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FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 21 janvier : Homo Faber, Le bonheur au travail et Démons.

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Du 20 au 25 janvier 2015.

 

En ce deuxième jour du Fipa 2015, Festival International de Programmes Audiovisuels, Publik’Art est heureux de vous faire un compte-rendu des films vus ce jour.

Nous avons commencé la journée par la projection du film de Richard Dindo, réalisateur suisse, qui nous présenté son film, Homo Faber (Trois femmes), 1h29.

C’est une adaptation du roman de Max Frisch que Richard Dindo a lu il y a trente ans. Et durant toutes ces années, il a mûri son projet de le porter à l’écran.

Richard Dindo a réalisé 35 films, dont un film sur le romancier Max Frisch, au début de sa carrière de réalisateur. Aujourd’hui, il est content d’avoir enfin réalisé cette adaptation fort originale du roman de Max Frisch.

C’est l’histoire d’un homme de cinquante ans, qui parle en voix off, à travers ses rencontres avec trois femmes. Trois femmes, des endroits magnifiques (Paris, Rome, Athènes, Avignon) et à des époques différentes. Très beaux portraits. Trois très belles femmes qui ont marqué à jamais Walter Faber, dont l’une, Hanna, est interprétée par Marthe Keller.

L’originalité de son film réside dans le fait qu’aucune de ces femmes ne prendra jamais la parole tout au long du film qui dure tout de même 1h29. Seul Walter Faber s’exprime en voix off, lui que l’on ne verra jamais.

Hanna, Ivy et Zabeth retiennent toute notre attention.

Richard Dindo explique qu’il est parti du texte (230 pages réduites à une trentaine) pour arriver à l’image. Et non l’inverse. Et qu’en quelque sorte son film est un documentaire sur les trois actrices.

Une très belle réalisation où l’on sent toute la maturité de l’homme face à la compréhension de l’autre. Face à La femme à qui il laisse toute la place.

 

Le second film ressort d’un tout autre domaine, celui du travail. Le bonheur au travail. 1h30. Le réalisateur, Martin Meissonnier, présente son film mais n’animera aucun débat. Ce qui est regrettable car son film soulevait des questions passionnantes sur les conditions de travail en entreprise.

Martin Meissonnier a filmé plusieurs entreprises où les salariés semblaient heureux d’y travailler. Comme l’entreprise Gore où la hiérarchie n’existe plus, où dans l’usine immense qui fabrique du goretex, se trouvent de nombreuses micro-usines où chaque membre de l’équipe est co-responsable. Résultats : une meilleure productivité, une meilleure ambiance. Disparition des « petits chefs » mais plutôt mise en place d’objectifs à atteindre. Disparition de la « pointeuse », avec possibilité de travailler « at home », mais toujours avec des objectifs… Et souvent, on ne compte plus ses heures !

Question de confiance plutôt que d’argent…

Chaque salarié est pris en considération et a son mot à dire. Il est récompensé, par une prime, s’il trouve une idée novatrice. Il a le droit de penser par lui-même et c’est à lui de trouver une solution s’il y a un problème…

Finis les DRH, place aux directeurs du bonheur au travail !

Beaucoup de bonnes idées qui paraissent simples à appliquer…

 

Quant au dernier film du jour : Démons, 1h28, il n’y eut pas de présentation. C’est un film fiction de Marcial Di Fonzo Bo avec deux acteurs bien connus : Marina Foïs et Romain Duris.

En-dehors de ce casting, le film raconte l’histoire d’un couple qui se déchire, avec haine, ou amour ? Katarina et Frank semblent s’aimer, mais ne se supportent pas.

L’ambiance du film est désastreuse et pour moi, n’a strictement aucun intérêt, si ce n’est celui de voir la belle Marina, entièrement nue, dès le début du film.

C’est une adaptation d’une pièce de Lars Noren, qui est un spécialiste des pièces très sombres, pour ne pas dire sinistres…

A demain pour la suite du festival !

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La Colère de Fantômas, tome 3 : une BD d’Olivier Bocquet et Julie Rocheleau (Dargaud)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50La Colère de Fantômas t.3

La Colère de Fantômas, tome 3 : A tombeau ouvert

Fantômas est sans doute l’un des tout premiers super-héros que l’on connaisse de l’Histoire. Créé au début du XXème siècle, bien avant tous les hommes masqués venus d’outre-atlantique (Superman est né en 1933 quand Fantômas a vu le jour en 1910), le plus grand criminel de l’hexagone a enfin reçu son hommage en BD. Avec ce troisième album, le scénariste Olivier Bocquet (Lune et L’autre, La princesse des glaces) et la dessinatrice montréalaise Julie Rocheleau (La fille invisible) concluent un cycle entier dédié à La Colère de Fantômas. Et on peut d’ores et déjà le dire : il est vraiment très, mais très en colère !

Date de parution : le 9 janvier 2015
Auteurs : Olivier Bocquet (scénario) et Julie Rocheleau (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Avec ce 3e et dernier tome de La Colère de Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau confirment le grand retour du maître du crime et de l’effroi… L’inspecteur Juve est en passe d’arrêter Fantômas, mais ce criminel insaisissable sans foi ni loi, a toujours un temps d’avance ! Juve et son acolyte Fandor vont-ils enfin voir leur quête aboutir ? Paris sera-t-elle libérée de l’homme aux cent visages ? Sa folie meurtrière va-t-elle cesser ? Ce troisième tome clôt en beauté une des plus belles surprises de ces dernières années, une série multiprimée qui a révélé deux jeunes auteurs extrêmement talentueux Julie Rocheleau et Olivier Bocquet. Ce 3e et dernier volet de La Colère de Fantômas est une bande dessinée librement inspirée de l’oeuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre ; une série entre récit historique et roman noir.

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Le point sur l’album :

Cet ultime volet de La Colère de Fantômas propose un final à la hauteur de nos espérances. Olivier Bocquet a échafaudé une course-poursuite haletante, entre l’inspecteur Juve et l’homme aux mille visages. Un récit policier haut en couleur, explosif, drôle, décalé et violent. Regorgeant de trouvailles, le scénario met en scène des enquêteurs perdus, totalement dépassés par les évènements, à l’affut du moindre indice qui pourrait aboutir à l’arrestation de celui qui a volé tout l’or de Paris. Souvent burlesque, le ton reste néanmoins celui d’un polar où tension et rebondissements viennent pimenter allègrement la lecture. Le découpage incisif de l’auteur offre une jolie perspective, profitant de chaque instant pour mettre ses personnages, plutôt attachants, à l’épreuve. Et en action, surtout. Quelques beaux duels viennent en effet combler nos rétines, sans qu’un point final n’y soit donné. De quoi offrir l’espoir d’un autre cycle ? L’espoir fait vivre… malgré tout ce sang !

De l’hémoglobine, Julie Rocheleau en a à revendre dans ses planches bariolées de toutes les couleurs. Son style graphique est tout à fait à l’image de la série : surprenant et explosif ! Si bien qu’il peut dérouter au premier regard. Mais détrompez-vous, son trait fin (que l’on dirait tout droit sorti d’un film d’animation comme Les triplettes de Belleville ) certes, très original, dégage une énergie folle. Il cultive un certain goût pour l’absurde, le comique extravagant et la découpe sanglante de membres humains. Les planches sont très élaborées, avec de nombreux clins d’oeil à un graphisme old school, référence directe à l’univers si bien représenté de Fantômas. La coloration est particulièrement… ébouriffante ! L’artiste semble détachée de toute norme, de toute contrainte. Son dessin ose tout ou presque. Et ça fait du bien. Du très beau travail.

La colère de Fantômas est un cocktail explosif, à réserver à un public averti, mais à ne manquer sous aucun prétexte !

Le cycle de Niburu, tome 1 : une BD d’Izu et Mathieu Moreau (Glénat)

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Le cycle de Niburu, tome 1 : La loi du sang

Le cycle de Niburu est une nouvelle série SF écrite par Izu (alias Guillaume Dorison, scénariste de Black Lord) et dessinée par Mathieu Moreau, artiste freelance qui signe sa première BD. Une histoire prophétique où la survie de l’espèce humaine est menacée par un virus anémiant très puissant. Contrainte à vivre sous perfusion sanguine, l’humanité va devoir lutter avec ce sang bien au-delà de ce qu’elle imagine…

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Izu (scénario) et Mathieu Moreau (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Lorsque le sang devient la plus grande richesse sur Terre… 5612 après J.-C. Voilà 3 millénaires qu’un virus hors-norme a infecté la Terre. Conséquence : tous les humains souffrent, dès leur naissance, d’une anémie très forte, condamnés à être transfusés régulièrement pour pouvoir survivre. Source de toutes les convoitises, le sang est devenu la plus grande des richesses et a provoqué des siècles de chaos et de barbarie. Afin de maintenir l’ordre, l’Empire a instauré la Loi du Sang, qui offre à tous ses citoyens un système de répartition égalitaire. Cependant, les fidèles des Seigneurs du sang, des sorciers adeptes de croyances anciennes, résistent à l’hégémonie de l’Empire et collectent le sang, seule « arme » capable d’écarter la fin du monde qu’annonce la légende de Nibiru, la destructrice. En ces temps tourmentés, la jeune Alicia Ek, descendante d’une civilisation oubliée, est peut être le dernier espoir de l’Humanité…
Izu et Mathieu Moreau lancent une ambitieuse saga de SF aux accents prophétiques qui, entre action et réflexion, nous interroge sur la civilisation humaine et sa part d’ombre. Dynamique, rythmée et inventive, une série comme un hommage aux monuments du genre tels que Dune ou Fondation.

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Le point sur l’album :

Débutant l’expérience avec un scénario déjà bien développé, Izu propose un premier album riche en évènements dramatiques, échanges de tirs nourris et séances explicatives sur les phénomènes scientifiques et prophétiques en cours. Si le rythme est la plupart du temps haletant, il est souvent cassé au profit d’explications un peu longues. Mais Le cycle de Niburu ainsi entamé, on peut parier que le prochain épisode se concentrera sur l’essentiel qui compose le récit : de l’action et de l’aventure prophétique. Tout cela dans un univers futuriste qui a la particularité de se dédoubler mystérieusement… On ne peut qu’avoir envie d’en savoir plus, de découvrir où Izu veut nous emmener.

Le dessin résolument moderne de Mathieu Moreau est par ailleurs assez convaincant. Son style réaliste est un subtile mélange de tous horizons : manga, comics et BD franco-belges. Son univers graphique fait un peu penser à celui d’Hub (Okko) dans Kazandou. Son trait vif et précis participe à la belle mise en scène des scènes d’action.

Avec ce premier album, Le cycle de Niburu montre un potentiel prometteur, qui devrait donner une suite explosive à ce récit inventif et original.

Voca People, à l’espace Pierre Cardin jusqu’au 22 février

Voca People
Jusqu’au 22 février à l’Espace Pierre Cardin
http://www.voca-people.fr/

FIPA 2015 : Ouverture du 28ème Festival International de la télévision avec la série The Missing : 20 janvier 2015, à Biarritz.

Fipa2015Du 20 au 25 janvier 2015. Biarritz.

Le Festival de la télévision, le FIPA, a ouvert ses portes, hier soir, à un très grand public, très élégant, et près de 2000 professionnels dont de très nombreux jeunes. La cérémonie a eu lieu à la Gare du Midi et fut très simple et vraie.

Elle commença par un écran noir avec des lettres blanches que nous connaissons, hélas, tous très bien : « Je suis Charlie ». Puis un film est visionné : il s’agit d’une partie d’une émission tournée en 2006 où l’on voit toute l’équipe de Charlie Hebdo préparer la rédaction du journal, avec leurs hésitations pour mettre en une Mahomet qui dit « C’est dur d’être aimé par des cons »…

Un très bel hommage à Charlie, à tous les Charlie.

Puis Didier Decoin, président du Fipa nous explique que le FIPA voit plus grand d’année en année. Il a sélectionné les meilleurs films internationaux qui vont arriver sur nos écrans et samedi le Festival décernera ses Fipas d’or aux meilleurs d’entre eux. Grande nouveauté de cette année : le Prix du Public.

Cette année, beaucoup de documentaires ont été sélectionnés. Le documentaire pose des diagnostics sur les problèmes de société. Beaucoup de « docs » sur les femmes…

Le Président du Fipa ajoute : « Faire de la télévision, c’est ajouter un peu de dignité dans notre monde. »

130 fictions de 27 pays seront projetées sur tous les écrans de Biarritz, dans 6 endroits différents, dont 65 en compétition. Du beau, du grand ! L’exception est à Biarritz !

L’ Euro Fipa d’honneur sera décerné, cette année, à Chris Chibnall lors d’une soirée spéciale qui aura lieu jeudi à La Gare du Midi.

Tous les jurys nous ont été présentés et l’on retiendra les treize membres du Jury des Jeunes Européens. Tous très élégants et très jeunes !

Pour la soirée d’ouverture, nous avons eu la chance de voir un épisode de la série télévisée anglaise : The Missing. Projection inédite en compagnie du réalisateur, M. Williams, et d’un comédien français, né à Istanbul, jouant en anglais, et surtout plein d’humour.

Il est toujours difficile de ne voir qu’un seul épisode. Mais nous pourrons retrouver cette série de huit épisodes, prochainement sur TF1, et connaître le dénouement de cette terrible histoire !

Le premier épisode commence très fort. Une famille anglaise, en vacances en France, « perd » son enfant. Malgré l’alerte enlèvement, Olly n’est jamais retrouvé. Huit ans après, le père retourne sur les lieux pour essayer de retrouver son fils…

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Free Fight, Devils x Devil : un manga de Tetsuya Saruwatari (Tonkam)

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Free Fight, Devils x Devil, de Tetsuya Saruwatari

Dernier épisode de la série culte Free Fight, Devils x Devil est un recueil d’histoires courtes de l’univers de Tetsuya Saruwatari. Une façon originale de nous replonger dans l’oeuvre de l’artiste, dans un univers « futuriste alternatif ».

Date de sortie : 14 janvier 2015
Auteur : Tetsuya Saruwatari (scénario et dessin)
Editions : Tonkam
Prix : 9,35 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

L’extinction de l’humanité ne fut pas causée par un cataclysme ou un conflit nucléaire mais par un virus tueur nommé “h4q1”. Les populations fuyant les risques de contamination ne firent que propager l’infection à l’ensemble du globe. À la place des hommes, il y a aujourd’hui des créatures hybrides nommées les Nhm, des bêtes sauvages féroces qui mangent en permanence. Au milieu de ce chaos Kyru, l’oncle de Kibo, héritier du Nadashinkagé. Son seul but aujourd’hui est de sauver les œuvres d’art afin que des générations futures les retrouvent. Le musée du Louvre est devenu sa priorité contre les Nhm qui détruisent tout sur leur passage

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Le point sur l’épisode :

Que ce soit Kiryu, Tenshin, Suzuki ou encore Seiko, de nombreux personnages combattants de l’extrême viennent nous faire leur démonstration dans ce dernier épisode de Free fight origins. L’auteur se sert ingénieusement de ces histoires apocalyptiques pour nous faire voyager à travers des lieux très différents. De Paris à Hawaï, le dépaysement est garanti. Les mini-scénarios développés sont plutôt variés, et offrent de belles scènes de combat, avec des monstres démoniaques dans tous les coins ou presque. On retrouve vraiment l’esprit de Free Fight, à travers des récits plutôt agréables à lire.

Le dessin bénéficie pour sa part du même trait fin et énergique du mangaka, qui s’applique à rendre ses planches toujours très spectaculaires. Les décors sont également soignés : l’artiste nous fait voyager dans les grandes métropoles avec un réussite !

Bref, ce Free Fight, Devils x Devil est un condensé de divertissements musclés !

Elle s’appelait Tomoji, un manga de Jirô Taniguchi (Rue de Sèvres)

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Elle s’appelait Tomoji, de Jirô Taniguchi

L’immense Jirô Taniguchi (Quartier lointain, Le Sommet des Dieux, Les gardiens du Louvre…) – monument sans équivalent sur la planète manga – signe cette fois l’histoire du parcours d’une femme des années 20, dans un Japon rural et traditionnel. Elle s’appelait Tomoji est inspiré de la vie de Tomoji Uchida, co-fondatrice du temple bouddhiste de Shôjushin, dans la région de Tokyo. Un temple qui a sollicité l’auteur pour raconter son histoire (son épouse fréquente d’ailleurs l’établissement depuis une trentaine d’année).

Date de sortie : 21 janvier 2015
Auteur : Jirô Taniguchi (scénario et dessin)
Editions : Rue de Sèvres
Prix : 17,00 € (172 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne japonaise au nord du mont Fuji tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages. Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddisme.

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Le point sur l’album :

Tomoji a connu une enfance difficile, mais heureuse. Sa famille a en effet dû affronter de nombreuses épreuves, qui ont eu des répercussions directes sur la jeune enfant d’alors. En parallèle, Fumiaki, qui deviendra plus tard son mari, est un jeune photographe de bonne éducation, ancien voisin de Tomoji parti vivre sa vie à Tokyo. Taniguchi nous raconte comment les deux êtres vont finir par se croiser sans le savoir… avant de se marier. Tomoji est évidemment le personnage principal de l’histoire. L’auteur concentre l’essentiel de son scénario sur son enfance et son adolescence, qui l’ont construite.  De sa plume sensible et délicate, Taniguchi propose un récit qui alterne grands bonheurs et tristesse abyssale. Tout cela en instillant une certaine tension. L’auteur nous fait très vite comprendre que le bonheur n’est jamais éternel, et qu’à chaque page tournée de son manga, le destin de Tomoji peut basculer. C’est ce qui arrive d’ailleurs. C’est sans doute une façon d’expliquer comment la jeune femme s’est ensuite tournée vers la spiritualité.

Le dessin est pour sa part égal à lui-même. Son trait abouti – d’une finesse qui a fait sa réputation – nous offre de beaux graphismes épurés et soignés. Le lecteur assidu de Taniguchi retrouve avec joie les courbes douces et bienveillantes de ses personnages. Les paysages ruraux sont superbes (encore de belles montagnes en arrière-plan).

Elle s’appelait Tomoji est un récit de vie authentique et original, au sein duquel le pudique Taniguchi fait la démonstration d’une sensibilité affichée, lorsque celle-ci apparaît d’habitude de manière plus voilée dans ses oeuvres.

28ème édition du Festival International de Programmes Audiovisuels, à Biarritz : Cérémonie d’ouverture, ce soir avec la projection de « The missing ».

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Du 20 au 25 janvier 2015, à Biarritz.

Publik’Art est heureux de couvrir ce Festival de l’Audiovisuel 2015 qui a lieu à Biarrtiz ! Chaque jour, on s’efforcera de vous faire partager les meilleurs moments et toutes nos impressions ! Pour terminer par le palmarès du Festival le 25 janvier ! Alors, restez connecté sur publikart.net !

Tous les programmes du Festival 2015 en cliquant : ICI

EDITO :

Le FIPA est le festival des idées inattendues, des projets euphorisants, des élans audacieux, présentés dans le cadre du SmartFipa@, du Fipa Industry et des tribunes dédiées aux rencontres, aux débats, aux pitchings.

Il est le festival d’une création chaque année plus riche en fictions, documentaires et reportages qui constituent la « crème » de la planète audiovisuelle : cinq jours durant, le FIPA voyage d’un pays à l’autre, de continent en continent, accueillant les télévisions de proximité comme celles des antipodes.

Il est le festival de l’inédit, de la novation : en plus d’une majorité de programmes qui n’ont pas encore été diffusés, le FIPA multiplie les occasions conviviales de découvrir les aspirations, les intentions, les impulsions de celles et ceux qui façonnent dès aujourd’hui les programmes de demain.

Je crois, depuis le jour lointain où j’ai eu le coup de foudre pour elle, que la télévision a besoin d’ambition. Avec les équipes du FIPA, tant à Paris qu’à Biarritz, nous avons en tout cas celle de vous proposer, à travers cette édition 2015, un florilège de programmes dont j’espère qu’ils sauront animer vos rêves, vous raconter le monde tel qu’il est, et vous aider à pressentir ce qu’il va devenir.

Didier Decoin, Président du Fipa

 

 

 

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Ce week-end : Samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015, musiciens et artistes contemporains investissent 8 musées de la Ville de Paris

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Samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015
PARIS MUSÉES OFF
1RE ÉDITION – GRATUIT

Le temps d’un week-end, musiciens et artistes contemporains investissent 8 musées de la Ville de Paris.

Au cœur de l’hiver, Paris Musées propose une manifestation vivifiante qui mêle art vidéo, graphisme, design sonore, bande-dessinée et musique. Paris Musées Off, c’est un programme de réjouissances exceptionnelles inédit et gratuit conçu avec la complicité des Siestes électroniques.

Les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015, les artistes de Tigersushi, Raphael Henard, Mehdi Meddaci, Pierre Vanni, Chilly Gonzales, Les Cris de Paris, Léon Maret et Li Kunwu métamorphosent les espaces du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, de la maison de Balzac, du musée Carnavalet, de la maison de Victor Hugo, du musée de la Vie Romantique, du Petit Palais, du musée Cognacq-Jay et du musée Cernuschi. Jouant sur l’imaginaire associé à chacun de ces établissements, les artistes invités offrent un regard décalé sur les collections de ces huit musées parisiens.

Une première édition qui s’annonce aussi surprenante que réjouissante, ouverte à tous et qui plus est gratuite.

 Programmation

Ulysse 1781, tome 1 : une BD de Xavier Dorison et Eric Hérenguel (Delcourt)

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Ulysse 1781, tome 1

Ecrit par le talentueux Xavier Dorison et illustré par Eric Hérenguel (Krän, La Légende de Troy, La balade au bout du monde), Ulysse 1781 propose une interprétation originale de L’odyssée d’Homère, transposée dans une version actualisée au XVIIIème siècle, aux Etats-Unis de l’après guerre d’indépendance…

Date de sortie : 7 janvier 2015
Auteurs : Xavier Dorison (scénario) et Eric Hérenguel (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 15,50 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur :

En 1781, à Yorktown, la guerre d’indépendance américaine s’achève. Le capitaine Ulysse Mc Hendricks se prépare à rentrer chez lui avec son fils Mack et ses hommes. Mais lorsqu’il apprend que sa ville est envahie par une troupe anglaise et que sa femme Penn est retenue en otage, son retour est précipité. Une histoire librement inspirée de «L’odyssée».

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Le point sur l’album :

Ulysse est un capitaine de guerre écossais réputé pour ses nombreuses victoires contre les vestes rouges (soldats anglais). Alors qu’il est encore loin des préoccupations d’un retour à la vie « normale », son fils vient à lui pour lui annoncer que son village est entièrement aux mains des anglais, et sa femme Penn est retenue là-bas. Ulysse va donc monter une expédition avec ses camarades d’armes, sur son navire roulant (on n’est jamais très loin d’Ulysse 31 non plus), pour voguer à son secours. Pour cela, il devra commencer par traverser les plaines iroquoises, où l’attend un terrible destin.

Récit d’aventure très rythmé, Ulysse 1781 bouscule les frontières des genres. Un mélange d’Histoire et de fantastique original qui séduit. Ce premier épisode ne se contente pas d’une simple introduction. On est plongé dans le vif du sujet très rapidement : les cascades s’enchainent planche après planche. Si bien que l’on aimerait en savoir plus sur notre héros et ses acolytes, dont rien ne nous est révélé (ou presque). Un petit regret qui sera peut-être vite oublié avec le(s) album(s) à suivre.

Eric Hérenguel livre un dessin à l’image du scénario : chargé en scènes d’action, sinon explosif ! Le dessinateur n’est pour autant pas avare de détails, joliment agencés dans des vignettes qui en regorgent bien souvent. Son trait est fin et précis et la coloration de Sébastien Lamirand est là pour le mettre en valeur.

Surprenant par son originalité, Ulysse 1781 a encore besoin de murir un peu mais offre un bon moment de divertissement, plutôt inédit.

Holly Ann, tome 1 : une BD de Kid Toussaint et Stéphane Servain (Casterman)

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Holly Ann, tome 1

Personnage énigmatique, Holly Ann est une quarteronne qui aime mettre son nez dans les enquêtes policières locales… Avec ce thriller vaudou de la fin du XIXème, c’est en plein coeur de la Louisiane que le scénario de Kid Toussaint (A l’ombre du convoi, Killing Time) nous plonge, servi par le dessin réaliste de Stéphane Servain (Le Traque Mémoire, L’esprit de Warren, L’Histoire de Siloë, Le Livre de Skell).

Date de sortie : 14 janvier 2015
Auteurs : Kid Toussaint (scénario) et Stéphane Servain (dessin)
Editions : Casterman
Prix : 13,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Ce titre énigmatique fait référence au non moins énigmatique vaudou pratiqué à la Nouvelle Orléans, ville d’attache de la mystérieuse Holly Ann, une métisse aux pouvoirs étranges. Bien que nous soyons déjà à la fin du 19e siècle, une époque où la science a réalisé d’énormes projets (ou progrès ?), les talents surnaturels d’Holly Ann sont souvent sollicités. La chèvre sans cornes correspond en langage vaudou au meurtre rituel d’un enfant blanc et précisément, le jeune fils d’une riche exploitation a disparu. L’enquête incrimine un jeune noir mais rapidement plusieurs faits réfutent cette évidence. C’est naturellement que la communauté noire fait appel aux talents d’Holly Ann afin de mener sa propre enquête. Cette série est constituée d’histoires complètes en un tome. Le personnage d’Holly s’étoffera d’aventure en aventure..

Holly Ann planche 1

Le point sur l’album :

Dans La Chèvre sans cornes, la belle Holly Ann va donc enquêter sur une double disparition. Un jeune garçon blanc issu d’une riche famille et un jeune homme noir chargé de sa surveillance. Dotée d’un sens inné de la déduction, Holly Ann va déjouer les plans de l’auteur de ce double meurtre. Et elle commence par s’intéresser aux rites vaudou locaux, qui semblent être liés à l’affaire… Une enquête qui prend des allures mystérieuses, mais qui ne perd pas une minute. Le scénario entre dans le vif du sujet instantanément. Kid Toussaint déroule sa trame avec une certaine fluidité. Si bien que Holly Ann apparaît comme une super-enquêtrice qui a réponse à tout, ou presque… Mais cette écriture fleuve profite à une lecture agréable et divertissante.

Le réalisme qui se dégage du dessin de Stéphane Servain est quant à lui assez appréciable. Le trait est fin, même s’il est parfois imprécis. La coloration joue sur des tons vert-bleu, à l’instar de la nature luxuriante qui peuple la Nouvelle-Orléans. Plutôt bien vu. Le style graphique général fait d’ailleurs un peu penser à celui de Steve Cuzor (BlackJack, O’Boys).

En résumé, Holly Ann fait une première sortie plutôt réussie. On attend les prochains tomes pour voir ce qu’elle nous réserve (il paraît qu’elle nous emmènera sur la piste des Indiens Natchez dans le tome 2…). A suivre, donc !

Silas Corey, tome 3 : une BD de Fabien Nury et Pierre Alary (Glénat)

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Silas Corey, tome 3

Après l’affaire Aquila, le détective privé Silas Corey reprend du service dans une nouvelle enquête : il est cette fois chargé de mettre la main sur l’héritier de la richissime Zarkoff. Un scénario écrit de la plume funambule de Fabien Nury (Il était une fois en France, Tyler Cross, L’Or et le Sang, Fils du Soleil) et illustré par un très (très) grand Pierre Alary (Une bien belle nuance de rouge, Moby Dick, sur les traces de luuna).

Date de sortie : 14 janvier 2015
Auteurs : Fabien Nury (scénario) et Pierre Alary (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Novembre 1918. Pour des millions de Français, la guerre est terminée… Pour Silas Corey, elle ne fait que commencer. Paris, 11 novembre 1918. Alors que la France célèbre sa victoire sur ce qui fut la guerre la plus sanglante de son histoire, un homme est poignardé au milieu de la foule en liesse. Silas Corey, trop occupé à s’encanailler dans les bouges avec des soldats en goguette, est alerté par son fidèle assistant Nam : la victime, une vieille connaissance du nom d’Albert Percochet, vient de succomber dans leur chambre d’hôtel. Essayant de comprendre les circonstances de sa mort, Corey mène l’enquête et découvre que son ami travaillait pour… Madame Zarkoff ! Retirée dans son manoir en Suisse après l’affaire Aquila, la baronne du trafic d’armes international n’en a plus pour longtemps à vivre. Et sa fortune fait des envieux : les principaux actionnaires de son empire se pressent à sa porte, chacun espérant récupérer sa part du gâteau. Mais il y a une chose qu’ils ignorent : la mère Zarkoff a un héritier et c’est maintenant Silas Corey qui est chargé de retrouver sa trace !
Après un premier diptyque acclamé par la critique (Prix de la BD Fnac Belgique 2014) et le public (plus de 50 000 exemplaires vendus à ce jour), Fabien Nury et Pierre Alary reviennent avec leur héros au panache et au flegme jubilatoires. Un nouveau cycle plus sombre, mais où action et suspense, le tout dans un contexte historique exploité à merveille, sont toujours au rendez-vous !

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Le point sur l’album :

Silas Corey mettra du temps à recouvrer ses esprits après l’épreuve du réseau Aquila, premier diptyque de cette série policière contemporaine de la Première Guerre Mondiale. La grande prêtresse du marché des armes à feu, Zarkoff, que notre héros déteste par dessus-tout, est atteinte d’un cancer qui la précipite vers une mort certaine. Elle souhaite donc retrouver son seul et unique héritier, un ancien soldat allemand…. Une enquête qui se développera là encore en diptyque.

Efficace et habile, le scénario de Fabien Nury est fidèle à la bibliographie de l’auteur. Silas Corey nous mène par le bout du nez dans un joli suspense. L’écriture percutante de Nury rythme le récit à grand renfort de scènes d’action impeccablement découpées. Comme à chaque fois, tout s’imbrique dans une mécanique bien huilée. Le plaisir est toujours au rendez-vous.

Surtout lorsque, dès la première planche (pleine page ci-dessus) on découvre les cadrages virtuoses de Pierre Alary. Le dessinateur exploite à merveille, et avec une grande méticulosité, les possibilités offertes par de savants jeux de miroirs. On en aurait presque le souffle coupé, tant l’exécution est parfaite.

Ce troisième album de Silas Corey s’impose d’emblée comme l’une des sorties BD à ne pas manquer en ce début d’année.

« Sous les jupes » une pièce de Philippe Elno au Mélo d’Amélie

« Sous les jupes »
Une comédie de Philippe Elno, mise en scène par Marlène Noel
Mélo d’Amélie, 4 rue Marie Stuart (Paris)
du mardi au samedi à 20h et dimanche à 18h
www.lemelodamelie.com

Résultats concours : Monsieur Pierre, 6 places de concert et 10 téléchargements gagnés !

A l’occasion de la sortie du single Avenue Simon Bolivar de Monsieur Pierre, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

 

  • 3×2 places  pour la soirée de lancement de l’album de Monsieur Pierre qui se tiendra au Réservoir le 19 Janvier
  • 10 téléchargements gratuits de 3 chansons exclusives du nouvel album de Monsieur Pierre.

Vous avez été très nombreux à participer et nous vous en remercions.

 

Les 2 heureux gagnants de 2 places au concert sont :

André Vanoverbergue, Aurélie Guisiano et Alexandre Lamoureux.

 

Les 10 gagnants du téléchargement sont :

Myriam Pilorget, Patrick lachere, Séverine Saccomano, Mathis Yves, Jégot Rozenn, Gilles Monteiro, Christelle Vilain, Mélanie Ayme, Estelle Dupin et Laurent Houssin.

Résultats concours : Mégaphone Tour, 4 places de concert gagnées !

A l’occasion du concert du Mégaphone Tour, au Pan Piper, à Paris,  Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

2×2 places à faire gagner pour le concert MEGAPHONE TOUR avec La Maison Tellier & Radio Elvis, le 19 janvier au Pan Piper, à Paris.

 

Vous avez été très nombreux à participer : 793 joueurs. Bravo à tous et merci !

 

Les deux heureux gagnants sont :

 

Morgane de Moraes et Benoit Giordanella.

Notre partenaire vous contactera très prochainement pour vous donner toutes les modalités pour assister au concert.

Très bonne soirée à tous !

Six personnages en quête d’auteur de Luigi Pirandello, mise en scène par Emmanuel Demarcy-Mota, à Paris

 

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Théâtre de la Ville du 14 au 31 janvier 2015

Elle a l’air bien étrange cette famille recomposée tout habillée de noir, débarquée de nulle part et comme si elle était encore à l’état d’ébauche. À la recherche de son auteur, elle fait irruption sur la scène d’un théâtre avec la ferme intention d’obtenir un plateau pour jouer son drame. L’événement n’est pas sans semer le trouble chez le metteur en scène, les acteurs et les techniciens, en train de répéter dans la salle une pièce de Pirandello.

Les quinze acteurs, dans un mouvement chorégraphique, sont à l’unisson pour nous entraîner dans cette spirale qui relève du méta-théâtral où après la répétition et sa dimension multiple et exutoire, la réalité du drame se révèle enfin

Dans une lutte acharnée, acteurs et personnages vont dès lors chercher à imposer leur propre conception entre fiction et réalité où une famille cabossée par la vie se remémore ses blessures pour remonter jusqu’à l’essence du drame et son exorcisme.

La mise en abyme – du théâtre dans le théâtre – est l’un des thèmes de prédilection de Pirandello.

Il travaille en permanence la question de la permutation des places, des fonctions, du double identitaire. Dans Six personnages en quête d’auteur, le metteur en scène se rêve en auteur tandis que les personnages se revendiquent les acteurs de leur propre drame et quant aux acteurs, ils deviennent des spectateurs. Le tout orchestré devant un public absent, puisqu’il s’agit d’une répétition.

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Et cette confusion des rôles à la fois troublante, dérangeante et fascinante, Emmanuel Demarcy-Mota l’a imaginée dans un espace clair-obscur ingénieux et poétique, à la lisière du fantastique, qui nous plonge d’entrée dans un univers à la fois feutré et ambigu, où la frontière entre le réel et l’imaginaire se révèle illusoire et interchangeable.

La richesse de cette opposition propre à l’œuvre de Pirandello initie avec force le ressort dramatique du dédoublement.

Où le passage d’une vérité à l’autre dans un jeu de miroir incessant se charge et se transforme tout en ouvrant une réflexion abyssale sur la création théâtrale dans ses tenants et ses aboutissants les plus intimes.

Le monde du théâtre devient comme le lieu de la fabrication de tous les possibles : de l’inceste à peine déguisé à la mort violente d’une innocente.

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Les quinze acteurs, dans un mouvement chorégraphique, sont à l’unisson pour nous entraîner dans cette spirale qui relève du méta-théâtral où après la répétition et sa dimension multiple et exutoire, la réalité du drame se révèle enfin…

Il re pastore au Châtelet, à Paris

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Théâtre du Châtelet du 22 janvier au 1er février
En italien surtitré, 2h avec entracte

Après les rares Fées de Wagner, Orlando paladino de Haydn, La Pietra del paragone de Rossini ou encore Les Paladins de Rameau, le Châtelet met à nouveau à l’honneur une œuvre peu jouée : Le Roi pasteur de Mozart.
Cet opéra seria crée en 1775, la même année que La Fausse jardinière, contient déjà des inventions et des variétés formelles et mélodiques qui marquent les compositions du génie de Salzbourg. Mozart traite la voix comme un véritable instrument soliste. Dans ce petit chef d’œuvre de jeunesse il la fait ainsi dialoguer avec la flûte (Se vincendo vi rendo felici) ou avec le violon dans le rondo L’amero saro costante d’Aminta (souvent chanté en récital).
Faisant à nouveau équipe avec le chef Jean-Christophe Spinosi (à la baguette de son Ensemble Matheus) Nicolas Buffe revient sur la scène du Châtelet, deux ans après avoir crée un choc des cultures réjouissant; l’Arioste, Haydn et le classicisme versus les mangas, les jeux vidéo et Star Wars !. Il transpose l’action pastorale de l’opéra dans un futur intergalactique inspiré des séries des années 80 (de X-Or à Ulysse 31), des comics (les Kree), Star Wars, Evangelion… Les décors en 3D sont intégrés dans un moteur de jeu vidéo créant ainsi des scènes cinématiques.

Les derniers argonautes, tome 2 : une BD de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et Nicolas Ryser (Glénat)

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Les derniers argonautes, tome 2

Scénarisée par le duo qui nous régale avec Les Quatre de Baker Street, Les derniers argonautes est une saga inspirée de la mythologie grecque dont le deuxième album vient de paraître. Jean-Blaise Djian (Private Liberty, Le Grand Mort, Prospero, Les Yeux d’Edith) et Olivier Legrand (Prospero…) s’emparent d’un récit épique illustré par Nicolas Ryser (Hariti, Les Yeux d’Edith).

Date de sortie : 14 janvier 2015
Auteur : Jean Blaise Djian, Olivier Legrand (scénario) et Nicolas Ryser (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Quel prix à payer pour mettre fin au silence des dieux ? Le groupe de héros menés par Jason a finalement remis la main sur l’Argo : navire mythique qui leur permettra de rejoindre l’Hyperborée. C’est ici que se trouve l’Orbe Monde, censée mettre fin au silence des dieux qui plonge depuis quelque temps la Grèce et tout le monde antique dans la terreur. Mais la traversée de la mer du Destin ne se fera pas sans heurts, les dangers sont légion : tempêtes, harpies, sirènes et même un Minotaure les attendent ! Sans oublier la sorcière Nessia aux pouvoirs redoutables, dont les intentions demeurent troubles… Vont-ils parvenir à embrasser le même destin que les légendaires Argonautes dont ils suivent les traces ?
Les auteurs des Quatre de Baker Street signent une saga d’aventure inspirée de la grande mythologie grecque, dans la lignée du Choc des Titans ou de Jason et les Argonautes. Un récit à la fois épique et poétique, riche en action et en émotion, somptueusement mis en image par le dessin enlevé de Nicolas Ryser.

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Le point sur l’album :

Après un premier album introductif timide en action, l’aventure s’emballe à toute allure dans ce deuxième album. Jason est enfin convaincu qu’il doit mener cette quête périlleuse pour briser le silence des dieux. La première étape va être évidemment de mettre la main sur son navire, l’Argo. Puis l’équipage embarquera sur les eaux, pour aller rejoindre l’Hyperborée. Leur traversée sera rythmée par mille rencontres, parfois mortelles pour certains de nos héros. A un rythme soutenu, nous rencontrons de multiples créatures mythiques, du minotaure aux harpies en passant par les sirènes enchanteresses.

L’histoire débute vraiment avec ce second volet, où le scénario entre dans le vif du sujet : une aventure antique. Les personnages prennent beaucoup plus de reliefs qu’il n’en avaient, grâce à des interactions entre eux qui partent dans tous les sens. Parmi l’équipage, certains s’admirent, d’autres se détestent. Ainsi va le monde. Mais ces rapports sont habilement entretenus au service de l’intrigue. Une écriture fleuve toujours agréable. Si l’on devait formuler un reproche, ce serait la présence de l’artiste poète, qui jusqu’ici a été parfaitement inutile.

Soulignons enfin le dessin original de Nicolas Ryser. Si le trait est fin et soigné, il faudra un petit temps d’acclimatation à la coloration singulière qu’il utilise. On finit par l’apprécier, malgré la présence trop marquée de lumière (on dirait presque qu’un flash surplombe continuellement les planches). Les cadrages sont néanmoins très bons. Associés au découpage des scénaristes, ils rendent les scènes d’action spectaculaires.

Ce deuxième album des derniers argonautes, nettement plus sanglant, fait la démonstration d’un véritable récit d’aventure comme on les aime : une épopée où personne n’est épargné.

Wild, un film de Jean-Marc Vallée

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Date de sortie : 14 janvier 2015

Durée : 1h56

Avec : Reese Witherspoon, Laura Dern, Gaby Hoffmann

 

Synopsis du film Wild :

Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force. Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.

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Avant d’être un film du réalisateur canadien Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club), Wild était d’abord un roman à succès de Cheryl Strayed basé sur sa propre expérience et transposé ici à l’écran par l’écrivain et scénariste Nick Hornby (Haute Fidélité). Wild raconte l’histoire d’une jeune américaine partie seule sur le PCT (Pacific Crest Trail) parcours de randonnée qui s’étend de la frontière mexicaine à la frontière canadienne, plaquant tout derrière elle suite à l’échec de son mariage et d’une suite d’expériences autodestructrices et chaotiques mêlant le sexe et la drogue, mais surtout de la perte d’une mère, jouée par Laura Dern, dont elle était infiniment proche et qui la quitte après un cancer à seulement 45 ans. Le réalisateur Jean-Marc Vallée retrace l’odyssée solitaire de cette jeune femme hors du commun qu’incarne avec talent et implication Reese Witherspoon (Walk the line, Target) également productrice du film qui eu le coup de cœur pour le livre de Cheryl Strayed et a immédiatement désiré porter son adaptation pour le cinéma. L’actrice est totalement habitée par son rôle et livre une performance qui lui vaudra sans doute l’Oscar de la meilleure actrice, tellement elle se donne entièrement dans ce personnage de femme blessée par la vie en pleine reconstruction. Reese Witherspoon porte littéralement le film sur ses épaules comme le lourd sac à dos que transporte son personnage, et qui semble symboliser le poids de son passé et de problèmes dont elle doit peu à peu se décharger afin de pouvoir reconstruire une nouvelle vie.

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En même temps qu’un beau film d’aventure se déroulant dans les superbes paysages naturels de l’Oregon, Wild est surtout un voyage introspectif où l’héroïne va s’ouvrir à nouveau au monde par sa rencontre avec la nature dans un premier temps, et les difficultés auxquelles elle va devoir faire face comme le manque de nourriture ou la perte de ses affaires comme une de ses chaussures qu’elle lâche malencontreusement dans un ravin au début du film, puis en reprenant peu à peu contact avec le monde des humains et en retrouvant l’amour par sa rencontre avec Greg (Kevin Rankin), un randonneur expérimenté qui croise sa route. Cheryl Strayed entretient pas mal de similitudes avec Christopher McCandless, l’étudiant américain brillant qui quitte tout pour partir vivre seul dans la nature dans le très beau Into the Wild (2007) de Sean Penn, avec au départ la même naïveté et inexpérience d’une nature belle mais aussi hostile qu’il faut apprendre à apprivoiser, surtout quand on est un citadin. A la différence qu’ici cette nature sera l’objet d’une résurrection pour l’héroïne et non une impasse, un moyen de renouer enfin avec la vie et de prendre conscience que les ressources du bonheur sont en elle seule. La comédienne n’hésite pas à casser son image de belle blonde glamour qu’elle a incarnée autrefois (La revanche d’une blonde) pour celui d’une jeune femme authentique dont la beauté apparaît de façon pure et simple au fur et à mesure que le film avance, et que l’émotion gagne peu à peu le spectateur. Le fil du récit est entrecoupé de nombreux flash back qui permettent de saisir ce qui a conduit Cheryl à entreprendre ce voyage.

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Après le formidable Dallas Buyers Club en 2013 et qui avait donné l’occasion à Matthew McConaughey de livrer une superbe performance récompensée aux Oscars, Jean-Marc Vallée poursuit son parcours de cinéaste singulier et livre avec Wild un nouveau film très fort et émouvant, sans doute un des coups de cœur au cinéma de l’année 2015.

Bande annonce de Wild

Les nouveaux sauvages, un film de Damian Szifron

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Date de sortie : 14 janvier 2015

Durée : 2h02

Avec : Ricardo Darin, Oscar Martinez, Leonardo Sbaraglia, Erica Rivas, Julieta Sylberberg et Rita Cortese

 

Synopsis du film Les nouveaux sauvages :

L’inégalité, l’injustice et l’exigence auxquelles nous expose le monde où l’on vit provoquent du stress et des dépressions chez beaucoup de gens. Certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux.
Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l’étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amour, le retour d’un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l’indéniable plaisir du pétage de plomb.

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Attention comédie déjantée à l’horizon ! Voilà qui fait du bien en ces jours troublés par la gravité d’évènements tragiques dans notre bel hexagone. Les nouveaux sauvages du réalisateur argentin Damian Szifron, auteur de deux séries TV à succès dans son pays et adaptées à l’international (Los simuladores de 2002 à 2003, Hermanos & Detectives en 2006) et de plusieurs longs métrages (El fondo del mar, Tiempo de valientes) ayant pour point commun de s’inscrire dans le registre de la comédie plutôt noire. Avec son nouveau film Les nouveaux sauvages coproduit au sein de El Deseo, la compagnie de Pedro Almodovar et son frère Agustin, le réalisateur ne change pas de ton mais plutôt de genre en proposant un film à sketches dans la tradition de la comédie italienne comme Les Nouveaux Monstres (1977) de Mario Monicelli, Dino Risi et Ettore Scola, bien qu’il revendique son influence plus du côté de Amazing Stories de Steven Spielberg ou New York Stories de Martin Scorsese, Francis F. Coppola et Woody Allen.

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L’ un des meilleurs segments est celui qui ouvre le film et se passe dans un avion, le film démarre très fort avec un enchaînement de situations à la fois hilarantes et surréalistes, Les nouveaux sauvages imprime immédiatement un ton unique et la drôlerie est assurée avec ce génial premier sketch qui lorgne vers Kafka ou Ionesco. Hélas la suite du film sera un peu moins percutante, bien que l’on retrouve dans d’autres histoires le même humour politiquement correct avec pour fil rouge le pétage de plombs de personnages pris dans l’engrenage à un moment de leur vie où tout va déraper et les plonger près de la barbarie et loin de l’homme civilisé. Symbole de la réalité d’un monde moderne qui fait que l’homme doit faire face de plus en plus à des contradictions et des frustrations, comme à travers l’histoire de deux automobilistes qui, par un enchaînement de situations en partie dues au hasard, vont faire grandir en eux une haine mutuelle et meurtrière dans une poursuite en voiture pleine de fureur et de rage, mais aussi de rire ! Ainsi Les nouveaux sauvages, malgré la gravité des sujets qu’il aborde, ne cesse de tourner cette galerie de personnages en ridicule, comme ces deux tenancières d’une cantine insalubre au bord d’une autoroute et jouées par Julieta Zylberberg et Rita Cortese, cachant quelques instincts meurtriers, ou un ingénieur expert en démolition incarné par Ricardo Darin (Dans ses yeux) qui va voir sa vie bien rangée basculer du jour au lendemain. Mais au final le sketch qui retient le plus l’attention est celui qui termine le film avec une cérémonie de mariage qui va peu à peu ressembler à un règlement de compte pour la future mariée (Erica Rivas) et s’apparentant au délire et désordre progressif qui habitait celui de La party (1968) de Blake Edwards.

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Les nouveaux sauvages est LA comédie corrosive à voir absolument en ce moment, bien qu’inégale par certains sketches, mais possédant assez de moments hilarants pour en faire un succès en France, peut-être même autant que lors de sa sortie sur les écrans argentins en 2014.

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Messmer, le Fascinateur à Bobino jusqu’au 18 janvier

Messmer, le Fascinateur, jusqu’au 18 janvier à Bobino, et vendredi 16 janvier dans « Stars sous hypnose » sur TF1.

Exposition de Fritz Panzer et Michelangelo Penso : Interligne, du 5 Février au 28 Mars 2015, à Paris.

Light Fritz Panzer, Nr. 3428, 155 x 125 cm

Interligne, du 5 Février au 28 Mars 2015, à Paris, à la galerie Alberta Pane

Vernissage le jeudi 5 Février à partir de 16h.

La galerie Alberta Pane est heureuse de vous annoncer la prochaine exposition de Fritz Panzer et Michelangelo Penso « Interligne » du 5 Février au 28 Mars 2015.

Nous serions ravis de vous accueillir lors du vernissage le jeudi 5 Février à partir de 16h.

L’artiste autrichien Fritz Panzer est surtout reconnu pour ses sculptures en fil de fer d’objets du quotidien à l’échelle 1:1 qu’il conçoit comme des dessins en trois dimensions.  À cette occasion, il nous présentera des peintures et dessins inédits, ainsi que plusieurs sculptures.
Michelangelo Penso puise dans l’univers scientifique la source de réflexion de son travail et s’est orienté très tôt vers la sculpture et l’installation, en recherchant la « potentialité de la matière ». Ses dernières oeuvres, développant un nouveau concept de sculpture, sont crées à partir de matériaux d’origine industrielle comme la sangle polyester, le caoutchouc, la résine, le pentane ou encore l’aluminium.

 GALERIE ALBERTA PANE
64 rue Notre-Dame de Nazareth
75003 Paris
T:
+33 (0)1.43.06.58.72
www.galeriealbertapane.com <http://www.galeriealbertapane.com>

Résultats concours : Loin des hommes, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 14 janvier 2015

 

A l’occasion de la sortie du film Loin des hommes, Publik’Art, en collaboration avec l’agence DEJA, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Loin des hommes

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3319 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 Jean-Jacques Pion, Alexandre Caillet, Nathalie Andrieu, Nassima Bourrata et Christelle Leverge.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement !

Très bon film à tous !

Ce week-end, Philippe Djian vous emmène en voyage, au Louvre à Paris

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Un week-end avec Philippe Djian
Avec le musicien Nicolas Repac, le comédien Mathieu Amalric, les réalisateurs Arnaud et Jean-Marie Larrieu…
Vendredi 16 et samedi 17 janvier à 20h30,
dimanche 18 à 16h à l’auditorium

Ce rendez-vous est en avec l’exposition au musée du Louvre « Philippe Djian, Voyages » jusqu’au 23 février où l’auteur dont nous avions chroniqué son excellent livre « Oh… » propose un voyage onirique dans les arts et la littérature. Si le goût pour l’ « ailleurs », le désir de passer au-delà des frontières, a marqué la civilisation occidentale, dont l’un des premiers grands textes littéraires – l’Odyssée – est illustré par des antiques grecs choisis dans les collections du musée, des textes plus anciens illustrent un désir universel de découvrir de nouvelles terres.

Carnets de voyages, notes dessinées ou écrites, peintures, antiques et sculptures jalonnent le parcours de l’exposition et nous invitent à une confrontation avec des oeuvres souvent issues de l’art sacré, dans lesquelles la notion de voyage cède le pas à celle de transhumance des âmes. Car la curiosité pour l’au-delà des frontières du monde connu trahit souvent de façon symptomatique une universelle interrogation humaine sur l’avenir de l’individu ou de l’espèce. Et il est bien possible que la littérature, conçue comme le laboratoire d’un voyage intérieur, perpétue l’une des plus profondes pulsions de l’humanité, qui est d’interroger son destin.

Commissaire(s) : Pascal Torres, musée du Louvre

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