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Une exposition Eternel Mucha à découvrir au Grand Palais Immersif du 22 mars 2023 au 5 novembre 2023

Le Grand Palais Immersif met à l’honneur l’affichiste, illustrateur, graphiste, peintre, et professeur d’art tchécoslovaque. Figure majeure de l’Art Nouveau, pionnier de l’art de l’affiche et précurseur de la publicité, Alphonse Mucha fut l’un des artistes les plus célèbres d’Europe dans la première moitié du XXe siècle.

Un artiste en avance sur son temps

Mucha fait ses débuts à l’orée de la Belle époque et son style est tout de suite perçu comme singulier, avec la mise à l’honneur de la nature, ses personnages féminins magnifiés et ses tons pastels. Le succès est fulgurant. Arrivé à Paris à la fin du XIXe siècle, il se fait remarquer avec des illustrations dans les magazines et en 1900, il reçoit la médaille d’argent à l’exposition universelle, il est également nommé chevalier de la Légion d’honneur. L’exposition Éternel Mucha au Grand Palais Immersif met en exergue la trace indélébile laissée par le maitre de l’Art Nouveau. La Fondation Mucha a fourni un nombre impressionnant d’oeuvres pour une à expérience véritablement immersive, interactive et sensorielle. Organisé en 3 parties, le parcours de l’exposition retrace l’histoire personnelle d’Alphonse Mucha pour mieux se rendre compte de l’évolution de son travail et permet d’admirer ses oeuvres les plus représentatives, dont l’Épopée slave, présentée de manière hautement spectaculaire. L’exposition permet surtout de souligner l’influence décisive de l’artiste, toujours une grande source d’inspiration pour les créateurs d’aujourd’hui, aussi bien dans les domaines de l’art des rues que pour les mangas, dans les films jusqu’aux tatouages.

Des projections en très haute résolution permettent de voir des images accompagnées de musiques et d’installations olfactives originales. L’interactivité est reine pour une interactivité totale. Éternel Mucha est une vraie expérience pour les visiteurs plongés au coeur d’une oeuvre avant-gardiste, raffinée, élégante et moderne.

Détails:

Exposition coproduite par Grand Palais Immersif (filiale de la Rmn – Grand Palais) et la Fondation Mucha, Prague.

Accès:

Grand Palais Immersif 

110, rue de Lyon 75012 Paris

Métro Lignes 1,5,8 : Bastille (Sortie 4)

RER Lignes A, D : Gare de Lyon

Bus Lignes 29, 69, 87, 91: Bastille

The Whale, un excellent film sur la condition humaine

The Whale, un excellent film sur la condition humaine.

Il y a bien longtemps que Publik’Art n’a pas vu un film aussi excellent ! Aussi sincère. Une vraie pépite ! Tout est réuni dans ce film, The Whale. Un scénario incroyable. Une leçon de vie, de philosophie !
C’est l’histoire de Charlie, un professeur de littérature, souffrant d’obésité morbide. Il donne des cours en ligne et ne fait pas fonctionner sa caméra de façon à ce que ses élèves ne voient pas qu’il est obèse. Chaque cours est passionnant. On aimerait être un de ses élèves !

On découvre au fil des minutes la vie de Charlie, et son entourage. Il a abandonné sa femme et sa fille de 8 ans pour vivre son grand amour, avec son compagnon, Alan. Le film se passe à huis clos, presque entièrement dans le salon de Charlie.

Un jour, Ellie, sa fille de dix-sept ans, débarque chez lui. Alors qu’il ne l’a pas revue depuis ses 8 ans. Elle représente tout ce qui peut être le plus détestable chez une ado. Et reste d’une violence incroyable envers son père. Elle est très en colère contre le monde entier, et surtout contre lui qui l’a abandonnée. Elle règle ses comptes sans se rendre compte que son père est au bout de sa vie. Et de toute manière, elle s’en fout ! Ellie est la souffrance incarnée ! Ellie crie à la face du monde sa colère et surtout à la face de son père.

Les dialogues sont saisissants. Tout sent le vrai, la sincérité profonde des sentiments, et la grande douleur. Et tout cela face à Charlie qui est prisonnier de son corps et qui se retrouve étouffé par sa propre graisse, ne voulant absolument pas aller à l’hôpital. Son amie, Liz, infirmière, veille sur lui, mais reste impuissante à tant de souffrances. Elle tente de le protéger de sa fille. Mais rien n’est simple. Elle sait que Charlie ne peut pas survivre plus d’une semaine sans soins spécifiques.

On voit Charlie vivre sa dernière semaine, enfermé dans son appartement où chaque geste est difficile voire impossible. On le voit prendre sa douche, manger, jusqu’à s’en étouffer, se lever, s’asseoir, se coucher, tout relève de l’impossible. Rien ne nous échappe. Le côté morbide reste omniprésent.

On comprend à la fin du film toute la souffrance de Charlie et pourquoi il en est arrivé à cette situation extrême. L’auto-destruction. La douleur terrible d’un homme.

The Whale est l’adaptation, remarquable, d’une pièce de théâtre éponyme de Samuel D.Hunter, réalisé par Darren Aronofsky. Avec des acteurs remarquables, également.

Chacun de nous ne peut être que bouleversé par ce film, empli d’intelligence, de sincérité, et dévoilant les failles de notre condition humaine. On a tous fait des erreurs… On est tous concernés. Et surtout on est tous unis.

Brendan Fraser a reçu l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle ! Et le film a également reçu l’Oscar des meilleurs maquillages et coiffures. Des Oscars amplement mérités.

Le costume de Brendan Fraser pèse 50kg et il a dû jouer avec cette prothèse qui transformait complètement son corps. Et malgré ça, il joue d’une façon totalement dingue ! Il transperce l’écran ! Tout simplement époustouflant !

The Whale est un film à voir absolument ! Notre coup de cœur !

Sortie : le 8 mars 2023
Durée : 1h57

Réalisateur : Darren Aronofsky
Avec : Brendan Fraser, Sadie Sink
Genre : Drame


The Whale
The Whale Bande-annonce VO

Une Laetitia Casta admirable, seule en scène dans la pièce biographique Clara Haskil au Théâtre du Rond Point

Clara Haskil, prélude et fugue est une pièce imaginée par Serge Kribus. Biographie à la première personne de la célèbre pianiste d’origine roumaine, la pièce laisse Laetitia Casta évoluer dans un décor minimaliste aux teintes de gris, avec 3 pianos et la remarquable pianiste/comédienne turco-belge Isil Bengi au clavier. Monologues et airs de piano se superposent dans un spectacle hypnotique et impressionnant.

Un parcours fait de talent et d’humilité

Le théâtre du Rond-Point présente une pianiste éblouissante, moins connue qu’Arthur Rubinstein ou Vladimir Horowitz, mais révérée des amateurs de piano. Charlie Chaplin déclarait à son sujet : J’ai connu trois génies dans ma vie : Einstein, Churchill et Clara Haskil, de quoi donner envie d’éclairer la parcours atypique et exceptionnel de la pianiste d’origine roumaine. C’est sous les traits d’une Laetitia Casta brillante que l’enfant surdouée devenue une concertiste adulée de par le monde prend vie. La comédienne prête sa voix à tous ceux qui ont croisé son chemin, mère, père, oncles, professeurs de piano et amants. Le phrasé est exact, la passion est de mise et le public est conquis. La présence de l’éblouissante pianiste Isil Bengi à ses côtés est discrète, seulement discernable par quelques interventions parlées mais surtout par des airs de piano parfaitement exécutés. Schubert, Schuman, Mozart, Debussy, Scarlatti, Beethoven, Bach entre autres, la gamme est large et parfaitement accordée au récit d’un destin hors norme. Capable à l’âge de 3 ans de reproduire avec un doigt les mélodies qu’elle a entendues, Clara Haskil a bénéficié du soutien de sa mère Berthe Haskil, pianiste et musicienne amateur, pour prendre des cours et voyager de Vienne à Paris. Laetitia Casta surprend avec la longueur du texte interprété, plus d’une heure et demie, et ses changements de tons, entre graves et aigus. La pièce débute et se clôture sur cette chute absurde mais lourde de conséquences dans un escalier de la gare de Bruxelles le 7 décembre 1960. Les problèmes de scoliose, son statut de femme obligée de se faire une place dans un monde dominé par la misogynie ambiante, les années de guerre, la distance avec ses proches, les disparitions successives, les cachets ridicules par rapport à ses confrères masculins, la pugnacité, rien n’est épargné pour un moment de théâtre total.

La biographie est attachante et ensorcelante, la comédienne ravit le public et le personnage revient dans une lumière méritée. Génie du clavier, Clara Haskil méritait cette belle mise sous les projecteurs. 

Synopsis:

Cette maturité d’un cerveau d’enfant est véritablement angoissante ! »

Charlie Chaplin disait : « Parmi mes amis, j’ai pu côtoyer trois génies : le professeur Einstein, Winston Churchill, et Clara Haskil. » Ce soir, veille de concert, Clara Haskil vient de faire une chute dans un escalier mécanique de la gare de Bruxelles. La pianiste, au sommet de sa gloire en 1960, voit alors la maison de son enfance dans l’incendie, à Bucarest. Elle voit son oncle qui la conduit à sept ans à Vienne puis à Paris. Elle voit les deux guerres, entend la solitude, sent la maladie, sourit à ses amis et à la musique. Auteur, scénariste belge, prix de la Critique, prix Théâtre de la SACD, Serge Kribus convoque les œuvres de Mozart, Schumann ou Scarlatti, jouées en direct sur scène, dans un texte ciselé. Il fait entendre les voix de l’enfant, de l’artiste accomplie et de son entourage, dans un portrait poétique, une partition minutieuse.

Détails:

Dates: 8-26 mars 2023

Salle: RENAUD-BARRAULT
Horaires: Du mardi au samedi 20h30, Dimanche: 15h
Durée: 1H35

Babi Yar. Contexte, un documentaire sur une tragédie longtemps oubliée, sortie en DVD le 21 mars 2023

Babi Yar. Contexte a été récompensé par le Prix Spécial du Jury de L’Œil d’or au Festival de Cannes 2022 et le Prix Ciné+ au FIPADOC 2022. Uniquement à l’aide d’images d’archives, avec du son d’époque, quelques textes et pas du tout de commentaires, le réalisateur ravive les évènements des 29 et 30 septembre 1941 quand les SS ont sommairement liquidé plus de 33 000 juifs dans le ravin de Babi Yar. Images difficiles pour ne pas perdre une fois de plus la mémoire sur cet évènement tragique.

Pour ne pas oublier

Le réalisateur Sergei Loznitsa vivait à Kiev quand il était petit et allait à la piscine près d’une région où le ravin de Babi Yar était situé. Voyant une plaque et ne connaissant pas cette histoire, l’enfant a interrogé les adultes, sans réponse claire. Amnésie? Oubli? Pendant longtemps, la tragédie de Babi Yar a été occultée, le régime communiste n’en parlait alors pas et la mémoire collective a fait le choix de passer l’évènement sous silence, certainement par honte car au-delà des SS, la population locale a joué un rôle ambigu dans l’affaire. Le réalisateur pointe du doigt la nature humaine si complexe pour étayer son propos, mieux vaut parfois oublier que de culpabiliser. A l’aide d’images d’archives parfois réalisées par les soldats allemands eux-mêmes, Sergei Loznitsa reconstitue l’histoire de Babi Yar, en soulignant le contexte historique, pas d’images de l’évènement mais une narration qui englobe une plus longue période de temps. Non exploitables pour les films de propagande, les images reviennent sur la vie de tous les jours à Kiev dans les années 1941-1943. Longtemps enterrées dans les archives, les images ressortent enfin et montrent un quotidien au plus près de la réalité. Personne ne les avait jamais vues, pas même les spécialistes de l’holocauste en URSS. Des images inédites et terribles apparaissent comme celles de la dernière exécution publique à Kiev, en janvier 1946, où 12 criminels nazis furent pendus sur la place centrale de Kiev devant une foule nombreuse, rappelant les mœurs barbares de l’époque médiévale. La libération de Kiev n’est pas qu’une histoire de victoire, les envies de vengeance suivent de près. Le réalisateur est à l’origine de 22 films documentaires salués par la critique internationale et de 4 longs métrages de fiction tous présentés en sélection officielle au Festival de Cannes.

Le documentaire laisse un gout amer devant des images d’un réalisme terrifiant. 1941 ne semble plus si loin, surtout que d’autres exactions sont actuellement commises en Ukraine par les troupes russes.

Synopsis: Les 29 et 30 septembre 1941, le Sonderkommando 4a du Einsatzgruppe C, avec l’aide de deux bataillons du Régiment de Police Sud et de la Police auxiliaire ukrainienne, a abattu, sans la moindre résistance de la part de la population locale, 33 771 Juifs dans le ravin de Babi Yar, situé au nord-ouest de Kiev. Le film reconstitue le contexte historique de cette tragédie à travers des images d’archives documentant l’occupation allemande et la décennie qui a suivi. Lorsque la mémoire s’efface, lorsque le passé projette son ombre sur le futur, le cinéma est la voix qui peut exprimer la vérité.

Une Exposition éblouissante avec Matisse, cahiers d’art, le tournant des années 30, au Musée de l’Orangerie du 01 mars au 29 mai

Le Musée de l’Orangerie fait honneur à l’illustre Henri Matisse (1869-1954), égal de Picasso et auteur d’œuvres révolutionnaires. Régulièrement mis à l’honneur dans des évènements internationaux, il est aujourd’hui mis sous les projecteurs avec sa période années 30. Décennie de voyages (New York, Tahiti sur les traces de Gauguin), de créations (la Danse), l’exposition permet de plonger dans une période décisive du célèbre peintre, dessinateur, sculpteur et photographe.

Une décennie foisonnante

L’exposition Matisse. Cahiers d’art, le tournant des années 1930 sort à peine des clous en restant dans cette période marquante tout du long. Lorsqu’en 1930 Matisse met les voiles pour le voyage de sa vie à Tahiti, il fait une pause et oriente sans le savoir sa carrière sous de nouveaux cieux. Tout le parcours s’organise sous les auspices de la revue d’avant-garde créée par Christian Zervos en 1926, Cahiers d’art. Reflet émérite du modernisme international et des courants esthétiques de son temps, la revue a pris une place importante dans la période d’entre-deux-guerres. Le Musée de l’Orangerie réunit un large panorama d’œuvres maitresses dans un parcours thématique riche en sens. Les articles et reproductions d’œuvres permettent d’évaluer la place centrale de Matisse aux côtés du maitre incontesté Picasso. Les numéros de la revue font figurer Matisse en bonne place, avec rien d’autre que Braque, Miro, Léger, Kandinsky, Mondrian, Le Corbusier et Duchamp. Des œuvres représentatives comme Le Grand nu couchéLe Chant et la série des Blouses roumaines sont visibles, prêtées par de grandes institutions internationales. Seul regret, l’absence des 2 volets de la Danse, restés au MOMA de New York. Des esquisses, études et un film sont visibles pour donner une idée de l’importance majeure des 2 œuvres La Danse I et La Danse II.

La densité de l’exposition oblige à faire au moins un 2e tour pour bien se rendre compte de l’importance primordiale de la décennies 1930 dans la carrière de Matisse. Le projet a bénéficié du soutien déterminant de Cahiers d’Art et des Archives Matisse, et a été placée sous le patronage de la commissaire Cécile Debray, Présidente du Musée national Picasso – Paris.

Plus que jamais, un triste film sur la fin de vie, sortie VOD, DVD et Blu-Ray le 21 mars

La toujours éblouissante Vicky Krieps (vue récemment dans Corsage dans la rôle d’une tourmentée Sissi impératrice) confirme son talent dans Plus que jamais. En compagnie du regretté Gaspard Ulliel, ils sont tous les deux plongés dans un gouffre insondable à cause de la maladie léthale d’Hélène. Face à la perspective de la disparition d’Hélène, et devant le peu de recours possibles, leurs rapports sont modifiés, ils tentent, ils sont perdus, ils sont démunis. Le film n’est pas facile, le sujet est des plus dramatiques. Il est traité avec finesse pour un beau résultat.

Les affres de la fin de vie

Présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022, Plus que jamais a été le dernier film de Gaspard Ulliel avant son terrible accident de ski le 19 janvier 2022. Alors en plein montage, la réalisatrice avait eu un dernier échange avec lui par messages interposés. La mère d’Emily Atef a souffert de sclérose en plaques durant 22 ans puis a eu un cancer. La réalisatrice a été marquée et cette histoire tragique lui a donné envie d’évoquer l’accompagnement des malades pour les aider à « lâcher ». Comment partir dans de bonnes conditions, en étant bien avec soi-même et ses proches, c’est tout l’enjeu du personnage d’Hélène. Pour trouver la solution, elle part seule en Norvège. Certains passages sont presque drôles, comme lorsqu’elle ne parvient pas à dormir dans un pays où la nuit n’existe pas de nombreux mois par an. Rejointe par Mathieu, le moment vient d’envisager la disparition, les scènes sont fortes en émotion, parfaitement jouées par les 2 acteurs. Les vivants ont du mal à envisager la perte d’un être cher, parler de mort est mal vu dans notre société mais le film y parvient avec grâce. Anecdote savoureuse, Emily Atef et Vicky Krieps vivent à 2 minutes à pied l’une de chez l’autre à Berlin. Elles se connaissent depuis presque 10 ans et leurs filles sont très proches. De quoi s’accorder rapidement et parfaitement sur le ton du film et sa thématique douloureuse.

Plus que jamais est un film fort en émotion à voir si ce n’est pas déjà fait en VOD, DVD et Blu-Ray le 21 mars.

Synopsis: Hélène et Mathieu sont heureux ensemble depuis de nombreuses années. Le lien qui les unit est profond. Confrontée à une décision existentielle, Hélène part seule en Norvège pour chercher la paix et éprouver la force de leur amour.

Médiator, un crime chimiquement pur (Delcourt)

Médiator, un crime chimiquement pur (Delcourt)

Tout le monde connaît le scandale du Médiator, révélé en 2010. Et la lanceuse d’alerte, Irène Frachon. Mais pour être sûr de bien comprendre comment ce scandale a pu avoir lieu, Irène Frachon, médecin pneumologue, et Éric Giacometti, écrivain, ont décidé, ensemble, d’écrire une Bande Dessinée qui explique toutes les étapes de ce scandale : Médiator, un crime chimiquement pur. Elle est merveilleusement illustrée par François Duprat.
Dans cette BD on a à la fois le côté scientifique qui explique ce qu’il s’est passé d’abord avec l’Isoméride, puis ensuite avec le Médiator. Mais on a aussi des témoignages de malades, de leurs souffrances, leurs calvaires et même de leurs morts. C’est du concret. Poignant. Insoutenable.

Au départ, le Médiator est commercialisé en France en 1976. Mais en fait, la synthèse des fenfluramines (Pondéral, Médiator, Isoméride), dérivés de l’amphétamine est découverte par le laboratoire Servier en 1960. Ce qui veut bien dire que cette horrible histoire criminelle dure depuis plus de soixante ans !

En 1996, le Redux (Isoméride en version américaine) a un succès énorme aux Etats-Unis, utilisé comme coupe-faim. Mais dès 1997, les fenfluramines (Redux, Isoméride, Pondéral) sont interdits aux Etats-Unis en raison de nombreux cas de valvulopathies (maladies cardiaques graves). Cependant, on ne sait pourquoi le Médiator reste sur le marché.

En 1999, premier cas d’HTPH (hypertension artérielle pulmonaire) et premier cas de valvulopathie (maladie des valves cardiaques). Les deux malades sont sous Médiator. Mais Servier réfute et nie toute similarité entre les fenfluramines.

En 2007, Irène Frachon, pneumologue, commence son enquête, à partir de l’un de ses malades, suivi à Brest.

En 2009, le Médiator est enfin retiré du marché ! Alors qu’en Espagne, il a été interdit dès 2003.

En 2010, Irène Frachon publie son livre : Médiator 150mg : combien de morts ? Dont la moitié du titre a été censuré ! Elle a réussi à trouver la molécule commune au Médiator et à l’Isoméride. La molécule tueuse. Alors que le laboratoire Servier niait toute ressemblance entre les deux médicaments.
Irène Frachon mène une bataille seule, ou presque, contre tout un système ! Car Jacques Servier est soutenu par tous les grands de ce monde et a été décoré plusieurs fois, par plusieurs Présidents de la république ! En 1985, en 1996, et Jacques Chirac en 2002 l’a fait Grand Officier de la Légion d’honneur, pour récompenser les services éminents rendus à la France et à son rayonnement scientifique ! Le comble !

Comment est-ce possible ! Alors qu’on estime que le Médiator a tué plus de 2000 personnes et rendus infirmes des milliers d’autres !

Il est indispensable de lire cette bande dessinée, très complète, Médiator, un crime chimiquement pur, pour comprendre cet énorme scandale sanitaire. Et le rôle des différents partenaires et des différents responsables.

Un grand bravo aux auteurs pour cette approche scientifique à la portée de tous. En fermant cet album, on se dit qu’il vaut mieux éviter le plus possible de prendre des médicaments et encore moins quand il s’agit juste de maigrir ! Car la plupart des victimes sont des femmes qui voulaient juste perdre un peu de poids ! L’horreur absolue !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2023
Auteur : Irène Frachon et Éric Giacometti
Illustrateur : François Duprat
Editeur : Delcourt
Prix : 23,95 €

Atlantic Bar, un documentaire au plus près du réel de Fanny Molins, sortie le 22 mars

C’est une ville de Camargue, Arles qui tient de contexte pour ce film de la réalisatrice Fanny Molins. Elle s’intéresse à la patronne haute en couleur du bar de quartier Atlantic Bar. Nathalie, grosse fumeuse, bavarde invétérée, un sacré caractère, elle appréhende la fermeture annoncée de son petit cocon. Lieu de rencontre et lien social entre tous les travailleurs et les laissés pour compte, le bar accueille ceux qui sont devenus des amis à force de se poser. Un ancien SDF, un ancien braqueur assagi, un poète aimant l’improvisation, c’est un vrai melting-pot de personnages que le documentaire propose de rencontrer dans une narration intimiste et touchante.

Un bar à l’ancienne

Les habitués et Nathalie elle-même sont les personnages principaux du film tel une chronique sociale. Forte en gueule, truculente et très féminine, à l’humeur bouillante ou légère, elle occupe tout le cadre, jusqu’à dévoiler son (passé) d’alcoolique pour relativiser les difficultés de sa vie. Les sujets de débat abondent, les dangers de l’alcoolisme qu’elle compare à celui des cigarettes, l’avidité grossière du propriétaire des murs ou les travaux prévus par les nouveaux propriétaires. Elle charrie, les invectives s’accumulent et le sujet principal n’est jamais très loin: l’argent qui manque, qu’on recherche, si loin si proche. Mais l’impression essentielle qui ressort tient dans la prédominance des liens humains, s’intéresser à l’autre, écouter, partager, comprendre. Nathalie est cette copine truculente que chacun a rencontré un jour, celle qui n’a peur de rien ni de personne. Accent du sud, voix éraillée de fumeuse, elle anime un lieu de vie comme il en existe tellement dans toutes les villes et tous les villages de France. Ni la modernité ni les Starbucks ne feront disparaitre ces lieux névralgiques de la France profonde. Entre un café, un blanc sec, une bière ou un pastis, les tranches de vie ressortent et le spectateur prend un grand shoot de réalité.

Le spectateur pénètre dans un lieu de vie qui se dévoile avec beaucoup de pudeur et de douceur. Les vies cabossées apparaissent dans une tranche de vie totale. La solidarité est de mise pour faire vivre l‘Atlantic Bar, lieu devenu un enjeu politique et de combat. Un beau documentaire à découvrir au cinéma le 22 mars.

Synopsis: A l’Atlantic Bar, Nathalie, la patronne, est le centre de l’attention. Ici, on chante, on danse, on se tient les uns aux autres. Après la mise en vente du bar, Nathalie et les habitués se confrontent à la fin de leur monde et d’un lieu à la fois destructeur et vital.

Un beau destin d’aumonier de la Légion Etrangère dans Je m’abandonne à toi, sortie ciné le 22 mars

Après La beauté du monde en 2021 et Le soleil reviendra en 2020, la réalisatrice Cheyenne Caron est de retour avec un nouveau film rempli d’émotion. Je m’abandonne à toi suit le destin de Paul (Johnny Amaro), aumonier dans la Légion Etrangère appelé Padre, à l’écoute de ses camarades soldats confrontés aux horreurs de la guerre. Des hommes forts et valeureux ont besoin de ce soutien aussi psychologique que spirituel. Le ton du film est rempli d’une belle bienveillance alors que le spectateur découvre que le plus grand fardeau du Padre est sa mère solitaire et alcoolique, qu’il a bien du mal à soulager malgré la profondeur de sa foi.

Un film loin des standards actuels

Les liens fraternels entre soldats, d’autant plus dans ce corps d’armée légendaire qu’est la Légion Etrangère, le rôle central de l’aumonier, la vie d’une caserne avec sa langueur et ses habitudes, le film ouvre une lucarne sur un monde mal connu. Entrainements permanents, fonctionnement en collectivité, origines et religions différentes, la vie de soldat est censée abroger les différences. La question des différences et de la singularité est centrale dans un film qui aborde la question de la nourriture spirituelle essentielle pour tous ceux qui ne vivent pas dans le confort aseptisé d’une société d’abondance et cherchent des valeurs fondatrices. Le Padre s’adapte en permanence à des situations difficiles, un soldat emprisonné pour un meurtre, un soldat victime de stress post traumatique, le suivi des familles confrontées à la disparition de soldats tués au combat, autant de contextes qui nous sortent de notre quotidien. Des images simples comme l’évidence, un rythme lent, le film choisit de se concentrer sur la sérénité de celui qui doit se mettre au service des autres dans une scénographie puissante.

Je m’abandonne à toi est à la lisière de la thèse sociologique, comment rechercher la paix en soi dans des contextes de difficultés. Et c’est instructif de se poser parfois la question.

Synopsis: Paul, Padre à la Légion Étrangère, est immergé dans les souffrances que draine la guerre. Tour à tour, il est sollicité par des familles de mourants, des soldats tourmentés. Toujours présent aux côtés des autres, Paul tente aussi de réconforter un être qui lui est cher : sa mère. (Padre : c’est le nom donné à l’aumonier dans la Légion Etrangère)

[Manga] Ender Geister, l’ultime exorciste, tomes 1 & 2 : surnaturel, hémoglobine et fortes poitrines ! (Glénat)

[Manga] Ender Geister, l’ultime exorciste, tomes 1 & 2 : surnaturel, hémoglobine et fortes poitrines ! (Glénat)

Série décalée et inattendue dans son genre, Ender Geister suit un exorciste de renom venu d’Allemagne pour intégrer une équipe de choc au Japon. Durant ses premiers jours au pays, il fait connaissance avec sa co-équipière à l’occasion de missions et rencontres musclées. Ender Geister regorge ainsi de scènes explosives qui convoquent surnaturel, hémoglobine et fortes poitrines.

Le lecteur est plongé sans ménagement dans le vif du sujet et ne sait que très peu de choses sur l’historique des personnages, ne manquant pas de créer un peu de frustration au passage. Gageons que ces derniers se dévoileront un peu plus dans les prochains tomes. En attendant, Ender Geister est un pur divertissement qui se lit sans mal, bien au contraire. 

On réservera notre jugement pour la suite, donc !

Résumé de l’éditeur :

Michael est un exorciste d’Allemagne réputé, enchaînant les missions dans tous les coins du monde à affronter trolls, gobelins, sorcières et autres monstres mytiques. Sa petite faiblesse : un amour débordant pour le cinéma d’action. Quand il est envoyé au Japon, c’est l’occasion rêvée pour lui de prendre un nouveau pseudonyme : “Akira Kurosawa” !Seulement, il est encore loin de se douter que cette mission risque de le changer dans tout son être et de bouleverser le cours du monde.

Drôle et bien écrit, Ender geister vous proposera un pur divertissement pour tous les fans de manga et de cinéma d’action. Une formule qui a déjà fait ses preuves, puisque la série compte déjà 600 000 ventes au Japon, avec une rupture immédiate à chaque parution d’un tome papier !

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Takashi Yomoyama, Cygames, Inc.
Genre : seinen, fantastique
Editeur : Glénat
Prix : 7,9 €
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[BD] Plastok, tome 1, récit d’aventure au coeur d’une cité d’insectes (Glénat)

[BD] Plastok, tome 1, récit d’aventure au coeur d’une cité d’insectes (Glénat)

Annoncé comme une trilogie, Plastok prend place dans un monde où l’Homme a disparu de la surface de la Terre. Mais pas ses résidus de civilisation, dont le Plastok est devenu le plus grand symbole, véritable monnaie d’échange pour toutes les civilisations d’insectes qui règnent désormais en maîtres. 

Fourmis et coccinelles sont les deux principales espèces dominantes de ce premier tome, où Bug, un puceron malheureux, va se retrouver pris au piège et pourchassé au coeur d’un complot politique. Dans son aventure, Bug va faire la rencontre fortuite d’une mante religieuse aussi folle que dangereuse mais c’est aussi ce qui va le sauver…

Plastok propose une aventure à la trame plutôt classique mais néanmoins agréable à suivre. Les rebondissements sont légion et malgré une narration qui se cherche parfois, on prend plaisir à admirer les très belles planches Nicolas Signarbieux. Un grand bravo pour ces illustrations inspirées qui donnent beaucoup de charme à l’ensemble. A suivre  !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les aventures de Bug le puceron : héros malgré lui d’une civilisation en plastok.Le monde des insectes a survécu aux humains, qui n’ont laissé qu’une montagne de plastique derrière eux ! C’est autour de cette matière « divine », qu’est née une nouvelle Société où coccinelles, papillons, fourmis ou abeilles dirigent le monde. Sur l’île d’Hexapoda où l’on a pris soin d’ériger des temples en l’honneur de l’Homme disparu, la grande prêtresse Anasta veille sur ses sujets en sa qualité de cheffe spirituelle. Son dévoué serviteur, Bug le puceron, n’est jamais loin, et cette proximité a le don d’agacer certains fidèles. Mais alors que la vénérable maîtresse s’apprête à nommer son successeur, elle s’écroule victime d’un empoisonnement ! Tous les regards se tournent alors vers Bug. Accusé puis arrêté, il ne devra son salut qu’à une collègue de cellule qui le sauve in extremis de la peine capitale à laquelle il était promis. Commence alors une cavale sauvage pour ce puceron et son acolyte qui s’est attachée à ce nuisible… Malgré sa gentillesse, Bug fait partie de ces insectes jugés inférieurs. Dans une Société hiérarchisée, il devra croire en son destin s’il veut découvrir la vérité et prouver son innocence. Il se pourrait d’ailleurs qu’avant de succomber, Anasta lui ait transmis un savoir inestimable… Maud Michel et Nicolas Signarbieux s’appuient sur les ressorts narratifs du conte dans le premier tome de cette fable socio-écologique, qui fait dialoguer des insectes anthropomorphes sous le trait vif de Nicolas Signarbieux. Une trilogie avec un univers graphique bien à part, aussi visuelle que sensorielle qui nous plonge dans le monde de l’infiniment petit pour un grand moment de lecture.

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Maud Michel (Scénario) et Nicolas Signarbieux (Dessin,Couleurs)
Genre : Fantastique
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

[BD jeunesse] Chocochat & moi, tome 1 : une BD qui a du poils (BDKids)

[BD jeunesse] Chocochat & moi, tome 1 : une BD qui a du poils (BDKids)

Nouvelle série éditée chez BDKids, Chocochat & moi nous invite dans le quotidien de Chocochat, un jeune chat qui aime s’amuser à la maison comme à l’école, avec ses amis mais surtout avec son animal de compagnie : un petit humain trouvé dans la rue et adopté contre l’avis de sa maman. Une fois ramené à la maison les deux nouveaux amis vont former une paire inséparable.

Ce premier tome de Chocochat & moi propose une succession de petits sketchs très mignons qui plaisent beaucoup aux plus jeunes. C’est bon enfant, original et joliment illustré. Bref, vivement la suite !

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Quel enfant n’a jamais rêvé d’avoir un animal de compagnie, un copain tout doux avec qui grandir, jouer et à qui faire des câlins ? Eh bien c’est pareil chez les chats ! Aussi, lorsque Chocochat croise un petit humain abandonné, ça ne fait aucun doute : il faut absolument l’adopter ! Pour le jeune garçon qui rejoint ce monde félin, c’est tout un nouvel univers à découvrir ! Une famille où l’on mange des souris au petit déjeuner, où l’on se lave à grand coup de langue râpeuse et où on fait ses besoins dans le gravier d’une litière.
Une école où on apprend à grimper sur les étagères, retomber sur ses pattes et à faire des heures de sieste au soleil. Une cour de récré où l’on joue à défendre son territoire et à courir après des pelotes de laines pendant des heures sans jamais s’ennuyer. Des camarades qui adorent les cartons vides et les gratouilles sur le ventre, et surtout Chocochat, un petit matou espiègle qui va devenir son nouveau meilleur ami pour la vie ! Car une chose est sûre : les chats, c’est comme les enfants, ce qu’ils préfèrent c’est faire des bêtises !

Date de parution : le 4 janvier 2023
Auteurs
: Alexandre Arlène, Fabien Lambert
Genre : humour, kids
Editeur : BDKids
Prix : 9,40 € (56 pages)

[Livre jeunesse] Nouvelle collection Vivre, des récits philosophiques à partir de 3 ans (Bayard jeunesse)

[Livre jeunesse] Nouvelle collection Vivre, des récits philosophiques à partir de 3 ans (Bayard jeunesse)

Avec L’envol du papillon et Le bol du petit empereur, nous découvrons une nouvelle collection – dénommée Vivre, aux éditions Bayard jeunesse – faite de contes initiatiques imprégnés de sagesse et de philosophie.

Abordant des thématiques fortes telles que le dépassement de soi avec un papillon qui doit sortir seul de son cocon de chrysalide ou encore le chagrin que l’on peut transformer en joie dans Le bol du petit empereur, ces récits sont des vraies leçons de vie, très joliment illustrées, qui proposent un véritable « mieux vivre » à nos enfants.

Une collection à suivre avec intérêt. 

Résumé de l’éditeur : 

Pas si simple de grandir ! Quand un papillon demande au vent de l’aider à sortir de sa chrysalide, et que le vent refuse pour le laisser grandir tout seul…

Résumé de l’éditeur : 

Que faire de son chagrin ? Quand un empereur reste inconsolable devant son bol cassé et qu’un artiste va transformer sa tristesse en source de joie. Une première entrée dans la Sagesse pour les 3-5 ans.

Date de parution : le 15 février 2023
Genre : philo, jeunesse
Editeur : Bayard jeunesse
Prix : 8,90 €
Age : 3-5 ans

J’habille mes amies, Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur (Usborne)

J’habille mes amies, Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur (Usborne))

Publik’Art vous a déjà fait découvrir la collection des éditions Usborne : J’habille mes amies.
Après Noël, nous découvrons un nouveau cahier d’activités, avec plus de 450 autocollants dont 100 à colorier : Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur. Il s’agit de décorer un cahier d’activités soi-même, soit à l’aide d’autocollants, soit en créant soi-même ses propres motifs sur des autocollants vierges. Le lecteur pourra même créer son « mood board » (tableau sur lequel les décorateurs assemblent les divers éléments qui les inspirent) et créer son propre carnet de croquis.

Les deux premières pages de cet album sont réservés aux conseils pour bien utiliser ce cahier d’activités. Ensuite, le lecteur pourra, selon son envie, décorer, avec les très nombreux autocollants, soit le salon, soit la chambre, ou encore des vases, des coussins, la cuisine rétro, l’atelier de mode, des meubles et même un jardin zen !

Des heures et d’heures d’amusement et de jeux avec : J’habille mes amies, Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix :6,95 €

Une pièce burlesque virtuose à découvrir absolument avec Gaby Deslys au Théâtre de Passy

Le Théâtre de Passy ravive le souvenir d’une grande artiste du début du XXe siècle, hélas tombée dans l’oubli aujourd’hui malgré son immense talent. Disparue en 1920 à seulement 39 ans, Gaby Deslys a été une star internationale du Music-Hall, de Paris à New York en passant par Londres. Interprétée par la piquante Cléo Senia, la performeuse enflamme la scène avec ses tours de chant et ses numéros de danse. A ses côtés, Jean-Christophe Born enchaine les rôles avec maestria et Mark Nadler s’escrime avec art au piano et au chant. Les 3 sont au diapason d’une pièce hautement inflammable, summum de burlesque et de bonne humeur. Un must de la saison pour passer un immense moment de plaisir en musique.

Une grande star de son temps

Qui se souvient aujourd’hui de Gaby Deslys? Native de Marseille, elle a conquis Paris puis le monde de la Belle époque. Il fallait une interprète à sa mesure pour l’interpréter, Cléo Senia relève le défi et offre une performance à sa mesure, donnant de sa personne sans discontinuer. Elle enfile les magnifiques costumes confectionnés par l’Atelier Sevin-Doering avec des numéros de music-hall chorégraphiés par Sébastien Oliveros. La salle est conquise et applaudie à chaque numéro délivré sur scène. Le piano de Mark Nadler fait revivre les chansons de ce temps avec folie, les airs du grand compositeur Irving Berlin retrouvent une seconde jeunesse et donnent un spectacle des airs trépidants de comédie musicale de la grande époque. L’idée originale de Jean-Christophe Born donne lieu à un déferlement d’Entertainment de haute volée, la scène du Théâtre de Passy s’anime sans discontinuer avec des accessoires s’enchainant pour varier les lieux et les péripéties. L’énergie déployée est phénoménale, la joie est communicative et le public est conquis.

C’est un numéro de haute volée, les corps s’animent, les voix exaltent les ritournelles d’antan et le piano est dantesque. En un mot, Gaby Deslys est une pièce en tous points flamboyante proposée par le théâtre de Passy.

Synopsis:

Un spectacle musical sur la vie extravagante, libre et audacieuse de la première star du Music-Hall !

Ce spectacle musical nous fait revivre le destin exceptionnel de Gaby Deslys, qui allait enflammer la scène internationale du Music-hall, de Paris, Londres, New-York. Audacieuse et novatrice elle osa par son style inimitable, son chant et ses danses, bousculer les codes du music-hall de la belle époque, et fut la première à descendre le Grand Escalier accompagnée par un orchestre de jazz Band en 1917 ! Jusqu’à faire tourner la tête du roi du Portugal … qui y laissa sa couronne.

Femme d’affaires moderne Gaby Deslys s’offrira un bel hôtel particulier à Paris du côté de Passy, délivrant ainsi un message d’indépendance aux femmes (et aux hommes !) de son temps, avant de disparaître en pleine gloire. Une vie extravagante, libre et audacieuse !

Du théâtre, du rire, de l’émotion, du chant, de la musique, de la danse, des perles, des plumes, et des paillettes ! Plongez dans cette période qui va de la Belle Epoque aux Années Folles avec Cléo Sénia (Gaby Deslys) et Jean-Christophe Born (Manuel de Bragance et Harry Pilcer), et au piano par l’étonnant Mark Nadler, tout droit venu de Broadway, dans le rôle du pianiste fantaisiste Eugène.

Détails:

Dès le 09 mars, du jeudi au samedi à 19h, et les dimanches à 18h.


@PLEIN TARIF
@TARIF JEUNE (-26 ans)
1ERE CATEGORIE30,00 €12,00 €
2EME CATEGORIE25,00 €12,00 €
VISIBILITE REDUITE15,00 €12,00 €

[BD] BTK – Dennis « Bind Torture Kill » Rader : un Monsieur-tout-le-monde qui glace le sang (Glénat)

[BD] BTK – Dennis « Bind Torture Kill » Rader : un Monsieur-tout-le-monde qui glace le sang (Glénat)

Dennis Rader est un Monsieur-tout-le-monde qui mène une vie de père de famille ordinaire. A ceci près qu’il passe son temps libre à préparer longuement des atrocités qu’il envisage de commettre dans son voisinage. Comme une rétrospective sur son parcours glaçant de serial killer, l’autoproclamé BTK pour Bind Torture Kill (attacher, torturer, tuer) répond à une interview depuis sa prison où il reçoit un journaliste un peu malaisant, qui l’interroge avec une curiosité parfois déplacée sur le sens de ses actions. 

C’est alors une succession de scènes d’horreur absolue – quand on sait qu’elles sont véritables – qui ont perduré 17 années durant. Cela grâce à une police largement dépassée par les méthodes de BTK… Si le scénario manque un peu de liant dans la narration qu’il propose, le dessin joue avec brio avec des ambiances sombres très à propos. Un graphisme sûr et puissant qui donne le change.

BTK – Dennis « Bind Torture Kill » Rader est un monstre. Mieux vaut être au courant avant de se lancer dans la lecture de cet album !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

10 meurtres en 17 ans de méfaits.

Dennis Rader est un tueur en série américain surnommé le BTK Killer pour « Bind, Torture and Kill » soit « Attacher, Torturer et Tuer », son modus operandi. Il l’a lui-même reconnu, il aimait torturer des animaux étant petit, une caractéristique que l’on retrouve régulièrement chez les tueurs en série. Rader est responsable de la mort de 10 personnes (dont 2 enfants), ses « projets » comme il les appelait. Il attendait les victimes dans leur maison et les séquestrait avant de les étrangler. S’il ne les violait pas, il a affirmé lors de son procès avoir agi pour répondre à des pulsions sexuelles. Son dernier crime date de 1991, mais il ne fut arrêté qu’en 2005, après avoir recommencé à envoyer des lettres anonymes aux médias et à la police pour se vanter de « son œuvre ». Pourquoi ? Parce qu’il s’ennuyait… Étienne Jallieu obtient à grand peine l’autorisation d’aller l’interviewer dans sa prison : El Dorado Correctional Facility, au Kansas, où il est condamné à 10 peines de perpétuité consécutives. Leur entretien sera glaçant.

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Jean-David Morvan (Scénario)Sergio Monjes, Francisco del E,
Facundo Teyo (Dessin)
Genre : Serial Killers
Editeur : Glénat
Prix : 17,50 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Un thriller passionnant sur le tour de france de la honte 1998 avec L’équipier, sortie du DVD le 21 mars

Certains s’en souviennent, le Tour de France 1998 fut surnommé le tour de la honte à cause des affaires de dopage qui l’ont entaché. Commencé à Dublin en Irlande, le tour est marqué par le jour du 8 juillet lorsqu’un soigneur de l’équipe Festina est interpellé à la frontière franco-belge la voiture bourrée de produits dopants. Richard Virenque est diabolisé, lui se dit victime d’une machination, dopé à l’insu de son plein gré. Le film est avant tout une romance, avec coureurs concurrents, tension au sein des équipes et rivalités. Les noms sont changés, mais l’esprit est là, le tour 1998 changea tout au cyclisme.

Un domestique dévoué et bafoué

Dans le cyclisme, le domestique (aussi appelé l’équipier) doit se sacrifier pour faire gagner son leader. Souvent méconnu du grand public, il protège du vent, ravitaille, aide à faire ses besoins et l’attend en cas de problèmes mécaniques. Plus prosaïquement, il doit aussi attaquer ou poursuivre pour déstabiliser et affaiblir les équipes adverses. Le réalisateur Kieron J. Walsh revient sur un Tour de France pas comme les autres. Départ pour la première fois de l’étranger, affaire de dopage et renforcement de la lutte anti dopage. Il montre surtout que la vie des coureurs cyclistes n’est pas une sinécure. Dopage organisé à l’EPO, jeu du chat et de la souris avec les tests anti dopage, hôtels bon marché et séances de vélo nocturne pour ne pas mourir d’arrêt cardiaque. Il souligne aussi le sort peu enviable des vieux coureurs poussés vers la sortie car jugés moins performants. Kieron J. Walsh a inclus également une petite histoire d’amour, la mort d’un soigneur et quelques esclandres bien sentis. Il s’est documenté en lisant des livres sur le cyclisme comme The End of the Road sur le scandale Festina du Tour 1998, The Rider du Néerlandais Tim Krabbé ou La Course secrète de Tyler Hamilton, ancien équipier de Lance Armstrong qui révèle sa pratique du dopage. Le Belge Louis Talpe interprète Dom Chabol, équipier expérimenté qui rêve du maillot jaune. Acteur télé passionné de cyclisme, il a naturellement une bonne forme. Il participe notamment à des compétitions Ironman. La préparation pour le rôle a été drastique, l’acteur devait réduire son indice de masse corporelle, ce qu’il a fait en 6 semaines pour apparaître aussi maigre qu’un cycliste professionnel. Les courses sont filmées au plus près, en variant les angles de vue, sur les vélos, au sol ou au-dessus pour un réalisme total et donner parfois au film des tons de documentaire très réussi.

Le film se suit comme un thriller haletant. Cette plongée dans le monde du vélo avec ses gentils et ses méchants. Eddy Merckx disait que le meilleur est celui qui sait le mieux supporter la douleur. Tout est dit pour un film à découvrir en DVD le 21 mars.

Synopsis: Tour de France 1998. Dom Chabol, un équipier expérimenté qui rêve du maillot jaune est lâché par l’équipe auquel il a consacré toute sa vie. Alors qu’il se prépare à rentrer chez lui, une erreur élimine un autre coéquipier et Dom doit se remettre en selle…

[Album jeunesse] Qui veut un câlin ?, l’album qui fait un carton auprès des tout-petits (Milan)

[Album jeunesse] Qui veut un câlin ?, l’album qui fait un carton auprès des tout-petits (Milan)

Voilà un album qui a provoqué le coup de coeur de notre petite fille de 20 mois ! Qui veut un câlin ? est un livre cartonné qui distribue des câlins à tous les animaux qu’il contient ! 

Un joli petit tour plein de tendresse que les enfants ne manquent pas de faire et de refaire… et cela se termine toujours en un gros câlin pour toute la famille ! Un album très mignon !

Résumé de l’éditeur : 

Grande distribution de câlins ! Si tu as mal, voilà un câlin bobo. Si tu es seul, vive le câlin copain. Câlin trop chouette ou câlin train train ? Parmi tous ces câlins, il y a forcément le tien…

Date de parution : le 8 février 2023
Auteurs
: Alexandra Garibal (scénario) et Claudia Bielinsky (dessin)
Genre : album cartonné
Editeur : Milan
Prix : 11,90 € (32 pages)
Age : 2 ans

Sarah Lancman dévoile le clip de Je le sais le 24 mars avant son album très doux et poétique Le pouvoir des mots le 26 mai

Depuis son précédent album Parisienne en 2020, la chanteuse jazz Sarah Lancman n’a pas chômé et elle revient aujourd’hui avec un 6e album d’une douceur infinie, le pouvoir des mots annoncé par le premier titre Je le sais. La voix angélique se marie harmonieusement avec les douces notes de piano égrenées avec grâce. Les compositions originales sont clairement inspirées de l’univers de Michel Legrand ou Charles Aznavour, mariant ainsi le jazz et la chanson pour un album à écouter en toute quiétude.

Un retour en douceur

La chanteuse, pianiste et compositrice française née et vivant à Paris démontre une fois de plus son immense talent pour créer des univers musicaux ouatés. Celle qui a été diplômée de la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU) en chant musique et qui a remporté en 2012 le Premier Prix du concours international de la Shure Jazz Voice Competition du Festival de Montreux, présidé cette année-là par Quincy Jones, creuse le sillon d’une musique toute en délicatesse. Le pouvoir des mots contient 12 morceaux rivalisant tous de douceur. Accompagnée par le Quatuor Hanson, elle accueille aussi des invités prestigieux. Le guitariste belge-new yorkais Jean-François Prins, le saxophoniste Louis Billette, le contrebassiste Lucas Henric et le chanteur Paul Barreyre pour un duo inédit. Le premier morceau Je le sais fait littéralement frissonner par sa torpeur mélancolique, il annonce parfaitement la teneur de l’album. Les notes de piano sont douces, la voix est enchanteresse, les accompagnements participent à l’ambiance très jazz piano bar. Arrangé par Philippe Maniez, l’album invite à un total lâcher prise. Sarah Lancman associe à la musique un recueil de poésie avec des textes et des poèmes inédits ainsi que les paroles de son nouvel album.

Le Concert de sortie du nouvel album se tiendra le 24 juin au Café de la danse, de quoi rencontrer une artiste complète à la sensibilité à fleur de peau.

Ma maman vit avec une maladie invisible mais moi je la vois ! (Atelier de la Belle étoile)

Ma maman vit avec une maladie invisible mais moi je la vois ! (Atelier de la Belle étoile)

Tamara Pellegrini nous propose un album jeunesse magnifique, très joliment illustré par Mathilde Baudy : Ma maman vit avec une maladie invisible mais moi je la vois !

Déjà le titre nous révèle avec originalité le sujet abordé dans ce très bel album jeunesse. Il s’agit à la fois de maladie et de maladie invisible. Une personne sur trois souffrirait de maladie invisible.

Cet album raconte l’histoire d’une petite fille dont la maman souffre d’une maladie invisible, qu’elle a appelé, Chromi. Hélas, Chromi ne quitte pas sa maman. Quelquefois, cela ne l’empêche pas de vivre, mais d’autres fois, elle ne peut plus rien faire tellement elle souffre. Alors Rose essaie par tous les moyens de capturer Chromi, ou de la chasser, mais ça ne marche pas. Sa maman lui explique qu’on ne peut rien faire contre Chromi. Il faut apprendre à vivre avec. Ce n’est la faute de personne. Et ça n’empêche pas qu’on s’aime quand même très fort, dit petite Rose.

Ma maman vit avec une maladie invisible mais moi je la vois est un magnifique album qui aborde un thème douloureux, avec beaucoup de dignité et de respect. La maladie fait peur et à travers cet album, la maladie invisible devient visible et ne fait plus peur. L’amour est plus fort que la maladie. La vie est plus forte que la maladie.

A la fin de l’album, le lecteur trouvera des explications sur les maladies invisibles, et également, pour les parents, de nombreux contacts, de nombreuses associations de maladies invisibles, chroniques.

Tamara Pellegrini est elle-même atteinte d’une maladie chronique, et Mathilde Baudy également ! A leur façon, elles se battent pour rester vivantes malgré leurs souffrances. Mathilde Baudy a créé avec son compagnon, l’entreprise l’Atelier de la belle étoile et s’engage pour l’éducation, les droits des femmes et l’écologie.

Un grand bravo pour cette superbe création qui va aider de nombreuses familles et surtout permettre une approche différente de la maladie !

Ma maman vit avec une maladie invisible mais moi je la vois ! est notre album coup de cœur, à mettre entre toutes les mains !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Septembre 2022
Autrice : Tamara Pellegrini
Illustratrice : Mathilde Baudy
Editeur : Atelier de la belle étoile
Prix : 15 €

Le best-of définitif du quartet britannique The Kinks, The journey part 1 pour leur 60e anniversaire, sortie le 24 mars

The  Kinks fut l’un des groupes de rock britanniques les plus connus issu des années 60. A côté des Beatles, des Rolling Stones et des Who, ils ont su durer très longtemps et influencer plusieurs générations d’autres groupes. Révélés par le single You really got me et l’utilisation d’une guitare saturée innovante, ils ont ensuite enregistré des albums passés à la postérité comme The Village Green Preservation Society. Le groupe des frères Ray et Dave Davies fête en 2023 ses 60 ans d’existence, le moment de faire le point avec ce double album fastueux.

Un groupe éternel

Le groupe The Kinks s’est formé en 1963 dans le quartier de Muswell Hill situé dans le nord de Londres. Porté par les 2 frères ennemis (aussi querelleurs que les Gallagher), le groupe s’adjoint les services de leurs amis Pete Quaife et Mick Avory. Les premiers singles cartonnent, You really got me évidemment, mais aussi Sunny Afternoon ou All day and all of the night. Le groupe a vendu plus de 50 millions de disques dans le monde et est maintenant largement écouté en streaming (plus d’un milliard de fois). 5 singles dans le Top 10 américain, 9 albums au Top 40 américain, 17 singles au Top 20 britannique, 5 albums au Top 10 britannique, le groupe a marqué la deuxième partie du XXe siècle avec son œuvre pléthorique. Le cerveau du groupe, Ray Davies, est reconnu comme un des plus grands auteurs compositeurs britanniques, comme Paul McCartney ou Pete Townshend. La campagne The Kinks 60 est prévue comme une célébration de 2 ans à la hauteur de l’illustre carrière du groupe. Pour marquer cette étape importante, l’anthologie de leur carrière baptisée The Journey est publiée en 2 parties chez BMG, avec la première partie The Journey – Part 1 prévue pour le 24 mars 2023. Les 2 disques reprennent le fil d’une carrière dense et passionnante, avec un focus sur la période 1964-1975 et des morceaux triés pour la première fois par par RayDave et Mick. Les plus gros succès sont présents, You Really Got MeWaterloo Sunset, All Day And All Of The Night, mais aussi des hits moins connus de par chez nous mais ne demandant qu’à être découverts comme Celluloid Heroes, Supersonic Rocket ShipDead End Street et Death Of A Clown. Tous les titres ont été soigneusement remasterisés à partir des bandes originales. Cet album est la suite logique de la remasterisation des albums The Village Green Preservation SocietyLola Versus Powerman Part 1Muswell Hillbillies et Everybody’s In Show-Biz pour leur 50e anniversaire.

The Journey Part 1 est un beau voyage parmi certains des titres les plus emblématiques des Kinks. Le voyage dans le temps est éblouissant, mieux vaut ne pas le manquer!

Suzanne Griotte et le parc aux limaces, un excellent roman jeunesse de Thibault Bérard (Gallimard Jeunesse)

Suzanne Griotte et le parc aux limaces, un excellent roman jeunesse de Thibault Bérard (Gallimard Jeunesse)

Thibault Bérard nous régale avec son roman Suzanne Griotte et le parc aux limaces, joliment illustré par Clément Devaux. Le premier volume d’une série que l’on va suivre, assurément !

Publik’Art a vraiment été subjugué par cette histoire, emplie de tendresse et d’humour ! A la fois haletante, intrigante, joyeuse, rigolote, attachante et tendre ! Tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur se sente comme happé par l’histoire incroyable de Suzanne Griotte ! On a adoré aussi le fait que l’auteur s’adresse directement au lecteur à plusieurs reprises en plein milieu de son histoire ! Quelle originalité ! C’est absolument génial ! On a trop envie de lui répondre ! Et quand l’histoire nous prend aux tripes, l’auteur se tait, nous sentant trop accaparé par la vie de Suzanne et d’Adèle ! L’évolution de leur relation et les pensées de Suzanne…

Suzanne est une très vieille dame, connue pour être méchante, n’aimant personne, et considérée un peu comme une sorcière. Mais un jour, elle rencontre le diable qui lui propose un marché alléchant ! Et bien sûr elle accepte ! Un marché terrible qui va mettre en danger une très gentille petite fille, Adèle. Suzanne est ravie jusqu’au jour où elle se rend compte de ce qu’elle est prête à faire…

Publik’Art ne peut pas en dire davantage ! Il faut absolument lire ce roman ! C’est une vraie leçon de vie, que l’on peut lire dès que l’on sait lire ! Votre enfant testera peut-être les saucisses à la confiture et découvrira les valeurs de l’amitié !
Suzanne Griotte et le parc aux limaces, est notre coup de cœur jeunesse de ce mois ! Une série, drôle, intelligente, trépidante, originale, à suivre, absolument ! Une pépite !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 16 mars 2023
Auteur : Thibault Bérard
Illustrateur : Clément Devaux
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 13,50 €

Une plongée tragique dans la violence de Bogota avec Un Varon, sortie le 15 mars 2023

Un Varon (Un mâle, en espagnol) a tout du film épidermique. Son jeune héros est confronté quotidiennement aux trafics, aux rapports de force et à la violence. Il sait que seuls les forts peuvent se faire respecter dans les rues de Bogota, alors il se cherche une prestance, un charisme apparent. Mais le naturel revient inévitablement au galop. A la lisière du documentaire sur une jeunesse perdue dans la dureté d’une l’existence sans repères au delà de la drogue, le film fait un effet bœuf sur les spectateurs. C’est âpre comme seuls les films sincères parviennent à l’être.

Un film coup de poing

Le réalisateur Fabián Hernández a commencé l’écriture du scénario d’Un Varón dès 2012. Il a bien connu l’ambiance des rues et il y trainait lui-même avec un gang qui faisait du breakdance et du hip-hop. Habitué aux codes locaux, expressions, démarche, habillement, regard, il a pris conscience de l’impasse de son existence lorsqu’il a été témoin d’un évènement très violent. Pas de choix pour lui, pour survivre, il a décidé de changer de vie. Ce premier long métrage est l’aboutissement d’une démarche personnelle longuement murie. Avec succès puisque le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2022. Un Varon interroge sur la représentation masculine, la violence est utilisée comme instrument de pouvoir avec la mort comme dernière extrémité. Le compte de victimes tient lieu de palmarès pour apparaitre comme le plus fort et le plus légitime pour régner. Le jeune Carlos s’en rend rapidement compte, confronté sans trop être surpris à force d’y être confronté à cette valeur cardinale des quartiers. Mais ces valeurs ancrées dans tous les esprits n’empêchent pas les questionnements personnels liés aux désirs, à la sexualité et à l’affection des proches, tout est caché au plus profond de soi pour ne pas apparaitre comme des aveux de faiblesse. Le côté très brut du film, très proche du réel, sans aucun effet dans les images et les séquences, soulignent d’autant plus la lisière avec le documentaire pour une vraie honnêteté. Les personnages font très crédibles, semblent bouger comme des vrais caïds et ne s’embarrassent d’aucun scrupule. L’acteur Felipe Ramirez est une vraie révélation dans le rôle de Carlos, ses doutes intérieurs sont cachés sous sa carcasse pour ressortir violemment si le contexte l’y oblige.

Plongé dans les quartiers populaires de Bogota, le film montre une triste réalité. Des centres fermés existent pour retirer les plus jeunes d’un quotidien de violence et les guider. La chanson Yo tengo un ángel est à ce titre un beau symbole du film, comme une preuve qu’il est possible de s’en sortir à force de volonté.

Synopsis: Carlos vit dans un foyer du centre de Bogotá, un refuge à l’abri duquel la vie se fait un peu moins violente qu’à l’extérieur. C’est Noël et Carlos aimerait partager un moment avec sa famille. À sa sortie du foyer, Carlos est confronté à la rudesse des rues de son quartier, où règne la loi du plus fort. Carlos doit montrer qu’il peut lui aussi être l’un de ces mâles alpha. Il lui faudra choisir entre adopter ces codes d’une masculinité agressive, ou, à l’opposé, embrasser sa nature profonde.

Leo Sidran dévoile son nouvel album What’s trending le 14 mars chez Bonsaï Music

Le musicien, compositeur, interprète et producteur américain Léo Sidran est de retour avec son nouvel album très doux What’s trending. Le fils du jazzman Ben Sidran fait étalage de ses dons de multi instrumentiste dans un album que le titre très langoureux There was a fire a annoncé en début d’année.

Un album tout en douceur

Loin d’être un inconnu, Leo Sidran a déjà été nominé aux Grammy avec ses crédits incluant la coproduction de la chanson oscarisée Al Otro Lado Del Rio pour la bande originale du film The Motorcycle Diaries (Carnets de voyage chez nous). Très tôt initié à la musique par son père, Leo Sidran est un véritable homme-orchestre. Batteur avec le Steve Miller Band alors qu’il n’était encore qu’adolescent, il a composé pour le cinéma, la télé et il a créé avec son père le label Nardis Music. Son 8e album What’s trending est clairement inspiré par de glorieux ainés pop comme Steely Dan, Toto, The Police ou Stevie Wonder. Pour l’accompagner sur son album très moderne, Leo Sidran s’est bien entouré avec Janis Siegel, Louis Cato, Jon Lampley, Jake Sherman, Lauren Henderson et Michael Leonhart. Très famille, l’artiste s’est entouré dans le clip de There was a Fire de toute la famille Sidran avec sa fille, son père. Le ton très mélancolique et langoureux de l’album rappelle les albums du groupe Lambchop, ce que la voix très douce et caressante de Leo amplifie d’autant. A noter que le morceau There was a fire s’inspire du livre du même nom de Ben Sidran et évoque la contribution des juifs à la musique populaire en Amérique et se base sur une légende du 18ème siècle, d’origine juive également, qui traite de l’importance de se souvenir de qui vous êtes et d’où vous venez.

Le disque What’s Trending sera défendu en concert le 20 avril 2023 à Paris au Sunside, bonne nouvelle pour entendre en vrai les chansons doucereuses de Leo Sidran.

[Livre jeunesse] « Mes p’tites questions Et Moi » – Les filles, les garçons et moi (Milan)

[Livre jeunesse] « Mes p’tites questions Et Moi » – Les filles, les garçons et moi (Milan)

Encore un ouvrage très complet autour de vastes questions, toutes abordées avec bienveillance et sans tabou. Les filles, les garçons et moi est un album très complet qui propose de répondre à une multitude d’interrogations incontournables pour des enfants ayant atteint l’âge de raison. Est-ce qu’on a le choix d’être une fille ou un garçon ?, Pourquoi les filles ont les seins qui poussent ? Est-ce que les filles et les garçons sont égaux ? Est-ce que j’ai le droit de refuser un bisou ? Pourquoi on écrit ils quand on parle de garçons et de filles

Avec pas moins de 16 sujets différents, le panel est riche et ne manque pas d’audace, osant emprunter des sentiers souvent délicats mais toujours avec brio et délicatesse. Bref, un livre documentaire qui répondra à beaucoup de questions !

Résumé de l’éditeur : 

Ce n’est que vers 2-3 ans que les enfants commencent à faire la différence entre fille et garçon. Pourtant, ils subissent déjà les stéréotypes de genre, ce qui conditionne leur comportement ou le choix des activités… Dans cet ouvrage, on apprend comment est fait le corps des filles et des garçons, quelle est la différence entre le sexe biologique et le genre, pourquoi le corps change quand on grandit, ou encore pourquoi on attribue certains traits de caractère aux filles et d’autres aux garçons. Les questionnements autour de l’identité étant des sujets émergents, ce livre permet aussi d’y voir plus clair sur ces termes compliqués (genre, sexe, transgenre…), apporte des connaissances sur le genre et combat ses stéréotypes.

16 questions d’enfants pour mieux connaître soi et les autres
Est-ce qu’on a le choix d’être une fille ou un garçon ? Pourquoi les filles ont les seins qui poussent ? Est-ce qu’un garçon peut mettre une jupe ? Est-ce que les filles et les garçons jouent aux mêmes jeux ? C’est vrai que les filles sont moins bonnes en maths ? Pourquoi on dit que les filles aiment se faire belles ? On peut être un garçon sans se bagarrer ? Est-ce que les filles et les garçons sont égaux ? Que répondre si on me traite de garçon manqué ? Comment dire à quelqu’un qu’on l’aime ? Est-ce que j’ai le droit de refuser un bisou ? C’est les garçons ou les filles qui doivent faire le ménage ? Pourquoi on écrit « ils » quand on parle de garçons et de filles ? Comment les garçons et les filles peuvent être plus à égalité ? Est-ce que les garçons et les filles peuvent être amis ?

Chasser les stéréotypes de genre
Les garçons ne devraient pas avoir les cheveux longs, les filles seraient nulles en maths… Ls enfants subissent les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge, ce qui conditionne leurs goûts, leur comportement, le choix des activités, puis de leur métier. Ce livre explique les principaux stéréotypes de genre que vivent les filles et les garçons au quotidien, pour mieux lutter contre ces inégalités.

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Audrey Guiller (scénario) et Amélie Vidélo (dessin)
Genre : documentaire
Editeur : Milan
Prix : 8,90 € (32 pages)
Age : 7 ans

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