis sur le film :

Party Girl, caméra d’or au Festival de Cannes de 2014, est un film troublant. L’ayant visionné dans les meilleures conditions, c’est-à-dire sans rien avoir lu de précis à son sujet, il était difficile de dire de quoi il s’agissait. Est-ce une romance ? Un film d’action sur le monde de la nuit ? Un drame social ou un documentaire ? La réponse est sans doute un mélange de tout cela. Le film a pour point de départ l’autobiographie de la famille du réalisateur Samuel Theis.[pull_quote_left]Un film original, à l’émotion percutante.[/pull_quote_left]

Dans une mise en scène fleuve, Angélique quitte le milieu de la nuit qu’elle aime tant pour se marier avec un client éperdu, et se rapprocher de ses enfants dont la cadette, âgée de 16 ans lui a été retirée il y a longtemps. La rupture avec sa vie de cabaret ne sera évidemment pas des plus aisées. Débordante d’énergie, son goût pour la fête et l’alcool lui jouera des tours, et son projet de mariage sera difficile à honorer. Emouvant, le film offre des instants poignants de vérité notamment lorsque les enfants déclarent leur amour pour leur mère et pour leur famille. Une famille très modeste, qui parvient tout de même à conserver une certaine unité malgré leurs difficultés.

Le jeu d’acteurs est aussi impossible à juger qu’il est effectué avec la plus grande sincérité de personnes qui jouent leur propre rôle (mis à part les personnages secondaires, qui sont des acteurs non-professionnels). Mais force est de constater que les quelques ajustements qui ont été réalisés, c’est-à-dire le côté fictif de la réalisation, sont proprement invisibles. On ne peut démêler le vrai du faux. C’est là un gage de qualité du travail fourni par ces acteurs en herbe.

Un film original, à l’émotion percutante.

Les Bonus du DVD :

– Courts-métrages : C’est gratuit pour les filles et Forbach
– Livret de 16 pages contenant un entretien avec les réalisateurs

Les contrées sauvages, tome 2 : un manga de Jirô Taniguchi (Casterman)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Les contrées sauvages, tome 2

Les contrées sauvages t.2, de Jirô Taniguchi

Anthologie de Jirô TaniguchiLes contrées sauvages est un diptyque composé d’histoires courtes créées par l’auteur à ses débuts (pour en savoir plus sur cette période, lisez la préface du tome 1, très bien écrite par Wladimir Labaere). Publiés dans la presse japonaise entre 1975 et 1986, ces récits mettent en scène avec brio l’Homme confronté à la nature et au monde animal.

Date de parution : 21 janvier 2015
Auteur : Jirô Taniguchi (Scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,95 € (264 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

L’auteur de Quartier lointain nous propose un périple à travers les grands espaces.
Au milieu d une nature aussi cruelle que ses paysages sont sublimes et les créatures qui la peuplent sont hostiles, l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même. Véritable périple à travers les grands espaces, des montagnes japonaises aux étendues de l Ouest américain, cette anthologie en deux tomes donne à voir une facette encore méconnue en France de l’oeuvre de Taniguchi : l époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s essayait avec succès à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d histoires.

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Le point sur l’album :

C’est toujours avec un plaisir non dissimulé que l’on découvre un ouvrage de Taniguchi. Ce dernier tome des contrées sauvages a un goût particulier puisqu’il s’agit de réunir parmi les premiers récits de l’auteur autour de la thématique de la nature sauvage. Déjà à l’époque, l’auteur débordait de talents. Les contrées sauvages permettent de suivre son évolution durant cette période de parution. Sa narration est de plus en plus minimaliste, les mots s’effacent au profit d’un dessin toujours plus bavard et paradoxalement pudique. Ses histoires contiennent également plus de violence et plus de sang. L’amoureux de la nature et des grands espaces est bien là et n’hésite pas à se faire déborder par les émotions (ce qui est rare aujourd’hui).

Son évolution, on la perçoit également dans son trait qui s’affute, et devient de plus en plus abouti. C’est d’autant plus marquant avec Les innomables, dernier récit ajouté à cette anthologie alors qu’il est paru en 2010. Un dessin dont la subtilité croissante a fait sa renommée.

Les contrées sauvages n’est donc pas seulement un recueil d’histoires courtes. C’est aussi une façon de raconter l’évolution de l’un des plus grands mangakas du monde.

Nude, un manga de Mihiro et Makoto Ojiro (Glénat)

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Nude, de Mihiro et Makoto Ojiro

Mihiro est une actrice X populaire au pays du soleil levant. Cette dernière a choisi Makoto Ojiro pour adapter son autobiographie en manga. Cela donne Nude, dans une édition française qui relie les deux tomes originels en un seul volume d’une belle épaisseur. Interdit aux moins de 16 ans, ce manga raconte le parcours d’une jeune fille qui déteste son travail et rêve d’une chose depuis toute petite : « rentrer dans la télé« .

Date de parution : 28 janvier 2015
Auteurs : Mihiro et Makoto Ojiro
Editions : Glénat
Prix : 10,75 € (396 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

L’autobiographie d’une actrice de films X. Depuis toute petite, Hiromi Yamase rêve d’être sous les feux des projecteurs. Lorsqu’un dénicheur de talent lui propose un travail de mannequin dans la photo érotique, elle y voit une chance inespérée d’accomplir son rêve et se lance dans cette nouvelle voie où elle rencontre un succès inattendu la menant à des jobs de plus en plus osés. Cependant, sa carrière naissante se heurte bientôt à l’incompréhension de ses proches et met en péril sa vie tranquille. Hiromi est bien déterminée à suivre sa propre voie, mais à quel prix ?

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Le point sur l’album :

Le scénario suit l’évolution de la carrière de Mihiro, qui ne se prédestinait pas vraiment à devenir actrice X. Démarchée dans la rue par un agent qui l’a repérée, elle se voit proposer un poste dans le mannequinat. Séduite, elle découvrira vite qu’il s’agit en fait de poser pour des photos de nus. Après réflexion, elle finira par accepter dans l’espoir de se faire repérer et devenir une star du petit écran… Mais elle va s’apercevoir qu’il en faudra beaucoup plus pour se faire remarquer. Cette plongée dans la tête de l’actrice attise évidemment la curiosité. Comment en arrive-t-on à tourner dans des films x ? Et pourquoi ? Comment ont réagi ses proches ? Son petit copain ? Même si elle paraît décalée, Mihiro est attachante par son innocence et sa naïveté. Elle poursuit ses rêves quoiqu’il en coûte. La trame narrative, à la première personne, est plutôt convaincante. Tout comme le découpage très cohérent, qui semble mettre en avant les étapes ou paliers par lesquels l’actrices est passée.

Le dessin de Makoto Ojiro, qui comporte ses scènes de tournages osées, est assez complet. La mangaka développe un trait fin et vif, avec un charadesign qui colle bien aux personnages. Un atout dans cette histoire.

Au final, Nude est un manga assez complet, même si on aurait aimé que les auteurs poussent encore plus loins les quelques pistes de réflexions lancées. Le but reste néanmoins ici de divertir le lecteur.

 

Résultats Concours : Phoenix, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 28 janvier 2015

A l’occasion de la sortie du film Phoenix, Publik’Art, en collaboration avec Diaphana, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Phoenix

 

Vous avez été 3 569 joueurs ! Bravo à tous et merci !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Pat Doare, Nathalie Trouessin, Muriel Vachet, Françoise Gosset et Christophe Siret.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Entretien avec Julie Rocheleau, dessinatrice de La Colère de Fantômas (Dargaud)

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Entretien avec Julie Rocheleau, dessinatrice de la Colère de Fantômas

Il était difficile de ne pas aller à la rencontre de Julie Rocheleau, dessinatrice de La Colère de FantômasUne trilogie que l’on a beaucoup apprécié, notamment pour graphisme au culot inédit. Une interview réalisée à Montpellier, avant son départ pour la suite de sa tournée de dédicaces (Narbonne,Toulouse, Agen, Bordeaux). Vous pourrez la retrouver au FIBD d’Angoulême samedi et dimanche prochains.

Date de parution (tome 3) : le 9 janvier 2015
Auteurs : Olivier Bocquet (scénario) et Julie Rocheleau (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur (tome 3):

Avec ce 3e et dernier tome de La Colère de Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau confirment le grand retour du maître du crime et de l’effroi… L’inspecteur Juve est en passe d’arrêter Fantômas, mais ce criminel insaisissable sans foi ni loi, a toujours un temps d’avance ! Juve et son acolyte Fandor vont-ils enfin voir leur quête aboutir ? Paris sera-t-elle libérée de l’homme aux cent visages ? Sa folie meurtrière va-t-elle cesser ? Ce troisième tome clôt en beauté une des plus belles surprises de ces dernières années, une série multiprimée qui a révélé deux jeunes auteurs extrêmement talentueux Julie Rocheleau et Olivier Bocquet. Ce 3e et dernier volet de La Colère de Fantômas est une bande dessinée librement inspirée de l’oeuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre ; une série entre récit historique et roman noir.


Entretien avec Julie Rocheleau, dessinatrice de… par publikart

L’homme qui marche : un manga de Jirô Taniguchi (Casterman)

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L’homme qui marche, de Jirô Taniguchi

A l’occasion du vingtième anniversaire de sa publication chez Casterman, L’homme qui marche, premier livre du grand Jirô Taniguchi (Quartier lointain, Le Sommet des Dieux, Les gardiens du Louvre, Elle s’appelait Tomoji…) qui fut publié en langue française en 1995, vient de paraître dans une réédition de luxe. Avec une nouvelle traduction et une nouvelle adaptation graphique, elle comporte pour la première fois toutes les pages couleurs de la version originale et est augmentée de récits inédits.

Date de parution : 21 janvier 2015
Auteur : Jirô Taniguchi (scénario et dessin)
Editions : Casterman
Prix : 25,00 € (232 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

Qui prend encore le temps, aujourd’hui, de grimper à un arbre, en pleine ville ? D’observer les oiseaux, ou de jouer dans les flaques d’eau après la pluie ? D’aller jusqu’à la mer pour lui rendre un coquillage dont on ne sait comment il est arrivé chez soi? L’homme qui marche, que l’on apprend à connaître à travers ses balades, souvent muettes et solitaires, rencontre parfois un autre promeneur avec qui partager, en silence, le bonheur de déambuler au hasard.

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Le point sur l’album :

L’homme qui marche est un symbole bien particulier pour Taniguchi puisque c’est par son biais que l’auteur culte s’est fait en tout premier lieu connaître des occidentaux. Dans ce one shot, la patte du mangaka est déjà très marquée. Voyage pudique et intimiste, L’homme qui marche nous offre un panel de petits moments anodins qui ponctuent les déambulations d’un quadragénaire qui se laisse porter au gré de ses sorties. Remonter le lit d’une rivière, grimper à un arbre, flâner sous un cerisier, se baigner dans une piscine extérieure fermée pour l’hiver… sont autant d’instants que Taniguchi utilise avec brio au service d’une poésie avant tout picturale.

Car la trame narrative de l’artiste est ici plus qu’ailleurs dans ses illustrations. Très peu de bulles sont présentes. Tout est dans les expressions, les sentiments qui se dégagent de ses personnages. Une subtilité savante, mise en exergue par un trait toujours extrêmement fin et précis, où les décors d’un réalisme rare tutoient des personnages aux lignes arrondies, à l’aspect bienveillant.

Bref, L’homme qui marche, chapitré en de nombreuses petites scènes, est une bonne façon de mettre un pied dans l’univers de Taniguchi, incontournable pour tout amateur de BD.

Vous pourrez enfin admirer le travail de l’auteur à travers un exposition qui lui est consacrée au Festival International de la BD d’Angoulême 2015 : L’homme qui rêve.

Résultats concours : INTO THE WOODS, PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS, 10 places de ciné gagnées.

AU CINEMA LE 28 JANVIER 2015

A l’occasion de la sortie du film INTO THE WOODS, PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS, Publik’Art, en collaboration avec l’Agence DEJA, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : INTO THE WOODS, PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS

 

Vous avez été 4099 joueurs. Un grand bravo et un grand merci de votre participation.

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Christophe Meliodon, Serge Seginger, Aline Salingue, Eric Dauris et Nadine Brau.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Résultats concours : Snow Therapy, 20 places de ciné gagnées.

Sortie le 28 janvier 2015

A l’occasion de la sortie du film Snow Therapy, Publik’Art, en collaboration avec BAC FILMS, vous a offert la possibilité de gagner :

10×2 places de ciné pour le film : Snow Therapy

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3931 joueurs ! Un grand bravo à tous !

 

Les 10 gagnants sont :

 

Rose-Marie Jolly, Marc Fedelich, Hervé Delegrange, Isabelle Searle, Aline Danne, Aurélie Selles, Jennifer Jacquart, Isabelle Badet, Florence Lenormand et Sylvain Dupouy.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Le Grand Méchant Renard, une BD de Benjamin Renner (Delcourt / Shampoing)

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Le Grand Méchant Renard

Le Grand Méchant Renard est la première BD de Benjamin Renner, auteur venu du monde de l’animation (La Queue de la souris, Ernest et Célestine). Ce dernier propose le récit d’un renard qui tente le tout pour le tout pour effrayer les résidents d’une ferme environnante. Avec l’aide du grand méchant loup, qui lui montre  l’exemple du mieux qu’il peut, le renard va voler trois oeufs qu’il rapportera dans la forêt pour dévorer les poussins qui en sortiront bien charnus… Oui, mais voilà, tout ne va pas se passer comme il l’entendait.

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Benjamin Renner (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 16,95 € (192 pages)


Résumé de l’éditeur :

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel…

Le point sur l’album :

Comment ne pas se régaler avec ce Grand Méchant Renard, qui amuse la galerie avec ses gags en tout genre.   Benjamin Renner cultive le comique de situation en imaginant une mise en scène drôle et loufoque. On s’attache très vite à ce renard que la nature a oublié. Jouant avec nos émotions, entre rire et attendrissements,  Benjamin Renner nous amuse par l’originalité de son histoire, grâce à une efficacité et un minimalisme narratif hors pair. On rit bien volontiers en compagnie de ces trois drôles d’oisillons qui prennent d’affection ce terrible renard.

Minimaliste, c’est aussi la caractéristique principale du dessin de l’auteur, qui cadre parfaitement avec l’esprit de la BD. Le découpage et les cadrages participent à l’excellent rythme qui cadence l’album. On aime le style épuré et la coloration aquarelle aérienne.

Le Grand Méchant Renard est une belle rencontre que petits et grands devrait s’empresser de faire !

Adam Cohen en concert à Paris, le 3 février.

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A D A M   C O H E N


EN CONCERT

LE 3 FÉVRIER AU CAFÉ DE LA DANSE
(5 passage Louis Philippe, 75 011 Paris)

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Album «We Go Home» – Disponible depuis  le 15 septembre 2014

Trois ans après la sortie de son album « Like a Man » qui lui a ouvert les portes du succès,
l’auteur-compositeur canadien confirme son talent avec un nouvel opus « We Go Home ».

Le fils de l’illustre Léonard Cohen n’a pas échappé aux lois de la génétique
et assume aujourd’hui pleinement cet héritage musical d’exception.

Intime, sincère et énergique, il nous embarque dans une poésie folk
d’une telle beauté que l’auditeur ne peut qu’être séduit.
A défaut de se faire un nom, Adam semble bien décidé à se faire un prénom.

Album à télécharger ICI : Adam Cohen – « We go home » 

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L’Oeil de la nuit, tome 1 : un comics de Serge Lehman et Gess (Delcourt)

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L’oeil de la nuit, tome 1 : Ami du mystère

Comics à la française, L’oeil de la nuit est écrit par Serge Lehman (La Brigade Chimérique), qui fut notamment scénariste de Bilal pour Immortel ad vitam (adaptation cinéma de Nikopol). Ce dernier est accompagné de Gess au dessin, connu pour avoir travaillé sur la série Carmen Mc Callum. Dans Ami du mystère, les auteurs plantent le décor : celui d’un polar ésotérique du début du XXème siècle.

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Serge Lehman (scénario), Gess (dessin) et Delf (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 15,95 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Le destin ultime du héros, c’est de mourir et puis de revenir, transfiguré. En ce printemps 1911, c’est ce qui attend Théo Sinclair. Dernier héritier d’une grande famille française, passionné de science mais de santé fragile, Théo va être entraîné sur les routes de l’aventure par une femme fatale anarchiste, un télépathe hindou et un savant fou suisse… Il va devenir l’OEil de la Nuit..

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Le point sur l’album :

Avant de devenir L’Oeil de la Nuit (ou le Nyctalope), Théo Sainclair était le dernier héritier d’une longue lignée de marins français, fils de commandant. Quand ce dernier se fait agresser, il se fait voler les plans du mystérieux projet Mercur-X. Pour mener l’enquête, Théo s’entoure de son premier cercle d’amis : La Forge, le romancier, Marco, le valet de chambre, et le Dr Al-Mansour, détective psychique qui travaille pour le gouvernement. Sans compter le docteur Vogel-Kampf, chirurgien fou qui souhaite créer l’homme du futur…. Un récit qui place l’enquête policière en pleine tempête fantastique, où futurisme rétro et sciences occultes viennent se mêler avec malice.  Un univers uchronique riche et original, qui fait office de genèse à La Brigade Chimérique. L’écriture de Serge Lehman cultive un goût certain pour le spectacle ésotérique, non sans un certain talent. On apprécie cette nouvelle plongée aux avant-postes de la naissance de l’un des premiers super-héros de l’Histoire (même époque que Fantômas).

Le trait épais et fouillé de Gess donne un dessin chargé, aux lignes irrégulières qui peuvent gêner et alourdir le graphisme. Mais on finit par oublier les petites imprécisions de l’artiste qui offre tout de même de belles planches, avec un cadrage percutant.

Ce premier tome de L’oeil de la nuit (qui sera suivi d’un second attendu en mai 2015), n’a pas de mal à convaincre. Un polar qui ravira les fans de la première heure de La Brigade Chimérique et de ses héros. Mais également tout bon amateur d’enquêtes ésotériques.

Sauvage : une BD d’Aurélie Bévière, Jean David Morvan et Gaëlle Hersent (Delcourt)

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Sauvage

Pour sa première BD, Aurélie Bévière s’est bien entourée puisque ce n’est autre que Jean David Morvan (Zorn et Dirna, Nomad, Sillage, Spygames, Jaurès, Oms en série) qui participe avec elle à l’élaboration du scénario de Sauvage. Les deux auteurs sont par ailleurs accompagnés de Gaëlle Hersent, jeune dessinatrice ayant travaillé dans le cinéma d’animation, notamment sur Ernest et Célestine. Dans Sauvage, le trio raconte la vie incroyable de Marie-Angélique Le Blanc, retrouvée dans la forêt alors qu’elle avait à peine dix-huit ans… On est au XVIIIème siècle et c’est une histoire vraie.

Date de parution : le 28 janvier 2015
Auteurs : Aurélie Bévière, Jean David Morvan (scénario) et Gaëlle Hersent (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 24,95 € (216 pages)

Résumé de l’éditeur :

1720. Âgée de huit ans, une petite fille, partie du Canada, fuit l’esclavage. Arrivée à Marseille, après avoir subi viols et brimades, elle se réfugie dans les forêts de Champagne. Ainsi débute dix années d’errance jusqu’à sa capture et sa progressive réhabilitation. Mêlant nature et culture, bestialité et aristocratie, violences et douceurs, cet album de contrastes raconte l’histoire extraordinaire de Marie- Angélique, l’enfant sauvage.

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Le point sur l’album :

Le sujet choisi ici est tout bonnement fascinant. Le scénario retrace le parcours hors norme de Marie-Angélique par bribes de souvenirs, jusqu’à mettre en scène les évènements qui ont poussé cette petite fille de huit ans à aller se réfugier en plein coeur de la forêt. Alternant habilement flash-backs et temps présent, le récit suit l’évolution de l’enfant sauvage dans sa vie d’après. L’adaptation fut rude. La jeune femme est d’ailleurs passée par des hauts et des bas difficiles. Les auteurs parviennent à donner à leur héroïne une belle profondeur, en exploitant une personnalité complexe mais réservée d’une Marie-Angélique bien mystérieuse.  La trame générale manque toutefois d’un peu de liant, ce qui donne parfois l’impression que l’on nous dresse une liste d’évènements qui ont fait la vie de cette femme. Joliment écrit, le scénario de Sauvage reste plaisant malgré cela.

Le dessin de Gaëlle Hersent n’est pas déméritant. Son trait fin aux courbes irrégulières dégage quelque chose d’assez justement sauvage. Si cela participe à l’esprit de la BD, le potentiel est tel qu’on aimerait encore plus de travail. Celui de la couleur directe est particulièrement réussi.

Sauvage est un bel ouvrage, même s’il est difficile de dire si les auteurs ont fini par dompter cette histoire hors du commun.

La Légende de Noor, tome 1 : une BD de Corbeyran et Alice Picard (Delcourt)

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La Légende de Noor, tome 1

Spin off de la série Weëna, La Légende de Noor porte le sceau des mêmes auteurs : la plume du scénariste prolifique Corbeyran (14-18Metronom’Les ThanatonautesShadow Banking, Uchronie[s]), accompagné d’Alice Picard au dessin. Le culte de l’arbre sacré du royaume de Nym est menacé de manière définitive par le couple royal qui désire abattre le géant de feuilles, quitte à devoir sacrifier leur propre fils…

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Corbeyran (scénario) et Alice Picard (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Depuis plusieurs siècles, les habitants du royaume de Nym ont rompu le lien qui les rattachait à la magie. Seule rémanence de cette ancienne alliance, la présence d’un arbre sacré. Mais le lieu qui l’entoure est devenu une zone interdite, surveillée nuit et jour par les gardes du royaume. Pourtant, un matin, un jeune garçon réussit à tromper leur vigilance. Son identité : Noor, fils du souverain.

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Le point sur l’album :

Ce premier tome de La Légende de Noor porte bien son titre puisque très vite, Le sacrifice d’Hooskan va avoir lieu. Noor, le fils du souverain va être envoyé dans l’autre monde, où la déesse Creuse et de nombreux esprits l’attendent pour faire de lui le meilleur défenseur de l’arbre sacré. Si l’on a plaisir à retrouver l’univers de Weëna, l’intrigue a bien du mal à décoller. Corbeyran ne parvient pas à développer suffisamment les enjeux de ce premier épisode, qui s’embourbe un peu avec des personnages secondaires (essentiellement les esprits) très nombreux et sans réelle valeur ajoutée.

Le dessin d’Alice Picard est pour sa part agréable, offrant de belles planches inspirées, aux mille créatures. Son trait est fin, et la coloration aquarelle est éclatante (couleur directe, semble-t-il).

Malgré la qualité de son dessin, La légende de Noor aura sans doute besoin d’un peu de temps pour se bonifier après ce démarrage plus que timide.

FIPA 2015 : Films primés : Rwanda, la vie après et Marsman

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Rwanda, la vie après – Paroles de mères

Prix du Public et Prix Télérama

Rwanda, la vie après – Paroles de mères

Benoît Dervaux et André Versaille ont réalisé ce documentaire sur des femmes Tutsies qui ont été violées en 1994, lors du génocide perpétré par les Hutus. Les Hutus n’avaient qu’un seul but : supprimer tous les Tutsies, tuer tous les hommes et violer toutes les femmes.

Rwanda, la vie après – Paroles de mères : La parole est laissée à six femmes. Bien sûr, on imagine la souffrance que cela a dû engendrer chez elles. Se remémorer ces actes infâmes, cette barbarie qu’elles ont vécu, remettre des mots sur des actes qui ne sont pas humains. Leurs viols, au pluriel, leurs souffrances, leurs cauchemars. Tout cela, elles nous les confient. A visage découvert. Plan fixe de la caméra sur leurs visages fermés où les cicatrisent ne se voient pas mais envahissent leur corps. Elles parlent et ne nous cachent rien. Et nous devons entendre l’irréparable, l’insoutenable. Comme un devoir.

20 ans après. Rien n’est oublié.

Comme si les viols n’étaient pas suffisants, ces femmes racontent les conséquences de ces viols, la découverte de leur grossesse monstrueuse. Et ensuite, cet enfant, qu’il faut assumer. Une femme a même eu des jumeaux… Que dire aux enfants sur leur père ?

A leur tour, les enfants deviennent des preuves vivantes de ces actes barbares.

D’autres femmes se sont révélées porteuses du Sida. En plus d’une grossesse. Comme si cela ne suffisait pas…

Rwanda, la vie après – Paroles de mères : Le film les met au centre et c’est une façon de donner à ces femmes, d’une incroyable dignité, toute leur place, elles qui ont eu l’impression d’avoir été rejetées par tous, même par leur famille. Seule la souffrance était leur quotidien, et le reste toujours vingt ans après.

Nous partons aussi à la rencontre, très brève, de leurs enfants, qui ont aujourd’hui une vingtaine d’années. Paroles très dures entre mère et enfant. Enormément de souffrance. Ces enfants sont aussi les victimes de cet horrible génocide. 20 ans après, rien n’est effacé et rien ne sera jamais effacé. Mais ils ont tous réussi à surmonter leurs souffrances et à croire à nouveau à la Vie, sans jamais perdre leur Foi en Dieu. Alors que la position de l’Eglise, au moment du génocide, fait peur. « Prenez qui vous voulez, mais n’attaquez pas les bâtiments de l’église… », a dit l’évêque.

Les réalisateurs ont bien conscience que ce serait une épreuve terrible pour ces femmes et leurs enfants de reparler du passé alors, leur rencontre fut très brève et le film, Rwanda, la vie après – Paroles de mères fut tourné en vingt jours. La dimension contemporaine du génocide était donné.

Rwanda, la vie après – Paroles de mères veut être un film porteur d’espoir pour toutes les femmes victimes de violence sexuelle, dans le Monde. Les paroles de ces femmes sont fortes de résonnance et sont d’une lucidité et d’une force inouïe. Et nous ne sommes pas près de les oublier. A jamais gravées dans nos mémoires.

Le public lui a octroyé son prix et il a aussi obtenu le Prix Télérama ! Une belle vengeance sur un passé absolument monstrueux.

Arte a acheté le film qui sera visionné le 8 mars, lors de la Journée de la Femme. Tout un symbole qui va permettre à chaque victime d’être entendue et reconnue. Reconnue comme victime.

Enfin, pourrait-on seulement ajouter…

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Marsman

Le Prix Mitrani et Fipa d’Or pour la meilleure interprétation masculine pour Jurgen Delnaet

Marsman

Publik’Art a vu cette série belge, Marsman, de Mathias Sercu, le lendemain de la remise des Prix. Car c’est cela aussi le Fipa : comme on ne peut pas tout voir, le dimanche qui suit la cérémonie de clôture, le public peut revoir tous les films primés. Un grand luxe !

En effet, Marsman a été primé deux fois : Le Prix Mitrani qui lui a remis un superbe Makhila, et le Fipa d’Or pour la meilleure interprétation masculine pour Jurgen Delnaet. Il est vrai qu’il joue très bien.

C’est l’histoire de Nico Marsman qui perd tout d’un seul coup : sa mère, son boulot, sa femme qui le quitte, et son orchestre avec ses potes dans lequel il ne peut plus jouer car il doit garder son frère autiste.

On a beaucoup dit que c’était très drôle. Certes, il y a beaucoup d’humour, mais de là à éclater de rire… Pas souvent !

Un looser qui essaie de comprendre pourquoi il est aussi maladroit et aussi looser…

Avec l’humour belge…

Nos serments, texte de Guy-Patrick de Sainderichin et Julie Duclos, mise en scène par Julie Duclos, à Paris

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La Colline – théâtre national du 15 janvier au 14 février 2015
Petit théâtre

La Maman et la Putain, film culte de la Nouvelle vague, réalisé en 1972 par Jean Eustache (1938-1981), interprété par Bernadette Lafont, Françoise Lebrun et Jean-Pierre, qui mettait en scène un triangle amoureux, sert de point de départ à la nouvelle création très réussie de Julie Duclos.

Le collectif L’In-Quarto revisite avec beaucoup de finesse et d’humour les territoires intranquilles de l’amour et du désir

Considéré comme le portrait d’une génération, il s’intitulait initialement « Du pain et des Rolls » et en s’intéressant au scénario et aux écrits du cinéaste, la jeune metteuse en scène remarque que son auteur ne se voulait pas représentatif d’une époque, mais cherchait au contraire à travers ses personnages et leur conception libre du couple, à se situer à contre courant et en dehors des normes.

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Le collectif L’In-Quarto revisite donc avec beaucoup de finesse et d’humour, à l’abri de cette œuvre dont il se détache aussi, les territoires intranquilles de l’amour et du désir tout en en réactualisant le contexte de lieu et de temps pour nous questionner aujourd’hui sur le rapport à l’autre et les possibilités/limites d’un désordre amoureux.

François, intello oisif, vit au crochet d’Esther qui a une boutique de mode, avant de rencontrer une pétillante infirmière polonaise, Oliwia. Comme dans le film de Jean Eustache, les protagonistes refusent le schéma traditionnel de l’éternel trio : homme / femme / maîtresse et esquissent une autre vision du couple consistant à tenter de vivre cette situation dans un rapport apaisé et concerté.

Ce désir de liberté et cet affranchissement s’observent alors, se commentent et se partagent à travers le prisme masculin – où le personnage se montre à la fois égoïste, détaché, lâche, sincère – et féminin qui voit les héroïnes aux prises avec leurs contradictions (émancipation/possession) et le danger affectif d’une telle équation.

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Cette expérience d’un autre modèle amoureux est propice à une introspection à la fois individuelle et collective des personnages aux prises avec leur complexité intime, qui donne à voir un spectacle passionnant, dense et alliant très judicieusement musiques et vidéos.

Par un jeu délesté de toute théâtralité et au plus près d’une intériorité/vérité propre également au grand metteur en scène Kristian Lupa, les cinq comédiens (Maëlia Gentil, David Houri, Alix Riemer, Magdalena Malina et Yohann Lopez) sont exceptionnels de virtuosité où leur présence s’ancre naturellement dans une réalité sensible et profondément humaine.

Un spectacle marquant et attachant porté par une inspiration singulière…

FIPA 2015 : Palmarès complet avec Marvellous pour le Fipa d’Or.

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PALMARES du FIPA 2015 :

Et voilà, le festival se termine…

Chaque jury a dit combien la sélection avait été difficile vu l’excellence des films proposés. Il est vrai que Publik’Art n’a émis qu’une critique négative perdue au milieu des films excellents chroniqués.

Nous sommes particulièrement heureux que ce soit le film documentaire, Rwanda, la vie après – Paroles de mères de Benoît Dervaux et André Versaille (Belgique, doc) qui ait emporté le Prix Télérama et également le Prix du Public. Un film très dur, mais un film témoignage indispensable à toutes les femmes, victimes ou non, de violence sexuelle.

Vraiment un très beau festival Fipa et un très beau palmarès !

Après cette belle distribution, Sandrine Bonnaire est venue accompagnée de Jacques Higelin pour nous présenter son film Ce que le temps a donné à l’homme – Jacques Higelin.

Jacques Higelin a fait le clown devant le pupitre, très touchant, empli de vérités et de simplicité, se disant très timide, même maladivement timide. Mais il a accepté ce film étant très admirateur du travail de Sandrine Bonnaire.

Et nous avons eu le chance de voir ce très beau film sur Jacques Higelin, qui se dévoile avec pudeur et intelligence. Beaucoup d’humanité et d’amour dans ce film ! Et des belles chansons, bien sûr !

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Palmarès complet du FIPA 2015 :

FICTION – DRAMA


Fipa d’Or /// Grand Prize
Marvellous de Julian Farino (Royaume-Uni)

Fipa d’Or interprétation féminine /// Best actress
Juana Acosta dans Sanctuaire d’Olivier Masset-Depasse (France)

Fipa d’Or interprétation masculine /// Best actor
Toby Jones dans Marvellous de Julian Farino (Royaume-Uni)

Fipa d’Or scénario original /// Best screenplay
Pierre Erwan Guillaume, Olivier Masset-Depasse, Quitterie Duhurt-Gaussères, Xabi Molia pour Sanctuaire d’Olivier Masset-De-passe (France)

Fipa d’Or musique originale /// Best original soundtrack
Matthias Weber et Paul Galister pour Beautiful Girl de Dominik Hartl (Autriche)

SERIES

 

Fipa d’Or réalisation /// Grand Prize
Happy Valley de Sally Wainwright (Royaume-Uni)

Fipa d’Or interprétation féminine /// Best actress
Marie Dompnier dans Les Témoins d’Hervé Hadmar (France)

Fipa d’Or interprétation masculine /// Best actor
Jurgen Delnaet dans Marsman de Mathias Sercu (Belgique)

Fipa d’Or scénario original /// Best screenplay
Shelley Birse, Blake Ayshford et Justin Monjo pour The Code de Shelley Birse (Australie)

Fipa d’Or musique originale /// Best original soundtrack
Kristian Selin Eidnes Andersen pour Kampen om Tungtvannet de Per-Olav Sørensen (Norvège)

DOCUMENTAIRE DE CREATION – CREATIVE DOCUMENTARIES

Fipa d’Or /// Grand Prize
Pekka d’Alexander Oey (Pays-Bas)

GRAND REPORTAGE & INVESTIGATION – REPORTAGES & INVESTIGATION

Fipa d’Or /// Grand Prize
Taïga d’Hamid Sardar (France)

MUSIQUE & SPECTACLE – PERFORMING ARTS

Fipa d’Or /// Grand Prize
Mia Oikogeniaki Ypothesi d’Angeliki Aristomenopoulou (Grèce)

SMART FIP@

Fipa d’Or /// Grand Prize
Soundhunters de Marion Guth, François Le Gall, Stéphane Hueber-Blies, Beryl Koltz, Nicolas Blies (Luxembourg) Une production : a_Bahn / Coproduction : Camera Talk

PRIX DU PUBLIC
Rwanda, la vie après – Paroles de mères de Benoît Dervaux et André Versaille (Belgique, doc)

PRIX MITRANI
Dans la catégorie Série, Marsman de Mathias Sercu (Belgique)

PRIX JEROME MINET
Scarlett Production pour Les Heures Souterraines de Philippe Harel (France)

PRIX DU JURY DES JEUNES EUROPEENS
Peace on the Tigris. Iraq War and 10 Years of Life in Baghdad de Takeharu Watai (Japon)

PRIX SMART FIP@ / HACKATHON
Qu’est-ce qu’elle a ma Gaule ?
Développé par : Simon Falgaronne, Céline Ferret, Joris Fuluhea, Gabriel Grandjouan, Marie-Paule Jiccio, Arthur Martineau

PRIX TELERAMA 2015
Rwanda, la vie après – Paroles de mères de Benoît Dervaux et André Versaille (Belgique, doc)

EUROFIPA D’HONNEUR
Chris CHIBNALL (Royaume-Uni)

 

FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 24 janvier : Beautiful girl et Du fer à la finance, l’empire Wendel.

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Dominik Harti a réalisé ce très beau film, Beautiful girl, film autrichien.

Les acteurs sont tous très jeunes et remarquables de naturel.

Charlotte a 15 ans. Ses parents viennent de divorcer. Elle déménage, avec sa mère, pour s’installer chez sa grand-mère à Vienne. Avec son petit frère. Changement de lycée aussi. Et là, elle rencontre deux garçons, Sulzer et Carlo, l’italien.

Charlotte a tout à apprendre de la vie. Et elle ne comprend plus rien. Pourquoi ses parents qui étaient un couple modèle se séparent-ils ? Pourquoi est-ce possible que l’amour disparaisse ?

Elle découvre l’amour physique et surtout l’amitié. Tout s’emmêle dans sa tête. Elle a fait l’amour pour la 1ère fois, mais sans amour. Mais elle aime quand même Sulzer. Mais pas comme ça… Mais elle voulait connaître…

Le film est remarquable car il reste très prude et montre toute la complexité de l’adolescence. Les sentiments que l’on découvre. La vie qui n’est pas si évidente que ça…

Les adultes d’un côté, les copains de l’autre. La confiance, l’amitié, la vie.

Ce film mérite un énorme succès et pourrait être porté sur nos écrans ciné tellement il est remarquable de justesse.

Félicitations aux trois acteurs principaux !

Peut-être obtiendra-t-il un Prix ce soir ! Publik’Art l’espère !

 

 

06/09/2008. Wendel General Assembly. Du fer à la finance, l’empire Wendel (1h01)

Ce documentaire fait partie des documentaires sélectionnés pour le Prix du Public

Le réalisateur, Patrick Benquet, était là pour présenter son film qu’il a fait avec sa fille, Marlène Benquet, elle-même chargée de recherches au CNRS, dans le domaine de la finance.

Leur idée de départ est d’expliquer la finance à travers une histoire familiale. Il s’agit de la famille Wendel qui a construit un empire sidérurgique, en Lorraine, dès le XIXème siècle.

Mais comme chacun sait, la sidérurgie s’effondre dans les années 70, à cause du choc pétrolier. C’est alors que le baron Ernest-Antoine Seillière, qui est un descendant de François de Wendel, s’est lancé dans l’investissement à très grande échelle, au détriment des entreprises et de leur personnel.

Ce film est assez incroyable car à travers leur histoire familiale, nous comprenons comment fonctionne le monde de la finance, avec le principe LBO (leveraged buy-out), achat à effet de levier.

C’est tout simplement sidérant ! La vérité n’est pas toujours bonne à dire et ce film prouve à quel point certains s’enrichissent alors que d’autres crèvent la faim…

Merci aux réalisateurs pour cet excellent film qui nous a permis de comprendre la complexité du monde de la finance, et nous montre la mentalité des financiers qui pense à leurs actions et à leur taux de rentabilité… Et jamais aux hommes !

Et aujourd’hui, la finance a envahi le monde de l’entreprise et l’étouffe peu à peu…

On pourrait penser que le public ne serait pas venu voir ce documentaire au titre sérieux. Eh, bien, la salle était comble et chacun réagissait vivement face aux agissements des financiers… Et de nombreux applaudissements retentirent à la fin du film !

Déjà un beau succès et peut-être plus ce soir !

Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, texte de Jean-Luc Lagarce, mise en scène par François Thomas, à Paris

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Théâtre Les Déchargeurs du 20 janvier au 28 février 2015 à 21h15

Les « règles du savoir-vivre dans la société moderne » est une pièce de Jean-Luc Lagarce l’un des auteurs français les plus importants de la fin du 20e siècle, et l’un des plus joués en France.

Il s’agit d’un monologue qui s’appuie sur la réécriture d’un manuel de bonnes conduites de la Baronne Staffe, née Blanche Soyer, paru en 1889, dont le propos consiste à édicter pour chacun des grands moments de l’existence (naissance, fiançailles, mariage, veuvage) la conduite à tenir et que Lagarce d’un regard corrosif, taille au scalpel pour mieux en faire ressortir toute la parodie sous-jacente.

Ses mots donnent toute son ampleur à la dérision et au décalage des situations décrites qui, par delà le rire qu’elles provoquent, n’en sont pas moins empruntes de gravité. C’est là la périlleuse et grande affaire que de pourvoir y survivre

Sur la scène, la baronne – ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre – prend les traits de Martin Juvanon du Vachat où d’emblée la transgression du genre participe sournoisement à la charge caustique contre les conventions sociales et leurs fausses apparences.

La Dame nous instruit des codes à suivre pour ne pas « se laisser déborder par les futilités accessoires que sont les sentiments et pour gérer la vie comme une longue suite de choses à régler ».

Sur un ton affecté aux airs de patronnesse, la conférencière – sourire aux lèvres mais faussement éternel masquant en fait une implacable solitude – porte à son paroxysme le parcours désopilant de la jeune fiancée jusqu’au mariage puis au veuvage que les règles de la bienséance doivent régenter et accompagner, le tout délesté de tout ressenti intime et émotionnel.

A travers cette adresse anachronique, l’auteur nous renvoie – dans une langue mélodieuse et une syntaxe dense – le portrait d’une société bourgeoise sclérosée. Derrière la forme caricaturale d’un guide de convenances prétexte pour Lagarce à une critique sociale, il pointe avec une ironie mordante la famille, l’amour, la mort, la solitude et les valeurs d’une société torpillée par les faux-semblants que l’on se doit toujours de sauvegarder.

Le comédien à la diction prenante dans une mise en scène épurée de François Thomas  et en interaction avec le public, déploie un jeu subtil où ses attitudes et ses silences amplifient à dessein les moments tragico-comiques.

Cette pièce donne aussi à entendre le ton singulier de Jean-Luc Lagarce fait de sonorités, de variations et de reprises.

Son rythme donne toute son ampleur à la dérision et au décalage des situations décrites qui, par delà le rire qu’elles provoquent, n’en sont pas moins empruntes de gravité.

Car c’est là la périlleuse et grande affaire que de pourvoir y survivre…

Walking Dead, tome 22 : un comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard (Delcourt)

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Walking Dead, tome 22

Après la déchéance de Negan, les pérégrinations de Rick et de ses amis prennent d’autres perspectives dans ce vingt-deuxième tome de Walking Dead, série cultissime du scénariste Robert Kirkman (Invicible, Le Maître Voleur, Battle Pope) et du dessinateur Charlie Adlard (White Death, Judge Dredd, Savage, Armitage). Ce dernier reçoit pour la première fois le renfort de Stefano Gaudiano pour l’encrage.

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Robert Kirkman (scénario) et Charlie Adlard (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (82 pages)

Résumé de l’éditeur :

La Colline, Alexandria Quelque temps après la Guerre totale. Une autre vie commence pour les survivants de la terrible bataille qui a opposé Negan, Rick et Ézéchiel. La menace directe de Negan écartée, chacun espère retrouver une existence à peu près normale. Mais cest sans compter sur les zombies, les vivres quil faut trouver et, surtout, Robert Kirkman et son sens du drama. Cest une autre vie qui commence..

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Le point sur l’album :

Au risque de manquer totalement d’originalité, force est de reconnaître que nous sommes de grands fans de la série (surtout comics). Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nous vous en parlons (nous l’avions fait à l’occasion de deux chroniques, disparues dans les méandres du net après un malheureux piratage du site il y a quelques temps déjà).

Après un tome 21 littéralement explosif, concluant la fin d’un cycle, les choses se sont calmées et le temps a passé. Rick s’est fait pousser la barbichette et s’est tondu les cheveux. Il peut désormais compter sur une communauté très organisée, et une prothèse pour sa main (mais il boite encore sévèrement). Recentré sur la menace des zombies, le récit tourne doucement la page Negan, bien que ce dernier ne soit pas loin, enfermé dans une prison. Bref, C’est une autre vie qui commence. Et c’est toujours avec la même excitation que l’on tourne frénétiquement page après page. Une narration très propre, des personnages qui évoluent à toute vitesse et le danger qui guette toujours. Une petite surprise attend d’ailleurs le lecteur quant à l’évolution des zombies (heureusement, le scénariste évite tout écueil à ce sujet).

Le dessin de Charlie Adlard s’est quant à lui bonifié avec le temps. L’encrage de Stefano Gaudiano participe à la netteté du trait, qui dégage encore plus d’énergie et de nervosité, propices à la tension qui règne en filigrane, surtout dans des épisodes relativement calmes comme celui-ci.

Si, au final, ce tome 22 de Walking Dead semble reparti pour un cycle similaire aux précédents, l’évolution des personnages, au coeur du récit, promet un renouvellement toujours plus abouti. On attend la suite avec impatience !

Cases blanches, une BD de Sylvain Runberg et Olivier Martin (Grand Angle)

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Cases blanches, de S. Runberg et O. Martin

Ecrit par le scénariste Sylvain Runberg (Orbital, L’Ombre des Shinobis, Konungar) et dessiné par Olivier Martin (Lloyd Singer, Les Carrés), Cases blanches raconte l’histoire d’un dessinateur de BD en panne d’inspiration face à la pression du succès. L’artiste doit livrer les premières planches du second tome de sa dernière série. Dans Cases Blanches, le duo RunbergMartin, qui avait déjà élaboré Face cachée, nous livre un récit passionnant dans les coulisses du monde du neuvième art.

Date de parution : le 7 janvier 2015
Auteur : Sylvain Runberg (scénario) et Olivier Martin (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 16,90 € (82 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Une plongée dans les coulisses du monde de la bande dessinée. Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d’inspiration depuis plusieurs années après l’énorme succès qu’a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l’album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n’en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d’imaginer arrêter la carrière de dessinateur.
De son atelier, au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, de présentation à la presse et l’incontournable festival de Saint-Malo, Vincent s’engage dans la quête de l’inspiration retrouvée dans un récit didactique et haletant au coeur de la création et des coulisses de l’édition BD.

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Le point sur l’album :

Sylvain Runberg propose un récit où références et personnages réels viennent se mêler à la fiction (de nombreux auteurs apparaissent, comme Jean-David Morvan, pour ne citer que lui). C’est donc en ayant l’impression de se trouver au milieu de la famille BD que l’on se plonge bien volontiers dans cette histoire.

Le personnage principal est un dessinateur qui vit mal le succès de la série sur laquelle il a été invité à travailler. A l’époque, il était dans le besoin, en instance de divorce. C’est ce qui l’avait motivé à réaliser le premier tome. Et c’est alors que le succès lui est tombé sur le coin de la figure. A l’heure de réaliser le second album, tout se bloque. L’illustrateur s’empêtre dans un quotidien dont il n’arrive pas à sortir, comme grippé face à l’épreuve de la case blanche.

 Mais il devra faire face malgré lui. On va le suivre dans toute la chaîne éditoriale. De la maison d’édition, à la librairie (Runberg a été libraire lui aussi), en passant par les séances de dédicaces et de signature d’ex-libris, par les vernissages d’exposition de planches originales (à la célèbre galerie Daniel Maghen), tout en évoquant les ramifications du monde du jeu vidéo avec celui du neuvième art… Rien ne semble oublié. Runberg nous raconte sa perception d’un monde qu’il connaît bien. La façon dont les auteurs interagissent entre eux, comme avec les éditeurs ou les libraires. Un petit milieu où tout le monde se connaît et tout se sait très vite. On y découvre également les contraintes matérielles qui découlent de l’activité.

Mais le scénariste n’oublie pas de nous raconter une histoire. Celle de la panne d’inspiration. Comme le récit intimiste d’un dessinateur qui traverse une crise difficile. Et le dénouement ne sera pas forcément celui attendu. Avec des personnages profonds et attachants, Runberg réalise un travail d’écriture méticuleux et brillant. Un regard par le petit trou de ce monde de bulles.

Le dessin sépia d’Olivier Martin est quant à lui aussi sobre qu’efficace. Un trait brut, fin et de caractère. Un réalisme d’une belle maîtrise, y compris avec les personnages réels plutôt ressemblants. L’illustrateur donne une belle âme à Cases blanches.

En résumé, Cases blanches est une BD que tout ceux qui aiment les bulles et les jolis dessins devraient lire. Les autres aussi, évidemment. Ne passez pas à côté !

FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 23 janvier : Sanctuaire et Jusqu’au dernier : La destruction des Juifs d’Europe.

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Sanctuaire

Olivier Masset-Depasse est là pour présenter son film, Sanctuaire, avec ses acteurs et tous les acteurs basques qui interviennent dans ce film.

Une très belle équipe !

Le réalisateur parle de fiction : « C’est une fiction du réel, mais c’est une fiction », « le Sanctuaire au cœur du sanctuaire ! » puisque visionné à Biarritz !

Synopsis :

Entre 1983 et 1986, le Pays basque français et Bayonne sont le théâtre d’une série d’attentats perpétrés par le GAL ciblant les membres avérés ou présumés d’ETA. Derrière ces règlements de comptes organisés par des policiers espagnols avec des complicités françaises, se joue la fin du « sanctuaire » d’ETA en France. Deux adversaires vont apprendre à se connaître et se respecter, malgré les différences : le chef de l’appareil militaire d’ETA, Domingo Iturbe Abasolo dit « Txomin » et un jeune conseiller élyséen.

Le synopsis explique parfaitement ce qu’il se passe dans le film. Le réalisateur, du fait d’être belge, pense qu’il a pu prendre du recul par rapport aux faits violents relatés dans ce film. Faits qui ont réellement eu lieu, mais pas forcément dans les mêmes circonstances. Le but d’Olivier Masset-Depasse est que le spectateur dise en voyant son film : C’est pas vraiment ça, mais c’est assez juste, le ton est juste.

Le scénariste, Xabi Molia, travaille sur ce film depuis 2010, avec toute une équipe. Ils ont pris le temps de rencontrer beaucoup de personnes, aussi bien du côté de la police, des juges, de l’ETA que du gouvernement. Il a fallu attendre que la confiance s’installe pour capter leur témoignage.

On voit bien à travers ce film que la situation de l’ETA est très complexe.

Pour répondre à une jeune spectatrice trouvant que le film humanisait beaucoup trop Txomin, de l’ETA, le réalisateur parle de l’honneur du démocrate : « on ne pardonne pas, on n’excuse pas, on essaie de voir plus loin ».

Très étonnant que le public présent n’ait pas osé se manifester davantage. Sujet sans doute beaucoup trop sensible au pays Basque…

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Jusqu’au dernier…

Une séance spéciale eut lieu vendredi en fin d’après-midi, au Casino de Biarritz, pour y diffuser un documentaire exceptionnel sur la destruction des juifs d’Europe : Jusqu’au dernier.

Il s’agit d’une série documentaire réalisée par William Karel et Blanche Finger, présentée par le Président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, ainsi que Blanche Finger.

Cette série documentaire de 8 épisodes sera programmée sur France 2 le 26 et 27 janvier 2015 pour le 70ème anniversaire de la libération des camps de concentration.

Si ce documentaire a été réalisé c’est par conviction, par vocation, par envie, par besoin de faire réfléchir les spectateurs. Le but est de faire connaître l’Histoire, à tous, dit le Président de France Télévisions. Et que personne ne dise : on la connaît par cœur cette histoire.

Il a fallu 4 ans de travail, très éprouvant, pour réunir autant de preuves, d’archives, de photos, de témoignages, et la rencontre de très nombreux historiens du monde entier.

Le but des réalisateurs est que cette histoire ne se banalise jamais. C’est une histoire pour tous. Une histoire contre la Shoah, inlassablement.

Si le titre, Jusqu’au dernier évoque parfaitement la tâche des nazis, le sous-titre, La destruction des juifs d’Europe, nous percutera de plein fouet.

Nous avons vu le 1er épisode, Hitler en 1933, avec la montée évidente du nazisme, et la fuite des juifs en Israël. Les pessimistes sont partis, les optimistes sont restés.

Puis nous avons vu le 6ème épisode, avec l’horreur des camps de concentration, vus de l’intérieur. Des photos d’archives, prises par les nazis. Des photos qui font mal. Très mal. L’insoutenable est montré à l’écran, dans toute son horreur. Des images qui peuvent choquer, dira sans doute la TV. Des images qui choquent, volontairement pour ne jamais oublier que ça a existé. Dans l’indifférence générale de tous. Même à la fin de la guerre, le quelque millier de survivants des camps n’a pas eu droit aux honneurs car ce n’était pas des héros, juste des juifs… Si les allemands sont les grands coupables, le film montre aussi, qu’aucun pays n’a rien fait pour limiter ce génocide.

Aujourd’hui, voir ces atrocités, remettre en une l’Histoire des juifs, est capital, vu les attentats terribles que les juifs ont subi, en France.

Plus jamais ça, pourrait être la suite du titre : Jusqu’au dernier…

On se donne RV sur France 2 le 26 et 27 janvier 2015 pour voir intégralement ce documentaire exceptionnel.

Résultats : Foxcatcher, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 21 janvier 2015
A l’occasion de la sortie du film Foxcatcher, Publik’Art, en collaboration avec Mars Films, vous a  offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Foxcatcher

 

Même sans Casino, les jeux sont faits sur Publik’Art ! Vous avez été 3364 joueurs ! Bravo à tous d’avoir tenté votre chance et même si vous n’avez pas eu de chance au jeu, retentez votre chance ! Et pourquoi pas au Casino, pour de vrai ! On ne sait jamais…

En attendant voilà les 5 gagnants :

Elen Mahe, Audrey Perret, Michel Leger, Sylvain Dupouy et Frédéric Wittner.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement ! Et nous les en remercions vivement !

Très bon film à tous !

 

 

Alex Lutz d’Alex Lutz, mise en scène de Tom Dingler, à l’Olympia

 

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Du 23 au 25 janvier 2015, Olympia

Auteur, comédien et metteur en scène, Alex Lutz est connu du public pour sa revue de presse cultissime de Catherine (c’est lui) et Liliane, programme court écrit et interprété avec Bruno Sanches, dans Le petit journal de Yann Barthès, sur Canal+.

Mais c’est aussi un showman, irrésistiblement drôle, au ton unique et décalé qui, après avoir triomphé au Grand Point-virgule à Paris puis de nombreuses salles, se produit sur la scène mythique de l’Olympia.

En croquant ses contemporain entre pur moment de folie et d’autodérision portée à son paroxysme, il campe à merveille leurs travers, les siens, les nôtres, mais toujours avec une profonde tendresse et une pointe de mélancolie, où l’absurde des situations se révèle un catalyseur des faiblesses qu’il parodie.

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Du directeur de casting caractériel qui s’en prend à tout son staff ainsi qu’au pauvre candidat venu passer une audition : « Lutz ? C’est allemand ? T’es petit, t’es blond, t’es allemand, c’est chiant ! », de l’acteur porno surbooké qui tente de caler son agenda, ou encore du technicien de plateau sympa mais collant et inconscient « Alex, tu feras bien gaffe, j’ai laissé ta bouteille d’eau ouverte à côté des câbles électriques », en passant par l’histoire ravageuse sur l’étymologie du mot Montparnasse où se convoquent les Uns et Karl Lagerfeld, à la jeune femme sur-hormonée et donc perturbée, Alex Lutz se révèle un authentique comédien mais aussi un créateur d’univers improbable.

C’est là toute sa force où avec beaucoup de finesse et d’originalité qui le démarquent d’autres humoristes, il nous embarque dans son imaginaire soutenu par une écriture d’une rare efficacité, délestée de toute facilité, pour travestir avec justesse et une ironie mordante des instants de vie ordinaires qui dérapent en épisodes burlesques et dérisoires.

On est littéralement happé par son jeu à la fois ludique, surréaliste et perfectionniste qui offre une caractérisation parfaite des personnages à l’abri d’une gestuelle et d’une attitude aussi justes qu’hilarantes.

On aime donc sans modération son univers très personnel, ces prises de risque qui en font un interprète vraiment à part.

Indubitablement un grand artiste, courez-y !

Prix Ricard S.A. Live Music : Les 10 finalistes du sont enfin connus

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Les 10 finalistes du Prix Ricard S.A. Live Music sont enfin connus !

Près de 1143 artistes se sont inscrits sur www.ricardsa-livemusic.com <http://www.ricardsa-livemusic.com>  et plus de de 300 000 internautes sont venus les soutenir depuis le 18 novembre dernier !

Record absolu pour le Prix Ricard S.A Live Music 2015 !

Parmi les 100 groupes plébiscités par le public, 10 finalistes ont été sélectionnés par un jury composé de 10 professionnels issus de différents métiers de la filière musicale.

 

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Dès ce week-end, la team Ricard S.A Live Music prendra la route pour aller à la rencontre de ces finalistes pour des sessions filmées par le vidéaste Rod Maurice accompagné pour la première fois d’un réalisateur son en la personne de Romain Della Valle (également membre du groupe Stuck In The Sound).

Un carnet de route sera tenu quotidiennement sur www.ricardsa-livemusic.com <http://www.ricardsa-livemusic.com> afin de découvrir cet incroyable tour de France !

Rendez-vous le 11 février au Café de la Danse pour l’annonce du grand lauréat 2015 en présence de Colours In the Street (Lauréat 2013) !

FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 22 janvier : The Polgar variant, Un trio pour Schubert et Broadchurch.

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The Polgar variant

Le documentaire The Polgar variant, est présenté par son réalisateur, Yossi Aviram.

Il s’agit de l’histoire incroyable d’une famille hongroise, et plus précisément de trois sœurs, toutes devenues championnes d’échecs. Cela se passe dans les années 1970.

Leur père, Laszlo Polgar avait une vision pédagogique bien particulière. Il avait décidé, avant même d’avoir des enfants, d’en faire des champions du Monde d’échecs. C’est donc, tout naturellement qu’il leur apprit le jeu des échecs dès l’âge de 3 ans. Il consacra sa vie entière à l’éducation de ses 3 filles qui furent élevées dans le seul but d’être championne d’échecs.

Le documentaire les montre dès leur plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui où l’ainée a 38 ans.

Un beau parcours, une vie très particulière pour ces trois femmes. Elles ont passé leur vie à tout faire ensemble, sans jamais se quitter. A jouer 8h par jour aux échecs. A travailler avec des coachs professionnels. Et puis aujourd’hui, elles sont toutes les trois championnes d’échecs, et séparées par des milliers de kilomètres… Et chacune a choisi sa voie… Pas forcément liée aux échecs…

Un très beau documentaire. La dernière image du père est saisissante. Il se demande sans doute, en son for intérieur, s’il a eu raison de mener cette pédagogie avec ses filles… Et de vouloir à tout prix en faire les meilleures joueuses du Monde, tout en étant très fier de leurs réussites.

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Un trio pour Schubert avec Matthias Goerne

Christian Leblé était présent pour présenter son film. Il était très fier d’avoir pu filmer le travail de Matthias Goerne, homme qui ne se laisse pas facilement approcher.

Matthias Goerne est un baryton, de nationalité allemande, qui chante Winterreise, de Schubert, avec une force et une profondeur incroyables. On le voit lors de nombreuses répétitions, alors qu’il prépare le spectacle du festival d’Aix en Provence 2014, associé à l’artiste plasticien William Kentridge. Il nous explique d’où vient sa voix. Comment toutes les tensions de son corps donnent la tonalité de sa magnifique voix.

Matthias Goerne est en train de marquer le monde de la musique de sa puissance et de sa profondeur.

De très beaux moments musicaux.

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Chris Chibnall

 

On termine la soirée avec la remise de l’EuroFipa d’honneur, remis à Chris Chibnall.

Chris Chibnall a écrit et produit la célèbre série anglaise Broadchurch. Série qui a été vendue à plus de 120 pays !

L’EuroFipa d’honneur lui fut donc remis au Casino de Biarritz, avant la projection du 1er épisode de la Saison 2 de Broadchurch

Lors de ce 1er épisode, encore des rebondissements, tout à fait inattendus concernant le meurtrier du petit Danny ! Mais je ne vous dévoilerai rien ! Il faudra encore patienter un peu…

Très humblement Chris Chibnall a mis en valeur le travail de toute une équipe et pas d’un seul homme ! Il n’a rien dévoilé des suites de la série…

Que de suspens !

Bien entendu, le public était plus que jamais présent et toujours d’une élégance redoutable malgré les grands froids qui sévissent jusqu’au Pays basque !

A demain pour la suite des aventures du festival !

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Broadchurch

 

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