[Manga] Neon Genesis Evangelion Perfect Edition, 7e et dernier tome paru (Glénat) !
On vous en parlait ici, Neon Genesis Evangelion est actuellement réédité en grand format Perfect Edition aux éditions Glénat. Le septième et dernier tome de la série vient de paraître. Quel plaisir cela aura été de relire le Chef d’oeuvre d’Hideaki Anno. Surtout dans cette jolie édition (à noter que le premier tirage de chaque volume contient un ex-libris). Vous pouvez même trouver ce dernier tome dans un coffret collector pour ranger toute la série.
Bref, que l’on soit fan inconditionnel de mechas ou non, impossible de ne pas avoir cette intégrale dans sa collection, assurément.
Résumé de l’éditeur :
L’édition originale
La Nerv a été décimée par la Seele et seuls quelques membres ont survécu au massacre. Alors qu’Asuka affronte, débordée, les 9 Eva Series, Gendo entraîne Rei dans les profondeurs afin de lui faire rencontrer Lilith… Quant à Shinji, il retrouve le courage suffisant pour voler au secours d’Asuka. Mais cela suffira-t-il ? L’heure du Troisième Impact a sonné et, alors que le Plan de Complémentarité de l’Homme se met enfin en marche, Shinji se retrouve malgré lui à en être l’instrument final.
Date de parutiontome 3 : le 4 octobre 2023 Auteurs : Yoshiyuki Sadamoto (scénario) et Ryoichi Ikegami(dessin) Genre : S.F., combat
Editeur: Glénat Prix : 14,95 € (360 pages) Acheter sur : BDFugue
[BD] Les Piliers de la Terre, superbe adaptation de l’oeuvre de Ken Follett (Glénat / Robert Laffont)
Il faut beaucoup d’audace pour oser se lancer dans un tel travail d’adaptation : c’est d’ailleurs la première fois que l’auteur à succès Ken Follett voit son oeuvre adaptée en BD. Didier Alcante (La Bombe, XIII Mystery, Rani…) et Steven Dupré (Kaamelott) se sont donc lancés avec grand succès dans l’aventure des Piliers de la Terre, prévu en six tomes volumineux. Et cette saga historique a fait immédiatement mouche, même auprès de Mister Follett himself, qui adoube dans sa préface le travail réalisé.
Un travail passionné qui ne manque pas de nous emporter dès les premières planches dans la dure réalité du XIIe siècle, en Angleterre, où l’on découvre le rude quotidien d’un certain Tom, maître bâtisseur qui perd son chantier, et de sa famille en proie à la misère. De longues marches les attendent, au coeur de l’hiver, pour partir à la recherche du rêve de Tom : une cathédrale à bâtir. Mais très vite les intrigues se multiplient et l’on entre dans le grand bain, au beau milieu des affres de la Cour du Roi et de sa succession, sans héritier mâle. Un pouvoir royal intimement lié à celui de l’Eglise, au sein de laquelle des rivalités se mettent en place dans des jeux de pouvoirs en miroirs avec ceux de la Cour. Un scénario dense magistralement et fidèlement apprivoisé par les auteurs qui livrent une version éblouissante dans ce premier album très riche (104 pages de bonheur). Car les Piliers de la terre conserve ce supplément d’âme qui en fait un grand récit.
Autant dire qu’il ne faut pas passer à côté des Piliers de la Terre ! A lire d’urgence, que l’on ait lu ou non le roman.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Au temps des bâtisseurs de cathédrales : redécouvrez la fresque monumentale de Ken Follett dans une saga épique en bande dessinée.
Angleterre, XIIe siècle. Dans un royaume en perdition, morcelé par la guerre et affaibli par la famine, Tom, modeste maître bâtisseur, rêve de construire, un jour, la plus grandiose des cathédrales… Après avoir perdu son épouse et son nouveau-né durant un hiver des plus rudes, il échappe de peu à une mort certaine grâce à la troublante Ellen. Cette jeune femme rebelle et solitaire, vivant repliée dans la forêt avec son fils Jack, deviendra sa compagne. Ensemble, ils prendront la route, bravant le froid et la misère. Pendant ce temps, le nourrisson abandonné est recueilli par une communauté de moines en proie à une véritable crise religieuse…
Didier Alcante (La Bombe, XIII Mystery) et Steven Dupré (Kaamelott, aux éditions Casterman) inaugurent avec ce premier album une adaptation magistrale du célébrissime roman historique de Ken Follett, prévue pour se décliner en une série ambitieuse de six volumes ! Il n’en faudra pas moins pour se (re)plonger dans l’univers de cette saga médiévale épique consacrée aux premiers bâtisseurs de cathédrales. Une histoire aux multiples rebondissements déjà déclinée en série télévisée sous la houlette de Ridley Scott, en jeu vidéo, et même en comédie musicale ! Il ne manquait qu’au Neuvième Art de s’emparer de la destinée de ces personnages tant aimés du grand public : le prieur Philip, la jeune chatelaine Aliena, l’archidiacre Waleran ou encore l’infâme William… Admirateur inconditionnel de Ken Follett, Didier Alcante adapte avec passion et une redoutable efficacité cette épopée monumentale au langage de la bande dessinée, que Steven Dupré enrichit grâce à sa science de la mise en scène et sa générosité dans les détails. L’album se fonde aussi sur un travail documentaire extrêmement précis et rigoureux supervisé par le Docteur en Histoire de l’Université de Namur Nicolas Ruffini-Ronzani.
Un premier tome à la hauteur du chantier colossal que représente cette adaptation littéraire, qui a reçu l’approbation enthousiaste de Ken Follett lui-même, auteur d’une préface inédite exceptionnelle pour l’occasion.
Date de parution : le 11 octobre 2023 Auteurs : Steven Dupré (Dessin), Didier Alcante (Scénario) Genre : Adaptation, Histoire
Les éditions Castor poche s’adressent aux jeunes lecteurs dès 8 ans avec leur livre : Contes à rebours. Il s’agit d’un vrai livre à la très belle couverture cartonnée, qui se découvre comme un calendrier de l’Avent : Une histoire à lire par jour à partir du 1er décembre. Une jolie façon d’attendre Noël ! Le jeune lecteur va découvrir ses nouveaux amis, au nombre de sept, qui vivent dans une vieille ferme abandonnée : Lutin-Malin, Allégretto le moineau, Comte Gouttes, Souricette, Petit Ogre, Les Trois Petits Cochons, La Petite Poule Rousse. Quelle idée originale : le décompte des jours restants avant Noël avec une histoire ! L’ours a-t-il volé le soleil, se demande Lutin-Malin. La petite poule rousse a-t-elle aimé la ville ? pas si sûr ! Et la lettre au Père Noël, infiniment longue et belle… Quant à l’atelier des lutins, ce n’est pas le moment d’y aller ! Ils sont débordés. Le jeune lecteur retrouvera les contes revisités du Chaperon rouge, des Trois petits cochons, de la Mère Noël… « Contes à rebours» nous régale avec ses 24 histoires, joliment illustrées, toutes plus passionnantes les unes que les autres. Un calendrier de l’Avent original, à offrir aux jeunes lecteurs !
L’amitié, ça compte un peu, beaucoup, énormément… (Editions du Ricochet)
Les éditions du Ricochet nous proposent un album joliment illustré pour petits, centré sur le thème de l’amitié : L’amitié, ça compte un peu, beaucoup, énormément…
C’est super d’avoir un ami, une amie. C’est une personne avec qui tu peux tout partager, tout raconter. Tu peux jouer avec lui, avec elle, si tu veux. Même faire des activités que tu n’aimes pas forcément. Garçon ou fille ? En amitié, ce n’est pas important !
Chacun son rythme. Quelquefois, tu préfères observer les autres. Ce n’est pas un problème. Ou même tu préfères jouer seul. Il est possible que tu te disputes avec ton ami. C’est normal. On ne peut pas toujours être d’accord !
« L’amitié, ça nait, ça grandit et ça change tout au long de la vie… Tout comme toi ! »
L’amitié, ça compte un peu, beaucoup, énormément…, une vraie jolie leçon de vie !
[BD] Golden West, sublime fresque apache signée Christian Rossi (Casterman)
Golden West signe le retour de Christian Rossi, illustrateur de W.E.S.T., qui propose ce magnifique objet grand format (de quelques 168 pages) en tant qu’auteur complet. Un album au dessin éblouissant où l’on suit le jeune et malheureux apache Woan, banni de sa tribu après un terrible accident qui aura couté la vie à son ami. Woan va alors se retrouver face à la solitude et aux dangers du monde et de la nature aride et hostile qui l’entoure. Luttant pour sa survie, il fera également des rencontres qui changeront sa vie : que ce soit celle du grand chef de guerre et chaman Geronimo ou que ce soit des rencontres avec des hommes blancs chercheurs d’or, Woan tissera des liens forts avec chacun.
Véritable guerrier sur les champ de bataille, le jeune et solitaire Woan est le symbole de tout un peuple qui assiste inexorablement à son propre déclin. Golden West est une véritable fresque sur le dernier souffle de résistance des apaches, qui feront tout leur possible pour survivre à l’envahisseur blanc.
Christian Rossi signe ainsi un roman graphique au dessin lumineux et sublime qui nous emporte instantanément dans ce décor incroyable. Le scénario comme la narration manquent malgré tout de rythme bien que les scènes d’action soient nombreuses. La sensation globale reste étonnamment un léger manque de dynamique qui aurait pu faire de Golden West un très grand album.
On prend néanmoins beaucoup de plaisir à admirer ce magnifique album, dont l’expérience vaut largement d’être vécue ! A découvrir en librairie !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Banni de son peuple pour conjurer une malédiction, le novice apache Woan doit apprendre à survivre. Après avoir affronté, seul, à la frontière nord-ouest du Mexique, les épreuves des éléments naturels et des passions humaines, le jeune homme croise la route d’un guerrier dont les faits d’armes et la spiritualité ont marqué l’Histoire des États-Unis et la légende dorée de l’Ouest : Geronimo ! En nous faisant revivre l’ultime élan de résistance d’une civilisation en péril, Christian Rossi donne à lire son œuvre la plus personnelle et la plus inspirée.
Date de parution : le 11 octobre 2023 Auteurs : Christian Rossi (Dessin, Couleurs, Scénario) Genre : Western, biographie
La vie secrète des écrivains, roman graphique de Guillaume Musso (Calmann Lévy)
Guillaume Musso nous offre un magnifique roman graphique en collaboration avec Miles Hyman : La vie secrète des écrivains.
Tout est incroyable dans cet album : aussi bien l’écriture que les illustrations. On entre dans l’histoire comme envoûté !
C’est l’histoire d’un écrivain célèbre qui décide d’arrêter d’écrire, du jour au lendemain et se retire sur une île à la fois sauvage et sublime. Il a trouvé son havre de paix et vit complètement retiré de la société. Il n’a plus donné d’interview depuis vingt ans et refuse que quiconque l’approche. Jusqu’au jour où une jeune journaliste suisse, Mathilde, débarque sur l’île et tente de percer son mystère. Car forcément, autour de Nathan Fawles, il y a un secret…
Tout est fascinant dans cette histoire. Au départ, on est plongé dans la littérature, avec de nombreux extraits de grands écrivains, puis très vite, avec l’arrivée de Mathilde, l’histoire prend un tout autre tournant. Un corps de femme, abominablement torturé, a été retrouvé sur l’île. L’intrigue devient policière.
Quand Guillaume Musso a écrit ce roman, La vie secrète des écrivains, en 2019, il a eu envie de voir des images l’accompagner. C’est alors qu’il a pensé à Miles Hyman, dont il admirait tant le travail. Et quel résultat étonnant ! Les illustrations sont prégnantes de vérité autant que de mystères ! Les paysages sont autant magiques qu’austères. On ressent les sentiments des personnages. C’est vraiment époustouflant !
Ce roman graphique, La vie secrète des écrivains, est une très belle adaptation du roman de Guillaume Musso. A découvrir même si on a déjà lu son roman.
Une journée de chien, superbe roman de Sander Kollaard (Héloïse d’Ormesson)
Sander Kollaard est un écrivain néerlandais. Il vit en Suède avec sa famille. Tous ses romans et nouvelles ont reçu des prix littéraires. Avec son dernier livre, Une journée de chien, Sander Kollaard a remporté le Prix Libris, l’équivalent du Goncourt aux Pays-Bas !
Henk vit avec son chien, Canaille. Tout le roman tourne autour du chien, qui semble bien malade. A travers lui, l’auteur analyse finement la vie de Henk. C’est incroyablement bien écrit. Et bien amené.
Henk est divorcé, plus tout jeune, mais pas encore vieux. Infirmier dans un service de soins intensifs. D’ailleurs, il parle facilement de la mort, avec une pointe d’humour assez hilarante.
Au fil des pages, on le découvre, comme on s’attache à son chien. On imagine tellement la relation qu’ils ont tous les deux !
Puis, un beau jour, grâce à Canaille, sa vie va être transformée… Il ne pensait pas être capable de revivre des moments pareils…
Une journée de chien, un roman qui en dit long sur la vie ! Ce livre est une pépite !
Écrite dix ans après « La Voix humaine », cette pièce de Jean Cocteau semble en répéter les caractéristiques essentielles : une femme délaissée (Romane Bohringer) souffre à en crever de l’absence, des mensonges et du silence de son amant (Tristan Sagon). Dans un dialogue visuel et charnel intense avec la comédienne aussi animale que guerrière, le danseur Tristan Sagon donne corps à ce mutisme et à son emprise.
La scène représente une chambre d’hôtel. Il est tard. Sur le qui-vive, une femme attend et guette impatiemment le retour de son jeune amant. Il arrive. Enfin ! Et… lit son journal sans un mot.
Ici, la chanteuse a pris les airs d’une pop star en tournée internationale dont le texte théâtral est complété de sa version chantée dans une veine pop et rock.
Écrit pour Édith Piaf, rarement repris, « Le Bel indifférent » est une tragédie de l’attente. De l’attente de l’autre, de l’amour de l’autre, inconditionnel jusqu’à la folie ?
Face à ce mur de silence qui s’élève devant elle, son flot de paroles jaloux, inquiet, parfois distant, brûlant, s’envenime, conjure, supplie, se cogne, tout en se chargeant de sentiments contradictoires.
Une femme sous influence
Où le silence et la passivité de son amant la confronte tantôt à son aura, à son mystère, tantôt à la violence, la rage, l’anéantissement, la solitude, le désamour, l’emprise, la peur qui la saisit.
La joute entre les deux amants prend la forme d’un dialogue impossible, où la danse énigmatique, charnelle et incisive du Bel indifférent (dans une partition parfaite du danseur Tristan Sagon) répond à la complainte enivrée, désespérée et sans issue de la protagoniste.
La mise en scène électrisante de Christophe Perton et son dispositif scénique très réussi, qui se transforme en un écran géant projetant des vidéos sous l’impulsion live d’un group de rock, accompagnent de concert les turbulences et la fantasmagorie de cet amour à sens unique.
Progressant sur ce chemin vertigineux, Romane Bohringer est magnifique. D’une sensibilité animale et guerrière, elle irradie la scène de cette vérité humaine à la fois déraisonnable et vivante, emportée et complexe. Bravo !
Dates : du 11 octobre au 12 novembre 2023 – Lieu : Théâtre de l’Atelier (Paris) Metteur en scène : Christophe Perton
Frères, le dernier roman d’Alexandre Jardin (Albin Michel)
Publik’Art suit de très près, et depuis longtemps, Alexandre Jardin. Il fait un peu partie de notre famille ! Car à chaque roman, il se livre un peu. Telle est notre impression. Sa plume nous envoûte à chaque fois ! De son dernier roman, Frères, Alexandre Jardin dit lui-même ceci : « Ce livre est mon secret, l’obscur le plus obscur de ma vie » On connaît la famille Jardin. Une famille pas comme tout le monde. Une famille sans limites. Où la liberté règne… Pas de barrières. Tout est permis. Une famille où les rôles sont inversés. L’auteur nous parle encore et encore de cette drôle de famille qui ne ressemble à aucune autre. Marqué à jamais par une éducation qui ne ressemble à aucune autre éducation. Une non-éducation. Au final, une grande souffrance. Difficile de parler de ce livre sans tout dévoiler. Son frère, plutôt son demi-frère, qui a trois ans de plus que lui, se suicide un 11 octobre 1993. Et c’est trente ans plus tard, qu’Alexandre lui offre « une sépulture de papier ». Et décide de lui rendre hommage. Il en fait un tableau très contradictoire. Mais dans le fond, même si son frère peut être assimilé à un monstre, Alexandre l’aime bien. Il ne renie pas son frère, ni l’amour qu’il lui porte tout en confessant la plus épouvantable abomination de son frère. En réalité, son frère est monstrueux… Mais Alexandre arrive à le montrer sous un autre jour. Son but en écrivant ce livre n’est pas de faire les comptes mais plutôt de dévoiler son frère qu’il admirait tant. Un frère qui osait aller très loin, beaucoup trop loin… Il a réussi à le faire revivre en quelque sorte… Il analyse la vie d’Emmanuel. Sous toutes les coutures. Pour essayer de le comprendre. Essayer de comprendre son geste. Revenir sur le passé ne se fait pas sans douleur. C’est vrai pour tout le monde mais encore pire pour Alexandre Jardin ! Il a tenté d’oublier, de tout oublier mais trente ans après, ça rejaillit. Ça explose, comme une bombe. Il parle aussi de son jeune frère, Frédéric, réalisateur. Mais très peu. Juste pour lui donner une place de vivant, à la fin de son livre. Une belle relation fraternelle avec Frédéric, avec qui tout est simple. Le contraire d’Emmanuel. Frères est un roman qui se lit d’une seule traite. Comment peut-on vivre et survivre à de pareilles situations, à un tel vécu ? Un roman bouleversant qui on l’espère, aura « libéré » Alexandre Jardin. Pas si sûr car Alexandre est encore dans la culpabilité, ne crie pas assez sa douleur, ne se révolte jamais ! Dans son prochain roman, peut-être !
Cuisines du monde, superbe album illustré (Usborne)
Les éditions Usborne nous proposent un album illustré très original : Cuisines du monde.
A travers cet album, le jeune lecteur va pourvoir voyager, découvrir des traditions culinaires du Monde entier, des ingrédients nouveaux, des recettes étonnantes et faciles à réaliser. Non seulement la découverte des recettes familiales est très alléchante, mais le lecteur va apprendre également tout un nouveau vocabulaire autour des ustensiles, des fruits et légumes, des épices, des herbes… Un monde culinaire du monde entier.
Le jeune lecteur va se familiariser avec le monde de la cuisine, et se protéger des dangers. Ensuite, il va apprendre les bases : comment couper un oignon, comment tapisser un moule, ou une plaque, comment préparer un poivron…
Puis, il va découvrir la carte du monde avec les différentes recettes du livre. Quelle jolie leçon de géographie… sans en avoir l’air !
On va cuisiner et déguster des spécialités en Jamaïque, en Argentine, au Ghana, en Ouganda, à Maurice, en Europe, bien sûr, en Asie, en Australie et même en Chine ! Et bien d’autres encore !
Mais le plus sympa est que toutes ces recettes sont facilement réalisables et conviennent à tout type de régime alimentaire puisqu’elles sont sans viande, sans fruit à coque, sans laitage, sans œuf et sans gluten ! Chaque étape de la recette est illustrée avec des instyructions très claires et faciles à réaliser.
Exemples de recettes : Pancakes aux courgettes, de Corée du Sud, Kisir de Turquie, pudding d’Ecosse, salade de fruits d’Argentine, le Barfi de l’île Maurice… Bref, voilà de quoi se réjouir : des heures et des heures à cuisiner et à goûter de nouvelles spécialités internationales !
Cuisines du mondeva régaler petits et grands, dès l’âge de 7 ans ! Un beau programme pour les vacances de la Toussaint ! Un très bel album, très joliment illustré, à mettre entre toutes les mains !
Cette vie que j’aime infiniment, livre théâtre (Casterman)
Les éditions Casterman nous proposent un livre théâtre étonnant : Cette vie que j’aime infiniment. Il s’agit en fait de 6 grandes scènes représentée en pop-up. Comme sur une scène de théâtre. On se sent totalement en immersion ! Avec 3 plans à chaque fois ! Des pop-up très élaborés ! A regarder encore et encore ! Pour admirer comme le monde est beau et plein de promesses. Une maman lit un livre à son enfant en lui expliquant les 4 saisons. Puis les différentes mers et leurs habitants. Une autre scène est tournée vers la nature. L’enfant et sa mère plante un arbre. La page suivante raconte la vie des animaux sur terre comme dans l’eau. Cet album est superbe et rend hommage à la diversité de notre planète. Et à sa grande beauté ! Tout en mettant l’accent sur l’amour d’un parent à son enfant. Cette vie que j’aime infinimentest un très bel album à lire en famille ! Un bon moment de lecture tendre et complice, comme on les aime ! Il a été écrit par les autrices de la série : Cet enfant que j’aime infiniment, vendus à plus de 40 000 exemplaires !
Récemment annoncées sur le site culturel Publik’Art, les 6 représentations de La Cenerentola ont débuté au Théâtre des Champs Elysées. Et le coup de cœur est immédiat tant la qualité des interprètes est au diapason d’une mise en scène inventive et enthousiasmante. L’opéra de Gioachino Rossini est situé dans un contexte moderne pour un résultat enchanteur et une belle morale.
Un immanquable de la saison
C’est une salle comble jusqu’au plafond qui assiste à cette love story entre le prince Don Ramiro (impressionnant ténor sud-africain Levy Sekgapane) et la Cendrillon Angélina (merveilleuse mezzo-soprano Marina Viotti). Le premier s’introduit à visage caché dans la cafétéria tenue par le beau-père de la souillon, Don Magnifico (puissant ténor Peter Kálmán) alors que l’ami du premier Dandini (féérique ténor Edward Nelson) se fait passer pour le prince. Au milieu de ces personnages, dans un décor hyper mobile, la magie opère entre le prince incognito et la servante accablée par les 2 filles pestes du gérant de la cafétéria (pétillantes Alice Rossi et Justyna Ołów). La mise en scène de Damiano Michieletto fait intervenir un chœur présent dans différentes situations, une foule d’ouvriers venant se restaurer, une foule d’invités à une soirée chic… ou une foule d’admiratrices du prince, avec robes, perruques et positions alanguies (rires assurés). L’adaptation se veut légère en empathique, la bonté est mise en avant, triomphant toujours des perfidies et des coups du destin. A la baguette, le chef d’orchestre Thomas Hengelbrock insuffle une énergie débordante à un orchestre au diapason de la scénographie de Paolo Fantin. Quand la cafétéria s’élève dans les airs pour laisser la place à un intérieur californien digne de celui du film Le Lauréat, la foule est éblouie. Les meubles s’échappent dans une trappe ou descendent du plafond, le mouvement est perpétuel et les ambiances se succèdent. Moins connu que d’autres opéras du même compositeur, La Cenerentola contient des morceaux de bravoure que les ténors, les barytons et les sopranos interprètent avec une belle émotion. L’inspiration du conte de Charles Perrault se passe de la plupart des éléments magiques, pas de fée ni de citrouille, les pantoufles de vair (de verre?) sont remplacées par un bracelet et subsiste surtout un mendiant philosophe aux pouvoirs magiques dénommé Alidoro (surpuissant baryton Alexandros Stavrakakis) et descendu des nuages par la magie visuelle d’un film projeté sur le rideau. Mais la perle de cette adaptation est Marina Viotti, lumineuse mezzo-soprano dans ce rôle plein de candeur et de bonté, symbolisant le pouvoir du pardon par delà les querelles d’ego trop souvent à l’œuvre dans les temps présents. Sa présence vocale et scénique ensorcèle le public, si bien accompagnée par le ténor Sud-Africain Levy Sekgapane tout en finesse et en force mélangées.
Ce dramma giocoso gagne en modernité, transformant l’opéra burlesque en spectacle d’une folle actualité. La Cenerentola est un spectacle à ne pas manquer au Théâtre des Champs Elysées, encore 4 représentations le 13 octobre, le 15 octobre, le 17 octobre et le 19 octobre.
[Livre jeunesse] Roald Dahl : Mes 101 premiers mots, illustré par Quentin Blake (Gallimard Jeunesse)
Grand livre cartonné, Mes 101 premiers mots explore l’univers fantasque du cultissime Roald Dahl à travers des illustrations de Quentin Blake. Chaque double page a son univers, de la maison en passant par le jardin, mais aussi des moments clés qui ponctuent la journée comme les repas, les séances d’exercice, les animaux rigolos… jusqu’au dodo.
Un livre ludique et amusant, jalonné de nombreux volets à soulever pour le plus grand bonheur de nos tout petits !
Résumé de l’éditeur :
Un imagier tout-carton pour découvrir les mots avec le génial Roald Dahl!
À la maison, à table, à la ferme, dans le jardin, en allant se coucher… Plongez dans l’univers farfelu de Roald dahl et les images truculentes de Quentin Blake, et découvrez plus de 100 mots en vous amusant à soulever les rabats! Trouverez-vous la petite souris cachée dans chaque page?Entre une soirée déguisée avec les Lines, la préparation de Noël et le premier numéro du journal du collège, quelle année pour Lucrèce! Alors, quand toute la classe part au ski, c’est le pompon… Lucrèce ne sait plus où donner de la tête: passer sa deuxième étoile ou danser un slow avec Ruben?
Date de parution : le 7 septembre 2023 Auteurs : Roald Dahl et Quentin Blake Genre : tout petits
[BD jeunesse] Alice Présidente – Toujours plus loin (Glénat)
Qui n’a pas rêver de devenir un jour Présidente ? Gérard Guerlais et Fabrice Colin nous offrent une BD humoristique très attachante avec Alice Présidente. Les dessins sont gais et amusants. Les petites saynètes qui se succèdent nous entraînent dans la vision loufoque et enfantine d’une petite fille de 9 ans et demi de l’exercice de la fonction présidentielle.
Beaucoup de références sur la politique actuelle que les plus jeunes auront dû mal à percevoir, mais qui raviront « les plus grands lecteurs ». Alice, on l’adore, et on attend donc avec impatience la suite de son mandat.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Elle est prête à tout pour commander !
Entre sa gestion toute personnelle des affaires courantes et les grandes idées qu’elle compte bien appliquer en France, la jeune présidente de la République, Alice, ne s’ennuie pas ! Jamais à court de réformes ou de projets grandioses, elle sait s’entourer et n’a pas fini de réjouir son (é)lectorat !
Date de parution : le 20 septembre 2023 Auteurs : Fabrice Colin (Scénario) et Gérald Guerlais (Dessin) Genre : BD jeunesse
[Livre jeunesse] Où es-tu, Rodolphe ? un album animé pour jouer à cache-cache (Milan)
Petit livre cartonné, Où es-tu, Rodolphe nous emmène pour une partie de cache-cache amusante dans toute la maison. On y apprend à compter, on s’amuse à soulever plein de petits volets pour découvrir toutes les cachettes possibles. Cela plaira à coup sûr à nos tout petits !
A lire en compagnie de ceux que l’on aime !
Résumé de l’éditeur :
Aujourd’hui, Rodolphe s’ennuie. Et si on jouait à cache-cache ? Nous, on compte jusqu’à 10, et toi, Rodolphe, tu te caches. Ça y est ? Tu es prêt ? Attention, Rodolphe, caché ou pas caché, on arrive !
Des volets à soulever pour jouer avec Rodolphe, un adorable ourson Dans cet album animé, à la fabrication tout-carton solide et soignée, l’enfant s’amuse à soulever des volets pour découvrir la cachette de Rodolphe et le faire apparaître. Un concept de fabrication simple et efficace qui a fait ses preuves.
Une partie de cache-cache drôle, tendre et joyeuse Rodolphe rivalise d’ingéniosité pour se dissimuler. Cependant, il est un peu empoté : une ou plusieurs parties de son corps dépassent de chacune de ses cachettes. Le petit lecteur devine rapidement où il se trouve et se joue gentiment de lui. Jusqu’à ce que ce soit à son tour de se cacher !
Un album bien adapté aux tout-petits dès 1 an Cet album, signé par la talentueuse Marianna Coppo, incite le parent et l’enfant à partager un moment complice. Mais, au-delà de l’aspect ludique, il permet aux tout-petits, à l’âge où ils s’inquiètent d’être séparés de leur parents, de dédramatiser cette angoisse et de s’initier en douceur à la permanence de l’objet.
Date de parution : le 21 septembre 2023 Auteurs : Marianna Coppo Genre : tout petits
[BD] La Petite fille et le Postman : roman graphique ou road trip dans l’Amérique de 1906 (Vents d’Ouest)
Roman graphique de Bertrand Galic (scénario) et Roger Vidal (dessin) La Petite fille et le Postman nous embarque dans un voyage à travers l’Amérique du Nord du tout début du XXe siècle. Enyeto est chargé d’expédier un colis tout à fait particulier : une jeune fille du nom de Jenny, abandonnée par son beau-père qui la renvoie à l’autre bout du continent, chez ses grands-parents. Le Postman, forcé d’accepter la mission du fait d’un vide juridique sur la qualité des colis à prendre en charge (et c’est inspiré de faits réels !), se retrouve alors en charge de la petite fille qu’il va devoir convoyer dans des conditions souvent rocambolesques.
Comme un road movie, on voyage à dos d’équidé et à bord des trains qui parcourent alors déjà le pays. Mais le binôme se fait souvent remarqué et se retrouve rapidement pris en chasse par les autorités qui songent à une situation plus que suspectes. Le Postman fera tout son possible pour emmener la Petite fille à bon port, en échappant à ses poursuivants.
Un scénario relativement linéaire, mais néanmoins dynamique, dont la narration fleuve demeure très agréable. L’album est d’autant plus apprécié qu’il est accompagné de magnifiques illustrations que l’on apprécie tout particulièrement. La finesse du trait de Roger Vidal est un véritable atout dans l’aventure qui est proposée. On se régale à admirer ses planches.
En résumé, La Petite fille et le Postman ne manque pas de charme et si l’on aime les beaux paysages de western, il faut en faire l’expérience !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Un voyage émouvant au cœur des grands espaces américains.
San Francisco, 1906. Jenny vient de perdre sa maman sous les décombres du monstrueux tremblement de terre et se retrouve donc seule avec son beau-père, au milieu de la cité dévastée. L’homme, complètement désemparé, profite alors d’une faille dans le règlement des postes pour éloigner la fillette. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, il va pourtant bel et bien l’expédier tel un colis, légalement, à l’autre bout du pays… Et c’est Enyeto, un facteur amérindien à l’allure imposante, qui va être chargé de l’accompagner jusqu’à sa destination finale : Chicago, Illinois ! Ainsi débute un long périple, un road-movie équestre et ferroviaire mettant en scène deux êtres que tout oppose a priori. Un grand voyage imprévu, autant pour l’une que pour l’autre, à travers l’immensité des États-Unis. Attentionné sous ses airs bourrus, Enyeto devra prendre soin de Jenny, l’épauler dans l’épreuve, lui redonner confiance petit à petit. Sur la route, une belle complicité va bientôt naître et se développer entre les deux personnages… Dans les coups durs, elle sera aussi là pour lui. Après avoir exploré les entrailles de Fukushima, Bertrand Galic et Roger Vidal nous plongent cette fois-ci au cœur d’une Amérique bouillonnante, en pleine mutation, tiraillée entre ses archaïsmes (ceux du Far West) et son ultra-modernité naissante (celle des buildings et des grands abattoirs). Les deux auteurs explorent aussi et surtout des paysages plus intimes : ceux de la nature humaine, de la relation à l’autre. La petite fille et le Postman est un récit d’aventures particulièrement sensible et émouvant, un beau roman graphique, qui questionne l’altérité, la loyauté et la filiation.
Date de parution : le 6 septembre 2023 Auteurs : Roger Vidal (Dessin, Couleurs), Bertrand Galic (Scénario) Genre : road trip, roman graphique
La Cenerentolaa été créée au Teatro Valle de Rome le 28 janvier 1817 par Giacomo Rossini. Dernier opéra-bouffe du célèbre compositeur italien, il a créé un dramma giocoso en 2 actes dont le livret est de Jacopo Ferretti. Il a adapté Cendrillon, le célèbre conte de Charles Perrault, pour une popularité proche de celle du Barbier de Séville au XIXe siècle. Le grand compositeur a jugé préférable d’enlever tout le merveilleux du conte tel que retranscrit par exemple sur grand écran par Walt Disney dans son célèbre long-métrage. Pas de carrosse magique se changeant en citrouille à minuit tapante, ni de gentille marraine à moitié sorcière pour régler d’un coup de baguette magique tous les problèmes et pas plus de pantoufle de vair (verre?) pour aider le prince à retrouver la belle échappée. L’opéra joue surtout sur la confusion des opinions, des genres et des sentiments dans un déroulé qui se veut plus proche du réel que du merveilleux. Musicalement, le spectacle se veut d’une surprenante variété remplie avec une constante allégresse. Rossini a mis un point d’honneur à faire cohabiter respect de la morale et bonne humeur pour un spectacle qui donne le sourire par son exubérance pétillante. La production du Théâtre des Champs Elysées permet de découvrir le chef Thomas Hengelbrock au pupitre et Marina Viotti dans le rôle titre d’Angélina après sa récente prestation dans la Périchole d’Offenbach. La vision scénique de Damiano Michieletto de ce dramma giocoso met en avant la bonté triomphant sur la méchanceté dans un spectacle à découvrir entre le 9 octobre et le 19 octobre. Cette coproduction Théâtre des Champs-Elysées | Semperoper Dresden est un grand moment lyrique à découvrir dans l’écrin du célèbre théâtre de la rue Montaigne, avec le soutien d’Aline Foriel-Destezet, grand mécène de la saison artistique du Théâtre des Champs-Elysées et Laurent-Perrier, mécène de l’opéra La Cenerentola heureux de soutenir la création artistique au Théâtre des Champs-Elysées. Le spectacle se joue en partenariat avec france.tv et Le Figaro. Des places sont toujours disponible sur la billetterie du TCE, à vous de jouer!
[BD] Noir horizon tome 1 : de la S.-F. pure et dure qui fait plaisir (Glénat)
Voilà un album qui fait plaisir aux amateurs des grands classiques du cinéma S.-F. comme Alien. Noir Horizon saute à pieds joints dans la thématique en emportant des condamnés de l’autre côté d’un mystérieux mur sur la planète Kepler-452 b. Et autant dire que de petites réjouissances les attendent. Les victimes ne manqueront pas. Une nouvelle série prévue en trois tomes dont le scénario est assuré par le très prolifique Philippe PELAEZ (L’écluse, Dans mon village, on mangeait des chats, Air, Bagnard de guerre…), auteur qui multiplie les parutions ces derniers temps.
Et autant dire que le récit ne fait pas dans la dentelle et convoque toute la testostérone (mais pas que !) disponible pour une amorce explosive dans un premier album très joliment illustré par Benjamin Blasco-Martinez. L’univers graphique ultra-cinégénique met en scène des vraies gueules cassées et des corps déchiquetés en règle. Un véritable exutoire qui ne manque pas de densité pour autant. Car une certaine dimension ésotérique semble s’inviter et prendre forme au fil du récit.
Si l’ensemble reste cependant très ancré dans les grands standards du genre S.-F., on prend vraiment du plaisir à parcourir ce début de parcours de Noir Horizon. On conseille sans retenue !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Au-delà du mur, l’Enfer.Dans un monde post-apocalyptique en souffrance, la planète Kepler-452 b intéresse de près l’armée. Toutes les tentatives de traverser son « mur » se sont soldées par de cuisants échecs. Mais qu’y a-t-il derrière cet écran noir d’où aucun des soldats n’est jamais revenu ? Quelle source d’énergie abyssale les dévore jusqu’au dernier ? Face à ce noir horizon, les sondes et les androïdes tombent en panne, les caméras se brouillent. Les damnés de la prison de Kadingirra pourraient-ils réussir l’impensable ? Le Gouverneur a l’intime conviction que ces repris de justice qui n’ont plus rien à perdre pourraient être leur porte d’entrée sur cette planète. Recrutés parmi une horde d’assassins, les six rebelles ne savent pas encore ce qui les attend mais n’ont aucune intention de faire marche arrière ! Une fois sur Kepler, ils vont croiser le mal absolu… car le brouillard transforme les hommes en ce qu’ils ont de plus sombre. Pour ces six criminels ou six prophètes, c’est le début d’une expédition en Enfer. À moins que ce ne soit le début d’une mission d’envergure pour l’Humanité… Philippe Pelaez et Benjamin Blasco-Martinez nous réservent un récit SF déconcertant et ésotérique mêlant subtilement références bibliques et scientifiques. Premier tome d’une trilogie qui se veut une allégorie de la tyrannie, Noir Horizon interroge le lecteur : qu’est-ce qui permet à un nombre restreint d’individus d’imposer leur volonté ? Comment l’homme en arrive-t-il à se soumettre de plein gré ? Avec une forte approche cinématographique, le duo signe un album qui détonne, à l’ambiance incandescente avec une forte portée universelle.
Date de parution : le 27 septembre 2023 Auteurs : Benjamin Blasco-Martinez (Dessin, Couleurs), Philippe Pelaez (Scénario) Genre : S.-F., horreur
L’intelligence artificielle, des éditions La poule qui pond
La poule qui pond est une édition de littérature jeunesse. Leur catalogue est très varié : des documentaires Mondes futurs, des beaux livres, des syllabés (livres dys), des bidules chouettes, des tout-cartons, des albums et même un abonnement pour les tout-petits. Avec L’intelligence artificielle, nous entrons dans la collection des Mondes futurs : c’est une série de documentaires illustrés sur les grandes thématiques du XXI siècle.
Si vous croyez tout savoir sur L’intelligence artificielle, cet album, joliment illustré, vous prouvera le contraire. S’il s’adresse aux enfants dès l’âge de 9 ans, il intéressera toute la famille, y compris les adultes.
Les auteurs commencent par raconter l’histoire des premiers ordinateurs.
Saviez-vous que c’était l’écrivain Blaise Pascal qui avait inventé la première machine à calculer ? En 1642 !
Publik’Art ne va pas tout vous dévoiler, mais en lisant cet album, vous allez tout savoir sur l’évolution des recherches. L’intelligence artificielle est partout. Dans tous les domaines. Elle est capable d’aider les médecins à faire des diagnostics, à opérer, et même à détecter des cancers du poumon. Idem pour l’industrie, elle est parfaite pour le « contrôle qualité », par exemple. Parfaite aussi pour la sécurité. Elle traite le langage, reconnaît des images, des portraits, et analyse des données, des big data que l’homme ne peut pas faire. Et progresse chaque jour. Elle est partout ! Mais attention, ce n’est pas sans danger pour l’homme. Si elle a beaucoup de conséquences positives elle peut entrainer des dérives. C’est pourquoi il est urgent de créer des lois pour s’orienter vers une IA éthique. On connaît les dérives des algorithmes sur les réseaux sociaux qui rendent complètement dépendants les utilisateurs, par exemple.
Aujourd’hui, on ne peut plus revenir en arrière et L’intelligence artificielle fait intégralement partie de nos vies. L’homme va devoir apprendre à la gérer correctement pour ne pas qu’un jour elle se retourne contre lui !
Lisez tous L’intelligence artificielle aux illustrations étonnantes et emplies d’humour ! Vous serez surpris par tout ce qu’elle est capable de faire ! Et ce n’est vraisemblablement que le début !
[Album jeunesse] Les animaux : les fausses et bonnes réponses de Céleste et Mika (Glénat Jeunesse)
Après la Ville, c’est le retour de Céleste et Mika dans cette série documentaire avec Les animaux. Céleste et Mika sont deux enfants de 7 ans qui se posent toujours des questions pertinentes (que tout le monde se pose souvent d’ailleurs). Et chacun tentent d’y répondre avec ses idées. L’avantage c’est que l’un ou l’autre a forcément raison sur chaque question et l’on peut avoir le plaisir de démêler le vrai du faux tout au long de l’album… car c’est à la fin de ce dernier que l’on prend connaissance des fausses et bonnes réponses des jeunes curieux. Une idée géniale, traitée avec beaucoup d’humour et de malice. On se régale devant tant d’imagination !
On peut ainsi discuter en famille sur des questions comme « Si la taupe est aveugle, comment peut-elle savoir où creuser des trous ? » ou encore « Est-ce que les abeilles mangent le miel qu’elles produisent ? » ou encore « Les chevaux dorment-ils sur leurs quatre pattes ?« …. Des interrogations pleines de bon sens !
Les animauxest un excellent album documentaire écrit et illustré avec brio par Amélie Poggi (scénario) et Estelle Billon-Spagnol (dessin). Bravo pour ce travail qui a sur faire rire et animer de beaux moments avec nos enfants ! Une expérience à faire !
Extrait:
Résumé de l’éditeur :
n nouveau docu farfelu pour tout savoir sur le comportement des animaux et démêler le vrai du faux !
Céleste et Mika ne sont jamais à court de questions : pourquoi la chauve-souris dort-elle à l’envers ? Qu’est-ce que le hamster garde dans ses joues ? Pourquoi les tortues sont-elles si lentes ? Ce documentaire drôle et interactif repose sur un jeu de questions à deux réponses, dont l’une est vraie et l’autre fausse. Le petit lecteur aura le temps d’y réfléchir et de découvrir la bonne réponse à la fin de l’ouvrage. Une suite de série après un titre consacré à la ville avec les illustrations pleines de fantaisie et d’humour qui reflètent l’absurdité des réponses imaginées par Céleste et Mika.
Date de parution : le 27 septembre 2023 Auteur(s) : Amélie Poggi (scénario) et Estelle Billon-Spagnol (dessin) Genre : jeunesse, documentaire
Quand une jeune femme quitte son Kansas natal pour rejoindre New York et réaliser ses rêves, l’American Dream n’est pas loin. Mais être une femme dans les années 30 rajoute une difficulté souvent insurmontable. Heureusement Roberta Miller a du caractère et elle est bien décidée à mener sa barque malgré des difficultés. Devenue scénariste de BD, elle découvre l’envers du décor mais son imagination fertile la pousse toujours plus vers l’avant.
Une femme d’aujourd’hui dans les temps d’hier
La BD d’Alessandro Tota se place dès le départ sous la bannière woke, prenant pour cible les carcans habituels faits de patriarcat battus en brèche par un girl power quelque peu antidaté. La BD prend tout de même des atours plus classiques dans un bel hommage à la BD américaine des années 30, époque où sont nés les super héros qui font encore rêver les populations, Batman en premier. L’héroïne Roberta sent l’esprit des temps en imaginant son propre super héros, Dogman, dans des aventures qui rencontrent le succès. Aidée d’un dessinateur à la réputation sulfureuse, elle cherche sa place pour exister dans un monde d’hommes aux cigares et aux mœurs ancrées dans une tradition ancestrale. Les dessins de L’illusion magnifique sont un hommage évident à l’âge d’or des Comics, de quoi vivre une belle plongée dans le temps au fil des pages. Les références sont nombreuses, l’héroïne croise Bob Kane, le créateur de Batman et découvre l’univers autant diurne que nocturne d’une grande ville, jusqu’à assumer son véritable moi secret dans les dernière pages, à la grande surprise de son associé dessinateur.
L’illusion magnifique offre des belles pages d’aventure dans une BD qui fait revivre les débuts de la prise de conscience féminine.
Synopsis: A la fin des années 1930, Roberta Miller quitte sa province natale afin de s’installer à New York où elle devient bénévole dans un journal communiste. Fauchée, elle doit rapidement trouver un travail. Avec en toile de fond, les luttes syndicales, les changements sociaux et la montée du maccarthysme. Les illustrations sont inspirées des comics américains.
[BD] Alva dans la nuit, un roman graphique inclassable, fantastique, noir, habité et sanglant (Glénat)
Nouvel ovni venu tout droit de scandinavie, Alva dans la nuitest un roman graphique dense et inclassable dont la magnifique couverture trahit un récit hivernal aux accents horrifiques. La découverte de son dessin noir et blanc et de son univers peuplé de mystères attisent encore la curiosité.
Aksel Studsgarth et Daniel Hansen sont donc deux auteurs scandinaves venus du comics, du cinéma et du jeu vidéo. Avec Alva dans la nuit, c’est un récit à la croisée de ces univers qu’ils proposent, dans une atmosphère de thriller qui débute par un cambriolage qui tourne mal. Les malfaiteurs n’avaient pas anticipé la présence sur place d’une créature effrayante qui va littéralement découper tous ses visiteurs. S’en suivra alors une course-poursuite agrémentée de mythes nordiques comme un épais brouillard qui se dissipera dans un joli finish. Alva dans la nuit nous maintient ainsi dans une incertitude inconfortable pour mieux nous cueillir en fin d’album.
Un construction narrative audacieuse et un dessin authentique et brut font d’Alva dans la nuitl’un des romans graphiques les plus remarquables de la saison.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Un périple haletant au pays des merveilles hivernales.
Nous sommes au cœur de l’hiver. Alva, une orpheline, vit en marge de la société. Elle survit dans les faubourgs ternes d’une ville scandinave en tant que cambrioleuse, grâce à ses talents exceptionnels pour grimper le long des édifices. Durant un casse avec ses deux associés, Morten et Mini, dans un immeuble où ils dérobent des pièces d’or dans l’appartement d’un vieil homme, elle libère par mégarde, Sidsel, une sorcière de 2m10 qui possède la faculté de cracher des pépites d’or. L’affaire finit mal. Sidsel tue brutalement Morten et le vieil homme, alors que Mini s’échappe de justesse. Alva grimpe sur le toit où Sidsel l’attend. La sorcière ne tue pas la jeune fille, car elle reconnaît quelque chose en elle : une parenté ancestrale qui lie la sorcière à une tribu, le Peuple des Nuages. Mais épargner la vie d’Alva a un prix. Un prix qu’elle devra payer à l’avenir. Alva retrouve Mini avant de partir vers le Nord en quête de réponses sur ses origines. À leurs trousses, les Artisans, un groupe de mercenaires à la solde de Falk, le cruel propriétaire d’une entreprise pharmaceutique sur le déclin, prêt à tout pour exploiter les pouvoirs d’une magie ancestrale. Aksel Studsgarth et Daniel Hansen, deux auteurs scandinaves issus du comics, du cinéma et du jeu vidéo, nous proposent un thriller fantastique teinté de mythologie nordique de plus de 200 pages qui nous emporte dans une aventure bourrée de péripéties et d’invention au cœur de contrées enneigées où se mêlent magie ancestrale et soif de l’or. Un récit aussi captivant qu’original avec des protagonistes attachants. Une pure pépite à ne pas manquer !
Date de parution : le 20 septembre 2023 Auteurs : Aksel Studsgarth (Scénario) et Daniel Hansen (Dessin) Genre : roman graphique, fantastique, horreur
Des livres à offrir pour tout petits : Un grand bruit dans la nuit / Qui baille le plus fort ? (Glénat Jeunesse)
Voici deux petits livres tout en carton que l’on ne peut que vous recommander pour vos tout petits ! Que ce soit Un grand bruit dans la nuit ou Qui baille le plus fort ? ces petits albums regorgent de petits volets à soulever et d’animations à mettre en action. Les illustrations dégagent à chaque fois beaucoup de tendresse et sont très agréables à admirer en compagnie de nos chérubins d’amour.
Bref, des albums à savourer pendant le rituel du soir, avant de s’endormir dans les bras de Morphée.
Extraits :
Résumés de l’éditeur :
Dans cette drôle d’histoire, les animaux bâillent à s’en décrocher la mâchoire. Mais qui est le plus fort ? Soulève les rabats pour le savoir.
Qu’est ce qui empêche Souriceau de dormir ? Pour le savoir, toque de porte en porte, ouvre les volets et découvre les bruits de la nuit…
Date de parution : le 13 septembre 2023 Genre : jeunesse
« L’Affaire Makropoulos » convoque Hollywood à l’Opéra Bastille
Janáček est à deux ans de la mort lorsqu’il compose « L’Affaire Makropoulos ». Le portrait cruel d’une femme qui a bu l’élixir d’immortalité plus de 300 ans auparavant et qui s’abîme sans relâche dans ce paradis artificiel.
Car qu’est-ce que vivre lorsque l’on a déjà tout vécu, tout ressenti, tout appris, lorsque le temps et la répétition émoussent toute émotion, tout désir, tout envie et qu’il ne reste que lassitude et ennui ?
Emilia Marty est « froide comme une morte » dit son dernier amant. Tout juste éprouve-elle encore lorsque surgit le vieux Hank, qu’elle aima cinquante ans auparavant, ou encore lorsqu’elle évoque le Baron Ferdinand Josef, qui fut le grand amour de sa trop longue vie : ces deux moments sont les sommets lyriques de l’opéra. Mais il y a aussi la jeune chanteuse débutante Krista, si douée, si passionnée, et c’est peut-être grâce à elle qu’Emilia peut enfin mourir et à travers elle assouvir sa quête d’éternité.
Et à quoi bon vivre, si l’on sait que l’on ne mourra jamais ? là où l’acceptation de la mort fait partie de la vie afin d’en mesurer tout son sens.
Une mise en scène grandiose
Cette réflexion sur l’immortalité, la lassitude et le cynisme qui l’accompagnent, le metteur en scène Krzysztof Warlikowski l’a faite sienne en multipliant les mises en abyme et références à l’âge d’or du cinéma hollywoodien, qui a fabriqué nombre d’icônes éternelles : Marilyn Monroe, Gloria Swanson, Rita Hayworth et King Kong.
Sa mise en scène grandiose est hantée par le destin en noir et blanc de Marilyn : la jeunesse éternelle, la femme adulée, la femme sacrifiée sur l’autel de la gloire et retrouvée morte d’une overdose de barbiturique.
Il fait d’Emilia Marty le clone de Marylin Monroe avec sa fameuse robe qui se soulève sous l’effet du courant d’air iconique et convoque sur scène la figure gargantuesque de King Kong qui prend dans sa main Emilia, à l’instar du film de 1933, et la protège des hommes qui l’entourent, tous attirés par ses charmes.
La belle et la bête donc où les rôles s’inversent et transfigurent la folie humaine aux prises avec sa perdition. La scène devient une luxueuse salle de cinéma où défilent sur grand écran des plans de Gloria Swanson dansant pour l’éternité dans Sunset Boulevard de Billy Wilder et d’images d’actualité de la descente aux enfers de Marilyn Monroe. On assiste alors à la grandeur et aux décadences d’Hollywood.
Le metteur en scène crée avec la décoratrice Małgorzata Szczęśniak, un espace éclaté, d’une grande maitrise formelle, propice au découpage cinématographique. Où les décors, les lumières, la vidéo et les costumes convoquent à la perfection des images ultra-réalistes, en projection totale avec le livret et son action.
La partition électrisante se déploie magnifiquement sous la direction de Susanna Mälkki. Elle est servie par une distribution sans faille emmenée par la soprano Karita Mattila qui excelle dans le rôle titre d’Emilia Marty, empreint d’une mélancolie aussi fiévreuse que fébrile. Bravo !
Dates : du 5 au 17 octobre – Lieu : Opéra Bastille (Paris) Metteur en scène : Krzysztof Warlikowski