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ERRÓ / Vidéo de présentation de l’exposition au Mac Lyon (3/10/2014 > 22/02/2015)

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Erró dans son atelier (septembre 2014)

Né en Islande en 1932, Erró compte parmi les figures importantes de l’avant-garde européenne des années 1960. Avec ses œuvres pluridisciplinaires, l’artiste virtuose Erró est associé aussi bien à des groupes artistiques tels que le surréalisme, la figuration narrative et le pop art qu’au renouveau de la figuration picturale, au mouvement des happenings ou encore à la vague du cinéma expérimental.

L’exposition présentera plus de 500 œuvres d’Erró sur les 3 étages du MAC Lyon, soit sur près de 3000m2 : le 1er étage sera consacré aux premiers travaux des années 1955-1964, tandis que les 2ème et 3ème étages suivront une trame chronologico-thématique.

 

L’énigme de la chambre d’ambre, un film de Florian Baxmeyer, sortie en DVD le 23 septembre 2014

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Sortie en DVD le 20 août 2014

Synopsis

Eik, Katharina et Justus partent à la recherche de la chambre d’ambre, volée par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale et introuvable depuis sa disparition du château de Königsberg en 1945. Avec l’aide de Mila, arrière-petite-fille d’Albert Einstein, Eik et sa bande affrontent un magnat de l’entreprise pharmaceutique, prêt à tout pour mettre la main sur la précieuse chambre. L’aventurier est persuadé que l’ambre contient un secret capable de menacer l’humanité tout entière s’il venait à se retrouver entre des mains malveillantes…

 

Considérée comme la huitième merveille du monde, La chambre d’Ambre est une pièce totalement recouverte de lambris d’ambre, de mosaïques florentines incrustées de pierres précieuses, d’or et de miroirs qui a été dérobée par les Nazis lors de l’invasion de l’Union Soviétique. Depuis sa disparition en 1945, une reconstitution parfaite de la Chambre d’Ambre a été présentée en 2003 au Château de Catherine, pour le 3ème centenaire de la ville de Saint-Petersbourg. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs théories ont été évoquées par les historiens. Certains pensent que le trésor a été détruit lors des bombardements, d’autres prétendent qu’il a été transporté secrètement derrière les lignes allemandes ou caché dans les souterrains de Kaliningrad…

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L’énigme de la chambre d’ambre de Florian Baxmeyer s’inspire de cette légende de l’histoire pour proposer un sympathique téléfilm d’aventure qui lorgne du côté de la saga Indiana Jones ou encore du Da Vinci Code pour l’aspect recherches ésotériques et énigmes. Le spectateur suit donc une équipe de chasseurs de trésors avec à leur tête Eik, un aventurier charismatique (Kai Wiesinger) qui est devenu amnésique suite à un accident… Ces derniers partent donc à la recherche de cette fameuse chambre mythique tout en étant aussi une quête de la mémoire pour Eik. Cela donne lieu à de multiples péripéties, et bien évidemment à un triangle amoureux avec la femme qui doit s’allier à la maîtresse, qui n’est autre que l’arrière petite-fille de Albert Einstein ( !). L’illustre physicien allemand a été apparemment mêlé à l’histoire de la chambre d’ambre à cause d’une plante aux vertus magiques qui s’y trouve, ce qui est sans doute une pure invention des scénaristes…

 

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Si l’aspect aventure et action est assez bien traité, il en va autrement des situations et de la psychologie des personnages, la dimension émotionnelle est ainsi constamment désamorcée par un humour léger parfois malvenu, mais surtout à côté de la plaque. Voir par exemple la réaction de la fille du chasseur de trésor lorsque cette dernière apprend l’amnésie dont est victime son père, nouvelle qui cause à la jeune fille pas la moindre surprise ni traumatisme… Hormis ce côté maladroit et artificiel dans la caractérisation, ce téléfilm allemand se suit sans déplaisir, surtout pour le spectateur habitué à ce type de production modeste (avec des effets spéciaux et décors relativement soignés) qui fait les beaux soirs de certains canaux de la TNT. Divertir est donc un peu tout le mérite de ce DTV disponible à la vente le 23 septembre chez Zylo. A noter qu’il existe une seconde aventure de Eik et sa bande intitulée Le mystère de la lance sacrée signée du même réalisateur et qui devrait être disponible début octobre.

Pour en savoir plus : Facebook

Pour commander, cliquez : Ici

Le Film Le mystère de la lance sacrée est sortie le 1 juillet 2014. Pour l’acheter, cliquez ici

Mère Courage et ses enfants (Berliner Ensemble) de Bertolt Brecht, mise en scène par Claus Peymann, à Paris

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© Monika Rittershaus

Théâtre de la ville du 17 au 26 septembre 2014

La nouvelle saison du Théâtre de la Ville à Paris s’est ouverte avec une nouvelle « Mère Courage » de Bertolt Brecht, mise en scène par Claus Peymann, directeur du Berliner Ensemble et berceau du théâtre contemporain allemand.

[pull_quote_center]Claus Peymann restitue avec clarté et une vision inspirée cette grande pièce aux enjeux universels où Carmen-Maja Antoni insuffle à son personnage une force et une vérité imposantes[/pull_quote_center]

Dans le rôle titre, soixante ans après Hélène Weigel, l’épouse de Brecht, c’est Carmen-Maja Antoni, figure illustre de la troupe à laquelle elle appartient depuis 1977, qui incarne l’irréductible héroïne.

Ecrite en 1939, la pièce dénonce l’absurdité de la guerre et les contradictions d’un monde mercantile. Le regard porté par l’auteur se fait à travers les gens du peuple tout en cristallisant une critique politiquement subversive avec ces grandes questions sur la morale et le profit, dans le style bouillonnant, baroque, épique et poétique propre à Brecht.

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© Monika Rittershaus

Mère courage, cantinière de profession, tire sa carriole et ses enfants au gré des conflits armés, à l’affût des bonnes affaires. Elle suit un régiment et fait commerce de tout, à savoir tout ce qui s’achète et se vend quand des troupes en campagne traversent un empire au gré des saisons, des victoires, des pillages, des trêves, des défaites, ou des traités de paix.

Il y a une contradiction fondamentale entre sa volonté de profiter au maximum de la guerre et son désir d’être épargnée par elle, de n’avoir rien à faire avec elle sauf commercer, traversant ainsi les champs de bataille et l’horreur « les yeux collés ».

On suit donc sa destinée à travers le temps et l’espace qui prend pour cadre la route, les camps, les places, en plein air, d’où l’importance des éléments naturels et d’une atmosphère picaresque propices à une écriture scénique, révolutionnaire pour l’époque, où chaque élément (chants, son, musique, lumières, costumes, accessoires) participe à la construction dramaturgique.

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© Monika Rittershaus

Au centre de toute la fable, l’héroïne qui porte la pièce à l’instar de son destin comme celui de ses enfants et sa complexité humaine (bourreau/victime), où elle s’entête dans sa condition et son activité commerciale dérisoire jusqu’au propre péril de sa famille.

Claus Peymann restitue avec clarté et une vision inspirée cette grande pièce aux enjeux universels où Carmen-Maja Antoni insuffle à son personnage une force et une vérité imposantes.

Voyager dans le temps, c’est possible : un peu d’hypnose, des belles chambres et le tour est joué ! (#IKEAtimetravel, #ads)

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L’hypnotiseur de renommée mondiale Justin Tranz revient pour une seconde expérience incongrue dans un magasin Ikéa.

On s’en souvient, dans une première vidéo, l’homme transportait déjà un jeune couple dans une autre dimension, les invitant à découvrir leur fille à différents âges (alors qu’ils n’ont pas d’enfant) jusqu’à ses vingt-trois ans et la présentation d’un gendre loufoque. L’occasion pour le public d’apercevoir les nouvelles chambres et salles de bain IKEA.

Justin Tranz récidive donc en s’amusant à nouveau avec un homme et une femme qu’il va propulser dans le futur. Un avenir qui débute par une demande en mariage assez drôle, dans le lit king size d’une suite parentale IKEA. Puis c’est au tour des chambres « côté garçon » de faire parler d’elles. En effet, c’est un garçon que les jeunes mariés vont avoir dans cette nouvelle expérience. On nous amuse d’abord en mettant en scène un jeune garçon de 5 ans dans sa chambre, à l’heure du coucher. Avec la bonne idée de lui faire poser la question que tous les enfants ont à la bouche : « papa, comment on fait les enfants ? ». La réponse ne manque pas d’embarras et d’humour.

Evidemment, on trouve aussi des chambres pour les plus grands chez IKEA. Et les ados aiment se faire remarquer, surtout à la maison. Qui n’a pas poussé sa musique à fond, au grand dam de ses parents, lorsqu’il avait l’âge rebelle ? C’est exactement ce que l’hypnotiseur a imaginé pour ces parents confrontés à l’adolescence de leur fils aux cheveux longs, alors âgé de 15 ans. Et tous les clients vont profiter de la musique métal poussée à fond dans le magasin ! Un expérience qui va les stresser quelque peu.

Au final, ce couple improvisé mariés puis parents sous l’effet de l’hypnose se dévoile sous un jour drôle et attendrissant. On sent que cela a suscité des vocations chez eux, notamment pour le rôle du papa.

On peut dire qu’IKEA a mis dans le mille en utilisant l’hypnose pour mettre en scènes ces moment de vie qui habitent les différentes pièces de nos maisons et appartements. C’est bien vu. Et l’effet est plutôt charmant.

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Résultats concours : Un homme très recherché, 10 places de ciné gagnées.

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Un homme très recherché, un thriller d’Anton Corbijn avec 

Philip Seymour Hoffman, Rachel McAdams, Willem Dafoe, Robin Wright, Grigory Dobrygin

Sortie le 17 septembre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film Un homme très recherché, Publik’Art, en collaboration avec Mars Distribution , vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Un homme très recherché

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 366 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

 

Les cinq heureux gagnants de deux places de ciné sont :

 

Julie Portalier, Christian Maurin, Marie-Josée Thouvenin, Maryse Bonnardel et Jean-Remy Rerissi.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Nuit Blanche, Paris 4 octobre 2014 – Vidéo de José-Manuel Gonçalvès

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José-Manuel Gonçalvès, directeur artistique de Nuit Blanche 2014 présente les temps forts de cette nuit du 4 octobre imaginée comme un itinéraire de Grande Randonnée Artistique (G.R.A.).

La maison rouge : derniers jours ! Le mur – oeuvres de la collection Antoine de Galbert, à Paris

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© Marc Domage

Le mur
oeuvres de la collection  Antoine de Galbert
Nocturnes exceptionnelles pour les derniers jours de l’exposition :
du 17 au 21 septembre
ouverture jusqu’à 21h

 

À l’occasion de son 10e anniversaire, la maison rouge présente du 14 juin au 21 septembre 2014,  Le mur – oeuvres de la collection Antoine de Galbert, onzième volet de la série d’expositions consacrées aux collections privées.

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© Marc Domage

Après dix expositions proposant des univers de collectionneurs variés, cette date anniversaire est l’occasion de montrer enfin largement la collection du fondateur et président de la maison rouge, Antoine de Galbert, une part d’intimité qui lui est chère et qu’il n’a jusqu’à présent que peu dévoilée. Mais à l’inverse des précédents projets autour de collections particulières, réalisés avec des commissaires qui ont fait des choix représentatifs dans de larges corpus d’œuvres, l’accrochage imaginé par Antoine de Galbert comporte cette fois-ci une spécificité remarquable :

 « L’idée de cette exposition est née de l’observation quotidienne de ma bibliothèque, où le classement alphabétique des monographies crée d’invraisemblables voisinages. Jean Dubuffet cohabite avec Marcel Duchamp sur le même rayonnage. Cette « arche de Noé » me donne la sensation que tous les artistes naviguent sur le même fleuve pour les mêmes raisons, comme le remarque Christian Boltanski : « Que ce soit Aloïse, moi ou un artiste du 16e siècle, ce sont les mêmes questions qui sont posées : la mort, la recherche de la beauté, la nature, le sexe… Les sujets en art sont très limités. Seuls les mots et les vocabulaires diffèrent (…) ». La bibliothèque est tout à la fois archive de la collection, souvenirs visuels d’un long voyage et musée imaginaire du collectionneur. […] Délaissant l’idée déjà explorée par certains commissaires d’expositions, d’un accrochage par ordre alphabétique, j’ai choisi de présenter l’essentiel des œuvres de ma collection, s’accrochant au mur, à l’aide d’un logiciel renseigné seulement par leurs formats (encadrées) et leurs numéros d’inventaires ».

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Ce travail a été confié à un informaticien qui a utilisé la méthode dite de Monte Carlo, bien connue des mathématiciens, qui vise à calculer une valeur numérique en utilisant des procédés aléatoires, c’est-à-dire des techniques probabilistes.  L’appellation de cette formule fait allusion aux jeux de hasard pratiqués dans les casinos.

ERRÓ, Rétrospective de son œuvre – MAC Lyon (3 octobre 2014 > 22 février 2015)

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Erró, Detailscape, 1985 – Peinture glycérophtalique sur toile, 200 x 300 cm – Collection particulière – Courtesy Galerie Louis Carré & Cie, Paris © Adagp Paris, 2014

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Rétrospective
Musée d’art contemporain de Lyon (MAC Lyon)
Du 3 octobre 2014 au 22 février 2015

Le Musée d’art contemporain de Lyon (MAC Lyon) présente la rétrospective de l’artiste Erró du 3 octobre 2014 au 22 février 2015.

Né en Islande en 1932, Erró compte parmi les figures importantes de l’avant-garde européenne des années 1960. Avec ses assemblages, aquarelles, collages, dessins, films et tableaux à visée critique ou satirique, l’artiste virtuose Erró est associé aussi bien à des groupes artistiques tels que le surréalisme, la figuration narrative et le pop art qu’au renouveau de la figuration picturale, au mouvement des happenings ou encore à la vague du cinéma expérimental.

Anticipant les flux continus et infinis d’images et d’informations qui circulent sur les réseaux numériques, Erró s’est intéressé depuis le début de son œuvre à la profusion des images et à leur diffusion et a ainsi élaboré une sorte d’anti-encyclopédie visuelle et critique pleine de couleurs et de drôleries, d’outrances et d’ambiguïtés, accessibles à tous.

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Erró, La Bombe, 1977 – Série L’Ouest vu de l’Est – Peinture glycérophtalique sur toile, 130 x 162 cm – Collection de l’artiste © Adagp Paris, 2014

L’exposition présentera plus de 500 œuvres d’Erró sur les 3 étages du MAC Lyon, soit sur près de 3000m2 : le 1er étage sera consacré aux premiers travaux d’Erró effectués dans les années 1955-1964, tandis que les 2ème et 3ème étages suivront une trame chonologico-thématique, avec un parcours s’achevant avec les œuvres récentes de l’artiste.

Cet enfant de et mise en scène par Joël Pommerat, à Paris

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Théâtre des Bouffes du Nord du 10 au 27 septembre 2014

Le théâtre de Joël Pommerat est un monde à part qui chemine entre le clair et l’obscur. Un monde d’ambiguïté, de trouble, de profonde humanité où par-delà le visible et son implacable vérité, l’inconscient de nos « je » et les interdits collectifs sont également convoqués.

[pull_quote_center]En maître incontesté du plateau,  Pommerat donne corps à une fable entre réalisme et onirisme d’une poignante intensité[/pull_quote_center]

Un monde sans fard lorsqu’il s’attaque au conte en revisitant de sa magie noire Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge ou Cendrillon. Un monde désabusé, d’illusions perdues traduisant parfaitement les angoisses de notre époque lorsqu’il narre le capitalisme dans Les Marchands ou La grande et fabuleuse histoire du commerce . Chacune de ses oeuvres est d’une inventivité plastique et théâtrale rares où Pommerat s’affirme comme l’un des auteurs-metteurs en scène majeur de cette dernière décennie.

Cet enfant a pour origine une commande de la CAF du Calvados pour laquelle les témoignages de père et de mère ont été recueillis sur le thème de la parentalité. Toutefois la version de la pièce n’en est pas inspirée car elle se réfère à une vision personnelle de Joël Pommerat mêlée à la lecture d’autres auteurs sur ce thème et plus adaptée à la forme théâtrale.

Le spectacle scrute la difficulté à être parents, tout en renvoyant également en miroir à l’enfance des protagonistes, à travers une succession de scènes courtes qui interroge la question des droits, des devoirs mais aussi du sentiment qu’implique cette responsabilité.

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Pure tragédie contemporaine où les personnages, façonnés d’une réalité très concrète, s’exposent fatalement ou arbitrairement, à des relations conflictuelles et à des situations inextricables.

Sommes-nous conditionnés par la quête d’un idéal de bonheur familial inaccessible ? ou avons-nous choisi de poursuivre inlassablement ce bonheur, entraînant avec lui la détresse de l’échec ?

On assiste à une série de confrontation familiale où l’incommunicabilité, le chantage affectif, l’immaturité, la névrose, la perversité sont les ressorts. Un trait d’humour, une situation décalée permettent d’alléger, parfois, une ambiance lourde et pesante.

Une mère reproche à sa fille d’être grise quand elle, la mère, a tant fait « pour qu’elle brille » ; une adolescente vouvoie son père et lui fait part de son indifférence à ne plus le voir ; une femme enceinte idéalise sans limite son nouveau statut et l’amour qu’elle portera à son enfant tandis qu’une autre souffre en accouchant ; une mère célibataire offre son enfant à des voisins ; une femme doit identifier le corps de son supposé fils ; une mère dépressive et possessive retient son enfant qui doit partir à l’école…

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La mise en scène de Joël Pommerat et son rendu singulier revisitent avec la distanciation nécessaire ces destins douloureux où la parole est au centre de tout avec son couperet et son implacable retentissement « J’aurais tellement aimé comprendre qu’on ne sait pas tout, qu’on n’est pas obligé de tout savoir tout de suite »…

En maître incontesté du plateau : dépouillé, découpage en séquences brèves à l’absence de linéarité, utilisation de la lumière et ses effets abstraits (Eric Soyer), quasi- absence de couleurs (des contrastes), mise en valeur du corps du comédien dans l’espace scénique, illustration sonore entre chaque scène, Pommerat donne corps à une fable entre réalisme et onirisme d’une poignante intensité.

Les comédiens Carole LabouzeSaadia BentaïdAgnès Berthon Lionel CodinoRuth OlaizolaJean-Claude PerrinMarie Piemontese sont d’une profonde justesse pour dire l’aliénation et perversité des rapports familiaux dans un jeu direct et immédiat.

« Une chanson douce que me chantait ma maman » où lorsque les notes ne savent pas ou plus s’accorder…

Le roi se meurt d’Eugène Ionesco, mise en scène de Georges Werler, à Paris (2014)

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Théâtre Hébertot du 16 septembre au 25 octobre 2014
78 Boulevard des Batignolles – 75017 Paris

Michel Bouquet reprend ce rôle mythique en se réinventant une nouvelle fois avec ce don d’émerveillement si propre aux éternels enfants et aux côtés d’une distribution remarquable. Un grand moment de théâtre.  Le roi se meurt, sa mort est annoncée. Il lui reste une heure et demie à vivre, le temps du spectacle, pendant lequel cinq personnages, se divisent autour de lui et avec lui, entre fatalisme, angélisme et mesquinerie, face à l’accomplissement du destin. Avec Béranger 1er, l’homme universel, c’est son univers monde qui s’effondre : le palais se fissure et les frontières de la mort se rapprochent.

[pull_quote_left]Regard malicieux à la voix pénétrante, Michel Bouquet est saisissant de vérité et d’intériorité au plus près de la condition humaine et de son essence comme de sa finitude énigmatique.[/pull_quote_left]

La pièce est composée d’un seul acte où seule la condition physique, psychologique du protagoniste évolue, observée et commentée par son entourage.  La jeune et bien aimée reine Marie, symbole de l’amour, de l’innocence et de la vie, qui veut encore espérer et lui cacher la vérité. Tandis que la vieille reine Marguerite, la première épouse austère, fataliste et grande ordonnatrice de cette cérémonie doit s’assurer du bon déroulement de cette fin dont chaque étape est déjà programmée. Elle sera la dernière à accompagner le roi dans la mort. Le tout ponctué par les apartés du médecin et son savoir péremptoire contre lequel on ne transige pas.

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Mais le monarque justement n’est pas prêt à mourir. Et c’est donc à ce cheminement initiatique par lequel le personnage doit passer, emprunt d’une irrésistible drôlerie et bouffonnerie où la vie se joue de la mort et vice versa, auquel nous assistons.

Le vieux roi passant par trois attitudes successives : le déni, la révolte et la résignation jusqu’au passage final et total où la lumière fait corps enfin avec la nuit éternelle.
la mise en scène de Georges Werler respectueuse du texte, souligne jusqu’à l’épure l’issue dérisoire et inéluctable.
A l’abri de cette définition du dramaturge « Le comique étant intuition de l’absurde, il me semble plus désespérant que le tragique. Le comique n’offre pas d’issue », Ionesco nous livre une farce métaphysique tout en subtilités et humour noir. Où le comique nait du décalage entre la représentation grandiloquente de la figure royale et la simple condition d’homme face à la mort.

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Regard malicieux à la voix pénétrante, Michel Bouquet est saisissant de vérité et d’intériorité au plus près de la condition humaine et de son essence comme de sa finitude énigmatique…

Perico, tome 2/2 : une BD de Régis Hautière et Philippe Berthet (Dargaud)

Couverture

Date de sortie : 26 septembre 2014
Auteurs : Régis Hautière (scénario), Philippe Berthet (dessin) et David Dominique (couleurs)
Prix : 14,99 € (64 pages)

Perico est un polar noir, premier diptyque qui ouvre la collection Ligne Noire aux éditions Dargaud. Ecrit par Régis Hautière et dessiné par Philippe BerthetPerico est à la fois un road movie (on voyage de La Havane à Hollywood), une immersion dans le monde des années 1950, et un polar mafieux qui va avec son lot de violence.

Résumé de l’éditeur :

Suite et fin de Perico, polar noir bien serré de Régis Hautière et Philippe Berthet… Au programme : corruption, Mafia, Cuba, jolies filles et suspense !

Ce second tome de Perico s’ouvre quelque part entre Miami et Hollywood. Pour un service rendu à son frère, la vie de Joaquin a basculé. Le jeune serveur sans histoire s’est retrouvé au coeur d’une affaire de blanchiment d’argent et de trafic de drogue. Il devient alors l’homme à abattre. À ses trousses : les sbires du président cubain, les truands de la pègre locale et… la Mafia ! Il est totalement inexpérimenté ; eux sont des tueurs professionnels. La chasse à l’homme a commencé et, déjà, les cadavres jonchent leur parcours. Un pur polar…

2e volet du diptyque Perico… une histoire qui inaugure « Ligne noire », une nouvelle collection de bandes dessinées dédiée au polar.

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Ce second album de Perico est écrit dans la tension d’un dénouement proche, où le suspense grandit à chaque instant,  sous le contrôle de Régis Hautière (Le Dernier Envol, Au-delà des nuages, L’étrange affaire des corps sans vie, Abélard, Aquablue…). Ce dernier signe un scénario haletant, s’appropriant au passage un univers rétro qui dépayse immédiatement : celui des années 50, âge d’or des grandes familles mafieuses qui régnaient sans partage sur le continent américain.[pull_quote_left]Un excellent polar, sombre et nerveux.[/pull_quote_left]

C’est dans ce monde qu’un jeune serveur cubain va tenter le tout pour le tout : partir vivre son rêve américain avec une valise pleine de billets appartenant à un parrain local… Sans expérience, le jeune homme va alors devoir faire face à des poursuivants qui ne lâchent rien. Une course-poursuite effrénée, rythmée par une pluie de cadavres. Le scénariste joue avec nos nerfs non sans un certain talent.

Le dessin de Philippe Berthet (Nico, Pin-up, XII Mystery…) est pour sa part reconnaissable par son style graphique rétro, aux lignes claires et arrondies. Un graphisme plus original qu’il n’y paraît, orné d’une édition sur papier à l’ancienne (papier journal). Comme cela avait été fait pour la série Nico. Une bonne idée qui a toujours son effet.

En conclusion, Perico est un excellent polar, sombre et nerveux. A ne pas manquer.

Films d’actions et grosses cylindrées : rapide aperçu qui fait chauffer le macadam…

D’aussi loin qu’on se souvienne, les grosses cylindrées ont toujours été parmi les figures symboliques du cinéma d’action. Rares sont les films du genre à ne pas compter leur dose de gros moteurs bruyants, ou à défaut, de bons vieux crissements de pneus (même Tarantino en avait fait l’apologie dans Boulevard de la mort).

Les voitures ne sont pas seulement un signe extérieur de richesse, elles font partie intégrante de la panoplie de l’homme aux muscles saillants. Elles contribuent d’ailleurs la plupart du temps à la naissance de véritables mythes cinématographiques.

Que serait James Bond sans ses Aston Martin customisées ? Batman sans sa batmobile ou Paul Walter sans la Porsche de son ami et associé ?

Mauvaise plaisanterie mise à part, (il est évident que la réponse à cette dernière question était que il serait toujours vivant et ne serait donc pas devenu, postmortem, l’une des personnalités préférées des américains) on ne peut que reconnaître qu’ils feraient pâles figures.

La voiture apparaît souvent comme l’accessoire indispensable pour parachever de véritables légendes et aboutir à une sorte de quintessence heroïco-jouissive.

Certains sont tellement absorbés par l’effet mécanique qu’ils vont jusqu’à consacrer d’entiers montages vidéos de films d’actions dédiés aux dérapages incontrôlés. Il faut bien susciter les vocations, notamment sur le net, comme sur ce blog auto entièrement consacré à la question ! Car à défaut d’être aussi bien équipé que nos héros, vous pouvez toujours vous retrouver dans la peau de Donald (voir plus bas)… Et les astuces trouvées sur la toile peuvent alors être utiles à Monsieur-tout-le-monde (Donald étant bien plus proche de ce Monsieur que Vin Diesel). Car dérapage ou pas, tout le monde finit par changer ses pneus.

La voiture se dévoile souvent comme un personnage à part entière (K2000, la coccinelle, Cars) quand elle n’occupe pas intégralement l’intrigue du film. C’est le cas de Fast and Furius ou de Need For Speed où les bolides tunnés à outrance semblent outrageusement dopés (y’a pas que d’l’essence là d’dans).

Mais au delà de ces similitudes que l’on retrouve dans une majorité de films, chacun cultive heureusement un style différent. Chacun a sa propre ligne : extravagante pour Batman, classieuse pour Bond, kitsch pour la coccinelle, too much (ou beauf) pour Fast and Furius. Un seul point commun : la vitesse et les traces de carbone qui restent scotchées sur le bitume.

Au coin d’une ride, une BD de Thibaut Lambert (Des ronds dans l’O)

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Date de sortie : 11 septembre 2014
Auteur : Thibaut Lambert (scénario et dessin)
Prix : 13 € (46 pages)

Au coin d’une ride est le récit touchant de Thibaut Lambert sur la maladie d’AlzheimerL’histoire d’un couple homosexuel obligé de trouver des solutions quand l’un d’eux est victime de la maladie.

Résumé de l’éditeur :
Éric vient de laisser Georges, son compagnon, dans une maison de retraite. Georges a la maladie d’Alzheimer et n’est plus gérable au quotidien. Ce placement est donc pour Éric un ultime recours. Pourtant, cet acte qui devait lui redonner un peu d’oxygène produit tout le contraire. L’agitation qui régnait chez eux fait place au vide et au silence, lourd et oppressant maintenant que Georges ne vit plus dans leur appartement.
Comme si ce sentiment n’était pas assez pesant, le directeur de la maison de retraite lui demande de ne pas afficher sa relation amoureuse avec Georges au grand jour, par peur des réactions des autres résidents.

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L’histoire proposée par Thibaut Lambert est à la fois originale et touchante. Originale parce que le couple qu’il met en scène est presque transgénérationnel. L’un est à la retraite quand l’autre est un quarantenaire en forme. Ce qui ne manque pas de piment lorsqu’ils arrivent en maison de retraite et doivent affronter le regard des pensionnaires (qui penseront qu’il s’agit du père et du fils). Touchante parce que l’on vit cette séparation forcée comme une déchirure. La même déchirure que provoque la maladie. Chacun se sent alors plus isolé encore. Un sentiment de solitude que Thibaut Lambert illustre avec beaucoup de sensibilité en mettant en scène ces terribles épisodes de la maladie d’Alzheimer.

Son dessin est à l’image de son histoire : simple et naturel. Sans chichi. Comme dans la vie. Comme ce couple qui s’aime malgré ce qui les sépare désormais.

A découvrir en librairie.

Hard Melody, une BD de Lu Ming (Mosquito)

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Date de sortie : 20 août 2014
Auteur : Lu Ming (scénario et dessin)
Prix : 15 € (108 pages)

Hard Melody est un one shot réalisé par Lu Ming (Melodie d’enfer), auteur chinois au talent immense. Ce dernier album est conçu comme une chronique sociale autour de trentenaires nostalgiques qui se retrouvent à Pekin, là où ils ont monté leur groupe de rock dix ans plus tôt. Ils discutent alors du bon vieux temps, de ce qu’ils ont fait après s’être perdus de vue… Jusqu’à ce que le récit prenne une tournure inattendue.

Résumé de l’éditeur :

Trois trentenaires se retrouvent à Pékin. Ils ne se sont pas vus depuis près 10 ans. Chacun a goûté à sa façon à la liberté de la nouvelle Chine. Ils décident de remonter leur groupe de rock et rêvent d’une tournée.

Quand l’un d’entre eux apprend que sa famille va être expulsée d’un quartier périphérique de la ville et va voir raser leur maison le soir même, son sang ne fait qu’un tour.
Il décide d’entrer en résistance violente, quel qu’en soit le prix.
Les émeutes battent leur plein : habitants du quartier contre policiers et bulldozers…

Quand un pur-sang a goûté à la liberté, il ne supporte plus le licol.
La surenchère sera terrible !

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Lu Ming propose un scénario émotionnellement très riche. Il s’attache à mettre en scène ces trois potes de toujours, que la vie a tenu à l’écart pendant 10 ans, un peu malgré eux. L’occasion de partager un verre et de discuter sur le temps qui a passé. Du trio, aucun n’est resté véritablement le même. Qu’ils aient fondé une famille ou pas, qu’ils soient fortunés ou non, la vie a joué de son érosion.

[pull_quote_left]Un coup de génie qui nous explose en pleine figure.[/pull_quote_left]

L’auteur donne beaucoup de profondeur à ses personnages, dans un esprit résolument rock, évidemment (il s’agit d’un groupe de rock, et l’amour pour la musique transpire des planches). On apprend à les connaître à travers une narration qui se superpose parfois, ce qui peut déstabiliser au début. Mais l’on s’habitue. Et on s’attache. A ce qu’ils sont. A ce qu’ils ont été. Jusqu’à ce que tout bascule. Sans qu’on le voit venir, Lu Ming orchestre doucement mais savamment le dénouement de son histoire. Un coup de génie qui nous explose en pleine figure.

A l’instar du graphisme de Hard Melody. Un travail entièrement réalisé au crayon. Titanesque et incroyable de réalisme. Lu Ming rend compte du moindre pli, de la moindre imperfection de peau, du moindre pore de ses personnages (et ses décors sont souvent du même acabit). On n’en revient toujours pas. Du jamais vu.

Hard Melody est l’un des coup de coeur de cette rentrée BD, à ne manquer sous aucun prétexte.

Sons of Anarchy, tome 1 : un comics de Christopher Golden et Damian Couceiro (Ankama)

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Date de sortie : 29 août 2014
Auteurs : Christopher Golden (scénario) et Damian Couceiro (dessin) Stephen Downer (couleurs)
Prix : 19,90 €

Sons of Anarchy débarque en version comics sur un scénario inédit de Christopher Golden (B.P.R.D...) et un dessin de Damian Couceiro (Nola, Irrécupérable…). Un récit qui se situe pendant la saison 5 et qui met en scène une certaine Kendra, fille d’un membre des SOA ayant passé l’arme à gauche. Cette dernière va faire appel à SAMCRO pour échapper à une mort certaine…

Résumé de l’éditeur :

À court d’options, Kendra, une jeune fille dont la vie est en danger, rentre à Charming pour demander l’aide des Sons of Anarchy. Quand il apprend qu’elle est l’orpheline d’un ancien membre, Tig décide de la protéger coûte que coûte. Afin d’éviter une issue fatale pour SAMCRO et Kendra, les Sons devront oublier les vieilles alliances et mettre leurs vies en jeu.
Entre honneur et trahison, SAMCRO devra rester soudé pour affronter cette nouvelle menace…

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Voilà une bonne idée que d’adapter l’une des meilleures séries télé du moment. Surtout si c’est pour nous raconter de nouvelles histoires. Evidemment, on conseillera de regarder les cinq premières saisons de SOA avant de s’y plonger. Le scénario de Christopher Golden est à la hauteur de l’oeuvre originelle, et nous fait vibrer au rythme des secousses de ces grosses cylindrées. Un récit haletant où la violence est omniprésente et ne laisse pas une seconde de répit. On aime.

Le tout est servi sur un dessin très soigné, au trait fin et à la coloration assez sombre (comme souvent dans l’univers comics) mais superbe (travail de Stephen Downer). Les cadrages sont souvent ingénieux et font honneur au découpage du scénariste. Que du plaisir.

Son Of Anarchy, tome 1 bénéficie également d’une très belle édition reliée (avec bonus), ce qui est un plus.

A lire !

La Banque, Tome 2 : une BD de Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Julien Maffre (Dargaud)

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Date de sortie : 12 septembre 2014
Auteurs : Pierre Boisserie, Philippe Guillaume (scénario) et Julien Maffre (dessin)
Prix : 13,99 € (56 pages)

La nouvelle saga financière La Banque conclut déjà son premier diptyque avec ce deuxième album co-écrit par Pierre Boisserie (Dantès, La Croix de Cazenac, Voyageur, Flor de Luna, L’Or sous la neige, La rage…) et Philippe Guillaume (Dantès) et illustré par Julien Maffre (le Tombeau d’Alexandre) et le second parMalo Kerfriden (Quarterback, KGB, Traffic, La rage, Otaku Blue). Après le coup de coeur provoqué par le premier épisode (lire notre chronique du premier tome), cette suite était plus qu’attendue, malgré les 5 petits mois qui se sont écoulés entre les deux…

Résumé de l’éditeur :

Charlotte et son frère Christian se retrouvent à Paris en 1825. Contrainte de jouer la courtisane à nouveau, Charlotte se résout à se marier à un riche agent de change mais essuie un nouveau revers de fortune alors que son frère s’enrichit en compagnie de son fils adoptif, Victor, en créant une société de chemin de fer.

Fin du dyptique dessiné par Julien Maffre. Malo Kerfriden prendra place au dessin pour le tome 3 de cette chronique d’une saga familiale où l’argent et la finance régissent le monde.

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Voici ce premier cycle, intitulé 1815-1848 – Première Génération, achevé avec brio et ouvrant ainsi le champ libre pour les générations suivantes. Les scénaristes relèvent le défi qu’ils s’étaient lancés avec le premier album : faire une grande série qui marquera durablement le public. Avec ce second volet, cette grande saga familiale s’installe pour le long terme dans nos bibliothèques. Du moins on l’espère.

[pull_quote_right]Un énorme coup de coeur.[/pull_quote_right]

Le récit est ciselé avec autant de soin que son rythme est réglé comme un métronome. Un scénario haletant où la finance bat la mesure, fait et défait les destins. C’est ainsi que notre héroïne (si l’on peut l’appeler ainsi) va connaître de nombreux nouveaux déboires, de Paris à Alger, devant faire face à de vieux démons revenus la hanter (et se venger).  Une intrigue remarquable et une qualité d’écriture irréprochable. Les auteurs auront su faire encore mieux que lors de leur séance d’ouverture.

On a également toujours grand plaisir à retrouver le dessin exceptionnel de Julien Maffre. Ses traits sont extrêmement  fins et précis, avec ses décors et costumes d’époque, qui voient vieillir ses personnages avec un réalisme inattendu. Superbe.

Ce deuxième album est encore mieux que le précédent. Pourtant, la tâche était ardue. Un énorme coup de coeur.

L’intrépide, tome 1 : une BD de Marcus, Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre (Ankama)

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Date de sortie : 20 août 2014
Auteurs : Marcus, Rémi Guérin (scénario) et Guillaume Lapeyre (dessin)
Prix : 13,90 € (96 pages)

L’Intrépide est un héros sorti tout droit de l’imaginaire de l’animateur télé Marcus (No Life, Game One), alors qu’il n’avait que dix ans. Trente-sept ans plus tard, ce dernier décide de faire revivre son super héros dans un comic book dessiné par Guillaume Lapeyre (City Hall, Explorers) et co-scénarisé par Rémi Guérin (Pinkerton, City Hall, Explorers).

Résumé de l’éditeur :

Dispersé à travers le temps par son ennemi juré, l’Intrépide doit survivre aux attaques du Voleur Vert et revenir jusqu’à aujourd’hui pour empêcher une terrible catastrophe… Un super-héros créé par Marcus lorsqu’il avait 10 ans, réveillé en 2014 par Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre.

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L’intrépide est presqu’un anti-héros. Plutôt idiot et maladroit, il est tout de même doté de super-pouvoirs qui passent par son estomac (il doit ingurgiter des aliments pour en tirer un pouvoir spécifique à chaque fois… on n’en dira pas plus). Son ennemi juré est le voleur vert et il va le poursuivre à travers les âgesCar l’intrépide va être envoyé dans différentes dimensions temporelles. Le scénario comporte donc a priori tous les ingrédients nécessaire à un bon comics de super-héros. Pour un lectorat plus adulte, le récit peut néanmoins ennuyer par sa trop grande répétition. En effet, les cascades se succèdent mais la trame générale n’est que peu développée. Ce premier tome semble donc s’adresser aux plus jeunes. Il en aurait été difficilement autrement quand l’on sait que ce héros date déjà de trente-sept ans, et qu’il est né de la tête d’un enfant.

Le dessin de L’intrépide manque d’un peu de caractère. Un style graphique qui s’accorde toutefois bien avec le ton humoristique donné à ce premier volet.

En résumé, L’intrépide ravira certainement les plus jeunes. Quant aux autres, il est difficile de ne pas être déçu par son manque de relief.

Cagaster, tome 2 : un manga de Kachou Hashimoto (Glénat)

224898_cDate de sortie : 3 septembre 2014
Auteur : Kachou Hashimoto (scénario et dessin)
Prix : 6,90 €

Cagaster est un manga de Kachou Hashimoto, d’abord diffusé sur internet, en marge du monde éditorial classique japonais. L’auteur souhaitait en effet s’affranchir de ces contraintes pour réaliser le manga de ses rêves, en toute liberté. Un manga paru pour la première fois en format papier en six tomes.

Résumé de l’éditeur :
Plusieurs exterminateurs ont été assassinés et Kidow affronte finalement leur tueur en série. Mais quand ce dernier révèle sa véritable apparence, le choc est rude. Un choc d’autant plus rude grand et le jeune garçon sont convoqués à E-01 pour y faire une déposition….

Dans ce second tome, on retrouve notre exterminateur préféré Kidow dans ce monde envahi par des hommes transformés en insectes géants. Le scénario de Kachou Hashimoto se poursuit tout en se renouvelant, grâce notamment à une nouvelle intrigue, et un nouveau genre de monstre (un hybride, si l’on peut dire ainsi).  De plus, les personnages principaux se rapprochent et sont de plus en plus attachants. Ce qui donne une certaine fraîcheur au manga.

Le dessin de la mangaka est en outre de constante qualité, avec son trait fin et ses lignes claires.

Ce second tome parvient donc une fois encore à nous divertir dans la bonne humeur.

Nemesis – Reloading six : une BD d’Ange et Alain Janolle (Soleil)

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Date de sortie : 20 août 2014
Auteurs : Ange (scénario) et Alain Janolle (dessin), Gaëtan Georges (couleurs)
Prix : 13,95 € (47 pages)

Neuf ans après la parution du tome 6 de Nemesis, sort un nouvel album qui se ré-approprie l’histoire. Une façon d’offrir une alternative à la conclusion qui en avait été donnée. Reloading Six reprend à son compte ce monde dirigé par un certain Fisher pour proposer un chemin différent, guidé par Ange (Tibill Le Lilling, La Geste des Chevaliers dragons) au scénario et Alain Janolle (Trois Peuples, H.O.P.E.) au dessin.

Résumé de l’éditeur :

2033. Les Entités règnent sur le monde, ou plutôt une Entité, qui cherche à créer l’Utopie par l’avènement d’une race d’hybrides. Les failles croissent lentement, détruisant la Terre et les quelques résistants qui combattent avec courage ne font, sans le vouloir, qu’accélérer le désastre. Le futur est mort, le présent est une abomination. L’humain n’existerait-il plus qu’au passé ?

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La saga Nemesis est ainsi ressuscitée par son créateur Ange alors même que la fin avait été élaborée et publiée en 2005. Mais c’était sans compter sur une astuce du scénariste. Ce dernier retombe sur ses pattes grâce à une petite galipette ingénieuse : les sauts dans le temps qui ouvrent tous les champs des possibles. Conjuguant habilement son récit à tous les temps, Ange fait courber les dimensions de son monde (ou de ses mondes) en imaginant d’autres alternatives pour ses personnages. L’histoire se réécrit ainsi pour le plus grand plaisir des lecteurs, qu’ils soient amateurs de longue date ou qu’ils découvrent cet univers de science-fiction. Un polar plutôt sombre où le suspense est de tous les instants.

On retrouve également le dessin d’Alain Janolle qui fait penser à un bon film d’animation comme l’adaptation animée de Batman. Un trait fin et moderne plutôt agréable.

Ce reloading n’est donc pas seulement une bonne idée, c’est aussi une bonne nouvelle dans le monde de la BD.

Near Death Experience, un film de Benoît Delépine et Gustave Kervern

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Sortie le 10 septembre 2014

Synopsis

Paul, un employé sur une plateforme téléphonique, est en plein burn-out.
Un vendredi 13, la chronique du journal télévisé sur ce jour particulier lui apparaît comme un signal pour passer à l’acte.
Décidé à concrétiser son geste, Il s’enfuit dans la montagne où il va vivre une expérience unique.

 

Le nouveau film de Benoît Delépine et Gustave Kervern est un « ovni » cinématographique qui va sans doute diviser les spectateurs, entre fascination et ennui mortel. Mortel Near Death Experience l’est d’abord pas son thème : l’expérience d’un homme ordinaire, Paul, incarné par le romancier et poète Michel Houellebecq, à travers son projet d’aller se suicider sur la montagne Sainte-Victoire. L’occasion d’une rencontre choc entre deux univers, celui de l’auteur de La carte et le territoire récompensé par le Prix Goncourt en 2010, ainsi que des succès littéraires que sont Les particules élémentaires (1998) et La possibilité d’une île (2005), avec les auteurs de Groland qui ont déjà signé plusieurs œuvres remarquées et récompensées comme Aaltra (2003), Avida (2006), Louise Michel (2008), Mammuth (2010) et Le grand soir (2012).

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Les deux réalisateurs optent pour un choix de mise en scène radical et emballent le tout avec un faux-amateurisme en réalité très maîtrisé. A l’heure où l’image se fait de plus en plus définie et où le moindre détail se voit à l’écran, Benoît Delépine et Gustave Kervern ont tourné leur nouveau film avec une petite caméra basse définition, un matériel presque obsolète au regard du cinéma actuel. Mais ce choix est justifié par le regard du « héros » sur le monde, un regard légèrement flou et décalé en même temps qu’extrêmement lucide, comme le sont les romans de Houellebecq. Ce personnage de Paul, employé sur une plateforme téléphonique et au bout du rouleau, arrive à un moment où sa vie se trouve dans une impasse et dont la seule sortie semble être la mort. Paul pourrait être l’homme que serait devenu Houellebecq s’il n’avait pas rencontré la littérature et le succès, prisonnier dans le carcan d’une vie banale faisant écho à celle du héros de Extension du domaine de la lutte (1999), le premier roman de Michel Houellebecq adapté au cinéma la même année par Philippe HarelNear Death Experience est une longue errance où le spectateur suit Paul/ Houellebecq du début à la fin, dans ses longues réflexions sur la vie où cet être perdu semble observer un monde dont il n’a plus les codes, regarder une nature qui lui est étrangère et indifférente et que les deux cinéastes filment tel les plans larges d’un western de Sergio Leone. Des images d’un nature belle et hostile qu’accompagne des morceaux magnifiquement tristes de Franz Schubert, ajoutant à la mélancolie du personnage en pleine dépression nerveuse. Un ton étonnamment grave se dégage de l’ensemble et l’expérience du titre prend peu à peu sens. Celle-ci est heureusement régulièrement désamorcée par un humour noir où l’on retrouve enfin l’esprit provocateur des deux coauteurs de Canal plus, et qui est par moment franchement hilarant et salvateur. Malgré cela, le film pourrait être finalement l’adaptation d’un des romans de l’écrivain, tellement son propos et ses dialogues (enfin plutôt monologues) son visage au regard dans le vague et son physique amaigri imprègne chaque moment, dégageant peu à peu une fascination à l’écran qui est celle du génie d’un des plus grands auteurs de la littérature contemporaine.

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Avec des moyens dérisoires, les deux réalisateurs, qui sont pour la première fois producteurs (Near Death Experience est le premier projet de leur société No Money Productions) parviennent à proposer un grand moment de poésie métaphysique et une vision de la société d’un pessimisme profond, tout en livrant par ailleurs un éloge de la liberté, en montrant paradoxalement un bonheur possible dans un mode de vie libéré des conventions, à condition qu’il ne soit pas déjà trop tard comme semble l’être pour le personnage de Paul. Finalement les univers de Benoît Delépine et Gustave Kervern ne sont pas si éloignés et la réunion des deux crée un film étonnant, une véritable expérience pour reprendre le titre, à condition d’aimer les œuvres singulières qui ne ressemblent à aucunes autres. Near Death Experience est une proposition de cinéma libre et rare à ne pas manquer.


Near Death Experience

Le Linge sale : une BD de Pascal Rabaté et Sébastien Gnaedig (Vents d’Ouest)

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Date de sortie : 3 septembre 2014
Auteurs : Pascal Rabaté (scénario) et Sébastien Gnaedig (dessin)
Prix : 19,50 € (128 pages)

Le Linge sale est le dernier né de l’ineffable Pascal Rabaté (Les Pieds dedans, Ex Voto, Ibicus, Un Ver dans le fruit). Ce dernier signe le scénario et s’associe ici à Sébastien Gnaedig (directeur éditorial des éditions Futuropolis, Mes voisins sont formidables, Vider la corbeille, Une épaisse couche de sentiments) pour le dessin. Un récit bercé d’humour noir et de réalisme exacerbé. Toujours en noir et blanc s’il vous plaît.

Résumé de l’éditeur : 

Petits meurtres dans le Maine-et-Loire… Dans la campagne angevine, près de Cholet, Pierre Martino découvre qu’il est cocu. Armé d’un fusil, il se rend au motel où sa femme et son amant ont l’habitude de se retrouver, bien décidé à les répudier sauvagement. Mais, dans sa précipitation, il se trompe de chambre et tue le mauvais couple ! Après vingt années passées derrière les barreaux, Martino a purgé sa peine mais il a toujours la rage au ventre. Il a eu le temps de la ruminer, sa vengeance… Son ex-femme, aujourd’hui remariée avec son amant, vit dans sa famille, les Verron, des marginaux, dans une espèce de décharge à la sortie du village. Des parasites notoires, voleurs de poules et habitués aux petites combines. Martino pourrait la laisser à cette vie misérable mais ce serait trop charitable. Lucette et son mari doivent payer. Et toute leur famille doit y passer…Pascal Rabaté et Sébastien Gnaedig signent une comédie délicieusement cynique, doublée d’un thriller social, digne d’un film des frères Coen et des frères Dardenne ! Comme à son habitude, Rabaté prend un malin plaisir à dresser une galerie de personnages truculents, caustiques et dramatiquement « vrais ».

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Cette fois, Rabaté nous emmène au sein d’une famille pauvre, réunie à l’écart de la ville dans une maison à la façade inachevée. Et pourtant, du grand-père au petit-fils, ils sont heureux… et assez malhonnêtes. Tous sont passés maître dans l’art de voler. Et partout où ils vont, c’est ce qu’ils font. C’est leur façon de vivre. Tout serait parfait s’il n’y avait pas une ombre au tableau : l’ex-mari de la mère de famille. Ce dernier est sorti de prison. Et il veut prendre sa revanche. On ne vous dit pas comment ni pourquoi mais le récit va très vite s’emballer. On retrouve le ton cru, provocateur et jouissif de Rabaté. Cet humour si particulier qui s’amuse de la grossièreté humaine. Il force les traits, avec un certain sens du dramatique et un sens certain du comique. Il va parfois très loin (on pense à la scène qui suit le ligotage, et au clin d’oeil final). Mais c’est du Rabaté. C’est cruel, c’est drôle, c’est grinçant, c’est extrême.

Et c’est  Sébastien Gnaedig qui assure le graphisme de cette histoire loufoque. Son style décontracté plaît bien. Un dessin aux lignes claires, simples et efficaces.

Le Linge sale frappe dans le mille. La malice de Rabaté n’a pas fini de nous surprendre.

Templier, tome 3 : une BD de Louis, Jean-Luc Istin, Lucio Alberto Leoni et Emanuela Negrin (Soleil)

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Date de sortie : 20 août 2014
Auteurs : Louis (scénario) d’après les personnages Jean-Luc Istin et Lucio Alberto Leoni et Emanuela Negrin (dessin), Elodie Jacquemoire et Matteo Vattani (couleurs)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Dans la main de Lucifer est le dernier album de Templier scénarisé cette fois par Louis (Tessa Agent intergalactique, Khaal, chronique d’un empereur intergalactique, Hero Corp..) d’après les personnages Jean-Luc Istin (ce dernier avait écrit les deux premiers albums) et dont le dessin a été confié au duo Lucio Alberto Leoni et Emanuela Negrin (Fantomiald, Les Brumes d’Ascletis). Une trilogie à mi-chemin entre récit d’aventure et thriller qui nous offre un épilogue inattendu.

Résumé de l’éditeur : 

La plus grande des croisades ne comptait qu’un seul Templier.
La compagnie de fortune est en route pour la grotte maudite de Baphomet. Son leader naturel, Orient le Templier, exhorte hommes et femme au meilleur d’eux mêmes. Pourtant, le doute, la sédition et la traîtrise couvent alors même qu’une nouvelle menace de la Compagnie noire prélève jour après jour un lourd tribu dans les rangs de la troupe.
À présent, il n’est même plus seulement question de savoir qui reviendra entier de sa mission, mais bien qui arrivera à destination, car alors, le pire des adversaires se trouvera dans ce temple enfoui. Là, chacun devra se confronter à lui même et trouver la force et la noblesse d’âme pour mener à bien leur noble tâche : soustraire pour toujours aux yeux de l’humanité l’or de Lucifer.

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Le scénario débuté par Jean-Luc Istin s’achève entre les mains de Louis après d’innombrables rebondissements dans la guerre qui oppose l’armée de Lucifer, la main noire et le soldat de Lumière, seul Templier de l’aventure accompagné de ses amis. Cette chasse au trésor (il s’agit de mettre la main sur un trésor inestimable mais maudit pour celui qui croisera son regard) est rapidement gagnée par les doutes et les suspicions des uns envers les autres. Elle se transforme peu à peu en chasse à l’homme. Qui pourrait trahir ses compagnons de route, être à la solde de la Compagnie Noire ? Cette dernière multiplie les meurtres et affaiblit considérablement l’équipe du Templier. Ponctuée de rebondissements et de révélations, l’expédition connaît ses derniers sursauts avant son dénouement final. Le récit de Louis cultive jusqu’aux derniers instants l’effet de surprise, tout en rythmant très efficacement son découpage. Du joli travail.

Le dessin de Lucio Alberto Leoni et Emanuela Negrin est en outre soigné grâce à des traits fins et des détails souvent joliment mis en scène, surtout quand il s’agit d’illustrer cette fameuse grotte maudite de Baphomet.

Templier est une trilogie bien pensée, jusque dans son dénouement. On aime.

Mexicana, tome 3 : une BD de Mars, Matz et Gilles Mezzomo (Glénat)

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Date de sortie : 10 septembre 2014
Auteurs : Mars & Matz (scénario) et Gilles Mezzomo (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Mexicana est une trilogie signée Mars et Matz (Le Tueur, Du Plomb dans la tête…) – deux amis qui se sont rencontrés à Ubisoft Paris en collaborant sur un jeu – et dessinée par Gilles Mezzomo (Nouveau Monde). Un polar où un flic est obligé de se salir les mains à la solde d’un baron du cartel local, de l’autre côté de la frontière des Etats-Unis, où « le soleil peut tuer ». Sauf que dans ce troisième et dernier volet, tout bascule.

Résumé de l’éditeur : 

Rien ne résiste aux liens du sang. Aucun homme. Aucune loi. Aucun cartel. Emmett est à présent employé malgré lui par le truand Angel Moreno. Vétéran de l’armée, en Irak et en Afghanistan, ses prouesses lui ont valu une solide réputation auprès des hommes du cartel et des campesinos du coin : tous le surnomment « El Gringo Loco ». Angel lui avait promis que, son dernier contrat effectué, il lui rendrait son fils. Mais il n’a pas l’air de vouloir tenir parole… Emmett n’a plus qu’un seul objectif dans son viseur : retrouver son fils et le sortir de là, coûte que coûte. L’affrontement final approche, et il risque bien de se terminer en bain de sang…

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Le scénario des deux premiers albums avait bien préparé le terrain (voir cette chronique). Le dénouement de ce polar chaud et moite rehausse la série d’un ton. Une tonalité noire où notre héros va devoir faire face à certains rebondissements de dernière minute. Ce dernier album est ainsi le plus haletant, parachevant l’ascension de violence qui couvait dans un véritable bain de sang. Un récit de gangster d’Amérique du Sud particulièrement bien découpé, surtout lors du grand final. Et l’effet est irrésistible : on lit ainsi très vite les quelques 46 planches dessinées par Gilles Mezzomo.

Un dessin au trait charismatique, qui donne à ces gros bras une sacré allure, en dehors de leurs carrures imposantes. Un univers virile qui sent la transpiration et le poil mal rasé. Tout ce qu’il faut pour un cocktail explosif.

Mexicana boucle sa boucle sur une belle impression. A découvrir.

Article sponsorisé : Toyota Yaris Hybrid transforme la ville de Prague en gigantesque playlist

A l’occasion de la sortie de la troisième génération de Toyota Yaris Hybrid (disponible également en essence et diesel), le célèbre constructeur japonais a décidé de marquer le coup. Une campagne audacieuse qui a fait beaucoup parler d’elle lors de son tournage à Prague.
Chaque rue de la ville a en effet été rebaptisée à l’occasion, empruntant le nom ou une tirade d’une célèbre chanson. L’autoradio connecté au GPS, les heureux conducteurs invités à parcourir la ville se retrouvaient au beau milieu de leur propre tracklist, changeant les pistes au gré des carrefours. Un clip qui permet non seulement de donner le sourire mais aussi de faire habilement parler de cet hybride, qui laisse place à la musique, sans bruit de moteur. Une voiture qui ne pollue pas mais ne souffre pas non plus de la pollution. Pollution sonore, évidemment. Bien vu !
C’est aussi l’opportunité de découvrir cette petite citadine aux lignes épurées mais de caractère. Les designers semblent avoir particulièrement travaillés son aspect, dans les moindres détails (carlingue avant, diodes..) mixant avec brio robustesse et délicatesse dans le design. Sans parler du moteur dont Toyota a seul le secret.
La vidéo fait également la part belle à la ville de Prague où la Yaris se balade, grâce à de belles vues aériennes filant les conducteurs au-dessus des rues pavées. De quoi nous donner envie de prendre leur place pour aller jouer les touristes en musique et tester la maniabilité de cette voiture qui paraît être une marque de fabrique (quand on la voit se faufiler dans les rues de la sorte).
Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que la Toyota Yaris Hybrid est en plus exclusivement fabriquée en France (voilà qui aurait fait plaisir à notre feu ministre du redressement productif), dans une chaine de montage qui a été revue afin de mieux respecter l’environnement. Une voiture 100% écologique on vous dit ! Et made in France en plus !
Regardez donc la fameuse vidéo, où les citadins de Prague poussent joyeusement la chansonnette (et avec leur accent s’il vous plait !) :

Article sponsorisé

52ème édition du Festival du Film de New York : du 26 septembre au 12 octobre 2014

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C’est avec plaisir que nous vous dévoilons le programme de la 52ème édition du Festival du Film de New York (ou New York Film Festival – NYFF) qui se joue prochainement à la grosse pomme (du 26 septembre au 12 octobre 2014). Plein de promesses.

On retrouve en effet une sélection d’une trentaine de films d’envergure dans ce Festival à la renommée mondiale mais malgré tout encore méconnu du grand public français (il existe pourtant depuis bien plus longtemps que celui créé en 2002 par Robert de Niro, connu sous le nom de Tribeca).

Pour preuve, ont été notamment sélectionnés les films de Pedro Costa, Abel Ferrara, Bennett Miller, Mike Leigh, Mia Hansen-Løve, Jean-Luc Godard ou encore Alain Resnais (ce qui ne manquera pas de faire plaisir aux froggies)… Quatre films parmi la sélection ont d’ailleurs déjà été récompensés lors du dernier festival de Cannes : Les Merveilles d’Alice Rohrwacher ; Foxcatcher de Bennett Miller, Maps to the Stars de David Cronenberg et Mr. Turner de Mike Leigh.

On pourra encore découvrir en séance d’ouverture et en avant-première mondiale le dernier film de David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network…), Gone Girl, avec le très grand Ben Affleck, attendu le 8 octobre prochain dans nos salles.

Inherent Vice de Paul Thomas Anderson (réalisateur de There will be blood ou de The Master) ou encore Birdman or The Unexpected Virtue Of Ignorance d’Alejandro Gonzales Iñarritu (21 grammes, Babel, Biutiful) seront également projetés durant le NYFF.

Voilà qui donne un aperçu du rayonnement de ce très gros festival de cinéma, accompagné de la playlist officielle des films qui y seront projetés (voir ci-dessous). De quoi se régaler.

Pour s’y rendre, si vous le pouvez, vous pouvez acheter vos tickets par ici… Et bien sûr pour traverser l’Atlantique, il vous faut surveiller les bons plans pour un départ en lastminute vers New York pour pas cher.
En attendant, bon visionnage :

A LIRE