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Electrobeach 2017 célèbre la musique électronique.

 

L'Electrobeach Music Festival, organisé chaque année dans un environnement de rêve. ©Jean-Marie Siousarram
L’Electrobeach Music Festival, organisé chaque année dans un environnement de rêve. ©Jean-Marie Siousarram

Plus de 192 000 personnes ont fait la fête pendant 3 jours à l’Electrobeach Festival.

(Chronique réalisée avec Natacha Delafoy & Rajiv Siousarram)

 

Le Barcarès, été 2017. Il flotte comme un parfum de fête foraine sitôt parquée la voiture pas loin de l’avenue du Roussillon, promenade d’environ un kilomètre reconnu pour être le before et/ou l’after officieux des dernières éditions de l’EMF, l’Electrobeach Music Festival. Stand de barbapapa, effluves de gaufres saupoudrées, le tout mêlé à une ambiance bonne enfant où on a la place de tout. Première grosse surprise (et très agréable) : terminé le camping sauvage agrémenté d’une relative cacophonie mélangeant subwoofer hardstyle ou big room nasillarde, les organisateurs ont fait place nette de la fameuse avenue bordée de pins. Volonté de mieux sécuriser le site, surement, résultat, attente quasi-nulle dans ce premier sas de contrôle, ainsi que lors des contrôles des bracelets. Cela peut paraître peu comme initiative, mais l’efficacité est maximal au niveau du ressenti : zéro coupure entre le warm up extérieur et le festival. Dans le contexte que l’on sait, un maximum de sécurité avec autant d’impression de calme et de liberté, chapeau bas.

La Main Stage de l’EMF, un show total permanent garanti. © Anthony Ghnassia

En restant sur l’organisation structurelle, on peut saluer unanimement l’élargissement de la surface « dansante » de l’Electrobeach. Le chapiteau techno, qui revenait pour la deuxième année consécutive, est repoussé un peu plus loin sur la gauche, le long de la plage, dévoilant une zone qui a offert un sentiment de quiétude, et ce malgré les 20 000 festivaliers de plus cette année. Ce changement est une conséquence direct de l’arrivée d’une quatrième scène musicale voulue directement par son organisateur, Silvain Berreteaga : la scène hardstyle par Revolution by Che. Un vrai choix fort qui ouvre encore plus les portes de l’EMF aux amoureux en tout genre de musique électronique. En effet, en plus d’attirer les amoureux de BPM élevé, Electrobeach continue à nourrir ses festivaliers de sets house, future house, tropical house, deep house du côté de sa Beach Stage, ainsi que de minimal, techno, tech house pointus sous sa Techno Stage, sans même parler de la fameuse Main Stage, digne des plus grands festivals de la planète, et qui a joué autant de Big Room, d’Acid House que de Trap, Moombahton, voir même de trance. On est donc très éloigné de l’article cliché pondu par nos confrères de Tsugi emballant le tout sous l’étiquette passe-partout « EDM ». Etonnant de la part de sommités comme eux ne sachant pas reconnaitre l’éclectisme musical de l’EMF.

Ceci étant dit, passons à la partie la plus excitante : la musique !

Un vrai éventail musical et de la qualité.

Le chapiteau de la Techno stage accueille la crème de l’Underground. © Jean-Marie Siousarram

Beaucoup de festivaliers assez jeunes (coeur de cible) ont eu la dent plutôt dure au moment du dévoilement de la line up de cette 6e édition. Il faut dire que l’antépénultième Electrobeach avait réuni un casting qui aurait fait pâlir plus d’un gros festival, et en 3 ans ce sont pas moins que le haut du panier des DJs de la planète qui ont posé leurs mains sur les platines de la Main Stage. Citons pêle-mêle Avicii, Martin Garrix, Axwell Λ Ingrosso ou encore Dimitri Vegas & Like Mike. Un vrai plébiscite EDM en quelque sorte pour des ados biberonnés par Fun Radio. Mais, l’EMF refuse cette étiquette, sans toutefois la renier. « Il est possible d’aimer la musique électronique sous toutes ses formes », clame la tête pensante du festival, Silvain Berreteaga.

Donc, acte. Club Cheval, Troyboï, Mike Cervello, Tony Romera squattent tous la Main Stage avec un éventail électronique qui va de la house French Touch à des beats Urban très prononcés. Le tout devant une foule très réceptive qu’importe l’heure. Ajoutons à cela ce désir toujours aussi fort de conquérir le coeur des festivaliers avec une Techno Stage à la programmation exceptionnelle : Seth Troxler en B2B avec The Martinez Bros, Bodzin & Romboy, les éternels complices aux mélopées acid dévastatrices, ou encore Dixon, Agoria, Oxia. Un pur régal pour les oreilles. La Beach Stage n’a pas été en reste avec des DJs qui n’auraient pas dénoté sur la Main (Shapov, Nora en Pure ou New-ID) côtoyant de belles promesses (Yall, Yotto). Une énergie que l’on retrouvait multiplié par 2 du côté de la scène Revolution by Che. Pour sa première, elle a souvent été bien remplie et a pu bénéficier de quelques DJs prestigieux hardstyle : Angerfist, Brennan Heart et Coone. Nul doute que cette 4e scène annoncée sur le tard bénéficiera d’une médiatisation tout autre lors de l’édition 2018.

Et sinon, ça a donné quoi sur la Main Stage ?

Deadmau5 & Armin Van Buuren délivrent 2 sets de légende.

Nappes musicales envahissantes, beat inspiré et entrainant, casque de souris aux yeux exhorbités mis, Joel Zimmerman AKA Deadmau5 se lance dans ce qui sera le meilleur set de cet EMF, tout simplement.

Dèdmo-cinq, c’est qui ? J’avoue, c’est un peu caricaturé. Mais, pas tant que ça. Si nos jeunes festivaliers s’étaient un minimum penché sur Deadmau(prononcez dèdmoss, soit souris morte), ils auraient réalisé à quel point Silvain Berreteaga a réalisé un boulot hors du commun, et pourquoi il a été le premier headliner annoncé pour cette édition. Derrière ce sobriquet mortifère se cache l’une des personnalités les plus singulières et

Deadmau5, de la folie à tous les niveaux ! © Jean-Marie Siousarram

controversées de la musique électronique des  deux dernières décennies, j’ai nommé l’excentrique Joel Zimmerman. Musicien de génie à l’oreille parfaite, surtout des machines, amoureux des chats et de grosses cylindrés, clasheur hors-paire sur le web 2.0, il a surtout été élu plusieurs années DJ de l’année tout genre confondu. Son style, bien qu’oscillant souvent vers de la progressive house aux sonorités new wave et trance, est assez insaisissable, ses lives magiques. Tant et si bien que ses dates sont hyper rares et ultra demandées en Europe. En France, on frôle le néant, et ce malgré un succès commercial certain. Pour tout cela, Deadmau5 est assurément LE coup de force de cette 6e édition. Une confirmation immédiate s’empare des nous dès les premières notes en ce jeudi 13 juillet 2017. Nappes musicales envahissantes, beat inspiré et entrainant, casque de souris aux yeux exhorbités mis, Joel Zimmerman se lance dans ce qui sera le meilleur set de cet EMF, tout simplement. Il y met tout et son contraire avec une maestria démentielle. Moments calmes lancinants alternant avec techno sombre dévastatrice. Des notes de ses tubes Ghost N Stuff, Avaritia, Strobe ou encore le délicieux Polaris sont entrecoupés de sonorités sombres, le tout relevé par un VJing succulent (les Deadmau5 qui pètent des cables, les doigts d’honneur qui balancent en rythme …). Deadmau5 livre un spectacle total où l’homme sous le casque ose se moquer ouvertement de ses confrères DJs à base de « One, Two, Three … JUMP! » alors que beat est totalement absent. Anticonformisme, humour noir, grand écart musical mais ultra maitrisé, la souris était en très grand forme au Barcarès, et offrait d’ors et déjà, dès ce premier jour, un highlight qui divisera des festivaliers qui se demandent encore ce qui s’est passé (Encore plus quand tu sors de 3 heures d’EDM de gros calibre avec Nervo et le toujours génial Tiësto).

Armin Van Buuren a offert un spectacle total pour le 14 juillet. © Anthony Ghnassia

Armin Van Buuren possède en commun avec Zimmerman cet amour des mélodies entêtantes et puissantes qui caractérisent la plupart de leurs compositions, et leur notoriété acquise il y a quelques années en étant élu DJ de l’année. Mais, c’est à peu près tout. AVB est même son antithèse. Totalement inscrit dans son délire musical, le DJ néerlandais assume avec brio depuis des décennies le titre d’empereur de la Trance Music. A chacune de ses représentations, le spectacle est total tant au niveau musique avec ces sonorités particulières mêlant vocal entêtant et mélopée psychédélique, que visuel à travers les lasers, le VJing et les effets pyrotechniques.  L’annulation de Prydz la veille nous avait échaudé sur ce dernier point, surtout que la Main Stage possédait des écrans dans tous les coins jusqu’au plafond et s’était doté d’un nombre de lasers supérieurs à l’an dernier. Armin va exploiter l’arsenal de l’EMF à son maximum. Set dévastateur entrecoupé par un faux-problème technique délicieux (Wow!), le Boss d’Armind Record va tout faire péter en ce 14 juillet, jour de Fête Nationale, avec un final apocalyptique. Saving Lights de Gareth Emery lance les hostilités, sitôt suivi par le track le plus festif de cet année 2017 en live : son Great spirit en duo avec Vini vici et son vocal de chant amérindien nous entrainant dans une trance infinie, le tout dopé ensuite par le remix de Wildstylez (WOW!!) sous fond de furie pyrotechnique. Mais ce n’est pas tout. Pour achever une audience qu’aucun cacheton ou aucun rail de coco ne pourra mettre aussi high, Armin Van Buuren balance son Dominator sous le feu nourri des artificiers de l’EMF. Le show est total, tant et si bien que l’on a littéralement l’impression que la scène explose sur les dernières notes ! Dingue.

DJ Snake, Guetta, Solveig, la French Connexion a assuré.

Guess who’s back Motherf****rs ? DJ Snake, LA surprise de cet EMF 2017. © Anthony Ghnassia

Et pourtant les autres headliners de ces deux premiers jours ont été très bons. Tiësto, véritable habitué du festival, a régalé la foule en alternant ses derniers tracks dont l’excellent beatmover Boom avec ses productions plus anciennes remixés Redlight par Hungry Man à la sauce plus urban, tout en délivrant des sonorités deep house venues de son nouveau label AFTRHRS. Annoncé en surprise ce premier jour, le retour du frenchy le plus hype du moment, DJ Snake a enflammé comme il sait le faire l’EMF entre tsunami hardstyle et Get low de folie organisé dans la foule. C’est même tout le label Pardon My French ou presque qui a mis le feu à cette édition 2017 avec la présence de Malaa, l’homme à la cagoule, et Tchami, le confesseur sur la Main Stage le 2e jour. Délivrant une future house puissante et racée anti-commerciale via leurs tracks NotoriousFadeAdieu ou World to me, entrecoupé de big room ou encore de l’excellent Pump de Valentino Khan.

David Guetta lâche tout pour la Fête Nationale. © Anthony Ghnassia

En ce jour de Fête Nationale, l’édition émouvante de l’an dernier, suite à l’attentat de Nice, refait surface à travers le magistral survol de la Brigade de France sous fond de l’incroyable coucher de soleil comme la région en délivre à foison dans l’année. Les Frenchies Martin Solveig et David Guetta font le show enchainant les remix plus ou moins inspirés de leurs tubes avec un VJing toujours efficace. On pardonnera au premier ses quelques fausses notes lors de la Marseillaise entonnée par plus de 50 000 personnes, ainsi que son look hip-hop pas très assorti à sa légendaire moustache. Guetta lui confirme que malgré son aura resté assez pauvre en France, il est bien passé dans une autre dimension depuis que ses productions ont vu se succéder les plus grands noms Pop à ses côtés. Un show inspiré et puissant hybride passant de drops EDM assez violents, à de la trap, voir de la future house. Un set qui rejoint les propos de Tiësto disant que l’EDM en tant que tel allait à son terme. Une ouverture magnifique pour Armin avec le résultat que l’on sait.

Don Diablo, KSHMR & Afrojack, des headliners en feu.

Don Diablo, empereur de la Future House & pape de la coolitude. © Jean-Marie Siousarram

Samedi, pas le temps de mollir. Ou si un peu avec le set très plage privée/sunset moment d’Alok, le prometteur brésilien. Puis, c’est l’heure de mon moment groupie. Petit tour en coulisse pour voir Don Diablo se faire interviewer par les confrères de Fun Radio. Le mec est hyper cool et détendu. Autour de lui, son staff s’affaire. C’est un des DJ qui utilise le mieux les réseaux sociaux, et on comprend amplement comment tout cela s’organise, une vraie machine de communication parfaitement huilée (et minutée). Quelques vannes et mots en français, puis le hollandais prend les commandes de la Main Stage pour délivrer un set dont il a le secret. Le roi de la Future House, c’est lui. Remixes, mashups et tracks originaux se succèdent en embarquant à sa suite un public qui semblent connaitre par coeur les paroles sous forme yaourt de Cutting shapes, Anytime ou plus faciles Momentum (« Right here, right now » à volonté). Une prestation de haute volée pour un DJ qui devrait tutoyer les sommets des prochains classements annuels.

KSHMR, le bros venu des States, a retourné la Main Stage. ©Anthony Ghnassia

S’en suit un festival 100% EDM et à un niveau ultra-spectaculaire avec KSHMR et Afrojack. Le premier, d’origine indienne, a concocté une prestation totalement originale pour l’occasion mettant en avant son amour de l’Orient. Protégé de Tiësto avec lequel qu’il a conçu le tube Secrets, puis le mois dernier Harder, le néophyte est complètement désinhibé et envoie du très lourd grâce à ses tracks dopés aux drops surpuissants. Ceux-ci sont entrecoupés de temps en temps par une histoire en français dans le texte diffusée sous forme de cinématiques brillamment réalisées. Le show est total encore une fois avec la nouvelle configuration de la Main Stage. Des couleurs qui se marient parfaitement avec le dernier coucher de soleil de cet Electrobeach 2017.

Efficacité maximale avec Afrojack. © Jean-Marie Siousarram

Maintenant, il est temps de prendre sa dose d’ « Afrojack music » comme aime si bien le dire le DJ néerlandais. Auréolé à la quasi-unanimité des festivaliers de l’Ultra Miami comme celui qui a délivré le meilleur set, le producteur ne va pas faire démentir ses fans. C’est fort, très fort un set d’Afrojack. Un véritable ouragan de beats puissants, de drops aigris, de breaks hip-hop parfaitement sentis, le tout avec la maestria des techniciens de l’EMF. Grosse claque pour tous les amateurs de Dance music. Afrojack partage avec Guetta, entre autres, cette capacité d’explosion du dancefloor en préparant méticuleusement leurs sets, notamment avec des mashups de folie. Qu’on aime ou pas l’EDM, c’est surtout de l’état d’esprit de faire la fête dont il est question ici, qu’importe le style musical. Mais, force est de constater qu’en ce moment même, il parait presque impossible de ne pas jumper avec le ce monstre de puissance.

Le feu d’artifice Yellow Claw pour conclure Electrobeach 2017.

Le closing démentiel des Yellow Motherf*****g Claw. © Anthony Ghnassia

De l’audace jusqu’au bout. Merci Silvain Berreteaga. Loin derrière pas mal d’artistes qui se sont produits lors de cet Electrobeach, niveau notoriété, les Yellow Claw se voient confier la lourde tâche de fermer le festival. Les néerlandais succèdent surtout à 3 heures de pure musique commerciale, eux dont les productions, qui mélangent moombahton, trap, hardstyle et pop, semblent relativement plus confidentielles. Et pourtant, je voudrais remercier, sûrement au nom de presque toute l’audience du festival ce soir là, le directeur du festival pour ce culot aussi bien musical que populaire. Car, OUI, les YMFC sont des artistes géniaux, et des showmens encore plus débridés. Et, OUI, comme pour l’an dernier avec DJ Snake, il a su choisir les artistes les plus prometteurs pour achever son festival (les 2 ont sorti un album gigantesque, Encore pour le Frenchy l’an dernier, Los Amsterdam pour les hollandais). Et quel closing ce fut ! Enchainant drop sur drop, le duo excite au plus au point la foule de l’EMF. De la poussière se lève même au milieu de tous les jets de CO2 et autres lasers, et ce malgré le revêtement mis cette année (merci encore), c’est dire à quel point les Yellow Mother F****g Claw ont tout cassé, et ce même sans feu d’artifice final pour cause de fortes rafales. Mais, qu’importe, Jim & Nils étaient les pyrotechniciens de service ce soir.

Cette sixième édition aura été la plus brillante niveau spectacle depuis que le festival a changé de dimension en 2015, confirmant, si ce n’était pas déjà le cas, que l’Electrobeach Music Festival est bien devenu un rendez-vous incontournable de la saison estivale. Reste à voir si sa tête pensante, Silvain Berreteaga, continuera à jouer la carte de éclectisme et de l’exigence électronique, quitte à en décevoir certains, ou cèdera à la facilité d’une programmation Mainstream qui pourrait faire chavirer définitivement l’EMF en tête des festivals les plus populaires de France. Wait & see.

https://www.youtube.com/watch?v=VUMvRmihcSo

Cendrillon de Joël Pommerat : une fable initiatique au cœur de l’inconscient

Cendrillon

Cendrillon de Joël Pommerat : une fable initiatique au cœur de l’inconscient

Après le Petit Chaperon rouge en 2004, et Pinocchio en 2008, c’est à Cendrillon que se frotte Joël Pommerat pour nous en proposer un spectacle troublant, à découvrir au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Maître dans l’art de réincarner les contes, il en révèle les facettes les plus sombres sans pour autant se défaire de leur magie. Ici, le metteur en scène a troqué la jolie Cendrillon de Disney contre une fillette prépubère prénommée Sandra, traumatisée par la mort de sa mère. À travers elle, il met en relief l’expérience du deuil et propose un voyage dans les affres de la psyché. Entre pulsions de vie et névrose obsessionnelle, sa jeune Sandra est l’héroïne d’un parcours sinueux, à la reconquête de sa propre existence.

La perte comme fil conducteur

La pièce s’ouvre sur la jeune Sandra (Déborah Rouach), au chevet de sa mère mourante. Celle- ci souffle quelques mots quasiment inaudibles à sa fille, qui les comprend de travers. « Pense à moi à chaque instant, ne m’oublie pas et je ne mourrai pas vraiment », entend la fillette… Déterminée à garder sa mère en vie, elle se donne pour impératif de penser à elle 24h/24. Elle a même réglé une alarme sur sa montre, qui la rappelle à l’ordre toutes les cinq minutes ! Quand son esprit divague, c’est le drame et elle est prise d’une immense culpabilité. Pour expier ses oublis elle se détache progressivement de toute trace d’amour propre. Une fois son père (Alfredo Canavate) remarié, elle accepte d’être accablée des tâches ménagères les plus ingrates par son horrible belle mère (Catherine Mestoussis), et consent à se faire appeler Cendrier par ses belles sœurs (Noémie Carcaud et Caroline Donnelly). Alors qu’elle est devenue la bonne à tout faire de la maison, elle fait la connaissance de sa marraine (Noémie Carcaud). Cette fée apprentie magicienne, un peu brut de décoffrage, a surtout le mérite de lui ouvrir les yeux et de lui montrer le chemin de la vie. La marâtre et la marraine, ces deux pôles antagonistes, sont comme des allégories du combat intérieur de la fillette : la culpabilité destructrice face à l’irrésistible envie de vivre.

Au delà du Happy End , un salut personnel

Joël Pommerat met en scène toutes les étapes du deuil, du choc post-traumatique à l’autopunition, pour enfin aboutir à l’acceptation. La fin de la pièce est heureuse, mais elle correspond à l’aboutissement du propre cheminement de l’héroïne. Sandra réalise qu’elle ne peut se laisser happer par le passé, qu’elle doit aller de l’avant. Si la rencontre avec le prince (Caroline Donnelly) fait office de déclic, celui-ci n’en devient pas pour autant un sauveur ! Aussi juvénile et chétif que l’héroïne, tout autant obsédé par sa mère, il fait figure d’homologue masculin. Cette dualité est d’ailleurs soulignée à travers quelques clins d’œil complices au conte de Charles Perrault : Ce n’est pas Sandra, mais le prince qui offre son soulier en guise de souvenir. Il s’agit d’ailleurs plus d’un gage d’amitié que d’une promesse d’amour. Il en est de même lors de l’étreinte finale, loin du baiser attendu elle apparaît plus comme une marque de soutien. Chez Pommerat, la romance est troquée contre une relation fraternelle entre les deux personnages, un peu comme deux âmes perdues dont les chemins se sont croisés.

Un conte cruel et une ode à la vie

En reprenant Cendrillon, le metteur en scène souhaitait créer une pièce “sur la mort, sur la vie et sur le temps”. Contrairement à ce que l’on peut craindre avec une telle ambition, la pièce se dévoile toute en légèreté. L’humour y est pour beaucoup ! Que ce soit dans la voix tonitruante de la marâtre, convaincue de « faire plus jeune » que son âge, du père engoncé dans un costume de Louis XVI, ou encore du franc-parler de la marraine bien décidée à dévergonder sa filleule, les occasions de rire ne manquent pas ! Le metteur en scène développe ainsi des thématiques existentielles, sans jamais tomber dans la lourdeur d’un développement conceptuel. L’enchaînement des scènes est d’autant plus agile qu’il y a dans l’esthétique de la pièce quelque chose de surnaturel. Dès le début, on est captivé par une voix off enchanteresse, relayée par une héroïne déconcertante, à la fois enfantine et mature. Le tout raisonne dans un décor fait de lumières oniriques et de grandes projections murales. Même la maison familiale en verre, semble appartenir à une dimension parallèle ! Les oiseaux s’y cognent, et les arbres s’y reflètent comme dans une grande cloche de cristal. Du début à la fin, cette esthétique hypnotise complètement le spectateur et le plonge dans les recoins les plus sombres de son subconscient.

Loin des fables édulcorées, Joël Pommerat poétise l’existence dans ce qu’elle a de plus fragile. Avec Cendrillon, il crée une expérience plus qu’un spectacle, tant il nous renvoie à nos propres incertitudes intérieures. On en sort bouleversé, un peu secoué mais la tête remplie d’étoiles !

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 » En collaboration avec le Théâtre National Wallonie-Bruxelles et la Compagnie Louis Brouillard
Une création théâtrale de Joël Pommerat d’après le mythe de Cendrillon
Mise en scène de Joël Pommerat

Avec Alfredo Cañavate, Noémie Carcaud, Caroline Donnelly, Catherine Mestoussis, Nicolas Nore, Deborah Rouach, Marcella Carrara, Julien Desmet.
Scénographie / Lumière Eric Soyer. Costumes Isabelle Deffin. Son François Leymarie. Vidéo Renaud Rubiano. Musique originale Antonin Leymarie.
Collaborateur artistique Philippe Carbonneaux.

Résumé : La pièce. A la mort de sa mère, une très jeune fille se fait la promesse de ne jamais cesser de penser à elle plus de cinq minutes… Elle suit son père dans une maison de verre où les attend une nouvelle famille. Cette Cendrillon nous parle du deuil, du désir de vivre, du pouvoir de l’imagination et des mensonges des adultes.
Avec une délicatesse qui n’exclut pas l’humour, Joël Pommerat aborde encore une fois les questions graves et vitales de toute enfance.

Durée 1h40

Théâtre de la Porte Saint Martin, 18 boulevard saint martin

du mardi 25 juillet 2017 au dimanche 6 août 2017

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, une saga familiale très intime (Fayard)

Virginie Grimaldi
Virginie Grimaldi

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, une saga familiale très intime (Fayard)

Virginie Grimaldi écrit son troisième roman : Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie. Un roman, certes, mais très largement inspiré de sa propre vie, nous confie-t-elle à la toute fin du roman…

De l’humour, du rire et …

Le livre, Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, débute comme une excellente saga familiale. Beaucoup d’humour et de dérision le rendent très agréable à lire. Au début, le ton est léger malgré la situation de Pauline qui reste incompréhensible pour elle. Son mari, Ben, l’a quittée. Elle se retrouve seule avec son fils de 4 ans, et retourne habiter chez ses parents. Elle décrit très bien ses rapports avec son frère et sa sœur, sans oublier sa mère avec qui la relation est tendue, comme toujours, sans vraiment savoir pourquoi. Mais pour Pauline, c‘est un mauvais rêve ! Ben va se réveiller et se rendre compte qu’ils s’aiment toujours. Cela ne peut pas être autrement. Elle consulte un psy, elle fait tout pour « récupérer » son mari. Elle décide de lui écrire tous leurs souvenirs de bonheur en commun. Des lettres et des lettres qui vont rester sans réponse. Mais Ben les lit toutes et garde la communication orale avec Pauline. Quand Pauline a fini d’envoyer tous ses souvenirs, elle est sûre qu’il va revenir vers elle. Tant de bonheur ensemble ! Ca ne peut que continuer… Mais qu’est-ce qu’elle l’aime son Ben !

La vie n’est pas vraiment un conte de fées

Ben lui propose alors, à son tour, d’envoyer ses souvenirs à lui… Et là, ce qu’elle va lire, sera comme une énorme claque qu’elle reçoit. Ces souvenirs-là, Pauline les avait enfouis, très profonds. C’était tellement au fond d’elle-même, qu’elle les avait presque oubliés. Le fait de faire resurgir toutes ces souffrances va aider Pauline à enfin cicatriser. On ne rit plus du tout, on comprend tout, Pauline et ses rapports aux autres, avec chaque membre de sa famille. On découvre aussi les secrets de chacun, chacune. Une famille dans son ensemble, ça respire le bonheur, mais si on s’enfonce un peu en chacun, on découvre les non-dits qui ont fait tant de mal durant toute une vie…

Chaque famille a ses secrets, ses souffrances, ses malheurs. Et si Virginie Grimaldi nous livre les siens, c’est toujours avec beaucoup de pudeur et une très grande délicatesse. On ne peut s’empêcher de « prendre » sa place et de la comprendre. On rit, et on pleure avec elle. Et surtout on lui souhaite maintenant une « jolie vie » !

« Ce n’est pas parce que ça ne finit pas comme on le veut que ça finit mal ».

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie « Je ne t’aime plus. »
Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main.
Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer.
Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis.

Avec une extrême sensibilité et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi parvient à faire revivre des instantanés de vie et d’amour et nous fait passer du rire aux larmes. Une histoire universelle.

Virginie Grimaldi est l’auteur de deux best-sellers, Le Premier Jour du reste de ma vie (LGF, 2016) et Tu comprendras quand tu seras plus grande (Fayard, 2016 ; LGF, 2017). Ses romans ont déjà séduit des centaines de milliers de lecteurs.

Date de parution : le 3 mai 2017
Auteur : Virginie Grimaldi
Editeur : Fayard
Prix : 19 € (464 pages)
Acheter sur : Amazon

Alien : La sortie des profondeurs, révélation audio signée Audible

Alien la sortie des profondeurs
Alien La Sortie des profondeurs est une exclusivité Audible

Alien : La sortie des profondeurs, immersion au pays de l’audio

En quête d’une série à découvrir cet été, on s’est intéressé à une création d’un nouveau genre avec Alien : La sortie des profondeurs. Une série produite pour le géant du livre audio Audible.fr (filiale d’Amazon) qui étoffe ainsi son catalogue avec une oeuvre originale de poids et affiche son ambition en offrant une experience hautement immersive. L’alternative à la vidéo à la demande est née. Et elle a de quoi surprendre.

Appli Audible installée sur le smartphone, on s’empresse de charger les 10 épisodes de la série exclusive Alien : La sortie des profondeurs. On met nos écouteurs en place, confortablement installé dans la profondeur de la nuit. Et on embarque pour une aventure SF inédite à tous points de vue. On se fait un petit rewinder avec vous, juste pour le plaisir des yeux, après celui des oreilles.

Ellen Ripley sort du silence

Avouons-le, c’est la première question qu’on s’est posée : Ripley sera-t-elle du voyage ? Parce qu’Alien sans Ripley, on conviendra que ça n’a pas la même saveur. Mais le casting répond avec brio aux attentes avec des voix très connues, dont l’incontournable de Tania Torrens, voix française de Sigourney Weaver. Si le personnage met un (tout petit) moment à faire son apparition, la mayonnaise prend immédiatement grâce à des comédiens sortis tout droit des superproductions américaines. Nos compagnons de voyages plantent directement le décor en nous rassurant de leurs présences vocales. Un atout de taille.

Un scénario très addictif (…). Alien promet de beaux coups de chaud.

Un scénario et une mise en scène extraterrestres

Pour un livre (ou série) audio, les créateurs d’Alien : La sortie des profondeurs n’ont pas hésité à prendre des risques. On s’attendait à une lecture mais c’est un vrai film audio qu’on nous propose ici. Pas de descriptions, pas de texte lu, uniquement du discours direct. L’aventure (et l’horreur) se vit en live. Le spectateur est une petite souris au coeur de l’action et se fait sa propre idée de l’environnement immédiat à travers quelques astuces de mise en scène intégrées aux dialogues. Le contextuel et le sens de la déduction font le reste, d’autant que l’ambiance sonore est judicieusement dosée entre bruitages et musique de fond.

L’impression générale laissée par cette mise en scène audacieuse est parfois en demi-teinte. Mais l’envie d’avoir plus de détails visuels est rapidement balayée par l’enchainement des évènements. Un scénario très addictif, chapitré en dix épisodes coups de poing de 25 à 32 minutes. L’imaginaire fuse et on ne tarde pas à trembler au coeur de l’été !

Conclusion : coup de chaud assuré

Sans en dévoiler davantage sur les ressorts de cette nouvelle épopée horrifique, gorgée d’acide et peuplée de mâchoires acérées, Alien promet de beaux coups de chaud. La climatisation pourra être salvatrice en cette saison estivale quand, au coeur de la nuit, vous serez piégé(e) sur une planète hostile pour récupérer du carburant dans l’espoir de vous échapper…

Pour des sensations optimales, faites l’expérience d’Alien de nuit, cela vaut le détour !

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[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Enfant, Chris Hooper rêvait souvent de monstres. Mais dans le fin fond de l’espace, il n’a trouvé que la solitude et l’isolement. Une fois arrivés sur la planète LV178, Hooper et ses compagnons de bord ont découvert une terrible tempête de sable, un véritable enfer… et de la trimonite, la matière la plus dure connue de l’homme.

Quand une navette s’écrase dans le vaisseau spatial le Marion, les mineurs installés sur la planète apprennent qu’il y avait bien plus que de la trimonite au fond des cavernes. Il y avait le mal, qui lui, hibernait et attendait une proie convenable. Hoop et ses acolytes découvrent un nid de Xénomorphes, et l’enfer prend alors une autre dimension. Ils vont rapidement se rendre compte que leur seul espoir viendra du plus improbable des sauveurs… Ellen Ripley, la dernière survivante humaine du navire de sauvetage Nostromo.

Tania Torrens, la voix française de Sigourney Weaver, incarne le rôle d’Ellen Ripley. A ses côtés, vous entendrez les magnifiques voix de Patrick Béthune (Hooper), Frantz Confiac (Lachance), Sophie Riffont (Kasyanov), Jérôme Pauwels (Baxter), Hélène Bizot (Sneddon), Paul Borne (Ash), Cédric Dumond (Welford), Eric Peter (Powell), Marie Chevalot (Jordan), Odile Schmitt (Garcia), François Hatt (Vic), Fily Keita (Keech) et Max Jacobs (ordinateurs).

Date de parution : le 16 mars 2017
Auteur : Tim Lebbon , Dirk Maggs
Lu par : Tania Torrens , Patrick Béthune , Frantz Confiac , Sophie Riffont , Jérôme Pauwels , Hélène Bizot.
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Minute Papillon, un bon livre pour cet été (Mazarine)

Aurélie Valognes
Aurélie Valognes

Minute Papillon, un bon livre pour cet été (Mazarine)

Publik’Art avait bien aimé le deuxième roman d’Aurélie Valognes : Nos adorables belles-filles. Cette fois-ci encore, Aurélie écrit un livre parfait pour les vacances : Minute Papillon ! Pas de prise de tête et de la bonne humeur à chaque page !
Rose n’est pas vieille, 36 ans, mais pourtant son fils l’a déjà quitté. Baptiste, à 18 ans, décide de s’installer chez sa copine… Bien sûr, c’est un coup dur pour Rose, d’autant plus qu’il a décidé de couper les liens avec sa mère. Plus de nouvelles, plus de téléphone, le silence…
Rose est triste mais elle ne baisse pas les bras… De Nounou, elle va devenir dame de Compagnie. Et pas de n’importe qui ! Elle va être embauchée par la fille de Colette, Véronique, pour s’occuper de Colette mais aussi du chien de Véronique. Mais pas si évident que ça. Au final qui prendra soin de l’autre ?
Les situations sont cocasses et sortent de l’ordinaire ! Du coup, on lit ce roman à toute vitesse et on espère que Rose va finir par s’en sortir ! L’écriture d’Aurélie Valognes est facile à lire, avec un style très vivant et de nombreux dialogues !

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Dans la vie, on a tous droit à une deuxième chance.

Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s’effondre.
Cette ex-nounou d’enfer est alors contrainte d’accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille dame riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique.
Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?

UNE CURE DE BONNE HUMEUR ET D’OPTIMISME !

Aurélie Valognes a 33 ans. Véritable best-seller en France, son premier roman, Mémé dans les orties, a conquis des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde. Son deuxième roman, Nos adorables belles-filles (Lafon, 2016), connaît également un grand succès et paraîtra simultanément au Livre de poche sous le titre En voiture Simone.

Date de parution : avril 2017
Auteur : Aurélie Valognes
Editeur : Mazarine
Prix : 17,90 € (268 pages)
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Mécaniques remontées : quand Zimoun fait danser la matière

Zimoun
Zimoun

Mécaniques remontées : quand Zimoun fait danser la matière

 

Les vacances se font attendre et vous êtes pris de sérieuses envies d’évasion ? Cette semaine on vous dépayse en vous embarquant dans une aventure sensorielle inédite. Direction les espaces du Centquatre à Paris à la découverte des sculptures sonores de Zimoun. Maître dans l’art de faire du gigantesque avec de l’infime, l’artiste suisse nous montre qu’il suffit d’un peu de carton, de bouts de bois et de quelques balles en plastiques pour faire de grandes choses !

« Ce que vous voyez est ce que vous entendez »

Voilà comment l’artiste résume son travail. En couplant des petits objets en matériaux bruts tels que des sacs en papier ou des pelotes de coton, à des engrenages motorisés, il propose une immersion totale. Grâce à l’interaction physique des matériaux en mouvement, les sons sont générés en temps réel et mobilisent à la fois notre perception visuelle et sonore. Au delà de l’œuvre d’art, ces mécanismes développés à grande échelle créent des situations au sein desquelles le spectateur est plongé : à chaque pièce son mouvement propre. Ce dernier contemple et entend les vibrations mécaniques, pour s’en imprégner un peu plus au fil de la visite.

Derrière la machinerie, un fonctionnement organique

Au premier abord, on a l’impression de pénétrer à l’intérieur d’un immense moteur où tout est réglé à la demi-seconde près. Si Zimoun s’est fortement inspiré de l’univers industriel, c’est pour l’appréhender de manière vivante et s’intéresser à chaque microstructure. Loin du tout homogène, ces sculptures sonores permettent aux éléments d’évoluer indépendamment. Chaque infime partie de cet organisme a son rythme et ses variations, le tout formant une véritable synergie. On a donc deux façons complémentaires d’appréhender l’œuvre : du simple module on découvre une entité architecturale.

Des créations sans queue ni tête

Les sculptures sonores de Zimoun sont des œuvres de l’aléatoire. Elles entretiennent un mouvement perpétuel sans forcément raconter une histoire. Inutile d’essayer de leur trouver un sens caché, il n’y en a pas. Elles se ressentent plus qu’elles se comprennent, et n’ont ni début ni fin. Comme à chaque nouvelle exposition, elles s’adaptent à l’espace qui leur est donné et se modulent à l’infini. On sort donc de la perspective narrative, l’artiste nous laisse libre face à nos méditations et notre perception de l’espace toute bouleversée.
À la manière d’une parenthèse hors du temps, Zimoun crée des expériences totales et nous confronte à nos propres réflexions. En effet, on peut mettre beaucoup de choses derrière son propos : entre la place de l’individu dans le corps social, la notion de réseau, d’espace… Il n’y a aucun donné, tout est possible à condition de saisir l’instant.

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Lieu et Dates : Cent Quatre à Paris jusqu’au 6 août 2017

tarif plein 5 €
tarif réduit 3 €
tarif pass 104 2 €
tarif abonné 2 €

Baby Driver, un film de braquage aux accents teen movie un peu trop prononcés

Baby Driver
Baby Driver, film d’Edgar Wright, Copyright 2017 Sony Pictures Releasing GmbH

Baby Driver, un film de braquage aux accents teen movie un peu trop prononcés

La réputation de film survitaminé précédait Baby Driver et laissait augurer du meilleur. Et en effet, le film débute sur les chapeaux de roue, les exploits du jeune héros virtuose du volant font frissonner de plaisir les spectateurs. Entouré d’une bande de têtes d’affiches menée par Kevin Spacey, Jamie Foxx et Jon Hamm, Ansel Elgort roule des mécaniques en anti-héros marqué par la vie. Mais la rencontre avec la belle Lily James révélée dans la série Downton Abbey marque le début d’une romance très (trop?) teen movie qui fait sévèrement dégonfler le soufflé. Les promesses de film Rock’n’Roll sont tenues pendant longtemps mais ne tiennent pas la route tout du long. Si le film avait continué sur le même rythme, il serait rentré dans les annales. Mais non, reste surtout une impression de teen movie un peu plus évolué que la moyenne mais bien loin d’égaler les standards du genre.

De l’action qui tue

Revenons sur les nombreuses qualités du film. Ansel Elgort incarne à la perfection le jeune freluquet doué mais antisocial. La faute à un dramatique accident au plus jeune âge aux irrémédiables conséquences sur son existence future. D’où une addiction à la (très) bonne musique qui enjolive le film d’une bande son à la qualité rarement vue au cinéma. Il n’y a qu’à évoquer le célébrissime Easy de Faith no more pour avoir une idée du niveau. Et comme le héros a besoin de bon son pour mener à bien ses exploits automobiles, les très richement chorégraphiées courses de voiture revêtent une dimension épiques aux frontières de l’extatique. Le calme olympien du héros enferré dans son monde intérieur tranche avec les quantités astronomiques de gomme brulée et la tôle froissée. Les regards ahuris de ses compagnons de bourlingue finissent le travail. La mise en scène d’Edgar Wright est au diapason, les quelques scènes de course poursuite rentrent tout droit au panthéon du genre. Et comme le héros agrémente le film de quelques scènes musicales hautement truculentes, le rythme ne baisse pas pendant 30 premières minutes jouissives en diable. Aux côtés du héros, le casting de haut vol promet le meilleur. Kevin Spacey gratifie les spectateurs de ses mines faciles mais efficaces de vieux routier impitoyable. Jon Hamm ressort sa mine constipée déjà vue dans Mad Men et Jamie Foxx revient d’une longue absence pour une prestation efficace. Flea fait une apparition, le film déballe le tapis rouge pour une ouverture juste parfaite.

De la romance qui fâche

Et puis le héros s’éprend d’une jeune serveuse mimi sexy sympa sincère. Et là patatras. Les ambitions du film accouchent d’un teen movie semblable à tant d’autres. Et les scènes d’action deviennent sans saveur, ce qui était impressionnant au début devient juste facile. Bassement facile. Plus du tout crédible. Mais pourquoi le si doué réalisateur a-t-il sacrifié son film aux sirènes de la romance mièvre et sans saveur? La question reste ouverte. Le classicisme de l’amourette tranche avec l’inventivité des scènes d’action superbement réalisées, les dialogues entre braqueurs sont plein de piques savamment dosées entre bisbille et respect voilé et puis les deux tourtereaux débarquent avec leurs manières d’un autre temps, tout droit sortis du XIXe siècle. C’est rageant. Surtout que le dynamisme du début s’enfonce dans un faux rythme endormissent qui use les patiences.

Baby Driver devrait être remonté dans une version plus punchy et sans toutes ses scènes de séduction académiques entre tourtereaux compassés. on veut de l’action, pas du sous-Twilight! Car le résultat aurait pu (du?) être plus consistant!

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Baby Driver
Baby Driver

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Sortie : le 19 juillet 2017
Durée : 1h53
Réalisateur : Edgar Wright
Avec : Ansel Elgort, Kevin Spacey, Lily James
Genre : Action, Policier, Thriller

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https://youtu.be/Cz_-ak1TKpo

Un Dunkerque échoué entre deux eaux

Dunkerque
Dunkerque, film de Christopher Nolan, Copyright 2017 Warner Bros. Entertainment Inc. All rights reserved

Un Dunkerque échoué entre deux eaux

Le nom de Christopher Nolan est devenu au fil des films synonyme d’ambition cinématographique maximale et de qualité technique exemplaire. Avec une filmographie déjà composée de quelques futurs classiques, le réalisateur de seulement 47 ans a d’ores et déjà marqué l’histoire du cinéma. Alors quand un film narrant l’évacuation des troupes anglaises de la poche de Dunkerque en juin 1940 est annoncé à grands renforts publicitaires, on se plait à imaginer un film de guerre inédit, révolutionnaire et renversant. Sauf que le film pêche par de trop nombreuses lacunes pour un réalisateur de cette envergure. La joie collective est actuellement trop assourdissante pour faire entendre un son de cloche discordant, mais une fois le soufflé retombé, la raison reprendra le dessus. Dunkerque est un très bon film, excellent même à certains titres mais non, il ne révolutionne pas le genre. Le Soldat Ryan a encore de beaux jours devant lui…

Un sujet inattendu

Loin des standards guerriers habituels, Dunkerque n’enchaine ni les batailles homériques ni les échanges de tirs incessants. De combats, il n’en est (presque) pas question tant Christopher Nolan préfère s’intéresser d’abord aux hommes piégés sur une plage à l’extrême nord de la France suite à l’irrésistible offensive allemande de mai-juin 1940. Avant de parler cinéma, parlons histoire. Car les férus se souviendront que la drôle de guerre débuta timidement avant une subite accélération suite à l’invasion des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg puis de la France par les troupes allemandes à partir du 10 mai 1940. Une cuisante débâcle suivit avec son lot de drames tant l’envahisseur revêtait une supériorité matérielle (équipements plus modernes avec des armes lourdes, des canons et chars en plus grand nombre, parc aérien sans comparaison), tactique (réutilisation du  même passage qu’en 1914 via la Belgique pour prendre à revers l’armée française) et militaire sans égal. La doctrine défensive promue par les français et les britanniques ne put rien contre le rouleau compresseur nazi (la fameux blitzkrieg). Et quand les troupes alliées du Nord furent coupées de celles du Sud et acculées à la mer, les soldats se retrouvèrent bloqués dans la fameuse poche de Dunkerque. Bien plus éloignée des côtes anglaises que ne l’est Calais, la ville posa un défi logistique majeur. Car près de 400 000 hommes se tassèrent entre les troupes allemandes et la Manche sans qu’un nombre suffisant de bateaux ne puisse approcher suffisamment près des côtes du fait de la faible déclivité des plages obligeant les navires de fort tonnage à mouiller au large. Les chiffres de l’évènement donnent le vertige: 370 petites embarcations vinrent chercher 26 500 hommes. Avec un premier fait majeur que le film relativise (à tort). Moins de 10% des 338 226 combattants furent finalement évacués de manière civile. Et on touche au problème principal posé par le film de Nolan. Le désastre n’est abordé que par le petit bout de la lorgnette via 3 histoires racontées en parallèle alors que les plans larges se multiplient pour élargir au maximum la portée du film. Le choix d’une narration parcellaire amoindrit d’autant la portée des évènements même si le drame humain prend sa pleine mesure.

Un problème de proportion

Les 3 histoires permettent de mettre en relief la panique généralisée de troupes piégées sur une plage ouverte aux attaques incessantes d’un ennemi invisible. Un soldat sur la plage (Fionn Whitehead) cherche à évacuer dans le tumulte ambiant, un pilote de la RAF (Tom Hardy) veut rallier les côtes françaises pour défendre l’embarquement de troupes bombardées par les avions ennemis et un marin chevronné (Mark Rylance) conduit depuis l’Angleterre sa petite embarcation pour participer à l’évacuation des troupes. Et c’est là que le bas blesse. Car le film de Nolan est loin d’être aussi réaliste qu’attendu si on se donne la peine de se documenter sur la vraie histoire. Le 29 mai par exemple, 400 bombardiers allemands, protégés par 180 Messerschmitt ont méthodiquement pilonné Dunkerque. Or, le film montre au maximum 10 avions, allemands et britanniques confondus pendant 1h47 d’intrigues. Pareillement, les longues plages de Dunkerque semblent montrer au maximum 10 000 hommes au lieu des 400 000 historiquement comptabilisés. En incluant 3 histoires dans un contexte plus global réduit à sa portion congrue, Nolan fait chuter le coefficient réalisme d’autant en cherchant pourtant à englober la totalité des évènements. Ce qu’il ne fait que de manière forcément lacunaire. Et comme il choisit souvent un ton très proche du documentaire, il coupe son film de toute crédibilité. Sans compter les quelques maladresses comme ces bâtiments en front de mer montrés en début de film au style furieusement seventies. Mais là où le film se révèle finalement maladroit sur le plan historique, il fait mouche sur le plan humain.

Une histoire d’hommes

Nolan multiplie les épisodes tragiques pour un effet boeuf sur le spectateur. Les plus claustrophobes se sentiront même physiquement mal devant tous ces soldats piégés dans les entrailles de navires coulés par le fond. L’héroïsme côtoie la faiblesse humaine dans une noria de scènes dramatiques qui clouent au siège. Dunkerque devient ainsi plus un film d’horreur qu’un film de guerre, les innombrables pertes humaines font beaucoup plus d’effet que tous les serial killers ciné du monde. Car la guerre n’est pas une plaisanterie, c’est même le meilleur moyen d’occire des dizaines de vie humaines en quelques minutes. Les plans resserrés en intérieur, dans les entrailles des bateaux ou la cabine d’un spitfire, font beaucoup plus d’effet que les larges panoramas sur les plages. Les fumées ont beau figurer les furieux combats menés par les troupes françaises contre les attaques allemandes terrestres pour laisser le temps aux troupes d’embarquer, ce fait majeur de la bataille de Dunkerque devient un micro détail. A tort.

Une tension permanente

Si le film parvient à rester tendu tout du long, l’omniprésente musique d’Hans Zimmer n’y est pas pour rien. Un décompte de chronomètre semble s’ajouter aux notes pour figurer l’inéluctabilité d’une course contre la montre mortelle. Au contraire d’Interstellar, aucun air ne reste ancré dans la tête après la séance mais une impression générale d’efficacité dramatique  se dégage. Et comme le film débute un peu comme un film muet, sans que beaucoup de dialogues ne marquent le spectateur, la musique joue un rôle prédominant. Ajoutée aux bruits de moteur d’avion ou de bateau, ainsi qu’au bruit de la tôle qui se déchire sous l’impact des bombes, elle marque le spectateur. Les visages tendus des acteurs font également forte impression sans qu’aucun pourtant ne soit spécialement impressionnant. Tom Hardy passe 99% de son temps sous son attirail dans le cockpit, Mark Rylance regarde la mer en silence entre deux répliques définitives et le soldat Fionn Whitehead semble aussi perdu que ses milliers de compatriotes. Quant à Kenneth Branagh, il fait un peu tapisserie sur son bout de ponton. Car il ne peut rien, subit les évènements et se contente un peu trop de froncer les sourcils.

Un pétard mouillé?

Ne nous y trompons pas, ce Dunkerque mérite vraiment un visionnage pour éprouver le stress du soldat confronté au risque de mort imminente. Le sentiment d’abandon de troupes envoyées à la boucherie et oubliées sur un bout de plage est palpable, scandaleux même. Mais par trop romancé car, dans la vraie, la majorité des troupes a été sauvée, par la grâce d’un cessez-le-feu miraculeux dont les raisons sont aujourd’hui encore mal connues. Le patriotisme exacerbé de la fin du film paraitra à beaucoup d’un angélisme excessif, il est pourtant le reflet d’une vérité historique, les soldats s’attendaient à une opprobre collective mais furent accueillis comme des héros. Reste aussi du film une métaphore ainsi qu’une critique assez saignante du capitalisme, les simples soldats se trouvant dans l’oeil du cyclone sans comprendre ce qu’il leur arrive. Si le film insiste un peu trop sur un élan de solidarité mal proportionné (plus de bateaux en vrai mais une proportion négligeable de soldats recueillis), c’est à se demander si le chauvinisme britannique n’est pas de retour.

Dunkerque offre un spectacle avant tout dramatique. Les bateaux qui coulent serreront le coeur de tous les spectateurs. Mais le film n’est vraisemblablement pas à la hauteur des enjeux. Forcément imparfait avec un gout d’inachevé dans la bouche.

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Dunkerque
Dunkerque

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Sortie : le 19 juillet 2017
Durée : 1h47
Réalisateur : Christopher Nolan
Avec : Fionn Whitehead, Tom Hardy, Mark Rylance
Genre : Guerre

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“La Fiesta” d’Israel Galván en direct du Festival d’Avignon le 19 juillet sur Arte : olé !

“La Fiesta” audacieuse d'Israel Galván en direct du Festival d’Avignon le 19 juillet sur Arte, olé !
La Fiesta © Rubén Camacho

“La Fiesta” audacieuse d’Israel Galván en direct du Festival d’Avignon le 19 juillet sur Arte : olé !

En direct de la Cour d’honneur du Palais des papes, retransmise par Arte le 19/07/2017, à 22h50, le chorégraphe andalou Israel Galván célèbre la fête avec sa nouvelle création. Un des temps forts très attendu de la 71e édition du Festival d’Avignon.

« Je crois que la fête est à la fois l’expression et la nécessité de ma culture ». Manifestation d’une certaine culture espagnole qui traverse l’année de fêtes populaires en temps sacrés avec les carnavals et les pèlerinages. Mais aussi moment précis et codifié du spectacle flamenco au cours duquel les artistes sonnent le final en changeant de rôle (fin de fiesta).

Quand Israel Galván pense à ces instants, le chorégraphe andalou revoit des artistes pour lesquels la fête s’apparente au travail et perd sa nécessité intérieure ou encore des milliers de gens pris en étau dans les rues, incorporés dans des foules compactes dont on ne peut s’échapper.

Pour lui, ces fêtes n’ont rien à voir avec celles de sa communauté, avec la vie de famille. Des fêtes intimes qui « laissent apparaître une certaine violence, un certain érotisme dans une sorte de libération générale ». Autour de lui, sont réunis des danseurs et des musiciens atypiques (Emilio Caracafé, El Junco, Ramón Martínez, Niño de Elche, Uchi) et pas exclusivement flamencos (Eloísa Cantón, Minako Seki, Alia Sellami), car il aime penser qu’une voix devient flamenca dès qu’elle se pose entre flamencos.

Israel Galván ne tente pas seulement de restituer la vérité de sa fête, inconnue du grand public, une vérité qui ne peut souffrir d’une séparation entre les différents arts qui la composent et encore moins d’une trop grande préparation, il cherche aussi à éprouver cette sensation interdite aux grands solistes de son art : faire corps avec le groupe, éprouver une sensation plus vaste que lui. Installer sa Fiesta dans la Cour d’honneur le lui permettra.

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Dates : le 19 juillet 2017 à 22h50 l Lieu : En direct de la Cour d’honneur du Palais des Papes sur Arte
Chorégraphe : Israel Galván

L’humanité jaillit de la pièce La petite fille de Monsieur Linh au Lucernaire

La petite fille de Monsieur Linh
La petite fille de Monsieur Linh, mise en scène de Célia Nogues, Le Lucernaire

L’humanité jaillit de la pièce La petite fille de Monsieur Linh au Lucernaire

Un vieil homme fuit un pays en guerre avec sa petite fille de quelques semaines dans les bras. Celui que l’on imagine sans mal originaire du Vietnam débarque dans un port d’une métropole occidentale, seul et sous la pluie. Seuls survivants d’un massacre, ils sont hébergés dans une sorte d’appartement pour réfugiés, sans connaitre ni personne ni la langue. Le vieil homme fait la connaissance d’un personnage aussi solitaire que lui. Une amitié étrange se noue entre les deux solitudes, évoquée dans un seul en scène aussi touchant que dramatique. Sylvie Dorliat interprète chacun d’eux tout en figurant une voix off douce et honnête. L’historiette touche à l’universel par la grâce de la conteuse alliée au texte délicat de Philippe Claudel.

Une pièce minuscule et vibrante

Le Lucernaire dispose un minimum de décors pour figurer une aventure portée par la seule comédienne présente sur scène. Elle interprète ce vieil homme débarqué de l’autre bout du monde avec sa petite fille. Après la mort de son fils et de sa bru, il n’a plus que ce petit être humain après qui s’occuper. Et rien ni personne ne pourra le détacher de Sang Diu, ce qui signifie matin doux dans sa langue natale. La comédienne illustre la maladresse et la bonne volonté de ce personnage qui a presque tout perdu. Des faisceaux lumineux projettent une douce lumière sur des draps disposés du sol au plafond. Un banc est disposé au centre de la scène, lieu de repos et de rencontre entre le réfugié et un vieux solitaire, veuf depuis peu et amateur de cigarettes. Le choc des cultures crée un pont entre deux personnalités blessées par la vie et seules dans l’immensité du monde. Sans pouvoir se faire comprendre, ils semblent néanmoins s’entendre et communiquer par les liens du coeur.

Un dénouement tragique

Le rythme lent de la pièce débouche sur une conclusion émouvante. La comédienne semble particulièrement bousculée par cette histoire qui communique une émotion très forte auprès du public présent. Il faudra de longues secondes avant que le premier applaudissement ne retentisse à l’extinction des lumières tant l’assistance semble prendre sincèrement part au trouble ambiant. Philippe Claudel a réussi sa tentative de figurer l’humanité dans les tourments les plus sombres. La démarche théâtrale atteint son but et La Petite fille de Monsieur Linh touche à l’universel, par l’alliage d’un texte à la simplicité apparente trompeuse et d’une comédienne visiblement habitée par ses personnages.

La petite fille de Monsieur Linh émeut le public et l’histoire reste longtemps incrustée dans l’esprit tant sa douceur parvient à touche au plus profond du coeur. Une belle pièce à découvrir cet été au Lucernaire pour gouter à la poésie de personnages dont on a peine à se séparer.

Dates :  du 28 juin au 20 août, du mercredi au samedi à 19h, le dimanche à 15h
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Célia Nogues
Avec : Sylvie Dorliat

Koblic, un western moderne sous la dictature argentine, esthétisant mais limité

Koblic
Koblic, film de Sebastián Borensztein, Copyright DeaPlaneta

Koblic, un western moderne sous la dictature argentine, esthétisant mais limité

Ricardo Darin fait partie de ses acteurs qui justifient à eux seuls le visionnage d’un film. Le voir dans un film retraçant l’angoisse existentielle d’un pilote déserteur pendant la dictature argentine a quelque chose de fascinant. Son visage buriné, son regard intense et son économie de paroles pourraient suffire à ressortir ravi de la salle. Sauf que Koblic s’enfonce cruellement dans un récit simpliste et sans nuances. Les héros ont des têtes de braves gars et les crapules ont des faciès effrayants. L’arrière plan historique est abordé par le petit bout de la lorgnette et les aventures du héros rebelle peinent à transcender le récit.

Un drame sans ampleur

Koblic se terre dans une bourgade oubliée de l’Argentine rurale. Pilote dans la marine argentine, il a déserté pour ne plus participer aux exactions du régime. Taiseux mais déterminé, il est hanté par les images de ces prisonniers précipité dans le vide par les portes ouvertes de l’avion en vol. Voilà pour l’arrière plan historique, dramatique mais limité. Etranger dans une petite ville où tout le monde se connait, sa présence suscite bien vite la curiosité, en premier lieu du shérif local et de la femme du gérant de la station service. Ces trois personnages vont jouer un mano a mano crispé que l’on aurait bien vu s’élever un peu plus. Et comme le héros n’en dira pas vraiment davantage, le spectateur doit se farcir de longues plages de silence devant les protagonistes taiseux. Le film ne durant pas plus d’1h30, il se regarde sans déplaisir, mais sans passion non plus. Le héros d’origine polonaise (on se demande bien comment) et sa belle vivent une passion interdite qui tombe un petit peu comme un cheveu sur la soupe. Pas de duplicité ni de sous entendus, l’intrigue est littérale, sans humour aucun ni subtilité. Le réalisateur d’El Chino n’en rajoute pas suffisamment pour captiver le spectateur.

Koblic a tout du rendez-vous manqué entre un acteur intense et un réalisateur qui a beaucoup réfléchi sur son film. L’ambition manque cruellement à un film trop souvent sur pilote automatique.

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Koblic
Koblic

Argentine 1977. Un ancien pilote et capitaine de la Marine argentine, Tomas Koblic s’enfuit après avoir désobéi à un ordre de l‘armée soumise à la dictature. Caché dans une petite ville du sud du pays, sa présence attire l’attention du maréchal local d’une autorité abusive et sans scrupules. La conscience n’a nulle endroit pour se cacher..

Sortie : le 5 juillet 2017
Durée : 1h32
Réalisateur : Sebastián Borensztein
Avec : Ricardo Darín, Oscar Martinez, Inma Cuesta
Genre : Policier, Historique, Thriller

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Une page d’histoire douloureuse évoquée dans le film Le dernier Vice Roi des Indes

Le dernier Vice Roi des Indes
Le dernier Vice Roi des Indes, film de Gurinder Chadha, Copyright Pathé Distribution

Une page d’histoire douloureuse évoquée dans le film Le dernier Vice Roi des Indes

Qui se souvient que le Royaume-Uni occupa le sous-continent indien pendant plus de 3 siècles avant de quitter les lieux en 1947? Le pays qui domina le monde sur toutes les mers et terres avant de sortir exsangue de la seconde guerre mondiale n’avait plus les moyens de perpétuer son occupation et envoya un membre de la famille royale pour hâter le processus d’indépendance. Le très fidèle film Le dernier Vice Roi des Indes revient sur une époque troublée où le pays se déchira entre musulmans, hindous et sikhs, sur fond de controverse sur la possibilité d’une séparation du pays entre Pakistan et Inde. Si l’évocation historique est somptueuse, l’histoire d’amour à la Roméo et Juliette beaucoup moins. Elle ralentit le film et casse la dynamique historique. Un film à voir pour l’intérêt historique et la beauté de la mise en scène.

Une page dramatique de l’histoire moderne

De suspense, il n’en est ici nullement question. Tout le monde sait que malgré les efforts de Gandhi, le Pakistan fut séparé de l’Inde pour apaiser tant bien que mal les tensions qui causèrent quand même 1 million de morts. 14 millions de personnes durent partir de l’un ou de l’autre des deux pays pour retrouver leur communauté et échapper aux exactions religieuses. Le film insiste sur les efforts diligentés par Lord Mounbatten pour faciliter le mieux possible le processus d’indépendance. La bonne volonté le dispute à la réalité du terrain et le film montre bien l’inexorable hostilité monter entre deux communautés pourtant liées par une histoire commune depuis au moins 3 siècles. Hugh Bonneville fait un Vice Roi replet mais déterminé, lui qui fut autant victime des évènements que des intérêts déguisés des puissances économiques. Tous les grands protagonistes apparaissent, à commencer par Jinnah, Gandhi et Nehru aux côtés du couple royal britannique. Gillian Anderson interprète une Lady Mounbatten plus vraie que nature, déterminée à aider la population autant que possible. Et comme la reconstitution historique autant que les costumes et décors sont fouillés et recherchés, l’arrière plan historique est tout simplement somptueux.

Un zest de Bollywood

L’histoire d’amour qui évolue au fil de l’intrigue et du drame ambiant concerne un hindou et une musulmane irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Tout l’enjeu de cette histoire à l’eau de rose concerne la réalisatrice Gurinder Chadha directement issue de cette union. On comprend mieux le parti pris de cette évocation dans le film, bien que son intérêt soit forcément bien moindre que celui du drame historique. C’est aussi un bon prétexte pour une scène très Bollywood avec chansons et danses, comme si un film sur l’Inde ne pouvait décidément pas s’en passer. Si l’histoire d’amour permet de creuser l’arrière plan social et la fracture entre les communautés, le procédé est utilisé de manière tout de même simpliste, amoindrissant d’autant la portée du film.

Il reste tout de même des scènes pleines de sens et une évocation historique au drame très explicite. Le film mérite un visionnage pour se plonger dans une époque pas si éloignée où le sort d’un pays et de plusieurs communautés s’est joué par la seule volonté d’individus déterminés et volontaires, sans pourtant pouvoir éviter des centaines de millier de victimes inutiles.

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Le dernier Vice Roi des Indes
Le dernier Vice Roi des Indes

Mars 1947. Après 300 ans de domination anglaise, le Palais du Vice-Roi à Delhi ouvre ses portes une dernière fois pour accueillir en grande pompe Lord Mountbatten et sa famille.
Petit-fils de la reine d’Angleterre et nommé dernier Vice-Roi des Indes, « Dickie » Mountbatten devra préparer le pays à l’indépendance. Mais la tâche s’avérera bien plus ardue que prévu. Après d’âpres négociations avec Nehru, Gandhi et Jinnah, perturbées par de violents conflits religieux, il n’aura d’autre choix que d’entériner la partition des Indes et la création d’un nouvel état, le Pakistan.
Dans le même temps, Jeet et Aalia, deux jeunes indiens au service du Palais et que la religion oppose, subiront ces évènements et auront à choisir entre leur amour et leur attachement à leurs communautés.
La décision de Lord Mountbatten va provoquer l’un des plus grands déplacements de population de l’Histoire et ses conséquences se font encore ressentir aujourd’hui.

Sortie : le 5 juillet 2017
Durée : 1h47
Réalisateur : Gurinder Chadha
Avec : Hugh Bonneville, Gillian Anderson, Manish Dayal
Genre : Drame, Historique

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https://youtu.be/imaX13adMHI

Frénésie musicale avec Anne Baquet Soprano en liberté au Lucernaire

Anne Baquet Soprano en liberté
Anne Baquet Soprano en liberté, mise en scène de Anne-Marie Gros, Le lucernaire

Frénésie musicale avec Anne Baquet Soprano en liberté au Lucernaire

Le Lucernaire propose un spectacle tout en musique et laisse le champ libre à une soprano survoltée plus d’une heure durant. Accompagnée de son pianiste expert, Anne Baquet agrémente son récital iconoclaste d’influences diverses et de tonalités toujours enjouées. L’ambiance est au Music-Hall décomplexé, voire à la ginguette bucolique avec une interprète à mi-chemin entre la comédienne et la danseuse, et dotée d’une voix qui fait littéralement vivre ses rengaines en autant de petites scénettes scénarisées.

Tout pour la musique

Le spectacle Soprano en liberté mélange les refrains enjoués et les complaintes amoureuses dans une farandole de tranches de vie. La Soprano Anne Baquet change de tenues et utilise de menus accessoires pour faire vivre ses interprétations au gré de la mise en scène pittoresque d’Anne-Marie Gros. Aidée d’une voix au diapason de l’évènement, elle se met en scène sans complexes et avec une éternelle bonne humeur. L’amorce du spectacle fait la part belle à des morceaux très vieille époque. Le ton n’est pas forcément à la modernité mais plutôt à la tradition musicale. Les créations de Marie Paule Belle se mélangent à des reprises qui parleront à beaucoup. Prévert, Moustaki ou Juliette cohabitent avec des refrains plus pop. Les plus attentifs (et plus jeunes?) reconnaitront Ticket to Ride des Beatles ou Bohemian Rapsody de Queen. Christophe Henry était au piano le soir de la représentation pour un numéro de duettiste plein de charme aux côtés de la chanteuse. Jusqu’à se mêler à ses numéros de cabaret pour encore plus d’enthousiasme dans la foule.

Une audience de tout âge s’est retrouvée pour admirer un spectacle hautement bon enfant et porteur de milliers d’ondes positives sur la scène du Lucernaire. Anne Baquet Soprano en liberté est sur la scène du Lucernaire jusqu’au 27 aout, une bonne occasion de passer une soirée en chanson!

Dates :  du 7 juin au 9 juillet / Du 12 juillet au 27 aout, 21h du mardi au samedi, 19h le dimanche
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Anne-Marie Gros
Avec : Anne Baquet, Claude Collet ou Christophe Henry ou Grégoire Baumberger

Résultats concours : Grand froid, des places de ciné et des livres gagnés

Grand froid
Grand froid © ELZEVIR FILMS

Résultats concours : Grand froid, des places de ciné et des livres gagnés

Vous avez été 2789 participants au concours Grand froid. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont :

Raphaël Bizet, Stéphane Loubat, Nadine Brimbel, Julien Paleni et Syéphanie Zanni

Les 2 gagnants du livre sont :

Sandrine Delaviere et Philippe Dethier

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

3e volet de la trilogie vaporeuse de Terrence Malick avec Song to Song

Song to song
Song to song, film de Terrence Malick, Copyright Metropolitan FilmExport

3e volet de la trilogie vaporeuse de Terrence Malick avec Song to Song

Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, Terrence Malick a un vrai style. Depuis son retour au cinéma en 1999 avec La Ligne Rouge, il aime à faire déambuler sa caméra au milieu des pensées de ses personnages en voix off. Regrets, interrogations, espoirs, tout y passe avec une constante, cette fameuse question Qui suis-je? La quête d’identité est la même en plein conflit armé en 1942, sur les rives du nouveau monde en 1607 ou dans notre société occidentale déshumanisée. Certains trouveront le sujet par trop superficiel ou au contraire très profond. Après le sublime A la merveille sorti en 2013, il n’est pas interdit de penser que Malick creuse (ou s’enfonce?) dans un sillon qui mériterait quelques variations inédites.

Un contexte interchangeable.

Un homme avec ses 2 compagnes successives ainsi qu’un prêtre dans A la merveille, un scénariste en vogue et ses muses dans Knight of Cup, un trio dans le milieu de la musique dans Song to Song, les personnages changent mais les lubies du réalisateur restent à chaque fois les mêmes. Sa caméra suit des personnages qui évoluent dans des milieux qui les oppressent. Le sentiment amoureux tient une place centrale dans la réflexion du réalisateur et il tente par ses mouvements de caméra de montrer la complexité de l’esprit humain ainsi que ses impasses. Un personnage peut sourire et la voix off de son esprit exprimer un profond désarroi dans le même temps. Le jeu des apparences et le malaise intérieur cohabitent dans un jeu de passe passe qui peut déstabiliser ou fasciner. A la merveille avait le mérite de l’originalité, ses deux suivants recyclent une même formule jusqu’à lasser. Ici, le producteur Michael Fassbender s’éprend d’une jeune réceptionniste Rooney Mara qui a le béguin pour le compositeur Ryan Gosling. Le triangle amoureux est un classique, saupoudré d’un peu de Natalie Portman et de Cate Blanchett. Les maisons sont luxueuses, les activités superficielles. Tout ce beau monde évolue dans le monde de la musique, du divertissement, de l’apparence. Malick fait se côtoyer sentiments profonds et jeux de rôles dans une farandole d’effets visuels éblouissants.

Une promesse non tenue?

Comme son nom l’indique, Song to Song est censé se concentrer sur l’univers musical. Composition, enregistrement, concert, le film fait d’ailleurs apparaitre une belle ribambelle d’interprètes connus et reconnus. John Lydon, Iggy Pop et Patti Smith ne sont pas les moindres, aux côtés d’un Val Kilmer singeant un chanteur Rock et d’une Rooney Mara bassiste d’occasion. Mais de musique, il n’en est finalement que peu question. Jusqu’à se poser la question de la pertinence d’un tel choix contextuel. Le film aurait pu se passer dans le milieu de la boucherie charcuterie avec à peu près les mêmes implications. La musique n’est qu’un prétexte à une balade visuelle pour des personnages tiraillés entre leurs principes et leurs pulsions. La virtuosité de la caméra de Malick interroge d’ailleurs sur la fascination exercée par ce milieu sur le réalisateur. Et comme il aime à insérer comme toujours des images de nature impassible entre les images de tumulte intérieur, les pistes son définitivement brouillées. Mais comme le film se conclut sur un retour à la nature salvateur, l’honneur est sauf. Malick ne cesse de privilégier la majesté des grands paysages contre la fatuité du monde des hommes. On le retrouve bien là.

Song to Song offre 2 heures de spectacle visuel majestueux autour de personnages qui cherchent la clé de leur existence. Le jeu de piste est complexe, les 2h08 auraient pu se limiter à un peu moins de fausses pistes et plus de scénarisation. Rendez vous pour le prochain film du réalisateur.

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Song to song
Song to song

Une histoire d’amour moderne, sur la scène musicale d’Austin au Texas, deux couples – d’un côté Faye et le chanteur BV, et de l’autre un magnat de l’industrie musicale et une serveuse – voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock’n’roll fait de séduction et de trahison.

Sortie : le 12 juillet 2017
Durée : 2h08
Réalisateur : Terrence Malick
Avec : Ryan Gosling, Rooney Mara, Michael Fassbender
Genre : Drame, Romance, Musical

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Résultats concours : des places gagnées à la Pool Party, le 12 juillet

Pool Party

Résultats concours : des places gagnées à la Pool Party, le 12 juillet

Vous avez été très nombreux au concours Pool Party. Merci de votre excellente participation. Les 2 heureux gagnants sont les suivants :

Laurent Taule et Nicolas Morel

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Résultats concours : 6 DVD Chicago Fire Saison 4 gagnés

Chicago Fire Saison 4

Résultats concours : 3 coffrets de 6 DVD Chicago Fire Saison 4 gagnés

Vous avez été 2341 participants au concours Chicago Fire. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants sont les suivants :

Jessica Parent, Pascal Mourre et Pierre Ferchaud

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Enquête retorse dans une Egypte pré-révolutionnaire avec Le Caire Confidentiel

Enquête retorse dans une Egypte pré-révolutionnaire avec Le Caire Confidentiel

Le Caire Confidentiel
Le Caire Confidentiel, film de Tarik Saleh, Copyright Port au Prince Pictures 2017identiel

La traduction française du film suédois The Nile Hilton Incident ne laisse que peu de doutes. Le Caire Confidentiel se veut aussi vicieux et tordu que le LA Confidential de Curtis Hanson sorti en 1997. Le ton est au film policier et à l’intrigue tortueuse avec un flic égyptien confronté à une hiérarchie ambivalente et des luttes de pouvoir pour protéger un dignitaire du régime soupçonné de meurtre et destiné à tomber avec la révolution égyptienne. L’enquête policière est aussi prenante que le tableau d’une société profondément divisée jusqu’à plonger le héros dans un océan de perplexité.

Un focus saisissant sur une Egypte à boute de souffle

Le Caire Confidentiel multiplie les fausses pistes avec un policier pris au piège d’intérêts supérieurs. Noredin (Fares Fares) est chargé d’élucider un meurtre commis dans un grand hôtel du Caire. Une émigrée soudanaise est le seul témoin du crime mais sa disparition complexifie d’autant l’enquête. Le héros à la mine éternellement renfrognée mène son investigation sans y voir beaucoup plus clair. Le contexte politique d’une époque charnière de l’Egypte contemporaine semble longtemps l’intérêt principal du film. Les vendeurs à la sauvette rackettés par la police, les filles de joie talentueuses par de nombreux aspects, les policiers qui veulent immanquablement leur part du gâteau, les hommes politiques protégés par une éternelle immunité, Le Caire devient un zoo où les  protagonistes se reniflent comme des bêtes sauvages jusqu’à pouvoir s’étriper. Le héros rappelle Russell Crowe dans le film américain sus-cité, longtemps perdu jusqu’à y voir un peu plus clair. Les plus attentifs se souviendront du rôle trouble joué par la hiérarchie du héros… pour un nouveau parallèle entre les 2 films.

Un vent de changement qui emporte tout sur son passage

Les prémices de la révolution de 2011 apparaissent vers la toute fin du film. La foule se fait de plus en plus nombreuse et de plus en plus bruyante. L’objectif des manifestants est la fin du régime inégalitaire d’Hosni Moubarak et la disparition d’une oligarchie qui s’est arogée tous les pouvoirs jusqu’à ne laisser que les miettes à une population exsangue. Le fil du film décortique les différents niveaux de réalité et le quotidien d’une classe sociale dirigeante bien moins préoccupée par les difficultés du quotidien que beaucoup d’autres. La place de la femme n’est pas non plus oubliée, entre femme de ménage et fille de joie, sans autre choix d’existence possible pour subsister. Comme Nicolas Cage dans le Snake Eyes de De Palma, le héros se fait une virginité après une entame qui le voit prendre part au racket ambiant que lui permet son statut de flic. Il creusera le sillon de son enquête, jusqu’à révéler un des principaux protagonistes de l’inertie d’avant et se retrouver piégé par la malice de ce dernier.

Le Caire Confidentiel est beaucoup plus le tableau d’une société qui évolue qu’une enquête policière finalement un peu maladroite. Ce qui n’empêche pas le film d’interpeller et de fasciner. Comme souvent dans le cinéma de là bas.

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Le Caire Confidentiel
Le Caire Confidentiel

Le Caire, janvier 2011, quelques jours avant le début de la révolution. Une jeune chanteuse est assassinée dans une chambre d’un des grands hôtels de la ville. Noureddine, inspecteur revêche chargé de l’enquête, réalise au fil de ses investigations que les coupables pourraient bien être liés à la garde rapprochée du président Moubarak.

Sortie : le 5 juillet 2017
Durée : 1h50
Réalisateur : Tarik Saleh
Avec : Fares Fares, Mari Malek, Yasser Ali Maher
Genre : Policier, Thriller

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https://youtu.be/X2SGWFRrrIQ

Résultats concours : Embrasse-moi, 10 places de ciné gagnées

Embrasse-moi
Embrasse-moi © Christophe Brachet

Résultats concours : Embrasse-moi, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 2453 participants au concours Embrasse-moi. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Philippe Paccoud, Christine Tessier, Catherine Launay, Isabelle Barbin et Stéphanie Gauthier

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Cœur-Naufrage ou les pièges de l’adolescence (JC Lattès)

Delphine Bertholon
Delphine Bertholon

Cœur-Naufrage ou les pièges de l’adolescence (JC Lattès)

Cœur-Naufrage est le neuvième roman de Delphine Bertholon. Un roman qui nous renvoie à notre adolescence, à travers celle de Lyla. Un roman qui « parlera » à chacun de nous, assurément.

Scénario très proche de la réalité

Publik’Art ne dévoilera pas grand-chose du scénario. Au début du livre, on découvre Lyla. Puis, très vite Joris, proche de la quarantaine. Lyla a trente-quatre ans, est traductrice littéraire. Elle habite Paris, elle a une meilleure amie, complètement folle, et un amant qu’elle voit de temps à autre. Et il y a sa mère, qui prend beaucoup de place, beaucoup trop de place… Lyla n’est pas malheureuse, pas vraiment heureuse non plus. Puis, Lyla, avec un y, se souvient de cet été quand elle avait seize ans. Et de sa rencontre avec Joris. Surtout de sa rencontre avec Joris.

Analyse fine des sentiments

Delphine Bertholon nous tient en haleine tout le long du livre. Tout est analysé avec tellement de justesse, avec des mots tellement percutants que l’on devient Lyla. On sourit avec elle, et on souffre aussi avec elle. C’est un roman bien sûr, mais l’histoire de Lyla pourrait être la nôtre, celle de notre fille, celle de notre sœur ou amie. Une vie qui a été bouleversée à seize ans. Avec toute l’innocence de la jeunesse.

400 pages de pudeur

Publik’Art a eu le coup de cœur pour Cœur-Naufrage. Une histoire emplie d’humanité et écrite avec beaucoup de pudeur. Un livre à mettre entre toutes les mains et surtout des mains jeunes ! Tout est possible dans la vie et nos gestes ne sont jamais sans conséquences… Lyla a-t-elle fait le bon choix ?
Publik’Art attend déjà avec impatience le prochain roman de Delphine Bertholon !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Cœur-Naufrage« Certains jours, je m’attends des heures et ne me rejoins jamais. »
À bientôt trente-quatre ans, Lyla est tenaillée par le sentiment de passer à côté de l’existence. Elle enchaîne les fiascos amoureux, accumule les névroses et attend, sans trop savoir quoi. Jusqu’au jour où un étrange message la ramène dix-sept ans en arrière. Cet été-là, sur la côte basque, tout allait basculer…
Delphine Bertholon est l’auteur de plusieurs romans parus chez Lattès, parmi lesquels Twist et Grâce. Dans Cœur-Naufrage, elle sonde le poids des non-dits dans nos trajectoires, et célèbre la beauté singulière des accidents de la vie.

Date de parution : le 1er mars 2017
Auteur : Delphine Bertholon
Editeur : JC Lattès
Prix : 20 € (304 pages)
Acheter sur : Amazon

Grave, un buzz qui fait pschitt

Grave
Grave

Grave, un buzz qui fait pschitt

Grave avait provoqué l’extase de la critique parisienne lors de sa sortie en salles en mars 2017. L’opus de Julia Ducournau avait fait se pâmer quelques nombreux admirateurs, bien aidés par la légende tenace selon laquelle nombre de curieux avaient quitté la salle pour cause de malaise. 150 000 spectateurs seulement se sont déplacés, la faute à un parc réduit d’écrans. C’est bientôt le moment de vous rattraper avec la sortie en DVD/Blu-Ray le 26 juillet 2017, et 21 juillet sur la VOD. Alors, le visionnage est-il vraiment impératif?

Une horreur grand public

D’horreur, Grave n’en propose finalement que très peu. C’est surtout un sentiment de malaise qui transparait de ce film malsain en diable. Justine est issue d’une famille de vétérinaires végétariens hardcore, aucune exception n’est tolérée. Quand elle doit se soumettre à un bizutage carnivore dans son école vétérinaire, elle s’exécute… avec des conséquences inattendues. Une fringale de viande s’empare de la jeune adulte, douée mais incapable de résister à un inexpugnable besoin viandard. Dans une ambiance très animée par une bande son survitaminée, l’intrigue suit le lâcher prise de l’héroïne, aux côtés d’un meilleur ami fidèle (Rabah Naït Oufella) et d’une soeur ambivalente (Ella Rumpf). Incapable de surmonter sa tendance carnivore, Garance Marillier s’enfonce, jusqu’à passer de la viande animale à sa congénère humaine… Ce franchissement de tabou rend-il le film si inoubliable que ça? Le premier film de la réalisatrice a le défaut de ses qualités. Frais, dynamique, direct, mais un peu trop brouillon pour toucher son but. Il est difficile de croire qu’une tendance si excessive soit vraiment réaliste ni que quiconque puisse sombrer dans une psychose si carabinée.

Des références évidentes

Julia Ducournau n’a pas oublié les effets qui ont fait la légende du cinéma horrifiant. Les personnages englués dans d’épaisses couches de sang, les cinéphiles reconnaitront l’effet Carrie. Le gouffre qui s’ouvre sous les pieds de l’héroïne rappelle l’accumulation de (mauvaises) surprises auxquelles les personnages de Massacre à la Tronçonneuse sont confrontés. Quant à tous ces corps humains étalés en une ou plusieurs pièces, la référence aux films de Cronenberg montre que la réalisatrice n’a pas oublié ses classiques. Grave ne provoque finalement pas de frissons si inédits et n’apporte pas de surprise si effroyable. Loin des films d’horreur hardcore que peut proposer le cinéma mondial, Grave reste finalement assez sage voire un petit peu amateur.

La présomption de copinage n’est pas loin et il faudra attendre le (possible?) second opus de la réalisatrice pour savoir si elle est vraiment si douée que ça pour la réalisation. Car ce premier essai est quelque peu décevant, pour le moins.

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Grave
Grave

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

Sortie DVD : le 26 juillet 2017
Durée : 1h38
Réalisateur : Julia Ducournau
Avec : Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella
Genre : Epouvante-horreur, Drame

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https://youtu.be/TElJs93LLs8

Résultats concours : The last girl, 10 places de ciné gagnées

The last girl
The last girl © Aimee Spinks – Gift Girl Limited / The British Film Institute 2016
Stars Sennia Nanua

Résultats concours : The last girl, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 2021 participants au concours The last girl. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Alice Morini, Antoine Bonnot, Cyril Mesmer, William Bouton et Florian Pages

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Un Fauve, très bel hommage rendu à Patrick Dewaere (Editions du Rocher)

Enguerrand Guépy
Enguerrand Guépy

Un Fauve, très bel hommage rendu à Patrick Dewaere (Editions du Rocher)

Enguerrand Guépy a été vraiment bouleversé quand il a appris la mort de Patrick, le 16 juillet 1982. Il s’en souvient comme si c’était hier. Pourtant ce n’était pas son frère, ce n’était pas son ami, c’était juste Patrick Dewaere. Un Fauve a vu le jour grâce à Patrick Dewaere, 35 ans après sa mort, et à la grande admiration que lui porte Enguerrand Guépy.

Une vraie rencontre avec Patrick

Enguerrand Guépy ne va pas écrire un biopic sur Patrick Dewaere. Pas du tout. Il va raconter les derniers jours de cet acteur hors du commun. Ses tout derniers jours, même ses dernières heures, passés en compagnie de Claude Lelouch. Derniers jours avant le tournage du film sur Cerdan. Patrick Dewaere devait y avoir le premier rôle, celui de Cerdan, bien sûr. Car Patrick Dewaere est un très bon boxeur. Il a arrêté tout produits illicites, drogues, alcool, et consacre ses journées à son entraînement de boxe et au futur tournage du film. Celui-ci va faire de lui la star du siècle, assurément !

Un scénario original

L’originalité du livre de Enguerrand, Un Fauve, réside dans le fait qu’il imagine les relations entre Lelouch et Dewaere. Relations entre metteur en scène et acteur. C’est remarquablement écrit car à travers les mots, les ressentis, on retrouve et l’un et l’autre. L’exigence du premier et la fragilité du second. Tout le monde avait mis en garde Lelouch. Il ne devait pas se fier à Dewaere, trop imprévisible. Il peut le planter d’une seconde à l’autre. Mais non, Lelouch adore son acteur et croit en lui. C’est le meilleur, plus naturel que lui, ça n’existe pas. Un regard comme le sien, personne ne le possède. Dewaere est au mieux de sa forme. C’est vraiment la pépite qu’il a enfin découvert. Un fauve !
Tout au long du livre, la personnalité de Dewaere refait surface. Ses doutes sur lui-même, ses remises en question, ses difficultés à s’accepter… Et aussi son immense talent ! La tension monte au fil des pages. On ne le découvre pas, on le ressent, avec émotion.
Même si on connaît tous l’histoire tragique de ce grand acteur, cela ne nous empêche pas d’adhérer totalement au livre d’Enguerrand Guépy, Un Fauve. Cet auteur a ressenti de façon très profonde et très humaine les souffrances de ce grand acteur qu’a été Patrick Dewaere et que personne n’a oublié. Un très bel hommage rendu à un très grand acteur. Justice lui est rendue.

Quelques extraits :
Quand on vit en enfer, la moindre perspective de lumière même minuscule prend des allures de miracle…[…] Etre un homme debout qui peut regarder en face ses démons et ne plus craindre de les affronter. P.64
[…] Tout d’un coup, votre frère vous révèle ce que tout le monde sait et que vous étiez le seul à ne pas savoir. Et vous êtes pire que le roi des cons sur son trône. P.84
[…] Il fait un bras d’honneur au sorcier. Mais sitôt calmé, il entend la petite gêne qu’il a depuis l’enfance ricaner derrière son dos. P.136
Tout à coup, il réalise qu’il a pris un très gros risque. Ne l’a-t-on pas mis en garde contre ce drôle de coco qui a failli étrangler une de ses partenaires, qui crache à la gueule d’un producteur incontournable, qui castagne sans vergogne les misérables folliculaires de la presse caniveau ? p.144

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dix ans qu’il attend ce moment, des mois qu’il se prépare, s’impose un régime draconien, s’entraîne, ne boit plus une goutte d’alcool, ne se drogue plus. Il est à quelques heures d’entrer sur le plateau de tournage, d’incarner Marcel Cerdan sous la direction de Claude Lelouch. Dans le taxi qui le conduit aux Champs-Élysées, l’acteur pourtant à son firmament vacille, doute… Il a peur de ne pas être à la hauteur. Des souvenirs refont surface, le spleen l’envahit. Hanté par ses frustrations, sa paranoïa, sa quête insatiable de reconnaissance, ce fauve en réalité si vulnérable, cet écorché vif, parviendra-t-il à faire taire ses démons ?
On a beau connaître la fin, et s’en rapprocher inexorablement – comme dans toute tragédie, l’action ne dépasse pas « une révolution de soleil » –, la fascination reste intacte et l’on continue d’espérer.
Un roman haletant qui nous plonge dans les états d’âme de l’indomptable Patrick Dewaere tout en cultivant sa légende et son mystère. Un très bel hommage.

Romancier et metteur en scène, Enguerrand Guépy est notamment l’auteur de L’Éclipse et d’un récit autobiographique L’Effervescence de la pitié. Un Fauve est son quatrième roman.

Date de parution : octobre 2016
Auteur : Enguerrand Guépy
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 17,90 € (192 pages)
Acheter sur : Amazon

Résultats concours : Agatha Raisin, la série de l’été gagnée par 3 personnes

Agatha Raisin enquête 

Résultats concours : Agatha Raisin, la série de l’été gagnée par 3 personnes

Vous avez été 2540 participants au concours Agatha Raisin. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants sont :

Thomas Byhet, Lorelei Taillandier et Karen Droux (Suisse)

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Résultats concours : Le grand méchant renard, 10 places de ciné gagnées

Le grand méchant renard
Le grand méchant renard © FOLIVARI / PANIQUE!/ STUDIOCANAL / RTBF (Télévision belge) – OUFtivi / VOO / Be tv

Résultats concours : Le grand méchant renard, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 2278 participants au concours Le grand méchant renard. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Véronique Lecoq, Sarah Failleres, Fabienne Felsch, Olivier Martin et Daniel Fromageot

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

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