Tout le monde se souvient de l’année 1997 quand le groupe de folk, rock, reggae français, originaire de Brest, Matmatah a cartonné avec son tube Lambé An Dro, mais réduire son œuvre à ce hit serait réducteur. La preuve, le groupe est de retour avec un double album intitulé Miscellanées Bissextiles rempli morceaux à écouter rapidement!
Un beau retour
Miscellanées Bissextiles est le premier double album du groupe. Le guitariste Emmanuel Baroux a quitté le groupe pendant l’enregistrement et a été remplacé par Léopold Riou. Mais certaines de ses parties ont été conservées dans l’album. La chanson Bet You and I a été dévoilée en juin 2021 sans aucune autre information. En novembre 2022, l’album a été annoncé avec la sortie de la chanson Brest-même. En décembre 2022, le groupe a publié la ballade Hypnagogia longue de plus de 7 minutes, hypnotique, langoureuse. La version CD comporte les titres 1 à 5 sur le premier disque et les titres 6 à 14 sur le second. La version vinyle est différente, avec la chanson Erlenmeyer sur la face A et les chansons 2 à 5 sur la face B, 6 à 9 sur la face C et 10 à 14 sur la face D. Le double album est principalement chanté en français mais aussi en anglais avec des morceaux tous très cohérents les uns avec les autres. Le clip réalisé par Lenny Urbain et Mickaël Delahaie en dit long sur les ambitions du groupe à reprendre la devant de la scène comme ils l’ont déjà fait par le passé.
Matmatah est de retour, et ça fait du bien de les savoir autant en forme. Avec leur musique aux styles chamarrés, l’album remplit toutes ses promesses, avec du rock, du folk et du reggae, tout ce qu’on aime chez Matmatah, le tout sous l’étendard breton hissé bien-haut, ça fait plaisir!
Casareggio, c’est 3 cousins et 2 amis d’enfance, une famille venue des rivages de San Benedetto Po au nord de l’Italie. Le projet a débuté en 2019 après différents projets musicaux pour raconter ensemble l’histoire des Casareggio qui a tant marqué leur enfance.
De la belle chanson française à textes
Le premier EP de Casareggio insiste sur le besoin de l’individu de maitriser ses instincts et de s’élever pour trouver l’équilibre. L’héritage familial est bien présent, la ville dont ils sont issus est la digne représentante des vieilles lignées italiennes et le petit fief de Mantoue ne s’est réunifié à l’Italie qu’en 1948. Les 3 cousins et les 2 amis d’enfance ne se privent pas de porter un regard acide sur les valeurs aristocratiques qui rattachent inévitablement un individu à sa caste et à ses richesses quitte à ne le réduire qu’à ça. Les textes ont été écrits avec une jolie ironie pour placer au plus haut le besoin d’indépendance, rejetant le système des vieilles traditions clivantes qui poussent à l’enfermement au détriment de l’épanouissement personnel. Les titres En voiture et Sauna Hammam Jacuzzi (version moderne du métro, boulot, dodo?) sont joliment entrainants, même dansants, avec des paroles qui donnent envie d’être fredonnées, et même chantées à tue tête. Le Voyage Extraordinaire part du présent pour faire un pont vers le passé, avec une musicalité qui leur est propre. Le désir d’émancipation est là, ils ne veulent pas tourner en rond comme ils le disent bien dans Comme un poisson.
Les membres de Casareggio veulent sortir du carcan d’une élite autodésignée pour écrire leur propre histoire avec des morceaux à la belle poésie. Quand ils entonnent J’aime Saint-Tropez, tout est dit, la crise est proche, ils ne supportent plus l’entre soi et se construire eux-mêmes. L’ironie est de mise et ça fait plaisir à entendre.
Signé sur le label Big Scoop Records (Naâman, Fatbabs), le rappeur Mood Supachild installé à Bordeaux et d’origine rwandaise chante en anglais et livre son nouvel EP Big Convoy après avoir révélé le single du même nom au clip tourné par lui-même. RnB classieux pour des chansons qui s’écoutent avec langueur.
Des morceaux dans l’air du temps
Mood Supachild est porté par un flow qui remplit tout l’espace. Boy we on your convoy est le gimmick redondant de son premier single, il n’oublie pas ses amis, sa famille et tout son entourage. Hip Hop et RnB remplissent l’espace et la formule est bien connue. Les couplets sont lâchés avec énergie, les refrains sont chantés pour une atmosphère 100% urbaine. L’autre titre Hate on You surfe sur la même voix pour un RnB tout en souplesse. Same shit est un autre single aux mêmes sonorités, est-il une référence au peintre Basquiat dont le blaze était Samo pour Same old shit? Les textes sont mis en avant, les sonorités sont minimalistes, il évoque la routine de l’existence de laquelle il faut savoir sortir. De son vrai nom Anthony Musoni, l’artiste est un musicien, chanteur, auteur et compositeur membre du collectif WorldWide Kids, il a créé avec cette même équipe le label Paper Heals Music en 2015. Le collectif a écumé les salles pour faire des premières parties, des festivals et se construire un répertoire musical avec celui qui se nommait à l’époque Kool A. Kool A est l’ancien pseudonyme ce celui qui est devenu aujourd’hui Mood Supachild et qui a sorti en 2011 son premier EP acoustique intitulé Symphony of my thoughts produit par son entourage. Influencé par des grands noms comme Outkast, Musiq, Lil Wayne, Kendrick Lamar, Dwele, Lauryn Hill et Jay Z, il a perfectionné son flow pour en faire sa marque de fabrique.
Fan de sampling, de break beat, de rap classic, d’afrobeat et de R’n’b, Mood Supachild fait le show dans tous les styles de musique. Boy Convoy est à découvrir pour se laisser aller dans un,e atmosphère toute personnelle.
Marie Lebey a déjà écrit de nombreux romans (17 ans porte 57, Un ange en exil, Mouche, Vol d’homme…). Bref, Marie Lebey est une autrice qui n’a peur de rien, ni de personne.
Aujourd’hui, Marie Lebey nous propose un très chouette moment de lecture avec La valeur des rêves. On entre de plain-pied dans le monde de l’art, et plus particulièrement celui d’Alexander Calder. Il est devenu célèbre grâce à ses stabiles. Et Moustipic en fut un !
Mais comment un énorme stabile de Calder a-t-il pu se retrouver dans un village vacances, au bord d’une piscine ? Moustipic permet aux enfants d’étendre leurs serviettes de bain ! C’est le comble ! Une œuvre qui vaut au bas mot cinq millions de dollars !
Lucie de Clichy est chargée d’élucider le mystère. Est-ce vraiment une œuvre majeure de Calder ou plutôt juste un tas de ferrailles ? Jusqu’où va aller Lucie pour découvrir la vérité sur Moustipic ?
Au fil des pages, l’écriture de Marie Lebey nous régale ! Beaucoup d’humour, de fantaisie mais aussi d’érudition. Et franchement, on passe un moment excellent avec Moustipic ! Avec de jolis clins d’œil à l’Histoire et à l’Art.
La valeur des rêves, un roman qui oscille entre les rêves et la réalité ! Succulent !
Le piège de Huda se déroule à Bethléem, dans le contexte toujours tendu d’un territoire partagé entre un pays et une population victime des constantes exactions. Reem est une jeune femme à l’existence compliquée. Mauvais mariage, sans emploi, un mari difficile, elle s’offre un moment de liberté en allant chez sa coiffeuse. Et tout d’un coup sa vie déjà imparfaite vire au cauchemar. Celle qu’elle considère comme une amie est en fait une espionne agissant pour le compte des occupants israéliens. Un chantage s’organise sur la base de photos compromettantes pour assurer son silence. Mais rien ne se passe comme prévu et c’est parti pour 1h30 de migraine.
Un film imparfait mais prenant
La jeune mère et la coiffeuse se retrouvent sous les feux croisés de la résistance palestinienne et de la redoutable armée israélienne, tous adeptes de la torture psychologique ou physique pour faire ployer les récalcitrants. Le réalisateur Hany Abu-Assad aime à évoquer le conflit israélo-palestinien pour complexifier une situation déjà en équilibre instable. Il est déjà allé de la comédie (l’excellent Le chanteur de Gaza) à l’action (La montagne entre nous) en passant par le drame (Paradise now). Huda’s Salon est un thriller qui multiplie les impasses et les échanges à bâtons rompus entre la coiffeuse Huda et son ravisseur. Un jeu du chat et de la souris s’organise dont l’objectif est de retrouver Reem. Le film aurait pu gagner en ampleur en ne se contentant pas de passer du lieu de détention d’Huda à l’appartement de Reem. Huda doit communiquer des noms avant une mort quasi certaine, Reem veut échapper autant aux factions rivales qu’à son mari anxiogène. Le film passe du contexte global aux cas particuliers sans que l’issue soit longtemps certaine. Si le film souffre quelque peu d’une théâtralité excessive, l’antagonisme des forces contraires donne au film une pesanteur constante loin d’être déplaisante. Le film montre surtout du doigt la condition des femmes victimes collatérales d’un conflit qui n’en finit pas, toujours prises en tenaille entre perspectives personnelles contrariées et oppression publique, autant dans leur communauté qu’avec l’ennemi, et même au sein du foyer. Les acteurs sont percutants, Ali Suliman et Maisa Abd Elhadi occupent tout l’espace avec justesse.
Le piège de Huda est un film retors aux ressorts quelque peu éculés mais ne manquant pas d’intérêt. A découvrir en salles le 1er février.
Synopsis: Reem, une jeune mère mariée se rend au salon de coiffure de Huda à Bethléem, en Palestine. Après avoir mis Reem dans une situation déshonorante, Huda la fait chanter et la contraint à donner des renseignements aux services secrets israéliens, et ainsi à trahir son peuple. Dans la nuit, Huda est arrêtée par Hasan, membre de la résistance… mettant en danger la vie de Reem et de sa famille.
Le vocaliste et maître du oud tunisien Dhafer Youssef est de retour. Compositeur, chanteur et oudiste, il bénéficie d’une histoire déjà longue et d’une histoire non moins complète.
Un artiste reconnu
Dhafer Youssef a entamé sa carrière musicale dès l’âge de 10 ans avec des prestations lors de mariages dans son village natal. Grâce à sa voix, il s’est fait remarqué et a acquis une certaine notoriété au niveau local et il a été invité plusieurs fois sur Radio Monastir. Installé en Autriche à Vienne pendant 10 ans entre 1989 et 1999, il vit maintenant à Paris. Dhafer Youssef trouve principalement son inspiration dans les traditions soufies, le lyrisme arabe, les influences multiculturelles et l’improvisation du jazz. Dans son premier opus, il jouait avec son propre groupe Ziryab du nom du célèbre musicien andalou. Un deuxième trois-titre (1996) est paru où il a mis en avant la vocalisation. Il a travaillé avec Paolo Fresu, Nguyên Lê, Bugge Wesseltoft, Omar Sosa et Nils Petter Molvaer, preuve de son universalisme culturel revendiqué. Dhafer Youssef est connu pour être à l’avant-garde d’un mouvement de musique contemporaine qui réunit aussi bien l’Orient que l’Occident, mariant le jazz et l’improvisation avec son jeu de Oud. Dhafer Youssef a livré des prestations dans tous les coins du globe, avec notamment Herbie Hancock ou Zakir Hussain. Il compte à son actif de nombreuses récompenses: lauréat du prestigieux Dutch Edisson Award et de 2 BBC-Awards. Le disque Street of Minarets se veut le reflet de cette très large vision entre musiques traditionnelles et sonorités plus modernes. Le large champ des invités sur le risque donne le tournis et démontre une fois de plus la large audience autour de cette expérience musicale.
Cette combinaison du son oriental avec le son occidental est des plus vivifiantes, à découvrir dès le 27 janvier!
Le Nouvel An chinois, avec plus de 150 autocollants (Usborne)
Cette année, Le Nouvel An chinois se fête le 22 janvier ! Il est aussi appelé Nouvel An lunaire.
Pour le fêter dignement, les éditions Usborne ont édité un petit cahier d’activités : Le Nouvel An chinois, avec plus de 150 autocollants !
Chez nous, le Nouvel An est célébré durant juste une journée alors qu’en Chine, les festivités se prolongent durant 15 jours complets ! Pour terminer avec la célèbre Fête des lanternes.
Avec ce petit cahier on découvre la vie de Jing et de sa famille. Ils se préparent à fêter le Nouvel An. Ils vont acheter des décorations au marché pour décorer leur maison avec des bambous porte-bonheur. Un repas exceptionnel sera aussi cuisiné pour le diner de la veille du Nouvel An, avec les meilleures spécialités.
Le soir, ils assisteront à des feux d’artifice ! Le lendemain, ce sera la danse du dragon, puis celle du lion. Que du bonheur ! 2023 est l’année du lapin !
Avec ce cahier rempli de surprises chinoises, le jeune lecteur va se familiariser avec des coutumes et une culture qu’il ne connaît pas ! Une très jolie découverte !
Le Nouvel An chinois, avec plus de 150 autocollants, est à mettre entre toutes les petites mains, pour leur plus grand bonheur !
Imaginez un inspecteur farfelu, cocasse et dans la lune, ajoutez le miroir magique de Blanche-neige, le loup du petit Chaperon rouge, une fée excentrique et un tas d’autres personnages fantastiques et vous comprendrez que le Lucernaire fait la part belle à l’imagination et au lâcher-prise avec cette pièce haute en couleurs. Les 3 comédiens et la comédienne de la Compagnie Ucorne n’ont pas de limites pour rendre compte du conte défait de Pierre Gripari grâce à l’adaptation rocambolesque du metteur en scène Eric Fauveau. Une heure de rires et de magie ravit les enfants et leur famille dans une ambiance de la plus pure bienveillance.
Un pur moment de folie
Le télescopage continu de personnages issus de célébrissimes contes rend la pièce des plus jouissives. Oubliez toute logique cartésienne pour profiter à plein d’une pièce dans la plus pure liberté, inspirée de la Comedia Del Arte et du surréalisme. Le personnage « le plus normal » est l‘Inspecteur T., mais lui a besoin d’être un peu déconnecté du monde pour frayer avec des héros de contes. La pièce ne dure qu’une heure, mais elle pourrait en durer 2 que les enfants n’y trouveraient rien à redire. Le rythme est percutant, sans temps mort, ça enchaine sans cesse et la salle en redemande. Magie et maléfices semblent nicher au Lucernaire tandis qu’une sarabande de personnages arrivent et repartent de la scène. Les comédiens et la comédienne multiplient les rôles et submergent l’audience dans une grande vague de bonheur décomplexé. Difficile de croire qu’une pièce de théâtre puisse faire preuve d’autant d’inventivité, et pourtant, il faut le voir pour le croire. La salle était pleine, preuve que le bouche à oreilles a déjà fait son oeuvre. Les enfants ont quitté la terre pendant toute la représentation, preuve qu’ils sont particulièrement sensibles au délire et à la bonne humeur tout en passant par une large gamme d’émotions. Joie, peur, curiosité, la pièce montre bien qu’il n’est jamais vain de titiller l’imagination des plus jeunes, au contraire, ils en redemandent.
L’Inspecteur T. est un sacré hurluberlu, de ceux qui marquent l’esprit pour longtemps. Le triomphe est total et il ne faut pas hésiter à tenter l’expérience pour un beau shoot de bonheur= Surtout que les enfants peuvent repartir de la salle les poches pleines de confettis en tout genre, de quoi les ravir!
Synopsis: « Enquêtes, filatures, flair et discrétion »… telle est la devise de L’Inspecteur T. … ou presque ! L’intervention de celui-ci va occasionner des rebondissements inattendus dans les fables de notre enfance. Les contes s’emmêlent et les héros se retrouvent précipités dans d’autres histoires. Vont-ils réussir à remettre de l’ordre dans la logique de leurs aventures ? Féérie, poursuite et quiproquos, sont les ingrédients d’une mise en scène librement inspirée du théâtre de tréteaux et de la farce, où se mêlent la folie et le burlesque pour emporter dans son sillage toute la famille.
S’il est bien un auteur classique qu’il ne faut pas hésiter à transgresser, c’est bien Molière. La compagnie de la Comédie Tour Eiffel n’y va pas par 4 chemins avec un ton volontairement burlesque et des attitudes outrées qui font mouche auprès des enfants et des parents. Le metteur en scène et interprète d’Argan Gilles Hoyer en fait des tonnes et ça fonctionne complètement. Le texte est respecté, l’esprit est là et tout le monde s’amuse comme des fous, comédiens inclus. La réussite est totale, un moyen parfait pour initier les plus jeunes aux grands textes!
Une adaptation parfaite
Tout le monde connait l’intrigue. Argan est l’archétype même de l’hypocondriaque sévère, tellement tourmenté qu’il ne se soucie ni de son épouse profiteuse ni de sa fille éprise d’un jeune homme différent de celui à qui il la destine. Les comédiens sont au diapason avec des irrésistibles surprises à découvrir dans la salle. Malgré la petite taille de la scène, les comédiens rivalisent d’imagination, n’hésitant pas à circuler parmi le public, ni à sortir dans la rue toute proche ou à prendre à parti le premier rang. La bonne humeur est communicative et la pièce d’1h10 ne laisse pas un moment de répit pour reprendre son souffle. Les attitudes sont loufoques, l’histoire contient quelques références aux temps présents (un homme joue une femme, Argan use et abuse des lavements…) et le public en redemande.
Les doutes initiaux sur une pièce destinée aux plus de 6 ans sont vite balayés. Tout le monde s’amuse et Molière n’a jamais été autant d’actualité. Bravo à la Comédie Tour Eiffel, la pièce est une belle réussite!
Synopsis: » Me couper un bras et me crever un oeil afin que l’autre se porte mieux ? La belle opération de me rendre borgne et manchot ! « Voilà les seules limites « médicales » que se donnent Argan, hypocondriaque notoire. Il enchaine les clystères, lavements et autres purgations pour guérir de ses maladies imaginaires et prévoit même de marier sa fille à un médecin, car comme il le dit avec une honnête niaiserie : » C’est pour moi que je lui donne un mari médecin ! Et une fille de bon naturel doit être ravie d’épouser ce qui est utile à la santé de son papa. « Chacun d’entre nous connait un Argan, peut être le sommes-nous un peu nous-même ? Rions ensemble de nos propres travers !
Le Saviez-vous?
Le malade imaginaire est la nouvelle création de la compagnie de la Comédie Tour Eiffel. L’avare et les fourberies de Scapin se jouent actuellement au Point Virgule.
Tout est gris quand tout aigrit, A moins que ce ne soit l’inverse, de Benjamin Valliet (Le Lys Bleu)
Publik’Art vous a souvent incités à lire cet auteur incroyable qu’est Benjamin Valliet. On a adoré tous ses livres, tous très différents, sur des registres très variés, l’un met en avant les femmes et l’autre les chats : 366 dates pour célébrer les femmes(mars 2022) et Chat-necdotes (Septembre 2022) Et aujourd’hui, c’est un tout petit livre que nous propose Benjamin Valliet : Tout est gris quand tout aigrit. Un livre que l’on peut découvrir un peu plus chaque jour. Difficile à lire d’une traite. En effet, il ne s’agit pas du tout d’un roman, mais plutôt d’un dictionnaire très ciblé. Et les définitions sont données, par Michel D, par ordre alphabétique, avec beaucoup d’humour et d’auto-dérision, humour noir bien sûr. Michel D. dit tout haut ce que l’on pense, tous, souvent tout bas. Il n’a pas peur de ce que l’on va penser de lui, bien au contraire. Il crache la vérité au monde entier ! Et ce qu’il dit est souvent vrai et malgré tout, très drôle ! Malgré la noirceur et l’aigreur !
Pour vous donner une sacrée envie de le lire, Publik’Art vous propose quelques extraits :
« APL : pour éviter qu’ils ne se rebellent, miettes allouées aux pauvres pour mieux tomber dans les poches des riches propriétaires fonciers.
Banque : établissement appartenant à des voleurs qui ont pognon sur rue et la loi pour eux.
Cheveux : partie du corps qui obsède le plus les jeunes et les footballeurs – obsession que l’on partage mais parce que nous on n’en a plus, même si on se fait des cheveux de ne plus en avoir.
Erection : gonflement et durcissement du zizi, miracle qui arrive peu souvent et qui, comme la police, n’est jamais là au bon moment au bon endroit.
Gastro-entérite : maladie bénigne mais qui fait quand même chier.
Métro : moyen de locomotion qui nous fait croiser davantage de cons que si on ne l’avait pas pris.
Vacances : laps de temps pendant lequel on pense constamment qu’il va falloir incessamment retourner travailler. »
Bon, vous l’aurez compris, Michel D. n’est pas trop en forme en ce moment ! Comme l’écrit Thomas Croisière dans sa préface, on espère que le prochain livre de Benjamin Valliet soit du style : Tout égaye quand tout est gai ! Pour cela, il faut non seulement acheter ce petit recueil, Tout est gris quand tout aigrit, mais surtout l’offrir à vos amis ! N’oubliez pas qu’un livre ne se prête pas ! il s’offre ! Et Benjamin retrouvera la joie de vivre pour retrouver la force de nous écrire encore une autre petite pépite !
Enfant de la nuit polaire est le récit d’une vie, Julia Nikitina se raconte, entre son enfance à Salekhard au nord de la Russie, et sa volonté de se trouver, entre racines profondes et ambition personnelle de devenir dessinatrice. La récit en noir et blanc et beau et fluide, il donne à comprendre les choix de vie de l’auteur autant que les mots qu’elle emploie. Comme le dit si bien le synopsis, un récit délicat sur l’enfance, l’exil, l’attachement à la terre, à la mère. C’est tout à fait ça, une BD en toute délicatesse, qui se laisse le temps de voir évoluer la narratrice, entre son enfance dans une ville plongée dans le noir la moitié de l’année, une père aimante et attentive et l’exil à Saint Pétersbourg pour les études. La BD renferme un monde en lui-même, qui n’attend qu’à être découvert pour un très beau moment de lecture.
Synopsis:
Julia Nikitina a grandi à Salekhard, dans le Nord de la Russie. Toute son enfance, elle l’a vécue au rythme de cette terre arctique, de ses saisons contrastées, et du fleuve Ob.
À seize ans, pourtant, elle quitte sa ville natale pour Tioumen afin d’y étudier le dessin. L’adaptation à la grande ville est difficile : elle souffre d’agoraphobie, il lui faut faire ses preuves et les doutes l’assaillent. D’autant que son passé se rappelle sans cesse à elle, lui chuchote que sa place n’est pas au milieu des immeubles et des allées goudronnées.
Malgré tout, Julia s’obstine et part, un peu plus tard, pour Saint-Pétersbourg afin d’y poursuivre ses études. Elle veut désormais voir le monde, mettre des kilomètres entre elle et cette terre natale qui n’a en fait rien à lui offrir. Au fil des voyages, pourtant, elle renoue avec ses origines et, petit à petit, comprend : elle porte le Grand Nord en elle.
Un récit délicat sur l’enfance, l’exil, l’attachement à la terre, à la mère.
Le TMG laisse la place à la jeunesse avec 5 comédiennes et 2 comédiens en liberté dans une pièce librement adaptée de La folle de Chaillot de Jean Giraudoux par Margaux Wicart. Scènes surréalistes, dialogues alambiqués, intrigue farfelue, tout est fait pour joyeusement perdre le public dans un moment de théâtre à la limite de l’absurde.
Le capitalisme battu en brèche
Pour empêcher les forces impérialistes de creuser le sous-sol parisien, la résistance s’organise, portée par 4 sommités de Paris, appelées des folles de quartier. Celle de Chaillot, de Pigalle, du Père Lachaise et de la Rive Gauche. La scène devient le terrain de jeu pour déjouer le complot. Les dialogues s’enchainent dans une vraie folie douce marquée par une irrésistible chanson aux accents coquins de la Folle de Pigalle et un procès joliment expédié, tout en sous-entendus et en réactions du public. La pièce récolte des rires réguliers et une attention soutenue d’un public conquis. Combien même l’intrigue soit un peu décousue et alambiquée, l’énergie des comédiens remporte la palme des spectateurs. Car la troupe déploie des trésors d’imagination pour porter le texte de Margaux Wicart et y insérer autant de poésie que de pics surréalistes.
Parvis se joue jusqu’au 31 mars tous les vendredis à 19h30 à proximité de la rue des Abbesses et du Sacré Coeur. Une bonne sortie dans un quartier aux charmes certains, portée par une pièce loin des standards pour une vraie originalité bizarre et inédite.
Synopsis: A Paris, un complot se trame sur le parvis de Notre Dame ; La Présidente et le Prospecteur s’apprêtent à détruire la ville pour exploiter le pétrole fraichement découvert dans ses sous-terrains. Mais rien ne se passe comme prévu ! Quatre Folles hautes en couleurs, ferventes gardiennes des beautés et de l’âme de la capitale, pilotent la contre-offensive…
Julia Jean-Baptiste est une chanteuse compositrice originaire originaire de la ville du cinéma, Lyon, ce qui explique peut être le titre de son nouvel album. Elle aime à se surnommer comme la fille aux trois prénoms, elle issue d’une famille de mélomanes et confrontée très tôt aux grandes figures de la bossa nova brésilienne, comme João Gilberto ou Gilberto Gil, et de la chanson française, comme Joe Dassin. Pas hermétique non plus aux sonorités cold wave et glam rock, elle bénéficie d’influences riches et variées, comme le montre bien son album.
Bowie, forcément
C’est avec Bowie à l’âge de 14 ans que Julia se met en tête d’apprendre la guitare. Son passage au sein du label Entreprise la fait naviguer au sein de la scène pop française où elle chante avec les groupes Pendentif et Nouvelle Vague (comme Camille). L’autrice-compositrice-interprète ouvre avec cet album la porte de son monde, qu’elle a bâti au fond d’elle depuis des années, par delà la peur d’échouer, de décevoirou de se tromper. Dorénavant bien entourée, elle se lance avec sérénité dans l’aventure du premier album. Avec le producteur brésilien Diogo Strausz (Voyou, Thiago Pethit), elle se sait entre de bonnes mains, ainsi qu’avec le producteur et musicien Jean Sylvain Le Gouic (Juveniles). Plus de limites pour composer et se livrer comme le souligne la chanson Empathie et son message, trop se livrer peut représenter un danger avec le risque du retour de bâton. Clément Roussel (L’Impératrice, Voyou, Cléa Vincent) est également de la partie dans une belle dream team. Julia peut se laisser aller en toute confiance et poser sa voix, jusqu’à presque chuchoter, mais toujours présente avec des sentiments profonds et une belle sincérité.
Julia Jean-Baptiste n’a plus peur et elle se livre dans un album à découvrir dès le 27 janvier.
Le splendid prolonge le plaisir en programmant la pièce Glenn naissance d’un prodige après son triomphe au Petit Montparnasse. La création d’Ivan Calbérac multiplie les variations de tons et d’humeurs en imaginant le célèbre virtuose Glenn Gould obligé de se dépatouiller avec ses tics, ses tocs et une mère ultra protectrice. Le spectacle suit le cours de sa trop courte existence pour un vrai plaisir de théâtre drôle et dramatique à la fois.
Le virtuose absolu et ses croix
L’histoire est connue de beaucoup. Prodige du piano, Glenn Gould arrête sa triomphale carrière de concertiste à 32 ans seulement malgré la demande et la reconnaissance publique, son premier enregistrement des Variations Goldberg en 1955 est à la fois l’album le plus vendu de l’histoire et le premier d’une fructueuse carrière d’enregistrements. Mais il succombe à seulement 50 ans des suites d’un AVC laissant le monde classique interloqué. Le fil de sa carrière n’est qu’une partie de la pièce, ouvrant le champ des possibles pour les spectateurs non mélomanes. Des personnages centraux de son existences apparaissent, d’abord sa mère Florence Gould débordante d’affection jusqu’à l’excès quitte à devenir vampirique, son père Russel fabricant de fourrures, son dévoué imprésario Walter Homburger (Hom, pas Ham!) et sa cousine Jessie grand amour manqué de son existence. Vie personnelle et vie professionnelle se mélangent parfaitement dans une merveille de scénographie conçue par Juliette Azzopardi. Le rythme ne faiblit jamais et la scène figure à la fois la maison familiale, le studio d’enregistrement, la salle de concert où tout autre lieu avec le minimum de transformations scéniques pour ne pas briser le rythme. Un piano trône évidemment sur scène avec quelques airs de piano joués par un Thomas Gendronneau parfait dans les habits du grand Glenn avec des belles interprétations de Bach et de Beethoven,et même des airs des Beatles et de Simon & Garfunkel entonnés à la sono. Grimé en virtuose jeune ou plus âgé , il captive la salle avec le même allant. Quant à ses camarades Josiane Stoleru (divine Florence Gould!) Bernard Malaka, Lison Pennec (douce et dévouée Jessie), Benoit Tachoires ou Michel Scotto Di Carlo et Stéphane Roux, c’est un festival entre humour (ah, cet accent canadien, tabernacle!) et tragédie (la mère aveuglée par son amour jusqu’à folie?).
Pièce musicale mais pas seulement pour un vrai succès, Glenn naissance d’un prodige est un incontournable de la saison théatrale. La salle bondée a fait un triomphe final pour saluer les comédiens et valider la proposition théâtrale, dense, pertinente et aussi divertissante que fascinante. Une pièce à ne pas manquer!
Synopsis: Sous l’impulsion de sa mère qui rêvait d’être concertiste, Glenn Gould commence le piano dès l’âge de deux ans et demi, et s’y révèle aussitôt très doué. Devenu adulte, il va totalement révolutionner la façon de jouer du piano, et vendre autant de disques que les plus grandes rock star. Mais plus le public l’acclame, plus Glenn en souffre, car sa personnalité Asperger et hypocondriaque lui rend chaque concert extrêmement pénible et douloureux. Sans parler de sa vie privée, totalement sacrifiée…
Détails:
À partir du 25 janvier. Représentations à 21h du mardi au samedi, matinées le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h
Le Royaume de Séraphin, un conte merveilleux pour sourire à la vie (Eischorn)
Le Royaume de Séraphin est un album écrit par Mélodie Ducoeur et joliment dessinée par Mangoo. Ce n’est pas la première fois que Mélodie Ducoeur aborde la question du deuil et de la mort. Elle a écrit un recueil « Nos étoiles du Ciel » qui est un guide poétique pour surmonter le deuil. Cet album fait partie d’une collection d’ouvrages autour du Royaume de Séraphin dont il existe deux romans : Le Royaume de Séraphin et Noël au Royaume de Séraphin, ainsi qu’un roman jeunesse pour les 9-13 ans.
Avec Le Royaume de Séraphin, on découvre le monde de Timéo. Timéo est le petit frère de Loïc mais en fait, Loïc ne l’a jamais vu car Timéo « s’est envolé dans le ciel ». Où est donc passé Timéo ?
Il est arrivé dans un monde féérique, le royaume de Séraphin. Et là-bas, il va découvrir que comme tous les enfants du royaume, il a un super pouvoir. Un pouvoir magique. Titouan fait naitre des animaux sur Terre. Tiphanie fait pousser des fleurs. Quant à Timéo, son pouvoir sera « de faire naitre des bébés humains ».
A chaque saison, des petits miracles vont se produire, et faire vivre de belles aventures.
A la toute fin de l’album, le lecteur découvre le cadeau de Timéo ! Un énorme cadeau pour sa famille ! Mais bien sûr, Publik’Art ne vous dévoilera rien ! On vous laisse le découvrir par vous-même !
Mélodie Ducoeur nous fait entrer dans le monde très douloureux de la perte d’un bébé. Mais en imaginant le monde de l’au-delà, avec Le Royaume de Séraphin, beaucoup de délicatesse, de tendresse se dégagent et nous emportent dans un monde imaginaire qui ne peut que nous faire du bien !
Le Royaume de Séraphin, un très bel album qui va permettre d’ouvrir plus sereinement le dialogue avec nos jeunes lecteurs, de 3 à 10 ans, sur un sujet qui nous effraie et qui nous rend si malheureux.
Après avoir révélé récemment l’envoutant titre Ping-Pong, Claire Veritti dévoile son nouvel EP Seule ce 27 janvier chez Kwaidan Records. Un titre très pop tout en grâce portée par une voix grave et musicale, parfait pour annoncer un EP dans la même veine, l’amour est de la partie.
La chanson française a encore de belles heures devant elle
Seule se veut un EP rempli de poésie, les mots sont puissants et réfléchis, l’écoute est attentive pour en saisir les multiples sens, le tout porté par une belle musicalité. Le ton est un mélange entre sweet sixties bondissantes et eighties envoutantes. Claire Veritti pioche dans les plus belles inspirations, elle se rappelle ses études d’arts appliqués, de théâtre et de design de mode effectuées à Nancy, et les textes de Baudelaire comme l’esprit libertaire de Frida Kahlo l’ont accompagné dès 2018 et son passage dans l’émission The Voice. L’album Seule est une belle collection de chansons douces amères, de celle qui se dansent ou s’écoutent en méditant. La voix est puissante et chaleureuse pour accompagner des paroles toute en ambivalence. Ping Pong évoque les mots qui frappent au cœur comme des balles Puits du fou fait plonger au cœur des abysses. Borderline in love fait la part belle aux amours fugaces vécues à travers l’écran de téléphone. La production de Marc Collin est léchée comme le souligne bien le titre Seule, imaginée comme une danse solitaire pour bien montrer justement que la solitude n’est pas une fatalité. Le clip de Ping-Pong réalisé par Raphaël Holt et Romain Baujard préfigure parfaitement les intentions poétiques de la chanteuse, creusant la dualité des sentiments, avec le meilleur mais aussi le pire, le danger de l’emprise n’est jamais bien loin et chaque partie est un pari comme au casino. L’artiste multiplie les cordes à son arc, danse, dessin, musique, chant qu’elle a tâté entre 11 et 18 ans, seule dans sa chambre ou sur des bandes musicales. Les études d’arts appliqués, de théâtre et de design de mode à Nancy avant de former le duo Luna Gritt, un nom comme une référence à René Magritte et auxsurréalistes. S’en sont suivies 7 années d’une belle aventure pop avec 2 EP et une série de concerts, notamment en première partie de Jacques Higelin, Deportivo et Broken Back, tout ça avant la révélation The Voice.
Aujourd’hui en solo et sou son propre nom, Clara Veritti multiplie les sons électro et les guitares tour à tour électriques ou aériennes pour fasciner l’auditeur. Son EP Seule est à découvrir pour mieux connaitre cet univers tout en poésie et en surréalisme.
Je me souviens de la surprise BT93à l’écoute de son premier album Bronx Generation paru en juin 2020 mais enregistré au début des nineties. Les sonorités eighties très new wave faisaient mouche avec des paroles anti capitalistes particulièrement acérées et une voix assez unique. C’est l’heure du retour avec le second album BT2033 produit par Sainte Victoire avec le récit d’un parcours de cadre dans ce quartier si poétique de La Défense, à l’ombre des tours et sur ce beau parvis dallé de désespoir. Chanteur, musicien, compositeur, BT93 s’occupe de tout et c’est toujours aussi réjouissant.
Du second degré frontal
BT93 revient avec des textes toujours aussi drôles rythmés par une pop synthétique des plus addictives. Il raconte sa vie de cadre à la Défense, le lancement de sa boite, sa frustration de ne pas pouvoir faire de musique à plein temps. De là à penser que cette carrière permet de combler un vide et de conjurer le sort, il n’y a qu’un pas. A l’écoute des morceaux, certains se rappelleront d’illustres ainés frenchies très eighties comme Taxi Girl et Jacno. Loin de chercher à oublier son parcours professionnel, BT93 s’en fait une force, presqu’une identité, les synthés sont clinquants, les paroles ne prennent pas de pincettes, il assumer l’egotrip en se racontant comme dans le morceau BT93Suis-je un artiste ? La réponse semble dans la question avec ce leitmotiv qui parlera à certains il manque une dimension aux artistes qui n’ont jamais bossé dans un bureau. Les chansons se veulent résolument electro-pop, chantées en français pour bien faire passer le message aussi acide que lucide en étendard anticapitaliste, presque désespéré, mais surtout revendicatif. L’absurdité du système est rappelée à l’envie, les institutions sont battues en brèche, le capitalisme rend mesquin et profiteur, c’est lui qui le dit. Mais BT93 cherche aussi à prendre ses distances en évoquant les sentiments amoureux et sa passion pour le cinéma, il ouvre les chakras pour ne pas oublier qu’on ne vit qu’une fois et qu’il ne faut pas oublier de vire, justement.
BT93 est un vrai concept réjouissant, de la musique qui parle au cœur et à l’esprit, ne se contentant pas de rappeler des vérités, les mettant en chanson avec sa plume acérée pour un effet démultiplié. C’est jouissif et à découvrir de toute urgence dans ses temps de revendications tout azimut.
La Chèvre de Monsieur Seguin à la Comédie Tour Eiffel, c’est un classique d’Alphonse Daudet que tous les parents ont lu et que les enfants peuvent découvrir dans une version piquante et revisitée. Les 2 comédiennes Odilie Roig (l’auteur de la pièce) et Lorène Lavoisier arborent des moustaches dessinées pour raconter l’histoire de cette chèvre éprise de liberté mais confrontée à un loup dangereux une fois la nuit tombée. Malgré un combat toute la nuit durant, le lever du soleil sonne son glas. Une belle métaphore sur les dangers de la vie.
Un brillant classique revisité
Ce qui caractérise la pièce, c’est avant tout sa bonne humeur communicative. Les 2 comédiennes rivalisent de talent pour emporter les plus jeunes dans leurs délires. Jeter de fleur sauvage sur la scène, combats homériques, narration tour à tour comique et dramatique, tout y passe pour un moment de théâtre de 45 minutes qui captive les plus jeunes ainsi que leurs parents. Une salle comble a pu admirer l’énergie déployée pour retranscrire cette belle fable universelle. Car si Monsieur Seguin enferme sa chèvre, ce n’est que pour lui permettre d’éviter les dangers du monde personnifiés par le loup mortel. Mais la chèvre préfère profiter de sa liberté pour emmagasiner de l’expérience et des souvenirs et ne pas regretter une vie passée sans la vivre véritablement. Fable à double tranchant, la chèvre se souvient de ces moments passés à vaquer dans les prés avec cette rencontre mémorable avec le bouquetin noir, Monsieur Seguin ne se souvient que des moments à récolter du bon lait cru entre les 4 murs de la bergerie. Morale universelle, la sagesse de l’un rivalise avec les élans libertaires de la seconde. Alphonse Daudet avait si bien capter l’esprit des temps modernes qu’il est toujours enseigné dans les écoles.
Odilie Roig adapte brillamment le texte pour en livrer une version captivante pour toute la famille, un beau succès à la Comédie Tour Eiffel, un de plus, à ne pas manquer, la programmation est toujours aussi alléchante et un Malade Imaginaire pointe à l’horizon…
Film très peu connu dans nos contrées au-delà de quelques cinéphiles initiés, le salon de musique est un film d’une splendeur sans limites. Le voir une fois suffit pour mieux comprendre son aura et pourquoi, en 2008, le film a été classé 20ème d’une liste des 100 meilleurs films de l’histoire par le magazine spécialisé Les Cahiers du Cinéma. Le noir et blanc est d’une splendeur totale, les mise en scène est prodigieuse et l’histoire a tout du conte universel. Voir ce personnage de notable sombrer peu à peu s’imprime pour toujours dans les prunelles de ceux qui l’ont vu.
Un fable funeste
Un aristocrate et grand propriétaire terrien vit pour plusieurs choses des plus importantes à ses yeux. Son statut dans l’Inde des castes où lui occupe la première place, la musique qu’il fait vibrer dans son salon de musique, son fils qui va perpétuer la prodigieuse lignée. Le temps est pour lui une succession de générations qui ont toutes connu le faste des puissants. Pour figurer le luxe de son statut de nabab, un magnifique lustre de verre brille de mille feux grâce aux bougies qui lui permettent de jaillir de l’obscurité. Mais ce faisant, le film fait la démonstration de la vanité des choses d’une manière particulièrement troublante. Le très prospère et dispendieux seigneur voit tout ce qui a fait son existence sombrer peu à peu. Sa fortune s’amenuise à mesure que ses revenus se tarissent suite à l’inondation de ses terres, son fils disparait accidentellement, son voisin issu d’une lignée bien moins reconnue fait fortune et le nargue de plus en plus ouvertement. Reste pour Biswanbhar Roy l’importance des bonnes manières et son palais richement décoré. Le film voit le faste passer et les toiles d’araignée s’installer, le salon de musique est condamné suite au décès du descendant, après la prodigalité, les fonds viennent à manquer. Le thème de la déchéance a d’autres très beaux exemples dans le cinéma, Le guépard en premier lieu, même Jean de Florette. Le film de 1958 a connu une carrière plus prestigieuse dans le monde Anglo saxon qu’en France. Sa ressortie en salle le 25 janvier est l’occasion d’une découverte qui ouvrira les yeux de beaucoup. Bien plus que le trop superfétatoire pour être honnête Babylon sorti récemment, ce Salon de musique est un très bon exemple de ce que le cinéma peut offrir de meilleur. Sans excès mais avec une justesse difficilement comparable. Les 20 dernières minutes sont un véritable déchirement. Le maitre s’offre un dernier concert dans son salon de musique, la musique et la danseuse créent l’ivresse dans les yeux des convives subjugués. Il croit revivre, mais les bougies du lustre s’éteignent les unes après les autres, la fin est proche et une dernière cavalcade sur son cheval préféré scelle à jamais la fin de sa lignée.
Tous les moments de musique touchent au cœur, bien loin de l’ambiance fantaisiste de Bollywood, tout est parfaitement chorégraphié et interprété, concourant d’autant à la splendeur du film. La découverte de l’année, assurément.
Synopsis: Le Bengale dans les années 20. Biswanbhar Roy, aristocrate et grand propriétaire terrien a passé l’essentiel de sa vie à assouvir sa passion pour les fêtes musicales, les concerts donnés dans le salon de musique de son palais, devant un public d’amis, par des musiciens, des chanteurs, des danseuses. Cette passion l’a ruiné, alors que dans le même temps son voisin Mhim Ganguli, bourgeois et nouveau riche, prospérait et cherchait également à rivaliser avec lui sur le plan musical. Peu à peu, Roy s’est enfoncé dans la contemplation passive et nostalgique de sa propre décadence. Après la mort accidentelle de sa femme et de son fils dans le naufrage d’un bateau lors d’une tempête, il a fermé son salon de musique. Quatre ans plus tard, il le rouvre pour un dernier concert dans lequel il engloutit ses dernières ressources, mais qui lui procure le plaisir suprême d’humilier son rival, Ganguli.
Lennon et McCartney n’est pas à proprement parler une pièce musicale, mais en fait un peu, fatalement. Quand le dernier rendez-vous new yorkais des 2 génies de Liverpool est évoqué, les anecdotes fusent et les musiques des fab four se font entendre tout du long. La légende veut que les 2 se détestaient vertement depuis la séparation du groupe, la réalité est évidemment plus nuancée. Zuriel de Paeslouan et Régis Lionti font des John Lennon et Paul MacCartney plus vrais que nature dans une pièce qui ravira les fans mais que même les néophytes en Beatles apprécieront par sa belle dramaturgie. Un régal à découvrir à la Folie Théâtre jusqu’au 4 mars 2023 tous les vendredis et samedis à 19h30.
Toute une histoire
Les ragots ont été bon train sur les raisons de la séparation du groupe. Le rôle supposé néfaste de Yoko Ono, le gros melon de Paul devenu le leader tyrannique du groupe, chacun a son avis. Ce qui est vrai, c’est que Paul et John se sont revus, attirés irrésistiblement l’un vers l’autre tandis que leurs carrières respectives continuaient de plus belle, comme le prouvent Imagine ou les pépites des Wings. La pièce se déroule dans l’appartement de John au Dakota building. La mise en scène éparse et directe de Camille Broquet fait déambuler les 2 Beatles dans un intérieur ramassé tandis que des scénettes font revivre des souvenirs. La rencontre, les compositions, les disputes, tout y passe tandis que Paul évoque l’idée d’enregistrer à nouveau un album à 4. La pièce est un vrai plaisir de fans, la bande son des Beatles défile tout du long et les 2 comédiens multiplient les piques, pas toujours très amicales, quoique chacun essaye visiblement bien de ménager l’autre. Le moment est court, trop court, mais intense. L’auteur de la pièce Germain Récamier imagine la rencontre comme tous les admirateurs souhaitent qu’elle se soit passée. A bâtons rompus, sans concession, mais avec toujours cette indéfectible amitié qui lie les 2 hommes par delà les anicroches. Georges et Ringo sont évoqués avec humour, tout était possible et le rendez vous de novembre 1980 était la promesse de retrouvailles en fanfare… si seulement…
Quand Paul entonne Jealous Guy après l’annonce de la mort de John sur la BBC à la télévision, l’émotion est palpable dans la salle, tant de choses auraient pu, auraient du se passer après cette rencontre, le gâchis est énorme et les spectateurs ressentent bien le manque ressenti par Paul lui-même, son alter ego n’était plus. Le plus grand groupe de pop du XXe siècle tirait sa révérence, pour toujours.
Synopsis:
Et si John Lennon et Paul McCartney, les deux légendes des Beatles s’étaient enfin retrouvées un matin de novembre 1980. Et si… New-York. 27 novembre 1980. Et si Paul était venu sonner chez John ? Voici ce qu’imagine pour vous « Lennon et McCartney », la première pièce qui vous raconte les Beatles, le secret de leur succès mondial et surtout l’histoire d’une incroyable amitié qui a changé le monde…
Sorti en salles en septembre 2022, Ninjababy avait fait son petit effet avec cette histoire de jeune adulte totalement immature apprenant la nouvelle de sa grossesse aussi prochaine qu’involontaire. Beaucoup d’humour et de dérision dans un scénario qui multiplie les pères potentiels, les situations alambiquées et les incrustations de dessins comiques. Le film sort en VOD & Achat Digital le 26 Janvier pour rattraper un girl movie, drôle, piquant et totalement feel good.
L’adaptation d’un roman graphique
Ninjababy est adapté du roman graphique Fallteknikkétait de l’animatrice, dessinatrice et illustratrice norvégienne Inga Sætre. Elle raconte l’histoire de Rakel, 16 ans, qui tombe enceinte par accident et doit se débrouiller seule. Le film augmente l’âge de l’héroïne avec l’accord de l’auteur à la base des animations et impliquée dans le scénario.Yngvild Sve Flikke se concentre dans son opus sur la question de la grossesse, le ressenti de la future maman et l’impact sur son existence. La comédie est douce amère et plus complexe qu’un simple moment de rires. L’équilibre a bien été trouvé entre pochade et film sérieux aux connotations fortement sociétales. Même localisé en Norvège, Ninjababy a une épaisseur fortement universelle. Ayant découvert sa grossesse après 6 mois sans changements physiques notables, l’héroïne ne peut envisager l’avortement et doit se faire à l’idée du tremblement de terre qui l’attend, remuant la terre entière pour trouver une solution, personnages masculins inclus. Si la BD se conclut avec la délivrance, le film va un peu au delà pour ouvrir des perspectives et voir l’héroïne avec un roman graphique finalement édité. Dans le rôle de Rakel, l’actrice Kristine Kujath Thorp remplit tout l’écran, se dévouant corps et âmes dans la peau de son personnage, alternant entre humour et gravité avec grâce. L’adage du film est bel et bien qu’il n’y a pas de mal à faire des erreurs, la perspective de l’heureux évènement fait grandir le personnage vitesse grand V et la peur de devenir mère, bien compréhensible, n’empêche pas d’envisager la vie avec le sourire.
Ninjababy est une comédie souvent outrancière, excessive mais toujours rafraichissante. Elle rappelle Juno ou Julie en 12 chapitres grâce au naturel rayonnant de son héroïne et le ton décalé du film.
Synopsis:
Astronaute, garde forestière, dessinatrice… Rakel, 23 ans, a tous les projets du monde, sauf celui de devenir mère. Quand elle découvre qu’elle est enceinte de 6 mois suite à un coup d’un soir, c’est la cata ! C’est décidé : l’adoption est la seule solution. Apparaît alors Ninjababy, un personnage animé sorti de son carnet de notes, qui va faire de sa vie un enfer…
La BD s’intéresse à la communauté Dom, minoritaire en Syrie et plutôt mal considérée. En débutant sur le quotidien d’une famille lambda, le récit s’inscrit dans la normalité avec des parents qui font tout pour élever leurs 9 enfants et atteindre un certain niveau de confort, tout en faisant fi des railleries et des moqueries liées à leurs origines décriées localement. L’ouvrage parcourt les souvenirs d’école sans histoire d’une marmaille semblable à tant d’autres, avec le focus sur la fille Hayat particulièrement sérieuse. Mais quand le moment des mariages entre cousins arrive, c’est la crise parmi les plus jeunes, surtout que les coutumes sont immuables et sources de tension. Puis ce sont l’accumulation d’étapes cruciales, le service militaire pour tous et obligatoire, la maladie du père de famille et l’issue tragique, la mort du chef syrien Hafez el-Assad, le mariage et le protocole de la nuit de noce, la grande histoire et l’histoire familiale se mélangent tout au long des pages dans une description riche et alerte. Il en ressort les envies d’indépendance de la jeune fille à travers un travail et les réactions contre le tempérament par trop dispendieux de son mari. La première grossesse change les choses, puis une seconde, ainsi va la vie en Syrie. Puis vient le temps des manifestations en 2011, de la répression et de la guerre, avec un quotidien chamboulé et fait de roquettes, de contrôles et de soucis, non sans impact sur les commerces et la vie quotidienne. La vie en temps de guerre est faite de rationnements et d’un chaos croissant. Jusqu’à la question du départ forcé et inéluctable pour fuir le conflit. C’est la fin d’une vie qui s’était déroulée cahin caha jusque là. A travers un dessin enfantin, l’auteur brosse un portrait fort en émotion, la vie est pleine de rebondissements, très peu connus de par chez nous mais intimement liés à un pays en guerre. La fuite à travers la Méditerranée, la Grèce, la Serbie jusqu’à la délivrance à Bruxelles est un monument de force à découvrir absolument.
La BD montre bien comment un pays a vu l’existence de ses habitants basculer du jour au lendemain. Une belle leçon de vie et de résilience dans un déroulé vraiment passionnant.
Synopsis:
Hayat est le quatrième enfant d’une famille de Doms – une minorité ethnique syrienne mise à l’écart et méprisée par la société. Sa famille habite Ashrafiye, un quartier d’Alep où les différents groupes ethniques cohabitent paisiblement. C’est ainsi que Hayat mène une enfance tranquille, malgré les difficultés qui jalonnent la vie d’une jeune Dom : il lui faut cacher son accent, se fondre dans la masse et voir ses sœurs mariées de force à leurs propres cousins…
En 2000, pourtant, sa vie bascule : son père meurt, et elle finit mariée, à 15 ans, à son cousin Mounir, un homme lâche, accro aux jeux d’argent, et de dix ans son aîné. En 2011, le printemps arabe gagne la Syrie, et petit à petit, les évènements font sombrer le pays dans une guerre civile. Malgré son amour pour Alep, Hayat se voit contrainte de fuir son pays.
Commence pour elle une odyssée depuis Alep jusqu’à Bruxelles, où ses sœurs ont trouvé refuge. Seule sur la route avec ses enfants, elle fera l’expérience de la peur constante, de la faim, de la fatigue et du froid…
Composé à partir de témoignages de réfugiées doms rencontrées par Anaële Hermans et Manal Halil, « Hayat, d’Alep à Bruxelles » met en lumière un peuple méconnu qui a pourtant beaucoup à raconter…
Beaucoup se contentent de cataloguer Fred Astaire comme un monument ancien, adepte de claquettes et de numéros de danse en noir et blanc, ennuyeux, plus du tout dans l’air du temps. Et pourtant, à travers ses analyses aussi fines que pertinentes, Timothée Gérardin offre une plongée temporelle des plus passionnantes pour redécouvrir un personnage unique. En 128 pages, il faut redécouvrir un parcours singulier dans une époque où la crise de 1929, les 2 guerres mondiales et la concurrence n’offraient absolument rien sur un plateau. Frederick Austerlitz a du changer de nom, travailler encore et encore, sans que cela ne se devine à l’écran ou sur scène pour une étonnante sensation de facilité, et puis s’adapter tout au long de sa carrière pour continuer à séduire. Celui qui est devenu l’emblème d’une époque, avec son éternel sourire, sa silhouette si caractéristique, ses glorieuses partenaires, ses accessoires et ses pas de danse endiablés, fait l’objet d’une analyse sérieuse, documentée et qui tient en haleine. Avec des QR codes permettant d’accéder à des scènes emblématiques, le lecteur peut s’immerger dans un univers où le capitalisme est changé en monde de merveilles. Pas de facilité non plus dans l’écriture fluide et fouillée de Timothée Gérardin, avec des digressions sociales, économiques et culturelles qui font mouche, comme toujours dans les ouvrages publiés aux éditions Playlist Society.
Synopsis:
De ses duos avec Ginger Rogers dans les années 1930 aux comédies musicales en Technicolor des années 1950, Fred Astaire a révolutionné la danse au cinéma. Prodige de la scène depuis son enfance, inspiré par les numéros de claquettes des danseurs africains-américains, il s’affirme à Hollywood comme chorégraphe et réalisateur de ses séquences dansées. Avec son style hypnotique défiant les lois de la gravité, Astaire fait de la danse une parade amoureuse qui donne vie à ses personnages, à ses partenaires et aux objets qui les entourent.
Fred Astaire, la haute société du spectacle est un voyage à la découverte des inventions d’un illusionniste facétieux. Alors que sa carrière épouse les promesses d’un capitalisme enchanteur, Astaire joue avec son image et présente à l’industrie du divertissement un miroir déformant.
Timothée Gérardin est critique de cinéma. Il est l’auteur de Christopher Nolan, la possibilité d’un monde (Playlist Society, 2018) et Cinémiracles, l’émerveillement religieux à l’écran (Playlist Society, 2020).
Tout le monde connait l’œuvre de Freud, le psychanalyste, le défricheur de nouveaux territoires, le fondateur d’une discipline qui a changé la perception de l’homme. Cette BD s’intéresse surtout à l’histoire personnelle de Freud aux prises avec les effets indésirables de la consommation frénétique et quotidienne de cigares. De 1923 à 1933, ce fut une souffrance continue qui l’accabla. Dans des dessins ressemblant à des aquarelles à nuances de gris, Suzanne Leclair réalise un ouvrage passionnant à l’ombre du grand clinicien et de la montée du nazisme à partir de 1933. La question du départ de Vienne se fait de plus en plus prégnante à mesure que l’Anschluss se précise. Le départ n’empêche pas sa santé de décliner inéluctablement, malgré sa volonté de continuer à écrire et cette irrépressible envie de vivre. La déchéance est irrémédiable, ultra réaliste et même difficile à lire tellement la souffrance est palpable à travers les dessins. Une lecture difficile mais passionnante.
Synopsis:
En 1923, Sigmund Freud, âgé de 67 ans et fumeur invétéré de cigares, découvre qu’il est atteint d’un cancer de la bouche. Longtemps, les médecins lui avaient caché la vérité, persuadés qu’il n’est pas prêt à entendre la nouvelle… Dans le même temps, un mal tout aussi redoutable ronge l’Europe : en 1933, Adolf Hitler accède au pouvoir en Allemagne. Cinq ans plus tard, il annexe l’Autriche. Freud n’a alors d’autre choix que de fuir Vienne pour Londres…
Avec justesse et sobriété, Suzanne Leclair et William Roy nous plongent dans l’intimité du père de la psychanalyse. Ils livrent le portrait d’un homme, loin des fantasmes, face à ses contradictions et ses faiblesses, dans une réflexion autour de notre façon de faire face à la mort et au droit de la choisir.
Âgé de 67 ans, atteint d’un cancer en raison de son addiction aux cigares, Sigmund Freud subit les affres de l’âge, de la maladie et de la montée du nazisme…
Auren s’est lancé dans un projet fou, et elle espère pouvoir toucher le plus grand nombre de gens possible! Elle fonctionne en autoproduction pour accoucher de ses nouveaux morceaux après 2 albums J’ose et Numéro dont un sorti sur le label Naïve. Elle a eu l’opportunité d’enregistrer avec Joey Burns et John Convertino du groupe Calexico dans leur studio en Arizona avec qui elle a pu monter sur scène à l’Elysée Montmartre. Et puis la radio FIP a été partenaire de l’album Numéro. Voici maintenant l’heure d’une nouvelle aventure!
Tout est dans le titre
Reconnue par des publications aussi variées que Libération, RollingStone, Rock and Folk, Francofans, Le Progrès,Auren a aussi pu jouer en première partie de Vanessa Paradis, Benjamin Biolay, Olivia Ruiz, Yodelice, Alex Beaupain, Véronique Sanson et Francis Cabrel et participer au tribute MY JJ CALE en 2019 avec des noms aussi reconnus que Eric Clapton, Louis Bertignac, Eddy Mitchell et Bertrand Belin. Parallèlement, elle a écrit et rêvé, s’amourachant des mots pour continuer à vivre. En compagnie des ses compagnons de toujours Nicolas Dufournet et Romain Galland, la voilà de retour avec des compositions à 3 et 9 morceaux qui n’attendent qu’à être écouté. A partir de 22 textes, ils ont accouché de chansons à moitié chantées, à moitié parlées avec des mélodies épicées. Par delà les angoisses et les nuits sans lune, Auren a décidé de ne rien lâcher et de garder son optimisme, jamais très loin du piano blanc désaccordé de sa grand-mère et de sa guitare Les Paul. Quand le titre Au bord de la Nuit a été achevé au studio Melodium, l’idée d’un album entier s’est imposée d’elle même, avec toujours une batterie syncopée, des riffs, des nappes de Crumar cuivrés et un mix contrebasse et mini Moog. Et c’est avec Mathieu Denis et Scott Bricklin que s’est dessiné cet album vivifiant de chanson française.
Les 8 titres sont é découvrir à partir du 20 janvier pour un beau moment de chanson française à ne pas manquer.
Prochains concerts:
21.01 – Le Train Théâtre – w/Emily Loizeau – Valence 27.01 – La Belle Electrique – w/ Aurélie Saada – Grenoble 09.03 – Le Train Théâtre – Les Chansons Primeurs – Valence 10.03 – Espace culturel – Les Chansons Primeurs – Vernoux 11.03 – Théâtre de Die – Les Chansons Primeurs – Die 12.03 – MJC Montchat – Les Chansons Primeurs – Lyon 27.03 – Release Party – La Boule Noire – Paris 23.04 – Musik Apéro – Marcy L’Etoile – Lyon 16.05 – Le Train Théâtre – Artistes aux collèges – Valence