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Attention, Tatie moisie (Glénat)

Attention Tatie moisie (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un album très humoristique : Attention Tatie moisie.

Chaque mercredi, Zéno va dormir chez sa Tatie. Mais ce n’est pas une Tatie ordinaire. Elle ressemble plutôt à une sorcière, sa Tatie. Du coup, il la surnomme Tatie moisie. Déjà, elle cuisine très mal et Zéno a beaucoup de mal à avaler ses plats qui ne ressemblent à rien ! Elle lui mène la vie trop dure et Zéno subit ! Et elle a un chat-sphinx qui lui ressemble !

Et puis, un beau jour, il décide avec son ami June, de se venger et de transformer sa Tatie…

On aime les illustrations rigolotes d’Agnès Ernoult et l’humour grinçant de l’auteure Maya Saenz.

Attention, Tatie moisie va bien faire rire les jeunes lecteurs !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2025
Auteur : Maya Saenz
Illustrateur : Agnès Ernoult
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 13,50 €

Sortie de Cronos en Coffret Collector, premier film acclamé de Guillermo del Toro le 9 juillet

Cronos est le premier long métrage de Guillermo del Toro. D’abord intitulé Le Vampire d’Aurora Gray, le titre a été modifié à la demande de la productrice Bertha Navarro. Renommé Le Mécanisme de Cronos, le titre a été réduit à Cronos pour plus de simplicité. Le film sort en coffret collector combo ultra HD – Blu Ray version restaurée 4K supervisé par le réalisateur pour découvrir ou redécouvrir un film qui marque pour longtemps.

Un film fantastique marquant

Ce film fantastique écrit et réalisé par Guillermo del Toro a été réalisé en 1993. fantastique et magique présage les réalisations suivantes comme Le Labyrinthe de Pan et La Forme de l’eau. La photographie de qualité et la BO classique sont devenus des marques de fabrique du réalisateur pour une histoire bien menée et des scènes impressionnantes, ni gores ni trop orientées Épouvante / Horreur. Ron Perlman est égal à lui-même, efficace et crédible même dans un rôle relativement annexe. Il interprète le personnage d’Angel de La Guardia, homme de main et neveu de Dieter de La Guardia campé par Claudio Brook. Le rôle principal de l’antiquaire Monsieur Gris est campé par Federico Luppi. Pour produire ce film, Guillermo del Toro s’est endetté de plus d’un quart de million de dollars, obligé de vendre sa voiture, son van et d’hypothéquer sa maison.

Le film est marqué par un réalisme magique à découvrir ou redécouvrir dans une édition collector riche en suppléments, cf la liste ci-dessous.

Synopsis: Au XVIème siècle, un alchimiste invente un étrange mécanisme permettant d’accéder à la vie éternelle. A l’époque actuelle à Mexico, Jesús Gris, un vieil antiquaire, découvre l’horloge de Cronos dissimulée dans une statue. L’objet lui injecte un puissant venin qui lui redonne force et jeunesse, mais le rend dépendant au sang humain. Devenu un monstre, Jesús ne peut compter que sur l’aide de sa petite-fille. Le duo doit lutter contre un richissime homme d’affaires rongé par la maladie, prêt à tout pour posséder le mystérieux appareil.

Suppléments:

(SUR LE BLU-RAY) :

GEOMETRIA – Premier court-métrage de Guillermo del Toro (1987, 6 min)

Conversation entre Guillermo del Toro et Olivier Père (2024, inédit, 33 min)

Entretiens avec Guillermo del Toro : À propos de Cronos (2010, 18 min) /

À propos de Geometria (2010, 7 min)

Entretien avec Guillermo Navarro, directeur de la photographie (2010, 12 min)

Entretien avec Ron Perlman, acteur (2010, 7 min)

Entretien avec Federico Luppi, acteur (2003, 5 min)

• Bande-annonce originale / Bande-annonce 2025

• Diaporama + Livret (84 pages) écrit par Rafik Djoumi

La vie en dedans, de Charlotte Lafon (Hello Editions)

La vie en dedans, de Charlotte Lafon (Hello Editions)

Charlotte Lafon nous confie son journal intime écrit durant le confinement de 2020 : La vie en dedans. C’est un vrai journal de bord qui l’a sans doute aidée à supporter cette nouvelle situation familiale, professionnelle et personnelle. Elle a également eu besoin de partager sur les réseaux sociaux ses propres ressentis au jour le jour, durant cette période difficile. Elle a eu de nombreux soutiens qui l’ont aidée à vivre cette situation à laquelle aucun de nous n’était préparé.
Au final, même si elle a souffert, elle dit que ce confinement obligatoire l’a obligée à se découvrir autrement. A voir les autres également sous un autre jour. Sa vie autrement. Sa cellule familiale autrement… Elle est devenue autre, avec une charge mentale démente et un équilibre quotidien à réinventer chaque jour…

Chaque lecteur pourra facilement s’identifier à l’auteure. Ce cheminement qu’elle a fait pour se découvrir en dedans, nous l’avons tous fait, avec plus ou moins de facilité, de douleurs, de violences, de dépressions… Mais une chose est sûre, nous avons tous été profondément marqués par cette période. Et cela nous permet, peut-être, aujourd’hui de davantage jouir de notre liberté.

La vie en dedans est un très beau témoignage de Charlotte Lafon, un témoignage qui reste profond et positif !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2025
Auteur : Charlotte Lafon
Editeur : Hello Editions
Prix : 15 €

Dam of the forest, Tome 1, de Dahong (Milan)

Dam of the forest, Tome 1, de Dahong (Milan)

Les éditions Milan nous proposent une aventure extraordinaire avec Dam of the forest.
Yam-Yam est la nouvelle collection des éditions Milan, qui s’adresse plus particulièrement aux adolescents. Dam est un garçon de 14 ans, tout à fait ordinaire. Enfin, presque ! Il a un don : il fait pousser les plantes à toute vitesse ! Du coup, il devient responsable des plantes à l’école et beaucoup de personnes s’adressent à lui pour soigner leurs plantes…
Mais Dam n’est vraiment pas comme tout le monde. Au fil des années, il ne subit aucune transformation physique. Il reste petit, ne grandit pas, ne vieillit pas. Du coup, tout le monde lui pose des questions… Alors, il décide de vivre dans la forêt. De vivre caché.
Ce webtoon met l’accent sur l’avenir de notre planète, de la nature, et pose les bonnes questions sur l’héritage que l’on laisse aux générations futures… Les dessins sont volontairement épurés et toujours très expressifs.
Dahong vient de sortir le 1er tome de Dam of the forest. Un webtoon à suivre !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 25 juin 2025
Auteur : Dahong
Illustrateur : Dahong
Editeur : Milan
Prix : 14,95 €

« Biographie : Un jeu » : un destin recomposé à revoir sur France 4, le 06 juillet 2025 

"Biographie : Un jeu", un destin recomposé au Théâtre Marigny  
© Giovanni Cittadini Cesi

« Biographie : Un jeu » : un destin recomposé à revoir sur France 4 à 22h35, le 06 juillet 2025

Bernard Kürmann a la chance, ou le fardeau, de pouvoir rejouer sa vie : fautes, joies et peines… Au cœur de ce fatras, il croit distinguer le nœud de son malheur dans la rencontre qui l’attacha à une femme, sa femme, Antoinette, et s’emploie à en conjurer l’événement.

Comment ne pas la rencontrer ? Comment ne pas l’aimer ? Comment ne pas en mourir ? Dès lors, il va rejouer les scènes de sa vie, pour tenter d’en déjouer le cours et la chute, sous l’égide d’un troisième personnage, ordonnateur/metteur en scène intempestif de ce vertige biographique…

Voici donc posée la règle de ce jeu écrit par Max Frisch qui traque l’idée moderne du destin : réécrire sa biographie avec la possibilité de choisir à chaque instant entre plusieurs solutions. Mais, au moment où cela se produit, un évènement en exclut d’autres.

Alors on rembobine, on remonte loin, très loin, jusqu’à ses 13 ans. Et puis les années passent, à chacune son évènement. Bernard changera-t-il le destin de ce petit camarade turbulent à qui il a amoché l’œil ? Choisira-t-il une autre destination pour son séjour Erasmus que Berkeley, Californie ? Décidera-t-il de se marier avec Brigitte, qu’il n’aime pas et se l’avoue, mais décide d’affectionner quand même ? Et maintenant qu’il a finalement rencontré à nouveau Antoinette, saura-t-il la laisser partir avant qu’ils se réduisent…

Mais jouer avec sa biographie s’avère un jeu dangereux. On réalise à priori qu’on ne peut pas échapper à soi-même et on a beau vouloir tout réécrire, on reste enliser dans ses contradictions et aux prises avec son caractère duquel on se peut se séparer.

Un vertige Pirandellien

La pièce met en abime cette course folle, plus ou moins consciente, que nous menons à l’intérieur de notre propre vie, entre notre passé, nos espoirs, le temps qui passe et la brutalité du réel qui nous assaille. Et scrute sans relâche notre désarroi intime, toujours en embuscade, quand, irréconciliables avec nous-mêmes, nous nous confrontons à ce que nous ne serons pas.

Exploration à ciel ouvert donc des possibilités d’une vie, d’une île. Faire, défaire, refaire, c’est le mystère de la répétition et son saut dans le vide qui à chaque fois rabat les cartes, déplace un pion ici, puis un pion là, jusqu’à tenter de s’approcher d’une fin de partie qui mettrait un terme à sa frustration et comblerait enfin son insatiable insatisfaction.

A l’abri d’une mise en scène fluide et dans un geste cinématographique de Frédéric Bélier-Garcia, s’orchestre finement et habilement ce tragique ou ce comique de répétition, aux lignes de fuite labyrinthiques et étourdissantes, que la scénographie mouvante d’Alban Ho Van accompagne de concert à travers le dédale d’un appartement à géométrie variable.

Le couple Isabelle Carré / José Garcia fonctionne bien. A la fois détachée et affranchie Isabelle Carré irradie la scène d’une justesse parfaite. Face à elle, José Garcia est cet homme à vif, retranché dans ses certitudes se débattant comme un diable avec son envie d’en découdre et une résistance intérieure qui l’en empêche. Quant à Jérôme Kircher, il incarne ce meneur de jeu aussi intriguant que mystérieux.

Date : 06 juillet 2025 sur France 4 à 22h35
Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia

Un vin rouge festif et ensoleillé avec Coq’orico by Coquillas, Pessac Léognan rouge 2022 – 12.70 euros au Château

Le Château de France propose un vin rouge tout à fait spécial avec une étiquette montrant un coq multicolore qui prend fièrement la place centrale pour casser les codes. Composé des cépages Merlot pour 45 % et Cabernet Sauvignon pour 55 %, le vin est vinifié en cuves inox avec une extraction douce et élevé partiellement en barriques selon le millésime pendant 6 mois. A l’œil, le vin apparait avec une belle robe grenat éclatant. Le nez est porté sur les fruits rouges croquants (cerise, fraise, groseille) avec une touche florale et une pointe d’épices. La bouche est souple, juteuse, bien équilibrée, avec des tanins fondus et une finale fraîche et fruitée. Le vin accompagne idéalement des apéros conviviaux et des pique-niques ensoleillés, ainsi que les viandes grillées (brochettes, côtes d’agneau) ou un poulet rôti, des lasagnes ou un burger. Le vin est distribué en vente directe, en CHR ou chez des cavistes. Le prix TTC de vente au Château est de 12,70 euros, un prix très doux pour un vin parfait en ce début d’été, à consommer toujours avec modération.

Publireportage:

Propriété familiale membre de l’Union des Grands Crus de Bordeaux, le Château de France fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le Château de France, qui avait été repris en 1971 par Bernard Thomassin est conseillé depuis 1996 par Michel Rolland, et Arnaud Thomassin en assure la direction. Le vignoble est constitué de 36 ha de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge et 4 ha de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Arnaud Thomassin produit des vins rouges et blancs d’une grande finesse et résolument de garde : le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Le Château de France applique des pratiques environnementales depuis déjà en 2016, l’adhésion au SME du vin de Bordeaux.

Herman Dune dévoile son nouvel album Odysseus (Santa Cruz Records)

Herman Dune est un habitué de la page alors qu’est sorti le 13 juin son nouvel album Odyseus. Toujours autant à la marge, l’artiste anti-folk se présente comme un voyage personnel dans un univers personnel tumultueux. Il compte bien défendre son disque en live à travers toute l’Europe, Royaume-Uni inclus, avec un passage parisien les 3 et 4 novembre au Café de la Danse.

Un disque charnière?

Le projet Herman Dune a été fondé il y a déjà quelques décennies, à la fin des années 1990 autour de l’artiste furieusement franco-suédois David Ivar. Les influences folk sont inévitables et tout fait penser aux illustres ainés Bob Dylan et Leonard Cohen, sans oublier des touches country (Townes Van Zandt, John Prine) et indie-Folk (Elliot Smith, Lucinda Williams, Silver Jews). David Ivar est né et élevé à Paris, il chante en anglais et s’accompagne à la guitare acoustique pour un style furieusement personnel et presque antidaté. Le départ pour San Pedro date de 2015 dans le quartier ouvrier et portuaire de Los Angeles, grand centre national et même international du Punk Rock Californien. Il s’y est installé avec sa femme et collaboratrice Mayon ainsi que ses 3 chats noirs. Santa Cruz Records est son label et il est niché dans un bungalow californien. 6 albums là bas plus tard sur 15 au total , il est toujours très actif. La guitare est là évidemment, mais aussi la contrebasse, le violon, la mandoline et l’harmonica. Les 12 titres évoquent l’amour, l’absence, la distance et inévitablement la maturité pour un opus très sensible et sincère. L’origine de l’album Odysseús est un moment charnière où l’artiste est resté coincé à Montréal pendant la pandémie, loin de sa famille restée à LA, l’isolement dans un hôtel désert a duré le temps que la régularisation de ses papiers soit effective. Il a profité de sa situation pour visiter chaque jour la tombe de Leonard Cohen toute proche pour y dépose une pierre ou une fleur. L’inspiration est venue de la solitude et de l’isolement. Son retour en Californie a été marqué par son mariage et la rencontre avec le producteur David Garza, très respecté sur la scène musicale américaine. Ils ont imaginé ensemble un concept unique, enregistrer à domicile les morceaux en live accompagné de musiciens de renom, sans casques ni retouches, dans une démarche aussi nue et authentique que possible.

Le résultat est un album pris sur le vif, vibrant et chaleureux, tout rempli d’humanité et sans aucun artifice. Du bon, du beau, à d »couvrir en live les 3 et 4 novembre prochains au Café de la danse.

« Turandot » de Puccini : Bob Wilson en majesté à revoir avec Opéra d’été

Turandot de Puccini : Bob Wilson en majesté
Turandot par Robert Wilson (© Agathe Poupeney-OnP)

« Turandot » de Puccini : Bob Wilson en majesté à revoir avec Opéra d’été

Chaque été depuis plus de dix ans, l’Opéra national de Paris propose Opéra d’été, des projections de ses spectacles en accès libre et gratuit à travers toute la France. De Perpignan à Quimper, en passant par Vesoul et la Guadeloupe, Opéra d’été permet à tous les publics de découvrir, à proximité de leur domicile ou sur leur lieu de vacances, des œuvres lyriques et chorégraphiques captées au Palais Garnier ou à l’Opéra Bastille.

Pour cet été 2025, quatre spectacles sont proposés dont « Turandot » de Giacomo Puccini, mis en scène par Bob Wilson, le 4 juillet à 19h30 dans le Gers à Valence-sur-Baïse.

Le metteur en scène Bob Wilson avec cette production, dirigée par le chef Marco Armiliato, nous plonge dans ce chef d’œuvre, fort de son geste à la beauté aussi graphique que minimaliste. Un éblouissement.

Écrite à partir de la pièce éponyme du dramaturge italien Carlo Gozzi et créée le 25 avril 1926 à la Scala de Milan sous la direction de Toscanini, « Turandot » est le dernier opéra de Puccini.

Inspiré d’un poème épique persan du XIIe siècle, « Turandot » donna l’occasion au compositeur de s’immerger dans un nouvel univers sonore et dramaturgique. Avec elle, il put ainsi mettre de côté l’hyper-réalisme et l’ancrage contemporain qui avaient marqué ses créations de jeunesse et se laisser séduire au contraire par l’exotisme et l’érotisme, ainsi qu’aux mystères permis par l’éloignement géographique et chronologique, à l’instar de la figure représentée par la princesse chinoise, apparemment incapable d’aimer mais qui finalement sut elle aussi s’abandonner aux promesses délicieuses de son prétendant anonyme.

Dans une Chine millénaire et cruelle vit une belle princesse glaciale qui fait décapiter tout prétendant échouant à résoudre trois difficiles énigmes. Au moment où le prince de Perse va être exécuté, un inconnu paraît et frappe de trois coups le gong qui le déclare candidat…

Transformant en 1920 cette légende ancienne au parfum orientaliste, Puccini invente un opéra poignant entre pouvoir, amour et cruauté.

Et qui mieux que Bob Wilson pour mettre en scène cette œuvre orientaliste où son esthétique minimaliste (abstraction du plateau décomposant des espaces géométriques délimités par une scénographie de lumières, des dégradés ou purs aplats, le tout encadré de panneaux noirs et de droits néons) fait naître un nouveau rapport à la scène, déstructurant le temps et l’espace jusqu’à tendre à l’intemporalité.

Avec « Turandot », la fresque grandiose et légendaire plantée dans une Asie immémoriale qui met en scène une protagoniste controversée, dont les émotions conflictuelles et le comportement extrême bâtissent l’intrigue, et foisonne de mélodies mémorables et inspirées, Bob Wilson y calque sa partition formelle/abstraite (images – lumières – scénographie) et son épure extrême, portant à son paroxysme la dimension allégorique, allusive, dramatique, onirique et mélodique de l’œuvre.

D’une épure virtuose, la mise en scène immaculée d’une perfection inouïe s’empare avec un geste rare de cette odyssée, où les chanteurs/comédiens à la gestuelle inspirée du théâtre nô impriment un jeu millimétré et hiératique. Tandis que des faisceaux de lumière encerclent les visages, esquissent par contraste les silhouettes et morcellent les corps aux prises avec la passion et la tension du drame.

Une scénographie immatérielle

A l’abri en fond de scène d’un à-plat lumineux propre au vocabulaire wilsonien, se projettent successivement différents tons d’abord bleutés puis progressivement métallisés et camaïeux au gré des changements de situation et d’affect des personnages. Le tout dans une chorégraphie scénique aux lignes graphiques qui ouvre ou délimite la perspective et scrute de ces images glacées la dramaturgie.

Image impressionnante que celle de la première apparition de « Turandot » dans une robe rouge à l’éclat fascinant, debout sur une passerelle traversant lentement la scène côté cour à plusieurs mètres de hauteur. De même que ces soldats cuirassés et masqués de noir. Ou encore l’apparition du peuple en toges et robes noires plongé dans l’obscurité tandis que des dignitaires en riches costumes traditionnels sont alignés et offrent sous une lumière blanche, un contraste immatériel.

Il y a aussi les ministres Ping, Pang et Pong, contrepoint burlesque à la tragédie qui viennent perturber la torpeur ambiante en dignes descendants de la commedia dell’arte et dont le jeu emprunte aussi à la gestuelle facétieuse et narrative de Bob Wilson.

Avec ses maquillages crayeux, ses somptueux costumes de Jacques Reynaud, ses scènes de groupe, cette gestuelle ritualisée, cette lumière sculptée et contrastée, son univers minimaliste, Bob Wilson crée une partition, en correspondance parfaite avec l’orientalisme chinois et son empreinte millénaire, qui épouse le traitement thématique des personnages et/ou des situations.

La direction musicale, emmenée d’une main de maître par Marco Armiliato, tour à tour fine, subtile, puissante et toujours fluide, se charge sur la partition luxuriante et foisonnante, des voix irradiantes à la transparence vibrante, sacralisant l’emprise du drame et son dénouement heureux. Pour un spectacle total…

Date : 4 juillet 2025 à 19h30 – Lieu : Abbaye de Flaran – Valence-sur-Baïse (Gers)
Mise en scène
: Bob Wilson

Tom tant attendu (Milan)

Tom tant attendu (Milan)

Les éditions Milan nous proposent un très chouette album sur l’arrivée d’un petit frère : Tom tant attendu.

C’est l’histoire d’un petit garçon qui attend avec impatience l’arrivée de son petit frère. Il est seul avec sa grand-mère en attendant que ses parents reviennent avec le bébé. Il va devenir grand frère ! Et bien sûr, il est tout content mais en même temps, un petit peu inquiet !

Tom tant attendu est un bel album, de Stéphanie Demasse-Pottier, qui aborde l’arrivée d’un bébé avec beaucoup de poésie. On aime les illustrations pleine page d’Arnaud Nebbache ! En ces temps de canicule, il nous refroidit bien, avec toute cette neige !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2025
Auteur : Stéphanie Demasse-Pottier
Illustrateur : Arnaud Nebbache
Editeur : Milan
Prix : 12,90 €

Les grandes questions des petits curieux : L’école maternelle (Casterman)

Les grandes questions des petits curieux : L’école maternelle (Casterman)

Publik’Art vous a déjà fait découvrir cette nouvelle collection chez Casterman : Les grandes questions des petits curieux. Un album documentaire jeunesse. Aujourd’hui, dans cette même collection, on va découvrir : L’école maternelle.

Le jeune lecteur va découvrir les réponses aux nombreuses questions qu’il se pose, en ouvrant 50 flaps !

Il va tout savoir sur l’école maternelle et cela pourrait vraiment l’aider avant de faire sa 1ère rentrée ! Comment se passe une journée d’école ? Comment est la salle de classe ? Quelles activités fait-on à l’école ? Comment vivre ensemble ? Comment fait-on du sport ? Et la cantine ? et le dortoir ? Et les récréations ?

Bref, Les grandes questions des petits curieux : L’école maternelle, est un album avec de chouettes illustrations, entièrement cartonné, à offrir à tous les petits avant septembre !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2025
Auteur : Astrid Chef d’Hotel
Illustrateur : Aurore Carric
Editeur : Casterman
Prix : 14,90 €

Festival d’Avignon 2025 : honneur à l’autre dans le « In » et sous les mots le feu…

Festival d’Avignon 2025 : honneur à l’autre et sous les mots le feu

Festival d’Avignon 2025 : honneur à l’autre et sous les mots le feu…

Le rideau se lève du 5 au 26 juillet 2025 pour la 79ᵉ édition du Festival d’Avignon – In, orchestrée par Tiago Rodrigues. Fort de son mot d’ordre « Ensemble », l’édition célèbre le lien, la parole et les cultures, illustré par la devise du poète palestinien Mahmoud Darwich : «  Je suis toi dans les mots  ».

Une langue invitée : l’arabe mise à l’honneur

Après l’anglais (2023) et l’espagnol (2024), l’édition 2025 met à l’honneur la langue arabe, dans toute sa richesse patrimoniale et contemporaine. Douze spectacles ou événements portés par des artistes issus du Maghreb et du monde arabe (Maroc, Liban, Syrie, Palestine) marquent d’une ouverture plurielle cette programmation, soutenue par l’Institut du Monde Arabe.

La chorégraphe cap-verdienne Marlène Monteiro Freitas est désignée artiste complice de l’édition.

Reconnue pour sa démarche protéiforme et puissante, elle ouvrira le festival dans la Cour d’honneur du Palais des Papes avec « NÔT », une pièce issue des Mille et une nuits. Un cadre unique donc promettant une expérience sensorielle, entre danse et performance, à l’image de sa réputation internationale.

Une programmation dense et éclectique

Parmi les 42 projets artistiques prévus, dont 20 premières mondiales, 300 événements et deux expositions jalonneront ces trois semaines de fête théâtrale.

On signale notamment :

Le Canard sauvage d’Henrik Ibsen, mis en scène par Thomas Ostermeier, directeur artistique de la Schaubühne à Berlin, débute dès le 5 juillet à l’Opéra Grand Avignon, dans une version contemporaine de ce classique du XIXᵉ siècle.

Fidèle à son approche artistique, il transpose l’intrigue dans notre époque, avec un plateau tournant, un accent sur l’intimité des personnages et une langue modernisée pour une pièce qui met en tension la vérité et le mensonge au cœur de la famille Ekdal. Et où toute vérité n’est pas bonne à dire …

Thomas Ostermeier revient à Avignon après ses adaptations marquantes d’Ibsen et de Shaekespeare où son spectacle est très attendu.

« Le Soulier de satin » porté par la Comédie-Française — création fleuve et majeure de cette édition après son succès public et critique parisien, constituera aussi un évènement pour les festivaliers.

« BREL » par Anne Teresa de Keersmaeker & Solal Mariotte à la Carrière de Boulbon. Une création qui s’annonce comme un moment fort de la grande prêtresse de la danse contemporaine.

Et de nombreuses autres propositions mêlant théâtre, danse, musique, performance, autour de l’arabe ou d’univers multiples, à La FabricA, dans les cloîtres, lycées partenaires, etc.

Enfin, pour la première fois, le Off et le In partagent des dates communes (5–26 juillet), dans une démarche de coopération inédite.

Bel été et bon festival à tous !

 Dates : du 5 au 26 juillet 2025 – Lieu : Festival d’Avignon édition 2025 (programmation)

Le nouvel album This love is forever de Fatbabs est disponible depuis le 20 juin chez Big Scoop Records

Ce nouvel album très reggae de Fatbabs se distingue par sa belle liste d’invités, jugez plutôt: Capleton, Naâman, Christopher Martin, Biga*Ranx, Jahneration, Marcus Gad, Queen Omega, Jah Lil, Cheeko, c’est un vrai all star game. De quoi donner envie de découvrir un album rythmé et rempli de morceaux addictifs entre France et Jamaïque.

Un album à faire tourner en boucles

Fatbabs est un beatmaker emblématique de la scène reggae française. Son nouvel album This Love Is Forever est sorti sur le label Big Scoop Records est se compose de 18 titres avec 21 artistes réunis à cette occasion, tous issus des scènes française et caribéenne. Les titres Rambo (Feat Naâman & Davojah), End of War (Feat Jah Lil), Hurry Up (Feat Capleton) ou encore Skanking Loud (Feat Walshy Fire, Vanzo, Kimeco, Cheeko, Davojah) sortis en single ont déjà pu annoncer la couleur. L’ambiance est colorée, vivifiante, de quoi dispenser de très bonnes vibes alors que l’été débute. Le titre le plus porteur de l’album est I Feel Your Love avec les participations de Naâman, Marcus Gad et Pressure Busspipe. Le refrain avec Naâman a été enregistré avant sa disparition en février 2025, et c’est un peu le morceau étendard du projet. Le message porte autour de l’importance primordiale de l’amour. le morceau sera probablement très acclamé lors de la tournée organisée dans toute la France, les dates sont inscrites à la fin de l’article. Fatbabs est un beatmaker reconnu et acclamé, il a travaillé avec de nombreux artistes, ce qui explique la liste longue comme le bras d’invités. Par delà les styles et les origines, il privilégies les rencontres et les métissages entre reggae, soul et hip-hop pour un univers très personnel, rempli de générosité et d’humanité. Producteur très demandé, il marie les voix et les musiques dans un beau creuset universel.

L’album This love is forever est une belle découverte remplie de joie et de bonnes vibrations, à écouter tout l’été pour se mettre en condition.

Tournée This Love is Forever :
21/06 – Boat Party – Granville
28/06 – Bobital – Trélivan
17/07 – World Festival – Ambert
18/07 – Piscina Dub Fest – Lisbonne
26/07 – Au Fil du son – Civray
2/08 – Sunska Festival – Vertheuil
(I Feel Your Love – Tribute to Naâman)
8/08 – No Logo BZH – Fort Saint Père
(I Feel Your Love – Tribute to Naâman)
9/08 – No Logo – Fraisans
(I Feel Your Love – Tribute to Naâman)
15/08 – Kermes Festival – Barenton
16/08 – Xsmoz Festival – Saint Aubin sur mer
14/09 – La Flume Enchantée – Gévézé
11/10 – BADABOUM – Paris

Vis maintenant, de Philippe Brun (Editions du Panthéon)

Vis maintenant, de Philippe Brun (Editions du Panthéon)

Quand on commence le roman de Philippe Brun, Vis maintenant, on ne sait pas trop où l’auteur veut nous emmener. Mais on suit Thomas, comme on suit Pauline. On se laisse entraîner par leur jeunesse, leur fougue, leurs expériences, leurs désirs… Et puis, on chemine doucement vers une tout autre direction, celle de l’amour, l’amour de jeunesse, les traumatismes, les non-dits, les horreurs… Pour arriver à une étude de la complexité des sentiments humains et la capacité de chacun d’arriver à la résilience…
La plume de l’auteur sonne très juste ! Très humaine. Très vrai.

Vis maintenant est un livre court, mais percutant !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2025
Auteur : Philippe Brun
Editeur : Les éditions du Panthéon
Prix : 16,50 €

Un vin Côtes du Rhône rosé du domaine E. Guigal à découvrir

Les vins de la maison E. Guigal proposent une gamme étendue de vins du Rhône, notamment Côte-Rotie, Ermitage, Condrieu, Saint-Joseph et donc Côtes du Rhône rouge, rosé et blanc. La dégustation du Côtes du Rhône rosé 2024 permet de donner une idée sur la qualité des breuvages, au prix d’environ 12 euros comme vu sur différents sites internet.

Un vin rosé qualitatif

Le Côtes du Rhône Rosé 2024 de la maison Guigal se compose de 70% de cépage Grenache, de 20% de cépage Cinsault et de 10% de cépage Syrah. A l’oeil, le vin apparait avec une belle robe rosée limpide et brillante. Le nez est expressif avec des notes de petits fruits rouges et d’agrumes, ainsi que des notes de framboise et de groseille. La bouche est fruitée, le vin est fin et rond, équilibré et élégant. Vinifié par le procédé de saignée issu d’une courte macération et d’une longue fermentation avec contrôle des températures autour de 18°C, et élevé en cuves inox, le Côtes du Rhône rosé 2024 met en avant ses qualités de fraîcheur et d’harmonie. Il accompagne idéalement des entrées variées, des poissons grillés et des viandes blanches, notamment la volaille.

Ce vin rosé de qualité a remporté de nombreuses suffrages lors de dégustations à l’aveugle réalisées en compagnie d’autres grands rosés français et internationaux. L’été est là, déjà chaud, il ne faut pas hésiter à découvrir ce vin rosé bien au-dessus du lot.

Publireportage:

C’est au sud de Lyon, à Ampuis, au cœur de l’appellation Côte-Rôtie, sur cette terre abrupte façonnée par le Rhône, puis cultivée en terrasses depuis l’antiquité que la Maison Guigal travaille avec passion et persévérance les grandes appellations de la Vallée du Rhône.

Le Domaine est constitué aujourd’hui de nombreux vignobles d’exception : Côte-Rôtie, Condrieu, Hermitage, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage … D’illustres parcelles qui ont donné naissance à des flacons prestigieux et mettent en lumière l’excellence de cette cave.

La préservation du vignoble et le respect de cette terre nourricière sont au cœur des exigences du Domaine Guigal. Façonner et entretenir les terrasses, tailler et prendre soin des vignes, une attention de chaque instant, sans artifice, une viticulture à l’écoute de la nature, raisonnée et bienveillante, à l’image des hommes qui la font et des vins qui en émergent.

Wassim Soubra dévoile son nouvel album Il Vento entre Orient et occident

Wassim Soubra est un pianiste et compositeur libano-français. Son nouvel album Il Vento est sorti le 13 juin 2025, une belle découverte avec du piano, du violon et de belles mélodies.

Un voyage musical

Il Vento voit l’artiste entouré de musiciens venus de tous horizons, Julie Sevilla-Fraysse au violoncelle, d’Henri Tournier à la flûte et de Khaled Al-Jaramani au oud. Wassim Soubra a débuté son ascension au début des années 2000 avec un projet Bach to Beirut qui a fait parlé de lui avec un bel hommage à la musique de J.S. Bach sur des sonorités orientalisantes faites de piano, d’oud et de percussions. C’est ensuite un album piano solo produit par l’Institut du Monde Arabe qui est sorti, intitulé Sonates Orientales, de quoi lui ouvrir les portes des grandes salles de concert. Compositeur qui s’abreuve aux sources du classique et de la musique orientale, Wassim Sombra imagine des mélodies très cinématographiques entre Orient et Occident. Wassim Soubra est né à Beyrouth et réside à Paris. Initié au piano dès l’âge de 4 ans, il a quitté le Liban en 1974 alors que la guerre civile meurtrière débutait. Parti pour la France, il a poursuivi des études de droit. Diplômé en 1978, il est retourné à Beyrouth et il s’est alors pleinement consacré à sa passion pour la musique et le piano. Admis au Conservatoire de musique de Boston en 1980, son chemin était tout tracé. En 1982, il a approfondi ses études de piano à l’École Normale de Musique avec un diplôme de licence en pédagogie pianistique obtenu en 1986. Formé également à la danse, il a découvert l’improvisation. Wassim Soubra a poursuivi sa formation en composition musicale à la Schola Cantorum de Paris sous la direction de Pierre Doury et Michel Merlet. Contrepoint, harmonie et orchestration ont été des domaines où il s’est perfectionné. Il a depuis composé pour le piano solo, des trios, des quatuors et des quintettes, mais aussi pour des œuvres plus monumentales comme des opéras et des oratorios.

Il Vento voit le piano de Wassim Soubra virevolter dialogue avec le violoncelle de Julie Sevilla-Fraysse, la flûte d’Henri Tournier et l’oud de Khaled Al-Jaramani pour un beau moment musical à découvrir.

Les « Mythologies » revues et corrigées par Angelin Preljocaj et l’ex-Daft Punk Thomas Bangalter

 

Les “Mythologies” revues et corrigées par Angelin Preljocaj et Thomas Bangalter
(© Jean-Claude CARBONNE)

Les « Mythologies » revues et corrigées par Angelin Preljocaj et l’ex-Daft Punk Thomas Bangalter

A travers les grands mythes grecs (Icare et le Minotaure, Les Gorgones, Zeus, Aphrodite, les Amazones…), Angelin Preljocaj, adepte des contes et récits légendaires (Blanche-Neige, Roméo et Juliette, Siddhârta…), explore avec cette nouvelle création ce que cachent nos rituels et croyances.

Ces grands récits d’histoire font ainsi écho à des sujets d’actualité (conflit en Ukraine, identités de genres, violences sexuelles…) par le biais des projections du plasticien et vidéaste Nicolas Clauss, qui scénarisent la traversée.

C’est l’imaginaire collectif que le chorégraphe sonde. Il convoque vingt danseurs : dix danseurs du Ballet de l’Opéra National de Bordeaux et dix danseurs du Ballet Preljocaj pour explorer ces mythes fondateurs, les faisant dialoguer avec nos rituels contemporains. Que se cache-t-il dans l’ombre de nos existences, entre nos peurs, nos idéaux et nos croyance ? Que peut-on lire entre les lignes de nos rites d’aujourd’hui ? Les corps sont, sans doute, les révélateurs les plus à même d’exprimer cet indicible.

A l’assaut des mythologies

Au rythme d’une vingtaine de tableaux qui s’enchaînent dans une gestuelle néo-classique, les danseurs s’emparent des figures mythologiques de la Grèce ancienne, de Persée à Icare, et de quelques « mythologies » contemporaines empruntées à Roland Barthes.

Tout le vocabulaire virtuose de la danse de Preljocaj, empreint de motifs déstructurés, de lente fluidité en accélération interrompue, s’imprègne de la dimension guerrière et mémorielle inhérente à la dramaturgie, qui font revivre Les Naïades, Aphrodite ou encore Arès, dieu de la guerre, à l’abri de duos ou des scènes d’ensemble aussi construites que cinématographiques.

Là où les « Mythologies » et leur emprise tiennent lieu de verbe chorégraphique à la fois ciselé, intense, et percutant. Le tout porté par la partition nerveuse avec ses ruptures mais aussi lyrique de l’ex-Daft Punk Thomas Bangalter qui compose une symphonie de cordes et de cuivres, jouée en live sous la baguette du chef Romain Dumas.

Elle accompagne de concert les gestes légers et parfois plus combatifs des danseurs. Le mélange des instruments (cordes, bois, cuivres, percussions) d’inspiration baroque soutient et illustre avec force le changement d’univers propre à chaque tableau et à sa brûlure épique. 

Dates : du 25 au 29 juin 2025 – Lieu : La Seine musicale (Boulogne)
Création : Angelin Preljocav & Thomas Bangalter

Lone Wolf & Rice Fab dévoilent leur nouvel album, disponible chez Rock’n’hall / Dixiefrog

Le duo Lone Wolf & Rice Fab fait paraitre un album éponyme sur le label Rock’n’Hall de Dixiefrog. Complètement roots et authentique, l’album est porté par la voix éraillée, la guitare et l’harmonica pour un beau shoot de musique accoustique.

Un ZZ top sans fioritures

Lone Wolf & The Rice Fab offrent une vraie pépite à la sauce blues américain. Les 13 compositions sont ancrées dans des racines figées dans le vrai Delta Blues. Pourtant, ce ne sont pas vraiment des américains à la barre, plutôt des nantais nommés Thierry Gautier et Fabrice Leblanc pétris de musique américaine, un peu comme si ZZ top débarquait sur les quais de la Loire. Les chansons évoquent l’esprit des grands anciens du blues, à commencer par le monument Robert Johnson, sans jamais trahir ou fausser l’âme du blues. C’est authentique du début à la fin, et donc hypnotisant pour les adeptes des illustres héros de la musique blues américaine. Porté par le label Dixiefrog, Lone Wolf & Rice Fab font honneur aux autres signatures que sont Popa Chubby, Fred Chapellier ou Neal Black. L’idée de faire un disque est née pendant la crise du Covid. Lone Wolf à la guitare et au chant & Rice Fab à l’harmonica se sont connus via des petites annonces, avant de se rendre compte de l’évidence. Ils partagent les mêmes gouts et surtout ils étaient voisins! Le feeling est venu tout de suite, et c’est après une bonne année de concerts en Bretagne, de St Brieuc à Rennes que les compositions sont apparues. Il a fallu 3 ou 4 séances pour les enregistrer et l’album est tout rempli d’un beau feeling à écouter de toute urgence.

Devil at my backdoor, Going down my dusty road ou Last night dream, tout s’écoute d’une traite pour un beau manifeste blues accoustique à découvrir de toute urgence!

Boule Vide son sac en public, nouvel album live réjouissant disponible chez Vache à lait Productions

Boule est le surnom de Cédrik Boulard, il revient avec un album live événement intitulé Boule Vide Son Sac En Public et paru le 24 mai 2025. Le disque célèbre 20 ans de carrière menées tambour battant, l’émotion est là, avec toujours un humour très présent et une sincérité omniprésente. 

Un live tapageur

Boule a mené une tournée de 3 années en solo, il se fait plaisir avec un retour en mode collectif accompagné d’un trio complice, la magie fonctionne sur chaque titre. L’orchestre est composé de Fabrice Lhomme à la contrebasse, Sonia Rekis à l’accordéon et Freddy Holleville aux percussions. La voix de Boule prend toute la place, lui qui s’accompagne d’une guitare et d’un banjo. Le concert a été enregistré en public au Trianon Transatlantique de Sotteville-lès-Rouen le 18 octobre 2024. L’album reprend les ingrédient d’une soirée réussir avec une salle pleine, une ambiance brûlante et des rires fréquents qui retentissent à gorge déployée. Les chansons s’enchainent dans la bonne humeur en alternance avec des anecdotes croustillantes, des coups de gueule personnels et des apartés poétiques. Avion et Le Poison sont les premiers extraits, à écouter pour toucher du doigt l’ambiance du moment. Connu pour être un chanteur décalé et inventif, Boule est aussi un poète séducteur qui joue avec les mots et sa guitare. Il entrouvre la porte de son univers personnel, drôle, charmant, plein de gouaille et parfois de coups de gueule. Il fait paraitre ce live 3 ans après la parution de l’album Appareil Volant Imitant L’Oiseau Naturel. Il intercale également des titres de ses albums Henri-Désiré et Petit Fils de Fantômas.

La chanson française a en son sein un artiste vraiment unique, aussi charmant que piquant, avec une langue poétique bien pendue et une atmosphère des plus séduisantes.

Dégustation de la très réconfortante cuvée Elégance du domaine Mas de Pampelonne (Côte de Provence – AOP, 18€ la bouteille)

Le domaine Mas de Pampelonne propose plusieurs cuvées à découvrir sur leur site. La cuvée Elégance représente 12 000 bouteilles collectors issus d’une sélection des meilleurs jus du domaine produits en agriculture Biologique. Le design élégant du flacon arbore une sérigraphie en relief pour mettre en avant une bouteille destinée à sublimer les plus belles tables durant l’été chaud qui s’annonce, toujours avec modération. Le vin est un assemblage de plusieurs cépages. La Syrah, puissante avec ses couleurs violacées, donne au vin rosé des notes de rose, des arômes de violette et de fruits rouges. Le Grenache noir et le Cinsault donnent de la souplesse ainsi que la fraîcheur et la rondeur en fin de bouche. Le vin se déguste idéalement lors d’un apéritif accompagné de beignets de fleur de courgette, suivi d’une côte de bœuf, de petits farcis, ou d’un bon poisson. En dessert, une tarte fine aux pommes et sa boule de glace à la vanille sont tout indiqués pour profiter de ce vin rosé de qualité, idéal pour les belles journées d’été qui s’annoncent.

Publireportage:

Situé en bordure de la célèbre plage de Pampelonne, le vignoble, tenu en agriculture biologique, est planté sur un terroir sableux produisant chaque année un rosé aux arômes intenses d’agrumes. Ses caractéristiques en font un excellent vin à déguster à l’apéritif, qui s’accordera également avec des mets méridionaux. Crée en 1886 par Florentin Gal, la propriété de 15 hectares à Pampelonne, tenue en agriculture Biologique, s’est transmise au fil des générations, à son fils Lucien Gal, puis à sa petite fille Christine Coste Gal qui l’a exploité pendant plus de 30 ans. Aujourd’hui, Camille Coste trace également son sillon dans les pas du fondateur, en gérant le domaine familiale  du Mas de Pampelonne. Dans la symbolique provençale, trois cyprès à l’entrée d’une propriété sont un symbole d’hospitalité. Ils représentent, l’accueil, le couvert et le gîte, cette dimension chaleureuse, profondément humaine, est aujourd’hui un signe de bienvenue.  Le Mas de Pampelonne a fait de cette tradition son image, illustrant les valeurs de notre terre, en Provence

Le chant des oubliées, de Kristin Hannah (Charleston)

Le chant des oubliées, de Kristin Hannah (Charleston)

Kristin Hannah est une auteure américaine, très connue. Elle a écrit plus d’une vingtaine de romans et connaît un immense succès. Elle a vendu plus de 30 millions de livres dans le monde et certains d’entre eux ont été adaptés sur Netflix, comme la série, La Route des lucioles.

Si vous commencez le dernier livre de Kristin Hannah, Le chant des oubliées, de plus de 600 pages, prévoyez du temps devant vous car une fois commencé, vous ne pourrez plus le quitter ! Il est tout simplement incroyable, bouleversant et tellement vrai ! On découvre tout un pan de l’Histoire que l’on ne connaissait pas…

Dans ce livre, l’auteure rend hommage aux nombreuses femmes, le plus souvent infirmières (environ 10 000 femmes militaires !), qui sont allées soigner les hommes, au Vietnam, blessés durant la guerre du Vietnam. Ce fut le cas de Frankie McGrath. Elle est toute jeune, 20 ans, vient d’obtenir son diplôme d’infirmière et décide de s’engager dans l’armée comme infirmière. Quand elle arrive à l’hôpital de Saigon, Frankie découvre des horreurs, les atrocités de la guerre qu’elle doit tenter de « réparer » et tout faire pour soulager les blessés, les mourants. Le rythme est infernal. Elle doit prendre sur elle sans arrêt pour supporter tout ce qu’elle voit, et être à la hauteur des différentes tâches qu’elle doit accomplir sans cesse.

Elle vient de perdre son frère, à la guerre du Vietnam. Du coup, elle pense qu’en partant là-bas, elle se rapprochera de lui… Et que ses parents, surtout son père sera fier d’elle. Comme il l’a été de son fils.

Frankie va tout vivre là-bas, le pire comme le meilleur… Elle ne sera plus jamais la même. Elle va faire des choses incroyables, qu’elle-même ne s’imaginait pas capable. Sauver des vies, aimer, ne plus avoir peur, garder confiance, transmettre de l’amour de différentes façons. Frankie va être indispensable ! Elle va mettre au second plan ses propres angoisses…

Et puis un beau jour, elle va rentrer aux Etats-Unis, ayant terminé sa mission… Et là, elle ne va pas comprendre. L’accueil des siens comme de la population est désastreux. Elle qui a tout donné à son pays, ne reçoit aucune reconnaissance, pire même. On a honte d’elle ! Mais pourquoi ?

Ce livre est un travail exceptionnel de recherches historiques, de documents, de témoignages de femmes ayant vécu la guerre du Vietnam, et également leurs souvenirs de leur retour aux Etats-Unis. Toutes ont entendu : « Il n’y avait pas de femme au Vietnam. »

Grâce à Kristin Hannah et à son chef-d’œuvre, Le chant des oubliées, les femmes ont, enfin, une reconnaissance. Reconnaissance du monde entier !
Notre gros coup de cœur, assurément !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2025
Auteur : Kristin Hannah
Editeur : Charleston
Prix : 22,90 €

La Soif du mal de Orson Welles de retour au cinéma le 25 juin en version restaurée

La Soif du mal a connu un processus de production compliqué du fait de l’insatisfaction des producteurs au sujet du montage initial. Les producteurs d’Universal ont chargé Harry Keller de tourner des scènes supplémentaires et de revoir le montage initial. Déjà mal vu par Hollywood à cette époque, Orson Welles a rédigé alors une note de 58 pages pour indiquer toutes les retouches qu’il désirait apporter à son œuvre. Ce n’est que 15 abs plus tard que le film a enfin été porté à l’écran, avec une réputation de film maudit qui le suit depuis lors. Très sombre et tortueux, le film s’est imposé comme un chef d’oeuvre de film noir.

Un polar noir

Avec un tournage presqu’entièrement effectué de nuit, le film impose dès le départ un ton des plus sombres. Surtout que la scène initiale tournée en plan séquence montre l’explosion d’une voiture au coffre rempli de bâtons de dynamite. Le film montre l’affrontement entre le bien et le mal personnifiés par 2 hommes censés représenter la justice. Le premier interprété par Charlton Heston représente l’intégrité avec ses traits fins alors qu’il est en pleine lune de miel. Le deuxième interprété par Orson Welles lui-même est un homme corrompu, physiquement répugnant et tourné vers les plaisirs immoraux de la prostitution. Tous deux s’opposent et se livrent à une véritable partie d’échec. Ce combat presque biblique trouve dans le personnage de la liseuse de bonne aventure interprétée par Marleen Dietrich un symbole fort. Orson Welles sait très bien renvoyer une image d’homme monstrueux en tous points, lui qui était plus jeune un Charles Foster Kane des plus séducteurs. Charlton Heston démontre une fois de plus sa carrure d’acteur qui lui a valu d’interpréter Ben-Hur et Moïse.

Cette version restaurée permet de se plonger dans une intrigue suintant la sueur et le stupre, à découvrir sur grand écran le 25 juin.

Synopsis: Déposés dans le coffre d’une voiture au Mexique, des bâtons de dynamite explosent quelques centaines de mètres plus loin, aux Etats-Unis, dans la même ville frontalière de Los Robles. Bilan : deux morts, un notable et une strip-teaseuse. Témoin du drame au moment de son voyage de noces, le procureur Mike Vargas dresse les premières constations, bientôt rejoint par l’inspecteur Hank Quinlan, un policier américain dont la solide expérience n’a d’égale que les méthodes pour le moins douteuses. Tant bien que mal, Vargas et Quinlan tentent de s’accorder, le second pressé de faire porter le chapeau au mari de la fille du défunt…

Lover Girl, Poèmes pour un chagrin d’amour (Flammarion Jeunesse)

Lover Girl, Poèmes pour un chagrin d’amour (Flammarion Jeunesse)

Raegan Fordemwalt est une jeune fille américaine, poétesse. Elle s’est surtout fait connaître sur les réseaux sociaux, où elle est suivie par plusieurs millions de personnes. Dans son livre, Lover girl, l’auteure écrit de courts poèmes, tous très intimistes, et largement inspirés de son vécu, de ses chagrins d’amour. Raegan Fordemwalt les illustre d’un joli coup de crayon ! Elle raconte ses histoires d’amours, ses chagrins, et son cheminement pour reprendre confiance en elle et en la vie. Une vraie thérapie !
Lover girl est un très beau recueil de poèmes qui devrait émouvoir les adolescents, garçons et filles !

 

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2025
Auteur : Raegan Fordemwalt
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 15,90 €

« Portrait de famille » : la tragédie dans tous ses états

"Portrait de famille" : la tragédie dans tous ses états
© Christophe Raynaud de Lage

« Portrait de famille » : la tragédie dans tous ses états

Cette fresque des Atrides, loin de la solennité tragique qu’elle charrie, se mue sous le regard enlevé et endiablé de Jean-François Sivadier, en une fête théâtrale débridée où le grotesque épouse le politique, l’intime et l’universel, la vérité et la fiction. Jubilatoire !

Quatorze jeunes acteurs époustouflants du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique issus de la promo 2023, y incarnent avec une énergie volcanique et débordante, cette lignée maudite, transformant parricides et banquets cannibales en une farce d’une actualité aussi mordante que transgressive.

Un geste de mise en scène qui frappe fort à l’abri d’un télescopage hors pair des temporalités où les oripeaux antiques d’Agamemnon ou de Clytemnestre révèlent sans fard nos propres compromis moraux, nos contradictions et nos violences larvées sous un vernis civilisateur.

La mythologie grecque est ici une matière inépuisable, propice à un théâtre de l’excès, de la démesure et de la cruauté, où la farce se charge de tragédie épique.

Un jeu choral et polyphonique

En liant les histoires antiques aux enjeux actuels, Savadier montre que les mécanismes du pouvoir, de la violence et de la mauvaise foi se répètent inlassablement pour traverser toutes les époques. Une mythologie qui s’impose alors comme un miroir déformant de nos archétypes contemporains et nous renvoie à nos paradoxes et destins mortifères.

Sivadier, en architecte du chaos, orchestre un désordre savant où les anachronismes fusent – du subjonctif ampoulé au langage trivial – créant une tension constante entre rire et effroi. Le sacrifice d’Iphigénie, d’une brutalité poignante, voisine avec des scènes de tribunaux absurdes où les dieux jouent aux avocats véreux.

La force subversive du spectacle émerge de ce refus des catégories : le mythe n’est plus un marbre intouchable mais une argile que malaxent les comédiens avec une jubilation contagieuse. Le cannibalisme de Thyeste devient une métaphore du pouvoir et de sa rivalité portée à son paroxysme ; la guerre de Troie, un prétexte aux règlements de comptes familiaux déguisés en raison d’État.

Ce mélange des genres, hérité de la tradition shakespearienne, permet de jouer sur le décalage entre solennité et trivialité. Où cette matière proprement délirante expose l’hybris d’une humanité toujours prête à sacrifier l’humain sur l’autel du pouvoir ou de la vengeance.

L’engagement des comédiens est sans faille dans cette traversée qui donne à la pièce une intensité et une urgence propres à l’épopée. Ce corps à corps avec le texte et l’espace crée une dynamique collective, où chaque acteur devient un maillon d’une machine théâtrale en mouvement perpétuel et d’une incroyable efficacité.

Sivadier signe ici un manifeste pour un théâtre qui assume sa dimension à la fois populaire, profonde, irrévérencieuse et dont le résonance nous habite longtemps.

 Dates : du 19 au 29 juin 2025 – Lieu : Théâtre du Rond-Point (Paris)
Mise en scène : Jean-François Sivadier

Auprès de mon herbe (Glénat jeunesse)

Auprès de mon herbe (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un très chouette album mettant en avant la beauté de la nature : Auprès de mon herbe.

Le texte d’Anne Loyer, illustré magnifiquement par Albert Arrayás, ressemble à une fable écologique. Sans donner de leçon, l’auteure met en avant la nature qui nous entoure.

Les illustrations sont superbes, pleine de détails. On peut les regarder encore et encore même sans savoir lire !
Auprès de mon herbe offre un très joli moment de lecture, pour les petits comme pour les plus grands !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2025
Auteur : Anne Loyer
Illustrateur : Albert Arrayás
Editeur : Glénat Jeunesse
Prix : 10,90 €

Homme bleu dévoile son nouvel album Dark Matter, sortie le 20 juin chez Teenage Kicks Production

Homme Bleu dévoile le 20 juin 2025 son nouvel album très rock intitulé Dark Matter porté par le single éponyme. Le label Teenage Kicks Production propose un disque imprégné d’un très bon son très orienté rock anglo-saxon. Les chansons sentent l’écorché vif, le lyrisme déchanté et la poésie abrasive.

Un disque de rock désenchanté

Le précédent disque d’Homme Bleu remonte déjà à 2023 et c’est un plaisir de le retrouver avec une belle collection de chansons. Le précédent disque Le bal des crocodiles avait été très bien reçu et contenait sensiblement les mêmes ingrédients musicaux que Dark Matter sauf que maintenant le chanteur compositeur chante en anglais sur l’album Dark Matter pour évoquer de glorieux cousins anglo-saxons comme Arcade Fire, Screaming Trees ou Pearl Jam. Le chanteur a enregistré les 12 titres de son nouvel opus au studio Garage à Montpellier. Le mix a été réalisé à New York par Alex Conroy, sauf pour le morceau The Life in Me mixé par Steve Lyon (Depeche Mode, The Cure). Les paroles reflètent de beaux élans introspectifs qui révèlent de profondes questions existentielles qui feront méditer l’auditeur. Le chanteur parle de la complexité des relations humaines et du temps qui passe. La tonalité principale est résolument pop rock avec une guitare assez reconnaissable et quelques éléments électro épars. Le parcours d’Homme bleu n’a pas débuté hier. Il aime à s’inscrire dans une glorieuse lignée des grands noms du rock anglo-saxon des années 80 et également de la chanson française en usant avec talent d’une poésie très onirique. Il a débuté avec les légendaires Blue Valentines dans les années 80 avec des ingrédients qu’il a réutilisé avec conviction, rock engagé, cœur mis à nu, émotions à fleur de peau. Après plus de 40 ans de carrière, Homme bleu continue à creuser son sillon pour partager ses pensées avec ses fans nombreux.

Les mélodies et les mots forment un alliage qui incitent à l’écoute voire à la réécoute.

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