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Un documentaire glaçant sur les discriminations en Israël envers les juifs orientaux avec Mizrahim, les oubliés de la terre promise en DVD le 21 février

Mizrahim aborde un sujet mal connu, le racisme dans la société israélienne. Là où tout le monde pense que tous les juifs sont traités de la même manière en Israël, Mizrahim montre bien que les juifs orientaux sont victimes de discrimination. Le film est construit comme un road trip entre passé et présent, mémoire et réalité, espoirs et souvenirs. Avec des barres d’immeubles localisées en plein désert, le film montre la dichotomie d’un état qui a préféré éloigner les émigrés juifs venant du Maroc ou des pays arabes loin des grandes villes. Un documentaires surprenant et instructif.

Les mêmes réflexes partout

Pays neuf à la sortie de la seconde guerre mondiale, Israël a appelé tous les juifs pour construire un état neuf. Mais en faisant miroiter les grandes villes de Jérusalem ou Tel Aviv comme points de chute, la promesse du retour se basait sur du mensonge. Une fois arrivés, les nouveaux venus ont été disséminés dans des villes nouvelles en périphérie, au cœur du désert, avec comme corolaire des discriminations à l’embauche ou dans les études. Devant l’injustice patente de la situation, le père de la réalisatrice, Michale Boganim, a fait partie en Israël du mouvement des Panthères Noires né en 1971 en protestation contre le statut inférieur des juifs orientaux, les Mizrahim. Avec des voix off racontant les histoires qui lui ont été racontées, la réalisatrice restitue ses souvenirs dans un déroulé passionnant. Le film a pu se faire grâce au soutien d’une maison de production française et l’Aide aux Cinémas du Monde ainsi que celle de la Région Île de France. La réalisatrice a imaginé son film comme une lettre adressée par une fille à son père disparu en 2017. La description des méthodes discriminatoires fait froid dans le dos, voulue par l’état et perpétuée à travers les générations. Nouveaux venus du Maroc, d’Irak, du Caucase, d’Ethiopie ou d’ailleurs, tous ont subis le même destin. Le documentaire montre du doigt la volonté des ashkénazes d’avoir sous la main une main d’œuvre bon marché pour construire et développer les villes nouvelles, sans possibilité pour eux de faire des études et de s’élever de leur milieu.

La réalisatrice s’est inspirée d’un livre de James Baldwin pour évoquer les discriminations avec un ton clair et un documentaire très bien construit. Le film sera disponible le 21 février 2023 en DVD.

Synopsis: Mizrahim, c’est le nom que donnent les israéliens aux juifs venus d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, victimes, dès leur arrivée sur la Terre Promise, d’un système discriminatoire qui fait d’eux des citoyens de seconde zone. Dans les années 70, un mouvement de révolte s’inspirant des Black Panthers aux États-Unis, émerge pour défendre leurs droits. Confrontée au deuil de son père, ancien membre de ce mouvement, Michale Boganim part à la rencontre de plusieurs générations de Mizrahim. Sous la forme d’un road-movie, le film approche par l’intime les questions d’exil et de transmission.

Les animaux de la jungle, coffret livre et dominos (Usborne)

Les animaux de la jungle, coffret livre et dominos (Usborne)

Les éditions Usborne nous propose un très beau coffret sur Les animaux de la jungle. A l’intérieur, on trouvera un livre, joliment illustré, mais également un jeu de dominos. Dans le livre, le jeune lecteur découvrira différents animaux avec quelques caractéristiques étonnantes : le crocodile possède 60 dents, les grenouilles de la jungle sont très venimeuses. Le perroquet arrive à fendre les fruits à coques. Le serpent peut grimper aux arbres…

Quant au domino il est un peu particulier puisqu’il a une double face : d’un côté les animaux de la jungle et de l’autre des points, pour apprendre à compter. Les plus jeunes utiliseront le domino animaux et les plus grands le domino points. Quelle chouette idée !

Bien sûr, le petit livre donne les règles du jeu de dominos. Il faut pour commencer avoir un domino double ! Et que le meilleur gagne !

Les animaux de la jungle, coffret livre et dominos est un très beau cadeau, intelligent, à offrir à vos enfants, dès l’âge de 3 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 9 février 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 11,95€

Samuele dévoile son nouvel album Une Paillette dans l’engrenage, sortie le 17 février 2023 chez InTempo Music

Samuele fait paraitre le livre-album Une paillette dans l’engrenage le 17 février 2023. L’artiste canadien a dévoilé le premier extrait Là pour toi et revendique en musique son identité sur un album à découvrir.

Un album comme un étendard

Depuis 2019, l’artiste Samuele s’assume en tant que trans et non-binaire. L’artiste a entrepris d’échafauder un album comme un reflet de lui-même pour partager son énergie débordante. Une paillette dans l’engrenage essaye de montrer que tous les petits gestes peuvent avoir autant d’importance que les grands. Le premier extrait Là pour toi invite à se poser la question avec des paroles simples: Dans un monde fait de zéros et de uns, j’ai la forme d’un nuage. Je suis un grain de sable dans l’œil qui me dévisage. Je suis une paillette dans l’engrenage. L’album évoque l’importance des révolutions collectives et individuelles en se basant sur son propre parcours et à l’aide d’une musique rock. Son premier album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent a déjà 5 ans et la récompense obtenue avec le prix Coup de Coeur Chanson de l’académie Charles Cros a motivé l’artiste canadien pour continuer l’aventure. La tournée qui a suivi l’a amené à assurer une cinquantaine de spectacles en Europe à travers la France, la Belgique, la Suisse ou le Luxembourg. Sa grande force tient dans le choix de mots pertinents, que ce soit à l’écrit ou en chanson. L’artiste multi-instrumentiste partage sa poésie en musique dans une démarche artistique qui repose sur la conviction que ses propres choix peuvent avoir une implication sociale. Son choix de s’assumer trans et non-binaire lui a permis d’aller au-delà des apparences pour écrire un album qui lui ressemble, dans la joie et l’apaisement, après une année 2019 décisive où son choix de vie a été fait lui permettant de se concentrer sur l’essentiel, la création. Les 12 chansons de l’album et le livre ouvrent une lucarne sur son expérience et les sentiments qui en ont découlés. L’important reste de s’amuser, de danser et d’avoir la banane. Certaines chansons attirent plus particulièrement l’attention comme La noix de Coco où l’artiste évoque la différence entre l’apparence et le moi profond, ou La machine qui propose de remettre en cause notre rythme de vie insoutenable. Non est une phrase complète rappelle qu’un non est une réponse suffisante dans certaines circonstances. Tu parles et Par coeur continuent dans le même sillon de l’importance d’être respecté pour soi. L’enregistrement de l’album s’est déroulé à Montréal entre mars 2021 et l’automne 2022 notamment au studio Madame Wood.

La tournée française permettra à Samuele de défendre son album le 3 mars à l‘Espace Casadesus, Louvroil (59). Une bonne occasion de partage avec cet artiste si investi.

Georges le dragon, la princesse et le chevalier intrépide au Théâtre Le Ranelagh, un grand moment de rires pour toute la famille!

La somptueuse salle de spectacle Théâtre Le Ranelagh à la française en chêne sculpté, nichée au cœur du XVIe arrondissement, laisse libre cours à la folie douce de la compagnie Les Nomadesques pour une adaptation haute en couleur du livre de Geoffroy de Pennart paru en 2009 à l’Ecole des loisirs. L’heure de spectacle est une accumulation de scènes burlesques auquel le jeune public ne peut pas résister. Le triomphe est total et les images resteront longtemps gravées dans l’esprit des bambins ravis face aux aventures de Georges le dragon, la princesse et le chevalier intrépide!

Un conte de fée tout en autodérision

Le pitch est des plus truculents. Pour séduire la princesse Marie bien aimée, le preux chevalier Jules doit mener à bien une croisade des plus périlleuses pour trouver une plante nommée Arnica à travers des territoires peuplés de monstres féroces. Le but est aussi de se faire pardonner d’avoir attaqué sans raison l’ami de la Princesse Marie, le gentil et truculent dragon Georges. C’est le début d’une heure d’aventures trépidantes avec des costumes de monstres graphiques et chamarrés, des chansons de Joe Dassin et un public appelé à participer aux aventures. Les plus jeunes ne se font pas prier pour donner des indications au chevalier et répondre à ses interrogations déclamées à haute voix. L’ambiance est des plus électriques, la bienveillance est de mise et le plaisir total. Les plus grands sont ravis de l’auto dérision perpétuelle qui accompagne tous les dialogues et toutes les réparties, personne ne se prend au sérieux sans pour autant devenir ridicule. Une belle leçon de vie à notre époque où beaucoup sont un peu trop enclins à condamner à la va-vite tout ce qu’ils voient ou lisent. La légèreté est une très bonne chose, la pièce n’en manque pas pou un beau moment d’humour partagé en famille!

Pas de prise de tête, le lâcher prise est total et tous les adultes sont appelés à parler de ce spectacle à leurs proches, ce qu’ils vont certainement faire pour promouvoir une troupe brillante et habile pour mener à bien une pièce qui fait rire et sourire tout du long. Surtout que les comédiens de la compagnie Les Nomadesques jouent dans plusieurs spectacles à Paris, c’est le moment de prendre ses réservations!

Synopsis:

Au royaume de Boum-Boum Tralala règne la princesse Marie, assistée de Georges, son fidèle dragon. Marie est aussi maîtresse d’école et c’est précisément dans sa classe que débute notre histoire : Georges est tranquillement en train d’allumer le poêle à bois quand soudain, un preux chevalier, prénommé Jules, lui saute dessus, le roue de coups et stoppe brusquement en apercevant Marie. La Terre entière peut s’arrêter de tourner : il est amoureux !

La nouvelle création jeune-public des Nomadesques après les succès Cendrillon, Le Chat Botté et Le Loup est revenu !
D’après la série de 6 livres à succès – 300 000 exemplaires vendus – éditée par L’École des Loisirs, et créée par Geoffroy de Pennart, l’auteur du Loup est revenu !

Détails:

Genre : Théâtre jeune public à partir de 3 ans

Durée : 55 minutes

Le samedi à 16h30  & supplémentaires en semaine pendant les vacances scolaires de Noël & d′hiver : mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 16h30

Pourquoi il fait noir la nuit (Usborne)

Pourquoi il fait noir la nuit (Usborne)

Dans la collection, Mes premières questions, les éditions Usborne nous proposent un nouvel album : Pourquoi il fait noir la nuit ? Beaucoup de questions sont posées par rapport aux secrets de la nuit :
Pourquoi il fait noir la nuit ?
Pourquoi il fait nuit plus tôt en hiver ?
La Lune, c’est quoi ?
Qu’y a-t-il d’autre dans le ciel nocturne ?

A chaque double page, entièrement cartonnée et joliment illustrée, le jeune lecteur trouvera sous chaque rabat la réponse à ces questions !

Il trouvera des réponses scientifiques rédigées simplement pour être à la portée des jeunes !
Petits extraits :
Pourquoi il fait noir toutes les nuits ?

Notre planète n’est jamais immobile. Elle fait un tour complet sur elle-même en 24 heures – c’est l’alternance entre le jour et la nuit. Elle tourne autour d’une ligne imaginaire ou axe de rotation.

Pourquoi ce n’est pas toujours l’été ?

Parce que la Terre tourne continuellement autour du Soleil : les saisons se succèdent.

Cet album, Pourquoi il fait noir la nuit ? est un album qui donne de nombreuses explications sur le système solaire et qui permet à l’enfant de comprendre que la nuit révèle bien des secrets et qu’elle est loin d’être effrayante !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 9 février 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 10,95€

Le documentaire engagé Sois belle et tais toi de Delphine Seyig ressort au cinéma le 15 février 2023

Documentaire uniquement basé sur des entretiens entre la réalisatrice Delphine Seyrig (la fée des Lilas dans Peau d’âne, c’est elle) et des actrices, Sois belle et tais toi évoque les barrières auxquelles doivent faire face les femmes dans le cinéma. Réflexes misogynes des hommes, situations alambiquées, préjugés, le documentaire multiplie les témoignages et les réflexions à portée universelle.

Un documentaire en avance sur son temps

Le projet a beau être modeste, il ne cesse d’interroger. Actrices militantes, stars confirmées, étoiles montantes, toutes présentent en tout cas de vraies opinions et les idées échangées sont parfois de la plus pure actualité. Les temps ont changé depuis 1976, la place des femmes n’est plus la même et certains enjeux sociétaux sont devenus de premier ordre. L’égalité est une revendication nécessaire et les questions d’environnement ne peuvent plus attendre. Dans le cinéma d’aujourd’hui, les actrices ont une place bien différente par rapport à celle qu’elles avaient à la fin des années 70. Si les femmes sont toujours belles, elles n’ont plus à se taire et personne n’oserait le leur dire de manière si péremptoire que le titre. Quand Ellen Burstyn évoque l’importance de penser à la situation écologique de la planète terre, en 1976, il y a de quoi être surpris par cet élan de pertinence. Oui, ce documentaire montre bien que les femmes ont leur mot à le dire, quelque soient les époques. Les nom des actrices interrogées donnent le vertige: Jane Fonda, Louise Fletcher, Barbara Steele, Juliet Berto, Anne Wiazemsky, Shirley MacLaine, Maria Schneider, Ellen Burstyn, ce sont certaines parmi les plus connues et les plus talentueuses. Delphine Seyrig se fait discrète, laissant la parole et n’intervenant que peu, ce qui donne au documentaire une portée quasi sociologique. Certaines anecdotes racontées par les actrices sont très intéressantes, d’autres interventions sont parfois plus lassantes, il faut bien l’avouer, certains élans métaphysiques / nombrilistes gâchent la portée universelle du film.

Les nomes de Shirley MacLaine, Jane Fonda, Ellen Burstyn ou Louise Fletcher soulignent l’importance du témoignage global laissé par le documentaire. Que les actrices soient souvent subordonnées à leurs homologues masculins, c’est certain. Mais c’est surtout leurs avis sur la société qui sont importants et doivent être entendus, la preuve.

Synopsis: En 1976, Delphine Seyrig s’entretient avec 23 actrices sur leurs conditions de femmes dans l’industrie cinématographique, leurs rapports avec les producteurs et réalisateurs, les rôles qu’on leur proposent et les liens qu’elles entretiennent avec d’autres comédiennes. Un documentaire culte, qui permet de réaliser ce qui a changé (ou pas).

Compte rendu du magnifique concert So Floyd à la Salle Pleyel vendredi 10 février dernier

Une soirée remplie de chansons de Pink Floyd, interprétées avec talent par le groupe So Floyd composé de pointures à leurs instruments ou à la voix, avec un show son et lumière digne des plus grands shows du groupe anglais, ça ne se refuse pas. La dernière prestation du groupe original date du Live 8 de 2005, restent aujourd’hui d’illustres groupes de reprise comme The Australian Pink Floyd Show ou So Floyd, et ça envoie du lourd, les fans les plus hardcore du groupe étaient présents, de quoi passer un immense moment de plaisir musical.

Un plaisir absolu

So Floyd est plus qu’un groupe hommage au groupe anglais originaire de Cambridge. Les membres prennent visiblement du plaisir à interpréter les plus grands morceaux du groupe, la passion les anime et voir le public partager dans une belle communion ce moment de plénitude vaut le coup d’œil. Le premier morceau Sorrow n’est pas le plus connu mais le public tressaille, oui, la musique de Pink Floyd va revivre devant eux pendant 2 heures, des larmes d’émotion coulent sur bon nombre de joues. Suivent Learning to fly et High Hopes, et c’est fini pour la mouture la plus récente du groupe à 3 sans Roger Waters. Puis 3 grandes sections, Dark Side of the Moon, Wish you Were Here et The Wall. Le chanteur change régulièrement de tenues, avec un passage en lunettes et imperméable noir, la magie The Wall opère toujours. Les rappels sont du classique, Wish you were here et Comfortably Numb. Pas de morceaux de l’ère Syd Barrett, hélas, ni Astronomy Domine ou Interstellar Overdrive. Rien de Meddle non plus, ni One of these days ou Echoes. Les puristes sont exigeants mais le spectacle se veut dirigé autant vers les fans que vers les béotiens pour une euphorie partagée. Les guitaristes s’en donnent à cœur joie (Young Lust, Shine on, Time), les choristes également (magnifique The Great gig in the sky avec voix entremêlées, du jamais entendu), le bassiste s’éclate sur Another brick in the wall, le saxophoniste donne tout sur Us and Them et Shine on, les claviers mettent l’ambiance forcément spatiale, les batteries résonnent et les 2 chanteurs mènent la danse avec conviction. Les 12 musiciens de So Floyd sont originaires du Var et des Alpes-Maritimes et ils font revivre avec les talents les morceaux mythiques de la formation britannique. Tous sont amis dans la vie et l’idée a germé pendant le confinement. Le chanteur Gabriel Locane le répète sur scène, il a fallu 2 ans de répétitions pour arriver à ce niveau d’interprétation. Il s’est inspiré des shows de Roger et de Nick Mason pour arriver à un résultat aussi convaincant. Chapeau à eux!

Comme depuis le dernier album The Endless river date de 2014, il faut maintenant des passionnés pour reprendre le flambeau et raviver la flamme. Les musiciens s’autoproduisent et ont décidé de lancer une tournée autour de la France avec 17 dates. Ils ont cassé leur tirelire pour partager leur passion. Depuis le 4 février au Zénith de Toulon et jusqu’au mois de mai, la formation va traverser la France, dates plus bas dans l’article. N’hésitez pas à aller les voir pour les encourager et profiter à plein de ce pur moment de magie pink floydienne!

Publireportage: So Floyd interprète sur scène les plus grands succès de Pink Floyd avec une maîtrise et une fidélité impressionnantes. De «Money» à «Learning To Fly», en passant par «Another Brick In The Wall» ou «Shine On You Crazy Diamond », toutes les chansons magiques du Floyd défilent, magnifiées par un son et un light-show dignes des concerts de ce groupe mythique. 

So Floyd reprend les titres les plus représentatifs de la carrière de Pink Floyd et nous  plonge dans l’univers musical tour à tour psychédélique, planant et résolument rock qui a fait l’immense succès de cette formation légendaire.
Un show en cinq actes, correspondant à autant d’univers visuels et sonores, qui permet de retrouver les diverses époques de la production musicale riche et variée de ce groupe culte.

Dates:

11 février : Zénith – Rouen
9 mars : Zénith – Clermont-Ferrand
10 mars : Summum – Grenoble
11 mars : Zénith – Saint-Étienne
16 mars : Zénith – Montpellier
17 mars : Zénith – Toulouse
25 mars : La Palestre – Le Cannet
5 avril : L’Axone – Montbéliard
6 avril : Zénith – Strasbourg
7 avril : Le Galaxie – Amnéville
11 mai : Le Liberté – Rennes
12 mai : L’Amphitéa – Angers
13 mai : L’Acclameur – Niort
14 mai : Zénith – Orléans

[BD] Monsieur Apothéoz ou la malédiction truculente d’un romantique mal inspiré (Vents d’Ouest)

[BD] Monsieur Apothéoz ou la malédiction truculente d’un romantique mal inspiré (Vents d’Ouest)

Inhabituel et décalé, Monsieur Apothéoz est un jeune trentenaire un peu perdu, qui vit de rien dans l’appartement de son père alcoolique. Persuadé de porter un nom maudit, il n’entreprend rien dans sa vie de peur de provoquer cette malédiction. Jusqu’au jour où il rencontre un écrivain attachant mais à l’éthique borderline. Là, il se laisse convaincre de partir en quête de son amour d’enfance.

Entre comédie dramatique et pur délire loufoque et décalé, ce Monsieur Apothéoz ne manque pas de surprendre le lecteur. La tournure des évènements est aussi truculente qu’improbable. On s’amuse de cette désinvolture extrême et du drôle de sort réservé à l’entourage d’Apothéoz. Une sorte de dérapage incontrôlé, sans réelle limite. Plutôt osé mais diablement amusant. 

Un très bon divertissement, inclassable, à découvrir d’urgence !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme » …

Dans la famille Apothéoz, l’ambition conduit toujours à une mort d’exception. Convaincu que son nom porte malheur, Théo a décidé de ne jamais rien entreprendre. À 30 ans, il vit de petits boulots et habite chez son père. Il aime Camille depuis l’enfance, mais elle n’en sait rien. Quand Théo rencontre Antoine Pépin, un écrivain en panne d’inspiration, c’est le début d’une étonnante amitié. Ce dernier ne croit pas à la malédiction des Apothéoz et insiste pour l’aider à conquérir Camille…
Le duo Julien Frey et Dawid nous offre une comédie décalée et réjouissante qui nous amène à réfléchir sur nos plus beaux échecs, nos rêves de jeunesse et notre capacité à faire face. Une pépite qui nous redonne le sourire et nous rappelle les vertus des rencontres fortuites. À lire de toute urgence.

Date de parution : le 11 janvier 2023
Auteurs
: Julien Frey (Scénario),
Dawid (Dessin, Couleurs)
Genre : BD humour noir, romance
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 19 € (120 pages)
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[Comics] Friday, tome 1 : quand Ed Brubaker ajoute au polar légendes et romance (Glénat)

[Comics] Friday, tome 1 : quand Ed Brubaker ajoute au polar légendes et romance (Glénat)

Avec Fridayle maître incontesté du polar noir Outre-Atlantique a.k.a. Ed Brubaker prend à contre-pied ses propres standards du genre. En tant que lecteur habitué à ses récits, l’expérience de ce premier tome de Friday a pu se révéler quelque peu déstabilisante, mais non sans ressentir une certaine audace.

Car Friday n’a rien du polar classique. Ici, deux ados joignent leurs talents pour mener à bien certaines enquêtes occultes en compagnie de la police locale. Les deux acolytes sont marginaux sinon proches de la sphère autistique et se vautrent dans des non-dits romantiques où les malaises se multiplient. Un style inhabituel pour Brubaker, qui jongle encore avec les nouveautés en ajoutant un petit air de fantastique à son propos. 

Si la qualité scénaristique est indiscutable et que le dessin vintage amène beaucoup de charme, le style assez éloigné de la griffe de Brubaker décontenance. Le public visé semble donc plus jeune qu’à l’accoutumée, romance adolescente oblige. A découvrir sans préjugé donc ! 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Retour aux sources: une enquête aux frontières du réel.Quand Friday Fitzhugh revient à Kings Hill pour les vacances de Noël, la neige tombe à gros flocons… Elle qui a passé son enfance dans cette petite ville à élucider des mystères en tout genre aux côtés de son meilleur ami, LancelotJones, pensait bien avoir tourné la page en entrant à l’université. Mais il lui suffit de revoir Lancelot pour se laisser embarquer dans une nouvelle aventure ! Petit prodige local mal-aimé de tous, ce garçon a toujours su résoudre les affaires les plus occultes de la région avec la bienveillance du shérif local. Pour autant leurs retrouvailles n’ont rien d’idyllique et malgré le lien fort qui les unit, les non-dits subsistent… Ils ne sont plus des enfants désormais. Pour l’heure ce qui inquiète Friday c’est cette étrange apparition dans les bois environnants! À mi-chemin entreStranger Thingset Stephen King, le premier volume de cette nouvelle série mêle légendes, énigmes et romance adolescente dans un polar aux frontières du fantastique !Ed BrubakeretMarcos Martin, deux talents acclamés de la bande dessinée font leur entrée dans le catalogueGlénaten créant un univers aussi onirique que mystérieux, où les sentiments sont peut-être plus dangereux que les créatures maléfiques qui hantent les bois.

Date de parution : le 11 janvier 2023
Auteurs
: Ed Brubaker (Scénario)
Marcos Martin (Dessin), Muntsa Vincente (Couleurs)
Genre : Polar, romance
Editeur : Glénat
Prix : 19 €
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La chanteuse The Jordan dévoile son album Nowhere near the sky chez Cooking Vinyl le 10 février

L’artiste The Jordan a fait son trou avec plus de 500 000 streams reçus pour ses 2 premiers titres You Don’t Even Know Me et Naked in the Sun. Sa présence minime sur les réseaux sociaux et sa faible renommée n’ont pas empêché ce vrai succès publique. Mais qui est-elle vraiment?

Une vraie révélation,

The Jordan se trouve être la chanteuse et compositrice néerlandaise Caroline Van der Leeuw, alias la chanteuse jazz Caro Emerald. Découverte en 2009 avec le titre Back It Up, son premier album Deleted Scenes from the Cutting Room Floor est devenu en 2010 le premier album restant 27 semaines en tête des ventes aux Pays-Bas, dépassant d’une semaine le record de Thriller de Michael Jackson. Premier album disque de platine au Royaume-Uni, deuxième album The Shocking Miss Emerald numéro 1 au Royaume-Uni, concert sur la Pyramid Stage de Glastonbury, vente à guichets fermés pour le concert au prestigieux Royal Albert Hall de Londres, le phénomène n’a pas vraiment touché la France, c’est le moment d’y remédier avec la sortie du premier album de The Jordan intitulé Nowhere Near The Sky le 10 février chez Cooking Vinyl porté par le premier single The Room. Transformation artistique et ton beaucoup plus pop avec un nouveau son porté par une voix toujours aussi puissante. Les tonalités trip-hop et électro enveloppent le son d’une aura de mystère. The Jordan est une référence au quartier où Caroline a découvert le potentiel de sa voix. Nowhere Near The Sky met l’accent sur les chansons sans passer par des subterfuges marketing. Caroline évoque les questions d’identité, les nouveaux départs, l’autodétermination et l’autonomisation dans un album produit par David Kosten (Bat For Lashes, Everything Everything, Chris Martin) et Eg White (Florence + The Machine, Sam Smith) avec la participation de WiegerHoogendorpRobert Biesewig, Wouter Hardy. Adrian Utley de Portishead a également contribué à plusieurs des titres. Le single The Room débute l’album pour une belle introduction.

L’album Nowhere Near The Sky  » est disponible sur une large gamme de formats physiques, dont le CD, le vinyle noir standard, le vinyle ultra transparent, le vinyle turquoise transparent, des pressages d’essai signés et trois cassettes de couleurs différentes. Une belle manière de découvrir un album rempli de beaux morceaux pop ou rock électro qui donnent le sourire.

[BD] Visages – Ceux que nous sommes, tome 1 : destins croisés au coeur de l’Histoire (Glénat)

[BD] Visages – Ceux que nous sommes, tome 1 : destins croisés au coeur de l’Histoire (Glénat)

Visages – Ceux que nous sommes est une nouvelle série historique qui emprunte aussi les traits d’une grande saga familiale. Une famille où les visages appartiennent parfois à deux camps ennemis qui se déchirent, que ce soit au coeur de 14-18 ou lors de la Seconde Guerre.

Alors que tous s’entretuent sur le front, un soldat français et une infirmière allemande se laissent emporter par un coup de foudre imprévisible. Mais le destin ne les épargnera pas et la génération future connaitra rancoeur et soif de vengeance en 1940…

Un scénario riche et romanesque où se mêlent des intrigues transgénérationnelles sur un total de 4 tomes prévus dans l’année 2023. Ce premier album est une très belle amorce, dont la fluidité d’écriture, la maitrise du rythme et du découpage (les différentes séquences temporelles sont plutôt bien gérées !) laissent augurer une série de qualité.

A découvrir sans plus attendre en librairie !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

L’Histoire est le visage de l’aventure humaine.

1914. Louis Kerbraz, jeune Breton passionné, part défendre la France. Au même moment, une jeune allemande téméraire, Lieselotte Ruf, arrive sur le front adverse. Cette photographe s’est engagée comme infirmière dans la Croix-Rouge. Rien ne prédisposait Louis l’immortel et Lieselotte, l’Ange des tranchées, à se rencontrer. Pourtant, faisant fi du conflit qui oppose leurs nations, ces deux âmes artistiques vont s’aimer et, de cet amour naîtra un garçon. Dans le chaos qu’engendre la fin de la guerre, les deux amants se perdent. L’« enfant de la honte » qu’ils ont conçu sera retiré des bras de sa mère, et le jeune orphelin, blessé par la haine qu’on lui voue dans son propre pays, va en concevoir un extrême ressentiment envers ses deux géniteurs… Ainsi naîtra la saga tourmentée d’une famille déchirée sur trois générations.
Sur un fond historique authentique, de 1900 à 1954, suivez la destinée de cinq personnages, de nationalités et de générations différentes, qui vont inscrire leurs destins croisés dans des mondes en guerre. Mais qu’est-ce qui détermine au final notre identité ? Qu’est-ce qui constitue ceux que nous sommes ? Face à une Histoire qui se répète, les enfants réagiront-ils comme leurs parents ? L’union des différences n’est-elle pas préférable aux conflits et aux rancoeurs, préfigurant ainsi, en miroir, la formation de l’Europe des Nations ? Une grande saga d’aventures romanesques en quatre tomes, à paraître tous en 2023.

Date de parution : le 11 janvier 2023
Auteurs
: Nathalie Ponsard-Gutknecht
Miceal Beausang-O’Griafa (Scénario)
Aurélien Morinière (Dessin, Couleurs)
Genre : Histoire
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
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« Le Roi Lear » dans l’aujourd’hui au Français et en direct au cinéma

« Le Roi Lear » : ici et maintenant au Français et en direct au cinéma
© Jean-Louis Fernandez

« Le Roi Lear » dans l’aujourd’hui au Français et en direct au cinéma

Le Roi Lear, la pièce monstre de Shakespeare est aussi la plus emblématique de son répertoire, où la tragédie se dispute aux rivalités familiales exacerbées et aux enjeux de pouvoir. D’une puissance inouïe, elle nous entraîne, d’une voix incarnée par chacun des mots, au plus profond de l’expérience humaine et de ses errements.

Dans la version présentée et librement adaptée par Thomas Ostermeier, qui fait son entrée au répertoire de la Comédie-Française, après sa Nuit des Rois en 2019 (reprise au cinéma Pathé Live du 11 au 23 mai) aussi décapante que transgressive, le directeur de la Schaubühne de Berlin voit en Lear par delà la déliquescence du pouvoir, un conflit générationnel sur la transmission de l’héritage et son refus d’abandonner sa position et son influence.

Lear, tyran vieillissant, décide de partager son empire entre ses trois filles, à condition qu’elles lui déclarent l’amour qu’elles lui portent. Tandis que les aînées Goneril (Marina Hands) et Regan (Jennifer Decker) obtempèrent à des fins stratégiques, la benjamine Cordélia (Claïna Clavaron) refuse de se prêter au jeu qu’elle juge hypocrite. Une sincérité entraînant les foudres du monarque qui la déshérite et la renie aussitôt avant que les aînées décident de s’affranchir de son autorité et en abusent à leur tour car le pouvoir corrompt tout.

Une relecture actualisée   

Rejeté par Regan et Goneril, qui avaient promis de l’accueillir avec sa suite, Lear s’enfonce dans une folle solitude. Mais son errance, dans la projection actualisée d’Ostermeier, ne renvoie pas à sa propre finitude car ici il ne meurt pas, mais à une cristallisation sur la permanence d’un pouvoir qui ne cède jamais et à son emprise mortifère au détriment d’une génération sacrifiée. Le tout sur fond de chaos politique, social et moral qui voit des clans et des drames intimes se disputer aux ambitions démesurées des protagonistes.

Une actualisation propice à des intermèdes comiques dans le pur esprit Shakespearien et à des clins d’œil en phase avec l’actualité comme notamment cette séquence astrologique hilarante d’Edmund à l’adresse du public, interprétée par Christophe Montenez au meilleur de son talent.

C’est dans un paysage de lande qui retient la nuit, enveloppé par la brume, dans une esthétique crépusculaire et symbolique aire de jeu, que s’inscrit et s’immortalise sans relâche l’épopée du roi maudit. Pour représenter le château de Lear et de ses filles, Ostermeier installe un simple cadre lumineux tandis que sur un écran vidéo se déploient les scènes de combat ou celle encore de la tempête. Comme pour La Nuit des rois, une passerelle relie la scène à l’orchestre où les acteurs s’adressent et prennent à partie le public à plusieurs reprises. Deux trompettistes donnent le la à la tragédie et à ses soubresauts.

Coté distribution, mention spéciale à Christophe Montenez (Edmund) qui campe un redoutable bâtard, véritable astre noir, prêt à éliminer un frère légitime Noam Morgensztern (Edgar), et à crever les yeux de son père, Eric Génovèse (Gloucester). Denis Podalydes est ce roi dépossédé au bord de la folie. Se montrant tour à tour puissant et fébrile, autoritaire et imprévisible, sénile et enfantin, il nous entraîne au plus près de l’âme humaine et de ses turpitudes. Les héritières filles de Lear, Regan (Jennifer Decker) et Goneril (Marina Hands) imposent avec éclat une stature intransigeante et machiavélique. Kent, le fidèle conseiller du roi, est ici joué par une femme, Sephora Pondi, à la présence terrestre et incarnée. Enfin, Stéphane Varupenne est ce fou du roi, ironique et chantant, tout droit sorti de l’univers shakespearien. Bravo !

Dates : Jusqu’au 24 février 2023 – Lieu : Comédie-Française  (Paris)
Du 26 février au 7 mars 2023 https://www.lacomediefrancaiseaucinema.com
 Mise en scène : Thomas Ostermeier

Mathilde s’en va-en-mer de LJ Wagner, un livre ambitieux et prenant à découvrir en autoédition

LJ Wagner n’en est pas à ses tout débuts. Journaliste de formation, il vit et travaille à Paris, avec une passion débordante pour l’écriture et la scène. Après Gangrène ou Odieux festin, il fait paraitre un nouveau roman qui ne se lâche pas jusqu’à la dernière page. Le récit suit les existences une mère et sa fille à travers des parcours de vie compliqués, plus de 400 pages de pages intenses ou légères, surprenantes ou difficiles, les faux semblants volent en éclat pour une histoire qui raconte ce qui se passe derrière les portes, sans qu’on sache.

Un roman sur l’eau

Mathilde est une femme d’âge mûr qui a toujours vécu auprès de son mari. Quand il décède, elle décide de partir en croisière. Si cette explication parait de prime abord fort simple voire simpliste, il n’en est rien tant le mariage n’a pas été un long fleuve tranquille pour elle. Mathilde se raconte avec sincérité et aplomb, mettant surtout en avant sa fille Manon, victime collatérale qui a très mal vécu l’ambiance familiale anxiogène. Tandis que la mère de famille monte à bord d’un bateau pour une croisière sur le thème des aventures d’une personnage reflet exact d’Harry Potter au féminin, elle doit faire face à des inconnus dans des rapports humains pas toujours faciles. LJ Wagner fait multiplier les embûches avec un naturel déconcertant. La langue est soignée, les descriptions précises juste comme il faut pour s’immerger dans une ambiance aux chausse trappes nombreuses. Les personnalités se dessinent, les amitiés et les inimités se font jour, les estivants ne sont pas que des pseudos tirés du livre à succès qui les réunit, chacun a son passé, ses blessures et ses espérances. Manon restée en France découvre les secrets de sa mère à travers un journal intime caché juste ce qu’il faut par la mère pour que la fille curieuse tombe dessus pour le parcourir et ainsi découvrir sa vérité. Présent et flashbacks alternent avec des changements de typographie qui donnent le ton sur les unités de temps et de lieu. Les détails des histoires de Mathilde et de Manon font naitre une belle émotion avec toujours cette notion de résilience propre aux femmes qui se battent pour maintenir le cap et surmonter les épreuves.
 
Le livre est d’une lecture des plus passionnantes, le récit sur le bateau est rythmé et les liens entre mère et fille se dessinent tout du long dans un beau maelstrom émotionnel. A noter que la pièce de théâtre Odieux festin sera bientôt produite sur une scène parisienne, l’occasion de voir l’œuvre de LJ Wagner en vrai!

Synopsis: Mathilde, 72 ans, vient de perdre son mari, Hector. Pour se changer les idées, elle décide de s’offrir une croisière un peu particulière consacrée au troisième âge, « Les Séniors de l’Anneau », direction Los Angeles… Chaque participant doit se déguiser en personnage de littérature de fantasy. Cela tombe bien, Mathilde est une grande admiratrice de la saga magique « Ally Foster ».
Tandis qu’elle retombe en adolescence, s’amuse et se fait pour la première fois des amis, sa fille Manon découvre dans la maison de son enfance, un curieux document : un journal dans lequel sa mère lui raconte les cinq décennies plutôt houleuses qu’elle a passées auprès de son père. Et pendant que Mathilde se libère de son passé, Manon s’engouffre dans le sien. Mère et fille pourront-elles enfin se comprendre et se retrouver ?

Editeur: autoédition

Auteur: LJ Wagner

Nombre de pages: 420 pages

Et si on s’aimait, une pièce vivifiante à découvrir A la folie Théâtre

Prenez 3 jeunes hommes et 3 jeunes femmes, mélangez le tout, touillez bien, assaisonnez de sauce et d’aromates et vous aboutissez à 28 personnages en recherche d’amour. Pendant 1h15, c’est un tourbillon d’historiettes et de bluettes plus ou moins heureuses. Les rires alternent avec les silences pesants quand l’émotion se mêle au jeu. C’est jeune, c’est plein d’énergie, la salle a fait un triomphe pour la première à la folie théâtre pour un beau moment de comédie touchante.

28 personnages en quête d’amour

L’histoire est bien connue, chacun cherche chaussure à son pied. Tinder, rencontres fortuites, amitiés ambiguës, coups de cœur et rencontres mis en scène, tout y passe pour montrer que la principale barrière reste soi même pour franchir le pas et tenter le saut dans l’inconnu. Scénettes légères et sans conséquences s’enchainent à des moments assez jouissifs où l’inconscient se mêle à la danse, révélant ce qui se cache derrière les réparties et les attitudes. Peurs et espérances se bousculent dans un grand tourbillon de sentiments soulignant bien que l’ère internet ne rend pas forcément les choses plus faciles. Gauthier Germain, Mathieu Cassagnes et Cyprien Pertzing sont tour à tour (faussement) sûrs d’eux, goguenards ou franchement empruntés. Face à eux, Clara Basset, Clémence Baudouin et Fiona Munoz Martinez tentent de lever bien haut l’étendard de la femme moderne décomplexée. Moralité du tout, rien ne vaut l’honnêteté et la sincérité pour faire craquer les cœurs, au risque des déconvenues. La pièce se déroule dans un troquet dénommé Café de la gare où les rencontres se font et se défont autour d’un verre avec des petites tables et des chaises qui valsent en fonction des contextes. L’ambiance est soulignée par des néons qui changent de couleur en fonction des moments, rouge passion, vert jedi ou bleu horizon, tout s’enchaine avec art et conviction.

Et si on s’aimait est une pièce parfaite pour un vendredi soir, surtout caustique au départ pour gagner en profondeur et en subtilité au fur et à mesure de son déroulement. Bravo aux auteurs Camille Cointe et Marie Iasci pour ce beau moment d’actualité et de sincérité, rien n’est caché, tout est montré, c’est parfait!

Synopsis:

Avec poésie et humour, 6 comédiens incarnent 28 personnages en quête d’amour, plongés dans ce moment magique et terrifiant : le rendez-vous amoureux.

Et si on s’aimait ? pose la question de la rencontre amoureuse, celle que l’on espère, celle que l’on redoute, celle que l’on fantasme. Après tout, nous sommes cernés par l’amour. À l’heure où l’autre semble à portée de smartphone avec les applications de rencontre, est-ce vraiment devenu plus facile de boire un verre en terrasse en face de quelqu’un qui nous plait ?

[Manga] Sanctuary Perfect Edition : le chef d’oeuvre ultime d’Ikegami et Fumimura à ne pas manquer (Glénat)

[Manga] Sanctuary Perfect Edition : le chef d’oeuvre ultime d’Ikegami et Fumimura à ne pas manquer (Glénat)

Réédité dans un écrin estampillé « Perfect Edition », le seinen Sanctuary s’offre une seconde jeunesse dans un format à la hauteur de ce manga culte. 

Si le dessin peut sembler avoir pris un peu d’âge, il ajoute aussi du cachet à cette oeuvre du début des années 90. Le récit est quant à lui plein de ressources, multipliant les tournures inattendues en naviguant entre yakuzas et intrigues politiques. Un scénario d’une grande maîtrise qui tient en haleine de bout en bout, façon polar. Les personnages secondaires sont légion, et s’articulent avec merveille dans un vaste ensemble où les enjeux se démultiplient. 

Bref, ces trois premiers tomes (sur les 6 de cette réédition) sont un pur régale et se lisent d’une traite avec beaucoup d’envie. A lire et à relire sans modération ! 

 

 

 

Résumé de l’éditeur :

Le retour du chef d’œuvre

Chiaki Asami, le secrétaire de politicien et Akira Hojo le chef de gang… Lorsque Asami, après avoir menacé un parlementaire de scandale, se lance en politique en se déclarant candidat aux élections, Hojo, en tant que yakuza, lui montre la voie vers le sommet. Alors que les univers de la politique et des yakuzas semblaient très éloignés, un étrange enchevêtrement de fils se révèle, laissant entrevoir une bien étrange relation… Qui de l’homme politique ou du yakuza révolutionnera ce pays corrompu ?

Dans cette série haute en trahisons et en complots, Sho Fumimura, également connu pour Ken le survivant sous le pseudo de Buronson, offre un scénario en or au talent graphique d’Ikegami. La série revient aujourd’hui dans une édition Perfect grand format en six volumes de plus de 400 pages chacun. Ne manquez pas cette rencontre avec le classique du genre !

Date de parution tome 3 : le 18 janvier 2023
Auteurs
: Sho Fumimura (scénario) et Ryoichi Ikegami(dessin)
Genre : polar, seinen
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (432 pages)
Acheter sur : BDFugue

Une cuvée Saint-Amour 2021 des Orfèvres du vin à découvrir pour la Saint Valentin!

La Saint-Valentin est une occasion parfaite pour découvrir la nouvelle cuvée Saint-Amour 2021 des Orfèvres du Vin. Un repas aux chandelles prévues pour le 14 février? Voici le vin parfait pour l’agrémenter!

Une saint Valentin voluptueuse

La cuvée 2021 Saint-Amour de la gamme Prestige est issue des vignes du Beaujolais et plus précisément les coteaux mythiques et ensoleillés de Saint-Amour. Le nectar a été élevé en cuves de bois et en fûts de chêne français, travaillé amoureusement par le Maitre de Chais Amélie Thomas. A l’œil, le vin arbore une belle robe rouge rubis teintée de reflets pourpres capable de charmer votre convive au premier regard. En bouche, des tanins puissants et subtils se font sentir, magnifiés par de légères notes de petits fruits rouges pour finir en apothéose sur une touche boisée. Ce vin accompagne à merveille un lapin à la moutarde, un faux filet et son gratin de blettes ou encore un délicieux plateau de fromages. Proposé au prix public de 8,60 Euros TTC la bouteille et de 51.50 Euros TTC le carton de 6 bouteilles, c’est un vin parfait pour une belle soirée romantique!

Publireportage:

Spécialistes des vins du Mâconnais et du Beaujolais, Les Orfèvres du Vin, anciennement dénommées “Cave de Charnay-lès-Mâcon” et créée en 1929, regroupent 70 sociétaires et produisent 9.000 hl sur une surface de 140 hectares. Ils viennent d’inaugurer leur nouveau caveau où se mélangent pierres et bois, soulignant ainsi la
pertinence de leur signature «Les Orfèvres du Vin» et la recherche constante de l’excellence. La Cave de Charnay a su donner ses lettres de noblesse aux blancs, mais aussi aux rosés, aux rouges et aux vins effervescents de la région.
Cette cave se veut comme un grand domaine, élevant de plus en plus de cuvées parcellaires et en respectant ainsi l’authenticité du travail de chaque vigneron. Les Orfèvres du Vin se distinguent régulièrement au concours des Chardonnay du Monde, aux salons de Paris et Mâcon et multiplient médailles d’Or, d’Argent et de Bronze pour ses différents fleurons : Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon Charnay, Saint-Amour, Crémant de Bourgogne,…
Autant de belles récompenses pour ces professionnels qui, au cœur du Mâconnais et du Val Lamartinien, font rimer authenticité et qualité.

Un huis clos tendu et puissant avec L’araignée au Studio Hébertot

Le Studio Hebertot laisse la place à la grande histoire avec L’araignée. Au XVIe siècle, le Saint Empire romain germanique domine l’Europe. Fondé par Otton Ier le Grand en 962, il comprend les royaumes de Germanie, d’Italie et, à partir de 1032, celui de Bourgogne. Il ne fut dissous qu’en 1806. Alors que Charles Quint est encore un jeune souverain ambitieux, il doit faire face à la renommée grandissante du docteur en théologie Martin Luther, décidé à combattre la décadence de l’église romaine. La pièce est une admirable passe d’armes entre 2 grands bretteurs, l’empereur et le réformateur, le premier tenant du pouvoir terrestre de l’église, le second décidé à une réforme profonde. Assez peu connue dans nos contrées, cette anecdote (fausse?) donne en tout cas lieu à une pièce hautement captivante.

Une pièce quasi scientifique

Un peu d’histoire tout d’abord puisque la pièce se déroule en 1521. La réforme protestante occasionne alors une division de la foi qui a un effet désintégrant sur l’Empire et fait craindre une guerre civile. Combattant le système des indulgences, Luther s’érige en champion de la vraie foi. L’Edit de Worms de 1521 le met au ban de l’Empire. L’Édit n’offre encore aucune possibilité de mener une politique favorable à la Réforme alors que le soutien du peuple se fait de plus en plus bruyant. Cette situation n’est satisfaisante pour aucune des deux parties. Le camp protestant ne dispose d’aucune sécurité juridique et vit dans la crainte d’une guerre de religion. Le camp catholique, en particulier l’empereur, ne veut pas d’une division religieuse durable. La pièce est un huis clos autour d’une table. 2 chaises, 2 verres et une ambiance très sombre entourent les 2 protagonistes. L’empereur est vêtu d’un costume et d’une chemise blanche, cheveux gominés en arrière qui font ressembler le très convaincant Jean-Nicolas Gaitte à Colin Farrell dans Miami Vice, très classe et déterminé. Maxime Gleizes est un Martin Luther non moins convaincant, figurant un moine non point glabre comme il est souvent représenté sur les gravures, mais barbu et vêtu d’un haut de survêtement rappelant l’habit de moine. La rencontre nocturne est secrète et mal comprise au départ. La pièce laisse planer le doute sur la place centrale du second dans l’histoire, à l’origine de la fondation de l’Église protestante, dont la doctrine a rompu radicalement avec le catholicisme, ce pourquoi il s’est détaché de l’autorité du pape avec une diffusion rapide du protestantisme, notamment en Allemagne. Une légère connaissance du contexte historique est souhaitable mais non point obligatoire. Les discussions brossent un portrait large de l’époque, avec la découverte des richesses du nouveau monde, la menace ottomane de plus en plus présente à l’est et un empire fissuré. Les discussions visent pour Charles Quint à faire abdiquer Martin Luther, ce qu’il ne fera pas comme le montre bien l’histoire avec l’Édit de Worms promulgué le 25 mai 1521 par l’empereur Charles Quint pour interdire le luthéranisme.

La rencontre a peut être eu lieu dans la réalité, ou pas, l’intérêt tient dans cet affrontement entre 2 personnages centraux de l’histoire européenne, avec une mise en scène très moderne. Néons, musique indus, mouvements désordonnés, le rendez-vous tient presque d’une rencontre mafieuse entre 2 chefs rivaux. Cette manière de moderniser la grande histoire est fascinante et n’enlève rien à la vérité historique. Quant à l’araignée, c’est une métaphore quasi psychanalytique des peurs enfouies qui ne demandent qu’à ressortir, quitte à obscurcir le jugement. Une pièce à découvrir au Studio Hébertot jusqu’au 4 avril 2023 les lundis et mardis à 19h et le dimanche à 17h!

Synopsis: 1521. Le jeune Charles Quint a pris les rênes du pouvoir du Saint Empire romain germanique dont l’unité se trouve soudain menacée par la révolte du moine Martin Luther. Il faudra entre eux deux, une discussion à l’abri des regards. Ils devront avec acharnement, confronter leurs certitudes et leurs angoisses

Elodie Rama dévoile son nouvel album Constellations, sortie le 3 février chez 10h10

Elodie Rama - Constellations
Elodie Rama – Constellations

Elodie Rama dévoile son nouvel album Constellations avec de nombreux invités comme notamment la chanteuse La Chica sur le titre City Blues. L’album a été réalisé, arrangé et mixé par Atom du collectif C2C à Arcades Studio et masterisé par Blanka à Kasablanka Mastering. Paroles en anglais, français et en créole dans un album aussi rythmé que langoureux.

Un album enchanteur

Elodie Rama a un CV consistant, musicienne, plasticienne et animatrice radio, elle sait utiliser la poésie avec talent. Entre Nantes et Marseille où elle vit aujourd’hui, elle a su se faire un trou. Ses collaborations avec des artistes comme Hocus Pocus, Sly Johnson ou Baloji lui ont permis de prendre son envol en solo avec Strange Island, son premier EP sorti en 2013. La chanteuse a dévoilé Letter To A Sister Friend avant la sortie de son premier album Constellations chez 10H10. City Blues est une première immersion électronique aux sonorités Trip-Hop, R&B et Soul. La mélodie est fascinante et la rythmique addictive avec une ligne de basse réjouissante. Les 2 chanteuses sont au rendez-vous pour un titre prêt à tourner en boucle dans vos oreilles. Constellations est le résultat d’une nouvelle orientation entre soul et trip hop, tout en clair obscur, avec un multiculturalisme des plus réjouissants. Entre Martinique et Bretagne, Elodie Rama a tracé sa voix. Partie maintenant sure les bords de la Méditerranée, elle est aussi attirée par l’Asie et l’Afrique. Elle mélange le bèlè de son aïeul martiniquais Eugène Mona aux mots de Glissant ou Saint John Perse. Les mots sont entonnés en français, en anglais et en créole, reflet d’une vraie culture métisse qu’elle perpétue à travers ses chansons, comme dans une constellation de rencontres, d’histoires et de musiques.

L’album a été enregistré en famille pour évoquer les ancrages mémoriels et géographiques dans une jolie sarabande de chansons enchanteresses à découvrir!

L’enfant du volcan, un roman de Léo et Ghyslène Marin (Albin Michel)

L’enfant du volcan, un roman de Léo et Ghyslène Marin (Albin Michel)

Léo et Ghyslène Marin nous confient une histoire qui fait partie de leur histoire familiale mais aussi de l’Histoire de la France. Un événement peu glorieux.

De 1962 à 1984, plus de 2000 enfants Réunionnais ont été transférés dans des départements français où l’exode rurale était trop importante. L’objectif était de repeupler ces départements, entre autres la Creuse.

Ces enfants ne relevaient pas tous de l’aide sociale à l’enfance. Ils n’étaient pas tous orphelins, loin de là ! Les parents signaient un acte d’abandon sans pouvoir même lire leurs papiers ! On leur faisait croire au miracle en allant en France !

Et les auteurs, Léo et Ghyslène Marin, Léo étant le fils de Ghyslène, nous racontent comment ont pu vivre ces enfants « déportés ». Comment ont-ils réussi à survivre…

On les a forcés à oublier leur langue maternelle, à oublier tout leur passé. Leurs conditions de vie dans des pensionnats pour malades (alors qu’ils étaient en pleine santé), ou des orphelinats, étaient déplorables ! Ces petits ne se souvenaient plus de leur toute petite enfance, ils oubliaient, au fil des jours, leur famille Réunionnaise. Ils étaient complètement abandonnés, en manque d’amour et de reconnaissance.

Quelquefois ils étaient adoptés et devenaient souvent esclaves dans une famille soi-disant bienveillante…

Mila, petite Réunionnaise, est une petite fille qui s’est retrouvée au Château de Saint-Avre. Elle a eu la chance d’établir un lien profond avec Ernestine qui tenait l’épicerie du village. Leur relation fut incroyable, comme hors du temps. Hector, le mari d’Ernestine, n’était pas comme tout le monde, mais Mila les avait adoptés tous les deux et venait régulièrement se réfugier, se ressourcer chez eux. C’était son havre de paix, son havre d’amour. Jusqu’au jour où Ernestine, Mémé, comme une évidence, a demandé à adopter Mila !
On connaît l’administration française…

Eh bien à cette époque, ce n’était vraiment pas joli ce qu’il s’y passait ! Et ce, dans une totale indifférence !

Avec L’enfant du volcan, Léo et Ghyslène Marin donnent la parole à tous ces enfants, dont Ghyslène Marin elle-même, qui ont souffert d’un acte inadmissible et dont la vie a été brisée du jour au lendemain. Rien ne pourra leur rendre leur enfance ! Un très bel hommage ! Un très beau livre, vraiment poignant !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2023
Auteur : Léo et Ghyslène Marin
Editeur : Albin Michel
Prix : 20,90 €

Les Licornes, Avec mon doigt… Mon livre sonore (Usborne)

Les Licornes, Avec mon doigt… Mon livre sonore (Usborne)

Les éditions Usborne proposent pour nos tout jeunes lecteurs, dès 10 mois, un livre sonore empli de magie : Les Licornes. De grosses touches sur le côté sont très faciles à manipuler par le tout-petit. Il suffit d’appuyer dessus et une musique magique apparaît ! Et des licornes, toutes différentes, très colorées, vont attiser l’imaginaire de nos petits. A chaque page, un symbole « licorne » différent et une musique différente.
Un album entièrement cartonné, dont les jolies illustrations racontent, à elles seules l’histoire.
Dans la même collection, on trouvera également : Les dinosaures, Le jardin.

Les Licornes, Avec mon doigt… Mon livre sonore, est à offrir à toutes nos petites mains !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 10,95€

Sandor dévoile son nouvel album La Médaille (Ouragan Records / Irascible), sortie le 3 février 2023

2 ans après Bar de nuit et Rincer à l’eau, Sandor est de retour avec son nouvel opus La médaille. Résolument chanteuse féminine avec une touche de masculinité, logée entre l’enfance et le monde adulte, la chanteuse dévoile son nouvel album.

Une belle musicalité

Deux ans après Bar de nuit et Rincer à l’eau, Sandor est de retour, avec des changements profonds, des nouveaux thèmes, des nouvelles collaborations, et un album plus puissant et plus radical. Le clip de La Médaille a été dévoilé et l’artiste chevauche un vélo d’entraînement pour foncer avec ardeur à la poursuite d’une médaille tout à tour à portée de main ou inatteignable. Sandor évolue devant un décor abstrait réalisé à partir d’animation 3D et d’illustration. La médaille a plusieurs apparences pour illustrer la multiplicité des types de recherche pour chacun. Les paroles résonnent d’une triste actualité, elles qui ont été enregistrées peu de temps avant le début de la guerre en Ukraine. Elle chante plus de guerres, plus de batailles pour un vibrant appel à la paix. Elle évoque les types de cyberharcèlement qui avaient pour résultat d’inonder les comptes féministes d’émojis médaille, elle souligne surtout le combat toujours en cours pour l’égalité hommes femmes. Dans Les Peupliers, elle évoque les arbres de la mélancolie et du souvenir. Sandor dévoile une facette plus intime de sa personnalité, avec des arrangements plus doux et harmonieux.

Sandor sera le 4 mars aux Docks de Lausanne. L’artiste suisse entonnera ses titres tout prêts pour fédérer les foules contre les injustices de ce monde. Ce concert sera une sorte de release party après avoir dévoilé durant l’été 2022 Amour Propre, un morceau à la fois rétro avec des synthés et des rythmiques à la limite du hip-hop. Sandor fair référence à la hongrie, beaucoup connaissent l’illustre écrivain Sandor Marai, coincidence?

[BD] Jim Bridger, quand le plus grand trappeur de l’Ouest remonte le fil de l’Histoire (Glénat)

[BD] Jim Bridger, quand le plus grand trappeur de l’Ouest remonte le fil de l’Histoire (Glénat)

Dernier né de la collection « La véritable histoire du Far-West » aux éditions Glénat (après Jesse James et Wild Bill Hickok), Jim Bridger vient s’illustrer en tant que trappeur du début des années 1820, alors que les Etats-Unis font leur conquête de l’Ouest. Faisant partie des plus grands Mountain Men des rocheuses, Jim Bridger fait le récit des faits marquants de sa carrière.

Une rétrospective qui permet d’en apprendre beaucoup sur le rôle d’explorateur qu’il a eu en ouvrant de nouvelles voies. On découvre aussi le mode de vie que cela impliquait. Une vie solitaire au milieu d’une nature rude : entre tribus indiennes parfois hostiles, froid polaire et chasse aux castors, Jim Bridger a appris à vivre seul et lire les paysages nouveaux qui l’entouraient sans jamais les oublier.

Ce Jim Bridger nous fait voyager avec lui à travers sa vie dans les rocheuses. Bien que le rythme se trouve entrecoupé par des flash-backs à des époques différentes de sa vie, on prend plaisir à découvrir ce personnage méconnu et pourtant légendaire grâce à un dessin maîtrisé qui dégage caractère et naturel. A lire.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Sur les traces du plus grand mountain man de l’Ouestaméricain. En 1822, le jeune Jim n’a pas encore 18 ans mais il sait que l’aventure l’attend à l’ouest de Saint-Louis, cette ville marchande et cosmopolite du Missouri située à l’extrémité du front pionnier. Le coeur ouvert à l’inconnu, il débute sa carrière de trappeur en s’engageant dans la première grande expédition, celle de William Ashley, qui avec deux bateaux et une centaine de volontaires, remonte la haute vallée du Missouri à la recherche de «l’or brun des Rocheuses», les peaux de castor. Au péril de sa vie, il affronte les hivers redoutables et les grizzlys, rencontre les peuples amérindiens pour lesquels il nourrit un profond respect et explore les territoires les plus reculés de l’Ouest, du Grand Lac salé aux geysers de Yellowstone. Démontrant un courage, une sérénité et une endurance à toute épreuve, il connaît de folles aventures dans les régions montagneuses, se fiant à son instinct de survie et son sens exceptionnel de l’orientation pour se tirer d’affaire. Au fil du temps, sa renommée est si établie que les convois de pionniers et les détachements de cavalerie s’arrachent ses services pour les guider au milieu d’une nature hostile et sauvage! Devenu une légende vivante, Jim Bridger force l’admiration et nous ouvre les portes d’un âge d’or où trappeurs, négociants et Indiens se réunissaient chaque année dans les somptueuses vallées du Wyoming pour commercer et se divertir. La conquête de l’Ouest n’en est encore qu’à ses débuts et va bientôt bouleverser cet équilibre. Une époque passionnante de l’histoire américaine dans lequel éclot le mythe des Mountain Men, ces êtres rudes, entreprenants et individualistes, vivant en osmose avec un territoire qu’ils ont vu disparaître sous les roues des chariots qu’ils avaient eux-mêmes guidés… Pierre Place nous entraîne sur les pasd’une figure légendaire dans un récit personnel qui nous rappelle les grands espaces immortalisés par Jim Harrison. L’ensemble prend vie grâce à son trait vivant et généreux sous l’oeil expert de Farid Ameur,historien et spécialiste de la conquête de l’Ouest américain.

Date de parution : le 11 janvier 2023
Auteurs
: Pierre Place (Scénario,Dessin)
/ Chris Regnault (Couleurs)
/ Farid Ameur (Autres)
Genre : Histoire, Western
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

« Godot », sous le magie d’Alain Françon

"Godot" sous la magie d'Alain Françon
Crédit Photo © Jean-Louis Fernandez

« Godot », sous le magie d’Alain Françon

« En attendant Godot » de Samuel Beckett est un texte fondateur mettant en scène la tragédie de l’existence et la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Absurdité donc de la condition humaine où attendre Godot c’est espérer que cela va changer alors que cet espoir est vain.

Deux hommes sont seuls au milieu de nulle part à la tombée de la nuit et attendent quelqu’un, Godot. Cet homme providentiel — qui ne viendra jamais — leur a promis qu’il serait au rendez-vous. En l’attendant, les deux amis tentent de trouver des occupations, des « distractions », des diversions pour combler le vide et cette interminable attente. Ils sont à l’affût du moindre divertissement et leur dialogue est traversé de quiproquos, d’incompréhensions, d’insignifiance, de faux espoirs, sans cesse répétés et renouvelés.

Une poésie facétieuse

Les deux personnages rappellent les couples interdépendants célèbres comme Sganarelle et Don Juan ou Don Quichotte et Sancho Panza ou encore Alex et Zavatta, Laurel et Hardy mais aussi une forme de dualité : le père, le fils, l’esprit, le corps.

L’incarnation des deux vagabonds par André Marcon (Estragon) et Gilles Privat (Vladimir) est un coup de maître. Ils sont magnifiques de cocasserie et de complicité, d’intensité et de tendresse mêlées, avec cette capacité rare d’inscrire leur jeu dans une immédiateté et une poésie facétieuse qui font entendre comme jamais les mots de Beckett et cette humanité confisquée, confrontée à une errance et à une perdition de l’être source d’une solitude infinie, que le dramaturge se plait à souligner d’un art du décalage et d’une flamboyance funeste qui n’appartiennent qu’à lui.

Un magicien de la scène

Hérésie d’un monde irréconciliable qui voit se rencontrer nos deux éclopés et ce couple maître-esclave interprété par Guillaume Lévêque (Pozzo, le maître), Eric Berger (Lucky l’esclave) et Antoine Heuillet (le garçon) où se mettent à jour les rapports de force et la mise en abîme de toutes les détresses humaines, à la fois victimes et bourreaux.

Alain Françon est un magicien de la scène. Sa direction d’acteurs, sa précision de tous les instants, son imaginaire au service du texte, assorti d’une gestuelle clownesque et céleste des comédiens, mobilisent complètement le spectateur, propice à un questionnement en profondeur sur la condition humaine, sa destinée à la fois tragique et burlesque. Du grand art. Bravo !

Dates : 3 février au 8 avril 2023 – Lieu : La Scala (Paris)
 Mise en scène : Alain Françon

Loco Cello dévoile son nouvel album Tangorom feat Biréli Lagrène, sortie le 3 février chez Well Done Simone! Records

Loco Cello est une vraie expérience musicale autour de la musique de chambre et du jazz gipsy avec un quatuor à cordes complètement iconoclaste. Composé de composé de François Salque au violoncelle, Samuel Strouk à la guitare et de Jérémie Arranger à la contrebasse, l’ensemble est de retour le 03 février 2023 avec son nouvel album Tangorom.

Un lâcher prise total

Le deuxième opus est marqué par la participation de Biréli Lagrène et Adrien Moignard pour un voyage à travers l’Argentine et l’Europe de l’Est avec des touches réjouissantes de jazz manouche et de musique classique. Pas de frontière pour le trio qui multiplie les références et mélange musique classique, jazz et musiques du monde des plus jouissifs. Les musiciens sont au diapason et réinventent le concept de quatuor à cordes avec l’association de 2 guitares, un violoncelle et une contrebasse. Le résultat est une musique de chambre à la fois classique et mélodique, pleine de swing et de tonalité aérienne. Le projet musical donne le pouvoir au cordes autour d’une construction rigoureuse, exigeante et poétique. L’utilisation de cordes pincées (guitares et contrebasse) et de cordes frottées (violoncelle) fait merveille et la musique de Loco Cello fait mouche pour une belle émotion et une indéniable virtuosité, avec des plages de semi improvisation qui emmènent l’auditeur très loin dans des contrées inédites. Le jazz et le tango ont rarement été aussi bien interprétés!

Dates de leur tournée :
13/02 – Album Release – Paris – Café de la Danse feat Biréli Lagrène
19/03 – HMKO Les heures musicales du Koshersberg – Truchtersheim feat Biréli Lagrène
30/03 – Les Deux Alpes Musicales – Les deux alpes
26/05 – Festival Musique dʼun Siècle – Dieulefit
02/06 – LʼEze Harmonies – Èze
18/06 – Maisons-Laffitte Jazz Festival – Maisons-Laffitte
07/07 – Festival ArtenetrA – Celles-sur-Belle
11/07 – Festival Saint Cirq Causse et Vallée – Saint-Cire
12/07 – Festival en Blanc et Noir – Lagrasse
30/07 – Blois
31/07 – Festival Jazz au Phare – Ile de Ré feat Biréli Lagrène
09/09 – Festival du Vexin

Regarde le vent, un roman de Marie-Virginie Dru (Albin Michel)

Regarde le vent, un roman de Marie-Virginie Dru (Albin Michel)

Marie-Virginie Dru est une artiste complète. Non seulement elle est auteure, mais également peintre et sculptrice. Avec Regarde le vent, qui vient de sortir, elle nous offre son deuxième roman. Excellent roman.
Si vous le commencez, sachez juste qu’il vous faudra du temps devant vous car vous ne serez pas prêt de le lâcher !
Camille est guide-conférencière à Paris. Mais depuis quelques temps, la nuit elle se met à écrire, et avec passion ! Depuis la mort de sa grand-mère.
Camille est une femme qui se replonge dans son passé, sur ses grands-mères, arrières, arrières-arrières grands-mères ! Trois générations de femmes vont revivre sous la plume de Marie-Virginie Dru. Mais que de piments ! Que d’histoires merveilleuses de femmes, toutes plus insolites les unes que les autres. Des femmes en avance sur leur temps, des femmes avides de liberté et d’amour. Des secrets si bien cachés et des vies uniques. Du passé qui reste inscrit dans la vie actuelle de Camille et qui lui pose question. A-t-elle elle aussi cette force de liberté et d’indépendance ? Ou est-elle entrée dans une sorte de soumission vis à vis de son mari ?
Ah, son mari ! Qui est-il ? Un homme à plusieurs facettes. Un journaliste reconnu mais qui se voudrait écrivain. Un homme capable de tout, du pire comme du meilleur. Un homme que Camille finit par craindre, malgré l’amour qu’elle lui porte.
Sous la plume de Marie-Virginie Dru, le récit est si fluide qu’on passe du présent au passé, sans ambiguïté. Les personnages principaux sont : Camille, Jeanne, sa fille, Raphaël, son mari, Henriette son arrière-arrière-grand-mère, Odette, son arrière-grand-mère, et Annette, sa grand-mère. Un savant récit d’histoires mélange le passé et le présent. En fait, le présent reste toujours lié au passé et le passé explique bien des choses du présent ! Et cela reste très perturbant pour Camille.
Regarde le vent est un roman qu’on a du mal à lâcher et qu’on aimerait qu’il ne se termine jamais ! Une belle réussite !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 1er février 2023
Auteur : Marie-Virginie Dru
Editeur : Albin Michel
Prix : 21,90€

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